CHAPITRE 1
CALCUL DE PROBABILITÉ
I) Dénombrement :
1) Le principe fondamental du dénombrement :
Définition du dénombrement 1
le dénombrement c’est la détermination du nombres de possibilité d’une expérience
a) Cas simple
. Le nombre de résultats possibles du lancement d’une pièce de monnaie est N = 2.
. Le nombre de résultats possibles du lancement d’un dé à six faces numérotées de 1 à 6 est
N = 6.
. Le nombre de résultats possibles du tirage d’une carte d’un sac contenant dix cartes est N = 10.
. En général, le nombre de résultats du choix d’un objet parmi p objets est N = p.
b) Cas composés : le principe fondamental du dénombrement :
Si une procédure peut être découpée en deux étapes, et qu’il y a m façons possibles de réaliser la
première étape, et qu’il y a n façons possibles de réaliser la seconde étape, alors la procédure peut être
accomplie de n × m façons.
En général on la définition suivante :
Définition (Principe fondamental du dénombrement) 1
Si une procédure peut être découpée en p étapes,
et qu’il y a n1 façons possibles de réaliser la première étape,
et qu’il y a n2 façons possibles de réaliser la seconde étape,
.. ..
. .
et qu’il y a n p façons possibles de réaliser la peme étape,
alors la procédure peut être accomplie de n1 × n2 × · · · × n p façons.
Exemple 1
Considérons l’expérience suivante dont la réalisation est découpée en trois étapes :
On lance en l’air un dé à six faces ( de 1 à 6) Puis on lance une pièce de monnaie ( P ou F) On tire
une boule d’un sac contenant 10 boules.
Le nombre de possibilités est : N = 6 × 2 × 10.
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1 CHAPITRE 1. CALCUL DE PROBABILITÉ
Exemple 2
Un code comporte trios chiffres distincts deux à deux et non nuls. Combien peut-on former de
codes distincts ?
Choix du premier chiffre on a 9 possibilité (Parmi des nombres 1 ;2 ;3 ;4 ;5 ;6 ;7 ;8 ;9 )
Choix du deuxième chiffre on a 8 possibilité et choix du troisième chiffre on a 7 possibilité.
Donc d’après le principe fondamental de dénombrement le nombre de possibilité est : 9 × 8 × 7 = 504
codes distincts.
2) Arrangement et permutation
Soit E un ensemble de n éléments, on veut constitué un ensemble à p éléments distincts dans un
ordre déterminer avec p ≤ n.
Chaque ensemble ainsi constitué (p-liste) est appelé arrangement de p éléments.
Définition 1
Soient p et n deux entiers naturels avec 1 ≤ p ≤ n, et E un ensemble fini de n éléments.
• Tout choix ou tirage successif et sans remis de p éléments distincts deux à deux parmi n élément
est appelé arrangement à p élément ou un p-arrangement.
• Tout arrangement à n élément est appelé permutation à n éléments.
Remarque :
L’ordre est très important dans tout arrangement.
Théorème 1
Soient p et n deux entiers naturels avec 1 ≤ p ≤ n, et E un ensemble fini de n éléments.
p
Le nombre d’arrangement d’un ensemble à p éléments est égal à n(n − 1) · · · (n − p), noté An .
Le nombre d’arrangement d’un ensemble à n éléments est égal à n(n − 1) · · · 2 × 1 = Ann .
(On noté Ann = n! )
Remarques
p
Soient p et n deux entiers naturels avec 1 ≤ p ≤ n, An = n(n − 1) · · · (n − p) .
| {z }
p est le nombre de f acteurs du produit
Exemples
A35 = 5| ×{z
4 × 3} = ...., le produit commence par 5 et le nombre de facteurs est 3.
le nombre de f acteurs est 3
A49 = 9| × 8 {z
× 7 × 6} = ...., le produit commence par 9 et le nombre de facteurs est 4.
le nombre de f acteurs est 4
Cas particulier si p = n, (Ann noté n!) est égale à n(n − 1) · · · 2 × 1, le produit commence par n.
Par exemples : A66 = 6 × 5 × · · · 1 = ... et A10 11
10 = 10 × 9 × · · · 1 = ... et A11 = 11 × 10 × · · · 1 = ...
Exemple d’application
Combien de nombres de trois chiffres peut-on écrire avec des chiffres impairs tous distincts ?
On choisit en fait trois chiffres impairs distincts ordonnée parmi l’ensemble des chiffres impaires
E={1 ;3 ;5 ;7 ;9}, ( le nombre d’éléments de E est 5, donc n = 5 et p = 3, l’ordre est important),
alors le nombre de possibilités est : A35 = 5 × 4 × 3 = 60.
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3) Combinaison
Définition 2
Soient n ∈ N∗ et E un ensemble finie de n éléments et p un entier vérifiant 1 ≤ p ≤ n.
On appelle combinaison de p éléments de E toute partie (ou tout sous-ensemble) de E possédant
p élément.
Théorème 2
Soient n ∈ N∗ et E un ensemble finie de n éléments et p un entier vérifiant 1 ≤ p ≤ n.
p
An n! p
Le nombre de combinaison de p éléments parmi n éléments est égal à = noté Cn .
p! p!(n − p)!
Remarque :
p
Cn présente le nombre de façons de choisir p objets parmi n (l’ordre n’est pas important et il n’y
a pas de répétition).
Exemple :
Dans une classe de 12 élèves, le professeur voulait choisir trois élèves pour faire une tâche,
(L’ordre n’est pas important car les trois élèves feront la même tache),
3
3 = A12 = 12 × 11 × 10 = 1320 = 220.
alors le nombre de choix possible est : C12
3! 3×2×1 6
Proprietés 1
Pour tout entier n et tout entier p tel que 1 ≤ p < n, on a :
p
p n−p p n! p n! An
• Cn1 = Cnn = n ; • Cn = Cn • An = • Cn = =
(n − p)! p!(n − p)! P!
0 0 p p p−1
•Cn = An = 1 et 0! = 1. •Cn+1 = Cn +Cn .
4) Type de tirage
En effet :
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1) On tire simultanément p = 3 boules de l’urne (n = 10), (donc les boules sont choisis sans
ordre),
3 A3 10 × 9 × 8
Les choix simultanés de 3 boules parmi les 10 boules est : C10 = 10 = = 120.
3! 3×2×1
En général :
Proprieté 1
p
Le nombre de tirage simultanés de p éléments parmi n est : Cn .
2) On tire successivement et sans remise p = 3 boules de l’urne (n = 10),
(donc l’ordre des boule est très important mais il n’y a pas de répétition),
Les choix successivement et sans remis de 3 boules parmi les 10 boules est : A310 = 10×9×8 =
720. (ici on a appliquer le principe fondamental de dénombrement).
Le choix du premier boule on a 10 possibilités et le deuxième on a 9 possibilités et le troisième
on a 8 possibilités. (donc le nombre de possibilités est 10 × 9 × 8 = A310 ).
En général :
Proprieté 2
p
Le nombre de tirage successivement et sans remise de p éléments parmi n est : An .
3) On tire successivement avec remise p = 3 boules de l’urne (n = 10),
(donc l’ordre des boule est très important et il n’y a de répétition des boules (tirage avec remis),
Les choix successivement avec remis de 3 boules parmi les 10 boules est : 103 = 10×10×10 =
1000. (ici on a appliquer le principe fondamental de dénombrement).
Le choix du premier boule on a 10 possibilités et le deuxième on a 10 possibilités et le troisième
on a 10 possibilités. (tirage avec remis, donc le nombre de possibilités est 10 × 10 × 10 = 103 ).
En général :
Proprieté 3
Le nombre de tirage successivement avec remise de p éléments parmi n est : n p .
Exercice
: Une urne contient n boules (n = 11) ; (4 Rouges) ; (5 verts) et (2 bleus)
I) On tire simultanément p = 3 boules de l’urne,
1) Quel est le nombre de choix possible ?
2) Quel est le nombre de choix de 3 boules rouge ?
3) Quel est le nombre de choix de 3 boules de même couleur ?
4) Quel est le nombre de choix de 3 boules de couleurs différents ?
5) Quel est le nombre de choix de 3 boules de couleurs différents deux à deux ?
6) Quel est le nombre de choix de 2 boules rouges et un boule bleu ?
II) On tire successivement et sans remis p = 3 boules de l’urne, (Répondez aux mêmes questions) ?
III) On tire successivement avec remis p = 3 boules de l’urne, (Répondez aux mêmes questions) ?
5) Cardinal d’un ensemble fini :
Définition 3
On considère un ensemble fini E de n éléments distincts : E = {x1 ; x2 ; · · · ; xn }.
On appelle cardinal de E son nombre d’éléments n et on écrit : card(E) = n.
Proprieté 4
• Si E est fini et si F ⊂ E alors F est fini et card(F) ≤ card(E).
• Si E et F fini alors, E ∪ F est fini et card(E ∪ F) = card(E) + card(F) − card(E ∩ F).
• si E ∩ F = (sont disjoints) et fini alors card(E ∪ F) = card(E) + card(F).
• card = 0, (où est l’ensemble vide).
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