Applications
exercices
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
Retour sur les ensembles
101 Intersection et union indexées par R∗+
Montrer que \ [
]−h, h[ = {0} et ]−h, h[ = R.
h∈R∗
+ h∈R∗
+
102 P calligraphique
Soit E et F deux ensembles.
1. Montrer que P(E ∩ F ) = P(E) ∩ P(F ).
2. Montrer que P(E ∪ F ) ⊃ P(E) ∪ P(F ).
3. Donner un exemple où P(E ∪ F ) 6= P(E) ∪ P(F ).
4. Prouver que : (F ⊂ E ou E ⊂ F ) ⇐⇒ P(E ∪ F ) = P(E) ∪ P(F ).
103 Partition
Soit f : E → I une application surjective.
Pour tout i ∈ I, on pose Ai = f (−1) ({i}).
Montrer que la famille (Ai )i∈I est une partition de E.
Des applications « concrètes »
104 Rapide !
Peut-on trouver f : [−1, 1] −→ R telle que ∀ θ ∈ R, cos θ = f (sin θ) ?
105 Quizz
Les applications suivantes sont-elles injectives ? surjectives ? bijectives ?
f1 : R −→ R f2 : C −→ C f3 : C2 −→ C2
x 7−→ exp(x) z 7−→ exp(z) (x, y) 7−→ (x + y, x − y)
f4 : C2 −→ C2 f5 : R2 −→ R2
(x, y) 7−→ (x + y, xy) (x, y) 7−→ (x + y, xy)
106 Une application bijective sur (R∗ )2
Soit f : R∗ × R∗ → R∗ × R∗ définie par f (x, y) = (xy, xy 2 ).
Montrer que f est bijective et déterminer f −1 .
107 Proposez un candidat !
Soit f : N → Z définie par n
2 si n est pair
f : n 7−→
− n + 1
sinon
2
En une phrase, dire pourquoi f est bien définie. Montrer que f est bijective et donner f −1 .
108 C’est l’identité que dans un sens !
Considérons
σ : N −→ N τ: N −→ N
(
n 7−→ n + 1 n − 1 si n > 1
n 7−→
0 sinon
1. Déterminer les applications τ ◦ σ et σ ◦ τ .
2. L’application σ est-elle bijective ? Et l’application τ ?
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109 Homographie du disque unité
On note D (respectivement U) l’ensemble des complexes de module inférieur ou égal à 1 (resp. égal
à 1) ; autrement dit
D = {z ∈ C | |z| 6 1 } et U = {z ∈ C | |z| = 1 }
Soit a ∈ D \ U. Considérons fa : D −→ D
z−a
z 7−→
1 − az
1. Montrer que pour tout (z1 , z2 ) ∈ C2 , on a
|1 − z 1 z2 |2 − |z1 − z2 |2 = (1 − |z1 |2 )(1 − |z2 |2 )
2. En déduire que fa est bien définie.
3. Montrer que fa est une application bijective et déterminer fa−1 .
4. Existe-t-il b ∈ D \ U tel que fa−1 = fb ?
(−1)
5. Déterminer l’image réciproque de U par fa , notée fa (U).
110 Dans P(E) seul
Soit E un ensemble non vide contenant un certain x0 .
Considérons l’application f : P(E) −→ P(E)
(
A si x0 ∈ A
A 7−→
A sinon
1. L’application f est-elle surjective ?
2. L’application f est-elle injective ?
Des applications « abstraites »
111 Une inclusion toujours vraie seul
Soit A une partie de E et f ∈ F E .
1. Montrer l’inclusion f (E) \ f (A) ⊂ f (A).
2. Donner un exemple où l’inclusion précédente est stricte.
112 Avec le complémentaire
Soit f : E → F et A ⊂ E.
1. Montrer l’implication f injective =⇒ f (A) ⊂ f (A).
2. Montrer l’implication f surjective =⇒ f (A) ⊂ f (A).
113 Avec l’image réciproque
Soit f : E → F .
1. Montrer que ∀ A ∈ P(E), f (−1) f (A) = A ⇐⇒ f injective
2. Dans le même esprit, caractériser la surjectivité de f .
114 Injectivité et intersection
Soit f ∈ F(E, F ). Montrer que f est injective si et seulement si
∀ (A, B) ∈ P(E)2 , f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).
115 Composées
Soit E, F et G trois ensembles, ainsi que f ∈ F(E, F ) et g ∈ F(F, G).
1. Montrer que si g ◦ f est surjective et g injective, alors f est surjective.
2. Montrer que si g ◦ f est injective et f surjective, alors g est injective.
116 Composée 3 fois
Soit f ∈ E E telle que f ◦ f ◦ f = f .
Montrer que f est injective si et seulement si f est surjective.
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Autres
117 N2 est en bijection avec N
Soit f : N2 → N∗ , (n, p) 7→ 2n (2p + 1).
Démontrer que f est une bijection.
En déduire une bijection de N2 sur N.
118 Une application Z × N∗ dans Q
Soit f : Z × N∗ → Q, (p, q) 7→ p + 1q . L’application f est-elle injective, surjective ?
119 Analyse-Synthèse
Trouver toutes les applications injectives f de N dans N telles que
(?) ∀ n ∈ N, f (n) 6 n
120 [0, 1] est en bijection avec [0, 1[
1. Déterminer une bijection de { n1 , n > 1} dans { n1 , n > 2}.
2. Déduire de la question précédente une bijection de [0, 1] dans [0, 1[.
1
.]1 ,0[ snad }1 > n , n { ed eriatnemélpmoc el A reton arruo p nO
121 Théorème de Cantor
1. Construire une injection de E dans P(E).
2. Montrer qu’il n’existe pas de bijection de E sur P(E).
Pour cela, raisonner par l’absurde en considérant une bijection f : E → P(E) et considérer
A = {x ∈ E | x ∈/ f (x)}.
122 Traces sur les parties de E
Soit (A, B) ∈ P(E)2 . On considère l’application f : P(E) −→ P(A) × P(B)
X 7−→ (X ∩ A , X ∩ B).
1. Montrer que f est injective si et seulement si A ∪ B = E.
2. Montrer que f est surjective si et seulement si A ∩ B = ∅.
3. Dans le cas où f est bijective, expliciter f −1 .
123 Produit cartésien d’applications
Soit E, F, G trois ensembles quelconques et f : E → F et g : E → G deux applications.
On considère l’application h : E −→ F × G
t 7−→ f (t), g(t)
1. Prenons un exemple avec E = R, F = G = R+ , f : t 7→ t2 et g : t 7→ (t + 1)2 .
Ainsi h : R −→ R+ × R+
t 7−→ t2 , (t + 1)2
(a) Calculer h(2).
(b) Déterminer les antécédents de ( 41 , 1) par h.
(c) L’application h est-elle surjective ?
(d) L’application h est-elle injective ?
On revient au cas général.
2. (a) Montrer que si f ou g est injective, alors h est injective.
(b) La réciproque est-elle vraie ?
3. (a) Montrer que si h est surjective, alors f et g sont surjectives.
(b) La réciproque est-elle vraie ?
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124 Point fixe
Soit f : P(E) → P(E) une application croissante pour l’inclusion.
Montrer que f admet un point fixe.
n o
Indication : considérer W = A ∈ P(E) | A ⊂ f (A) et montrer que W est stable par f et par
réunion.
125
Soit f : R → R strictement monotone.
Montrer que f est injective.
126 Applications images
Soit E et F deux ensembles et f : E → F . On considère les applications
φ : P(E) −→ P(F ) et ψ : P(F ) −→ P(E)
X 7−→ f [X] Y 7−→ f −1 [Y ]
1. Montrer les équivalences f injective ⇐⇒ φ injective ⇐⇒ ψ surjective.
2. Montrer les équivalences f surjective ⇐⇒ φ surjective ⇐⇒ ψ injective.
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Applications
corrigés
101 T
Montrons ]−h, h[ = {0}.
h∈R∗
+
Il s’agit d’une égalité entre deux ensembles.
On peut procéder par double inclusion (cela fonctionne très bien).
On peut également reformuler l’égalité avec une équivalence. Pour x ∈ R, il s’agit de montrer que
\
x∈ ]−h, h[ ⇐⇒ x = 0
h∈R∗
+
Pour montrer cette équivalence on montre les deux implications suivantes :
x = 0 =⇒ ∀ h ∈ R∗+ , x ∈ ]−h, h[ et x 6= 0 =⇒ ∃ h ∈ R∗+ , x ∈
/ ]−h, h[
Essayer de comprendre comment se traduisent ces deux implications sur l’égalité d’ensemble.
— Évidemment, on a ∀ h ∈ R∗+ , 0 ∈ ]−h, h[.
|x|
— Soit x 6= 0. En posant h = qui est bien > 0 (car x 6= 0), on a x ∈
/ ]−h, h[.
2
S
Montrons ]−h, h[ = R.
h∈R∗
+
S
⊂ Il est évident que ]−h, h[ = R.
h∈R∗
+
S
⊃ Soit x ∈ R, alors en posant h0 = |x| + 1, on a x ∈ ]−h0 , h0 [, donc a fortiori, x ∈ ]−h, h[.
h∈R∗
+
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102
1. Soit A un ensemble. On a les équivalences :
A ∈ P(E ∩ F ) ⇐⇒ A ⊂ E ∩ F ⇐⇒ A ⊂ E et A ⊂ F ⇐⇒ A ∈ P(E) ∩ P(F ).
2. Soit A ∈ P(E) ∪ P(F ). Montrons que A ∈ P(E ∪ F ) par disjonction de cas :
— si A ∈ P(E), alors A ⊂ E, donc A ⊂ E ∪ F ;
— si A ∈ P(F ), alors A ⊂ F , donc A ⊂ E ∪ F .
3. Si l’on prend E = R− et F = R+ , alors :
[−1, 1] ∈ P(E ∪ F ) mais [−1, 1] 6∈ P(E) ∪ P(F ).
4. — Supposons F ⊂ E ou E ⊂ F .
Cas F ⊂ E. On a d’une part E = E ∪ F , donc P(E) = P(E ∪ F ). D’autre part,
P(F ) ⊂ P(E) donc P(E) ∪ P(F ) = P(E) = P(E ∪ F ).
Cas E ⊂ F . Alors P(E ∪ F ) = P(E) ∪ P(F ).
— Pour montrer l’autre implication, raisonnons par contraposition. Supposons F 6⊂ E
et E 6⊂ F . Il existe alors e ∈ E \ F et f ∈ F \ E, et en posant A = {e, f }, on a :
A ∈ P(E ∪ F ) et A 6∈ P(E) ∪ P(F ),
ce qui montre que P(E ∪ F ) 6= P(E) ∪ P(F ).
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104
La réponse est non. Montrons-le par l’absurde. Si une telle fonction f existait, alors :
— en remplaçant θ par 0, on devrait avoir f (0) = 1,
— en remplaçant θ par π, on devrait avoir f (0) = −1,
ce qui est contradictoire.
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110
1. f n’est pas surjective.
La partie vide n’est pas dans l’image de f .
Prouvons-le en utilisant un raisonnement par l’absurde.
Supposons qu’il existe A ∈ P(E) tel que f (A) = ∅.
Distinguons deux cas.
Si x0 ∈ A, alors f (A) = A. Or f (A) = ∅. D’où A = ∅. Ainsi, l’ensemble vide contient x0 .
C’est absurde.
/ A, alors x0 ∈ A et f (A) = A. Or f (A) = ∅. D’où A = ∅ et alors l’ensemble vide
Si x0 ∈
contient x0 . C’est absurde.
2. f n’est pas injective.
En effet, f (∅) = E et f (E) = E et pourtant E 6= ∅ (d’après l’énoncé).
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111
1. Soit y ∈ f (E) \ f (A). Comme y ∈ f (E), il existe x ∈ E tel que y = f (x).
Comme y 6∈ f (A), on a x 6∈ A (raisonner par l’absurde : si x était dans A, alors. . .).
On en déduit que x ∈ A puis y ∈ f (A).
2. Considérons la fonction f : R → R, x 7→ x2 et A = R+ .
On a alors f (A) = f (R) (car les deux parties sont égales à R+ ), donc f (R) \ f (A) = ∅.
Pourtant, on a A = R−∗ , donc f (A) = R+∗ 6= ∅.
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113
Rappel :
Pour A ∈ P(E) et B ∈ P(F ), on a toujours A ⊂ f −1 f (A) et f f −1 (B) ⊂ B.
=⇒ Supposons ♠ ∀ A ∈ P(E), f −1 f (A) = A
1.
Montrons que f est injective.
?
Soit (x, x0 ) ∈ E 2 tel que f (x) = f (x0 ).
On cherche à montrer que x = x0 , ou encore que {x} = {x0 }.
L’hypothèse f (x) = f (x0 ) se réécrit :
f (x) = f (x0 )
Ou encore :
= f {x0 }
f {x}
D’où l’égalité des images réciproques suivantes :
f (−1) f {x} = f (−1) f {x0 }
On applique l’hypothèse ♠, à gauche avec A = {x} ∈ P(E) et à droite avec A = {x0 } ∈ P(E),
et on obtient
{x} = {x0 }
D’où x = x0 .
⇐= Supposons f injective.
Montrons que ∀ A ∈ P(E), f −1 f (A) = A.
Soit A ∈ P(E).
On cherche à montrer que f −1 f (A) ⊂ A l’autre inclusion est tjs vraie.
Soit x ∈ f −1 f (A) . Montrons que x ∈ A
Par définition de l’image réciproque, on a f (x) ∈ f (A).
Donc il existe a ∈ A tel que f (x) = f (a).
Par injectivité de f , on obtient x = a ∈ A.
Donc x ∈ A.
2. =⇒ Supposons ♥ ∀ B ∈ P(F ), f f −1 (B) = B .
Montrons que f est surjective.
Soit y ∈ F .
On pose B = {y} ⊂ F . Appliquons ♥ à cette partie B.
On a alors y ∈ f f −1 ({y}) .
En particulier, f −1 ({y}) 6= ∅ en effet, si cette partie était vide, son image directe par f le serait aussi, et ne pourrait pas
contenir l’élément y
Puisque f −1 ({y}) 6= ∅, il existe x ∈ f −1 ({y}).
Ce x est un élément de E qui vérifie f (x) ∈ {y} càd f (x) = y.
⇐= Supposons f surjective.
Montrons que ∀ B ∈ P(F ), f f −1 (B) = B.
Soit B ∈ P(F ).
On cherche à montrer que B ⊂ f f −1 (B) l’autre inclusion est tjs vraie.
Soit y ∈ B. Montrons que y ∈ f f −1 (B)
Comme f est surjective, il existe x ∈ E tel que y = f (x).
Donc x ∈ f −1 (B) car f (x) = y ∈ B.
Comme y s’écrit f (x) avec x ∈ f −1 (B), on a y ∈ f f −1 (B) .
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
114
— Supposons f injective. Soit (A, B) ∈ P(E)2 . Montrons que f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).
— L’inclusion f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B) est vraie en toute généralité.
Je vous laisse la remontrer.
— Montrons l’autre inclusion. Soit y ∈ f (A) ∩ f (B). Montrons que y ∈ f (A ∩ B).
— Comme y ∈ f (A), on peut trouver a ∈ A tel que y = f (a).
— Comme y ∈ f (B), on peut trouver b ∈ B tel que y = f (b).
On a donc f (a) = f (b).
L’injectivité de u entraîne alors a = b. Ainsi, l’élément a = b appartient à A ∩ B.
D’où y ∈ f (A ∩ B).
— Montrons l’implication réciproque. Supposons donc :
∀ (A, B) ∈ P(E)2 , f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B)
et montrons que u est injective.
Soit x, x0 ∈ E tels que f (x) = f (x0 ).
Posons A = {x} et B = {x0 }. D’après l’hypothèse, on a :
f {x} ∩ {x0 } = f ({x}) ∩ f ({x0 })
A droite, on obtient un ensemble non vide par hypothèse, à savoir {f (x)}, qui vaut aussi
{f (x0 )}.
Donc à gauche, l’ensemble {x} ∩ {x0 } est non vide. Donc x = x0 .
D’où l’injectivité de f .
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115
1. Supposons g ◦ f surjective et g injective et prouvons la surjectivité de f .
Soit y ∈ F . Comme g(y) ∈ G, par surjectivité de g ◦ f , il existe x ∈ E tel que g ◦ f (x) = g(y).
On a alors :
g(y) = (g ◦ f ) (x) = g (f (x)) .
Comme g est injective, on en déduit que y = f (x). Cela prouve que f est surjective.
2. Supposons g ◦ f injective et f surjective et prouvons l’injectivité de g.
Soit (y1 , y2 ) ∈ F 2 tels que g(y1 ) = g(y2 ). Comme f est surjective, on peut trouver x1 ∈ E
et x2 ∈ E tels que y1 = f (x1 ) et y2 = f (x2 ). Comme g(y1 ) = g(y2 ), on a (g ◦ f ) (x1 ) =
(g ◦ f ) (x2 ), ce qui, par injectivité de g ◦ f , entraîne x1 = x2 .
Cela prouve que g est injective.
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116
Supposons f injective.
Montrons que f est surjective.
Soit y ∈ E.
On cherche x ∈ E tel que y = f (x).
Comme f ◦ f ◦ f = f , on a (f ◦ f ◦ f )(y) = f (y).
On écrit cette dernière égalité sous la forme f f f (y) = f (y).
Par injectivité de f , on a f f (y) = y.
Posons x = f (y).
? On a x ∈ E
? On a f (x) = f f (y) = y.
Donc f est surjective.
Supposons f surjective.
Montrons que f est injective.
Soit x, x0 ∈ E tels que f (x) = f (x0 ).
Par surjectivité de f , on peut trouver t ∈ E tel que x = f (t).
Par surjectivité de f , on peut trouver t0 ∈ E tel que x0 = f (t0 ).
On a alors
f f (t) = f f (t0 )
Appliquons f , on a alors
f f f (t) = f f f (t0 )
Par hypothèse, on a f ◦ f ◦ f = f , d’où f (f ) = f (t0 ).
D’où x = x0 .
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117
Tout d’abord, f est bien à valeurs dans N∗ .
Montrons que f est injective.
Soient (n, p) et (m, q) deux éléments de N2 tels que f (n, p) = f (m, q).
Alors on a 2n (2p + 1) = 2m (2q + 1).
Supposons par exemple n > m. Alors on obtient
2n−m (2p + 1) = 2q + 1.
Si n 6= m, le terme de gauche est pair et celui de droite est impair.
Donc n = m.
On obtient alors 2p + 1 = 2q + 1, d’où p = q.
Bilan : (n, p) = (m, q).
Montrons que f est surjective.
Soit N ∈ N∗ .
Alors N se décompose en produit de facteurs premiers
N = 2n pα αr
2 . . . pr ,
2
avec pi des nombres premiers impairs.
Le produit de nombres impairs étant impair, l’entier pα αr
2 . . . pr est impair et s’écrit donc 2q + 1,
2
avec q ∈ N.
On a donc N = 2n (2q + 1) = f (n, q).
Pour trouver une bijection de N2 dans N, il suffit de composer avec une bijection de N∗ dans N,
par exemple l’application n 7→ n − 1.
Ainsi, l’application g : (n, p) 7→ 2n (2p + 1) − 1 est une bijection de N2 dans N.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
118
• Montrons que f est injective.
Soit (p, q) et (p0 , q 0 ) tels que f (p, q) = f (p0 , q 0 ).
On a donc
1 1 1 1
p + = p0 + 0 c’est-à-dire p0 − p = − 0
q q q q
1
Or 0 < q0 6 1 et −1 6 − 1q < 0. Donc, en sommant ces inégalités, on obtient :
1 1
−1 < − 0 <1
q q
On a donc |p − p0 | < 1. Or p − p0 est un entier, d’où p − p0 = 0, puis p = p0 .
En utilisant f (p, q) = f (p0 , q 0 ), on tire q = q 0 .
• Montrons que f n’est pas surjective.
Le rationnel 23 n’a pas d’antécédents.
Raisonnons par l’absurde.
Supposons que 23 s’écrive p + 1q avec (p, q) ∈ Z × N∗ .
On a toujours p < p + 1q 6 p + 1. Et comme p + 1q = 23 , on aurait nécessairement p = 0.
D’où 23 = 1q puis q = 32 . D’où la contradiction car q ∈ N∗ .
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119
Analyse. Soit f une application injective vérifiant (?).
Montrons que f = idN .
Par récurrence forte, montrons que
∀ p ∈ N, Hp : « f (p) = p »
Initialisation. H0 est vraie. En effet, on a f (0) ∈ N et f (0) 6 0, d’où f (0) = 0.
Hérédité. Soit p ∈ N tel que H0 , H1 , . . . , Hp sont vraies. Montrons Hp+1 .
D’après H0 , H1 , . . . , Hp , on a :
f (0) = 0, f (1) = 1, ... f (p) = p
et d’après (?) avec n = p + 1, on a f (p + 1) ∈ J0, p + 1K.
Comme f est injective, l’image de f (p + 1) est nécessairement égale à p + 1.
D’où Hp+1 .
Bilan de l’Analyse. Une application injective vérifiant (?) appartient à {idN }.
Synthèse. La fonction identité est injective et vérifie (?).
Bilan. L’ensemble des fonctions vérifiant (?) est {idN }.
Autre façon denprésenter la solution.
o
On va montrer que f injective vérifiant (?) = idN .
Montrons cette égalité par double inclusion.
⊂ Soit f une application injective vérifiant (?).
Montrons que f = idN .
Par récurrence forte etc...
Ainsi, f appartient à {idN }.
⊃ La fonction identité est injective et vérifie (?).
Bilan. L’ensemble des applications de N dans N injectives vérifiant (?) est {idN }.
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120
1. Posons g : { n1 , n > 1} → { n1 , n > 2}, définie par g : n1 7→ n+1
1
.
Cette application g est bien définie.
Elle est bijective de bijection réciproque n1 7→ n−1 1
.
1
2. Notons A le complémentaire de n , n > 1 dans [0, 1] de sorte que
n1 o
[0, 1] = , n>1 ∪A
n
Remarquons que A vérifie également :
n1 o
[0, 1[= , n>2 ∪A
n
On définit h : [0, 1] → [0, 1[ de la façon suivante :
(
1 1
n+1 si x = n
h : x 7→
x sinon
Alors h est bien définie.
Posons ϕ : [0, 1[ −→ [0, ( 1]
1
n−1 si x = n1
x 7−→
x sinon
Alors ϕ est bien définie et on a h ◦ ϕ = id[0,1[ et ϕ ◦ h = id[0,1] .
Cela montre que h est bijective.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
121
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
122
1. Montrons que f est injective si, et seulement si, A ∪ B = E.
— Supposons f injective.
On a f (A ∪ B) = (A, B) = f (E). Par injectivité de f , on en déduit A ∪ B = E.
— Réciproquement, supposons A ∪ B = E et montrons que f est injective.
Soit (X1 , X2 ) ∈ P(E)2 tel que f (X1 ) = f (X2 ) i.e. :
X1 ∩ A = X2 ∩ A et X1 ∩ B = X2 ∩ B.
On a alors X1 = X1 ∩ E
= X1 ∩ (A ∪ B)
= (X1 ∩ A) ∪ (X1 ∩ B)
= (X2 ∩ A) ∪ (X2 ∩ B)
= X2 ∩ (A ∪ B)
= X2 ∩ E
= X2 .
D’où X1 = X2 .
D’où l’injectivité de f .
2. Montrons que f est surjective si, et seulement si, A ∩ B = ∅.
=⇒ Supposons f surjective.
On peut donc trouver une partie X ∈ P(E) telle que (∅, A ∩ B) = f (X). On a alors :
(
∅=X ∩A
(∅, A ∩ B) = (X ∩ A, X ∩ B) c’est-à-dire
A∩B =X ∩B
En intersectant la première ligne avec B et la seconde avec A, on obtient :
∅ ∩ B = (X ∩ A) ∩ B
(A ∩ B) ∩ A = (X ∩ B) ∩ A
D’où
∅ = X ∩A∩B
A∩B = X ∩A∩B
D’où A ∩ B = ∅.
⇐= Supposons A ∩ B = ∅ et montrons que f est surjective.
Soit (Y1 , Y2 ) ∈ P(A) × P(B).
Posons X = Y1 ∪ Y2 .
? On a X ∈ P(E).
? Montrons que f (X) = (Y1 , Y2 ). On a
X ∩ A = (Y1 ∪ Y2 ) ∩ A = (Y1 ∩ A) ∪ (Y2 ∩ A).
— Comme Y1 ⊂ A, on a Y1 ∩ A = Y1 .
— Comme Y2 ⊂ B et A ∩ B = ∅, on a Y2 ∩ A = ∅.
On en déduit X ∩ A = Y1 .
On prouve de même X ∩ B = Y2 .
On en déduit (Y1 , Y2 ) = f (X).
D’où la surjectivité de f .
3. L’application f (
est bijective si, et seulement si, elle est injective et surjective, c’est-à-dire si
A∪B =E
et seulement si
A∩B =∅
Dans ce cas, en examinant la preuve de la surjectivité, on obtient que f −1 est l’application :
f −1 : P(A) × P(B) −→ P(E)
(Y1 , Y2 ) 7−→ Y1 ∪ Y2
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
124
Exercice de colle de François Sarcos (2022-2023, promo 2024)
— Montrons que W est stable par f , càd ∀ A ∈ W, A ⊂ f (A).
Soit A ∈ W.
Puisque A ∈ W, on a A ⊂ f (A).
Par croissance de f , on a f (A) ⊂ f f (A) .
Donc f (A) ∈ W.
— Montrons que W est stable par réunion.
Soit (Ai )i∈I ∈ W I . Montrons que
S
Ai ∈ W.
i∈I
Par définition de W, on a
∀ i ∈ I, Ai ⊂ f (Ai )
S
Par croissance de f , comme Ai ⊂ Aj , on a
j∈I
[
∀ i ∈ I, f (Ai ) ⊂ f Aj
j∈I
Par transitivité, on a [
∀ i ∈ I, Ai ⊂ f Aj
j∈I
S S
Ainsi, Ai ⊂ f Aj .
i∈I j∈I
S
— Considérons R = A.
A∈W
— Comme W est stable par réunion, on a R ∈ W. Ainsi, R ⊂ f (R).
— Le point précédent donne R ∈ W. Comme W est stable par f , on a f (R) ∈ W. Ainsi,
f (R) est une partie de W, donc est dans R (qui est la réunion des parties de W). En
maths : f (R) ⊂ R.
Les deux points précédents fournissent f (R) = R.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
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Supposons f strictement monotone. On va distinguer deux cas.
— Supposons f strictement croissante. Montrons que f est injective par contraposée, c’est-à-dire
montrons
∀x, y ∈ R, x 6= y =⇒ f (x) 6= f (y).
Soit x, y ∈ R tels que x 6= y. Distinguons deux cas.
1. Si x < y, la stricte croissance de f entraîne f (x) < f (y).
2. Si x > y, la stricte croissance de f entraîne f (x) > f (y).
Dans les deux cas, on a f (x) 6= f (y).
Cela démontre l’injectivité de f .
— On peut démontrer exactement de la même façon que si f est strictement décroissante, alors
f est injective. Ramenons-nous plutôt astucieusement au cas que nous venons de traiter.
Si f est strictement décroissante, −f est strictement croissante. D’après le cas déjà traité,
−f est alors injective.
On a alors f = (−idR ) ◦ (−f ). Composée de deux fonctions injectives, f est alors injective.
La réciproque de la question précédente est fausse : il existe des fonctions injectives non strictement
monotones. C’est par exemple le cas de la fonction
f: R −→ R
(
1
x si x 6= 0
x 7−→
0 si x = 0.
Cette fonction est injective (elle est même bijective, ce que l’on peut montrer facilement en vérifiant
que f ◦ f = idR ), mais elle n’est pas strictement monotone :
— on a 2 > 1, et pourtant f (2) 6 f (1), donc elle n’est pas strictement croissante.
— on a 1 > −1, et pourtant f (1) > f (−1), donc elle n’est pas strictement décroissante.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
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Voilà le plan de démonstration.
1. f injective =⇒ φ injective.
2. φ injective =⇒ f injective.
3. f injective =⇒ ψ surjective.
4. ψ surjective =⇒ f injective (par contraposée).
1. Supposons f injective.
Soit X, X 0 ∈ P(E) tels que φ(X) = φ(X 0 ). On a donc f [X] = f [X 0 ]. Montrons X = X 0 .
On procède par double inclusion.
— Soit x ∈ X.
Puisque f [X] = f [X 0 ], l’élément f (x), qui appartient clairement à f [X], doit appartenir
à f [X 0 ]. On peut donc trouver x0 ∈ X 0 tel que f (x) = f (x0 ).
Comme f est injective, cette dernière égalité entraîne que x = x0 , et donc que x ∈ X 0 .
On a donc montré l’inclusion X ⊂ X 0 .
— On montre exactement de la même façon l’inclusion réciproque X 0 ⊂ X.
2. Supposons φ injective.
Soit x, x0 ∈ E tels que f (x) = f (x0 ).
Posons 1 X = {x} et X 0 = {x0 }. Ce sont des éléments de P(E) pour lesquels on a
φ(X) = f [{x}] = {f (x)} et φ(X 0 ) = f [{x0 }] = {f (x0 )}.
Ainsi, φ(X) = φ(X 0 ), donc l’injectivité de φ entraîne que X = X 0 , c’est-à-dire {x} = {x0 }.
On en déduit que x = x0 .
On a donc montré l’injectivité de f .
3. Supposons f injective.
Soit X ∈ P(E). On a donc X ⊂ E.
n o
Soit Y = f [X] = f (x)x ∈ X . Montrons que ψ(Y ) = X.
On procède par double inclusion.
— Soit x ∈ ψ[Y ] = f −1 [Y ].
Par définition, cela signifie que f (x) ∈ Y , c’est-à-dire que f (x) ∈ f [X].
On peut donc trouver x0 ∈ X tel que f (x) = f (x0 ).
Par injectivité de f , on en déduit x = x0 , et donc x ∈ X.
On a ainsi montré l’inclusion ψ(Y ) ⊂ X.
— Réciproquement, soit x ∈ X.
On a f (x) ∈ f [X] = Y , donc x ∈ f −1 [Y ].
On a ainsi montré l’inclusion X ⊂ ψ(Y ).
On en déduit que ψ(Y ) = X.
On a donc bien montré la surjectivité de ψ.
4. Supposons que f n’est pas injective. On peut donc trouver deux éléments x 6= x0 de E tels
que f (x) = f (x0 ). Notons y = f (x) = f (x0 ).
Montrons que ψ n’est pas surjective. Plus précisément, on va montrer que {x} n’a pas d’an-
técédent, c’est-à-dire que ∀Y ∈ P(F ), ψ(Y ) 6= {x}.
Pour cela, soit Y ∈ P(F ). Distinguons deux cas.
— Si y ∈ Y , alors x et x0 appartiennent à f −1 [Y ] = ψ(Y ). Comme x0 ∈ ψ(Y ), on a
ψ(Y ) 6= {x}.
1. L’hypothèse que nous avons sous la main (l’injectivité de φ) est une assertion quantifiée commençant par
un quantificateur existentiel (∀X, X 0 ∈ P(E), φ(X) = φ(X 0 )). Comme toute hypothèse de ce type, c’est à nous
de trouver des ensembles à qui l’appliquer pour en déduire quelque chose de pertinent. On a ici eu une idée, celle
d’appliquer cette hypothèse à nos deux singletons. Cela peut paraître assez malin, mais on constate que c’est en
fait presque forcé : dans un contexte aussi abstrait, à quels éléments de P(E), c’est-à-dire à quelles parties de E,
pouvons-nous appliquer l’hypothèse ? Les premières parties que nous pouvons nommer sont ∅ et X ; viennent ensuite
les parties que nous pouvons définir à partir de x et x0 , c’est-à-dire {x}, {x0 }, {x, x0 } et leurs complémentaires, puis
enfin d’autres parties plus complexes construites à partir de f comme f −1 [f [{x}]], etc. Se demander naïvement à
qui nous pouvons bien appliquer l’hypothèse nous conduit assez directement à la bonne solution.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22
— Si y 6∈ Y , alors ni x ni x0 n’appartient à f −1 [Y ] = ψ(Y ). Comme x 6∈ ψ(Y ), on a
ψ(Y ) 6= {x}.
Cela prouve donc que ψ n’est pas surjective.
Voilà le plan de démonstration.
1. f surjective =⇒ φ surjective.
2. φ surjective =⇒ f surjective.
3. f surjective =⇒ ψ injective.
4. ψ injective =⇒ f surjective (par contraposée).
1. Supposons f surjective et montrons que φ est surjective.
Soit Y ∈ P(F ).
Posons X = f −1 [Y ] et montrons que φ(X) = Y .
On procède par double inclusion.
— Soit y ∈ φ(X) = f [X].
On peut donc trouver x ∈ X tel que y = f (x).
Puisque X = f −1 [Y ], on en déduit que x vérifie f (x) ∈ Y , donc que y ∈ Y .
Cela montre l’inclusion φ(X) ⊂ Y .
— Réciproquement, soit y ∈ Y .
Comme f est surjective, on peut trouver x ∈ X tel que f (x) = y.
Comme y ∈ Y , on a f (x) ∈ Y , donc x ∈ f −1 [Y ] = X.
Cela montre que y = f (x) ∈ f [X] = φ(X).
On a donc montré l’inclusion Y ⊂ φ(X).
On a donc bien montré que φ(X) = Y .
Cela montre la surjectivité de φ.
2. Supposons φ surjective. Montrons que f est surjective.
Soit y ∈ Y .
Comme φ est surjective, on peut trouver un ensemble X ∈ P(E) tel que φ(X) = {y}.
L’ensemble X est non vide. En effet, φ(∅) = f [∅] = ∅ 6= {y}.
On peut donc trouver un élément x ∈ X. On a alors f (x) ∈ f [X] = {y}, d’où l’on déduit
y = f (x).
Cela prouve la surjectivité de f .
3. Supposons f surjective. Montrons ψ injective.
Soit Y, Y 0 ∈ P(F ) tels que ψ(Y ) = ψ(Y 0 ), c’est-à-dire f −1 [Y ] = f −1 [Y 0 ]. Montrons Y = Y 0 .
On procède par double inclusion.
— Soit y ∈ Y .
Comme f est surjective, on peut trouver x ∈ E tel que f (x) = y.
Puisque y ∈ Y , on a x ∈ f −1 [Y ].
D’après l’hypothèse, on en déduit que x ∈ f −1 [Y 0 ], donc que y = f (x) ∈ Y 0 .
Cela montre l’inclusion Y ⊂ Y 0 .
— On montre exactement de la même façon l’inclusion réciproque Y 0 ⊂ Y .
On a donc Y = Y 0 , ce qui prouve que ψ est injective.
4. Supposons f non surjective. On peut donc trouver y ∈ F tel que ∀x ∈ E, f (x) 6= y.
En particulier, on a alors
n o
f −1 [{y}] = x ∈ Ef (x) = y = ∅ = f −1 [∅],
c’est-à-dire ψ({y}) = ψ(∅). Comme {y} =
6 ∅, cela montre que ψ n’est pas injective.
[Link], 14 octobre 2022, 19:22