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Corrigé TD 2 : Coefficients Binomiaux

Le document présente un corrigé de la feuille de TD 2 sur les propriétés des coefficients binomiaux pour le cours de Probabilités et Statistiques à l'UCA. Il contient des exercices sur le développement d'expressions, l'utilisation de la formule du binôme de Newton, et des démonstrations de relations combinatoires. Les exercices abordent également des concepts tels que la monotonie des coefficients binomiaux et la relation de Vandermonde.

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Corrigé TD 2 : Coefficients Binomiaux

Le document présente un corrigé de la feuille de TD 2 sur les propriétés des coefficients binomiaux pour le cours de Probabilités et Statistiques à l'UCA. Il contient des exercices sur le développement d'expressions, l'utilisation de la formule du binôme de Newton, et des démonstrations de relations combinatoires. Les exercices abordent également des concepts tels que la monotonie des coefficients binomiaux et la relation de Vandermonde.

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UCA - Probabilités et Statistiques L2 2021-2022

Corrigé de la feuille de TD 2 : Propriétés des coefficiens binomiaux

♥ Connaissance du cours
♣ Exercice-type
♦ Manipulations simples de définitions abstraites

P Reflexion en autonomie
Exercice calculatoire
P
Exercice 1. (♥ )
Développer les expressions suivantes :

(x − 3)5 ; (2x + 3y)3 ; (x − 1)7 .

Corrigé de l’Exercice 1. En appliquant la formule du binôme, on a


   
5 5 4 5 2 3 5
(x − 3) = x − 5 × 3x + ×3 x − × 33 x2 + 5 × 34 x − 35
2 3
= x5 − 15x4 + 90x3 − 270x2 + 405x − 243
(2x + 3y)3 = (2x)3 + 3 × (2x)2 × (3y) + 3 × (2x) × (3y)2 + (3y)3
= 8x3 + 36x2 y + 54xy 2 + 27y 3
       
7 7 6 7 5 7 4 7 3 7 2
(x − 1) = x − 7x + x − x + x − x + 7x − 1
2 3 4 5
= x7 − 7x6 + 21x5 − 35x4 + 35x3 − 21x2 + 7x − 1.

Exercice 2. (♣♠)
En utilisant la fonction x 7→ (1 + x)n , calculer
n   n   n   n  
X n X
k n X n X 1 n
; (−1) ; k ; .
k k k k+1 k
k=0 k=0 k=1 k=0

Corrigé de l’Exercice 2. Par la formule du binôme de Newton, on a


n  
X n
= (1 + 1)n = 2n ,
k
k=0

et
n  
X n
(−1)k = (1 − 1)n = 0.
k
k=0

Plus généralement, on a
n  
n
X nk
(1 + x) = x , (1)
k
k=0

donc en dérivant cette expression, on obtient


n  
n−1
X
k−1 n
n(1 + x) = x k .
k
k=1

1
En prenant cette expression en x = 1, on obtient
n  
X n
k = n2n−1 .
k
k=1

Enfin, en considérant les primitives s’annulant en zéro des deux membres de (1), on obtient

X xk+1 n  
1 1 n
(1 + x)n+1 − = ,
n+1 n+1 x+1 k
k=0

et en prenant la valeur en 1, on obtient


n  
X 1 n 1
2n+1 − 1 .

=
x+1 k n+1
k=0
P
Exercice 3. ( ♠)    
n n−1
Pour k ≤ n, montrer la relation d’absorption k = n . En déduire la valeur de
k k−1
 
Pn n
k=0 k k .

Corrigé de l’Exercice 3. On a
 
n k × n! n!
k = =
k k!(n − k)! (k − 1)!(n − k)!

et
 
n−1 n × (n − 1)! n!
n = = .
k−1 (k − 1)!(n − k)! (k − 1)!(n − k)!
   
n n−1
On a donc bien k =n .
k k−1
On en déduit que
n   n  
X n X n−1
k =n
k k−1
k=0 k=1
n−1
X n − 1
=n
k
k=0
= n(1 + 1)n−1 par la formule du binôme de Newton
= n2n−1

Exercice 4. (♠)
Soit Ω un ensemble fini de cardinal n. Calculer le cardinal de l’ensemble P(Ω) des parties de Ω.

Corrigé de l’Exercice 4. Notons Ωk l’ensemble des parties de Ω à k éléments. On a


n
[
P(Ω) = Ωk ,
k=0

2
et Ωk ∩ Ωk0 = ∅ si k 6= k 0 . On en déduit que
n
 X
Card P(Ω) = Card(Ωk ).
k=0
 
n
Or on sait que choisir une partie de Ω à k éléments, c’est choisir k éléments parmi n, et il y a
k
 
n
possibilités pour cela. On a donc Card(Ωk ) = . On en déduit que
k
n  
 X n
Card P(Ω) =
k
k=0
n
=2 .
P
Exercice 5. (Monotonie des coefficients binomiaux ♥ )
n

L’entier n étant fixé, on se demande pour quelles valeurs de k le coefficient k est "gros".
(n)
1. Pour 1 ≤ k ≤ n calculer le quotient nk , et en déduire les régions de monotonie de la quantité
(k−1)
n

k lorsque k varie de 0 à n.
2. Déterminer la valeur maximale de nk en distinguant suivant la parité de n.


3. Que vaut (approximativement) cette valeur maximal


√  n quand n est un grand entier pair ? On
pourra utiliser la formule de Stirling : n! ∼ 2nπ ne .
Corrigé de l’Exercice 5. 1. On a
n
 n!
k  k!(n−k)!
n = n!
k−1 (k−1)!(n−k+1)!
(k − 1)!(n − k + 1)!
=
k!(n − k)!
n−k+1
=
k
Cette quantité est supérieure à 1 si et seulement si
n−k+1≥k
n+1
⇐⇒ k ≤ .
2
n
≤ nk si et seulement si k ≤ n+1
 
On a donc k−1 2 .
n n+1 n+1

Ainsi, k 7→ k est croissante pour k ≤ 2 , et décroissante pour k ≥ 2 .
2. Lorsque n = 2m est pair, le maximum est atteint en n2 , et vaut
(2m)!
.
(m!)2
Lorsque n = 2m + 1 est impair, le maximum est atteint en m et en m + 1, et vaut
(2m + 1)!
.
m(m + 1)
2m

3. Lorsque n = 2m, la formule de Stirling nous permet d’approcher m par

4mπ(2m/e)2m 22m
√ =√ .
( 2mπ(m/e)m )2 mπ

3
Exercice 6. (♥)
On considère deux ensembles A et B disjoints contenant respectivement n et m éléments, et un
entier p ≤ m + n. En examinant deux manières différentes de choisir une partie de A ∪ B à p éléments,
montrer la relation (parfois appelée relation de Vandermonde) :
  X p   
m+n n m
=
p k p−k
k=0

(ici on utilise la convention ab = 0 si a < b).



 
m+n
Corrigé de l’Exercice 6. Le cardinal de A ∪ B étant m + n, on sait qu’il existe parties de
p
A ∪ B à p éléments.
D’autre part, pour 0 ≤ k ≤ p, notons Ek l’ensemble des parties de A ∪ B ayant k éléments
S dans A
et p − k éléments dans B. L’ensemble des parties de A ∪ B à p éléments est alors égal à pk=0 Ek , et
les Ek sont deux à deux disjoints. On a donc
  X p
m+n
= Card(Ek ).
p
k=0
 
n
Choisir un élément de Ek , c’est choisir k éléments dans A, et p − k éléments dans B. Il y a
k
 
m
possibilités pour le premier choix, et possibilités pour le deuxième choix, donc
p−k
  
n m
Card(Ek ) = ,
k p−k
d’où l’on déduit le résultat.
Exercice 7. (♣)
Soient n, p des entiers, avec n ≥ p. Montrer de deux manières que l’on a
n    
X k n+1
= .
p p+1
k=p

Corrigé de l’Exercice 7. Première méthode : n+1



p+1 désigne le nombre de parties à p + 1 éléments
de l’ensemble {0, ..., n}. Soit E un tel ensemble, et notons k sont plus grand élément. On a forcément
k ≥ p, car E possède p + 1 éléments. k étant choisi, pour choisir E, il reste à choisir p éléments dans
{0, ..., k − 1} éléments. On a donc kp possibilités. On en déduit bien que
  X n  
n+1 k
= .
p+1 p
k=p
Pp k

Second méthode : On raisonne par récurrence sur n. Pour n = p, on a bien k=p p = 1, et
p+1

p+1 = 1, donc la formule est bien vérifiée.
Supposons maintenant le résultat vérifié au rang n, et montrons-le au rang n + 1. On a
n+1
X k  X n    
k n+1
= +
p p p
k=p k=p
   
n+1 n+1
= + par hypothèse de récurrence
p+1 p
 
n+2
= par la formule du triangle de Pascal.
p+1

4
On en déduit bien le résultat par récurrence.

Pour s’entrainer
Exercice 8. (♠)
2n
Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’entier

est divisible par n + 1.
n

Indication : On pourra montrer que (2n + 1) × 2n 2n+1


 
n = (n + 1) n+1 .

Exercice 9. (♠)
Soient m, n des entiers avec 1 ≤ m ≤ n. Calculer la valeur des sommes suivantes
n  
X k
m
k=m
n  
X k
k
m
k=m
n
X 1 k

k m
k=m

Indication : La première somme est le résultat de l’exercice 7. Pour la dernière,P


on utilise la relation
d’absorption (voir l’exercice 3). Pour la deuxième somme, on calculera d’abord nk=m (k + 1) m k

en
utilisant la relation d’absorption.

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