INTRODUCTION A LA CREATION DES BASES DE DONNEES
INTRODUCTION A LA CREATION DES BASES
DE DONNEES
1. INTRODUCTION
La mise en place des systèmes d’information est un atout décisif dans le monde actuel [1]. On
considère que le fonctionnement normal de toute entreprise1 conduit à une suite de décisions
qui ont chacune plus ou moins de conséquences selon la position hiérarchique du décideur.
Le rôle du système d’information va être de recueillir, de mémoriser, de véhiculer et de
fournir les informations pertinentes liées au bon fonctionnement d’une organisation
Système d’organisation
Système décisionnel
(pilotage)
Système d’information
Flux matières Flux de produits
Système opérant
premières, d’argent finis, d’argent ou
(réalisation)
ou d’informations d’informations
1
Entreprise : n.f. 1. Ce que quelqu’un entreprend ; œuvre, opération. Echouer dans son entreprise. 2 Affaire
commerciale ou industrielle ; Unité économique de production. Entreprise publique. Libre entreprise : liberté de
créer des entreprises. Entreprendre : verbe transitif. 1 Commencer à exécuter. Entreprendre un travail. 2 fam
Tenter de convaincre, de persuader, de séduire. Entreprendre qqun sur un sujet.
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2. DEFINITION D’UN SYSTEME D’INFORMATION
D’un point de vue général un système d’information doit permettre
La production d’information
La mise en œuvre des moyens destinés à la réalisation cette production
D’un point de vue strictement informatique d’un système d’information doit permettre de
Collecter des informations : Ces informations doivent être formelles (connues et
existantes)
Traiter et transmettre : Font référence à des opérations techniques
Mémoriser : Doit être réalisé de façon ordonnée et non anarchique, archivage
judicieux, structuration de façon à pouvoir retrouver rapidement l’information
3. CONCEPTION D’UN SYSTEME D’INFORMATION
Pour concevoir un système d’information, il est nécessaire de s’appuyer sur les concepts de
modèle (modèles de traitement et modèles de données)
Un modèle de données est un outil intellectuel qui permet une représentation du monde réel
perçu au travers des informations. Il est suffisement puissant pour capter la sémantique des
données et représente le lien qu’il existe entre elles.
Un modèle de traitement permet de modéliser l’aspect dynamique de l’organisation
Un modèle possède bien souvent une représentation graphique
Une méthode d’analyse (méthode de conception ou d’aide à la conception) représente
un ensemble ordonné de règles opératoires qui permet de résoudre un problème en
accord avec les concepts du modèle considéré
Les informations en sortie peuvent être différentes selon les utilisateurs : le chef des ventes
veut des statistiques de vente mensuelles pour les transmettre au service achat alors qu’un
employé veut les commandes au jour le jour. Pour pouvoir réaliser ces deux opérations, les
données doivent suivre un formalisme rigoureux.
Plusieurs méthodes d’aide à la conception d’un système d’information existent : On peu se
tourner vers la méthode merise qui malgré son âge reste toujours d’actualité pour la
conception des outils simples [2] et [3]. Je ne vous cache pas que la conception orientée (très
en vogue actuellement) objet présente des difficultés importantes tant au niveau des concepts
maniés que des outils à maîtriser (voir plus avant dans ce document) [4]. En ce qui concerne
la suite de ce chapitre, qui détaille les aspects de conception, la méthode reste identique
quelque soit les outils utilisés par la suite.
Dans tout projet (que l’on cherche à réussir) on doit mettre en place un cycle de
développement qui passe par les étapes suivantes
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3.1. LA PHASE D’ANALYSE
Cette phase définie les attentes par rapport au projet. Elle coûte environ 20 à 30% des efforts
liés au projet. C’est une phase clé : Si elle est négligée, on risque de gros ennuis par la suite.
3.1.1. PROPOSITION INITIALE
C’est un document bref qui justifie de l’intérêt de cette étude. On doit identifier les personnes
impliquées et leur rôle, les structures intéressées dans l’entreprise et définir les besoins de
façon sommaire. Un état de l’existant peut trouver sa place dans cette phase (description de
l’existant, avantages et contraintes)
3.1.2. ETUDE DE FAISABILITE
Elle doit examiner l’intérêt du nouvel outil en terme d’avantages et de contraintes (ressources
humaines, matérielles, …). Cette étude doit juger des capacités techniques :
En disposons nous en interne ?
Devons nous faire appel à des ressources externes ?
Quel serait le coût ?
On devra étudier la faisabilité technique, économique, l’analyse des motivations, le calendrier,
la faisabilité opérationnelle (évaluation de l’utilisation potentielle du système).
Cette étude de faisabilité est donc une étude de risques associés au futur projet : risque
technique, économique, humain, de délais et de risque lié aux évolutions de l’entreprise.
3.1.3. ANALYSE DES BESOINS
C’est une étape primordiale et indispensable. Elle doit permettre d’exprimer ce que doit
réaliser le futur outil. Elle s’exprime donc en terme de résultats attendus. Quels sont les
besoins des utilisateurs ? En fonction des organisations on pourra opter pour deux types
d’approches
Descendante : Du responsable aux subalternes mais les soucis du chef peuvent être
différents de ceux des subalternes
Ascendante : Du personnel vers le responsable. On risque une profusion de détails et
du coup une vision par trop parcellaire et donc une synthèse inadéquate.
Cet aspect de définition des besoins est clairement la partie qui souvent pèche dans les PME2.
Arriver à motiver les utilisateurs et les responsables autour d’un tel projet n’a rien de simple.
Il faut motiver les participants arriver à les intéresser aux résultats, à les impliquer. C’est le
rôle (pas toujours simple) du porteur de projet.
2
PME : Petite et Moyennes Entreprises.
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Pour cela il convient de réaliser des entretiens de groupe avec chacune des structures de
l’entreprise, des entretiens individuels, des réunions de mis en commun des idées (créativité).
Il peut être intéressant de demander aux futurs utilisateurs de concevoir sur papier les écrans
sur lesquels ils vont devoir travailler (Quelles informations ont ils besoin?), classer ces
différentes informations de la plus essentielle à la moins nécessaire.
Par exemple les questions à poser pourraient être :
Au responsable commercial : Quelle forme doivent prendre les états mensuels ? Avez
vous besoin d’exporter les données sous un tableur pour en réaliser des graphiques
(par exemple) ?
Au gestionnaire des commandes au jour le jour : désirez-vous une alerte lorsque vous
ouvrirez l’outil ? Quelle pourrait être la forme sous laquelle vous voulez voir
apparaître les données ? Par commande ? Par client ? Par date ? Est il nécessaire
d’avoir une liaison vers les coordonnées du client concerné ? Comment voulez vous
voir cette information une fenêtre bondissante suite à un clic sur un bouton ?
Il est également important de prévoir les évolutions de l’outil et son adaptabilité : changement
de la définition des écrans (de 800 x 600 vers 1200 x 800) changement du type de programme
de tableur (d’Excel de Microsoft vers Calc d’Openoffice par exemple).
Enfin il convient de s’intéresser à la sécurité.
La sécurité en matière d’accès : Qui doit avoir accès aux données ? L’accès en consultation
est elle suffisante ou l’accès en écriture est nécessaire ?
La sécurité en matière de sauvegarde : Quelle méthode de sauvegarde, incrémentiel, totale,
incrémentiel tous les jours et totale une fois par semaine, sécurité de ces sauvegardes…
Cette étape de définition des besoins doit aboutir à un cahier des charges exhaustif et précis.
3.1.4. DESCRIPTION FONCTIONNELLE
C’est l’analyse fonctionnelle. Les flux entrant et sortant, la séparation des opérations
manuelles et automatiques, les fonctions réalisées par l’application, l’organigramme générale
des traitements, les processus de contrôle et d’audit
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3.2. CONCEPTION ET REALISATION
3.2.1. DESCRIPTION ORGANIQUE
Cette étape à pour but de préciser les choix techniques. La phase d’analyse joue un rôle très
important dans la qualité du produit fini. Le logiciel (ou l’application) est décomposé en
éléments unitaires eux même décomposés en opérations unitaires pour faciliter la
maintenance et les lectures ultérieurs
3.2.2. DESCRIPTION DES BASES DE DONNEES
C’est la description physique qui est réalisée à partir de la description conceptuelle du modèle.
3.2.3. ECRITURES DES PROGRAMMES
C’est du ressort des informaticiens. Ils doivent tenir compte des spécificités décrites dans les
éléments précédents
3.2.4. PREPARATION DES PROCEDURES
OPERATIONNELLES
C’est la réalisation du mode d’emploi : manuel utilisateur, manuel de formation et manuel de
maintenance. Ces manuels sont primordiaux quant à la pérennité de l’outil malheureusement
c’est une phase qui est souvent négligée.
3.3. MISE EN PLACE
Cette phase est délicate. Elle « coûte » environ 20% du temps.
3.3.1. BASCULEMENT VERS LE NOUVEAU SYSTEME
Cela comprend les phases de test, la récupération des anciennes données, la formation des
utilisateurs et l’implantation du nouvel outil.
3.3.2. MAINTENANCE
Matériel et logiciel : La prudence est de rigueur. Il ne faut pas croire que l’on passe aisément
d’une version à une autre sans qu’il y ait des « effets de bord ». L’installation d’un nouveau
pilote d’impression peut tout compromettre (ça s’est déjà vu…). Ne rien changer tant que l’on
aura pas pris le temps de réaliser des tests validés.
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3.3.3. AUDIT A POSTERIORI
L’audit est toujours nécessaire. Il permet de détecter les soucis et de prévoir leur correction
Si le système est correctement conçu, on ne devrait pas avoir de problèmes insurmontables.
Les modifications devrait être que mineures. Par contre si on doit réaliser des modifications
de fond c’est qu’une des étapes a été négligée. Un manque d’exhaustivité ou de précision dans
le cahier des charges peut être ?
4. LES BASE DE DONNEES
4.1. QU'EST-CE QU'UNE BASE DE
DONNEES?
Une base de données (son abréviation est BD, en
anglais DB, database) est une entité dans laquelle
il est possible de stocker des données de façon
structurée et avec le moins de redondance
possible. Ces données doivent pouvoir être
utilisées par des programmes, par des utilisateurs
différents. Ainsi, la notion de base de données est
généralement couplée à celle de réseau, afin de
pouvoir mettre en commun ces informations, d'où
le nom de base. On parle généralement de système
d'information pour désigner toute la structure
regroupant les moyens mis en place pour pouvoir partager des données.
4.2. UTILITE D'UNE BASE DE DONNEES?
Une base de données permet de mettre des données à la disposition d'utilisateurs pour une
consultation, une saisie ou bien une mise à jour, tout en s'assurant des droits accordés à ces
derniers. Cela est d'autant plus utile que les données informatiques sont de plus en plus
nombreuses.
Une base de données peut être locale, c'est-à-dire utilisable sur une machine par un utilisateur,
ou bien répartie, c'est-à-dire que les informations sont stockées sur des machines distantes et
accessibles par réseau.
L'avantage majeur de l'utilisation de bases de données est la possibilité de pouvoir être
accédées par plusieurs utilisateurs simultanément.
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4.3. LA GESTION DES BASES DE DONNEES
Afin de pouvoir contrôler les données ainsi que les utilisateurs, le besoin d'un système de
gestion s'est vite fait ressentir. La gestion de la base de données se fait grâce à un système
appelé SGBD (système de gestion de bases de données) ou en anglais DBMS (Database
management system). Le SGBD est un ensemble de services (applications logicielles)
permettant de gérer les bases de données, c'est-à-dire:
Permettre l'accès aux données de façon simple
Autoriser un accès aux informations à de multiples utilisateurs
Manipuler les données présentes dans la base de données (insertion, suppression,
modification)
5. LES PRINCIPAUX SGBD
Les principaux systèmes de gestion de bases de données sont les suivants:
Borland Paradox Oracle
Filemaker Sybase
IBM DB2 MySQL
Ingres PostgreSQL
Interbase mSQL
Microsoft SQL server SQL Server 11
Microsoft Access
Microsoft FoxPro
5.1. LES NIVEAUX ANSI/SPARC
On définit des niveaux d'abstraction pour un système de gestion de bases de données:
1. Niveau interne (ou physique): Il définit la façon selon laquelle sont stockées les
données et les méthodes pour y accéder
2. Niveau conceptuel: appelé aussi MCD (modèle conceptuel des données) ou MLD
(modèle logique des données). Il définit l'arrangement des informations au sein de la
base de données
3. Niveau externe: Il définit les vues des utilisateurs
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5.2. LES CARACTERISTIQUES D'UN SGBD
L'architecture à trois niveaux définie par le standard ANSI/SPARC permet d'avoir une
indépendance entre les données et les traitements. D'une manière générale un SGBD doit
avoir les caractéristiques suivantes:
Indépendance physique : Le niveau physique peut être modifié indépendamment du
niveau conceptuel. Cela signifie que tous les aspects matériels de la base de données
n'apparaissent pas pour l'utilisateur, il s'agit simplement d'une structure transparente de
représentation des informations
Indépendance logique : le niveau conceptuel doit pouvoir être modifié sans remettre
en cause le niveau physique, c'est-à-dire que l'administrateur de la base doit pouvoir la
faire évoluer sans que cela gêne les utilisateurs
Manipulabilité : des personnes ne connaissant pas la base de données doivent être
capables de décrire leurs requêtes sans faire référence à des éléments techniques de la
base de données
Rapidité des accès : le système doit pouvoir fournir les réponses aux requêtes le plus
rapidement possible, cela implique des algorithmes de recherche rapides
Administration centralisée : le SGBD doit permettre à l'administrateur de pouvoir
manipuler les données, insérer des éléments, vérifier son intégrité de façon centralisée
Limitation de la redondance : le SGBD doit pouvoir éviter dans la mesure du
possible des informations redondantes, afin d'éviter d'une part un gaspillage d'espace
mémoire mais aussi des erreurs
Vérification de l'intégrité : les données doivent être cohérentes entre elles, de plus
lorsque des éléments font référence à d'autres, ces derniers doivent être présents
Partageabilité des données : le SGBD doit permettre l'accès simultané à la base de
données par plusieurs utilisateurs
Sécurité des données : Le SGBD doit présenter des mécanismes permettant de gérer
les droits d'accès aux données selon les utilisateurs
Les bases de données sont apparues à la fin des années 60, à une époque où la nécessité d'un
système de gestion de l'information souple se faisait ressentir. Il existe cinq modèles de
SGBD, différenciés selon la représentation des données qu'elle contient :
5.2.1. LE MODELE HIERARCHIQUE
Les données sont classées hiérarchiquement, selon une
arborescence descendante. Ce modèle utilise des pointeurs
entre les différents enregistrements. Il s'agit du premier modèle
de SGBD
5.2.2. LE MODELE RESEAU
Comme le modèle hiérarchique ce modèle utilise des pointeurs
vers des enregistrements. Toutefois la structure n'est plus
forcément arborescente dans le sens descendant
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5.2.3. LE MODELE RELATIONNEL
Les données sont enregistrées dans des tableaux à deux dimensions
(lignes et colonnes). La manipulation de ces données se fait selon
la théorie mathématique des relations
5.2.4. LE MODELE DEDUCTIF
Les données sont représentées sous forme de table, mais leur manipulation se fait par calcul
de prédicats
5.2.5. LE MODELE OBJET (SGBDO,
SYSTEME DE GESTION DE
BASES DE DONNEES OBJET)
Les données sont stockées sous forme d'objets, c'est-à-dire de
structures appelées classes présentant des données membres. Les
champs sont des instances de ces classes. Cette méthode permet
de regrouper dans une même entité les structures et les traitements. Ainsi l'approche3
conceptuelle orientée objets repose sur quatre principes de base :
l'abstraction des données,
le partage des comportements,
la prise en compte de l'évolution,
la validité.
L'abstraction des données consiste à permettre une approche à haut niveau d'abstraction
offrant à l'utilisateur une vision externe des données proche de sa définition conceptuelle.
Cette approche est possible grâce à la modularisation, qui consiste à structurer un problème
en sous problèmes récursivement, et à la décision de cacher les détails d'implémentation à
l'utilisateur, lui laissant pour seule tâche de comprendre le concept du produit et son mode
d'emploi, sans se préoccuper de sa structure.
Le principe de partage des comportements consiste à définir les entités par leur
comportement, c'est à dire leur interface externe, et à faire partager ces comportements par
les entités de nature identique ou semblable. Ce partage peut se faire par classification, c'est
à dire en regroupant des entités semblables, donc possédant le même comportement, en
classes. De plus, une taxonomie des classes peut être mise en oeuvre, permettant l'utilisation
de mécanismes de spécialisation et d'inclusion.
La prise en compte de l'évolution est facilitée par les deux aspects précédents. L'évolution
peut avoir deux formes : l'évolution des besoins, nécessitant des modifications et des ajouts, et
le développement d'un produit par la méthode incrémentale. L'approche objet permet de
traiter ces deux aspects de manière similaire, et applique à l'ensemble du cycle de
développement le modèle incrémental. L'approche objet est par essence évolutionnaire.
3
Le texte en italique provient de : [Link] Copyright 1996, Christophe Pierret
(pach2@[Link]) et Patrice Lacouture
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Enfin, le souci de validité consiste à fournir au développeur des moyens de vérifier a priori la
validité de la structure du système qu'il conçoit. Cette préoccupation n'a pas toujours été
respectée par les systèmes orientés objets, mais elle est tout particulièrement importante dans
des domaines où l'impossibilité pour un objet de répondre à un message potentiel est
inacceptable et doit être détectée au plus tôt, en tous cas avant l'exécution en exploitation
(applications temps réel ).
A la fin des années 90 les bases relationnelles sont les bases de données les plus répandues
(environ trois quarts des bases de données). De plus en plus de système s’oriente vers le
modèle orienté objet.
6. LES BASE DE DONNEES RELATIONELLES
6.1. INTRODUCTION
Le fondement du modèle relationnel trouve son origine dans la théorie des ensembles aux
fichiers informatiques. Les objectifs sont :
1. D’utiliser des structures simples
2. Proposer des langages par différents types d’utilisateurs
3. De proposer une indépendance entre données et traitement
4. De permettre des vues utilisateurs différentes des relations implantées
La relation est la raison d’être du modèle relationnel. On nomme relation une table mettant en
relation des données ou plusieurs tables en relations entre elles. On caractérise une relation
par :
L’occurrence : C’est une ligne de la table
La cardinalité : C’est le nombre de lignes de cette relation
Le degré : C’est le nombre de colonnes d’une relation
L’attribut : Cela défini les champs mémorisés dans la relation
La clé : Attribut ou ensemble d’attributs dont la valeur permet de distinguer de
façon certaine les occurrences entre elles
Je suis sincèrement désolé mais les bases des données sont comme l’amour…. Pour aller plus
lion il faut aller plus prêt. C’est pour cette raison que nous devrons aborder des notions peu
simples mais parfaitement compréhensibles (puisque je les ai comprises) pour peu que l’on
s’en donne la peine. Si vraiment vous êtes allergique à tout cela je vous conseille de lire, au
moins, le présent chapitre.
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6.2. LA CONCEPTION
Maintenant que vous connaissez tout sur les relations nous allons aborder quelques points
particuliers de conception.
6.2.1. COMMENT FAIRE ? UNE OU PLUSIEURS TABLES ?
C’est simple. La question a poser est : Cette donnée risque-t-elle de se retrouver plusieurs fois
dans ma table ?
Par exemple on conçoit un outil de gestion d’adresse d’entreprise. Il nous faut inclure
plusieurs champs :
raison_social, perm_adress, second_adress, code_postal, ville, pays, index_téléphonqie_pays,
téléphone
On remarque que le champ pays et que le champ index_téléphonique_pays risque de stocker
souvent la même information (sans compter que l’on aura à taper à chaque fois).
La table ressemblera à :
code_pos
id_entrep
second_a
index_tél
éphonqie
perm_ad
raison_s
_pays
dress
ocial
pays
ville
ress
tal
Pamann Rue de la
1 BP 18 01 970 Berlin Allemagne 49
SA liberté
IMT Route de
2 07 876 Paris France 33
Monde Lyon
Rue de la
3 Cassetout BP 32 98 654 Brest France 33
démolition
4 DB Rue vielle 04 568 Berlin Allemagne 49
5 ADSA Rue V Hugo BP 12 25 765 Viriat France 49
6 ATD Rue Foch 33 678 Brest France 49
7 Alpha Rue Joffre BP 26 98 765 Lyon France 33
Rue des
8 DLT 20 987 Londres Angleterre 44
pommes
Rue de la
9 APO 17 675 Mâcon France 49
paix
Rue de la
10 Longe BP 1 14 876 Londres Angleterre 44
joie
Rue des
11 Croissant 19 765 Macon France 49
oiseaux
Pain et Rue des
12 BP 18 08 678 Brest France 33
vin plantes
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On peut donc « sortir » cette donnée de la table pour en faire une table secondaire qui
stockerai les pays avec leurs indicatifs téléphoniques.
Par une liaison on fera en sorte de ne pas perdre cette information que l’on pourra retrouver
aisément dans une requête.
PAYS ENTREP
id_pays id_entrep
nom_pays raison_social
index_téléphonqie_pays perm_adress
second_adress
code_postal
ville
pays
téléphone
code_pos
id_entrep
second_a
perm_ad
raison_s
id_pays
dress
ocial
ville
ress
tal
Pamann Rue de la
1 BP 18 01 970 Berlin 2
SA liberté
IMT Route de
2 07 876 Paris 1
Monde Lyon
Rue de la
3 Cassetout BP 32 98 654 Brest 1
démolition
4 DB Rue vielle 04 568 Berlin 2
5 ADSA Rue V Hugo BP 12 25 765 Viriat 1
6 ATD Rue Foch 33 678 Brest 1
7 Alpha Rue Joffre BP 26 98 765 Lyon 1
Rue des
8 DLT 20 987 Londres 3
pommes
Rue de la
9 APO 17 675 Mâcon 1
paix
Rue de la
10 Longe BP 1 14 876 Londres 3
joie
Rue des
11 Croissant 19 765 Macon 1
oiseaux
Pain et Rue des
12 BP 18 08 678 Brest 1
vin plantes
id_pays pays index_téléphonqie_pays
1 France 33
2 Allemagne 49
3 Angleterre 44
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En terme de stockage, le fait de stocker France « coûte » environ 6 octets et l’indicatif
téléphonique « coûte » 2 octets.
Dans le premier cas où l’on aurait 1000 adresses, le coût total serait de 8000 octets.
Dans la seconde solution on stockera « France » et « 33 » une seule fois soit 8 octets. La
liaison « coûtera » 1 octet par adresse soit 1000 octets. 1038 contre 8000. Il n’y a pas photo….
6.2.2. L’AUTO LIAISON
Il existe des cas où on a besoin de rattacher des éléments à d’autres éléments de la même
table. Par exemple on veut faire la liste des composants d’un groupe d’ordinateur. Les
éléments sont La carte réseau, l’écran, le clavier la souris, la carte son, …. Les informations
saisies pour chacun de ces éléments sont identiques : définition, identification, fabricant, date
achat, prix, référence, numéro de série.
On fera en sorte de relier chacun de ses composants à l’un des éléments de cette table. La
table ressemblera à :
date numéro de
clé définition fabricant prix référence n°de clé parente
achat série
1 C réso 3 com 12/01 100 509tx 00AA6CF278 7
2 C réso 3 com 05/01 400 609tx 00AA6CF278 9
3 C réso 3 com 03/02 100 509tx 00AA6CF278 8
4 Clavier IBM 06/01 50 108 touches 818 8
5 Clavier Logitec 09/01 35 108 touches 659 7
6 Clavier HP 06/02 29 108 touches 200 9
7 PC Dell 06/01 800 Opt GX1 AFT-67HUC
8 PC Ass 09/01 478 KKKYT
9 PC HP 12/01 900 Vectra JH68975433
10 Ecran Yama 06/02 100 Vision2 HG765 9
On rattache chaque élément à un élément de la table. En ordonnant cette table on aura :
date
clé définition fabricant prix référence numéro de série n°de clé parente
achat
7 PC Dell 06/01 800 Opt GX1 AFT-67HUC
1 C réso 3 com 12/01 100 509tx 00AA6CF278 7
5 Clavier Logitec 09/01 35 108 touches 659 7
8 PC Ass 09/01 478 KKKYT
3 C réso 3 com 03/02 100 509tx 00AA6CF278 8
4 Clavier IBM 06/01 50 108 touches 818 8
9 PC HP 12/01 900 Vectra JH68975433
2 C réso 3 com 05/01 400 609tx 00AA6CF278 9
6 Clavier HP 06/02 29 108 touches 200 9
10 Ecran Yama 06/02 100 Vision2 HG765 9
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7. BIBLIOGRAPHIE ET DEFINITION
[1] Les bases de données relationnelles. André FLORY et Frédéric LAFOREST. Edition
Economica. ISBN : 2-7178-4361-2
[2] Merise conception et mise en œuvre. Drifa SEBA. Collection Ressources informatiques.
Edition ENI. ISBN : 2-7460-7460-2125-0
[3] L’essentiel sur merise. Dominique DIONISI. Edition Eyrolles. ISBN : 2-212-09046-3
[4] Introduction à UML. Tom PENDERS. Edition [Link] : 2-7464-0442-7
[5] [Link]
[6] [Link]
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