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Exos Dynamique

Ce document est un recueil d'exercices et de problèmes corrigés sur la dynamique des fluides, destiné aux étudiants universitaires et aux classes préparatoires. Il couvre les fluides parfaits et visqueux, avec des rappels de cours et une classification des exercices par niveau de difficulté. Les solutions sont fournies à la fin de l'ouvrage pour aider à la compréhension des concepts abordés.

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Exos Dynamique

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DYNAMIQUE DES FLUIDES

EMTO - La physique enseignée

Fluides parfaits et newtoniens


[Link]

40 Exercices et problèmes corrigés


par

Jimmy Roussel
Professeur agrégé de physique
F

R
e
Rotor


g

H 20 our
j
23
Ao e à
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M

ût
AVANT-PROPOS
Ce recueil d’exercices et problèmes corrigés est destiné aux étudiants du 1er cycle universitaire et à
ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Il traite de la dynamique des écoulements
fluides. Une première partie concerne les fluides parfaits où les effets visqueux sont négligés, une
deuxième aborde les fluides visqueux.
Chaque thème commence par quelques rappels de cours. Pour plus de détails, on renvoie le lecteur au
site de l’auteur :

[Link]

Les énoncés sont assortis d’un niveau de difficulté symbolisé par un, deux, trois ou quatre carrés. Bien
que subjective, cette classification tente de suivre la règle suivante :

□ Exercice ou QCM évaluant l’acquisition des connaissances.


□□ Exercice simple demandant un minimum de calcul et de formalisation.
□□□ Exercice plus technique.
□□□□ Problème souvent inspiré des Concours aux Grandes Écoles demandant un esprit de syn-
thèse et de recherche.

Enfin, les solutions des exercices sont regroupées en fin d’ouvrage. Un soin tout particulier a été fourni
pour proposer des solutions entièrement rédigées. Précisons tout de même que chaque correction
propose un exemple de traitement d’un exercice lequel peut parfois se résoudre d’une autre manière.
En vous souhaitant bonne lecture.

J IMMY R OUSSEL

Copyright © 2023 – [Link]


Table des matières
ÉNONCÉS DES EXERCICES 5
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS 7
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Ex. 1 Écoulement bidimensionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 2 Expansion d’un fluide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 3 Écoulement radial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 4 Débit sanguin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 5 Écoulement d’air dans une conduite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 6 Durée de vidange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 7 Un modèle de clepsydre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 8 Vase de Mariotte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 9 Vena contracta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 10 Régimes d’écoulement dans un canal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 11 Oscillations d’un liquide dans un tube coudé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Ex. 12 Régime transitoire de la vidange d’un réservoir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX 15


Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Ex. 13 Chariot sur coussin d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Ex. 14 Amortisseur hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Ex. 15 Viscosimètre de Couette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Ex. 16 Écoulement de Couette plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 17 Écoulement de Poiseuille plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 18 Diffusion visqueuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 19 Applications de la loi de Poiseuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 20 Mesure de la viscosité de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 21 Dispositif à écoulement laminaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Ex. 22 Calcul de pertes de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Ex. 23 Réfrigérant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Ex. 24 Seringue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 25 Le plein s’il vous plaît... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 26 Circuit hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 27 Remplissage d’une piscine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 28 Perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Ex. 29 Consommation d’une voiture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS 27


Ex. 30 Problème de robinets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Ex. 31 Les ondes acoustiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Ex. 32 Ondes de gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Ex. 33 Effet Magnus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Table des matières

Ex. 34 Loi de Stokes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31


Ex. 35 Problème de rhéométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Ex. 36 Oscillations dans un tube en U . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Ex. 37 Problème d’écoulement dans un milieux poreux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Ex. 38 Les larmes du Vin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Ex. 39 Circulation sanguine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Ex. 40 Autour de la microfluidique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

SOLUTIONS DES EXERCICES 46

• 4/81 •
ÉNONCÉS DES EXERCICES
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
Résumé de cours
Ligne d’écoulement – Courbe tangente en tout point M(x, y, z) à →
−v (x, y, z, t) à l’instant t. Mathéma-
tiquement, cette courbe vérfie la relation

dx dy dz
= =
vx vy vz

−→
Vecteur densité de courant de matière – Jm = µ→
−v vérifie l’équation de continuité

−→ ∂µ
div( Jm ) + =0
∂t
−→
Le débit massique (kg.s−1 ) s’obtient par le flux de Jm ; le débit volumique (m3 .s−1 ) par le flux
de →
−v .

Fluide parfait – Au sein d’un fluide parfait, on distingue deux types de forces :
−→ −→
1. Les forces de pression internes : dF int = − p(M) dS ext
−→ →

2. Les forces extérieures volumiques : dF ext = f v,ext dV

Équation d’Euler – · →
∂−v ³→
¸
− →
− ´→
− →
− →

µ + v . ∇ v = − ∇ p + f v,ext
∂t

Relation de Bernoulli – Pour un fluide parfait incompressible en régime stationnaire soumis à un


champ de forces extérieures conservatives d’énergie potentielle volumique e p , on a

v2
p+µ + e p = Cte
2
le long d’une ligne de courant. Pour la pesanteur, e p = µ gz.

Écoulements irrotationnels –

− → →
− −v = →
− →
∇ ∧ −v = 0 =⇒ → ∇ φ(−r , t)

avec φ(→
−r , t) potentiel des vitesses.
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

□□□ Ex. 1 – Écoulement bidimensionnel

Un écoulement bidimensionnel est décrit par le champ de vitesse suivant :


−v (M, t) = − kx −
u→x + k y −
u→y avec k = Cte

1. Cet écoulement est-il stationnaire ? incompressible ?

2. Montrer que les lignes de courant sont des hyperboles que l’on représentera.

3. On considère une particule de fluide située en x0 et y0 à l’instant t = 0. Donner l’équation de la


trajectoire de cette particule. Comparer avec la ligne de courant.

4. Calculer la vitesse de cette particule de fluide en fonction du temps. Conclusion ?

□□□ Ex. 2 – Expansion d’un fluide

Soit un fluide réparti de façon homogène dans une sphère de rayon R 0 . À l’instant t = 0, on communique
à chaque particule de fluide une vitesse initiale radiale proportionnelle à sa coordonnée radiale :

−v (0) = r 0 −
→ →
u r
τ

Chaque particule conserve ensuite sa vitesse initiale.

1. Donner l’équation horaire r(t) d’une particule située initialement en r 0 à t = 0. En déduire la


vitesse eulérienne →
−v (r, t). L’écoulement est-il stationnaire ?

2. Quelle est l’accélération d’une particule de fluide. On confrontera le point de vue d’Euler et celui
de Lagrange.

Donnée : Pour une vitesse radiale ne dépendant que de r , le terme convectif s’écrit

−v = v( r ) ∂v( r ) −
³ →
−v · −
→ ∇ → →
´
u r
∂r

□□□ Ex. 3 – Écoulement radial

Un écoulement bidimensionnel est décrit en coordonnées polaires par le champ de vitesse

−v (M, t) = k −
→ →
u avec k = 4 m2 s−1
r
r
1. Représenter en différents points le vecteur vitesse et déduire l’allure des lignes d’écoulement.
L’écoulement est-il permanent ?

2. Quelle est l’équation horaire r(t) d’une particule située en r 0 à t = 0 ?

3. À l’instant t = 0, on considère la portion de fluide définie par

1m ≤ r ≤ 2m et 30◦ ≤ θ ≤ 45◦

Dessiner cette portion à t = 0 et calculer son aire A0 .

• 8/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

4. Cette portion suit le flot de l’écoulement tout en se déformant. Représenter cette portion à
l’instant t = 1. Cet élément de fluide s’est-il dilaté ? en déduire le caractère compressible ou
incompressible de l’écoulement.

5. Vérifier en calculant div→


−v .


− ∂( r A r ) ∂( A θ )
Donnée : Divergence en coordonnées polaires : div A ( r, θ ) = +
r∂r r ∂θ

□□ Ex. 4 – Débit sanguin


Le cœur humain agit comme une pompe faisant circuler le sang vers les organes. Le débit moyen d’un
cœur humain modérément sollicité est de 6 litres par minutes.

1. Le diamètre de l’aorte, à la sortie du cœur, est de 2,5 cm. Quelle est la vitesse moyenne du sang
dans l’aorte ?

2. Le sang arrive en contact avec les organes en passant par des artères, puis des artérioles et
finalement des capillaires. Ces derniers, de diamètre 6 µm, transporte le sang à une vitesse
moyenne de 1 mm/s. Quel est le débit sanguin dans un capillaire ? En admettant que le sang
passe par ces capillaires, estimer leur nombre et leur section totale.

□□ Ex. 5 – Écoulement d’air dans une conduite


On considère un écoulement d’air dans une conduite de 20 cm de diamètre, à une pression de 300 kPa,
une température de 20 ◦ C et une vitesse de 3,0 m s−1 .
Sachant que cet air peut être considéré comme parfait, calculer le débit massique.

Donnée : Masse molaire de l’air : Mair = 29 g mol−1 .

□□□ Ex. 6 – Durée de vidange

Un récipient cylindrique de section droite S = 33 cm2 est


initialement rempli d’une hauteur h 0 = 30 cm de liquide. À
l’instant t = 0 on ouvre au fond du récipient un orifice de Liquide
section s = 1,0 cm2 .

1. Que vaut la vitesse initiale de vidange v0 prévue par Position initiale


le théorème de Bernoulli si l’on néglige la vitesse de la
surface libre ?

2. Quelle est la correction à apporter à v0 lorsque l’on tient


compte du mouvement de la surface libre ? Conclure. h0

3. Que vaut le débit de vidange initial. Quelle serait la ⃗


g

durée de la vidange τ1 si celle-ci se faisait à débit


constant ?

4. À l’aide d’un bilan de masse, établir l’équation diffé-


Fig. 1.1 – Vidange d’un liquide.
rentielle vérifiée par la hauteur h(t). La résoudre en
séparant les variables et déduire le temps de vidange
τ2 . Comparer avec τ1 .

• 9/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

□□□ Ex. 7 – Un modèle de clepsydre


z
Une clepsydre est une horloge antique, d’origine égyptienne,
mesurant le temps par écoulement régulier d’eau dans un
récipient gradué.
On considère un récipient à symétrie de révolution autour de
l’axe Oz, la distance entre la paroi du récipient et l’axe Oz
est :
r = az n g h(t)
où a et n sont des constantes que nous allons déterminer.
Le fond de ce réservoir situé en z = 0 est percé d’un petit
orifice de section s = 25 mm2 . Tout le système est plongé dans
l’atmosphère (pression p atm ) et dans le champ de pesanteur
terrestre → −g = − g−u→z . On remplit la clepsydre jusqu’à une

v→o
hauteur initiale h 0 et on on note h(t) la hauteur de la surface
libre à l’instant t. Fig. 1.2 – Clepsydre.

1. À l’aide du théorème de Bernoulli, exprimer la vitesse de vidange v o en considérant que la


vitesse de la surface libre est négligeable devant v o .

2. À partir de la conservation du débit volumique, trouver une relation entre ḣ(t), h(t) et s.

3. Déterminer les expressions de a et n pour avoir ḣ = −1 cm min−1 .

4. La clepsydre se vide complètement en une heure. Quelle est sa contenance en litre ?


Indication : Calculer le volume en intégrant des tranches de rayons r et d’épaisseur d z.

□□□ Ex. 8 – Vase de Mariotte


Un vase de Mariotte contenant de l’eau est raccordé à un air p atm
tube vertical de longueur H. La hauteur h est fixée à 50 cm.
La pression atmosphérique vaut p atm = 1,013 bar, la pression
de vapeur saturante de l’eau p v (H2 O) = 13 mbar, et le champ
de pesanteur g = 9,8 N kg−1 . On néglige la viscosité de l’eau.

1. Exprimer la vitesse de sortie V de l’eau en A en fonc-


h orifice d’arrivée
tion de H et h. Montrer qu’elle est constante, tant que d’air
le niveau de l’eau est au dessus de l’orifice du tube
M
d’alimentation en air.

2. Sachant que dans l’écoulement, la vitesse maximale H


est atteinte en un point M de la zone de raccordement,
et qu’elle vaut 1,4V , quelle longueur peut-on donner
au tube pour qu’il n’y ait pas cavitation (c’est-à-dire
apparition de bulles ou de poches de vapeur d’eau) ? →
− A
V

3. Quelle est alors la vitesse V d’écoulement maximale ? Fig. 1.3 – Vase de Mariotte.

• 10/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

□□□ Ex. 9 – Vena contracta


Soit une cuve en forme de parallélépipède dont la base est un carrée de côté a = 50 cm. On remplit
la cuve avec de l’eau jusqu’à une hauteur h = 82 cm. Au fond de la cuve il y a un orifice circulaire de
diamètre d = 2,0 cm.

1. Dans un premier temps, l’orifice du fond de la cuve est fermé par un bouchon. Exprimer la force
de pression que subit le bouchon puis faire l’application numérique.
Données : on prendra ρ = 1 × 103 kg m−3 et g = 9,8 m s−2

2. Dans un second temps, on retire le bouchon du fond de la cuve. L’eau s’écoule. On supposera
que la vitesse de la surface libre est négligeable devant la vitesse d’écoulement au niveau de
l’orifice. L’eau est considéré comme un fluide parfait et incompressible. En partant du théorème
de Bernoulli, déterminer l’expression littérale de la vitesse d’écoulement v au niveau de l’orifice.

3. Calculer v et le débit volumique Q V .

4. En fait, le débit volumique réel vaut Q V = 0,92 dm3 s−1 . On explique cette différence par une
contraction de la veine liquide à la sortie de l’orifice. La section réelle du jet s′ est inférieure à
la section de l’orifice s. On a s′ = α s où α est le coefficient de contraction. En supposant que la
vitesse d’écoulement est celle obtenue en 3., calculer α.

□□□ Ex. 10 – Régimes d’écoulement dans un canal


Un canal rectiligne de grande longueur, à fond horizontal, possède localement une section rectangulaire
de largeur ℓ, où la profondeur d’eau est h. La vitesse d’écoulement, supposée uniforme sur cette section
droite est égale à v. Les quantités ℓ, h et v varient, mais sur de très grandes distances caractéristiques,
le long du canal. L’écoulement de l’eau, assimilée à un fluide parfait homogène et incompressible, est
stationnaire.

1. Exprimer le débit volumique q v à travers une section du canal ; que sait-on sur q v ?

v2
2. Montrer que la quantité h + est une constante, que l’on notera h s , le long du canal.
2g
3. Exprimer q v en fonction de h, h s , ℓ et g. Tracer, pour ℓ et h s fixées, la courbe donnant q v en
fonction de h.

4. Déterminer la valeur maximale q max de q v et la hauteur critique h c correspondante. Montrer,


que pour une valeur q v donnée du débit inférieur à q max , il existe 2 valeurs possibles h 1 et h 2
de la hauteur h avec h 1 < h c < h 2 < h s .
h 1 correspond au régime torrentiel (faible hauteur, grande vitesse).
h 2 correspond au régime fluvial (hauteur élevée, faible vitesse).

5. Supposons que la largeur du canal diminue progressivement. Discutez, selon le type de régime,
dans quel sens se modifie h.

6. Despperturbations de la surface libre peuvent se propager, par rapport à l’eau, à la célérité


c = gh. Étudiez, selon le type de régime, si ces perturbations peuvent ou non remonter vers
l’amont, c’est-à-dire si la présence d’un obstacle dans le canal a un effet sur l’écoulement en
amont.

• 11/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

□□□ Ex. 11 – Oscillations d’un liquide dans un tube coudé

1. Montrer que pour un fluide incompressible parfait, soumis à un champ de pesanteur → −g , on a le


long d’une ligne de courant C AB (A et B sont les extrémités de la ligne de courant) :

∂v 1
Z
2
µ dℓ + µ(vB − v2A ) + µ g(zB − z A ) + p B − p A = 0 (1.4)
C AB ∂t 2

Indication : Intégrer l’équation d’Euler le long d’une ligne de courant et utiliser l’identité

−v · →
− → −−−→ v2 −→ −
(→ ∇ )−v = grad + (rot →
v )∧→
−v
2

2. On envisage un tube en U de section s = 1, 0 cm2 . On introduit une masse d’eau égale à m = 150 g.
On crée initialement une surpression qui baisse le niveau dans la partie gauche et augmente le
niveau dans la partie droite, puis on laisse le liquide osciller dans chacun des tubes.

Position d’équilibre z(t)


Liquide


−g

Fig. 1.4 – Oscillations dans un tube en U.

En utilisant le relation précédente entre deux points situés sur les surfaces libres, établir
l’équation différentielle vérifié par z(t). On fera intervenir L la longueur du tube de liquide.

3. Vérifier que la solution s’écrit z(t) = A cos Ω t + B sin Ω t avec Ω une constante que l’on déterminera.
Déduire la période T des oscillations.

□□□ Ex. 12 – Régime transitoire de la vidange d’un réservoir

Un grand réservoir cylindrique de section S, est rempli d’un


liquide de masse volumique µ. Le liquide sera considéré par-
section S
fait et incompressible. À la hauteur h = 0, 8 m au dessous de
sa surface libre, un tuyau d’évacuation horizontal de faible Liquide

section s et de longueur a = 0, 5 m est fermé par une vanne.


À l’instant t = 0, on ouvre la vanne ; le fluide s’écoule. On
h
considérera que le niveau de la surface libre ne varie pas (car

−g
S ≫ s ) et que la vitesse d’écoulement est nulle partout sauf
dans la conduite. On modélise l’écoulement dans la conduite a
par un écoulement laminaire unidimensionnel :

−v = v(x, t)− Fig. 1.5 – Dispositif.
u→x

1. Qu’impose l’équation de continuité ?

• 12/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

2. En appliquant l’équation (1.4) de l’exercice 11, entre un point de la surface libre et la sortie de
la conduite, montrer que la vitesse obéit à l’équation différentielle suivante :

dv v2
a + = gh
dt 2

3. Quelle est la vitesse v0 en régime permanent ? Quel résultat obtient-on ?

4. Quelle est la dimension de la quantité τ = 2a/v0 ? Quelle est sa signification physique ?

5. La solution s’écrit
t e x − e− x
µ ¶
v(t) = v0 tanh avec tanh(x) =
τ e x + e− x
Représenter l’évolution de v(t) et calculer numériquement la durée T au bout de laquelle la
vitesse dans la conduite ne diffère plus que de 1% de sa valeur dans le régime permanent de
vidange.

• 13/81 •
2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

Résumé de cours
Fluide visqueux – Au sein d’un fluide newtonien existent des contraintes normales et tangentielles

σn
½
= −p
⃗ n + σ t⃗t avec
σ = σ n⃗
σt = ηγ̇

où γ̇ est la vitesse de cisaillement et η la viscosité. η s’exprime en Poiseuille (Pℓ) ou en Pa.s.

Équation de Navier-Stokes – Pour un fluide incompressible newtonien, la dynamique de l’écoule-


ment vérifie l’équation
· →
∂−v
¸
−v .→
− → →
− −−→ −−→
µ + (→ ∇ )−v = − ∇ p + f ext + η△ v
∂t

Perte de charge – Pression supplémentaire qu’il faut imposer entre les extrémités d’une canalisation
pour assurer un écoulement stationnaire. Pour un cylindre de longueur L, de rayon R = D/2 :
µvD
1. si R e = < 2000, alors la perte de charge vaut
η

8η L
∆ pη = QV [Loi de Poiseuille]
πR 4

2. sinon
1 L
∆ p η = λ µv̄2
2 D
où λ désigne le coefficient de perte de charge. Le diagramme de Moody (voir ci-après)
permet d’obtenir ce coefficient.

Relation de Bernoulli généralisée – Équation des canalisations en régime permanent et incompres-


sible :
v12 P v 2
p1 + µ + µ gz1 + = p 2 + µ 2 + µ gz2 + ∆ p η
2 QV 2

Trainée aérodynamique – La force de frottement qu’exerce un fluide sur un obstacle prend la forme
suivante :
1 2
F t = µ v∞ SC x
2
avec C x un coefficient aérodynamique fonction du nombre de Reynolds R e . Dans le cas d’un
obstacle sphérique et en régime de Stokes (R e ≪ 1) on a

F t = 6πη rv∞
2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

□□ Ex. 13 – Chariot sur coussin d’air


Une table à coussin d’air, utilisée dans les démonstrations de physique, supporte un chariot qui se
déplace sur un mince coussin d’air d’épaisseur e = 0,1 mm et d’aire A = 0,04 m2 .
Sachant que la viscosité de l’air est de 1,8 × 10−5 Pa s, estimer la force qu’il faut exercer sur le chariot
pour le déplacer avec une vitesse constante v = 0,2 m s−1

Indication : On pourra supposer un écoulement parallèle cisaillant entre la table et le chariot.

□□□ Ex. 14 – Amortisseur hydraulique


Un amortisseur hydraulique est constitué par un cylindre de rayon R dans lequel se déplace un piston
de longueur ℓ en laissant un espacement constant a avec le cylindre. L’amortisseur est rempli d’une
huile incompressible de masse volumique µ = 900 kg m−3 et de viscosité η = 0,1 Pa s. Cette huile ne
peut s’écouler que par l’espace entre le piston et le cylindre.
On cherche à trouver la relation entre la vitesse Vp du piston et la force F à laquelle il est soumis.

huile (µ, η)
⊙ y
piston

− M
F

piston
x

ℓ →
−v (x, y)
a

2R −

Vp

Fig. 2.1 – À gauche, schéma de l’amortisseur. À droite, zoom sur l’espacement entre le piston et le cylindre.

– Détermination du champ de vitesse –

Dans tout le problème, on négligera a devant R. L’espacement a étant très faible devant R on peut
admettre que l’écoulement se produit entre deux faces planes parallèles (Fig. 2.1) . On suppose de
plus l’écoulement permanent et laminaire : →
−v = v(x, y)−
u→x

1. Montrer que la vitesse ne dépend pas de x.

2. Que peut-on dire de la vitesse en y = 0 et en y = a ?

3. À partir de l’équation de Navier-Stokes, trouver la relation entre la pression et la vitesse (on


négligera la pesanteur car µ gℓ est très faible devant les pressions exercées).

4. Montrer que le champ de vitesse s’écrit :

−v = ∆P ¡ y2 − a y¢ + V y −
· ¸
→ u→x
p
2ℓη a

avec ∆P = P2 − P1 surpression produite par la force F sur le piston.

– Relation F(Vp ) –

5. Comment s’exprime ∆P en fonction de la force F exercée sur le piston et du rayon du piston ?

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

6. À partir du champ de vitesse trouvée dans la partie I, calculer le débit volumique à travers
l’espacement. Dans quel sens a lieu l’écoulement ?

7. Sachant que l’écoulement est engendré par le mouvement du piston, calculer d’une autre façon
le débit volumique et déduire la relation suivante :

a3
Vp ≃ F
6πηℓR 3

8. On donne F = 1,0 kN, R = 2,0 cm, ℓ = 2,0 cm, a = 200 µm et µ = 900 kg.m−3 . Calculer la vitesse
du piston.

9. Quelle est la fonction d’un amortisseur ?

□□□ Ex. 15 – Viscosimètre de Couette

Fil de torsion

Cet appareil a été inventé par Couette pour mesurer la vis- α


cosité d’un liquide. Il se compose d’un cylindre intérieur de
rayon R 1 = 5 cm suspendu à un fil de torsion de constante Fluide visqueux
C = 1 N m rad−1 et d’un récipient cylindrique de rayon R 2 =
5,02 cm contenant le liquide sur une hauteur h = 20 cm. Le
cylindre intérieur est immobile et le récipient extérieur est en
rotation uniforme à la vitesse angulaire ω = 90 tours min−1 .
La hauteur du liquide est suffisante pour pouvoir négliger
tous les effets des extrémités. On se place en régime perma-
nent et dans le système de coordonnées cylindriques.
ω

Fig. 2.2 – Viscosimètre.

1. Quelles relations imposent la conservation de la masse et les conditions aux limites ?

−v = Ar + B −
µ ¶
2. Montrer que le champ de vitesse → u→θ , convient à condition que
r

ωR 22
A= et B = − AR 12
R 22 − R 12

− 1 ∂( r A r ) 1 ∂ A θ ∂ A z

Donnée : Expression de la divergence en cylindrique : div A = + + .
r ∂r r ∂θ ∂z
dvθ vθ
3. La vitesse de cisaillement s’écrit ici γ̇ = − . Exprimer le couple visqueux qui s’exerce sur
dr r
le cylindre central sachant que e = R 2 − R 1 ≪ R 1 .
Indication : On pourra considérer que R 2 ≃ R 1 ≃ R .

4. Ce couple est compensé par la torsion du fil d’un angle α = 22,5◦ . En déduire la viscosité du
liquide.

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

□□□ Ex. 16 – Écoulement de Couette plan

L’espace est rapporté à un trièdre Ox yz, de vecteurs de base − u→x , −


u→y , −
u→z . Oy est dirigé suivant la
verticale ascendante. Un fluide newtonien incompressible de viscosité η est enfermé entre deux
plaques planes, infinies, parallèles, perpendiculaires à Oy et de cotes respectives y = 0 et y = L. La
−→
plaque de cote y = 0 est fixe alors que l’autre est animée d’une vitesse V0 = V0 − u→x . L’écoulement entre
les plaques est supposé établi, stationnaire et unidirectionnel de sorte que l’on peut le modéliser par le
champ de vitesse →−v = v(x, y) −
u→x . Par ailleurs, on néglige les effets de la pesanteur.
y



F
M →
−v (x, y)
L

Fig. 2.3 – Ecoulement de Couette entre deux plans.

1. Montrer que v ne dépend pas de x. Que peut-on dire de l’accélération d’une particule de fluide ?

2. À partir de l’équation de Navier-Stokes, montrer qu’il n’est pas nécessaire d’imposer un gradient
de pression suivant Ox pour que l’écoulement existe. On supposera donc que la pression est
indépendante de x. En déduire l’expression de la vitesse → −v en un point M(x, y, z) en fonction de
V0 , y et L.

3. Quelle est la force par unité de surface subie par chacune des plaques ?

□□ Ex. 17 – Écoulement de Poiseuille plan

L’espace est rapporté à un trièdre Ox yz, de vecteurs de base − u→x , −


u→y , −
u→z . Oy est dirigé suivant la
verticale ascendante. Un fluide newtonien incompressible de viscosité η est enfermé entre deux
plaques planes, infinies, parallèles, perpendiculaires à Oy et de cotes respectives y = 0 et y = L. Les
deux plaques sont fixes et l’écoulement est supposé établi, stationnaire et unidirectionnel. On le
modélise par le champ de vitesse → −v = v(x, y)−
u→x et l’on note p = p(x, y) le champ de pression. Enfin, on
néglige les effets de la pesanteur
y

M →
−v (x, y)
L

Fig. 2.4 – Écoulement de Poiseuille entre deux plans.

1. Montrer que v ne dépend pas de x. Que peut-on dire de l’accélération de la particule de fluide ?

2. À partir de l’équation de Navier-Stokes, montrer qu’un gradient horizontal de pression est


nécessaire pour qu’il y ait écoulement et que ce gradient est constant (on appellera K cette
constante).

3. Exprimer le champ de vitesse → −v (x). Calculer la vitesse maximale. Quel est le signe de K si v est
positive ? Représenter le profil des vitesses v = f (y) entre les deux plaques.

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

4. Soit q le débit volumique à travers une section délimitée par les plaques (y = 0 et y = L) et par
les plans z = − h/2 et z = h/2. Calculer q et commenter le résultat.

□□□ Ex. 18 – Diffusion visqueuse


Une plaque plane d’extension infinie, retient un fluide new- z
tonien de viscosité η et de masse volumique ρ constante. Un
dispositif entraîne la plaque dans un mouvement oscillant de

−v (z, t)
pulsation ω. La vitesse de la plaque s’écrit

−v = v cos(ω t) −
u→y
P 0 fluide newtonien
y

Pour des raisons de symétrie, le champ d’écoulement du fluide ∼ v0 cos(ω t)


est de la forme →
−v = v(z, t) −
u→y et la pression est indépendante
Fig. 2.5
de x et y.

1. Établir l’équation aux dérivées partielles vérifiée par v(z, t). On fera intervenir le coefficient dit
de viscosité cinématique ν = η/ρ .

2. Quelle est la nature physique de cette équation ? Quelle est la dimension de ν ? Que représente
cette grandeur ?

3. Après avoir précisé les conditions aux limites, déterminer


p les solutions de cette équation en
régime forcé. On fera intervenir le paramètre δ = 2ν/ω.
Indication : utiliser la notation complexe et chercher la solution sous la forme v = A ( z)e iω t .

4. Que représente δ ? Voyez-vous une analogie avec un autre phénomène ?

□□ Ex. 19 – Applications de la loi de Poiseuille


8η L
Sachant que la loi de Poiseuille est donnée par ∆ p η = Q V , répondre aux questions suivantes.
πR 4
1. Quelle doit être la différence de pression entre les deux extrémités d’un tuyau de 2,0 km ayant
un diamètre de 40 cm pour qu’il puisse transporter 400 cm3 s−1 d’essence ?
Données : L’essence a pour masse volumique µ = 950 kg m−3 et viscosité η = 0,2 Pa s.

2. On veut perfuser un patient en 1 h avec un flacon de 0,5 L de plasma (densité proche de l’eau) de
viscosité η = 1,4 × 10−3 Pa s. L’aiguille utilisée a une longueur de 3 cm et un diamètre de 0,4 mm.
A quelle hauteur minimale faut-il installer le flacon ?

3. Une huile de masse volumique µ = 860 kg m−3 est placée dans un large réservoir jusqu’à la
hauteur h = 0,3 m. On fixe au fond du récipient un long tube fin horizontal (longueur L = 15 cm,
rayon R = 2 mm) : les forces de viscosité sont prépondérantes ici, l’écoulement est très lent
(goutte à goutte). On mesure un débit Q = 53 mL min−1 . Calculer la viscosité de l’huile.

□□ Ex. 20 – Mesure de la viscosité de l’eau


On cherche les conditions qui permettent de mesurer la viscosité de l’eau à partir du dispositif ci-
dessous. Un tube horizontal de longueur L et de rayon R est relié à un récipient de section S. Un tube
vertical plonge dans le réservoir en mettant celui-ci en communication avec l’atmosphère.

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

p atm

section S
Liquide

H →
−g

Fig. 2.6 – Dispositif de mesure.

1. Supposons que les effets visqueux soient prépondérants dans le tube. Le débit Q est si faible
que l’on peut considérer l’eau dans le réservoir à l’équilibre. En utilisant la loi de Poiseuille,
montrer que le débit s’écrit
πR 4 µ gH
Q= (2.3)
8η L

2. Ce débit varie-t-il au cours du temps ? Expliquer le rôle du tube vertical.

3. Tracer le débit Q en fonction de la viscosité η. Que se passe-t-il lorsque η → 0 ? Discuter la


pertinence du modèle.

4. On cherche à prévoir la valeur limite du débit quand η → 0. On considère alors le fluide parfait.
À l’aide de la relation de Bernoulli, exprimer le débit volumique Q en fonction de R, g et H.

5. À partir de ces résultats donner l’allure du graphe de Q en fonction de η. En déduire que pour
pouvoir appliquer la loi de Poiseuille, il faut que la viscosité du fluide vérifie la condition
s
η R2 gH

µ 8L 2

6. Si l’on prend un tube horizontal de rayon R = 1 cm, H = 50 cm et L = 1 m, la mesure de la


viscosité de l’eau à partir de la loi (2.3) donnera t-elle une valeur fiable ?

Indication : La viscosité de l’eau est de l’ordre de 1 × 10−3 Pa s

□□□ Ex. 21 – Dispositif à écoulement laminaire

Afin d’obtenir des écoulements laminaires en laboratoire, on réalise le montage schématisé Fig. 2.7.
Une couche d’épaisseur h d’un liquide incompressible de masse volumique µ et de viscosité η est
déposée sur un tapis roulant animé d’une vitesse v0 et incliné d’un angle θ par rapport à l’horizontal.
On supposera l’écoulement du liquide sur le tapis roulant, stationnaire et laminaire.
On modélise l’écoulement par le champ de vitesse →−v (M, t) = v(x, z, t) −
u→x

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

h


−g

u→x −
u→z

v→
0

θ •

Fig. 2.7 – Écoulement sur tapis roulant.

1. Montrer que la vitesse ne dépend que de z et représenter quelques lignes de courant.

2. Projeter l’équation de Navier-Stokes suivant x et z.

3. En déduire l’expression de la pression p en fonction de z (on prendra l’origine des z au niveau


du tapis et l’on notera p atm la pression atmosphérique).

4. Montrer – en utilisant notamment la continuité de la vitesse et de la contrainte – que le profil


de vitesse de la couche de liquide est donné par
µ g sin θ µ g sin θ h
v(z) = z2 − z + v0
2η η

5. Calculer le débit de liquide à travers l’épaisseur pour une largeur ℓ = 1 m de tapis roulant.

6. A quelle vitesse v0 le tapis doit-il avancer pour que ce débit soit nul ?

7. Après avoir exprimé la contrainte exercée par le tapis sur le fluide, trouver la force de frottement
totale exercée par le fluide sur la longueur L du tapis. À quelle autre force cette force de
frottement peut-elle être identifiée ?

8. Donner l’expression de la puissance nécessaire pour entraîner le tapis roulant.

□□ Ex. 22 – Calcul de pertes de charge


Un tube de diamètre D = 5 mm, de rugosité ϵ = 0,10 mm, transporte de l’eau à 20 ◦ C (viscosité η =
1 × 10−3 Pa s). Le débit s’élève à Q V = 20 cm3 s−1 .

1. Calculer la perte de charge par unité de longueur en supposant valide la loi de Poiseuille.

2. Calculer la vitesse moyenne ainsi que le nombre de Reynolds. Discuter l’hypothèse précédente.

3. À l’aide du diagramme de Moody, page 16, refaire le calcul de la perte de charge par unité de
longueur de tube (L = 1 m).

□□□ Ex. 23 – Réfrigérant


Un réfrigérant d’huile est composé d’un groupe de N = 100 tubes cylindriques en parallèle, de diamètre
D = 1,0 cm et de longueur L = 4,0 m. A la vitesse moyenne U = 2,0 m s−1 , on y fait circuler de l’huile
dont la masse volumique moyenne est égale à 900 kg m−3 mais dont la viscosité η varie linéairement
de η 1 = 3,0 × 10−2 Pa s à l’entrée jusqu’à η 2 = 0,10 Pa s à la sortie en raison du refroidissement.

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

1. Vérifier que l’écoulement dans le tube est laminaire.

2. Calculer le débit d’huile dans le réfrigérant.

3. En appliquant la loi de Poiseuille sur une portion infinitésimale de tube (entre x et x + dx),
exprimer littéralement puis numériquement la différence de pression qu’il faut imposer entre
l’entrée et la sortie du réfrigérant.

□□□ Ex. 24 – Seringue

Dans une seringue, le corps du tube a une section S = 1 cm2 .


L’aiguille quant à elle possède un diamètre φ = 0,30 mm et
une longueur L = 5 cm. Le piston se déplace sans frottement
et le liquide contenu dans la seringue est assimilé à un fluide
newtonien de masse volumique µ = 1000 kg m−3 et de visco-
Fig. 2.8 – Seringue.
sité η = 1 × 10−3 Pa s.
On note v la vitesse d’écoulement dans l’aiguille et V dans le
corps de la seringue.

1. Exprimer de deux manières différentes le débit volumique q v du liquide en fonction des données.

2. À l’aide de la relation de Bernoulli généralisée et de la loi de Poiseuille, exprimer la pression


exercée par le fluide sur le piston. Déduire la force que l’opérateur doit exercer sur le piston en
fonction du débit volumique.

3. Calculer la force F si l’on veut q v = 1 L h−1 .

□□□ Ex. 25 – Le plein s’il vous plaît...


Une pompe à essence de rendement r = 70% assure, en un temps ∆ t = 50 s, le remplissage d’un
réservoir d’automobile d’une contenance V = 50 L. Elle aspire l’essence (µ = 750 kg m−3 ) dans une
grande citerne enterrée dont la surface libre est à la pression atmosphérique. Elle refoule l’essence
sous forme d’un jet cylindrique, en contact avec l’atmosphère, se déversant dans le réservoir. La
différence des cotes entre la section de sortie de la conduite et la surface libre de la citerne est H = 2 m.
La conduite sera considérée lisse, de longueur L = 3 m et de diamètre φ = 2 cm. La viscosité de l’essence
est η = 6 × 10−4 Pa s.
À l’aide du diagramme de Moody et de la relation de Bernoulli généralisée, calculer la puissance
électrique consommée par la pompe. Comparer le coût lié à l’alimentation électrique de la pompe avec
le prix de l’essence fournie.

Données : Tarifs indicatifs : 1 kW.h → 0,14=C et 1 L d’essence → 1,5=C

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

□□□ Ex. 26 – Circuit hydraulique

Considérons le circuit hydraulique de la figure permettant de


transférer l’eau du bassin aval au bassin amont. Le but est z
de déterminer la puissance minimale de la pompe.
B
Données : •

• La viscosité de l’eau vaut η = 1 × 10−3 Pa s.

h = 40 m
• La conduite d’aspiration mesure ℓa = 15 m et possède P
une diamètre d a = 125 mm.

A →
−g
• Quant à la conduite de refoulement, ℓr = 925 m et d r =
80 mm.

• Champ de pesanteur : g = 9,8 m s−2 .


Fig. 2.9 – Dispositif de pompage
• Débit volumique : Q V = 10 L s−1 ;

1. Dans l’hypothèse où les pertes de charges sont négligeables, exprimer la puissance mécanique
P que doit fournir la pompe au fluide en fonction de Q V , µ, g et h (on pourra utiliser la relation
de Bernoulli généralisée entre A et B et considérer que les surfaces libres ne se déplacent
quasiment pas).

2. Faire l’application numérique.

En réalité il faut tenir compte des pertes de charge linéaires dans les canalisations. La rugosité des
conduites vaut ϵ = 0, 1 mm.

3. Calculer la vitesse moyenne d’écoulement dans la conduite d’aspiration et dans celle de refoule-
ment.

4. En déduire les nombres de Reynolds ainsi que les coefficients de perte de charge (voir le
diagramme de Moody page 16).

5. Refaire le calcul de la puissance mécanique qu’il faut fournir au fluide en tenant compte des
pertes de charge. Quelle part de l’énergie fournie par les pompes est-elle perdue par frottement ?

□□□ Ex. 27 – Remplissage d’une piscine

Dans un club de vacances, on construit une piscine à proximité d’une retenue d’eau. La piscine a une
longueur a = 25 m, une largeur b = 15 m et une hauteur d’eau h = 2,0 m.
L’eau est puisée à l’aide de quatre pompes dans le lac de retenue. La cote de niveau de ce dernier est
z1 = 825 m. La surface libre de l’eau dans la piscine est à la côte z2 = 850 m (sortie canalisation). La
canalisation en sortie de chacune des pompes, a un diamètre d = 50 mm. La vitesse moyenne du fluide
dans chaque canalisation est v = 3,0 m s−1 .

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

z
z2 Pompe
Piscine

−g P

z1
Lac

Fig. 2.10 – Remplissage d’une piscine.

1. Le régime d’écoulement est-il laminaire ou turbulent ?


Donnée : viscosité de l’eau : η = 1 × 10−3 Pa s.

2. Calculer le débit volumique Q V produit par une pompe.

3. Calculer la durée de remplissage de la piscine, les quatre pompes étant en service.

4. En utilisant l’équation de Bernoulli généralisée et en négligeant les pertes de charge, calculer la


puissance mécanique dépensée par chacune des pompes pour remplir la piscine.

5. Les pompes ont un rendement de 80%, calculer la puissance électrique P e totale qu’exige cette
installation.

6. Les quatre tuyaux d’alimentation possèdent une rugosité ϵ = 0,1 mm et une longueur L = 100 m.
Reprendre les questions précédentes en tenant compte cette fois-ci des pertes de charge en ligne
(on s’aidera du diagramme de Moody située à la page 16).

□□□ Ex. 28 – Perte de charge singulière

Un fluide incompressible, de masse volumique µ,


s’écoule en régime permanent dans une conduite
horizontale, cylindrique, de section S 1 . Dans cette
conduite, la vitesse du fluide est −
→ et la pression p .
v 1 1 p1 −
v→ p2 −
v→
1 2
La conduite subit une brusque variation de rayon,
l’aire de la section devenant S 2 > S 1 . Il se produit
alors un décollement des lignes de courant et la −v ≃ →
zone turbulente :→

0 , p1
création d’une zone de turbulence où la pression
est environ p 1 . Loin de l’élargissement, la vitesse Fig. 2.11 – Effet de l’élargissement de la conduite
du fluide est −→ et sa pression p . L’air extérieur sur l’écoulement.
v 2 2
est à la pression p 1 .

1. En effectuant un bilan de quantité de mouvement sur un système à définir soigneusement,


montrer que la différence de pression entre l’amont et l’aval de l’élargissement est

∆ p = p 2 − p 1 = µv2 (v1 − v2 )

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2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX

2. A l’aide d’un bilan d’énergie sur le même système, montrer que l’élargissement de la section,
provoque une perte de charge dite singulière, qui vaut

1
∆ p η = ξ(S 1 , S 2 ) µv12
2
où ξ(S 1 , S 2 ) est le coefficient de perte de charge singulière que l’on exprimera en fonction des
sections.

□□□ Ex. 29 – Consommation d’une voiture


On considère une automobile de masse m roulant à la vitesse V sur une pente inclinée d’un angle α.
On donne dans le tableau ci-dessous le coefficient de traînée C x , la surface frontale S et la masse à
vide pour trois véhicules. On négligera les frottements de roulement.

Tab. 2.1 – Données techniques de quelques automobiles


Automobile Cx SC x [m2 ] masse à vide [kg]
DAIHATSU UFE III (3 places) 0,168 0,235 440
CITROEN AX DIESEL (5 places) 0,31 0,570 745
« Automobile moyenne » 0,35 0,63 1250

1. Calculer, pour chaque véhicule du tableau, la puissance motrice P nécessaire si l’on veut que le
véhicule monte une pente de 10% à la vitesse V = 120 km h−1 avec 3 personnes à bord (charge
utile = 300 kg). On donnera la puissance en kW puis en Ch (cheval-vapeur).
Indication : Utiliser par exemple le théorème de l’énergie cinétique.
Par ailleurs on donne : 1 Ch = 735,5 W et µair ≃ 1,2 kg m−3 .

2. L’automobile roule maintenant sur une piste horizontale en développant la puissance P calculée
précédemment. Quelle est sa vitesse ?

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

□□□□ Ex. 30 – Problème de robinets

Une baignoire de volume V = 96 L se remplit en τ1 = 8 mn, robinet ouvert et bonde fermée. Elle se vide
en τ2 = 12 mn, bonde ouverte et robinet fermé. On se propose de répondre à la question suivante :
« En combien de temps la baignoire se remplit-elle complètement si la bonde et le robinet sont ouverts ? »

Robinet

z(t)
H

Bonde

Fig. 3.1 – Schéma de la baignoire

1. Un étudiant donne la réponse suivante :


Le robinet débite 96/8 = 12 L/mn, la bonde 96/12 = 8 L/mn. Bonde et robinet ouverts,
le débit sera égal à 12 - 8 = 4 L/mn, il faudra donc 96/4 = 24 mn pour que la baignoire
se remplisse.
Expliquer en quoi le raisonnement précédent est faux.

2. Traitons le problème en supposant que la baignoire est un récipient cylindrique de section S et


de hauteur H. La bonde ouverte fait naître un orifice de section s ≪ S. L’instant t = 0 est pris au
moment où l’on ouvre robinet et bonde, la baignoire étant vide.
Exprimer le débit volumique Q V 1 sortant par le robinet en fonction de τ1 , S et H. Faire l’applica-
tion numérique.

3. Supposons qu’à l’instant t, le niveau d’eau dans la baignoire soit z(t). À partir de la relation de
Bernoulli, trouver le débit volumique Q V 2 sortant par la bonde.

4. En traduisant la conservation de la masse, montrer que le niveau d’eau vérifie l’équation


différentielle
1³ p ´
ż(t) = Q V 1 − s 2gz(t) (3.1)
S
p
5. Que se passe-t-il si Q V 1 > s 2gz ∀z ≤ H ?
p
6. Définissons z∞ tel que Q V 1 = s 2gz∞ . Que représente z∞ ?
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

7. Montrer que
¶2
τ2
µ
z∞ = H
2τ 1
Indication : Exprimer τ2 en fonction de s, S , g et H en intégrant l’équation (3.1) dans le cas où le
robinet est fermé, puis éliminez s dans la définition de z∞ .

8. Calculer z∞ /H et répondre à la question initiale.

9. Au bout de combien de temps la baignoire se remplit si τ1 = 4 min et τ2 = 12 mn ?

□□□□ Ex. 31 – Les ondes acoustiques


L’onde sonore (ou acoustique) est issue d’une perturbation en pression δ p(M, t) qui se propage au sein
d’un fluide de masse volumique µ = µ0 + δµ(M, t). Le phénomène est spatio-temporel et donc à priori
non stationnaire. Dans le cadre de l’approximation acoustique, on considère que :

• δ p ≪ p 0 (p 0 est la pression du fluide en équilibre thermique à la température T0 ) ;

• δµ ≪ µ0 (µ0 est la masse volumique du fluide à la température T0 ) ;


v ∂⃗
D⃗ v
• L’accélération particulaire se résume à ≃
Dt ∂ t
• Tout élément du fluide évolue sans échanger de chaleur avec les autres éléments du fluide à son
contact ; la transformation est adiabatique quasi-statique. On montre alors que

δµ = µ0 χs δ p

où χs désigne le coefficient de compressibilité adiabatique.

1. Montrer - en justifiant les éventuelles approximations - que la propagation de l’onde sonore est
régie par les équations

∂δµ
µ0 div⃗
v+ = 0 (3.2)
∂t
∂⃗v −−−→
µ0 = −grad(δ p) (3.3)
∂t

2. Montrer que δ p vérifie l’équation des ondes. Déduire la vitesse du son en fonction de µ0 et χS .
³−−−→ ´
Indication : On rappelle que div grad f = △ f .

3. L’eau possède une compressibilité χs = 4,5 × 10−10 Pa−1 . Calculer la vitesse de propagation des
ondes acoustiques dans l’eau.

4. La compressibilité d’un gaz parfait en évolution adiabatique réversible vaut

1 cp
χs = avec γ=
γp cv

Montrer que la vitesse du son dans un gaz parfait vaut


s
γRT
cs =
M

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

5. Calculer c s pour l’air et l’Hélium (4 He) à 300 K.


Indication : Dans les conditions standards, γ = 5/3 pour un gaz monoatomique et γ = 7/5 pour un
gaz diatomique. La constante des gaz parfaits vaut R = 8,314 J K−1 mol −1

6. La sensation auditive n’est pas linéaire mais varie de façon logarithmique (loi de F ECHNER).
On définit alors l’intensité acoustique comme le logarithme du rapport de deux amplitudes de
pression :
Ap
µ ¶
I dB = 20 log10
A seuil

où A seuil est le seuil d’audibilité à 1000 Hz : A seuil = 2 × 10−5 Pa.


Un appareil produit un son de fréquence ν = 1000 Hz et d’intensité I dB = 120 dB (seuil de
douleur). Calculer A p .

D⃗
v ∂⃗v
7. L’approximation ≃ est valide si v ≪ c s . Est-ce le cas ici ?
Dt ∂ t

□□□ Ex. 32 – Ondes de gravitation

On considère un bassin illimité de profondeur H contenant un liquide supposé incompressible (masse


volumique µ). On étudie les ondes -dites de gravitation- qui peuvent se propager à la surface du
liquide.
z ϵ(x, t)
x

fluide incompressible de masse volumique µ

Fig. 3.2 – Onde de gravitation

1. Dans le cadre des oscillations de faible amplitude on admet qu’on a en tout point du fluide :

−v = −
→ −−→
grad(Φ) (écoulement irrotationnel)

Montrer que le potentiel des vitesses Φ vérifie l’équation de Laplace

∂2 Φ ∂2 Φ ∂2 Φ
+ + =0 (3.6)
∂ x2 ∂ y2 ∂ z2

D→
−v ∂→
−v
2. Toujours dans le cas des petites oscillations on a Dt ≃ ∂t
. Montrer, à partir de l’équation d’Euler,
que l’écoulement obéit à l’équation

∂Φ p
+ + gz = Cte (3.7)
∂t µ

où p est la pression à la cote z.

• 29/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

3. On cherche les solutions ondulatoires de (3.6) sous la forme :

Φ(x, y, z, t) = f (z)e i(ω t−kx)

Montrer que f (z) se met sous la forme

f (z) = α e kz + β e−kz

avec α et β deux constantes.

4. Au fond du bassin il ne peut y avoir décollement du liquide, d’où v z (x, y, − H, t) = 0 ∀(x, y, t).
Simplifier l’expression de f (z) en ne faisant apparaître qu’une constante.

5. Au niveau de la surface libre la pression peut être considérée comme uniforme et égale à p 0 .
Notons z = ϵ(x, t) l’équation de cette surface libre et assimilons v z à ∂ϵ/∂ t. Montrer alors que

∂2 Φ ∂Φ
µ ¶
+g =0
∂ t2 ∂z z=ϵ

ce qui revient à écrire dans le cadre des petites oscillations

∂2 Φ ∂Φ
µ ¶
+g =0 (3.8)
∂ t2 ∂z z=0

6. Déterminer la relation de dispersion : ω2 en fonction notamment de k. Envisager les deux cas


suivants :
• kH ≫ 1 (eau profonde),
• kH ≪ 1 (eau peu profonde).

7. La vitesse de propagation (vitesse de groupe) des ondes de gravitation à la surface de l’eau est
donnée par
∂ω
Vg =
∂k
Exprimer Vg en fonction de la longueur d’onde λ, puis donner sa valeur numérique dans les
deux cas suivants :
• pour l’eau profonde (λ = 10 m, H = 200 m) ;
• pour l’eau peu profonde (λ = 10 m, H = 10 cm).

□□□□ Ex. 33 – Effet Magnus


On étudie l’écoulement (E) irrotationnel et permanent d’un fluide parfait et incompressible autour


d’un cylindre, d’axe Oz et de rayon R, qui tourne autour de son axe à la vitesse angulaire Ω = Ω→ −u z.

→ →

Le fluide a, très loin du cylindre, la vitesse v0 = v0 u x de direction perpendiculaire à Oz. Un point M
du fluide est repéré par ses coordonnées cylindriques (r, θ , z).
L’écoulement (E) étant irrotationnel on peut définir un potentiel des vitesses φ tel que
−v = −
→ −−→
gradφ

1. Établir la relation vérifiée par le potentiel des vitesses pour un fluide incompressible.
Indication : utiliser l’équation de continuité.

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

2. (E) peut être considéré comme la superposition de deux écoulements :


• écoulement (E1 ), de potentiel des vitesses :

R2
µ ¶
φ1 = 1 + 2 r v0 cos θ
r

correspondant au cylindre fixe dans le fluide en écoulement uniforme de vitesse −


→=v →
v 0

0ux
à l’infini ;
• écoulement (E2 ), de potentiel des vitesses

φ2 = k θ avec k = R2Ω

correspondant au cylindre tournant dans le fluide au repos très loin du cylindre.


Vérifier que (E) est un écoulement potentiel.
Donnée : Opérateur laplacien en coordonnées cylindriques :

1 ∂ ∂f 1 ∂2 f ∂2 f
△ f ( r, θ , z) = (r ) + 2 2 + 2
r ∂r ∂r r ∂θ ∂z

3. Donner l’expression du champ de vitesse →


−v en tout point M du fluide.
Donnée : Gradient en coordonnées cylindriques :

−−−→ ∂f →
− 1 ∂f →
− ∂f →

grad f = ur+ uθ+ uz
∂r r ∂θ ∂z

4. À l’aide du théorème de Bernoulli, exprimer la pression p(R, θ , z) de la couche du fluide en


contact avec la surface du cylindre, en fonction de la masse volumique µ du fluide, v0 , R et Ω.
On notera p 0 la pression très loin du cylindre.

Remarque : En toute rigueur il faut supposer le fluide visqueux pour expliquer l’entraînement du
fluide par le cylindre en rotation. On peut montrer que les équations sont valables partout sauf
dans une fine couche autour du cylindre appelé couche limite.

−→
5. Déterminer la force F m exercée par le fluide sur le cylindre de hauteur h, en fonction de µ, k, v0
et h.

6. Mettre cette force, dite de Magnus, sous la forme :


−→ →∧→
F m = a−

v 0 Ω

où la constante a sera exprimée en fonction de µ, R et h.

7. Citer quelques manifestations de cette force dans le domaine sportif.

□□□□ Ex. 34 – Loi de Stokes

On considère le problème d’un fluide visqueux en écoulement stationnaire autour d’une sphère
immobile de rayon a. En notant η la viscosité et µ la masse volumique, Stokes a montré que pour les
µU a
faibles nombres de Reynolds (R e = η ), les solutions de l’équation de Navier-Stokes s’écrivent (en
coordonnées sphériques) :

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS


u→r

u→
ϕ
³ 3
´
z M(r,θ ,ϕ) •
vr = 1 − 32ar + 2ar3 U cos θ −
u→
θ
³ 3
´
vθ = − 1 − 34ar − 4ar3 U sin θ θ

vϕ = 0 r

3ηU a a
p(r, θ , ϕ) = p 0 − cos θ −
y
2r2 u→
ϕ

ϕ
x

Fig. 3.3 – Solutions de Stokes.

1. Vérifier que les conditions aux limites sont bien respectées. Que représente U ?

2. Représenter les forces de pression qui s’exercent sur la particule sphérique. Dans quel sens est
−→
orientée la résultante des forces de pression F p ?
−→
3. Calculer F p .

4. On montre que sur un élément de surface dS de la sphère, s’exerce une force de cisaillement
due à la viscosité :

→ ∂ vθ
dFv = η (r = a)dS −
u→θ
∂r
Représenter les forces de cisaillement qui s’exercent sur la particule sphérique. Dans quel sens


est orientée la résultante des forces de cisaillement Fv ?
−→
5. Calculer Fv .
−→
6. Montrer finalement que la force totale FT exercée par le fluide visqueux sur la sphère s’écrit
−→ →

FT = 6πηaU

□□□□ Ex. 35 – Problème de rhéométrie


Un rhéomètre est un appareil servant à caractériser la ré- Ω
sistance au cisaillement d’un fluide. Il est constitué de deux R
pièces de symétrie cylindrique autour d’un même axe. L’une rotor e

(le rotor) est entraînée à une vitesse angulaire Ω constante



g
tandis qu’on mesure le couple Γ nécessaire pour maintenir
l’autre (le stator) fixe.
Étudions le rhéomètre de Couette : le rotor est un cylindre de
rayon R = 20 mm alors que le stator est un cylindre de rayon H

R + e avec e = 0,1 mm ≪ R. On remplit l’espace disponible


d’un liquide visqueux jusqu’à la hauteur H = 40 mm. Une
fois le rotor mis en rotation et le régime permanent établi,
le fluide est décrit par le champ de vitesse (dans le système
cylindrique)

−v = v(r)−
u→θ Fig. 3.4 – Rhéomètre de Couette.

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

−v ( r, θ , z) = ∂( rvr ) + ∂(vθ ) + ∂v z
Données : Divergence en coordonnées cylindriques : div→
r∂r r ∂θ ∂z
1 ∂ ∂f 1 ∂2 f ∂2 f
Laplacien en coordonnées cylindriques : △ f ( r, θ , z) =
(r ) + 2 2 + 2
r ∂r ∂r r ∂θ ∂z
−→ −
→ −

Équation de Navier-Stokes projetée dans la base cylindrique ( u , u , u ) : r θ z


∂vr ∂vr ∂vr vθ ∂ v r v θ ∂p vr 2 ∂ vθ
µ µ ¶
µ + vz + vr + − = − + η △vr − 2 − 2
∂t ∂z ∂r r ∂θ r ∂r r r ∂θ
∂ vθ ∂ vθ ∂ vθ
vθ ∂ vθ v r vθ 1 ∂p 2 ∂ v r vθ
µ ¶ µ ¶
µ + vz + vr + + = − + η △ vθ + 2 − 2
∂t ∂z ∂r r ∂θ r r ∂θ r ∂θ r
∂v z ∂v z ∂ v z vθ ∂ v z ∂p
µ ¶
µ + vz + vr + = − + η△v z − µ g
∂t ∂z ∂r r ∂θ ∂z

1. Vérifier que l’écoulement est incompressible.

2. Quelle est la trajectoire d’une particule de fluide dans ce rhéomètre ? La particule est-elle
accélérée ?

3. En projetant l’équation de Navier-Stokes suivant −


u→θ , montrer que la vitesse v(r) vérifie l’équation

1 d dv v
µ ¶
r − 2 =0
r dr dr r

4. Cette relation est équivalente à


d 3 d v
· ³ ´¸
r =0
dr dr r
En déduire la forme de v(r).

5. Le cylindre central tourne à la vitesse angulaire Ω tandis que le cylindre périphérique est main-
tenu fixe. Le fluide étant visqueux, énoncer les conditions aux limites. En déduire l’expression
de la vitesse :
R Ω (R + e)2
· ¸
v(r) ≃ −r
2e r

6. Exprimer la vitesse de cisaillement en considérant que l’écoulement est assimilable à un écoule-


ment cisaillant parallèle. Rigoureusement, en géométrie cylindrique, la vitesse de cisaillement
s’écrit
v dv
γ̇ = −
r dr
Vérifier que l’on trouve le même résultat si l’on admet que e ≪ R. Interpréter.

7. Représenter les contraintes visqueuses qui s’exercent sur le stator. En déduire le moment M∆
des forces visqueuses par rapport à l’axe du rhéomètre en fonction de Ω, η, H, R et e.

8. On mesure un moment M∆ = 2 µN m pour Ω = 1 tour min−1 . Que vaut la viscosité de ce fluide ?

9. On constate que lorsque l’on multiplie par 4 la vitesse de rotation, le couple est multiplié par
2,5. Le fluide est-il newtonien ? Justifier.

• 33/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

□□□ Ex. 36 – Oscillations dans un tube en U

axe du tube
Dans un tube en U de section constante S, on verse un vo-
lume V = S L d’eau (L est donc la longueur de la partie du
tube contenant le liquide). Au repos, le liquide est au même z(t)

niveau dans les deux branches ; ce niveau sera pris comme


origine des altitudes et comme origine des énergies poten-

−g
tielles. On provoque des oscillations de sorte qu’à l’instant
t le niveau s’élève algébriquement de z(t) dans la branche
droite et donc s’abaisse de la même quantité dans la branche
gauche. On note µ la masse volumique du liquide, g le champ
de pesanteur, η la viscosité.
Pour les applications numériques, on prendra S = 1,0 cm2 ,
V = 0,10 dm3 , g = 9,8 m s−2 et η = 1 × 10−3 Pa s.
Fig. 3.5 – Tube en U rempli d’eau.

I- Liquide parfait

Dans un premier temps, on cherche l’équation du mouvement du fluide en négligeant le phénomène


de viscosité et en considérant le liquide incompressible.

1. Justifier le fait que la vitesse d’écoulement est uniforme le long du tube.

2. Peut-on utiliser le théorème de Bernoulli ? Justifier.

3. Montrer, à l’aide d’un bilan d’énergie, que z(t) vérifie l’équation différentielle

2g
z̈ + z=0 (3.9)
L

4. Retrouver ce résultat en utilisant l’équation d’Euler.


Indication : Intégrer l’équation d’Euler le long d’une ligne de courant et utiliser l’identité

−v · →
− → −−−→ v2 −→ −
(→ ∇ )−v = grad + (rot →
v )∧→
−v
2
5. Quelle est la forme des solutions de l’équation différentielle (3.9) ? En déduire la période T des
oscillations. Faire l’application numérique.

II- Liquide visqueux : Estimation du temps d’amortissement

Dorénavant, on tient compte de la viscosité du liquide que nous noterons η. Dans cette partie on cherche
à trouver l’ordre grandeur du temps d’amortissement des oscillations par une analyse énergétique.

6. On note P η la puissance dissipée par les forces visqueuses au sein du liquide. On postule que
cette puissance prend la forme
γ
P η = A ηα Lβ vm

avec A, α, β et γ des constantes sans dimension et vm la vitesse moyenne. Déterminer par une
analyse dimensionnelle les constantes α, β et γ.

7. Calculer A en supposant que l’écoulement est du type « Poiseuille ».

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3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

8. Sachant qu’à t = 0, z = h et ż = 0, exprimer l’énergie initiale E 0 du liquide. En considérant que


le temps d’amortissement τ correspond au temps pour lequel l’énergie initiale est complètement
dissipée, donner une estimation du temps d’amortissement τ en fonction de µ, η et S.

III- Liquide visqueux : Equation du mouvement

On cherche à décrire l’évolution du niveau z(t) du liquide à l’aide de l’équation de Navier-Stokes.


Pour simplifier, nous supposerons qu’au voisinage de l’axe du tube, la vitesse est donnée par la loi de
Poiseuille :
r2
µ ¶
v(t) = ż 1 − 2
R
où R est le rayon du tube en U, et r la distance à l’axe du tube.

9. Montrer en intégrant l’équation de Navier-Stokes le long de l’axe du tube, que z(t) vérifie une
équation différentielle de la forme
2
z̈ + ż + ω2 z = 0
τ
avec ω et τ deux constantes que l’on explicitera.

10. Sachant que ωτ = 35 rad, donner la forme des solutions. Combien d’oscillations voit-on avant
que l’amplitude diminue d’un facteur 20 ?

□□□□ Ex. 37 – Problème d’écoulement dans un milieux poreux


Un milieu poreux est schématisé, en première approximation, par un ensemble de n tubes capillaires
cylindriques de même longueur L et de même rayon R (cf. Fig. 3.6). On définit respectivement la
porosité ϵ et la surface spécifique σ du milieu poreux par les relations :

volume des pores surface de contact fluide/solide


ϵ= et σ =
volume total du milieu poreux volume total du milieu poreux

Le problème consiste à étudier la perméabilité d’un fluide newtonien incompressible à travers le


milieu poreux.

Données : expressions de la divergence et du laplacien en coordonnées cylindriques :

− 1 ∂( r A r ) 1 ∂ A θ ∂ A z
→ 1 ∂ ∂f 1 ∂2 f ∂2 f
div A = + + et △ f ( r, θ , z) = (r ) + 2 2 + 2
r ∂r r ∂θ ∂z r ∂r ∂r r ∂θ ∂z

Loi de Poiseuille

On considère un tube cylindrique de rayon R, d’axe Oz et de longueur L à travers lequel s’écoule un


fluide de masse volumique µ et de viscosité η. L’écoulement est stationnaire et incompressible. On
suppose que la pression p e à l’entrée du tube est supérieure à la pression p s à la sortie du tube et
on note la différence ∆ p = p e − p s . On admet que les forces de pesanteur sont négligeables. Enfin, on
suppose que l’écoulement est laminaire et à symétrie cylindrique ce qui conduit à chercher le champ
de vitesses en coordonnées cylindriques sous la forme :

−v = v(r, z)−
u→z

et le champ de pression sous la forme p(r, z) où r est la distance à l’axe et z la côte.

• 35/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

1. Montrer que v(r, z) ne dépend en fait que de la variable r.

2. En appliquant l’équation de Navier-Stokes, établir les relations :

∂p ∂p 1 d dv
µ ¶
= 0 et =η r
∂r ∂z r dr dr

∆p
3. En déduire que p varie linéairement avec z. On notera le gradient de pression G = L .

4. Établir l’expression de la vitesse en fonction de r, R, η et G.


πR 4
5. Montrer que le débit volumique q V peut se mettre sous la forme q V = 8η G

Perméabilité d’un milieux poreux

On considère l’écoulement à travers une brique poreuse dont l’aire de la base vaut S et l’épaisseur L.
On la modélise dans un premier temps par un solide constitué de n orifices cylindriques parallèles de
même longueur L et de même rayon R.

Fig. 3.6 – Milieu poreux formé de n capillaires parallèles et identiques (vue de face).

6. Déterminer le débit volumique Q V à travers le milieu poreux en fonction de R, η, G et n.

7. La vitesse de filtration vf est définie par vf = Q V /S. Montrer que l’on peut écrire (loi de Darcy)

G ϵ3
vf = K avec K= (3.10)
η 2σ 2

désignant la perméabilité du milieux.

8. Un milieu granulaire poreux est modélisé de façon plus réaliste par un empilement de billes de
rayon R (cf. figure-3.7). En admettant que la formule (3.10) établie pour le milieu capillaire reste
valable pour le milieu poreux constitué par un assemblage de billes, montrer que la perméabilité
est donnée par la formule de Kozeny-Carman :

R 2 ϵ3
K=
18 (1 − ϵ)2

Fig. 3.7 – Milieu granulaire (vue de face).

9. Proposer une méthode pour mesurer la porosité d’un milieu granulaire.

• 36/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

10. Un lit de sable de porosité ϵ = 0,4 est formé de grains de diamètre D = 80 µm. Calculer la
perméabilité. La mesure donne K = 6,5 darcy (1 darcy = 1 µm2 ). Proposer une explication à
l’origine de l’écart théorie-expérience.

□□□□ Ex. 38 – Les larmes du Vin


Lorsque l’on fait tourner doucement un verre partiellement
rempli de vin (tenu verticalement), Il se forme sur les parois
un film liquide qui évolue de façon surprenante. On constate
que le vin remonte sur les parois, et tend à s’accumuler vers le
haut du verre en formant un bourrelet. Au bout de quelques
instants, ce bourrelet se rompt par endroit et le vin redescend
en gouttes évoquant des larmes : ce sont les « larmes du vin ».
Ce phénomène, qui a été analysé pour la première fois par
Thomson en 1855 puis partiellement expliqué par Maran-
goni en 1865, fait encore aujourd’hui l’objet de recherches
actives comme exemple d’instabilité hydrodynamique. Ce pro-
blème présente une analyse physique de la première phase Fig. 3.8 – Larmes du vin.
du phénomène.
Dans cette partie, nous étudions les propriétés du film liquide qui se forme le long de la paroi d’un
verre, avant la formation des larmes du vin. L’espace est rapporté à un référentiel Oxyz (supposé
galiléen). On note respectivement − u→x , −
u→y et −
u→z les vecteurs unitaires directeurs des axes Ox, Oy et Oz.
Le champ de pesanteur est vertical :

−g = − g −
u→z

La pression de l’air, p 0 , est supposée uniforme et constante. Le vin forme un film liquide vertical,
d’épaisseur h supposée constante. L’écoulement du vin, considéré comme un fluide incompressible
visqueux (de masse volumique µ et de viscosité η supposées constantes), s’effectue le long d’une paroi
qu’on suppose plane et infinie pour simplifier, confondue avec le plan yOz immobile.
On s’intéresse seulement aux écoulements laminaires permanents de champ de vitesse :


−v = v(x)−
u→z
z


−g →
−v (x)

verre

x
h

Fig. 3.9 – Écoulement laminaire sur le bord du verre.

On rappelle les propriétés de la force de viscosité : pour une valeur de x donnée, le fluide situé aux
abscisses inférieures à x exerce sur le fluide situé aux abscisses supérieures à x une force qui s’écrit
pour une surface dS :
−→ dv
dF = −η (x) dS −u→z
dx
1. Justifier la présence du signe - dans cette expression, sachant que η est positif. En quelle unité
s’exprime η ?

• 37/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

2. Montrer que la résultante des forces de viscosité agissant sur un élément de volume dxdydz
situé au voisinage d’un point d’abscisse x est

−→ d2 v
dF visc = η 2 (x) dxdydz −
u→z
dx

3. Il règne dans le fluide un champ de pression p(x, y, z). Rappeler sans démonstration l’expression
de la force volumique associée à ces forces de pression.

4. Justifier avec soin que pour le champ de vitesse étudié ici, l’accélération d’une particule fluide
est nulle.

5. Déduire que la pression p(x, y, z) et le champ de vitesse sont reliés par l’équation :

d2 v − −−−→ −g = →

η 2
(x) u→z − gradp + µ→ 0 (3.11)
dx

On modélise l’interface liquide-air par une couche d’épaisseur ϵ très fine. En plus des forces de viscosité
exercées par le vin (on néglige celles de l’air), des forces de pression exercées par l’air, et des forces de
pression exercées par le vin, l’interface est le siège des forces de tension superficielle. Soit un élément
dydz d’interface situé en (x = h,y,z) pour lequel la tension superficielle est γ(y, z).
−→¯¯
z dF ¯
z+d z

z + dz ε
−→¯¯ −→¯¯
dF ¯ dF ¯
y y+d y
z
y
y y + dy
−→¯¯
dF ¯
z

Fig. 3.10 – Répartition des tensions de surface sur un élément de l’interface air-vin.

Par définition :

• les éléments de longueur dy respectivement situés en z et z + dz sont soumis de la part du reste


de l’interface aux forces :
−→¯¯ −→¯¯
dF ¯ = −γ(y, z)dy −
u→z et dF ¯ = γ(y, z + dz)dy −
u→z
z z+d z

• les éléments de longueur dz respectivement situés en y et y + dy sont de même soumis de la


part du reste de l’interface aux forces :
−→¯¯ −→¯¯
dF ¯ = −γ(y, z)dz −
u→z et dF ¯ = γ(y + dy, z)dz −
u→z
y y+d y

• Pour une interface eau pure - air : γ e = 70 × 10−3 N m−1 ;

• Pour une interface éthanol pur - air : γ ol = 24 × 10−3 N m−1 . La tension superficielle du vin,
considéré comme un mélange d’éthanol et d’eau, dépend de sa teneur en alcool en surface.
Dans l’expérience des larmes du vin, l’évaporation de l’alcool entraîne une diminution de la
concentration en éthanol à la surface du film lorsque z augmente. La tension superficielle
dépend donc de z , mais pas de y : on le notera γ(z). Dans toute la suite, on prendra γ(z) = γ0 + az,
où γ0 et a sont des constantes.

• 38/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

6. Justifier qualitativement que a > 0.


−−−→
7. On considère un élément dydz de l’interface air-vin (figure 3.10). Calculer la résultante dFts
des forces de tension superficielle en fonction de a et dydz.
Remarque : c’est le gradient vertical de tension superficielle qui entraîne le fluide. Cet effet porte
le nom d’effet Marangoni.

8. En appliquant la relation fondamentale de la dynamique à un élément dydz d’interface (d’épais-


seur ϵ et donc de masse quasi-nulle), montrer que :
dv
η (x = h) − a = 0 (3.12)
dx
et
p(x = h, y, z) − p 0 = 0 (3.13)

9. Montrer, à l’aide des équations (3.11) et (3.13) que la pression dans le film est uniforme.

10. Quelle condition vérifie le champ de vitesses en x = 0 ?

11. À l’aide des équations (3.11) et (3.12), exprimer v(x) en fonction de x, µ, g, η, h et a.

12. Calculer le débit massique D m total de vin transporté vers les z croissants par cet écoulement à
travers une largeur de film L (évaluée selon Oy). On exprimera D m en fonction de µ, g, η, h et L.

13. Montrer qu’un transport global de vin vers le haut est possible si a dépasse une une valeur
critique a c que l’on exprimera en fonction de µ, g et h.

14. Pour a = a c , représenter le profil de vitesse v(x). En quels points le fluide est-il immobile ?

□□□□ Ex. 39 – Circulation sanguine


Le sang joue un rôle moteur dans le transport de l’oxygène et des nutriments vers les organes du corps.
Quant au cœur, il agit comme une pompe qui fait circuler le sang vers les organes. Le sang arrive en
contact avec les organes en passant par des artères, puis des artérioles et finalement des capillaires.
Il revient au cœur en partant des capillaires, transitant par des veinules pour aboutir aux veines.

− ∂f −
→+ 1 ∂f − ∂f −
Données : Gradient en coordonnées cylindriques : ∇ f ( r, θ , z) = u r u→θ + u→z
∂r r ∂θ ∂z
− →
→ − − 1 ∂( r A r ) 1 ∂ A θ ∂ A z

Divergence en en coordonnées cylindriques : ∇ · A = div A = + +
r ∂r r ∂θ ∂z

1 ∂ ∂f 1 ∂2 f ∂2 f
Laplacien en coordonnées cylindriques : △ f ( r, θ , z) = (r ) + 2 2 + 2
r ∂r ∂r r ∂θ ∂z
1. Définir les termes « fluide parfait », « fluide incompressible » et « fluide newtonien ». Le sang
est-il un fluide newtonien selon vous ?

2. On considère le sang comme un fluide newtonien incompressible de viscosité η, de masse


volumique µ et dont le champ de vitesses → −v vérifie
· →
∂−v
¸
µ −v · →
+ (→
− → →

∇ )−v = − ∇ p + µ→ −v et →
−g + η△→ − →
∇ · −v = 0
∂t
Que traduit chacune des équations ? Préciser le sens de chacun des termes de la première
équation.

• 39/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

3. On modélise l’écoulement sanguin par un écoulement stationnaire, laminaire, unidirectionnel,


dans un tuyau d’axe Oz. Le champ de vitesses est de la forme →
−v = v(r, z) −
u→z

2R →
−v (r, z) sang (µ, η) z

Fig. 3.11 – Écoulement sanguin dans un vaisseau.


Montrer que le champ de vitesses ne dépend que de la variable r. À quelle condition l’écoulement
est-il laminaire ?

4. Le tuyau cylindrique est rigide et présente une longueur L et un rayon R. On néglige l’effet
de la pesanteur. Montrer que la pression ne varie que suivant z et que dp/dz = k où k est une
constante que l’on exprimera en fonction de la pression d’entrée p(0), la pression de sortie p(L)
et la longueur du tuyau.

5. Établir la formule
∆p
v(r) = (R 2 − r 2 ) avec ∆ p = p(0) − p(L) (3.14)
4η L
6. Rappeler la définition du débit volumique Q V à travers une section S. En déduire la loi de
Poiseuille donnant le débit sanguin :
8η L
∆p = QV
πR 4

7. Expérimentalement, on constate que Q V = A(∆ p)n où n est un exposant qui dépend de l’organe
irrigué et A une constante dépendant de facteurs géométriques. Ces faits sont-ils en accord avec
la loi de Poiseuille ? Si non, quelles sont les hypothèses qui vous semblent critiquables ?

8. Définir la vitesse moyenne d’écoulement dans un tuyau. À partir de la loi de Poiseuille, détermi-
ner la vitesse moyenne du sang dans un capillaire de rayon R = 10 µm et de longueur L = 1 mm
pour lequel ∆ p = 1 × 103 Pa. Pour le sang, on prendra η = 4,5 × 10−3 Pa s et µ = 1,05 × 103 kg m−3 .
Déterminer la nature, laminaire ou turbulente, de l’écoulement dans ce capillaire.

9. La vitesse moyenne du sang dans une artère de rayon R = 2 mm et de longueur L = 10 cm est


v = 2,6 m s−1 . Calculer le débit volumique sanguin et la perte de charge ∆ p donnée par la loi de
Poiseuille. Déterminer la nature de l’écoulement dans cette artère. Commenter.

La connaissance de la vitesse du sang est une aide au diagnostique médical. La mesure peut se
réaliser par vélocimétrie Doppler ultrasonore. Une sonde émet, dans une direction d’angle α, une
onde acoustique ultrasonore de fréquence ν0 = 4 MHz qui se propage à la vitesse c ≃ 1500 m s−1 dans
le corps. Un globule rouge assimilé à une sphère de rayon r = 10 µm renvoi, en direction de la sonde
(on parle de rétrodiffusion) une partie de l’onde qu’il reçoit.
Son
de
Gel conducteur d’ultrasons

Peau α
Vaisseau sanguin • →
−v

Fig. 3.12 – Vélocimétrie Doppler.

• 40/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

10. Le phénomène de diffraction est-il négligeable ou prépondérant, ici ?

11. Lorsqu’une source en mouvement émet une onde en direction d’un capteur en mouvement, la
fréquence du signal capté est différente de la fréquence émise : c’est l’effet Doppler. Si l’on note


vs et →

vr les vitesses de la source et du récepteur, alors la fréquence ν′ du signal reçu par le
capteur est donnée par

−v
s →
−v
r
θr
c − vr cos θr θs
ν′ = ν0 • • →

u
c − vs cos θs Source Récepteur

où ν0 est la fréquence émise par la source, θr et θs les angles que forment les vitesses avec l’axe
qui joint la source au récepteur.
Exprimer la fréquence ν′ du signal reçu par un globule rouge animé de la vitesse v (la sonde est
fixe).

12. La sonde fonctionne aussi en récepteur : elle capte les ultrasons rétrodiffusés par le globule
rouge qui se comporte alors comme une source émettant à la fréquence ν′ . Calculer la fréquence
ν reçue par la sonde. Sachant que v ≪ c, montrer que le décalage en fréquence vaut
2vν0
∆ν = ν − ν0 = − cos α
c
13. On suppose que l’écoulement du sang est donné par la formule (3.14). On note vmax la vitesse
d’écoulement. Préciser les bornes du spectre en fréquence des signaux reçus par la sonde en
fonction de vmax , c et α. Déterminer l’allure du spectre en fréquence du signal reçu. Pour cela
on considèrera que l’intensité du signal réémis par un globule rouge est indépendante de la
fréquence et et que le nombre de globules compris entre les rayons r et r + dr est dN = πNR02 2π r dr
où N0 est une constante. On cherchera à exprimer le nombre dN de globules rouges émettant
entre la fréquence ν et ν + dν pour en déduire l’allure du spectre.

Une des fonctions du sang est le transport d’oxygène vers les organes. On note D air le coefficient de
diffusion du dioxygène dans l’air et D eau celui du dioxygène dans un milieu aqueux (on assimilera le
sang à un milieux aqueux).
14. Rappeler la définition du coefficient de diffusion. On a D eau ≃ 10−9 m2 .s−1 et D air ≃ 2×10−5 m2 s−1 .
Commenter ces valeurs.

15. On fait l’hypothèse que les organes sont alimentés en oxygène grâce à la diffusion des molécules
de dioxygène de l’air à travers la peau. Donner une estimation du temps de diffusion. L’hypothèse
vous paraît-elle plausible ?
16. En réalité, les organes sont alimentés en oxygène grâce à la cir- capillaire

culation sanguine. Le sang se charge en oxygène par diffusion de



−v
l’oxygène depuis les alvéoles du poumon vers le capillaire périphé-
rique de l’alvéole. On représente une alvéole pulmonaire comme m

10
un sac sphérique rempli d’air de rayon R alv ≃ 100 µm, entouré d’un
air
capillaire d’épaisseur e = 10 µm dans lequel le sang s’écoule à la
vitesse moyenne v ≃ 1 × 10−3 m s−1 .
Estimer le temps de contact T1 du sang avec l’alvéole. alvéole

• 41/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

17. Estimer le temps de diffusion T2 de l’oxygène dans le sang (on considérera que l’oxygène doit
diffuser du centre de l’alvéole vers le centre du capillaire). Comparer T2 et T1 et dire si l’échange
d’oxygène entre l’alvéole et le sang a maintenant le temps de s’établir.
18. L’alimentation d’un organe en un nutriment transporté par le sang
s’effectue par échange entre le sang et l’organe, à travers les parois Organe
des capillaires. Ces capillaires sont des tubes cylindriques de rayon
R et de longueur L, joignant une artériole à une veinule. On note
C c (z) la concentration molaire (mol.m−3 ) d’un nutriment dans le
capillaire et C o (z) celle du nutriment dans l’organe à proximité du Capillaire z

capillaire. Le capillaire cède à l’organe le nutriment avec une densité


de courant molaire

Artériole

Veinule
j ′ = γ [C c (z) − C o (z)] Organe

où γ est un paramètre constant.


On considère le régime stationnaire et on néglige le phénomène de diffusion axial (le transport
de nutriment dans le capillaire est uniquement dû à l’écoulement sanguin à la vitesse v). Mon-
trer à l’aide d’un bilan de matière en nutriment entre les cotes z et z + dz que C c (z) vérifie
l’équation différentielle
dC c 2γ
=− [C c (z) − C o (z)]
dz vR

19. On admet ici que la concentration en nutriment dans l’organe reste constante : C o (z) = K. La
solution s’écrit alors
C c (z) = a + b e− cz

Déterminer les paramètres a, b et c en fonction de K, C c (0), v, γ et R.

20. On considère que l’organe est correctement alimenté si


¯ ¯
¯ C c (L) − K ¯
¯ C (0) − K ¯ ≥ 30%
¯ ¯
c

Déterminer la valeur maximale du coefficient γ pour que cette relation soit satisfaite en prenant
v = 2, 8.10−5 m.s−1 , R = 10 µm et L = 1 mm.

□□□□ Ex. 40 – Autour de la microfluidique


La microfluidique est la science et la technologie des systèmes qui manipulent de petits volumes de
fluides, en utilisant des canaux de la dimension de quelques dizaines de micromètres. Il s’agit d’un
domaine de recherche particulièrement dynamique depuis les années 90.
Le but de ce problème est d’étudier quelques aspects des phénomènes microfluidiques.

I. Ecoulement fluide dans un micro-canal

Un canal horizontal de section rectangulaire (hauteur h ≪ largeur w) et de longueur L (L ≫ w) est


rempli d’un liquide newtonien en écoulement. L’écoulement est entretenu grâce à un dispositif de
vases communicants qui imposent une différence de pression ∆ p entre les extrémités x = 0 et x = L du
canal.

Pour les applications numériques on prendra h = 10 µm, w = 100 µm et L = 1 mm.

• 42/81 •
Un canal horizontal de section rectangulaire à grand rapport de forme (hauteur h ≪
largeur w) et de longueur L (L ≫ w)) est rempli d’un fluide newtonien. Un gradient de pres-
sion dansINSPIRÉS
3 PROBLÈMES la direction est généré à l’aide d’un dispositif de vases communicants imposant la
DESxCONCOURS
différence de pression ∆P entre les extrémités O et x = L du canal (figure 1) .

x
z h

∆H

h z L
O x
y o
L w

Figure
Fig. 3.13 – (gauche) 1 en
Vue : (gauche) vue enmicrofluidique
coupe du canal coupe du canalavecmicrofluidique aveccommunicants
le système de vases le système de vases vue en perspec-
; (droite)
tive du canal. communicants ; (droite) vue en perspective du canal.

1. Donner la définition
I.1.1 Donner générale
la signification du nombre
physique de Reynolds
du terme R e .etQuelle
de gauche information
des trois termes defournit la valeur
droite de
l’équation
du nombrededeNavier-Stokes
Reynolds ? ?

2. Pour un écoulement
I.1.2 Donner dans
la définition une conduite,
générale la longueur
et le sens physique caractéristique
du nombre de Reynolds,qui
[Link]
Préciser, endans le
justifiantde
nombre votre réponse,est
Reynolds la le
longueur
diamètrecaractéristique
hydraulique quiDintervient
h qui vautici.
On donne : h = 10 µm, w = 100 µm, L = 1 mm. Estimer Re pour un écoulement d’eau à la vitesse
caractéristique V0 = 100 µm · s−1 . Qu’en concluez-vous 4A?
Dh =
P
I.1.3 On considère un écoulement laminaire selon Ox entre deux plaques parallèles distantes
de A
où est l’airewde
h. Comme ≫lah,section droite que
on considère (rectangulaire
le champ deici) de la conduite
vitesses P son
ne dépendetpas périmètre.
de y. Exprimer
Justifier que
puis calculer la valeur du nombre
⃗v = vx (z, t)⃗ex pour un fluide [Link] Reynolds dans le cas d’un écoulement d’eau à la vitesse
−1
moyenne v0 = 100 µm.s . Que peut-on conclure ?
Données : ∂P
I.1.4 On s’intéresse au régime stationnaire. Montrer que est indépendant de x et l’exprimer
3 3
∂x
à l’aide •deMasse
∆P etvolumique de l’eau : µdifférentielle
L. Ecrire l’équation = 1,0 × 10 kgqui
m donne
. vx (z).
• Viscosité de l’eau : η e = 1,0 × 10−3 Pa s.
I.1.5 En faisant l’hypothèse de non-glissement aux parois, déterminer le champ de vitesse. Ex-
primer
3. On la vitesseunmaximale
considère au centre deselon
Vmax laminaire
écoulement l’écoulement
Ox entreet deux
la vitesse moyenne
plaques V0 en fonction
parallèles distantes de
h. Puisque w ≫ h, on considère que le champ de vitesses ne dépend pas de y : →
de ∆P . −v = v(x, z, t)−
u→x .
Montrer que le champ de vitesse ne dépend pas de x pour un fluide incompressible.
I.1.6 Montrer que le débit volumique Q dans la section du canal est directement relié à ∆P par :
4. On h3 w ∆P au régime stationnaire. À l’aide de l’équation de Navier-Stokes, montrer que p ne
Q =s’intéresse(relation de Hagen-Poiseuille).
12 ηni L
dépend de y, ni de z.
Indication : On pourra négliger l’action de la pesanteur.

5. Montrer, à l’aide de l’équation de Navier-Stokes,


2 que dp/dx est une constante que l’on exprimera
à l’aide de ∆ p = p(0) − p(L) et L.

6. Écrire et résoudre l’équation différentielle qui donne v(z). En faisant l’hypothèse de non-
glissement aux parois, montrer que

∆ p h2
µ ¶
v(z) = − z2
2η L 4

7. Montrer que le débit volumique Q dans la section du canal est directement relié à ∆ p par :

h3 ω ∆ p
Q= relation de Hagen-Poiseuille (3.15)
12η L

• 43/81 •
On considère le micro-canal de la figure 1, empli d’un fluide incompressible. Sa circulation
dans le canal présente des analogies avec la circulation du courant électrique dans un conducteur.
En particulier la viscosité oppose une résistance à l’écoulement qui est analogue à la résistance
d’un conducteur ohmique.
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS
II.1. Analogues hydrauliques du courant et de la tension électrique
8. Calculer ∆ p et la différence de niveaux d’eau ∆ H (cf. Fig. 3.13) à ajuster dans le dispositif de
II.1.1 Expliquer pourquoi l’analogue de l’intensité du courant électrique est le flux−12
volumique
vases! communicants,
−→ dans le cas d’un écoulement d’eau de débit Q = 1, 0 × 10 m3 .s−1 .
Q = ⃗v · dS = V0 A, où V0 est la vitesse moyenne de l’écoulement et A la section du canal.
Donnée : on prendra g = 9,8 m s−2 pour le champ de pesanteur.
II.1.2 Exprimer la puissance mécanique Pm reçue par le fluide en fonction de Q et de la diffé-
rence de pression appliquée entre l’entrée et la sortie du canal ∆P . En déduire que l’analogue
hydrodynamique de la différence de potentiel électrique est la différence de pression ∆P .
II. Analogie électrique des canaux microfluidiques
II.2. Résistance hydraulique. Application au tri de gouttelettes
On considère le micro-canal de la Fig. 3.13, empli d’un liquide incompressible.
II.2.1 En utilisant la loi de Hagen-Poiseuille (question I.1.6), donner l’expression de la résistance
hydrauliqueenRquoi
9. Expliquer hd pour un(3.15)
la loi canal peut
rectangulaire de section
s’interpréter comme A une
= h loi
× wd’Ohm.
(h ≪ En en fonction
w) déduire, pardes
analogie,
paramètres du canal et de ceux du fluide.
l’expression de la résistance hydraulique R h du canal.

Dans un Danscanalunde canal de longueur


longueur L et de L et de h
section section × w, leenfluide
× w, leh fluide en écoulement
écoulement est forméest de
formé de
gouttelettes
d’huilegouttelettes
disperséesd’huile dispersées
dans l’eau avec dans l’eau avec une
une fréquence fréquencerégulière.
d’émission d’émissionOn
régulière.
admet On queadmet que
les gouttelettes
d’huileles(viscosité
gouttelettes d’huile
ηh = 1,0 × (viscosité
10−1 Pa s)ηeth ) l’eau
et l’eau (viscositéη η)e )sesedéplacent
(viscosité e
déplacent dans
dans lele canal
canal principal
avec la même
avec la même vitesse moyenne, dans un écoulement laminaire et stationnaire de débit volumique
vitesse moyenne, dans un écoulement laminaire et stationnaire de débit volumique Q 0 . Les gouttes
total Q0 . Les gouttes d’huile confinées dans le canal sont assimilables à des parallélépipèdes
d’huile confinées dans le canal sont assimilables à des parallélépipèdes rectangles de section h × w et
rectangles de section h × w et de longueur Lg (on néglige les effets de bord dus à la géomé-
de longueur L g . Les gouttes
trie rectangulaire sontSoit
du canal). espacées
λ − L d’une distance
la distance λ (voirl’eau
qu’occupe Fig. entre
3.14).deux gouttes d’huile
g
(figure 3).
λ
Q0 huile eau

Lg
Figure 3 : Vue en coupe (horizontale) d’un canal microfluidique contenant des gouttelettes
Fig. 3.14 – Vue en coupe d’un micro-canal contenant des gouttes d’huile dispersées dans de l’eau.
d’huile (grises) dispersées dans de l’eau.

II.2.2 On définit le paramètre r12 η e12 ηe . Que représente physiquement re ?


10. On définit le paramètre r e = e 3= h.3Que w représente physiquement r e ?
h ω
II.2.3 Exprimer
11. Exprimer la chute
la chute de pression
de pression sur une
∆P une
∆ p sur longueur
longueur de de
L =Ln=λ nλ canal
canal contenantnngouttes
contenant gouttes d’huile
d’huile en fonction de Q , de r e et
en fonction de Q 0 , r e et0 des autres des paramètres des fluides. Simplifier cette expression
paramètres. Simplifier cette expression sachant que pourη ≪ η .
e h
ηe ≪ ηh .
Le micro-canal précédent est terminé par une
II.2.4 Le micro-canal
bifurcation qui scindeprécédent
le canal est terminéenpar
principal une bifurcation qui scinde le canal principal en
deux
deux bras secondaires de même section
bras secondaires de même section et de lon- et de longueurs respectives L1 et L2 . On note Q0 , Q1 et
Q2 les débits
gueurs volumiques
respectives dans
L 1 et L 2les
. Oncanaux
note principal
Q 0 , Q 1 etet secondaires (figure 4). Quel est l’équivalent
électrique de la loi de conservation du débit à la jonction ? Justifier.
Q 2 les débits volumiques dans les canaux prin-
cipal et secondaires (voir figure ci-contre). Au
12. temps initial, les canaux 1 et 2 ne sont remplis 4
que d’eau.
L’expérience montre que les gouttes d’huile
suivent systématiquement les lignes de plus
grand débit. Si L 2 > L 1 , vers quel bras secon-
daire seront orientées préférentiellement les
Fig. 3.15 – Bifurcation vue de dessus.
gouttes d’huile ?
13. Expliquer qualitativement ce qui se passe lorsqu’un nombre croissant de gouttes pénètre dans un
des deux bras secondaires. Montrer notamment que lorsque le nombre de gouttes qui circulent
dans un bras dépasse une valeur critique n c , les gouttes « choisissent » l’autre bras. Exprimer n c
en fonction de L 2 , L 1 , η e , η h , λ et L g .

• 44/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

III- Effets capillaires

Dans le dispositif ci-contre, une goutte d’eau est déposée dans un réservoir. Ce réservoir est suffisam-
ment large pour que la hauteur du « réservoir » d’eau soit à peine supérieure à la hauteur du canal et
que l’interface avec l’air soit quasiment plane. On étudie l’immersion de l’eau dans le micro-canal de
section h × w (h ≪ w). Du fait des forces capillaires, l’interface de séparation entre eau et air n’est pas
plane.

p0 z canal

réservoir • p liq p air = p 0 h


A x

x(t)

Fig. 3.16 – Vue en coupe verticale du dispositif.

14. On considère que l’eau mouille complètement les parois du micro-canal (l’angle de contact est
nul). Justifier à l’aide de la loi de Laplace que la chute de pression au passage de l’interface est
donnée par

p air − p liq = ∆ p cap ≃
h
où γ est la tension superficielle de l’eau.

15. Calculer numériquement ∆ p cap avec h = 10 µm. Comparer ∆ p cap à la surpression hydrostatique
∆ p hyd générée par le réservoir d’eau à l’entrée du canal. Expliquer qualitativement pourquoi
l’eau imprègne spontanément le micro-canal.
Donnée : la tension superficielle de l’eau vaut γ = 73 × 10−3 N m−1 .

16. On note x(t) la longueur d’eau dans le canal à l’instant t.


Entre la surface quasi-immobile du réservoir et l’entrée du micro-canal, on peut négliger les
effets de viscosité et de pesanteur. En utilisant la relation de Bernoulli, exprimer la différence
entre la pression p 0 à la surface du réservoir et la pression p A à l’entrée du micro-canal à l’aide
de ẋ(t).

17. On suppose que l’écoulement d’eau est laminaire et stationnaire dès son entrée dans le canal et
suit la loi (3.15) de Hagen-Poiseuille. Exprimer la différence de pression dans le micro-canal
entre p A à l’entrée et la pression p 0 de l’air après l’interface de droite à l’aide de x, ẋ(t) et des
constantes r e , w, h et γ.

18. À partir des deux expressions de p A − p 0 , montrer que x(t) vérifie l’équation différentielle
suivante :
2r e w h 4γ
ẋ2 + x ẋ − =0
µ µh

19. On définit les grandeurs sans dimension T et X comme suit :

t
 µ
 θ

 T =
 =
2r e w h
 
θ avec
x µγ
r
 X 2
=  b =
 

b re w h h

• 45/81 •
3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS

Ce qui permet de simplifier l’équation différentielle précédente. On trouve alors


¶2
dX dX
µ
4 + 4X −1 = 0 avec X (0) = 0
dT dT

Calculer numériquement θ et b (ne pas oublier les unités !).

20. Aux premiers instants, X ≪ 1 de sorte que l’on peut négliger 4X ddX
T devant 1. Alors que quand
dX
X ≫ 1, on peut négliger dT devant X . Déterminer la solution X (T) dans chacun de ces cas
limites.

21. Tracer l’allure du graphe de X (T). Pour quelle valeur de T les deux approximations se raccordent-
elles ? Quel est le temps caractéristique correspondant.

• 46/81 •
SOLUTIONS DES 40 EXERCICES
Ex. 1, page 8 —
1. L’écoulement est stationnaire (ou permanent) car le champ de vitesse ne dépend pas explicitement du temps. Par
ailleurs, on a
−v = ∂v x + ∂v y + ∂v z = − k + k + 0 = 0
div→
∂x ∂y ∂z
L’écoulement est donc incompressible.
dy y
2. Il faut intégrer d x = − x . On trouve y = Cte /x (hyperbole équilatère d’asymptotes les axes Ox et Oy).
ligne d’écoulement


−v (M, t)

3. En intégrant ẋ = v x (x(t), y(t)) et ẏ = v y (x(t), y(t)), on obtient x(t) = x0 exp(− k t) et y(t) = y0 exp(k t)
q
4. v(t) = | k| x02 e−2kt + y02 e2kt . La vitesse d’une particule varie au cours du temps (ce qui n’est pas incompatible avec le
fait que l’écoulement est stationnaire !).

Ex. 2, page 8 —
1. La particule située en r 0 à l’instant t décrit une trajectoire rectiligne uniforme : r(t) = r 0 + v t = r 0 (1 + t/τ) On a donc
r 0 = 1+rt/τ . Le champ de vitesse s’écrit donc
−v (r, t) = r −
→ u→r
(t + τ)
L’écoulement n’est pas permanent puisque le champ de vitesse dépend du temps.
2. L’accélération s’obtient à partir du champ de vitesse eulérien


− ∂→
−v
−v · →
− → r − r 1 − →

a= + (→ ∇ )−v = − u→r + × u→r = 0
∂t (t + τ)2 t+τ t+τ
Ce qui est conforme avec le fait que chaque particule décrit une trajectoire rectiligne uniforme.

Ex. 3, page 8 —
1. Les lignes sont radiales et centrifuges. L’écoulement est permanent puisque le champ de vitesse →
−v (M, t) est indépen-
dant de t.

q une trajectoire rectiligne radiale. Sa coordonnée radiale vérifie donc ṙ = vP (t) = k/r(t) d’où après
2. Une particule P suit
intégration r(t) = 2kt + r 0 2 .

3. Sachant que l’aire d’un secteur d’angle α et de rayon r vaut α r 2 /2 on trouve A0 = π/8 ≃ 0,39 m2
4. À t = 1 la portion se trouve dans l’espace défini par
p
3m ≤ r ≤ 3 3m et 30◦ ≤ θ ≤ 45◦

En calculant l’aire de cette surface on trouve à nouveau π/8 m2 . La portion de fluide se déforme sans se dilater ni se
contracter. L’écoulement est donc incompressible.
5. Le calcul de la divergence confirme la conclusion précédente.

−v = 1 ∂ rv = 0
div→
r ∂r

Ex. 4, page 9 —
1. Exprimons d’abord le débit volumique en m3 .s−1 : Q = 6 L min−1 = 6 × 10−3 m3 ) · (60 s)−1 = 1 × 10−4 m3 s−1 Par
définition de la vitesse moyenne d’écoulement, on a Q = vS où S est l’aire de la section aortique et v la vitesse
moyenne. On a donc
10−4
v= = 0,20 m s−1
π(0,025/2)2
2. Le débit sanguin à travers un capillaire vaut Q ′ = π(3 · 10−6 )2 × 10−3 = 28 × 10−15 m3 s−1 . Par conservation du débit,
on a Q = NQ ′ où N est le nombre de capillaires. On trouve N = 3,5 × 109 capillaires. La section totale de ces capillaires
(on note s la section d’un capillaire) vaut

S totale = N s = 0, 1 m2 = 1 × 103 cm2

Ex. 5, page 9 — Le débit massique vaut, par définition,

−v · −→
Ï
Qm = µ→ dS

−→
u→z dans le système de coordonnées cylindrique, −
On prendra ici dS = rdrdθ − u→z indiquant le sens de l’écoulement. La masse
volumique d’un gaz parfait dépend de la pression p et de la température T :
m nMair Mair p
µ= = =
V V RT
La pression, la température et la vitesse d’écoulement étant supposés uniformes, la masse volumique l’est également et le
débit s’écrit
M p
Ï
Qm = µ v r drdθ = air πR 2 v = 0,34 kg s−1
RT

Ex. 6, page 9 —
1. En appliquant la relation de Bernoulli entre un point de la surface libre et un point de l’orifice on obtient 1/2µv2o =
µ gh 0 d’où
v o = 2gh 0 = 2,4 m s−1
p

2. La conservation du débit implique v o s = v A S et la relation de Bernoulli 1/2µv2o = µ gh 0 + 1/2µv2A où v A est la vitesse


d’un point de la surface libre. On déduit
p
2gh 0
vo = q = 2,4 m s−1
1 − (s/S)2

la correction, de l’ordre de 0,5%, est négligeable compte tenu de la précision des données.
3. Le débit initial vaut Q V = sv o = 0,24 L s−1 . Si le débit était constant, le temps de vidange τ1 serait donné par
Sh 0
τ1 = = 4,1 s
QV
p
4. À un instant t, la conservation du débit se traduit par s 2gh(t) = v A S. Or la vitesse d’un point de la surface libre
est donné par v A = − ḣ d’où l’équation différentielle
p ḣ sp p s p p
−S ḣ = s 2gh −→ p − 2g −→ h(t) = − 2g t + h 0
h S 2S
Le temps de vidange s’obtient en prenant h = 0 :
s
2S h0
τ2 = = 2τ1 = 8,2 s
s 2g

Ex. 7, page 10 —
1. En appliquant la relation de Bernoulli entre un point de la surface libre et un point de l’orifice on obtient 1/2µv2o = µ gh
d’où la formule de Torricelli p
v o = 2gh
2. À un instant t, la conservation du débit se traduit par

− ḣ(t) π r(t)2 = s
p
2gh(t)

avec r(t) le rayon de la surface libre à l’instant t. Par ailleurs on sait que r(t) = a h(t)n d’où
p
s 2g 1/2−2n
ḣ = − h
π a2
3. Le niveau descend à une vitesse constante si ḣ est indépendant de t et donc de h d’où n = 1/4. Dans ce cas,
p
2 s 2g
a =− = 0,21 m2
π ḣ
4. Calculons le volume en intégrant des tranches de rayons r et d’épaisseur dz :
Z h0 Z h0
p 2
V0 = π r(z)2 dz = πa2 z dz = πa2 h3/2
0 = 210 L
z=0 z=0 3

Ex. 8, page 10 —
1. Appliquons la relation de Bernoulli entre le point A et le point B situé au niveau de l’orifice du tube d’alimentation
en air :
1 1
ρ v 2 + ρ gzA + p A = ρ vB 2 + ρ gzB + p B
2 A 2
La pression est la même en A et B et on peut négliger le carré de la vitesse en B devant celui de la vitesse en A (si
l’on suppose que la section du tube est faible devant la surface libre de l’eau). On obtient alors
p p
V = vA = 2g(zB − zA ) = 2g(H + h)

Cette vitesse est bien constante mais elle suppose que B soit dans l’eau, c’est à dire que le niveau d’eau soit au dessus
de l’orifice du tube d’alimentation. Dans le cas contraire, il faudra remplacer h par h′ , la hauteur d’eau dans le vase,
laquelle diminuera au cours du temps.
2. Utilisons le même théorème de Bernoulli entre M et A :
1 1
ρ V 2 + ρ gzA + p A = ρ vM 2 + ρ gzM + p M
2 2
avec p A = p atm , vM = 1,4V et zM − zA = H, on obtient

p M = p atm − ρ g(1,96H + 0,96h)

Pour éviter la cavitation il faut


p M > p v (H2 O) soit H < 5,0 m
3. La vitesse de sortie dans la cas ou H = 5,0 m est alors maximale et vaut Vmax = 10 m s−1 .

Ex. 9, page 11 —
1. Notons p atm la pression atmosphérique. Le bouchon subit de la part du liquide une pression p 1 = p atm + ρ g h, et
de la part de l’air une pression p 2 = p atm . Ainsi la résultante des forces de pression qui s’exerce sur le bouchon est
dirigée vers le bas et présente une intensité
ρ g h πd 2
µ ¶2
d
F = (p 1 − p 2 )π = = 2,5 N
2 4
2. On applique le théorème de Bernoulli entre un point A situé sur la surface libre du liquide et un point B dans la
veine liquide au niveau de l’orifice de sortie. On a
1 1
ρ v 2 + ρ gzA + p A = ρ vB 2 + ρ gzB + p B
2 A 2
Sachant que vA ≪ vB et p A = p B = p atm , on trouve
p
v = vB = 2gh (1.1)

Remarque : l’égalité p A = p B = p atm suppose que l’écoulement est localement cylindrique d’axe Oz.
3. Le débit volumique est le flux du vecteur vitesse. Si l’on suppose le vecteur vitesse uniforme sur la section de l’orifice,
on trouve Q V = v π d 2 /4.
Application numérique : v = 4,0 m s−1 et Q V = v π d 2 /4 = 1,26 dm3 s−1 .
4. La veine se contractant, le vecteur vitesse n’est plus perpendiculaire à la section de l’orifice. Il faut alors calculer le
débit en prenant comme section, celle à partir de laquelle l’écoulement devient cylindrique. On a donc Q V = vs′ = vα s
d’où
QV 0,92
α= = = 0,73
vs 1,26
Remarque : rigoureusement, l’endroit où la veine se contracte est un peu en dessous de l’orifice de sorte que la
relation (1.1) sous estime un peu la vitesse.
Ex. 10, page 11 —
1. En vertu de l’incompressibilité du fluide, le débit volumique se conserve :

Q V = v ℓ h = Cte (1.2)

2. La relation de Bernoulli appliquée le long d’une ligne d’écoulement située sur la surface libre donne

1 2 v2
µv + µ gh + p atm = K =⇒ h+ = hs (1.3)
2 2g

3. En utilisant la relation (1.2) et (1.3) on trouve q v = ℓ h 2g(h s − h)


p

QV
q max

h
h1 hc h2 h s

4. La maximum du débit s’obtient en dérivant Q V par rapport à h :


à !
dQ V p gh
=ℓ 2g(h s − h) − p
dh 2g(h s − h)

Dérivée qui s’annule lorsque


2
h = hc = hs
3
Le débit maximum vaut alors s
2 2g 32
q max = ℓ h
3 3 s
On voit effectivement sur la figure ci-dessus, que pour un débit fixé, il existe deux valeurs possibles de la hauteur h
correspondant aux deux régimes torrentiel et fluvial.
5. Si ℓ diminue, le débit maximum diminue. On voit alors sur la figure que les valeurs de h 1 et h 2 vont tendre vers h c .
Ainsi,
• en régime torrentiel, h augmente et donc, d’après (1.3), la vitesse d’écoulement diminue.
• en régime fluvial, le niveau h diminue et la vitesse augmente.
p
6. La vitesse vaut v = 2g(h s − h). Donc :
p p
• en p fluvial h > h c et v < 2g(3/2h c − h c ) = gh c . Or la vitesse de propagation des ondes vaut c =
p régime
gh > gh c .
p p
• en régime
p ptorrentiel h < h c et v > 2g(3/2h c − h c ) = gh c . Or la vitesse de propagation des ondes vaut
c = gh < gh c .
En conclusion, en régime fluvial la présence d’un obstacle perturbe l’écoulement en amont.

Ex. 11, page 12 —


∂→
−v
" #
−−−→ v2 −→ → −g − →

1. L’équation d’Euler s’écrit : µ + grad + (rot v ) ∧ v = µ→
− →
− ∇ p. Intégrons cette relation le long d’une ligne
∂t 2

→ −
d’écoulement dℓ = →
v dt :
∂→
−v
" #
−−−→ v2 − → −g · −
→ − − →
Z Z Z

µ
+ grad · dℓ = µ→ dℓ − ∇ p · dℓ
∂t 2
R −→ − → −g · −

Rappelons que AB ∇ f · dℓ = f (B) − f (A). Par ailleurs µ→ dℓ = −µ gdz ou l’axe Oz est ascendant. On obtient donc

∂v 1
Z
2
µ dℓ + µ(vB − v2A ) + µ g(zB − z A ) + p B − p A = 0 (1.5)
C AB ∂t 2
2. A et B sont deux points situés sur la surface libre, un de chaque coté. On a

pA = pB ; zB = − zA = z et vA = v B

Le long d’une ligne de courant, v est uniforme car la section est constante ainsi que ∂v/∂ t. De plus v = ż. L’équation
(1.5) donne alors
2g
µ L z̈ + 2µ g z = 0 soit z̈ + z=0
L
3. En remplaçant z(t) = A cos Ω t + B sin Ω t dans l’équation différentielle on trouve
r
2g
Ω=
L
Le niveau oscille donc de façon périodique. La période du phénomène vaut

T= = 1, 7 s

Ex. 12, page 12 —


−v = 0 = ∂v . Ainsi v ne dépend pas de x. On peut aussi exprimer la conservation
1. L’équation de continuité impose div→ ∂x
du débit à un instant t : v(x, t)s = Cte ∀ x. Comme la section du tube est indépendante de x alors la vitesse l’est
aussi. En conclusion le champ de vitesse s’écrit →
−v = v(t)−
u→x .
2. Prenons un point A sur la surface libre et un point B à la sortie du tuyau d’évacuation :
 
 zA = h  zB = 0
p A = p atm et p = p atm
 B
vA ≃ 0 vB = v

L’équation (1.4) donne donc


∂v 1
Z
µ dℓ + µv2 − µ gh = 0
C AB ∂t 2
Comme la vitesse est négligeable dans le récipient et qu’elle est uniforme dans le tuyau, on a
∂v dv
Z
µ dℓ = µ a
C AB ∂ t dt

d’où
dv 1 2
µ
a + µv = µ
 gh
dt 2 
3. En régime permanent,
dv p
=0 =⇒ v0 = 2gh
dt
On retrouve la formule de Torricelli.
4. τ est une durée. Il représente la durée caractéristique de l’établissement du régime permanent.
5. On doit résoudre 0, 99v0 = v0 tanh t/τ. On trouve t = 2, 65τ = 0, 67 s.

Ex. 13, page 17 — L’air étant un fluide newtonien, il exerce sur le charriot une force de frottement f = −ηA γ̇ où γ̇ désigne
la vitesse de cisaillement. Si l’on suppose que l’écoulement est laminaire et cisaillant entre la table et le charriot, on peut
approcher γ̇ par v/e. Ainsi la force de frottement due à l’air vaut environ


− ηA →−v
f ≃−
e
force qu’il faudra compenser pour maintenir la vitesse constante. Ainsi il faut exercer sur le chariot une force

− ηA v
F = || f || = = 1,4 mN
e

Ex. 14, page 17 —


−v = 0 soit ∂v = 0 : le champ de vitesse ne dépend
1. Pour un fluide incompressible, la relation de continuité devient div→ ∂x
pas de la variable x.
2. Pour un fluide visqueux, il y a continuité du vecteur vitesse aux interfaces. Le champ de vitesse obéit donc aux
conditions aux limites suivantes :
v(x, 0) = 0 et v(x, a) = Vp
3. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
· →
∂−v ³→
¸
→− ´− →

µ + −v · ∇ →v = − ∇ p + η∆→ −v
∂t
→− →
− ³ →
−v · − −v = →

D’une part, ∂∂vt = 0 car l’écoulement est permanent. D’autre part, → ∇ →
´
0 car le champ de vitesse ne dépend
pas de x.
Remarque : les particules suivent des trajectoires rectilignes (suivant Ox) le long desquelles la vitesse garde une
valeur constante en norme et en sens. Le vecteur accélération est donc tout naturellement nul.
En projection suivant Ox, on obtient
∂p d2 v
=η (2.1)
∂x dy2
∂p
4. Si l’on projette la relation de Navier-Stokes suivant Oy on trouve ∂ y = 0. La pression ne dépend que de x. Ainsi, la
relation (2.1) est de la forme f (x) = g(y) pour tout (x, y) ce qui n’est possible que si les deux fonctions sont constantes.
Par conséquent on aboutit à
dp ∆ p d2 v ∆ p
= et η =
dx ∆ℓ dy2 ∆ℓ
Une double intégration aboutit à v(y) = 2∆ℓη
P 2
y + K 1 y + K 2 . Les conditions aux limites permettent d’obtenir les
constantes d’intégration :
∆P 2
v(0) = 0 = K 2 et v(a) = Vp = a + K1 a + K2
2ℓη
Vp
ce qui donne K 2 = 0 et K 1 = a − 2∆ℓη
P
a. En substituant on retrouve l’expression proposée par le texte.

∆P ³ 2 ´ y
v(y) = y − a y + Vp
2ℓη a

5. ∆P = F/πR 2 .
6. Calculons le flux du vecteur vitesse selon −u→x :
à !
∆Pa2
Z a Z a
QV = v(y) dS ≃ v(y)2πR dy = πRa Vp −
0 0 6ηℓ

Ce débit doit être négatif car l’écoulement a lieu suivant −−


u→x .
7. Pendant une durée dt, le piston balaye un volume dτ = π(R − a)2 Vp dt. Par conservation de la matière, on a

dτ = −Q V dt soit Q V ≃ −πR 2 Vp

En confrontant la réponse de la question précédente, on en déduit


à !
∆Pa2 ∆ pπRa3 a3
πRa Vp − = −πR 2 Vp d’où Vp = ≃F
6ηℓ 6ηℓπR(R + a) 6πηℓR 3

8. Application numérique :
(200 · 10−6 )3
Vp = 1 · 103 = 2,6 cm s−1
6π × 0,1 × 2 · 10−2 × (2 · 10−2 )3
9. Le rôle d’un amortisseur est d’absorber l’énergie cinétique pour la dissiper en chaleur. Ces systèmes sont employés
sur les véhicules pour amortir leurs oscillations verticales provoqués par le relief de la route.

Ex. 15, page 18 —


1. L’écoulement étant incompressible, on a div→ −v = 0. Le fluide étant visqueux la vitesse est continue d’où v(R ) = R ω
2 2
et v(R 1 ) = 0.
−v = 1 ∂
2. div→ r ∂θ (Ar + B/r) = 0. Par ailleurs v(R 2 ) = R 2 ω et v(R 1 ) = 0 impliquent
 B
ωR 22

 AR 1 + R = 0

 
 A =
1
=⇒ R 22 − R 12
B
= R2 ω
 
 AR 2 + B = − AR 12
 
R2
3. La vitesse de cisaillement vaut γ̇ ≃ R 2 ω/e avec e = R 2 − R 1 ≪ R 2 . Le moment axial de la force visqueuse appliquée
sur un élément de surface dS du cylindre central vaut
ηR 1 R 2 ω
dM∆ = R 1 × ηγ̇ dS = dS
e
Après intégration sur la surface latérale, on obtient

2π hR 3
Z
Γ = dM∆ ≃ ηω
e

4. À l’équilibre le couple de torsion compense le couple visqueux : Γ = C α d’où


Ce α
η= = 0,053 Pa s
2π hR 3 ω

Ex. 16, page 19 —


−v = 0 = ∂v . la vitesse est donc indépendante de x. L’accélération est
1. Le fluide est en écoulement incompressible : div→ ∂x
nulle puisque la trajectoire des particules est une ligne y = Cte le long de laquelle la vitesse garde une valeur (en
norme et en direction) constante.

− dp 2
2. L’équation de Navier-Stokes donne η∆⃗ v = ∇ p → d x = η d v2 . Supposons que le gradient horizontal de pression soit
dx
nul. En intégrant l’équation précédente avec les contraintes v(0) = 0 et v(L) = V0 on trouve

−v = V0 y−
→ u→x
L
Il n’est donc pas nécessaire d’imposer un gradient de pression pour qu’il y ait écoulement.
3. Il s’agit d’un écoulement plan cisaillant : γ̇ = ∂∂vy = L0 . La plaque du bas subit donc une force par unité de surface
V


F = η L0 −
V →
u x , celle du haut subit une force opposée.

Ex. 17, page 19 —


1. Le fluide étant incompressible, l’équation de continuité devient
∂v
div⃗
v=0 =⇒ =0
∂x

L’accélération est nulle puisque la trajectoire des particules est une ligne y = Cte le long de laquelle la vitesse garde
une valeur (en norme et en direction) constante. On peut s’en rendre compte en calculant l’accélération à partir de la


a = ∂∂⃗vt + v ∂∂⃗vx = 0 .
dérivée particulaire de la vitesse : ⃗
2. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
−−−−→
µ→

a = −gradp + η△→
−v

ce qui donne en projection suivant −


u→x :
dp d2 v
=η =
dx dy2
Or, le terme de gauche ne dépend que de x alors que celui de droite n’est censé dépendre que de y. Cette apparente
contradiction se résoud si les deux termes sont constants, d’où

dp d2 v
=η = Cte
dx dy2
Maintenant, si cette constante est nulle alors on trouve v = 0, ce qui montre qu’il est nécessaire d’imposer un gradient
de pression pour entretenir un écoulement.
3. En intégrant deux fois la relation précédente et en imposant les conditions v(0) = v(L) = 0 on obtient
K
v(y) = y (y − L)

4. Le débit est le flux du vecteur vitesse à travers une section rectangulaire L × h :

hL3
Z y= L
q=h |v(y)| dy = |K |
y=0 12η
Ex. 18, page 20 —
1. Le fluide étant newtonien et incompressible, il obéit à l’équation de Navier-Stockes :
· →
∂−v
¸
ρ −v · →
+ (→
− → −g − →
−v + ρ→
∇ )−v = η∆→

∇ p(z, t)
∂t

Le terme convectif vaut


−v · →
− → ∂v(z, t) −
u→z →

(→ ∇ )−v = v =0
∂y
L’équation de Navier-Stockes se réduit à

∂→
−v
−g − →
−v + ρ→ −
ρ = η∆→ ∇ p(z, t)
∂t

Si l’on projète suivant −


u→y , on obtient l’équation aux dérivées partielles

∂v ∂2 v
=ν avec ν = η/ρ (2.2)
∂t ∂ z2

∂f
2. Il s’agit d’une équation de diffusion de type ∂ t = D ∆ f . L’équation aux dimensions associée à (2.2) donne

L.T−1 L.T−1
= [ν ] soit [ν] = L2 T −1
T L2

ν s’exprime en m2 .s−1 et représente un coefficient de diffusion (visqueuse).


3. Adoptons la notation complexe et posons v(z, t) = A(z)e iω t . Les conditions aux limites imposées par le mouvement de
la plaque s’écrit
v(0, t) = v0 e iω t ∀ t
En substituant dans l’équation aux dérivées partielles, on obtient une équation différentielle dont est solution A(z) :

d2 A
iω A = ν
dz2
Il s’agit d’une équation différentielle du second ordre à coefficients constants (et complexes). Les solutions sont de la
forme er z avec r vérifiant l’équation caractéristique

ω ω iπ/4 ω
r r
r2 − i =0 → r=± e =± (1 + i)
ν ν 2ν

Les solutions s’écrivent donc s


(1+ i ) z/δ −(1+ i ) z/δ 2ν
A = C1 e + C1 e avec δ =
ω
La vitesse étant finie, on a nécessairement C 1 = 0 (sinon A → ∞ quand z → ∞). La condition aux limites impose
A(0) = v0 soit C 2 = v0 . Finalement, le champ de vitesse s’écrit

partie réelle
v(z, t) = v0 e− z/δ e i(ω t− z/δ) −−−−−−−−−→ v(z, t) = v0 e− z/δ cos(ω t − z/δ)

4. On obtient une onde évanescente et δ représente l’échelle caractéristique sur laquelle la viscosité se fait sentir. Au
delà de quelques δ, la vitesse est nulle et la plaque n’a pas d’influence sur le fluide.
Ce phénomène est à rapprocher du phénomène d’oscillationspthermiques qui s’amortissent dans un milieu de
diffusivité thermique D sur une échelle caractéristique δ = 2D/ω. Par exemple les oscillations diurnes de la
température de l’air sont atténuées dans un local si l’épaisseur des murs est de quelques δ.

Ex. 19, page 20 —


8 × 0, 2 × 2.103
1. ∆ p η = 400.10−6 = 255 Pa
π0, 24
8ηL ∆ pη
2. ∆ p η = = 9290 Pa ⇒ h = = 95 cm.
πR 4 Q µg
3. En appliquant Bernoulli dans le réservoir (les forces de viscosité n’interviennent pas là) on obtient ∆ p = µ gh − 12 µv2 ≃
µ gh. La loi de Poiseuille donne
πR 4 µ gh πR 4 µ gh
Q= =⇒ η=
8η L 8Q L
d’où
π × (2.10−3 )4 × 860 × 9, 8 × 0, 3
η= = 0,12 Pa s
8 × (53.10−6 /60) × 0, 15

Ex. 20, page 20 —


8ηL
1. Loi de Poiseuille : ∆ p = Q. Le récipient étant en quasi équilibre dans le récipient, on a la pression en entrée du
πR 4
tube qui vaut p 1 = p atm + µ gH et la pression en sortie p 2 = p atm , d’où

πR 4 µ gH
Q=
8η L

2. Le débit est constant tant que le niveau d’eau est supérieur à H. L’intérêt du tube est d’imposer une pression
atmosphérique à la hauteur H ce qui garanti un débit constant. Si l’on avait procédé à un simple trou, il aurait fallu
remplacer H par le niveau du liquide : le débit n’aurait alors pas été constant.
3. Le débit dépend de la viscosité de façon hyperbolique. Lorsque η → 0, le débit Q → ∞ ce qui est impossible
physiquement. La loi n’est plus valable pour les faibles viscosités.
Q

4. En appliquant la relation de Bernoulli en un point A situé à la hauteur H et un point B situé à la sortie du tube
horizontal, on trouve

p A = pB



1 2 1 2 
vA = 0 p
p A + µv A + µ gz A = p B + µvB + µ gzB avec ⇒ vB = 2gH
2 2 z = H
 A


zB = 0

Le débit est le flux du vecteur vitesse sur la section du tube. Si l’on néglige la viscosité (et la turbulence) la vitesse
est uniforme et l’on a Q ′ = vB πR 2 . Finalement, on a

Q ′ = πR 2 2gH = Cte
p

5. Le débit doit donc tendre vers Q ′ lorsque η → 0. On a donc un phénomène de « cross-over » entre deux comportements
représentés ci-dessous. La loi de Poiseuille sera applicable à condition que η ≫ η c ou Q ≪ Q ′ ce qui donne la condition
du texte.
débit
Q
Q′

η
ηc
η
q
R2 gH −5 alors que η/µ ≃ 1 × 10−6 . La condition n’est pas vérifiée et ce
6. Pour l’eau la condition est ≫ 8Lµ 2 = 2 × 10
dispositif ne donnera pas une valeur fiable de la viscosité de l’eau. On peut améliorer le dispositif en diminuant le
diamètre du tube.
Ex. 21, page 21 —
1. L’équation de continuité pour un fluide incompressible donne

−v = 0 = ∂v
div→ ⇒ v(x, z, t) = v(z, t)
∂x
Par ailleurs, le régime est permanent donc le champ de vitesse ne dépend pas explicitement du temps. Enfin, les
lignes de courant sont rectilignes parallèles et orientées suivant −
u→z .
2. L’équation de Navier-Stokes s’écrit :


− →− ∂→
−v
−v · →
− →
µ→

a (M, t) = f ext − ∇ p(M, t) + η△→
−v (M, t) avec →

a (M, t) = + (→ ∇ )−v
∂t
Or,
∂ →
− →


−a (M, t) = v(z) (v(z)−
u→x ) = 0 et f ext = µ→
−g = −µ g(sin θ −
u→x + cos θ −
u→z )
∂x
D’où le système d’équations :

∂p ∂2 v
= η△v − µ g sin θ = η − µ g sin θ (2.4)
∂x ∂ z2
∂p
= 0 (2.5)
∂y
∂p
= −µ g cos θ (2.6)
∂z
3. L’équation (2.5) nous dit que la pression ne dépend pas de y. L’intégration de l’équation (2.6) donne

p(x, z) = −µ g cos θ z + f (x)

En dérivant par rapport à x et en identifiant on trouve

∂p ∂2 v(z)
= f ′ (x) = η − µ g cos θ ⇒ f ′ (x) = C 1
∂x ∂ z2
Donc
p(x, z) = −µ g cos θ z + C 1 x + C 2
La pression, par continuité, obéit à la condition aux limites p(x, h) = p atm , ce qui implique

C1 = 0 et C 2 = p atm + µ g cos θ h

Finalement
p(z) = p atm + µ g cos θ (h − z)
4. L’équation (2.4) donne donc

∂2 v ∂v µ g sin θ µ g sin θ 2
η − µ g sin θ = 0 ⇒ = z + C3 ⇒ v= z + C3 z + C4
∂ z2 ∂z η 2η
Le fluide étant visqueux il y a continuité de la vitesse :

v(0) = v0 ⇒ C 4 = v0

Par ailleurs, si l’on néglige la viscosité de l’air, ce dernier peut être considéré au repos d’où ∂vair /∂ z = 0 en z = h+ . Par
continuité on a
∂v µ g sin θ h
η (h) = 0 =⇒ C3 = −
∂z η
Finalement,
µ g sin θ 2 µ g sin θ h
v(z) = z − z + v0
2η η
5. Le débit volumique vaut
−v · −→ −→
Ï
Qv = → dS avec dS = ℓ dz −
u→x
section
Ainsi, Ã !
µ g sin θ h2
Z h
Qv = ℓ v(z) dz = ℓ h v0 −
z=0 3η
6. Il existe une vitesse qui annule le débit :

µ g sin θ h2
Qv = 0 ⇔ v0 =

7. La contrainte qu’exerce le tapis sur le fluide vaut


− ∂v
σ t→ f = −η (0) −
u→x = µ g sin θ h −
u→x
∂z
D’après le principe des actions réciproques, le fluide exerce sur le tapis une contrainte opposée de sorte que la force
de frottement qui freine le tapis vaut
Ï


F f →t = −µ g sin θ h dS −
u→x = −µ g sin θ h S −
u→x avec S = ℓ × L

On trouve le poids du fluide projeté suivant l’axe Ox.


8. Le théorème de l’énergie cinétique appliqué au tapis roulant, donne

dE c
= P moteur + P frottement + P pression + P pesanteur
dt
Le centre de gravité du tapis ne se déplace pas d’où P pesanteur = 0. Les forces de pression s’exercent perpendiculaire
à la surface du tapis de sorte qu’elles ne travaillent pas. Enfin l’énergie cinétique du tapis est constante. Le théorème
prend alors la forme simple suivante


P moteur = −P frottement = − F f → t · −
v→
0 = µ g sin θ h ℓ L v0

Ex. 22, page 22 —


1. Loi de Poiseuille :
∆ pη 8η
= Q V = 1300 Pa m−1
L πR 4
2. La vitesse moyenne vaut v = Q V /S = 1,02 m s−1 et le nombre de Reynolds R e = µvD/η = 5093. On considère que l’on
ne peut plus utiliser la loi de Poiseuille lorsque R e > 2000 car l’écoulement devient turbulent.
3. La rugosité relative vaut ϵ/D = 0,02. On trouve sur le diagramme de Moody, λ = 0,057 d’où
∆ pη 1 1
= λ µv2 = 5900 Pa m−1
L 2 D

Ex. 23, page 22 —


1. Le nombre de Reynolds vaut R e = µU D/η. Il est maximum lorsque la viscosité est minimale. Ainsi l’écoulement dans
le réfrigérant et caractérisé par un nombre de Reynolds qui vaut, au maximum

µU D
R e max = = 600
η1

La valeur étant inférieure à 2000, on peut considérer que l’écoulement n’est pas turbulent.
2. Le débit volumique qui traverse un tube vaut q = U × πD 2 /4 = 1,57 × 10−4 m3 s−1 . Ainsi le réfrigérant assure un débit
volumique total Q V = N q = 16 L s−1 .
3. Sur une portion de longueur dx de tube, la loi de Poiseuille s’écrit

8η(x)dx
dp = q avec η(x) = ax + b
πR 4
à l’entrée du réfrigérant (x = 0) on a η = η 1 alors qu’à la sortie η(L) = η 2 de sorte que b = η 1 et aL = η 2 − η 1 . En
intégrant l’équation donnant l’évolution de la pression le long d’un tube, on trouve
Z x= L
8(ax + b)dx 8qL aL 8qL ³ η 1 + η 2 ´
µ ¶
∆p = 4
q=
4
+b =
x=0 πR πR 2 πR 4 2
L’application numérique donne ∆ p = 1,7 bar.
Ex. 24, page 23 —
1. Le débit volumique q v se conserve le long du tube (le fluide est incompressible)

πφ2
QV = v =V S
4
2. Appliquons la relation de Bernoulli entre un point A situé au voisinage du piston et un point B situé à la sortie de
l’aiguille :
1 1 8η L
µv 2 + µ gz A + p A = µvB 2 + µ gzB + p B + ∆ p η avec ∆ pη = QV
2 A 2 π(φ/2)4
On a z A = zB , v A ≪ vB = v compte tenu du rapport des sections et p B = p atm . On a donc
1
p A = p atm + ∆ p η + µv2
2
Le piston se déplace à vitesse constante et sans frottement de sorte que les forces qu’il subit se compensent. L’air
pousse avec une pression p atm et le fluide avec une pression p B de sorte que la force de l’opérateur vaut
8µ S 128ηL S
Fop = (p B − p atm )S = QV 2 + QV
π2 φ 4 πφ4

3. Application numérique :
à !2
8 × 1000 × 10−4 10−3 128 × 10−3 × 0, 05 × 10−4 10−3
F= + × = 8,2 N
π2 × (0, 3.10−3 )4 3600 π × (0, 3.10−3 )4 3600

Ex. 25, page 23 — Appelons A le point situé à la surface libre de l’essence contenue dans la citerne et B le point en sortie
de la pompe. La relation de Bernoulli généralisée s’écrit
1 2 1 P
µv + µ gzB + p B = µv2A + µ gz A + p A + − ∆ pη
2 B 2 QV
La surface libre étant quasi-immobile et à la pression atmosphérique on a v A = 0 et p A = p atm . Le débit d’essence vaut
Q V = V /∆ t = 1 L.s−1 ce qui permet de déterminer la vitesse moyenne de l’écoulement dans le tuyau : v = Q V /s avec s = πφ2 /4
ce qui donne v = 3, 18 m.s−1 . Le nombre de Reynolds vaut
µ vφ
Re = = 80.103 > 2000
η

l’écoulement est donc turbulent. Le diagramme de Moody permet d’estimer le coefficient de perte de charge λ. On trouve
λ = 0, 019 de sorte que la perte de charge en pression vaut

1 2L
∆ pη = λ µv = 10,8 × 103 Pa
2 φ

Si l’on applique la relation de Bernoulli entre A et le point B situé en sortie du tuyau (vB = v et p B = p atm ) on trouve que le
fluide doit recevoir une puissance mécanique
1
µ ¶
P = Q V ∆ p η + µ gH + µv2 = 28 W
2
Le rendement électromécanique étant de 70%, la puissance électrique consommée par la pompe vaut P elec = 28/0, 7 = 40 W.
Pour fournir 50 L d’essence la pompe dépense une énergie électrique E = 40 × 50/3600 = 0,55 W h ce qui coûte 0,000 078=C
alors que les 50 L d’essence coûtent 75=C. L’alimentation des pompes ne représente donc qu’un millionième du coût de
l’essence fournie.

Ex. 26, page 24 —


1. Appliquons la relation de Bernoulli généralisée entre A et B :
1 2 P 1 2
µv + µ gzA + p A + = µ vB + µ gzB + p B
2 A QV 2
Sachant que p A = p B et vA ≃ vB ≃ 0, on en tire P = Q V µ gh.
2. A.N : P = 10 × 10−3 × 1000 × 9, 8 × 40 = 3,9 kW.
3. Q V = 14 vπ d 2 d’où l’on tire va = 0,815 m/s et v r = 1, 99 m/s.
µvd
4. Le nombre de Reynolds s’écrit R e = et le coefficient de perte de charge λ s’obtient à l’aide du diagramme de
η
Moody. On trouve
R e = 102.103 et λa = 0,0215 pour l’aspiration
et
R e = 159.103 et λr = 0,022 pour le refoulement
5. Calculons les pertes de charge dans chaque conduite à l’aide de la formule ∆ p η = 21 λµv2 dℓ . On obtient

∆ p a = 857 Pa et ∆ p r = 504 Pa

En intégrant les pertes de charges ∆ p = ∆ p a + ∆ p r dans le relation de Bernoulli généralisée, on obtient


1 2 P 1 2
µv + µ gzA + p A + − ∆ p = µ vB + µ gzB + p B
2 A QV 2

d’où l’on tire P = Q V µ gh + ∆ p ≃ 9,0 kW. 56% de la puissance de la pompe sert à compenser les pertes de charge
¡ ¢

visqueuses.

Ex. 27, page 24 —


1. Le nombre de Reynolds vaut
µvd
Re = = 1,5 × 105 ≫ 2000
η
Le régime est donc turbulent.
2
2. Chaque pompe produit un débit d’eau Q V = π4d v = 5,9 L s−1 .
3. Le volume de la piscine vaut V = abh ; le débit total produit par les quatre pompes est constant et égal à 4Q V . Ainsi
le temps de remplissage vaut
abh
T= = 8 h 51 mn
4Q V
4. Appliquons la relation de Bernoulli généralisée sur un tube de courant partant de la surface du lac (A) et arrivant à
la surface de la piscine (B) en traversant une pompe :
1 1 P
µvB 2 + µ gzB + p B = µv A 2 + µ gz A + p A − ∆ p η +
2 2 QV
Ici les pertes de charges sont négligées (∆ p η ≃ 0), zB − z A = z2 − z1 , p A = p B et v A ≃ vB ≃ 0. On a donc

P = Q V µ g(z2 − z1 ) = 1450 W

par pompe.
Remarque : on peut retrouver la puissance P à l’aide d’un raisonnement mécanique simple. En effet, on peut
considérer que les 4 pompes ont permis de soulever d’une hauteur z2 − z1 , la masse d’eau m = µa b h. L’énergie à
fournir correspond à l’énergie potentielle mg(z2 − z1 ). La puissance à fournir vaut donc
mg(z2 − z1 )
4P = = 4Q V µ g(z2 − z1 )
T
5. La puissance mécanique totale vaut 4P et le rendement électromécanique 80% d’où une puissance électrique totale
4P
Pe = = 7,2 kW
0, 8

6. D’après le diagramme de Moody, le coefficient de perte de charge vaut λ = 0, 025 d’où une perte de charge dans
chaque pompe égale à
1 L
∆Pη = λµv2 = 225 × 103 Pa
2 D
En reprenant l’équation de Bernoulli on trouve la nouvelle expression de la puissance mécanique produite par chaque
pompe
P ′ = P + Q V ∆Pη = 2,8 kW
Finalement l’installation nécessite une puissance électrique totale de 4P ′ /0, 8 = 14 kW. En d’autres termes, la moitié
de la puissance fournie par les pompes sert à compenser les pertes visqueuses.
Ex. 28, page 25 —

dm

système à l’instant t
dm = µ S 1 v1 dt

− système à l’instant t + dt
p1 v→
1 p2 −
v→
2

−v ≃ →
zone turbulente :→

0 , p1

1. Appelons d→
−p la variation de la quantité de mouvement du système entre les instants t et t + dt :

d→
−p = µ S v dt −
2 2 v→ −

2 − µ S 1 v1 dt v1

Or, la conservation du débit volumique implique S 1 v1 = S 2 v2 d’où

d→
−p = µ S v dt £−
2 2 v→ −
→¤
2 − v1

La seconde loi de Newton permet de trouver la somme des forces extérieures que subit le système puisque

− ext
F = d→
−p /dt = µ v S £−
→ − →¤
2 2 v2 − v1


Enfin, F ext est le résultat des forces de pression qui s’applique au système. Par définition de la pression,

− ext
F = (p 1 − p 2 )S 2 −
u→x

En comparant avec la formule précédente, il vient

p 1 − p 2 = µ v2 (v2 − v1 )

2. Notons dE c la variation d’énergie cinétique du système entre les instants t et t + dt :


1 ³ ´
dE c = µ S 2 v2 dt v22 − v12
2
Le travail des forces de pression s’écrit
ðW = p 1 S1 v1 dt − p 2 S2 v2 dt
Le travail des forces visqueuses s’écrit, par définition de la perte de charge,

ðWη = −∆ p η S2 v2 dt

Le théorème de l’énergie cinétique appliqué au système donne

∆ p η = p 1 − p 2 − 21 µ v22 − v12
 ¡ ¢


= µ v2 (v2 − v1 ) − 21 µ v22 − v12

 ¡ ¢

dE c = ðW + ðWη =⇒ = 12 µ (v1 − v2 )2

S 2

 ³ ´
 ∆p = 21 µ v12 ξ(S 1 , S 2 ) avec ξ(S 1 , S 2 ) = 1 − S1

η 2

Ex. 29, page 26 —


1. Le théorème de l’énergie cinétique appliqué au véhicule donne

dE c
= P motrice + P poids + P trainée
dt

L’énergie cinétique est supposée constante d’où dE c /dt = 0. Par ailleurs la force de traînée s’écrit F t = 1/2S C x µV 2 .
On obtient
1
P motrice = mg sin αV + µSC x V 3
2
La pente étant de 10%, n a tan α = 0, 1 d’où α = 5,7◦ .
Automobile P motrice (kW) P motrice (Ch)
DAIHATSU UFE III (3 places) 29,3 39,8
CITROEN AX DIESEL (5 places) 46,6 63,4
« Automobile moyenne » 64,4 87,5

2. Le théorème de l’énergie cinétique appliqué au véhicule donne

dE c
= 0 = P motrice + P trainée
dt
d’où l’on tire la vitesse
2P motrice 1/3
µ ¶
V′ =
µSC x

Automobile V ′ (m/s) V ′ (km/h)


DAIHATSU UFE III (3 places) 59,2 213
CITROEN AX DIESEL (5 places) 51,5 185
« Automobile moyenne » 55,4 200

Ex. 30, page 27 —


1. On ne peut pas appliquer une simple règle de trois car le débit de vidange n’est pas constant. Notamment, le débit de
vidange dépend du niveau d’eau : il sera donc différent lorsque l’on ouvre le robinet.
2. Le débit d’eau sortant du robinet est constant et égal à

Q V 1 = SH/τ1 = 12 [Link]−1

3. En appliquant la relation de Bernoulli entre un point de la surface libre (de vitesse négligeable) et un point de
l’orifice on obtient 1/2µv2 = µ gz d’où la formule de Torricelli
p p
v = 2gz ⇒ Q V 2 = s 2gz(t)

4. La masse d’eau contenue dans la baignoire vaut m(t) = µSz(t). La conservation de la masse se traduit par

dm
= µ QV 1 − QV 2
¡ ¢
dt
d’où
1³ p ´
ż(t) = Q V 1 − s 2gz(t)
S
5. ż > 0 donc z croît : la baignoire déborde au bout d’un certain temps.
p
6. Lorsque Q V 1 = s 2gz, ż = 0 : le niveau d’eau se stabilise à la valeur

QV 1 2 S2 H2
z∞ = =
2g s2 2g s2 τ21

Dans ce cas, la baignoire ne se remplit que partiellement si z∞ < H.


7. τ2 représente le temps de vidange, robinet fermé. On obtient ce temps en intégrant l’équation précédente avec
Q1 = 0 :
sp p p sp
ż(t) = − 2gz(t) =⇒ 2 z=2 H− 2g t
S S
Lorsque z = 0, t = τ2 d’où
2HS 2 τ2 2
µ ¶
s2 = =⇒ z∞ = H
gτ22 2τ 1

8. z∞ = 0, 56H. La baignoire ne se remplit que partiellement (un peu plus de la moitié).


9. L’équation différentielle peut se réécrire

1³ p p ´ 2 p H ¡p p ¢
ż = s 2gz∞ − s 2gz = z∞ − z
S τ2
p
ce qui donne après une séparation des variables puis le changement de variable u = z:
Z pH p Z T
2u du 2 H
= dt
0 u∞ − u τ2 0

On trouve " Ã s !#
τ2 2τ1
r
z∞ H
· µ ¶¸
T = τ2 −1 − ln 1 − = τ2 −1 − ln 1 −
H z∞ 2τ1 τ2
A.N : T = 7,8 mn.

Ex. 31, page 28 —


1. L’équation de continuité divµ→
−v + ∂µ/∂ t = 0 donne, si l’on néglige δµ v devant µ v :
0

∂δµ
µ0 div⃗
v+ =0 (3.4)
∂t

−v /Dt = →
L’équation d’Euler µD→
− →−
f ext − ∇ p donne

D→
−v D→
−v →
− →− →−
µ0 + δµ = f ext − ∇ p 0 − ∇ δ p
Dt Dt

− →
− →−
Or, sans onde acoustique on a un fluide en équilibre et f ext − ∇ p 0 = 0 . Par ailleurs on peut négliger δµD→
−v /Dt


devant µ0 D v /Dt. Finalement on trouve
∂⃗
v →

µ0 = − ∇ (δ p) (3.5)
∂t
2. Dérivons (3.4) par rapport au temps :
∂→
−v ∂2 δµ
µ0 div =−
∂t ∂ t2


En remplaçant ∂⃗
v/∂ t par − ∇ (δ p)/µ0 et δµ par µ0 χs δ p, on obtient

∂2 δ p
△δ p − µ0 χs =0
∂ t2

1 ∂2 f
Il s’agit de l’équation d’onde de D’alembert de la forme △ f − = 0. Par identification, on obtient la vitesse de
c 2 ∂ t2
propagation c s des ondes sonores s
1
cs =
µ0 χ s

3. A.N : c s = 1491 m.s−1 .


4. Pour un gaz parfait on a χs = 1/γ p 0 et µ0 = M p 0 /RT0 d’où
s
γRT0
cs =
M

5. A.N :
• Pour l’air, γ = 7/5 et Mair = 29.10−3 kg d’où c s (air) = 347 m.s−1 .
• Pour l’hélium γ = 5/3 et MHe = 4.10−3 kg d’où c s (He) = 1020 m.s−1
6. Au seuil de douleur l’amplitude des fluctuations de pression vaut

A p = A seuil .10 I dB /20 = 20 Pa

7. L’onde de pression s’écrit donc (en supposant une propagation suivant x)

δ p(x, t) = A p cos(ω(t − x/c s ))

D’après (3.5) on a

∂v ∂δ p ω Ap
µ0 =− =− A p sin(ω(t − x/c s )) =⇒ v(x, t) = cos(ω(t − x/c s ))
∂t ∂x cs µ0 c s
Ainsi la vitesse de l’air est une onde qui oscille avec une amplitude
Ap 20
Av = = = 48 mm.s−1
µ0 c s 1, 2 × 347
Ainsi la vitesse de déplacement de l’air est effectivement très inférieure à la vitesse de propagation des ondes
acoustiques.

Ex. 32, page 29 —


1. L’équation de continuité vérifiée par un fluide incompressible prend la forme simple suivante :
−−−→
div→
−v = 0 =⇒ div(gradΦ) = △Φ = 0

2. L’équation d’Euler s’écrit


D→
−v ∂→
−v −−−→ ∂Φ
µ ¶
µ ≃µ −g − −
= µ→
−−→
gradp =⇒ grad µ


+ p + µ gz = 0 ∀M
Dt ∂t ∂t
Ainsi
∂Φ p
+ + gz = Cte
∂t µ
3. Calculons le laplacien de Φ :

∂2 Φ ∂2 Φ ∂2 Φ
△Φ = + + = − k2 f (z)e i(ω t−kx) + f ′′ (z)e i(ω t−kx)
∂ x2 ∂ y2 ∂ z2

Le potentiel des vitesses doit vérifier l’équation de Laplace △Φ = 0 d’où f ′′ (z) − k2 f (z) = 0. Il s’agit d’une équation
différentielle du second ordre à coefficients constants dont la solution est de la forme erz avec r solution de l’équation
caractéristique
r 2 − k2 = 0
Les deux solutions sont réelles : r = ± k d’où f (z) = α e kz + β e−kz avec α et β deux constantes d’intégration qu’il faudra
déterminer à l’aide des conditions aux limites.
4. La condition aux limites v z (x, y, − H, t) = 0 pour tout t, donne
∂Φ
(x, y, − H, t) = α ke−kH − β kekH e i(ω t−kx) = 0
³ ´
∀t
∂z
ce qui donne
αe−kH = βekH soit β = αe−2kH
h i
Finalement f (z) = α ekz + e−k( z+2H ) et le potentiel des vitesses s’écrit

Φ(x, y, z, t) = α ekz + e−k( z+2H ) e i(ω t−kx)


h i

5. Appliquons la relation (3.7) en un point de la surface libre :


∂Φ p0
+ + g ϵ(x, t) = Cte
∂t µ
puis dérivons cette relation par rapport au temps
¯
∂2 Φ ¯¯ ∂ϵ(x, t) ¯¯
¯
+g =0
∂ t2 ¯ z=ϵ ∂ t ¯ z=ϵ
¯

où l’on reconnait la vitesse v z = ∂ϵ/∂ t = ∂φ/∂ z. Ainsi on a bien


à !
∂2 Φ ∂Φ
+g =0
∂ t2 ∂z
z=ϵ

6. On a h i
Φ(x, y, z, t) = α ekz + e−k( z+2H ) e i(ω t−kx)

∂Φ ¯¯
¯ h i
= α k 1 − e−2kH e i(ω t−kx)
∂ z ¯ z=0
¯
2
∂ Φ ¯¯ h i
= −ω2 α 1 + e−2kH e i(ω t−kx)
∂ t2 ¯
¯
z=0
Utilisons la relation (3.8) pour trouver la relation de dispersion :

−ω2 α 1 + e−2kH e i(ω t−kx) + g α k 1 − e−2kH e i(ω t−kx) = 0


h i h i

ce qui donne
e x − e− x
ω2 = g k tanh(kH) avec tanh x = x
e + e− x
• En eau profonde, kH ≫ 1 d’où tanh(kH) ≃ 1 et ω =
p
gk.
• En eau peu profonde, kH ≪ 1 d’ou tanh(kH) ≃ kH et ω = k
p
gH.
7. Calculons la vitesse de groupe en fonction de λ = 2π/k :
• Pour l’eau profonde s
∂ p gλ
r
1 g
Vg = gk = =
∂k 2 k 8π
La vitesse dépend de la longueur d’onde : les vagues de grande longueur d’onde se propagent plus vite que
celles de faible longueur d’onde. Il y a dispersion. En revanche, la vitesse ne dépend pas de la profondeur.
A.N : λ = 10 m, H = 200 m d’où Vg = 2,0 m s−1 .
• Pour l’eau peu profonde
∂ p p
Vg =
k gH = g H
∂k
Il n’y a pas dispersion aux faibles profondeurs puisque la vitesse de propagation est indépendante de la
longueur d’onde. Cependant, pour les faibles profondeurs, la vitesse augmente avec la profondeur. C’est ce qui
explique le déferlement des vagues lorsqu’elles arrivent sur une plage.
A.N : λ = 10 m, H = 10 m d’où Vg = 1 m s−1 .

Ex. 33, page 30 —

1. Pour un fluide incompressible, l’équation de continuité devient div→ −v = −


−v = 0. Sachant que → −−→
gradφ et que la divergence
d’un gradient est un laplacien, on obtient
△φ = 0

2. L’écoulement (E) se caractérise par un potentiel φ = φ1 + φ2 . Il s’agit de montrer que l’on a bien △(φ1 + φ2 ) = 0. On a

1 ∂ ∂φ1 1 ∂2 φ1 ∂2 φ1
△φ 1 = (r )+ +
r ∂r ∂r r 2 ∂θ 2 ∂ z2
avec à ! à !
∂2 φ1 R2 ∂φ1 R2
= − 1+ r v0 cos θ et = 1− v0 cos θ
∂θ 2 r2 ∂r r2
Ainsi à ! à !
1 ∂ R2 1 R2
△φ1 = r− v0 cos θ − + v0 cos θ
r ∂r r r r3
à ! à !
R2 1 1 R2
= + v0 cos θ − + v0 cos θ
r 3 r r r3
△φ1 = 0
On a également
1 ∂ ∂φ2 1 ∂2 φ2 ∂2 φ2
△φ2 = (r )+ +
r ∂r ∂r r 2 ∂θ 2 ∂ z2
1 ∂2 (kθ )
=
r 2 ∂θ 2
△φ2 = 0
Finalement △φ1 = 0 et △φ2 = 0 d’où △φ = 0.
3. La fonction potentiel des vitesses vaut
à !
R2
φ = 1+ r v0 cos θ + R 2 Ωθ
r2
La vitesse dérive du potentiel des vitesses via

−v −−−→
= gradφ

∂φ →
− 1 ∂φ →− ∂φ −
= ur+ u θ + → uz
∂r r ∂θ ∂ z " Ã
à ! ! #
R2 1 R2
= 1− v0 cos θ →

ur+ − 1+ r v0 sin θ + R 2 Ω →−

r2 r r2
à ! " à ! #

−v R2 →
− R2Ω R2
= 1− v0 cos θ u r + − + 1 v0 sin θ → −

r2 r r2

Remarque : on vérifie que loin du cylindre (r → ∞), la vitesse



−v → v cos θ −
u→r − v0 sin θ −
u→ −

0 θ = v0 u x

4. Pour un écoulement irrotationnel incompressible et permanent dans un champ de pesanteur la quantité e =


1/2µv2 + µ g z + p est constante partout. Plaçons nous à la côte z et au voisinage du cylindre (r = R). On a

−v = Ω − 2v sin θ →
− e = 1/2µ (R Ω − 2v0 sin θ )2 + µ g z + p(θ )
(R 0 ) uθ =⇒

Loin du cylindre (r → ∞), on a v → v0 et p → p 0 d’où e = 1/2µv02 + p 0 + µ g z. Ainsi on obtient

1 1
p(R, θ , z) = p 0 + µv0 2 − µ(R Ω − 2v0 sin θ )2
2 2
5. Sur un élément de surface dS = R dθ dz du cylindre, s’exerce une force de pression
−→
dF = − p(R, θ , z) dS −
u→r = − p(R, θ , z) dS (cos θ −
u→x + sin θ −
u→y )

Calculons la composante suivant x de la force de pression :


Ï
Fx = − p(R, θ , z) cos θ Rdθ dz

1 1
Ï · ¸
= −R p 0 + µv0 2 − µ(R Ω − 2v0 sin θ )2 cos θ dθ dz
2 2
3 2π
" #
1 2 1 (R Ω − 2v0 sin θ )
= −Rh (p 0 + 2 µv0 ) sin θ − 2 µ
−6v0
θ =0
Fx = 0

La composante suivant y se calcule de la même manière :


Ï
Fy = − p(R, θ , z) sin θ Rdθ dz

1 1
Ï · ¸
= −R p 0 + µv0 2 − µ(R Ω − 2v0 sin θ )2 sin θ dθ dz
2 2
h i2π Z
1
= −Rh −(p 0 + 2 µv0 ) cos θ2 + 12 µRh (R Ω − 2v0 sin θ )2 sin θ dθ
θ =0
Z ³ ´
= 12 µRh R 2 Ω2 sin θ − 4R Ω v0 sin2 θ + 4v0 2 sin3 θ dθ

3
´i2π
sin 2θ
+ 4v0 2 cos3 θ − cos θ
h ³ ´ ³
1 2 2 1
= 2 µRh −R Ω cos θ − 4R Ω v0 2 θ − 4 θ =0

Fy = −2πµ R 2 h Ω v 0

Finalement la force est dirigée suivant −−


u→y et vaut
−−→
Fm = −2πµ R 2 h Ω v0 −
u→y

6. On a
− →

v→ −
→ − → −→
0 ∧ Ω = v0 Ω u x ∧ u z = − v0 Ω u y
De sorte que l’on peut ré-écrire la force de Magnus sous la forme
−−→ →

F m = a−
v→
0∧Ω avec a = 2πµ R 2 h
7. Ce phénomène existe dès lors qu’un objet tournant est en mouvement dans un fluide. Par exemple au football lorsque
l’on frappe la balle en lui impulsant une rotation initiale, on donne à la trajectoire une courbure qui peut rendre
certains services lors d’un coup franc. Au tennis le fait de "couper" une balle la soulève ; à l’inverse la "lifter" la
renvoie vers le sol (en revanche au rebond la balle monte brutalement d’ou le terme "lift").

Ex. 34, page 31 —


1. Lorsque r → ∞, on a vr → U cos θ et vθ → U sin θ soit → −v → U −u→z . Ainsi U représente la vitesse du fluide loin de

− →

l’obstacle. Par ailleurs lorsque r → a on a v → 0 ce qui est conforme à la propriété de continuité de la vitesse propre
aux fluides visqueux.
3ηU
2. p(a, θ , ϕ) = p 0 − 2a cos θ . La pression diminue quand z augmente. Il y a donc un gradient de pression dirigé suivant
−−
u→z et donc une résultante des forces de pression orienté suivant − u→z .



U

−→
3. dF p = − pdS −
u→r avec dS = a2 sin θ dθ dϕ. Il faut calculer la composante suivant Oz puis intégrer :
Ï
F p,z = − p(a, θ , ϕ)dS cos θ = 2πηaU

−→ 3ηU
4. dFv = − 2a dS sin θ −
u→ −→
θ . Cette force est toujours opposée à u θ de telle sorte que la résultante des forces visqueuses


est nécessairement suivant u z .



U

−→
5. La résultante s’obtient donc en sommant la composante axiale de dFv :

3ηU → 3
Ï Ï
Fv,z = − dS sin θ −
u→ −
θ · u z = ηaU sin3 θ dθ dϕ = 4πηaU
2a 2 θ ,ϕ

−→ −→ −→ →

6. Finalement, FT = F p + Fv = 6πηaU

Ex. 35, page 32 —


1. L’écoulement est incompressible si div→
−v = 0. Or

−v = 1 ∂v = 0
div→
r ∂θ
car v ne dépend que de r.
2. Le régime étant permanent, les trajectoires se confondent avec les lignes d’écoulement. Le champ de vitesse étant
orthoradial, ces lignes sont des cercles d’axe Oz. La vitesse ne dépendant que de r, les particules ont une trajectoire
circulaire uniforme. Leur mouvement est donc accéléré (accélération centripète).
3. L’équation de Navier-Stokes projetée suivant − u→
θ donne
∂ vθ ∂ vθ ∂ v θ v θ ∂ v θ v r vθ 1 ∂p 2 ∂ v r vθ
µ ¶ µ ¶
µ + vz + vr + + =− + η △ vθ + −
∂t ∂z ∂r r ∂θ r r ∂θ r 2 ∂θ r2
Ici, vr = v z = 0 et vθ = v qui ne dépend que de r. De plus par symétrie la pression est indépendante de θ . La relation
précédente se simplifie donc :
∂v ∂v ∂ v v ∂
v  vr v 1 ∂
p 2 ∂vr v
µ ¶ µ ¶
µ  + vz vr
+ + + =− + η △v + −
∂ t ∂z ∂r r ∂θ r r∂θ r 2 ∂θ r2
Finalement on a
v 1 d dv v
µ ¶
△v − =0 soit r − =0
r2 r dr dr r2
4.
d d ³v´ d ³v´ v C1
· ¸
r3 = 0 ⇒ r3 = C1 ⇒ =− + C2
dr dr r dr r r 2r 2
Finalement le champ de vitesse est de la forme v(r) = A r + B/r.
5. Le fluide adhère aux parois. On a donc
½ ½
v = 0 en r = R + e 0 = A (R + e) + B/(R + e)

v = R Ω en r = R RΩ = A R + B/R
RΩ RΩ
La résolution donne A ≃ − et B ≃ (R + e)2 d’où l’expression proposée par le texte.
2e 2e
6. la vitesse de cisaillement dans un écoulement parallèle cisaillant est le gradient de vitesse v/e. On s’attend donc à
trouver γ̇ = R Ω/e. En effet, on a
v dv 2B R Ω (R + e)2
γ̇ = − = =
r dr r2 e r2
RΩ
Or, si l’on considère que e ≪ R on peut faire l’approximation r 2 ≃ (R + e)2 . En conséquence γ̇ ≃ . La courbure est
e
donc négligeable et l’écoulement peut se traiter comme un écoulement parallèle cisaillant.
7. Chaque élément de surface du stator est soumis à une contrainte − σ→ = ηγ̇−
t u→
θ . Le moment de la force visqueuse par
rapport à l’axe s’écrit donc : Z
Γ= (R + e)σ t dS = (R + e) ηγ̇ A
où A = 2π(R + e)H est l’aire de la surface latérale du stator. En reprenant l’expression de γ̇, on trouve
HR 3
M∆ ≃ 2π ηΩ ≃ 0, 020 ηΩ
e
M∆ 2.10−6 .60
8. η = = = 9,5 × 10−4 Pa s
0, 020Ω 0, 020.2π
9. Cela signifie que la viscosité diminue quand la vitesse angulaire –et donc la vitesse de cisaillement– augmente. Le
fluide n’est pas newtonien puisque sa viscosité dépend de la vitesse de cisaillement (il s’agit d’un fluide rhéofluidifiant).

Ex. 36, page 34 —


1. le fluide étant incompressible, le flux volumique c’est-à-dire le produit v × S se conserve le long du tube. Comme la
section est constante, la vitesse est uniforme le long du tube.
2. On ne peut pas utiliser le théorème de Bernoulli car le régime est non permanent.
3. Considérons comme système, le volume V de liquide. Ce système est soumis à la pesanteur, aux forces de pression de
l’air ainsi qu’aux forces de contact du tube sur le liquide. La pesanteur est une force conservative et les forces de
pression ne travaillent pas puisque le volume du fluide ne varie pas. Quant aux forces de contact elles ne travaillent
pas si les frottements sont négligés. Ainsi l’énergie mécanique E m = E c + E p se conserve.
L’énergie cinétique vaut
1 1
Z
Ec = dm v2 = m ż2 avec m = µ SL
2 2
Par rapport à la situation au repos, l’énergie potentielle augmente car la portion de masse µ S z passe de la cote − z/2
à la cote z/2. Ainsi l’énergie potentielle vaut
E p = µ S z × g × z = µ S g z2
L’énergie mécanique se conservant on a
dE m 2g
= 0 = µ SL ż z̈ + 2µ S g z ż ⇒ z̈ + z=0
dt L
4. Prenons A sur la surface libre de gauche et B sur celle de droite. On a

∂v
p(A, t) = p(B, t) v(A, t) = v(B, t) = ż et (M, t) = z̈
∂t

L’équation d’Euler projetée sur une ligne de courant entre A et B donne

1 h
Z i
µ z̈dℓ + µ v2 (B, t) − v2 (A, t) + µ g(zB − z A ) + p(B, t) − p(A, t) = µ z̈ L + µ g 2z = 0
C AB 2

d’où l’équation donnée dans le texte.


Remarque : en intégrant entre A et B, on suppose implicitement que la ligne de courant est orienté de A vers B et
donc que A descend et B monte. Autrement dit ż > 0 ⇒ ∂∂vt = z̈.
5. Les solutions sont de la forme r
2g
z(t) = A cos(ω t + ϕ) avec ω =
L
On obtient donc une solution périodique de période
s
2π L
T= = 2π = 1,4 s car L = 1m
ω 2g

6. La viscosité a pour dimension [η] = ML−1 T −1 et la puissance [P ] = ML2 T−3 d’où l’équation aux dimensions

 α

= 1
ML2 T−3 = Mα Lβ−α+γ T−α−γ ⇒ β = 1
γ 2

=

Finalement la puissance des forces visqueuses est négative (forces de frottement) et s’écrit

P η = A η L vm 2 avec A<0

7. La relation entre la puissance dissipée et la perte de charge s’écrit P η = −Q V ∆ p η et la loi de Poiseuille nous donne
8η L
∆ pη = Q d’où :
πR 4 V
8η L
P η = −Svm × × Svm avec S = πR 2 ⇒ P η = −8π η L vm 2
πR 4
Conclusion : A = −8π
8. L’énergie initiale se résume à l’énergie potentielle initiale E 0 = µ g S h2 . Si l’on note P η la puissance dissipée en
moyenne durant une oscillation, on peut estimer le temps d’amortissement par

E0
τ≃
|P η |

Or, l’oscillation (supposée non amortie) s’écrit z = h cos ω t d’où ż = −ω h sin ω t d’où, en moyenne ż2 ≃ ω2 h2 /2. Finale-
ment on a
µS
|P η | ≃ 8π η Lω2 h2 /2 ⇒ τ ≃ = 4,0 s
8π η

9. L’équation de Navier-Stokes intégrée le long d’une ligne s’écrit

∂v 1 h −v · −

Z Z
η△→
i
µ dℓ + µ v2 (B, t) − v2 (A, t) + µ g(zB − z A ) + p(B, t) − p(A, t) − dℓ = 0
C AB ∂ t 2 C AB

En choisissant les mêmes points qu’à la question 4. on trouve

−v · −
→ 8vm 8ηvm L 4η ż L
Z Z
η△→ dℓ = − η dℓ = − =−
C AB R 2 R 2 R2

on obtient  q
 ω 2g
2 =
z̈ + ż + ω2 z = 0 avec L
µR 2
τ  τ = 2η = 16 s
10. Les racines de l’équation caractéristique x2 + 2τ x + ω2 = 0 sont
s
1 1
r = − ± iΩ avec Ω = ω 1 − ≃ω
τ (ωτ)2

Les solutions réelles sont donc de la forme

z(t) = Ae− t/τ cos(ω t + ϕ)

Il y a amortissement d’un facteur 20 quand

1
e − t /τ = ⇒ t = ln 20 τ = 3, 0 τ = 3,0 s
20
Le nombre d’oscillations correspond donc à

ω 3τ
N= = 16,8 oscillations

Ex. 37, page 35 —


1. L’équation de continuité impose
∂v(r, z)
div→
−v = 0 =⇒ =0
∂z
Ainsi, le champ de vitesse ne dépend que de la coordonnée radiale r.
2. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
∂→
−v
−v .→
− → →

µ + µ(→ ∇ )−v = − ∇ p + η△→
−v


∂ t
−v .→
− → −−→ → −
Le terme convectif est nul puisque (→ ∇ )−v = v ∂∂z v(r) = 0 . Finalement les champs de vitesse et de pression obéissent
à l’équation de Stokes
 ∂p
 ∂r =

 0

− −−→
∇ p = η△v(r) soit
 ∂p 1 d dv
µ ¶
= η r


∂z r dr dr

3. La deuxième relation prend la forme f (z) = g(r) ∀ r, z. Équation qui n’a de solution que si f (z) = g(r) = Cte . Ainsi

dp(z)
=K
dz

La pression varie linéairement avec z. On a donc Cte = (p(L) − p(0))/L = −G.


1 d dv
µ ¶
4. En intégrant deux fois la relation η r = −G on obtient
r dr dr

G 2
v(r) = − r + C 1 ln r + C 2

Sachant que v(r) ne peut pas être infini en 0 et doit être nul en R, on a

G 2
v(r) = (R − r 2 )

5. Le débit volumique est le flux du vecteur vitesse à travers la section du tuyau :

πR 4
Ï Z R
qV = →
−v dS→

n= v(r)2π rdr = G
0 8η

6. Le débit total est la somme des débits dans chaque orifice :

X nπ R 4
QV = qV = G

7. La vitesse de filtration vaut
nπ R 4 G nπ R 4
vf = =⇒ K=
8S η 8S
Sachant que le volume des pores vaut nπR 2 L et que la brique mesure un volume S L on déduit la porosité
πR 2 n
ϵ=
S
Par ailleurs la surface des pores vaut 2nπR L de sorte que la surface spécifique vaut
2πRn
σ=
S
On peut donc ré-exprimer K en fonction uniquement de ϵ et σ :
ϵ3
K=
2σ 2
8. Dans le cas d’un empilement de sphères de rayon R, la surface de contact entre le fluide et les grains correspond à la
surface de n sphères d’où
4πR 2 n
σ=
SL
De plus le volume disponible pour l’écoulement vaut SL − 43 πR 3 n de sorte que

SL − 43 πR 3 n
ϵ= =⇒ σ = 3(1 − ϵ)/R
SL
En substituant σ dans la l’équation (3.10) on trouve la formule de Kozeny-Carman.
9. On mesure le volume d’un milieu granulaire sec V0 . On ajoute un volume d’eau connu V1 . On attend que les pores se
remplissent d’eau. On mesure le volume d’eau V2 qui reste. On en déduit
V1 − V2
ϵ=
V0

10. Application numérique : K = 16.10−12 m2 = 16 darcy.


Il y a un facteur 2,5 de différence. On peut l’expliquer en notant que l’écoulement n’est pas rectiligne entre les grains
mais tortueux ce qui augmente la longueur effective du trajet et donc diminue le débit (à cause des frottements).
Ainsi la perméabilité est en réalité plus petite que ne le prévoit la formule de Kozeny-Carman.

Ex. 38, page 37 —


1. Supposons que la vitesse diminue avec x. La couche de fluide situé aux abscisses inférieurs à x va donc plus vite
que celle située aux abscisses supérieures de sorte que celle-ci subit, par frottement, une force qui va chercher à
l’accélérer vers le haut. On prévoit donc que
dv
<0 =⇒ Fz > 0
dx
C’est bien compatible avec la formule proposée.
2. Considérons un parallélépipède centré en (x, y, z) de côté dx × dy × dz. La face située en x − dx/2 subit de la part du
fluide situé aux abscisses inférieures la force
−→ dv
dF 1 = −η (x − dx/2) dS −
u→z
dx
La face située en x + dx/2 subit de la part du fluide situé aux abscisses supérieures la force
−→ dv
dF 2 = η (x + dx/2) dS −
u→z
dx
La résultante des forces s’écrit
à !
dv dv d2 v
µ ¶
−→ −

dF visc = η (x + dx/2) − (x − dx/2) dS u z = η (x) dx dS −
u→z
dx dx dx2
Par ailleurs, l’aire de la face sur laquelle s’exerce ces forces vaut dydz. Finalement on trouve que l’élément de fluide
subit une résultante des forces visqueuses
−→ d2 v
dF visc = η (x) dxdydz −
u→z
dx2
3. Il s’agit d’un résultat de cours. La résultante des forces de pression sur un élément infinitésimal de fluide s’écrit
−→ −−−→
dF p = −gradp dxdydz d’où une force volumique de pression

→ −−−→
f p = −gradp

4. L’accélération s’obtient à l’aide de la dérivée particulaire


− D→
−v ∂→  ³→
−v (x) −−−→´ −
a= =  + −v · grad →v
Dt  ∂t
Le premier terme est nul car l’écoulement est permanent. Le terme convectif s’écrit

−v · −
→ −−→´ − ∂ − →

grad →v =v →
³
v (x) = 0
∂z
L’accélération est donc nulle.
5. La seconde loi de Newton appliquée à un élément de fluide de masse dm = µdxdydz s’écrit, compte tenu de la
présence de la pesanteur en plus des forces de pression et visqueuses

−−−→ d2 v
dm→

a = −gradp dxdydz + η u→z + dm→
(x) dxdydz − −g
dx2


Comme →

a = 0 il vient
d2 v −−−→ −g = →

η u→z − gradp + µ→
(x) − 0
dx2
6. Lorsque z augmente, il y a évaporation de l’alcool et donc diminution de la concentration en alcool. Comme la tension
superficielle de l’eau est supérieure à celle de l’éthanol, on doit observer une augmentation de la tension de surface
avec z d’où a > 0.
7. Considérons un élément rectangulaire dy × dz de l’interface air-vin et calculons la résultante des forces superficielles :
−→ −→ −→ −→ −→
dF ts = dF y+d y + dF y + dF z+d z + dF z

u→z + γ(y, z + dz) − γ(y, z) dy −


γ(y + dy, z) − γ(y, z) dz − u→z
£ ¤ £ ¤
=


= dydz −u→z
dz
−→
dF ts = a dydz −
u→ z

8. Considérons un élément de fluide rectangulaire d’épaisseur ϵ → 0 situé à l’interface air-vin. Ce système de masse
nulle est soumis à quatre forces :
• une force de pression − p dydz −
0 u→ due à l’air ;
x
• une force de pression p(h, y, z) dydz−
u→x due au liquide ;
−→
• une force de tension de surface dF ts ;
u→ = −η dv (x = h)dydz −
• et une force visqueuse −ηγ̇− z dx
u→. z
La seconde loi de Newton appliquée au système donne


→ dv → →
− −
[p(h, y, z) − p 0 ] dydz u x + [a − η (x = h)] dydz u z = 0
dx
Il vient donc
dv
p(h, y, z) = p 0 et η (x = h) = a
dx
9. Si l’on projette l’équation (3.11) sur Ox et Oy, il vient

∂p ∂p
= =0 =⇒ p(x, y, z) = p(z)
∂x ∂y

La pression ne dépend que de z. Par ailleurs l’équation (3.13) donne

p(h, y, z) = p 0 =⇒ p(z) = p 0

La pression est donc uniforme dans le liquide.


10. Le liquide étant visqueux, il y a continuité du champ de vitesse. Ainsi, la vitesse du fluide au voisinage de la paroi
est nulle puisque le liquide ne peut pas glisser sur la paroi.
11. Si l’on projette l’équation (3.11) sur Oz on obtient

d2 v dv
η = µg =⇒ η = µ g x + C1
dx2 dx

Or, selon (3.12) η ddvx (x = h) = a d’où C 1 = a − µ g h. En substituant C 1 dans l’expression précédente puis en intégrant
on trouve
µg a
v(x) = (x − h)2 + x + C 2
2η η
La condition v(0) = 0 donne C 2 = −(µ g h2 )/(2η). Finalement

µ g 2 a − µ gh
v(x) = x + x
2η η

12. Le débit est le flux du vecteur densité de courant de matière µ→


−v :

−v · −→ −→
Ï
Dm = µ→ dS avec dS = dydx −
u→z

On obtient
µ L h2
Dm = (3a − 2µ g h)

13. Pour qu’il y ait transport global du vin vers le haut il faut D m > 0 d’où
2
a> µ g h = ac
3

14. Lorsque a = a c = 23 µ g h on a
µg 2
µ ¶
v(x) = x− h x
2η 3
v(x)
µ gh2

x
2 h
3h

On constate que le fluide situé en x = 23 h est immobile.

Ex. 39, page 39 —


1. Un fluide newtonien est un fluide visqueux dont la viscosité est constante c’est-à-dire indépendante de la vitesse de
cisaillement.
Un fluide incompressible possède une masse volumique constante, c’est-à-dire indépendante des conditions de
pression et de température.
Les gaz et les liquides simples (formées de petites molécules) sont assez bien décrit par le modèle newtonien. Le sang
étant constitué de macromolécules comme les globules rouges, il ne se comporte pas comme un fluide newtonien.
2. La première équation est l’équation de Navier-Stokes et traduit la seconde loi de newton (F = ma) par unité de
volume de sang.
→− −v · →
− →
• ∂ v + (→
∂t
∇ )−v représente l’accélération d’une particule de sang.


• − ∇ p représente la résultante des forces de pression par unité de volume qui agit sur une particule de sang ;
• µ→
−g est la force volumique de pesanteur ;

• η△→
−v est la résultante des forces volumiques de viscosité qui agit une particule de sang.

La deuxième relation traduit la conservation de la masse pour un fluide incompressible. (on peut aussi dire qu’il
traduit le fait que l’écoulement est incompressible)
3. L’écoulement étant incompressible on a

− → ∂v
∇ · −v = =0
∂z
Ainsi, la fonction v ne dépend pas de la variable z. On a donc →−v = v(r)−
u→z .
L’écoulement est laminaire si R e = µvD/η < 2000.
4. Compte tenu du fait que l’écoulement est stationnaire et que la pesanteur est négligée, l’équation de Navier-Stokes
se réécrit
µ (→−v · →
− → →

∇ )−v = − ∇ p + η△→
−v
h i

−v · →
Or, l’accélération est nulle puisque (→
− → −v /∂ z = →
∇ )−v = v∂→

0 . Ainsi le bilan des forces aboutit à

∂ p/∂ r = 0


∇ p = η△→
−v soit ∂ p/∂θ = 0 ³ ´
∂ p/∂ z = η 1r ddr r ddvr

Les deux premières relations prouvent que la pression ne dépend ni de r ni de θ : la pression ne dépend que de z.
Par ailleurs, on a
dp 1 d dv
µ ¶
=η r
dz r dr dr
Le terme de gauche ne dépend que de z alors que celui de droite ne dépend que de r. Pour résoudre ce paradoxe
on est obligé d’admettre que ces deux termes ne dépendent ni de r, ni de z : le gradient de pression est donc
constant. On a
dp
= k =⇒ p(L) − p(0) = kL
dz
Ainsi k = (p(L) − p(0))/L .
5. En reprenant l’équation précédente, on trouve
1 d dv k dv k 2 k 2
µ ¶ µ ¶
r = =⇒ r = r + C1 =⇒ v= r + C 1 ln r + C 2
r dr dr η dr 2η 4η
On remarque que si C 1 est non nul, alors v → ∞ lorsque r → 0 ce qui est un non sens physique. On doit donc avoir
C 1 = 0. De plus les conditions aux limites imposent v(R) = 0 d’où C 2 = − kR 2 /(4η). Finalement on obtient
∆p 2
v(r) = (R − r 2 )

6. Le débit volumique est le flux du vecteur vitesse à travers une section S :

−v · −→
Ï
QV = → dS
(S)
−→
ici on choisi une section droite de sorte que dS = rdθ dr −
u→z d’où

∆p 2 πR 4 ∆ p
Z R
QV = (R − r 2 )2π r dr =
0 4η 8ηL
On trouve alors la relation de Poiseuille.
7. Le modèle précédent prévoit une loi du type Q V = A ∆ p n avec A un facteur géométrique et n = 1. Cette loi est donc
en désaccord avec les faits puisque l’expérience montre que n dépend de l’organe irrigué. On peut invoquer au moins
deux raisons :
• le sang n’est pas un fluide newtonien.
• les vaisseaux sanguins ne sont pas rigides mais élastiques (on dit distensibles).
8. La vitesse moyenne vaut, par définition, v = Q/S où S est la section droite du tuyau. Ici,

Q R2∆ p
v= = = 2, 77 mm.s−1
πR 2 8η L
Par ailleurs le nombre de Reynolds vaut
µvD
Re = = 0, 01 ≪ 2000
η
L’écoulement est donc laminaire et gouverné par les frottements visqueux.
9. Pour une artère v = 2, 6 m.s−1 donc Q V = πR 2 v = 33 mL.s−1 . La perte de charge est donnée par la loi de Poiseuille

8ηL
∆p = v = 2,3 × 103 Pa
R2
Quant au nombre de Reynolds, on a R e = 2430. Le régime est donc turbulent. Or la loi de Poiseuille suppose que
l’écoulement est laminaire ce qui invalide le calcul. La perte de charge est plus grande que ce que prévoit la loi de
Poiseuille.
10. La longueur d’onde des ultrasons dans le sang vaut
c
λ= = 375 µm ≫ r
ν

Or, la diffraction est un phénomène négligeable si la taille de l’obstacle est grande devant la longueur d’onde. Ici la
diffraction est donc prépondérante. C’est grâce à ce phénomène que l’onde est rétrodiffusée.
11. Il suffit d’appliquer la formule en faisant vs = 0, vr = v et θr = α :
³ v ´
ν′ = ν0 1 − cos α
c

12. Là encore, appliquons la formule de l’effet Doppler en faisant vs = v, vr = 0, θs = π − α :

ν′ 1 − v/c cos α 2v
µ ¶
ν= = ν0 ≃ ν0 1 − cos α
1 + v/c cos α 1 + v/c cos α c

2vν0
Ainsi ∆ν = ν − ν0 = − cos α
c
13. Tout d’abord, la vitesse varie entre 0 sur les parois et vmax le long de l’axe Oz. Le décalage en fréquence varie donc
2vmax ν0
entre 0 et − cos α.
c
Un globule rouge situé à la distance r se déplace à la vitesse vmax (1 − (r/R)2 ) de sorte qu’il émet en direction de la
sonde un signal de fréquence
2vmax cos α ³
· ´¸
ν0 1 − 1 − (r/R)2
c
Ainsi les globules rouges situés entre r et r + dr émettent dans la bande de fréquence dν donnée par

4vmax ν0 cos α rdr


dν =
cR 2
N0 2π rdr
Par ailleurs ces globules sont au nombre de dN = . Il vient donc que
πR 2

c N0
dN = dν
2vmax ν0 cos α

Or, chaque globule rouge diffuse une intensité – notons là I 0 – indépendante de la fréquence. Par conséquent,
l’intensité dI correspondant à la bande de fréquence dν s’écrit

c N0 I 0
dI = I 0 dN = dν
2vmax ν0 cos α

En conclusion l’intensité spectrale (dI/dν) est constante. Le spectre a donc l’allure suivante
dI/dν

ν
ν0 − ∆νmax ν0
14. Le coefficient de diffusion est défini par la loi de Fick :

− −→
j = −D ∇ n


où j désigne la densité de courant moléculaire (m−2 .s−1 ) et n la densité moléculaire (m−3 ). Le transport de
dioxygène par diffusion est beaucoup plus difficile dans l’eau que dans l’air car l’eau est 1000 fois plus dense que l’air :
les collisions sont alors plus fréquentes et le libre parcours moyen plus petit (D ≃ vℓ) ce qui diminue le coefficient de
diffusion.
15. Admettons que le dioxygène soit transporté dans les organes par diffusion à travers la peau. Dans ce cas, on peut
estimer le temps de diffusion T par la relation L2 = 2DT où L est la longueur caractéristique sur laquelle s’effectue
ce transport. Ici on a D ≃ D eau ≃ 10−9 m2 .s−1 et L ≃ 1 cm. On trouve alors T ≃ 10 H ce qui est bien trop grand.
16. Un globule rouge du capillaire reste en contact avec l’alvéole pulmonaire pendant la durée

πRalv
T1 = = 0, 3 s
v

2 /(6D ) (diffusion 3D) et celui dans le capillaire (e/2)2 /(2D


17. le temps de diffusion dans l’alvéole vaut R alv air eau ) (1D) d’où

2
R alv (e/2)2
T2 = + = 0,013 s
6D air 2D eau

L’échange a le temps de s’établir car T2 < T1 .


18. En régime stationnaire, la quantité de nutriment entre z et z + dz ne varie pas. En d’autres termes, le flux entrant
dans le système (le volume πR 2 dz) est compensé par le flux sortant. Ce qui rentre vaut j(z)πR 2 alors que ce qui sort
vaut j(z + dz)πR 2 + 2πRdz γ[C c (z) − C o (z)]. On a donc

dj 2
j(z)πR 2 = j(z + dz)πR 2 + 2πRdz γ[C c (z) − C o (z)] =⇒ = − γ[C c (z) − C o (z)]
dz R
Or ici le transport axial en nutriment est purement convectif. On a donc j = C c (z) v. En effet le flux est égal au débit
volumique multiplié par la concentration : φ = C c (z)Q V = C c (z)vπR 2 d’où j = C(z)v. Finalement, le bilan de matière
donne
dC c 2γ
=− [C c (z) − C o (z)]
dz vR
19. En remplaçant dans l’équation différentielle la solution proposée on obtient

2γ 2γ − cz
− cbe− cz = − [a − K] − be ∀z
vR vR

d’où l’on tire a = K et c = vR . Ainsi la solution s’écrit

C c (z) = K + be−2γ z/(vR )

On trouve b avec les conditions initiales : K + b = C c (0). Finalement

C c (z) = K + (C c (0) − K)e−2γ z/(vR )

20. On veut
(C c (0) − K) e−2γ L/(vR ) vR
> 30% =⇒ γ<− ln(0, 3) = 1,7 × 10−7 m s−1
(C c (0) − K) 2L

Ex. 40, page 42 —


1. Le nombre de Reynolds vaut
µvD
Re =
η
où µ est la masse volumique moyenne du fluide, v sa vitesse moyenne, η sa viscosité et D une échelle caractéristique
de la variation de vitesse. La valeur de ce nombre nous donne une information sur le caractère visqueux, laminaire
ou turbulent de l’écoulement. En général pour R e ≫ 103 , l’écoulement est turbulent. Dans le cas contraire il est
laminaire. Si R e ≪ 1, l’écoulement est gouverné par les forces visqueuses.
2. La section est un rectangle de périmètre P = 2w + 2h ≃ 2w et d’aire A = wh d’où D h = 2h. Le nombre de Reynolds
vaut donc
2µ v0 h 2 × 103 × 100.10−6 × 10.10−6
Re = = = 2.10−3
η 10−3
L’écoulement est laminaire visqueux.
3. Pour un fluide incompressible l’équation de continuité donne


− → ∂v
∇ · −v = 0 =⇒ =0
∂x

La vitesse ne dépend pas de x. Puisque qu’elle ne dépend pas non plus de y, elle n’est fonction que de z et t.
4. L’équation de Navier-Stokes s’écrit :
· →
∂−v
¸
µ −v · →
+ (→
− →
∇ )−v = −g − →

µ

∇ p(M, t) + η△→
−v (M, t)
∂t

Or, sachant qu’on est en régime stationnaire,

∂→
−v

− −v · →
− → ∂ →

=0 et (→ ∇ )−v = v(z) (v(z)−
u→x ) = 0
∂t ∂x

D’où en projection sur les trois axes cartésiens :

∂p ∂2 v ∂p ∂p
= η△v = η ; =0 et =0 (3.16)
∂x ∂ z2 ∂y ∂z

Ainsi ∂ p/∂ y = 0 et ∂ p/∂ z = 0 : la pression ne dépend ni de y ni de z.


5. Ainsi la pression ne dépend que de x alors que la vitesse ne dépend que de z. C’est pourquoi l’équation

dp d2 v
(x) = η (z)
dx dz2
n’est vérifiée que si les deux termes sont constants. Ainsi,

dp
= Cte =⇒ p(x) = p O + Cte x
dx

En faisant x = L on tire Cte = −∆ p/L.


6. L’équation différentielle précédente donne donc

d2 v ∆p dv ∆p ∆p 2
η =− =⇒ =− z + C1 =⇒ v(z) = − z + C1 z + C2
dz2 L dz Lη 2η L

Par continuité de la vitesse on a :

∆ p h2


h C1 h
v( ) + C2 =

 = 0 
8η L
 

2
 2
=⇒
 v(− h ) C h ∆ p h2
 − 1 + C2
 
= 0
 
 =
2 2 8η L

Finalement C 1 = 0 et C 2 = (∆ p h2 )/(8η L). La vitesse s’écrit


à !
∆ p h2
v(z) = − z2
2η L 4

7. Le débit volumique vaut


−v · −→ −→
Ï
Q= → dS avec dS = w dz−
u→x
section
Ainsi,
h3 ω ∆ p
Z h/2
Q=w v(z) dz = CQFD
− h/2 12η L
8. Le gradient de pression correspond à

12η L Q 12 × 10−3 × 10−3 × 10−12


∆p = = = 120 Pa
h3 w 10−15 × 100.10−6
Cela correspond à une hauteur
∆p 120
H= = = 12 mm
µg 1000 × 9, 8
9. L’analogue de l’intensité électrique (débit de charge) est le débit volumique et l’analogue de la différence de potentiel
est la différence de pression. L’analogue de la loi d’Ohm V2 − V1 = R I donne donc
12η L
∆ p = Rh Q avec Rh =
w h3
10. Le paramètre r e représente la résistance hydraulique de l’eau par mètre de canal.
11. La résistance hydraulique produit par l’écoulement d’eau vaut r e × n(λ − L g ) alors que les gouttes d’huile génèrent
η
une résistance r e ηh × nL g . Ainsi la résistance totale vaut
e

η η
µ ¶ µ ¶
Rh = n re λ − L g + L g h ≃ n re λ + L g h
ηe ηe
Finalement la perte de charge vaut
η
µ ¶
∆ p = n re λ + L g h Q0
ηh
12. Le débit volumique dans chaque bras vaut Q i = ∆ p/R h,i . Or, L 1 < L 2 implique R h,1 < R h,2 d’où

Q1 > Q2

Les gouttes vont donc se diriger dans le bras 1.


13. Lorsque les gouttes d’huile circulent dans le bras 1, cela augmente la résistance hydraulique d’où une diminution du
débit. Lorsque ce denier devient plus faible que le débit dans l’autre bras, les gouttes d’huile changent de bras. Le
changement de bras a donc lieu quand Q 1 < Q 2 soit R h,1 > R h,2 . Donc

η L2
µ ¶
n re λ + L g h > re L2 =⇒ n>
ηe λ + L g η h /η e

³ ´
14. La loi de Laplace impose ∆ p cap = p air − p liquide = γ R1 + R1 où R 1 et R 2 sont les rayons de courbure principaux de
1 2
l’interface. Ici le rayon de courbure vertical correspond à R 1 = h/2 et celui horizontale à R 2 = w/2 d’où
2 2 2γ
µ ¶
∆ p cap = γ + ≃ car w≫h
h w h
−3
15. La pression capillaire vaut ∆ p cap = 2×73.10 = 15 × 103 Pa alors que la surpression hydrostatique vaut ∆ p hyd =
10.10−6
µ gh ≃ 0,1 Pa. On voit donc que les effets capillaires sont prépondérants devant les effets de la pesanteur. C’est la
dépression capillaire qui attire le liquide dans le canal.
16. On applique la relation de Bernoulli entre le point O situé sur la surface du réservoir et le point A :
1 2 1
µ ¶ µ ¶
gz + p = µv2 + µ
µv + µ gz + p
2 O 2 A

Sachant que la vitesse moyenne vaut ẋ dans le canal, on trouve


1 2
p0 − p A = µ ẋ
2
17. Appliquons la loi de Poiseuille et la loi de Laplace :
¯
¯ p = p liq + r e x Q
A 2γ

¯
¯
¯ p =⇒ p A − p0 = r e x Q −
¯ liq = p0 − h
h
Or le débit volumique s’écrit Q = w h ẋ d’où

p A − p 0 = r e w h x ẋ −
h
18. On a donc
1 2
p0 − p A = µ ẋ 1 2 2γ
2 =⇒ µ ẋ + r e w h x ẋ − =0
2γ 2 h
p A − p0 = r e w h x ẋ − h
Finalement le déplacement x(t) vérifie l’équation différentielle

2r e w h 4γ
ẋ2 + x ẋ − =0
µ µh

19. Application numérique :


v s
µ h2 1000 × (10−5 )2 u µγ h3 1000 × 73 × 10−3 × (10−5 )3
u
θ= = = 4 µs et b= t = = 45 µm
24η e 24 × 10−3 2
36η e 36 × (10−3 )2

20. Tant que X ≪ 1 on peut négliger X dX /dT devant 1, d’où :

dX 2 1
µ ¶
4 =1 soit X= T
dT 2
Lorsque X ≫ 1, on peut négliger dX /dT devant X

dX p
4X =1 soit 2X 2 = T + C 1 donc X= T/2
dT
p
21. Les deux solutions se raccordent lorsque T/2 = T/2 c’est-à-dire quand T = 2. Cela correspond à un temps caractéris-
tique t = 2θ = 8 µs.
Y

T
2
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