Math L2
Math L2
Mathématique Licence L2
Nom : KÉÏTA
Tel : 74 41 70 87 / 62 21 43 70
E-mail : k_cheickhamala@[Link]
cheickhamalak9@[Link]
Table des matières
4 Intégrale multiple 29
4.1 Intégrale simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.2 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3 TD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5 Matrice 32
5.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
5.2 Matrices particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5.3 Addition des matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5.4 Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5.5 Multiplication de matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2
5.6 La matrice identité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3
Première partie
4
Fonctions de plusieurs variables
1
1.1 Généralités
1.1.1 Applications de Rn dans R
a. On appelle fonction numérique de n variable réelles toute application d’une partie de
Rn dans R qui à pour tout x = (x1 , x2 , · · · , xn ) 7→ f (x1 , x2 , · · · , xn ) ∈ R.
Si f est une fonction numérique de n variables, si D est le plus grand sous ensemble
de Rn sur lequel f est définie on dit que D est le domaine de définition de f
b. Une fonction f de Rn dans R est dite définie au voisinage d’un point a ∈ Rn si son
ensemble de définition contient un voisinage de a.
1.2 Définition
h cm
b cm
5
La façon la plus simple de définire une fonctions de deux variables est donné par l’aire
d’un triangle rectgle :
h×b
A= .
2
Une autre manière de définir une fonction à plusieurs variables, est de considérée la
surface s d’un rectangle, le periètre p du rectange, en considerant la longueur comme x
et la largeur comme y
y cm
x cm
Remarque : si on considère des ensembles finis (i.e. dont le nombre d’éléments de l’en-
semble est fini), on appelle cardinal de l’ensemble, le nombre d’éléments de l’ensemble.
Et, si E et F sont finis, on a :
Vocabulaire :
S et P sont des fonctions de deux variables à valeurs réelles. x et y sont les deux variables.
Il est important de noter que x et y sont indépendantes, autrement dit, il n’existe pas
d’application f : R2 −→ R telle que f (x, y) = 0. On note :
6
1.3.1 Dans le cadre de la physique :
Le modèle mathématique choisi par le physicien ne dépend que d’un paramètre. En Ther-
modynamique, lorsque l’on considère une énergie (énergie interne U , cinétique Ec , etc.),
on est souvent amené à étudier l’influence des paramètres T (température), P (pression)
et V (volume).
P V = nRT
— n désigne la quantité de matière contenue dans le volume V ;
— R désigne la constante des gaz parfait,
Si le volume du système physique varie en même temps que la température, notre étude
est justifiée. En général, on recherche l’équation d’état d’un système. (Relation entre les
paramètres d’état d’un système en équilibre macroscopique).
Elle s’écrit f (P, V, T ) = 0, où f est une fonction des trois variables P, V et T . Dans notre
cas, on a :
f (P, V, T ) = P V − nRT.
D’une manière générale nous pouvons avoir une fonction à n variables où n désigne un
nombre entier.
1.4 Définition
Soit n un nombre entier et D une partie de Rn . Une fonction f de n variables est une
relation qui a tout n − uplet (x1 , ..., xn ) de D associe un unique nombre réel. Cela se note
de la manière suivante :
f : D −→ R
(x1 , x2 , · · · , xn ) 7−→ f (x1 , x2 , · · · , xn )
Remarque : La notation (x1 , · · · , xn ) est là pour montrer que nous avons n variables. Dans
la pratique, lorsque nous n’avons que deux variables nous les notons x et y plutôt que x1
et x2 .
7
3π
1. Calculer l’image de (e, 2
)
2. Donner le plus grand domaine possible pour la fonction f
Exercice 03
Soit la fonction définir par :
f (x, y) = ln(x) + sin(y)
π
1. Donner l’image de (e, 0) , (e3 , 4
).
2. Donner le plus grand domaine de définition possible pour f .
On peut se représenter z comme une "altitude" définie en chaque point du plan de base.
x
−2 −1.5 −1 −0.5 0.5 1 1.5 2
−1
−2
−3
8
1.5
1 f (x) = cos x
0.5
π 3π
2 π 2 2π
−1
−1.5
150
100
200
50
100
0
0
−50
−100 5
−100
−200 0
−4 −2 −150
0 2 4 −5
9
·10−2
8
6
4
0.1
2
−2
5 · 10 0
0 −2
−5 · 10−2 5 −4
−0.1 −6
−4 0
−2 0 −8
2 4 −5
(x − x0 )2 + (y − y0 )2 = R2 .
Définition
Proposition
10
1.7 TD
1.7.1 Représentation graphique du domaine de définition
Exercice 01 :
Exercice 02 :
Déterminer et représenter le plus grand domaine de définition possible pour les fonctions
suivantes :
√
xy
1. f (x, y) = x−1
.
x+y+1
2. f (x, y) = x−1
.
3. f (x, y) = ln(xy).
√
4. f (x, y) = 4x − x2 + 4y − y 2
Exercice 03 :
Soit
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ x2 + y 2
1. Déterminer, nommer et tracer la projection dans le plan xOz de Sf ∩ {y = k} pour
k = 1; 2 puis k ∈ R.
2. Est ce que Sf ∩ {y = k} est le graphe d’une fonction à une variable ? Si oui, laquelle ?
3. Déterminer, nommer et tracer la projection dans le plan yOz de Sf ∩ {x = 0}.
4. Est ce que Sf ∩ {x = 0} est le graphe d’une fonction à une variable ? Si oui, laquelle ?
5. Déterminer et nommer la projection dans le plan xOy de Sf ∩ {z = k} pour k =
1; 2; 0; −1 pour k ∈ R+
6. Est ce que Sf ∩ {z = k} est le graphe d’une fonction à une variable ? Si oui laquelle ?
7. En déduire la représentation graphique de f .
11
Calculs de limites et continuité
2
2.1 Technique de recherche de limites
2.1.1 Cas réel
Dire que
lim f (x) = b
x→a
lim |f (x) − b| = 0
x→a
lim f (x) ; lim f (x) ; lim f (x) ; lim f (x) ; lim f (x)
x→+∞ x→a x→α− x→α+ x→−∞
12
2.2 Définition réelle de la limite
Supposons a et b sont deux réels.
Formes indéterminées :
∞ 0
; 0×∞ ; (−∞) + (+∞) ;
∞ 0
Pour les autres cas, on se reportera au tableau fourni en annexe.
Quelques exemples très simples : On écrira à chaque fois les limites sous réserve que
celles-ci existent...
1.
x x
lim tan . x 7→ tan
x→π 4 4
π
est définie sur [0; 2π[ et tan 4
= 1, donc,
x
lim tan =1
x→π 4
2.
sin x
lim
x→0 x
Exemple :
lim (x2 − x) = lim x2 = (+∞)2 = +∞
x→+∞ x→+∞
13
Exemple :
−3x2 + 2x + 4 −3x2 −3
lim = lim =
x→−∞ 5x2 − 6x + 3 x→−∞ 5x2 5
En pratique, on étudie rarement la limite en ±∞ d’une fonction de plusieurs variables,
mais nous étudierons ultérieurement des applications de ces théorèmes dans le cas
multidimensionnel.
f (x) − f (a)
f ′ (a) = x→a
lim =l
x−a
Exemple : pour f (x) = sin(x) on : la dérivabilité au point A = 0 donnée par
Exo d’application : Trouver le domaine de définition des fonctions suivantes puis cal-
culer leur limite à l’origine O.
tan(x) sin(x + y)
lim ; lim
x→0 x (x,y)→(0,0) x+y
14
Par définition, f est continue en a si, et seulement si
Définition f est dite continue sur A si, et seulement si f est continue en tout point de
A.
En pratique, pour démontrer qu’une fonction est continue, on sera amené à utiliser une
des méthodes décrites précédemment.
Le théorème qui suit porte le nom de théorème d’encadrement ou théorème des gen-
darmes. Vous en avez déjà probablement étudié une version pour des fonctions d’une
variable. Ce théorème permet de généraliser ce résultat aux fonctions de plusieurs va-
riables.
Alors
lim (f (X) − α) = 0 =⇒ lim f (X) = α
X→A X→A
x3 +y 3
Exemple : Soit f définie sur D := R2 \ {0, 0} par : f (x) = x2 +y 2
15
2.3.3 Techniques générales
Dans cette partie on s’interesse à l’étude de la limite d’une fonction à plusieurs variables.
Mais avant, nous étudions le cas particulier c’est à dire le cas d’une fonction n’admettant
pas de limite en un point. Comment ce comportement va-t-il se caractériser ?
Remarque : Lorsque l’on fait converger une fonction selon une direction particulière, on
ne peut avoir aucune garantie que la valeur trouvée en passant à la limite est la limite
de la fonction. En effet, il faut d’abord savoir si la fonction converge.
16
2.4 TD
Exercice 01 :
2. √
x2 y 2 x2 + y 2
lim lim q q
(x,y)−→(0,0) x2 + y 2 (x,y)−→(0,0) |x| |y| + |y| |x|
3. q
2
(x − y)(y − x)2 1 − cos |xy|
lim lim
(x,y)−→(0,0) x+y (x,y)−→(0,0) |y|
4.
x+y
lim
(x,y,z)−→(0,0,0) x2 + y2 + z2
Exercice 02 :
2. x−y
x+y
si x + y ̸= 0
f (x, y) =
f (x, −x) = 1
3.
x
f (x, y) = x, y, 3
(1 + x2 + y 2 ) 2
4. 2x3 −y3
x2 +y2
si x2 + y 2 ̸= 0
f (x, y) =
f (0, 0) = 0
17
Exercice 04 :
et
x3 +y3
x2 +y2
si x2 + y 2 ̸= 0
g(x, y) =
g(0, 0) = 0
18
Dérivées Partielles et différentielles
3
3.1 Les dérivées partielles premières
Etant donné une fonction f (x) = f (x1 , x2 , · · · , xn ) de n variables à valeurs réelles (i.e. un
champ scalaire de Rn ), si on fixe les (n − 1) variables x2 , x3 , · · · , xn on obtient une fonction
x1 7→ f (x) = f (x1 , x2 , · · · , xn ) de la seule variables x1 dont la dérivée (si elle existe !) est
noté :
∂f ∂f
(x) = (x1 , x2 , · · · , xn )
∂x1 ∂x1
Cette dérivée mesure le taux de variation de la fonction f (x) dans la direction "x1 " au
point x = (x1 , x2 , · · · , xn ).
∂f ∂f ∂f
(x), (x), · · · , (x).
∂x2 ∂x3 ∂xn
∂f
On utilise également la notation fxi ou bien Di (f ) pour ∂xi
.
Formalisons tout ce qui précède avec la définition suvantes :
Définition
Si f : D ⊆ Rn −→ R est une fonction de n variables et a = (a1 , a2 , · · · , an ) ∈ D, la dérivée
∂f
partielle ∂x i
(a) de f par rapport à xi au point a est définie par la limite :
∂f f (a1 ,a2 ,··· ,ai +t,··· ,an )−f (a1 ,a2 ,··· ,an )
∂xi
(a) = limt→0 t
Définition
Une fonction f est dite de classe C 1 dans une region D du plan, si elle possède des dérivée
partielles premières et que ces dernières sont continue dans D.
19
3.2 Les dérivées partielles d’ordre supérieur
Comme pour les fonctions d’une variable, on peut définir, lorsque cela est possible, des
dérivée partielles d’ordre supérieur.
Pour fixer les idées, considéroin le cas d’une fonction f (x, y) de deux variables qui possède
deux dérivées partielles premières
∂f ∂f
(x, y) et (x, y)
∂x ∂y
si chacune de ces dérivée est partiellement dérivable par rapport aux deux variables,
cela nous fournira, à priori, quatre dérivées partielles seconde
!
∂f ∂f ∂ 2f
que nous noterons
∂x ∂x ∂x2
!
∂f ∂f ∂ 2f
que nous noterons
∂y ∂y ∂y 2
On démontre cependant que sous certaines conditions, très souvent vérifiées dans la
pratique, les deux dérivées partielle
!
∂ 2f ∂f ∂ 2f
et sont identiques :
∂y∂x ∂y ∂x∂y
∂ 2f ∂ 2f
= (3.1)
∂x∂y ∂y∂x
et d’une manière générale pour une fonction f (x1 , x2 , · · · , xn ) de n variables, on a
∂ 2f ∂ 2f
=
∂xi ∂yj ∂yj ∂xi
x(t) et y(t)
Cela implique que z = z(t) = f (x(t), y(t)) ne dépend plus que la variable t et il s’agit de
trouver la dérivée z ′ (t) = dz
dt
de z par rapport à t.
On démontre que
dz ∂f dx ∂f dy
(t) = (x(t), y(t)) (t) + (x(t), y(t)) (t) (3.2)
dt ∂x dt ∂y dt
dω ∂f dx1 ∂f dxn
(t) = (x1 (t), · · · , xn (t)) (t) + · · · + (x1 (t), · · · , xn (t)) (t) (3.3)
dt ∂x1 dt ∂xn dt
20
2. Nous supposons cette fois que z = f (x, y) est une fonction à deux variables x et y ayant
des dérivées partielles ∂f
∂x
et ∂f
∂y
et que x et y dépendent de deux autres variables u et
v:
x = x(u, v) et y(u, v)
Ainsi, z dvient une fonction de deux variables u et v :
On démontre que :
∂z ∂f ∂x ∂f ∂y
(u, v) = (x(u, v), y(u, v)) (u, v) + (x(u, v), y(u, v)) (u, v) (3.4)
∂u ∂x ∂u ∂y ∂u
et
∂z ∂f ∂x ∂f ∂y
(u, v) = (x(u, v), y(u, v)) (u, v) + (x(u, v), y(u, v)) (u, v) (3.5)
∂u ∂x ∂v ∂y ∂v
L’extension de cette formule pour une fonction z de trois variables v, v et w est immé-
diate.
∂z ∂z
=0 ou =0
∂x ∂y
La relation
∂z
(x, y) = 0 (3.6)
∂x
signifie que la fonction z ne dépend pas de la variable x, autrement dit, z est une
fonction de la seule variable y :
z(x, y) = φ(y)
pour une certaine fonction φ définie sur R.
La justification de ce fait peut se faire de la manière suivante : Nous intégrons la
relation (3.6) entre 0 et x par rapport à la première variable, ce qui nous donne :
Z x Z x
∂z
(t, y)dt = 0dt = 0
0 ∂x 0
21
i.e. z(x, y) − z(0, y) = 0, ou z(x, y) = z(0, y) = φ(y).
∂ 2z
(x, y) = 0 (3.8)
∂x∂y
En effet, la relation précédentes s’écrit
!
∂ ∂z
= 0,
∂x ∂y
ce qui implique, par ce qui précède, l’existance d’une fontion h de la seule variable y
telle que :
∂z
(x, y) = g(y).
∂y
En notant G une primitive quelconque de g, la dernière relation est équivalente à
l’existance d’une fonction h de la seule variable x telle que
z(x, y) = G(y) + h(x).
Réciproquement, il est immédiat que toute fonction f (x, y) de la forme G(y) + h(x) (avec
G et h des fonctions arbitraires (dérivable !)) est bien une solution de l’équation (3.8).
22
!
∂ 2u 2
2 ∂ u ∂ 2u
= a + (3.9)
∂t2 ∂x2 ∂y 2
qui décrit la propagation des ondes (ondes sonores, ondes traversant une corde vibrante,
etc.).
∂f ∂f
df (x, y) = (x, y)dx + (x, y)dy
∂x ∂y
∂f ∂f
df (x1 , x2 , · · · , xn ) = (x1 , x2 , · · · , xn )dx1 + · · · + (x1 , x2 , · · · , xn )dxn
∂x1 ∂xn
arcsin x ] − 1; 1[ √ 1
1−x2
1
arctan x R 1+x2
Opération sur les dérivées
fonction f, g Dérivée
f +g f ′ + g′
f ·g f ′g + g′f
f f ′ ·g−g ′ ·f
g g2
′ ′
g◦f f ×g ◦f
Pn
(g · f )n k (k) (n−k)
k=0 Cn f g
′
(f −1 ) 1
f ′ ◦f −1
23
Table 3.2 – Formules pour les calcules de la dérivées
ω = Xdx + Y dy
Définition
Une forme différentielle ω est dite exacte ou totale dans son domaine D s’il existe une
fonction f telle que ω = df .
Toute fonction f verifiant une telle égalité est appelée une primitive de ω.
La question qui se pose, à présent, est : sous quelles conditions une forme différentielle
ω = Xdx + Y dy est-elle exacte ?
Examinons d’abord les conditions necessaires :
Il est claire que si ω est une forme exacte, i.e. (i.e. signifie c’est à dire).
∂f ∂f
ω = Xdx + Y dy = df = dx + dy
∂x ∂y
∂f ∂f
alors, necessairement, X = ∂x
et Y = ∂y
, mais dans l’équation (3.1) nous avons :
∂ 2f ∂ 2f
=
∂x∂y ∂y∂x
∂f ∂f
Donc les égalités X = ∂x
et Y = ∂y
implique que
!
∂X ∂ 2f ∂ 2f ∂ ∂f ∂ ∂Y
= = = = (Y ) =
∂y ∂y∂x ∂x∂y ∂x ∂y ∂x ∂x
24
En résumé, une condition nécessaire pour que la forme différentielle ω = Xdx + Y dy soit
exacte est quelle vérifie la condition :
∂X ∂Y
=
∂y ∂x
Ces conditions ne sont pas assez suffisantes pour dire que ω est exacte, dans ce cas il
nous faut une condition de nature géométrique sur un domaine de définition U de la
forme ω : la region U doit être simplement connexe, ce qui signifie que toute fermée de
Γ contenue dans U doit avoir son intérieur également contenu dans U . Intuitivement, ce
sont donc des domaine qui n’ont pas de "trous" ; mathématiquement, cela veut dire que
toute courbe fermée contenu dans U peut être "déformée" d’une manière continue pour
la reduire à un point sans sortir du domaine U .
∂X ∂Y
= (3.10)
∂y ∂x
2. Si ω = Xdx + Y dy + Zdz est une forme différentielle définie dans une partie U de
l’espace R3 simplement connexe, pour que ω soit exacte, il faut et il suffit que
∂X ∂Y
∂y
= ∂x
∂X ∂Z
∂z
= ∂x
(3.11)
∂Y
∂Z
∂z
= ∂y
Les formes différentielles ω qui vérifie la codition (3.10) et (3.11) sont appelées des formes
différentielles fermées et on peut reformuler ce théorème en disant que, dans un domaine
U simplement connexe, pour qu’une forme différentielle ω soit exact dans U , il faut et il
suffit qu’elle soit fermée dans U .
Exemple :
Soit
ω = (yex + 2xy)dx + (x2 + ex )dy + 2zdz
Vérifier si ω est une forme exacte.
∂ 2f ∂ 2f
− =0
∂x2 ∂y 2
25
3.9 TD
Exercice 01 :
Calculer
∂f ∂f
et
∂x ∂y
Pour chacune des fonction suivantes :
1.
x
f (x, y) = ex sin y et f (x, y) =
x2 + y2
2. √
f (x, y) = (x2 + y 2 )e−xy et f (x, y) = ex+y − x2
3. !
y x
f (x, y) = x et f (x, y) = Arctang
y
4. q Z y
2
f (x, y) = ln x + x2 + y 2 et f (x, y) = e−t dt
x
Exeercice 02 :
Calculer
∂f ∂f ∂f
; et
∂x ∂y ∂z
1.
f (x, y, z) = ex cos y sin z
2.
f (x, y, z) = (1 + x2 + y 2 )exz
3.
f (x, y, z) = xyz + y − 2z
4.
f (x, y, z) = ln(xy + xz + yz)
5. !
x y
f (x, y, z) = Arctan + Arctan
y z
6. Si
1 1
f (x, y, z) = =√ 2
r x + y2 + z2
26
Exercice 02 :
Exercice 03
montrer que cette fonction est différentiable en tout point. Montrer que les dérivées
partielles de f ne sont pas continue au point (0, 0)
Exercice 04 :
soit
f : R3 −→ R3
(x, y, z) 7−→ (x + y 2 − z, xy 2 z, xy + x2 z)
est différentiable en tout point (x, y, z).
Ecrire la matrice de df rapporté à la base canonique de R3
Exercice 05 :
Exercice 06 :
∂z
Soit z = f (x, y) une fonction différentiable si y = φ(x) calculer ∂x
Exercice 07 :
Soit t 7−→ F (t) une fonction d’une variable réelle en posant t = ax + by on obtient
Montrer que
∂f ∂f
b −a =0
∂x ∂y
Exercice 08 :
27
Soit z définie par : x2 + y 2 + z 2 − φ(ax + by + cz) = 0 ; a, b, c ∈ R.
Démotrer que :
∂z ∂z
(cy − bz) + (az − cx) = bx − ay
∂x ∂y
Exercice 09 :
∂z ∂z
x +y −z =0
∂x ∂y
Exercice 10 :
∂z ∂z
(E) : y −x = (y − x) · z
∂x ∂y
28
Intégrale multiple
4
Rappel
Fonction Primitive
k kx + c, c ∈ R
1 x + c, c ∈ R
ax2
ax + b 2
+ bx + c, c ∈ R
axn+1
axn n+1
+ c, c ∈ R
1
x
ln |x| + c, c ∈ R
1
x2
− x1 + c, c ∈ R
1 1
xn
− (n−1)x n−1 c ∈ R
√ 2 √
x x x + c, c ∈ R
3 √
√1 2 x + c, c ∈ R
x
1
cos(ax), a ∈ R\{0} R a
sin(ax)
1
sin(ax), a ∈ R\{0} i
R h − a cos(ax)
tan(x) kπ − 2 ; kπ + π2 , k ∈ Z
π
− ln(|cos(x)|)
ln(x) R∗+ x ln(x) − x
ax 1 ax
e , a ∈ R\{0} R a
e
1
(x − a)α , a ∈ R, α ∈ R\{−1} ]a; +∞[ α+1
(x − a)α+1
1
ax , a > 0 R ln(a)
ax
1
1+x2
R arctan(x)
√ 2 3
x − a, a ∈ R ]a; +∞[ (x − a) 2
3 √
√1 , a ∈ R ]a; +∞[ 2 x−a
x−a
√ 1 ] − 1; 1[ arcsin(x)
1−x2
29
Table 4.3 – Opération sur les primitive
Fonction Primitive
′ u2
uu 2
+c
un+1
u′ un n+1
+c
u′ eu u
e +c
u′
u
ln |u| + c
u′
u2′
− u1 + c
u 1
un
− (n−1)u n−1 + x
u′ √
√ 2 u+c
√ u
2
√
ax + b 3a
(ax + b) ax + b + c
4.2 Théorème
F est une primitive de f lorsque F ′ (x) = f (x).
f admet une infinité de primitive sur R. Cette primitive est unique lorsque F prend la
valeur b en a i.e. F (a) = b.
4.3 TD
Exercice 00
Exercice 01
Exercice 02
30
Soit D le domaine : n o
D = (x, y) ∈ R2 ; x ≥ 0, y ≥ 0, x + y ≤ 1 .
Calculer : Z Z
f (x, y)dxdy
D
avec
1. n o
f (x, y) = x et D = (x, y) ∈ R2 ; y ≥ 0, x − y + 1 ≥ 0, x + 2y − 4 ≤ 0
2. n o
f (x, y) = x + y et D = (x, y) ∈ R2 ; 0 ≤ x ≤ 1; x2 ≤ y ≤ x
3.
π
f (x, y) = cos(xy) et D = (x, y) ∈ R2 ; 1 ≤ x ≤ 2; 0 ≤ xy ≤
2
4. n o
f (x, y) = xy et D = (x, y) ∈ R2 ; x ≥ 0; y ≥ 0, xy + x + y ≤ 1
5.
1 n o
f (x, y) = et D = (x, y) ∈ R2 ; 1 < x < 3; y > 2, x + y ≤ 5
(x + y)3
31
Matrice
5
Dans ce chapitre, K désigne un corps. On peut penser à Q, R ou C.
5.1 Définition
5.1.1 Définition
• Une matrice A est un tableau rectangulaire d’éléments de K.
• Elle est dite de taille n × p si le tableau possède n lignes et p colonnes.
• Les nombres du tableau sont appelés les coefficients de A.
• Le coefficient situé à la i-ème ligne et à la j-ème colonne est noté ai,j .
Un tel tableau est représenté de la manière suivante :
a1,1 a1,2 · · · a1,j · · · a1,p
a2,1 a2,2 · · · a2,j · · · a2,p
.. .. .. .. .. ..
. . . . . .
A= ou A = (ai,j ) ou (ai,j )
ai,1 ai,2 · · · ai,j · · · ai,p
1≤i≤n
.. .. .. .. .. ..
1≤j≤p
. . . . . .
an,1 an,2 · · · an,j · · · an,p
Exemple :
2 −1 0 7
A = 0 10 3 5
4 1 9 −20
5.1.2 Définition
• Deux matrices sont égales lorsqu’elles ont la même taille et que les coefficients corres-
pondants sont égaux.
• L’ensemble des matrices à n lignes et p colonnes à coefficients dans K est noté Mn,p (K).
Les éléments de Mn,p (R) sont appelés matrices réelles.
32
5.2 Matrices particulières
Voici quelques types de matrices intéressantes :
• Si n = p (même nombre de lignes que de colonnes), la matrice est dite matrice carrée.
On note Mn (K) au lieu de Mn,n (K).
· · · a1,n
a1,1 a1,2
a2,1 a2,2 · · · a2,n
A=
.. .. .. ..
. . . .
an,1 an,2 · · · an,n
Exo d’application
5.4 Proposition
Soient A, B et C trois matrices appartenant à Mn,p (K). Soient α ∈ K et β ∈ K deux
scalaires.
1. A + B = B + A la somme est commutative,
2. A + (B + C) = (A + B) + C la somme est associative,
3. A + 0 = A la matrice nulle est l’élément neutre de l’addition,
4. (α + β)A = αA + βA,
5. α(A + B) = αA + αB
33
5.5 Multiplication de matrices
5.5.1 Produit de deux matrices
Le produit AB de deux matrices A et B est défini si et seulement si le nombre de colonnes
de A est égal au nombre de lignes de B.
34