Mathématiques L2
Cours de Biagio Speciale et Nouhoum Touré
2024 - 2025
PLAN DES DOSSIERS DE TD
Dossier 1 — Systèmes d’équations linéaires : résolution par la méthode du pivot de Gauss et
représentation matricielle.
Dossier 2 — Calcul matriciel et rang d’une matrice.
Dossier 3 — Espaces vectoriels dans ℝ.
Dossier 4 — Applications linéaires.
Dossier 5 — Déterminant d’une matrice carrée.
1
TD n° 1
Systèmes d’équations linéaires :
Résolution par la méthode du pivot de Gauss et représentation matricielle
EXERCICE 1 — Les équations suivantes, où les réels x, y z et t sont les inconnues, sont-elles linéaires ?
[1] 2𝑥 + 𝑥𝑦 = 4
[2] 𝑥 2 + 3𝑦 + 4𝑧 = 0
[3] 2𝑥 + 3𝑦 + 4 𝑧 = 3
2
[4] 𝑥 + 3𝑦 = 2
[5] 1 − 𝑥 + 3𝑦 − 𝑧 + 𝑡 = 0
[6] 5 + 2𝑥 − 𝑦 = 0.
EXERCICE 2 — Résoudre le système S1 :
3𝑥1 − 2𝑥2 = 5
𝑆1 ∶ {
𝑥1 + 𝑥2 = 0
𝑥1
1. Trouver la solution (𝑥 ) en utilisant la méthode du pivot de Gauss.
2
2. Interpréter géométriquement ce résultat.
EXERCICE 3 — On considère le système S2 où les réels 𝑥1 et 𝑥2 sont les inconnues et où a est un
paramètre :
3𝑥1 − 2𝑥2 = 5
𝑆2 ∶ { 𝑥1 + 𝑥2 = 0
2𝑥1 − 𝑥2 = 𝑎
1. En règle générale, quelle est l’intersection de trois droites quelconques ?
2. Déduire du résultat trouvé à l’exercice 2 la valeur du paramètre a pour laquelle le système S2 a une
solution.
3. Montrer que, pour cette valeur de a, la troisième équation du système est une combinaison linéaire
des deux autres.
EXERCICE 4 — On considère le système S3, où les réels x, y et z sont les inconnues,:
𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0 𝐿1
𝑆3 ∶ { 𝑥 + 𝑦 − 2𝑧 = 2 𝐿2
2𝑥 − 𝑦 − 𝑧 = 1 𝐿3
1. En général, quelle est l’intersection de trois plans quelconques ?
2. Résoudre le système S3 en prenant soin d’expliciter à chaque étape l’équation choisie comme pivot
et les combinaisons linéaires d’équations utilisées pour résoudre le système.
3. Interpréter géométriquement le résultat obtenu.
2
EXERCICE 5 — (FACULTATIF) Mêmes questions 2. et 3. que dans l’EXERCICE 4 pour le système S4 , où x, y et
z sont les inconnues :
−2𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 3 𝐿1
𝑆4 ∶ { 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 1 𝐿2 .
3𝑥 − 𝑦 − 3𝑧 = −7 𝐿3
EXERCICE 6 — (FACULTATIF) On considère le système S5 où 𝑥1 et 𝑥2 sont les inconnues:
𝑥 + 3𝑥2 = −1
𝑆5 ∶ { 1
2𝑥1 − 𝑥2 = 5
1. Ecrire ce système sous la forme x1C1 + x2C2 = B, où C1, C2 et B sont des matrices colonnes formées avec
les coefficients du système.
𝑥1
2. Ecrire ce système sous la forme A(𝑥 ) = B, où A est la matrice (𝐂𝟏 𝐂𝟐 ).
2
3. Résoudre ce système ainsi représenté en utilisant la méthode du pivot.
EXERCICE 7—On considère le système S6, où x, y, et z sont les inconnues, et a et b, des paramètres :
𝑥 − 3𝑦 + 𝑎𝑧 = 𝑏 𝐿1
𝑆6 ∶ {−𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = −2 𝐿2
𝑥 − 2𝑦 + 𝑧 = 3 𝐿3
1. Résoudre le système S6, par la méthode du pivot et avec représentation matricielle, selon les valeurs
des paramètres a et b, en prenant soin d’expliciter à chaque étape la ligne choisie comme pivot et les
combinaisons linéaires utilisées pour résoudre le système.
2. En déduire les valeurs des paramètres a et b pour lesquelles l’intersection des trois plans est un
point et les valeurs pour lesquelles il n’existe aucune intersection.
EXERCICE 8 (FACULTATIF, conseillé pour les débutants) — Résoudre, par la méthode du pivot et avec
représentation matricielle, le système suivant, où x, y, z et t sont les inconnues, selon les valeurs des
paramètres a et b :
2𝑥 + 𝑦 − 𝑧 + 𝑡 = 2 𝐿1
𝑥 + 2𝑦 + 𝑧 − 𝑡 = 0 𝐿2
𝑆7 ∶ .
2𝑥 + 4𝑦 + 𝑧 − 𝑡 = 0 𝐿3
{𝑥 − 𝑦 − 2𝑧 + 𝑎𝑡 = 𝑏 𝐿4
APPLICATION ECONOMIQUE
EXERCICE 9 (FACULTATIF) — Modèle macro-économique « IS-LM » (en lien avec le cours de macro du second
semestre)
On suppose que l’économie d’un pays peut être modélisée de la façon suivante :
𝑌 = 𝐶(𝑌) + 𝐼(𝑖) + 𝐺̅ (1)
{ 𝐷 ̅
𝑀 (𝑌, 𝑖) = 𝑀 (2)
où 𝑌, 𝐶, 𝐼 et 𝑀𝐷 désignent respectivement le PIB, la consommation des ménages, l’investissement des
entreprises et la demande de liquidités qui sont les inconnues du modèle.
Les dépenses publiques 𝐺̅ , et la masse monétaire 𝑀̅ , sont supposées exogènes : ce sont des paramètres
du modèle.
3
• Equation (1) : A l’équilibre de cette économie, la valeur ajoutée est utilisée soit comme
consommation des ménages, soit comme FBCF des entreprises, soit comme dépense publique
(DCF ou FBCF des APU).
• Equation (2) : le taux d’intérêt varie de telle sorte que la demande de liquidité corresponde
exactement à la masse monétaire.
Par rapport au cadre comptable vu en première année dans le cours de comptabilité nationale, on
néglige :
- les impôts et subventions sur les produits : le prix de base est égal au prix d’acquisition, cela
implique en particulier que la somme des revenus distribués aux ménages est égale au PIB ;
- les échanges avec le reste du monde.
On pose les hypothèses suivantes sur les déterminants de la consommation, de l’investissement et de la
demande de liquidité :
4
𝐶(𝑌) = 5 × (𝑌 − 𝑇̅) + 10
𝐼(𝑖) = −𝛼 × 𝑖 + 15 , où 𝛼 et 𝑇̅ sont deux réels positifs
𝐷 1
{𝑀 (𝑌 , 𝑖) = 𝑌 − 10 × 𝑖
- la consommation a une composante incompressible (liée aux besoins fondamentaux) et croît
avec le revenu disponible qui, dans cette économie, est le revenu restant après paiement d’un
impôt forfaitaire 𝑇̅ qui est également un paramètre du modèle. C’est donc une fonction
croissante du revenu Y (ou PIB).
- l’investissement a une composante forfaitaire (qui dépend des perspectives de ventes) et
diminue lorsque le taux d’intérêt augmente (car il peut alors être plus rentable pour certaines
entreprises de placer plutôt que d’investir); c’est donc une fonction décroissante du taux
d’intérêt i.
- Le besoin de liquidités augmente avec le revenu Y (qui détermine la valeur des transactions) et
diminue avec le taux d’intérêt (qui rémunère les placements moins liquides). C’est donc une
fonction croissante de Y et décroissante de i.
1. Quels sont les paramètres et variables exogènes du modèle (ou exogènes) ? Quelles sont les
variables endogènes (ou inconnues) ?
2. Ecrire les équations (1) et (2) en intégrant les hypothèses sur les déterminants de la
consommation, de l’investissement et de la demande de liquidité.
Montrer que ce système peut s’écrire :
𝑌 +5𝛼 × 𝑖 = 𝐴 𝐿1
{ avec 𝐴 = 125 + 5𝐺̅ − 4𝑇̅ et ̅
𝐵 = 10𝑀
10𝑌 − 𝑖 = 𝐵 𝐿2
3. Résoudre ce système par la méthode du pivot de Gauss.
𝑌∗
Il s’agit de déterminer le vecteur solution ( ∗ ) en fonction des paramètres du modèle.
𝑖
4. Interpréter les résultats lorsque 𝛼 = 0 et lorsque 𝛼 > 0.
4
5
TD n° 2
Calcul matriciel et rang d’une matrice
EXERCICE 1 — Soit les matrices :
1
1 1 −2 −2 0
A=( ), B=( ), C = (2), D = (2 1 −1)
2 0 −1 0 1
3
Calculer, si cela est possible, les produits : AB, BA, AC, CA, AD, DA, BC, CB, BD, DB, CD, DC, B², B3.
𝑥1
EXERCICE 2 — Soit la matrice colonne X = ( 2 ).
𝑥
𝑥3
1. Déterminer les produits X′𝑿 et 𝐗𝐗 ′ , où 𝐗 ′ est la transposée X.
2. Déterminer la transposée de chacun des deux résultats. Commentez.
3. De quelle forme sont ces produits quand X comporte n éléments ?
EXERCICE 3 — Quelle condition doit vérifier la matrice A pour que le produit 𝐁′ AB soit possible, B étant
une matrice quelconque de format (m , n) ?
EXERCICE 4 — Soient les matrices :
𝑥1
𝑎1 𝑎2 𝑎3
M = (𝑏 𝑏2 𝑏3 ) et X = ( 2 ).
𝑥
1 𝑥3
1. Ecrire le produit MX sous la forme d’une combinaison linéaire des colonnes de M.
2. Faire le produit AB des deux matrices ci-dessous:
1 1
1 1 0 3 −1 2
A=( ) B=( )
−2 1 3 3 1 1
0 −1
En déduire des liens entre les colonnes de A.
EXERCICE 5
1. Sans effectuer de calcul, établir la dépendance linéaire éventuelle entre les colonnes des matrices
suivantes :
1 2 4 2 1 −1 1 2 0
2 0 −1
M1= (1 2 4), M2 = (0 3 −2), M3= (1 2 0), M4 = ( )
2 −2 3
1 2 4 0 0 2 1 2 0
2 3
0 3 0 0 1 3 −1 1
M5= ( ), M6 = ( ), M7 = ( ).
−1 2 0 0 2 6 −3 3
2 3
2. Toujours sans aucun calcul, déterminer le rang de ces matrices.
6
EXERCICE 6
On considère les matrices ci-dessous, où 𝑎 et 𝑏 sont des nombres réels :
1 −3 𝑎 1 −3 𝑎 𝑏
A1 = (−1 1 1 ) et A 2 = (−1 1 1 −2)
1 −2 1 1 −2 1 3
1. Déterminer les rangs des matrices 𝐀1 et 𝐀2 selon les valeurs de 𝑎 et 𝑏.
2. Regarder les résultats obtenus à l’exercice 7 du TD1. Commenter.
APPLICATION ECONOMIQUE
EXERCICE 7 (FACULTATIF – adaptation d’un sujet de mathématiques du concours d’agrégation externe de
sciences économiques et sociales, 2010)
On suppose que les familles françaises sont classées en trois catégories : urbaines, suburbaines et
rurales. On fait l’hypothèse que chaque année, on observe les mouvements de population décrits ci-
dessous :
• 20% des familles urbaines se déplacent en banlieue et 10% en zone rurale,
• 10% des familles de banlieue se déplacent en zone urbaine et 10% en zone rurale,
• 5% des familles de zone rurale migrent en zone urbaine et 5% en banlieue.
On note respectivement 𝑢𝑛 , 𝑠𝑛 et 𝑟𝑛 les parts dans la population totale des familles vivant en zone
urbaine, suburbaine et rurale à la date n.
𝑢𝑛
On définit la matrice colonne 𝑋𝑛 = ( 𝑠𝑛 ) et on suppose la répartition initiale, décrite par 𝑋0 , connue.
𝑟𝑛
1. Déterminer la matrice 𝐀 telle que 𝑋𝑛+1 = 𝐀𝑋𝑛 .
2. Comment peut-on déterminer 𝑋𝑛 en fonction de 𝑋0 ?
0,70 0,20 0,10
3. Soit la matrice = (0,10 0,80 0,10) .
0,05 0,05 0,90
a) Vérifier que 𝐁 est la transposée de 𝐀.
1
b) Soit 𝑉 = (1), calculer 𝐁𝑉. Interpréter.
1
7
TD n° 3
Espaces vectoriels dans ℝ
EXERCICE 1.
On considère les deux vecteurs X et Y d’un espace vectoriel quelconque E sur ℝ, donnés dans le
graphique ci-dessous :
X Y
0
1. Ensembles de vecteurs construits à partir d’un seul vecteur
3
a. Représenter graphiquement les vecteurs 2 𝑋 et −2𝑋. Ces vecteurs appartiennent-ils à 𝐸 ?
b. Représenter graphiquement l’ensemble 𝐴1 = {𝛼𝑋, 𝛼 ∈ ℝ }. Est-ce un ℝ-espace vectoriel ?
c. Représenter graphiquement l’ensemble 𝐴2 = {𝛼𝑋, 𝛼 ≥ 0}. Est-ce un ℝ-espace vectoriel ?
2. Ensembles de vecteurs construits à partir de deux vecteurs
a. Représenter graphiquement les vecteurs 𝑋 + 𝑌 et 2𝑋 – 𝑌. Ces vecteurs appartiennent-ils à E ?
b. Représenter graphiquement l’ensemble 𝐵1 = {𝛼𝑋 + 𝛽𝑌, 𝛼 ∈ ℝ, 𝛽 ∈ ℝ }. Est-ce un ℝ-espace
vectoriel ?
EXERCICE 2 (FACULTATIF)
Soit le système :
𝐌𝑋 = 0 ⃗,
où 𝑋 est un vecteur colonne de ℝ et 𝐌, une matrice de format (m , n).
𝑛
1. Montrer que si 𝑋0 et 𝑋1 sont deux solutions de ce système, alors X0 + X1 et αX0 (où α est un réel
quelconque) en sont également solutions. En déduire que l’ensemble des solutions de ce système
est un sous-espace vectoriel de ℝ𝑛 .
2. A quelle(s) condition(s) l’ensemble des solutions du système MX = U (où U est un vecteur donné
de ℝ𝑛 ) est-il un ℝ-espace vectoriel ?
EXERCICE 3
Soit l’ensemble G ci-dessous constitué de deux vecteurs de ℝ3 :
1 1
G = {( 2) , (−1)}
−1 0
1. Ecrire l’ensemble A des combinaisons linéaires de ces deux vecteurs.
2. Cet ensemble est-il stable pour la somme vectorielle ? pour l’homothétie (produit d’un vecteur
de A par un réel) ? Que pouvez-vous en déduire ?
3. Interpréter géométriquement.
8
EXERCICE 4 — Soit 𝑩𝟏 l’ensemble défini par :
𝑥
𝐵1 = {(𝑦) , 2𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0}
𝑧
1. Montrer que les éléments de 𝐵1 peuvent s’écrire sous la forme d'une combinaison linéaire de deux
vecteurs de ℝ3 .
2. 𝐵1 est-il un sous-espace vectoriel de ℝ3 ?
𝑥
3. Mêmes questions pour 𝐵2 = {(𝑦) ∈ ℝ3 , 2𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 1}
𝑧
𝑥
4. Mêmes questions pour 𝐵3 = {(𝑦) ∈ ℝ3 , 2𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0 et 𝑥 + 𝑧 = 0}
𝑧
EXERCICE 5 (FACULTATIF) — Soit C l’ensemble défini par :
𝑥
𝑦
C = {( ) ∈ ℝ4 , 𝑥 + 𝑦 − 𝑧 = 0 𝑒𝑡 𝑦 + 𝑧 + 𝑡 = 0}
𝑧
𝑡
1. Montrer que les éléments de 𝐶 peuvent s’écrire sous la forme d'une combinaison linéaire de deux
vecteurs de ℝ4 .
2. L’ensemble 𝐶 est-il un sous-espace vectoriel de ℝ4 ?
EXERCICE 6 – Les ensembles de vecteurs suivants sont-ils libres ou liés ?
1 1 1 0 0
S1 = {( ) , ( )}. 1 −1 1
1 −1 S5 = {(0) , (1) , (0)}
S7 = {( 2) , ( 2) , (6)}
1 1 −1 0 0 1
S2 = {( ) , ( ) , ( )}. −1 2 0
1 −1 1 1 −1 1
1 2 −1
1 −1 S6 = {( 2) , ( 2) , (1)}
S3 = {( ) , ( )}. S8 = {(−1) , (2) , ( 2)}
1 −1 −1 2 0
1 6 0
0 −1
S4 = {( ) , ( )}
0 1
EXERCICE 7
1. Donner une base des ensembles 𝐵1 et 𝐵3 de l’exercice 4.
2. En déduire la dimension de chacun de ces ensembles.
EXERCICE 8 — Donner la dimension et une base des espaces vectoriels engendrés par les systèmes S1, S2,
S3, S5 et S7 de l’exercice 6.
9
EXERCICE 9 – Soit le vecteur :
1
𝑋 = ( ).
3
1. Représenter graphiquement le vecteur 𝑋 dans la base canonique de ℝ2 .
1 −1
2. Soit 𝐵 = {( ) , ( )} une base deℝ2 .
1 1
2
• Vérifier que les coordonnées du vecteur 𝑋 dans la base B sont données par le vecteur 𝑈 = ( ).
1
• Montrer graphiquement comment construire le vecteur X à partir des deux vecteurs de B.
EXERCICE 10 – Soit le vecteur :
2
𝑋 = (1).
3
1. Déterminer ses coordonnées dans les deux bases ci-dessous :
1 0 0 0 1 1
𝐵1 = {(0) , (1) , (0)} et 𝐵2 = {(2) , (−1) , ( 0)} .
0 0 1 1 3 −1
2. (FACULTATIF) –Déterminer ses coordonnées dans la base :
1 1 1
𝐵3 = {(1) , (1) , (0)}.
1 0 0
0 1 1
EXERCICE 11 — Soit 𝐺 = {(1) , (0) , (1)} une base de ℝ3 .
1 1 0
𝑎
1. Déterminer le nombre de solutions (𝑏) du système :
𝑐
𝑥 0 1 1 𝑎
(𝑦) = (1 0 1) (𝑏)
𝑧 1 1 0 𝑐
𝑥 𝑎
où (𝑦) est un vecteur donné de ℝ3 et où (𝑏) est un vecteur d’inconnues.
𝑧 𝑐
𝑎 𝑥
2. Déterminer les coordonnées (𝑏) du vecteur (𝑦) dans cette base selon les valeurs de 𝑥, 𝑦 et 𝑧.
𝑐 𝑧
𝑎 𝑥
3. Ecrire le résultat sous la forme (𝑏) = A(𝑦), où A est une matrice de format (3 , 3).
𝑐 𝑧
0 1 1
4. Soit la matrice B = (1 0 1). Calculer le produit AB. Commenter.
1 1 0
𝑎 𝑥
5. En déduire une manière de déterminer les coordonnées (𝑏) du vecteur (𝑦) dans la base
𝑐 𝑧
0 1 1
{(1) , (0) , (1)} à partir d’une opération sur la matrice B.
1 1 0
10
EXERCICE 12
Soit la matrice :
0 1 0
𝐌 = (−1 0 2)
2 0 1
Partie A : Résolution de systèmes et coordonnées d’un vecteur dans une base
1. Les colonnes de 𝐌 forment-elles une base de ℝ3 ?
2
2. En déduire que le système MX = U, où U = (1) et où 𝑋 est un vecteur de ℝ3 , admet une solution
3
unique.
3. La matrice 𝐌 est-elle inversible ?
4. (FACULTATIF) A l’aide de la méthode du pivot, déterminer l’inverse de la matrice 𝐌.
0 −0,2 0,4
On donne 𝐌 −𝟏 = (1 0 0 )
0 0,4 0,2
5. En déduire la solution du système 𝐌𝑋 = 𝑈. Que représente X par rapport à U ?
6. (FACULTATIF) De manière générale, montrer que si 𝐍 est une matrice régulière d’ordre n, alors le
système 𝐍𝑋 = 𝑈, où 𝑈 est un vecteur donné de ℝ𝑛 , a une solution unique.
Partie B : Bases orthonormées
On note 𝐶1 , 𝐶2 et 𝐶3 les colonnes de la matrice 𝐌.
1. Calculer les produits scalaires : 𝐶1 ∗ 𝐶2, 𝐶1 ∗ 𝐶3 et 𝐶2 ∗ 𝐶3 .
2. Les vecteurs colonnes 𝐶1 , 𝐶2 et 𝐶3 sont-ils orthogonaux deux à deux ?
3. Calculer les normes des vecteurs 𝐶1 , 𝐶2 et 𝐶3 .
4. Comment peut-on interpréter la norme du vecteur 𝐶3 ? Vous pouvez vous appuyer sur une
représentation graphique pour répondre.
5. Déterminer, à partir du système 𝐵1 = {𝐶1 , 𝐶2 , 𝐶3 }, une base orthonormée de ℝ3 et la matrice
orthogonale associée que l’on notera 𝐀.
6. Déterminer 𝐀−1 .
APPLICATION ECONOMIQUE
EXERCICE 13 (FACULTATIF – adaptation d’un exercice de comptabilité nationale de L1) — On considère une
économie fermée formée de trois branches : Agriculture (A), Industrie (I), et Services (S).
On adopte les notations suivantes :
𝑝𝐴
• 𝑃 = ( 𝑝𝐼 ) indique la valeur de la production de chacun des produits (produits agricoles, produits
𝑝𝑆
industriels).
𝑓𝐴
• 𝐹 = ( 𝑓𝐼 ) indique la valeur des emplois finals (consommation finale + FBCF) de chacun des trois produits.
𝑓𝑆
20
• 𝐸 = ( 240) indique l’écart entre le prix de base et le prix d’acquisition pour chacun des trois produits.
−100
11
Le tableau des entrées-sorties (TES) suivant décrit les opérations économiques de cette économie :
Tableau des
Tableau des ressources Tableau des entrées intermédiaires emplois
finals
Branche
Total Total
Producti MC+MP IP-SP Total consommations emplois
A I S
on (P) (*) (**) ressources intermédiaires finals
Produit (CI) (F)
Produit
A 200 19 1 220 A 50 50 0 100 120
I 500 131 109 740 I 50 100 250 400 340
S 1000 -150 50 900 S 0 100 500 600 300
Total CI
Total 1700 0 160 1860 100 250 750 1100 760
branches
Valeur Ajoutée Brute 100 250 250 600
Production 200 500 1000 1700
(*) Marges commerciales et marges de transport.
(**) Impôts sur les produits – subventions sur les produits.
0,25 0,1 0
1. Montrer que la matrice 𝑴 des coefficients techniques s’écrit 𝑴 = (0,25 0,2 0,25)
0 0,2 0,5
2. Justifier pourquoi on peut écrire 𝑃 + 𝐸 = 𝑴𝑃 + 𝐹.
3. En déduire la matrice 𝑨 telle que 𝑨𝑃 = 𝐹 − 𝐸.
1,4 0,2 0,1
4. Soit la matrice B = (0,5 1,5 0,75) . Vérifier que 𝑩 = 𝑨−1 . Justifier que : 𝑃 = 𝑩(𝐹 − 𝐸).
0,2 0,6 2,3
5. A partir de la situation initiale et en supposant que les coefficients techniques et les écarts de prix
sont constants, estimer les effets sur la production de chacune des branches d’une augmentation de
100 de la consommation finale de produits industriels.
6. Ecrire le TES correspondant à la situation finale (chiffres arrondis à l’unité).
12
13
TD n° 4
Applications linéaires
EXERCICE 1 — Soit l’application linéaire f(.) définie par :
𝑥 𝑥 + 2𝑦
𝑓 (𝑦) = ( 𝑥 − 𝑦 ).
2𝑦
1. Quels sont les espaces de départ et d’arrivée de f(.) sachant qu’ils sont de type ℝ𝑛 ?
𝑥
2. Ecrire 𝑓 (𝑦) sous la forme 𝑥𝐶1 + 𝑦𝐶2 , où 𝐶1 et 𝐶2 sont des vecteurs (ou matrices) colonnes de ℝ3 .
𝑥 𝑥
3. Ecrire f (𝑦) sous la forme 𝐌 (𝑦), où 𝐌 = (𝐶1 𝐶2 ) est la matrice (3 , 2) dont les deux colonnes
sont 𝐶1 et 𝐶2 ..
EXERCICE 2 — Déterminer les espaces de départ et d’arrivée, le rang, l’image et le noyau des applications
linéaires suivantes :
1 1 −1
1. f1(X) = M1X, avec M1 = (−1 3 −1).
−1 1 1
1 −2 1
2. f2(X) = M2X, avec M2 = (−1 1 0).
0 −3 3
1 −2 0
3. f3(X) = M3X, avec M3 = ( ).
−2 1 1
−1 0
4. f4(X) = M4X, avec M4 = (−1 3).
2 1
Lesquelles de ces applications sont-elles injectives ? surjectives ? bijectives ? En déduire, dans chacun
de ces quatre cas (pour i = 1, …, 4), le nombre de solutions du système 𝐌𝒊 𝑋 = 𝑌, où 𝑌 est une matrice
colonne donnée.
EXERCICE 3 (FACULTATIF) — Soit l’application linéaire dont la matrice, par rapport aux bases canoniques
des espaces de départ et d’arrivée, est la matrice 𝐀 de l’exercice 4 du TD 2.
1. Déterminer le rang de 𝐀.
2. En déduire la dimension de 𝑘𝑒𝑟𝐀 (ou 𝑘𝑒𝑟𝑓)
3. Déterminer une base de 𝑘𝑒𝑟𝐀 à l’aide du résultat de l’exercice 4 du TD 2. En déduire 𝐾𝑒𝑟𝐀.
EXERCICE 4 — Soit l’application linéaire f(∙) dont la matrice, par rapport aux bases canoniques, est :
1 1 1
𝐌 = (1 1 1)
1 1 1
1. Déterminer le rang de 𝐌.
2. En déduire la dimension de 𝑘𝑒𝑟𝐌 (ou 𝑘𝑒𝑟𝑓).
⃗ 3 . En
3. Trouver deux combinaisons linéaires des colonnes de M égales au vecteur nul de ℝ3 noté 0
déduire 𝑘𝑒𝑟𝐌.
14
EXERCICE 5 — Soit l’application linéaire f(∙) dont la matrice, par rapport aux bases canoniques, est :
0 2
𝐌 = (1 −1).
0 2
1. Démontrer que l’application f(∙) est injective.
2. En déduire que le système 𝐌𝑋 = 0 ⃗ 3 , où 0
⃗ 3 est le vecteur nul de ℝ3 , a une solution unique.
EXERCICE 6 — On considère l’application linéaire 𝑓(∙) de l’exercice 1.
1. Déterminer la matrice N de cette application par rapport aux bases
2 1 0
1 1
ℬ𝐸 = {( ) , ( )} et ℬ𝐹 = {(1) , (−1) , ( 1)}.
1 −1
0 2 −1
2 1 0
1 1
2. Soient les matrices B1 = ( ) et B2 = (1 −1 1).
1 −1
0 2 −1
Montrer que l’on a : MB1 = B2N où M est la matrice déterminée dans l’exercice 1.
𝑥 6𝑥 − 3𝑦
EXERCICE 7 — Soit l’application linéaire f(.) définie par : f(𝑦) = ( ).
2𝑥 + 𝑦
1. Déterminer la matrice M de cette application par rapport à la base canonique de ℝ2 .
3 1
2. Déterminer la matrice D de cette application par rapport à la base {( ) , ( )}.
2 1
3 1
3. Soit la matrice B =( ). Montrer que l’on a MB = BD. En déduire que M = BDB – 1
2 1
𝑥 −𝑦 + 𝑧
EXERCICE 8 (FACULTATIF) — Soit l’application linéaire f(.) définie par : f(𝑦) = (−𝑥 − 𝑧).
𝑧 𝑥−𝑦
1. Déterminer la matrice M de cette application par rapport à la base canonique de ℝ3 .
1 1 1
2. Déterminer la matrice D de cette application par rapport à la base {(1) , ( 0) , (−1)}.
0 −1 1
1 1 1
3. Soit la matrice 𝐁 = (1 0 −1). Montrer que l’on a MB = BD. En déduire que M = BDB – 1
0 −1 1
EXERCICE 9 (FACULTATIF) — Soit l’application linéaire f(∙) dont la matrice, par rapport aux bases
canoniques, est :
3 1 −1
𝐌 = (3 5 3).
2 2 6
1 1 0
On cherche à déterminer la matrice N de cette application par rapport à la base {(−1) , ( 0) , (1)}. Pour
0 −1 1
1 1 0 0,5 −0,5 0,5
cela, on définit la matrice P = (−1 0 1) et on donne P – 1 =(0,5 0,5 −0,5).
0 −1 1 0,5 0,5 0,5
En déduire N.
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TD n° 5
Déterminants de matrices carrées
EXERCICE 1
En utilisant uniquement les trois caractéristiques de la fonction déterminant, donner le déterminant des
matrices suivantes :
1 0 0 0 1 0 3 0 0 3 0 0
I3 = (0 1 0), M1 = (0 0 1), M2 = (0 1 0), M3 = (0 3 0).
0 0 1 1 0 0 0 0 1 0 0 3
EXERCICE 2 (FACULTATIF)
1. Soient les matrices :
2 0 1 0 2 1 2 1 −1 4 0 1
A = (1 2 −1), B1 = (2 1 −1) , B2 = (0 2 1) et B3 = (2 2 −1)
1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1
Quel lien existe-t-il entre dét(A), dét(B1) et dét(B2)? Entre dét(A) et dét(B3)?
2. Soient maintenant les matrices obtenues en appliquant le “pivot” aux colonnes de A :
2 0 0 0
3 2 0
𝐏𝟏 = (1 2 − 2) 𝐏𝟐 = (1 2 0)
5
1 1
1 et 1 1
2 4
3
𝐶3𝐴
1
− 2 𝐶1𝐴 𝐶3′ + 𝐶2
4
Quel lien existe-t-il entre dét(A), dét(P1), dét(P2)?
3. Que peut-on dire du déterminant d’une matrice triangulaire?
4. En déduire dét(P2), dét(P1), dét(A), dét(B1), dét(B2) et dét(B3).
EXERCICE 3 – Sans aucun calcul, donner le déterminant des matrices suivantes :
−1 2 0 −1 2 −1 −1 2 2
N1 = ( 1 4 0), N2 = ( 1 4 1) et N3 = ( 1 4 −2)
2 5 0 2 5 2 2 5 −4
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EXERCICE 4
1. Calculer le déterminant des matrices :
1 −1 2 0 1 1
2 3 0 −3
M1 = ( ), M2 = ( ), M3 = (1 2 −1), M4 = (1 0 1),
1 2 −2 0
3 2 1 1 1 0
1 2 1 −2 λ1 0 … 0
1 2 1 0 λ2 … 0
2 −1 −2 2
M5 = (2 −1 −2), 𝐌𝟓′ , M6 = ( ) et M7 = ( ).
1 1 2 1 ⋮ ⋮ ⋮
1 1 1
−1 −1 1 2 0 0 … λ𝑛
2. Pour chacune de ces matrices Mi, i = 1, …, 7, quel lien existe-t-il entre rangMi et ordreMi ?
EXERCICE 5 — Déterminer en appliquant la méthode de Cramer la solution du système d’équations
linéaires :
𝑥 + 2𝑦 + 𝑧 = 0
{2𝑥 − 𝑦 − 2𝑧 = 0
𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 1
EXERCICE 6
0 1 1
1. Montrer que La matrice M = (1 0 1) est inversible.
1 1 0
2. Déterminer 𝐌 −𝟏 par la méthode des cofacteurs.
2
3. En déduire la solution du système MX = B, où B = (−2)
2
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