TERMES DE REFERENCE POUR LE RECRUTEMENT D’UN BUREAU D’ETUDES
POUR LA REALISATION DE TROIS NOTICES D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL
ET SOCIAL (NIES) POUR L’ELECTRIFICATION RURALE DE TROIS ZONES AU
SUD EST DE LA MAURITANIE.
I. Contexte
La Mauritanie s'est engagée ces dernières années dans un ambitieux programme de
développement du secteur de l'électricité, qui a pour objectifs :
De garantir un accès universel à des services énergétiques durables à moindre coût ;
De mettre à la disposition des opérateurs économiques une électricité fiable et
sécurisée. Ce programme vise :
L'augmentation des capacités nationales de production, principalement à partir de
ressources locales ;
La construction d'un système de transport et de distribution moderne ;
L'introduction massive des énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire et éolien
principalement) dans le mix énergétique.
La mise en place de systèmes de production et de transport de l'énergie électrique en
mesure d'assurer une couverture en électricité de l'ensemble des localités de plus de
500 habitants se fera selon un schéma de développement dont les grandes lignes sont
les suivantes :
- L’électrification via le Réseau Interconnecté (RI) par densification ou
extension du RI ;
- L’électrification via les Centres Isolés (CI) ou Mini-Grids (MG) :
densification ou extension des systèmes électriques autonomes alimentés par
une production d’électricité locale pour électrifier les localités plus éloignées
du réseau planifié;
- L’électrification via les systèmes solaires domestiques (SSD) : systèmes
d'approvisionnement individuels, pour garantir l'électrification des foyers les
plus isolés où n’ayant pas les moyens de se brancher au réseau.
C’est dans ce contexte que le Projet d’électrification rurale au sud-est de la Mauritanie a été
conçu pour répondre aux besoins de certaines localités de deux Hodhs en matière d’électricité.
Ce Projet, constitué de 11 grappes autonomes bénéficie d’un financement de la Banque
Mondiale (4 grappes), à travers la sous-composante 1.2 du Projet d'appui à la Décentralisation
et aux Villes Intermédiaire productives (MOUDOUN), à hauteur de 20M$ (Dollar) ainsi que
l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne (7 grappes), à Travers le Projet
RIMDIR Volet Energie, à hauteur de 18 M€ (Euro).
Le Projet d’Appui à la Décentralisation et au Développement des Villes Intermédiaires
(MOUDOUN) est cofinancé par le Gouvernement mauritanien et la Banque Mondiale pour
un montant de 71 Millions USD, sur une durée de 5 ans (2020-2025) a pour objectif global de
contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations des villes intermédiaires
ciblées.
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La mise en œuvre du Projet Moudoun se fera à travers quatre (4) composantes :
Composante 1 : Améliorer l’accès aux infrastructures et aux services pour le développement
économique .Elle est subdivisée en deux
sous-composantes :
Sous-composante 1.1 : Infrastructures et services urbains résilients pour le développement
économique des villes ;
Sous- composante 1.2 : Electrification urbaine et rurale ;
Composante 2 :Renforcer la Décentralisation et les capacités des collectivités locales ;
Composante 3 : Gestion, Suivi et Evaluation du projet ;
Composante 4 : ‘’Composante d’intervention d’urgence contingente’’ (CERC).
La sous-composante 1.2 du Projet visera l’extension du réseau existant et du parc de
production de la ville de Bassiknou (et potentiellement du camp de Mbera) de façon à
raccorder de nouveaux consommateurs.
De plus la sous-composante financera les travaux de mini-réseaux électriques (centrales
solaires, réseaux de distribution, raccordements des abonnés) pour l’accès à l’électricité des
ménages dans les zones prioritaires (Zones B, D et E couvrant 4 grappes qui regroupent 32
localités dans les Wilaya du Hodh el Gharby et Hodh Echarghy ).
Cette sous composante dont l’exécution technique est assurée par la SOMELEC portera sur le
financement d’infrastructures d’électrification et d’extension des réseaux électriques.
Le Projet est placé sous la maîtrise d’ouvrage de la SOMELEC qui agira en qualité d’autorité
contractante et délégante de mission de service public au sens de la loi n°2017-006 du 1er
février 2017 modifiée du fait de la promulgation de la loi 2021-006 relative au Partenariat
Public-Privé (PPP). Il est prévu que la SOMELEC recrute un concessionnaire qui réalisera la
conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le renouvellement des
équipements sur une durée de 15 ans, et participera partiellement aux investissements.
La mise en œuvre du Projet est pilotée par une Unité de Gestion de Projet (UGP) au sein de la
SOMELEC et Le Comité de Pilotage du Projet est présidé par le Ministère du Pétrole, des
Mines et de l’Energie.
Le Projet permet de développer l’accès à l’énergie dans des zones définies des deux régions
que sont Hodh El Gharbi et Hodh Ech Chargui, en dehors du réseau national, par la promotion
d’un modèle nouveau de délégation de service public et d’électrification par mini-réseaux
alimentés par une production hybride solaire/thermique dotés d’un système de batteries.
Ces mini-réseaux pourraient accompagner la croissance des petites localités isolées en
répondant aux besoins d'électricité des ménages et en permettant l'émergence d'activités
économiques, notamment dans le cadre de l'économie agroalimentaire, telles que mouture de
céréales, conservation et transformation du lait. L'objectif étant l'activation et/ou réactivation
de services ruraux locaux ayant une influence positive sur la création d'emplois durables en
particulier le long de filières porteuses (centrales de froid, unités de conditionnement de
produits animaux ou végétaux, unités de production de semences, unités de stockage, unités
de transformation).
Le Projet vise à accompagner de façon durable la croissance économique et le développement
des activités agropastorales dans des villages situés dans les wilayas du Hodh el Gharbi et du
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Hodh ech Chargui, frontalières avec le Mali. Sept zones prioritaires ont été proposées par
l’étude de faisabilité. Le financement de ces zones permet de connecter environ 14 000
ménages (soit 100 000 personnes) dans environ 80 localités de plus de 500 habitants pouvant
permettre de porter le taux de connexion à l’électricité de 13 % à 57 % dans la zone du projet.
L’électrification de ces Zones, pourraient avoir des effets négatifs sur l’environnement
biophysique et humain, que ce soit en phase de Construction ou d’exploitation et exige ainsi
l’application des dispositions des normes environnementales et sociales de la Banque
mondiale, mais également l’application de la législation nationale en matière d’évaluation
environnementale et sociale.
D’une manière globale, sur la base des dispositions du CGES du projet, le processus de
sélection environnementale et sociale (screening) sur le terrain de ces sous-projets a démontré
que les sous- projets sont classés en Catégorie B et sont donc assujettis à une Notice d’Impact
Environnemental et Social (NIES). Suite à ce screening environnemental et social, validé le
16 juin 2022, par la Direction de l’évaluation et du contrôle environnementale (DECE), il a
été convenu de faire une NIES par Zone (Sous-projet).
Les présents termes de référence sont élaborés pour la réalisation de trois (3) Notices
d’Impact Environnemental et Social assorties de PGES, dans les zones couvertes par le
financement de la Banque Mondiale.
I. Objectif de l’Etude :
L’objectif global de cette étude est la réalisation d’une NIES pour chacune des Zones du
Projet couvertes par le financement de la Banque Mondiale (MOUDOUN).
La zone d’intervention du sous-projet est localisée au niveau des Wilayas du Sud- Est de la
Mauritanie à savoir : le Hodh Chargui et le Hodh El Gharbi. Les zones des sous-Projet sont
situées dans les moughataa Djigueni, Koubeni et Touil. La répartition est présentés dans le
Tableau ci-dessous :
Tableau Récapitulatif des Zones d’intervention du Projet :
Zone Grappe Moughataa Commune Nombre Nombre
de localité NIES
1 Zone B Grappe B2a Djigueni Feireni 8 1
Grappe B2b Djigueni Djigueni 4
Mabrouk
2 Zone D Grappe D1 Koubeni Modibougo 9 1
u, Gougui
Zemal
3 Zone E Grappe E 3 Touil Touil , Set 11 1
Total 3 4 3 7 32 3
3
Le but des études envisagées est d'identifier les éléments socio-environnementaux sensibles
existant dans les zones d’influence des sous-projets , de déterminer les parties des sous-projet
susceptibles d'avoir des impacts sur l'environnement physique, naturel et humain, d’évaluer
les risques et impacts environnementaux et sociaux potentiels des sous-projets et de définir
des mesures et actions de bonification des impacts positifs et d'atténuation des impacts
négatifs afin de garantir leurs durabilité environnementale et sociale et de proposer un plan de
gestion environnementale et sociale (PGES) contenant les mesures de mitigation qui seront
appliquées afin d’assurer la conformité avec les exigences de la Mauritanie en matière de
gestion environnementale et sociale des projets, les normes environnementales et sociales de
la Banque mondiale, et les dispositions pertinentes des Directives environnementales,
sanitaires et sécuritaires (ESS) du Groupe de la Banque mondiale.
C’est dans ce cadre que les prestations objet des présents Termes de Référence (TDR) ont
pour but de réaliser les différentes Notices d’impact sur l’environnement et Social pour les
zones susmentionnées.
La procédure d’une NIES suit les étapes suivantes : transmission des TdR, leur cadrage et
validation, une mission de reconnaissance sur les sites, participation et consultation des
parties prenantes, transmission et analyse du rapport de la NIE et la validation de la NIES par
la Banque mondiale et la DECE.
Les objectifs spécifiques poursuivis dans le cadre de chaque NIES sont les suivants :
Identifier et évaluer les conditions initiales sociales et environnementales au niveau de
la zone d’influence de chaque sous-projet ;
Identifier et évaluer les risques et impacts potentiels liés aux travaux et à la mise en
œuvre du projet proposé et proposer des recommandations appropriées ;
Evaluer les sous projets au regard de la conformité avec le CGES et le CPR de
Moudoun tout en tenant compte de la législation environnementale et sociale au
niveau national, et faire des recommandations appropriées pour une atténuation et une
gestion des impacts néfastes environnementaux et sociaux des sous projets ;
Evaluer les besoins en renforcement des capacités des parties prenantes en matière de
gestion des risques environnementaux et sociaux, et proposer des mesures de
renforcement, si nécessaire.
Prendre en compte la perception et les préoccupations des populations riveraines des
zones des sous-projets en particulier.
Pour ce faire, des descentes sur le terrain de chaque site de sous projet sont obligatoires en
vue de faire le travail requis par l’établissement de la situation de référence initiale du sous
projet mais également pour s’entretenir avec les acteurs et parties prenantes concernées sur les
différents aspects relatifs aux impacts (environnementaux et sociaux) potentiels et à leur
mitigation éventuelle (Communautés locales, Communes, DREDD, DRASEF, Inspecteurs
Environnements, STD concernés, etc.).
II. Description du système d’électrification proposé
La solution technologique retenue vise l’électrification d’environ 32 localités regroupées en
4 Grappes ; par la construction dans chaque grappe d’une centrale hybride solaire/diesel
dont la puissance installée est en fonction de la taille de la grappe, ainsi que la construction
de réseaux électriques de transport et de distribution.
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La centrale est constituée principalement d’un champ de modules solaires photovoltaïques,
d’un système électrique de protection, de contrôle, de gestion et d’évacuation d’énergie en
plus d’un système de stockage (parc de batteries en lithium).
L’énergie est délivrée sous forme standard 400 / 230 Vac (courant alternatif) - 50 Hz et
transportée par un réseau HTA de 33kV entre les localités. Elle est finalement distribuée
aux usagés par un réseau Basse tension triphasé constitué de lignes principales en câble
torsadé.
Les centrales peuvent avoir des groupes électrogènes de secours pour se substituer aux
modules, permettant ainsi de palier à un manque de soleil prolongé et de garantir la
permanence du service.
L’objectif de la centrale de production hybride est de répondre à la demande en électricité
en se basant sur un mix d’électricité solaire partiellement stockée dans des batteries et de
groupes électrogènes.
Même si l’utilisation des groupes électrogènes reste très limitée (un taux d’hybridation
solaire de 90%), leurs présence permet :
- De limiter le dimensionnement de production solaire et des batteries
- D’assurer la continuité du service en cas de défaillance ou de maintenance.
- D’adapter aisément la production en fonction des évolutions de la demande
II.1. Description du Système de Production
Pour la dimension des centrales du projet la solution la plus courante est d’utiliser des
panneaux fixes sur structure métallique et fondation en longrines béton. Les panneaux
seront disposés face au sud et avec une inclinaison de 10°.
Les rangées peuvent être rapprochées là 1,20m les unes des autres au lieu de 3,50m
sur les grandes centrales.
L’empreinte au sol de plusieurs tailles de centrales est présentée ci-dessous. Le choix final
des modules et de la structure sera à charge des soumissionnaires dans la limite des
prescriptions techniques du cahier des charges du DAO.
Le plan de génie-civil et la structure de montage des panneaux et le schéma d’emprise
type sont présentés dans les figures ci-dessous,
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Figure 2 : Emprises des centrales solaires
En terme de bâtiment, sur des implantations de cette taille, on peut avoir
typiquement des bâtiments de contrôle tels que présentés ci-dessous.
En ce qui concerne les groupes électrogènes, étant donnée la taille de ceux-ci, il est coutume
d’installer une simple toiture de protection des groupes.
Les installations comprennent :
- Un groupe électrogène capoté insonorisé
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- le système d’échappement, y compris les compensateurs, cheminées,
- le système combustible, y compris le stockage, et la filtration,
- le système de lutte contre l’incendie,
- le système de contrôle commande
II.2. Description des réseaux
Le réseau d’électrification rurale faisant objet de cette présente étude est reparti en 4 grappes
. Chaque grappe de réseau est composée chacune d’une centrale de production
photovoltaïque, des lignes de transport HTA – 33 kV de 1x75,5 mm² pour les magistrales et
1x54,6 mm² pour les courtes dérivations, des transformateurs HTA/BT de types H61 – 100
kVA, des IACMs installés en amont des transformateurs, des lignes de distribution BT
avec éclairage public de types 3x70+54,6+2x16 mm² pour les magistrales et
3x35+54,6+2x16 mm² pour les dérivations.
Pour les lignes HTA-33 kV, la portée moyenne en zone rurale sera de 100 m avec la
technique suspendue. Tandis que la portée moyenne pour les lignes BT sera de 45 m.
Les travaux d’électrification de ces 32 localités rurales comprennent la construction en
moyenne de 196,38 km de lignes de raccordement HTA – 33 kV, 140,10 km de lignes de
distribution BT avec éclairage public (220 foyers EP), 32 postes transformateurs HTA/BT
de type H61 et la réalisation en début de période et la réalisation de branchements avec
fourniture et pose de comptage au fur et à mesure des abonnements, par lots.
III. Mandat du Consultant
Le Consultant devra réaliser chaque NIES, en se basant sur les éléments clés du CGES de
MOUDOUN et en les adaptant au sous-projet en question, notamment en ce qui concerne :
La situation socio-environnementale de référence dans la zone couverte par la
NIES
les risques et impacts environnementaux et sociaux potentiels
les mesures d’atténuation
les responsabilités en matière d’exécution et de suivi des mesures
d’atténuation.
Pour chaque NIES, le consultant prendra aussi en compte les éléments constitutifs suivants,
tel que présentés dans le CGES et les adapter aussi à la zone d’intervention du sous-projet :
TDRs et cadrage ;
Une description de l’état initial du site et de son environnement : Il s’agira de décrire
l’environnement biologique, physique et socio-économique de la zone d’influence. Il
devra ainsi rassembler, présenter et analyser les données de base afférentes aux
éléments pertinents caractérisant l’état de référence sur l’environnement et le social.
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Cette section inclura aussi les données de référence de tout paramètre devant faire
l’objet de suivi dans le cadre du PGES. Le consultant devra également préciser, le cas
échéant, les problématiques socio-environnementales, les éléments sensibles de
l ‘environnement et les préoccupations majeures de la population ou autres entités
concernées par le sous-projet en question ;
Une description de l’activité projetée : Il s’agit de décrire les éléments essentiels des
aménagements techniques prévus en précisant les intrants utilisés (type,
caractéristiques, sources, quantités, utilités, mode de transport), le mode de
fonctionnement du sous- projet, le calendrier de réalisation et les ressources humaines
et financières correspondantes et une présentation des cartes d’occupation du sol pour
chaque grappe. Cette présentation doit être suffisamment détaillée avec les tracés de
lignes et les limites de centrales ;
Une description du cadre juridique relatif à la nature du sous-projet et qui conditionne
sa mise en œuvre et la mise en œuvre de la NIES. Il devra également préciser le
montage institutionnel prévu dans le cadre du sous-projet ;
Une description des caractéristiques ou des éléments du sous projet qui ont des risques
ou impacts négatifs ou positifs sur l’environnement, les travailleurs et les
communautés :Il s’agit de décrire des impacts positifs qui seront mis en valeur pour
améliorer la performance environnementale et sociale du sous-projet et des risques et
impacts négatifs qui requièrent des mesures d’atténuation pour minimiser ou
compenser ces effets négatifs ;
Identification des caractéristiques ou des éléments de l’environnement qui peuvent
subir des impacts négatifs ;
Identification et évaluation des risques et impacts potentiels liés aux travaux (y
compris les risques liés aux questions de VBG/EAS/HS, hygiène santé sécurité) et à la
mise en service des infrastructures proposées sur l’environnement biophysique et
social, en particulier mais de façon non limitative : la gestion des déchets solides et
liquides (déchets dangereux et non dangereux), l’érosion, la santé et la sécurité des
travailleurs et de la communauté, le patrimoine culturel, la biodiversité, etc. … et
proposer des recommandations appropriées visant à éviter, atténuer ou compenser les
impacts négatifs résiduels, tout en différenciant les mesures des travaux et de celles de
la phase d’exploitation de l’infrastructure ;
Une détermination de la nature, de l’importance des impacts sur l’environnement ;
Une description des mesures à prendre pour supprimer, réduire, gérer ou compenser
les effets négatifs sur l’environnement, ainsi que l’estimation des coûts
correspondants. Chaque mesure doit être décrite en détail, en considérant l’ensemble
de l’information technique requise pour sa mise en œuvre (conception, description de
l’équipement et procédures opérationnelles, si nécessaire) ;
La conduite de consultations auprès des parties prenantes afin de connaître leurs
préoccupations par rapport au sous projet. Les procès-verbaux de ces consultations
devront être annexés au rapport.
Un plan de gestion environnementale et sociale : Le consultant préparera un plan de
gestion environnementale et sociale, pour la prise en compte de mesures de
conception, d’exploitation et de maintenance. Le PGES comportera les éléments
suivants, tel que décrits par l’annexe 1 de la norme environnementale et sociale :
o Atténuation : résume tous les impacts environnementaux et sociaux négatifs,
en dissociant la phase des travaux et la phase d’exploitation, et décrit les
mesures d’atténuation se rapportant à chaque impact.
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o Suivi : il indique clairement les composantes socio-environnementales qui
nécessitent un suivi, les paramètres du suivi, les actions à réaliser, les
indicateurs de suivi objectivement vérifiables, les responsabilités, la fréquence
et les coûts,
o un mécanisme de Gestion des plaintes, y compris celles liées aux incidents
VBG, adaptées à la réalité de terrain.
o Renforcement des capacités : sur la base de l’évaluation des capacités des
parties prenantes qui représentent les différents intervenants dans la mise en
œuvre du PGES, décrire leurs besoins en renforcement des capacités ainsi que
les coûts de mise en œuvre
o Budget : une estimation du coût d’investissement pour la mise en œuvre des
mesures, du suivi et des charges récurrentes ainsi que des sources de
financement. Le coût estimatif total de tous ces éléments devra être intégré
dans le budget du sous-projet.
La NIES devra inclure un Plan de Gestion Environnemental et Social prenant en compte
toutes les activités relatives aux mesures préconisées, le programme de suivi, les
consultations, les initiatives complémentaires et les arrangements institutionnels. Par ailleurs,
le programme de mise en œuvre sera élaboré en phases, en coordination avec l’ensemble du
plan de mise en œuvre du sous-projet.
IV. Produits attendus
Les produits attendus dans le cadre de cette prestation sont les suivants :
Propositions de termes de référence pour le cadrage pour chacun des sous-
projets : Ces termes de références doivent comporter, conformément à l’article 11
du décret 94/2004, au minimum :
Une description de l'Avant-Projet Sommaire (APS) ou de l'Etude de Pré
Faisabilité (EPF) du Projet ;
Une description de l'environnement, biophysique et humain, du Projet
et des interrelations entre ses composantes ;
La détermination précise du champ de l’étude ;
L'élaboration d'une liste des questions et des impacts potentiels qui
découlent du Projet et l'établissement des priorités ;
Le plan de consultation du public.
Rapports provisoires des notices d’impact environnemental pour chacun des
sous-projets en trois copies : La version provisoire du rapport doit être soumise à
l’UGP et à la Direction d’évaluation et du contrôle environnemental pour
commentaires.
Rapports finaux des NIES pour chacun des sous-projets en 6 (six) exemplaires :
Les différentes parties à développer dans le rapport de la NIES sont les suivantes :
Une description du sous-projet projeté ;
Une description de l'état initial du site et de son environnement ;
Une description des caractéristiques ou des éléments du sous-projet
qui ont des impacts négatifs ou positifs sur l’environnement ;
Une détermination de la nature et de l'importance des impacts sur
l’environnement ;
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Une présentation des mesures à prendre pour supprimer, réduire, gérer
ou compenser les effets négatifs sur l’environnement biophysique et
socio-économique, ainsi que l'estimation des coûts correspondants ;
Un Plan de Gestion Environnementale et Sociale
Conclusion
Annexes
Le Consultant doit également proposer les Clauses environnementales et sociales à insérer
dans les dossiers d’appel d’offres (DAO).
V. Profil du consultant :
Le Consultant sera un bureau d’études ou une firme ayant plus de 10 années d’expérience et
ayant déjà mené au moins trois études similaires avec succès au cours des 5 dernières
années pour des projets de développement, particulièrement dans le secteur de la production
d’énergie solaire et de la distribution d’énergie électrique de même nature et même
dimensions. Disposant aussi de ressources financières suffisantes pour mener à bien la
mission.
Le personnel dont devra disposer le Consultant devra être composé des experts suivants :
Un Chef de Mission, Expert en sauvegarde Environnementale et Sociale, de niveau
BAC + 5 en Science de l’environnement ou sociales ou équivalent, justifiant d’au
moins dix (10) années d’expérience dans la réalisation des études d’impact sur
l’environnement, en particulier liées aux ouvrages de distribution d’énergie électrique
et ayant conduit au moins deux (2) projets de lignes de distribution ou de transport
d’énergie au cours des cinq (5) dernières années dont au moins un (1) financé par la
Banque Mondiale. Ayant participé à l’élaboration des études de dangers électriques
spécifiquement dans des projets d'extension ou de renforcement de réseau ou des
projets d'électrification rurale au cours des cinq (5) dernières années dont notamment
la gestion des risques liés aux centrales solaires. Il doit avoir une bonne connaissance
des Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires du Groupe de la Banque
mondiale, et sera responsable de traiter toutes les questions relatives à la sécurité des
équipements et des installations, à l’hygiène et à la santé. Il sera chargé de
coordonner les activités des membres de l’équipe et de la rédaction des différents
rapports d’étape. Il orientera, les membres de l’équipe sur les activités à prendre en
compte. Il précisera la méthodologie à mettre en œuvre et organisera les échanges
avec les parties prenantes. Il sera également chargé en collaboration avec les autres
membres de l’équipe, d’assurer la présentation des NIES devant les services
compétents pour validation.
Un expert En évaluation environnementale et Sociale de niveau BAC + 5 justifiant
d’au moins dix (10) années d’expérience dans la conduite des évaluations
environnementales et sociales , dans un contexte similaire et ayant également
participé à la réalisation d’au moins deux (2) projets de lignes de transport et/ou
distribution d’énergie au cours des cinq (5) dernières années .Être titulaire d’un
diplôme dans un domaine pertinent pour la mission (environnement, hygiène santé et
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sécurité, gestion des ressources naturelles, écologie, sciences naturelles, sciences
sociales, droit, aménagement du territoire, géographie, etc.) ou autre domaine
équivalent ; Excellente connaissance du Cadre environnemental et social de la
Banque mondiale, ainsi que de la réglementation Mauritanienne en la matière.
Un Expert Socio-économiste, de niveau BAC + 5 justifiant d’au moins dix (10)
années d’expérience dans la conduite d’enquêtes socio-économiques dans un
contexte similaire et ayant également participé à la réalisation d’au moins deux (2)
projets de lignes de distribution ou transport d’énergie au cours des cinq (5)
dernières années.
Un Expert en Aspects Genre et Développement Social (GDS),: de niveau BAC + 5
justifiant d’au moins dix (10) années d’expérience dans la conduite d’enquêtes genre,
vulnérabilité, inclusion/exclusion sociales, dans un contexte similaire et ayant
également participé à la réalisation d’au moins deux (2) projets de lignes de transport
et/ou distribution d’énergie au cours des cinq (5) dernières années. Une connaissance
de la région et de certaines langues et cultures locales serait un atout fort considérable.
Être titulaire d’un diplôme sur les questions de population/sociologie ou domaines
similaires ; Avoir une expérience confirmée (minimum 5 ans) dans la prévention et
réponse aux VBG ; Avoir au moins 5 ans d’expérience dans l’analyse et l’évaluation
de projets dans le secteur des VBG/EAHS ; Expertise dans l'élaboration de documents
techniques et de rapports ainsi que des orientations programmatiques relatives à la
violence à l'égard des femmes et des enfants, en particulier la VBG/EAHS /HS et la
protection de l'enfance ; Excellente connaissance des principes directeurs et des
meilleures pratiques relatives à la collecte d'informations relatives au VGB, y compris
les Lignes directrices de l'OMS de 2007; Avoir réalisé ou participé à l’élaboration
d’une cartographie des intervenants et interventions de prévention et réponse aux
VBG/EAHS,
Le Consultant peut adjoindre à son équipe le personnel d’appui nécessaire pour la réalisation
de sa mission.
Les experts proposés doivent maitriser parfaitement le français et les outils informatiques et,
avoir une bonne connaissance du Cadre Environnemental et Social de la Banque Mondiale,
tout comme des réglementations et démarche en vigueur en Mauritanie. La connaissance de la
Zone du Projet est un atout.
VI. Durée du travail :
La durée du temps imparti pour cette prestation est de 30 jours ouvrables hors délais
d’approbation.
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