ECOLE NORMALE SUPERIEURE UNIVERSITE DE RENNES I
AGRONOMIQUE DE RENNES U.E.R. SCIENCES DE LA VIE
(E.N.S.A.) ET DE L ENVIRONNEME~T
1
(D.E.A. D AGRONOMIE)
1
VALEUR ALIMENTAIRE DES
ISSUES DE RIZ DISTRIBUEES
AUX ANIMAUX DOMESTIQUES
MEMOI RE DE D. E.A. - 1989
Budi Prasetyo WIDYOBROTO
I.E.M.V.T. - C.I.R.A.D.
Service d Alimentation
1
10, rue Pierre Curie
94704 MAISONS-ALFORT Cedex Septembre 1989
RESUME
La valeur nutritive des sous-produits du riz depend des
materiels et des techniques de decorticage et de blanchiment.
Le dosage des cendres, de la cellulose brute, des
matieres grasses et des matieres azotees permet de classer
les issues de riz en fonction de leur qualite et de donner
une estimation de leur valeur energetique. Toutefois celle-ci
peut etre precisee grace a des analyses plus fines des cons-
tituants parietaux, des rnatieres azotees et des rnesures de
degradabilite enzymatique.
Le taux de balles peut etre determine en dehors du labo-
ratoire et permet aussi d'approcher la valeur nutritive sans
effectuer d'analyses chimiques.
Les resultats doivent etre precises par des mesures sur
animaux.
Mots-clefs RIZ ; SOUS-PRODUIT; ANALYSE CHIMIQUE;
DEGRADABILITE ENZYMATIQUE; VALEUR NUTRITIVE
RUMINANT; VOLAILLE; PORC
REMERCIEMENTS
Ce travail a ete mene sous la direction generale de Mon-
sieur le Professeur P. JEGO et Monsieur le Professeur C. M.
MATHIEU, reponsable de 1 'Unite d' Enseignement et de Recher-
ches (U.E.R.) sciences de la vie et de l'environnement - Uni-
versite de Rennes I et Ecole Normale Superieure Agronomique
de Rennes. Qu'ils re9oivent mes sinceres remerciements.
Le stage pratique s'est deroule au Laboratoire d'Alimen-
tation - Nutrition de 1' Insti tut d' Elevage et de Medecine
Veterinaire des Pays Tropicaux (I.E.M.V.T.). Une partie a ete
realisee au CEEMAT-CIRAD de Montpellier et a la Societe de
France-Riz a Arles.
Je tiens a exprimer tous mes remerciements a Monsieur
G. TACHER, Directeur de l'IEMVT et Messieurs N. CHABEUF,
J. GRUVEL qui ont bien voulu m'accepter a l'Institut.
Je tiens a remercier tres sincerement Monsieur H. GUERIN
qui m'a prodigue ses precieux conseils durant ce stage.
J'adresse egalement tous mes remerciements au personnel
du Laboratoire d' Alimentation Nutrition de 1 ' IEMVT pour
leur cooperation et leur comprehension:
Mesdames D. BERDON, G. BERNARD, v. SABROUX
Messieurs A. DUCHE, M. EL DJENDOUBI, P. LEFEVRE
Que Mesdames A. MATON, A. THIOUX et tout le personnel du
Secretariat General de l'IEMVT re9oivent ici tous mes remer-
ciements pour avoir assure la dactylographie et la presenta-
tion de ce rapport.
Je remercie tout particulierement:
Monsieur H. GILLET, du Laboratoire d'Ethno-Botanique du
Museum National d'Histoire Naturelle,
Monsieur D. RICHARD, qui m' a envoye des echantillons
d'issues de riz senegalais,
Messieurs CRUZ et TROUDE, qui ont bien voulu m'accepter
au CEEMAT-CIRAD de Montpellier.
Monsieur J. MOREAU, Directeur de FRANCE-RIZ a Arles qui
m'a accueilli dans sa Societe.
Enfin je remercie tous ceux qui m'ont aide dans la rea-
lisation de ce travail.
SOMMAIRE
Introduction ......................................................... . 7
Premiere partie : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
Chapitre I : METHODES D'ETUDE DE LA COMPOSITION ET DE LA VALEUR ALIMEN-
TAIRE DES ALIMENTS CONCENTRES DESTINES AUX ANIMAUX DOMESTI-
QUES, EN PARTICULIER DES ISSUES DE RIZ
I. 1. Monogastriques •...•••.•......••...•.•..•....••.••..•..••.••••. 13
I. 1 • 1 . Analyse chimique • • • • •.• • • • • ..•.. • • ••. • • · ••.• • • · ••• , • • • •••. 13
I.1.1.1. Cendres et mineraux ••.••..•.•..••..•••••••.•..••.••••• 13
I.1.1.2. Constituants parietaux •..•..•••....••.....•.•.•.•••••. 13
I.1.1.3. Glucides cytoplasmiques ..•..•.•.•..•••.•••.•.•••.•.•.• 14
I.1.1.4. .' es grasses : .••.••..•..• ; ••.••••..•.••..•..•.••••
Ma t ie
7 14
I.1.1.5. Constituants azotes ...•.•.•.••.....•••.•..•••.••..•••. 15
I.1.2. Estimation de la valeur energerique .•..••.•.•••••....•.•. 15
I.1.2.1. Mesure et estimation de la teneur en energie brute •.•. 15
I.1.2.2. Mesure et estimation de la teneur en energie metabolisa-
ble pour les volailles ••......•••..••••••.•••••..••.•• 16
I.1.2.3. Mesure et estimation de la teneur en energie digestible
pour les pores • . • • . • . • • . • . . • . . • . • . . • . . • • • • • • . . . • • • . . • . 18
1.1. 3. Digestibilite des acides amines . • • • . .. .. . .. . . .. .. .. • . .. • . • 19
I.1.4. Digestibilite du phosphore ....•.••.•.•..•.••..•...••..•.•• 21
I. 2. Ruminants • . • • • • • • • . • • . • • • • • • . . • . • • • . • • • • . • . • • • • . . • • . • • • • • . • • • • 21
I.2.1. Analyses chimiques complementaires 21
I.2.2. Degradabilite in vitro, in situ et enzymatique de la matiere
organique et des matieres azotees ·•··••··•····•••••······•• 22
I.2.3. Estimation de la valeur energetique •••••.••••.•••.•.•.•.•• 23
I.2.3.1. Mesure ou estimation de la digestibilite •..••••••.•.•. 23
I.2.3.2. Estimation de la teneur en energie nette et expression
de celle-ci en UFL et UFV •....••.•••.•.••.•..•.••••••• 26
I.2.4. Estimation de la valeur azotee •.•.•..•.••..••.•..••..••••. 28
I.2.4.1. Rappels sur la digestion des matieres azotees chez les
ruminants et sur les methodes d'etudes •.•.•••••.•....• 28
I.2.4.2. Principe de systeme des PDI et methode de calcul des
valeurs PDIA, PDIN, PDIE .•••...•.•..•••.•..••......•.• 30
•• I •••
6
Chapitre V : DISCUSSION ET CONCLUSIONS
V.l. Echantillonnage....... •. . .• ..••.... .. . .. . . . . . . . .. .. . . . .. . . . . . . . . 95
V.2. Variabilite de la valeur nutritive des issues de riz............ 96
V.3. Prevision de la valeur nutritive des issues de riz 97
V.4. Exemples de resultats d'essais d'alimentation avec des issues
de riz ...•..•.........•........... ·. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
V. 4. 1. Pores • . • • . . . . . • • . • . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
V. 4. 2. Volailles • . . . . . • . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . • . . 100
V.4.3. Ruminants . . . . . . . . • . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . .. . . • .. . .. . . . . . 100
CON CL US ION GENERALE . . . . • . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
BIBLIOGRAPHIE 107
ANNEXES
INTRODUCTION
Le riz est la principale cereale dans la plupart des
pays tropicaux. Il constitue pour certains pays la base de
l'alimentation humaine, notamment en Asiedu Sud-Est.
La transformation du riz paddy en riz blanc consti tue
une source importante de sous-produi ts pour l' alimentation
des animaux domestiques. Dans certaines regions tropicales,
il est possible de trouver facilement ces sous-produits tout
au long de l'annee.
En general, les sous-produits d'usinage du riz ne sont
pas bien separes, ce qui pose souvent des problemes de deno-
mination. Ils se caracterisent par la variabili te de leurs
valeurs nutritives, ce qui rend difficile le calcul de
rations equilibrees.
L'etude approfondie de plusieurs centaines d'echantil-
lons d' origine tropicale a done ete menee au laboratoire.
L'objectif etait de preciser les variations de leurs compo-
sitions et de leurs valeurs energetiques et azotees deduites
de diverses methodes de prevision de la valeur nutritive.
Dans ce rapport, on abordera dans un premier temps la
methode d'etude de la composition et de la valeur nutritive
des aliments concentres destines aux animaux domestiques ;
ensuite on s'interessera aux technologies des issues de riz
et aux facteurs de variation de leur valeur alimentaire.
Enfin, on presentera les estimations des valeurs alimentaires
des issues de riz pour les ruminants et les monogastriques a
partir des analyses de laboratoire.
PREMIERE PARTIE
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I
METHODES D'ETUDE DE LA COMPOSITION ET DE LA VALEUR
ALIMENTAIRE DES ALIMENTS CONCENTRES DESTINE$ AUX ANIMAUX
DOMESTIQUES, EN PARTICULIER DES ISSUES DE RIZ
13
I.1. MONOGASTRIQUES
I.1.1. Analyse chimique
L'analyse chimique est consideree comme la premiere
etape d' evaluation de la valeur nutritive potentielle des
aliments (Waldroup, 1982). Les resultats de cette etape
permettent de calculer des rations approchant les besoins des
animaux domestiques.
Les principales analyses chimiques effectuees pour esti-
mer la valeur nutritive des aliments sont les suivantes.
I.1.1.1. Cendres et mineraux
Les analyses des cendres et mineraux sont indispensables
notamment celles des elements majeurs (calcium, phosphore).
La teneur en cendres permet de calculer celle en matiere
organique. Pour les sous-produits agricoles, la determination
du phosphore phytique est importante (Waldroup, 1982) car il
represente couramment 60 a 70 p.100 du phosphore total et
n'est pas du tout utilise par les volailles.
I.1.1.2. Constituants parietaux
La teneur en consti tuants parietaux est le principal
facteur de variation de la digestibili te des aliments. De
nombreux travaux visent a mettre au point les methodes de
dosage permettant la meilleure prevision de la valeur
nutritive. Ils peuvent etre caracterises par la cellulose
brute (CB) de Weende, le systeme de Van Soest, les residus
fibreux enzymatiques ou les parois insolubles dans l 'eau
(Carre et Brioullet, 1986).
Janssen et Carre (1985) proposent par exemple deux
formules de prevision de la digestibilite des proteines et de
l'extractif non azote (ENA) a partir de la teneur en cellu-
lose brute de neuf echantillons d'issues de riz analysees :
Digestibilite des proteines (p. 100) :
80,6 - 1,59 cellulose brute (p.100 de matiere seche)
Digestibilite de l'ENA (p.100) :
99,7 - 3,71 cellulose brute (p.100 de matiere seche).
14
D'autres resultats montrent que la digestibilite appa-
rente chez les volailles des matieres azotees totales (MAT)
et de l'extractif non azote (ENA) de la farine basse de riz
depend beaucoup de la proportion de balle, soit des teneurs
en constituants parietaux.
Teneur en CB Digestibilite p.100
p.100 MS MAT MG ENA
Farine basse
(3 p.100 balle) 6 70 87 75
Farine basse
(3-10 p.100 balle) 11 66 87 60
Source Janssen (1988).
I.1.1.3. Glucides cytoplasmiques
La composition glucidique des aliments concentres est
generalement mal connue, ceci est d~ a la grande diversite
des matieres premieres utilisees (Thivend, 1981). Une meil-
leure connaissance des differents glucides des aliments con-
centres est necessaire pour ameliorer 1 'estimation de leur
valeur energetique.
Les cereales se caracterisent par leur richesse en ami-
don et leur faible teneur en cellulose et lignine, ce qui
n'est pas le cas des sous-produits au riz notamment du son.
Les teneurs en amidon et en sucre jouent un grand role dans
les equations de prediction de la valeur energetique
(Leclercq, 1984; Janssen, 1988).
Ces auteurs soulignent que les ecarts-types residuals
des equations recentes utilisant les teneurs en amidon et
sucres sont plus faibles que ceux des relations anterieures
ne faisant appel qu'aux analyses simples (51 kcal EM/kg au
lieu de 193 kcal EM/kg; Leclercq, 1984; Sibbald, 1963).
I.1.1.4. Matieres grasses
Le dosage des matieres grasses ( extrai t ethere) f ai t
partie des analyses de base servant a 1 'estimation de la
valeur nutritive d'un aliment. Si la teneur en matiere grasse
est superieure a 10 p.100, la determination des acides gras
est indispensable (Waldroup, 1982). Les matieres grasses des
15
cereales renferment generalement une proportion assez elevee
d'acides gras essentiels (acides linoleique et linolenique).
Les matieres grasses alimentaires sont une source ener-
getique interessante puisqu'a poids egal, elles contiennent
2,25 fois plus d'energie brute que les glucides (Morand-Fehr,
1981).
La teneur en matiere grasse est done indispensable a
l'etablissement d'une equation de prediction de l'energie
metabolisable (Carpentier et Cleg, 1956 ; Sibbald et al.,
1963 ; Bolton, 1967 ; Hartel, 1977; Sibbald et al., 1980;
Beekbergen, 1982; Fisher, 1982; Leclercq et al., 1984).
Le son de riz est riche en matieres grasses (MG) qui,
d'un point de vue zootechnique, jouent un role important dans
l'appetibilite d'un aliment concentre. En revanche, elles
peuvent subir des transformations (oxydation, hydrolyse)
modifiant les caracteristiques organoleptiques des aliments
et abaissant leur appetibilite.
I.1.1.5. Constituants azotes
Une des principales caracteristiques des issues de riz
est la grande variabili te de leur teneur en matiere azotee
totale (MAT), comprise entre 2,7 et 15,8 p.100 de la matiere
seche (MS) (Hartadi et al., 1986, Harris et al., 1982; INRA,
1988) suivant leur origine anatomique et histologique.
Cependant, il existe egalement une variabilite importante a
l'interieur d'une meme categorie de sous-produits, car il est
difficile de les trouver purs.
Le dosage de l'azote total est une methode simple, mais
elle ne permet pas de distinguer les differents constituants
azotes (acides amines, azote fermentescible etc.).
La proteine de riz se caracterise par sa richesse en
arginine (Saxena et al., 1968), mais les teneurs en lysine,
en methionine et en threonine seraient limitantes
(Prawirokusumo et al., 1977).
I.1.2. Estimation de la valeur energetique
I.1.2.1. Mesure et estimation de la teneur en
energie brute
L'energie brute est la quantite de chaleur (exprimee en
calories ou en Kcal) degagee au cours de la combustion d'un
gramme de produit, sous pression d'oxygene, dans un calori-
metre. Elle depend de la composition chimique du produi t,
notamment de sa teneur en matiere organique et en matiere
grasse.
16
En l'absence de mesure directe, on peut utiliser l'equa-
tion de Schiemann et al. (1971) pour calculer la valeur de
l'energie brute (en Kcal/kg MS) a partir de la composition
chimique:
EB: 57,2 PB+ 95,0 MG+ 47,9 CB+ 41,7 ENA+ delta i.
MAT . matiere azotee totale en p.100 MS
MG : matiere grasse en p.100 MS
CB : cellulose brute en p.100 MS
ENA . extractif non azote en p.100 MS
Delta i . facteur de correction pour certaines matieres
premieres.
I.1.2.2. Mesure et estimation de la teneur en
energie metabolisable pour les volailles
Pour les volailles, l'energie metabolisable (EM) est la
valeur energetique la plus couramment employee. Elle s' ex-
prime en Kcal/kg ou MJ/kg. L'energie metabolisable (EM) peut
etre determinee experimentalement en mesurant a la bombe
calorimetrique la chaleur de combustion de 1' ingere et des
excrements (feces et urines) d'une volaille ayant consomme un
aliment determine (annexe 1).
Energie metabolisable = energie brute - energie (feces +
apparente urines).
Quelques methodes de mesures. de l'energie metabolisable
font l'objet de travaux actuellement.
Sibbald (1982) cite par Picard et al. (1985) recommande
une methode de gavage utilisant les matieres premieres pures.
Cette methode permet d' evi ter les problemes de gaspillage
d' aliments et d' ingestion. Picard et al. ( 1985) signalent
egalement que la perte d'aliments est le point critique pen-
dant !'experimentation.
Une methode d'experimentation a ete proposee par Picard
et al. (1985). Elle comprend une identification des regimes
etudies, 1' analyse chimique et la mesure de 1 'energie des
echantillons et des feces et le calcul de la valeur de
l'energie metabolisable apparente (EMA), de l'energie metabo-
lisable apparente corrigee (EMAn) par la retention azotee et
de l'energie metabolisable vraie (EMV) corrigee par une esti-
mation de !'excretion d'azote endogene (annexe 1). Campbell
( 1983) propose la determination directe de la teneur en
17
energie brute (EE) dans les matieres premieres plutot que
dans les rations de base.
En l'absence de mesure directe, l'energie metabolisable
(EM) peut etre estimee par des equations de regression fai-
sant appel a l'analyse chimique.
Janssen et al. (1979) in Janssen et Carre (1985) propo-
sent de determiner la valeu:r=-de l'energie metabolisable appa-
rente (EMA) des issues de riz par l'equation suivante:
EMA= 19,91 - 0,371 PB - 0,534 CB+ 0,218 MG
EMA en MJ/kg MS, PB, CB et MG (p.100 de MS).
Ces auteurs ont egalement calcule une relation entre
l'energie metabolisable et la teneur en cellulose brute des
issues de riz :
r etr
EM (MJ/Kg MS)= 19,92 - 0,71 CB 0,94 1,55
mais elle est mains precise que pour les autres issues de
cereales (etr = 0,25 pour les issues de ble; etr = 0,42 pour
les issues d'orge) en raison de la forte variabilite de la
teneur en matieres grasses (MG) des issues de riz. La teneur
en energie brute (EE) et done en energie metabolisable (EM)
est en effet fortement influencee par la teneur en lipides.
Sibbald et al., 1980, ont etabli une equation generale
pour les aliments composes
EMV = 3,95 + 0,0544 MG - 0,0887 CB - 0,0408 MM.
MG; CB et MM en p.100 MS.
D'autres equations font appel au dosage de l'amidon et
des sucres ; Beekbergen cite par Leclercq ( 1984) etabli t
l'equation suivante pour les aliments composes:
Cog: EMAn = 86,8 MG+ 40,4 PB+ 45,0 A+ 59,8 S;
Poulets: EMAn = 61,2 MG+ 41,4 PB+ 38,0 A+ 27,3 S
A= Amidon S = Sucre.
Carre (1985) a observe que le residu obtenu apres degra-
dation enzymatique des parois est le plus efficace pour
determiner la valeur de l'EMAn. Une equation faisant appel a
ce dosage, est en cours de normalisation experimentale par
l'AFNOR (1989).
18
EMAn = 0,9362 EB - 15,38 PB - 25,16 PAR 1 · 2
EB Energie brute
PB Proteine brute
PAR: Parois vegetales insolubles dans l'eau.
L'equation ci-dessus est applicable a des regimes
complets pour volailles dont l'EMAn est comprise entre 2 600
et 4 OOO kcal/kg de MS et dont les teneurs en parois sont
comprises entre 9 p.100 et 25 p.100 MS.
Ence qui concerne les sous-produits des cereales, ils
sont peu etudies par cette methode. C'est le cas en particu-
lier des issues de riz sur lesquelles aucune experimentation
n'a ete realisee. L'equation de prediction de la teneur en EM
du son de ble a ete etablie a partir de six echantillons
(Carre, 1988).
EM= 3 887 - 51,6 Ce - 37,5 PAR.
EM en kcal/kg MS R = 0,970 ETR = 56 kcal.
PAR= Parois vegetales insolubles dans l'eau.
Carre (1985) signale que le critere "parois" a l'avan-
tage d'etre valable pour tousles aliments et done de pouvoir
servir a des previsions etendues a un large spectre de matie-
res premieres.
I.1.2.3. Mesure et estimation de la teneur en
energie digestible pour les pores
Le coefficient d'utilisation digestive apparent de
l'energie (CUDE) peut etre determine, d'une fa9on globale au
cours d' essais de digestibili te, a partir d~s contenus en
energie brute des ingesta et des excreta fecaux.
Henry et Perez (1982) signalent que le systeme d'energie
digestible est simple. Les systemes bases sur l'energie meta-
bolisable et l'energie nette doivent s'appuyer sur des resul-
tats experimentaux encore insuffisants et difficiles a obte-
nir. Toutefois, on peut transformer l'energie digestible en
l'energie metabolisable a l'aide de l'equation suivante:
ME/ED x 100 = 100 - 1 - 0,07 MAD/ED.
EM et ED en Meal/kg MS
1 : perte de gaz
MAD: matieres azotees digestibles (N x 6,25 en g/kg)
19
O, 07 coefficient correspondant a une retention azotee de
50 p.100 et a une perte de 9 kcal par gramme d'azote uri-
naire.
Cependant la validite de !'equation ci-dessus doit etre
verifiee pour les sous-produits des cereales et les autres
matieres premieres riches en fibres.
La prediction de la valeur energetique en fonction des
parametres de composition ou a partir des elements diges-
tibles repose sur le mode de fractionnement selon Weende.
Ainsi Schieman et al. (1971) in Henry et Perez ( 1982)
proposent pour estimer l'energie digestible pour le pore
l'equation suivante:
ED (kcal/kg)= 5,78 MAD+ 9,42 MGD + 4,40 CBD + 4,07 ENAD
ED: energie digestible (Kcal/kg)
MAD: matiere azotee digestible (p.100)
MGD: matiere grasse digestible II
CBD: cellulose brute digestible II
ENAD: extractif non azot~ digestible 11
Cette equation necessite une estimation ou une mesure de
la digestibilite des nutriments.
Henry et Perez ( 1983) proposent d' autres equations de
prevision de 1 'energie en reliant le CUD de 1' energie des
aliments complets a leurs teneurs en constituants parietaux
determinees par la methode de Van Soest:
CUDE (p.100) = 96,3 - 1,39 ADF - 0,56 (NDF -ADF).
ADF: acid detergent fibre en p.100 MS
NDF: neutral detergent fibre en p.100 MS.
Il faut preciser que pour les issues de riz, il n'existe
pas encore d' equation specifique de prevision de 1 'energie
digestible a partir des caracteristiques chimiques.
I.1.3. Digestibilite des acides amines
La valeur biologique des proteines depend principalement
de leur composition en acides amines et de leur digestibilite
qui sont done les premieres mesures a entreprendre (Henry et
al., 1982).
20
Picard et al. (1985) rapportent que la digestibilite des
acides amines (AA) est la meilleure estimation de la qualite
des proteines par les monograstriques. Les methodes de mesure
de la disponibilite en acides amines (AA) ont ete classees en
deux groupes:
- la methode chimique con~iste en une determination
directe dans la matiere premiere a l'aide d'un reactif
( fluorodini trobenzene). Elle convient pour la determination
de la lysine disponible dans les proteines d'origine animale
(Carpentier, 1960 in Zebrowska, 1978). Elle est utilisable
pour les proteines vegetales mais non applicable aux matieres
premieres riches en glucides;
- la methode in vivo. Picard et al. (1985) proposent un
processus simplifie pour mesurer la digestibilite des acides
amines, processus base sur les resultats preliminaires obte-
nus a l'AEC sur 300 tests de digestibilite : ils observent
que les digestibilites des acides amines (AA) sont relative-
ment semblables pour les quatre especes etudies (pores, rats,
coqs intacts et coqs caecectomises). La methode consiste a
realiser un test de digestibilite en utilisant les coqs
intacts (apres elimination de l'acide urique contenu dans les
excreta par la technique de Terpstra et al., 1974). Le calcul
des resul tats fai t appel a la composition en acides amines
(AA) de la matiere premiere et a la composition moyenne du
jus ileal. La methode ci-dessus est utilisable pour les
sous-produits agricoles mais, jusqu'a present, on ne l'a pas
encore appliquee aux issues de riz.
Figure 1.1. Digestibilite vraie des acides amines (AA) de
7 matieres azotees
95
%TRUE DIGESTIBILITY
•
X
Cockerels 28 tests
" (caecum-) 28 tests
90
+ Pigs (ileal) 56 tests
@ Rats (ileal) 21 tests
85
BO
·Sowi.c.e. PICARV e.t. ~t (7985)
21
I.1.4. Digestibilite du phosphore
Dans les matieres premieres d'origine vegetale, telles
que les issues de cereales, le phosphore n'est que partielle-
ment disponible: 60 a 70 p.100 du phosphore des graines est
sous forme phytique et, dans le son de riz, ce taux attein-
drait 90 p.100 (Sing, 1987). Le phosphore phytique n'est que
partiellement utilise par les pores et pas du tout par les
oiseaux, ce qui pose des problemes de rationnement.
L' INRA ( 1984) signale que 1 'utilisation du phosphore
phytique varie en fonction:
- de la forme chimique les phytates de calcium et la
phytine (phytate mixte de Ca, Mg, K) sont mal utilises parce
que peu solubles;
- de la presence et de l'activite des phytates: le ble et
l'orge contiennent souvent des phytates beaucoup plus actives
que celles du maYs ou du sorgho.
Pour l'alimentation des pores, le CUDr reflete l'effica-
cite globale de l'absorption intestinale. Il integre done la
digestibilite de l'element et son absorption. Il semble que
la capacite d'absorption de l'animal soit souvent le premier
facteur limitant de l'utilisation de phosphore, sans prendre
en compte l'utilisation metabolique du phosphore absorbe et
sa mobilisation (INRA, 1984).
I.2. RUMINANTS
I.2.1. Analyses chimiques complementaires
La solubilite de l'azote dans la salive artificielle.
La solubilisation des matieres azotees est la premiere
et ape de la degradation dans le rumen. Les formes d' azote
soluble des aliments a etudier sont extraites en milieu
"salive artificielle" et separees par centrifugation. Le flux
d'azote microbien entrant dans l'intestin est fonction de la
solubilite des matieres azotees totales quand l'energie n'est
pas limitante.
Verite et al. (1987) signalent que les solutions
employees sont tres nombreuses, les plus courarnrnent utilisees
sont le jus de rumen autoclave, l'eau, les solutions de sel
et les tampons mineraux. Il semble que la solution "tampon"
soi t le plus souvent utilisee en France pour mesurer la
solubili te des consti tuants azotes des aliments concentres
simples.
22
De 1978 a 1988, la solubilite des matieres azotees
(paragraphe I.2.4.1.) a ete utilisee pour prevoir la valeur
PDI des aliments dans le systeme !NRA (INRA, 1978). Depuis la
valeur azotee peut etre estimee d 1 une maniere plus precise a
l'aide la degradabilite theorique dans le rumen (DT cf ci-
dessous).
I 2.2. Degradabilite in vitror in situ et enzymatique
de la matiere organique et des matieres azotees
Pendant longtemps, la methode de digestibilite in vitro
en deux temps de Tilley et Terry (1963) a ete la plus uti-
lisee pour estimer la digestibilite des aliments des animaux.
Elle consiste a faire incuber les echantillons, en anaero-
biose, pendant 48 heures, dans un melange de salive artifi-
cielle et de jus de rumen preleve sur des animaux fistules a
une temperature de 38-39°C proche des conditions physiolo-
giques. Une deuxieme incubation de 48 heures dans une solu-
tion de pepsine HCl permet d' avoir une degradation quasi-
complete des proteines.
Plusieurs auteurs, notamment dans les pays anglo-saxons,
ont utilise cette technique pour la prediction de la diges-
tibilite de la matiere seche (MS) et de la matiere organique
(MO) de nombreux aliments (Hacker et Minson, 1981), notamment
des issues de riz (Hartadi et al., 1986).
Cependant Hacker et Minson (1981) signalent des ecarts
entre certains resultats dus au manque de finesse du broyage
des echantillons. Les resultats disponibles actuellement sur
les issues de riz sont generalement obtenus par cette
methode.
Elle est encore tres utilisee a l'heure actuelle alors
qu'elle necessite l'entretien d'animaux fistules recevant une
alimentation constante, ce qui est une source supplementaire
et importante de variations entre les laboratoires.
La methode in sacco consiste a etudier les aliments dans
des sachets de nylon, permeables a la £lore microbienne, dans
le rumen d'animaux fistules. Apres un temps de sejour, ils
sont laves puis soumis a une attaque par la pepsine pour eli-
miner les proteines microbiennes et les proteines non fermen-
tescibles. Cette methode permet d'etudier la cinetique de la
digestion de la matiere organique grace a des temps de sejour
de 3, 6, 12, 24 et 48 heures.
La methode in sacco, peut etre appliquee a l'etude de la
fermentescibilite des matieres azotees alimentaires dans le
rumen. Dans ce cas, on ne precede pas a la digestion par la
pepsine et l'azote est dose dans les residus. La principale
23
source d' imprecision de cette methode est la contamination
des residus par les proteines microbiennes surtout lorsque
1 'aliment est pauvre en azote. Les resul tats obtenus par
cette methode permettent de calculer une degradabilite
theorique (DT) qui sert au calcul des valeurs PDI dans le
dernier systeme d'evaluation des valeurs azotees propose par
l'INRA (1988) (paragraphe I.2.4.).
Les methodes in vitro et in sacco qui exigent des ani-
maux fistules sont une application delicate et difficile a
standardiser.
On s'efforce done de leur substituer des methodes enzy-
matiques qui se pretent mieux aux comparaisons entre labora-
toires.
La determination de la degradabilite de la matiere orga-
nique par la pepsine cellulase (Aufrere, 1982) est classi-
quement appliquee, mais Sauvant (1981) estime que les ali-
ments concentres posent des problemes methodologiques speci-
fiques par rapport aux fourrages, en raison notamment de la
variabili te import ante des teneurs en proteines, amidon et
lipides.
L'utilisation d'un cocktail d'enzymes glycolytiques
(amylase, hemicellulase et cellulase) puis d'un enzyme pro-
teolytique, la pepsine, permet de mieux prevoir la diges-
tibili te de la matiere organique des aliments composes et des
sous-produits (Castagna et al., 1984).
De meme, des enzymes proteolytiques sont de plus en plus
utilisees pour prevoir la degradabilite theorique (DT) des
matieres azotees. Les methodes commencent a etre standar-
disees mais les relations entre la degradabili te theorique
(DT) mesuree in sacco et la digestibilite enzymatique ne sont
pas encore disponibles pour tousles types d'aliments notam-
ment les matieres premieres des aliments concentres.
I.2.3. Estimation de la valeur energetique
I.2.3.1. Mesure ou estimation de la digestibilite
La digestibilite de la matiere organique est le princi-
pal facteur de variation de la valeur energetique.
L'utilisation digestive est mesuree depuis longtemps par
la digestibilite apparente qui est la proportion de consti-
tuants disparaissant apparemment dans le tube digestif
( Jarrige, 1978).
24
En cas d'absence d'une mesure directe, la digestibilite
de la matiere organique peut etre prevue par quelques
approches:
- A partir,de l'analyse chimique classique
L' analyse chimique classique est universellement uti-
lisee et reconnue comme officielle dans tous les pays. Une
equation de prevision de la digestibilite de la matiere orga-
nique des aliments composes a ete proposee par Sauvant
(1978) :
DMO = 0,9052 MO+ 0,02 MAT - 1,07 CB+ 0,07 MG (1.1)
R = 0,88 etr = 4,95
DMO = 0,9069 MO - 1,076 CB
R =·., 0, 88 etr = 4,95
DMO = digestibilite de la matiere organique
MAT, CB, MG en g/kg MO.
La digestibili te de la matiere organique des cereales
peut etre estimee a partir de la teneur en cellulose brute
(CB) (Nehring, 1976 in Sauvant, 1981).
DMO = 91,7 - 1~48 CB
n = 5 r = 0,95 etr = 2,11
CB= cellulose brute en g/kg MS.
Sauvant {1981) signale que la teneur en lignine sulfu-
rique de Van Soest permet de prevoir la digestibilite de la
matiere organique avec une meilleure precision, particulie-
rement en la combinant aux autres constituants parietaux.
DMO = 89,47 - 0,368 CB - 1,471 ADL
R = 0,91 etr = 3,65
DMO = 92,07 - 0,227 NDF - 1,547 ADL (1.2)
R = 0,94 etr = 3,18
25
DMO = 89,10 - 0,266 ADF - 1,438 ADL
R = 0,89 etr = 4,00
DMO = digestibilite de la matiere organique en p.100 MO
CB = cellulose brute en p.100 MO
NDF = neutral detergent fibre en p.100 MO
ADF = acid detergent fibre en p.100 MO
ADL = lignine en p.100 MO.
- A partir de mesures de degradabilite enzymatique
Sauvant ( 19 81 ) f ai t observer que cette methode permet
d' obtenir des valeurs de degradabili te hautement correlees
avec les valeurs de digestibilite in vivo pour des aliments
concentres ou des rations mixtes (figure 1.2).
Figure 1.2 - Relation entre la digestibilite de la matiere
organique et la degradabilite enzymatique
d'aliments concentres et de rations mixtes
Dlgestibillte in vivo (%)
./
. x·{.
90
80
·~/.. .
./·
[D •'
70
•
60 oa
50
. D.M.O. = 24,43 + 0,692 de. Enz. (1.3.)
4
(n = 67, R = 0,94, Sxy = 3,07)
20 30 40 60 70 80 90
Degrodobilite enzymotique (2)
Les symboles blancs correspondent a des mesures in vivo de la D.M.O.,
aliments simples eo
Jes noirs awe valeurs des tables INRA 1978.
aliments composes 6.Jt..
rations mixtes D
SoUJtee: SAUVANT (7987)
Dans la pratique, la degradabilite in vitro et in situ
de la matiere organique est encore peu utilisee en France
pour estimer la digestibilite de la matiere organique et de
la valeur energetique des aliments composes.
26
I.2.3.2. Estimation de la teneur en energie nette
et expression de celle-ci en UFL et UFV
L'energie nette (EN) est l'energie contenue dans
!'aliment qui contribue a couvrir les depenses d'entretien et
de production des anirnaux (Verrnorel et al., 1987). Elle
correspond a l'energie metabolisable (EM) diminuee des pertes
d'energie sous-forrne de chaleurs produites au cours de
l'ingestion et de l'utilisation rnetabolique des nutriments.
Le rendement d' utilisation de 1 'energie rnetabolisable
varie d'une part, avec les proportions des produits finaux de
la digestion et d'autre part, avec la fonction pour laquelle
ils sont utilises (entretien, engraissernent, lactation).
Les principes et les modes de calcul et d'expression des
valeurs energetiques pour la lactation d' une part, et la
production de viande, sont rappelees au tableau 1.1.
Tableau 1.1 - Formules de base pour le calcul des valeurs
energetiques UFL et UFV des aliments
• Energie digestible: ED=Energie brute (EB)xdigestibilite de l'energie
• Energie rnetabolisable : EM =ED x ~~
EM
• ED =0,8417-9,9x I0-5CBo- l,96x I0-4MATo+0,0221 NA
• Concentration en energie metabolisable de !'aliment : q =i;~
Efficacites d'ui:ilisation de l'energie metabolisable en energie nette
• pour la lactation : kl=0,60+0,24 (q-0,57)
• pour l'entretien : km=0,287q +0,554
• pour l'engraissement : kf=0,78q +0,006
• pour l'entretien et la production de viande . kmf kmxkfxl,5
. - kf+0,5 km
Valeurs UFL et UFV des aliments
EMxkl
• valeur UFL=
1700
EMxkmf (1.4.)
• valeur UFV =
1820
CBo et MATo: teneurs en cellulose brute et en matieres azotees de !'aliment, exprimees en g par kg de
matiere organique.
NA : niveau d'alimentation ; rappon entre la quantile d'energie metabolisable ingeree et la quantite cor-
respondant au besoin d'entretien.
-SoUJtc.e. = VERMOREL ( 7988 ).
27
Sauvant (1978) etablitdes equations de prevision de la
valeur energetique pour la lactation et la production de
viande des aliments composes a partir de leurs compositions
chimiques.
Tableau 1.2 - Prevision de la valeur energetique des aliments
concentres (INRA, 1978)
Equations
. UFL= 121,80 + 0,11 MA - 1,81 CB + 1,26 MG
UFV = 124,15 + 0,06 MA- 2,20 CB+ 1,22 MG
(1) Ecart-type residue! pour 61 matieres premieres: 0,05 UFLJKG MO, pour des aliments
composes voir le texte.
(2) Legende:
MA: Matieres azotees totales (% MO)
CB : Cellulose brute (% MO)
MG : Matieres grasses (% MO)
UFL, UFV : valeurs UF Lait et UF Viande par 100 kg de MO
Comme pour la DMO, les variations residuelles de l'ener-
gie nette non expliquees par ces modeles etaient d' apres
1 'auteur en grande partie liees aux differences entre les
compositions en constituants parietaux des diverses especes
pour des teneurs en cellulose brute identiques; c'est ainsi
que, par exemple, la valeur energetique des sous-produits des
cereales est surestimee avec les equations ci-dessus.
En 1981, Sauvant a done ameliore la prevision en tenant
compte de la lignine. Ce type d' equation ( tableau 1. 3) a
l'avantage d'etre plus homogene que les precedentes.
Tableau 1.3 - Prise en compte des constituants de la paroi
vegetale pour prevoir la valeur energetique des
aliments composes
UFL = 119,87 +0,10 MA+ 1,34 MG - 0,70 CB - 2,32 LI
(/100 kg MO) (% MO) (% MO) (% MO) (% MO)
(n = 45, R = 0,96, SR= 5,71, CVr = 5,1 %)
UFV = 121,47 + 0,05 MA+ 1,32 MG - 0,84 CB - 2,81 LI
(/100 kg MO) (% MO) (% MO) (% MO) (% MO) ( 1. 5)
(n = 45, R = 0,95, SR= 6,93, CVr = 6,4 %)
SoWtee SAUVANT (7987)
28
Une autre equation a ete creee par Chapoutot et al. ,
( 1989, communication personnelle) a partir des mesures de
degradabilite enzymatique. Elle permet de prevoir la valeur
nutritive energetique des aliments composes.
UFL/kg MO= 0,784 + 0,000230 EB + 0,0107 deg enz MO (1.6)
r = 0,75 etr = 0,063.
EB = energie brute en kcal/kg MO
deg enz MO= degradabilite de la matiere organique (p.100).
Les valeurs UFL des issues de riz decri tes dans les
tables ( son fin, farines basses, brisures a l 'exclusion des
produits contenant des balles, cf chapitre 2) varient entre
0,88 a 1,22 ; les valeurs UFV sont comprises entre 0,81 et
1,24 par kg MS, ce qui est comparable a d'autres sous-
produits cerealiers.
I.2.4. Estimation de la valeur azotee
1.2.4.1. Rappels sur la digestion des matieres
azotees chez les ruminants et sur les
methodes d'etude
Les enzymes des microbes du rumen degradent une grande
partie des proteines en elements plus simples peptides,
acides amines et ammoniac. i'importance de la degradation des
matieres azotees dans le rumen est tres variable, elle est
fonction non seulement de leur degradabili te, qui est une
caracteristique de chaque aliment, mais aussi de l'intensite
de l'activite microbienne et du temps de sejour des aliments
dans le rumen ( Veri te et al., 1988). Les matieres azotees
sont d'autant plus degradees qu'elles sont plus solubles dans
le liquide ruminal.
Les matieres azotees peuvent etre classees selon leur
degradabilite dans le rumen:
- celles immediatement solubles dans le liquide ruminal :
ce sont les consti tuants azotes non proteiques (peptides,
acides amines libres, amides, nucleotides, amines). Ils
constituent la principale source azotee des microorganismes
du rumen;
- les proteines dont une partie est potentiellement degra-
dable et l'autre indegradable.
Une fraction degradable peut echapper a la digestion
ruminale par suite d'un temps de sejour assez court ou d'une
faible activite microbienne. Elle est hydrolysee dans le res-
te du tractus digestif (Verite et al., 1988).
29
La connaissance de la degradabilite des matieres azotees
dans le rumen est importante car elle permet de prevoir le
site de digestion des matieres azotees d'origine alimentaire
qui se situe
- dans le rumen : la transformation de 1 'NH3 libere en
proteines microbiennes necessite un apport simultane et
suffisant d'energie fermentescible. Si ce n'est pas le cas,
l'NH3 est absorbe en grande quantite par la paroi du rumen,
puis transforme en uree par le foie, ce qui provoque une
augmentation des pertes d'azote urinaire;
- dans l'intestin grele ou les proteines d'origine alimen-
taire ou microbienne sont transformees en acides amines qui
seront absorbes.
Verite et al., 1988, signalent que la degradabilite des
sources azotees peut etre mesuree dans des conditions stan-
dard par differentes methodes:
- la solubilite (S) (cf. ci-dessus) dans la salive arti-
ficielle est un index simple et rapide qui est globalement
assez satisfaisant mais ne rend pas compte de la totalite des
differences entre aliments car certaines proteines peu solu-
bles sont neanmoins degradees assez rapidement;
la degradabilite enzymatique (deg. enz.) qui simule un
peu mieux les phenomenes et reste utilisable en laboratoire;
- la fermentescibili te in vitro en presence de contenu
ruminal ; elle a 1' inconvenient de ne pas decrire la cine-
tique de la degradation des proteines;
- la methode des sachets de nylon contenant 1 'aliment a
tester et plonges dans le rumen pour differentes durees,
permet de connaitre la cinetique de la degradation des pro-
teines a partir de laquelle peut etre dedui te la degrada-
bili te theorique ( DT) des matieres azotees dans le rumen.
Toutefois cette methode etant longue et delicate on cherche a
mettre au point pour les differents types d' aliments des
relations entre la degradabilite enzymatique des matieres
azotees et leur DT mesuree in sacco.
Sauvant et al. ( 1987) signalent que la degradabili te
theorique de 1' azote dans le rumen ( DT) pour le riz est
comparable a celle du sorgho ( 0, 42 ; 0, 40 respecti vement) .
De plus, la DT de la farine de riz est de l'ordre de 0,70
(Verite et al., 1987).
La digestion des proteines dans l'intestin grele est
tres semblable a celle qui existe chez les monogastriques.
Les proteines sont hydrolisees en peptides par les enzymes
pancreatiques, puis en petits peptides et acides amines par
30
les enzymes de la paroi de l'intestin. Cette digestion n'est
cependant pas totale et la fraction des proteines alimen-
taires qui lui echappe vase retrouver en quasi-totalite dans
les feces.
La digestibili te reel le dans 1' intestin ( dr) des pro-
teines alimentaires varie entre aliments, mais il n' existe
pas de methode de mesure directe (Veri te et al., 1987).
Cependant, la technique des sachets de nylon mobiles dans
l'intestin pourra fournir a l'avenir un index relatif
d'appreciation.
Sauvant et al. (1987) enregistrent une valeur assez ele-
vee de digestibilite reelle dans l'intestin pour le riz
( 0, 95). Cependant pour les issues de riz, il n' y a pas de
donnees disponibles actuellement.
I.2-4.2. Principe de systeme des PDI et methodes de
calcul des valeurs PDIA, PDIN, PDIE
Les valeurs PDIN et PDIE des aliments sont la somme de
deus fractions:
PDIA : les proteines digestibles dans l'intestin
d'origine alimentaire, c'est-a-dire provenant
directement des proteines non degradees dans
le rumen.
PDIM : proteines digestibles dans l'intestin
d'origine microbienne, synthetisees dans le
rumen. Cette deuxieme fraction depend de la
disponibilite dans le rumen des deux facteurs
principaux de la synthese l'energie et
l'azote degradables. Chaque aliment est done
defini par deux valeurs limitees, l'une par la
teneur en energie fermentescible ( PDIME) et
1' autre, par celle en azdte degradable
( PDIMN),
PDIN = PDIA + PDIMN .
,
PDIE = PDIA + PDIME.
Le mode de calcul des PDI a evolue de 1978 a 1988, avec
le remplacement dans les equations de la solubilite corrigee
( s) par la degradabili te theorique ( DT) et de la matiere
organique digestible par la matiere organique fermentescible.
Le tableau 1. 4 reprodui t les definitions et les equa-
tions utilisees a partir de 1978 et le tableau 1.5 presente
celles adoptees en 1988. On peut preciser que la DT etant
difficile a estimer les equations de 1978 rendent encore de
grands services.
31
Tableau 1.4 - Mode de calcul des valeurs PDI des aliments
MODE DE CALCUL DES VALEURS PDI DES ALIMENTS
Les teneurs en PDI des aliments, en g par kg de matiere seche (MS), sont calculees a partir
de:
- la teneur en matieres azotees to tales : MAT = 6,25 x N (g/kg de MS)
- Ia so Iu b 1·1·1tc-< corngee
• • d .,
e ces mat1eres , .. : S =. MA solubles
azotees MAT ;
- la teneur en matiere organique digestible : MOD en kg/kg de MS
a !'aide des hypotheses et coefficients suivants, dont l'origine et la valeur sont justifies plus
loin:
1°) 65 f1/o des matieres azotees alimentaires insolubles entrent dans l'intestin grele ; elles
sont sous forme de proteines vraies ; leur digestibilite reelle (dr) dans l'intestin grele est variable
selon la categorie d'aliments ;
2°) ii est forme dans le rumen 135 g de matieres azotees microbiennes (6,25 x N) par kg de
MOD ingeree ; 80 % se trouvent~ous forme de proteines vraies qui ont une digestibilite reelle
de 70 0/o dans l'intestin grele.?~~1.,
\".
PDIA. = 6- ,65 x- MAT - S x dr .
PDIME = 135 x 0,80 x 0,70 x l\10D = 75,6 MOD
PDIMN = MAT [S + O,Z5 (l - S)] x 0,80 x 0,70 = (0,196 + 0,364 S) x MAT
PDIE = PDIA + PDIME
PDIN = PDIA + PDIMN ( 1. 7)
La valeur PDIA n'est donnee que pour un nombre limite des principaux aliments (chapitre
16- tableau 16.10). Les deux valeurs globales PDIE et PDIN, sont rapportees en meme temps
que Ja teneur en MAD dans les tables de la valeur des aliments
SoWtc.e.: INRA (1978)
Tableau 1.5 - Formules de base pour le calcul de la valeur
PDI des aliments
PDIA = MAT x fraction non degradee<n x AAa x Digestibilite
= MAT x fraction degradee x Captation
I PDThiN
PDIME = Energie fermentee x Efficacite
x AAm x Digestibilite
x AAm x Digestibilite
PDIA = MAT x [1.11 (I - DT)] x 1,0 x dr ,
PDIM.N = MAT x [I - 1.11 (I - DT)] x 0,9 x 0,8 x 0,8
I PDIME = MOF x 0,145 ,
p J. I'
x 0,8 x 0,8
···-·----"----·~
PDIA = 1,11 x MAT x (I - DT) x dr
PDIMN = 0,64 x MAT x (DT - 0,10) ( 1. 8)
PDI.ME = 0,093 x MOF
oil PDIA, PDIMN, PDI.ME, MAT et MOF sont en g/kg MS et Jes autres vaieurs sont
des taux variant entre O et 1.
avec MAT = teneur en matieres azotees totalcs de !'aliment.
AAa et AAm = taux d'acides amines dans lcs matieres azotees alimentaires non
degradees et dans Jes matieres azotees microbiennes.
DT = degradabilite theorique en sachets (obtenue avcc un taux de passage des
panicules de 0,06 par heure).
dr = digestibilite reclle des acides amines alimentaires dans l'intestin grele.
MOF = teneur en matiere organique ferment=ible de !'aliment = matiere organi-
que digestible - matieres azotees non degradables - matieres grasses -
produits de fermentation des ensilages.
·" La fraction non degradce clans l'animal cor=pond 1 1,11 fois la fraction no'l d~dable s:ichets.
SoWtc.e. 1NRA (1988)
CHAPITRE II
TECHNOLOGIE DES ISSUES DE RIZ ET FACTEURS DE VARIATION
DE LEUR VALEUR ALIMENTAIRE
35
II.1. TECHNIQUES DE TRANSFORMATION DU RIZ PADDY
Le fruit du riz est un caryopse ovoY.de, parfois lege-
rement dissyrnetrique, qui presente a sa surface des sillons
plus ou moins marques. A la base du grain, on trouve deux
glumes (figure 2.1), puis deux glumelles (balles) qui l'enve-
loppent.
Le grain est constitue:
- du pericarpe qui correspond a une enveloppe fibreuse;
- de l'albumen riche en amidon;
de l'embryon ou germe, tres petit et qui se situe a la
face ventrale du caryopse.
Au cours des transformations, on peut distinguer:
- le riz paddy: c'est le grain (caryopse) encore entoure
de ses enveloppes ( glumes et glumelles)
qui est obtenu apres battage des pani-
cules;
- le riz cargo : c' est le grain debarrasse de ses enve-
loppes (ou balles) par le decorticage.
- le riz blanchi : c' est le grain obtenu apres 1 'operation
de blanchiment qui consiste a eliminer le
germe et les teguments.
II.1.1. Decorticage et blanchiment industriel du riz
Lors du decorticage du riz paddy, qui , represente la
premiere phase de l'usinage, le caryopse du riz est depouille
de ses enveloppes qui constituent la balle et le son. Le son
est obtenu par tamisage des residus de decorticage qui sont
ainsi separes des balles. Le riz cargo est soumis au blanchi-
ment qui finit de le debarasser de toute la partie periphe-
rique et a l'issue duquel on obtient des farines basses. Au
cours de cette operation, les graines se fragrnentent en bri-
sures de divers calibres (figure 2.2).
Dans les pays en developpement, ce type de decorticage
est souvent gere par l'etat ou les cooperatives car il neces-
site des investissements importants pour les equipements et
une source d'energie.
Le decorticage et le blanchiment industriels, lorsqu'ils
sont effectues par du materiel en bon etat et bien regle,
36
Figure 2.1 - Structure du grain de paddy
7
8
I Balles
2Epicarpe g
3Mesocarpe
4 Assise de cellules transversales
5 Nucelle
6Assise a aleurone
7Albumen amylace
8Embryon
9 Lodicules
JO Apex ou arete
Source: F.A.O. in Cavalier (1987)
37
Figure 2.2 - Usinage du riz
Paddy
J
Nettoyeur
'1, ,
Pad d y nettoye
, t
Decortiqueur
Melange (riz decortique + balle + paddy +
son+ brisure cargo)
.l
ventilateur
Melange (sans b a l l e s ) ~ ~ a l l e s , son
Tarare (tamis)
tamisage
~~~~~~~-<
< son
balle
i ~ G
P a dd y non d ecortique .
rains d'ecortiques
' ' rtistires cargo
entiers
Riz decortique
t
Blanchiment
~ ~~~~
issue de
ventilateur
blanchiment
Riz blanchi + brisures
-1,
~lissure
Riz blanc polu + brisures
l
tamis
Riz entier
/~ ~ Brisures
operations facultatives
Source: ANGLEDETTE (1966)
38
permettent d'obtenir le riz de consommation avec de meilleurs
rendements que le decorticage artisanal. De plus, les issues
de riz du secteur industriel sont mieux standardisees et de
meilleure qualite que celles du secteur artisanal (Mongodin,
1979).
II.1.2. Decorticage artisanal·
Le decorticage artisanal est tres repandu dans tousles
pays producteurs de riz, notamment en Asie du Sud-Est. Les
decortiqueuses initialement de marque Engleberg, Gondard,
Bernard etc. ou importees du Japon ou de Chine sont de plus
en plus fabriquees localement. Les materiels de meme que
leurs precedes d'utilisation sont tres variables ce qui
explique la variabilite des sous-produits liee principalement
a celle des teneurs en balles.
Les plus utilises sont de type Engelberg (decortiqueurs
a cylindre metallique figure 2.3), ou a rouleaux de caout-
chouc, (figure 2.4) (Cruz, 1989, entretien personnel).
Cruz nous a signale que la machine Engelberg donne un
taux important de balles, de brisures et consomme beaucoup
d'energie. En contrepartie, l'investissement est peu eleve et
adapte a de petites quanti tes ( 100 tonnes par an). Actuel-
lement le CEEMAT a Montpellier essaie de fabriquer un proto-
type de decortiqueur a rouleaux de caoutchouc qui permettrait
d'obtenir un rendement de decorticage de 80 p.100 et un taux
de brisures de l 'ordre de 3 a 4 p. 100, alors que ces taux
sont avec les machines les plus courantes inferieurs a 65
p.100 et superieurs a 10 p.100 respectivement.
II.1.3. Pilonnage familial
Le pilonnage a la main se pratique encore dans la plu-
part des pays en developpement, surtout dans' les districts
ruraux et pour la consommation domestique dans les villages.
Le rendement et la qualite des produits sont mediocres mais
l'investissement est nul ; les besoins en main-d'oeuvre sont
eleves mais la remuneration des ouvriers est tres basse.
Le decorticage du riz a la main demeure la methode la
plus couramment utilisee dans plusieurs grands pays : par
exemple; en 1969, 75 p.100 de la recolte Pakistanaise etait
decortiquee a la main; 60 p.100 de l'Indonesienne, 50 p.100
de l'Indienne (FAO, 1969).
Les sous-produits du pilonnage manuel sont des issues de
melange tres difficiles a standardiser et se caracterisent
par des proportions de balles trop elevees.
39
Figure 2.3 - Le decortiqueur Engleberg (Source F.A.O.)
2 3
1 Tremie d'alimentation
2 Valet de reglage de l'alimentation
3 Cylindre nervure
4 Pouiie d'entrainement
5 Gn"lle
6 Tuyau de sortie
7Lame
8Bati
40
Figure 2.4 - Le decortiqueur a rouleaux (Source F.A.O.)
1 Tremie d'alimentation
2 Cylindre distributeur
3 Rouleau rapide
4 Rouleau lent
. 5 Gamiture en caoutchouc des rouleaux
6 Bras de reg/age du rouleau
7 Vo/ant amain de reg/age d'ecartement des rouleaux
8 Sortie du riz decortique et des balks
9 Bati et socle de l'appareil
41
Conclusion
Les issues de riz sont extremement variables en raison,
soit du type de decortiqueurs utilises, soit du mode d'utili-
sation de ces decortiqueurs. Leurs valeurs nutritives depen-
dent essentiellement des pourcentages des balles et des
brisures fines.
II.2. COMPOSITION CHIMIQUE ET VALEUR ALIMENTAIRE DES SOUS-
PRODUITS DU RIZ. FACTEURS DE VARIATION ET PROBLEMES DE
CONSERVATION.
Les auteurs utilisent parfois un vocabulaire peu precis
pour defiriir les sous-produits, en raison de la diversite des
noms qui leurs sont donnes.
Nous pensons pouvoir simplifier ce vocabulaire comme
suit:
autres noms
a, Riz paddy
1 i
balle
= ~-~~~~~~-30) Son + balle
"farine basse de
riz cargo"
-r~ -<son
"son fort"
~ Riz cargo
farine "farine de cones"
1-:-.-----------------------------:,) basse farine de blanchime~t
I
~
Riz blanc+ brisures
{ "son fin"
II.2.1. Les issues pures
Au cours du processus de transformation du riz paddy, on
obtient une grande quantite de sous-produits destines a
l'alimentation animale.
42
II.2.1.1. Balle
Gahl ( 1982) estime que la proportion de balle obtenue
lors du decorticage du riz paddy r represente en moyenne 20
p.100 du riz entier. Les balles sont extrAmement riches en
cellulose et en cendres, en particulier en silice (Hartadi et
al., 1986, Gonzalez, 1981).
Il faut preciser qu' aucune utilisation des balles ne
semble possible pour l'alimentation des monogastriques.
II.2.1.2. Son vrai
Le son est obtenu par tamisage des residus de decor-
ticage qui sont ainsi debarasses des balles. Il est riche en
huile ( 14 a 18 p.100 ; Gahl, 1982) et represente environ
10 p.100 du riz paddy transforme. Il peut Atre considere
comme pur, quand il ne contient que tres peu de balles.
Le son est le sous-produit le plus important de l'usi-
nage, c'est une bonne source de vitamines Bet il est tres
appete par les animaux d'elevage. De plus, il est tres
utilise dans certains pays en remplacement du ma1s pour
l'alimentation des volailles (Hamid et al., 1987 , Piliang,
1982) et comme aliment de complement pour les bovins.
Il est riche en extractif non azote ( Hartadi et al.,
1986 ; Leun in Kratzer, 1974 ; Mahatab et al., 1985) cons-
titue essentiellement par de l'amidon. Sa teneur en proteine
est assez elevee par rapport a celle du son de ma1s (12,4 au
lieu de 10,1 p.100, !NRA, 1988).
Les digestibilites de la matiere organique, des matieres
azotees, des matieres grasses et de l'extractif non azote ont
ete mesurees sur des lapins par Oanh (1983) ; 'les resultats,
respectivement 62,4; 68,3 ; 82,2 et 66,9 p.100, sont infe-
rieurs a ceux obtenus avec les brisures (cf. II.2.1.4).
Mais, Mahatab (1985) rapporte que les valeurs nutritives
de 21 echantillons sont tres heterogenes. En consequence,
!'analyse chimique est indispensable pour estimer sa valeur
nutritive. C' est le taux de balle qui est la cause essen-
tielle de la variabilite de la valeur nutritive du son
(Piccioni, 1965; Tangendjaya, 1987).
II. 2.1.3. Farine basse
Le riz decortique est soumis au blanchiment qui finit de
le debarasser de toute la partie peripherique. Les farines
basses produites au niveau des cones a blanchir se presentent
Tableau 2.1 - Composition chimique et valeur alimentaire des balles de riz
2 3 4
Composition chimique (p,100 de MS)
Cendres 19.7 19.6 12.7
, Insoluble chlorhydrique 12.7
, Phosphore 0.15 0.09
, Calcium 0.10 0.04
, Potassium 0.40 0.25
• Magnesium 0.15 0.04
Matieres azotees totales 3.8 2.7 3.7
Lysine
, Methionine
Methionine+ cystine
• Trypthophane
Constituants parietaux
Cellulose brute 43.3 38.0 46.0
• NDF 84.0 72.5
• ADF 72. 1 66.0
Hemicellulose 11. 9
Cellulose 46.8
• Lignine 13.2 16.2
Matieres grasse~- 1.5 0.7 0.5
Vitamines (en mg/kg MS)
Thiamine 2.40
Riboflavine 0.50
Niacine 31
Valeur energetique
Ruminants
• UFL (/kg MS) 0.12
• UFV 0.05
• EM (kcal/kg MS) 380
• Pores
ED (kcal/kg MS) 506
• Volailles
EM (kcal/kg MS) 243
Valeur azotee pour les ruminants
Solubilite des matieres azotees
(p.100)
PDIA
PDIN
PDIE
SOURCE 1. l!ARTADI et al (1986) 3. HARRIS et al (1982)
2. GONZALEZ (1981) 4. PROTECTOR (1980)
Tableau 2.2 - Composition chimique et valeur alimentaire des sons de riz
1 2 3 4 5 6 7 8 I
ComEosition chimigue (E .100 de MS)
Cendres
. Insoluble chlorhydrique
11. 7
-
15.5
-
-
-
13.7
-
-
12.3
10.6
-
12.3
-
11.9
- I
. Phosphore 1.51 - 0.60 - - - 1.5 1. 56
. Calcium - - - -
. Potassium
0.12
1. 74 -
0.27
- - - -
0.07
- I
0.08
1. 67 J
. Magnesium 1.05 - - - - - - 0.94
I
I
Matieres azotees totales 13.8 11. 9 -- 12.7 13. 1 13.5 12.4 14.2
• ·Lysine 0.58 - - - - - 0.62
. Methionine 0.35 - - - - - - 0.24
;
Methionine+ cystine - - - - - - - 0.47
Trypthophane 0.24 - - - - - - 0.14
Constituants Earietaux
.Cellulose brute 11. 6 21.3 - 16.0 17. 1 9.2 12.9 12.9
. NDF - - - - - - - -
. ADF - - - - - - - -
. Hemicellulose - - - - - - - -
. Cellulose - - - - - - - -
Lignine - - - - - - - -
'
Matieres grasses 14.1 11. 6 - 16. l 17.5 14.9 13.7 15.3
Vitamines (en mg/kg MS) - - - - - - - -
Thiamine - - 24 - - - - -
Riboflavine 2.7 - 5.7 - - - - -
. Niacine 313 - 574 - - - - -
Valeur energetigue '
. Ruminants
.
UFL (/kg MS) - - - - - - 0.88 -
. UFV - - - - - - 0.81 -
. EM (kcal/kg MS) - - - - 2580 - 2550 -
. Pores
ED (kcal/kg MS) - - - - - - - 3111
Volailles
EM (kcal/kg MS) - - - 2472 - - - 3948
Valeur azotee Eour les ruminants
. Solubilite des matieres azotees - - - - - - - -
(p.100)
. PDIA - - - - - - 33 -
. PDIN - - - - - - 77 -
. PDIE - - - - - - 70 -
SOURCE 1. HARTADI et al (1986) 5. MAHATAB et al (1985)
2. GOHL (1982) 6. HARRIS et al (1982)
3. GUERRA et al (1975) 7. I.N.R.A. (1988)
4. ZOMBADE et al (1983) 8. I.N.R.A. (1984)
45
sous forme de farines blanches, fines et legeres. Comme le
son, elles sont difficiles a conserver car elles contiennent
beaucoup de matieres grasses (Bres et al., 1982) facilement
oxydables. Cette reaction qui debute des la fabrication,
provoque un rancissement de ces farines.
Elles sont beaucoup utilisees pour 1 'alimentation des
volailles et des pores dans certains pays en raison de leurs
teneurs elevees en matieres grasses et surtout en amidon, et
en raison de leurs teneurs faibles en cellulose et cendres
qui leur conferent une valeur energetique superieure a celles
des sons (Rao, 1980).
Les proteines des farines basses de riz sont riches en
tryptophane et cystine, acides amines indispensables a la
croissance (Angladette, 1965) et en vitamines, en particulier
thiamine et niacine (22 et 330 mg/kg respectivement,
Piccioni, 1965).
Leur composition chimique (tableau 2.3) varie peu d'un
auteur a un autre: en general, la teneur en cellulose brute
ne depasse pas 8 p.100 et celle en cendres est inferieure a
10 p.100.
II.2.1.4. Brisures
Les brisures sont separees du riz entier par tamisage.
Elles ont la meme compositon que le riz entier; ce sont done
des aliments tres energetiques et tres appetes. On les uti-
lise pour toutes les especes animales, en particulier pour
les volailles, en raison de leur haute valeur energetique et
de leur pauvrete en fibre (Hartadi et al., 1986; Gahl, 1982,
tableau 2.4).
Leur composition varie selon leur degre de blanchiment
et sui vant leur origine ( riz cargo, riz blanchi ou riz
etuve) • La valeur nutritive de ces sous-produi ts est tres
interessante. Oanh (1983) signale que la digestibilite de la
matiere organique, des matieres azotees totales, des matieres
grasses et de 1 'extractif non azote pour les lapins est
remarquablement elevee ( 85, 5 ; 79, 9 ; 88, 8 et 87, 1 p .100
respectivement). Les tables de l'INRA (1988) rnontrent que la
digestibilite de la rnatiere organique et des rnatieres azotees
totales pour les ruminants sont egales et legerernent supe-
rieures, respectivernent, a celles de la farine de rnaYs.
Les brisures demeurent peu utilisees pour l'alimentation
des volailles, car dans certains pays, elles sont rnelangees
au riz entier pour donner des riz de quali te inferieure
destines a l'alimentation humaine.
Tableau 2.3 - Composition chimique et valeur alimentaire des farines basses de riz
l 2 3 4 5 6
ComEosition chimigue (E.100 de MS)
Cendres 9.0 17.4 5.8 10.3 11. 4 9 .7
. Insoluble chlorhydrique - - - - - -
. Phosphore 1.48 0.7 - - 0.17
I
1. 46
. Calcium 0.05 2.5 - - 0.04 0.04
• Potassium 1.27 - - - - 1.29
. Magnesium 0.87 - - - - 0.67
Matieres azotees totales 14.0 12.0 10.8 13.4 15.8 14.9
•. Lysine 0.58 - - - - 0.62
. Methionine 0.22 - - - - 0.30
. Methionine + cystine - - - - - 0.63
Trypthophane 0.11 - - - - 0.15
.
Constituants Earietaux
.Cellulose brute 6.0 7.6 1.1 7.6 7.5 7.5
. NDF - - - - - -
. ADF - - - - - -
. Hemicellulose - - - - - -
. Cellulose - - - - - -
. Lignine - - - - - -
.
Matieres grasses 12.0 18. 1 - 17.2 16.9 16.4
Vitamine~ (en mg/kg MS) - - - - - -
Thiamine 2.4 - - - - -
. Riboflavine 0.6 - - - - -
. Niacine 31 - - - - -
Valeur energetigue
. Ruminants '
.
UFL (/kg MS) - - - - 1.02 -
UFV - - - - 0.97 -
. EM (kcal/kg MS) - - - 3380 2920 -
. PoresED (kcal/kg MS)
- - - - - 3730
. Volailles
. EM (kcal/kg MS) 3357 3164 - 3340 - 3348
Valeur azotee Eour les ruminants
. Solubilite des matieres azotees - - - - - -
(p.100)
. PDIA - - - - - 76
. PDIN - - - - - 109
PDIE - - - - - 101
.
SOURCE 1. HARTADI et al (1986) 4. HARRIS et al (1982)
2. RAO et al (1986) 5. I.N.R.A. (1988)
3. GO!µ. (1982) 6. I.N.R.A. (1984)
Tableau 2.4 - Composition chimique et valeur alimentaire des brisures de riz
2
,brisures. orisures brisures 3 4 5
de riz de riz de riz
.... blanchi brisures brisures brisures
etuve blanchi
' Com2osition chimigue (E.100 de MS)
Cendres 1.6 1.0 3.4 13.5 1.6 1. 6
. Insoluble chlorhydrique - - - - - -
l~ . Phosphore
. Calcium
0.37
0.10
0.20
0.20
0.30
0.03
-
-
0.15
0.04
0.17
0.04
r·i . Potassium - - 0.15 - - 0.17
j . Magnesium - - 0.12 - - 0.08
[ Matieres azotees totales
. Lysine
9.0
-
.2
-
10.6
0.30
8.6
-
8,3
-
8.8
0.34
. Methionine - - 0.14 - - 0.22
. Methionine + cystine - - - - - 0.37
l: . Trypthophane - - 0.11 - - 0. 13
!1 Constituants 2arietaux
.Cellulose brute
. NDF
2.1
-
0.23 2.9 1.0 1.5 1.5
- - - - -
[ . ADF - - - - - -
. Hemicellulose - - - - - -
. Cellulose - - - - - -
[ . Lignine - - - - - -
Matieres grasses 2.1 0.3 4.7 1.1 1.4 1.3
[ - - -
Vitamines (en mg/kg MS) - - -
. Thiamine - - 1.6 - - -
[ . Riboflavine
Niacine
-
-
-
-
0.5
26
-
-
-
-
-
-
Valeur energetigue
. Ruminants
.
UFL (/kg MS) - - - - 1.22 -
UFV - - - - 1.24 -
. EM (kcal/kg MS) - - - 2900 3270 -
Pores
ED (kcal/kg MS) - - - - - -
. Volailles
. EM (kcal/kg MS) - - 3493 - - 3573
Valeur azotee 2our les ruminants
. Solubilite des matieres azotees - - - - - -
(p.100)
. PDIA - - - - 51 -
. PDIN - - - - 68 -
. PDIE - - - - 105 -
SOURCE: 1. GOHL (1982) 4. I.N.R.A. (1988)
2. HARTADI et al (1986) 5. I.N.R.A. (1984)
3. HARRIS et al (1982)
48
II.2.2. Les melanges
La transformation du riz paddy par decorticage artisanal
est encore pratiquee dans de nombreux pays, notamment pour la
consommation locale. Les sous-produits sont alors un melange
de sons, de balles et de brisures representant 30 p.100 du
riz entier (Bres, 1982). Dans la pratique, les melanges sont
difficiles a contr6ler car la balle est consideree comme un
residu normal de decorticage artisanal et elle est melangee
au son.
Les issues artisanales sont done plus riches en cendres
et en constituants parietaux que les issues industrielles, et
leurs valeurs nutritives, aussi plus variables (tableau 2.5),
sont intermediaires entre les issues obtenues par le pilon-
nage a la main et par le decorticage industriel.
La valeur nutritive des melanges obtenus par decorticage
artisanal est fonction de leur teneur en fibres (Hartadi et
al., 1986). Ces auteurs classent done les melanges obtenus
par le decorticage artisanal en fonction de ce critere
( tableau 2. 5), tandis que Harris et al. ( 1982) classent le
son selon la proportion de balles (par exemple sons contenant
10, 20, 30 p.100 de balles etc.).
C' est pour les melanges que la definition des sous-
produi ts est la plus difficile: le titre du son de riz est
utilise comme cri tere de quali te pour les sons de riz du
commerce (Piccioni, 1965). Il faut entendre par "titre du
son" la somme des pourcentages de matieres grasses et de
matieres azotees determinees par analyse chimique. Le son
vierge a un titre compris entre 24 a 26 p.100 et le son dit
courant entre 20 a 24 p.100.
II.2.3. La conservation des issues de riz
II.2.3.1. Le rancissement
Les issues de riz, notamment la farine basse et le son
se caracterisent par des teneurs elevees en huile rendant
leur stockage difficile (Gohl, 1982). En effet, leur richesse
en matieres grasses, constituees principalement d'acide
oleique, les fait rancir rapidement. Ahmed et al. (1982),
signalent une augmentation considerable du taux d'acides gras
libres apres un stockage de trois mois : 42,8 p.100 des aci-
des gras totaux au lieu de 13,2 p.100 dans le produit frais.
De meme, Sayre et al. (1987) ont montre qu'au cours de
la conservation du son a temperature ambiante (32°C) pendant
six mois, les teneurs en acides gras libres augmentent de
80 p.100. En revanche, pour Zombade et al. (1983) cette
augmentation n'a ete que de 50 p.100. Ahmed et al. (1982) ont
montre avec des volailles que le rancissement n'a pas d'effet
Tableau 2.5 - Composition chimique des issues melangees obtenues par decorticage
artisanal
Cellulose brute (p.100 de M.S.) 6-12 .p.100 15-20 p.100 23-27 p.100
1 2 1 2 1 2
ComEosition chimigue (E.100 de MS)
Cendres 11, 7 10,6 14,7 10, 1 16,3 17,6
.Insoluble chlorhydrique - - . - - - -
. Phosphore 1,51 - 1,16 - l,28 -
. Calcium 0, 12 - 0,23 - 0,23 -
. Potassium - - 1,86 - 2,09 -
• Magnesium - - 1,05 - 1,05 -
Matieres azotees totales 13,8 13,5 9,9 6,9 7,6 6,5
.Lysine - - - - - -
• Methionine - - - - - -
. Methionine+ cystine - - - - - -
. Trypthophane - - - - - -
Constituants Earietaux
.Cellulose brute 11,6 9,2 19,8 24,3 27,8 27,2
. NDF - - - - - -
. ADF - - - - - -
. Hemicellulose - - - - - -
. Cellulose - - - - - -
. Lignine - - - - - -
Matieres grasses 14,1 14,9 4,9 6,4 3,7 3,7
Vitamines (en mg/kg MS)
. Thiamine
. Riboflavine
. Niacine
Valeur energetigue
Ruminants
UFL (/kg MS)
. UFV
. EM (kcal/kg MS)
. Pores
.
ED (kcal/kg MS)
. Volailles
EM (kcal/kg MS) 3170 2580 2270
Valeur azotee Eour les ruminants
. Solubilite des matieres azotees
(p.100)
PDIA
. PDIN
PDIE
1. HARTADI et al (1986)
2. HARRIS et al (1982)
50
significatif sur la teneur en energie metabolisable reelle.
Ils ont signale egalement que le rancissement ne modifie pas
l'engraissement des poulets. Par centre, Sanz et al. (1978)
rapportent une diminution non precisee de la quantite ingeree
par les poulets recevant une farine stockee pendant 77 jours,
par rapport a ceux recevant une ration a base de farine
fraiche.
Le rancissement peut aussi etre responsable d' avi tami-
noses E et B (Piccioni, 1965).
II.2.3.2. Traitements des issues de riz visant a
maintenir leursvaleurs nutritives au
cours de la conservation
Comme nous venons de le voir, la valeur nutritive des
issues de riz decroit au cours de leur conservation. Les
traitements suivants permettent de diminuer ce phenomene.
A - Etuvage
L'etuvage du son est le traitement le plus etudie. Gahl
( 1982) a observe que la plupart des inhibi teurs chimiques
sont inactives quand le son est chauffe a 200°c pendant dix
minutes. Sidhom et al. (1975) rapportent que leurs effets
restent modestes apres un trai tement du son par la chaleur
(350°c pendant dix minutes). Une heure de chauffage a 134°C
inhibe la production d' acides gras libres pendant le sto-
ckage: representant initialement 4,34 p.100 des acides gras
totaux, ils n'en constituent toujours que 5,75 p.100 apres
deux mois (Sidhom et al., 1975).
Kratzer et al. (1974), Ahmed (1982), montrent que
l'etuvage diminue l'activite des lipases responsables du
rancissement, selon un mecanisme encore inconnu : un son
soumis a une ebulliton libere mains d'acides gras libres au
cours d'un stockage de six semaines que s'il ·a ete conserve
sans traitement (Ahmed, 1982).
B - Traitements chimiques
Les traitements chimiques destines a ameliorer la valeur
nutritive des issues de riz, notamment pour les volailles, ne
sont pas encore largement appliques.
Shastry et al. (1971) in Ahmed (1982) ont demontre que
1 'ethylene diaminetetracetate ( EDTA) inhibe 1' acti vi te des
lipases du son de riz, vraisemblablement par !'inactivation
du preoxydant d'ion metal. Par centre Kratzer et al. (1977)
ont montre que l'utilisation d'un antioxydant tel que l'etho-
xyquin restait sans effet sur la rancissement hydrolytique.
51
Ahmed et al. (1982), ont a peu pres maintenu la propor-
tion d' acides gras libres dans le son durant trois mois.
(Variation de 13,7 a 16,1 p.100) en ajoutant de l'EDTA a
raison de 0,5 p.100 du poids.
L'effet de l'EDTA est specifiquement de ralentir le
rancissement : en ef f et, en 1' aj outant a du son ranci, on
n'obtient aucun effet sur les performances des poulets et les
valeurs de 1 'energie metabolisable apparente et reelle ne
sont pas significativement differentes entre le son traite a
l'EDTA et le son frais temoin.
Il semble necessaire de mettre au point des methodes
pratiques et d'effectuer des essais d'alimentation afin
d'evaluer l'efficacite des traitements ci-dessus.
II.2.4. Amelioration de la valeur nutritive des balles
destinees a l'alimentation des ruminants
L'amelioration de la valeur nutritive de la balle peut
etre realisee par une complementation minerale et azotee
correcte favorisant l' activi te cellulolytique du rumen. On
peut egalement augmenter son ingestibilite et sa digestibi-
lite par des precedes chimiques.
Dans certains pays, la balle sert de litiere pour les
volailles et peut etre utilisee comme fourrage apres l'appli-
cation de traitements chimiques (Joshi, 1983, Singh et al.,
1975).
Sing et al. ( 1975), montrent une augmentation de la
digestibilite de la matiere seche, du neutral detergent fibre
et de l'acid detergent fibre en traitant cette balle avec de
la soude 2 p.100. En 1985, ils ont fait un essai avec de la
soude a 5 p.100, et ont observe une diminution de la teneur
en cellulose brute de la balle qui est passee de 51 a 47
p.100 de la matiere s~che.
Mahmouds et al. (1984), signalent une augmentation de la
digestibilite de la matiere seche, de la cellulose brute, du
NDF et de l'ADF chez les chevres en traitant la balle avec de
l'uree (77,3 ; 26,3 ; 37,9 et 25,2 p.100 au lieu de 63,9 ;
5,5 ; 20,4 et 3,3 p.100 respectivement).
DEUXIEME PARTIE
ETUDE EXPERIMENTALE: ANALYSES D'ISSUES DE RIZ
AU LABORATOIRE ET ESTIMATION DE LEUR VALEUR ALIMENTAIRE
CHAPITRE III
MATERIEL ET METHODE
57
III.1. ORIGINE ET NATURE DES ECHANTILLONS
Les echantillons etudies sont constitues de balles, de
sons, de farines et de brisures de riz provenant de diffe-
rentes origines que nous presenterons succinctement ci-
dessous:
III.1.1. Echantillons disponibles a l'IEMVT-CIRAD
Les 308 echantillons disponibles a 1' IEMVT-CIRAD sent
des balles, des sons, des farines et des brisures, mais leur
description manque souvent de precision.
Ils proviennent de differents pays tels que le Bresil,
le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, la C6te-d' Ivoire,
Haiti, Madagascar, le Mali, le Niger, le Senegal, le Tchad et
la ThaYlande. Sur la plupart de ces echantillons ont ete
dosees les matieres azotees totales (MAT), la cellulose brute
de Sharrer (CBS) ou de Weende ( CBW) , les matieres grasses
(MG), les cendres, l'insoluble chlorydrique, le calcium (Ca),
le phosphore (P), le magnesium (Mg) et le potassium (K).
Parmi les plus recents, nous avons choisi 40 echantil-
lons des differents types de produits en vue d'analyses plus
complexes.
III.1.2. Echantillons indonesiens
Les quatre echantillons preleves a Boyolali (Indonesie)
sent du son de riz industriel, du son artisanal, de la farine
industrielle et de la farine artisanale.
Chaque echantillon resulte du melange de quatre preleve-
ments effectues au niveau de quatre districts differents de
la ville de Boyolali.
Cette region est representative du climat tropical
humide.
III.1.3. Echantillons senegalais
Six issues de riz ont ete prelevees au Senegal. Elles
sent issues de pilonnage familial en milieu villageois et se
caracterisent par des teneurs elevees en balles.
58
III.1.4. Echantillons malgaches
Les quatorze echantillons d' origine malgache sont des
sons de riz provenant de differentes regions. Ils ont des
denominations variables telles que : son artisanal, son
industriel, son commercial, son melange etc ..
III.1.5. Echantillons du Sud de la France
Les echantillons preleves au Sud de la France, provien-
nent du CEEMAT de Montpellier et de la rizerie d'Arles
(France-Riz).
III.1.5.1. Decorticage experimental au CEEMAT
Pour mieux connaitre le processus de transformation du
riz paddy en riz blanchi qui donne les sous-produits du riz,
nous avons effectue un stage au CEEMAT-CIRAD de Montpellier.
La decortiqueuse a rouleaux type CEEMAT est un prototype
qui est capable de transformer du riz paddy en riz blanchi en
un seul passage (decortiqueur-blanchisseur), figure 3.1, avec
un debit de l'ordre de 500 a 600 kg/h (Cruz, 1989, entretien
personnel). Elle a un rendement d'usinage d'environ 70 p.100.
Les sous-produits obtenus lors de cette operation sont
des melanges de farine, son et brisure (sortie 15 - figure
3.1) qui sont separes des balles (sortie 5 - figure 3.1).
Des essais de decorticage ont ete realises pour tester
l'efficacite des rouleaux et pour eventuellement regler leur
ecartement.
Les resultats de ces essais sont les suivants:
Ecartement des rouleaux en mm Grains non decortiques (%)
0.25 12.4
0.30 12.8
0.35 11
0.40 10
0.50 11.5
0.55 12
Source: Cavalier, 1987.
Avec un ecartement de 0,4 mm, on obtient le plus faible
pourcentage de grains non decortiques.
Deux echantillons de sons ant ete preleves apres reglage
de l'ecartement des rouleaux a 0,4 et 0,5 mm.
Figure 3.1 - Schema d'un prototype de decortiqueuse-blanchisseuse (CEEMAT - 1989)
Tremie
J, Treppe de !erreture d'elieentatior. 9. Vis d'aliientation
2. P.ouleaux de decorticage JO. Cylindre ebrasif
3. Hanetlc de rcrlage des rouleaux 11, Grille
4, Amcrtisseur de chute 12, Freir.s
5. Sortie "balles" 13, Recuperation des sons Decortiqueur
6. Entree d'iir !~. Scrtie "rii blanc"
1. Volet de regla~e du flux d'air 15, Scrtie "sons" -0
8. Entree blanchisseur --0
Nettoyeur
----J~
I I I - 1-----~
Q I I
~
@)
·@ 41
60
III.1.5.2. Rizerie (France-Riz)
La societe France-Riz se si tue a Arles, au Sud de la
France et est organisee en cooperative. Son equipement
moderne permet de fabriquer des produits de qualite standard.
Elle fabrique du riz etuve pour couvrir la demande
nationale et pour exporter.
Les sous-produits du riz obtenus dans cette rizerie sont
des farines du ler, 2e, 3e et 4e cone. Cependant, ils sont
vendus sous forme d'un melange appele son de riz.
Les prelevements des issues du ler, 2e, 3e et 4e, de
leur melange et de la balle ont ete effectues pour connaitre
la valeur nutritive des issues aux differents niveaux.
III.2. METHODE D'ANALYSE DES ISSUES DE RIZ APPLIQUEES AU
LABORATOIRE
III.2.1. Determination du taux de balle
. Methode colorimetrique (Tangendjaya, 1987)
L'estimation des quantites de balles est basee sur une
propriete chimique de la lignine qui se colore au contact du
phloroglucinol.
Pour 100 ml de solution reactive, il faut:
- 1 g de phloroglucinol;
- 80 ml d'acide chlorohydrique;
20 ml d'ethanol a 95 p.100.
Dans un premier temps, les echantillons de son pur et de
balles sont melanges de fa9on a atteindre des proportions de
balles de 0,5, 10, 20, 30, 40, 50 et 60 p.100 servant a cons-
tituer une gamme d'echantillonnage.
Un gramme d' echantillon est place dans une boite de
petri (50 mm) dans laquelle ont ajoute 2 ml de reactif. S'il
contient de la balle, une couleur rose va apparaitre en deux
a cinq minutes (annexe 2).
L'estimation de la proportion de balles a ete realisee
par trois operateurs par comparaison a la gamme d'echantil-
lonnage. Les resultats finaux presentes sont les valeurs
moyennes obtenues par les trois operateurs.
61
. Methode micrographique
La methode microscopique permet, grace a sa precision de
confirmer l'examen direct a l'oeil nu. Elle est basee sur la
comparaison de structures histologiques des aliments etudies
a celle d'un materiel de reference (Henry et Ferrando, 1981).
Elle comprend habituellement deux etapes:
d'une part, l'etude des caracteristiques physiques a l'oeil
nu ou a un faible grossissement (x 8 a x 50)
et d'autre part, l'examen de la structure cellulaire a fort
grossissement (x 100 a x 500).
La premiere etape depend essentiellement de 1 'aptitude
du technicien a identifier un produit d'apres sa forme, sa
couleur, son odeur, sa texture etc. , et la deuxieme, qui
requiert une aussi bonne connaissance d~s matieres premieres,
necessite aussi une bonne memorisation des structures cellu-
laires. Elle est la seule utilisable quand les produi ts a
examiner sont finement broyes (Gillet, 1989 entretien person-
nel).
III.2.2. Analyses chimiques
Les methodes d' analyse chimique classique sont celles
preconisees par l'AFNOR (1980).
III.2.2.1. Matiere seche
Les echantillons (2 g) sont places dans une etuve reglee
a 103°C pendant 24 heures. La perte de poids qui en resulte
correspond a l'humidite de l'echantillon et permet de calcu-
ler la teneur en matiere seche (MS) par difference
MS= 100-p.100 d'humidite.
III.2.2.2. Cendres et mineraux
Les cendres ou matieres minerales obtenues apres calci-
nation, sont ensuite utilisees pour le dosage de l'insoluble
chlorhydrique. Les elements maj eurs sont doses a partir de
cendres obtenues dans les memes conditions (1 g echantillon)
puis solubilisees dans une solution d'HN03.
III.2.2.3. Matiere organique
La teneur en matiere organique (MO) est determinee par
difference MO= MS - cendres.
62
III.2.2.4. Matiere grasse
Les matieres grasses ou extrait ethere (MG) sont deter-
minees par l 'action de l 'ether diethylique sur le produi t
( 5 g) place dans une cartouche a extraction pendant six
heures. L'extrait est recueilli dans un ballon prealablement
seche dans une etuve a 103 ° C puis tare ( Pl). Apres extrac-
tion, le ballon est remis dans l'etuve a la meme temperature
pendant une nuit, puis pese (P2). La difference de poids (P2
-Pl) constitue l'extrait ethere exprime en p.100 de la
matiere seche.
III.2.2.5. Matieres azotees
• Matieres azotees totales
Les matieres azotees totales (MAT) sont determinees
selon la methode de kjeldahl qui consiste a mineraliser le
produi t par l' acide sulfurique concentre en presence d 'un
catalyseur (K7. so 4 /Hg0 dans un rapport de 10/1). Le
mineralisat es't alcalinise par une solution de soude a 40
p. 100. L' ammoniac libere est entraine par distillation et
recueilli dans un exces d'acide borique, puis titre par
l'acide sulfurique 0,IN .
. Azote soluble
La solubili te de l' azote ( S) a ete mesuree par la
methode de Madame Durand (Demarquilly et Verite - 1978) afin
de prevoir la solubilite des matieres azotees dans le rumen a
partir d'une mesure simple utilisant une solution inerte.
Elle consiste a agi ter le produi t a analyser dans un
solvant ( salive artificielle) a base de bicarbonate et de
phosphate de sodium a pH 6, 9 pendant deux fois une heure,
puis a determiner la proportion d'azote solubilisee.
Pour un i±tre de solution, il faut :
7,12 g de Na HP0 12 H2 0
4
2
9,24 g de Na H C0
3
0,47 g de NaCl
0,45 g de KCl
La solution est saturee en Co 2 avant son emploi
jusqu'a ce que le pH avoisine 6,9.
L'echantillon est traite par la salive artificielle (50
ml) sur un agitateur magnetique pendant une heure a tempera-
ture ambiante. Il est ensuite centrifuge pendant quinze
63
minutes a 2 500 - 3 OOO trs/mn. Le filtrat est recueilli dans
une fiole de 100 ml. L'operation est recommencee, ce residu
(40 ml) et le filtrat sont recuperes dans la meme fiole. On
ajuste a 100 ml avec la solution de base.
Le fil trat est recupere et mineralise, puis distille
pour la determination de l'azote selon la methode Kjeldahl.
Le resultat est exprime en p.100 de l'azote total.
III.2.2.6. Constituants parietaux
Les constituants parietaux ont ete doses par les metho-
des de Weende et de Van Soest .
. Cellulose brute de Weende
La cellulose brute de Weende (CB) consti tue le residu
organique obtenu par deux hydrolyses sur 1 g d'echantillon.
La methode de Weende consiste a trai ter successi vement le
produit par des solutions bouillantes d'acide sulfurique
(0,26 N) et d'hydroxyde de potassium (0,25 N).
Le residu est recupere par filtration sur papier preala-
blement tare (Pl) qui est lave, seche a l'etuve (103°C) pen-
dant une nuit puis pese (P2). Il est ensuit calcine a 520°C.
La differente P2 -Pl diminuee des cendres correspond a la
cellulose de Weende.
Cette methode presente des limites car en moyenne,
80 p.100 des hemicelluloses et 50 a 90 p.100 de la lignine
sont dissous par les deux hydrolyses (acide et alcaline), et
de ce fait sont assimiles a une partie de l'ENA, qui est en
consequence surestime (Van Soest et Mc Queen, 1973) .
. Methode gravimetrique de Van Soest (tableau 3.3)
Plusieurs techniques gravimetriques ont ete proposees
pour separer les differents constituants parietaux. Celles de
Van Soest sont les plus utilisees actuellement en raison de
leur simplificite et de leur rapidite
- Neutral detergent fiber (NDF)
Le residu paroi cellulaire (NDF) est obtenu par l'action
combinee, en milieu neutre et tamponne, d' un detergent ( le
laurylsulfate de sodium) qui elimine l'essentiel du contenu
cellulaire, en particulier les proteines et les complexes
tanins-proteines, et d' EDTA qui solubilise les substances
pectiques (Robertson et Van Soest, 1981 in Giger et al.,
1987). ~
64
Tableau 3.1. Mode operatoire d'analyse semi-automatique des
aliments a l'aide de detergents (d'apres Giger
et al. 1978 : methode appliquee au fibertec)
V)-M~hode de VANSOEST ex.
WI NE ( 1967)
Pesee de 1 g d'echantlllon IPES)
i
Extraction a reflux pendant 60 mn
avec 100 ml de solution c:letergent neutre
Filtration, rlnc;age du resldu a l'eau bouillante
puls a !'acetone
Sechage a 103°C (polds constant) - Pesee (P 1 J
l
Mlnerallsatlon a SS0°C - Pesee ( P )
I NDF (% MS) = (PI - P2> 2
x 100 / PES
(Methode appllquee au FIBERTEC)
E) -M~hode de VAN SO EST I 1963)
Pesee de 1 g d'echantillon (PES)
(au reprise du residu NDF)
l
Extraction a reflux pendant 60 mn
avec 100 ml de solution c:letergente ac:ide
Filtration, rlnc;age du resldu a l'eau
bouillante
puis a !'acetone
Sechage a 103°C I poids constant) - Pesee IP J
1
Mineralisation a SS0°C - Pesee {P )
2
i
Extraction a temperature ambiante pendant 3 heures
avec de I' aclde sut-furlque 72 % ( P / P )
Filtraction, rlnc;age du residu a l'eau boulllante
Sechage a 103°C (poids constant) - Pesee (P
3
J
'
Mineralisation. a 550°C - Pesee ( P J
4
ADF (%MS)= (Pl - P2 > x 100 / PES
ADL l% MS)= (P 3 - P4> x 100 / PES
Hemtcellulose = NDF - ADF
Cellulose= ADF - ADL
(Methode appllquee au FIBERTEC)
Dans le cas des aliments concentres, les trai tements
enzymatiques sont indispensables pour permettre de diminuer
la contamination des parois cellulaires sans entrainer la
solubilisation d'une partie de leurs constituants. Certains
problemes techniques sont ainsi resolus notamment la fil-
tration.
65
L'echantillon est traite au detergent neutre par ebul-
lition pendant une heure. Le traitement thermique, au milieu
duquel on ajoute 1 ml d' amylase permet de solubiliser les
polymeres non cellulosiques du glucose. Le residu est recu-
pere par filtration sur creuset en verre fritte de porosite
deux prealablement tare. Il est ensuite rince plusieurs fois
a l'eau chaude, puis une fois a l'acetone et mis a secher une
nui t a l 'etuve a 103 °c. Le residu sec obtenu correspond au
NDF et aux cendres qui sont dedui tes du residu brut apres
calcination a 550° C, on obtient ainsi le NDF exprime en
p.100 de la MS.
- Acid detergent fiber (ADF)
La teneur en ligno-cellulose, mesuree par la methode au
detergent acide de Van Soest, correspond au residu obtenu
apres hydrolyse dans une solution contenant de l'acide sul-
furique (0,5 N) et du cethyltrimethyl ammonium bromure. Les
cendres sont deduites du residu apres calcination.
L'echantillon est traite par une solution a base de CTAB
et d 1 H2 so 4 IN qui permet d'hydrolyser les constituants
cytoplasmiques, les hemicelluloses et les proteines. Apres
une heure d' ebulli tion, le residu est recueilli dans un
creuset comme precedemment et bien rince a l'eau chaude. Le
residu correspond a l'ADF plus les cendres exprimees en p.100
de la matiere seche. La teneur en ADF demineralisee est
obtenu par deduction des cendres.
- Acid detergent lignin (ADL)
Cette methode consiste en un traitement a la solution de
detergent comme pour la lignocellulose, le residu est ensuite
traite a l 1 H2 so 4 a 72 p.100 (densite 1, 638) pendant
trois heures, rince plusieurs fois a l 'eau chaude et seche
une nuit a l'etuve. Apres calcination pendant huit heures au
four a la temperature maximale de 500°C, le residu permet
d'obtenir l'ADL ~imineralisee .
. Parois vegetales insolubles dans l'eau (Carre,
1989)
On peut mesurer les parois vegetales insolubles dans
l'eau (cellulose, hemicellulose et substances pectiques
insolubles dans l'eau, lignine et proteines constitutives des
parois cellulaires vegetales).
La prise d'echantillon de 1 g est placee dans un tube
muni d'un barreau aimante.
L'amidon est solubilise par empesage et degrade a l'aide
d' une a - amylase thermostable a la temperature de 95 °c et
au pH de 5,6 pendant dix minutes. Ensuite, les proteines sont
66
solubilisees par un detergent et degradees par une protease a
40°C et a PH 7,5 pendant une heure.
La suspension est filtree dans un creuset contenant
0,5 g de terre de diatomees, et le filtrat subit differents
rinc;:ages:
- avec 100 ml d'eau distillee-;
- puis deux rin9ages avec 20 ml de methanol;
- enfin avec le melange chloroforme-methanol qui est laisse
en contact pendant cinq minutes afin de solubiliser les
lipides.
Apres une nouvelle filtration, le residu est rince avec
20 ml d' acetone, mis a secher pendant une nuit et incinere
dans un four a 500 ° C pendant deux heures, avant et apres
l'incineration est pese, ce qui permet d'obtenir la teneur en
parois insolubles dans l' eau exprimee en pourcentage de la
matiere brute.
III.2.2.7. Glucides cytoplasmiques
- Dosage des sucres (Afnor)
Cette manipulation permet de doser les sucres reducteurs
et les sucres totaux.
Ils sont dissous dans l'ethanol dilue, la solution est
defequee au moyen des reactifs de Carrez I et II. Apres
elimination de l'ethanol, les dosages sont effectues avant et
apres inversion, selon la methode Bertrand.
Carrez I
Solution aqueuse contenant de 1 'acetate de zinc ( 24
p.100) et acide acetique glacial (3 p.100).
Carrez II
Solution aqueuse contenant 10,6 p.100 de ferrocyanure de
potassium.
La prise d'echantillon a analyser (10 g) est introduite
dans un ballon jauge de 250 ml. On ajoute 200 ml d'ethanol a
40 p.100 et on melange pendant une heure avec le culbuteur.
Ajouter 5 ml de solution de Carrez I et agiter pendant une
minute, ajouter ensuite 5 ml de solution de Carrez II et
agiter a nouveau pendant une minute. Porter au volume avec de
l'ethanol, homogeneiser et filtre et prelever 200 ml de
filtrat. Il faut ensuite evaporer environ la moitie du volume
afin d'eliminer la majeure partie de l'ethanol. Le residu
67
d'evaporation sera transvase quantitativement a l'aide d'eau
chaude, dans une fiole jaugee de 200 ml, refroidi, porte au
volume avec de l' eau, homogeneise et fil tre si necessaire.
Cette solution sera utilisee pour le dosage des sucres
totaux.
Le resul tat est exprime en equivalent glucose en pour
cent de la matiere seche.
- Dosage de l'amidon par voie enzymatique
Cette methode consiste en une dispersion de l'amidon par
un traitement a acide benzoique 1 p.100 suivi d'un passage a
l'autoclave puis d'une hydrolyse par l'amyloglucosidase.
Apres degradation par cette enzyme, l'amidon est transforme
en glucose qui sera dose par la methode UV de Boehringer.
La prise d' echantillon de 500 mg est placee dans un
erlenmeyer, additionnee d'acide benzoique et portee a ebul-
li tion pendant trois minutes pour que les grains d' amidon
eclatent et que les chaines d'amylose et d'amylopectines
soient detruites. Les erlens sont ensuite autoclaves a 130°c
pendant une heure.
A la sortie de l'autoclave la mousse est rincee avec de
l'aice benzoique et les erlens sont laisses a refroidir
legerement. Apres ajustement du volume a environ 50 ml avec
le meme acide, la degradation enzymatique s'effectue dans du
tampon acetate, sous agitation lente et au bain-marie a 55°C
pendant deux heures.
On procede a la precipitation des proteines par les
reactifs de Carrez I et II en milieu sodique. On complete a
250 ml avec de 1 'eau distillee et on homogeneise par agi-
tation. On laisse un peu decanter puis une partie est filtree
pour le dosage du glucose par la methode UV de Bohringer a
l'aide d'un spectrophotometre a 340 nm
Les resul tats sont exprimes en gramme de glucose/I de
solution echantillon.
68
III.2.3. Mesure de la teneur en energie brute (Prolabo)
Cette methode permet de mesurer la quantite de chaleur
degagee au cours de la combustion d'un produit.
La prise d'essai (1,5 g), est placee dans une cupule et
reliee par un £il de coton et du £il metallique demise a £eu
a deux electrodes. L'ensemble est place dans la bombe
(capacite 350 cm3) que l'on remplit d'oxygene (25 bar), elle
meme placee ensuite dans un seau contenant 2 400 g d'eau, (ce
calorimetre est absolument adiabatique).
On releve la temperature de l'eau a l'equilibre, puis on
e£fectue la mise a £eu. Au retour a l'equilibre, on obtient
la temperature qui correspond au degagement de chaleur de la
combustion de l'echantillon.
Apres vidange de 1 'oxygene, on rince la bombe a 1 'eau
distillee pour recuperer les residus de combustion, permet-
tant apres titration, de corriger la formation d'acide (a).
Une correction tient egalement compte des chaleurs
parasites (b, fil de coton et fil metallique). Une fois ces
valeurs obtenues, on applique la formule suivante, donnant
l'energie brute en kcal/kg MS
Po= E (tf - ti) - (a+ b)
E = "equivalent en eau" en kcal de !'ensemble forme par la
bombe et le seau calorimetrique muni de son agitateur et de
son chauffage
tf et ti = temperatures finales et initiales.
III.2.4. Mesure de la degradabilite enzymatique
. de la matiere organique par la pepsine cellulase
{INAPG)
La methode de mesure de la degradabilite de la matiere
organique des aliments concentres a ete mise au point en
simplifiant au maximum le travail. La methode enzymatique
adoptee est celle de l'INPG (1984). Elle comprend trois
etapes:
- L'empesage
La prise d' echantillon a analyser est placee dans un
tube a centrifuger de 100 ml muni d' un bouchon. Elle est
empesee au bain-marie a 70°C pendant dix minutes dans 25 ml
d' eau distil lee. Apres 1 'empesage, le tube est refroidi a
temperature ambiante.
69
- Traitement au melange glucolytique
Apres adjonction de 24 ml de la preparation enzymatique
glucolytique (melange : amylase, cellulase, hemicellulase),
le tube est agite lentement puis incube 25 heures dans un
bain-marie thermostate a 39 + 1 °c incubation au cours de
laquelle, il subit deux agitations lentes.
Le volume est ajuste a 100 ml avec de l' eau chaude
(80°C) et le tube est centrifuge dix minutes a 3 OOO tours et
le surnageant est preleve.
- Traitement a la pepsine chlorhydrique
Apres le prelevement du surnageant, on ajoute 50 ml de
la solution de pepsine - chlorhydrique. Le tube est agi te
lentement et incube vingt-quatre heures au bain-marie a 39°C .
. de la matiere azotee par la protease (Aufrere,
1989)
Cette methode consiste en une mesure de la degradabilite
de 1' azote par la protease de Streptomyces griseus ( sigma
type IV, no P - 5147 a la soude d'l mg pour 500 mg d'echan-
tillon) de tampon borate phosphate a pH 8 au bain-marie a
40°c.
Les tubes sont agites manuellement toutes les heures.
Elle est utilisee pour determiner la cinetique de dis-
parition de l'azote en 1 h et en 24 h. A la fin de chacune de
ces periodes, 1 'echantillon est centrifuge ( 5 mn a 3 OOO
tours) puis filtre. Le tube est rince une fois avec de l'eau
distillee ainsi que l'entonnoir apres enlevement du filtre.
Le dosage de l'azote est effectue sur le surnageant par
la methode de Kj eldhal. Les valeurs sont rapportees a la
teneur en azote total.
III.3. METHODES D'ESTIMATION DE LA VALEUR ENERGETIQUE ET
AZOTEE DES ISSUES DE RIZ A PARTIR DE L'ANALYSE
Remarque : la valeur azotee n' a ete estimee que pour
les ruminants. Pour les monogastriques, seule la teneur en
proteines brutes a ete mesuree et les teneurs en acides
amines peuvent etre calculees a partir des donnees biblio-
graghiques.
70
III.3.1. Valeur energetique pourles pores
Les equations de prediction proposees ou rapportees par
Henry et Perez (1982), ont ete appliquees.
La teneur en energie brute a ete soi t mesuree ( cf.
3. 2. 3. page 68) soi t estimee d' apres 1 'equation de Schiemann
( 1971). Il n' existe pas pour cette equation de terme cor-
rectif ( 6. ) specifique des issues de riz. Aussi 1' a t 'on
estime nul d'apres nos resultats experimentaux (cf. IV.2.6).
La digestibilite de l'energie (DE) a ete estime d'apres
l'equation de Henry, 1976, valable par les aliments simples
et les aliments composes (Henry et Perez, 1982).
DE= 96,3 - 1,39 ADF - 0,56 (NDF - ADF)
pour des teneurs en NDF, ADF exprimees en p.100 de matiere
seche.
La teneur en energie digestible (en Kcal/kg de matiere
seche) a ete deduite du calcul :
ED= EB x DE
III.3.2. Valeur energetique pour les volailles
Faute d'equation valable pour l'ensemble des issues de
riz, nous avons applique des equations mises au point soit
pour des farines basses de riz ( teneur en cellulose brute
inferieure a l l p.100 de matiere seche, Janssen, 1988), soit
pour d'autres issues de cereales (Carre, 1988), soit pour des
aliments composes.
Nous sommes conscient des erreurs d'estimation que nous
avons ainsi risque, ces calculs permettent toutefois de com-
parer entre elles les issues de riz. Des e~timations plus
fiables necessiteraient des essais in viva sur quelques
echantillons, essais que nous n'avons pas effectues.
Les equations appliquees sont regroupees dans le tableau
3.2.
Tableau 3.2 - Equations d'estimation de la teneur en energie
metabolisable pour volailles retenues dans le
cadre de l'etude des issues de riz
Type d'aliment EM en kcal/ kg MS References
MM, MAT, CB, MG, PAR en g/krz. MS
Issues de riz JANSSEN et CARRE (1985)
CB ::. 150 g/kg MS EM• 4283 - 16,9 CB ± 371
Issues de riz EMA• 4675 - 4,675 MM - 6,96 MAT+ 4,3 MG - 8,2 CB JANSSEN (1988)
CB :. 110 g/kg MS
Son de ble et EM• 3887 - 5,16 MM - 3,75 PAR CARRE (1988)
corn glutten feed
CHAPITRE IV
RESULTATS
73
IV.1. OBSERVATIONS GENERALES SUR LES DONNEES ET LEUR
INTERPRETATION
Le fichier de donnees utilise correspond a 308 echan-
tillons. La comparaison de la composition de nombreux
echantillons aux donnees bibliographiques montre que leur
denomination par les expedi teurs en balles, sons, farines
basses etc. est sou vent imprecise. Apres avoir elimine 17
echantillons aux compositions aberrantes (teneurs en cendres
et en azote tres elevees par exemple), nous avons procede a
1 'aide d' un logiciel STATITCF a une classification automa-
tique des echantillons en fonction de leurs teneurs en cen-
dres (MM), en matiere grasse (MG), en matieres azotees (MAT)
et en cellulose brute (CB). La methode utilisee est la clas-
sification ascendante hierarchique basee sur la distance
euclidienne.
Le programme ne pouvant fonctionner qu'avec un maximum
de 150 donnees, nous avons divise le fichier en trois sous-
fichiers. Les classes definies par les trois traitements ant
des caracteristiques tres proches entre elles (tableau 4.1),
nous avons done admis que nous pourrions les juxtaposer. Les
cinq classes constituees ant des caracteris tiques moyennes
qui permettent de les identifier aux sousprodui ts du riz
decrits dans la bibliographique (tableau 4.1).
Les teneurs en MM, MAT, MG et CB ont ete determinees
pour tousles echantillons, en revanche, les autres analyses
n'ont ete effectuees que sur des sous ensembles souvent
differents d'un critere a l'autre. I l a done fallu constituer
de nombreux sous fichiers tant pour etudier chacun des cri-
teres analytiques que pour etudier les relations pouvant
exister entre eux. L' ensemble des trai tements statistiques
(moyenne, ecart-type, correlation, regression ... ) a ete
realise a l'aide du logiciel STATITCF.
IV.2. COMPOSITION CHIMIQUE ET DEGRADABILITE ENZYMATIQUE DES
ISSUES DE RIZ.
IV.2.1. Cendres et mineraux (tableau 4.2.)
Les teneurs moyennes en cendres des balles et sons forts
sont proches de 20 p.100 de MS, un peu plus elevees pour les
sons forts. Dans lessons fins, elles constituent 14 p.100 de
MS alors que dans des sons de ble, par exemple, il n'y a que
6 p.100 de cendres. Les farines basses ant aussi, conforme-
ment a la bibliographie (INRA, 1988 par exemple) des teneurs
Tableau 4.1 - Effectifs (N) et caracteristiques des classes d'echantillons constituees a 1 'aide du programme de classification
automatique de STAT-ITCF (classification progressive ascendante distance euclidienne) : moyennes (x), ecart-types
(E.T.) et valeurs extremes (min. max.) des teneurs en MM, MAT, MG, CB (p.100 de MS) des groupes
Classe M.M. C.B. M.G. M.A.T.
* N
Denomination ,ix ETR min tnax -X ETR min max -X ETR min max X ETR min max
BALLE 1 4 20.0 6.8 12.6 26.2 49.3 1.8 46.9 51.2 0.6 0.2 0.3 0.9 2.3 0.7 1. 6 3.1
2 2 17.6 0.1 17.5 17.6 49.9 3.6 47.5 52,5 2.1 0.3 1. 9 2.3 4.5 3.4 2.1 6.9
3 3 17. 1 2.0 14.9 18.8 47.1 4.7 42.5 51. 9 1. 2 0.6 0.7 1. 9 2.7 0.9 1. 8 3.6
SON FORT 1 13 16.5 4.2 8.1 24.4 31. 7 4.8 25.4 40.5 4.9 2.0 0.9 0.6 0.4 2.9 5.4 15.6
2 26 18.6 3.3 10.1 25.1 32.8 4.2 25.5 40.2 5.2 1. 9 0.9 7.9 6.8 1.8 3.3 10.8
3 44 20.3 4.1 11. 6 32.8 31. 5 4.8 19.9 40.3 5 .1 l. 5 2.1 9.9 6.9 1.1 5.0 10.3
SON FIN l 6 15.5 1. 4 13.8 17.8 19.9 1. 5 18.4 21. 9 10.5 2.1 6.9 13.2 10.6 3.0 6.3 14.3
2 10 14.4 4.3 8.0 22.5 18.9 2.6 12.5 22.1 7.7 4 .1 3.1 14.5 9,9 1.9 6.9 13.5
3 18 13.4 3.0 9,3 20.1 18.2 3,5 11. 2 24.3 10.6 4. l 4.3 17.2 12.1 2.3 8.5 16.7
FARINE l 59 9.7 1. 9 6.5 14.9 10.7 2.9 5.0 20.8 17. 2 2.9 0.8 22.2 15.6 2.2 10.0 21. 5
2 62 10. l 3.0 3.8 18.7 10.2 3.9 2.7 19.9 15.9 4.0 6.4 24.4 12.8 2:2 7.7 19
3 37 9.9 2.4 5.2 15.4 9.0 2.9 2.8 14.9 17.4 3.7 11. 5 28.3 14.6 2.0 11. 2 19.6
BRISURE 1 23 4.0 2.5 0.1 9.9 4. 1 3.1 0.5 11. 9 5.6 4.1 0.6 12.8 12.5 3.1 7.3 17.0
2 9 l. 7 0.6 0.7 2.5 2.4 1.4 0.4 5,3 2.0 1.0 0.7 3.9 0.8 2.4 5.6 13.4
3 6 4.4 2.2 1.4 .. 7 .1 4.4 2.8 2.2 9.5 4.9 2.6 0.9 7.9 11. 9 2.1 8.1 13.5
* n° traitement
Tableau 4.2 - Valeurs moyennes et extremes et ecarts-types des teneurs en constituants mineraux des issues de riz
(p.100 de MS)
Insoluble p
Cendres Ca Mg K
chlorhydrique
BALLE x ·18,5 16,6 0,09 0,61 0,09 0,37
Sd 4,5 4,8 0,04 1,46 0, 14 0, 16
Max 26,2 24,9 0, 14 4,46 0,44 0,67
Min 12,6 11,8 0,05 0,03 0,03 0, 17
n 9 9 9 9 8 8
SON FORT
-X 19,2 15,5 0,1 0,49 0,25 0,68
Sd 4,1 3,8 0,03 0, 19 0,10 0,21
Max 32,8 25,4 0,3 1,49 0,75 1,57
Min 8,1 5,3 0,05 0,05 0,09 0,26
n 83 82 82 82 73 73
SON FIN x 14,0 8,2 0,08 1,08 0,51 1,2
-·-
Sd 3,3 3, l 0,02 0,05 0,20 0,83
Max 22,? 16,2 0, 12 2,30 0,96 5, 18
Min 8,0 1,2 0,03 0, 11 0,09 0,32
n 34 34 31 31 30 30
- 9,9 2,1 0,09 1,60 0,78 1,44
FARINE X
-- --
Sd 2,5 2,0 0, 13 0,52 0,23 0,35
"
Max 18,7 8,5 1,22 2,94 1,97 2,09
Min 3,8 0,2 0,004 0, 12 0,22 0, 13
n 158 158 158 157 148 150
BRISURES -
X 3,5 g 0,05 0,62 0,29 0,61
Sd 2,3 0,7 0,03 0,44 0,21 0,41
Max 9,9 2,9 0, 13 1, 64 0,66 l, 99
Min 0,6 0,02 0,01 0, 11 0,04 O, 14
n 38 37 38 38 33 32
·,.
76
en cendres (10 p.100 de MS) superieures a celles des autres
issues de cereales. Seules les brisures avec 3,5 p.100 de MS
ont une teneur en cendres faible.
Dans les balles, lessons forts et lessons fins 90, 80
et 60 p.100 respectivement des cendres sont constitues d'in-
soluble chlorhydrique. Ce taux n 1 est que de 20 p.100 dans les
farines basses et les brisures.
Le calcium est plus abondant dans les issues de riz
comme dans les autres sous-produits des cereales. Les valeurs
moyennes des teneurs en Ca sont peu differentes entre les
groupes.
Le phosphore en revanche est present en plus grande
quantite surtout dans les farines basses ou des teneurs
atteignant 20 g/kg MS ont ete mesurees. Signalons, cependant
que les teneurs les plus elevees notamment dans les balles
(45 g/kg MS) semblent peu probables et que des verifications
devraient etre entreprises ( histogramme des frequences par
groupes d'echantillons, controle de resultats etc.).
Les teneurs les plus elevees en Mg et K ont ete mesurees
dans les farines basses mais ces elements sont rarements
limitants en alimentation animale.
Conclusion:
Les teneurs en cendres, tres variables d'un groupe
d'issues a l'autre, ne refletent pas les teneurs en mineraux
utiles: les teneurs en Ca varient peu en fonction du type de
produit et celles en P sont plus elevees dans les farines
basses. La variabilite des teneurs en Ca, Pa l'interieur de
chaque groupe meriterait une etude plus approfondie.
IV.2.2. Constituants parietaux
IV.2-2.1. Teneurs en CB, NDF, ADF, ADL et PAR.
La teneur en CB est un des quatre criteres de classifi-
cation des echantillons. Pour les echantillons qui ont ete
analyses par la methode de Sharrer on a estime la teneur en
cellulose brute de Weende par la relation liant ces deux
criteres (cf. ci-dessous IV.2.2.2.1.).
Les cinq groupes d 'echantillons issus de la classifi-
tion se distinguent bien en fonction de leurs teneurs en
constituants parietaux, quel que soient les methodes
employees et ... ies composes analyses (tableau 4.3.).
Tableau 4.3 - Valeurs moyennes et extremes et ecarts-types des teneurs en constituants organiques des issues de riz
(p.100 de MS)
Constituants narietaux
MO CBw CBs NDF ADF ADL PAR MG MAT ENA AMIDON
(1)
BALLE - 8 1.5 44.7 38.7 70.7
X
Sd
--
4.5 1. 7
-- 52.2
-- 16.5 72.1 1.2
o.8
3.0
1.6
35.0
-
Max 87.4 46.9 40.8 73.9 55.8 17.5 76.5 2.3 6.9 38.3
Min 73.7 42.5 36.4 67.6 48.7 15.2 67.6 0.3 1.6 31. 7
n 9 2 7 2 2 2 2 8 9 2
SON FORT -
X 80.8 33.0 24.4 53.7 37.0 12.2 47.8 5.1 7.1 36.3 11.6
Sd 4.1 4.5 4.0 7. 1 5.1 2.6 4.9 1. 7 1.8 4:'i ~
Max 91. 9 40.3 32.2 69.a 47.0 17.5 52.6 10.0 15.6 50.0 26.1
Min 67.2 20.0 16.0 38.8 23.3 1. 3 40.5 1.0 3.3 26.9 0.9
n 83 40 58 37 37 37 6 83 83 36 5
SON FIN -X 85.9 17.8 14.9 35.0 19.6 6.7 33.4 9.7 11.:..t 43.6 !1:L
Sd 3.3 3.7 1. 8 5.8 3.4 1.2 6.7 4.0 2.5 6;2 5.5
Max 91. 9 22.5 18.7 45.7 24.7 8.5 40.3 17.2 16.7 51.,8 17.6
Min 77 .5 11. 2 9.5 26.7 12.2 3.7 22.2 3.11 6.3 35.5 9.8
n 34 12 28 12 12 12 5 34 34 11 2
FARINE
-
X 90.1 8.8 7.9 28.5 11.1 3.8 26.8 16.7 14.3 47.9 20.0
Sd 2.5 4.4 2.6 8.2 5.4 2.0 17.1 3.6 2.5 10 •. 4 11.0
Max 96.2 19.9 16.4 46.4 21. 7 7.9 62.8 28.3 21.5 63.3 36.3
Min 81. 3 2.8 1. 9 14.2 1. 7 0.7 10.0 6.4 7.7 28.9 6.5
n 158 23 142 17 17 16 10 158 158 17 8
BRISURE - 96.4
-3.8 2.9 15.2
X 2.0
- - .1.0 3.7 4.6 11. 5 87.4 49.9
Sd 2.3 3.9 2 .1. 3.7 1.4 0.7 2.9 3.6 3.2 - 26.2
Max 99.4 9.5 9.0 19.3 3.6 1.8 7.0 12.8 17.0 87.S 68.4
Min 90.1 0.4 0.1 12.2 0.9 0.4 1. 7 0.6 5.6 87.3 31.4
n 38 4 36 3 3 3 3 38 38 2 3
(1) Valeur indicative
78
En revanche, la variabili te a 1' interieur des groupes
est faible, comme en temoignent les ecarts types des consti-
tuants parietaux des balles et des sons. Les coefficients de
variation sont bien surplus eleves pour les farines basses
et les brisures en relation avec le niveau peu eleve des
teneurs en constituants parietaux.
IV.2.2.2. Relations entre les teneurs en consti-
tuants parietaux
Suivant le niveau d'equipement et de technicite des
laboratoires ou l'espece animale consideree, tel ou tel
dosage des constituants parietaux est effectue. Or, les
regroupements de resul tats en vue d' une etude par produi t,
comme celle qui est presentee ici, ou encore, l'application
d'equations de prevision de la valeur alimentaire font
souvent appel a d' autres resul tats. Il est done utile de
disposer d' equations de passage d' un cri tere parietal a un
autre.
IV.2.2.2.1. Relations entre les teneurs en
cellulose brute de Weende et
cellulose brute de Sharrer
Le dosage de la cellulose brute par la methode de
Sharrer (CBS) a ete applique a 1' IEMVT j usqu' en septembre
1980. La valorisation des resultats d'analyses correspondant
aux echantillons anciens necessite d'estimer leurs teneurs en
cellulose brute de Weende (CBW). Les deux dosages ayant ete
effectues sur 30 echantillons, on en deduit la relation
suivante:
CBW = 1,279 CBS+ 0,337
r = 0,915 etr = 3,2
CBW et CBS en p.100 de MS
Pour des teneurs elevees en cellulose, les resul tats
obtenus par la methode de Weende, sont tres superieurs a ceux
obtenus par la methode de Sharrer.
IV.2.2.2.2. Relations entre les teneurs en CBW
et les teneurs en constituants
parietaux de Van Soest
Sur un ensemble de produits d'origines botaniques diffe-
rentes, les variations de la teneur en cellulose brute ne
rendent pas compte des teneurs relatives en hemicellulose,
79
cellulose, lignine qui influencent beaucoup la digestibilite.
Les equations de prevision de la digestibilite des aliments
pour les pores et ruminants font de plus en plus appel aux
consti tuants parietaux de Van Soest, bien qu' ils ne soient
pas encore doses par tous les laboratoires. Toutefois, a
1' interieur d 'une espece vegetale, les liaisons entre les
differents cri teres sont etroi tes et il est ainsi possible
d' estimer les teneurs en NDF, ADF ou ADL en fonction de
celles en CB (Sauvant et al., 1987). Les relations calculees
pour les issues de riz sont presentees dans le tableau 4.4.
IV.2.2.2.3. Relations entre les teneurs en
parois insolubles (PAR) et les
teneurs en CBW d'une part et
constituants de Van Soest
d'autre part
Le dosage des parois par la methode de Carre sera proba-
blement adopte dans l'avenir pour l'estimation de la teneur
en energie metabolisable des aliments pour volailles. Peu
d'echantillons ont subi cette analyse. La mise au point
d'equations entre les teneurs en PAR et les autres criteres
parietaux est done tres utile.
Les teneurs moyennes en NDF et en PAR sont proches pour
les balles, lessons et les farines basses. En revanche, les
teneurs en NDF des brisures sont beaucoup plus elevees que
celles en PAR; il est possible qu'il y ait eu des problemes
de filtration, lors du dosage du NDF dans les brisures.
Les coefficients de correlation entre les teneurs en PAR
et les autres cri teres sont compris entre O, 87 et O, 90,
lorsqu' ils sont calcules a partir de l 'ensemble des echan-
tillons (n = 24), par contre, ils sont plus faibles et sou-
vent non significatifs a l'interieur d'une classe de produits
(cf. tableau 4.5) sauf pour les farines basses de riz.
IV.2.3. Glucides cytoplasmiques
Les cereales se caracterisent par leur richesse en
extractif non azote (ENA) principalement constitue d'amidon.
Le grain de riz paddy, non debarasse de ses enveloppes,
ne contient que 42 p.100 d'amidon (INRA, 1984), mais le riz
decortique a des teneurs en amidon comprises entre 75 a
88 p.100 (Thivend, 1981), suivant probablement le degre de
blanchiment (87 p.100 pour du riz blanchi, Janssen, 1988), ce
qui le place en tete des grains de cereales.
Tableau 4. 4 - Equations de prevision des teneurs en parois cellulaires (NDF), ligno-
cellulose- (ADF) ~t lignine de Van Soes-t (ADL) a partir de· la teneur
en cellulose brute de Weende (en p.100 de MS)
Teneur Regression
NB R2 ETR
predite Constante Coe ff. reg.
Ensemble des 68 NDF 15.24 1.18 0.91 4.5
sous-produits
du riz 68 ADF -0.09 1.13 0.98 1. 9
68 ADL 0.2 0.36 0.86 1. 8
Tableau 4.5 - Equations de prevision des teneurs en parois vegetales insolubles (PAR)
a partir de la teneur en parois cellulaires (NDF), en ligno-cellulose
(ADF), en cellulose brute (CB) et lignine Van Soest (ADL) (en p .100 }1S)
Teneur Regression
Ensemble des sous- NB R2 ETR
predite Constante Coeff. reg.
produits de riz
CBW 24 PAR. 11. 96 1. 22 0.87 6.83
NDF ,24 II
-0.95 0.94 0.83 7. 77
ADF .. 24 II
11. 97 1.11 0.90 5.96
ADL 24 II
11. 38 3.30 0.89 6.24
81
La teneur moyenne en amidon des farines basses est
d'apres Thivend (1981) de 55 p.100 et varie de 46 a 55 p.100
suivant leur contamination par des balles (Janssen, 1988).
Les teneurs en amidon des brisures et farines basses
rapportees dans les tables destinees au rationnement des
monogastriques (INRA, 1984) sont plus faibles, 69 et 20,4
respectivement. Les valeurs moyennes obtenues dans le cadre
de cette etude sont proches de celles de l'INRA (1984) pour
les farines basses: 20 p.100.
En revanche, elles sont beaucoup plus faibles pour les
brisures 50 p.100 au lieu de 69 p.100. Les teneurs
moyennes en amidon, des sons forts et fins ( 11, 6 et 13, 7
p.100 respectivement) sont plus faibles que celles des sons
de ble (16 a 19 p.100).
Il faut toutefois signaler que le dosage de l'amidon n'a
ete ini tie au laboratoire de 1' IEMVT que dans le cadre de
cette etude ; les etalonnages et verifications etant encore
en cours, les resul tats ne sont done presentes qu' a titre
indicatif. Ils sont surtout destines a evaluer, les varia-
tions des teneurs en amidon des differents types d'issues en
fonction de leur origine.
Il en est de meme et dans une plus grande mesure, pour
les teneurs en sucres. Suivant la nature des issues, nous
avons obtenu des teneurs moyennes comprise entre 2 et 11 g/kg
avec des valeurs extremes de 18 g/kg, alors que les farines
basses en contiendraient 59 a 79 g/kg (INRA, 1984 - Janssen,
1988). Nous avons done prefere ne pas presenter les resultats
de ce dosage.
IV.2.4. Matiere grasse
Les teneurs elevees en lipides des issues de riz ont des
consequences sur leur valeur energetique et sur leur conser-
vation. Les plus fortes teneurs en lipides sont observees
dans les farines basses (16,7 p.100 de MS) et dans lessons
fins (9,7 p.100 de MS). Cette derniere valeur est inferieure
a celle des tables (11 p.100 MS, INRA, 1988), relative a des
echantillons plus purs que ceux sur lesquels nous avons
travaille.
L'heterogeneite des echantillons est aussi mise en
evidence par les coefficients de variation des teneurs en MG
qui atteignent 20 p.100 et 40 p.100; respectivement pour les
farines basses et lessons (tableau 4.3.).
82
IV.2.5. Matieres azotees : azote total, solubilite,
degradabilite enzymatique
La teneur en azote total est un critere d'appreciation
des aliments indispensable pour toutes les especes domes-
tiques. La solubili te et la degradabili te enzymatique sont
relatives a !'utilisation digestive des matieres azotees
chez les ruminants.
IV.2.5.1. Matieres azotees totales ou proteines
brutes
Les teneurs en MAT des issues de riz peuvent etre
classees par ordre decroissant farine basse, son fin,
brisure, son fort et balle. Les differences entre types de
sous-produits sont moins marquees que dans les tables parce
que les echantillons que nous avons etudies sont rarement
purs comme cela a deja ete signale, toutefois la variabilite
intra classe est faible : CV = 17 p. 100 pour les farines
basses, 22 p.100 pour lessons fins et 27 p.100 pour les
brisures.
Les teneurs en MAT des farines basses sont proches de
celles des sons de ble, tandis que les teneurs en MAT des
sons fins et des brisures sont peu differentes de celles des
sons de maYs et de sorgho.
IV.2.5.2. Solubilite (tableau 4.6.)
La solubili te des matieres azotees est tres variable
suivant le type d'issues
- pour les balles et lessons forts, qui sont pauvres en MAT,
elle est proche de 20 p.100;
- pour les sons fins, les farines basses et les brisures,
elles sont respectivement de 27, 19 et 10 p.100
La valeur de 15 p.100 adoptee par l'INRA en 1978, pour
les sons et les farines basses ne semble done pas pouvoir
etre adoptee uniformement pour !'ensemble des issues de riz.
IV.2.5.3. Degradabilite enzymatique par la pronase
(tableau 4.6)
Comme les solubilites, les degradabilites apres une
heure (DEl) et 24 heures (DE24) varient avec la nature des
issues de riz. Les matieres azotees des sons fins sont les
plus fermentescibles, tandis que celles des brisures le sont
peu.
Tableau 4.6 - Valeurs moyennes et extremes de la solubilite et de la degradabilite des
matieres azotees des issues de riz (p.100 de MAT)
Deg. E::iz. MA DT
s
1 hn,·- - 24 heures AUFRERE
BALLE x 18.1 21.5 43.5 49.3
Sd
-- -- -- --
Max 22.3 45,7 30.4
Min 20.4 41.3 48.2
n l 2 2 2
SON FORT - 21.3 30.6 45.4 59.3
X
-- -- -- --
Sd 4.1 5.4 5.4 5.6
Max 26.9 41.5 53.8 69,4
Min 14.l 18.3 32.5 45.6
n 10 25 25 22
SON FIN x 27.0
-- 33.7
-- 54.5
-- 63,1
Sd 4.4 5.1 8,1 5,8
Max 32.2 42,6 71.9 70, 3
Min 19.8 23.9 43.5 52 .1
n 8 10 9 7
FARINE -
X 19.4 27.3 59.6 54.8
Sd
--
8.3
--
5.6
--
11.0
--
6.4
Max 32.9 34.7 74.3 63.3
Min 8.6 17,3 35.4 44.4
n 10 11 11 12
BRISURES - 10.2 14.2
X
Sd
- -
4,0
- -
3.9
-40.6
18.7
43.4
- -
Max 14.4 16.5 61.9 43
Min 6.4 9.6 27.5 43.5
n 3 3 3 2
84
Les degradabilites theoriques (DT) ont ete estimees par
l'equation de Aufrere et al. (1989).
2
DT = 1,479 DEl - (DE 1 x 0,0076) + 21,12
DT et DEl en p.100 de MAT
Cette equation est adaptee aux aliments concentres.
Elles sont comprises entre 43 et 63 p.100 suivant le type
d'issues, et les coefficients de variation intra classe sont
faibles. Ces valeurs pourraient etre precisees par quelques
mesures de degradabilite in sacco.
IV.2.5.4. Relations entre les teneurs en MAT, leur
solubilite et leur degradabilite
Aucune liaison significative n'a ete observee entre les
teneurs en MAT d'une part, et leur solubilite ou leur degra-
dabili te d' autre part. La liaison entre les solubili tes et
les DEl ou les DT est faible (R2= 0,26) mais cependant signi-
ficative.
IV.2 .. 6. Degradabilite enzymatique de la matiere
organique
IV.2.6.l. Valeurs moyennes et estimation de la
DMO (tableau 4.8.)
Suivant les classes, la deg MO varie de 18 a 97 p.100
avec des ecart-types compris entre 9 et 0,3 p.100.
La DMO peut etre dedui te de ces valeurs a l' aide de
l' equation de Chaupoutot -et- -al.
- ( 1989). ' ( Communication
personnelle).
DMO = 36,7 + 0,57~_2-e94 enz ~o . i = 0,75 etr = 3.1
I ( ~l'.r'~~- .J_ N "~\
deg enz MO: degradabilite enzymatique de~A MO (p.100).
Elle varie de 47 p.100 en moyenne pour les balles a 92
p.100 pour les brisures.
Les valeurs de DMO estimees sont super1.eures de 2 a 3
points a celles des tables (INRA, 1988) qui sont 67, 73 et
90 p.100 respectivement pour lessons fins, les farines bas-
ses et les brisures. Il n'y a pas de donnees dans les tables
pour lessons forts et les balles.
Tableau 4. 7 - Equations de prevision de la degradabilite de l'azote lh (protease)
a partir des teneurs en MAT et en azote soluble (NS) et de previ-
sion de l' azote_ soluble a partir des teneurs en MAT
NB Teneur Re2ression
Ensemble des R2 ETR
predite Constante Coeff. reg.
sous-produits
de riz
MAT 45 D PRO 1 N.S.
NS 20 II
17.89 0.59 0.26 6.42
MAT N.S. N.S.
N.S. non significatif
Tableau 4.8 - Valeurs moyennes et extremes de la degradabilite enzymatique de la MS
et de la MO et de la digestibilite de la MO (DMO) estimee des issues
de riz (p.100)
Deg. enzym. DMO (1)
MS MO
BALLE x 19.5
-- 17.9
- - 47.0
--
Sd
Max 25.7 24.6 so.a
Min 13.3 11.3 43.2
n 2 2 2
SON FORT -
X 29.6 34.5
-- 56.6
Sd 7.4 10. l 6.0
Max 44.2 53.8 67.6
Min 12.8 14.6 45,l
n 19 19 21
SON FIN x 58.7 ~ 69.9
--
Sd 10.0 8,6 3.4
Max 78.6 77 .3 77 .o
Min 48.4 50,4 65,5
n 10 10 10
FARINE -
X 70.5 69.0 76.1
--
Sd 16.8 17.8 10,6
Max 97.0 96.9 92.0
Min 38.2 33,3 55.8
n 13 13 12
- 97.7 97.1 92.3
BRISURES X
Sd
-- -- --
Max 98.3 97.3 92.5
Min 97.1 96,9 92.2
n 2 2 2
(ll DMO estimee d'apres Chapoutot et al (1989)
86
IV.2.6.2. Relations entre la deg MO et la compo-
sition chimique
Comme nous 1 'avons signale dans la partie precedente,
les teneurs elevees en consti tuants parietaux influencent
negativement la deg MO, comme en temoignent les relations
presentees au tableau 4.9.
La teneur en ADF est le meilleur predicteur de la deg
MO, mais la prevision est plus precise si on associe la
teneur en NDF a la relation:
deg MO= 93,34 - 0,423 NDF - 0,673 ADF
2
n = 47 R = 0,88 etr = 7,7
Inversement la deg MO, varie dans le meme sens que les
teneurs en MAT et MG, mais les liaisons sont peu etroi tes
(tableau 4.9).
IV.2. 7. Teneurs en energie brute
Comme nous l'avons rappele au chapitre I, les teneurs en
energie brute sont fortement influencees par les teneurs en
cendres et en matiere grasse. C'est ainsi, que les farines
basses, riches en ces composants, ont une teneur moyenne en
EB tres elevee de 5000 kcal/kg legerement superieure a celle
de tables (4880 kcal/kg, INRA, 1988). Les sons fins et les
brisures ont par centre, des teneurs en EB un peu plus fai-
bles que dans les tables ( 4660 et 4340 kcal/kg respecti-
vement). Les sons forts et les balles, riches en cendres et
pauvres en lipides ont des teneurs en EB proches de 4000
kcal/kg, qui ne peuvent etre comparees, faute de donnees, a
d'autres resultats bibliographiques.
Les moyennes des teneurs mesurees en EB sont proches de
celles estimees d'apres l'equation de Schiemanh (avec )J = O),
pour les farines basses, les sons fins et les sons forts
( tableau 4 .10), mais les ecarts-types des differences sont
eleves. Pour les brisures et les balles, les moyennes des
differences atteignent - 47 et 157 kcal. L' ensemble de ces
resultats, ne semble pas justifier l'adoption pour l'equation
de Schieman, d'une valeur de~ di££erente de O specifique des
issues de riz.
En revanche, nous avons pu calculer une equation de
prevision de la teneur en EB pour l'ensemble des echantillons
etudies:
EB = 77,04 MAT+ 95,45 MG+ 57,08 CB+ 45,06 ENA - 541
n = 68 R2 = 0,97 etr = 91
avec EB en kcal/kg de MS et MG, CB, ENA en p.100 de MS
Tableau 4.9 -Equations de prevision de la degradatibilite enzymatique de la ma-
tiere organique a partir des constituants parietaux, ('1AT et ~1G
(en p.100 de MO)
Teneur Regression
Ensemble des issues NB R2 ETR
predite Constante Coeff. reg.
de riz
MAT 47 deg.MO 8.99 3.60 0.52 15.58
II
MG 47 39.60 1.01 0.13 20.84
CB 47 II
86.68 -1. 28 0.85 8.56
NDF 47 II
100.83 -0. 98 0.86 8.35
,I/
/,./ ADF 47 II
86.34 -1.15 0.87 8.02
ADL 47 II
85.97 -3.26 0.85 8.59
Tableau 4.10 Valeurs moyennes et ecarts-types des teneurs en energie brute des issues
de riz (kcal/ kg MS)
Estimee
Mesuree (Schi.emari li ( 1)
1971)
BALLE it 4025 3868
Sd
-- -- -157
Max 4089 3907 182
Min 3961 3829 132
n 2 2 2
SON FORT - 3920 3908 10
X
-- -- -
Sd 196 170 104
Max 4427 4431 309
Min 3521 3548 -301
n 36 36 36
SON FIN x 4499 4536
Sd
-- -- -8
236 223 87
Max 4783 4804 174
'
Min 4076 4186 -130
n 13 11 11
FARINE - 5000 4984 16
X
--
335
--
Sd 297 57
Max 5682 5563 124
Min 4505 4505 -88
n 15 15 15
BRISURES - 4278
X
Sd
-- 4332
-- --47
Max 4337 4365 -28
Min 4234 4300 -66
n 2 2 2
(1) t = valeur rnesuree - valeur estirnee
88
IV.2.8. Teneurs en balles
Les teneurs en balles ont ete estimees sur 21 echantil-
lons de sons forts, 9 echantillons de sons fins et 9 echan-
tillons de farines basses:
Moy. Ecart type Max. Min.
sons forts 21 50.7 12.6 70 20
sons fins 9 14.8 7.8 25 3
farines 9 4.3 2.5 10 2
basses
Ces teneurs sont elevees, si l'on se refere a la defini-
tion des produits, notamment des sons fins qui doivent etre
exempts de balles. Les issues de riz dont les valeurs pour
les volailles sont rapportees par Janssen (1988), contiennent
par exemple, soit mains de 3 p.100, soit de 3 p.100 a
10 p.100 de balles, ce qui correspond aux valeurs observees
ici, pour les farines basses.
Malgre, le caractere qualitatif de la methode employee
pour estimer les teneurs en balles ( paragraphe III. 2 .1. ) ,
nous avons examine les relations entre ce cri tere et la
composition chimique (tableau 4.10). Bien que les balles
soient riches en cendres et en constituants parietaux (NDF,
ADF, CB), c'est avec la lignine que la liaison est la plus
forte (R2 = 0,92) : ceci s'explique par la methode, basee sur
la propriete des lignines qui se colorent en presence de
phloroglucinol. Le dosage de la lignine, mains subjectif que
la methode colorirnetrique, permet done d' apprecier correc-
tement la contamination des issues de riz par des balles.
IV.3. ESTIMATION DES VALEURS ENERGETIQUES ET AZOTEES
IV.3.1. Valeur energetique pour les ruminants
Les valeurs energetiques exprimees en UFL et en UFV ont
ete estimees a l'aide des equations 1.4, 1.5 et 1.6 exposees
au chapitre I adaptees aux aliments concentres.
Les rnoyennes des resultats des trois estimations sont
proches entre,elles et des valeurs rapportees dans les tables
( INRA, 1988) pour les brisures, les farines basses et les
sons fins. La valeur energetique des sons fins est proche de
celle des sons de maYs ou des sons fins de ble; les teneurs
elevees en lipides, et done en energie brute, des sons de riz
Tableau 4.11 -Equations de prevision des teneurs en balle a partir des constituants
parietaux (CBW, NDF, ADF, ADL)et insoluble chlorhydrique
Teneur Regression
NB R2 ETR
Son fort et predite Constante Coeff. reg.
son fin
ICl 30 Balle -0.0026 2.94 0.58 13.32
CBW 30 II
-31. 54 2.53 0.88 7. 19
NDF 30 II
-39.08 1. 66 0.66 11. 91
ADF 30 II
-26.95 2.14 0.84 8.09
ADL 30 II
-32.47 6. 77 0.92 5.86
Tableau 4.12 - Estimation de la valeur alimentaire des issues de riz pour les ruminants
(UFL - UFV/kg de MS, PDIA, PDIN, PDIE en g/kg de MS)
SAUVANT 81 SAUVANT ET VERITE 81 INRA 88 INA.PG 89
un. UFV PDIA PDIN PDIE UFL UFV PDIA PDIN PDIE UFL
BALLE i 0.43
Sd
Max 0.50
Min 0.37
n 2
SON FORT i 0.53 0.43 28 50 50 0.58 0.50 27 !? 62 0.56
Sd
--
0.11
-
0.12
-5 -9 -8 0.07 0.08 6 9 8 0.10
Max 0.87 o. 75 37 67 63 o. 73 0.66 41 72 80 0.75
Min 0.33 0.20 23 40 39 0.49 0.40 19 38 52 0.34
30 30 9 9 9 17 17 ' 18 18 18 21
n
SON Fill i .Q.:.2.1 0.85 a.so 90 0.90
.i1 ~ 1§. 0.87 48 .§§_
Sd 0.07 0.08 3 4 4 0.06 0.06 13 15 · 17 0.06
Max 1.00 0.98 46 83 80 (). 9.5 0.90 77 110 129 0.98
Min 0. 78 o. 70 39 74 70 o. 7r o. 70 31 57 72 0.77
n 11 11 5 5 5 9 9 10 10 10 10
i
FARI,1E
Sd
-l.18
0.10
1.14
--
0.12
-6613 108
18
112
14
1.10
0.22
1.05
0.26
-66
13
-10917 -10623 1.11
--
0.18
Max 1.31 1.28 81 127 135 1.36 l. 37 81 131 137 1.35
Min 0.98 0.93 47 80 93 0.76 0.64 47 84 78 0.84
n 14 14 7 7 7 10 10 9 9 9 12
BRISUR.E i 1.19 1.19 42 67 1.24 1. 26 ~ 1.24
Sd
- J-2 2! ill
Mruc 1.20. 1.20 45 74 103 l.25 1.27 108 82 138 1.25
Hin 1.18 1.18 39 61 95 1,23 1.25 60 66 128 1.23
n 2 2 2 2 2 2 2 2 z z 2
90
compensent leur faible digestibilite: dMO = 63 p.100 pour le
son de riz, 76 et 72 p.100 pour lessons de maYs et lessons
fins de ble.
Les valeurs energetiques de sons forts sont a peine
superieures a celles des pailles et proches de celles des
coques de graines de coton. Les balles ont bien sur une
faible valeur.
Les coefficients de variation des valeurs UFL sont de
18, 7 et 16 p.100 pour lessons forts, lessons fins et les
farines basses. Les valeurs energetiques des brisures et des
balles n'ont ete estimees que pour deux echantillons.
IV.3.2. Valeurs azotees pour les ruminants
Les valeurs azotees ont ete deduites des equations 1.7
et 1. 8 ( chapi tre I ) en prenant pour S ou DT, les valeurs
figurant au tableau 4.6, a partir de la valeur 0,9 rapportee
par Verite et al. (1987) pour le riz et pour MOD ou MOF les
valeurs deduites des tableaux 4.8 et 4.3.
Les deux methodes d'estimation donnent des resultats peu
differents, les farines basses ont les teneurs en PDI les
plus elevees proches de celles rapportees dans les tables
pour les farines basses de riz et lessons de ble ou de maYs.
Les valeurs PDIE ne sont superieures aux valeurs PDIN
que par les brisures.
--5t~
IV.3.3. Estimation de la valeur energetique pour les
monogastriques
IV.3.3.1. Pore
La digestibilite de l'energie par les pores a ete
estimee a l'aide de d'equation d'Henry et Perez (1983). Les
valeurs moyennes de DE sent
Brisure Farine Son fin Son fort Balle
basse
X 87,9 71,l 59,4 35,6 13,2
DE et 8,7 4,2 7,9
(p. Max 88,7 86,9 64,7 53,6 18,0
100) Min 87,0 52,3 51,3 18,2 8,6
n 2 17 11 36 2
91
Les teneurs en energie digestible sont portees au
tableau 4.13. Les sons fins et les farines basses ont une
concentration energetique estimee proche de celle des tables
(INRA, 1984), mais avec des coefficients de variations de 10
et 15 p.100 environ. Les teneurs en ED des brisures sont les
plus elevees. Les sons forts ont des valeurs energetiques
tres faibles inferieures a la moitie des concentrations
recommandees pour le rationnement des pores.
IV.3.3.2. Volailles
Les trois equations utilisees donnent des estimations
assez differentes ; les ecarts entre les moyennes extr~mes
atteignent 400 kcal pour les brisures, 700 kcal pour les
farines basses, 1100 kcal pour lessons fins etc.
Bien que les equations de Janssen et Carn~ ( 1985) et
Janssen ( 1988) soient specifiques des issues de riz, les
estimations qui en sont deduites sont differentes entre elles
et des valeurs des tables
- brisures: 3695 kcal/kg MS (INRA, 1984) ;
- farine basse: 3348 kcal/kg MS (INRA, 1984) ou
3522 kcal/kg MS (AEC, 1987) ;
- sons fins non deshuiles: 2772 kcal/kg MS (AEC, 1987).
Pour lessons forts et les balles, les estimations de EM
sont tres faibles, voire negatives, mais il faut rappeler que
les limites d'emploi des equations (110 et 150 g du CB/kg MS)
n'autorisent pas, en principe, leur utilisation par ces
produi ts qui sont en fai t impropres a 1' alimentation des
volailles.
Malgre ces difficultes, les valeurs calculees permettent
de classer les differentes issues suivant ,leurs valeurs
energetiques et surtout de faire apparaitre la variabili te
des teneurs en EM des differents groupes : les EM estimees
des farines basses sont par exemple, comprises entre 2555 et
3592 kcal avec !'equation de Janssen (1988).
Tableau 4.13 - Estimation de la valeur alimentaire des issues de riz pour les
monogastriques (ED, EM en Kcal / kg de MS)
PORC VOLAILLES
ED EM EM E:!
Kcal/ kg de MS Henry et Perez Janssen et Janssen Carre 88
. Carre 85 88
BALLE x 539 -3272 65 348
Sd - - - -
Max 737 -2907 273 583
Min 341 -3638 -141 113
n 2 2 2 2
SON FORT -
X 1398 -1238 825 1090
Sd 329 760 382 268
Max 2105 921 1720 1578
Min 640 -2524 80 822
n 36 36 36 6
SON FIN x 2706 999 2115 1885
Sd 288 541 258 149
Max 3041 1876 2511 2025
Min 2117 128 1697 1683
n 11 11 11 4
FARINE -
X 3527 2683 3147 2472
Sd 473 776 358 551
Max 4212 3815 3592 3111
Min 2753 913 2555 1443
n 15 17 17 10
'
BRISURES -
X 3767 4062 3928 3654
Sd - - - -
Max 3777 4214 3955 3725
Min 3756 3911 3903 3584
n 2 2 2 2
CHAPITRE V
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
95
V.l. ECHANTILLONNAGE
Les echantillons dont nous disposions peuvent etre con-
sideres comme representatifs des issues de riz disponibles et
commercialisees en regions tropicales (Afrique, Amerique
latine et Asie). Elles sont vendues sous le nom de sons ou de
farines de riz, parfois sous les noms plus precis de sons
fins et de sons forts mais aussi avec la denomination tres
vague d'issues. Le regroupement des echantillons suivant les
indications fournies par les vendeurs ou les expediteurs et
le calcul des compositions moyennes par type de produit abou-
tissent a des resultats tres heterogenes : les ecarts types
associes aux moyennes sont tres eleves et les valeurs
moyennes sont elles-memes eloignees de celles des tables.
Nous avons done considere que l'identification des
echantillons n'etait pas fiable et nous avons procede a leur
classification automatique. La classification reposait sur
des criteres chimiques simples (teneurs en cendres, matieres
azotees, cellulose brute, matieres grasses) ayant des valeurs
tres differentes d'un type d'issue a l'autre. Les cinq
groupes constitues avaient des compositions moyennes proches
de celles figurant dans les tables, nous leur avons done
attribue les denominations suivantes:
en p.100 des
echantillons
Balles 2.8
Sons forts 25.8
Sons fins 10.6
Farine basse 49.1
Brisures 11.8
Cette repartition est a la fois differente et plus
precise que celle deduite des bordereaux d'echantillons
en p.100 des
echantillons
Balles 3.1
Sons 41.4
Issues 8.6
Farines basses 38.3
Brisures 8.6
En pays developpes, ne sont mentionnees dans les tables
que les brisures, les farines basses et lessons qui corres-
pondent aux sons fins de notre classification. Les sons forts
sont en fait un melange de balles et de sons.
96
En conclusion, les sous-produi ts du riz, disponibles
dans le commerce, sont rarement definis avec precision en
zone tropicale ; il est done necessaire de les classer en
procedant a des analyses chimiques simples.
V.2. VARIABILITE DE LA VALEUR NUTRITIVE DES ISSUES DE RIZ
Comme nous l'avons rappele ci-dessus, la valeur nutri-
tive des sous-produi ts du riz varie sui vant la categorie
d' issues et a 1' interieur de chacune d' elles : les ecarts
types des valeurs energetiques pour les ruminants sont par
exemple de 0.10, 0.06 et 0.18 UFL pour lessons forts, les
sons fins et les farines basses, ce qui correspond a des
coefficients de variation de 18 , 7 et 16 p.100 respec-
tivement. Signalons que les valeurs nutritives deduites des
resultats d'analyses sont souvent inferieures a celles de la
bibliographie. Les echantillons provenant des pays
developpes, a 1 'origine de la plupart des tables, sont en
effet probablement mieux standardises et de meilleure qualite
alors qu' il est difficile de trouver des produi ts purs en
zone tropicale.
Toutefois, il faut aussi rappeler que les tables men-
tionnent rarement la variabilite des echantillons ; la com-
paraison sur ce point entre produits d'origine temperee et
tropicale est done difficile.
Les sous-produits obtenus au cours de la transformation
du riz paddy en riz blanc sont directement influences par le
type de decortiqueuse employe et par son mode d'utilisation.
Ceci a ete par exemple mis en evidence au CEEMAT de Montpel-
lier : suivant l'ecartement des rouleaux, le "titre" du son
passe de 23 a 27 p .100 et sa valeur energetique pour les
volailles et les pores varie de pres de 10 p. 100 ( tableau
5.2). De meme, la composition et la valeur nutritive depen-
dent de 1' importance des melanges et des proportions des
produits qui les constituent cornme le montrent, par exemple,
les resultats relatifs aux farines basses (tableau 5.3). On
remarque dans ce tableau que la valeur energetique augmente
avec le degre de blanchiment : les farines basses issues du
4eme cone sont plus riches que celles issues du ler cone.
Cette derniere difference explique aussi en partie les
variations de la valeur energetique des sous-produits du riz
en zone tropicale : le riz de consommation n'y est souvent
que partiellement blanchi car il est parfois prefere ainsi et
cela augmente les rendements d'usinage. En consequence, les
sous-produi ts sont globalement plus riches en enveloppes et
plus pauvres en constituants de l'albumen. De plus, de nom-
breux f abricants n' hesi tent pas a reintroduire des balles
97
broyees ou non dans lessons ou farines basses pour augmenter
leur profit.
En conclusion, la valeur nutritive des issues de riz
varie suivant le materiel et les techniques d'usinage. Il est
done indispensable de disposer de methodes simples et rapides
pour prevoir leur valeur nutritive.
V.3. PREVISION DE LA VALEUR NUTRITIVE DES ISSUES DE RIZ
Suivant les moyens d'analyses disponibles, la prevision
de la valeur nutritive peut reposer sur les parametres
suivants:
- parametre physique: proportion de balles
La digestibilite et la valeur energetique sont en grande
partie fonction de la contamination des issues "nobles" par
les balles. La determination du taux de balles peut consti-
tuer une methode pour classer les issues de riz dans leur
categorie (son fin, son fort, farine basse .•. etc.) et ainsi
approcher leur valeur alimentaire. La methode colorimetrique
est conseillee en raison de sa simplicite et de sa rapidite.
Elle peut etre appliquee sur le terrain avec un materiel
minimum. Cependant cette methode depend de 1 'experience du
technicien. Les resultats du test colorimetrique peuvent etre
co2firmes par 1' analyse chimique grace a la bonne liaison
(R =0,92) entre le taux de balle et la teneur en lignine.
- analyse chimique simple
Le dosage des cendres, des matieres azotees, des
matieres grasses et de la cellulose brute est suffisant pour
classer les issues de riz dans leur categorie. La teneur en
energie brute peut egalemen~ etre dedui te de ces analyses
avec une bonne precision (R = 0.97 ; etr = 91 kcal) en
utilisant une equation specifique des issues de riz (cf
IV. 2. 6. p. 86 ) •
On peut aussi appliquer l'equation de Schieman (1971) en
adoptant ~ = 0 pour les farines basses et lessons fins.
Les teneurs en MM, MAT, CB, MG sont egalement suffi-
santes pour estimer les valeurs energetiques pour les rumi-
nants (tableau 1.2 p. 27; INRA, 1978) ; les teneurs en UFL
ainsi calculees sent peu differentes des estimations faisant
appel a des analyses plus completes (cf ci-dessous).
De meme dans certaines limites de composition (CB <
15 p .100 de MS) on peut n' utiliser que les teneurs en MM,
MAT, CB, MG (Janssen et Carre 1985 ; tab. 3.4) ou meme
98
seulement en CB (Janssen 1988 ; tab. 3.4) pour estimer les
teneurs en EM dans le cas des volailles.
- dosage des constituants parietaux
Les inconvenients de la cellulose brute et la varia-
bili te inter-espece de la composition de ce residu obtenu par
la methode de Weende sont a l'origine des methodes recentes
de prevision de la valeur energetique.
C'est ainsi que l'application de la methode de Van Soest
permet d'estimer avec une plus grande precision les valeurs
UFL et UFV. On peut soi t faire appel au dosage de l 'ADL
associe a un autre constituant parietal (CB, ADF ou de prefe-
rence NDF - equation 1.2 p. 24) pour estimer la digestibilite
soit estimer directement la valeur energetique en UFL ou UFV
en fonction de 1 'ADL associe aux consti tuants simples ( MM,
MAT, CB, MG tableau 1.3).
De meme, l'estimation de la digestibilite chez le pore
peut faire appel aux teneurs en NDF et ADF ( cf. I. 1. 2. 3. -
p. 18 ; Henry et Perez 1983).
Plus recent et moins developpe, le dosage des parois par
la methode de Carre ( 1989) est presente comme une methode
d'avenir pour la prevision de la valeur energetique des ali-
ments pour volailles. Elle necessi te cependant un materiel
specifique et son application ne semble envisageable que dans
les laboratoires pratiquant deja les autres methodes.
Ces methodes d'etude des constituants parietaux ne sont
pas a la portee de tousles laboratoires mais les teneurs en
NDF, ADF, ADL ou PAR peuvent etre estimees en fonction des
teneurs en CB avec une bonne precision (tableaux 4.4 et 4.5)
comme 1 'ont deja montre Sauvant et al ( 1987) pour d' autres
cereales. Il est done ainsi possible d'utiliser des equations
de · prevision de la valeur energetique des ' issues de riz
faisant appel aux constituants parietaux sans les avoir doses
directement.
- degradabilite enzymatique des issues de riz destinees
aux ruminants
Les methodes enzymatiques se developpent de plus en plus
en substitution aux methodes in vitro ou in sacco qui sont
tres lourdes sur le plan experimental. Parallelement a leur
developpement, leur standardisation s'ameliore.
La degradabili te enzymatique de la matiere organique
peut servir d'estimateur de la digestibilite (figure 1.2
p.25) ou directement de la valeur energetique (equation 1.6
p. 28). Les resultats que nous avons obtenus par cette methode
sont tres proches des estimations deduites des seules ana-
Tableau 5.2 Composition chimique et valeur energetique des issues de riz
obtenues en fonction du reglage de 1 'ecartement des rouleaux
a 0,4 et 0,5 mm.du prototype de decortiqueuse du CEEMAT
(en p.100 de MS)
AVANT APRES
REGLAGE REGLAGE
(0,5 mm) (0,4 mm)
COMPOSITION CHIMIQUE
CENDRES 9.3 9.2
MAT 12.8 14.0
MG 10.1 13.5
CONSTITUANTS PARIETAUX
CBW 15.9 14.2
NDF 28.7 25.7
ADF 18.6 14.5
ADL 5.8 5.0
TITRE DU SON
(MAT+ MG)% 22.9 27.5
TENEUR EN BALLES % 10 10
VALEUR ENERGETIQUE (1)
EB (kcal/kg MS) 4697 4790
PORC
ED (kcal/ kg MS) 3043 3347
VOLAILLES
EM (kcal/kg MS) 2480 2687
RUMINANTS
UFL (kg MS) 1,00 1,05
UFV 0,98 1,00
(1) Note - valeur energetique et azotee pour les ruminants estimee a l'aide de !'equation
des tables !NRA (1988)
- ED pore estimee a partir de !'equation d 1 HENRY et PEREZ (1982)
- EM volailles calculee a partir de !'equation de CARRE (1988 non publie)
Tableau 5.1 - Composition chimique et v~leur alimentaire estimee
des issues de r-iz etudiees
BALLE SON FORT SON FIN FARINE BRISURE
BASSE
Composition chimique (p.100
de ,MS)
Cendres 18.5 19.2 14.0 9.9 3.5
Insoluble chlorhydrique 16.6 15.5 8.2 2.1 0.7
. Phosphore 0.61 0.49 1.08 1.60 0.62
Calcium 0.09 0.10 0.08 0.09 0.05
Potassium o.37 0.68 1.20 1.44 0.61
. Magnesium 0.09 0.25 0.51 0.78 0.29
Matieres azotees totales 3.0 7.1 11.2 14.3 11. 5
Constituants Earietaux
Cellulose brute Weende 44.7 33.0 17.8 8.8 3.8
Cellulose brute Shanner 38.7 24.4 14.9 7.9 2.9
NDF 70.7 53.7 35.0 28.5 15.2
ADF 52.2 37.0 19.6 11.1 2.0
Hemicellulose 18.2 16.7 15.4 17.4 13.2
Cellulose 35.7 24.8 12.9 7.3 1.0
Lignine 16.5 12.2 6.7 3.8 1.0
·-
Matiere grasse 1. 2 5.1 9.7 16.7 4.6
Valeur energetigue estimee (1)
Ruminants
UFL (/ kg MS) o.43 0.58 0.87 1.10 1.24
UFV " 0.50 0.80 1.05 1.26
EB (kcal/kg MS) 4025 3920 4499 5000 4278
. Pores
• ED (kcal/kg MS) 539 1398 2706 3527 3767
. Volailles
• EM (kcal/kg MS) 348 1090 1885 2472 3654
Valeur azotee Eour les rumimants
• Solubilite des matieres
azotees (p .100) 18.1 21.3 27.0 19.4 10.2
• '·PDIA 27 48 66 54
PDIN 47 86 109 74
PDIE 62 90 106 133
(1) Note - valeur energetique et azotee pour les ruminants estimee a l'aide de l'equation
des tables INRA (1988)
- ED pore estimee a partir de l'equation d'HENRY et PEREZ (1982)
EM volailles calculee a partir de l'equation de CARRE (1988 non publie)
Tableau 5.3 - Composition chimique des farines de blanchiment du ler, 2eme,
3eme et 4eme cones et de leurs melanges produits par la
Societe FRANCE-RIZ
ler Zeme 3eme 4eme MELANGES
COMPOSITION CHIMIQUE
CENDRES 11. 2 8.8 6.5 5.2 10.3
MAT 17.6 18.4 16.5 17.2 17.2
MG 28.3 22.9 15.2 11.5 24.1
CONSTITUANTS PARIETAUX
CBW 12.8 6.8 4.4 2.8 11.0
NDF 36.3 25.2 18.0 14.8 33.9
ADF 14.4 8.7 5.3 1. 7 11.4
ADL 5.3 2.8 1.8 0.7 4.5
PAR INSOLUBLE 37.8 22.4 15.5 13.6 32.8
VALEUR ENERGETIQUE (1)
EB (kcal/kg MS) 5682 5369 4953 4845 5490
PORC
ED (kcal/kg MS) 3639 4026 4051 4195 3724
VOLAILLES
EM (kcal/kg MS) 1888 2591 2968 3108 2127
RUMINANTS
UFL (/kg MS) 1.25 1,31 1.27 1.27 1.24
UFV 1.20 1,28 1.25 1.26 1.20
(1) Note - valeur energetique et azotee pour les ruminants estimee a l'aide de l'equation
des tables INRA (1988)
- ED pore estimee a partir de l'equation d'HENRY et PEREZ (1982)
- EM volailles calculee a partir de l'equation de CARRE (1988 non publie)
99.
lyses chimiques, ce qui s'explique en grande partie par les
liaisons etroites entre la deg MO et les teneurs en consti-
tuants parietaux (tableau 4.9 p. 87).
La degradabili te enzymatique des matieres azotees se
substitue aussi a la mesure de la solubilite pour l'estima-
tion des valeurs PDI. Les resul tats obtenus par les deux
methodes sent peu differents pour les issues de riz.
Conclusion:
En l'absence de mesures in vivo ou meme in sacco, nous
avons applique differentes methodes d'estimation de la valeur
energetique adaptees aux ruminants, aux pores et aux volail-
les et si possible specifiques des issues de riz. Lorsque les
resultats etaient divergents (cas des EM volailles, par exem-
ple) nous avons retenu les methodes qui donnaient les valeurs
les plus pr.oches des tables (Harris et al 1982, INRA 1984,
INRA 1988) pour des produits de composition voisine. Toute-
fois cette approche qui ne repose que sur des donnees de
laboratoire ou bibliographiques nous semble insuffisante et
les resultats obtenus doivent etre confirmes par un minimum
de mesures sur animaux.
La confrontation des resul tats obtenus in vi vo et in
si tu aux estimations dedui tes des equations de prediction
permettra de mieux determiner les analyses minimales a
effectuer pour evaluer avec une precision acceptable la
valeur des issues de riz.
V.4. EXEMPLES DE RESULTATS D'ESSAIS D'ALIMENTATION AVEC DES
ISSUES DE RIZ
V.4.1. Pores
Actuellement, on utilise largement les issues de riz
dans la ration des pores, particulierement en Asiedu Sud-Est
ou a Madagascar. Elles permettent de diminuer le cout des
aliments puisqu'on peut les substituer a certaines matieres
premieres comme le mafs ou le son de ble.
Toutefois, au-dela d'un certain taux d'incorporation des
issues de riz, on observe une diminution de la valeur des
rations : dans un essai de Rao et Prasad (1978) sur pores en
croissance, la digestibilite de la matiere organique n'a pas
varie ( 73 p .100) en rempla9ant 60 p. 100 du mafs par de la
farine basse de riz mais elle etait plus faible quand ce taux
etait eleve a 80 p.100 (55 p.100).
Ces memes auteurs ont observe des performances identi-
ques (311 a 340 g/j) dans des rations contenant soit du son
100
de ble, soit du son de riz (22 p.100 des aliments) mais avec
le son de riz, les indices de consommation etaient plus
eleves (3,3 a 3,5 et 3,5 a 4 kg d'aliments par kg de gain
respectivement).
La diminution des performances entrainee par le rernpla-
cernent du mats par du son de riz varie sui vant le taux
d'incorporation et probablement aussi suivant la composition
des sons ; malheureusement, celle-ci n'est pas toujours
indiquee par les auteurs (Tuah et Boateng 1982 ; Brooks et
Lurnanta 1975). Plusieurs auteurs (Brooks et Lumanta 1975 ;
Rao et Prasad 1980) signalent la necessite de complementer en
zinc les rations contenant de fortes proportions d'issues de
riz.
V.4.2. Volailles
Les issues de riz notamrnent le son et la farine basse
sont utilisees dans les rations des volailles pour diminuer
le cout des aliments a base de ma:i.:s-soja.
Plusieurs auteurs ont teste des taux croissants d'incor-
poration des sons de riz. Ils ont observe des chutes de ponte
a partir de pourcentages compris entre 30 et 80 p.100 suivant
les auteurs (Piliang et al 1982, Hamid et Jaladudin 1987 par
exemple). Majun et Payne (1987) ont egalement mis en evidence
l 'effet benefique du passage a 1' autoclave des sons de riz
sur les performances de ponte observees avec des rations
riches en sons (60 p.100).
L'interpretation de l'ensemble de ces resultats neces-
siterait un examen detaille des caracteristiques des rations
et des issues de riz employees.
V.4.3. Ruminants
Les farines ou sons de riz ont parfois ete testes comme
complement des fourrages tropicaux. Lhoste (1975) a peu ame-
liore le gain de poids de zebus exploi tant des paturages
pauvres en leur distribuant de la farine basse de riz ad
libitum (consommation: 1.3 p.100 du poids vif) mais il falt
remarquer que les rations devaient etre trop riches en lipi-
~es et surtout deficientes en azote. Les GMQ furent signifi-
cativement augmentes en associant du tourteau a la farine de
riz.
Avec du Pennisetum purpureum, graminee verte plus riche
en azote que precedemment, Moran ( 1983) a enregistre un
accroissement des quantites totales ingerees et des perfor-
mances de buffles et de taurins en croissance. Il n' a pas
observe de diminution de la digestibilite lorsque la propor-
tion de sons de riz augmentait.
101
Les balles de riz ont une faible valeur energetique et
leur trai tement chimique a ete evoque au chapi tre III. Le
remplacement de la paille de ble par de la balle de riz
traitee ou non par la soude ou !'ammoniac dans des rations
pour bovins n'a pas modifie les quantites ingerees dans les
essais de Joshi et Kahn (1983 et 1984) et de Singh et Gupta
( 1985). En revanche, la digestibili te et les performances
sont plus faibles avec les rations comprenant des balles de
riz.
Conclusion
Les mesures de digestibili te et les essais d' alimen-
tation avec des rations comportant des sous-produits du riz
sont peu nombreux et les informations necessaires a une
interpretation complete des resul tats ne sont pas toujours
fournies par les auteurs, notamment celles relatives a la
nature et a la composition des sons et farines employees.
Cependant, l' analyse plus approfondie que precedemment
des resultats disponibles devrait permettre d'esquisser
quelques recornmandations pour le choix des taux d'incor-
poration des sous-produits du riz dans les rations. L'inter-
pretation de ces essais pourrait aussi viser a rapprocher les
valeurs theoriques des sons et farines basses des perfor-
mances zootechniques observees.
CONCLUSION GENERALE
105
En zone tropicale, les sous-produits du riz disponibles
dans le commerce sont rarement definis avec precision, il est
done necessaire de les classer en procedant a des analyses
chimiques simples.
La composition des issues de riz varie suivant le mate-
riel et les techniques d'usinage, il est done indispensable
de disposer de methodes simples et rapides pour prevoir leur
valeur nutritive.
En l ' absence de mesures directes ( in vi vo ou meme in
sacco), nous avons applique differentes methodes d'estimation
de la valeur energetique adaptees aux ruminants, aux mono-
gastriques ( pores et volailles) et si possible specifiques
des issues de riz. Les resul tats obtenus etaient parfois
divergents, pour l'EM des volailles par exemple; nous avons
done retenu les valeurs estimees les plus proches de celles
des tables (Harris et al 1982; INRA, 1984; INRA, 1988) pour
lessons fins, les farines basses et les brisures. Toutefois,
cette approche qui ne repose que sur des donnees de labora-
toire ou bibliographiques nous semble insuffisante et les
resul tats obtenus doivent etre confirmes par un minimum de
mesures sur animaux.
La confrontation des resultats obtenus in vivo et/ou in
si tu aux estimations dedui tes des equations de prediction
permettra de mieux determiner les analyses minimales a effec-
tuer pour evaluer avec une precision acceptable la valeur
nutritive des issues de riz.
Les essais d' alimentation avec des rations comportant
des issues de riz sont peu nombreux et les informations
necessaires a une interpretation complete des resul tats ne
sont pas toujours fournies par les auteurs.
Toutefois l 'analyse approfondie des resul tats disponi-
bles completee par de nouveaux essais comprenant une des-
cription detaillee des aliments utilises permettrait de pre-
ciser les recommandations d'emploi des sous-produits du riz.
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boiled rice bran. in Nutrition Abstracts and Reviews
(series B), 1983, 53 (3) : 195.
ANNEXES
Annexe 1 The poultry method : the ME route of a sample S (knowing X is the
"goal concentration" : i.e. acceptable by poultry in the feed)
t.- OfTICE : ldentlflcetlon - origin end charecterlstlcr. - Timing end Protocole
2.- l.ABORA10Rl' 1. Horrogenelsetlon of sm,ple S
Test diets 2. Preparation of a Basel mix <B> I.e. • pure !Mire
J. Assays on Send e: ·
Number s B - deten11lnetlon of Drymetter (2 rep.) - nitrogen <3 rep) - Gros Energy (5 rep)
I 0 l - preparation of the quentltles to be Introduced In the test·dtet=
•2 x/2 l-x/2 - mixing of the test diets end welghlngs of the feed to be dlr.trlbut"ed to eech bird
1-x
' ALL THE 'lo'EIGHl1¥;S HUST BE OONC AT 11-'.£ SN-IE TI!-€ .
)(
4 2x 1-2x
5• 1 0 4. Gross energy of the diets wl 11 bo calculated frcr'II meer.ured velues for S end 8
Controls of the diets mtry be perforined for hu!llldlty, N end Gross Energy end If a
• only If force feeding consistent dlffer~nce appeers. tost diets ll'IUst be re-mcnuflletured.
,.- CAGES • 6 adult cod.erels per srOJP <ailnl~tal
• 1 g-oup for endogenous loss l!l8esuremant
24 h 24 h 24 h
starv. sterv. or 100 p. 100 abs..orbable dle-t <starch. glucose ••• )
collect I
• 4 to 5 groups for test' dle-ts 1 to 4 or 5
a> Forco, feedln9 50 g/blrd
_ _ _2_4_h
___ l=-__2_4_h_.,....._.,...,.._2_4_h_ _
storv. ff st"orvotlon
t- - - - -collect'
-----·
b) Ad I lbltum rapid
OR
24 h 24 h 24 h
sterv. eo. lib. sterv.
col feet
c) Ad I lbltum closslc
48 to% h
24 h 1 24 h
sterv. &d 1 lbltuu .sterv.
collect
• Control of - spl I lege In the plctes1
- humidity of the feed for bland cl, dally
- food lnteke
• Collect of faeces - twice del ly per bird during the col lt,Cflon period. storllg1!1 + 4°C or - 18°C
- lim>edlete transmission to the lo~. et the end of the test.
4.- l..ABORA10Rl' • Weighing of the feces - l11J118dlete hom:>9"nelsatlon end pooling per groups of ::5 birds (mixer)
• On each rep. (2 rep of 3 birds per tretrtr.entl s~llng of 100 g - ~ freerlng. - 20°C
THIS MUST & DONE \o'IIBOUT DELAY
• frc,eze drying - weighing - control of the d.y mat"ter of the hyophlllsed smplo. Storage In
sealed f !ask - 2o•c. ·
• Determination of the dry 1110t"ter <2 re,,.) - Nitrogen before end cfter uric acid ellmlnotlon
(2 rep.) and gross energy (2 rep.) for each sar.,ple (weighing et the some ~ t for the 3
determinations).
• Calculotlons of Al-£, AH:.n and TM: by direct opproodl on eoch diet or by regression
analysis to 100 p. l(X) - coa:,parlson of the results end discussion. Conclusion.
Sowr..ce, PICARV e;t a,t (7985)
Annexe 2 Estimation du taux de balles par la methode colorimetrique
(TANGENOJAYA -· 1987)
Gamme d echantillonnage
1
5, 10, 20, 30, 40, 50 et 60 p.100 de balles
Resultats obtenus avec la methode colorimetrique
ABREVIATIONS
A Amidon
A.A. Acides amines
A.D.F. Acid detergent fibre
A.D.L. Acid detergent lignin
A.F.N.O.R. Association frangaise de Normalisation
Ca Calcium
C.B. Cellulose brute
C.B.S. Cellulose brute de Sharrer
C.B.W. Cellulose brute de Weende
C.E.E.M.A.T. Centre d'Etudes et d'Experimentation sur le
Machinisme agricole
C.I.R.A.D. Centre International de Recherche Agronomique
pour le Developpement
C.U.D. Coefficient d'utilisation digestible
deg enz MO Degradabilite enzymatique de la matiere
organique
D.M.O. Digestibilite de la matiere organique
d.r. Digestibilite reelle des acides amines
alimentaires dans l'intestin grele
D.T. Degradabilite theorique des matieres azotees
dans le rumen
E.B. Energie brute
E.D. Energie digestible
E.D.T.A. Ethylene diaminetetracetate
E.M. Energie metabolisable
E.M.A. Energie metabolisable apparente
E.M.A.n Energie metabolisable apparente corrigee par
la retention azotee
E.M.V. Energie metabolisable vraie
E.N. Energie nette
E.N.A. Extractif non azote
E.T.R. Ecart type residuel
F.A.O. Food and Agricultural Organization
I.E.M.V.T. Institut d'Elevage et de Medecine Veterinaire
des Pays Tropicaux
I.N.A. P.G. Institut National Agronomique Paris-Grignon
I.N.R.A. Institut National de la Recherche Agronomique
M.A.D. Matieres azotees digestibles
M.A.T. Matieres azotees totales
M.G. Matieres grasses
Mj Mega joule
M.O. Matieres organiques
M.O.F. Matieres organiques fermentescibles de
l'aliment
M.S. Matieres seches
N.D.F. Neutral detergent fibre
P.A.R. Parois vegetales insolubles dans l'eau
P.B. Proteines brutes
P.D.I. Proteines digestibles dans l'intestin
P.D.I.A. Proteines digestibles dans l'intestin
d'origine alimentaire
P.D.I.M. Proteines digestibles dans l'intestin
d'origine microbienne
s Solubilite
s Sucre
U.F.L. Unite fourragere Lait
U.F.V. Unite fourragere Viande