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COURS :
INTRODUCTION A LA KINESITHERAPIE
Année-Académique : 2024-2025
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PLAN DU COURS
O. INTRODUCTION
1. BUT ET OBJECTIFS DU COURS
2. INTERET DU COURS
3. DEFINITION DES MOTS CLES
3.1. Kinésithérapie
3.2. Infirmiers
3.3. Kinésithérapie Obstétrique
3.4. Kinésithérapie gynécologique
3.5. Gymnastique pré et post natale
4. DOMAINE D’APPLICATION
Chap.1. LES TECHNIQUES DE LA KINESITHERAPIE
Le massage
La mobilisation
L’immobilisation
La gymnastique
1.4.1. Prénatale
1.4.2. Postnatale
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Chap.2. LES PATHOLOGIES ET LA PRISE EN
CHARGE
2.1. PATHOLOGIES
La sensation des jambes lourdes
Douleurs pelviennes
Les problèmes de circulation sanguine
Les descentes d’organes (Prolapsus) et l’incontinence
La perte de tonicité vaginale
La perte de tonicité abdominale après l’accouchement
2.2. PRISE EN Kinésithérapie
- Généralité
- Intervention pendant la grossesse
- Intervention après l’accouchement
2.3. REMISE EN FORME PAR L’EXERCICE PHYSIQUE
- Résistance ; Membre Inférieur et
Supérieur ; Abdominaux
CONCLUSION
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INTRODUCTION
La prise en charge du patient étant un
domaine complexe, le cours de kinésithérapie
intervient ici pour compléter cet aspect par le
mouvement. La kinésithérapie est une branche
scientifique qui consiste à soulager le patient
par mouvement. Donc au cours de ce cours
nous donnons les notions théapeutiques par
mouvement, afin que les futurs soignants
soient informés de notions nécessaires au
traitement par mouvement
Intérêt
Ce cours vise compléter la formation des
apprenants en L2 soins généraux de
l’ISTM/KVL, dans le sens d’être compétitif, ainsi
leur fournir l’information nécessaire pouvant
les aider dans leur vie professionnelle. (savoir-
faire).
Objectif du cours
L’objectif général est celui d’avoir les
connaissances approfondies en kinésithéarapie
(traitement par mouvement).
Objectif spécifique
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L’étudiant qui aura suivi ce cours sera
capable de :
- Définir correctement la kinésithérapie ;
- D’assurer la prise en charge par
mouvement ;
- D’assurer la réintégration du patient, ainsi la
rééducation ;
- Connaître les différentes pathologies à
caractère kiné thérapeutiques ;
- Maitriser les différentes techniques kinési
thérapeutiques.
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Définition des mots clés Kinésithérapie
Ensemble de traitements utilisant la mobilisation
musculaire, comme les massages et la
gymnastique. On peut aussi que c’est un traitement
par mouvement.
Elle consiste en l’application d’une série de
mouvements et de techniques diverses, réalisées
par le patient lui-même ou avec l’intervention du
thérapeute, en appliquant de la force ou en utilisant
des outils.
Kinésithérapie obstétrique :
Permet de soulager toutes sortes de troubles liés à
la grossesse et l’accouchement. Les modifications
corporelles liées à la grossesse entrainent un
certain nombre de maux, qui sont parfois difficiles
à vivre. La Kinésithérapie dispose de techniques
spécifiques pour soulager ces problématiques,
avant et après l’accouchement.
NB : Les maux de dos, sensation des Jambes
lourdes, douleurs pelviennes, les problèmes de
circulation sanguine, les descentes d’organes
(Prolapsus) et l’incontinence, la perte de tonicité
vaginale, la perte de tonicité abdominale après
l’accouchement sont très fréquents lors de la
grossesse, et peuvent négativement impacter la
qualité de vie des femmes. En plus des traitements
symptomatiques classiques, les séances de
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Kinésithérapie obstétrique apportent un mieux-
être non négligeable, sans effets secondaires.
Kinésithérapie gynécologique :
C’est le traitement des maladies des femmes par
le massage et gymnastique.
Gymnastique Prénatale et post natale
Gymnastique Prénatale
C’est une active physique adaptée (APA), conçu
spécifiquement pour les femmes enceintes. Elle
vise à aider les futures mamans à rester actives
durant la période de grossesse. Elle est bénéfique
pour des nombreuses femmes enceintes en les
aidants à maintenir leurs formes physiques, à
soulager certains maux de grossesse et à se
préparer mentalement et physiquement à
l’accouchement.
Gymnastique Post natale
Elle se pratique six (6) à dix (10) fois par mois
après l’accouchement. Elle a le but de faire
prendre conscience de son corps à une femme
après avoir donné au monde une vie humaine.
L’objectif est de renforcer les muscles et ligaments
qui ont été étirés et sollicités pendant la
grossesse. Enfin, la gymnastique post natale
renforce de manière douce et adaptée les muscles
(abdomen, dos, périnée, bras et jambes. Cette
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gymnastique accorde à la maman qui a accouchée
un moment de bien-être et d’adaptation à une
meilleure posture.
Domaine d’application : La Kinésithérapie
s’applique dans le domaine de la santé communautaire
et publique.
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Chap.1. Techniques de Kinésithérapie
Le massage
Le massage, ou la massothérapie, (de l'arabe
mass signifiant « toucher, palper ») est
l'application d'un ensemble de techniques
manuelles qui visent le mieux-être des personnes
grâce à l'exécution de mouvements des mains sur
les différents tissus vivants.
Cette thérapie agit entre autres sur la peau, les
muscles, les tendons et les ligaments (ces
tissus sont appelés communément tissus mous) et
vise à améliorer la santé (tant le bien-être
physique que psychique). « John Singer Sargent
(18561925), Massage dans un hammam (1890-
1891) »
Les techniques de massage
Maîtriser les techniques de massage, toutefois
expliquées sur Massage Training, c’est faire un
grand pas vers la détente au quotidien. Il y a des
mouvements qui sont destinés à créer l’équilibre
énergétique pour une détente profonde. Il y a
aussi les mouvements passifs qui sont adaptés aux
personnes stressées et nerveuses. L’effleurage, la
friction, le palper-rouler, le pétrissage, le
tapotement, la pression et la percussion font partie
des techniques les plus connues dans l’univers des
massages.
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L'effleurage : est une technique de massage qui
consiste en des gestes légers et superficiels sur la
peau, sans manipuler les muscles en dessous.
Voici quelques points clés :
L'effleurage est utilisé en début et fin de séance de
massage
Il permet de détendre la zone massée, d'étaler les
huiles du massage et d'agir comme une première
étape.
Elle établit la mise en confiance entre le masseur
et le massé
La friction : est une technique de massage en
profondeur qui consiste à appliquer une pression
directe et profonde sur la zone de massage avec
les bouts des doigts ou la pulpe des pouces. Cette
technique est très utile pour les zones présentant
une résistance ou des tensions musculaires
importantes. Elle permet d'agir à travers les
différentes couches de la
peau
.
Le pétrissage : technique ferme et apaisante
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Il est plus approprié pour les parties du corps tels
que les épaules, la base du cou et les muscles
para vertébraux. Il sert à tendre, soulever et
déplacer les muscles.
La pression : de l’harmonie et de l’équilibre
La pression agit sur le système énergétique du
corps en faisant une pression pour relâcher une
zone précise et dégager les canaux énergétiques
du corps du patient.
Le palper-rouler : Un pétrissage superficiel
Apporte de la chaleur et de l’énergie dans la zone
massée dans le but d’évacuer la graisse et de
réduire considérablement le taux du cumul de
déchets en profondeur.
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La mobilisation
1. Définition
La mobilisation c’est l’action de mobiliser.
Mobiliser signifie ici mettre en jeu ou en
mouvement une ou plusieurs articulations. Pour
soigner, la kinésithérapie utilise des cinèses et des
anas cinèses :
Les cinèses sont les mouvements ou les
mobilisations ;
Les anas cinèses sont les postures et les
immobilisations.
2. Buts de la mobilisation
La mobilisation poursuit plusieurs buts du point de
vue articulaire, nerveux musculaire, circulaire et
psychique.
Du point de vue articulaire
Prévenir l’enraidissement ou assouplir les
articulations dans le cas où cet enraidissement n’a
pu être évité.
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Du point de vue musculaire
Allonger un muscle ou un groupe musculaire, en
diminuer la contracture et en entretenir ou en
récupérer la force
Du point de vue nerveux
Restituer les images motrices et éviter la perte du
schéma corporel
Du point de vue circulatoire
Agir sur la circulation (par effet de pompage) et
permettre ainsi la nutrition des tissus, éviter
l’ostéoporose et les œdèmes de stase.
Du point de vue psychique
Entretenir le moral du patient qui voit dans ces
exercices (mouvements) un espoir de guérison.
3. Conditions de la mobilisation
• Installer le patient dans une position
confortable, en état de relâchement ;
• ne pas forcer une articulation ;
• ne pas dépasser le seuil de la douleur lors
des mobilisations passives et postures ;
• connaitre l’état de l’articulation et ainsi
doser la mobilisation suivant les possibilités
et l’évolution de l’affection.
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4. Types de mobilisation
Selon le mode ou type d’exécution du mouvement,
on obtient des effets différents du point de vue
articulaire, musculaire et fonctionnel.
On distingue 2 grands types de mobilisation : les
mobilisations passives et les mobilisations
actives
4.1. Les mobilisations actives
Il s’agit des mouvements exécutés volontairement
par le patient par son propre travail
neuromusculaire. Il existe plusieurs modalités
d’exécutions des mouvements actifs :
Mouvement actif pur, mouvement actif soutenu,
mouvement activo-passif, mouvement actif dirigé,
mouvement actif controlé, mouvement actif
associé, mouvement actif sous eau, mouvement
actif sous traction ; mouvement actif rythmé,
mouvement actif à étirement, mouvement actif
contre résistance.
Mouvement actif pur /a/
Le patient exécute lui-même sans aide
extérieure. La pesanteur peut être la seule
éventuelle résistance agissant sur le segment
mobile.
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Mouvement actif soutenu /a.s /
Le patient exécute lui-même le mouvement avec
plus ou moins de décharge du poids du membre
mû grâce à l’intervention du kinésithérapeute ou
du patient lui-même.
Cette décharge doit être adaptée aux possibilités
motrices du patient, augmentée ou diminuée dans
telle ou telle partie de la piste du mouvement plus
difficile ou facile à exécuter.
Ex. élév. Lat. M.S.
Mouvement activo-passif/a.P /
Le patient exécute le mouvement avec l’aide du
kinésithérapeute ou du patient lui-même. Cette
aide est plus grande et complète l’effort du patient
dans la mesure où celui-ci est insuffisant
Mouvement actif dirigé /[Link]./
Le patient exécute le mouvement avec l’aide du
kinésithérapeute dans une direction donnée afin
de percevoir la manière exacte dont doit être
réalisé le mouvement, l’effort à accomplir en
amplitude, direction
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Mouvement actif controle/[Link]./
Le patient exécute lui-même l’exercice et contrôle
simultanément son mouvement. :
- face au miroir par le toucher par le sens
neuromusculaire
Ex : - correction de l’attitude des épaules devant
le miroir
Contrôle de l’attitude du bassin, une main sur le
sacrum, une autre sur l’abdomen
Correction de l’attitude de dos sur les espaliers.
Mouvement actif associe / [Link]./
Le patient exécute un mouvement qui l’aide à
mobiliser une articulation. Ex : - soulever
simultanément les 2 M.S , le membre sain
entrainant le membre malade/[Link]./
! Patient en [Link], genou malade fléchi le M.I sain
étend le G. malade / [Link]./
Mouvement actif sous eau/ a. eau/
Le patient exécute le mouvement dans l’eau, il est
aidé par la diminution du poids du segment à
mobiliser et par la pression ascendante ( principe
d’Archimède )
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Ex : patient assis sur un tabouret dans une
piscine , B. le long du corps/ élévation B. à 90°( fl.
Ou antépulsion).
Mouvement actif sous traction/ a.s.s tract/
Le patient exécute le mouvement et
simultanément on exerce une traction
longitudinale afin d’éviter toute pression ou
friction dans l’articulation mobilisée.
Cette traction est mobilisée soit par le
kinésithérapeute, soit par un appareil.
Le kinésithérapeute fixe l’omoplate d’une main et
de l’autre, il opère une traction dans le sens
longitudinal de l’humérus tandis que le patient
exécute l’abd du M.S.
Mouvement actif rythme /a. rythm./
Le patient exécute un mouvement oscillatoire qui
demande un moins grand effort, car un
mouvement rythmé déclenche le relâchement
reflexe du muscle freinateur antagoniste et la
phase d’oscillation, de retour a lieu presque
passivement.
Mouvement actif a étirement/ a.étir/
Le patient exécute un mouvement en réalisant les
petits étirements progressifs et souples ce qui
permet d’augmenter la mobilité articulaire.
Mouvements actifs contre résistance /a .r./
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Le patient exécute un mouvement et afin
d’intensifier le travail musculaire, on oppose une
résistance. On peut aussi opposer une résistance
pour obtenir le relâchement des muscles
antagonistes. C’est le phénomène d’innervation
réciproque ( la contraction d’un agoniste est
accompagnée d’une détente presque totale de
l’antagoniste).
Types de résistance employée
Résistance manuelle par le kinésithérapeute ;
Résistance manuelle par le patient lui-même ;
Résistance manuelle par un dispositif mécanique.
Avantages, désavantages et exigences techniques
de ces types de résistances
• Résistance manuelle par le kinésithérapeute
L’avantage est de garder contact et de
pouvoir être appliqué à tout instant de façon
à rester dans un rapport à peu près constant
avec la force développée. Il y a donc
possibilité de dosage suivant les capacités
momentanées du patient ;
Le désavantage est qu’il est impossible de
chiffrer la résistance et le patient ne contrôle
pas objectivement ses progrès.
• Les exigences techniques :
Il faut tenir compte de :
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la diminution progressive de la résistance au
fur et à mesure que les insertions du muscle
se rapprochent et que le M.R augmente ;
l’augmentation ou de la diminution du bras
du levier en appliquant la résistance à
l’extrémité distale ou proximale du membre.
Résistance manuelle par le patient lui-même
L’avantage est que le patient peut appliquer cette
résistance lors du home training ;
Le désavantage est qu’il est difficile de contrôler
les possibilités du patient ; Les exigences
techniques non satisfaites constituent finalement
un désavantage. En effet, cette résistance exige
une contraction des muscles qui ne sont pas
intéressés par la rééducation et qui contrecarrent
la bonne direction ou le bon dosage du travail des
muscles en cause.
Résistance manuelle par un dispositif
mécanique
Le principal avantage c’est de pouvoir alléger le
segment qui doit bouger pour pouvoir faire des
déplacements étendus. Le rayon d’action devient
donc assez étendu.
Le fait qu’un muscle croise plus d’une articulation
influence son action sur l’articulation la plus
distale. Ex : la flexion du genou sera rendue plus
profonde si on fléchit préalablement la hanche.
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Mouvements actifs contre résistance
Le muscle travaille contre une résistance
extérieure, ce qui l'oblige développer une
puissance plus élevée. Plus la résistance est
grande, plus le muscle se fatigue vite et demande
un temps de récupération élevé. L'art du
thérapeute consiste à déterminer à chaque séance
le niveau de résistance souhaitable ou supportable
par le muscle, et la durée de l'exercice.
Différentes approches
La kinésithérapie analytique isole les possibilités
de contraction d'un muscle pour le faire
travailler et tente d'éviter les phénomènes de
compensation d'un déficit articulaire par les
autres articulations.
Les techniques globales au contraire recherchent
ou incitent les phénomènes de compensation
entre articulations pour placer les membres dans
les positions les plus favorables à la réalisation
d'un geste.
Les techniques analytiques sont surtout utiles en
début de rééducation à quand on espère retrouver
une fonction locomotrice, des mouvements
d'amplitude et de forces normales.
Les techniques globales sont utiles surtout en fin
de rééducation quand un déficit ou un handicap
peuvent être considérés comme définitifs. De plus
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en plus, la kinésithérapie du rachis ou des grosses
articulations fait appel aux techniques globales.
Elle tente alors de remonter au déficit initial qui a
entraîné des compensations en cascade dont
l'une, mal tolérée, est responsable des douleurs.
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1. 4.2. LES MOBILISATIONS(MOUVEMENTS)
PASSIVES
Principales techniques passives
La mobilisation passive
Préventivement, la mobilisation passive permet
d'éviter l'apparition de raideurs et de blocages des
articulations en mauvaise position. Curativement,
la mobilisation passive a pour but de récupérer
l'amplitude articulaire des mouvements diminuée
par une immobilisation plâtrée, une poussée
rhumatismale, ou toute autre cause. La
mobilisation passive peut être effectuée par le
sujet lui-même. Elle peut aussi être combinée avec
une participation musculaire active du malade.
Ce sont des mouvements imprimés sur
l’articulation du malade par le kinésithérapeute ou
un dispositif mécanique. Le patient est donc
incapable de mobiliser volontairement son
articulation ou ne la mobilise que dans une partie
de l’amplitude totale du mouvement.
De même que les postures, les mobilisations
passives seront précédées d’un échauffement de
l’articulation, cet échauffement peut être obtenu
par :
Une mobilisation active douce ;
Un massage ;
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La thermothérapie.
TYPE DE MOBILISATIONS PASSIVES
1° Mouvement passif pur/ p/
C’est un mouvement qui n’est pas exécuté par le
patient, mais réalisé par une force extérieure :
Le kinésithérapeute ;
Le patient ;
Un dispositif mécanique (charge, poulie)
La pesanteur ;
2° Mouvement passif sous traction/p.s/s tract/
Le mouvement est exécuté passivement sur le
patient, une traction simultanée étant effectuée
dans l’axe du membre ou de l’articulation,
manuellement ou par appareil.
3° Mouvement passif à étirement /p.étir/
Le mouvement est exécuté par le
kinésithérapeute qui exerce de petits étirements
souples, progressifs et sans brusquerie afin
d’augmenter la mobilité articulaire en étirant les
tissus.
4° Mouvement activo-passif/a.p/
Le mouvement exécuté est ici plus passif qu’actif
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L’immobilisation
1. Définition C’est l’action d’immobiliser, de rendre
immobile une ou plusieurs articulations.
But - L’immobilisation est une technique qui permet
d’empêcher le patient à adopter inconsciemment de
mauvaises positions ou attitudes vicieuses (but
préventif)
L’immobilisation peut permettre de corriger une
déformation ou une attitude vicieuse due à une
rétraction des parties molles (but curatif)
L’immobilisation peut aussi être utilisée par le
médecin en cas de fracture pour permettre la
consolidation des fragments osseux.
2. Moyens L’immobilisation sera réalisée par :
- Plâtre, matières synthétiques ou en métal ;
- Montage de traction ;
- Montage réalisé avec sac de sable, coussins,
planches gouttières, attelles)
4. Conditions, Trois conditions sont d’abord à
respecter :
- Respecter une position fonctionnelle ;
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- Une immobilisation progressive modérée est plus
efficace ;
- Une bonne installation du patient (confort) et
éviter que le moyen d’immobilisation soit irritant,
coupant ;
- L’immobilisation utilisée par le kinésithérapeute
doit toujours être de courte durée et entrecoupée
de période d’entretien de l’articulation.
5. Conséquences de l’immobilisation prolongée :
- Atrophie musculaire (perte de volume) avec perte
d’élasticité et de la vitesse de contraction due à
l’absence de la stimulation nerveuse motrice et à
la stase vasculaire ;
- Dégénérescence et diminution de l’épaisseur du
cartilage due à l’absence du glissement et
brassage de la synovie qui favorisent la nutrition
du cartilage. ;
- Rétraction et accolement des éléments capsulo-
ligamentaire qui peut aboutir à une ankylose ;
- Ostéoporose due à la diminution des sollicitations
osseuses (ostéoporose : diminution de la densité
du tissu osseux (les os deviennent plus clairs à la
radiographie) et amincissement des corticales
osseuses correspondant à une déminéralisation
du squelette) ;
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- Réduction de la vascularisation générale de
l’articulation.
La gymnastique
Prénatale
Les recommandations actuelles du Ministère de la
sante incitent les femmes enceintes à bouger, oui
mais pas n’importe comment.
La gymnastique prénatale est une méthode non
pharmacologique de la préparation à
l’accouchement et de lutte contre les
syndromes douloureux (articulations ; douleurs
lombaires ; crampes de jambes ; mal de dos,
gain de poids, etc…) pendant la grossesse. Il
s’agit d’une méthode physique et
psychologique de préparer l’accouchement par
une femme enceinte informée et détendue et
collaborant. Elle peut se pratiquer à sec ou
dans l’eau, dans ce cas on parlera de la
gymnastique aquatique.
- Bien adaptée à la physiologie de la femme
enceinte, elle permet un travail musculaire
et respiratoire. Grâce à l’eau, la femme
enceinte retrouve une liberté de mouvement
ainsi qu’une sensation de légèreté.
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- Agréable et ludique, elle favorise la détente
et permet de bien se porter, et bien porter
son bébé.
• Bien se porter et bien porter bébé
- Le travail corporel effectué dans nos cours de
Gym Prénatale ont pour but de garder une
bonne forme physique tout au long sa
grossesse : une pratique corporelle en
douceur pour bien se porter et bien porter
bébé.
La méthode de Gasquet
Nos cours s’articulent autour des principes
essentiels de la méthode de Gasquet : la
respiration, les étirements, le périnée avec la
protection du dos et des abdominaux. Cette
méthode allie les traditions, le savoir des mères et
les progrès de la médecine moderne.
Nous proposons des exercices et des postures
de détente et de dynamisation spécifiques à
vos modifications corporelles pour répondre à
des problèmes mécaniques et
fonctionnels.
A partir aussi des questions de chacune se décline
un travail corporel permettant de comprendre
l’origine des douleurs et de s’approprier des
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solutions pratiques notamment pour les maux
de dos, sciatiques, problèmes digestifs,
circulatoires, du sommeil.
Bénéfices
Lutter contre la fatigue.
Surmonter l’effort physique du à la
grossesse.
Soulager/éviter les douleurs lombaires.
Favoriser une bonne digestion.
Rester tonique.
Améliorer le souffle.
Améliorer la circulation sanguine.
Apprendre à mieux respirer.
Se détendre.
S’assouplir
Le plus
Des clés pour adopter les bons gestes et
maintenir de bonnes postures au quotidien tels
que porter des charges, se pencher, s’asseoir, se
coucher, monter des escaliers…..
Pour qui?
Pour les femmes enceintes qui veulent débuter
ou poursuivre une activité physique en toute
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sécurité, adaptée à la physiologie de la
grossesse.
Pour celles qui souhaitent bien vivre leur
grossesse et préparer leurs corps à
l’accouchement.
Quand?
Du premier au dernier mois de grossesse.
Comment?
En petits groupes pour vous apporter des
corrections personnalisées et évolutives. Si
de nombreux sports sont déconseillés aux
femmes enceintes, l'aquagym prénatale
(aussi appelé cours de préparation à la
naissance) en revanche présente un
excellent moyen de se détendre et de
préparer sereinement son accouchement
- L'aquagym prénatale : l'un des rares
sports adaptés aux femmes enceintes ©
Fwed - [Link]
- Un sport doux pour les femmes
enceintes
- En milieu aquatique, le corps est en
apesanteur, on se sent donc plus léger.
Cette apesanteur est d'autant plus
appréciée en période de grossesse,
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pendant laquelle la femme éprouve en
permanence la gêne du poids du bébé.
- Les mouvements dans l'eau sont très
doux, il n'y pas de risque de blocage ou
de blessure. L'aquagym permet un
meilleur maintien corporel et une
meilleure circulation sanguine dans les
membres inférieurs, ce qui permet de
prévenir les problèmes de dos, de
soulager les jambes lourdes et de
réduire la tension artérielle.
- Les cours d'aquagym pour femmes
enceintes peuvent se pratiquer
dès le début de la grossesse, mais les
femmes intègrent les cours
généralement aux environs du 3ème
mois. Comme les exercices n'ont pas
d'incidence sur le déclenchement de
l'accouchement, ils peuvent être
pratiqués jusqu'au bout de la grossesse.
- Par ailleurs, ces rencontres entre
femmes enceintes permettent de
rencontrer des femmes dans la même
situation, et de partager ses
expériences.
- Il existe très peu de contres indications à
la pratique de l'aquagym pour les
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femmes enceintes, mais il faut
obligatoirement se munir d'un certificat
médical pour assister aux séances.
- Il n'est pas nécessaire de savoir nager
pour pratiquer l'aquagym, car les
séances se pratiquent dans un bassin.
- Idéalement il est conseillé de suivre les
cours au moins une fois par semaine.
- Si vous êtes intéressés par l'aquagym
pour les femmes enceintes, vous
pourriez aussi être intéressé par
l'aquados.
- Trouvez une piscine proche de chez vous
proposant des cours pour les femmes
enceintes.
- Initialement conçue pour préserver le
périnée des pressions des abdominaux
après l’accouchement, la gymnastique
abdominale s’avère être une approche
périnéale qui permet de tonifier le
plancher pelvien et la paroi abdominale,
de repositionner les organes génitaux en
cas de prolapsus et de traiter les
douleurs lombaires.
- Cette gymnastique se traduit par la mise
en œuvre de postures mettant
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notamment en jeu la contraction des
muscles transverses en expirant
profondément. C’est pourquoi, le
concept de gymnastique abdominale
rentre dans la famille des techniques
posturales et respiratoires qui peut être
utilisée immédiatement en post-partum.
- La « rentrée du ventre » provoquée par
la contraction des muscles abdominaux
transverses, parfois perçue comme
spectaculaire par les néophytes, est
caractéristique de la gymnastique
abdominale. Il s’agit d’imposer un travail
abdominal sans effet délétère sur le
plancher pelvien.
- Mais la gymnastique abdominale ne se
résume pas à cette respiration
diaphragmatique, c’est une méthode
globale
(systémique) qui doit être pratiquée
avec l’aide d’un praticien qui y a été
formé (généralement un
kinésithérapeute ou une sage-femme).
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Post natale
• De l'importance de la gymnastique
postnatale
La gymnastique postnatale est importante pour
retrouver son ancienne forme, mais aussi pour
redonner un coup de fouet au système
cardiovasculaire et entraîner la musculature
distendue. De cette manière, vous éviterez le
mal de dos lorsque vous portez et bercez votre
petit chérubin.
Néanmoins, c'est le plancher pelvien qui est au
centre de toute l'attention.
En effet, cette plaque musculaire est celle qui
ferme l'abdomen vers le bas et retient les
organes du bassin à leur place. Si le sphincter de
l'urètre ou de l'anus ou encore les muscles du
vagin ne retrouvent pas une certaine tonicité,
vous courrez le risque d'être confrontée à des
problèmes d'incontinence. «Au début, les
mouvements brusques comme les éternuements
ou les éclats de rire provoquent de faibles pertes
d'urine», explique Franziska Summermatter, qui
a donné naissance à deux garçons.
Elle sait, d'expérience, que l'entraînement
permet de rectifier la situation.
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• L'effet des hormones sur l'organisme
Durant la grossesse, les hormones ont provoqué
des changements dans l'organisme. Les
vaisseaux sanguins de la mère se sont élargis,
afin de permettre au placenta d'alimenter le
bébé de manière optimale. Cette transformation
a pour effet d'abaisser la tension artérielle. Les
tissus conjonctifs de la femme enceinte ont
stocké davantage d'eau et se sont assouplis. De
la sorte, à l'accouchement, le bébé peut passer
plus facilement par le bassin de sa mère.
3 exercices à faire après
l'accouchement
Si vous vous sentez bien, vous pouvez commencer par
des exercices faciles quelques jours déjà après
l'accouchement», explique Franziska Summermatter.
La gymnastique douce fait travailler la musculature
profonde. Les exercices devraient donc être effectués
lentement et consciemment.
1. Contracter les muscles du plancher
pelvien et les relâcher
• Couchez-vous sur le dos, jambes repliées. Ouvrez les
jambes sans forcer. Relevez la tête, éventuellement
à l'aide d'un coussin. Vos plantes des pieds se
touchent. Respirez profondément et de manière
détendue par le ventre. Lorsque vous expirez
seulement, pressez les vertèbres lombaires sur le
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sol en essayant de rapprocher les ischions et en
pressant les plantes des pieds l'une contre l'autre.
Relâchez en inspirant. Répétez dix fois.
2. Le chat et la vache
• Mettez-vous à quatre pattes et arrondissez le dos
comme un chat pendant que vous expirez. Revenez
en position initiale, dos droit à la manière d'une
vache, tout en inspirant. Répétez dix fois.
3. Mouvements des épaules
• Debout et détendue, posez vos mains sur les
épaules, de sorte que vos bras soient repliés. Vous
pouvez alors commencer à dessiner de grands
cercles avec vos coudes.
Ceux-ci se touchent devant la poitrine. Répétez 20 fois
en suivant le rythme de votre respiration.
Domaine d’application : La Kinésithérapie chez les
sages-femmes s’applique dans le domaine de la santé
communautaire.
Chap.2. Les pathologies et la prise en charge
Entorse étirement ou déchirure des ligaments
(tissus fibreux reliant les os et les articulations) ;
Moyens : celui-ci nécessite du repos,
l’application de glace, une compréhension
36
modérée, une élévation de la jambe et la prise
d’actalgique.
La contention plus ou moins rigide de la
cheville et une rééducation.
Foulue est un muscle étiré. Une entorse
survient lorsque vous vous glissez à un muscle
ou un ligament, à un tendon ou aux tissus
nous entourent vos articulations (coudes,
chevilles, génoux, doigts, orteils) une fracture
et un os cassé.
La sensation de jambes lourdes
Pendant la grossesse, il est fréquent d'avoir les
jambes lourdes. Cela est dû à la compression de la
veine cave inférieure par l'utérus, en particulier
lorsque la femme enceinte est couchée sur le dos.
Pour soulager ce symptôme, il est recommandé de
pratiquer une activité physique légère et de
surélever les jambes pendant le repos. Ce
phénomène est normal et lié aux changements
physiologiques du corps pendant la grossesse .
Au cours du dernier trimestre de la grossesse, les
problèmes d'insuffisance veineuse sont fréquents :
jambes lourdes, œdèmes des jambes ou varices.
Quelques règles simples peuvent être mises en
place pour prévenir ou soulager la sensation de
jambes lourdes. Chez les femmes qui souffrent
d'œdèmes ou de varices, toute douleur ou chaleur
37
dans un mollet doit amener à consulter un
médecin très rapidement.
Pourquoi a-t-on les jambes lourdes pendant la
grossesse ?
À la fin de la grossesse, l'utérus est volumineux
et comprime la veine cave inférieure, en
particulier lorsque la femme enceinte est couchée
sur le dos. Cette grosse veine située dans
l'abdomen est celle qui ramène le sang du bassin
et des jambes vers le cœur. Sa compression gêne
ce retour veineux et la pression sanguine
augmente dans les veines et les veinules des
jambes. Par ailleurs, les hormones de la
grossesse ont tendance à diminuer
l'élasticité (le « tonus ») des veines, et celles-
ci sont plus dilatées lorsque la pression sanguine
augmente.
Enfin, la grossesse s’accompagne d’une
augmentation du volume total de sang (le
placenta est riche en sang et en vaisseaux
sanguins). Le cœur compense en augmentant son
débit, mais cela ne suffit pas pour limiter la
stagnation du sang dans les jambes.
Lorsque la pression sanguine dans les veines des
jambes augmente au-delà d’un certain seuil, du
liquide (lymphe) passe à travers leurs parois et
s’accumule dans les tissus avoisinants : c’est
l’œdème des chevilles et des pieds. Cet
38
œdème n’est pas grave en soi, mais il traduit un
problème d’insuffisance veineuse.
Que faire pour prévenir les jambes lourdes
pendant la grossesse ?
Quelques mesures simples peuvent contribuer à
prévenir les sensations de jambes lourdes pendant
la grossesse.
• Évitez la station debout prolongée, le
piétinement, les sources de chaleur par le sol
ainsi que les élastiques de chaussette trop
serrés.
• Portez des chaussures avec un talon de deux
à trois centimètres.
• Évitez les vêtements trop serrés, l’exposition
au soleil, les épilations à la cire chaude, les
bains chauds (qui dilatent les veines). Ne
croisez pas les jambes lorsque vous êtes
assise ou couchée.
• Surélevez les pieds de votre lit pour favoriser
le retour du sang des jambes vers le cœur
pendant la nuit, sauf si vous souffrez de
reflux acides.
• Dans la journée, portez des bas ou des
collants de contention élastiques. Ils
compriment les jambes et aident le retour du
sang veineux. Demandez conseil à votre
médecin ou à votre pharmacien pour choisir
ceux qui vous conviennent.
39
• Pratiquez régulièrement la marche ou la
natation pour entretenir la bonne circulation
du sang.
• Évitez de prendre trop de poids pendant la
grossesse.
Comment soulage-t-on les jambes lourdes et les
œdèmes pendant la grossesse ?
Chez les femmes qui souffrent de jambes lourdes,
d’œdèmes ou de varices, le médecin prescrit des
bas de contention adaptés, en général s’il y a
des œdèmes. Ces bas sont systématiquement
recommandés aux femmes qui ont des varices
avant la grossesse et à celles qui ont un
travail debout.
De plus, le médecin peut recommander des
mesures d’hygiène :
• Pratiquer de petites marches plusieurs fois
dans la journée ;
• Faire de la gymnastique douce des jambes et
des chevilles (pédalage sur le dos, moulinets
des chevilles, flexions/extensions talons-
pointes, etc.) ;
• Doucher ses jambes avec de l’eau froide
pour favoriser la contraction des veines ;
• Surélever ses jambes au repos ;
• Se masser les jambes doucement des
chevilles vers les cuisses avec un gel adapté.
40
• Dans certains cas, le médecin peut poser des
bandes élastiques ou d’électroplaste pour
effectuer une compression locale
permanente.
Si une varice se rompt et saigne, il faut
s’allonger sur le dos et lever la jambe qui saigne.
Lorsque le saignement a cessé, un pansement un
peu compressif sera posé et la jambe sera
surélevée sur un coussin pour quelques heures.
Mieux vaut appeler son médecin pour lui
demander son avis.
Le disfonctionnement de la circulation
sanguine
Les femmes enceintes ont souvent les “jambes
lourdes” et si vous avez déjà des prédispositions
aux troubles circulatoires, des varices ou des
hémorroïdes peuvent apparaître.
Sous l’influence hormonale, le tonus veineux est
diminué. La circulation du sang devient plus
difficile dans le bas du corps.
Les femmes enceintes ont donc souvent les
“jambes lourdes” et si vous avez déjà des
prédispositions aux troubles circulatoires, des
varices ou des hémorroïdes peuvent apparaître.
Les varices
41
Nous connaissons toutes et redoutons ces veines
bleues plutôt disgracieuses, inconfortables mais
pas très dangereuses.
Elles peuvent apparaître pendant la grossesse
(surtout après le 5ème mois) et disparaître
ensuite. Ce problème que l’on dit héréditaire est
en tout cas plus répandu chez la femme enceinte
car les varices s’installent à la faveur d’une
mauvaise circulation sanguine et d’une fragilité
des parois des vaisseaux sanguins.
Les varices peuvent atteindre les jambes mais
aussi la vulve ou l’anus. Dans ce dernier cas, on
parle d’hémorroïdes. Plusieurs facteurs
provoquent leur apparition au cours de la
grossesse et plus particulièrement au 3ème
trimestre :
• les hormones spécifiques à la grossesse,
• la masse de l’utérus ou le poids du bébé qui
comprime le bas du ventre,
• les grosses veines qui remontent des
jambes.
Les hémorroïdes peuvent également apparaître
pendant l’accouchement quand on vous
demande de pousser. Il est prudent de les
traiter rapidement par une bonne hygiène locale et
surtout en évitant la constipation
Jambes légères, en avant, marche
42
Vous sentez vos jambes lourdes, elles gonflent,
surtout le soir, sans parler des crampes et des
fourmillements ? Vous ne supportez plus de rester
debout sur place 3 minutes dans une file ?
Attention donc car il faut ménager vos jambes.
On oublie :
• les positions assises et debout prolongées,
• vêtements serrés qui entravent la circulation
dans les jambes et à la taille,
• les tissus synthétiques qui empêchent la
peau de respirer,
• les bains trop chauds,
• le chauffage par le sol,
• les bains de soleil,
• les épilations à la cire brûlante.
On aime :
Surélever nos jambes dès que possible : placez
un coussin sous le matelas au pied de votre lit,
posez vos pieds sur la table basse ou sur une autre
chaise,
Nager : faites de la gymnastique adaptée,
marcher, c’est excellent. Les veines situées au
cœur des muscles fonctionneront mieux,
43
Passer régulièrement la douche froide sur les
jambes en allant de bas en haut, masser dans le
même sens,
Porter (éventuellement) des collantes anti-
varices, antifatigues. Ils exercent une réelle
gymnastique qui active la circulation : enfilez-les
avant de sortir du lit et ne les ôtez qu’une fois
couchée.
Prise en charge de femme enceinte
1. Grossesse et accouchement normal La
grossesse est l’état d’une femme enceinte, de la
fécondation à l’accouchement. L’accouchement
est dit normal lorsqu’il débute spontanément et
ne présente que de faibles risques. L’enfant naît
entre 37 et 42 semaines d’aménorrhée (SA) et
lors d’un accouchement normal, ses constantes
vitales et celles de la mère permettent de
mettre en place un environnement de bien-être
et de favoriser la relation parent/enfant.
2. La période de travail est le temps défini entre
les premières contractions douloureuses et
régulières et la délivrance. Au cours de ce
travail, le fœtus descend et le col de l’utérus se
dilate pour le laisser passer.
3. Le travail est divisé en 3 stades. Le premier
stade du travail commence avec les premières
44
contractions régulières et se termine à la
dilatation complète du col. Le deuxième stade
commence alors, et se termine avec la
naissance de l’enfant. C’est ensuite le troisième
stade qui se soldera par la délivrance
correspondant à l’expulsion du placenta après la
sortie du fœtus.
4. Lors d’une grossesse, le corps de la femme est
soumis à de nombreux changements, de nature
physiologique, biomécanique, morpho statique
et hormonal.
5. Ces variations d’homéostasie, servant toutes le
but de donner la vie, ne sont pas sans
conséquences pour la femme qui doit
accoucher. Une plus grande laxité capsulo-
ligamentaire, un changement du schéma
corporel, de nombreuses modifications morpho
statiques sont observées, à cause notamment
de l’utérus gravide qui devient le principal
organe abdominal en terme de volume et de
masse et comprime les autres organes.
Il est bon de noter que même dans ces conditions
de grossesse à bas risque et d’accouchement
normal, les rééducations périnéale et abdominale
peuvent s’avérer nécessaires pour une
récupération fonctionnelle totale de la mère.
45
Les recommandations de bonnes pratiques pour un
accouchement normal encouragent une utilisation
minimale des interventions médicamenteuses et
instrumentales. Cela peut être favorisé par la prise
en charge préventive en kinésithérapie, poursuivie
par la patiente ou son conjoint.
Cependant, selon les besoins et les obligations, il
est nécessaire de pouvoir passer de l’un à l’autre.
Les structures les plus souvent mises en jeu dans
les suites d’une grossesse considérée comme
normale sont l’abdomen, le pelvis, le plancher
pelvien, et les structures assurant la fonction
de continence urinaire et anale.
Ce sont les raisons pour lesquelles les principales
raisons de consultation seront la douleur et les
incontinences.
L’Abdomen est délimité par les cinq vertèbres
lombaires, la partie supérieure des os pelviens et
la 12e , 11e côtes et l’appendice xiphoïde pour les
éléments osseux. Le reste du caisson abdominal
est constitué par les muscles.
L’appareil urogénital est en avant de ces
structures et forme une ouverture en U. L’urètre et
le vagin sont donc des organes traversant le pelvis
vers le périnée. Leur intégrité est donc menacée
par la pression continue qu’ils subissent, et les
46
muscles de leur contention sont placés en
étirement continu et de plus en plus intense
pendant la période gestationnelle.
Il est facile de concevoir le mécanisme menant à
l’incontinence urinaire, ou plus gravement au
prolapsus. La tête du fœtus étire brutalement la
région périnéale lors de l’accouchement.
L’épisiotomie est une incision agrandissant
l’ouverture vaginale permettant de laisser passer
la tête. Elle est pratiquée pour remplacer une
déchirure potentiellement incontrôlée par une
incision contrôlée.
En l’absence de rééducation ou de mesures
préventives efficaces, les cicatrices liées à cette
intervention peuvent être adhérentes,
douloureuses ou se compliquer en fibrose. Il est
donc important d’avoir un suivi après une
épisiotomie.
Les organes abdominaux pendant la grossesse
sont poussés vers le haut, ce qui entraîne un
élargissement de la cavité thoracique et une
élévation diaphragmatique. Le diaphragme
fermant la cavité abdominale en haut est le
principal muscle inspirateur. Des conséquences
pulmonaires vont se mettre en place à cause de
ces contraintes, avec une réduction des volumes
courants et de réserve. La capacité résiduelle
fonctionnelle ou (CRF) peut en effet être réduite de
25%, provoquant la dyspnée chez la mère. Ces
47
arguments sont en faveur d’une pratique sportive
régulière et encadrée pendant la grossesse, qui est
d’ailleurs recommandée par l’OMS.
L’activité physique en tant que telle lorsqu’elle est
pratiquée de façon correcte et encadrée améliore
la fonction cardio vasculaire, respiratoire et
musculaire dans la population générale. La femme
enceinte ne ferait pas exception, l’exercice modéré
à intense plusieurs fois par semaine peut avoir
pour effet l’amélioration de 12 symptômes tels que
la douleur, la prise de poids, la survenue de
diabète gestationnel, ou simplement l’amélioration
de la qualité de vie et du bien-être général.
Positionnement de l’utérus, et antéversion au
début du travail, Physiotherapy in Obstetrics and
Gynecology, Elsevier 2004 Ces modifications de
l’homéostasie sont souvent associées avec une
modification psychologique.
Effet, la prise de poids, la modification du schéma
corporel et du schéma familial, la douleur,
l’incontinence, la fatigue, parfois l’isolement,
peuvent être des facteurs favorisant l’apparition
de symptômes dépressifs. Nombreuses sont les
femmes qui disent ressentir les premiers
symptômes de la dépression durant leur
grossesse, et la dépression post partum est l’une
des affections psychologiques les plus courantes
dans les suites de l’accouchement touchant entre
10 et 15% des femmes ayant accouché.
48
Les conséquences peuvent être graves, car cette
dépression post partum mène parfois à un mal
être poussant jusqu’au suicide.
Les facteurs cités ici sont interconnectés, la prise
de poids excessive peut par exemple être modérée
par l’exercice physique alors que sa pratique
tendrait à améliorer les syndromes dépressifs. (17)
Le corps de la femme est transformé pendant la
grossesse. Ces changements mettent en
contrainte toutes les structures ostéo
ligamentaires et musculo tendineuses, avec des
répercussions sur tous les aspects de la santé. Les
systèmes cardio-vasculaires, musculosquelettique,
ostéo-articulaire et pulmonaires sont affectés par
ces changements.
Tous ces facteurs sont interconnectés avec l’état
psychologique de la patiente. Améliorer l’un peut
favoriser l’amélioration de l’autre. L’exercice
physique, les techniques et les pratiques
kinésithérapiques sont recommandées pour le
traitement des douleurs et la prévention de la
dégradation de la condition physique.
Recommandations, prévention et rééducation Le
sujet de la prévention et de la rééducation post
partum est développé dans les recommandations
médicales et à visée des sage femmes.
3 recommandations principales ont été trouvées
pour les besoins. Elles ont leur utilité dans la prise
49
en charge pluridisciplinaire de la femme enceinte.
Cependant, les recommandations portant
directement sur la rééducation sont anciennes, et
ne sont en majeure partie que des conclusions
d’observations cliniques et des consensus de
praticiens.
Les recommandations de rééducation sont définies
uniquement pour la période post partum. De
nombreuses études ont montré un intérêt certain
pour la rééducation avant l’accouchement,
cependant ces études sont en grande partie
postérieures à l’année 2002.
Les recommandations datent en effet de 2002
avec une mise à jour en 2006, elles sont donc
anciennes et ne tiennent pas compte de la
littérature actuelle, florissante sur le sujet du soin
durant la grossesse. Elles reposent par ailleurs
principalement sur l’empirisme et les consensus
des praticiens, la littérature scientifique de cette
date ne permettant pas de recueillir des études
avec un niveau de preuve assez élevé pour tirer
des conclusions.
Selon ces recommandations les symptômes
justifiant d’une prise en charge en kinésithérapie
sont répartis comme suit :
- Le périnée et la continence, notamment la
douleur, la diminution de force du périnée, la
50
perte de continence urinaire et de continence
fécale.
- Le rachis et la ceinture pelvienne, avec la lordose
lombaire, la modification de la posture et
l’apparition de douleurs.
- La sangle abdominale avec les douleurs
cicatricielles, le diastasis des muscles grands
droits, l’allongement des muscles de la sangle
abdominale et la faiblesse des fléchisseurs du
tronc.
Ces trois grandes dominantes sont les
justifications d’une prescription de prise en charge
rééducative post partum. La rééducation périnéale
étant considérée comme séparée de la
rééducation abdominale dans les spécialisations,
les pratiques spécialisées dans ces domaines
peuvent être séparées.
La douleur est définie par son siège, sa fréquence,
ses facteurs déclenchant, et le retentissement
fonctionnel dans la vie quotidienne et sexuelle de
la femme. L’incontinence est évaluée selon ses
mécanismes (effort et impériosité), et les
retentissements de cette incontinence avec
l’environnement et les habitudes de vie de la
patiente.
Cette évaluation peut être complétée par un
examen locorégional au niveau cutané et
51
trophique, un examen neurologique, l’évaluation
manuelle de la force périnéale ou « testing »
périnéal, qui va interroger la force et l’endurance
des muscles du plancher 14 pelvien, ainsi que du
verrouillage de ces muscles lors des efforts au
niveau des abdominaux. Le reste du bilan sera
constitué par la mesure quantitative de
l’incontinence, un calendrier mictionnel et une
mesure de la qualité de vie.
Intervention pendant la grossesse
La nécessaire activité physique pendant la
grossesse
Contrairement à une idée reçue encore répandue,
le sport n’est pas interdit pendant la grossesse : il
est même vivement recommandé d’adopter une
activité adaptée, du premier mois jusqu’à terme,
en respectant les contre-indications et en restant à
l’écoute de son corps.
Les effets bénéfiques de l’activité physique
durant la grossesse sont nombreux :
• Maintien ou amélioration de la condition
physique de la femme enceinte
• Prévention d’une prise de poids excessive
pendant la grossesse et aide à la perte de
poids en post-partum
• Prévention possible du diabète gestationnel
52
• Prévention de la pré-éclampsie
• Réduction des poids excessifs à la naissance
• Diminution des douleurs lombaires et
pelviennes lors de la grossesse
• Diminution du risque d’incontinence urinaire
lors de la grossesse et en post-partum
• Diminution possible du temps du travail
• Diminution possible du recours nécessaire à
la césarienne
• Prévention et amélioration des symptômes
dépressifs du post-partum
• Le kinésithérapeute pourra accompagner la
femme enceinte dans sa pratique du sport
afin de lui proposer des exercices adaptés
et, si elle est déjà sportive, l’aider à
harmoniser sa pratique avec son état.
Le kiné accompagnera la femme dans sa
rééducation abdominale en lui proposant des
exercices adaptés.
Enfin, le kinésithérapeute pourra accompagner la
jeune maman dans la reprise progressive d’une
activité sportive.
Intervention après la grossesse
Après l’accouchement
Après l’accouchement, on pense souvent à la
rééducation du périnée dont l’objectif est
d’améliorer la tonicité et la sensibilité vaginale, de
53
prévenir le prolapsus (ou descente d’organes) et
de traiter l’incontinence urinaire.
Elle peut commencer dès après l’accouchement
afin de prendre en charge de la douleur périnéale,
rachidienne et abdominale, si elle est présente.
Ensuite, la prescription de séances de rééducation
du post-partum découle des symptômes décrits
par la patiente ou décelés au cours de l’examen
clinique effectué lors de la consultation postnatale
(6 à 8 semaines après l’accouchement).
En plus de cette rééducation bien connue, il faut
également songer la rééducation abdominale qui
peut, elle aussi, commencer tôt. Elle nécessite un
contrôle préalable notamment pour éliminer un
diagnostic de diastasis, c’est à dire une séparation
des abdominaux superficiels (les grands droits,
connus sous le joli nom de “tablettes de
chocolat”).
Ces muscles sont réunis au niveau de la ligne du
nombril, appelée ligne blanche ou Línea alba, par
un tissu conjonctif. La séparation des abdominaux
survient lorsque ce tissu s’étire à l’excès,
notamment lors d’une grossesse – c’est le cas pour
près de la moitié des femmes. Or, les exercices
d’abdominaux sont à proscrire en cas de diastasis
car ils tendent à l’écarter encore davantage.
En cas de diastasis, le kiné accompagnera la
femme dans sa rééducation abdominale en lui
proposant des exercices adaptés.
54
Enfin, le kinésithérapeute pourra accompagner la
jeune maman dans la reprise progressive d’une
activité sportive.
Remise en forme par l’exercice physique
Les femmes enceintes ont une
santé délicate, car il existe de nombreux types de
grossesses et lorsqu'il y a un risque ou que la
santé de la mère est délicate, c'est à ce moment-là
que davantage de repos est demandé. Dans des
conditions normales, une femme enceinte peut
pratiquement mener une vie normale, tant qu'elle
prend soin de certains facteurs tels que
l'alimentation, l'hygiène, le repos, le sport... Et
c'est sur ces derniers que nous voulons nous
concentrer, car il y a une multitude d'exercices
adaptés aux femmes enceintes et nous allons les
répartir par trimestres de grossesse.
Conseils pour faire de l'exercice pendant la
grossesse
Les femmes enceintes doivent faire très attention
au trimestre dans lequel elles se trouvent, à
l'activité physique, à l'intensité, au temps, aux
vêtements, à l'hydratation, au lieu où elles
s'entraînent, etc.
• La durée de la formation ne doit pas dépasser
30 minutes.
55
• Mettez-vous entre les mains d'un spécialiste qui
sait quels exercices sont bons pour les femmes
enceintes.
• Consultez le médecin si cette routine
d'exercices est appropriée ou non pour notre
cas spécifique.
• Il faut s’hydrater avant l’exercice physique, ce
qui implique de boire des liquides et d'avoir une
alimentation correcte.
• Ne vous surmenez pas.
• Les exercices qui travaillent la région
abdominale doivent être exclus.
• Évitez les exercices qui sollicitent le dos, car il
doit toujours être en bonne forme pour mener à
bien la grossesse jusqu'au bout de la meilleure
façon.
Donc, en bref, Il est préférable de se mettre
entre les mains d'un professionnel, puisqu'il y
a beaucoup en jeu, soyez bien hydraté et ne
voulez pas en faire plus. Le surmenage est
dangereux, surtout pendant la grossesse.
L'avantage du sport à cette étape de notre vie est
que si nous le pratiquons avant d'être enceinte,
nous aurons déjà cette habitude et notre corps
s'adaptera.
Si, au contraire, notre vie était quelque peu
sédentaire, il est préférable de commencer très
petit à petit, car avoir une routine d'exercice plus
ou moins dynamique nous aidera à perdre la peur
56
de la grossesse et à pouvoir bouger naturellement
et en toute sécurité.
Exercices pour femmes enceintes par
trimestre
La vie d'une femme enceinte se divise en 3
trimestres, le premier étant le plus dur en termes
de coliques, de vertiges, de fatigue, de
changements hormonaux, etc., le deuxième étant
le plus léger et le troisième devenant une course
contre la montre où dormir n'est qu'un rêve d'une
vie antérieure
Premier trimestre
Il est recommandé de faire des exercices
cardiovasculaires d'intensité légère ou très
légère, mais en gardant le corps actif presque
quotidiennement. Au cours de ces premières
semaines de grossesse, vous pouvez effectuer
des exercices légers qui activent le cœur tels que
marche, vélo, des exercices légers pour les
quadriceps ou le dos, etc.
Tout ce qui implique de bien manger, de rester
actif sans effort, d'avoir une bonne hygiène et un
bon repos sera bon pour la grossesse. N'oubliez
pas que pendant le premier trimestre, dormir sur
le dos est interdit, car cela provoque une sciatique
et même la mort du fœtus.
57
Deuxième trimestre
Ici les choses commencent à devenir sérieuses,
avec beaucoup de chance nous aurons dit adieu
aux nausées et notre vie reprend son cours
normal. Ici, nous pouvons augmenter un peu
l'intensité des exercices, mais pas beaucoup, car
maintenant la taille du ventre nous rend de
nombreuses tâches difficiles.
La natation est l'un des meilleurs exercices de ces
semaines de grossesse, car nous détendons les
muscles du dos et de tout le corps en entrant dans
l'eau. De plus, c'est un sport très complet qui nous
aide à bouger tous les muscles du corps pour
pouvoir bouger.
Troisième trimestre
C'est le plus dur, surtout ces dernières semaines,
où on peut à peine dormir 3 heures d'affilée et si
c'est en été, pire.
A ces dates, il est préférable de se mettre entre les
mains d'un kinésithérapeute qui va aider et
accompagnera la femme enceinte dans les
routines d'exercices. Ici, nous pouvons mettre des
objets tels que des bandes élastiques ou le fitball
qui ne nous quitte pas.
C'est dans ces dernières semaines qu'il faut
améliorer la mobilité, préparer le corps à
l'accouchement, améliorer notre posture,
58
pratiquer la respiration
abdominalediaphragmatique, améliorer la
mobilité lombo-pelvienne, renforcer la mobilité
thoracique, effectuer des postures d'expansion et
nous aider à relâcher les tensions, contrôler et
tonifier le plancher pelvien, etc.
Il y a beaucoup de détails et c'est pourquoi nous
recommandons de nous mettre entre de bonnes
mains, car la récupération de notre corps,
l'accouchement avec tout ce que cela implique et
la vie de notre ou nos enfants sont en jeu. Mais
toujours sous autorisation de notre médecin et, en
cas de doute, demander d'autres avis médicaux.
Exercices interdits pendant la grossesse
Les femmes enceintes ont une série d'exercices
interdits, en fait il suffit d'appliquer un peu de bon
sens à la question, mais il vaudrait mieux que nous
précisions certains exercices interdits et qu'il n'y
ait donc pas de confusion lors de l'exécution de
notre routine d'activité physique.
• Les sauts par tous les temps sont interdits.
• Les rebonds, les bousculades et les
mouvements brusques sont totalement
interdits.
• Les efforts du terrain sont un grand risque.
• Nous supprimons également tout ce qui est lié à
la zone abdominale de l'entraînement.
• Coups et bagarres.
59
• Le patinage, dans toutes ses variantes.
• Sports nautiques avec chutes et bosses.
• Courir plusieurs kilomètres en maintenant une
intensité élevée.
• Sports qui impliquent des changements
d'altitude.
• Étirements excessifs.
• Ne pas contrôler correctement votre respiration.
• Allongé sur le dos pendant longtemps.
• Retenir sa respiration, c'est strictement interdit
car cela affecte directement le fœtus.
• Exercices pour rester immobile pendant une
longue période de temps, car cela peut entraver
la circulation du sang.
• Exercices de force et de résistance.
• Faire du vélo au-delà du cinquième mois de
grossesse.
Résume
Ce cours de kinésithérapie aide à maitriser les notions
liées au maintien de la motricité, circulation sanguine
en soulageant également de la douleur selon le cas.
Référence bibliographique
1. Johny (2019) kinésitheurapie, une approche
médicale dans le processus de soins.
60
2. P. Richeter, E. Hebger Maloine 2008 une
pure bonheur, une vision simplifiée et
pertinente des chaines musculaires.
Site internet
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- https//[Link]/
3. Philippe centil, gilles de coux, frison-roche
2017
4. Rachis et squelette appendiculaire :
diagnostic ostéopat. [Link] ; [Link] boudais,
O. Usureau maloine 2020
5. Michel Dufour massob 2019 : anatomie de
l’appareil locomoteur.tome1, 2.
61
Travail Pratique
MUSANGU, l’infirmier titulaire au C.S.
BONZOLA dans la commune de reçoit en
urgence un malade qui a connu une solution
de continuité osseuse, à la jambe droite (tibia)
le médecin décide de recourir au service de
traumatologie où vous êtes infirmier, cela
pour l’ostéocentèse. Mais on vous oblige de
donner les soins kinésithérapeutique par son
confort et la réussite de l’intervention. *
Productions
1. Quel est le premier geste à poser auprès d ce
patient ? (3points)
2. Quels sont les soins que le patient
bénécifiera (intervention,) (1point)
3. Après la considération osseuse, quels sont les
techniques (soins) kinésithérapeutiques qu’il
va bénéficier et énumerzez les étapes ?
(3points)
4. Donnez l’importance de ce cours dans votre
vie professionnelle ? (1point)