Cours Electro
Cours Electro
Electronique II
GIM S2
Année universitaire 2019/2020
1. Etude générale
1.1. Définition
1.2. Principaux signaux
2. Réponse du circuit du premier ordre en régime alternative
2.1. Etude générale de la réponse
2.2. La fonction de transfert
1- Diode à jonction :
1.1 Caractéristique d’une diode :
1.1.1 Equations - Caractéristiques statiques
1.1.2 Résistance dynamique :
1.1.3 Schéma équivalent d’une diode :
1.1.4 Caractéristique de transfert courant tension idéale
A. Diode idéale :
1.2 Différents types de diodes à jonction PN :
1.2.1 Diode redresseuse
1.2.2 Diode tunnel
1.2.3 Diode Schottky
1.2.3 Diode Varicap (Varactor)
1.2.4. Diodes électroluminescentes (LED)
1.2.5 Diode Zener
2- Point de fonctionnement Droite de charge :
3- Analyse en régime dynamique
4- Redressement
4.1 Définition
4.2 Redressement mono-alternance
4.2.1 Valeur moyenne et valeur efficace de la tension de sortie:
4.3 Redressement double alternance avec pont de Graëtz :
4.4 Taux d’ondulation d’un signal redressé
4.4.1 Calcul de τ et F pour un redressement mono-alternance :
4.4.2 Calcul de τ et F pour un redressement double-alternance :
4.5 Filtrage
4.5.1 Calcul du condensateur de filtrage
4.6 Stabilisation
4.6.1 Stabilisation par diode Zener
5- Les limiteurs (écrêteur) à diodes
Chapitre 4 : Le Transistor Bipolaire
1- Introduction
2- Fonctionnement du transistor
2.1 Structure NPN
2.2 Mécanisme de conduction dans une Structure NPN
3- Gain en courant d’un transistor bipolaire
3.1 Le transistor considéré comme un quadripôle
3.2 Les différents montages d’un transistor bipolaire
3.2.1 Le montage émetteur commun.
3.2.2 Le montage base commune.
3.2.3 Le montage collecteur commun.
3.3 Relations fondamentales pour transistor bipolaire
3.2.1 Montage base commune (gain en courant en base commune)
3.2.2 Montage émetteur commun (gain en courant en émetteur commun)
4- Transistor bipolaire dans les circuits
4.1 Critère de choix d’un transistor
4.2 Principe d’amplification
4.2.1 Réseau de caractéristiques statiques
4.2.2 Polarisation d’un transistor bipolaire
4.2.3 Droite de charge
a. droite d’attaque statique :
b. droite de charge statique :
4.2.4 Amplification
4.2.4.1 Phénomène d’amplification
4.2.5 Procédés de polarisation et facteur de stabilité
4.2.5.1 Polarisation par courant de base imposé
4.2.5.2 Polarisation par réaction de collecteur
4.2.5.3 Polarisation par résistance en série avec l’émetteur
4.3 Exemples de calcul de circuits polarisation
4.4 Le transistor en régime dynamique
4.4.1 Signification physique des paramètres hybrides
4.4.2 Les amplificateurs à transistor bipolaire
1. Etude générale
1.1. Définition
La relation entre l’excitation X et la réponse Y est décrite par une équation différentielle qu’on
solutionne analytiquement :
bx
dt
dx
dt
dy
dt
dx
ayb
dt
dy
dt
dy
dt
dy
am
mm
nm
nn
n
n110
1
1101
1
1 ... ...
yx
dt
dy
T
Réponse (Y)
(Tensions et courants
dans les éléments)
Exemple :
s t Cq C i t dt dsdtt) iC(t)
()1()
dt
ds
e(t) s(t) Ri RC
( ) s(t)
dt
ds
e t RC
s(t) e(t)
dt
ds
T
()0
()00
e t E pour t
e t pour t
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-1.5
-1
-0.5
0.5
1
1.5
e(t)=Em.cos(wt)
e(t)
Rampe :
()0
()00
e t at pour t
e t pour t
2. Réponse du circuit du premier ordre en régime alternative
2.1. Etude générale de la réponse
stEt
dt
ds
T ( ) m cos
s t Ae
1()
s t e t TPS S E P j
dt
ds
T()();
TjS S E
EjT
jT
E
S
1
Sm F .Em ;
22122
1
ETT
Si ω→0 (TBF) 1
m
S
at
e(t)
Si ω→∞ (THF) 0
m
()
arg( ) arg(1 )
arctg T
FT
On pose
m
m
,()
2222
arctg
ET
m
1
A(dB) 20log 1 2 10log 1
arctg(T )
- Si µ=1 implique 4
.
5
Fig. Tracé de Bode du circuit du premier ordre
4
10 µc 102 103
-3dB
A(dB)
()0
()00
e t E pour t
e t pour t
stE
dt
ds
T()
T
s t E Ke
()
à t 0 s(t) 0 K E
s t E e TA
()1,,
A 1 e
µ
e
1
1
1 10
1- Introduction
Pour comprendre le fonctionnement des composants électroniques, il faut tout d’abord étudier les
matériaux semi-conducteurs qui ne sont ni conducteurs, ni isolants.
1.1 Notions sur la théorie des bandes d’énergie
Figure 1.
La théorie des bandes est un modèle quantique en physique des solides qui détermine les énergies
possibles des électrons dans un solide et permet de comprendre la notion de conductivité électrique.
Il est issu de la théorie des orbitales moléculaires.
Dans un solide, les niveaux d'énergie permis sont confinés dans une bande dont la largeur, de l'ordre
de l'électronvolt, dépend du cristal et du recouvrement des orbitales atomique.
Les solides ont une structure de bandes ; on distingue les bandes d'énergie permises, et les bandes
d'énergie interdites. Les bandes d'énergie se remplissent selon la loi statistique de Fermi : on montre
qu'à 0 K, les électrons occupent tous les niveaux d'énergie inférieure à l'énergie de Fermi, ou au
niveau de Fermi. Sa valeur est caractéristique du cristal considéré.
On met alors en évidence la bande de valence et la bande de conduction.
Les propriétés électriques d'un matériau sont fonction des populations électroniques des différentes
bandes permises. La conduction électrique résulte du déplacement des électrons à l'intérieur de
chaque bande. Sous l'action du champ électrique appliqué au matériau l'électron acquiert une
énergie cinétique dans le sens opposé au champ électrique. Considérons à présent une bande
d'énergie vide, il est évident de par le fait qu'elle ne contient pas d'électrons, elle ne participe pas à
la formation d'un courant électrique. Il en est de même pour une bande pleine. En effet, un électron
ne peut se déplacer que s’il existe une place libre (un trou) dans sa bande d'énergie. Ainsi, un
matériau dont les bandes d'énergie sont vides ou pleines est un isolant. Une telle configuration est
obtenue pour des énergies de gap supérieures à ~6eV, car pour de telles énergies, l'agitation
thermique à 300K, ne peut pas faire passer les électrons de la bande de valence à celle de
conduction par cassure de liaisons électronique. Les bandes d'énergie sont ainsi toutes vides ou
toutes pleines.
Un semi-conducteur est un isolant pour une température de 0K. Cependant ce type de matériau
ayant une énergie de gap plus faible que l'isolant (~1eV), aura de par l'agitation thermique
(T=300K), une bande de conduction légèrement peuplée d'électrons et une bande de valence
légèrement dépeuplée. Sachant que la conduction est proportionnelle au nombre d'électrons pour
une bande d'énergie presque vide et qu'elle est proportionnelle au nombre de trous pour une bande
presque pleine, on déduit que la conduction d'un semi-conducteur peut être qualifiée de
«mauvaise».
Pour un conducteur, l'interpénétration des bandes de valence et de conduction implique qu'il
n'existe pas d'énergie de gap. La bande de conduction est alors partiellement pleine (même aux
basses températures) et ainsi la conduction du matériau est « élevée ».
Figure 2.
Pour les conducteurs, la bande de valence et la bande de conduction se chevauchent. Les
électrons peuvent donc passer directement dans la bande de conduction et circuler dans tout
le solide. La conductivité est bonne.
Pour les isolants, la bande de valence et la bande de conduction sont séparées par un gap
(bande interdite) de l'ordre de 6 eV. Cette valeur est trop élevée pour que les électrons
passent dans la bande de conduction.
Pour les semi-conducteurs, la bande de valence et la bande de conduction sont séparées par
un gap plus faible, compris entre 0,5 et 4eV, mais le plus souvent voisin de 1eV. Si on
apporte cette énergie aux électrons, certains pourront passer dans la bande de conduction et
circuler dans le matériau. L'apport d'énergie peut se faire par chauffage, par application d'un
champ électromagnétique ou par illumination. A température ambiante la conduction est
faible, elle augmente rapidement avec la température.
Les bandes d'énergie correspondent donc aux niveaux d'énergie qui sont permis, ou interdits, aux
électrons des éléments ou des composés formant le matériau solide. La dernière bande remplie est
appelée bande de valence, la bande immédiatement supérieure bande de conduction. La bande
d'énergie comprise entre ces deux bandes est appelée bande interdite ou plus
simplement "gap". C'est la valeur de l'énergie de cette bande qui va fixer les propriétés électriques
du matériau (figure 2) :
2- Les semi-conducteurs
L’appellation des matériaux semi-conducteurs provient de leurs conductivités électriques,
intermédiaires entre celles des conducteurs et des isolants. Une autre particularité importante, est
que cette conductivité, contrairement aux conducteurs courants, dépend beaucoup de la température
et augmente avec celle-ci.
- Ils se placent entre les conducteurs et les isolants.
- Ils possèdent une résistivité intermédiaire entre celle des conducteurs et celle des isolants :
Ils se comportent comme des isolants aux basses températures lorsque l’agitation thermique est
faible et comme des conducteurs aux températures élevées.
- La résistivité d’un semi-conducteur diminue quand la température augmente.
Cours : Electronique 2 2019-2020 1ère
Année GIM_ISTA
Les corps simples semi-conducteurs ont la caractéristique principale d’être tétravalent, c’est-à-dire
que leur couche extérieure comporte 4 électrons.
Exemples : Silicium (Si), Germanium (Ge)
Figure 1 : Atome de Silicium
Le Silicium est un atome tétravalent : Il possède 4 électrons de valence qui vont se mettre en
commun avec d’autres atomes de Silicium pour avoir la forme cristalline (Figure 2).
Au zéro absolu, il n’y a pas d’agitation thermique et tous les électrons périphériques participent aux
liaisons covalentes; aucun n’est donc libre pour participer à la conduction électrique : le corps est
isolant. Lorsqu’on élève la température, l’agitation thermique permet à quelques électrons de se
libérer de la liaison covalente, et d’être mobiles dans le cristal. On dit qu’il y a rupture de la liaison
covalente et par conséquent :
libération de certains électrons qui vont se déplacer librement conduction du courant
électrique.
il reste une liaison rompue (un ion Si +) → naissance d’une paire de charge : électron libre
(charge négative) et trou (charge positive).
3.1 Notion de trou
On voit que la perte de l’électron a provoqué un site vacant (ou trou), dans le cristal. L’atome
considéré est ionisé positivement, mais l’ensemble du cristal reste électriquement neutre.
Le trou créé va participer à la conduction électrique. En effet, supposons que le matériau semi-
conducteur considéré soit baigné dans un champ électrique ܧ. Les électrons libres vont bien sûr
dériver dans la direction opposée au champ, sous l’action de la force
( (1 =⃗ ܨ−ܧݍ
Mais de plus, sous l’action du champ électrique et de la température, un électron de liaison voisin
du trou va pouvoir le combler, laissant à sa place un nouveau trou qui pourra à son tour être comblé
par un autre électron, etc. (Voir la figure 3). Tout se passe donc comme si le trou progresse dans le
sens du champ électrique, et participe à la conduction dans le semi-conducteur, au même titre que
l’électron libre. On définit donc le trou comme un nouveau porteur de charge positive. Cela est bien
sûr fictif, et seul est réel le déplacement des électrons de valence, mais le phénomène mis en jeu est
fondamentalement différent de celui utilisé par les électrons de conduction.
6
Figure 3 : Mouvement électron-trou dans un Cristal de Silicium
L’atome dopeur s’intègre dans le cristal de semi-conducteur, cependant, pour assurer les liaisons
entre atomes voisins, 4 électrons sont nécessaires : le cinquième est donc en excès et n’à pas de
place pour lui.
On dit que le dopeur est un donneur (N) d’électrons (porteurs de charge Négative). Il faut noter que
cet électron lorsqu’il quitte son atome, il laisse à sa place un ion positif fixe (figure 4).
Figure 4 : Un atome d’Arsenic incorporé dans le cristal de semi-conducteur
b- Semi-conducteurs de type P
Comment doper un cristal pour avoir des trous supplémentaires ? Le dopeur utilisé
appartient à la famille des trivalents (à trois électrons dans l’orbite périphérique) (B, Ga,
In,…) :
L’atome dopeur s’intègre dans le cristal de semi-conducteur, cependant, pour assurer les liaisons
entre atomes voisins, 4 électrons sont nécessaires alors que le dopeur ne porte que 3, il y a donc un
trou disponible susceptible de recevoir un électron. Un électron d’un atome voisin peut occuper ce
trou.
L’atome du dopeur devient un ion négatif fixe. L’atome quitté aura un trou et une charge positive
excédentaire. On dit que le dopeur est un accepteur (P) d’électrons. (Figure 5).
8
Figure 5 : Un atome d’Indium incorporé dans le cristal de semi-conducteur
5- Jonction P-N
5-1- Définition
L’union dans un même cristal d’un semi-conducteur type P et d’un semi-conducteur type N fait
apparaître à la limite des zones P et N, une zone de transition appelée : Jonction P-N ou zone de
charge d’espace (Figure 6).
9
5-2- Jonction P-N non polarisée
Au niveau de la jonction P-N :
- les électrons libres de la partie N diffusent vers les trous disponibles de la partie P
- les trous disponibles de la partie P diffusent vers la partie N et piègent des électrons.
Il y a recombinaison électron-trou.
Les parties P et N étant initialement neutres, la diffusion des électrons et des trous a pour effet de
charger positivement la partie N, négativement la partie P d’où la création d’un champ électrique
interne. Ce champ repousse les porteurs majoritaires de chaque partie et arrête la diffusion (Figure
7).
Entre les deux parties P et N apparaît alors une d.d.p. appelée aussi barrière de potentiel de l’ordre
de 0,7 V pour le Silicium, 0,3 V pour le Germanium.
10
A partir d’un certain seuil de tension Uo de l’ordre de 0,7 V pour le Silicium, les porteurs de charge
peuvent franchir librement la jonction P-N, celle-ci devient passante et un courant direct s’établit.
5-3-2- Polarisation en inverse
Lorsqu’une tension négative est appliquée entre la partie P et la partie N (UPN < 0), la jonction P-N
est polarisée en inverse (Figure 9). Le champ résultant a pour effet d’empêcher la circulation des
porteurs majoritaires. La jonction est bloquée. Le courant inverse est pratiquement nul.
11
1- Diode à jonction :
L’élément de base d’une diode est la jonction PN
On la symbolise par :
Figure 1 Diode à jonction
ೇವ
ೌೆ − 1) (1)
Où :
Isat : désigne le courant inverse de saturation de la diode.
UT=KT/e=26mV à T=300K désigne le potentiel thermodynamique (constante de Boltzman : k=1.38
10-23 J/K, température en Kelvin :T, charge de l’électron : e=1.602 10-19 C)
a : est un coefficient lié à la structure de la diode tel que ܽ ∈ [1.1; 1.2] pour une diode de silicium.
ID : est le courant dans la diode.
VD : est la tension aux bornes de la diode.
P N Anode
Cathode
K
12
Figure 2 Caractéristique directe et inverse d’une diode à jonction PN
Les zones I et II représentent les caractéristiques électriques de la courbe ci-dessus donnée par
l’équation (1) : ܫ = ܫ௦௧(݁
ೇವ
ೌೆ − 1)
La zone III est la zone d’avalanche (zone de claquage), le courant dans cette zone est multiplié par
un facteur M donné par l’équation suivante :
ଵ=ܯ
ೇೃ
ೇ
(2)
13
14
Figure 5 Détermination graphique de la résistance dynamique d’une diode (1N4007) ;
ܴௗ = ∆ܷௗ
= ௗ∆ܫ
0.83 − 0.79
(193 − 93.3)10ିଷ = 0.4Ω
La résistance dynamique Rd est généralement faible, on l’appelle résistance directe.
1.1.3 Schéma équivalent d’une diode :
Une diode se comporte comme :
Un interrupteur fermé lorsqu’elle est polarisée en directe
Cathode
K
Anode
A
Cathode
K
15
Il existe différents types de diodes à jonction PN et qui diffèrent les unes des autres par les
paramètres physiques et technologiques de leur réalisation. Suivant l’application envisagée, on
choisit le type de diode qui convient.
Sachant qu’une diode conduit le courant lorsqu’ elle est polarisée en directe, et qu’elle est bloquée
lorsqu’ elle est polarisée en inverse, cette propriété est exploitée pour le redressement du courant
alternatif. C’est l’utilisation la plus répandue de la diode. Si l’on désire avoir des diodes de
puissance, on peut intégrer dans le même boitier plusieurs diodes identiques montées en parallèle.
1.2.2 Diode tunnel
C'est une diode dont la caractéristique présente localement une pente négative lorsqu'elle est
polarisée dans une zone médiane de sa caractéristique directe. Cette propriété est utilisée pour la
réalisation d'oscillateur LC, la résistance dynamique négative étant ajustée pour annuler les pertes
du réseau LC parallèle et garantir l'existence d'une oscillation d'amplitude constante.
Anode
A
Cathode
K
Anode
A
Cathode
K
16
C'est une diode de redressement réalisée sous la forme d'une jonction métal/semi-conducteur et dont
la barrière de potentiel est plus faible que celle d'une diode usuelle (de 0.2V à 0.4V). Son utilisation
est intéressante dans les applications en basse tension car sa faible barrière de potentiel limite les
pertes en conduction et favorise le rendement.
Avantage : tension de seuil moins importante et temps de commutation plus rapide. Ces diodes
sont utilisées en haute fréquence. Les constructeurs précisent généralement la fréquence maximale
d’utilisation.
Si on insère une telle diode dans un circuit oscillant, on peut régler la fréquence de résonance du
circuit en agissant sur la tension de commande de la diode au lieu d’agir mécaniquement sur un
condensateur variable
1.2.4. Diodes électroluminescentes (LED)
La LED (Light Emitting Diode), également appelée diode électroluminescente, est une diode prévue
pour fonctionner en polarisation directe, afin d’émettre des radiations lumineuses invisibles
(infrarouge) ou visibles (rouge, orange, jaune, vert ou bleu).
Ces composants ont des caractéristiques intéressantes comme une durée de vie quasi illimitée (100
000 heures) et une petite taille. On les rencontre partout : feux tricolores de circulation, panneaux
d'affichage électroniques (heure, température...). Les diodes à infrarouges servent beaucoup dans les
télécommandes d'appareils TV …
Anode
A
Cathode
K
Anode
A
Cathode
K
Anode
A
Cathode
K
17
1.2.5 Diode Zener
Certaines diodes sont conçues de manière à ce que l’effet d’avalanche ne soit pas destructeur, mais
soit au contraire maitrisé et même utile. Dans ce cas, on parle d’effet Zener et de telles diodes sont
appelées diodes Zener (figue 6). Dans le sens direct (VD et ID positifs) une diode Zener présente la
même caractéristique qu’une autre diode. Une diode Zener se polarise en inverse et présente à ces
bornes, quelque soit le courant qui la traverse, une tension quasiment constante appelée tension
Zener et notée VZ. les tensions Zener des diodes Zener couramment utilisées vont de quelques
dixièmes de volts à quelques dizaine de volts (en valeur absolue).
Cette diode ne présente pas de zone de claquage :
Si VKA < VZ, alors IZ = 0 (interrupteur ouvert).
Sinon VKA = VZ, quel que soit le courant IZ le traversant.
Les constructeurs précisent la valeur de la tension ZENER :
0,78 à 200 V (plage de variation de la tension de Zener). La valeur maximale IZmax du courant IZ
pouvant traverser la diode et la puissance dissipée : PZ = VZ.IZ dans la zone Zener sont aussi des
caractéristiques de choix importantes.
Cathode
K
18
Considérons le circuit simple à diode donné en figure 7. La diode est alimentée par une tension
continue E par l’intermédiaire d’une résistance R.
− ವ
ோ
(4)
Cette équation est celle de la droite de charge. Pour déterminer le point de fonctionnement ou point
de repos du circuit on résout cette équation.
On trace la caractéristique ܫ(ܸ) ; ܫ =
− ವ
ோ
ܸ = ܧpour ID=0
ܸ = 0 pour ܫ =
Le point M d’intersection de la droite de charge avec la caractéristique I(V) est appelé point de
fonctionnement ou point de polarisation ou point de repos (voir figure 8)
19
Le point d’intersection de ces deux courbes donne le point de fonctionnement du circuit (figure 8).
On voit bien que pour des diverses valeurs de R, la tension V varie peu.
Pour étudier un circuit en régime dynamique, on doit faire deux types d’analyse :
Les valeurs extrêmes de la fonction sinus étant -1 et +1, la tension aux bornes de la diode
correspondant à ces deux extrêmes est :
ܴܫ− ( ܧ− = )ܧ൜ܸଵ ⇒ ݁+ ݁− = ܴܫ
20
Figure 10 Variation alternative de la tension sinusoïdale
ூ
(6) ߙ ݃ =
4- Redressement
4.1 Définition
Le redressement consiste à transformer une tension bidirectionnelle en une tension unidirectionnelle
appelée tension redressée.
4.2 Redressement mono-alternance
Le redressement est obtenu à l'aide d'un circuit simple comprenant une diode et une résistance pure
(figure11).
21
On suppose que la diode est idéale : Vd≈0, rd≈0 et Ri≈∞
On sait que :
Si VAK<0, iAK=0 la diode est bloquée.
Si VAK=0, iAK >0 la diode est passante.
Pour tout état de polarisation de la diode, nous avons : Ve=VR+VAK
Le courant qui circule dans le circuit est : ܫ = ௩ି௩ം
=0 et v
=v
c-à-d v
>0.
): v
AK
< 0, i
AK
on a : v
AK
=v
i
et v
=0.
= ቐݒ
் ≥ ݐ0 ≥ ݐܧ
0 ்
ଶ
ܶ≥≥ݐ
(7)
்∫
ா = ݐݐ sinܧ
்
்∫
் ݒଶ݀= ݐ
22
Figure 12. Redressement double alternance
்∫
ா 2 = ݐݐ sinܧ
்
்∫
் ݒଶ݀= ݐ
√ଶ
௬ܫ
On définit aussi un autre paramètre appelé le facteur de forme F égal au rapport de la valeur
efficace du courant sur sa valeur moyenne. = ܨ
ூ
Or ܫ
ଶ = ܫ௬
ଶ + ܫௗ
23
En divisant les deux membres par ܫ௬
ଶ , on obtient :
ଶ = 1 + ߬ଶܨ
Donc
߬ = ඥܨଶ − 1
En pratique, pour mesurer le taux d’ondulation d’un signal, on mesure la valeur moyenne à l’aide
d’un ampèremètre électromagnétique et la valeur efficace à l’aide d’un ampèremètre
électrodynamique. On en déduit la valeur du facteur de forme ce qui nous permet de calculer le taux
d’ondulation.
4.4.1 Calcul de τ et F pour un redressement mono-alternance :
௫ = ܫܫ
2
௫ = ܫ௬ܫ
ߨ
⇒ ܫ = ܨ
= ௬ܫ
௫ܫ
2
௫ܫ
ߨ
ߨ=
ߨ=ܨ
2 = 1,57
ଶ
4 − 1 = 1,21
4.4.2 Calcul de τ et F pour un redressement double-alternance :
௫ = ܫܫ
√2
௫ ܫ௬ = 2ܫ
⎭ߨ
⎬
⇒ ܫ = ܨ
= ௬ܫ
௫ܫ
√2
௫2 ܫ
ߨ
ߨ=
2√2
ߨ=ܨ
2√2 = 1,11
ଶ
8 − 1 = 0,483
24
4.5 Filtrage
Le but de filtrage est de rendre l'allure de la tension mono ou double alternance issue du
redressement en une tension aussi continue que possible. Cette fonction est matérialisée par un
condensateur, sa valeur est souvent élevée : plusieurs μF.
La charge capacitive a pour but d’augmenter la valeur moyenne de la tension redressée, c'est-à-dire
de la rendre continue. Le condensateur C joue un rôle de réservoir d’énergie qui la restitue en
partie durant la demi-période pendant laquelle le redresseur ne conduit pas :
Dès la première alternance, le condensateur C se charge puis, dès que la tension à ses bornes
devient supérieure à la tension redressée, il se décharge à travers la résistance R.
Après filtrage, la tension aux bornes du condensateur varie entre une valeur maximale UCMAX et
une
valeur minimale UCMIN.
UCMAX = Tension max de sortie du redresseur.
UCMin = Tension minimum nécessaire au fonctionnement (Stabilisation ou régulation).
Sa valeur moyenne peut être considérée comme égale à:ܷ௬ = ಾಲାಾಿ
Pour cette raison, ce mode de fonctionnement n'est utilisé qu'avec des montages fournissant des
courants faibles tels que le petit électroménager.
26
27
4.6 Stabilisation
La stabilisation (appelée aussi régulation en tension) d’une tension ondulée consiste à obtenir une
tension pratiquement constante. Cette fonction peut être réalisée par une diode Zener.
4.6.1 Stabilisation par diode Zener
Un régulateur de tension est un dispositif qui permet de stabiliser une tension à une valeur fixe et
qui est nécessaire pour alimenter des systèmes électroniques qui ont besoin d’une tension ne
présentant aucune fluctuation. Le régulateur de tension le plus simple est celui qui tire parti de cette
propriété qu’a la diode Zener de présenter à ces bornes une tension constante lorsqu’elle est
polarisée en inverse (figure 21). Dans ce circuit la tension de sortie us reste constante est égale à
–Vz du moment que la tension u reste supérieure à –Vz.
u : tension ondulée RP : résistance de polarisation de la diode Zener.
Figure 14 Montage Stabilisateur de tension par diode Zener
Principe de fonctionnement
On suppose que la résistance R déconnectée et que la résistance RZ de la diode Zener est
négligée ( RZ = 0 ),
Si u > UZ alors uS = UZ
Si u < UZ alors uS = u.
Il faut donc que u > UZ pour que la tension de sortie soit constante (stabilisée).
A résistance R non déconnectée et à résistance RZ non négligée,
Lorsque u est suffisamment supérieure à UZ , le schéma équivalent du montage est le suivant :
28
et ݅ = ௨ೞ
mènent à :
௦ = 1ݑ
1 + ܴ ቀܴ1
+ ܴ1 ቁ
+ݑ
ܴ
ܴ
1 + ܴ ቀܴ1
+ ܴ1 ቁ
à is constant :
Donc
1=ܭ
1 + ܴ ቀܴ1
+ ܴ1 ቁ
ܴ ≈ ܭ ܜ܍ ݑ
ܴ + ܴ si ܴ ≪ ܴ
à u constante
//ܴ = ܴ = ߩ
ܴ+ܴ
Les limiteurs à diodes sont des circuits comprenant une ou plusieurs diodes, des résistances et des
sources continues de référence. Ils permettent de générer des signaux de forme rectangulaire à partir
de signaux sinusoïdaux.
Application 01 :
Soit le circuit suivant où la tension d’entrée est sinusoïdale ayant pour expression : ve= Vm.sin(ωt)
avec Vm>E
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29
Pendant l’alternance positive, tant que ve<E, la diode est bloquée et elle se comporte comme un
circuit ouvert, aucun courant ne circule dans la résistance R et la tension de sortie suit la tension
d’entrée : vs=ve. Lorsque ve>E, la diode est passante, elle se comporte comme un court circuit et
ve=E.
Soit le circuit suivant. En supposant les diodes idéales, on demande la forme du signal de sortie.
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30
En appliquant le même raisonnement comme auparavant, et sachant que pour l’alternance positive il
faut considérer la branche contenant D1 et pour l’alternance négative la branche contenant D2, le
signal de sortie aura la forme suivante :
Ce signal a une forme carrée, et donc le circuit écrêteur de la figure ci-dessus permet la génération
d’un signal carrée à partir d’un signal sinusoïdal.
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1- Introduction
Généralement en électronique, en électrotechnique et en automatique, on est amené à utiliser des
composants actifs en vue de réaliser une fonction particulière telle que l’amplification, ou la
commutation, le transistor assure cette fonction. Le transistor bipolaire est un composant essentiel
de l’électronique moderne, il est construit sur la base de deux jonctions (PN) qui lui confèrent des
caractéristiques électrique un peu plus complexe que celle de la diode. C’est à partir de ces
caractéristiques que nous pouvons examiner le comportement électrique du transistor.
Un transistor bipolaire est formé d’un cristal de silicium comportant trois zones de dopage
distinctes. Selon les cas, les transistors sont dits NPN ou PNP.
Les trois couches (zones) forment trois régions appelées dans l’ordre Emetteur (E), Base (B) et
Collecteur (C). Il s’agit de deux jonctions PN ayant en commun une région centrale appelée base.
Figure 1 Transistor bipolaire
ENPNC
B
EPNPC
B
La structure d’un transistor n’est pas symétrique. En effet, la zone correspondant à l’émetteur
possède un dopage plus important que celle correspondant au collecteur. On ne peut pas donc
inverser émetteur et collecteur dans un montage à transistor.
2- Fonctionnement du transistor
L’étude sera menée sur un transistor bipolaire de type NPN qui est le plus utilisé et le plus facile à
réaliser. Le fonctionnement d’un transistor de type PNP se déduit en échangeant les rôles des
électrons ainsi que des trous et en inversant les signes des tensions d’alimentation et des courants.
2.1 Structure NPN
Soient deux jonctions PN ayant en commun une région centrale de type P. la figure 2 représente la
coupe transversale de cette structure. Il se crée 2 zones de charges d'espace au niveau des jonctions
d'émetteur Base EB et de Base Collecteur BC. Le diagramme de répartition des charges et
potentiels au niveau des deux jonctions est donné à la figure2.
Figure 2 Structure NPN d’un transistor bipolaire
Nous appelons épaisseur effective d’une zone, son épaisseur technologique diminuée des épaisseurs
de zones de charge d’espace s’il ya lieu.
E B C
ZCE ZCE
WE WB
Dans ces conditions, sous l’effet de la polarisation directe VBE, l’émetteur injecte des électrons
dans
la base. Ceux-ci diffusent perpendiculairement à la jonction et si la base est assez mince pour que
les recombinaisons y soient négligées, ils atteignent la frontière de la ZCE de la jonction base
collecteur polarisée en inverse. Là ils sont pris en charge par le champ électrique intense et dont le
sens favorise le passage des porteurs minoritaires. Ils sont alors balayés vers le collecteur qui est
une région N et où ils redeviennent donc porteurs majoritaires. La figure 4 schématise le
mouvement des porteurs dans une structure NPN et le sens des courants.
I1 I2
V1 V2
Quadripôle
(Transistor)
Montage EC
Le tableau 1 montre un résumé des tensions et courants des différents types de montage du
transistor.
Tableau 1
Paramètres Montage EC Montage BC Montage CC
Borne d’entrée base émetteur base
Borne de sortie collecteur collecteur émetteur
Courant d’entrée IB IE IB
Courant de sortie IC IC IE
Tension d’entrée VBE VEB VBC
Tension de sortie VCE VCB VEC
Montage BC
Montage CC
IE=IB+IC
VCE=VCB+VBE
Sachant que l’effet transistor est de faire véhiculer un fort courant du collecteur à partir d’un faible
courant de base (IC >>IB). On définit l’amplification statique du courant ߚ =
ூ
ߚ = ܫ⇒ ܫ
IE=IB+IC
IC=αIE+ICB0
Où ICB0 est le courant inverse de saturation de la jonction Base-Collecteur (appelé aussi courant de
fuite à émetteur ouvert IE=0). En pratique, ICB0 est un constant très faible.
Dans la pratique, le montage le plus utilisé est le montage en émetteur commun figure 6 (à noté que
l’émetteur est commun à l’entrée et à la sortie)
IE=IB+IC
IC=βIB+ICE0
Comme le coefficient α est voisin de l’unité, le coefficient β est dans la pratique compris entre 20 et
900.
Dans la pratique, le courant ICE0 est faible et IC est proportionnel à IB pour VCE=constante :
Le coefficient ߚ =
ூ
8
Figure 7 Réseau de caractéristique d’un transistor bipolaire
9
Figure 8
ܴ =
ܸ
ܴ −
ܸ
ܴ
ଵ
ோ
, figure 9
Figure 9 Droite d’attaque
10
ܴ =
ܸ
ܴ −
ܸ
ܴ
ଵ
ோ
, figure 10
Figure 10 Droite de charge
4.2.4 Amplification
Appliquons un signal variable à l’entrée du circuit de la figure 8. Cette tension va se superposer à la
tension continue.
Notations :
On notera les grandeurs continues avec des lettres majuscules et des indices majuscules (exemple:
VCE), les grandeurs alternatives avec des lettres minuscules et des indices minuscules (exemple:
vce), et la grandeur variable est leur somme avec des lettres minuscules et des indices majuscules
(exemple: vCE= VCE+ vce)
Sur la droite de charge, le point de repos Q peut varier entre les points A et B comme le montre la
figure 11.
11
ܴ ݁ = ݐ0
Le point B correspond à vCE =VCC et iC=0 est le point de blocage.
ாை = ܸ ݐை = 0ܫ
Le courant et la tension de sortie variable varient autour du point Q (figure 11). Pour qu’ils puissent
varier dans une large gamme, le point de fonctionnement doit être placé de préférence au milieu de
la droite de charge.
Figure 11
12
ܫ+ ߚ = ܫܫ
1−ߙ
ICB0 : courant de fuite, il est très sensible aux variations de température, Il double tous les 6°C
pour
une diode de silicium. Donc toute variation de la température implique une variation de ICB0 qui
implique un changement dans le courant IC.
On défini un facteur de stabilité S :
= ∆ܫ
∆ܫ
Pour qu’un montage soit stable en température, il faut que le facteur de stabilité S soit proche de 1.
ܴ
Figure 12
+ 1 − ߙ ܫ
ܫ
1−ߙ
Qui tient du courant de fuite dans un montage en émetteur commun.
Le calcul du courant de base donne :
ߙ − = 1ܫ
− ߙ ܫ
ܫ
ߙ
ܸ = ܴܫ + ܸ
13
ܸ = ܴ 1 − ߙ
− ߙ ܫ
∆ܫ
൨ߙ
− ߙ ܫ
∆ܫ
ߙ
= ∆ܫ
= ∆ܫ
1
1−ߙ
Or :
ߚ=ߙ
⇒1−ߙ
1
1+1−ߙ=ߚ
Figure 13
ܸ = ܴ(ܫ + ܫ) + ܴܫ + ܸ
ܸ = ܴ(ܫ + ܫ) + ܸ
ߙ − = 1ܫ
− ߙ ܫ
ܫ
ߙ
Puisque :
14
ܸ = ܴܫ + (ܴ + ܴ) 1 − ߙ
− ߙ ܫ
ܫ
൨ߙ
ܸ = ܴ + (ܴ + ܴ) 1 − ߙ
( − (ܴ + ܴ ܫ൨ ߙ
ܫ
ߙ
∆ܸ = 0 = [ܴߙ + (ܴ + ܴ)(1 − ߙ([∆ܫ − (ܴ + ܴ)∆ܫ
On déduit le facteur de stabilité :
= ∆ܫ
= ∆ܫ
1
ܴܴ 1 − ߙ
+ ܴ
En comparant S à ߚ = ఈ
ଵିఈ
Figure 14
15
Sachant que :
ߙ − = 1ܫ
− ߙ ܫ
ܫ
ߙ
On obtient :
− ߙ ܫ
ܫ
ܫ൨ + ܴ ߙ
− ߙ ܫ
ܫ
ܫ൨ + ܴ ߙ
்ܴு + ܴா
ߙ
Après différentiation et simplification de cette équation on obtient :
ܵ=
1 + ்ܴு
ܴா
1 + ்ܴு
ܴா (1 − ߙ)
Donc ce circuit donne une bonne stabilité en température si on fixe correctement les valeurs des
résistances de polarisation.
VCC=RBIB+VBE (2)
De (2) on a ܫ = ିಳಶ
ோ
= ଵି.
ଵ.ଵయ
16
Exemple 02
de calculer VCC, RB et RE
IE=IC+IB≈IC
Alors REIE = VCC-VCE ⤇ REIC = VCC-VCE⤇ RE = (VCC-VCE)/ IE =(20-10)/ (5 10-3)
⤇ RE = 2KΩ
IC=βIB⤇IB= IC/β= 5 10-3/100 ⤇ IB=5 10-5=50 µA
VCC= RBIB + VBE + REIE⤇RB=( VCC - VBE - REIE)/ IB⤇ RB=( 20 – 0.5 – 2 103×5 10-3)/ 5
10-5
RB= 1.9 105 ⤇ RB= 190 KΩ
Exemple 03
17
IE=IC+IB≈IC
IC=( VCC-VCE)/ RC =( 10-5)/(2 10-3) ⤇ IC=2.5mA
IC=βIB⤇IB= IC/β= 2.5 10-3/50 ⤇ IB=5 10-4=50 µA
VCC=RCIC+ RBIB +VBE ⤇ RB=( VCC-RCIC -VBE)/ IB = RB=( 10-2 103× 2.5 10-3 -0.3)/ (50
10-6)
⤇ RB=94 KΩ
= ∆ܫ
= ∆ܫ
1
ܴܴ 1 − ߙ
+ ܴ
ߚ=ߙ
=1 −ߙ⇒ߙ
ߚ
1+ߚ
ܵ=1
1 − 1 +ߚ
ߚ
ܴ
ܴ + ܴ
ܵ=1
1 − 50
51
94 10 ଷ
94 10 ଷ + 2 10 ଷ
Alors S=25
Figure 15
18
Appliquons à l’entrée une tension alternative ve en série avec VBB, cette tension variable va
produire
une variation du courant de base qui implique une variation du courant de collecteur. Donc les
courants en régime dynamique sont :
D'une façon générale, le transistor est considéré comme un quadripôle: il a deux bornes d'entrée et
deux bornes de sortie (une patte du transistor sera donc commune à l'entrée et à la sortie).
Il est commode de définir le quadripôle équivalent au transistor par ses paramètres hybrides "h" tels
que:
൜ݒଵ = ℎ ଵଵ݅ଵ + ℎ ଵଶݒଶ
݅ = ℎ ଶଵ݅ଵ + ℎ ଶଶݒଶ ≡ ൜
i1 i2
Quadripôle
hij
V1 V2
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19
= ∆௩ಳಶ
∆ಳ
௩ಶୀ
:h
11
CE
=V
CE
+v
ce
ℎ ଵଶ = ௩್
௩
= ∆௩ಳಶ
∆௩ಶ
ಳୀ
:h
12
est l'inverse du gain en tension (ou facteur de réaction de la sortie
sur l'entrée).
ℎ ଶଵ =
್
= ∆
∆ಳ
௩ಶୀ
:h
21
= ∆
∆௩ಶ
ಳୀ
:h
22
F igure 19
20
On vient de voir qu’un montage à transistors comprenait un circuit en courant continu et un circuit
en courant alternatif. Grâce aux condensateurs, on va pouvoir superposer le circuit en courant
alternatif au circuit de polarisation sans que celui-ci modifie les courants et tensions continus.
a. Condensateurs de couplage
Un condensateur de couplage transmet (sans atténuation) un signal alternatif d’un point qui n’est
pas à la masse à un autre point qui, lui non plus, n’est pas à la masse, il doit se comporter comme un
court circuit en alternatif. Donc sa capacité doit être calculée en fonction de la fréquence la plus
basse à transmettre. Pour calculer sa capacité, on doit transformer par le théorème de Thévenin le
circuit auquel est reliée CL (voir figure 21).
Dans le circuit équivalent de la figure 21, RTH représente la résistance du circuit situé avant
l’emplacement du condensateur et RL la résistance d’entrée du circuit placé après le condensateur.
Ce circuit est équivalent à un filtre passe bas dont la fréquence de coupure basse fcb est donnée par
la relation suivante :
|ܼ| = 1
= ߱ܥ
1
= ݂ ⇒ 2ߨ݂ܥ
1
(ܥு + ܴ)2ߨ
21
((்ܴு + ܴ2ߨ
Exemple :
Soit le circuit suivant, on applique à son entrée un signal sinusoïdal dont la fréquence varie de
100Hz à 1MHz, issu d’un générateur dont la résistance interne RG=1KΩ. Calculer la valeur de la
capacité de couplage qui permet de laisser passer ces fréquences sans atténuation.
Figure 21
22
= 1ܥ
2.6ܨμ = (6)1002ߨ
b. Condensateurs de découplage
Un condensateur de découplage est semblable à un condensateur de couplage à la nuance près qu’il
couple à la masse un point qui n’y est pas relié. Ces capacités introduisent le concept de masse en
courant alternatif.
Parmi les montages que nous avons étudiés et qui présente une meilleure stabilité en température,
est celui où une résistance de polarisation est placée en série avec l’émetteur du transistor. Il faut
donc la découpler en alternatif en lui plaçant en parallèle un condensateur qui doit se comporter
comme un court circuit en alternatif. Il est appelé condensateur de découplage.
Pour calculer la valeur minimale de la capacité de découplage, il faut faire la même transformation
de circuit que dans le cas du condensateur de couplage pour ce qui est du circuit avant le
condensateur. On obtient le schéma équivalent suivant :
ா = 1ܥ
்ܴு݂2ߨ
4.4.3 Circuit équivalent de l’amplificateur en régime continu et en régime variable
Dans un amplificateur à transistors, les sources continues établissent des courants et des tensions
continus. La source alternative produit des fluctuations dans les courants et les tensions du
transistor. La façon la plus simple d’analyser l’action des circuits à transistors est de scinder
l’analyse en deux parties : une analyse pour les grandeurs continues et l’autre pour les grandeurs
alternatives. Autrement dit, on peut analyser les circuits à transistors en appliquant le théorème de
superposition des états électriques de façon un peu spéciale. Au lieu de prendre une source à la fois,
on prend toutes les sources continues en même temps et on trouve les courants et tensions continus
en utilisant les méthodes habituelles du paragraphe sur la polarisation des transistors bipolaires.
Figure 22
23
On prend ensuite toutes les sources alternatives en même temps et on calcule les courants et
tensions alternatives. En additionnant ces courants et tensions continus et alternatifs, on obtient les
courants et les tensions totaux.
a. Régime continu
En régime statique, les condensateurs de couplage et de découplage sont remplacés par des circuits
ouverts. Par ailleurs on éteint les générateurs de tension variable. En appliquant ces considérations,
le circuit de la figure 20 devient comme suit :
b. Régime dynamique
En régime dynamique, on réduit les sources continues à zéro et on remplace les condensateurs par
des courts circuits. Donc le schéma équivalent sera de la forme suivante :
24
ℎ ଵଵ = ∆௩ಳಶ
∆ಳ
௩ಶୀ
ℎ ଵଶ = ∆௩ಳಶ
∆௩ಶ
ಳୀ
pratiquement horizontales)
ℎ ଶଵ = ∆
∆ಳ
௩ಶୀ
ℎ ଶଶ = ∆
∆௩ಶ
ಳୀ
=ଵ
ఘ
⤇ ݅ = ݒ
ݎ
⤇ ݅ = ߚ ݒ
+ݎ
ݒ
ߩ
, on peut écrire :
݅ = ݃ݒ + ݒ
25
A partir de ces équations, on peut dresser les deux schémas équivalents suivants :
ߤ = ߚߩ
ݎ
Figure 25
En associant à ce schéma équivalent un générateur d’entrée et une charge en sortie, nous obtenons
le schéma équivalent suivant :
Figure 26
A partir de ce schéma équivalent de l’étage, nous allons calculer les différents paramètres de
l’amplificateur.
a. Gain en courant
Le gain en courant du montage émetteur commun est :
ூ = ݅ܩ
݅ߚ ܴ + ߩ
Alors :
−ܴ݅ = − ܴߩ
݅ߚ ܴ + ߩ
26
݅
݅=
ߚߩ
ܴ + ߩ
Généralement la résistance de sortie du transistor a une valeur assez élevée et que ρ>>RC. la
formule du gain peut être alors se simplifier et on peut écrire :
GI≈β
Le gain en courant en montage émetteur commun est important.
b. Gain en tension
Le gain en tension est :
= ݒܩ
ݒ
= −ܴݒ
݅ = ݎݒ
= − ܴ⤇ ܩ
ூܩ ݎ
ܴ ߚ− = ⤇ ܩ
ݎ
Le signe moins présent dans la formule donnant le gain indique un déphasage de ߨ entre la tension
de sortie et la tension d’entrée.
c. Gain en puissance
Le gain en puissance c’est le produit des valeurs absolues des gains en courant et en tension.
|ூ||ܩ = |ܩܩ
ܴߚ = ܩ
ݎ
d. Impédance d’entrée
Par définition, l’impédance d’entrée est le rapport entre la tension d’entrée et le courant d’entrée.
ܴ = ݒ
݅=
݅ݎ
݅ ⤇ ܴ = ݎ
e. Impédance de sortie
L’impédance de sortie du transistor est :
ܴ௦ = ߩ
= ݒଵݒ
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27
- Paramètre de sortie : ݅ = ݅
= ݒଶݒ
Figure 27
a. Gain en courant
Le gain en courant du montage collecteur commun est :
݅ = ݅
݅ = −(1 + ߚ)݅
Donc le gain en courant est :
ூ = ݅ܩ
݅ = −(ߚ + 1( ≈ −ߚ
La formule du gain peut être alors se simplifier et on peut écrire :
GI ≈ -β
b. Gain en tension
)ܴ݅//)ߚ + 1()ߩ = ଶݒ
)ܴ݅//)ߚ + 1()ߩ + ݅ = ݎଵݒ
= ܩ
(ܴ//ߩ)(ߚ + 1)
(ܴ//ߩ)(ߚ + 1) + ݎ
La valeur de résistance est assez élevée comparativement aux valeurs des charges usuelles. Alors le
gain en tension se simplifier comme suit :
= ܩ
ܴ(1 + ߚ)
ܴ(1 + ߚ) + ݎ
Si 1 + ܴ)ߚ) ≫ ݎ, le gain peut être approximé par GV = 1
c. Gain en puissance
Le gain en puissance c’est le produit des valeurs absolues des gains en courant et en tension.
|ூ||ܩ = |ܩܩ
28
ߚ = ܩ
ܴ(1 + ߚ)
ܴ(1 + ߚ) + ݎ
Dans les conditions d’approximations précédentes :
ߚ = ܩ
d. Impédance d’entrée
Par définition, l’impédance d’entrée est le rapport entre la tension d’entrée et le courant d’entrée.
ܴ = ݒଵ
݅ = ݎ+ )ߚ + 1()ߩ//ܴ)
Utilisant les approximations précédentes :
ܴ = (1 + ߚ)ܴ
Ce montage présente une impédance d’entrée relativement élevée par rapport aux autres deux
montages.
e. Impédance de sortie
L’impédance de sortie du transistor est :
Figure 28
Selon la figure 28, on peut écrire les équations suivantes :
ݒ−=
݅(1 + ߚ) + ߩ
݅(ீܴ + )ݎ− = ݒ
ݒ−=
−ߩ
(1 + ߚ)
+ ݒ
݅
−=ݒ
1
−ߩ
(1 + ߚ)
ீܴ + ݎ
൰1+ߚ
29
= ݒଵݒ
- Paramètre de sortie : ݅ = ݅
= ݒଶݒ
Figure 29
Pour ce type de montage, et du fait que la résistance de sortie du transistor ρ est de grande valeur,
cette dernière sera négligée sauf pour le calcul de la résistance de sortie de l’étage.
a. Gain en courant
Le gain en courant du montage base commune est :
݅ = −(1 + ߚ)݅
݅ = ݅ = ݅ߚ
Donc le gain en courant est :
ூ = ݅ܩ
݅=−
ߚ
)ߚ + 1( ≈ −ߙ
La formule du gain peut être alors se simplifier et on peut écrire :
GI ≈ - α
α étant proche de 1, le montage base commune n’a pas de gain en courant. Par ailleurs le signe
moins indique un déphasage entre le courant d’entrée et le courant de sortie.
b. Gain en tension
ଶ = −ܴݒ
݅ݎ− = ଵݒ
= ܴܩ
ߚ = ⤇ ܩ݅ݎ
ܴ
ݎ
c. Gain en puissance
Le gain en puissance c’est le produit des valeurs absolues des gains en courant et en tension.
|ூ||ܩ = |ܩܩ
ܴ ߙߚ = ܩ
ݎ
Dans les conditions d’approximations précédentes α proche de 1 :
ܴ ߚ = ܩ
ݎ
d. Impédance d’entrée
Par définition, l’impédance d’entrée est le rapport entre la tension d’entrée et le courant d’entrée.
ܴ = ݒଵ
Sachant que:
݅ݎ− = ଵݒ
݅ = −(1 + ߚ)݅
Ce montage présente une impédance d’entrée de la forme suivante :
ܴ = ݎ
1+ߚ
ܴ = ݎ
ߚ
L’impédance d’entrée de ce type de montage est β fois plus faible que la résistance d’entrée du
montage émetteur commun.
e. Impédance de sortie
L’impédance de sortie du transistor est :
Figure 30
Selon la figure 29, on peut écrire les équations suivantes :
31
ܴௌ =
(ଶ(ݒ = ݑ
݅ = ݅()
݅ = − ܴீ
݅ݎ+
ݎ+ ߚߩ
൰ܴீீܴ + ݎ
La résistance de sortie est fonction de la résistance interne du générateur, ce qui représente un des
inconvénients de ce type montage.
4.4.5 Comparaison des trois montages fondamentaux à transistors Bipolaires
Le montage E.C est celui qui offre le meilleur gain en puissance Gp, c’est la raison qui lui
rendre le montage le plus utilisé en amplification. Son principal inconvénient c’est son
impédance d’entrée qui n’est pas assez élevée, ce qui nécessite une adaptation d’impédance
à l’entrée, donc l’utilisation d’un préamplificateur.
Le montage C.C présente les caractéristiques requises pour un préamplificateur, car il
possède une grande impédance d’entrée et une faible impédance de sortie.
Le tableau suivant, donne un résumé sur les caractéristiques des trois montages fondamentaux à
transistor bipolaire.
32
Montage Re Rs Gi Gv
E.C = ݎℎ ଵଵ
moyenne
élevée
élevée
ܴ ߚ−
ݎ
moyen
B.C
ݎ
ߚ
faible
ݎ+ ߚߩ൬ + ߩ
൰ܴீீܴ + ݎ
grande
-α ≈ -1
faible
ܴ ߚ
ݎ
moyen
C.C ≈ ܴߚ
élevée
ீܴ + ݎ൬ //ߩ
൰1+ߚ
faible
ߚ−
élevé
≈1
faible
33
Nous allons maintenant étudier le transistor en mode commutation. Si le transistor n’est pas polarisé
dans sa zone linéaire, alors il ne prendre que deux états : bloqué (VBE et IB sont très faibles) ou
saturé (VCE très faible). Il existe de nombreux système faisant appel à cette propriété des
transistors.
Le transistor en commutation est utilisé afin d’ouvrir ou fermer un circuit. Ainsi il peut commander
une LED, un RELAIS, un MOTEUR …etc. on assimile en générale le circuit de sortie du
transistor à un interrupteur qui est commandé soit par une tension, soit par un courant suivant le
type de transistor choisi.
34
Dans le plan de sortie IC = f (VCE ) on considère 3 régions suivant l'état du transistor (figure 32):
Une région de saturation caractérisée par la tension VCE =VCEsat ≈0 et le courant IC
=ICsat=ICmax
donné par :
௦௧ = ܸ − ܸܫ
ܴ
൬ߚ
ܸ − ܸ
ܴ ൰
En réalité on a VCC VCEsat d'où la condition de saturation
௦௧ ≅ 1 ≤ ܫܫ
ߚ
ܸ
ܴ
ܴ ≥ ܫ௦௧
A l'examen de cette dernière relation on constate que le courant IB est fixé par le circuit d'entrée.
Cependant pour IB ≥ IBsat le courant IC n'augmente quasiment plus. On dit alors que le transistor
fonctionne en régime de sursaturation. Une augmentation de IB se traduit alors par une
accumulation de charges constituées par les porteurs minoritaires dans la base. On constate de plus
que dans ce type de régime les deux jonctions BE et BC sont polarisées en direct. Les charges
stockées dans la base proviennent alors à la fois de l'émetteur et du collecteur.
Cours : Electronique 2 2019-2020 1ère
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35
Si un transistor n’est pas polarisé dans sa zone linéaire, il peut être soit bloqué (VBE et IB sont très
faibles) ou saturé (VCE très faible). Une simple analyse du point de fonctionnement suffit à
déterminer si le transistor est bloqué ou saturé. Dans le cas de la figure ci-dessous, on constate
immédiatement que VBE=0. Le transistor est donc bloqué et son courant de collecteur est nul.
sa zone linéaire.
d’oû :
= ିಳܫ
ோ
= ଵି.
ଵହ
. = ࡵ ⤇
et IC=βIB=50×0.0062⤇IC=0.31A
36
Or, la tension VCE ne peut descendre en dessous de 0V. L’hypothèse de départ est donc fausse. Le
courant IC ne pourra jamais atteindre cette valeur de 0.31A mais se stabilisera à une valeur
correspondant à VC=0V.
Soit :
= ܫ
ோ
= ଵ
ଶ
= ࡵ ⤇
Le transistor est donc saturé, il faut noter que dans ce cas, l’égalité IC=βIB n’est plus valable. On a
en réalité IC<βIB.
ߚ
Ca signifie que VCE= VCEsat=0.2V pour un transistor de faible puissance. Le courant peut
alors circuler dans le transistor du collecteur vers l’émetteur. Ce qu’il faut bien voir c’est
que le transistor se comporte comme un interrupteur.
4.5.3 Application
Il existe de nombreuses applications des transistors fonctionnant en mode commutation car dans ce
cas, il s’agit comme un interrupteur que l’on peut commander.
Bon nombre de fonction logique peuvent aussi être implémentée à partir de ce principe. Par
exemple la figure ci-dessous représente la fonction logique de négation, lorsque VE=0V, la
jonction base-émetteur est bloquée, aucun courant de base, ni de collecteur. La différence de
potentiel aux bornes de RC est donc nulle et on a VS=VCC=5V.
Si, au contraire, VE=5V, la jonction base-émetteur est correctement polarisée et, comme l’émetteur
se trouve à la masse, on a : VB=0.7V. le courant de base est donc :
= భିಳܫ
ோ ಳ
= ହି.
ଵర
ܣ = 0.43݉⤇ ܫ
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Cette valeur est impossible à obtenir, le transistor ne peut être que saturé à la valeur VC=VS=0V.