0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
143 vues38 pages

Eliezer

Le document présente un rapport de stage effectué au parquet de Grande Instance de Kinshasa/Matete, visant à relier la théorie juridique à la pratique. Il décrit l'organisation et le fonctionnement des parquets en République Démocratique du Congo, ainsi que les activités du ministère public. Le rapport est structuré en plusieurs chapitres, abordant l'organisation des parquets, les activités des magistrats et le déroulement du stage.

Transféré par

eliezereliottebandefu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
143 vues38 pages

Eliezer

Le document présente un rapport de stage effectué au parquet de Grande Instance de Kinshasa/Matete, visant à relier la théorie juridique à la pratique. Il décrit l'organisation et le fonctionnement des parquets en République Démocratique du Congo, ainsi que les activités du ministère public. Le rapport est structuré en plusieurs chapitres, abordant l'organisation des parquets, les activités des magistrats et le déroulement du stage.

Transféré par

eliezereliottebandefu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

P

AVANT-PROPOS
Conformément aux normes de l’Enseignement Supérieur et Universitaire
en République Démocratique du Congo, La faculté de Droit de l’Université
Catholique du Congo organise chaque fin d’année en L2 (LMD) un stage pour
permettre aux étudiants de marier la formation théorique à la formation pratique
et d’améliorer leurs connaissances.
C’est dans cette optique que notre choix s’est porté sur le parquet de Grande
Instance de Kinshasa /Matete.
Faire son stage de droit dans un parquet permet au juriste en formation de
mieux cerner la phase pré-juridictionnelle et la phase juridictionnelle d’une
affaire en justice. Le ministère public étant le maître de l’action publique, exerce
cette action au nom et pour le compte de la société afin de rétablir l’ordre public
troublé par la commission d’une infraction. Le Ministère Public doit s’organiser
pour travailler dans la célérité et ainsi garantir la protection de la société et
l’accomplissement de sa mission.
Comme il est de principe que « Nul ne peut se faire justice à soi-même », la
société devra avoir conscience de la justice qui existe dans notre beau pays
qu’est la République Démocratique du Congo pour en témoigner.
C’est dans ce cadre que tout juriste en formation doit faire son stage avec une
mission bien précise pour faire le rapprochement entre la théorie et la pratique.
P

REMERCIEMENTS

Arrivé au terme de notre formation qui a duré un mois au sein du parquet


de grande instance de Kinshasa/Matete, nous nous faisons un agréable devoir de
remercier tous ceux qui nous ont permis d’effectuer ce stage.
Nous tenons à remercier tout d’abord, le Dieu tout puissant, dispensateur de toute
grâce, qui a permis à ce que tout se passe selon sa bonne volonté.
Nous saisissons cette occasion pour exprimer notre gratitude au Procureur de la
République
Une profonde gratitude à notre maître de stage la magistrate Anna our son accueil
chaleureux, sa sagesse, sa patience et ses précieux conseils. Nous avons beaucoup appris
à ses cotés sur les activités d’un Magistrat tant dans son bureau qu’en dehors de son
bureau. Merci chère cheffe pour votre disponibilité malgré vos multiples occupations.

Un grand merci à toutes les autorités académiques de la faculté de droit de


l’Université Catholique du Congo et aux professeurs qui nous ont parfaitement
formés.
Enfin, que tous ceux et toutes celles qui de près ou de loin, ont été d’un
quelconque apport pour l’accomplissement de ce stage, trouvent ici l’expression
de notre gratitude.
A tous, nous disons merci

SIGLES & ABREVIATIONS


P

1. AG : Avocat Général 25. RECL : Registre d’Enfant en


Conflits avec la Loi
2. AGR : Avocat Général de la République
26. RFFA : Registre des Faits Non
3. APJ : Agent de la Police Judicaire Infractionnels

4. AT : Amende Transactionnelle 27. RMP : Registre du Ministère Public


5. CA : Cour d’Appel 28. ROS : Registre des Objets Saisis
6. CPRK : Centre Pénitentiel de Rééducation de 29. RT : Registre des Tutelles
Kinshasa
7. CP : Chef de Parquet
8. CPP : Code de Procédure Pénale
9. DA : Dossier Administratif
10. DP : Détentions Préventive
11. IPJ : Inspecteur de la Police Judiciaire
12. MP : Ministre Public
13. MAP : Mandat d’Arrêt Provisoire
14. N° : Numéro
15. OC : Ordonnance de Confirmation
30. S/F : Sous/Farde
31. TGI : Tribunal de Grande Instance
32. SPG : Substitut du Procureur Général

16. OCJ : Organisation des Compétences Judicaires


17. ODP : Ordonnance de mise en Détention Préventive
18. OPJ : Officier de la Police Judicaire
19. PG : Procureur Général
20. PGI : Parquet de Grande Instance
21. PROREP : Procureur de la République
22. PV : Procès-Verbal
P

23. RAP : Registre d’Autres Parquets


24. RAT : Registre des Amendes Transactionnelles.

INTRODUCTION

Nous étions soumis au bout de notre deuxième année de licence à un stage


académique dans l’institution judiciaire de notre choix.
Notre choix s’est porté sur le Parquet près le Tribunal de Paix de Kinshasa/Matete.
L’objectif principal de ce stage était celui de concilier la théorie apprise à l’Université à
la pratique propre au parquet.
Ce rapport est le fruit d’un stage qui a duré un mois soit du 24 Juillet au 24 Aout
2023, afin de valider notre licence en droit à l’Université Catholique du Congo.
L’expérience, les relations et les interventions de notre cheffe encadreuse ont été très
utiles pour recadrer une étude dont le champ est si vaste.
Nous avons voulu approfondir notre connaissance sur la phase préjuridictionnelle
que nous avons vue dans le cours de procédure pénale avec le professeur IMONDA
Alfred. Et surtout, pour connaître en profondeur les actes d’instruction que pose le
ministère public.
Ce rapport de stage a pour but de mettre en exergue non seulement les activités du
ministère public dans son cabinet et en dehors de son cabinet mais également le
fonctionnement ainsi que l’organisation des parquets. Ainsi, notre rapport de stage
comportera 4 chapitres :
CHAPITRE I : DE L’ORGANISATION DES PARQUETS PRES LES
JURIDICTIONS ORDINAIRES DE L’ORDRE JUDICIAIRE
CHAPITRE II : DE L’ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU
PARQUET DE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA/MATETE
CHAPITRE III : DES ACTIVITES DU MAGISTRAT DANS SON
CABINET ET EN DEHORS DE SON CABINET
CHAPITRE IV : DU DEROULEMENT DU STAGE
P

Enfin, nous allons clôturer notre rapport avec une conclusion et quelques
suggestions.

CHAPITRE I : DE L’ORGANISATION DES PARQUETS PRES LES


JURIDICTIONS ORDINAIRES DE L’ORDRE JUDICAIRE
Les juridictions de l’ordre judicaire sont régies par la loi organique N°13/011-B
du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de
l’ordre judiciaire. Il existe deux types de juridictions de l’ordre
judiciaire :
- Les juridictions ordinaires : Le tribunal de paix, le tribunal de grande instance, la cour
d’appel et la cour de cassation.
- Les juridictions spécialisées : Les juridictions militaires, les tribunaux pour enfant, les
tribunaux de commerce et les tribunaux de travail.
Dans ce chapitre, nous allons plus nous attarder sur les juridictions ordinaires de
l’ordre judicaire. Cependant, il sied de souligner que ce que nous appelons parquets pour
les juridictions ordinaires sont appelés auditorats pour les juridictions militaires et près
les tribunaux pour enfant, les tribunaux de travail, les tribunaux de commerce, il n’y a
pas de parquet. C’est le parquet de grande Instance qui fait office du Ministère Public
devant ces juridictions.
Le parquet se définit comme un service public de l’Etat créé pour une mission
spéciale, celle de veiller au maintien de l’ordre public. Plus concrètement, sa mission est
de veiller à la répression des infractions. Il cherche les infractions, identifie les auteurs
et les défère devant les cours et tribunaux. C’est un organe judiciaire à vocation
répressive.
L’institution, l’attribution ainsi que l’organisation du parquet sont déterminées par
les articles 65 à 84 de la loi du 11 avril 2013. Il y’a un parquet près chaque juridiction de
l’ordre judiciaire1.
Le parquet est composé de 2 corps :
- Le Ministère Public : Il est représenté par les officiers du ministère public.

1 Loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013. Article 77


P

- Les agents de l’ordre judiciaire : Ici, nous retrouvons des secrétaires qui sont des
fonctionnaires du ministère de la justice. Ils sont auxiliaires des officiers du ministère
public et ils s’occupent de l’administration du parquet.
SECTION 1 : COMPETENCE, COMPOSITION ET HIERARCHIE DES
PARQUETS PRES LES JURIDICTIONS ORDINAIRES DE L’ORDRE
JUDICIAIRE.
§1 : LE PARQUET PRES LE TRIBUNAL DE PAIX
I. COMPETENCE TERRITORIALE, COMPOSITION ET HIERARCHIE
Le parquet près le tribunal de paix a pour compétence de diriger un territoire. Il a
pour chef d’office le CP (chef du parquet) qui a le grade du premier substitut du
Procureur de la République. Il est secondé par les substituts du Procureur de la
République
II. LES AGENTS DE L’ORDRE JUDICAIRE
Le parquet près le tribunal de paix est dirigé par un chef d’administration qui est le
secrétaire titulaire qui a le même grade que le chef de bureau, il est secondé par les
attachés et les agents de l’administration.
§ 2 : LE PARQUET PRES LE TRIBUNAL DE PAIXC OMPETENCE
TERRITORIALE, COMPOSITION ET HIERARCHIE
Il a pour compétence de diriger un district. Il est dirigé par le Procureur de la
République qui est chef d’office secondé par des Premiers Substituts et des
Substituts du Procureur de la République. Ceux – ci sont sous l’autorité du PROREP.

I. LES AGENTS DE L’ORDRE JUDICAIRE


Le parquet près le Tribunal de Grande Instance est dirigé par un chef
d’administration qui est le chef de division.
Il est secondé par :
- Les chefs des bureaux ;
- Les attachés d’administration de 1ere et 2 e classes ; - Les agents
d’administration de 1ere et 2e classes.

§ 3 : LES PARQUETS GENERAUX PRES LA COUR D’APPEL


I. COMPETENCE TERRITORIALE, COMPOSITION ET HIERARCHIE
P

Il a pour compétence de diriger l’étendue de toute une province. Il a pour chef


d’office le Procureur Général. Il est secondé des Avocats Généraux (A.G) qui sont
assistés des Substituts du Procureur Général (SPG).

II. LES AGENTS DE L’ORDRE JUDICIAIRE


Le parquet général près la Cour d’Appel est dirigé par un chef d’administration qui
est le directeur principal, il est secondé par :
- Les chefs des divisions ;
- Les chefs des bureaux ; - Les attachés ;
- Les agents de l’administration.
Il sied de souligner que contrairement aux autres provinces, Kinshasa est dirigé par
deux parquets généraux après la cour d’appel :
- Le parquet général près la Cour d’Appel de kinshasa/Gombe
- Le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa/Matete

Le parquet général après la cour d’appel de Kinshasa/Gombe contrôle 2 districts qui


sont : Lukunga et Funa.
Le district de Lukunga est dirigé par le PGI Gombe tandis que le district de Funa est
dirigé par le PGI Kalamu. Ces deux PGI sont sous le contrôle du parquet général après
la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.
Le parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete dirige le district de
Mont-Amba et celui de Tshangu.
Le district de Mont-Amba est dirigé par le PGI Matete et le district de Tshangu est
dirigé par les PGI N’djili et Kinkole.
Ces 3 parquets sont sous le contrôle du PGI Matete.
P

§4: LE PARQUET GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION.


I. COMPETENCE TERRITORIALE, COMPOSITION ET HIERARCHIE.
Il a compétence sur toute l’entendue de la République et il est dirigé par le Procureur
Général de la République qui est le chef d’office. Il est secondé par les Premiers
Avocats Généraux de la République et des Avocats Généraux de la République.
II. LES AGENTS DE L’ORDRE JUDICIAIRE
Le parquet général près la cour de cassation est dirigé par un chef d’administration
qui est le premier secrétaire et il est secondé par :
- Les directeurs ;
- Les chefs de division ;
- Les chefs de bureaux ;
- Les attachés de 1ère et 2ème classe ;
- Les agents de l’administration de 1ère et 2ème classe.
P

SECTION 2 : PRESENTATIONS DU PARQUET PRÈS LE TRIBUNAL DE


PAIX DE KINSHASA / MATETE.
§1 : APERÇU HISTORIQUE
Le parquet est appelé également ministère public, gardien de l’ordre public,
procureur et magistrat debout.
Dans le mot ministère, il y a le mot latin « mitere » qui veut dire « envoyer », celui
qui exerce un ministère quelconque remplit donc une mission. Le ministère public au
sens judiciaire est la mission publique confiée aux magistrats du parquet de veiller au
maintien de l’ordre public.
Le mot parquet remonte en France à l’époque du moyen-âge où le roi et les
seigneurs avaient confié à des collecteurs d’impôts appelés « procureur » la mission de
récolter les impôts. Au moment où les agents du roi (procureurs et avocats)
comparaissaient à l’audience du tribunal, ils se tenaient sur le parquet de la salle
d’audience et non sur l’estrade réservée aux juges. Vu l’évolution historique, les gens du
roi étaient devenus les seuls représentants officiels de l’accusation d’où l’appellation «
procureur du roi » devenue à l’évolution française « procureur de la république ». A
l’heure actuelle, les magistrats du parquet siègent à l’audience sur l’estrade où se
trouvent les juges.

§2 : SITUATION GEOGRAPHIQUE DU PARQUET DE GRANDE


INSTANCE DE KINSHASA/MATETE ET INFRASTRUCTURE.
I. SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le PGI de Kinshasa/Matete est situé au quartier Mutoto dans la commune de
Matete. Son siège est limité :
- A l’Est par le marché de Matete ;
- A l’Ouest par la route qui le sépare du quartier Kinsaku ;
- Au Nord par le terrain de basquet-Ball ;
- Et au Sud par le bâtiment de la police nationale congolaise.
II. INFRASTRUCTURE
Le PGI de Kinshasa/Matete compte un seul bâtiment. Ce bâtiment abrite le cabinet
du Procureur de la République, les cabinets des magistrats, les services du secrétariat, la
brigade criminelle de Kinshasa/Matete. Il abrite également un amigo pour les hommes,
un amigo pour les femmes ainsi que des toilettes.
P

§3 : RESSORT TERRITORIAL
Le PGI Matete exerce sa compétence dans :
- La commune de Matete ;
- La commune de Lemba ;
- La commune de Limete ;
- La commune de Kisenso
- La commune de Ngaba ;
- Une moitié de la commune de Makala.
§4 : RESSORT JURIDICTIONNEL
Le ressort juridictionnel du Parquet de Grande Instance de Kinshasa /Matete est le
suivant :
- Parquet près le tripaix Lemba ;
- Parquet près le tripaix Matete ;
- Tribunal de paix de Matete ;
- Tribunal de paix de Lemba ;
- Tribunal de grande instance de Matete
- Tribunal de commerce de Matete ;
- Tribunal du travail de Matete ;
- Tribunal pour enfants de Matete.
P

CHAPITRE II : DE L’ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU


PARQUET DE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA/MATETE
SECTION I : ORGANISATION DU PARQUET DE GRANDE INSTANCE
DE KINSHASA/MATETE
§1 : ORGANIGRAMME DU PGI MATETE
Le PGI recherche les infracteurs dont ces peines vont de plus de 5ans de servitude
pénale à la peine capitale en passant par celle de la servitude pénale à perpétuité. En
vertu du principe « a maiori ad minus » le PGI peut rechercher les infractions
punissables de moins de 5 ans.

Procureur de la République

Premiers substituts

Substituts

Secrétaire de division

d
Services Section Section de Section Section e Section des
généraux judiciaire documentati d’exécution l’action biens saisis
on et des publique et
archives jugements confisqués

Le PROREP répond au nom de Madame Adèle NZUNDU NSENGA. Elle


est seul maître de l’action publique sous la direction du procureur Général de la
Cour d’Appel, maitre des fonctions du Ministère public près le TGI ainsi que près le
Tripaix du ressort.

§ 2 : LA MAGISTRATURE
P

Les Officiers du Ministère Public sont des magistrats (debout). Au parquet de


Grande Instance de Matete, nous comptons 50 magistrats dont 30 Premiers Substituts et
20 Substituts
I. NOTION
Par magistrat, il faut entendre un agent public de l’Etat placé sous statut particulier
et chargé d’administrer la justice. Il est différé des autres fonctionnaires non seulement
parce qu’il est placé sous statut particulier mais aussi parce qu’il est indépendant dans
l’exercice de ses attributions. Etant donné que le magistrat est en carrière, sa carrière est
gérée par le conseil supérieur de la magistrature. Le conseil supérieur de la magistrature
est un organe délibérant du pouvoir judiciaire dont sa composition est déterminée par
l’article 152 de la constitution. Il existe 2 types de magistrats :
A. Les magistrats assis ou du siège
B. Les magistrats debout
A. LES MAGISTRAT ASSIS
Ce sont des juges, ils sont ceux qui travaillent dans les cours et tribunaux.
Cependant, il importe d’indiquer que tous les juges ne sont pas des magistrats de
carrière. Car parmi eux, il y’a des juges consulaires, juges assumés et les juges
constitutionnels qui ne sont pas soumis au statut de magistrat. Les juges sont chargés de
régler les différends.
B. LES MAGISTRATS DEBOUT
Ce sont des officiers du ministère public ; ils travaillent au parquet. Ils sont
chargés de requérir l’application de la loi ; c’est ainsi qu’ils sont appelés « Organe de la
loi ». Les officiers du Ministère public ou les magistrats debout sont régis par les
principes suivant :
- Le principe de la subordination hiérarchique : qui indique que les magistrats debout
sont soumis à une hiérarchie du corps.
- Le principe de l’unité : En tant que corps hiérarchisé, le principe de l’unité est lié à
l’indivisibilité du ministère public. Le dossier confié à un magistrat peut être repris par
un autre magistrat.
- Le principe de la liberté : le principe de la liberté, il se traduit en 3 modalités
(L’indépendance, l’irresponsabilité et l’irrécusabilité.)
P

II. LES CONDITIONS D’ACCES A LA MAGISTRATURE, LA FIN DE


CARRIERE DES MAGISTRATS ET LE TRAITEMENT DES
MAGISTRATS
A. LES CONDITIONS D’ACCES A LA MAGISTRATURE ET LA FIN DE
CARRIERE DES MAGISTRATS
Pour être recruté magistrat, le candidat doit réunir les conditions ci-après :
- Etre congolais
- Etre licencié ou docteur en droit
- Etre de bonne vie, conduite et mœurs
- N’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation judiciaire
- Avoir réussi à un concours d’admission
La carrière des magistrats peut prendre fin des différentes manières parmi lesquelles
on peut échantillonner :
- La mort
- La démission
- La révocation
B. LE TRAITEMENT DES MAGISTRATS
Un magistrat a droit à un traitement digne de ce nom et qui regorge les rubriques ci-
après :
- Un salaire consistant
- Un logement décent
- Le transport
- Les soins de santé
- La gratification

§3 : LA POLICE JUDICIAIRE
P

I. NOTION
La police judiciaire se définit comme un service public de l’Etat créé comme
auxiliaire judiciaire du parquet. Elle est créée pour seconder le parquet dans sa mission
de veiller au maintien de l’ordre public et d’en consigner dans le PV pour le transmettre
au MP. La police judiciaire est régie par l’ordonnance n°78 – 289 du 03 juillet 1978
relative à l’exercice des attributions d’officiers et agents de police judiciaire près la
juridiction de droit commun.
II. ORGANISATION DE LA POLICE JUDICIAIRE
Au sein de la police judiciaire, on distingue :
A. Les Officiers de la Police Judiciaire (OPJ)
B. Les Agents de la Police Judiciaire (APJ)
A. LES OFFICIERS DE LA POLICE JUDICAIRE
Sont ceux auxquels la qualité est conférée par la loi ou par un arrêté du ministre
ayant la justice dans ses attributions. Les OPJ font acte d’allégeance au Ministère Public
en prêtant serment devant le parquet. Dans ce cas, on parle de procédure d’habilitation.
Ainsi, on distingue les OPJ qui constatent les infractions et les OPJ qui assistent les
magistrats dans l’exécution des pièces de procédure. Dans la pratique, ils se chargent de
la transmission des convocations et l’exécution des mandats d’arrêt décernés contre les
auteurs des infractions en les acheminant auprès de l’autorité judiciaire. Ils rendent
compte verbalement ou par écrit, sous forme de rapport des opérations qu’ils effectuent
ainsi que des constatations qu’ils font.
B. LES AGENTS DE LA POLICE JUDICIAIRE
Ce sont des personnes auxquelles la qualité est conférée par la loi ou par le
règlement. Ils transfèrent les opérations et exécutent les fonctions supérieures. Ils
dressent à l’écrit tous les rapports des opérations.
La police judiciaire exerce ses fonctions sous la surveillance et l’autorité du
ministère public.

§4 : LE SECRETARIAT DU PARQUET
P

I. NOTION
C’est un service composé des agents de l’ordre judiciaire. Ces agents prêtent leur
assistance au service administratif du parquet. C’est un lieu où sont conservés les
dossiers administratifs des affaires classées sans suite ou par amende transactionnelle
ainsi que les registres et autres dossiers du ministère public.
II. ORGANISATION DU SECRETARIAT
Au sein du parquet de Grande Instance de Kinshasa /Matete, est placé un
secrétariat qui est chapeauté par le secrétaire divisionnaire répondant au nom de
Madame Micheline MUKUNA KAMBIA, secondé par le chef du bureau de 1 ère et 2ème
classes, ainsi que les agents de bureau de 1ère et 2ème classes.
Un secrétaire au parquet est appelé à collaborer avec les magistrats pour
l’accomplissement des tâches administratives. Tout celui qui est affecté à
l’administration joue le rôle du pont entre le cabinet du Procureur de la République et
les différents cabinets des magistrats de l’office.
Plus explicitement, le secrétariat enregistre tous les dossiers qui entrent au parquet et
les envoie au Procureur de la République étant donné que tous ces dossiers
appartiennent à Madame le Procureur de la République Adèle NZUNDU NSENGA qui
est non seulement une autorité judiciaire mais aussi une autorité administrative de son
office. Elle choisit le magistrat de son choix pour instruire un dossier et remet les
dossiers au secrétariat qui est le biais par lequel il y a transfert des dossiers entre
Madame le Procureur de la République et les magistrats. Elle est le point de départ et
d’aboutissement de tout dossier.
Le secrétariat du PGI de Kinshasa /Matete est composé de 6 services ou sections.

SECTION II : LES 6 SERVICES DU SECRETARIAT DU PARQUET PRÈS LE


TRIBUNAL DE PAIX KINSHASA/ MATETE
P

Il s’agit des services suivant :


- Les services généraux ;
- La section judiciaire ;
- La section de l’exécution des jugements ;
- L’action publique ;
- La section des biens saisis et confisqué ROS ; - La section de bibliothèque et archives.
§1 : LES SERVICES GENERAUX
Ce service permet d’enregistrer tous les dossiers entrant et sortant du parquet.
C’est l’entrée et la sortie principale des courriers : tout courrier adressé au parquet
doit être adressé au Procureur de la République.
On y retrouve deux principaux registres :
- Le registre de l’indicateur d’entrée
- Le registre de l’indicateur de sortie
A. Le registre de l’indicateur d’entrée
Il comporte 7 colonne pour les courriers entrons à s’avoir :
- Le numéro d’ordre
- Date d’enregistrement
- Le numéro de la lettre et la date - Annexe
- Le nom de l’expéditeur
- L’objet de la lettre ou le résumé
- L’observation

B. Le registre de l’indicateur de sortie


Il comporte 6 colonnes pour le courrier sortant du paquet :
- Le numéro d’ordre
- La date d’enregistrement
P

- La nature de la pièce à identifier - Le nom du destinateur


- L’objet de la lettre ou le résumé
- L’observation
§ 2 : LA SECTION JUDICIAIRE
Ce service est le poumon du Parquet, il est chargé de l’ouverture du dossier au
secrétariat, la section judiciaire qui le transmet à son tour au PROREP pour approbation.
Pour le cas des dossiers à fixer au Tribunal, les pièces originales sont transmises au
Tribunal accompagné de l’originale de la requête aux fins de fixation d’audience
(RFFA).
Le secrétaire affecté au service judiciaire gère le registre règlementaire et y porte les
mentions nécessaires, les registres règlementaires sont les suivants :
A. REGISTRE DU MINISTERE PUBLIC (RMP)
Ce registre est celui dans lequel le ministère public inscrit les affaires répressives
pour lesquelles les poursuites sont engagées contre des personnes ayant atteint l’âge de
la majorité pénale. Tout simplement, il permet au ministère public de faire l’ouverture
des dossiers dont les faits commis sont pénaux.
Ce registre a comme rubrique :
- Le numéro d’ordre
- La date de la réception - Le numéro du RMP
- L’identité prévenu
- La détention préventive (date d’arrestation, le MAP, l’ODP, et l’OC) - La suite
donnée - L’observation.

B. REGISTRE D’INFORMATION (RI)


Il permet de faire l’ouverture des dossiers dont les faits infractionnels sont civils
et des hautes personnalités. Le magistrat vérifie la nature des faits portés à sa
connaissance ; s’ils sont pénaux, il propose au procureur de la république sa conversion
en RMP. Même si les faits mis en charge de personnes précipitées ont un caractère
infractionnel, il est conseillé d’ouvrir un dossier RI et non un dossier RMP ; car les
hautes personnalités bénéficient d’un privilège de juridiction ou des poursuites.
Ce registre a comme rubriques :
- Le numéro d’ordre, la date de réception
P

- Le numéro du RI
- L’identité du prévenu
- L’objet ou litige, - La suite réservée
- L’observation.
C. REGISTRE D’AMENDE TRANSACTIONNELLE (RAT)
Ce registre est celui dans lequel on reprend le dossier clôturé par les amandes
transactionnelles par l’OPJ. Ce dernier fait rapport à l’OMP pour entériner ou non cette
proposition.
D. REGISTRE D’AUTRES PARQUETS (RAP)
Dans ce registre, le MP inscrit les dossiers en provenance des autres parquets dont
l’accomplissement de certains devoirs précis l’exige du fait que la partie poursuivie
réside dans le territoire de cet office.
Ce dossier est ouvert par voie de commission rogatoire ou avis de recherche ou par
un mandat d’amener.
Il contient les rubriques suivant :
- Le numéro d’ordre
- La date de la réception
- Le numéro du RAP
- Nature et référence du document
- Parquet d’origine
- Date de renvoie des devoirs demandés
- Référence de transmission - Observation.
E. REGISTRE DE TUTELLE (RT)
On transcrit les dossiers qui concernent les incapables, lesquels ne peuvent pas se
présenter seul en justice ; c’est ainsi qu’ils sont pris en charge par le ministre défenseur
à ce titre de société.
F. REGISTRE DE L’ENFANT EN CONFLIT AVEC LA LOI (RECL)
Ici, il est inscrit les dossiers ouverts à charge des enfants mineurs en conflit avec la
loi. Le PGI n’a pas compétence d’enregistrer un enfant mineur. Lorsqu’un enfant
mineur commet un manquement qualifié d’infraction par la loi pénale concomitamment
P

avec un justiciable ayant atteint la majorité pénale, il y a donc Disjonction des


poursuites
G. REGISTRE COMMUNIQUE PAR AUTRES JURIDICTIONS (RCLA)
Ce registre comprend les dossiers civils venant du tribunal, pour avis écrit au
ministère public.
H. REGISTRE DES AFFAIRE CIVILES (RC)
Il comprend les rubriques suivantes :
- Le numéro d’ordre
- La date de la réception
- Le numéro du RC
- Le nom des parties
- Objet
- Suite donnée et observation
I. REGISTRE DES FAITS NON-INFRACTIONNELS (RFNI)
Ce registre comprend les dossiers relatifs aux faits non prévus, ni punis par la loi
pénale.

§3 : LA SECTION DE L’EXECUTION DES JUGEMENTS


Ce service permet au parquet d’être en contact permanant avec les cours et
tribunaux.
Il contient 2 registres :
- Le registre d’audiencier et
- Le registre d’exécution des jugements.
§4 : L’ACTION PUBLIQUE
Elle permet au parquet de collaborer avec la prison et d’avoir les statistiques
générales. Ce service assure également le contrôle.
On y retrouve :
P

- Le registre de la détention
- Le registre des statistiques
§5 : SERCIVE DES BIENS SAISIS OU CONFISQUES
Il permet d’enregistrer les objets saisis par l’OPJ ou l’OMP. Le secrétaire peut
toutefois le conserver dans un magasin en attendant la suite après l’instruction du
dossier.
On y trouve le ROS : Le registre d’objet saisis. Il
contient les rubriques suivant :
- La date de réception
- Le numéro d’ordre
- L’objet du litige
- La marque de l’objet saisi
- Le nom du propriétaire
- Le nom du prévenu ou son identité complète
§6 : SERVICE DE BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES
Ce service permet d’enregistrer les dossiers classés sans suite et les courriers traités
par le Procureur de la République pour les classements. On y retrouve 2 registres : Le
registre de documentation et le registre d’archive2.
CHAPITRE III : LES ACTIVITES MINISTERE PUBLIC DANS SON
CABINET SECTION 1 : LES ACTIVITES DU MINISTRE PUBLIC DANS
SON
CABINET
§1: LES ATTRIBUTIONS DU MINISTERE PUBLIC
Ces attributions sont prévues par la loi organique n°13/001-B du 11 avril 2013
portant organisation fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire
aux articles 66, 67,68 et 69.
Le ministre public surveille l’exécution des actes législatifs, des actes réglementaires
et des décisions de justice. Il poursuit d’office cette exécution dans les dispositions qui
intéressent l’ordre public. Il a la surveillance de tous les officiers de police judiciaire et
des officiers ministériels, sauf agent du greffe et de l’office des huissiers. Il veille au
maintien de l’ordre dans les cours et tribunaux sans préjudice des pouvoirs du juge qui a

2 A cela s’ajoute le pool de la cryptographie qui s’occupe de la saisie des textes et l’élaboration de différents documents.
P

la police de l’audience. Il assiste à toutes les audiences de la cour de cassation, des cours
d’appel, des tribunaux de grande instance, des tribunaux de commerce, des tribunaux de
travail, et des tribunaux de paix. Il ne prend pas part au délibéré.3
En matière répressive le ministère public recherche les infractions aux actes
législatifs et réglementaires qui sont commises sur le territoire de la République. Il
reçoit les plaintes et les dénonciations, accomplit tous les actes d’instructions et saisit les
cours et tribunaux4
En matière de droit privé, le ministère public intervient soit par voie d’avis, soit par
voie d’action. Il donne obligatoirement son avis dans les cas prévus la loi. Il peut agir
par voix d’action principale dans l’intérêt de toute personne physique lésée qui serait
inapte à rester en justice, à assurer sa défense et à y pourvoir. Il peut par voie de requête
écrite, demander au Président de la juridiction, la désignation d’un conseil ou d’un
défenseur chargé d’assister les personnes visées à l’alinéa précèdent. Il agit d’office
comme partie principale ou intervenante dans les cas spécifiés par la loi et chaque fois
que l’intérêt public exige son concours.5 Il peut recevoir communication de toutes les
causes dans lesquelles il croit son ministère nécessaire ; la juridiction peut ordonner
d’office cette communication. L’avis du ministère public sera donné dans 30 jours par
écrit après la cause lui aura été communiquée, à moins qu’en raison de ces circonstances
de l’affaire, il puisse être émis verbalement sur les bancs ; dans ce cas, l’avis est acté à
la feuille d’audience.
Dans la procédure pénale, l’officier de du ministère public peut :
- Accomplir toutes les attributions de l’officier de la police judiciaire ;
- Inculper les auteurs présumés des infractions, les confronter entre eux ou avec les
témoins ;
- Charger au moyen d’une réquisition d’information, les officiers de la police judiciaire
d’effectuer les devoir d’enquête, des visites de lieux, de perquisitions et saisies ;
- Requérir la force publique ;
- Décerner contre les auteurs présumés des infractions le mandat de comparution ou le
mandat d’amener ;
- Faire citer devant lui, comme témoin, toute personne dont il estime l’audition
nécessaire et décerner un mandat d’amener contre le témoin défaillant ;

3 Loi organique n°13/001-B du 11 avril 2013 portant organisation fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre
judiciaire, article 66
4 Loi organique n°13/001-B du 11 avril 2013 portant organisation fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre
judiciaire, article 67
5 Loi organique n°13/001-B du 11 avril 2013 portant organisation fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre
judiciaire, article 68
P

- Procéder à des visites et à des perquisitions au domicile ou à la résidence de l’auteur


présumé de l’infraction ou des tiers ;
- Ordonner la saisie des télégrammes, des lettres et objets de toute nature confiés au
service des postes et au service de télégraphes ;
- Faire à l’exploration corporelle moyennant une ordonnance motivée du président du
tribunal de grande instance ;
- Placer l’inculpé, après interrogatoire, sous mandat d’arrêt provisoire, à charge de le
conduire, dans les Cinq jours qui suivent, devant le juge compètent pour le statuer sur
la détention préventive ;
- Siéger aux audiences et requérir les peines ;
- Poursuivre l’exécution des jugements en ce qui concerne la peine de mort, la peine de
servitude pénale, les dommage-intérêt prononcés d’office et la contrainte par le corps.

§2. LES MODES DE SAISINE DU MINISTERE PUBLIC/ PARQUET


Avant de parler de la saisine du parquet, il convient de signaler qu’en République
Démocratique du Congo, le ministère public est très puissant. Il joue à la fois le rôle
dévolu au juge d’instruction sous d’autres cieux, il recherche les infractions et leurs
auteurs, décide des poursuites devant la juridiction compétente, occupe le siège du
ministère public aux audiences et assume enfin le rôle de magistrat d’exécution des
peines Le Ministère Public est saisi par :
- La plainte
- Le procès-verbal de l’officier de la police judiciaire ou l’inspecteur de la police
judiciaire - La dénonciation
- La saisine d’office
A. LA PLAINTE
Elle est une lettre qui s’adresse au chef d’office du parquet saisi, et pour notre cas,
elle s’adresse à madame le Procureur de la République. Cette lettre est écrite par une
victime ou un justiciable dont les intérêts sont lésés. Cette lettre doit comporter en son
entête les informations sur la victime ; l’objet doit avoir le nom et post-nom de l’accusé,
son adresse et le développement doit contenir la description avec exactitude et précision
des faits.
P

B. LE PROCES-VERBAL DE L’OFFICIER DE LA POLICE JUDICIAIRE OU


DE L’INSPECTEUR DFE LA POLICE JUDICIAIRE
C’est un acte dressé par l’OPJ ou l’IPJ qui constate un fait entrainant des
conséquences juridiques adressé au ministère public (PROREP).
C. LA DENONCIATION
C’est une modalité de saisine du parquet par laquelle une tierce personne porte à la
connaissance du Ministère Public d’une infraction.
D. LA SAISINE D’OFFICE
C’est une modalité de saisine du parquet qui consiste pour le ministère public de se
saisir des faits infractionnels par l’audition de la victime avant l’ouverture du dossier.

§3 : LE ROLE DU MINISTERE PUBLIC DANS SON CABINET


Dans son cabinet, le ministère public joue le rôle d’enquêteur :
- Il auditionne : le justiciable, le prévenu, les témoins ;
- Il délivre le mandat de justice ;
- Il réquisitionne la force publique ;
- Le MP peut condamner un témoin récalcitrant ;
- Il donne l’autorisation d’une exploitation corporelle, d’une perquisition, d’une saisie
des biens, d’auditions, prélèvement externe à la police judiciaire ; - Il pose les actes de
procédure.
Le Ministère Public procède à différents moyens appelés des actes d’instruction.
Il est doté d’un pouvoir discrétionnaire c.-à-d. qu’il est libre d’apprécier de
poursuivre ou non l’affaire. Mais ce pouvoir a des limites.
§4 : L’INSTRUCTION DES DOSSIERS JUDICAIRES
L’instruction des données judicaires consiste à poser des actes nécessaires dans la
recherche de la vérité. C’est rassembler tous les éléments tous les éléments ayant un
rapport avec le dossier aux fins de permettre au ministère public de décider en
connaissance des causes. Ainsi, font partie de l’instruction l’établissement d’acte de
procédure, l’audition de l’inculpé et des témoins ainsi que les descentes nécessaires à la
manifestation de la vérité. L’OMP instruit aussi bien le dossier prévenu en état
d’arrestation que ceux avec prévenus en liberté. Les dossiers avec prévenus en état
P

d’arrestation doivent être instruits avec célérité. Cependant, ceux avec prévenus en
liberté peuvent être instruits selon son programme qui doit tenir compte de la nécessité
du désengorgement de son cabinet pour sa cotation.
Pendant l’instruction, il devra :
- Etablir les actes de procédure : mandat de comparution, mandat d’amener, avis de
recherche, commission rogatoire ;
- Procéder par audition des parties, la confrontation des parties, l’audition des témoins
et renseignement, réquisitionner les médecins, l’experts et enfin établir les commissions
rogatoires.
C’est ainsi que se passe l’instruction des dossiers RMP et R.I.
L’instruction d’un dossier RECL relève de la compétence du juge des enfants
territorialement compètent.
Mais lorsque l’OMP reçoit un dossier RECL, il est tenu de le sous-farder, de le
parapher et enfin de le transmettre au juge des enfants territorialement compétents.
Dans l’instruction d’un dossier RFNI, l’OMP est tenu devant le tribunal compétent
de proposer le classement sans suite qui n’est tenu que chez le Procureur de la
République.
A. PRESENTATION D’UN DOSSIER JUDICIAIRE
Le magistrat détient 7 registres dans son cabinet qui sont :
RMP, RI, RECL, RAP, RAT, RT et le RFNI qui n’est tenu que chez le Procureur de
la République.
Après avoir reçu un dossier, l’OMP procède à la réception et l’enregistrement du
dossier dans son registre. Il va instruire l’affaire et donner rapport au PROREP. Sur la
farde du dossier, nous retrouvons :
- Le nom du dossier à gauche de la farde : il est composé du registre dont il s’agit |/N°
du dossier /l’indicateur du PGI Matete /l’année/ le magistrat instructeur. Ex : RMP
20225/PRO23/023/MUA.
- S’il y a un prévenu en état d’arrestation, cela sera noté à droite en stylo rouge pour
attirer l’attention du magistrat et juste sous le nom du dossier on trouvera : la date
d’instruction (DI) et la date d’arrestation (DA)
- Mandat d’arrêt provisoire (MAP)
- Ordonnance de mise en détention préventive (ODP)
P

- Ordonnance de confirmation (OC)


- Identité des parties
- Date de réception du dossier
- La prévention
- La suite réservée
- L’observation

Après avoir instruit l’affaire, il va sous-farder, et passer à la cotation du dossier.


Dans un dossier judiciaire on retrouve des sous-fardes, le magistrat procède à
l’inventaire des pièces du dossier en regroupant les éléments selon leur nature respective
: - S/F I : la plainte
- S/F II : les procès-verbaux de l’OPJ ou de l’IPJ
- S/F III : les procès-verbaux de l’OMP
- SIF IV : les pièces de détention
- SIF V : les pièces de procédure
- SIF VI : les pièces à conviction
- SIF VII : correspondance
- Dossiers administratifs (DA)
B. LA PRESCRIPTION DE L’ACTION PUBLIQUE
L’action publique s’intente pendant un certain délai. Elle s’éteint du fait de la
prescription instinctive s’il n’y a rien d’entrepris dans cette période.
Toutefois, il peut y avoir interruption ou suspension de la prescription de l’action
publique. Le magistrat instructeur devra vérifier la prescription de l’action publique
avant toute audition.
Le délai de prescription commence à courir à partir du jour où l’infraction a été
commise.
Il y’a 3 délais de prescription :
P

- La prescription annale pour les délits.


- La prescription triennale pour les infractions.
- La prescription décennale pour les crimes.
Les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les génocides ainsi que le viol
sont imprescriptibles.

C. LES ACTES D’INSTRUCTION


Après avoir enregistré le dossier, le magistrat peut entreprendre les actes
d’instruction. Il faut commencer par interpeller ou convoquer la personne accusée si elle
est en liberté.
La convocation et l’instruction ne sont pas une pièce d’instruction mais une pièce
administrative de l’OMP pour faire comparaitre devant lui des personnes qui sont
indirectement concernées par les faits infractionnels ou si le prévenu est en liberté.
Il peut également décerner un mandat de comparution qui est contraignant parce
qu’il oblige l’accusé à répondre à la date prévue faute de quoi il sera amené manu
militari.
Il y a enfin le mandat d’amener qui est un ordre donné aux agents de la force
publique de conduire la personne visée devant le magistrat dans le plus bref délai. Il est
valable pour 3 mois et renouvelable.
La personne peut être gardée dans une maison d’arrêt et être présenté au plus tard le
lendemain devant l’OMP.
Si la personne est introuvable, on peut procéder à l’avis de recherche et ce, même en
dehors du PGI saisi du dossier. Lors de l’interrogatoire, l’OMP entre en contact avec le
prévenu. Pour bien instruire le dossier, il devra :
- Maitriser le dossier en le lisant ;
- Vérifier tous les détails possibles ;
- Avoir toutes les dispositions écrites et tous les échantillons ;
- Connaitre les antécédents de l’inculpé.
Et l’OMP devra tout noter dans son PV.
P

D. LA DETENTION PREVENTIVE
La liberté est le principe et la détention l’exception. La détention préventive peut
être entendue comme la privation de liberté que subit l’inculpé avant que n’intervienne
le jugement de l’affaire. Elle se réalise en ce qui concerne le Substitut du Procureur de la
République par la signature d’une pièce de détention appelé mandat d’arrêt provisoire
(MAP) lorsqu’il existe des indices sérieux de culpabilité et que l’infraction est
punissable d’au moins six mois de servitude pénale6.
L’inculpé est alors acheminé à la maison d’arrêt annexée à la prison. Cette pièce est
valable pour une durée de 5 jours. Avant l’expiration, l’Officier du Ministère Public doit
présenter l’inculpé devant le juge de paix, siégeant en chambre de conseil afin que ce
dernier puisse prendre une ordonnance de mise en détention préventive, laquelle a une
durée de 15 jours.
Si l’OMP trouve nécessaire de garder la personne encore dans ses locaux, viendra
ensuite l’ordonnance de confirmation qui a une durée de 30 jours.
Durant la détention préventive, l’inculpé peut avoir la liberté provisoire.
E. CLOTURE D’UN DOSSIER
Après les différents actes d’instruction le magistrat devra clôturer avec le dossier. En
principe 3 solutions se présentent :
1. L’envoi du dossier en fixation au tribunal pour jugement
L’OMP procède à la rédaction de la requête aux fins de fixation d’audience (RFFA),
elle a deux rubriques : l’identité du prévenu et le libellé de la prévention en charge du
prévenu. Cela signifie qu’il y a infraction et une dose de culpabilité assez élevée. Un
réquisitoire du MP est rédigé au même moment dans les dossiers administratifs (D.A).
2. Le classement par amende transactionnelle
Il intervient lorsque l’inculpé accepte de payer, sur proposition du magistrat
instructeur, une amende au niveau du parquet afin de mettre fin aux poursuites.
Cela est acceptable au regard de la moindre gravité de l’infraction.
3. Le classement sans suite
A la fin de l’instruction, l’OMP peut classer sans suite le dossier pour l’un des
motifs suivants :
- L’inopportunité des poursuites ;
- Faits bénins (préjudice mineur ou anodin) ;

6 Article 27 du code de procédure pénale


P

- Faits civils ;
- Double emploi ;
- Faits non infractionnels ;
- Faits non – établis ;
- Prescription de l’action publique ;
- Vétusté des faits ;
- Insuffisance des charges ;
- Difficulté matérielle d’identification d’atteindre ou de retrouver le prévenu ;
- Cause du décès du prévenu ;
- Manque des preuves…

Il y’a d’autres suites réservées lors de la clôture des dossiers : ⮚ La

conversion du dossier RI en dossier RMP.


Pour convertir un dossier pénal RMP, il faut que l’OMP selon lequel les faits mis à
charge de l’inculpé puissent s’avérer infractionnels. C’est sur la farde qu’est marqué la
mention « Dos R : converti en Dos RMP »

⮚ La transmission du dossier dans un autre office du parquet lorsque l’inculpé dans


un dossier pénal RMP réside dans le ressort d’un autre parquet, le magistrat
instructeur peut transmettre le dossier par la lettre de transmission à cet office au
parquet territorialement compétent.
SECTION II : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DU
CABINET

§1 : LES DIFFERENTS TYPES D’AUDIENCE


En dehors de son cabinet, l’OMP est appelé à d’autres rôles et activités qui sont :
- Les différentes descentes ; - Les différentes audiences.
Il existe plusieurs types d’audiences qui sont :
A. L’AUDIENCE ORDINAIRE
Elle se tient au siège ordinaire du tribunal.
B. L’AUDIENCE FORAINE
C’est une audience qui se tient en dehors du siège ordinaire du tribunal.
P

C. L’AUDIENCE EN CHAMBRE DU CONSEIL


C’est une audience qui se tient où le prévenu est détenu et n’y a que les juges du
tribunal de paix, et le ministère public qui y prennent part pour régler la détention du
prévenu.

D. L’AUDIENCE DE FLAGRANCE
Elle est celle qui se tient au temps saisi de la commission de l’infraction.
§ 2 : LE ROLE DU MINISTERE PUBLIC A L’AUDIENCE
Toutes les audiences pénales ou civiles du tribunal de grande instance se tiennent
avec le concours du ministère public. Le ministère public audiencier, au pénal, doit
s’assumer durant l’instruction juridictionnelle en sa qualité de partie poursuivante. Il
écrit un réquisitoire. Il joue un rôle actif, il est l’organe poursuivant et de ce fait il a la
charge de la preuve en vertu du principe « Actori incumbit probatio » qui est complété
par « reus in excipiendo fit actor ».
Il sera ponctuel et muni des dossiers administratifs des affaires reprises au rôle du
jour et dans lesquels doit se trouver le réquisitoire du Ministère Public qui lui permettra
de faire ses réquisitions à l’issu de l’instruction à l’audience.
Notons que suivant les éléments recueillis aux débats, il peut en autre faire
application de l’adage « la plume est sève mais la parole est libre » et donner sa position
personnelle sur l’affaire en cause. Cet adage signifie que lorsqu’un magistrat du parquet
instruit un dossier, son autorité lui donne la marche à suivre.
Il est obligé d’obéir mais dans l’application il peut donner son point de vue diffèrent
de celui de son autorité.
Après chaque prononcé, l’OMP a l’obligation de faire rapport au PROREP qui
appréciera l’opportunité ou non de faire appel. Il portera dans le registre, les peines
prononcées par le tribunal.
En matière civile et commercial, de travail et d’enfant en conflit avec la loi, il donne
un avis qui peut être verbal ou écrit, selon le cas.
En matière civile, l’OMP joue un rôle passif étant donné que le procès civil est régi
par le principe dispositif : le procès civil est l’affaire des parties.
§3 : L’EXECUTION DES PEINES
A. Au pénal
P

Le Ministère Public signe la réquisition à fin d’emprisonnement qu’il transmet à la


prison pour exécution, elle mentionne la peine de servitude pénale à laquelle le prévenu
a été condamné, à titre principal ou à titre subsidiaire.
Au cas où le tribunal a donné l’arrestation immédiate, l’OMP a l’obligation de se
saisir du prévenu et le conduire dans un établissement.
B. Au Civil
Le rôle de l’OMP consistera à signer sur demande de l’huissier chargé de
l’exécution, la réquisition de la force publique si et seulement si la décision est passée
en force de chose jugée.
§4 : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DE
L’AUDIENCE
En dehors de l’audience, il effectue différentes descentes, passe à l’inspection des
amigos, du CPRK et au contrôle des juridictions coutumières.
A. LA DESCENTE
Dans le cadre de l’instruction pré-juridictionnelle, l’OMP peut effectuer plusieurs
descentes :
Dans l’intérêt de l’instruction, l’OMP peut descendre à tout lieu où il estime qu’il
peut obtenir des précisions ou des renseignements utiles à la manifestation de la vérité.
- L’OMP peut procéder à la levée du corps.
Il effectue une descente pour vérifier les conditions dans lesquelles le decujus a
trouvé la mort.
Il effectue d’autres descentes s’il en trouve nécessaire.
B. L’INSPECTION DES AMIGOS
Selon le rôle établi par le PROREP, les amigos sont inspectés par le substitut du
procureur de la République. L’article 80 de l’ordonnance n°78 – 289 du 3 juillet 1978
dispose en effet que « les officiers du ministère public procèdent régulièrement et à tout moment à
la visite des locaux de garde à vue ; … ils peuvent lorsque la garde à vue leur parait injustifiée
ordonner que la personne gardée à vue soit laissée libre de se retirer … »

La détention illégale des enfants dans les amigos ne devra pas laisser l’OMP
indifférent. Il pourra, s’il échet, donner des instructions précises à l’officier de la police
judicaire pour les cas graves à transmettre nécessairement au parquet.
A l’issue de chaque inspection, le Substitut du Procureur de la République est tenu
de dresser un rapport à son supérieur hiérarchique.
P

C. L’INSPECTION DE LA PRISON
L’OMP procède à l’identification des prévenus en notant leurs noms et les
références de leurs dossiers, la date de la détention et de la condamnation, la prévention,
la date de l’envoi du dossier en fixation, le numéro de RFFA.
Il devra tenir compte des doléances de chaque prévenu. Cette prérogative est confiée
à l’OMP par l’ordonnance n°344 du 17 septembre 1965 relative au régime pénitentiaire
en son article 28. Il établira un rapport d’inspection conforme au modèle prescrit par le
PROREP.
D. LE CONTROLE DES JURIDICTIONS COUTUMIERES
Les juridictions coutumières sont contenues là où les tribunaux de paix ne sont pas
encore installés. Le MP a le pouvoir de surveiller la composition et l’action des
tribunaux coutumiers de son ressort et de donner des directions pour la bonne
administration de la justice.
Un rapport ad hoc sera établi à la fin de la visite d’inspection.
P

CHAPITRE IV : LE DEROULEMENT DU STAGE


SECTION I : ENCADREMENT DU STAGIAIRE
A notre arrivée, nous avons été reçu au parquet de grande instance de Kinshasa /
Matete par madame la secrétaire NSEYA, qui a pris soin de nous expliquer à long et à
large le fonctionnement du parquet. C’est par la suite que nous avons été orientés vers le
Premier Substitut du Procureur de la République MWEPU WA UMBA Annie qui a
assuré notre encadrement durant tout notre stage.
SECTION 2 : ACTIVITES OBSERVEES DURANT LE STAGE
Durant le stage, nous avons effectué différentes activités avec notre encadreur.
Nous avons interrogé des prévenus, lu des dossiers et rédigé certains actes de l’officier
du Ministère Public.
§1 : LA LECTURE DES DOSSIERS
Cette activité nous a permis de palper certains éléments constitutifs d’un dossier
judiciaire et aussi de prendre connaissance de différentes rubriques dans ces pièces et
dans la farde du dossier.
Le dossier est présenté sous forme de sous-farde.
S/F I = la plainte
C’est la prétention ou les prétentions de la victime
S/F II = Les procès-verbaux de l’OPJ ou l’IPJ.
On y retrouve les audiences du plaignant, du prévenu, le PV de confrontation. Il peut
également y avoir des décharges et des réquisitions.
S/F III = le procès-verbal de l’OMP
On y retrouve les auditions de la victime et toute autre pro-justitia.
S/F IV = les pièces de détention
On y retrouve le PV d’arrestation de l’OPJ ou le PV de saisie du prévenu, le Mandat
d’arrêt provisoire, l’ordonnance de mise en détention préventive, l’ordonnance de
confirmation, l’ordonnance de main levée de détention et le billet de relaxation.
Le billet de relaxation est une mise en liberté lorsque la requête du MP de garder une
personne dans ses locaux est refusée par la chambre du conseil.

S/F V = les pièces de procédure.


P

C’est l’ensemble de différents mandants et réquisitions : Mandant d’amener,


mandant de comparution, mandant de perquisition, réquisition d’information, réquisition
à médecine et réquisition à expert.
S/F VI = les pièces à conviction
Tout document qui constitue une preuve dans un dossier judiciaire est une pièce à
conviction. Un rapport médical, un protocole d’accord, un acte de reconnaissance, une
décharge, une facture, une photo, un PV de saisi d’objet, un PV de consignation, un PV
de restitution de fonds…
S/F VII = la correspondance
Toute sorte de document qui concerne le magistrat personnellement.
 Dossiers administratifs (D.A)
C’est la photocopie du dossier ; il contient également le rapport fait du procureur.
Une photocopie reste au parquet et l’autre va au tribunal si le dossier est fixé.
§ 2 : LA REDACTION DES ACTES DE L’OFFICIER DU MINISTERE
PUBLIC

⮚ Procès-verbal

Un procès-verbal est un document qui reprend ce qu’a vécu un Officier du Ministère


Public.
Il y a autant de forme de PV et chaque PV est rédigé différemment de l’autre. Il peut
s’agir d’un PV d’audition, d’un PV de confrontation etc. Il est à noter qu’il n’existe pas
un modèle précis de la rédaction d’un PV.
Sur ce, Voice un modèle d’un PV tel qu’appris auprès de notre encadreur.

PRO-JUSTITIA
P

RMP 20225/PRO23/023/MUA

L’an deux mille vingt-deux, le sixième jour du mois de janvier.

Devant nous ……..1er Substitut du Procureur de la République et OMP


près le tribunal de grande instance de Matete.

Nous trouvant à nôtre cabinet, à l’office, comparait, le (la) nommé


(e)………, nationalité…..lieu et date de naissance ………fils ou fille de
………..(en vie ou décédée), et de ………………(en vie ou décédée),
originaire ou village de ………………secteur de ……………… territoire de
……………….district de ……………… province de ………………………
profession ou sans profession (à déterminer), marié (e) à
…………………….père ou mère de
………........ (Nombre d’enfants à déterminer), ou célibataire père ou
mère de ………………. (Nombre d’enfants à déterminer), domicilié ou
n°……….de l’avenue…………….. Quartier ……………..dans la commune
de…………………………. qui répond à nos question en langue de son
choix et s’il s’agit d’une personne non francophone dire …………..langue
de son choix rendue en français en ces termes.
Q 1. Antécédents judiciaires connus ?
Q 2. Les autres questions portent sur la recherche des éléments constitutifs de
l’infraction dont le magistrat est saisi ou sur la découverte des éléments susceptibles de
fonder la désinculpassions de la personne poursuivie.
Q 3. La dernière question porte sur les déclarations particulières du comparant.
Le (la) comparant(e) Dont acte L’OMP

❖ Le réquisitoire du ministère public

I. Identité du ou des prévenu(s)


II. Libellé de la ou des prévention (s)
III. Exposé des faits
IV. Discussion en droit
V. Formule finale : plaise au tribunal de dire établie en fait comme en droit l’infraction
de ………….. et condamner le prévenu X à ………ans de servitude pénale
principale ……….
P

❖ L’avis d’ouverture et note de fin d’instruction

I. N°RMP ou RI
II. Identité du ou des prévenu (S)
III. Exposé des faits révélés par l’information ou l’instruction
IV. Qualification légale à donner aux faits
V. Circonstances de nature à influencer l’appréciation de la culpabilité de l’inculpé,
notamment ses antécédents
VI. Conclusions du magistrat instructeur
VII. Libellé de la prévention
VIII. Témoins à citer
IX. Temps passé en détention préventive par l’inculpé

❖ Note de classement sans suite ou par amende transactionnelle

I. N°RMP ou RI
II. Identité des parties
III. Prévention
IV. Résumé des faits
V. Discussion en droit VI. Conclusion

❖ Avis du ministère public

I. RC ou RCA
II. En cause X contre Y
III. De la recevabilité de l’action ou de l’appel
IV. Faits de la cause
a. Résumé de l’argumentation du demandeur ou de l’appelant
b. Résumé de l’argumentation du défendeur ou de l’intimé
V. Discussion en droit
VI. Conclusion
P

CONCLUSION
Le stage au Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Matete nous a permis de
palper du doigt les réalités de cette profession noble qui est la magistrature.
En effet, nous avons été impressionnés par la compétence dont fait preuve les
magistrats du parquet plus particulièrement notre maitresse de stage le Premier Substitut
du Procureur de la République Madame MZEPU WA UMBA Annie dans sa mission de
maintenir l’ordre public.
Il nous est permis de retenir que le parquet est une institution juridictionnelle qui
permet de régler plusieurs litiges dans la société et déclenche les poursuites aux bon
moment en relaxant selon son appréciation pour l’équilibre de la société.
Par son pouvoir, le ministère public a le devoir de défendre l’intérêt général en
veillant à ce que la loi et le droit soient exactement appliqués. Notre seul et grandes
déception est que nous avons remarqué que la magistrature congolaise accuse certaines
anomalies qui entravent même son bon fonctionnement :
- Il est vraiment déplorable de savoir que les magistrats du parquet prennent
eux-mêmes en charge leurs hospices (ce qui est le mérite de l’Etat),
- Ils manquent des fournitures pour équiper les cabinets,
- Ils manquent de salaire décent.
Enfin, nous proposons au Ministre de la Justice dont dépendent les Officies du
Ministère Public de prendre en compte les besoins de ceux-ci et qu’ils les soumettent à
l’Etat congolais afin qu’il puisse y accorder un regard particulier et de prendre en
compte l’importance du rôle du Ministère Public.

TABLE DES MATIERES


AVANT-PROPOS ...............................................................................................1
REMERCIEMENTS...........................................................................................2
SIGLES & ABREVIATIONS ............................................................................3
INTRODUCTION ..........................................................................................5
CHAPITRE I : ORGANISATION DES PARQUETS PRES LES
JURIDICTIONS ORDINAIRES DE L’ORDRE JUDICAIRE ...............................................6
SECTION 1 : COMPETENCE, COMPOSITION ET HIERARCHIE
DES PARQUETS PRES LES JURIDICTIONS ORDINAIRES DE
P

L’ORDRE JUDICIAIRE. .....................................................................................................7


§1 : LE PARQUET PRES LE TRIBUNAL DE PAIX................................................................7
§ 2 : LE PARQUET PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE
………………………………………….....................................................................................7
§ 3 : LES PARQUETS GENERAUX PRES LA COUR D’APPEL ..........................................7
§4: LE PARQUET GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION………………………....8
SECTION 2 : PRESENTATIONS DU PARQUET DE GRANDE
INSTANCE DE KINSHASA /MATETE . ................................................................................9
§1 : APERÇU HISTORIQUE.....................................................................................................9
§2 : SITUATION GEOGRAPHIQUE DU PARQUET DE GRANDE
INSTANCE DE KINSHASA/MATETE ET INFRASTRUCTURE..........................................9
§3 : RESSORT TERRITORIAL...............................................................................................10
§4 : RESSORT JURIDICTIONNEL ........................................................................................10
CHAPITRE II : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU
PARQUETDE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA/MATETE........................................11
SECTION 1 : ORGANISATION DU PARQUET DE GRANDE
INSTANCE DE KINSHASA/MATETE...................................................................................11
§1 : ORGANIGRAMME DU PGI MATETE...........................................................................11
§ 2 : L’OFFICIER DU MINISTERE PUBLIC.........................................................................12
§3 : LA POLICE JUDICIAIRE ................................................................................................14
§4 : LE SECRETARIAT DU PARQUET.................................................................................15
SECTION II : LES 6 SERVICES DU SECRETARIAT DU PARQUET
DE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA /MATETE....................................................16
§1 : LES SERVICES GENERAUX.....................................................................................16
§ 2 : LA SECTION JUDICIAIRE........................................................................................17
§3 : LA SECTION DE L’EXECUTION DES JUGEMENTS.............................................20
§4 : L’ACTION PUBLIQUE...............................................................................................20
§5 : SERVICE DES BIENS SAISIS OU CONFISQUES...................................................20
§6 : SERVICE DE BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES......................................................20
CHAPITRE III : LES ACTIVITES MINISTERE PUBLIC DANS SON
CABINET............................................................................................................................21
SECTION 1 : LES ACTIVITES DU MINISTRE PUBLIC DANS SON
P

CABINET. .........................................................................................................................21
§1: LES ATTRIBUTIONS DU MINISTERE PUBLIC ....................................................21
§2. LES MODES DE SAISINE DU MINISTERE PUBLIC/ PARQUET
............................................................................................................................................23
§3 : LE ROLE DU MINISTERE PUBLIC DANS SON CABINET.................................24
§4 : L’INSTRUCTION DES DOSSIERS JUDICAIRES .................................................24
SECTION II : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN
DEHORS DU CABINET ..................................................................................................29
§1 : LES DIFFERENTS TYPES D’AUDIENCE .............................................................29
§ 2 : LE ROLE DU MINISTERE PUBLIC A L’AUDIENCE..........................................30
§3 : L’EXECUTION DES PEINES...................................................................................30
§4 : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DE
L’AUDIENCE ...................................................................................................................31
CHAPITRE IV : LE DEROULEMENT DU STAGE .......................................................33
SECTION I : ENCADREMENT DU STAGIAIRE ..........................................................33
SECTION 2 : ACTIVITES OBSERVEES DURANT LE STAGE....................................33
§1 : LA LECTURE DES DOSSIERS.................................................................................33
§ 2 : LA REDACTION DES ACTES DE L’OFFICIER DU
MINISTERE PUBLIC.........................................................................................................34
CONCLUSION …………………………………………………………………………...37

TABLE DES MATIERES……………………………………………………………...38

Vous aimerez peut-être aussi