Interaction Sol-Structure en Dimensionnement Sismique
Interaction Sol-Structure en Dimensionnement Sismique
Ce Projet de Fin d’Etudes a pour objet l’étude de l’interaction entre le sol et la structure (ISS)
afin de pouvoir la prendre en compte lors d’un dimensionnement parasismique. En effet, la
prise en compte de l’ISS dans la modélisation d’une structure peut avoir des effets
significatifs sur les efforts sismiques s’appliquant à la fondation.
Généralement, les effets de l’Interaction Sol-Structure (ISS) sont favorables, c’est-à-dire
qu’ils induisent une diminution des efforts sismiques. Il peut cependant arriver que ses effets
soient défavorables dans certains cas particuliers.
Afin de prendre en compte les effets de l’ISS une modélisation par ressorts amortis au
d’autres méthodes peuvent-être adoptées. Le but de ce rapport est de présenter les
différentes formules qui existent dans la littérature traitant ce sujet. Il y a plusieurs formules
de raideurs de sol pour les fondations superficielles. Des formules qui permettent de
prendre en compte l’encastrement de la fondation dans le sol et permettent également de
modéliser le sol comme un bi-couche ou uniquement en monocouche.
Concernant les fondations profondes il n’existe pas beaucoup de formules permettant de
calculer la raideur d’un pieu. On trouve cependant dans les règlements parasismiques tels
que la norme NF P 94-262 fondations profondes des formules permettant de calculer des
modules de réaction frontale du sol, ce qui permet de modéliser les pieux dans des logiciels
tel que ROBOT.
Sommaire
Introduction
Après une partie de présentation du BET MAROC LUSEO une seconde partie aborde le
problème de l’interaction sol-structure. La troisième ainsi que la quatrième partie traite
respectivement des études de cas qui sont, la tour BCP de 100 m sur Casablanca de hauteur
et le centre commerciale du Green Tech Valle situer à Bouregregue RABAT.
MAROC LUSEO
Interaction sol structure
La présente partie a pour but d’expliquer ce qu’est l’interaction sol-structure, quels en sont les effets
ainsi que la manière de la modéliser.
Pour la compréhension de cette approche il faut tout d’abords comprendre les diffèrent fennomane
du aux déplacements sismique de chacune des composantes soit la structure et le sol. C’est pour
cela que nous entament en premier temps des illustrations sur la dynamique de ces composantes.
Structures
Réponse élastique des structures aux séismes.
La réponse d’une structure soumise aux mouvements du sol appliqués à sa base est un problème de
dynamique.
On peut assimiler le tremblement de terre a un mouvement vibratoire en base de la structure qui est
à son tour modélisé sous forme d’un oscillateurs a multiples masse relier par des bares munie d’une
raideur équivalent à celle de l’étage représenté.
L’oscillateur multiple développe alors plusieurs modes de vibration.
La résolution du problème de la réponse dynamique d’un oscillateur multiple est une généralisation
du cas de l’oscillateur simple. Pour cela on s’intéressa d’en un premier lieu à l’étude d’un oscillateur
simple excité par un déplacement de sons appui pour extrapolé vers le cas générale.
Excitation par déplacement d’appui d’un oscillateur simple de type console encastrée :
Excitation d’une structure par déplacement horizontal de son appui
L'étude de l'oscillateur simple soumis à un déplacement imposé du monde extérieur auquel il est fixé
est un problème mathématique identique à celui de l'oscillateur simple considéré dans le repère
relatif mobile fixé à sa liaison au monde extérieur et soumis à une force fictive p(t) = - m dg″(t)
proportionnelle à l'accélération absolue dg″(t) de sa liaison au sol.
L’auteur de projet qui dispose de ce spectre peut obtenir directement, pour un oscillateur simple
donné dont il évalue la période propre T, la force maximale Fmax « équivalente » au tremblement de
terre :
Des incertitudes affectent la connaissance de l'accélérogramme qui sera mesuré à un endroit donné
lors du prochain tremblement de terre. Le "spectre de réponse en accélération β " établi comme
indiqué ci-dessus correspond à un seul accélérogramme et ne peut pas bien représenter la séismicité
du site.
On rencontre les incertitudes quant aux prochains séismes en établissant plusieurs spectres de
réponse β(T1) qui correspondent à plusieurs accélérogrammes et en retenant comme spectre pour le
code parasismique une "moyenne" de tous ces spectres.
D'autres facteurs que ceux considérés dans l'établissement du spectre de réponse élastique Se(T)
interviennent dans la réponse des structures aux tremblements de terre.
Les spectres de calcul pour l'analyse élastique Sd(T) prennent en compte ces facteurs additionnels,
qu'on définit dans le code RPS2011.
Lesdits facteurs prennent en compte la ductilité du bâtiment la nature du séisme (proche ou lointain)
et aussi la nature du sol pour prendre en compte l’amortissement résultant de la dissipation de
l’énergie sismique.
Le problème :
Les valeurs des pseudo accélérations SDe(Tj ) données par le spectre de réponse sont des maxima dans
chaque mode et il est peu probable que ces maxima surviennent au même instant t. Une addition
pure et simple des efforts internes correspondant aux valeurs maximales de déformation dans
chaque mode est donc l’hypothèse la plus pessimiste et on n'y a recours que dans des cas
particuliers. Différentes méthodes de cumulation sont utilisées, en regard des données particulières à
chaque problème.
Moyenne quadratique :
La pratique de cumulation la plus courante consiste à effectuer une moyenne quadratique des effets
des différents modes. La moyenne quadratique est la racine carrée de la somme des carrés des
contributions de chaque mode (en anglais SRSS , Square Root of the Sum of the Squares).
La moyenne quadratique donne une valeur dont la probabilité d'être dépassée n'est pas différente
de la probabilité que la valeur Mi dans un mode particulier soit dépassée si ce mode seul était activé.
C’est donc une évaluation probabiliste du maximum.
Chaque fois que toutes les réponses modales prises en compte peuvent être considérées comme
indépendantes les unes des autres, la valeur maximale EE de l’effet d’une action sismique peut être
prise égale à :
Cumulation CQC :
La cumulation CQC est une évaluation à caractère général du maximum probable de la réponse, dont
la moyenne quadratique n’est qu’un cas particulier.
Addition :
Une addition pure et simple des efforts internes correspondant aux valeurs maximales de
déformation dans chaque mode donne les sollicitations maximales possibles. Elle se justifie si on a
des raisons de craindre la simultanéité des effets maximum dans chaque mode. C’est par exemple le
cas si un mode de période très grande (quelques s) est cumulé à un mode de période très courte.
Les réponses de tous les modes de vibration contribuant de manière significative à la réponse globale
doivent être prises en compte. Dans les règlements parasismique, on considère cette condition
comme réalisée si la somme des masses modales effectives pour les modes considérés atteint au
moins 90% de la masse totale de la structure et si tous les modes dont la masse modale effective est
supérieure à 5% de la masse totale sont pris en compte.
Si ceci ne peut pas être vérifié (par exemple, dans le cas de bâtiments où la contribution du mode de
torsion est significative), il convient de considérer, lors d’une analyse spatiale, un nombre minimal k
de modes satisfaisant aux conditions:
k ≥ 3⋅ n et Tk ≤ 0,20 s
Où k est le nombre de modes à considérer, n le nombre de niveaux au-dessus des fondations ou du
sommet d’un soubassement rigide et Tk la période de vibration du mode k.
7
Figure : Principe du calcul de la réponse spectrale et de la superposition modale
Principe :
Dans les structures dont la réponse est constituée essentiellement du 1 er mode de vibration, on peut
trouver de façon approchée les sollicitations sismiques en ne considérant que le seul premier mode.
L’effort tranchant sismique à la base Fb est déterminé par :
Avec :
υ = le coefficient de vitesse de zones.
S : le coefficient du site.
D : le facteur d’amplification dynamique donnée par le spectre d’amplification dynamique
I : le coefficient de priorité.
K : le facteur de comportement.
W : la charge prise en poids de la structure.
RÉ PARTITION VERTICALE DE LA FORCE SISMIQUE :
La force sismique latérale totale F doit être répartie sur la hauteur de la structure de la manière
suivante :
Une partie Ft de la force F est affectée au sommet du bâtiment ; le reste (F-Ft) doit être réparti sur
tous les niveaux y compris le dernier niveau selon la formule suivante :
Périodes de vibration du mode fondamental :
Il faut tout d’abord se demander s’il convient de tenir compte de la rigidité apportée par les éléments
non structuraux dans le calcul des caractéristiques dynamiques du bâtiment, et notamment dans le
calcul de la période propre.
pas encore souffert, que la période propre est plus courte que celle de la structure ≪ nue ≫et que
Ne pas oublier que dans la première phase de l’action sismique, les éléments non structuraux n’ont
l’accumulation de l’énergie est celle qui correspond à cette période courte. Par contre, on ne peut
compter que sur la structure pour équilibrer les forces d’inertie ainsi mobilisées.
Pour tenir compte de la présence des éléments non structuraux, les périodes fondamentales, lors de
l’utilisation de méthodes de calcul simplifiées, sont déterminées a partir des formules forfaitaires.
Pour déterminer les périodes fondamentales de vibration T1 des deux modelés plans du bâtiment,
des expressions approchées basées sur les méthodes de dynamique des structures (par exemple,
méthode de Rayleigh, § 2.5.1) peuvent être utilisées.
Ainsi, pour les bâtiments réguliers jusqu’à 40 m de hauteur, une valeur approchée de T1 (en
secondes) peut être obtenue par l’expression suivante :
Où :
• Ct = 0,085 dans le cas des portiques spatiaux en acier ;
• Ct = 0,075 dans le cas des portiques spatiaux en béton et pour les triangulations excentrées en acier
;
• Ct = 0,050 pour toutes les autres structures sauf contreventement par murs ;
0.075
• Ct = pour le contreventement par murs en béton ou en maçonnerie.
√ Ac
Où :
Avec :
– H = hauteur du bâtiment, en mètres, depuis les fondations ou le sommet d’un soubassement rigide,
– Ac = aire effective totale, en mètres carres, des sections des murs de contreventement au premier
niveau du bâtiment,
– Ai = aire effective de la section transversale du mur de contreventement dans la direction
considérée i au premier niveau du bâtiment, en mètres carres,
– ℓwi = longueur du mur de contreventement i au premier niveau dans la direction parallèle aux
forces appliquées, en mètres, sous la condition que ℓwi/H ne dépasse pas 0,9.
Dynamique du sol
Caractéristiques dynamiques des sols
Par hypothèse, à l’échelle des dimensions en plan des fondations, le sol est supposé être un milieu
semi-infini, homogène et isotrope, de comportement élastiqué et linéaire, les couches du sol étant
supposées horizontales. Le sol est défini par ses caractéristiques mécaniques :
Généralement, la connaissance des caractéristiques de sol est assez imprécise. L’hypothèse faite sur
l’homogénéité est rarement vérifiée : les sols sont la plupart du temps stratifies et leurs propriétés
mécaniques augmentent généralement avec la profondeur ; de plus, il arrive que la stratigraphie
d’un site soit trop contrastée pour permettre de définir un module de sol équivalent.
Afin de tenir compte de l’ensemble de ces incertitudes, et étant donné la sensibilité de la réponse
d’une structure ou de l’équipement, la représentation d’un sol constitue de couches superposées par
un sol homogène n’est acceptable qu’à condition d’utiliser une variation de modules dans les
fourchettes suivantes :
1/2 E ← E → 2 E
Ou
2/3 E ← E → 3/2 E
Les expériences sur site et en laboratoire ont permis de faire les constatations suivantes concernant
le module d’élasticité :
• pour une couche importante et homogène d’argile saturée, ou un grand remblai bien compacte, le
module E est le même en chaque point (homogène) et dans toutes les directions (isotrope) ;
• pour une couche épaisse de sable ou de gravier, le module E croit proportionnellement avec la
profondeur (non homogène mais isotrope) ;
• pour un sol constitue de couches minces alternativement molles et résistantes, le module E est
constant en tout point (homogène), mais le frettage des couches molles par les couches existantes
produit une anisotropie ;
• le module E du sable ne varie qu’insensiblement avec l’humidité, la granulométrie et la porosité.
Par contre, le module dépend de la forme des grains : plus les grains sont anguleux, plus le module
est fort a indice des vides égal ;
• le module d’élasticité des argiles diminue rapidement avec l’humidité ou lorsque le coefficient de
porosité augmente.
Les modules dynamiques étant fonction des vitesses des ondes longitudinales et des ondes
transversales, leur détermination se fait par des essais sismiques à partir des forages.
Précisément, la connaissance de la propagation des ondes sismiques dans un milieu non homogène
(sol) est le domaine couvert par la prospection sismique.
L’échelle de mesures de 5 à 20 m est celle des structures de génie civil. Ces mesures peuvent être
faites assez exceptionnellement à partir de la surface du sol ou, c’est le cas général, a partir des
sondages ; on réalise l’ensemble des essais classiques sous les noms de cross-hole, down-hole et up-
hole.
Les essais cross-hole se font à partir de deux ou trois forages :
• un forage dit forage d’émission ;
• un ou deux forages de réception.
On détermine les modules E, G et n suivant une direction horizontale.
Les essais down-hole et up-hole se font à partir de deux forages, ou à partir de la surface avec la
réception dans un forage. Ces forages sont situés le plus près possible l’un de l’autre.
On choisit un point Ze dans un forage, de façon à avoir des trajets les plus verticaux possibles.
Généralement, et pour des raisons pratiques, on se limite à un ou deux points de réception par
couche pour une même émission.
Dans le cas du dispositif down-hole, le signal est émis en surface ou dans un forage et réceptionné à
divers niveaux dans un forage situe à proximité de façon que la plupart des trajets soient
subverticaux.
Le dispositif up-hole est dans son principe identique au down-hole. L’émission est choisie en
profondeur, ce qui conduit souvent à obtenir un signal plus énergétique qu’en surface et des
résultats de mesures plus fiables. On réalise très souvent les deux essais down-hole et up-hole, qui
doivent bien évidemment donner des résultats de mesure concordants. On détermine les modules E,
G et n suivant une direction verticale.
Le calcul des vitesses nécessite une connaissance précise des distances, qui est obtenue par des
mesures d’inclinomètres des forages. La précision qu’on peut attendre des mesures de temps, de
distance et de masse volumique conduit à des modules déterminés en moyenne à 10 % près. Les
écarts augmentent dans les terrains sans cohésion dans lesquels l’énergie des ondes de cisaillement
semble s’amortir très vite. On est amené à choisir des distances emission-reception faibles, ce qui
nuit à la précision relative des mesures.
Les modules de compression mesures se classent par ordre croissant suivant la dureté des terrains :
La valeur du module de compression d’une formation superficielle n’est pas notablement différente
suivant que ce terrain se trouve hors nappe ou sous nappe. Par exemple, dans le cas particulier d’un
remblai à base de calcaire rocheux ayant hors nappe une vitesse sismique longitudinale de 800 m/s,
on aura sous nappe une vitesse de 2 000 m/s. Par contre, la vitesse de cisaillement ne sera pas
modifiée et le module E passera de 800 à 900 MPa.
Les vitesses des ondes sismiques sont de l’ordre de plusieurs centaines à plusieurs milliers de mètres
par seconde.
Le comportement dynamique des sols est complexe et les mesures des caractéristiques dynamiques
sur le site, comme au laboratoire, font appel à des techniques variées. La nature et le nombre
d’essais à effectuer dépendent du sol : plus le sol est hétérogène, plus les essais seront nombreux et
détaillés.
Le module dynamique mesuré par la méthode de cross-hole est une mesure sous sollicitations faibles
(comportement élastiqué linéaire), pour lesquelles les modules d’élasticité E et de cisaillement G
sont élevés. On sait que sous sollicitations fortes (déformation induite par le séisme), le module de
cisaillement G à prendre en compte est plus faible que celui sous sollicitations faibles.
Dans la modélisation de l’ISS, il y a donc lieu de tenir compte de la diminution du module de
déformation avec l’augmentation du niveau de déformation. Ne disposant que de mesures sous
sollicitations faibles (ce qui est le cas pour tous les essais in situ), on doit extrapoler les résultats pour
les sollicitations fortes, afin de tenir compte des déformations engendrées par les ondes sismiques.
La différence entre les valeurs de Vs a faibles déformations, telles que celles mesurées dans des
essais in situ, et les valeurs correspondant aux niveaux de déformation induits par le séisme de
calcul, doit être prise en compte dans tous les calculs utilisant les propriétés dynamiques du sol dans
des conditions stables.
Pour cela, et a défaut de justification particulière, les code de calcule telle que l’Eurocode 8-5
propose de déterminer cette valeur à partir du module tangent Gmax, auquel on applique un
coefficient réducteur en fonction de l’accélération du sol.
Si le produit agS est égal ou supérieur à 0,10 g (c’est-à-dire égal ou supérieur à 0,98 m/s2), et en
l’absence de mesures spécifiques, l’Eurocode 8-5 demande d’utiliser le tableau comprenant : les
coefficients d’amortissement interne, coefficients de réduction moyens (+o- un ecart type) pour la
vitesse Vs des ondes de cisaillement et pour le module de cisaillement G, jusqu’à une profondeur de
20 m.
Pour certaines combinaisons d’actions ou dans les calculs des fondations profondes, on doit disposer
de la période fondamentale du sol Ts et aussi du déplacement maximal dmax d’un sol de profil
homogène.
Dans le cas d’un sol a profil stratifie, cette période peut être considérée comme égale à
Par ailleurs on peut admettre, dans le cas d’un sol de profil homogène, que la déformée du sol est un
quart de sinusoïde défini par le déplacement a la surface, soit :
Avec : 1 pour les sols résistants, 0.9 moyennement résistant et 0.8 pour les sols à faible résistance.
l’ISS
Pour évaluer les sollicitions dans la structure et celle appliquées à la fondation, l’étude sismique
repose sur les spectres de réponse définis par le RPS 2011 qui tiennent compte des conditions de site
et sol, et qui prennent comme hypothèse que la structure est parfaitement encastrée au sol.
Ceci ne suffit pas toujours pour évaluer correctement ces sollicitations, car, en toute rigueur, les
fondations des structures ne forme jamais un encastrement parfait au sol, cause des différentes
rigidités du sol, des fondations et de la structure ce si est traduit par deux phénomènes d’«
interaction sol – structure ». Ils sont parfois négligeables, parfois non. On explique dans cette partie
leur signification physique et on donne plusieurs approches permettant la prise en compte desdits
phénomènes.
Le mouvement sismique est le mouvement à la surface du sol en champ libre, en l’absence de toute
construction, est défini à partir d’enregistrements réels des mouvements d’un point du sol. Or, les
enregistrements réels actuellement disponibles ont presque tous été obtenus en surface ou à très
faible profondeur. Le mouvement sismique donné, déduit de tels enregistrements, est donc
essentiellement représentatif du mouvement d’un point au voisinage de la surface.
La réponse de la structure à ce mouvement sismique dépend de la nature de ce dernier, des
propriétés dynamiques de l’ouvrage et de celles du sol. Il y a donc interaction entre la structure et le
milieu extérieur.
Il faut rappeler que c’est essentiellement la structure que l’on souhaite dimensionner et non le milieu
extérieur. On souhaite, par conséquent, limiter le plus possible l’interaction avec le sol, à la fois pour
des raisons de cout et de complexité de l’analyse à effectuer.
La procédure la plus radicale pour éliminer le problème de l’ISS est de considérer la structure
parfaitement encastrée dans le sol, hypothèse d’autant plus valable que le sol de fondation est peu
déformable (figure 0.a) vis-à-vis de la structure ; laquelle peut donc être considérée comme
encastrée (cas de bâtiments courants, réguliers, faisant l’objet des méthodes de calcul simplifiées).
Il n’y a pas non plus d’interaction dans le cas d’un bâtiment rigide sur un sol rocheux, parce qu’en
pratique, les déformations du sol comme celles au droit du bâtiment sont négligeables devant les
déformations du bâtiment (figure 0.b). Ce constat est d’autant plus valable que si la lecture spectrale
est sur le palier.
En général, et plus particulièrement dans le cas de bâtiments massifs sur des sols moyennement ou
faiblement raides (figure 0.c), il y a une intervention non négligeable du sol (modes de sol) et une
modification de la réponse de la structure.
Enfin, on peut rencontrer une multitude de situations intermédiaires pour lesquelles la prise en
compte de l’ISS doit être décidée cas par cas. Par exemple, dans le cas des niveaux supérieurs (figure
0.c) plus souples que les niveaux inférieurs, l’effet « coup de fouet » sera aggravé par les
mouvements du sol et il faut donc prendre en considération l’ISS.
Figure 0.c ISS à prendre en compte pour modéliser l’amplification du phénomène « coup de fouet »
- un allongement de la période de vibration du 1er mode notamment, qui peut provoquer une
variation en plus ou en moins de la valeur de l’accélération selon la zone où l’on se situe sur le
spectre élastique ;
- un amortissement non négligeable (amortissement radiatif + amortissement propre au matériau –
sol) puisque toujours supérieur à celui des matériaux de la structure. Ne pas le prendre en compte
conduit à surestimer la réponse ;
- une rotation de la fondation qui peut modifier sensiblement le calcul de la déformée modale et
donc la répartition des accélérations sur la hauteur du bâtiment ;
- le mouvement du sol à la base du bâtiment est supposé identique à celui du champ libre.
Dans les cas courants, on constate toutefois que cette approximation est acceptable.
A) Interaction cinématique :
Le premier phénomène de type « interaction sol – structure » résulte du fait que les couches de sol
situées entre le bedrock et la surface sont le siège d’un mouvement sismique horizontal
(notamment) relatif entre les couches basses et superficielles, dlibre en champ libre sur la Figure 1 Le
milieu se déforme donc en continu lors du séisme et ses déformations sont liées à la raideur des
couches de sol.
Une fondation profonde présente une raideur différente de celle du sol et ne suit pas exactement les
déformations du milieu environnant : son déplacement en surface ds est inférieur à dlibre . Il résulte de
cette différence des sollicitations dans la fondation, dans le sol environnant et à l’interface. Figure1.
C’est l’ « interaction cinématique ». Si le sol est le point faible, il peut apparaître des ruptures dans le
sol, des excavations à l’arrière des pieux… Si les pieux sont très flexibles, leurs déformations peuvent
être grandes alors que les sollicitations restent faibles.
BEDROCK
Figure 1. La fondation est une discontinuité en raideur dans le milieu « sol » et des sollicitations
apparaissent dans le sol et la fondation.
Les déformations des pieux peuvent y former des rotules plastiques, à l’encastrement à la poutre sur
pieux ou aux interfaces entre des couches de raideur assez différentes.
Les effets de l’interaction cinématique sur les sollicitations des pieux doivent être évalués si les
conditions suivantes sont réunies simultanément :
- la zone est de séismicité modérée à forte (ag S> 0,1g)
- le sol présente un des profils stratigraphique suivent :
- Dépôts de sol sans cohésion de densité faible à moyenne (avec ou sans couches
cohérentes molles) ou comprenant une majorité de sols cohérents mous à fermes.
- Profil de sol comprenant une couche superficielle d’alluvions avec une
épaisseur comprise entre 5 m environ et 20 m, reposant sur un matériau plus raide avec vs > 800 m/s
- Dépôts de sols liquéfiables d’argiles sensibles.
- vs < 200 m/s
- des couches successives dont les rigidités diffèrent nettement (rapport de modules de cisaillement
supérieur à 6).
Ce type d’interaction peux être négligeable pour les fondations superficielles telle que les semelles
puisque elles suivent le même déplacement de la couche surfacique du sol.
B) Interaction inertielle
Son importance relative est plus grande pour des structures raides, telles que structures
contreventées par des murs de grande longueur, ou des structures massives posées au sol
(réservoirs, centrales nucléaires).
Considérer la déformabilité du sol dans l’analyse a un effet sur la période fondamentale de la
structure:
La période fondamentale Tst+s de l’ensemble (structure + sol) est supérieure à la période
fondamentale. Tst de la structure considérée parfaitement encastrée. Compte tenu de la forme des
spectres de réponse, cette augmentation de T peut correspondre à des sollicitations identiques
(plateau du spectre) ou réduites (branches du spectre). Ceci explique pourquoi dans certaines
conditions, une évaluation de la réponse sismique des structures négligeant l’interaction sol –
structure.
Toutefois, comme une augmentation de T correspond aussi à une augmentation des déplacements
de la structure par rapport au sol, quelque règlements parasismiques comme « l’eurocode 8 »
impose de considérer l’interaction inertielle sol – structure dans certains cas. Il s’agit:
- des structures où l’effet P- est important
- des structures avec des fondations massives ou profondes: silos, caissons offshore
- des structures élancées : tours, cheminées, bâtiments élancés
- des structures fondées sur des sols très mous (avec vitesse des ondes de cisaillement vs < 100 m/s).
On voit que l’interaction sol – structure peut être négligée dans l’analyse des bâtiments courants
construits sur des sols de qualité normale.
On présentera par la suite des méthodes d’analyse permettant de tenir compte de l’interaction sol
structure.
En cas d’utilisation, il faut se rappeler que les propriétés des sols à considérer dans ce type d’analyse
n’ont pas une valeur unique et précise, pour trois raisons :
- les incertitudes quant à la représentativité d’un échantillon de sol pour caractériser tout un volume
- les incertitudes inhérentes aux méthodes expérimentales de détermination des propriétés des sols
- le fait que le module de cisaillement G d'un sol à considérer dans l’analyse est un module sécant,
qui dépend donc de l'importance des déformations réelles du sol qui ne sont pas connues a priori ;
plus celles-ci sont plastiques, plus le module sécant est faible.
L’analyse de l’interaction sol - structure doit donc être faite en couvrant raisonnablement le domaine
des valeurs possibles des paramètres caractérisant le sol.
Lorsqu’un bâtiment comporte une infrastructure, on peut évaluer de façon approximative l’effet
de l’interaction sol-structure en définissant une « hauteur de dimensionnement » H supérieure à
H0 hauteur de la structure au-dessus du sol. H définit en fait le niveau supposé de l’encastrement
parfait ; il inclut une partie du sous-sol et traduit la flexibilité de ce sous-sol. La période
fondamentale T est plus élevée, la pseudo accélération égale ou réduite et les déplacement plus
grands que si on considère un encastrement au niveau du sol.
On trouve dans le règlement PS92 les indications suivantes :
- H = H0 si la structure est fondée sur un sol de très bonne résistance mécanique
- H = H0 + H1/2 si la structure est fondée sur un sol de résistance mécanique moyenne
- H = H0 + H1 si la structure est fondée sur un sol de résistance mécanique faible
Les masses situées sous le niveau d’encastrement ne font pas partie de la masse sismique.
Cette méthode résulte d’études d’oscillateurs simples sur support élastique, des systèmes à 3 DDL :
- un déplacement horizontal en base
- une rotation θ en base
- un déplacement relatif entre la masse et la base de l’oscillateur.
On présente à la Figure 7 des spectres de réponse de tels systèmes. On n’observe qu’une flexibilité
accrue conduit à :
- l’accroissement de la période du cas base flexible (Φ>0) par rapport au cas base fixe (Φ=0) :
T* > T
- la diminution du niveau des pics pour les cas base flexible par rapport au cas base fixe. On traduit
cette observation dans un amortissement * >
La méthode reprise dans le document FEMA 450 définit des relations de calculs de T* et * en
fonction des type de sols, qui permettent d’établir un cisaillement en base V Ed réduit tenant compte
de l’interaction inertielle sol-structure :
Dans cette relation, Sd(T) et Sd(T*) sont respectivement la pseudo accélération de calcul pour la
période T de la structure calculée en ignorant l’interaction sol-structure (base fixe) et la pseudo
accélération de calcul pour la période T* qui tient compte de l’interaction sol-structure (base
flexible).
* est l’amortissement du système structure – fondation flexible.
Meff est la masse efficace de la structure. On admet Meff = 0,7 M , sauf pour les structures à 1 seul
niveau où on prend Meff = M.
Figure 7. Spectres de réponse de systèmes à base flexible (Φ>0) et fixe (Φ=0)
(sous excitation harmonique et pour ξ=2%). [Veletsos et Meek, 1974].
B-1) Détermination de T*
heff est la hauteur « efficace » de la structure : heff = 0,7 htot (pour la structure à un seul niveau, on
prend: h = htot)
Ky est la raideur de la fondation pour un déplacement horizontal, c'est-à-dire la force qui appliquée
au niveau de la fondation provoque un déplacement unitaire à ce niveau (force et déformation
mesurées pour la direction sismique considérée).
Kφ est la raideur de la fondation pour un mouvement de balancement, c'est-à-dire le moment qui
produit une rotation moyenne unitaire (moment et rotation étant mesurés dans la direction
considérée d’action sismique).
Ky et Kφ sont calculés par des relations indiquées plus bas.
Figure 8. Le module G pour une analyse élastique est un module sécant qui dépend de l’importance
des déformations attendues du sol.
Le module de cisaillement G du sol pour de grandes déformations est estimé, sur base du module Go
mesuré pour de petites déformations comme indiqué au Tableau.
De même, vs , vitesse des ondes de cisaillement dans le sol aux grandes déformations, est calculée sur
base de vso, vitesse moyenne des ondes de cisaillement du sol de fondation pour de petites
déformations (10-3 ou moins).
Est le rapport de la masse efficace de la structure par rapport à une masse de sol qui occuperait le
même volume Ao heff ; son ordre de grandeur est 0,15.
L’amortissement radiatif est négligeable si la structure est supportée par des pieux offrant
essentiellement une résistance à la pointe et que la période du sol mou traversé T = 4 Ds/ν est
inférieure à la période fondamentale de la structure T* (Ds est l’épaisseur du sol mou).
Dans ce cas, on calcule * par :
Les sollicitations engendrées par la composante verticale de l’action sismique ne sont pas très
différentes si on considère ou non la flexibilité de la fondation. On néglige cet effet.
Calcul des déplacements horizontaux de la structure tenant compte de l’interaction sol stucture.
Les déplacements horizontaux δx sont modifiés par la prise en compte de l’interaction sol structure.
La déformée de flexion est réduite dans le rapport VEd*/VEd , mais une déformée de balancement est
ajoutée. On a :
Les études ont montré que seul le mode fondamental de vibration de la structure est influencé par
l’interaction sol-structure.
On réduit le cisaillement en base correspondant au seul premier mode : V*Ed,1 = VEd,1 - DV1
DV1 est calculé avec T = T1 et T* = T1*
On établit alors :
Pour représenter l’interaction sol structure sous des modèles numériques, on utilise deux approches:
Le modèle représente la structure et le sol depuis le bedrock jusqu’à la surface. Figure5. Cette
approche présente des difficultés, puisqu’il faut:
- construire un modèle détaillé du sol, modèle qu’il faut quand même limiter et qui doit éviter les
rebonds sur les frontières du modèle des ondes propagées dans le sol (nécessité d’éléments
absorbants)
- définir pour chaque élément de sol un module d’élasticité, un coefficient de Poisson, une masse
volumique et un amortissement.
- définir des accélérogrammes au bedrock
On intègre dans un modèle la structure et une portion de sol associée à la structure à laquelle on
attribue des caractéristiques représentatives de la flexibilité et l’amortissement du sol.
Cette deuxième approche permet des analyses plus simples. On y sépare le sol et la structure, de
sorte que le mouvement du bâtiment est égal à la somme :
- du mouvement que prend le bâtiment supposé sans masse sous l’action sismique en base :
interaction cinématique
- du mouvement du bâtiment résultant de l’interaction cinématique : interaction inertielle.
Pour une structure dont les fondations peuvent être considérées comme superficielles, l’interaction
cinématique est négligeable : le bâtiment suit les mouvements de la surface du sol et on peut étudier
l’interaction sol-structure dans un modèle unique où le sol est modélisé par des ressorts amortis. Des
études ont permis de calibrer des raideurs et amortissements de ressorts représentants au mieux
l’interaction sol-structure.
Afin de s’approcher au mieux des valeurs les plus représentatives desdits raideurs et amortissements
le D. Victor Davidovici et son équipe présentent dans le guide « Pratique du calcul sismique » une
méthode qui regroupe et lie entre 3 approche de calcul, elle s’exprime de la façon suivante :
Ces limitations introduites concernant la valeur d’amortissement ont pour objet de tenir compte des
réflexions d’ondes résultant de la stratification rencontrée dans les sols.
La prise en compte d’une modélisation du sol par ressorts ne s’impose pas pour des structures
souples (portiques) et légères comme les constructions métalliques, d’autant que le plus souvent
elles sont articulées en pied.
Méthode Newmark-Rosenblueth :
La méthode est indépendante de la fréquence, donc avec des coefficients constants. Elle
Permet d’estimer et de contrôler les valeurs des raideurs, des amortissements du sol et des
fréquences propres de la structure qu’on peut calculer d’une manière plus précise avec d’autres
méthodes (par exemple la méthode de Deleuze).
Pour obtenir un meilleur ajustement dans la bande des basses et moyennes fréquences, qui sont
celles présentant le plus d’intérêt dans le cas des séismes, Rosenblueth a introduit une masse
virtuelle de sol, liée a la fondation du bâtiment.
Toutefois, l’introduction d’une masse additionnelle à la base de la structure ne modifie pas
radicalement sa réponse dynamique.
On prend le nœud d’interface sol-fondation au niveau inférieur du radier (attention, les inerties
massiques doivent être exprimées par rapport à ce niveau). La masse de sol additionnelle est
concentrée en ce nœud.
Notations :
• A aire de la fondation;
• a = dimension parallèle a la direction du séisme ;
• b = dimension perpendiculaire à la direction du séisme ;
• r = masse volumique du sol;
• Mb = masse du bâtiment ;
• Ms = A.H.r = masse de sol additionnelle ayant même aire que la fondation du bâtiment ;
• H = hauteur du prisme de sol;
• Ιb, Jb = inerties massiques du bâtiment par rapport à la fondation ;
• Ιs, Js = inerties massiques de la masse additionnelle de sol par rapport à la fondation ;
• r0 = rayon d’une fondation circulaire;
• G = E/ (2(1+v)) = module de cisaillement dynamique du sol ;
• n = coefficient de Poisson.
On obtient les quatre raideurs de sol à partir de l’abaque et du tableau suivant :
Méthode de Deleuze :
Cette méthode [Deleuze, 1967] peut être appliquée dans le cas où les fondations, circulaires ou
assimilées, peuvent être considérées comme superficielles et suffisamment rigides.
Le sol est représenté par un système de ressorts qui relient le ou les nœuds représentatifs de la
fondation de l’ouvrage au repère de sol en champ libre. La modélisation de l’ISS par ressorts
concentrés est plus simple pour l’analyse dynamique d’ensemble (hypothèse du radier rigide), mais
nécessite par la suite une modélisation spécifique du radier. La modélisation de l’ISS par ressorts
repartis est plus complexe, mais les efforts obtenus sont directement exploitables pour le
dimensionnement du radier.
Chaque ressort est caractérisé par sa raideur et son amortissement réduit.
Les ressorts se répartissent suivant trois types :
• Translation verticale (symbole V) ;
• Translation horizontale (symbole H) ;
• Rotation autour d’un axe horizontal, balancement (symbole φ).
Cette représentation est admise en cas de sol homogène a l’échelle des dimensions en plan des
fondations, c’est-à-dire en cas de sol stratifie dont les couches présentent des contrastes faibles de
module G.
Les coefficients de raideur sont calcules pour chaque direction sismique en fonction des coefficients
de transmittance f, par les expressions :
Notations :
• a = dimension parallèle a la direction du séisme ;
• b = dimension perpendiculaire à la direction du séisme ;
• r0 = rayon du cercle équivalent d’une fondation circulaire. Il est calculé comme suit :
– cas des coefficients de raideur en translation : l’aire du cercle équivalent est égale à l’aire de
la surface d’appui.
En balancement :
En torsion :
• a 0=2 π f 0 r 0
√ ρ Paramètre de Deleuze.
G
La méthode est applicable si le rayon de fondation est suffisamment petit devant la longueur d’onde
dans le sol ; en pratique, il faut que : a0 < 2.
Les tableaux de coefficients de transmittance fV, fH, fΦ, ont été établis par Deleuze [Deleuze, 1967]
avec les hypothèses suivantes :
• le sol est un solide semi-infini, élastique et homogène, isotrope et limite par un plan ;
• la réaction de sol sous la fondation est linéaire. La surface d’appui n’est donc pas plane, elle est
donnée par la résolution du second problème de Boussinesq. Les déplacements du nœud de la
fondation sont assimiles a ceux du centre d’inertie de la fondation, la rotation de la fondation est
celle du plan moyen de la surface d’appui ;
• l’amortissement géométrique correspond au rayonnement des ondes dans le sol.
Lorsque les valeurs numériques des paramètres ne figurent pas dans les tableaux, une interpolation
linéaire est effectuée a partir des valeurs les plus proches.
−f v2 −f −f
η v= ; ηh = h 2 ; η φ= R 2
2f v1 2 f h1 2 f R1
Tableau des Coefficients de transmittance verticale fV du sol
On calcule ainsi les caractéristiques (raideur et amortissement réduit) d’un ressort unique.
Si le modèle ISS est constitué par des ressorts repartis, les raideurs correspondantes sont obtenues
en privilégiant la direction horizontale et la direction verticale dont les déplacements sont issus d’une
rotation :
Kh
- Direction horizontale :
S
Kφ
- Direction verticale :
I
Avec : S = surface de la fondation ; I = inertie de la fondation.
Si l’une des conditions de Deleuze n’est pas vérifiée alors on pourra se tourné vers les formules
proposé par l’eurocode 8 en prenant des module dynamique dans le calcul pour tenir en compte de
l’effet sismique.
Quand il s’agit d’un bâtiment reposant sur des fondations profondes l’interaction cinématique ne
peux être négligée, en présente par suite une méthode pour calculé le déplacement horizontale en
tête de pieux ainsi que les sollicitations liée à ce déplacement pour assimilé l’effet de l’interaction
cinématique. On calculera alors les sollicitations provenant de l’interaction inertiel après
modélisation des pieux on leurs appliquant une raideur horizontale repartie sur le long leur longueur.
Calcul des sollicitations dans le pieu dues au déplacement du sol horizontale « interaction
cinématique » :
Durant un séisme et suivant l’approche du PS 92, on suppose que la couche supérieure de moindre
portance soit susceptible de se déplacer par rapport à la couche d’ancrage du pieu, ce déplacement
est supposé similaire à un quart de sinus avec un déplacement maximal en surface.
G sol
d pieu=d sol Pour calculer l’effort tranchant.
G pieu
E sol
d pieu=d sol Pour calculer le moment de flexion.
E pieu
Remarque : si le sol a une rigidité plus importante que celle du pieu alors le déplacement du pieu
sera plus grands est vis-versa.
On détermine à partir de l’application de la DDC de la structure sur les centres de gravite des têtes
de pieux, les pieux sont modélises sous forme d’éléments filaires soutenus par des appuis élastiques
a raideurs égales aux raideurs du sol.
Les raideurs du sol sont calculées a partir des essais préssiométriques conformément au fascicule 62
titre V.
Les modules de réaction instantanés sont pris égaux au double des modules diffères.
Module diffère :
EM : Module pressiometrique
B : Diamètre du pieu
Bo : 0.60 m
a : Coefficient caractérisant le sol, il dépend du type de sol et du rapport EM/Pl
Module instantané :
Les pieux sont modélises a l’aide du logiciel de calcul aux éléments finis
- La tête de pieux est considérée comme un élément infiniment rigide.
- Les pieux sont modélisés par les éléments filaires avec un maillage de +o- 50cm.
- Les couches de sols sont modélisées en appuis linéaires élastiques.
- La descente de charges est appliquée au niveau du centre de gravité de la tête de pieux.
Etude de cas
BCP
PRESENTATION DU PROJET
La présente note s’inscrit dans le cadre des études APS du nouveau siège de la Banque
Centrale Populaire, à Casablanca.
La tour est un immeuble de 109.5 m de haut (y compris coiffe), comportant en sus 3 étages
de sous-sol.
L’image ci-dessous montre une vue d’architecte de la tour ainsi que des structures
avoisinantes.
INSERTION URBAINE :
TYPOLOGIE DE LA TOUR
LE PLATEAU TYPE
DOCUMENTS DE REFERENCE
Les normes utilisées pour l’établissement des notes de calculs sont les suivantes :
Autres règlements :
Catégorie de durée d’utilisation de projet est prise égale à S4, correspondant à une durée
indicative d’utilisation de projet de 50 ans (classe proposée par l’Eurocode 0 pour les
structures de bâtiment et autres structures courantes).
MODELISATION :
CONCEPTION DE BASE :
Dans la phase APS du projet plusieurs variante sont présente pour une comparaissent
technico-économique on choisit celle d’un plancher en post tension d’une trame courante de
8m. D’après les constatations faites par les BET cette variante s’avère être la plus
économique légères et spacieuses.
On partira sur l’hypothèse que les niveaux sont identiques pour la modélisation de la tour sur
le logiciel Robot pour un calcul en éléments finis.
INTERACTION SOL-STRUCTURE :
La tour sera fondée sur un radier, lui-même supporté par des fondations profondes.
MATERIAUX
BETON
Les bétons utilisés pour la structure de la tour sont listés dans le tableau ci-dessous
ACIERS PASSIFS :
ACIER DE PRECONTRAINTE :
La précontrainte utilisée sera constituée de torons dont les propriétés sont listés ci-dessous :
FONDATIONS :
Essais pressiométriques :
Sable grésifié :
Cette formation est rencontrée en surface et constitue une couche de 0,5 à 2 m d’épaisseur
environ. Elle est dotée d’assez bonnes caractéristiques pressiométriques :
Cette formation rencontrée en dessous des formations gréseuses, est dotée des
caractéristiques pressiométriques suivantes :
Quartzite :
Cette formation constitue le substratum rencontré à partir de 6 à 8,20 m/TN. Elle est dotée
de très bonnes caractéristiques pressiométriques :
Essais de perméabilité
Les résultats des essais de perméabilité sont récapitulés dans le tableau ci-après :
Les essais de perméabilité réalisés permettent de conclure que les sols rencontrés sont très
peu perméables.
Les résultats d’analyses d’eau effectuées pour évaluer l’agressivité vis-à-vis du béton sont
récapitulés comme suit :
Les résultats obtenus permettent de conclure que l’échantillon prélevé au niveau du sondage
SC5 n’est pas agressif vis-à-vis du béton tandis que celui prélevé au niveau du SC4 a une
agressivité faible et est classé XA1.
CHARGES SISMIQUES :
Tableau d’amplification D
Nota : Le § 4..2 du RPS 2011 impose de séparer par des joints les bâtiments de hauteurs et
de masses très différentes (écart supérieur à 15%) ce qui est le cas de la tour BCP et du
bâtiment accolé. La largeur du joint ne doit pas être inférieure à la somme des déformations
latérales respectives des bâtiments, incluant les déformations de torsion, et ne doit pas être
inférieure à 50 mm.
CHARGES ACCIDENTELLES
CHARGEMENTS CLIMATIQUES
Vent
Paramètres
Le coefficient CsCd a pour objet de prendre en compte les efforts de non simultanéité des
pointes de pression (Cs) ainsi que des effets dynamiques (Cd).
Dans l’annexe D de l’EN 1991-1-4 ce coefficient est toujours inférieur à 1 pour les bâtiments
en béton. Par sécurité on prendra cscd = 1
Forces exercées par le vent – méthode des coefficients de pression
D’après l’EN 1991-1-4 §7.1.1, les forces exercées par le vent sur le bâtiment peuvent être
calculées à partir de qp(ze) à l’aide des pressions de surface.
La force exercée par le vent Fw agissant sur une construction peut alors être déterminée en
utilisant les expressions suivantes :
Forces extérieures :
Forces intérieures :
Forces de frottement :
COMBINAISONS
ELS fréquent :
ELS quasi-permanent :
Dans le cas présent, les combinaisons ELU principales à tester sont données par le tableau
suivant :
7
Dans le cas présent, la combinaison ELU sismique à tester est donnée par le tableau suivant
:
CALCUL sismique :
Le calcul par la méthode des éléments finis sera effectué à l’aide du logiciel Robot, suivant
les différentes combinaisons à ELU ELS et ELA, dans les charges et les coefficients sont
définis dans les paragraphes suivants.
Le calcul sismique sera effectué par la méthode modale spectrale, avec combinaison
quadratique complète de l’ensemble des modes de plus basse fréquence permettant de
mobiliser plus de 90% de la masse de la tour.
Résultats modale :
Pour dimensionnement les pieux avec prise en compte de l’ISS il faudra tout d’abord
déterminer le nombre et le diamètre des pieux, puis à partir des données sismique et
géotechnique déterminer les sollicitations provenant de l’interaction cinématique qui seront
ajouté à ceux provenant de l’oscillation de la structure dite interaction inertiel. Cette dernières
sera calculée par la méthode FEMA expliqués dans le chapitre de l’ISS.
Ainsi, évaluer la portance d’un pieu revient à calculer les deux grandeurs
suivantes :
Charge limite de pointe Qp
Charge limite de frottement latéral Qs
Données de calcul :
- Niveau de la pointe
- Hauteur d’ancrage du pieu He
- Rayon du pieu
Avec :
A : section de pointe
p0 : pression horizontale totale des terres au même niveau p0=k 0∗pl
pl : pression limite pressiométrique.
Kp : coefficient empirique appelé facteur de portance
P l e =√ p l 1 . p l 2 . p l3 =5.15 MPa
3
Interaction inertielle :
Puisque les fondations de l’ouvrage sont profonde la modélisation du sol par des ressort
n’est plus valide pour se faire on adoptera la méthode FEMA 450.
Après avoir modélisée la structure et l’avoir soumis aux combinaisons sismique adéquates
nous obtiendrons les résultats qui serviront au calcul des sollicitations appliquées aux pieux.
Dans un premier temps on ne compte pas sur l’effet de l’interaction sol structure pour
déterminer la période fondamentale de la structure, puis en applique la méthode proposée
par la FEMA qui nous permettra de modifier la période et l’amortissement initiaux.
Une fois que la période et l’amortissement de l’ensemble sol + structure seront déterminés,
on utilisera les résultats pour obtenir les sollicitations de calcul qui seront appliquées dans la
modélisation des pieux.
Puisque les noyaux sont les éléments porteurs de la structure nous choisirons les résultats
d’un des noyaux soit le noyau East dit le noyau 1 :
Les résultats de la modélisation sur robot sont les suivant :
ELU :
Moment à la base : 1259.9T.m
Effort horizontale à la base : 99.3T
Effort normale à la base : 16575.6T
ELS :
Moment à la base : 906.2T.m
Effort horizontale à la base : 71.3T
Effort normale à la base : 12026.5T
ELA :
Moment à la base : 109.5T.m
Effort horizontale à la base : 56.6T
Effort normale à la base : 10440.2T
Données de calcul:
Les calculs de certaines données sont présentés en annexe.
T =2.83s
M eff =0.7∗M =26218 T
h eff =73.7 m
M eff
∝= =0.23
γ sol . A . heff
ra =
√ A
π
v s=400 m/s
=15.6
T*=4.45s
Nb r pieux=Max ( Qu ;
Qser Qacc )
Nu Nser Nacc
; =45 pieux
Module différé :
Em : 1000 MPa valeur moyen pour une roche résistante en attende des
essais cross-hole.
B : diamètre du pieu 0.8m
B0 : 0.6m
: Coefficient rhéologique varie de 0 à 1
Valeurs issu du diagramme Pressiorama dans les normes NF-P94-261 et NF-P94-262
K f v =2 GPa/m
Ainsi :
dsol= 0.02cm
Avec :
Kvf la raideur du sol déjà déterminé
Kpieux : en considèrent le pieux encastré sur en hauteur de (2/3)*L là où
le déplacement s’annule (selon la modélisation) en obtient une raideur de
déplacement horizontale égale a :
Kpieux = 12EI/l3=0.4GPa/m
( ) ( )
2
π π
M ( z ) =E . I . d pieu . .cos .z
2. H s 2. H s
( ) ( )
3
π π
T ( z )=E . I .d pieu . . sin .z
2. H s 2. H s
Avec :
Hs= 8m ; Dpieu= 0.002m ; E=30 GPa ; I=0.02 m4 ; 9m<z<18m
sollicitation du a l'interaction
cote
cinématique
Zm m KN.m t KN
9,0 -0,1 0,1
9,3 -0,1 0,1
9,5 -0,1 0,1
9,8 -0,2 0,1
10,0 -0,2 0,1
10,3 -0,2 0,1
10,5 -0,2 0,1
10,8 -0,2 0,1
11,1 -0,3 0,1
11,3 -0,3 0,1
11,6 -0,3 0,1
11,8 -0,3 0,1
12,1 -0,3 0,1
12,4 -0,3 0,1
12,6 -0,4 0,1
12,9 -0,4 0,1
13,1 -0,4 0,0
13,4 -0,4 0,0
13,6 -0,4 0,0
13,9 -0,4 0,0
14,2 -0,4 0,0
14,4 -0,4 0,0
14,7 -0,4 0,0
14,9 -0,5 0,0
15,2 -0,5 0,0
15,5 -0,5 0,0
15,7 -0,5 0,0
16,0 -0,5 0,0
16,2 -0,5 0,0
16,5 -0,5 0,0
16,7 -0,5 0,0
17,0 -0,5 0,0
moment du a
cote
l'excentricité
Zm me KN.m
9,00 2,64
9,26 2,64
9,52 2,07
9,77 2,07
10,03 1,54
10,29 1,54
10,55 1,08
10,81 1,08
11,06 0,66
11,32 0,66
11,58 0,30
11,84 0,30
12,10 -0,02
12,35 -0,02
12,61 -0,53
12,87 -0,53
13,13 -0,72
13,39 -0,72
13,65 -0,89
13,90 -0,89
14,16 -1,02
14,42 -1,02
14,68 -1,12
14,94 -1,12
15,19 -1,20
15,45 -1,20
15,71 -1,25
15,97 -1,25
16,23 -1,27
16,48 -1,27
16,74 -0,29
17,00 -0,29
Ferraillage minimal :
Le ferraillage minimal est calculé conformément au PS92 :
Amin =25.13 cm2
Atmin (courante)=102.86 cm2 soit 13.7 cm2 /ml T10 esp 10cm
Atmin (critique)=9.14 cm2. Soit 18.28 cm2 /ml T10 esp 5cm
(La zone critique est située sur les 50cm « tète du pieu »)
1. Hypothéses:
Béton: fc28 = 35,0 (MPa) Acier: fe = 500,0 (MPa)
Fissuration préjudiciable
Pas de prise en compte des dispositions sismiques
Calcul suivant BAEL 91 mod. 99
2. Section:
D = 80,0 (cm)
d = 5,0 (cm)
3. Efforts appliqués:
O
Cas N Type N (T) My (T*m) Mz (T*m)
4. Résultats:
Sections d'Acier:
Section minimum As min = 10,1 (cm2) Section maximum As max = 251,3 (cm2)
O
Cas N 1: Type ELU N = 0,01 (T) My = 3,50 (T*m) Mz = 0,00 (T*m)
Coefficient de sécurité: 4,46 Pivot: A
Contrainte de l'acier:
Vu = Vst+Vs=26KN
u= 16KN
On vérifie alors la résistance au cisaillement de la section du pieu par les
règles du BAEL suivantes :
τ u < min
1.5 (
0.15∗f c 28∗1
)
; 4 MPa =3.5 MPa
Calcul du diamètre :
∅ t <min ( ∅ lmin ; d∗0.1 )=8 mm
Calcul de l’espacement :
2
π .∅ t 2
At= =0.5 c m
4
At . f et
Espacement min % : 7.81 cm= > St
Diametre .0.4 MPa