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Interaction Sol-Structure en Dimensionnement Sismique

Ce Projet de Fin d’Études examine l'Interaction Sol-Structure (ISS) dans le cadre du dimensionnement parasismique des fondations, soulignant son impact sur les efforts sismiques appliqués. Il présente diverses méthodes de modélisation, notamment par ressorts amortis, et discute des formules existantes pour les fondations superficielles et profondes. L'étude inclut des cas pratiques, tels que la tour BCP et un centre commercial, pour illustrer l'application des concepts discutés.

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Interaction Sol-Structure en Dimensionnement Sismique

Ce Projet de Fin d’Études examine l'Interaction Sol-Structure (ISS) dans le cadre du dimensionnement parasismique des fondations, soulignant son impact sur les efforts sismiques appliqués. Il présente diverses méthodes de modélisation, notamment par ressorts amortis, et discute des formules existantes pour les fondations superficielles et profondes. L'étude inclut des cas pratiques, tels que la tour BCP et un centre commercial, pour illustrer l'application des concepts discutés.

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Résumer

Ce Projet de Fin d’Etudes a pour objet l’étude de l’interaction entre le sol et la structure (ISS)
afin de pouvoir la prendre en compte lors d’un dimensionnement parasismique. En effet, la
prise en compte de l’ISS dans la modélisation d’une structure peut avoir des effets
significatifs sur les efforts sismiques s’appliquant à la fondation.
Généralement, les effets de l’Interaction Sol-Structure (ISS) sont favorables, c’est-à-dire
qu’ils induisent une diminution des efforts sismiques. Il peut cependant arriver que ses effets
soient défavorables dans certains cas particuliers.
Afin de prendre en compte les effets de l’ISS une modélisation par ressorts amortis au
d’autres méthodes peuvent-être adoptées. Le but de ce rapport est de présenter les
différentes formules qui existent dans la littérature traitant ce sujet. Il y a plusieurs formules
de raideurs de sol pour les fondations superficielles. Des formules qui permettent de
prendre en compte l’encastrement de la fondation dans le sol et permettent également de
modéliser le sol comme un bi-couche ou uniquement en monocouche.
Concernant les fondations profondes il n’existe pas beaucoup de formules permettant de
calculer la raideur d’un pieu. On trouve cependant dans les règlements parasismiques tels
que la norme NF P 94-262 fondations profondes des formules permettant de calculer des
modules de réaction frontale du sol, ce qui permet de modéliser les pieux dans des logiciels
tel que ROBOT.
Sommaire
Introduction

De nos jours, les pratiques standards pour le dimensionnement parasismique des


fondations, consistent dans un premier temps à calculer les efforts sismiques s’appliquant
sur la fondation et dans un second temps à vérifier la résistance des fondations à ces efforts.
Dans la plupart des règlements de construction, la réponse de la structure et les charges
arrivant sur la fondation sont calculées en négligeant les effets de l’Interaction Sol-Structure
(ISS). En effet, ces derniers sont considérés comme ayant un rôle favorable en diminuant les
efforts inertiels car ils ont tendances à allonger la période d’oscillation de la structure et ainsi
déplacer la réponse vers des zones de plus faibles accélérations spectrales. Cependant
certaines structures, fondées sur des sols inhabituels, peuvent être vulnérables aux effets de
l’ISS. Certains règlements reconnaissent les effets défavorables de l’ISS, notamment
l’Eurocode 8.

A la différence du PS92 et du RPS2011 le dimensionnement tenant compte de l’ISS est


préconisé par l’Eurocode 8 qui est d’usage systématique depuis 2014. C’est pourquoi le BET
MAROC LUSEO souhaite des informations sur l’Interaction Sol-Structure et en particulier sur
la manière de modéliser celle-ci par le biais de ressorts et d’amortisseurs pour l’étude des
projets ou la maitrise d’ouvrage exige les normes européenne, exemple de la tour BCP, d’où
l’objet de mon PFE. En effet, celui-ci a notamment pour but de faire un inventaire des
formules donnant les raideurs et les amortissements de sol pour des fondations
superficielles ainsi que des solutions pour des fondations profondes.

Après une partie de présentation du BET MAROC LUSEO une seconde partie aborde le
problème de l’interaction sol-structure. La troisième ainsi que la quatrième partie traite
respectivement des études de cas qui sont, la tour BCP de 100 m sur Casablanca de hauteur
et le centre commerciale du Green Tech Valle situer à Bouregregue RABAT.
MAROC LUSEO
Interaction sol structure

La présente partie a pour but d’expliquer ce qu’est l’interaction sol-structure, quels en sont les effets
ainsi que la manière de la modéliser.

Pour la compréhension de cette approche il faut tout d’abords comprendre les diffèrent fennomane
du aux déplacements sismique de chacune des composantes soit la structure et le sol. C’est pour
cela que nous entament en premier temps des illustrations sur la dynamique de ces composantes.

Structures
Réponse élastique des structures aux séismes.
La réponse d’une structure soumise aux mouvements du sol appliqués à sa base est un problème de
dynamique.
On peut assimiler le tremblement de terre a un mouvement vibratoire en base de la structure qui est
à son tour modélisé sous forme d’un oscillateurs a multiples masse relier par des bares munie d’une
raideur équivalent à celle de l’étage représenté.
L’oscillateur multiple développe alors plusieurs modes de vibration.

Figure : Exemples d’oscillateurs multiples

La résolution du problème de la réponse dynamique d’un oscillateur multiple est une généralisation
du cas de l’oscillateur simple. Pour cela on s’intéressa d’en un premier lieu à l’étude d’un oscillateur
simple excité par un déplacement de sons appui pour extrapolé vers le cas générale.

Excitation par déplacement d’appui d’un oscillateur simple de type console encastrée :
Excitation d’une structure par déplacement horizontal de son appui

Un tremblement de terre impose au point A d'encastrement de la console verticale un déplacement


dg(t) (indice g pour « ground », sol en anglais) . Les déplacements dg(t) sont considérés dans un
repère absolu. Pour connaître les effets du séisme dans la structure de l’oscillateur, on considère les
déplacements relatifs u(t ) par rapport au point A, car ils permettent le calcul des grandeurs liées à la
déformation du solide "oscillateur" :
- la force de rappel Fl = - k u(t)
- la force d'amortissement F2 = - c u′(t).
L'équation fondamentale de la dynamique s'écrit ici :
Fl + F2 = m d″(t) d'où m d″(t)+ c u′(t) + k u(t) = 0
Or : d(t) = u(t) + dg(t) et d″(t) = u″(t) + dg″(t)
d'où : m u″(t) + c u′(t) + ku(t) = - m dg″(t)

L'étude de l'oscillateur simple soumis à un déplacement imposé du monde extérieur auquel il est fixé
est un problème mathématique identique à celui de l'oscillateur simple considéré dans le repère
relatif mobile fixé à sa liaison au monde extérieur et soumis à une force fictive p(t) = - m dg″(t)
proportionnelle à l'accélération absolue dg″(t) de sa liaison au sol.

Lorsque u(t) est calculé, on trouve Fl(t) = - ku(t) = - EI u(t) / h3

Les efforts internes dans la console se déduisent de Fl(t).


On dispose ainsi d'une méthode d'étude de toute l'histoire des efforts internes en fonction du temps
dans l'oscillateur simple dont le déplacement d'appui suit une loi d'accélération a(t) = dg″(t) .
Une telle étude est dite "time-history" ou analyse chronologique (linéaire ici). Compte tenu de la
définition de la pulsation ω = (k / m)1/2, on peut écrire la relation précédente sous la forme
Fl(t) = - ku(t) = - m ω 2 u(t) = - m β(t) et dire que le résultat est similaire à celui obtenu lorsque la
masse m est soumise à une "pseudo accélération" β(t) = ω 2 u(t) = 4 π2 u(t)/T2
On voit au paragraphe suivant que cette formulation permet une présentation simple du calcul de
l'oscillateur soumis à un tremblement de terre.

Spectre de réponse élastique en accélération. Principe


d’établissement
Dans une zone géographique donnée où un accélérogramme dg″(t) représentatif des mouvements
sismiques en base de la fondation de la structure étudiée est connu, on peut penser à simplifier la vie
des ingénieurs auteurs de projet (spécialisés à ce stade en oscillateurs simples amortis) en résolvant
une fois pour toutes l’ensemble des cas des divers oscillateurs simples possibles. A cette fin, on
effectue n fois l'opération suivante.
On considère un oscillateur composé d'une masse M, située à une hauteur H d'une poutre console
d'inertie I et de module d'élasticité E.
La constante de rappel k de la console « ressort » est égale à : k = 3 EI / H3
La période propre T1 de l’oscillateur ainsi constitué vaut:

En résolvant l’équation m u″(t) + c u′(t) + ku(t) = - m dg″(t), on établit la valeur du déplacement


relatif d =u(t) de la masse M par rapport l'encastrement A de sa console support et de la pseudo
accélération β(t) = ω 2 u(t) à chaque instant. L'amplitude du déplacement d de la masse par rapport à
la base est influencée par l'amortissement du système ; on attribue à ce dernier pour la plupart des
applications une valeur standard égale à 5 % de l'amortissement critique.
On retient la valeur maximale de β(t) sur la durée du tremblement de terre, et on l’on associe à la
période T1 , soit β(T1) = max β(t) . On reporte β(T1) dans un diagramme (β(T1) , T). Figure 2.5.
En faisant varier les paramètres qui définissent la console de référence (autres masses M, autres
raideurs k, qui correspondent à d'autres périodes fondamentales T= T1 , T2 , …), on établit un
ensemble
de paires de valeurs [Ti , β(Ti)].
L'ensemble des points [Ti , β(Ti)] constitue ce qu’on appelle le spectre de réponse élastique β(T) en
accélération (en fait en pseudo accélération) correspondant à un accélérogramme de la zone
étudiée.

L’auteur de projet qui dispose de ce spectre peut obtenir directement, pour un oscillateur simple
donné dont il évalue la période propre T, la force maximale Fmax « équivalente » au tremblement de
terre :

L’équivalence mentionnée correspond au fait que le déplacement calculé sous l’application de ce F


est égal au déplacement relatif maximum d = umax entre la masse M et la base de la console.
Construction d’un spectre de réponse élastique en accélération correspondant à un
accélérogramme donné et définition d’une Force statique Fmax « équivalente » au séisme.

Spectre de réponse du code parasismique :

Des incertitudes affectent la connaissance de l'accélérogramme qui sera mesuré à un endroit donné
lors du prochain tremblement de terre. Le "spectre de réponse en accélération β " établi comme
indiqué ci-dessus correspond à un seul accélérogramme et ne peut pas bien représenter la séismicité
du site.
On rencontre les incertitudes quant aux prochains séismes en établissant plusieurs spectres de
réponse β(T1) qui correspondent à plusieurs accélérogrammes et en retenant comme spectre pour le
code parasismique une "moyenne" de tous ces spectres.

Définition d’un spectre « moyen » Se (T) de code parasismique.

Le spectre "moyen" résulte d'une approche statistique, associée à un "jugement d'ingénieur" et au


souci d'un confort d'utilisation du spectre normatif, de sorte que la forme du spectre de réponse de
projet
Se(T) est plus schématique que celle de chaque spectre de réponse β(T1).
On présente à la Figure au-dessous le spectre de réponse élastique Se(T), où on distingue des
périodes "de coin" TB , TC et TD. Les codes parasismiques définissent généralement une seule
schématisation de base pour le spectre de réponse élastique en accélération de référence.
L'évaluation de la déformée et des sollicitations d'une console de masse M et de raideur EI/H est
effectuée comme expliqué précédemment et la force horizontale F maximale vaut: Fmax = M Se(T)
Ne pas oublier de considérer le spectre en unité d’accélération (m/s2) pour des calculs pratiques…
Si on peut établir que l'amortissement est différent de la valeur standard de 5 %, le spectre de
réponse élastique peut être corrigé par un coefficient η.

Du spectre de réponse élastique au spectre de calcul.

D'autres facteurs que ceux considérés dans l'établissement du spectre de réponse élastique Se(T)
interviennent dans la réponse des structures aux tremblements de terre.
Les spectres de calcul pour l'analyse élastique Sd(T) prennent en compte ces facteurs additionnels,
qu'on définit dans le code RPS2011.
Lesdits facteurs prennent en compte la ductilité du bâtiment la nature du séisme (proche ou lointain)
et aussi la nature du sol pour prendre en compte l’amortissement résultant de la dissipation de
l’énergie sismique.

Utilisation des spectres de réponse pour les oscillateurs


multiples :

Si au lieu de l'accélérogramme dg″(t) mentionné pour l’oscillateur simple, on utilise un spectre de


pseudo-accélération SDe(T), le vecteur des pseudo accélérations à appliquer aux masses mk est donné
pour chaque mode j de période Tj par : ΓJ = SDe(Tj ) aj Dj
On en déduit pour chaque masse mk la force statique équivalente Fk correspondant au mode J :
Fkj = mk γkj où γkj = SDe(Tj ) aj dk
On calcule alors la déformée de la structure correspondant à chaque mode et on en déduit les
sollicitations ( M, N, V, etc…) correspondantes, puis on cumule les contributions des divers modes à
ces sollicitations de la structure, suivant l’un des processus de cumulation définis en ci-après

Cumulation des sollicitations des divers modes :

Le problème :

Les valeurs des pseudo accélérations SDe(Tj ) données par le spectre de réponse sont des maxima dans
chaque mode et il est peu probable que ces maxima surviennent au même instant t. Une addition
pure et simple des efforts internes correspondant aux valeurs maximales de déformation dans
chaque mode est donc l’hypothèse la plus pessimiste et on n'y a recours que dans des cas
particuliers. Différentes méthodes de cumulation sont utilisées, en regard des données particulières à
chaque problème.

Moyenne quadratique :

La pratique de cumulation la plus courante consiste à effectuer une moyenne quadratique des effets
des différents modes. La moyenne quadratique est la racine carrée de la somme des carrés des
contributions de chaque mode (en anglais SRSS , Square Root of the Sum of the Squares).
La moyenne quadratique donne une valeur dont la probabilité d'être dépassée n'est pas différente
de la probabilité que la valeur Mi dans un mode particulier soit dépassée si ce mode seul était activé.
C’est donc une évaluation probabiliste du maximum.
Chaque fois que toutes les réponses modales prises en compte peuvent être considérées comme
indépendantes les unes des autres, la valeur maximale EE de l’effet d’une action sismique peut être
prise égale à :

Où EE est l’effet de l’action sismique considéré (force, déplacement, etc.) ;


EEi est la valeur de cet effet de l’action sismique due au mode de vibration i.
Dans l’Eurocode 8, on considère que les réponses de deux modes de vibration i et j (y compris les

leurs périodes Ti et Tj satisfont à la condition suivante (avec Tj ≤ Ti) : Tj ≤ 0,9 ⋅Ti


modes de torsion et de translation) peuvent être prises comme indépendantes l’une de l’autre si

Cumulation CQC :

La cumulation CQC est une évaluation à caractère général du maximum probable de la réponse, dont
la moyenne quadratique n’est qu’un cas particulier.

Addition :

Une addition pure et simple des efforts internes correspondant aux valeurs maximales de
déformation dans chaque mode donne les sollicitations maximales possibles. Elle se justifie si on a
des raisons de craindre la simultanéité des effets maximum dans chaque mode. C’est par exemple le
cas si un mode de période très grande (quelques s) est cumulé à un mode de période très courte.

Conditions relatives aux masses modales :

Les réponses de tous les modes de vibration contribuant de manière significative à la réponse globale
doivent être prises en compte. Dans les règlements parasismique, on considère cette condition
comme réalisée si la somme des masses modales effectives pour les modes considérés atteint au
moins 90% de la masse totale de la structure et si tous les modes dont la masse modale effective est
supérieure à 5% de la masse totale sont pris en compte.
Si ceci ne peut pas être vérifié (par exemple, dans le cas de bâtiments où la contribution du mode de
torsion est significative), il convient de considérer, lors d’une analyse spatiale, un nombre minimal k
de modes satisfaisant aux conditions:
k ≥ 3⋅ n et Tk ≤ 0,20 s
Où k est le nombre de modes à considérer, n le nombre de niveaux au-dessus des fondations ou du
sommet d’un soubassement rigide et Tk la période de vibration du mode k.

7
Figure : Principe du calcul de la réponse spectrale et de la superposition modale

La méthode d’analyse par forces latérales :

Principe :

Dans les structures dont la réponse est constituée essentiellement du 1 er mode de vibration, on peut
trouver de façon approchée les sollicitations sismiques en ne considérant que le seul premier mode.
L’effort tranchant sismique à la base Fb est déterminé par :

Avec :
υ = le coefficient de vitesse de zones.
S : le coefficient du site.
D : le facteur d’amplification dynamique donnée par le spectre d’amplification dynamique
I : le coefficient de priorité.
K : le facteur de comportement.
W : la charge prise en poids de la structure.
RÉ PARTITION VERTICALE DE LA FORCE SISMIQUE :

La force sismique latérale totale F doit être répartie sur la hauteur de la structure de la manière
suivante :

Une partie Ft de la force F est affectée au sommet du bâtiment ; le reste (F-Ft) doit être réparti sur
tous les niveaux y compris le dernier niveau selon la formule suivante :
Périodes de vibration du mode fondamental :

Il faut tout d’abord se demander s’il convient de tenir compte de la rigidité apportée par les éléments
non structuraux dans le calcul des caractéristiques dynamiques du bâtiment, et notamment dans le
calcul de la période propre.

pas encore souffert, que la période propre est plus courte que celle de la structure ≪ nue ≫et que
Ne pas oublier que dans la première phase de l’action sismique, les éléments non structuraux n’ont

l’accumulation de l’énergie est celle qui correspond à cette période courte. Par contre, on ne peut
compter que sur la structure pour équilibrer les forces d’inertie ainsi mobilisées.
Pour tenir compte de la présence des éléments non structuraux, les périodes fondamentales, lors de
l’utilisation de méthodes de calcul simplifiées, sont déterminées a partir des formules forfaitaires.
Pour déterminer les périodes fondamentales de vibration T1 des deux modelés plans du bâtiment,
des expressions approchées basées sur les méthodes de dynamique des structures (par exemple,
méthode de Rayleigh, § 2.5.1) peuvent être utilisées.
Ainsi, pour les bâtiments réguliers jusqu’à 40 m de hauteur, une valeur approchée de T1 (en
secondes) peut être obtenue par l’expression suivante :

Où :
• Ct = 0,085 dans le cas des portiques spatiaux en acier ;
• Ct = 0,075 dans le cas des portiques spatiaux en béton et pour les triangulations excentrées en acier
;
• Ct = 0,050 pour toutes les autres structures sauf contreventement par murs ;
0.075
• Ct = pour le contreventement par murs en béton ou en maçonnerie.
√ Ac
Où :

Avec :

– H = hauteur du bâtiment, en mètres, depuis les fondations ou le sommet d’un soubassement rigide,
– Ac = aire effective totale, en mètres carres, des sections des murs de contreventement au premier
niveau du bâtiment,
– Ai = aire effective de la section transversale du mur de contreventement dans la direction
considérée i au premier niveau du bâtiment, en mètres carres,
– ℓwi = longueur du mur de contreventement i au premier niveau dans la direction parallèle aux
forces appliquées, en mètres, sous la condition que ℓwi/H ne dépasse pas 0,9.
Dynamique du sol
Caractéristiques dynamiques des sols

Les reconnaissances et études de sol doivent permettre :


• la détection du risque de liquéfaction ;
• le classement du sol par rapport aux sites ;
• la modélisation de l’interaction sol-structure impliquant la prise en compte des propriétés
dynamiques du sol.

Par hypothèse, à l’échelle des dimensions en plan des fondations, le sol est supposé être un milieu
semi-infini, homogène et isotrope, de comportement élastiqué et linéaire, les couches du sol étant
supposées horizontales. Le sol est défini par ses caractéristiques mécaniques :

• le module dynamique d’Young E, ou le module transversal G dynamique ;


• le coefficient de Poisson dynamique ;
• la masse volumique ;
• l’amortissement interne de frottement ;
• un sol stratifie représenté par différentes couches, définies par leur épaisseur et leurs
caractéristiques mécaniques. Ces caractéristiques sont compatibles avec les déformations induites
par le séisme et permettent de définir un sol homogène équivalent.

Généralement, la connaissance des caractéristiques de sol est assez imprécise. L’hypothèse faite sur
l’homogénéité est rarement vérifiée : les sols sont la plupart du temps stratifies et leurs propriétés
mécaniques augmentent généralement avec la profondeur ; de plus, il arrive que la stratigraphie
d’un site soit trop contrastée pour permettre de définir un module de sol équivalent.

Afin de tenir compte de l’ensemble de ces incertitudes, et étant donné la sensibilité de la réponse
d’une structure ou de l’équipement, la représentation d’un sol constitue de couches superposées par
un sol homogène n’est acceptable qu’à condition d’utiliser une variation de modules dans les
fourchettes suivantes :
1/2 E ← E → 2 E
Ou
2/3 E ← E → 3/2 E

Les expériences sur site et en laboratoire ont permis de faire les constatations suivantes concernant
le module d’élasticité :

• pour une couche importante et homogène d’argile saturée, ou un grand remblai bien compacte, le
module E est le même en chaque point (homogène) et dans toutes les directions (isotrope) ;
• pour une couche épaisse de sable ou de gravier, le module E croit proportionnellement avec la
profondeur (non homogène mais isotrope) ;
• pour un sol constitue de couches minces alternativement molles et résistantes, le module E est
constant en tout point (homogène), mais le frettage des couches molles par les couches existantes
produit une anisotropie ;
• le module E du sable ne varie qu’insensiblement avec l’humidité, la granulométrie et la porosité.
Par contre, le module dépend de la forme des grains : plus les grains sont anguleux, plus le module
est fort a indice des vides égal ;
• le module d’élasticité des argiles diminue rapidement avec l’humidité ou lorsque le coefficient de
porosité augmente.
Les modules dynamiques étant fonction des vitesses des ondes longitudinales et des ondes
transversales, leur détermination se fait par des essais sismiques à partir des forages.
Précisément, la connaissance de la propagation des ondes sismiques dans un milieu non homogène
(sol) est le domaine couvert par la prospection sismique.
L’échelle de mesures de 5 à 20 m est celle des structures de génie civil. Ces mesures peuvent être
faites assez exceptionnellement à partir de la surface du sol ou, c’est le cas général, a partir des
sondages ; on réalise l’ensemble des essais classiques sous les noms de cross-hole, down-hole et up-
hole.
Les essais cross-hole se font à partir de deux ou trois forages :
• un forage dit forage d’émission ;
• un ou deux forages de réception.
On détermine les modules E, G et n suivant une direction horizontale.
Les essais down-hole et up-hole se font à partir de deux forages, ou à partir de la surface avec la
réception dans un forage. Ces forages sont situés le plus près possible l’un de l’autre.
On choisit un point Ze dans un forage, de façon à avoir des trajets les plus verticaux possibles.
Généralement, et pour des raisons pratiques, on se limite à un ou deux points de réception par
couche pour une même émission.
Dans le cas du dispositif down-hole, le signal est émis en surface ou dans un forage et réceptionné à
divers niveaux dans un forage situe à proximité de façon que la plupart des trajets soient
subverticaux.

Figure 1 Essais sismique pour la caractérisation du sol


a) Cross-hole b) down-hole c) Up-hole

Le dispositif up-hole est dans son principe identique au down-hole. L’émission est choisie en
profondeur, ce qui conduit souvent à obtenir un signal plus énergétique qu’en surface et des
résultats de mesures plus fiables. On réalise très souvent les deux essais down-hole et up-hole, qui
doivent bien évidemment donner des résultats de mesure concordants. On détermine les modules E,
G et n suivant une direction verticale.

Le calcul des vitesses nécessite une connaissance précise des distances, qui est obtenue par des
mesures d’inclinomètres des forages. La précision qu’on peut attendre des mesures de temps, de
distance et de masse volumique conduit à des modules déterminés en moyenne à 10 % près. Les
écarts augmentent dans les terrains sans cohésion dans lesquels l’énergie des ondes de cisaillement
semble s’amortir très vite. On est amené à choisir des distances emission-reception faibles, ce qui
nuit à la précision relative des mesures.
Les modules de compression mesures se classent par ordre croissant suivant la dureté des terrains :

• terrains cristallins sains : 50 000 à 100 000 MPa ;


• terrains cristallins fractures : 15 000 à 30 000 MPa ;
• calcaires tendres, craie : 5 000 à 10 000 MPa ;
• terrains rocheux altères : 1 000 à 5 000 MPa ;
• sables et graviers, remblais rocheux : 500 à 1 500 MPa ;
• argiles : 100 à 500 MPa ;
• argiles tres molles, vases, remblais hydrauliques : 10 à 100 MPa.

La valeur du module de compression d’une formation superficielle n’est pas notablement différente
suivant que ce terrain se trouve hors nappe ou sous nappe. Par exemple, dans le cas particulier d’un
remblai à base de calcaire rocheux ayant hors nappe une vitesse sismique longitudinale de 800 m/s,
on aura sous nappe une vitesse de 2 000 m/s. Par contre, la vitesse de cisaillement ne sera pas
modifiée et le module E passera de 800 à 900 MPa.

Les vitesses des ondes sismiques sont de l’ordre de plusieurs centaines à plusieurs milliers de mètres
par seconde.

Le comportement dynamique des sols est complexe et les mesures des caractéristiques dynamiques
sur le site, comme au laboratoire, font appel à des techniques variées. La nature et le nombre
d’essais à effectuer dépendent du sol : plus le sol est hétérogène, plus les essais seront nombreux et
détaillés.
Le module dynamique mesuré par la méthode de cross-hole est une mesure sous sollicitations faibles
(comportement élastiqué linéaire), pour lesquelles les modules d’élasticité E et de cisaillement G
sont élevés. On sait que sous sollicitations fortes (déformation induite par le séisme), le module de
cisaillement G à prendre en compte est plus faible que celui sous sollicitations faibles.
Dans la modélisation de l’ISS, il y a donc lieu de tenir compte de la diminution du module de
déformation avec l’augmentation du niveau de déformation. Ne disposant que de mesures sous
sollicitations faibles (ce qui est le cas pour tous les essais in situ), on doit extrapoler les résultats pour
les sollicitations fortes, afin de tenir compte des déformations engendrées par les ondes sismiques.

La différence entre les valeurs de Vs a faibles déformations, telles que celles mesurées dans des
essais in situ, et les valeurs correspondant aux niveaux de déformation induits par le séisme de
calcul, doit être prise en compte dans tous les calculs utilisant les propriétés dynamiques du sol dans
des conditions stables.

Pour cela, et a défaut de justification particulière, les code de calcule telle que l’Eurocode 8-5
propose de déterminer cette valeur à partir du module tangent Gmax, auquel on applique un
coefficient réducteur en fonction de l’accélération du sol.
Si le produit agS est égal ou supérieur à 0,10 g (c’est-à-dire égal ou supérieur à 0,98 m/s2), et en
l’absence de mesures spécifiques, l’Eurocode 8-5 demande d’utiliser le tableau comprenant : les
coefficients d’amortissement interne, coefficients de réduction moyens (+o- un ecart type) pour la
vitesse Vs des ondes de cisaillement et pour le module de cisaillement G, jusqu’à une profondeur de
20 m.

Coefficients moyens d’amortissement de sol et de réduction moyens pour la vitesse Vs et le module


de cisaillement G, jusqu’à une profondeur de 20 m
A titre d’exemple, les tableaux donnent les valeurs maximales des modules élastiques E
(longitudinal) et G (cisaillement) pour deux cas de profils de sols stratifies, obtenues après des essais
cross-hole.

Période fondamentale du sol

Pour certaines combinaisons d’actions ou dans les calculs des fondations profondes, on doit disposer
de la période fondamentale du sol Ts et aussi du déplacement maximal dmax d’un sol de profil
homogène.

Figure : Déformée de sol


La période fondamentale est donnée par Novak [Novak, 1983] en fonction de l’épaisseur H de la
couche et de la vitesse Vs des ondes de cisaillement :

Dans le cas d’un sol a profil stratifie, cette période peut être considérée comme égale à

Par ailleurs on peut admettre, dans le cas d’un sol de profil homogène, que la déformée du sol est un
quart de sinusoïde défini par le déplacement a la surface, soit :

Avec  : 1 pour les sols résistants, 0.9 moyennement résistant et 0.8 pour les sols à faible résistance.
l’ISS
Pour évaluer les sollicitions dans la structure et celle appliquées à la fondation, l’étude sismique
repose sur les spectres de réponse définis par le RPS 2011 qui tiennent compte des conditions de site
et sol, et qui prennent comme hypothèse que la structure est parfaitement encastrée au sol.
Ceci ne suffit pas toujours pour évaluer correctement ces sollicitations, car, en toute rigueur, les
fondations des structures ne forme jamais un encastrement parfait au sol, cause des différentes
rigidités du sol, des fondations et de la structure ce si est traduit par deux phénomènes d’«
interaction sol – structure ». Ils sont parfois négligeables, parfois non. On explique dans cette partie
leur signification physique et on donne plusieurs approches permettant la prise en compte desdits
phénomènes.

Nécessité de modéliser l’interaction sol structure :

Le mouvement sismique est le mouvement à la surface du sol en champ libre, en l’absence de toute
construction, est défini à partir d’enregistrements réels des mouvements d’un point du sol. Or, les
enregistrements réels actuellement disponibles ont presque tous été obtenus en surface ou à très
faible profondeur. Le mouvement sismique donné, déduit de tels enregistrements, est donc
essentiellement représentatif du mouvement d’un point au voisinage de la surface.
La réponse de la structure à ce mouvement sismique dépend de la nature de ce dernier, des
propriétés dynamiques de l’ouvrage et de celles du sol. Il y a donc interaction entre la structure et le
milieu extérieur.

Il faut rappeler que c’est essentiellement la structure que l’on souhaite dimensionner et non le milieu
extérieur. On souhaite, par conséquent, limiter le plus possible l’interaction avec le sol, à la fois pour
des raisons de cout et de complexité de l’analyse à effectuer.
La procédure la plus radicale pour éliminer le problème de l’ISS est de considérer la structure
parfaitement encastrée dans le sol, hypothèse d’autant plus valable que le sol de fondation est peu
déformable (figure 0.a) vis-à-vis de la structure ; laquelle peut donc être considérée comme
encastrée (cas de bâtiments courants, réguliers, faisant l’objet des méthodes de calcul simplifiées).
Il n’y a pas non plus d’interaction dans le cas d’un bâtiment rigide sur un sol rocheux, parce qu’en
pratique, les déformations du sol comme celles au droit du bâtiment sont négligeables devant les
déformations du bâtiment (figure 0.b). Ce constat est d’autant plus valable que si la lecture spectrale
est sur le palier.
En général, et plus particulièrement dans le cas de bâtiments massifs sur des sols moyennement ou
faiblement raides (figure 0.c), il y a une intervention non négligeable du sol (modes de sol) et une
modification de la réponse de la structure.

Figure 0 Interaction sol-structure


a) Sans ISS, bâtiment souple et sol de très bonne résistance mécanique
b) Sans ISS, bâtiment raide et sol de très bonne résistance mécanique
c) Avec ISS, bâtiment raide et sol de faible ou moyenne résistance mécanique

Enfin, on peut rencontrer une multitude de situations intermédiaires pour lesquelles la prise en
compte de l’ISS doit être décidée cas par cas. Par exemple, dans le cas des niveaux supérieurs (figure
0.c) plus souples que les niveaux inférieurs, l’effet « coup de fouet » sera aggravé par les
mouvements du sol et il faut donc prendre en considération l’ISS.

Figure 0.c ISS à prendre en compte pour modéliser l’amplification du phénomène « coup de fouet »

D’une manière générale l’interaction dynamique sol-structure [EC8-5/annexe D-(D1)] entraine :

- un allongement de la période de vibration du 1er mode notamment, qui peut provoquer une
variation en plus ou en moins de la valeur de l’accélération selon la zone où l’on se situe sur le
spectre élastique ;
- un amortissement non négligeable (amortissement radiatif + amortissement propre au matériau –
sol) puisque toujours supérieur à celui des matériaux de la structure. Ne pas le prendre en compte
conduit à surestimer la réponse ;
- une rotation de la fondation qui peut modifier sensiblement le calcul de la déformée modale et
donc la répartition des accélérations sur la hauteur du bâtiment ;
- le mouvement du sol à la base du bâtiment est supposé identique à celui du champ libre.
Dans les cas courants, on constate toutefois que cette approximation est acceptable.

A) Interaction cinématique :

Le premier phénomène de type « interaction sol – structure » résulte du fait que les couches de sol
situées entre le bedrock et la surface sont le siège d’un mouvement sismique horizontal
(notamment) relatif entre les couches basses et superficielles, dlibre en champ libre sur la Figure 1 Le
milieu se déforme donc en continu lors du séisme et ses déformations sont liées à la raideur des
couches de sol.
Une fondation profonde présente une raideur différente de celle du sol et ne suit pas exactement les
déformations du milieu environnant : son déplacement en surface ds est inférieur à dlibre . Il résulte de
cette différence des sollicitations dans la fondation, dans le sol environnant et à l’interface. Figure1.
C’est l’ « interaction cinématique ». Si le sol est le point faible, il peut apparaître des ruptures dans le
sol, des excavations à l’arrière des pieux… Si les pieux sont très flexibles, leurs déformations peuvent
être grandes alors que les sollicitations restent faibles.
BEDROCK

Figure 1. La fondation est une discontinuité en raideur dans le milieu « sol » et des sollicitations
apparaissent dans le sol et la fondation.

Les déformations des pieux peuvent y former des rotules plastiques, à l’encastrement à la poutre sur
pieux ou aux interfaces entre des couches de raideur assez différentes.
Les effets de l’interaction cinématique sur les sollicitations des pieux doivent être évalués si les
conditions suivantes sont réunies simultanément :
- la zone est de séismicité modérée à forte (ag S> 0,1g)
- le sol présente un des profils stratigraphique suivent :
- Dépôts de sol sans cohésion de densité faible à moyenne (avec ou sans couches
cohérentes molles) ou comprenant une majorité de sols cohérents mous à fermes.
- Profil de sol comprenant une couche superficielle d’alluvions avec une
épaisseur comprise entre 5 m environ et 20 m, reposant sur un matériau plus raide avec vs > 800 m/s
- Dépôts de sols liquéfiables d’argiles sensibles.
- vs < 200 m/s
- des couches successives dont les rigidités diffèrent nettement (rapport de modules de cisaillement
supérieur à 6).
Ce type d’interaction peux être négligeable pour les fondations superficielles telle que les semelles
puisque elles suivent le même déplacement de la couche surfacique du sol.

B) Interaction inertielle

Le deuxième phénomène de type « interaction sol – structure » correspond à l’existence de


déformations du sol et des fondations sous l’effet des sollicitations MEd , VEd , NEd appliquées à la
fondation par les forces d’inertie, développées dans la structure après une oscillation dynamique ,
calculées au départ du spectre de réponse. La liaison de la structure à la fondation n’est pas un
encastrement parfaitement rigide -Figure2- et il y a un effet de cette déformabilité : c’est ce qu’on
appelle l’ « interaction inertielle ».
Figure 2 Le sol est déformable et par l’interaction sol structure « inertielle », on tient compte de
cette déformabilité; l’image présente un des modèles possibles.

On prend l’interaction inertielle en compte en utilisant un modèle qui représente la déformabilité du


sol. L’effet majeur de l’interaction inertielle est le balancement de la structure ou « rocking ».

Son importance relative est plus grande pour des structures raides, telles que structures
contreventées par des murs de grande longueur, ou des structures massives posées au sol
(réservoirs, centrales nucléaires).
Considérer la déformabilité du sol dans l’analyse a un effet sur la période fondamentale de la
structure:
La période fondamentale Tst+s de l’ensemble (structure + sol) est supérieure à la période
fondamentale. Tst de la structure considérée parfaitement encastrée. Compte tenu de la forme des
spectres de réponse, cette augmentation de T peut correspondre à des sollicitations identiques
(plateau du spectre) ou réduites (branches du spectre). Ceci explique pourquoi dans certaines
conditions, une évaluation de la réponse sismique des structures négligeant l’interaction sol –
structure.

Toutefois, comme une augmentation de T correspond aussi à une augmentation des déplacements
de la structure par rapport au sol, quelque règlements parasismiques comme « l’eurocode 8 »
impose de considérer l’interaction inertielle sol – structure dans certains cas. Il s’agit:
- des structures où l’effet P- est important
- des structures avec des fondations massives ou profondes: silos, caissons offshore
- des structures élancées : tours, cheminées, bâtiments élancés
- des structures fondées sur des sols très mous (avec vitesse des ondes de cisaillement vs < 100 m/s).

On voit que l’interaction sol – structure peut être négligée dans l’analyse des bâtiments courants
construits sur des sols de qualité normale.

On présentera par la suite des méthodes d’analyse permettant de tenir compte de l’interaction sol
structure.
En cas d’utilisation, il faut se rappeler que les propriétés des sols à considérer dans ce type d’analyse
n’ont pas une valeur unique et précise, pour trois raisons :
- les incertitudes quant à la représentativité d’un échantillon de sol pour caractériser tout un volume
- les incertitudes inhérentes aux méthodes expérimentales de détermination des propriétés des sols
- le fait que le module de cisaillement G d'un sol à considérer dans l’analyse est un module sécant,
qui dépend donc de l'importance des déformations réelles du sol qui ne sont pas connues a priori ;
plus celles-ci sont plastiques, plus le module sécant est faible.
L’analyse de l’interaction sol - structure doit donc être faite en couvrant raisonnablement le domaine
des valeurs possibles des paramètres caractérisant le sol.

Analyse considérant l’interaction sol-


structure.
On présente ici dans un premier temps des méthodes simples d’analyse tenant compte de
l’interaction sol- structure. Et dans un deuxième lieu des explications détaillées de la dynamique de
l’interaction sol - structure et des méthodes d’analyse plus exactes possibles. On s’est basé
principalement sur deux ouvrages spécialisés [Pecker, 2006] et [Dowrick, 1988].

A) Méthode forfaitaire utilisable en dimensionnement de bâtiments réguliers.

Lorsqu’un bâtiment comporte une infrastructure, on peut évaluer de façon approximative l’effet
de l’interaction sol-structure en définissant une « hauteur de dimensionnement » H supérieure à
H0 hauteur de la structure au-dessus du sol. H définit en fait le niveau supposé de l’encastrement
parfait ; il inclut une partie du sous-sol et traduit la flexibilité de ce sous-sol. La période
fondamentale T est plus élevée, la pseudo accélération égale ou réduite et les déplacement plus
grands que si on considère un encastrement au niveau du sol.
On trouve dans le règlement PS92 les indications suivantes :
- H = H0 si la structure est fondée sur un sol de très bonne résistance mécanique
- H = H0 + H1/2 si la structure est fondée sur un sol de résistance mécanique moyenne
- H = H0 + H1 si la structure est fondée sur un sol de résistance mécanique faible
Les masses situées sous le niveau d’encastrement ne font pas partie de la masse sismique.

Figure4. Hauteur de dimensionnement (d’après PS92).


Des méthodes d’usage encore plus simple ont été établies, qui ne demande pas une représentation
explicite des fondations : la structure est encastrée en base et on traduit l’influence de l’interaction
inertielle par des relations de modifications des sollicitations calculées dans cette hypothèse. On
présente ci-après une méthode de ce type.

B) Méthode FEMA 450 (2006). Application à l’analyse dynamique simplifiée.

Cette méthode résulte d’études d’oscillateurs simples sur support élastique, des systèmes à 3 DDL :
- un déplacement horizontal en base
- une rotation θ en base
- un déplacement relatif entre la masse et la base de l’oscillateur.
On présente à la Figure 7 des spectres de réponse de tels systèmes. On n’observe qu’une flexibilité
accrue conduit à :
- l’accroissement de la période du cas base flexible (Φ>0) par rapport au cas base fixe (Φ=0) :
T* > T
- la diminution du niveau des pics pour les cas base flexible par rapport au cas base fixe. On traduit
cette observation dans un amortissement * > 
La méthode reprise dans le document FEMA 450 définit des relations de calculs de T* et * en
fonction des type de sols, qui permettent d’établir un cisaillement en base V Ed réduit tenant compte
de l’interaction inertielle sol-structure :

VEd* = VEd – V [V est limité à : V <0,3 VEd]

Dans cette relation, Sd(T) et Sd(T*) sont respectivement la pseudo accélération de calcul pour la
période T de la structure calculée en ignorant l’interaction sol-structure (base fixe) et la pseudo
accélération de calcul pour la période T* qui tient compte de l’interaction sol-structure (base
flexible).
* est l’amortissement du système structure – fondation flexible.
Meff est la masse efficace de la structure. On admet Meff = 0,7 M , sauf pour les structures à 1 seul
niveau où on prend Meff = M.
Figure 7. Spectres de réponse de systèmes à base flexible (Φ>0) et fixe (Φ=0)
(sous excitation harmonique et pour ξ=2%). [Veletsos et Meek, 1974].

B-1) Détermination de T*

T* est calculée par :

Dans cette relation, k* est la raideur de la structure à base fixe :

heff est la hauteur « efficace » de la structure : heff = 0,7 htot (pour la structure à un seul niveau, on
prend: h = htot)
Ky est la raideur de la fondation pour un déplacement horizontal, c'est-à-dire la force qui appliquée
au niveau de la fondation provoque un déplacement unitaire à ce niveau (force et déformation
mesurées pour la direction sismique considérée).
Kφ est la raideur de la fondation pour un mouvement de balancement, c'est-à-dire le moment qui
produit une rotation moyenne unitaire (moment et rotation étant mesurés dans la direction
considérée d’action sismique).
Ky et Kφ sont calculés par des relations indiquées plus bas.
Figure 8. Le module G pour une analyse élastique est un module sécant qui dépend de l’importance
des déformations attendues du sol.

Le module de cisaillement G du sol pour de grandes déformations est estimé, sur base du module Go
mesuré pour de petites déformations comme indiqué au Tableau.
De même, vs , vitesse des ondes de cisaillement dans le sol aux grandes déformations, est calculée sur
base de vso, vitesse moyenne des ondes de cisaillement du sol de fondation pour de petites
déformations (10-3 ou moins).

Relations directes de calcul de T*


On peut aussi calculer directement par la formule finale :

Est le rapport de la masse efficace de la structure par rapport à une masse de sol qui occuperait le
même volume Ao heff ; son ordre de grandeur est 0,15.

B-2) Calcul de l’amortissement efficace * :

B-2-1 fondation superficielle :


L’analyse de la réponse harmonique à la résonance de systèmes simples du type présenté à la Figure
7 a permis d’établir une relation de calcul de l’amortissement * :

Mais toujours * 5 % de l’amortissement critique

ξ0 est l’amortissement du sol de fondation, donné à la Figure 9 en fonction de l’élancement heff/r de la


structure.
heff est la hauteur efficace de la structure.

B-2-1 fondation profondes :

L’amortissement radiatif est négligeable si la structure est supportée par des pieux offrant
essentiellement une résistance à la pointe et que la période du sol mou traversé T = 4 Ds/ν est
inférieure à la période fondamentale de la structure T* (Ds est l’épaisseur du sol mou).
Dans ce cas, on calcule * par :

Mais toujours * 5 % de l’amortissement critique

Figure 9. Coefficient d’amortissement du sol de fondation ξ0.


Prise en compte de la composante verticale de l’action sismique dans l’interaction sol-structure.

Les sollicitations engendrées par la composante verticale de l’action sismique ne sont pas très
différentes si on considère ou non la flexibilité de la fondation. On néglige cet effet.

Calcul des déplacements horizontaux de la structure tenant compte de l’interaction sol stucture.

Les déplacements horizontaux δx sont modifiés par la prise en compte de l’interaction sol structure.
La déformée de flexion est réduite dans le rapport VEd*/VEd , mais une déformée de balancement est
ajoutée. On a :

z définit la hauteur du niveau d’étage considéré

C) Méthode FEMA 450 (2006). Application à l’analyse modale.

Les études ont montré que seul le mode fondamental de vibration de la structure est influencé par
l’interaction sol-structure.
On réduit le cisaillement en base correspondant au seul premier mode : V*Ed,1 = VEd,1 - DV1
DV1 est calculé avec T = T1 et T* = T1*

k* est calculé avec la masse modale effective totale M1 :

mi est la masse au niveau i et fi1 est le déplacement au niveau i dans le mode 1.


On calcule heff :

On utilise les valeurs de M1, heff, T1 et T1* pour établir α et ξ*:

On établit alors :

On calcule la déformée modale modifiée du mode 1 par :


Les autres déformées modales δxm sont inchangées.
M01 est le moment de renversement calculé dans la structure à base fixe sous V1 et les δxm sont les
déplacements au niveau x dans la structure à base fixe calculé sous le cisaillement non modifié Vm.
Le déplacement modal relatif entre étage modifié à l’étage x est trouvé comme la différence des δxm
en haut et en bas de l’étage considéré.
On trouve les sollicitations de calcul par une moyenne quadratique ou CQC des contributions des
différents modes.
La réduction des sollicitations à la fondation qu’on peut attendre en considérant l’interaction sol
structure est de l’ordre de 10%.

D) Principe des modèles pour l’analyse considérant l’interaction sol – structure :

Pour représenter l’interaction sol structure sous des modèles numériques, on utilise deux approches:

Approche 1 (modélisation en élément finis) :

Le modèle représente la structure et le sol depuis le bedrock jusqu’à la surface. Figure5. Cette
approche présente des difficultés, puisqu’il faut:
- construire un modèle détaillé du sol, modèle qu’il faut quand même limiter et qui doit éviter les
rebonds sur les frontières du modèle des ondes propagées dans le sol (nécessité d’éléments
absorbants)
- définir pour chaque élément de sol un module d’élasticité, un coefficient de Poisson, une masse
volumique et un amortissement.
- définir des accélérogrammes au bedrock

Figure 5 : modèle complet pour l’étude de l’interaction sol-structure.


Approche 2 (méthode des ressorts):

On intègre dans un modèle la structure et une portion de sol associée à la structure à laquelle on
attribue des caractéristiques représentatives de la flexibilité et l’amortissement du sol.
Cette deuxième approche permet des analyses plus simples. On y sépare le sol et la structure, de
sorte que le mouvement du bâtiment est égal à la somme :
- du mouvement que prend le bâtiment supposé sans masse sous l’action sismique en base :
interaction cinématique
- du mouvement du bâtiment résultant de l’interaction cinématique : interaction inertielle.
Pour une structure dont les fondations peuvent être considérées comme superficielles, l’interaction
cinématique est négligeable : le bâtiment suit les mouvements de la surface du sol et on peut étudier
l’interaction sol-structure dans un modèle unique où le sol est modélisé par des ressorts amortis. Des
études ont permis de calibrer des raideurs et amortissements de ressorts représentants au mieux
l’interaction sol-structure.

Figure 6 : modèle où la fondation est représentée par des ressorts.

Afin de s’approcher au mieux des valeurs les plus représentatives desdits raideurs et amortissements
le D. Victor Davidovici et son équipe présentent dans le guide « Pratique du calcul sismique » une
méthode qui regroupe et lie entre 3 approche de calcul, elle s’exprime de la façon suivante :

• On calcule en première approximation les raideurs de sol par la méthode Newmark-Rosenblueth


[Newmark & Rosenblueth, 1971], méthode indépendante de la fréquence, donc avec des coefficients
constants ;
• On calcule la fréquence f0 de la structure a partir des raideurs ainsi obtenues ;
• On détermine les nouvelles raideurs et l’amortissement géométrique selon la méthode Deleuze
fondations circulaires ou assimilées sur un milieu semi-infini. Pour les autres types de fondations
superficielles, on peut déterminer les raideurs d’après Sieffert et Cevaer [Sieffert & Cevaer, 1992] ;
• Les valeurs de raideurs du sol résultent d’un processus itératif qui converge rapidement (trois à
quatre itérations).

Pour l’étude de l’interaction sol-structure, en plus de l’amortissement interne du sol, on considère


l’amortissement géométrique ou radiatif. L’amortissement géométrique correspond à une perte
d’énergie par propagation à l’infini, par rayonnement des vibrations dans le sol.
On l’appelle amortissement géométrique, car il ne dépend que de la forme de la fondation, des
propriétés du sol et de la fréquence du mouvement.
L’amortissement géométrique augmente avec la fréquence. Il y correspond une réaction déphasée
par rapport au mouvement, dont l’importance relative augmente avec la fréquence ;
Elle peut être 2, 5, 10 fois plus grande que la force correspondant à la raideur statique pour les
modes de translation.

Les valeurs de l’amortissement géométrique dépendent de la nature du mouvement :


• Modes de translation verticale et horizontale : →  > 20 % ;
• Modes de rotation : roulis et torsion →  < 10 %.
Comme le milieu semi-infini (demi-espace) élastique homogène est connu pour surévaluer les valeurs
de l’amortissement radiatif, par rapport au milieu stratifie plus réaliste, l’amortissement de chaque
ressort pris en compte dans les calculs sera réduit et pris égal à la somme de :

Amortissement du ressort = (amortissement géométrique ou radiatif + amortissement interne de


frottement du sol) ≤ 30 %
L’amortissement géométrique ou radiatif :
-Est limite forfaitairement à 50 % de sa valeur théorique, lorsque celle-ci est calculée par une
méthode utilisant la théorie du demi-espace de sol infini ;
-Peut être supérieur à 50 % lorsque sa valeur théorique est calculée par une méthode prenant en
compte la stratigraphie et les hétérogénéités du sol.

L’amortissement géométrique sera calculé pour chaque composante du mouvement sismique,


chaque mode et chaque type de ressort du sol. L’amortissement interne de frottement du sol est
égal à 5 %, quels que soient le mode et le sol.

Ces limitations introduites concernant la valeur d’amortissement ont pour objet de tenir compte des
réflexions d’ondes résultant de la stratification rencontrée dans les sols.

On obtient ainsi formellement quatre raideurs de sol en fonction de la frequence f :


• Raideur de translation verticale : kv (f ) ;
• Raideur de translation horizontale : kh (f ) ;
• Raideur de balancement (rocking) : kF (f ) ;
• Raideur de torsion autour d’un axe vertical : kR (f ).

En définitive, on peut construire un modèle sol-structure relevant du même type de modélisation


que pour les superstructures et accessible aux mêmes programmes de calcul.
Chaque ressort est caractérisé par sa raideur et son amortissement réduit.

La prise en compte d’une modélisation du sol par ressorts ne s’impose pas pour des structures
souples (portiques) et légères comme les constructions métalliques, d’autant que le plus souvent
elles sont articulées en pied.

Méthode Newmark-Rosenblueth :

La méthode est indépendante de la fréquence, donc avec des coefficients constants. Elle
Permet d’estimer et de contrôler les valeurs des raideurs, des amortissements du sol et des
fréquences propres de la structure qu’on peut calculer d’une manière plus précise avec d’autres
méthodes (par exemple la méthode de Deleuze).
Pour obtenir un meilleur ajustement dans la bande des basses et moyennes fréquences, qui sont
celles présentant le plus d’intérêt dans le cas des séismes, Rosenblueth a introduit une masse
virtuelle de sol, liée a la fondation du bâtiment.
Toutefois, l’introduction d’une masse additionnelle à la base de la structure ne modifie pas
radicalement sa réponse dynamique.
On prend le nœud d’interface sol-fondation au niveau inférieur du radier (attention, les inerties
massiques doivent être exprimées par rapport à ce niveau). La masse de sol additionnelle est
concentrée en ce nœud.

Notations :

• A aire de la fondation;
• a = dimension parallèle a la direction du séisme ;
• b = dimension perpendiculaire à la direction du séisme ;
• r = masse volumique du sol;
• Mb = masse du bâtiment ;
• Ms = A.H.r = masse de sol additionnelle ayant même aire que la fondation du bâtiment ;
• H = hauteur du prisme de sol;
• Ιb, Jb = inerties massiques du bâtiment par rapport à la fondation ;
• Ιs, Js = inerties massiques de la masse additionnelle de sol par rapport à la fondation ;
• r0 = rayon d’une fondation circulaire;
• G = E/ (2(1+v)) = module de cisaillement dynamique du sol ;
• n = coefficient de Poisson.
On obtient les quatre raideurs de sol à partir de l’abaque et du tableau suivant :

Abaque des Valeurs des coefficients βz, βx, β

Tableau Coefficients d’amortissement et de raideur

Méthode de Deleuze :
Cette méthode [Deleuze, 1967] peut être appliquée dans le cas où les fondations, circulaires ou
assimilées, peuvent être considérées comme superficielles et suffisamment rigides.

Le sol est représenté par un système de ressorts qui relient le ou les nœuds représentatifs de la
fondation de l’ouvrage au repère de sol en champ libre. La modélisation de l’ISS par ressorts
concentrés est plus simple pour l’analyse dynamique d’ensemble (hypothèse du radier rigide), mais
nécessite par la suite une modélisation spécifique du radier. La modélisation de l’ISS par ressorts
repartis est plus complexe, mais les efforts obtenus sont directement exploitables pour le
dimensionnement du radier.
Chaque ressort est caractérisé par sa raideur et son amortissement réduit.
Les ressorts se répartissent suivant trois types :
• Translation verticale (symbole V) ;
• Translation horizontale (symbole H) ;
• Rotation autour d’un axe horizontal, balancement (symbole φ).

Figure Modélisation du sol par un système de ressorts


a) Ressorts concentrés – b) Ressorts répartis

Cette représentation est admise en cas de sol homogène a l’échelle des dimensions en plan des
fondations, c’est-à-dire en cas de sol stratifie dont les couches présentent des contrastes faibles de
module G.
Les coefficients de raideur sont calcules pour chaque direction sismique en fonction des coefficients
de transmittance f, par les expressions :

L’expression de l’amortissement géométrique en fonction des coefficients de transmittance des


tableaux est, pour chacun des types de ressort de sol :

Notations :
• a = dimension parallèle a la direction du séisme ;
• b = dimension perpendiculaire à la direction du séisme ;
• r0 = rayon du cercle équivalent d’une fondation circulaire. Il est calculé comme suit :
– cas des coefficients de raideur en translation : l’aire du cercle équivalent est égale à l’aire de
la surface d’appui.

– cas du coefficient de raideur en rotation (balancement) : le moment d’inertie de la surface du


cercle équivalent est égal au moment d’inertie de la surface d’appui de la fondation, rapporte a l’axe
perpendiculaire à la composante passant par le centre de gravité de la surface :

En balancement :

En torsion :

• G module de cisaillement dynamique du sol ;


• ρ = masse volumique du sol ;
• f 0 = fréquence du mode de vibration fondamental dans la direction de séisme considérée,
déterminée à l’aide d’un calcul modal préliminaire avec les coefficients et masses de sol de
Rosenblueth ;

• a 0=2 π f 0 r 0
√ ρ Paramètre de Deleuze.
G

La méthode est applicable si le rayon de fondation est suffisamment petit devant la longueur d’onde
dans le sol ; en pratique, il faut que : a0 < 2.

Les tableaux de coefficients de transmittance fV, fH, fΦ, ont été établis par Deleuze [Deleuze, 1967]
avec les hypothèses suivantes :
• le sol est un solide semi-infini, élastique et homogène, isotrope et limite par un plan ;
• la réaction de sol sous la fondation est linéaire. La surface d’appui n’est donc pas plane, elle est
donnée par la résolution du second problème de Boussinesq. Les déplacements du nœud de la
fondation sont assimiles a ceux du centre d’inertie de la fondation, la rotation de la fondation est
celle du plan moyen de la surface d’appui ;
• l’amortissement géométrique correspond au rayonnement des ondes dans le sol.
Lorsque les valeurs numériques des paramètres ne figurent pas dans les tableaux, une interpolation
linéaire est effectuée a partir des valeurs les plus proches.

Amortissement géométrique de Deleuze :

−f v2 −f −f
η v= ; ηh = h 2 ; η φ= R 2
2f v1 2 f h1 2 f R1
Tableau des Coefficients de transmittance verticale fV du sol

Tableau Coefficients de transmittance horizontale fH du sol

Tableau Coefficients de transmittance en rotation fF du sol

On calcule ainsi les caractéristiques (raideur et amortissement réduit) d’un ressort unique.
Si le modèle ISS est constitué par des ressorts repartis, les raideurs correspondantes sont obtenues
en privilégiant la direction horizontale et la direction verticale dont les déplacements sont issus d’une
rotation :
Kh
- Direction horizontale :
S

- Direction verticale :
I
Avec : S = surface de la fondation ; I = inertie de la fondation.

Si l’une des conditions de Deleuze n’est pas vérifiée alors on pourra se tourné vers les formules
proposé par l’eurocode 8 en prenant des module dynamique dans le calcul pour tenir en compte de
l’effet sismique.

Les formules de la norme NF P 94-261 Fondations superficielles

Calcul de la raideur verticale KV d’une fondation superficielle :

Calcul des raideurs en translation KB et KL d’une fondation superficielle :

Calcul des raideurs en rotations Kθ ;B et Kθ ;L :


Cas des fondations profondes :

Quand il s’agit d’un bâtiment reposant sur des fondations profondes l’interaction cinématique ne
peux être négligée, en présente par suite une méthode pour calculé le déplacement horizontale en
tête de pieux ainsi que les sollicitations liée à ce déplacement pour assimilé l’effet de l’interaction
cinématique. On calculera alors les sollicitations provenant de l’interaction inertiel après
modélisation des pieux on leurs appliquant une raideur horizontale repartie sur le long leur longueur.

Calcul des sollicitations dans le pieu dues au déplacement du sol horizontale « interaction
cinématique » :

Durant un séisme et suivant l’approche du PS 92, on suppose que la couche supérieure de moindre
portance soit susceptible de se déplacer par rapport à la couche d’ancrage du pieu, ce déplacement
est supposé similaire à un quart de sinus avec un déplacement maximal en surface.

Le déplacement de la couche de surface engendre des efforts supplémentaires sur le pieu.


Pour déterminer le déplacement du pieu on multiplie le déplacement maximal de la couche de
surface par le rapport des rigidités.

G sol
d pieu=d sol Pour calculer l’effort tranchant.
G pieu
E sol
d pieu=d sol Pour calculer le moment de flexion.
E pieu

Remarque : si le sol a une rigidité plus importante que celle du pieu alors le déplacement du pieu
sera plus grands est vis-versa.

Calcul du déplacement maximal du sol :

Le déplacement est maximal au niveau du terrain naturel avec :

Hs : hauteur de la couche de sol déplaçable


an : accélération superficielle
Vs : Vmax x Racine (G/Gmax)
Calcul du des sollicitations du pieux:

Dmax est le déplacement du pieu

Calcul des sollicitations dans le pieu dues à « interaction cinématique » :

On détermine à partir de l’application de la DDC de la structure sur les centres de gravite des têtes
de pieux, les pieux sont modélises sous forme d’éléments filaires soutenus par des appuis élastiques
a raideurs égales aux raideurs du sol.

Calcul des raideurs horizontales du sol:

Les raideurs du sol sont calculées a partir des essais préssiométriques conformément au fascicule 62
titre V.
Les modules de réaction instantanés sont pris égaux au double des modules diffères.

Module diffère :

EM : Module pressiometrique
B : Diamètre du pieu
Bo : 0.60 m
a : Coefficient caractérisant le sol, il dépend du type de sol et du rapport EM/Pl

Module instantané :

Principe de modélisation des pieux :

Les pieux sont modélises a l’aide du logiciel de calcul aux éléments finis
- La tête de pieux est considérée comme un élément infiniment rigide.
- Les pieux sont modélisés par les éléments filaires avec un maillage de +o- 50cm.
- Les couches de sols sont modélisées en appuis linéaires élastiques.
- La descente de charges est appliquée au niveau du centre de gravité de la tête de pieux.
Etude de cas
BCP

PRESENTATION DU PROJET
La présente note s’inscrit dans le cadre des études APS du nouveau siège de la Banque
Centrale Populaire, à Casablanca.
La tour est un immeuble de 109.5 m de haut (y compris coiffe), comportant en sus 3 étages
de sous-sol.
L’image ci-dessous montre une vue d’architecte de la tour ainsi que des structures
avoisinantes.

Figure : La tour est surmontée d’une coiffe architecturale en charpente métallique et


éléments de façade.
Situation du projet

INSERTION URBAINE :

Situé au coeur de la future place financière de Casablanca, le siège de la


BCP bénéficie d’un emplacement stratégique.
Le lot 64 est à l’angle du boulevard de l’Aéropostale et de Main Street,
colonne vertébrale du nouveau quartier de Casablanca Anfa.
La tour isolée se dresse au sud de l’espace public majeur du quartier, en
bordure d’Anfa Park., poumon vert du projet implanté dans l’axe de
l’ancienne piste de l’aéroport d’ANFA.
Le lot étiré d’Est en Ouest offre deux façades Nord & sud libres de tout
obstacle.

Volontairement en retrait la façade active de la tour profite pleinement de


son implantation au cœur de la place financière. L’entrée principale de la
tour se fait depuis la place d’Anfa Centre sur la façade Nord du lot.
L’aménagement de la place vient se prolonger sous un porche
surdimensionné.
L’atrium ainsi formé abrite les évènements publics du siège.
Le hall d’accueil à l’aplomb de la tour est baigné d’une lumière filtrée par
la façade sud.
Des locaux commerciaux dédiés aux agences bancaires animent l’angle
entre la place et Main Street.
Coté boulevard de l’aéropostale, la rampe d’accès au parking se glisse
sous le podium pour accentuer le décollement des volumes.
LA TOUR :

Une base de tour rectangulaire (18X45m) permet de profiter au mieux des


orientations du lot tout en préservant un coefficient d’élancement élevé.
Sa faible épaisseur de 18m pour une hauteur de 100m participe à la
finesse du bâtiment.
Volontairement située en arrière du lot en bordure, l’émergence se déploie
sur sa base pour venir en podium au-dessus de Main Street. Cet
encorbellement au-dessus de l’emprise public complète le parcours
ombragé bordant l’artère.

TYPOLOGIE DE LA TOUR

UNE ORIENTATION CHOISIE

La finesse et la géométrie de la tour qui lui confèrent son élancement,


libèrent pleinement les façades Nord et Sud. Ces orientations sont, au
Maroc, les plus favorables aux bâtiments de bureaux. Les pignons Est et
Ouest sont majoritairement opaques pour se protéger des rayons plus
rasants du soleil.
Ces principes d’implantation la tour permettent une meilleure gestion des
besoins énergétiques du bâtiment en protégeant les façades des apports
thermiques directs du soleil.

DEUX NOYAUX POUR UNE MEILLEURE STABILITE


Pour répondre à ces orientations, les pignons pleins de la tour abritent les
structures principales de l’ouvrage. La tour repose sur deux noyaux
compacts repoussés en façade latérale. Ces deux appuis confèrent, en
zone sismique, une grande stabilité au bâtiment.

LE PLATEAU TYPE

Les noyaux repoussés en périphérie sont reliés par une circulation


horizontale commune qui traverse le plateau central.
Les espaces de travail profitent du linéaire important des façades Nord et
Sud. Les fonctions communes (salles de réunion, reprographie) sont
mutualisées au centre du plateau.
LE PODIUM :

Contrepoids fragile de la tour il s’enroule autour d’un jardin suspendu et


abrite en étage une offre complémentaire de bureaux et dans sa partie
basse, les fonctions publiques de la tour : restaurant, salles polyvalents et
amphithéâtre.

DOCUMENTS DE REFERENCE

Les normes utilisées pour l’établissement des notes de calculs sont les suivantes :

Eurocode 0 - Base de calcul des structures :

Eurocode 1 - Actions sur les structures :


Eurocode 2 - Calcul des structures en béton :

Eurocode 7 - Calcul géotechnique :

Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur résistance aux séismes :

Autres règlements :

Recommandations - guides d'application :

CLASSEMENT DES OUVRAGES :


Au sens de l’EN 1990, les hypothèses de calcul en matière de fiabilité structurale sont
décrites ci-dessous.

Classe de conséquence (EN 1990 Annexe B.3.1) :

La tour est considérée de classe de conséquence CC2 (bâtiments de bureaux),


correspondant à une classe de fiabilité RC2.

Durée d’utilisation de projet (EN 1990 §2.3) :

Catégorie de durée d’utilisation de projet est prise égale à S4, correspondant à une durée
indicative d’utilisation de projet de 50 ans (classe proposée par l’Eurocode 0 pour les
structures de bâtiment et autres structures courantes).

Résumé Rapport géotechnique :

MODELISATION :

CONCEPTION DE BASE :

Dans la phase APS du projet plusieurs variante sont présente pour une comparaissent
technico-économique on choisit celle d’un plancher en post tension d’une trame courante de
8m. D’après les constatations faites par les BET cette variante s’avère être la plus
économique légères et spacieuses.
On partira sur l’hypothèse que les niveaux sont identiques pour la modélisation de la tour sur
le logiciel Robot pour un calcul en éléments finis.
INTERACTION SOL-STRUCTURE :

La tour sera fondée sur un radier, lui-même supporté par des fondations profondes.

La modélisation de l’interaction sol-structure sera effectuée à l’aide de la méthode FEMA et


des ressorts dont les raideurs seront déterminées par l’étude géotechnique.

La prise en compte de l’iSS servira a modifié la période et l’amortissement totale de la


structure + sol et de déterminer les réactions aux niveaux des fondations profondes (sujet de
cette étude de cas).

MATERIAUX

BETON

Classes de résistance retenues

Les bétons utilisés pour la structure de la tour sont listés dans le tableau ci-dessous

ACIERS PASSIFS :

Les aciers utilisés auront les prescriptions ci-dessous :


- Armatures en acier (non-inox) haute adhérence (HA) en barre ou treillis soudé
- Diamètre maximal : HA40
- fyk = 500 MPa
- Es = 200 GPa

ACIER DE PRECONTRAINTE :

La précontrainte utilisée sera constituée de torons dont les propriétés sont listés ci-dessous :
FONDATIONS :

Le béton utilisé pour les barrettes sera du C35/45.


Il sera retenu une auscultation non renforcée, et donc un coefficient k3 = 1.
Dans le cadre de la vérification des sections de béton composant la fondation profonde, on
retiendra les modules de déformation longitudinal du béton de :
- E = 20 GPa à court terme (paramètre chantier)
- E = 10 GPa à long terme
Conformément à la norme NF P94-282, la résistance caractéristique de la résistance à la
compression du béton des barrettes vaut :

La valeur retenue de Cmax est 35 MPa

On retiendra les coefficients k1 = 1.3 et k2 = 1

Soit pour un béton C35/45 :


Synthèse de l’étude géotechnique :

En attente de la mission G3 ou le maitre d’ouvrage soliste une étude géotechnique qui


permettra de définir les caractéristique dynamique du sol le programme de reconnaissance
de la mission G2/APS, a consisté en la réalisation de :

- 4 sondages destructifs avec enregistrement des paramètres, de 25 à 50 m de
profondeur, couplés à des essais pressiométriques.
- Essais de perméabilité
- Analyses d’eau

Essais pressiométriques :

Sable grésifié :

Cette formation est rencontrée en surface et constitue une couche de 0,5 à 2 m d’épaisseur
environ. Elle est dotée d’assez bonnes caractéristiques pressiométriques :

Grès et grès conglomératique :

Ces formations rocheuses constituent une couche de 2 à 4 m d’épaisseur et sont dotées de


bonnes caractéristiques pressiométriques :

Sable limoneux grésifié à passages marneux :

Cette formation rencontrée en dessous des formations gréseuses, est dotée des
caractéristiques pressiométriques suivantes :

Quartzite :

Cette formation constitue le substratum rencontré à partir de 6 à 8,20 m/TN. Elle est dotée
de très bonnes caractéristiques pressiométriques :
Essais de perméabilité

Les résultats des essais de perméabilité sont récapitulés dans le tableau ci-après :

Les essais de perméabilité réalisés permettent de conclure que les sols rencontrés sont très
peu perméables.

Résultats des essais d’analyses d’eau

Les résultats d’analyses d’eau effectuées pour évaluer l’agressivité vis-à-vis du béton sont
récapitulés comme suit :
Les résultats obtenus permettent de conclure que l’échantillon prélevé au niveau du sondage
SC5 n’est pas agressif vis-à-vis du béton tandis que celui prélevé au niveau du SC4 a une
agressivité faible et est classé XA1.

CHARGES PERMANENTES ADDITIONNELLES ET CHARGES D’EXPLOITATION :

Le tableau ci-dessous montre les chargements utilisés.


Les charges d’exploitation sont appliquées à la structure selon les surfaces d’influences
défavorables pour le calcul des sollicitations.

CHARGES SISMIQUES :

Les effets du séisme (spectre, sollicitations…) sont calculés conformément au RPS2011.

La ville de Casablanca se trouve en zone 2 pour

La vitesse horizontale maximale du sol, soit 10 cm/s


L’accélération horizontale maximale du sol, soit 10 % g = 0.981 m/s2

La vitesse et l’accélération étant en zone 2 on a : Za/Zv = 1


Pour un coefficient d’amortissement de 5% (à considérer pour les structures en béton armé
d’après la version du RPS2000 de 2002) on obtient :

Tableau d’amplification D

D’où un facteur d’amplification de :

Le coefficient de vitesses de zones (ν) est donc de 0.10 m/s.


On considère un coefficient de site (S) de 1.2, valeur recommandée par le RPS en cas de
manque d’informations sur les propriétés du sol.
Le coefficient de priorité (I) est de 1 car la tour est un bâtiment de classe III (bâtiment de
bureaux) .
Le niveau de ductilité de bâtiment est de ND1 (v<= 0.20 m/s et classe III) .
Le facteur de comportement (K) est de 1.8 pour une ossature en béton armé dont les voiles
participant au contreventement sont couplés (noyaux).
On obtient alors un spectre horizontal de ν S D I / K :
D’après le l’approche statique équivalente ne peut pas être utilisée car le bâtiment excède
60 m de haut. L’action sismique est donc à calculer avec l’approche dynamique.
Le calcul sismique dynamique sera initialisé avec le cas de charge G + 0.20 Q.
Pour chacune des directions, les effets correspondants à la réponse inertielle sont combinés
par combinaison quadratique complète (CQC). Le résultat de cette combinaison constitue les
effets de l’analyse dans la direction considérée.

Nota : Le § 4..2 du RPS 2011 impose de séparer par des joints les bâtiments de hauteurs et
de masses très différentes (écart supérieur à 15%) ce qui est le cas de la tour BCP et du
bâtiment accolé. La largeur du joint ne doit pas être inférieure à la somme des déformations
latérales respectives des bâtiments, incluant les déformations de torsion, et ne doit pas être
inférieure à 50 mm.

CHARGES ACCIDENTELLES

Aucune charge accidentelle n’est prise en compte : explosion, chocs de véhicules…

CHARGEMENTS CLIMATIQUES

Vent

Paramètres

On considère que Casablanca se trouve en région 1.


Les coefficients Cdir et Cseason sont pris égaux à 1 (direction la plus défavorable et saison
la plus défavorable).
La vitesse de référence du vent est prise à la valeur de l’annexe nationale de l’EN1991-1-4
pour la région 1 : vb,0 = 22 m/s.
La rugosité de terrain est prise de catégorie 0 : Mer ou zone côtière exposée aux vents de
mer (EN 1991-1-4 tableau 4.1). On a alors zo = 0.003 m et zmin = 1 m.
Un coefficient orographique supérieur à 1 devra être pris en compte si le bâtiment est situé
au niveau d’une pente supérieure à 3° (une augmentation des vitesses du vent est constatée
au-dessus des collines et des escarpements).

Pression dynamique de pointe qp(ze)


Avec ces paramètres on calcule la pression dynamique de pointe qp(ze) qui varie sur la
hauteur de la tour.
Par application de la figure 7.4 de l’EN 1991-1-4, on détermine les profils de pression
dynamique de calcul qp(ze) sur chacune des quatre faces de la tour.
Coefficient CsCd

Le coefficient CsCd a pour objet de prendre en compte les efforts de non simultanéité des
pointes de pression (Cs) ainsi que des effets dynamiques (Cd).
Dans l’annexe D de l’EN 1991-1-4 ce coefficient est toujours inférieur à 1 pour les bâtiments
en béton. Par sécurité on prendra cscd = 1
Forces exercées par le vent – méthode des coefficients de pression

D’après l’EN 1991-1-4 §7.1.1, les forces exercées par le vent sur le bâtiment peuvent être
calculées à partir de qp(ze) à l’aide des pressions de surface.
La force exercée par le vent Fw agissant sur une construction peut alors être déterminée en
utilisant les expressions suivantes :

Forces extérieures :

Forces intérieures :

Forces de frottement :
COMBINAISONS

ETATS LIMITES DE SERVICE

Les combinaisons générales sont de la forme :


ELS caractéristique :

ELS fréquent :

ELS quasi-permanent :

Les coefficients d’accompagnement Ψ résultent de la catégorie d’usage. Ils sont tirés du


tableau A1.1 de l’EN 1990.
Les combinaisons à tester sont donc données par les tableaux suivants :
SITUATIONS DE PROJET DURABLES OU TRANSITOIRES :

Les combinaisons générales sont de la forme :

Dans le cas présent, les combinaisons ELU principales à tester sont données par le tableau
suivant :

SITUATIONS DE PROJET SISMIQUES :

La combinaison générale est de la forme :

7
Dans le cas présent, la combinaison ELU sismique à tester est donnée par le tableau suivant
:

CALCUL sismique :
Le calcul par la méthode des éléments finis sera effectué à l’aide du logiciel Robot, suivant
les différentes combinaisons à ELU ELS et ELA, dans les charges et les coefficients sont
définis dans les paragraphes suivants.

Le calcul sismique sera effectué par la méthode modale spectrale, avec combinaison
quadratique complète de l’ensemble des modes de plus basse fréquence permettant de
mobiliser plus de 90% de la masse de la tour.

L’image ci-dessous montre une vue du modèle global à éléments finis.


Apres le lancement de calcule on obtient les résultats suivants :

Résultats modale :

D’après le tableau de l’analyse modale on constate que le mode dominant a une


période de 2.83s, que la masse modale est de 97% pour une fréquence de 25 Hrz alors
l’étude modale présente satisfait les conditions du règlement sismique.
Déplacement inter-étage :

Les déplacements présents sur la tableau ci-dessous résultent de la combinaison la


plus défavorable, on retient l’écart le plus grands entre deux étages successives :
e= 2.8cm
Ce déplacement doit être inferieur au déplacement limite déterminé par le RSP 2011
soit : lim = 0.01* Hetage* K = 0.0285m
Avec K le coef de comportemtent =1.4
Donc la structure proposé vérifie la condition avec un écart de 5 mm du déplacements
limite .

Etude des fondations profondes :


Méthodologie de calcul :

Pour dimensionnement les pieux avec prise en compte de l’ISS il faudra tout d’abord
déterminer le nombre et le diamètre des pieux, puis à partir des données sismique et
géotechnique déterminer les sollicitations provenant de l’interaction cinématique qui seront
ajouté à ceux provenant de l’oscillation de la structure dite interaction inertiel. Cette dernières
sera calculée par la méthode FEMA expliqués dans le chapitre de l’ISS.

Détermination du nombre et diamètres de pieux :


Calcul de la portance des pieux:
La portance des pieux est calculée conformément au DTU 13.2.

Nous choisissons de travailler sur des pieux de 80 cm d’une longueur de


8m.

Le détail de calcul de la portance est détaillé ci-dessus.

Le transfert des charges du pieu au sol se fait à la base du pieu en


mobilisant la portance de pointe ainsi qu’autour du pieu avec sa résistance
au frottement latéral.

Ainsi, évaluer la portance d’un pieu revient à calculer les deux grandeurs
suivantes :
Charge limite de pointe Qp
Charge limite de frottement latéral Qs

Données de calcul :

- Niveau de la pointe
- Hauteur d’ancrage du pieu He
- Rayon du pieu

Charge limite de pointe Qp :


La formule de base utilisée pour le calcul de cette charge est la suivante :

Avec :
A : section de pointe
p0 : pression horizontale totale des terres au même niveau p0=k 0∗pl
pl : pression limite pressiométrique.
Kp : coefficient empirique appelé facteur de portance

Charge de frottement latéral Qs :


La formule de base utilisée pour le calcul de cette charge est la suivante :

hsi : hauteur de la couche de sol considérée


p : périmètre du pieu
qsi : frottement latéral unitaire dans la couche considérée
Du tableau ci-dessous et de la pression limite de chaque couche, on
obtient d’après l’abaque suivant le frottement latéral unitaire limite q si..
Enfin on obtient la capacité portante des pieux pour chaque combinaison :
Application de la méthode pour le sondage SP01 :

Calcul de la pression limite nette équivalente :

Niveau de la pointe : 17m


Les valeurs des Pl sont calculées par interpolation
Z=16m Pu=(Pl16) Pu=5.14
Z=17m Pu=(Pi17) Pu=5.15
Z=18m Pu=(Pl18) Pu=5.16

P l e =√ p l 1 . p l 2 . p l3 =5.15 MPa
3

- La hauteur d’ancrage du pieu dans la couche porteuse est de : He = 8m.


- Les valeurs du facteur de portance tirées de l’abaque 1 pour le type de
pieux est :
K=1.6

La valeur du frottement latéral unitaire pour la couche en contact avec le


pieu :

qsi=0.2 MPa Correspondent à la valeur max pour une roche fragmenté

Effort mobilisable sous la pointe : Qp

Qp= A . K . ( Ple−K 0 . Ple )=0.5∗1.6∗( 5.15−0.5∗5.15 )=206 T

Effort limite mobilisable par frottement latéral : Qs


Qs= p . H encastré . q si =2.51∗8∗0.2=400T
Capacité portante des pieux :
ELU : Qmax = 403 T
ELS : Qmax = 268 T
ELA : Qmax = 303 T

Résultat du calcule sismique et Sollicitations appliquées aux pieux :

Interaction inertielle :

Puisque les fondations de l’ouvrage sont profonde la modélisation du sol par des ressort
n’est plus valide pour se faire on adoptera la méthode FEMA 450.

Après avoir modélisée la structure et l’avoir soumis aux combinaisons sismique adéquates
nous obtiendrons les résultats qui serviront au calcul des sollicitations appliquées aux pieux.

Dans un premier temps on ne compte pas sur l’effet de l’interaction sol structure pour
déterminer la période fondamentale de la structure, puis en applique la méthode proposée
par la FEMA qui nous permettra de modifier la période et l’amortissement initiaux.

Une fois que la période et l’amortissement de l’ensemble sol + structure seront déterminés,
on utilisera les résultats pour obtenir les sollicitations de calcul qui seront appliquées dans la
modélisation des pieux.

Puisque les noyaux sont les éléments porteurs de la structure nous choisirons les résultats
d’un des noyaux soit le noyau East dit le noyau 1 :
Les résultats de la modélisation sur robot sont les suivant :

ELU :
Moment à la base : 1259.9T.m
Effort horizontale à la base : 99.3T
Effort normale à la base : 16575.6T

ELS :
Moment à la base : 906.2T.m
Effort horizontale à la base : 71.3T
Effort normale à la base : 12026.5T
ELA :
Moment à la base : 109.5T.m
Effort horizontale à la base : 56.6T
Effort normale à la base : 10440.2T

Période du premier mode : 2.83s


Amortissement initial : 5 %

Application de la méthode FEMA pour la prise en compte de l’ISS :

Calcule de la période modifiée T* :

Données de calcul:
Les calculs de certaines données sont présentés en annexe.

T =2.83s
M eff =0.7∗M =26218 T
h eff =73.7 m
M eff
∝= =0.23
γ sol . A . heff

ra =
√ A
π
v s=400 m/s
=15.6
T*=4.45s

Calcule de l’amortissement de sol + fondation + structure * :

Puisque la période du sol déformable T = 4 Ds/Vs=0.04 est inférieure à la période fondamentale


de la structure T* l’amortissement radiatif (ou géométrique) est négligeable

Ds est l’épaisseur du sol à faible résistance : Ds=4m (sable grésifié)

*=0.03% mais toujours * 5 % de l’amortissement critique


Donc en garde les 5%

Les résultats de l’analyse avec prise en compte de l’ISS restent invariants :

Nombre de pieux sous le noyau :

Nb r pieux=Max ( Qu ;
Qser Qacc )
Nu Nser Nacc
; =45 pieux

On propose un maillage de 5 file 9 pieux pare fille

Calcule des raideurs de l’interface sol pieux :

Les raideurs du sol sont calculées a partir des essais pressiometriques


conformément au fascicule 62 titre V.

Module différé :

Em : 1000 MPa valeur moyen pour une roche résistante en attende des
essais cross-hole.
B : diamètre du pieu 0.8m
B0 : 0.6m
 : Coefficient rhéologique varie de 0 à 1
Valeurs issu du diagramme Pressiorama dans les normes NF-P94-261 et NF-P94-262

K f v =2 GPa/m

Modélisation des pieux


Les pieux sont modélisés à l’aide du logiciel de calcul aux éléments finis
ROBOT.

La tête de pieux est considérée comme un élément infiniment rigide.


Les pieux sont modélises par les éléments filaires avec un maillage de
50cm.
Les couches de sols sont modélisées en appuis linéaires élastiques.
La descente de charges est appliquée au niveau du centre de gravité de la
tête de pieux.
Résultat de calcul :

En présente ci-dessous les résultats pour l’un des pieux dans la


combinaison ELU :

cote sollicitassions du a l'interaction inertielle


Zm fx kN fy kN fz kN mx kN.m my kN.m mz kN.m
9,0 25.56 0,0 22,0 0,0 -11,0 0,0
9,3 20,43 0,0 22,0 0,0 -10,0 0,0
9,5 13,12 0,0 17,2 0,0 -19,6 0,0
9,8 7,01 0,0 17,2 0,0 -11,0 0,0
10,0 3,63 0,0 12,9 0,0 -26,1 0,0
10,3 0,03 0,0 12,9 0,0 -19,6 0,0
10,5 0,0 0,0 9,0 0,0 -30,6 0,0
10,8 0,0 0,0 9,0 0,0 -26,1 0,0
11,1 0,0 0,0 5,5 0,0 -33,3 0,0
11,3 0,0 0,0 5,5 0,0 -30,6 0,0
11,6 0,0 0,0 2,5 0,0 -34,6 0,0
11,8 0,0 0,0 2,5 0,0 -33,3 0,0
12,1 0,0 0,0 -0,1 0,0 -34,5 0,0
12,4 0,0 0,0 -0,1 0,0 -34,6 0,0
12,6 0,0 0,0 -4,4 0,0 -31,1 0,0
12,9 0,0 0,0 -4,4 0,0 -33,3 0,0
13,1 0,0 0,0 -6,0 0,0 -28,1 0,0
13,4 0,0 0,0 -6,0 0,0 -31,1 0,0
13,6 0,0 0,0 -7,4 0,0 -24,4 0,0
13,9 0,0 0,0 -7,4 0,0 -28,1 0,0
14,2 0,0 0,0 -8,5 0,0 -20,1 0,0
14,4 0,0 0,0 -8,5 0,0 -24,4 0,0
14,7 0,0 0,0 -9,3 0,0 -15,5 0,0
14,9 0,0 0,0 -9,3 0,0 -20,1 0,0
15,2 0,0 0,0 -10,0 0,0 -10,5 0,0
15,5 0,0 0,0 -10,0 0,0 -15,5 0,0
15,7 0,0 0,0 -10,4 0,0 -5,3 0,0
16,0 0,0 0,0 -10,4 0,0 -10,5 0,0
16,2 0,0 0,0 -10,6 0,0 0,0 0,0
16,5 0,0 0,0 -10,6 0,0 -5,3 0,0
16,7 0,0 0,0 -2,4 0,0 -33,3 0,0
17,0 0,0 0,0 -2,4 0,0 -34,5 0,0

cote sollicitasion du a l'interaction inertielle sollicitation du


l'iteraction cinema

Zm fx kN fy kN fz kN mx kN.m my kN.m mz kN.m m KN.m

9,0 8314,6 0,0 22,0 0,0 -11,0 0,0 -0,1

9,3 8314,6 0,0 22,0 0,0 0,0 0,0 -0,1

9,5 0,0 0,0 17,2 0,0 -19,6 0,0 -0,1

9,8 0,0 0,0 17,2 0,0 -11,0 0,0 -0,2

10,0 0,0 0,0 12,9 0,0 -26,1 0,0 -0,2

10,3 0,0 0,0 12,9 0,0 -19,6 0,0 -0,2

10,5 0,0 0,0 9,0 0,0 -30,6 0,0 -0,2

10,8 0,0 0,0 9,0 0,0 -26,1 0,0 -0,2

11,1 0,0 0,0 5,5 0,0 -33,3 0,0 -0,3

11,3 0,0 0,0 5,5 0,0 -30,6 0,0 -0,3

11,6 0,0 0,0 2,5 0,0 -34,6 0,0 -0,3

11,8 0,0 0,0 2,5 0,0 -33,3 0,0 -0,3

12,1 0,0 0,0 -0,1 0,0 -34,5 0,0 -0,3

12,4 0,0 0,0 -0,1 0,0 -34,6 0,0 -0,3

12,6 0,0 0,0 -4,4 0,0 -31,1 0,0 -0,4

12,9 0,0 0,0 -4,4 0,0 -33,3 0,0 -0,4

13,1 0,0 0,0 -6,0 0,0 -28,1 0,0 -0,4

13,4 0,0 0,0 -6,0 0,0 -31,1 0,0 -0,4

13,6 0,0 0,0 -7,4 0,0 -24,4 0,0 -0,4

13,9 0,0 0,0 -7,4 0,0 -28,1 0,0 -0,4


14,2 0,0 0,0 -8,5 0,0 -20,1 0,0 -0,4

14,4 0,0 0,0 -8,5 0,0 -24,4 0,0 -0,4

14,7 0,0 0,0 -9,3 0,0 -15,5 0,0 -0,4

14,9 0,0 0,0 -9,3 0,0 -20,1 0,0 -0,5

15,2 0,0 0,0 -10,0 0,0 -10,5 0,0 -0,5

15,5 0,0 0,0 -10,0 0,0 -15,5 0,0 -0,5

15,7 0,0 0,0 -10,4 0,0 -5,3 0,0 -0,5

16,0 0,0 0,0 -10,4 0,0 -10,5 0,0 -0,5

16,2 0,0 0,0 -10,6 0,0 0,0 0,0 -0,5

16,5 0,0 0,0 -10,6 0,0 -5,3 0,0 -0,5

16,7 0,0 0,0 -2,4 0,0 -33,3 0,0 -0,5

17,0 0,0 0,0 -2,4 0,0 -34,5 0,0 -0,5

Calcul des sollicitations dans le pieu du au déplacement du sol


(interaction cinématique) :
Calcul du déplacement maximal :

Site S2 suivant la classification de PS92 donc λ = 0.9


An = 0.98m/s2
Hs= 8m hauteur du sol mobile
Vs = Vmax.racine (G/Gmax)
Donc :

Vmax = 400 racine(0.8)= 357.8 m/s

Ainsi :

dsol= 0.02cm

Le déplacement du sol engendre un moment et un effort tranchant dans la


partie du pieu se situant dans la couche de mauvaise portance, nous nous
basons sur l’approche décrite dans le guide SNCF SETRA pour le calcul de
ces effets sauf que le déplacement des pieux sera différent que celui du
sol pour prendre en compte l’ISS:

Dpieux=( Kfv/Kpieux). Dsol/Nbrpieux=0.002cm

Avec :
Kvf la raideur du sol déjà déterminé
Kpieux : en considèrent le pieux encastré sur en hauteur de (2/3)*L là où
le déplacement s’annule (selon la modélisation) en obtient une raideur de
déplacement horizontale égale a :
Kpieux = 12EI/l3=0.4GPa/m

( ) ( )
2
π π
M ( z ) =E . I . d pieu . .cos .z
2. H s 2. H s

( ) ( )
3
π π
T ( z )=E . I .d pieu . . sin .z
2. H s 2. H s
Avec :
Hs= 8m ; Dpieu= 0.002m ; E=30 GPa ; I=0.02 m4 ; 9m<z<18m

sollicitation du a l'interaction
cote
cinématique
Zm m KN.m t KN
9,0 -0,1 0,1
9,3 -0,1 0,1
9,5 -0,1 0,1
9,8 -0,2 0,1
10,0 -0,2 0,1
10,3 -0,2 0,1
10,5 -0,2 0,1
10,8 -0,2 0,1
11,1 -0,3 0,1
11,3 -0,3 0,1
11,6 -0,3 0,1
11,8 -0,3 0,1
12,1 -0,3 0,1
12,4 -0,3 0,1
12,6 -0,4 0,1
12,9 -0,4 0,1
13,1 -0,4 0,0
13,4 -0,4 0,0
13,6 -0,4 0,0
13,9 -0,4 0,0
14,2 -0,4 0,0
14,4 -0,4 0,0
14,7 -0,4 0,0
14,9 -0,5 0,0
15,2 -0,5 0,0
15,5 -0,5 0,0
15,7 -0,5 0,0
16,0 -0,5 0,0
16,2 -0,5 0,0
16,5 -0,5 0,0
16,7 -0,5 0,0
17,0 -0,5 0,0

Moment du à l’excentrement des pieux:


Conformément au DTU13.2, nous prenons en compte une tolérance
d’excentrement des axes des pieux de 12 cm. Ceci revient à ajouter un
moment supplémentaire au calcul du pieu de : Mexc = 0.12 x N

moment du a
cote
l'excentricité
Zm me KN.m
9,00 2,64
9,26 2,64
9,52 2,07
9,77 2,07
10,03 1,54
10,29 1,54
10,55 1,08
10,81 1,08
11,06 0,66
11,32 0,66
11,58 0,30
11,84 0,30
12,10 -0,02
12,35 -0,02
12,61 -0,53
12,87 -0,53
13,13 -0,72
13,39 -0,72
13,65 -0,89
13,90 -0,89
14,16 -1,02
14,42 -1,02
14,68 -1,12
14,94 -1,12
15,19 -1,20
15,45 -1,20
15,71 -1,25
15,97 -1,25
16,23 -1,27
16,48 -1,27
16,74 -0,29
17,00 -0,29

Calcul de ferraillage des pieux :

Ferraillage minimal :
Le ferraillage minimal est calculé conformément au PS92 :
Amin =25.13 cm2
Atmin (courante)=102.86 cm2 soit 13.7 cm2 /ml T10 esp 10cm
Atmin (critique)=9.14 cm2. Soit 18.28 cm2 /ml T10 esp 5cm
(La zone critique est située sur les 50cm « tète du pieu »)

Calcul du ferraillage théorique :

On dispose de sections circulaires sollicitées a une flexion composé le


calcule manuel s’avère très compliqué.
On modélise une section du pieu avec les sollicitations correspondantes
Mtot = Mexc + Mstruct +Msol sur le logicielle robot expert pour obtenir les
sections acier dépendamment de la profondeur.

Note de calcule d’une section type :

Calcul de Section en Flexion Déviée Composée

1. Hypothéses:
Béton: fc28 = 35,0 (MPa) Acier: fe = 500,0 (MPa)

 Fissuration préjudiciable
 Pas de prise en compte des dispositions sismiques
 Calcul suivant BAEL 91 mod. 99

2. Section:

D = 80,0 (cm)

d = 5,0 (cm)

3. Efforts appliqués:

O
Cas N Type N (T) My (T*m) Mz (T*m)

1. ELU 0,01 3,50 0,00

4. Résultats:

Sections d'Acier:

Section théorique As = 10,1 (cm2)

Section minimum As min = 10,1 (cm2) Section maximum As max = 251,3 (cm2)

théorique  = 0,20 (%)

minimum min = 0,10 (%) maximum max = 5,00 (%)

Analyse par Cas:

O
Cas N 1: Type ELU N = 0,01 (T) My = 3,50 (T*m) Mz = 0,00 (T*m)
Coefficient de sécurité: 4,46 Pivot: A

Position de l'axe neutre: y = 7,8 (cm)

Bras de levier: Z = 71,1 (cm)

Déformation du béton: b = 1,16 (‰)

Déformation de l'acier: s = 10,00 (‰)

Contrainte de l'acier:

Le ferraillage longitudinal théorique résulte inferieur au minimum requis


alors la section des aciers sera pris égal au minimum 25.13 cm 2 soit 8T20.

Calcul de la section nécessaire des cerces :

LA section théorique des aciers horizontaux est dimensionnée vis-à-vis


l’effort tranchant conformément aux règles du BAEL.
Elle est vérifiée uniquement pour les états limites ultime et accidentel.
La justification vis à vis de l’effort tranchant commence par la
détermination de la contrainte tangente conventionnelle u.
Désignons par :

Vu : Valeur de calcul de l’effort tranchant en ELU


: Diamètre du pieu
d : Hauteur utile du pieu

u = 1.96 Vu/(d. .)

On vérifie la zone critique étant la plus sollicitée :

Vu = Vst+Vs=26KN
u= 16KN
On vérifie alors la résistance au cisaillement de la section du pieu par les
règles du BAEL suivantes :
τ u < min
1.5 (
0.15∗f c 28∗1
)
; 4 MPa =3.5 MPa

L’effort tranchant est vérifié.

Calcul des armatures transversales :

Calcul du diamètre :
∅ t <min ( ∅ lmin ; d∗0.1 )=8 mm
Calcul de l’espacement :
2
π .∅ t 2
At= =0.5 c m
4
At . f et
Espacement min % : 7.81 cm= > St
Diametre .0.4 MPa

On garde alors la section minimale des aciers soit :

8T20 pour l’acier longitudinal


Une cerce de T10 avec un espacement de 10 cm pour la zone courante et
5 cm en zone critique tète de pieu.

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