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Vaccination

Ce document présente les bases scientifiques et les indications des vaccinations, en détaillant les objectifs d'apprentissage liés à la réponse immunitaire, aux types de vaccins, et aux effets indésirables. Il souligne l'importance de la vaccination dans la prévention des maladies, notamment en Tunisie, où un programme national a été mis en place depuis 1979. Les sections abordent également les mécanismes immunologiques sous-jacents à la vaccination et les différents types de vaccins disponibles.

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Ce document présente les bases scientifiques et les indications des vaccinations, en détaillant les objectifs d'apprentissage liés à la réponse immunitaire, aux types de vaccins, et aux effets indésirables. Il souligne l'importance de la vaccination dans la prévention des maladies, notamment en Tunisie, où un programme national a été mis en place depuis 1979. Les sections abordent également les mécanismes immunologiques sous-jacents à la vaccination et les différents types de vaccins disponibles.

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Vaccinations

Bases scientifiques et indications

Les objectifs
Au terme de ce cours, l'étudiant pourra :
1. Décrire les bases immunologiques de la réponse post vaccinale induite.
2. Décrire les différents types de vaccins.
3. Décrire la qualité requise d’un bon vaccin.
4. Citer les effets indésirables des vaccins obligatoires en Tunisie.
5. Enumérer les contre-indications des vaccins obligatoires en Tunisie.
6. Décrire le calendrier vaccinal tunisien en vigueur.
7.Préciser les modalités de surveillance épidémiologique des maladies cibles à la vaccination .

8. Indiquer les vaccins recommandés en fonction des circonstances particulières, et en cas

de voyage.
I. Introduction
La vaccination consiste à introduire chez un individu une préparation antigénique dérivée ou
proche d’un agent infectieux déterminé, de manière à créer une réponse immunitaire capable
de le protéger contre la survenue d’une maladie liée à cet agent infectieux, sans conséquence
nuisible. Elle constitue l'exemple idéal de la prévention primaire. Les programmes de
vaccination ciblent spécialement les enfants et les femmes enceintes et ont le potentiel de
réduire la morbidité et la mortalité et de minimiser le contact avec les soins de santé. En
effet,ils ont permis d'atteindre des résultats indéniables en matière d'amélioration de la santé
infantile (éviction de 3 millions de décès infantiles par an selon l'OMS). Le résultat le plus
remarquable fut l'éradication en 1980 de la variole dans le monde, ce qui promet à l'avenir
d'éradiquer la poliomyélite, la rougeole...
En Tunisie, la vaccination occupe une place importante dans le système de santé et est
gratuite. Le programme national a été lancé depuis 1979. En plus du programme élargi de
vaccination établi par l’OMS (couvrant la poliomyélite – la rougeole – la diphtérie – la
coqueluche – le tétanos, la tuberculose et l’hépatite B), la Tunisie a introduit le vaccin de
l’hépatite A, celui contre l’Haemophilusinfluenzae de type B (Hib) et récemment le vaccin
anti-pneumococciques (2019). Le vaccin anti-rotavirus et l’anti HPV (papillomavirus
humain) ne sont pas encore introduits.

II. Bases immunologiques (objectif 1)


L’immunisation est le moyen par lequel une immunité spécifique protectrice est générée
contre un pathogène responsable d’une maladie. Cette immunité spécifique protectrice peut
être obtenue soit par immunisation passive soit par immunisation active réalisables par le
biais de procédés naturels ou artificiels. La vaccination est définie comme un procédé
d’immunisation active artificielle (Tableau I).

Tableau I: différents types d’immunisation

Immunisation Passive Naturelle Passage placentaire des IgG


maternelle
s

Artificielle Sérothérapie
Immunisation active Naturelle Infection
Artificielle Vaccination
II.1 La réponse immune adaptative contre les pathogènes
Le système immunitaire est capable de reconnaître et d’éliminer sélectivement des micro-
organismes étrangers. En effet, l’organisme répond à l’agression en mettant en place un
système de défense spécifique de l’antigène et adapté à la nature de ce dernier appelé
immunité adaptative ou acquise. La réponse immunitaire adaptative est spécifique de
l'antigène du fait que ses acteurs cellulaires, les lymphocytes, portent un seul type de
récepteur capable de reconnaitre un déterminant antigénique (encore appelé épitope). La
réponse adaptative est limitée dans le temps à l'éradication de l'agresseur dont elle garde la
mémoire.
La réponse immunitaire se déroule dans les organes lymphoïdes secondaires et est le
résultat de la première rencontre entre les lymphocytes naïfs et l’antigène. La réponse
secondaire se produit lors d’expositions ultérieures avec le même antigène. Cette réponse est
plus rapide, plus ample et plus durable, donc plus importante et plus efficace pour éliminer
l’antigène. La réponse secondaire résulte de l’activation des lymphocytes mémoires aussi
bien T que B. La mémoire permet d’optimiser la capacité du système immunitaire à
combattre les infections persistantes et récurrentes.
II.1.1 Induction de la réponse immune
Suite à l’effraction des barrières naturelles, les antigènes microbiens sont pris en charge
par les cellules présentatrices de l’antigène (CPA), en l’occurrence la cellule dendritique
(CD). Les CPA sont des cellules capables de capturer l’antigène, de l’apprêter et de le
présenter aux LT sous forme de petits fragments peptidiques associés à des molécules du
CMH. Pour être activée, une cellule T naïve doit non seulement reconnaître un peptide
étranger fixé à une molécule du CMH du soi, mais également recevoir un deuxième signal
dit «de costimulation» fourni par cette même CPA. En l’absence de ce deuxième signal, le
lymphocyte T subit une activation incomplète qui entraîne un état réfractaire ou « anergie ».
Les CPA professionnelles, que sont les cellules dendritiques, les macrophages et les
lymphocytes B, sont des cellules capables d’exposer à leur surface des peptides associés à
des molécules de CMH de classe II et de délivrer des signaux de costimulation nécessaires à
l’activation du lymphocyte T CD4.
Parmi ces CPA professionnelles, seules les cellules dendritiques matures sont capables
d’activer les lymphocytes T CD4 naïfs. Les cellules dendritiques, présentes dans les tissus
périphériques et particulièrement dans la peau et les muqueuses (exp : les cellules de
Langerhans de la peau), expriment à l’homéostasie un phénotype immature caractérisé par
une capacité importante de capture de l’antigène (micropinocytose, endocytose et
phagocytose) et par l’absence d’expression des molécules de costimulation B7: Elles ne sont
donc pas encore équipées pour activer les LT. Lorsqu’elles rencontrent des produits
microbiens, ces cellules sont capables de reconnaître des motifs moléculaires associés aux
pathogènes (Pathogen Associated Molecular Patterns ou PAMPs) qu’on appelle
également « signaux de danger » à travers la liaison à des récepteurs particuliers qu’on
appelle PRRs (Pattern recognition receptors). Elles sont ainsi stimulées et gagnent par les
vaisseaux lymphatiques afférents l’organe lymphoïde drainant où elles perdent leur capacité
de capturer les antigènes et achèvent leur maturation en exprimant les molécules de
costimulation.
Lors de l’infection, les CD ayant capturé l’antigène de l’agent infectieux va migrer vers les
zones T des organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques ou pulpe blanche de la
rate selon le mode d’entrée du pathogène). Au cours de cette migration, la CD
apprête l’antigène microbien en vue d’en charger les peptides sur des molécules HLA de
classe I et de classe II tout en achevant son processus de maturation. Une fois localisée dans
la zone T, la CD présentera les peptides antigéniques aux LT CD4+ (auxiliaires) et CD8+
(cytotoxiques).
II.1.2 Activation et polarisation des LT CD4 auxiliaires
La CD fournira aux LT CD4+ à la fois le 1er signal de reconnaissance
(CMH-peptide/TCR) et le 2ème signal de costimulation[CD80/CD86 (CPA) CD28 (LT)]
nécessaires à son activation et sa prolifération. Ces lymphocytes T CD4+ (appelés Th0)
subissent une différenciation fonctionnelle (Th1, Th2), définie par le profil des cytokines
produites et par conséquent par leur fonction dans l’activation des effecteurs de la réponse
immune. Les lymphocytes Th1 produisent de l’IL-2 et de l’IFN-γ et jouent un rôle clé dans
l’activation des précurseurs de la réponse immune cellulaire (lymphocytes T CD8
cytotoxiques, cellules NK et macrophages). Les lymphocytes Th2 produisent
préférentiellement de l’IL-4, IL-5, IL-6, IL-10 et IL-13. Ces cytokines sont nécessaires à la
prolifération des LB et à leur différenciation en plasmocytes producteurs d’anticorps et
favorisent ainsi le développement de la réponse immune humorale.
II.1.3 Réponse cellulaire
La réponse immune cellulaire est mise en place en cas d’infection microorganisme à
développement intracellulaire. En cas d’infection virale, les LT CD8+ activés par la CD
présentant l’antigène microbien sur les molécules CMH de classe I, recevront l’aide des
lymphocytes T CD4+ Th1 préalablement activés. Les LT CD8+ ainsi activés vont proliférer
pour générer un clone de LT CD8+ spécifique de l’antigène. Certains vont constituer les
cellules mémoires, d’autres vont se différencier en cellules cytotoxiques (CTL) dotées de
fonctions cytotoxiques et qui seront capables de tuer les cellules infectées par les virus via 2
mécanismes: 1) membranaire par les ligands FasL/Fas et 2) soluble par la libération de
molécules toxiques, perforines et granzymes.
En cas d’infection du macrophage par des bactéries ou parasites intra-cellulaires (tels que
Mycobacterium ou Leishmania) ayant résisté à la lyse après ingestion, l’intervention des
lymphocytes T CD4+ de type Th1 sera indispensable afin de fournir aux macrophages de
l’IFN-γ qui va augmenter leur pouvoir microbicide et permettre d’éradiquer le pathogène à
développement intracellulaire.
II.1.4 Réponse humorale
Les anticorps jouent un rôle très important au cours de la réponse immune en entraînant la
destruction des micro-organismes à développement extracellulaire.Une partie de
l’antigène microbien est acheminée à l’état natif non-apprêté vers les zones B des organes
lymphoïdes secondaires. Au niveau de ces régions, l’antigène sera pris en charge par les LB.
La réponse humorale spécifique qui s’y déroule dépend de la nature de l’antigène thymo-
indépendant (TI) ou thymo-dépendant (TD). Les antigènes TI, tels que les
polysaccharides, possèdent une structure répétitive permettant le pontage simultané de
plusieurs BCR (B CellReceptor) et l’activation des LB sans l’aide des LT. La réponse aux
antigènes TI est généralement de type IgM et est dépourvue de mémoire.
En revanche, les antigènes TD de nature protéique seront endocytés, apprêtés et chargés sur
des molécules HLA de classe II. Ensuite les LB iront à la rencontre des LT CD4+ spécifiques
du même antigène et préalablement activés par les CD. Dans un 1er temps, les LT fourniront
l’aide nécessaire (CD40L/CD40 et cytokines Th2) pour que les LB se différencient en
plasmocytes producteurs d’IgM. Quelques jours après, des LT et des LB intègreront
les follicules lymphoïdes pour y initier la réponse secondaire. L’aide fournie par les LT
(CD40L/CD40 et cytokines Th2) permettra: 1) une augmentation de l’affinité de la région
variable grâce au phénomène des hypermutations somatiques et 2) une commutation de
classe ou switch vers une nouvelle classe d’immunoglobuline (IgG, IgA ou IgE). Les LB
ayant réussi à augmenter l’affinité de la région variable suivront 2 voies possibles:
- différenciation terminale en plasmocytes producteurs de la nouvelle classe d’anticorps
- différenciation en LB mémoires permettant une réponse plus rapide et plus ample lors d’un
nouveau contact avec l’antigène.
Les anticorps ainsi produits sont capables de neutraliser les pathogènes et de faciliter leur
phagocytose (opsonisation) et leur élimination à travers l’activation du complément.
II.2. Les bases immunologiques de la vaccinologie
Avant de développer tout vaccin, il faut identifier le type de réponse (humorale ou cellulaire)
qu’il faut induire pour se protéger contre le pathogène et le constituant antigénique qu’il faut
utiliser.
La réponse vaccinale protectrice peut, en effet, être différente de celle de l’infection
naturelle en particulier dans le cas des virus. Si l’immunité cellulaire reposant sur
l’induction des lymphocytes T CD8 cytotoxiques est indispensable en cas de primo-
infection virale, la réponse immune protectrice induite par les vaccins anti-viraux repose
surtout sur l’induction d’anticorps neutralisants capables d’empêcher la pénétration du virus
dans les cellules cibles. L’antigène vaccinal doit être capable d’induire une réponse immune
qui permet l’élimination de l’agent infectieux : La fabrication d’un vaccin est
conditionnée par l’existence ou non d’épitopes du microorganisme facilement accessibles
aux effecteurs du système immunitaire et induisant une immunité protectrice. L’antigène
vaccinal doit être stable: L’exemple type est le virus de la grippe dont les mutations
régulières imposent la recomposition du vaccin chaque année. Le constituant antigénique
des vaccins peut ainsi correspondre à des bactéries ou des virus complets, leurs constituants
(polysaccharides, protéines) ou leurs produits (toxines), dont on enlève par différents
procédés la capacité de produire la maladie tout en conservant celle d’induire une
réponse immunitaire ou immunogénicité (voir ci-dessous). L’immunogénicité d’un vaccin
dépend des facteurs propres à l’antigène, notamment sa morphologie, sa nature chimique
et sa masse moléculaire, sa voie d’administration et l’utilisation ou non d’adjuvants.
De façon générale, les protéines sont les substances immunogènes les plus puissantes. En
outre, plus la masse moléculaire est élevée, plus l’antigène est immunogène. Certains
vaccins constitués de polysaccharides de petit poids moléculaire sont ainsi conjugués à
une protéine afin d’être plus immunogènes, à un plus jeune âge. Les principales protéines
utilisées pour la conjugaison dans la fabrication des vaccins actuels sont l’anatoxine
diphtérique, l’anatoxine tétanique et la protéine OMP provenant de la capsule de Neisseria
meningitidis.
Les adjuvants sont des substances qui sont ajoutées aux préparations vaccinales afin
d’améliorer la réponse immunitaire vis-à-vis des antigènes vaccinaux. Les adjuvants les plus
utilisés sont les sels d’aluminium (en général, phosphate ou hydroxyde d’aluminium).Les
adjuvants offrent particulièrement deux avantages:- Rétention de l’antigène au niveau du site
de l’injection avec une libération progressive et retardée de l’immunogène, ce qui engendre
une stimulation prolongée et continue du système immunitaire.
- Activation des CPA de manière à leur faire exprimer les molécules de costimulation et
induction d’une inflammation avec majoration de l’afflux de CPA et augmentation de la
production de cytokines.
III. Les différents types de vaccin (objectif 2) :
Il existe différents types de vaccins (Tableau 2)
Tableau II : les différents types de vaccins

Vaccins vivants atténués Bactéries : Vaccin BCG

Virus: anti polio oral, anti rougeole, anti


rubéole, anti varicelle, anti oreillons et anti
fièvre jaune, anti rotavirus

Vaccins inactivés (antigènes tués) Bactéries : Vaccin anticoquelucheux à


cellules entières (Cce)

Virus : Vaccin de l’encéphalite japonaise


inactivé, vaccin antipoliomyélitique inactivé
(VPI),vaccin anti grippal, vaccin anti hépatite
A , vaccin anti rabique, vaccin anti
COVID19 à virus inactivé

Vaccins sous-unitaires (antigènes purifiés) Protéiques : Vaccin anti-hépatite B


Vaccin anticoquelucheux acellulaire (Ca)

Polysaccharidiques : Vaccin
polysaccharidique antiméningococcique
Vaccin polysaccharidique
antipneumococcique Vaccin
polysaccharidique antityphoïdique

Vaccin conjugué : Vaccin anti-Haemophilus


influenzae type b (Hib) conjugué, vaccin
antiméningococcique A et B conjugué
Vaccins antipneumococciques (VPC-10,
VPC-13) conjugués
Vaccin Vi conjugué
Anatoxines : Anatoxine tétanique,
Anatoxine diphtérique
Vaccins recombinants par Géni-génétique :
anti hépatite B
anti papillomavirus
Vaccin à base d’acide nucléique et à vecteur Vaccin anti COVID19 à ARN
Viral Vaccin anti COVID 19 à vecteur viral
III.1 Les vaccins atténués ou vivants
Certains microorganismes peuvent être atténués dans des conditions de culture anormales sur
des périodes prolongées. En raison de leur capacité de croissance transitoire, ces vaccins
atténués miment l’infection naturelle avec une immunogénicité accrue et l’induction d’une
mémoire immunitaire. Par conséquent, ces vaccins ne nécessitent souvent qu’une seule
immunisation et ne nécessite pas d’adjonction d’adjuvants. L’inconvénient majeur des
vaccins vivants atténués est la possibilité de retour phénotypique vers une forme virulente
(réversion). De ce fait, ils sont contre-indiqués chez les sujets souffrant de déficits
immunitaires ou traités avec des immunosuppresseurs. La grossesse constitue également une
contre-indication aux vaccins vivants à cause du risque de transfert materno-fœtal. La
réponse immunitaire est à la fois humorale et cellulaire, sauf pour le BCG où elle est
exclusivement cellulaire. Elle peut être également locale lorsque l’inoculation vaccinale se
fait au niveau d’une muqueuse (IgA digestives avec le vaccin polio oral).
III.2 Les vaccins tués ou inactivés
Une autre approche fréquemment utilisée dans la production d’un vaccin est d’inactiver le
pathogène par la chaleur ou par des moyens chimiques, de telle façon qu’il ne soit
plus capable de réplication chez l’hôte. Ces vaccins tués sont exempts de risque infectieux.
Ils nécessitent plusieurs injections pour obtenir une immunisation satisfaisante et l’immunité
anti-infectieuse requiert des rappels pour être maintenue. En raison de l’absence de
réplication chez l’hôte, les vaccins tués induisent préférentiellement une réponse humorale et
sont moins efficaces dans l’induction d’une immunité à médiation cellulaire.
III.3 Les vaccins en sous-unités
Certains des risques associés aux vaccins utilisant des organismes entiers vivants ou tués
peuvent être évités avec les vaccins qui sont constitués avec des macromolécules spécifiques
purifiées ou recombinante dérivées des pathogènes. Trois formes générales de tels vaccins
sont d’usage courant: les exotoxines (anatoxines), les polysaccharides capsulaires et les
glycoprotéines de surface.
- Les anatoxines: certaines bactéries, telles que celles responsables de la diphtérie et du
tétanos, produisent des exotoxines. Ces exotoxines sont responsables de la plupart des
symptômes de la maladie secondaire à l’infection. Les vaccins sont obtenus en purifiant
l’exotoxine puis en l’inactivant par le formol. Ainsi, il en résulte des anatoxines ayant gardé
leur immunogénicité mais perdu leur toxicité.
- Les vaccins polysaccharidiques: Une des limites de ces vaccins est leur incapacité d’activer
les LT auxiliaires CD4+. À la place, ils activent des LB d’une manière thymo-indépendante
engendrant une réponse à IgM avec peu ou pas de commutation isotypique, pas de
maturation d’affinité et peu voire pas de développement de lymphocytes « mémoire ». Par
conséquent, les vaccins qui conjuguent l’antigène polysaccharidique à une protéine porteuse
(carrier) peuvent s’affranchir de ce problème en induisant une réponse thymo-dépendante.
Ce groupe de vaccins inclut: l’hæmophilus influenzae, les méningocoques des groupes A et
C et le pneumocoque.
- Les fractions protéiques: Il s’agit de fractions protéiques purifiées du germe ou de protéines
recombinantes (Le gène de la protéine immunogène est cloné et exprimé dans des cultures
cellulaires). Le 1er vaccin utilisant un antigène recombinant, approuvé pour une utilisation
chez l’homme, est le vaccin contre l’hépatite B.
L’immunogénicité des vaccins en sous-unités comme celle des vaccins à microorganismes
tués ou inactivés est plus faible que celle des vaccins vivants, ce qui nécessite des injections
répétées. Une primo vaccination faite de 2 à 3 injections à 1 mois d’intervalle est nécessaire
afin d’induire la réponse primaire. Des rappels permettent d’obtenir une réponse de type
secondaire et d’assurer une bonne protection avec mémoire prolongée. L’adjonction d’un
adjuvant est souvent nécessaire.

IV Critères de choix d'un vaccin (objectif 3)


Un bon vaccin est un vaccin qui a une bonne innocuité, antigénicité, immunogénicié,
efficacité et qui est pratique.
VI.1 Innocuité
Le processus d’innocuité d’un vaccin comprend différentes étapes :
1. Analyse pré-homologation et processus d’approbation fondés sur des données probantes
2. Réglementation à l’intention des fabricants de bonnes pratiques de laboratoire , de
bonnes pratiques cliniques et de bonnes pratiques de fabrication
3. Évaluation des lots de vaccins (avant leur mise en circulation)
4. Analyse régulière des données d’innocuité vaccinale soumises par le détenteur d’une
autorisation de mise en marché
5. Recommandations fondées sur des données probantes à l’égard de l’utilisation des vaccins
6. Formation sur les compétences en matière d’immunisation pour les travailleurs de
la santé

7. Pharmacovigilance des effets secondaires


Les vaccins vivants atténués suscitent quelques inquiétudes quant à leur innocuité,
notamment les rares cas possibles de réversion de pathogènes atténués en leur forme
originale.
IV.2 Antigénicité
Le vaccin doit couvrir autant que possible les différentes variantes antigéniques du germe
correspondant (exemple : plusieurs sérotypes du Streptococcus pneumoniae ). Dans d'autres
situations, l'agent pathogène peut varier au cours de son évolution (exemple : virus de la
grippe). Le vaccin dans ce cas doit comporter la variante antigénique spécifique responsable
de la maladie pendant cette période.
VI.3 Immunogénicité
C'est la propriété qu'a le vaccin à entraîner la synthèse d'anticorps spécifiques et
protecteurs. La nature et l’intensité de la réponse varieront en fonction de facteurs liés au
vaccin et de facteurs liés à l’hôte.
IV3.1Nature de l’antigène
Comparativement aux vaccins inactivés, les vaccins vivants atténués induisent une meilleure
réponse immunitaire innée, une production d’anticorps plus importante et plus persistante en
raison de la réplication systémique. La conséquence est l’obtention d’un taux d’anticorps
plus élevé et plus durable. L’immunité conférée par des vaccins vivants est durable et les
doses de rappel ne sont pas nécessaires, à l’exception du VPO, qui nécessite plusieurs doses
pour produire une séroconversion.
IV.3.2 Présence d’un adjuvant
Il permet d’obtenir une meilleure réponse sérologique, de renforcer l’immunogénicité du
vaccin en favorisant la réaction inflammatoire, d’assurer une immunité plus durable,
d’utiliser une quantité plus faible d’antigènes et d’administrer un plus petit nombre de
doses.L’adjuvant le plus fréquemment utilisé est le sel d’aluminium, en général sous forme
de phosphate ou d’hydroxyde d’aluminium.
IV.3.3 La voie d’administration
La voie ID est la plus immunogène en raison de la grande quantité de cellules présentatrices
d’antigènes (ex. : cellules dendritiques et macrophages) présentes dans le derme. On observe
une faible immunogénicité dans le tissu adipeux, car les cellules dendritiques y sont rares.
IV.3.4 La posologie
Lorsque la quantité d’antigènes contenus dans un vaccin est plus élevée, la quantité
d’anticorps augmente.
IV.3.5 Le nombre de doses
La réponse secondaire observée a tendance à augmenter avec le nombre de doses de vaccin
administrées si les intervalles minimaux entre les doses de vaccin sont respectés. Les vaccins
inactivés nécessitent l’administration de plusieurs doses. Les titres d’anticorps dirigés contre
les antigènes inactivés diminuent avec le temps. Par conséquent, certains vaccins inactivés
peuvent nécessiter des doses supplémentaires périodiques pour augmenter les titres
d’anticorps.
IV3.6 Intervalles entre les doses
Une 2e stimulation antigénique trop rapprochée de la 1re peut être inefficace à cause de
l’élimination de l’antigène par les anticorps sériques encore présents à une forte
concentration, d’où l’importance de respecter les intervalles minimaux entre les doses.
IV.3.7 Présence ou absence d'anticorps maternels
L’âge de vaccination doit tenir compte de la disparition de ces anticorps. La réponse
immunitaire dépend de l’âge après la naissance, et non de l’âge gestationnel. Ainsi, un
bébé né à 30 semaines de grossesse recevra ses premiers vaccins quand il atteindra l’âge de 2
mois, même si cet âge correspond à un âge gestationnel de 38 semaines.
IV.4 L'efficacité vaccinale
La qualité requise d’un bon vaccin c’est son efficacité ; c.-à-d. la protection conférée par ce
vaccin qui peut être mesurée de deux façons :
- par le dosage des anticorps vaccinaux lorsqu'il existe une corrélation entre le taux
sérique d'anticorps et la protection individuelle ; c'est le cas par exemple pour les
anticorps diphtériques, tétaniques, polio, Haemophilus influenzae b, rougeole. ..
- par la mesure du nombre de sujets vaccinés protégés (non infectés) après exposition à
l'agent infectieux et par comparaison avec une population non vaccinée.
La durée de protection varie en fonction des types de vaccins utilisés :
- les vaccins vivants atténués confèrent une protection durable après une seule
injection: 10 ans pour la fièvre jaune, toute la vie en théorie pour le vaccin
Rougeole-Oreillons- Rubéole, grâce aux effets rappels dus aux contacts avec les virus
naturels (ces effets rappels disparaissant lorsque la maladie est complètement
éradiquée, des rappels vaccinaux deviennent alors nécessaires)
- les vaccins tués inactivés, ainsi que les vaccins sous-unitaires, nécessitent
généralement plusieurs injections, suivies de rappels pour développer une immunité
efficace et durable.
VI.5 Pratique
Un vaccin doit être stable et son efficacité est parfaitement reproductible d'un lot à un
autre, de faible cout et facile à administrer.
V Modalités pratiques de la vaccination
V.1 Conservation et chaîne de froid
Le système utilisé pour stocker des vaccins et les préserver en bon état est désigné sous
le nom de chaîne du froid. Cette chaîne est constituée d’une série de maillons ayant pour
tâche de maintenir les vaccins dans les plages de température recommandées par l’OMS,
depuis leur lieu de fabrication jusqu’au lieu où ils sont administrés. La température de
conservation est entre 2° et 8 °C (allant jusqu’à – 80° pour les vaccins à ARN). Elle doit être
respectée tout au long du circuit depuis la production jusqu'au pharmacien puis jusqu'au
praticien vaccinateur. Pour maintenir une chaîne du froid vaccinale fiable au niveau
périphérique, les consignes suivantes doivent être suivies :
• Stocker les vaccins et les solvants dans les limites des plages de température
recommandées, quel que soit le site d’utilisation.
• Emballer et transporter les vaccins jusqu’aux sites de proximité et à partir de ces
mêmes sites en se conformant aux procédures recommandées.
• Maintenir les vaccins et les solvants dans les conditions applicables à la chaîne du
froid pendant les séances de vaccination.
V.2 Utilisation d’associations vaccinales
Ils sont indispensables, compte tenu du grand nombre de vaccins, à administrer à certains
âges de la vie. On distingue 2 types :
- Les associations simples, où tous les antigènes sont mélangés dans une même
seringue ou flacon.
- Les associations simultanées qui consistent à administrer plusieurs antigènes le même
jour dans différents sites.
V.3 Respect des modes et voies d'administration
La plupart des vaccins courants sont administrés par-voie intramusculaire ou sous-cutanée.
(Avant l'âge de 2 ans dans la face antérolatérale de la cuisse et après l'âge de 2 ans dans le
deltoïde). Le BCG est administré par voie intra dermique. Le siège de la vaccination est la
face externe du bras gauche, à l'union des deux tiers supérieurs et du tiers inférieur. La voie
muqueuse est la voie la plus appropriée à l’immunisation par des agents des infections des
voies respiratoires ou digestives. Le vaccin anti polio vivant est administré voie orale.
V.4 Possibilités de rattrapage vaccinal
- Effectuer le rattrapage le plus rapidement possible en profitant de toutes les occasions
de vacciner, même en cas d’infection banale
- Proposer le schéma le plus raisonnable en nombre d’injections pour l’enfant
(classiquement 2 à 3 injections et 1 à 8 vaccins / séance mais on peut aller jusqu’à 4-5
injections et plus de 8 vaccins )
- Un retard n'implique pas de recommencer la série vaccinale dès le début, mais
simplement de la compléter là où elle a été interrompue.
- Tous les vaccins (inactivés ou vivants) peuvent être administrés le même jour
- Si 2 vaccins viraux vivants ne sont pas admistrés le même jour, il faut respecter un
délai de 1 mois entre les 2 administrations (excepté le VPO).
- Respecter les obligations vaccinales nationales.
- Privilégier les vaccins combinés.
- Un intervalle minimum de 1 mois doit être respecté entre deux doses itératives d'un
même vaccin pour permettre une réponse immunitaire correcte.
- Pour être considérée comme dose de rappel, une dose doit être administrée au moins 5
à 6 mois après la dernière dose de primo-vaccination quel que soit le vaccin.
VI. Les contre-indications des vaccins obligatoires en Tunisie (objectif 5)
VI.1 Réaction anaphylactique à un composant du vaccin
Un patient qui a présenté une réaction anaphylactique à un vaccin ou qui a des
antécédents de réaction anaphylactique à un composant d’un vaccin ne devrait pas
recevoir à nouveau le même vaccin.
VI.2 Immunodépression (vaccins vivants seulement)
-les patients qui souffrent d’un déficit immunitaire primitif ou acquis (sida) ou qui
suivent un traitement immunosuppresseur au long cours
-Les patients atteints de cancer peuvent être inclus dans cette catégorie de patient à
immunité altérée (surtout s’ils reçoivent un traitement à type de chimio ou de
radiothérapie).

VI.3 Grossesse (vaccins vivants seulement)

VI.4 Les affections aigues et les épisodes de poussée d’une affection chronique qui
s’accompagnent d’une altération de l’état général
Les néphropathies, l’insuffisance cardiaque ou respiratoire, les maladies dermatologiques,
y compris l’eczéma, sont des CI temporaires de la vaccination.
Dans ces situations, la vaccination doit être effectuée en dehors d’une période de poussée
de la maladie.
VII Les manifestations post vaccinales indésirables ( MAPI) (objectif 4)

Une MAPI est tout incident médical qui suit la vaccination et qui n'a pas nécessairement un
lien de causalité avec l'utilisation du vaccin. L'événement indésirable peut être une
manifestation défavorable ou non intentionnée, un résultat de laboratoire anormal, un
symptôme ou une maladie.
Les effets indésirables induits sont listés dans le résumé des caractéristiques du produit
vaccinal enregistré par les agences sanitaires internationales et figurent dans le Vidal. Selon
leur fréquence, observée dans les essais et en pharmacovigilance.

VII.1 Type des MAPI selon leur cause (tableau III)


Tableau III : classification des MAPI selon leur cause spécifique

Type de MAPI cause évitable ou non


Réaction liée au vaccin (en raison d'une ou plusieurs des Inévitable
propriétés
inhérentes au produit vaccinal)
Réaction liée à un défaut de qualité du vaccin (un ou plusieurs Inévitable
défauts
de qualité du produit vaccinal, y compris de son
dispositif d'administration fourni par le fabricant.)
Réaction liée à une erreur de vaccination ( manipulation, A éviter
prescription
ou administration inappropriée du vaccin)
Réaction liée à l’anxiété générée par la vaccination A éviter ou à atténuer
par des explications
claires sur la
vaccination et une
administration
effectuée dans le
calme et la
confiance
Evènement fortuit Inévitable
VII.2 Les MAPI selon leur fréquence (tableau IV)
Tableau IV : classification des MAPI selon leur fréquence de survenue

Catégorie de fréquence Fréquence (taux) Fréquence (%)


Très courante ≥ 1/10 ≥ 10%
Courante ≥ 1/100 et < 1/10 ≥ 1% et < 10%
Peu courante ≥ 1/1000 et < 1/100 ≥ 0.1% et < 1%
Rare ≥ 1/10 000 et < 1/1000 ≥ 0.01% et <0. 1%
Très rare < 1/10 000 < 0.01%

VII.3 Les principales MAPI selon le type de vaccin :


BCG
Induration puis ulcération locale < 1 cm avec adénopathie satellite dans les 3-5 mois
après (1-4 %) ; adénite suppurée (< 1 cas /1 000) ; bécégite généralisée chez
l'immunodéprimé (2 à 5/million de vaccinés).
Vaccin de l’hépatite virale B
Les effets secondaires sont rares. Une légère fièvre durant 1 ou 2 jours après l’injection
Vaccins anticoquelucheux à germes entiers
On observe fréquemment (environ dans le tiers ou la moitié des cas) une réaction locale
(réaction douloureuse, érythémateuse ou nodulaire au point d’injection), et ou une réaction
fébrile durant 24 - 48 heures.
D’autres réactions générales qui sont rares mais graves :
- Le syndrome du cri persistant : ce sont des pleurs perçants et inhabituels qui surviennent 3 à
6 heures après la vaccination et qui durent plus de 3 heures, fréquence de 1/1000
vaccinations.
- Etat de choc : un état de choc peut survenir après vaccination anti coquelucheuse surtout
chez les nourrissons âgés de 2 à 6 mois, 10 heures après la 1ère injection. Le début est brutal
marqué par une hypotonie et/ou une hypo réactivité chez un nourrisson très pâle, en général
fébrile. La durée est souvent de quelques minutes, parfois il peut durer quelques heures
mais la guérison est complète et sans séquelles. L’incidence de cet incident varie entre 1 cas
pour 10000 à 1 cas pour 20000 doses administrées.
- Les encéphalopathies aiguës : survenant quelques heures à 2 jours après la vaccination.
elles associent un état de mal convulsif, des troubles de la conscience et une
hyperthermie. La fréquence est de 1 encéphalopathie/1 million de doses administrées. Ces
symptômes, bien que spontanément réversibles, conduisent à renoncer à la poursuite de la vaccination
contre la coqueluche avec le même vaccin.
Vaccin combiné pentavalent (DTC-HepB-Hib)
Une fièvre est fréquente dans la nuit même de l’administration du vaccin, la fièvre va
disparaître dans les24 à 48 heures après l’injection (érythème, induration, douleur au point
d’injection)
Si apparition d’un abcès il est du soit à une aiguille non stérile, soit à l’injection du
vaccin hors du muscle, soit à une hygiène défectueuse des mains du vaccinateur
Exceptionnellement urticaire, oedème et choc surtout après 5ans et chez l’adulte
Vaccins RR (rourgeole - rubéole)
Fièvre± éruption cutanée du 5e au 12e jour suivant l'injection (5 à 10 %) ; fièvre> 39 °C (5 %)
; signes rhino-pharyngés ou respiratoires
Convulsions fébriles chez l'enfant aux ATCD personnels ou familiaux de convulsions (1/4
millions de doses); thrombopénie (1/50000 à 100000 doses); encéphalite (3,4/10 millions de
doses versus 1 /1 000 après une infection naturelle).
VII.3 Quelles sont les MAPI à déclarer (tableau V)?
Toutes les réactions / événements sérieux, indépendamment de l’appréciation d’un lien
de causalité avec la vaccination, sont à déclarer lorsque:
-elles surviennent jusqu’à 8 semaines après la vaccination
-elles constituent le motif principal de consultation
-elles ne sont pas clairement dues à une autre cause.
Tableau V : Liste indicative des MAPI à déclarer EN Tunisie
VIII Les vaccins du programme national de vaccination (PNV) (objectif 6)
Les 11 maladies sont concernées par le PNV : la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la
coqueluche, la poliomyélite, la rougeole, l’hépatite B, la rubéole et les infections par
Haemophilus influenzae de type b, le pneumocoque et l’hépatite A.
VIII.1 Le B.C.G
Le vaccin BCG est constitué par une souche vivante atténuée de mycobactérium bovis: le
bacile de Calmette et Guérin. Une seule dose (1/20 de cc) est administrée à la naissance sans
rappel. Une ampoule multi dose mise en suspension doit être utilisée au cours d’une même
séance de vaccination au maximum de 4heures et ne doit jamais être conservée pour des
séances ultérieures. L’injection se fait en intra dermique (fig 1).

Fig 1 : voie d’administration et doses du vaccin BCG

Il est admis que le vaccin BCG protège surtout l'enfant contre les formes graves et souvent
mortelles de la maladie. Jusqu'à l'âge de 15 ans. le taux de protection est d’environ 85 %
contre tes méningites et 75 % contre ta tuberculose miliaire. Le taux de protection chez
l’adulte descend à moins de 50%.
Les contre-indications à la vaccination par le B.C.G. sont : les déficits immunitaires
congénitaux ou acquis touchant à l’immunité cellulaire.
Les effets secondaires du BCG peuvent être associés à une mauvaise technique
d'administration et surtout à une dilution insuffisante. Ils sont habituellement localisés
(BCGites), bénins et ne nécessite pas de traitement:
•Apparition d'un érythème, d'une papule ou d'une ulcération au point de ponction avec
cicatrice dans les suites
•Ulcération cutanée persistante
•Adénite inflammatoire (inflammation du ganglion axillaire du côté du bras vacciné) parfois
importante ou suppurée [fréquence : 0,2 à 4,0 pour 1 000 vaccins)
•Formation de cicatrices chéloïdes inesthétiques
•C'est lorsqu'il préexiste un déficit immunitaire que s'observe la complication la plus grave
du BCG : l'infection disséminée par le BCG, qui est enregistrée chez trois vaccinés pour un
million et fatale chez 0,02 vacciné pour un million.
VIII.2 Le Vaccin antidiphtérique
Le vaccin diphtérique utilise une anatoxine produite en traitant une préparation de toxine
par le formol. La concentration d’anatoxine utilisée varie selon l’état vaccinal et l’âge de la
personne à laquelle elle est destinée.

- Pour les enfants on utilise la concentration normale de 30 UI et l’adjuvant est


l’hydroxyde d’aluminium. C’est le cas du DT coq®.
- Pour le rappel dès l’âge de 7 ans, on utilise un vaccin faiblement titré = dT.
- La dose est de 0,5 ml à injecter par voie sous cutanée ou IM
Les effets secondaires sont rares, chez le petit enfant on peut observer une petite réaction
locale éphémère. Les réactions allergiques à l’anatoxine diphtérique augmentent de
fréquence et d’intensité avec l’âge.
L’efficacité est remarquable, puisqu’on a assisté à une disparition quasi-totale de la maladie
dans les pays où la vaccination est généralisée.
VIII.3 Vaccination antitétanique
Le vaccin antitétanique est produit en traitant une préparation de toxine par le formol. La
dose est de 0,5 ml à administrer par voie sous cutanée ou IM. Les effets secondaires sont nuls
à l’exception une réaction locale œdémateuse éphémère. Cette vaccination est obligatoire en
Tunisie chez l’enfant, elle suit le même schéma que la vaccination anti- diphtérique. Dans le
cadre de la lutte contre le tétanos néonatal, le P.N.V. inclut la vaccination des
femmes enceintes non vaccinées aussitôt que leur grossesse est connue. Il n’y a pas de
contre- indications spécifiques à la vaccination antitétanique. Le taux de séroconversion est
de 95 à 98 % après la série de primo-vaccination.
La vaccination contre le tétanos est à 100 % efficace, mais le programme vaccinal doit
être maintenu toute la vie. Un rappel à 25 ans, 45ans et 65 ans. Ensuite tous les 10 ans chez
les sujets âgés. En cas de plaie, outre les soins locaux, les recommandations vaccinales
sont les suivantes :
□ pour une personne à jour de ses vaccinations, un rappel est inutile ;
□ pour une personne non à jour, une injection immédiate d’une dose de vaccin est
nécessaire. Si la plaie est mineure et propre, il n’y a rien d’autre à faire. Si la plaie est
majeure, étendue, pénétrante, avec un corps étranger ou traitée tardivement, outre le rappel
de vaccin, le médecin administre une dose d’immunoglobulines humaines (version moderne
du sérum antitétanique), y compris chez l’enfant.
Les femmes enceintes et leurs nouveau-nés sont protégés du tétanos lié à la naissance si,
avant d’arriver à l’âge de procréer, la mère a reçu 6 doses de vaccin contenant l’anatoxine
tétanique durant l’enfance.

VIII.4Vaccination anticoquelucheuse
Le vaccin est une suspension de corps bactériens de Bordetella ou bacille de Bordet Gengou
(B.B.G.) .Il est dit vaccin à corps bactériens entiers par opposition à un vaccin acellulaire
fabriqué à partir des antigènes immunogènes du B.B.G. Le vaccin coquelucheux est en
général administré combiné à 2 autres valences DT .La dose est de 0,5 ml à injecter par voie
sous cutanée ou IM. Les effets secondaires peuvent être habituels : des nodules au point
d’injection, des hyperthermies modérées 38°C– 39°C transitoires. Des Accidents, bien
qu’exceptionnels peuvent se voir : hyperthermie importante > 40°C, syndrome des cris
persistants (crises de hurlement), crise d’hypotonie - syncope - état de choc et convulsions –
encéphalopathie. Il est contre indiqué devant toute affection neurologique évolutive et toute
réaction sérieuse observée après une injection antérieure. Dans ce cas il faut continuer
le P.N.V. sans la composante coquelucheuse.

VIII.5 Vaccinations antipoliomyélitique


Le P.N.V. utilise le vaccin vivant atténué (VPO :vaccin oral bivalent ) qui est préparé à
partir de 2 types de virus ( poliovirus de types 1 et 3) et le vaccin inactivé injectable (VPI)qui
protègent contre les trois types de poliovirus (les types 1, 2 et 3) (depuis 2014). Depuis 2017,
le PNV contient les 2 formes de vaccin anti polyomiélique VPO et VPI. Cette démarche
s’inscrit dans le cadre de la phase finale de la stratégie mondiale d’éradication de la
poliomyélite qui recommande de remplacer progressivement le VPO par le VPI. En Tunisie,
depuis plus que 25 ans, aucun cas de polio confirmé ni compatible n’a été enregistré.
Pour le vaccin oral : on peut observer chez le sujet vacciné ou dans son entourage non
vacciné des paralysies dues à la réversion du virus vaccinal. Le risque est d’environ 1 cas sur
7,8 millions de doses distribuées chez le vacciné et de 1 cas pour 5,5 millions de doses
distribuées pour les contacts .Près de 40 % de ces cas sont dus à la composante de type 2 du
VPO. Le VPO bivalent permettra donc de réduire le risque de poliomyélite postvaccinale et
de renforcer la protection contre les poliovirus de types 1 et 3.
Pour le vaccin injectable :le VPI est un vaccin très sûr pour les humains .Aucune
manifestation post vaccinale indésirable grave n’a été signalée, si ce n’est quelques effets
secondaires bénins à type de réactions locales mineures comme une douleur, érythème,
induration ou œdème .

VIII.6 Vaccination contre la rougeole


Le vaccin est à base de virus morbilleux hyper atténué préparé sur culture primaire
d’embryon de poulet. Deux doses de vaccin anti rougeoleux devrait être la norme pour tous
les programmes nationaux de vaccination quel que soit le niveau de couverture de la 1ère
dose.
Dans les situations suivantes, une dose supplémentaire devra être administrée aux
nourrissons à partir de l’âge de 6 mois: (1) au cours d’une flambée de rougeole (2) pendant
les campagnes, dans les contextes où le risque de rougeole chez les nourrissons de <9 mois
reste élevé (pays d’endémie subissant des flambées régulières, par exemple) (3) pour les
nourrissons qui individuellement sont à haut risque de contracter la rougeole qui se trouvent
dans des situations comportant un risque accru d’exposition en cas de flambée, comme les
garderies, par exemple); (4) pour les nourrissons emmenés dans des pays soumis à des
flambées de rougeole; (5) pour les nourrissons dont on sait qu’ils sont infectés par le VIH ou
exposés à ce virus (c’est-à-dire nés d’une femme infectée par le VIH).
On estime que l'efficacité d'une dose unique de vaccin contre la rougeole administrée a
l'âge de 12 ou 15 mois varie entre 85 et 95 %. Avec la seconde dose, l'efficacité grimpe à
près de 100 %.
La fièvre est présente dans 10% des cas. Une éruption cutanée peut se voir dans 2% des cas
7 à 12 jours après la vaccination. Une fièvre modérée et un exanthème discret peuvent
survenir chez 15 % des sujets vaccinés 6 à 12 jours après la vaccination. La survenue de
convulsions febriles est rarement observée. La fréquence de panencéphalite sclérosante
subaigue est dix fois moins observée qu’à la suite de la rougeole maladie.
Contre-indications : déficit immunitaire, injection récente de gamma globuline < 6 semaines
VIII.7 Vaccination contre l’hépatite B(HBV)
Les vaccins actuels sont préparés par génie génétique à partir de l’Ag Hbs par la technique de
recombinaison de l’ADN.
C’est une vaccination obligatoire en Tunisie depuis 1995.
Sérovaccination des nouveau-nés de mère Hbs positive :
La sérovaccination doit être entreprise dans les 12 à 24 premières heures après la
naissance : une injection d’immunoglobulines anti Hbs = 100 UI en IM et 1 ère injection de
vaccin dans deux endroits différents. Ultérieurement : VHB2 sous forme de Penta 1 à l’âge
de 6 semaines puis donnez comme d’habitude Penta2 à 3 mois et Penta3 à 6 mois donc au
total 4 doses de VHB. Par ailleurs, il est possible aussi de vacciner l’enfant à la naissance et
donner les immunoglobulines puis donner 2 doses de vaccins à 1 mois et 2 mois et une
4ème dose 1 an après.
VIII. 8 Vaccination contre la rubéole
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué dont l’utilité réside dans la nécessité d’éradication de
cette maladie bénigne mais dont la survenue en cours de grossesse est source d’une
embryofoetopathie grave. La vaccination contre la rubéole doit être évitée chez la femme
enceinte, et il est conseillé aux femmes qui envisagent une grossesse d’attendre pour cela 1
mois après la vaccination.
L’administration de sang et de produits sanguins avant ou peu après la vaccination peut
influer sur l’efficacité du vaccin. Les personnes vaccinées ne peuvent donner leur sang
pendant le mois qui suit la vaccination.
VIII.9 Vaccination contre l’Haemophilus influenzae b (Hib)
Il s’agit de vaccins polysaccharidiques composés de polyosides sous unités extraits de la
capsule de l’haemophilus influenzae type b conjugués à une protéine, il prévient les
méningites dues à ce germe. Ce vaccin a été réintroduit dans le calendrier national depuis
Avril 2011.
Le schéma vaccinal comporte 3 doses : à l’âge de 2mois, 3mois et 6 mois.
VIII. 0Vaccination contre le pneumocoque
*Polysaccharidique à 23 valences: (1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A,11A, 12F, 14, 15B,
17F, 18C,19A,19F, 20, 22F, 23F, 33F)
*Conjugués (PCV) :
PCV13 (3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F, 23F)
PCV10 ( 1, 4, 5, 6B, 7F, 9V,14,18C,19F, 23F)
Le vaccin introduit dans le PNV est le PCV10
Bien que le vaccin polysaccharidique contient plus de valence, les vaccins conjugués et
contrairement à ce dernier permettent une protection depuis les premières semaines de vie,
plus durable et plus intense. Ils permettent également d’éradiquer le portage rhino pharyngé.
Les enfants présentant un risque acru d’infections invasives à pneumocoque doivent être
impérativement vaccinés.
VI.10 Vaccination contre l’hépatite A
Vaccin inactivé adsorbé qui permet de protéger contre les formes ictériques, graves et
fulminantes de l’hépatite A. Le schéma vaccinal comporte deux doses à 12 mois et à 6 ans.
IX. Le calendrier vaccinal officiel tunisien (objectif 6)
X .Les modalités de surveillance épidémiologique des maladies cibles à la vaccination
(objectif 7)
La surveillance épidémiologique des maladies cibles à la vaccination est un des principaux
axes pour évaluer un programme de vaccination, ainsi que le taux de couverture vaccinale.
L’objectif de la surveillance épidémiologique est d’évaluer l’impact de la stratégie
vaccinale et d’y apporter les éventuels réajustements
La surveillance repose sur deux principes qui sont l’utilisation d’une définition type du cas
suspect à déclarer et la standardisation de la conduite à tenir devant un cas suspect. Toutes
les maladies cibles à la vaccination sont des maladies à déclaration obligatoire (MDO). Dans
ce cadre, il a été lancé le programme de surveillance des paralysies flasques aiguës qui fait
partie de la stratégie mondiale d’éradication de la poliomyélite. Tous les praticiens privés et
publics doivent faire la déclaration immédiate dans les 24 heures du tout cas suspect qui
suivent la détection du cas, à la direction régionale des soins de santé de base par écrit
(système MDO), par fax ou par téléphone. Tout cas de paralysie flasque aigue (PFA) doit
faire l’objet dans les délais d’une hospitalisation, d’une enquête épidémiologique selon un
formulaire standardisé, d’une investigation virologique systématique (2 prélèvements
adéquats de selles à 24 heures d’intervalle dans les 14 jours qui suivent le début des
paralysies), et d’un suivi pendant 60 jours après l’installation de la paralysie (visite de
l’enfant à domicile par l’équipe locale des soins de santé de base ou le médecin traitant).
Concernant le programme de la surveillance épidémiologique des fièvres éruptives, il fait
partie de la stratégie mondiale d’élimination de la rougeole. Dans ce cadre, le praticien doit
identifier tout cas de fièvre éruptive qui répond à la définition type « un cas de rougeole (ou
rubéole) confirmé est tout cas répondant à la définition clinique de la rougeole (ou de la
rubéole) et confirmé par le laboratoire ou rattaché épidémiologiquement à un autre cas
confirmé par le laboratoire », le prendre en charge, le déclarer immédiatement à la direction
régionale des soins de santé de base par écrit (système MDO), par fax ou par téléphone
XI Certains cas particuliers (objectif 8).
XI.1 La vaccination antirabique
Protocole en pré- exposition : Le protocole du traitement préventif préconisé pour toute
personne exposée au risque rabique tel qu’approuvé par I’OMS est le suivant : des doses
à j1, j7 et j28, un rappel après 1an puis tous les 5 ans.
Traitement en post exposition : Le traitement antirabique est gratuit, il doit être entamé
le plus tôt possible après la morsure, griffure ou léchage sur une peau érodée et tient
compte toujours de l’observation vétérinaire de l’animal mordeur (J0 J7, J14).
XI .2 La vaccination du prématuré
Un nouveau-né prématuré ne peut être vacciné s’il n’est pas stable sur le plan
hémodynamique et respiratoire. La vaccination débute à un âge chronologique de 8 semaines
et un poids supérieur à 2 kg. Le vaccin de l’hépatite B est donné à la naissance quel que soit
le terme ou le poids de naissance .Le vaccin de lagrippe et de la coqueluche est recommandé
pour l’entourage.
XI.3 Vaccination pour les voyageurs à l’étranger
Les indications de vaccination avant un voyage à l’étranger sont basées d’une part sur les
prescriptions réglementaires des autorités d’immigration du pays d’origine et du pays à
visiter et qui sont en lien avec les données épidémiologiques dans ces pays, d’autre part sur le
statut vaccinal et l’état de santé du voyageur (âge, maladie chronique, grossesse…). Les
vaccinations requises dépendent aussi de la durée du voyage et du type d’activité prévu
durant ce séjour à l’étranger. Les situations possibles sont donc diverses mais on peut
schématiquement les subdiviser en 3 groupes:
- les vaccinations obligatoires.
- les vaccinations recommandées (selon le contexte un même vaccin peut être
obligatoire ou recommandé)
- les vaccinations spécifiquement indiquées chez des personnes avec des risques
particuliers
XI. 3.1 Les vaccinations obligatoires
*Le vaccin antiamaril (Le vaccin de la fièvre jaune)
Il est obligatoire pour se rendre dans les pays de l’Afrique centrale et de l’Ouest et en
Amérique du Sud .Il est du type virus vivant atténué et confère une protection qui dure 10
ans et qui débute à partir du 10eme jour suivant l’administration du vaccin.
*Le vaccin anti-méningocoques
Il est polyosidique quadrivalent (A,C, W135, Y) et est obligatoire pour les personnes qui
effectuent la ‘’Omra’’ ou le ‘’Hadj’’. Le vaccin confère une immunité qui dure 3 ans et qui
débute à partir du 10ème jour suivant l’administration du vaccin.

*Le vaccin antidiphtérique


Le vaccin antidiphtérique est obligatoire pour les voyageurs qui se rendent en Arabie
Saoudite et ceux qui effectuent la ‘’Omra’’ ou le ‘’Hadj’’.
Le programme de vaccination des personnes qui vont effectuer le Hadj fait
l’objet annuellement d’une note circulaire qui fixe le calendrier de la vaccination par
le d.T et le vaccin anti-méningocoque et anti-grippal des candidats au Hadj.
*Le vaccin anti poliomyélitique
En Mai 2014, et suite à la réapparition de cas de poliomyélite dans plusieurs pays d’Afrique
et du moyen orient qui ont été auparavant libérés de ce fléau, l’OMS a considéré cette
propagation comme un état d’urgence de santé publique et a instauré des mesures
dont l’administration d’une dose de vaccin de VPI ou de VPO à chaque voyageur en
provenance ou se rendant pour un séjour assez long dans un des pays à risque
‘’d’exportation’’ de cette maladie (pays endémiques ou réinfectée par la polio).
XI.3.2 Vaccinations recommandées
*Vaccin de la diphtérie et du tétanos
à partir de l’âge adulte (ou si grand enfant non scolarisé) le rappel par le d.T est recommandé
tous les 10 ans.
*Vaccin de l’hépatite virale B
Outre la mise à jour de la vaccination conformément au calendrier de primo-vaccination avec
le vaccin pédiatrique (VHB10μg) utilisé jusqu’à l’âge de 15 ans, il faut vacciner ceux âgés de
plus de 15 ans qui effectueront un voyage à risque pour cette maladie: séjours prolongées en
zones à forte ou moyenne endémicité, voyageurs à comportements particuliers (contacts
sexuels opportunistes non protégés, piercing, tatouage). En pratique il faut vacciner les
jeunes quel que soit la durée du voyage et les adultes en cas de séjour > à 1 mois dans un
pays à endémicité élevée ou moyenne.
Le calendrier pour le grand enfant et l’adulte qui n’ont pas été vaccinés auparavant est : 0-
1mois-6 mois et la protection est conférée à partir du 14ème jour suivant l’administration de
la2ème dose de ce vaccin.
*Vaccin de la fièvre typhoïde
Le vaccin est recommandé pour les voyageurs se rendant dans les pays à haut risque (Asie du
Sud Est, Afrique…) et surtout lorsque ces voyageurs se déplacent dans des zones ou
l’hygiène est précaire en dehors des circuits touristiques usuels.

*Le vaccin quadrivalent de la méningite à méningocoque(A, C, W135,


Y) Il est recommandé pour les voyageurs se rendant dans une zone d’endémie en particulier«
la ceinture méningitique » en Afrique (zone subsaharienne) ou dans toute autre zone où
sévit une épidémie en cas de résidence ou de séjour en contact étroit avec la population
locale ou pour exercer un travail dans le secteur de la santé auprès des réfugiés.
XI. 4 Le vaccin anti COVID 19
le schéma vaccinal est variable selon le type du vaccin et selon les recommandations en
vigueur dans chaque pays Des compagnes de vaccination de masse ont été réalisées durant la
pandémie partout dans le monde.

Conclusion
La vaccination constitue avec l’hygiène et la nutrition, l’élément majeur de la santé publique.
De nombreux vaccins vont être mis au point dans les années à venir. Ceci a deux
conséquences essentielles : les combinaisons ou associations de vaccins deviennent une
nécessité d’une part, et les calendriers de vaccinations sont souvent modifiés d’autre part. La
gestion des vaccinations, l’évaluation des programmes sur le plan opérationnel et par la
mesure de la couverture vaccinale, et sur le plan épidémiologique par la surveillance des
maladies évitables par vaccination doivent également être considérées comme des priorités

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