Exos Mécanique
Exos Mécanique
2e partie
[Link]
Jimmy Roussel
Professeur agrégé de physique
p
f (r) = k r
F
20 our
j
23
Ao e à
is
M
ût
AVANT-PROPOS
Ce recueil d’exercices et problèmes corrigés est destiné aux étudiants du 1er cycle universitaire et à
ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Dans cette première partie, on aborde les
notions déjà rencontrées au lycée : vitesse, accélération, forces, lois de Newton, théorème de l’énergie
cinétique, énergie mécanique, oscillateurs.
Chaque thème commence par quelques rappels de cours. Pour plus de détails, on renvoie le lecteur au
site de l’auteur :
[Link]
Les énoncés sont assortis d’un niveau de difficulté symbolisé par un, deux, trois ou quatre carrés. Bien
que subjective, cette classification tente de suivre la règle suivante :
Enfin, les solutions des exercices sont regroupées en fin d’ouvrage. Un soin tout particulier a été fourni
pour proposer des solutions entièrement rédigées. Précisons tout de même que chaque correction
propose un exemple de traitement d’un exercice lequel peut parfois se résoudre d’une autre manière.
En vous souhaitant bonne lecture.
J IMMY R OUSSEL
2 Forces centrales 13
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Ex. 13 Vrai|Faux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 14 Poids lunaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 15 Champ de gravitation jovien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 16 Gravitation versus électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 17 Rentrée atmosphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 18 Champ de gravitation solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Ex. 19 Peser la Voie Lactée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Ex. 20 La danse du Petit-Prince . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Ex. 21 L’ISS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Ex. 22 Jupiter et ses satellites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Ex. 23 Rendez-vous spatial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Ex. 24 Au cœur de la Voie Lactée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Ex. 25 Rayon de Schwarzschild . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Ex. 26 Comète de 1843 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Ex. 27 Excentricité d’un astre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Ex. 28 Orbite elliptique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 29 Chute d’un satellite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 30 Énergie de satellisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 31 Transfert d’orbite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
• 4/121 •
Table des matières
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ÉNONCÉS DES EXERCICES
1 Théorème du moment cinétique
Résumé de cours
Moment cinétique – Considérons un point matériel M de masse m et animé d’un vecteur vitesse
→
−v dans le référentiel d’étude. Il présente un moment cinétique par rapport à un point O, noté
→
−
L O (M), qui vaut
→
− −−→
L O (M) = OM ∧ m→
−v (1.1)
Cas des systèmes – Dans un référentiel galiléen, la variation du moment cinétique total ne dépend
que de la somme des moments associés aux forces extérieures.
−→
dL O (S ) X −−−→ →
− −−→
= OM i ∧ f i ext = MO ext avec O un point fixe (1.3)
dt i
→
−
Bras de levier – Le moment d’une force f par rapport à un axe orienté (∆) perpendiculaire au plan
contenant la force vaut
→
−
M∆ ( f ) = ± f d (1.4)
où d est le bras de levier, c’est-à-dire la distance entre la droite d’action de la force et l’axe (∆).
Ce moment est positif quand la force tend à faire tourner le point M dans le sens positif ; il est
négatif dans le cas contraire.
Mouvement à force centrale – Un point matériel soumis à une force centrale de centre O fixe dans
un référentiel galiléen, conserve son moment cinétique. En conséquence, le mouvement est plan
et son équation polaire vérifie la contrainte
r 2 θ̇ = Cte (1.5)
Solide en rotation – Un solide en rotation autour d’un axe fixe et soumis à des forces extérieures de
moment total M∆ext , voit sa vitesse angulaire évoluer suivant la loi
dω
= M∆ext m i r 2i
X
I∆ avec I∆ = (1.6)
dt i
1 Théorème du moment cinétique
□ Ex. 1 – Vrai|Faux
Répondre par VRAI ou FAUX en justifiant en quelques lignes votre réponse :
1. La constante de Planck h = 6,626 × 10−34 J s−1 est homogène à un moment cinétique.
d
A
B
2. Exprimer les moments en B de chacune des forces. En déduire la réaction du support A sur la
poutre en fonction de x.
3. À quelle distance maximale peut s’éloigner l’individu tout en conservant l’équilibre de la poutre ?
→
−g
Une sphère de masse m = 4 kg s’appuie entre deux cloisons,
l’une verticale, l’autre inclinée d’un angle α = 60◦ par rap-
port à l’horizontal. On suppose les forces de frottement négli-
geables.
Calculer les réactions des cloisons sur la sphère. α
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1 Théorème du moment cinétique
Fil
α →
−g
C
→
−
→
− T
R
→
−
P
1. La droite d’action du poids coupe le fil au point C. Calculer le moment du poids et de la tension
→
− →− →
−
au point C. En déduire que les trois forces T , P et R son concourrantes au point C, c’est-à-dire
que ces trois forces ont leur droite d’action qui passe par le point C.
2. Exprimer R et T en fonction de m, g et α.
4. On remplace le fil par un fil plus long de sorte que l’angle α diminue de 20%. La barre restera-t-
elle en équilibre ?
−
u→
3. À l’aide du théorème du moment cinétique, trouver θ
l’équation différentielle que vérifie θ (t).
M(ℓ,θ )
4. Que devient l’équation différentielle si l’on modélise les
frottements par une force ortho-radiale f = −αθ̇ ? −
u→r
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1 Théorème du moment cinétique
θ (t) ⃗
g
A•
B•
1. À l’aide du théorème du moment cinétique, établir l’équation différentielle vérifiée par θ (t).
1. Faire la liste de toutes les forces qui s’exercent sur l’électron. Une seule est largement prépondé-
rante ; laquelle ?
−→
2. En ne considérant que cette force, montrer que le moment cinétique orbitale L O de l’électron se
conserve. Exprimer L O en fonction de v, r et m e .
h
L O = nħ avec n∈N et ħ = = 1,055 × 10−34 J s
2π
En déduire que le rayon est quantifié :
r n = n2 r 1
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1 Théorème du moment cinétique
le tout à un fil de torsion, il réalise un pendule de torsion. On rappelle qu’un fil de torsion produit un
couple de forces dont le moment par rapport à l’axe du fil est proportionnel à l’angle de torsion :
Γ∆ = −C θ
Fil de torsion
M
m δθ
re
ilib
équ
m
M
3. Il place ensuite à la distance r = 22,5 cm des deux masses, deux grosses boules de plomb de
masse M = 158 kg, comme l’indique la figure. Montrer que la position d’équilibre est déviée
d’un angle δθ que l’on déterminera (la déviation étant très faible on considérera que r reste
constant).
→
−g
ℓ(t)
•M
θ (t)
→
−
T
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1 Théorème du moment cinétique
1. En appliquant le théorème du moment cinétique en O, déterminer la loi θ (t). Quelle est l’allure
de la trajectoire ?
3. Calculer de deux façons, le travail fourni par l’opérateur exerçant la tension, entre l’instant
initial et l’instant t.
1. Faire un bilan des forces extérieures agissant sur la tige. Exprimer le moment de ces forces en
O.
6g
θ̈ + sin θ = 0
5ℓ
4. Quelle équation trouve-t-on si l’on remplace les deux masses par une masse ponctuelle 2m
située au centre de masse du pendule ? Commenter.
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2 Forces centrales
Résumé de cours
Mouvement à force centrale – Un point matériel soumis à une force centrale de centre O fixe dans
un référentiel galiléen, conserve son moment cinétique. En conséquence, le mouvement est plan
et
r 2 θ̇ = C (2.1)
où C est la constante des aires.
Énergie potentielle Une force centrale est conservative si son intensité ne dépend que de la distance
au centre. L’énergie potentielle vaut
Z
E p (r) = − f (r) dr (2.2)
1 mC 2
m ṙ 2 + E p,eff (r) = E m avec E p,eff = E p (r) + (2.3)
2 2r 2
où E p,eff est appelée énergie potentielle effective.
G mm ⋆
Em = − (2.6)
2a
2 Forces centrales
□ Ex. 13 – Vrai|Faux
Répondre par VRAI ou FAUX en justifiant en quelques lignes votre réponse :
2. Si la force de gravitation variait en 1/r 3 , la deuxième loi de Kepler (loi des aires) ne serait plus
vérifiée.
Le 5 mars 1979, la sonde spatiale Voyager-1, s’approchant de Jupiter à l’altitude h 1 = 278 × 103 km,
mesure un champ de gravité g 1 = 1,04 N kg−1 . 18 semaines plus tard, la sonde Voyager-2 passe à
l’altitude h 2 = 650 × 103 km et mesure un champ de gravité plus faible : g 2 = 0,243 N kg−1 .
Une des premières fusées spatiales atteignit une altitude d’environ h = 125 × 103 km. En négligeant
l’effet de la Lune, évaluer la vitesse à laquelle la fusée rentra dans l’atmosphère terrestre à son retour.
Indication : on supposera que la fusée a été lancée verticalement et que l’atmosphère commence à 130 km
d’altitude.
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2 Forces centrales
Notre galaxie, la Voie Lactée, a la forme d’une galette d’environ 30 000 pc de diamètre et 2000 pc
d’épaisseur. La région centrale est formée d’un bulbe d’allure sphérique de 2700 pc de rayon, qui
contient l’essentiel de la masse galactique. Le Soleil orbite à 8000 pc du centre galactique. D’après les
mesures Doppler effectuées sur la raie à 21 cm de l’hydrogène, l’orbite du Soleil est approximativement
circulaire, et la vitesse orbitale du Soleil est d’environ 220 km.s−1 .
Estimer la masse du bulbe galactique, en unité de masse solaire. En déduire une estimation du
nombre d’étoiles dans la Voie Lactée
Indication : On rappelle que la Terre orbite autour du Soleil en 365,25 jours à la distance moyenne de
150 millions de km. De plus, le parsec (symbole : pc) est une unité de mesure des distances très utilisée en
astrophysique. 1 pc est la distance à laquelle il faut se situer au dessus du plan de l’écliptique pour voir le
rayon de l’orbite terrestre sous un angle de 1 seconde d’arc (parsec est la contraction de paralaxe-seconde).
(45)Eugénie est un astéroïde découvert au 19e siècle et nommée ainsi en hommage à l’impératrice
Eugénie. Une équipe d’astronome à découvert en 1988 la présence d’un satellite orbitant autour de
l’astéroïde et que l’on nomma Petit Prince. Les paramètres orbitaux du Petit Prince sont :
□□ Ex. 21 – L’ISS
En partenariat avec les États-Unis, la Russie, le Japon et le Canada, l’Europe participe à la construc-
tion de la Station Spatiale Internationale (ISS). Une fois terminée, la Station Spatiale Internationale,
qui pèsera 450 tonnes, proposera plus de 1200 mètres cube d’espace pressurisé - assez pour 7 membres
d’équipage et une large panoplie d’expériences scientifiques. Le 21 Octobre 2005, L’ISS tournait autour
de la Terre sur une orbite elliptique d’altitude maximale 365,14 km et d’altitude minimale 346,45 km.
Combien de fois les astronautes embarqués à bord de l’ISS voient-ils le Soleil se lever par jour
terrestre ?
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2 Forces centrales
1. Le mouvement des satellites est étudié dans un repère considéré comme galiléen, ayant son
origine au centre de Jupiter et ses axes dirigés vers des étoiles fixes. Les satellites présentent
des orbites circulaires. Représenter sur un schéma Jupiter et un satellite ; ajouter les forces, le
vecteur vitesse et le vecteur accélération. Démontrer à l’aide du théorème du moment cinétique
que le mouvement du satellite est uniforme.
3. On note T la période de révolution du satellite. Montrer que le rapport T 2 /r 3 est constant pour
les différents satellites de Jupiter ; quelle loi cela constitue-t-il ?
5. La planète Jupiter a une rotation propre de vitesse angulaire : ω = 1,759 × 10−4 rad s−1 . On
dit qu’un satellite est « Joviostationnaire » s’il reste immobile dans le ciel de Jupiter. Montrer
qu’aucun des 4 satellites n’est « Joviostationnaire ».
6. Calculer l’énergie mécanique de Callisto ; quelle énergie faudrait-il apporter à ce satellite pour
le libérer de l’attraction de Jupiter ? En déduire la vitesse qu’il faudrait lui communiquer pour
qu’il s’échappe définitivement de Jupiter.
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2 Forces centrales
h2 h1
Rendez!vous spatial
S
IS
Orbite ATV
ite
rb
O
Orbite de transfert
Des astronomes ont observé un petit objet massif au centre de notre galaxie. Un anneau de matière
est en orbite circulaire autour de cet objet massif. L’anneau a un diamètre d = 15 al et sa vitesse
orbitale est voisine de v = 200 km.s−1 . On donne la distance Terre-Soleil a = 150.109 m.
1. En supposant la masse de l’objet massif très supérieure à celle de l’anneau, exprimer la masse
M• de cet objet massif, en fonction de G , d et v.
On admet qu’un astre de masse M agit comme un trou noir si son rayon R est inférieur à un certain
rayon critique R c appelé rayon de Schwarzschild, défini par une vitesse de libération à la surface de
ce corps égale à la vitesse de la lumière dans le vide, soit vlib = c.
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2 Forces centrales
3. En dessous de quel rayon, le Soleil deviendrait-il un trou noir stellaire ? Quelle serait alors sa
densité ?
4. Au cœur de la voie lactée on soupçonne la présence d’un trou noir, dénommé sagittarius A⋆ , de
masse M A ⋆ = 4 × 106 M⊙ . Calculer son rayon de Schwarzschild, ainsi que le champ de gravitation
qui règne au niveau de la sphère de Schwarzschild.
1. En considérant que l’orbite de la comète est parabolique, Calculer la vitesse vmax au périhélie.
Calculer (vmax /c)2 . Commenter.
2. Des mesures précises ont montré que l’orbite de la comète avait en fait une excentricité e < 1
mais proche de 1 :
e = 1 − ε avec ε = 8,5 × 10−5
A
r
r max r min
• ∆ r = r max − r min
Soleil
1. À l’aide de la troisième loi de Kepler et de la loi des coniques, exprimer l’excentricité e de l’ellipse
en fonction de ∆ r, T, M⊙ et la constante de gravitation G .
3. Même question pour Mercure ; l’orbite de Mercure est très excentrique : 46 millions de km à la
périhélie, et 70 millions de km à l’aphélie. T = 0,24 an.
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2 Forces centrales
2. Montrer que les distances de l’apogée et du périgée (notées r a et r p ) sont racines d’une équation
du second degré dont les coefficients s’expriment en fonction de l’énergie mécanique et de la
constante des aires. En déduire l’expression de l’énergie mécanique en fonction du demi-grand-
axe a de l’ellipse et établir la formule
2 2 1
µ ¶
2
v = g0 RT −
r a
3. Le satellite est initialement situé sur une orbite circulaire de rayon r 0 . Déterminer sa vitesse
v0 . À son passage par un point A de l’orbite on exerce sur celui-ci et de façon quasi instantanée,
une force opposée au vecteur vitesse qui le ralentit. Déterminer la vitesse v1 qu’il doit prendre
= π/2.
pour atteindre la Terre en un point P tel que (AOP)
−
→
−
→
v A v0 −
1
• u→θ − →
u r
M
r0
θ (t)
P
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2 Forces centrales
Données :
• Rayon de la Terre : R T = 6370 km.
• Masse de la Terre : MT = 5,97 × 1024 kg.
• Jour sidéral : T0 = 23h 56min 04s.
• Constante de gravitation : G = 6,67 × 10−11 N m2 kg−2 .
1. Expliquer ce qu’est une orbite géostationnaire. Dans quel plan se trouve cette orbite ? Est-elle
nécessairement circulaire ?
2. Établir que le satellite géostationnaire doit se situer à une distance r 0 = 42 × 103 km.
Le satellite de masse m = 500 kg est lancé à l’aide d’une fusée dont la base de lancement est située à
la latitude λ = 5◦ nord (Kourou, en Guyane).
3. Calculer la vitesse du satellite par rapport au référentiel géocentrique, lorsque la fusée est au
sol. En déduire l’énergie cinétique initiale du satellite.
4. Calculer également son énergie potentielle initiale. En déduire l’énergie mécanique du satellite
au sol.
5. Calculer l’énergie mécanique du satellite une fois en orbite. En déduire l’énergie nécessaire à la
satellisation.
6. Sachant que le pouvoir calorifique du carburant est d’environ 50 [Link]−1 , calculer la masse de
carburant nécessaire à la mise sur orbite.
trajectoire de transfert
S
r
B h2 h1 A
• trajectoire circulaire haute
Données :
• Constante de gravitation : G = 6,67 × 10−11 N m2 kg−2 .
• Masse de la Terre : M T = 5,97 × 1024 kg.
• Rayon de la Terre : R T = 6370 km
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2 Forces centrales
4. Quelle action faut-il avoir sur le satellite en B pour qu’il passe sur l’orbite circulaire haute ?
Calculer l’écart de vitesse ∆vB nécessaire.
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3 Collisions et problème à deux corps
Résumé de cours
Problème à deux corps Le problème à deux corps se découple en deux mouvements indépendants.
• Le mouvement du centre d’inertie qui est un simple mouvement rectiligne uniforme.
• Le mouvement relatif qui correspond au mouvement du mobile réduit M de masse µ =
→−
m 1 m 2 /(m 1 + m 2 ) soumis à une force centrale f . En conséquence, le mouvement relatif est
plan et on a conservation du moment cinétique de M (r 2 θ̇ = Cte ).
Collisions On dit qu’il y a collision ou choc entre deux ou plusieurs particules quand ces objets
subissent une interaction mutuelle de courte durée et de courte portée. Le choc est localisé
dans le temps et l’espace. En règle générale, les forces d’interaction sont négligeables quand
les particules sont suffisamment éloignées. On peut donc distinguer un avant et un après la
collision.
Choc élastique On dit qu’il y a collision élastique lorsque le nombre de particules reste constant et
que l’énergie interne de chaque particule reste inchangée avant et après le choc. En d’autres
termes, les particules ne se déforment pas ni ne changent de nature. Les lois de conservation
sont
m i = m′i et → −p avant = →
S
−p après et E (S )avant = E (S )après
S c c (3.1)
Choc inélastique On dit qu’une collision est inélastique lorsqu’une partie de l’énergie cinétique ini-
tiale du système s’est transformée en d’autres formes d’énergie. La collision s’accompagne alors
d’une variation d’énergie interne et/ou d’une modification du nombre de particules, certaines
pouvant être créées par fragmentation ou par équivalence masse-énergie. On a toujours
→
−p avant = →
−p après mais E c (S)après − E c (S)avant = Q ̸= 0 (3.2)
S S
On lâche une bille depuis une hauteur h = 5 m sur une surface plane. Le caractère inélastique de
la collision est décrit par le coefficient de restitution e = 80%. Sachant que les frottements sont
négligeables et que le champ de pesanteur vaut g = 10 m.s−2 , déterminer la hauteur du premier
rebond.
Un canon de 20 tonnes lance un obus de 20 kg avec une vitesse de 68 m/s et un angle de 30◦ par
rapport à l’horizontale. Que vaut la vitesse horizontale de recul du canon juste après le tir ?
On lance une bille avec une vitesse de 2 m/s sur une bille immobile identique. Après le choc, la
première bille est déviée de sa trajectoire d’un angle de 30◦ . La deuxième bille se déplace dans quelle
direction, si la collision est élastique ?
On lance une bille avec une vitesse de 2 m/s sur une bille immobile identique. Après le choc, la bille
lancée se déplace à 1 m/s avec un angle de 45◦ par rapport à la direction initiale.
1. Quelle la vitesse de la seconde bille ? Avec quel angle est partie la seconde bille ?
On lâche, d’une hauteur h, une balle de tennis de masse m sur un sol horizontal. Le coefficient de
restitution en vitesse vaut e ≤ 1 (on rappelle que e est défini comme le rapport de la vitesse après le
choc sur la vitesse avant le choc). On prendra g = 9, 8 m.s−2 .
m+Mp
v= 2gh
m →
−v h
• 24/121 •
3 Collisions et problème à deux corps
− →
−g
u→x
A1
A2
On suppose que les collisions sont parfaitement élastiques. Le référentiel R 0 lié au bati est considéré
comme galiléen. On note → −g = g−
u→x , l’accélération de la pesanteur.
1. Déterminer la vitesse v1 de la bille A1 juste avant le choc en fonction de a, α et g.
2. Déterminer les vitesses v1′ et v2′ des billes A1 et A2 juste après le choc en fonction g, a, α et du
rapport des masses x = m 1 /m 2 .
4. Pour quelle valeur de x, les deux pendules remontent-ils en sens contraire du même angle ?
− →
−g
u→x
A1
A2
• 25/121 •
3 Collisions et problème à deux corps
3. Si α n’est pas petit, à quelle condition sur λ, le système se comporte de façon périodique ?
1. Considérons un jet d’atomes de Rubidium 87 Rb animés d’une vitesse v0 = 300 m s−1 . On envoie
un faisceau laser se propageant dans le sens opposé de longueur d’onde λ = 780 nm, ce qui
correspond à une transition atomique (5s-5p).
Calculer de combien la quantité de mouvement de chaque atome varie lorsqu’il absorbe un
photon ?
2. L’efficacité du processus d’absorption est mesuré par le taux d’absorption par unité de temps
τa (en photons par seconde). Exprimer la variation de la quantité de mouvement d’un atome
pendant la durée ∆ t, en déduire la force de freinage que subit chaque atome en fonction de h, λ
et τa .
3. Sachant que τa = 1 × 108 s−1 , calculer la décélération que subit chaque atome.
4. Au bout de combien de temps, le faisceau atomique est-il immobilisé ? Quelle est la distance de
freinage ?
5. En fait chaque atome subit des cycles d’absorption-émission. Pourquoi peut-on négliger le
processus d’émission spontanée dans l’analyse précédente ?
Un noyau d’uranium 238 U au repos se désintègre en émettant une particule alpha 42 He2+ et en laissant
un noyau résiduel de thorium 234 Th (M ≃ 234 uma). L’énergie produite par cette désintégration vaut
Q = 4,18 MeV.
Calculer l’énergie cinétique et la vitesse de la particule alpha. Est-elle relativiste ?
• 26/121 •
3 Collisions et problème à deux corps
Données :
• masse du Soleil M⊙ = 2 × 1030 kg ;
• masse de la Terre MT = 6 × 1024 kg ;
• unité astronomique 1 ua = Distance Terre-Soleil = 149,6 × 106 km.
1. En supposant que le Soleil forme avec chacune des planètes un système à 2 corps, calculer pour
chaque couple, l’amplitude du mouvement du Soleil autour du centre de gravité G du système
Soleil-Planète. Quelle planète perturbe le plus le Soleil ?
2. En supposant que le Soleil décrit une orbite quasi circulaire autour de G, calculer la vitesse
du Soleil dans le référentiel barycentrique pour chaque couple Soleil-Planète. Commenter vos
résultats.
On considère deux étoiles (supposées ponctuelles) E1 et E2 d’un système binaire, de masses respectives
m 1 et m 2 ; on néglige toute interaction autre que l’interaction gravitationnelle qui existe entre les
deux étoiles (on suppose donc que les deux étoiles forment un système isolé) et on appelle C leur
centre de masse. Les deux étoiles E1 et E2 décrivent des orbites circulaires de centre C et de rayons
respectifs r 1 et r 2 ; on pose d = r 1 + r 2 .
1. Expliquer pourquoi les deux étoiles ont la même période orbitale T et montrer que
r 1 m2
=
r 2 m1
2. Montrer, en appliquant la RFD à E1 , que la période orbitale T est donnée par l’expression
s
d3
T = 2π (3.5)
G (m 1 + m 2 )
4. Application numérique : deux étoiles, Alpha et Bêta, décrivent deux orbites circulaires de
rayons respectifs r 1 = 1,00 × 109 km et r 2 = 5,0 × 108 km avec une période orbitale T =44,5 années.
Déterminer les masses m 1 et m 2 de ces deux étoiles en kilogrammes.
Donnée : Constante de gravitation : G = 6,67 × 10−11 m3 s2 kg−1
• 27/121 •
3 Collisions et problème à deux corps
3. Réécrire ces deux équations dans le système d’unités astronomiques (u.a, M⊙ , année), puis
calculer m 1 et m 2 .
1 m1 m2
E c∗ (S ) = µv12 2 avec µ =
2 m1 + m2
et v12 = °−
°→ − →°
v1 − v 2 est la vitesse relative.
°
3. On considère la situation suivante : une balle légère de masse m 1 est lancée à la vitesse →
−v vers
→
−
une balle lourde de masse m 2 ≫ m 1 animée d’une vitesse opposée − v . La collision est supposée
élastique et unidirectionnelle.
a) Calculer la vitesse du centre de masse.
b) En écrivant la conservation de la quantité de mouvement et de l’énergie cinétique dans le
référentiel barycentrique, trouver les vitesses v1∗ et v2∗ après la collision dans ce référentiel.
c) En déduire à quelle vitesse la balle légère se déplace dans le référentiel terrestre après la
collision.
d) Application : on lâche d’une hauteur h une balle de ping-pong posée sur une grosse
balle rebondissante. Après le premier rebond, la balle de ping-pong atteint une hauteur
maximale h′ . Déterminer h′ en fonction de h.
• 28/121 •
4 Changement de référentiel - cinématique
Résumé de cours
Considérons un référentiel R ′ en mouvement par rapport au référentiel R . Connaissant le mouvement
d’un point M dans R ′ , on cherche à décrire son mouvement dans R .
Référentiels en rotation autour d’un axe fixe – Les lois de composition du mouvement s’écrivent
→
−v = →
−v →− →−′
M/R M/R ′ + ω ∧ r ⊥
→
− (4.2)
aM/R = →
−a 2→
′ −ω r
M/R
− ′ + 2→
⊥
−
ω ∧→
−v
M/R ′
où →
−
ω est le vecteur rotation de R ′ par rapport à R et →
−r ′ est la composante du vecteur position
⊥
perpendiculairement à l’axe de rotation.
Cas général – Dans le cas où R ′ présente un mouvement quelconque par rapport à R , les lois de
composition prennent la forme simple suivante
→
−v = →
−v →
−
M/R M/R ′ + ve (M)
→
− (4.3)
aM/R = →
−a −
→ →
− → −
′ + a (M) + 2 ω ∧ v
M/R e M/R ′
Un avion part d’une ville A pour rejoindre, en ligne droite, une ville B située à la distance d = 800 km
au Nord de A. Le voyage dure ∆ t = 2 h et le vent souffle de l’Est vers l’Ouest à la vitesse v0 = 80 km.h−1
par rapport à la Terre.
□□ Ex. 49 – Poursuite
Une voiture A roule à une vitesse constante v A = 60 km.h−1 sur une route circulaire horizontale. Une
voiture B roule sur une route rectiligne horizontale à la vitesse constante vB = 80 km.h−1 . On note r(t)
la distance entre les deux voitures.
À l’instant t 0 , la voiture B passe au centre de la trajectoire circulaire de la voiture A et la droite AB
fait un angle de 45◦ par rapport à la route droite (cf. ci-dessous).
−
v→
A
A
r
− −
u→
45° u→r θ
−
v→
B
1. À l’aide de la formule de composition des vitesses, calculer la vitesse de la voiture A perçue par
le conducteur de la voiture B à l’instant t 0 (norme et sens).
dr
2. Que vaut dt à cet instant ?
Les berges d’un fleuve sont parallèles. Leur distance est ℓ = 400 m. L’écoulement du fleuve est uniforme
et permanent de vitesse u = 1,0 m s−1 .
1. Un bateau part d’un point A d’une berge et veut atteindre le point B situé sur l’autre berge
exactement en face de A. Pour ce faire, il part de A avec une vitesse par rapport au fleuve →
−v
faisant un angle α avec la berge. v et α restent constants au cours du mouvement. Il atteint B
au bout d’une durée ∆ t = 6 min 40 s.
Montrer à l’aide de la formule de composition des vitesses que la trajectoire du bateau est
rectiligne.
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4 Changement de référentiel - cinématique
3. Déterminer l’orientation de →
−v pour que la durée de la traversée soit minimale, sachant qu’il
arrive en un point quelconque C de la rive opposée. La vitesse v étant celle déterminée en (2),
quelle est cette durée minimale et quel est le chemin alors parcouru ?
−
v→
1
O −
• v→
2
r(θ )
−
u→
θ θ
•A
−
u→r
−−→ −−→
On repère le point M en utilisant le système de coordonnées polaire : r = OM, θ = (OA, OM). On note a
la distance OA.
1. Exprimer de deux manières le vecteur vitesse de M par rapport à la bouée, dans la base polaire.
y
M
−
u→y •
θ (t)
−
u→x A →
−v
• x
O
• 31/121 •
4 Changement de référentiel - cinématique
2. À l’aide de la loi de composition des vitesses, exprimer la vitesse du point M dans le référentiel
R . On donnera le résultat dans la base (− u→x , −
u→y ).
Une barre OB de longueur 2a tourne autour d’un axe Oz à la vitesse angulaire ω constante. A étant
le milieu de OB, une deuxième barre AM de longueur a tourne autour de l’axe (A,− u→z ) à la vitesse
angulaire constante ω′ par rapport à la barre OB.
y M
ω′ t
B
−
u→
2
−
u→
1
− A
u→y
ωt
• x
O −
u→x
1. Montrer que la condition de non glissement impose une relation simple entre ω et la vitesse de
C. Caractériser le mouvement de R ′ .
• 32/121 •
4 Changement de référentiel - cinématique
• 33/121 •
5 Changement de référentiel - dynamique
Résumé de cours
Invariances – En mécanique newtonienne, le temps, la masse et la force sont invariants par change-
ment de référentiel.
−
→
Force d’inertie d’entraînement – Le terme f ie , homogène à une force, est une « pseudo-force » liée
au mouvement du référentiel R ′ par rapport au référentiel galiléen.
• Pour une translation on a
−
→
f ie = − m→
−
a R ′ /R (5.2)
−
→
Force d’inertie de Coriolis – Le terme f ic , également homogène à une force, est une « pseudo-force »
qui apparaît lorsque R ′ est en rotation par rapport à R et M en mouvement dans R ′ . La force
de Coriolis ne travaille pas.
Principe de relativité – Tout référentiel en translation uniforme par rapport à un référentiel galiléen
est galiléen. Les lois de la mécanique dans ces référentiels sont les mêmes et il est impossible de
les distinguer par une expérience de mécanique. Il n’existe donc pas de référentiel absolu qui
permettrait de faire la différence entre un référentiel au repos et un référentiel en translation
uniforme.
5 Changement de référentiel - dynamique
□□ Ex. 55 – Manège
Sur un manège de rayon r = 5 m en rotation à la vitesse angulaire ω = 6 tours/min, une personne,
située à 3 m du centre du manège, lâche une balle de masse m = 130 g d’une hauteur initiale h = 1, 8 m.
On négligera les frottements de l’air et on prendra un champ de pesanteur g = 9, 8 m.s−2 .
En combien de temps la balle atteint la surface du manège ?
2. Par temps de pluie, le coefficient de frottement vaut f = 0, 3. Quel est l’éventail des vitesses
[vmin , vmax ] permettant de prendre ce virage sans glisser.
O →
−g
Un pendule élastique est constitué d’une masse ponctuelle
A (de masse m = 0, 1 kg) lié à un ressort (de raideur k =
θ0
20 N.m−1 et de longueur à vide ℓ0 = 0 m) qui peut osciller,
sans frottement solide, le long d’une tige. Celle-ci est fixée en
O et fait l’angle θ0 = 45° avec la verticale.
On note r(t) = OA(t) et le champ de pesanteur g est pris égal A −
u→2
à 9, 8 m.s−2 . Dans un premier temps la tige est fixe dans le N−
u→3
référentiel terrestre considéré galiléen.
−
u→1
On fait maintenant tourner la tige autour de l’axe vertical à la vitesse angulaire constante Ω = ω0
avec ω20 = k/m.
• 36/121 •
5 Changement de référentiel - dynamique
z A
M
α •
−
u→3
−
u→2
O y
−
u→1
H
ωt
x
(∆)
1. On raisonne dans le référentiel R ′ lié à la tige. Ce référentiel est il en translation par rapport
à R g (si oui, donner sa vitesse de translation) ? Est-il en rotation (si oui donner son vecteur
rotation) ? Est-il galiléen ?
2. On repère la position de l’anneau sur la tige par la distance r(t) = OM. Dans R ′ , l’anneau est
soumis à quatre forces. Faire un schéma sur lequel apparaissent ces forces. Exprimer - quand
c’est possible - ces forces.
5. On se place dans le cas où ω > ω0 , l’anneau étant dans sa position d’équilibre. On écarte
légèrement l’anneau de cette position d’équilibre. Déterminer, en la justifiant, l’orientation de la
résultante des forces appliquées à l’anneau ? En déduire si l’équilibre est stable ou instable.
Au XVIIe siècle, le père Mersenne, ami et correspondant de Descartes, se livra à un tir d’obus, le canon
étant pointé vers le zénith. Le résultat ne fut pas du tout celui escompté. On se propose d’étudier
l’influence de la rotation terrestre sur la trajectoire de l’obus.
En un lieu A de latitude λ = 48◦ Nord, un canon tire un obus à la vitesse v0 = 100 m s−1 suivant la
verticale ascendante Az. On désigne par Ax yz un repère orthonormé lié à la Terre, Ax étant dirigé
vers le Sud. On assimile la Terre à une sphère homogène, tournant autour de l’axe des pôles à la
vitesse angulaire ω0 = 7,3 × 10−5 rad s−1 . On note − g→0 le champ de pesanteur terrestre, de module g 0
supposé constant et égale à 9,8 m s−2 .
1. Dans un premier temps, on considère le référentiel terrestre galiléen et la résistance de l’air est
négligée. Donner l’expression de la vitesse →
−v de l’obus à un instant quelconque.
• 37/121 •
5 Changement de référentiel - dynamique
Dorénavant, on tient compte de la rotation terrestre. En plus de la pesanteur intervient donc la force
−→
d’inertie de Coriolis f ic = −2m−
→∧→
ω 0
−v .
5. On admet donc que la trajectoire est faiblement perturbée par la force de Coriolis et que l’on
peut donc exprimer la force de Coriolis en remplaçant la vitesse par l’expression obtenue à la
première question. En écrivant l’équation du mouvement dans le référentiel terrestre, montrer
que l’ordonnée y vérifie la loi d’évolution
d2 y
= −2ω0 (v0 − g 0 t) cos λ
dt2
4. Trouver, en mm, la déviation vers la droite due à la rotation de la Terre autour de l’axe des pôles
en procédant à quelques approximations que l’on justifiera.
• 38/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
→
−g
θ (t)
P2 P2 P2
P1 P2 P2 P1 P1 P2 P2
P1 P1 P1 P1
t = 0 θ (t) = θ0 t = t−
1 θ (t) = 0 t = t+ θ (t) = 0 t = t−
2 θ (t) = θ1 t = t+ θ (t) = θ1 t = t−
3 θ (t) = 0 t = t+ θ (t) = 0
1 2 3
M en P1 M en P1 M en P2 M en P2 M en P1 M en P1 M en P2
1. On définit l’énergie mécanique E m = 12 mℓ2 θ̇ 2 − mgℓ cos θ . Expliquer pourquoi cette énergie se
conserve entre t = 0 et t = t− − +
1 . Expliquer pourquoi ce n’est plus le cas entre t 1 et t 1 .
3. Dans toute la suite du problème l’angle θ sera considéré suffisamment petit pour que sin θ ≃ θ
2
et cos θ ≃ 1 − θ2 .
q
g
Donner l’expression de θ (t) en fonction de θ0 , t et ω0 = ℓ entre t = 0 et t = t−
1.
6 Problèmes inspirés des concours
ω.OP2 = Cte
Calculer |θ1 |.
10. La masse passe de P2 à P1 et le mouvement se poursuit selon les mêmes séquences. Donner
l’expression de l’angle |θn | (θn étant toujours considéré petit). Commenter la suite θn . On désire
|θn | = 10θ0 . Combien d’oscillations faut-il attendre ?
M
t)
r(
J−
u→z
θ (t)
x
• 40/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
d−
u→ d−
u→θ → avec θ̇ = dθ .
= θ̇ −
u→θ et = −θ̇ −
r
Données : on rappelle que u r
dt dt dt
– Préliminaires –
1. La position du satellite est repérée par le point M de coordonnées (r(t), θ (t), z = 0). Déterminer
−−→
l’expression du vecteur position OM et du vecteur vitesse →
−v dans la base (−
M
→, −
u →− →
r u θ , u z ) en fonction
de r, θ et de leur dérivées éventuelles.
• phase balistique : le satellite s’éloigne de la Terre sur une ellipse de foyer le centre de la Terre
jusqu’à l’apogée ;
• phase de satellisation : la satellite accélère pour obtenir une trajectoire circulaire autour de la
Terre.
On considère que le satellite est placé en orbite circulaire de rayon r constant autour de la Terre.
7. Application numérique : calculer l’énergie mécanique du satellite pour une trajectoire circulaire
de rayon r b = 8,0 × 103 km, puis pour un rayon r h = 40 × 103 km.
• 41/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
8. Montrer que l’énergie mécanique du satellite est constante au cours du mouvement et qu’elle se
met sous la forme
1 LO2 RT 2
E m = m ṙ 2 + − g 0 m
2 2mr 2 r
On appelle énergie potentielle effective
1
E p,eff = E m − m ṙ 2
2
Au cours du mouvement, les valeurs du rayon r sont données par l’inégalité E p,eff (r) ≤ E m .
Expliquer ce résultat.
9. Le graphe de E p,eff (r) pour une valeur donnée de L O est représenté figure 6.3. On montre que la
trajectoire du satellite est nécessairement une conique : circulaire, elliptique, parabolique ou
hyperbolique.
E p,eff
E m1
E m2
E m3
Pour atteindre des trajectoires de très hautes altitudes, le satellite est dans un premier temps placé
sur une trajectoire circulaire basse (r b = 8, 0.103 km) puis, dans un deuxième temps, sur une trajectoire
circulaire haute (r h = 40.103 km) comme illustré sur la figure 6.4.
trajectoire de transfert
A P
O
Fig. 6.4
• 42/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
Pour passer de la trajectoire basse à la trajectoire haute, on utilise une trajectoire de transfert
elliptique dont l’un des foyers est le centre de la Terre O : son périgée P est situé sur l’orbite basse et
son apogée A sur l’orbite haute. Le changement d’orbite s’effectue en réalisant des variations brutales
de vitesse du satellite à l’aide des moteurs qui correspondent à des variations d’énergie mécanique
que l’on cherche à dé[Link] considère désormais le satellite parcourant la trajectoire elliptique
de transfert.
10. Que peut-on dire des valeurs de ṙ lorsque le satellite est en A (r = r h ) ou en P (r = r b ) ? Comment
s’exprime le demi-grand axe a de l’ellipse de transfert en fonction de r b et r h
11. Montrer à l’aide de la conservation de l’énergie mécanique que r h et r b sont solutions d’une
équation du second degré de la forme r 2 + α r + β = 0. Exprimer α et β en fonction de m, L O , E m ,
g 0 et R T .
g 0 mR T 2
12. En déterminant la somme des racines de l’équation, en déduire que E m = − .
2a
Pour changer la trajectoire du satellite, il faut modifier la valeur de son énergie mécanique. Durant
cette phase le principe de conservation de l’énergie n’est plus vérifié. Ce sont les moteurs du satellite
qui vont permettre d’accélérer ou de ralentir le satellite.
13. La figure 6.5 donne les courbes E p,eff (r) pour les trois orbites. Déterminer graphiquement la
variation d’énergie mécanique ∆E mP à communiquer au satellite pour passer en P de l’orbite
circulaire basse à l’orbite elliptique de transfert, ainsi que la variation d’énergie mécanique
∆E mA à communiquer au satellite pour passer en A de l’orbite elliptique à l’orbite haute.
Orbite basse
Orbite haute
énergie E p,eff (en GJ)
0 Orbite de transfert
−50
−100
Fig. 6.5
14. Sachant que le pouvoir calorifique du carburant est d’environ 50 MJ kg−1 , calculer la masse m c
de carburant nécessaire. Connaissez-vous un carburant utilisé dans les moteurs-fusées pour
l’aérospatiale ?
– Chute du satellite –
Les satellites d’observation retombent inéluctablement sur la Terre. Lors des chocs avec les molé-
cules contenues dans les couches supérieures de l’atmosphère, le satellite est soumis à une force de
→
−
frottement que l’on modélise par f = − k →
−v .
• 43/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
Supposons le satellite en orbite circulaire. Au cours de sa chute, à chaque tour effectué, la variation
d’altitude est suffisamment faible pour supposer que les expressions de l’énergie mécanique E m (t) =
g 0 mR T 2 RT 2
− et de la vitesse v2 (t) = g 0 restent valables.
2r(t) r(t)
15. À l’aide de l’expression de la vitesse, déterminer la durée T nécessaire au satellite pour effectuer
un tour de l’orbite circulaire de rayon r. Quelle est le nom de la relation obtenue ?
16. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, montrer que le rayon r(t) est solution de l’équation
différentiellle
dr 1
+ r=0
dt τ
où τ est une constante que l’on exprimera en fonction de k et m. Montrer que τ est bien homogène
à un temps.
17. En déduire l’expression de r(t). On supposera que le satellite est à l’instant t = 0 sur une orbite
circulaire de rayon r 0 .
18. Représenter graphiquement sur votre copie l’évolution de r(t). On fera apparaître notamment
les grandeurs r 0 et τ.
19. À titre d’exemple, le satellite Spot-5 du CNES, sur une orbite à 800 km d’altitude, descend de
2,5 mètres par jour. Calculer τ puis en déduire la durée de vie du satellite (c’est-à-dire le temps
que mettrait le satellite à tomber sur la Terre si ses moteurs étaient en panne).
La planète Mars est la quatrième planète du système solaire. En première approximation, Mars est
une boule à symétrie sphérique soumise seulement à l’action du Soleil, qui décrit une orbite circulaire
de rayon a. On note T la période orbitale de Mars autour du Soleil.
a3
=C
T2
où C est une constante que l’on exprimera en fonction de la constante de gravitation universelle
G et la masse du Soleil M⊙ .
2. La période orbitale de Mars vaut T = 687 j. En déduire son rayon orbital a en millions de km.
• 44/121 •
À l’aide des mesures effectuées en début de chaque mois avec la lunette astronomique, on détermine
l’angle θ sous lequel la planète Mars est vue par un observateur terrestre à partir de janvier 2018.
Les valeurs de l’angle θ sont représentées en fonction du temps t sur la figure 1. La date t = 0 correspond
6 Problèmes inspirés des
auconcours
1er janvier 2018.
θ en rad
1,40E-04
A
1,20E-04
1,00E-04
8,00E-05
6,00E-05
4,00E-05
2,00E-05 B
0,00E+00 t en jours
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
3. La figure 6.7 montre les deux positions extrêmes de Mars par rapport
22-PYCJ2ME1
à la Terre ainsi que les
Page 3/15
diamètres angulaires θ1 et θ2 sous lesquels Mars est vue par un observateur terrestre pour ces
deux positions.
Mars Mars
Terre Soleil
dM θ1 ⋆ θ2
D1 D2
Fig. 6.7 – Positions relatives de Mars par rapport à la Terre (échelle non respectée).
a) À l’aide du schéma 6.7 et de quelques approximations que l’on explicitera, montrer que le
diamètre de Mars est donné par
2a
dM = (6.1)
1/θ1 + 1/θ2
4. Mesurer la durée qui sépare les deux pics sur la figure 6.6. Expliquer pourquoi cette durée ne
correspond pas à la période orbitale de Mars.
La planète Mars est entourée par deux satellites naturels : Phobos et Deimos dont voici les caractéris-
tiques :
5. Comment s’écrit la troisième loi de Képler relatif au mouvement des satellites de Mars. On
explicitera tous les termes qui interviennent dans la formule.
• 45/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
m M ∼ 6 × 1023 kg et d M ∼ 6 × 103 km
7. Donner une estimation de la masse volumique moyenne de cette planète. S’agit-il d’une planète
tellurique ou gazeuse ?
8. Appelons F1 la force d’attraction maximale entre Deimos et Phobos, puis F2 la force d’attraction
entre Phobos et Mars. Donner l’ordre de grandeur du rapport F2 /F1 . A-t-on raison de considérer
que le mouvement de Phobos est peu influencé par Deimos ?
4. À cette altitude, le mouvement du satellite est perturbé par une force de frottement de norme
f = kv2 , opposée à la vitesse. Quelle est la dimension de k ?
5. Cette force de frottement est beaucoup plus faible que la force de gravitation de telle sorte que
la trajectoire reste quasi circulaire de rayon r(t) (altitude h(t)) évoluant lentement au cours du
temps. Les lois trouvées précédemment restent donc valables à condition de remplacer r et h
par r(t) et h(t).
Quel est le moment des forces de gravitation par rapport au centre de la Terre ? Quel est le
moment des forces de frottement par rapport au centre de la Terre ? On donnera le résultat en
fonction de k, g et R T .
1 dr kq 2
p =− gR T (6.2)
r dt m
7. Comment varie l’altitude au cours du temps ? Comment varie la période orbitale au cours du
temps ? Comment évolue la vitesse du satellite au cours du temps ? N’ y a t-il pas un résultat
qui peut paraître contraire à l’intuition ?
k = k 0 e−h/a avec a ≃ 10 km
Sachant qu’au début, h(0) = 830 km et que le satellite descend de 7 m en une heure, estimer le
rapport k 0 /m (on pourra assimiler ddrt ≃ δδrt ).
• 46/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
9. À partir de l’équation (6.2), trouver l’équation différentielle vérifiée par h(t) (on pourra considérer
h ≪ R T ). Après avoir séparer les variables, intégrer cette équation entre l’instant initial et
l’instant τ pour lequel le satellite s’écrase sur la Terre. Montrer que la durée de vie du satellite
vaut
ma
τ≃ q e h(0)/a
k 0 gR T3
10. Calculer τ. D’après vous, comment fait-on pour maintenir des satellites en orbite basse plusieurs
années ?
– Généralités –
1. Montrer que la trajectoire est plane. On utilise alors le système de coordonnées polaires.
2. Montrer que le produit r 2 ddθt est une constante du mouvement que l’on notera C.
3. On note E p (r) l’énergie potentielle associée à la force centrale. Calculer l’énergie mécanique E
de la planète en fonction de r, dr/dt, m, C et E p (r). Montrer que l’on est ramené à l’étude du
mouvement unidimensionnel d’une particule fictive caractérisée par sa position r et soumise
à une énergie potentielle fictive, dite énergie potentielle efficace, E p,eff (r), qu’on exprimera en
fonction de r, m, C et E p (r).
4. On suppose que la planète décrit une trajectoire circulaire de centre O et de rayon r c . Établir, à
partir de la relation fondamentale de la dynamique, que le mouvement est uniforme et que la
période orbitale est donnée par la relation
mr c
s
T = 2π dE p
d r (r = r c )
5. Initialement sur l’orbite circulaire, la planète reçoit de l’énergie à un instant donné sans
changement de C. Cette perturbation est à l’origine « d’oscillations radiales » caractérisées par
une période T r . Montrer alors que dans l’approximation harmonique, on a :
v
u m
T r = 2π t 2
u
d E p,eff
dr2
(r = r c )
• 47/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
7. On pose f (r) = − G mM
r2
s
. Expliquer quelle(s) hypothèse(s) cela implique. Donner alors l’expression
de l’énergie potentielle E p (r).
On constate expérimentalement que l’orbite de la planète Mercure n’est pas rigoureusement une
ellipse. Tout se passe comme si le grand axe de l’ellipse tournait au cours du temps (mouvement de
précession) : la trajectoire n’est plus fermée. On appelle ∆θ l’angle dont le grand axe tourne lorsque la
planète effectue une révolution. Ce phénomène est lié d’une part à la perturbation des autres planètes
et d’autre part à un effet relativiste. Il s’agit ici de mesurer la contribution relativiste de ∆θ .
11. Pour introduire cette correction relativiste, on admettra que tout se passe comme si l’énergie
potentielle s’écrivait sous la forme :
à !
1 C2
E p (r) = −G mM s +
r c20 r 3
C2
où c o est la vitesse de la lumière dans le vide et c20 r 2
≪ 1.
12. En déduire que le périhélie de Mercure tourne dans le même sens que le mouvement orbital de
la planète, puis exprimer ∆θ en fonction de G , M s , r c et c 0 .
13. Calculer ∆θ , sachant que que r c = 5, 79.1010 m, M s = 2.1030 kg et T = 0, 241 an. Comparer à la
valeur de 43 secondes d’arc par siècle donnée dans les tables.
pour tout λ réel, alors il existe la relation suivante entre valeurs moyennes temporelles au cours
du mouvement de M :
k E p = 2 〈E c 〉
®
à condition que la trajectoire soit bornée. E c désigne l’énergie cinétique de M et 〈 f 〉 la valeur moyenne
de f (t) au cours du temps.
Nous vérifierons ce théorème sur le cas particulier du mouvement orbital d’un satellite autour de la
Terre et ensuite nous utiliserons ce théorème dans le domaine de l’astrophysique.
• 48/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
Une étoile se forme à partir d’un nuage de gaz constitué essentiellement d’hydrogène. Considérons
donc une boule de gaz d’hydrogène auto-gravitante, c’est-à-dire un gaz où les atomes sont soumis
seulement aux forces de gravitation. Dans ce gaz, les particules sont animées de vitesses aléatoires
(chaos moléculaire) et la moyenne de leur énergie cinétique est proportionnelle à la température T ;
on a :
3
〈 e c 〉 = kB T
2
où 〈 e c 〉 est la moyenne de l’énergie cinétique d’une particule et k B = 1, 38.10−23 J.K−1 est la constante
de Boltzmann.
où α est un nombre positif sans dimension proche de l’unité. À l’aide d’une analyse dimension-
nelle, trouver les coefficients k 1 , k 2 et k 3 .
7. À l’aide du théorème du Viriel, relier la température avec la taille de la boule de gaz auto-
gravitante.
8. On envisage un effondrement gravitationnel de ce nuage de gaz. Cela signifie, que suite à une
instabilité, les particules vont s’agglutiner pour former une boule de plus en plus dense.
Expliquer comment ce phénomène peut aboutir à la naissance d’une étoile.
La collision entre un astéroïde et la Terre peut avoir des conséquences importantes sur l’évolution
de la vie sur Terre. L’extinction des Dinosaures il y a 65 millions d’années en est une illustration.
L’objectif de ce problème consiste à déterminer le rayon de capture de ces astéroïdes, dits géocroiseurs,
en fonction de leur vitesse d’approche.
Depuis l’infini, un astéroïde A se dirige vers la Terre avec une vitesse v0 . En l’absence d’effet gravita-
tionnel il passerait à une distance b du centre de la Terre. b est appelé paramètre d’impact.
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6 Problèmes inspirés des concours
−
u→r
A −
u→
− θ
v→
0
→
−v
r
b
θ
•O
1. L’astéroïde A est assimilé à un point matériel de masse m et n’est soumis qu’a l’attraction de la
Terre. On note O le centre de la Terre et l’on raisonne dans le référentiel géocentrique considéré
galiléen. On appelle →−v la vitesse instantanée de l’astéroïde.
−−→ −
Montrer qu’au cours du mouvement, le vecteur OA ∧ → v reste constant. En déduire que le
mouvement de l’astéroïde est plan.
2. On repère l’astéroïde dans ce plan à l’aide des coordonnées polaires r et θ . Montrer qu’à chaque
instant on a la loi de conservation
r 2 θ̇ = v0 b
s
2G M T
6. Prouver que l’astéroïde évite la Terre si b > R c = R T 1+ , où R T est la rayon de la Terre.
R T v0 2
R c est appelé rayon de capture.
7. Le 13 avril 2029 un astéroïde de 300 m de diamètre va passer au voisinage de la Terre avec une
vitesse d’approche v0 = 5,8 km s−1 . Au dessus de quel paramètre d’impact, le risque de collision
est écarté ?
Dans ce problème, on s’intéresse au mouvement d’une particule lourde A de masse M dans un milieu
résistif idéalisé. On décrit le milieu par un ensemble de molécules légères de masse m < M, alignées
de manière ordonnée suivant l’axe x.
−
→
V0
A 1 2 3 4 ... n x
m m m m m
M
• 50/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
À l’instant initial, les molécules du milieu sont au repos tandis que A se déplace avec une vitesse V0 ,
parallèle à l’axe x. On notera “1” la molécule la plus proche de A à l’instant initial, “2” la suivante, etc.
On supposera que les collisions entre particules sont élastiques et les vecteurs vitesses des molécules
après les chocs, dirigés suivant l’axe x.
1. Montrer que les vitesses V1 et v1 de la particule A et de la molécule “1” après leur collision sont
données par :
M−m 2M
V1 = V0 et v1 = V0
M+m M+m
2. Après sa collision avec A, “1” se déplace vers la droite et entre en collision avec “2”. Déterminer
les vitesses de “1” et “2” après leur collision. (On pourra s’aider du résultat précédent).
3. Démontrer que A pourra entrer en collision avec “1” une infinité de fois et montrer que la vitesse
Vn de A après n collisions avec “1” s’écrit sous la forme Vn = C 1 [ f (r)]n avec r = m/M. Déterminer
la fonction f (r) et la constante C 1 .
4. On suppose dans la suite que le milieu est caractérisé par une densité linéaire ρ de molécules
constante (ρ est le nombre de particules par mètre). Exprimer la distance xn parcourue par
A dans le milieu après un grand nombre n de collisions en fonction de ρ et n. Montrer que la
vitesse V (x) de A à la position x peut être écrite sous la forme
V (x) = C 2 e(− x/λ)
où C 2 et λ sont deux constantes que l’on exprimera en fonction de ρ et r. Quelle est l’interpréta-
tion physique de λ ?
5. Utiliser la loi fondamentale de la dynamique pour montrer que la force subie par A au point x
s’écrit
→
−
F = −C 3 V γ −
u→x
Déterminer l’exposant γ. Commenter le résultat obtenu.
Lorsque l’on enregistre grâce à des marqueurs le déplacement en 3 dimensions du torse humain, on
remarque que le mouvement le plus significatif est le mouvement vertical de la hanche. C’est pourquoi,
on place le système de récupération d’énergie en un point O de la hanche (Fig. 6.8).
• 51/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
On note R ′ (O, −
u→x , −
u→y , −
u→z ) le référentiel en translation par rapport au référentiel terrestre considéré
galiléen. Lorsque l’homme marche, le point O présente un mouvement horizontal uniforme et un
mouvement vertical qui ressemble au relevé du graphique 6.9. En vue de la modélisation, on assimile
ce mouvement vertical de la hanche à un déplacement purement sinusoïdal : z e (t) = h + A cos(ω t)
Fig. 6.9 – Relevé en laboratoire de l’altitude de la hanche (en mm) lors de la marche d’un homme à 5 km/h sur un tapis
roulant en fonction du temps (en s).
3. Exprimer l’accélération →
−
a e du point O dans le référentiel terrestre R (T, −
u→x , −
u→y , −
u→z ).
Le générateur est constitué d’un empilement d’aimants au milieu duquel oscille une bobine de masse
m attachée à un ressort. Le mouvement périodique de la hanche produit une oscillation de la bobine
ce qui fait apparaître un courant électrique par induction électromagnétique. Une partie de l’énergie
mécanique de la masse m est donc convertie sous forme électrique. Cette conversion peut se modéliser
→
−
par une force de frottement F = −α → −v qui agit sur la masse, en plus de la pesanteur et de la force
élastique.
aimants
↓ z ↓
↑ ↑
masse m
↓ ↓
↑ ↑
L
↓ ↓
ressort
↑ ↑ (k, ℓ0 )
↓ ↓
↑ −
u→z ↑
−
u→x
• x
O
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6 Problèmes inspirés des concours
On modélise le générateur par une masse ponctuelle m fixée à un ressort de raideur k et de longueur
à vide ℓ0 . On note z sa position dans le référentiel R ′ lié à a hanche du marcheur.
On considère maintenant que l’homme marche. Le référentiel R ′ étant accéléré, il n’est pas galiléen.
On montre cependant que l’on peut appliquer les lois de Newton dans ce référentiel à condition
d’ajouter dans le bilan des forces, une force supplémentaire (dite force d’entraînement)
→
−
f e = − m−
→
a e
où −
→ est l’accélération déterminée à la question 3).
a e
5. On pose Z(t) = z(t) − zeq la position du mobile par rapport à sa position d’équilibre. Montrer que
Z(t) vérifie l’équation différentielle
Z̈ + 2λ Ż + ω0 2 Z = ω2 A cos(ω t)
On étudie dans la suite le régime sinusoïdal forcé imposé par la marche à la fréquence f = ω/2π. Le
mouvement du mobile est alors donné par
ω2 A
Z(t) = Z m cos(ω t + ϕ Z ) avec Z m = q¡ ¢2
ω0 2 − ω2 + (2λω)2
→
−v (t) = V cos(ω t + ϕ ) −
→
m v uz avec Vm > 0
8. On admet que le dispositif est suffisamment peu amorti pour que la résonance en vitesse ait
lieu lorsque ω = ω0 . Montrer alors qu’à cette fréquence on a
m ω0 A m ω0 2 A
Z m (ω0 ) = et Vm (ω0 ) =
α α
On cherche à déterminer la puissance mécanique maximale qui peut être convertie en puissance
→
−
électrique. F étant la force modélisant l’interaction entre les aimants et la bobine, la puissance
mécanique convertie en puissance électrique correspond à
→
− −
P = −F ·→
v
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6 Problèmes inspirés des concours
9. On note 〈P max 〉 la puissance maximale moyenne que peut extraire le dispositif. On suppose que
〈P max 〉 ne dépend que de quatre paramètres : m, ω, A et L la dimension du dispositif.
Montrer à l’aide d’une analyse dimensionnelle que l’on a
où f (x) est une fonction quelconque que l’analyse dimensionnelle ne permet pas de déterminer.
11. Expliquer pourquoi le dispositif doit être conçu pour fonctionner à la résonance ? En déduire la
valeur de k qu’il faut choisir. On prendra m = 50 g et ω = 11 rad.s−1 .
12. L’amplitude maximale des oscillations de la masse m est limitée par la dimension L du dispositif.
En déduire, à partir des résultats de la question 6), que le dispositif produit une puissance
maximale
1
〈P max 〉 = m ω3 A L
4
La relation est-elle conforme avec la formule (6.3) ?
• 54/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
On s’intéresse à la chute libre d’une bille d’acier M de masse m = 33, 0 g, lâchée d’une hauteur h
sans vitesse initiale par rapport au référentiel terrestre. On cherche notamment à estimer l’effet de
la rotation terrestre sur la chute. On définit l’axe (Sz) pointant vers le zénith avec S situé au sol (cf.
figure ci-dessous).
z(t)
• bille à t = 0
h
→
−g
S
•
sol
Dans un premier temps, on raisonne dans le référentiel terrestre que l’on considère galiléen. Le champ
de pesanteur →
−g est dirigé vers le centre de la Terre.
2. En déduire la vitesse v (en norme) et l’altitude z au cours du temps sachant que le point matériel
se trouve à l’altitude h à t = 0. Tracer v et z en fonction du temps. Pourquoi dit-on que la chute
libre dans le vide est universelle ?
– La Terre tourne ! –
On étudie maintenant l’influence de la rotation terrestre sur la trajectoire. Nous cherchons à montrer
que la bille subit une faible déviation vers l’Est qu’il s’agit de quantifier. On fera l’analyse du
phénomène dans le référentiel géocentrique R géo que l’on considérera galiléen. Rappelons que le
référentiel géocentrique est lié au centre de la Terre et présente des axes fixes alors que le référentiel
terrestre, lié au sol terrestre, est en rotation par rapport à l’axe des pôles à la vitesse angulaire ω.
Pour simplifier, on placera S sur l’équateur. De plus, on repère la bille dans le référentiel géocentrique
par ses cordonnées polaires (r, θ ) (cf. Figure 6.12). Enfin, on note g le champ de pesanteur du lieu et R
le rayon terrestre.
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6 Problèmes inspirés des concours
• M à t=0
−
u→r
h
• M(t)
−
u→ • S
θ
r ( t)
θ (t) ω
EST OUEST
R géo
O•
5. Calculer ω sachant que la Terre fait un tour sur elle même en 23h 56min 04s (ne garder que
trois chiffres significatifs). Exprimer, dans le référentiel géocentrique, le vecteur vitesse de la
bille à t = 0.
6. On considère que la bille ne subit que la gravitation terrestre. Quelle particularité présente
cette force ? Qu’implique le théorème du moment cinétique ? En déduire que, pendant sa chute,
les coordonnées r et θ de la bille vérifient
r 2 θ̇ = (R + h)2 ω (6.4)
7. Expliquer qualitativement pourquoi, lorsque la bille rencontre le sol, elle se situe décalé vers
l’Est par rapport au point S.
ω gt3
θ (t) ≃ ω t +
3R
Indication : Pour obtenir ce résultat, on pourra poser r = R + z et admettre, d’une part que la
relation z( t) obtenue à la question 2 reste valable ; d’autre part que z est petit devant R . On rappelle
que (1 + ϵ)n ≃ 1 + n ϵ quand ϵ → 0.
10. Calculer ce décalage (on prendra g = 9,81 m.s−2 ). La précision étant le mm, cet effet est-il visible
ici ? Discuter.
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6 Problèmes inspirés des concours
• R 0 , le référentiel géocentrique rapporté au repère cartésien (T,x0 ,y0 ,z0 ). Ce référentiel est
supposé galiléen.
• R 1 , rapporté au repère cartésien (L,x1 ,y1 ,z1 ), est en rotation par rapport à l’axe (T,z0 ). Son
vecteur rotation s’écrit −
→ = θ̇ −
ω 1
−→
1 u z0 (cf. Fig. 6.13).
x1
y1
• L
d
y0
θ1
T• x0
On assimile la Terre et la Lune à des points matériels et l’on néglige l’influence des autres astres. On
note G la constante de gravitation universelle ; elle vaut G = 6,67 × 10−11 m3 s−2 kg−1 .
1. Rappeler la loi de gravitation universelle.
• L • L
•S •S
y0
T• x0
• 57/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
7. La distance SL est notée x d où x est ce que l’on cherche. En appliquant la second loi de Newton
dans le référentiel R 1 , montrer que x vérifie :
1 81
2
− + 81(1 − x) = 0
x (1 − x)2
8. En réalité il existe également une autre position qui convient. On peut en effet placer S derrière
la Lune. Dans ce cas quelle relation doit vérifier x ?
9. Calculer ces deux positions. On pourra trouver ces valeurs en supposant que x est petit devant
1 et en utilisant (1 + ϵ)n ≃ 1 + nϵ pour ϵ petit.
La comète de Shoemaker-Levy 9 est passée en juillet 1992 suffisamment près de Jupiter pour se
fragmenter et éclater en morceaux à cause des forces de marées dues à Jupiter. Les différents morceaux
de la comète se sont finalement écrasés sur Jupiter en Juillet 1994. Le but de ce problème est de
comprendre, à l’aide de modèles très simples, l’origine de la fragmentation, puis de tirer un ordre de
grandeur de la taille maximale des morceaux issus de cette fragmentation.
On supposera que le référentiel joviocentrique est galiléen et on négligera dans tout le problème les
effets dus au Soleil dans ce référentiel. Jupiter est supposé sphérique, homogène, de masse Mj , de
rayon R j et de masse volumique µj .
ω
2r
d
Jupiter
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6 Problèmes inspirés des concours
• Lors des calculs d’attraction gravitationnelle sur une sphère de masse m et de rayon r, on
suppose que toute la masse m est concentrée au centre de la sphère.
1. En appliquant le théorème du centre d’inertie à la comète, montrer d’une part que le mouvement
de son centre est uniforme et d’autre part que la vitesse angulaire de rotation de la comète
autour de Jupiter vaut, au premier ordre en r/d,
s
G Mj
ω=
d3
2. On se place dans le référentiel lié à la comète. Ce référentiel est il galiléen ? Faire le bilan des
forces s’exerçant sur une des sphères (choix à préciser).
4. Montrer que le contact est rompu lorsque d ≤ d lim (on appelle d lim , limite de Roche). Exprimer
d lim en fonction de R j , et du rapport des masses volumiques de Jupiter et de la comète.
d l im
5. On donne µ c = 1, 0.103 kg.m−3 . Calculer le rapport RJ . Pourquoi parle t-on de forces de marées ?
6. Les observations ont montré que la fragmentation de la comète s’est produite lorsque celle-ci est
arrivée à une distance d 0 = 1, 5 R j de Jupiter. Ceci peut s’interpréter si l’on suppose qu’en plus
de leur attraction mutuelle, les deux sphères sont liées par des forces de cohésion.
On note F le module de la force de cohésion d’une sphère sur l’autre et f le module de leur
attraction mutuelle. Montrer que
d lim 3
·µ ¶ ¸
F=f −1
d0
puis calculer α = F/ f .
7. Les forces de cohésion entre deux morceaux d’un solide sont à courte portée et proportionnelles
à la surface de contact entre les deux morceaux. Dans le cas de la glace, constituant essentiel de
la comète, on peut estimer la force de cohésion par unité de surface à partir de l’observation
suivante : la taille limite sur Terre des stalactites de glace est de 3, 0 m ; au delà elles s’effondrent
sous l’effet de la pesanteur. En considérant le cas d’une stalactite cylindrique, en déduire la
valeur p 0 de la force de cohésion de la glace par unité de surface. On assimilera la masse
volumique de la glace à µ c .
• 59/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
8. On considère maintenant que les deux parties de masse m sont en fait deux demi-sphères
accolées de rayon r.
a) Calculer le rapport F/ f en fonction de r.
Indication : on estimera la force de gravitation en assimilant les deux demi-sphères à deux
masses ponctuelles situées aux centres d’inertie des demi-sphères.
b) En déduire une estimation de la dimension r des morceaux issus de la fragmentation.
1. Étudier le pendule en négligeant la rotation de la Terre et montrer que pour les petits angles,
l’accélération suivant z est négligeable devant le champ de pesanteur.
d2 x dy
2
− 2Ω sin λ + ω20 x = 0
dt dt
d2 y dx
+ 2Ω sin λ + ω20 y = 0
dt2 dt
q
g
Ω étant la vitesse angulaire associée à la rotation propre de la Terre et ω0 = ℓ
.
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6 Problèmes inspirés des concours
3. On recherche les points L de l’espace (points de Lagrange) tels que si l’on y place une masse m
(petite devant MS et MT ), celle ci peut rester immobile dans R ′ . Justifier que ces points sont
situés dans le plan xCy. En introduisant les distance les distances r 1 = SL et r 2 = TL, montrer
que la position de L est régie par l’équation :
1 1 −→ 1 1 −→ →
· ¸ · ¸
−
MS 3 − 3 SL + MT 3 − 3 TL = 0 (6.8)
a r1 a r2
4. On s’intéresse aux points situés sur la droite (TS). Combien de points de Lagrange trouve-t-on sur
la droite (TS) ? Le point de Lagrange noté L1 est situé entre la Terre et le Soleil. En supposant
que ce point est très proche de la Terre (r 2 ≪ a), évaluer la distance r 2 . Faire l’application
numérique. Pensez vous qu’il soit raisonnable de négliger l’effet de la Lune ? Certaines sondes
spatiales sont lancées au voisinage de L 1 ; connaissez vous l’une d’entre elle ?
On s’intéresse cette fois-ci aux points de Lagrange situés en dehors de la droite (TS).
y
L
•
r1 r2
r
x
C T
S
• 61/121 •
6 Problèmes inspirés des concours
7. La figure ci-dessous représente les courbes de niveau, dans le plan (xOy) (l’origine est placé au
centre du Soleil), de l’énergie potentielle.
m1 m2
Ajouter les points de Lagrange. Les points L4 et L5 correspondent-ils à des équilibres stables ?
• 62/121 •
SOLUTIONS DES 74 EXERCICES
Ex. 1, page 8 —
1. VRAI : la dimension du moment cinétique s’écrit
−−→
[OM ∧ m→
−v ] = LM(L/T) = MLT−2 L T = [force] × L × T = [energie] × T
Ex. 2, page 8 —
→
−
1. La poutre subit quatre forces : la pesanteur P = M →
−g appliquée en son centre (poutre homogène), l’action de l’individu
→
− →
− →
−
R , l’action R A du support A et R B celle du support B. En l’absence de frottement, ces deux dernières forces sont
→
−
perpendiculaires à la poutre. L’individu n’étant pas accéléré verticalement on a R = m→ −g .
+
x ⊙→
−u
→
− →
−g
RB
→
−
RA d
A
B
M→
−g m→
−g
2. Tout d’abord, les moments des forces calculés en B sont tous colinéaires au vecteur → −
u , perpendiculaire à la feuille
(voir figure).
−→
La réaction R B s’applique en B de sorte que son moment en B est nul.
−→
La réaction R A présente un bras de levier d et tend à faire tourner la poutre autour de B dans le sens négatif. C’est
−−→ →
−
pourquoi son moment vaut MB ( R A ) = −R A d →−
u.
Le bras de levier du poids de la poutre vaut d − ℓ/2 et son action tend à faire tourner la poutre autour de B dans le
−−→ −
sens positif. Son moment vaut donc MB (M → g ) = (d − ℓ/2)M gℓ →
−
u.
Enfin, le poids de l’individu présente un bras de levier égal à x − d et un moment orienté suivant −→
−
u . Par conséquent,
−−→ → − →−
son moment vaut M (m g ) = − mg(x − d) u .
B
La poutre étant à l’équilibre, la somme des moments est nulle. On en déduit
M gℓ mg
R A = (M + m)g − − x = 898, 3 − 245x
2d d
3. La poutre conserve son équilibre tant qu’il reste en contact avec A, c’est-à-dire tant que R A > 0. Cette condition
aboutit à
M ℓ
µ ¶
x < xmax = d− + d = 3, 67 m
m 2
Ex. 3, page 8 — On obtient les réactions en appliquant le théorème du moment cinétique aux points A et B. La sphère
étant au repos, la somme des moments des forces est nulle.
Appelons a le rayon de la sphère et exprimons le moment des forces par rapport à un axe (∆) passant par A et perpendiculaire
à la feuille :
+
→
−
• L’action de contact R A étant appliquée en A, son moment est nul.
• La pesanteur présente un bras de levier d = a. Par rapport à cet
axe, le poids tend à faire tourner la sphère dans le sens négatif d’où →
−
RB →
−
→
− α RA
MA ( P ) = − mga A • •
α
→
−
• La réaction R B , appliquée en B, présente un bras de levier d = • B
a cos α (voir schéma). Ainsi, son moment vaut
→
−
MA ( R B ) = +R B a cos α →
−
P
α
À l’équilibre, les moments se compensent de sorte que
mg
R B a cos α − mga = 0 =⇒ RB =
cos α
Exprimons maintenant les moments par rapport à un axe (∆′ ) passant par B :
→
−
• L’action de contact R B étant appliquée en B, son moment est nul.
• La pesanteur présente un bras de levier d = a sin α. Par rapport à cet axe, le poids tend à faire tourner la sphère
dans le sens positif d’où
→−
MB ( P ) = + mg a sin α
→
−
• La réaction R A , appliquée en A, présente un bras de levier d = a cos α et tend à faire tourner le système dans le sens
négatif. Ainsi, son moment vaut
→
−
MB ( R A ) = −R A a cos α
Ex. 4, page 8 —
1. L’échelle est soumise à 4 forces extérieures : F1 , F2 , F3 et le poids P = mg. L’équilibre implique que la résultante
vectorielle des forces est nulle, soit
F1 = mg et F2 = F3
Ces deux équations ne suffisent pas pour déterminer les trois inconnues. Il nous faut donc une équation supplémen-
taire qui sera fournie par le théorème du moment cinétique. On pourrait écrire que le moment total des forces est
−−→ −→ −→
nul, mais on peut aussi profiter du fait qu’on est en présence d’un système de trois forces s’équilibrant : F12 = F1 + F2
−→ →
−
appliqué en A, F3 en B et P en G (centre d’inertie).
−→
C F3
• •B
→
−g
θ α
−−→ •
F12
→
−
P
• |
A D
En effet, nous savons que ces trois actions doivent être concourantes en un point que l’on note C (voir figure). La
ligne CA forme par rapport à la verticale un angle θ donné par
1
L sin α 1
tan θ = 2 = tan α
L cos α 2
Or, la projection de F12 donne
F1 = F12 cos θ et F2 = F12 sin θ
de sorte que F2 = F1 tan θ . Finalement on trouve :
1
F1 = mg et F2 = F3 = mg tan α
2
2. En vertu des lois d’Amontons-Coulomb sur les frottements, l’échelle ne glisse pas tant que F2 < µF1 . Par conséquent,
l’échelle reste en équilibre à condition que
1
mg tan α < µ mg =⇒ tan α < 2µ
2
Ex. 5, page 8 —
→
−
1. La droite support du poids passe par C, donc son moment en C est nul. Pour les mêmes raisons, le moment de T en
C est nul.
La barre étant en équilibre, en vertu du théorème du moment cinétique, on a
→
− →
− →
− →
−
MC ( T ) + MC ( P ) + MC ( R ) = 0
ce qui implique
→
− − −→ →
→ −
MC ( R ) = 0 = CA ∧ R
→− −→ → − →
−
où A désigne le point d’application de R . On a donc CA ∥ R . En d’autres termes, la droite support de R passe par C.
En conclusion les trois forces ont leur droite support qui passe par le même point C.
Fil
α →
−g
C
→
−
→
− T
R
θ
A •
→
−
P
2. La barre étant en équilibre, la résultante des forces extérieures est nulle. En projection sur deux axes cartésiens cela
donne
R cos θ − T cos θ
½
→
− → − → − → − = 0
T + P + R = 0 =⇒
R sin θ + T sin θ − mg = 0
On en déduit, sachant que θ = π/2 − α
mg
R=T et R=
2 cos α
→
−
3. La force de frottement correspond à la projection de R le long du mur. On a donc f = R sin θ . De plus la composante
normale vaut N = R cos θ . Ainsi on a
f = tan θ N = 0, 36 N
Comme f < µ N, il n’ y a pas glissement et l’équilibre est bien assuré.
4. L’angle diminue donc de 14◦ . Le fil fait alors un nouvel angle
Dans ce cas, on trouve f = tan θ N = 0, 67 N > µ N. La barre va donc glisser et l’équilibre n’est plus possible.
Ex. 6, page 9 — La Terre (T) est essentiellement soumise à la force gravitationnelle issue du Soleil (S). Dans le référentiel
héliocentrique (supposée galiléen), la Terre est donc soumise à une force centrale. On sait alors que le mouvement conserve
le moment cinétique orbitale :
→
− −→ −−→
L = ST ∧ M →
orb
−v = Cte
T T
−→
Aux extremums (périhélie et aphélie), la vitesse forme un angle droit avec le vecteur position ST de sorte que le moment
cinétique s’écrit, en ces lieux (et uniquement en ces lieux) L orb = mvr. On a donc
r max
vmax r min = vmin r max d’où vmax = vmin = 3, 03.104 m.s−1
r min
Ex. 7, page 9 —
1. Le point matériel est soumis à deux forces : la tension du fil et le poids. La tension présente un moment en O nul
puisque sa droite d’action passe par O. Quant au poids, son bras de levier vaut ℓ sin θ et son action tend à faire
→
−
tourner le pendule dans le sens négatif d’où un moment M∆ ( P ) = − mgℓ sin θ . Le moment résultant vaut donc
M∆ = − mgℓ sin θ
X
2. Le moment cinétique vaut, par définition
→
− −−→
L O = OM ∧ m→
−v = (ℓ −
u→r ) ∧ (ℓθ̇ −
u→ 2 − →
θ ) = mℓ θ̇ u z
dL ∆ X →
−
= M∆ ( f i )
dt i
→
−
où L ∆ désigne le moment cinétique par rapport à un axe fixe et M∆ ( f ) le moment d’une force par rapport à ce même
axe. Ici, cela donne
g
mℓ2 θ̈ = − mgℓ sin θ soit θ̈ + sin θ = 0
ℓ
4. Il faut ajouter dans le bilan des moments celui dû à la force de frottement. Celle-ci présente un bras de levier
d = ℓ par rapport à l’axe ∆ passant par O. De plus, son moment est négatif quand θ croît et positif quand θ décroît.
Ainsi, son moment vaut M∆ ( f ) = −α θ̇ ℓ. En ajoutant ce terme dans la somme des moments, on trouve l’équation
différentielle
α g
θ̈ + θ̇ + sin θ = 0
mℓ ℓ
5. Pour les petits angles sin θ ≃ θ et l’équation décrit le comportement d’un oscillateur harmonique amorti. L’amplitude
α
s’amorti de façon exponentielle comme exp(− 2m ℓ
t). Le temps caractéristique vaut donc
2mℓ
τ=
α
Si l’on veut que les oscillations durent le plus longtemps possible on choisira un long pendule (ℓ grand) et un objet
dense (masse grande et α petit).
Ex. 8, page 10 —
1. Exprimons le moment cinétique par rapport au centre du cercle O :
→
− −−→
L O = OM ∧ m→
−v = (r −
u→r ) ∧ (r θ̇ −
u→ 2 − →
θ ) = mr θ̇ u z
Le moment de la réaction normale est nul puisque cette action est portée par une droite passant par O. Quant au
poids, son moment s’écrit
−−→ →− −−→
MO ( P ) = OM ∧ m→−g = mg r sin(π/2 − θ ) −
u→z
Le théorème du moment cinétique s’écrit
−→
dL O X −−→ →
− g
= MO ( f i ) d’où θ̈ = cos θ
dt i r
g
2. En multipliant l’équation précédente par θ̇ , on trouve θ̇ θ̈ = θ̇ cos θ , relation que l’on peut intégrer :
r
1 2 g
θ̇ = sin θ + Cte
2 r
g
La condition initiale θ̇ = 0 quand θ = θA donne la valeur de la contante : Cte = − r sin θA . On obtient donc
1 2 g
θ̇ = (sin θ − sin θA )
2 r
Comme la vitesse vaut v = r θ̇ (mouvement circulaire), on trouve finalement
q
v = 2gr sin θ − sin θA
¡ ¢
Ex. 9, page 10 —
1. L’électron subit la force électrique due au proton, l’attraction gravitationnelle due également au proton et le poids
exercé par la Terre. La force électrique est largement prépondérante devant les autres.
2. Si l’on considère le proton fixe en O (sa masse est 1836 fois plus importante que celle de l’électron), alors la force
électrique est centrale de centre O. En conséquence le moment cinétique orbitale se conserve :
−−→
L O = ||OM ∧ m e →
−v || = m vr
e
3. L’accélération est normale puisque la force est orthogonale à la vitesse. On a donc a M = v2 /r. La relation fondamentale
de la dynamique donne alors
v2 e2 e2 1
me = soit v2 =
r 4πϵ0 r 2 4πϵ0 m e r
4. La relation de quantification implique v = nħ/(m e r). En remplaçant cette expression dans la relation précédente, on
obtient
4πϵ0 ħ2
r = n2 r 1 avec r 1 =
m e e2
On trouve r 1 = 53 pm. Ainsi le diamètre de l’atome d’hydrogène est de 106 pm lorsque l’électron est sur l’orbite
correspondant à n = 1 (état fondamental).
Les actions se résument au poids de moment nulle et aux forces de torsion dont le moment vaut Γ = −C θ . Le théorème
du moment cinétique implique
m ℓ2
θ̈ = −C θ
2
soit s
2 2C
θ̈ + ω0 θ = 0 avec ω0 =
m ℓ2
2. La période des oscillations est liée à la pulsation propre via
2π 2π2 mℓ2
T= =⇒ C= = 3,3 × 10−4 N m rad−1
ω0 T2
3. À l’équilibre la somme des moments des forces par rapport à l’axe ∆ s’annule. Le moment des forces de gravitation
vaut
G mM
Mgrav = ℓ
r2
alors que le moment du couple de torsion vaut Mtorsion = −C δθ . Sachant que Mtorsion + Mgrav = 0, il vient
G mM ℓ
δθ =
r2 C
a 2 ω0
ℓ2 θ̇ = a2 ω0 soit θ̇ =
(a − bt)2
En intégrant cette dernière relation on obtient
a 2 ω0
θ (t) = + Cte
b(a − bt)
Par ailleurs, la condition initiale θ (0) = 0 impose
a ω0 a ω0 t
Cte = − d’où θ (t) =
b a − bt
2. On détermine la tension en utilisant la seconde loi de Newton : puisque le poids est compensé par la réaction du
→
−
support, la résultante des forces s’identifie avec la tension d’où T = m→ −
a . L’accélération s’obtient en dérivant deux
fois le vecteur position :
−−→
OM = ℓ− u→r =⇒ → −a = (ℓ̈ − ℓθ̇ 2 ) −
u→r + (2ℓ̇θ̇ + ℓθ̈ ) −
u→
θ
Vu que la tension est radiale, seule la composante radiale de l’accélération nous intéresse ici. On a donc
ma4 ω20
T =−
ℓ3
le signe - traduisant le caractère attractif de la force centrale.
3. Le calcul du travail fourni peut se faire de deux façons :
• en utilisant la définition du travail
Z ℓ( t )
1 1 1
µ ¶
− −→
Z
→
W = T · dℓ = T dℓ = ma4 ω20 −
a 2 ℓ(t)2 a2
• En utilisant le théorème de l’énergie cinétique :
1 1
W= mv2 (t) − mv2 (0) avec v2 = ℓ̇2 + (ℓθ̇ )2
2 2
On trouve bien entendu le même résultat.
Ex. 14, page 14 — Si l’on suppose la Lune à symétrie sphérique, le poids de la roche vaut
g 1 (R J + h 1 )2
MJ = = 1,9 × 1027 kg
G
Ex. 16, page 14 — Le rapport de la force électrique sur la force gravitationnelle vaut
Ex. 17, page 14 — Écrivons la conservation de l’énergie entre le sommet de la trajectoire et le point de rentrée atmosphé-
rique :
G MT 1 G MT
− = mv2 −
RT + h 2 R T + h atm
on en déduit s
1 1
µ ¶
v= 2G MT − = 10,8 km.s−1
R T + h atm R T + h 0
M⋆ = 2,0 × 1030 kg
D⋆
α≃
a
ce qui donne D ⋆ = 1,4 × 106 km. À partir de la définition de la masse volumique (µ = M⋆ /volume), on trouve
µ = 1,4 × 103 kg m−3
3. Le champ de gravitation produit par un astre à symétrie sphérique vaut
Gm
g=
r2
Ex. 19, page 15 — On considère que le Soleil subit essentiellement l’action du bulbe galactique. Étant d’allure sphérique,
G MM⋆
il exerce sur le Soleil une force F = , où M désigne la masse du bulbe et M⋆ celle du Soleil. Selon la deuxième loi de
r2
Newton, l’accélération du Soleil vaut a ⋆ = F/M⋆ . Si l’on admet que le Soleil décrit une trajectoire circulaire, alors
v2 G M
a⋆ = =
r r2
On en déduit la masse M à partir de la vitesse et de la distance r :
v2 r
M=
G
L’énoncé ne nous donne pas la valeur de G mais l’information concernant l’orbite de la Terre. Si l’on note a 0 le demi
grand-axe de l’orbite terrestre et T0 la durée d’une révolution (1 an), on a en vertu de la loi de Kepler
a0 3 G M⋆
=
T0 2 4π2
M v2 r T 0 2
=
M⋆ 4π2 a 0 3
Il nous reste à exprimer les grandeurs dans les bonnes unités. Le parsec est la distance à laquelle il faut se situer au dessus
du plan de l’écliptique pour voir le rayon de l’orbite terrestre sous un angle de 1 seconde d’arc. Autrement dit,
a0
= tan(1") =⇒ 1 pc = 3, 08.1016 m
1 pc
Finalement, on trouve
M (220.103 )2 × 8000 × 3, 08.1016 × (365, 25 × 24 × 3600)2
= ≃ 9.1010
M⋆ 4π2 (150 · 109 )3
Compte tenu des nombreuses approximations, on ne retiendra que l’ordre de grandeur. La masse du bulbe est de l’ordre de
1011 masses solaires. Si l’on considère que les étoiles ont des masses comparables à celle du Soleil, on en déduit que la Voie
Lactée (dont la masse est essentiellement déterminée par celle du bulbe galactique) contient environ 100 milliards d’étoiles.
Numériquement, on trouve T = 1, 52 h. L’ISS fait donc un peu moins de 16 révolutions par jour. Les astronautes embarqués
voient donc le Soleil se lever, 15 fois par jour.
−→ −
Comme OS et →
v forment un angle droit, on a la relation
OS × m × v = Cte
OS est constant au cours du mouvement, on en déduit que la vitesse l’est également. Le mouvement est par
conséquent uniforme.
2. Appliquons le Principe Fondamental de la dynamique en utilisant la base de Frenet :
à !
− G mMJ →
→ − →
− dv →
− v2 →
−
F= n =ma =m τ+ n
r2 dt r
On en déduit s
G MJ
v=
r
la vitesse est d’autant plus grande que l’orbite est petite. Ainsi, c’est Io qui présente la plus grande vitesse.
3. La vitesse étant constante, on a v = 2π r/T. En élevant au carré, on trouve
4π2 r 2 G MJ r3 G MJ
= soit =
T2 r T2 4π 2
Le rapport G MJ /4π2 est le même pour les 4 satellites. Il s’agit de la troisième loi de Kepler appliqué au système
Jupiter-satellite.
4. Calculons le rapport r 3 /T 2 pour chaque satellite, en exprimant la période en secondes et le rayon en mètres.
G MJ
= 3,21 × 1015 d’où MJ = 1,90 × 1027 kg
4π2
5. La planète Jupiter effectue un tour sur elle-même en T0 = 2π/ω = 9, 9 heures. Pour qu’un satellite soit joviostation-
naire il faut qu’elle tourne autour de Jupiter en 9,9 heures, ce qui n’est le cas d’aucun des 4 satellites.
6. L’énergie mécanique de Callisto vaut
G mMJ
Em = − = −3,7 × 1030 J
2r
Pour libérer Callisto de l’attraction de Jupiter, il faudrait que son énergie mécanique soit positive ou nulle ce qui
correspond à une nouvelle vitesse v′ donnée par :
s
1 2 G mMJ 2G MJ
E m = mv′ − =0 soit ′
v =
2 r r
2πR → TISS
=⇒ 2π τ = TISS (π − φ)
(π − φ)R → τ
v2 G M• dv2
a= = d’où M• =
d/2 (d/2)2 2G
a0 3 G M⋆
=
T0 2 4π2
M• dv2 T0 2
=
M⋆ 8π2 a 0 3
Sachant que 1 al = 9, 5.1015 m et T0 = 31, 6.106 s, on trouve M ≃ 2.107 M⋆ . Autrement dit, le petit objet massif pèse la
masse de 20 millions de Soleil !
Cet objet ne peut donc pas être une étoile. On pense qu’il s’agit d’un trou noir.
M⊙
ρ= ≃ 18 · 1018 kg.m−3
4/3πR c,⊙ 3
soit une densité 18 millions de milliards fois plus dense que l’eau.
4. Le rayon de Schwarzschild du trou noir super-massif A⋆ vaut
GM
g=
R2
c2
En remplaçant R par R c = 2 G M ⋆
2 , on obtient g tn = 2R . Pour Sagittarius A , on obtient un champ de gravitation
c c
g tn ≃ 4 · 105 g terrestre .
a3 G M⊙
= =⇒ G M⊙ = a u 2
T2 4π2
Finalement, s
s
2 2
vmax = u = 30 = 570 km.s−1
d p /a 5, 53.10−3
Le rapport (vmax /c)2 vaut 3, 6.10−6 : les effets relativistes sont donc négligeables, ce qui nous autorise à utiliser les
lois de Newton.
2. La conservation du moment cinétique se traduit par d p vmax = d a vmin . Par ailleurs, l’équation polaire d’une conique
d’excentricité e avec origine au foyer s’écrit
p
r(θ ) =
1 + e cos θ
de sorte que d p = p/(1 + e) et d a = p/(1 − e). Finalement on a
1+ e ϵ
da = dp et vmin = vmax
1− e 2
Numériquement, on trouve
d a = 130 u.a. et vmin = 24, 2 m.s−1
3. Appelons a 0 et T0 les grand-axe et la période de l’orbite terrestre. En vertu de la troisième loi de Kepler, la période
orbitale de la comète vérifie la relation
a0 3 [(d a + d p )/2]3
= =⇒ T = 525 ans
T0 2 T2
Retour prévu en l’an 2368.
S
r −
v→
0
2c R
•
F’ F
Déterminons la vitesse vc en appliquant la relation fondamentale de la dynamique dans le cas d’une trajectoire
circulaire de rayon 2R :
vc 2 G mMT
ma n = m =
2R (2R)2
En réinjectant l’expression de vc dans celle du moment cinétique, on trouve
s
G MT R
L O = 2,4m = 4 × 1012 J s
2
2. L’énergie mécanique du satellite se conserve puisque la force de gravitation est conservative. Sa valeur initiale vaut
1 G mMT G mMT 1
µ ¶
E m = mvO 2 − =− 1 − (1,2)2 = −440 MJ
2 2R 2R 2
3. On sait que sur une orbite elliptique, un satellite présente une énergie mécanique
G mMT
Em = −
2a
où 2a est le grand-axe de l’ellipse. L’application numérique donne 2a = 45,5 × 103 km.
Remarque : en toute logique, on trouve un grand-axe supérieur au diamètre du cercle que décrirait la satellite si sa
vitesse était égale à v c : 2a > 4R.
Cette ellipse présente une excentricité e = 2c/2a où 2c est la distance entre les deux foyers de l’ellipse dont l’un est
confondu avec le centre de la Terre. Géométriquement, on a
2R
2c = 2a − 4R soit e = 1− = 0,44
a
4. La troisième loi de Kepler donne directement la période orbitale du satellite :
a3 G MT
= d’où T = 34 × 103 s = 9h28min
T2 4π2
1 mC 2 G mM
m ṙ 2 + − = Em
2 2r 2 r
Or, si l’on se place sur l’apocentre, c’est-à-dire le point de la trajectoire le plus éloigné du centre attracteur, on a
r = r max et donc ṙ = 0. De même pour le péricentre (le point le plus proche du centre attracteur) avec r = r min . Ainsi,
r min et r max sont solutions de l’équation
mC 2 G mM G mM mC 2
− = Em =⇒ r2 + r− =0
2r 2 r Em 2E m
2 1
µ ¶
v1 2 = g 0 R T 2 −
r0 a
Il nous reste à déterminer le demi grand-axe de l’ellipse. Tout d’abord le point A correspond à l’apogée :
p
r 0 = r max =
1− e
= π/2 ce qui signifie
Par ailleurs, le point (AOP)
p
RT = =p
1 + e cos π/2
En éliminant p, on trouve e = 1 − R T /r 0 . Le grand axe est la somme
p RT 2r 0
2a = r max + r min = r 0 + = r0 + =
1+ e 2 − R T /r 0 2 − R T /r 0
2 2 − R T /r 0 g0 RT 3
µ ¶
v1 2 = g 0 R T 2 − =
r0 r0 r02
Finalement, on trouve s
RT
v 1 = v0
r0
G mMT
E p,i = − = −31,3 GJ
RT
5. En orbite, le satellite présente une énergie mécanique qui ne dépend que des masses et du grand-axe de l’orbite :
G mMT G mMT
E m,f = − =− = −2,36 GJ
2a 2r 0
2. L’orbite de transfert présente un grand-axe égal à 2a = 2R T + h 1 + h 2 . L’énergie du satellite une fois sur cette orbite
est donc
G mM T
E mt = −
2R T + h 1 + h 2
3. Le transfert s’accompagne ainsi d’une variation d’énergie
G mM T G mM T
∆E = E mt − E m1 = −
2R T + 2h 1 2R T + h 1 + h 2
Si ce transfert se fait de façon quasi instantané, l’énergie potentielle reste fixe, ce qui impose une variation d’énergie
cinétique. Les moteurs du satellite doivent donc provoquer une poussée supplémentaire. En terme de vitesse, il faut
une poussée ∆v A donnée par
1 1 GmM T GmM T
m(v1 + ∆v A )2 − mv1 2 = −
2 2 2R T + 2h 1 2R T + h 1 + h 2
4. De la même manière, à l’orbite haute correspond une énergie supérieure ce qui demande une poussée supplémentaire
en B. La vitesse du satellite sur l’orbite haute est donnée par
s
G MT
v2 = = 3,07 km s−1
R T + h2
alors qu’au point B, le satellite arrive avec une vitesse vB qui vérifie la relation (conservation de l’énergie) :
1 2 G MT G MT
v − =−
2 B R T + h2 2R T + h 1 + h 2
d’où l’on tire s
2R T + h 1
v B = v2 = 1,62 km s−1
2R T + h 1 + h 2
Finalement, la poussée nécessaire en B vaut ∆vB = v2 − vB = 1,45 km s−1
5. La période orbitale T associée à l’orbite de transfert s’obtient via la troisième loi de Kepler
(2R T + h 1 + h 2 )3 G MT
= soit T = 38,5 × 103 s
T2 4π2
Le transfert correspondant à une demi-ellipse, sa durée vaut T/2 soit 19,2 × 103 s, c’est-à-dire 5 h 20 mn.
p
p page 24 — La vitesse de chute libre juste avant le premier choc vaut v =
Ex. 32, 2gh. Après le choc, la vitesse vaut
v′ = e 2gh. La balle atteindra donc la hauteur h′ telle que
1
q
2
mv′ = mg h′ soit v′ = 2gh′
2
On en déduit h′ = e2 h = 3,2 m.
Ex. 33, page 24 — Par conservation de la quantité de mouvement horizontale du système {canon-obus}, on a
− MV + mv cos α = 0
où la masse M et la vitesse V se réfèrent au canon alors que la masse m, la vitesse v et l’angle α se réfèrent à l’obus. On
trouve
mv cos α
V= = 59 mm.s−1
M
Ex. 34, page 24 — Notons m la masse des billes, v1 et v2 leur vitesse avant le choc, v1′ et v2′ après le choc. La conservation
de la quantité de mouvement du système formé par les deux billes s’écrit
m−
v→ −
→′ − →′
1 = m(v1 + v2 ) soit −
v→ −
→′ − →′
1 = v1 + v2
m−
v→ −
→′ − →′
1 = m(v1 + v2 ) soit −
v→′ −→ − →′
2 = v1 − v 1 (3.3)
2. La collision n’est pas élastique car les deux vecteurs vitesses après la collision ne forment pas un angle droit.
NB : on peut aussi vérifier que l’énergie cinétique du système formé par les deux billes n’est pas conservée.
v1 = 2gh 1 =⇒ h 1 = e2 h
p
2. La durée t n d’un rebond correspond à deux fois la durée pour monter à l’altitude h n . La phase d’ascension est un
mouvement d’accélération − g (vers le bas) ; la vitesse est alors donnée par
v(t) = vn − gt
Le temps de montée vaut donc vn /g et la durée d’un rebond
p s
2vn 2 2gh n 8h n
tn = = =
g g g
h n = e2 h n−1 = . . . = e2n h
Si l’on ajoute le temps correspondant à la chute initiale de hauteur h, on obtient le temps d’arrêt des rebonds
s ¶ s
1 2h 2e 2h 1 + e
µ µ ¶
t∞ = t0 + ∆ t = 1+ =
2 g 1− e g 1− e
3. Numériquement on trouve
1+ e
= 14, 4 soit e = 87%
1− e
Ex. 37, page 24 — Juste avant le choc, la quantité de mouvement du système constitué par la balle et le bloc vaut →
−p = m →
−v .
Juste après, la balle est logée dans le bloc et présente alors la même vitesse que le bloc. La quantité de mouvement vaut
→
− →−
alors p′ = (m + M) v′ . Par conservation de la quantité de mouvement, on trouve
m
mv = (m + M)v′ soit v′ = v
m+M
Ensuite le pendule s’élève d’une hauteur h. Par conservation de l’énergie mécanique du pendule (la tension des fils ne
travaille pas, seul le poids travaille) on a :
1 2
(m + M)v′ = (m + M)gh
2
On en déduit v = mm +M
p
2gh.
3. Le même raisonnement utilisé à la question 1 permet de relier les angles d’écart maximum aux vitesses après les
chocs :
v1′ = 2g a(1 − cos α1 ) et v2′ = 2g a(1 − cos α2 )
p p
x−1 2 2x 2
µ ¶ µ ¶
cos α1 = 1 − (1 − cos α) et cos α2 = 1 − (1 − cos α)
x+1 x+1
4. Les deux pendules remontent du même angle, d’une part si v1′ < 0 (soit x < 1), et d’autre part si cos α1 = cos α2 , ce qui
donne
x−1 2 2x 2
µ ¶ µ ¶
= avec x < 1
x+1 x+1
m
La solution est x = 1/3 (m 1 = 32 ).
5. Si x = 1/3 alors
1
cos α1 = 1 − (1 − cos α)
4
ce qui donne pour α = 60◦ , α1 ≃ 29◦ .
Ex. 39, page 25 — Appelons v la vitesse de la bille incidente. Celle-ci rencontre la deuxième bille et lui communique une
vitesse v2′ . Cette dernière rencontre la dernière bille en lui communiquant une vitesse v3′ .
Appliquons la conservation de la quantité de mouvement et de l’énergie cinétique au premier choc :
2 2
m 1 v = m 1 v1′ + m 2 v2′ et m 1 v2 = m 1 v1′ + m 2 v2′
m1 m2 − m2 2 m1 − m2
v1′ = v2′ = v2′
2m 1 m 2 2m 1
Injectons maintenant cette expression dans la relation de conservation de la quantité de mouvement pour isoler v2′ .
Finalement on obtient
2m 1 m1 − m2
v2′ = v et v1′ = v
m1 + m2 m1 + m2
Pour le deuxième choc il suffit de faire les transformations suivantes
1 → 2
2 → 3
v → v2′
v2′ v3′
→
La vitesse de la dernière bille après le deuxième choc est donc donnée par
2m 2 4m 1 m 2
v3′ = v′ = v
m 2 + m 3 2 (m 2 + m 3 )(m 1 + m 2 )
Cherchons la masse m 2 qui rend extremum cette vitesse en étudiant sa dérivée par rapport à m 2 :
dv3′ 4m 1 (m 2 + m 3 )(m 1 + m 2 ) − 4m 1 m 2 (m 1 + m 3 + 2m 2 )
= v
dm 2 (m 2 + m 3 )2 (m 1 + m 2 )2
la vitesse v3′ présente un extremum quand cette dérivée s’annule, c’est-à-dire quand
p
4m 1 (m 2 + m 3 )(m 1 + m 2 ) = 4m 1 m 2 (m 1 + m 3 + 2m 2 ) soit m2 = m1 m3
p
Lorsque m 2 = m 1 m 3 , la vitesse communiquée à la troisième bille est maximum (on peut montrer que la dérivée seconde
est négative en ce point).
1
cos α ≃ 1 − α2
p
=⇒ v1 = gℓα
2
Appelons v1′ et v2′ les composantes suivant −
u→y des vitesses de A1 et A2 juste après le premier choc. La conservation
de la quantité de mouvement et de l’énergie cinétique donnent :
m 1 v1 = m 1 v1′ + m 2 v2′ v1 − v1′ = λv2′
=⇒
m v 2 = m v′ 2 + m v′ 2 v 2 − v′ 2 = λv2′
2
1 1 1 1 2 2 1 1
2. Juste avant le deuxième choc, A1 et A2 se rencontrent avec des vitesses algébriques −v1′ et −v2′ . À nouveau,
appliquons la conservation de la quantité de mouvement et de l’énergie cinétique lors de ce deuxième choc :
λ−1 2λ
·µ ¶ µ ¶¸
− m 1 v1 = m 1 v1′′ + λ m 1 v2′′
"µ λ + 1 ¶ λ+1
#
λ−1 2 2 2
µ ¶
2 2
λ m 1 v1 2 = m 1 v1′′ + λ m 1 v2′′
+
λ+1 λ+1
où v1′′ et v2′′ désignent les vitesses juste après le choc. Simplifions le système d’équations :
−v1 = v1′′ + λv2′′
v 2 2 2
1 = v1′′ + λv2′′
λ−1 2
v1′′ = v1 et v2′′ = − v1
λ+1 λ+1
solution inacceptable puisque l’on ne peut pas avoir v1′′ > 0 et v2′′ < 0.
Finalement le système décrit de façon périodique la séquence suivante :
temps
choc choc
3. Nos calculs reposent sur une hypothèse : tous les chocs ont lieu au même endroit, à savoir la position d’équilibre, de
sorte que les vecteurs vitesse sont horizontaux. Or, après le premier choc, les deux billes n’ont pas la même vitesse a
priori et n’oscillent donc pas avec la même amplitude angulaire. Nos résultats précédents sont donc justes à condition
de supposer que la période d’oscillation est indépendante de l’amplitude angulaire. C’est bien le cas si α est petit.
En revanche, si l’approximation des petits angles n’est plus justifiée, nos calculs précédents sont a priori faux et le
comportement du système devient probablement chaotique. Toutefois, si après le premier choc v2′ = −v1′ alors A1
et A2 mettront exactement le même temps pour revenir à leur position d’équilibre et le comportement du système
sera alors celui prévu à la question précédente. Aussi dans le cadre des grands angles, on aura un comportement
périodique à condition d’avoir
2 λ−1
v1 = v1 soit λ = 3
1+λ 1+λ
∆ p = δ p × (τa ∆ t)
En vertu du principe fondamental de la dynamique, la force que ressent l’atome de Rubidium vérifie
→
−
− d p Rb
Z
→ →
−
F= d’où ∆→ −p
Rb = F dt
dt
Si l’on définit la force moyenne via
R→
−
→
− F dt
〈F 〉 ≜
∆t
on obtient
→
− hτ a →
−
〈F 〉 = u
λ
→
−
où u désigne le vecteur unitaire dirigé selon le sens de propagation des photons. La force moyenne est opposée au
vecteur vitesse de l’atome ; on parle de freinage radiatif. L’intensité de la force vaut 〈F 〉 = 8,5 · 10−20 N.
3. La décélération moyenne vaut
〈F 〉
= 6 × 105 m s−2
a=
m
Remarque : la masse atomique du Rubidium est environ 87 uma avec 1 uma = 1 g mol−1 ≃ 1,66 × 10−27 kg.
4. La vitesse moyenne de l’atome de Rubidium vérifie v(t) = v0 − at (mouvement uniformément décéléré). L’atome
s’immobilise au bout de t = v0 /a = 0,5 ms ce qui correspond à une distance de freinage ℓ = 12 at2 = 76 mm.
5. Lorsqu’un photon est absorbé, l’atome se retrouve dans un état excité. Il revient assez rapidement à son niveau
initial en émettant un photon ; c’est l’émission spontanée. Ce processus est aléatoire dans le sens où on ne peut pas
prévoir le temps d’émission ni la direction. Toutes les directions étant équiprobables, en moyenne ce processus ne
s’accompagne d’aucune variation de quantité de mouvement. C’est ce qui explique que l’on néglige ce processus dans
l’analyse précédente.
Ex. 42, page 26 — Appelons m 1 et v1 la masse et la vitesse du fragment de masse 140 uma ; m 2 et v2 la masse et la vitesse
de l’autre fragment.
La conservation de la quantité de mouvement se traduit par m 1 v1 = m 2 v2 . La conservation de l’énergie par Q = E c1 + E c2 .
On en déduit
m2 m1
E c1 = Q et E c2 = Q (3.4)
m1 + m2 m1 + m2
L’application numérique donne
E c1 = 74,4 Mev et E c2 = 115,6 Mev
À partir de la relation E c = 21 mv2 , et sachant que 1 eV = 1, 6.10−19 J, on trouve
Ex. 43, page 26 — En utilisant les formules de l’exercice précédent et sachant que m 1 = 4 uma, on trouve
234
E c1 = × 4, 18 = 4,11 MeV = 6,58 × 10−13 J
234 + 4
Si l’on suppose la particule non relativiste, on a E c1 = 1/2m 1 v1 2 . Considérant que 1 uma = 1 g/NA , on trouve
L’hypothèse d’une particule non relativiste est recevable puisque le facteur relativiste
1
γ= p = 1, 001 ≃ 1
1 − (v/c)2
Ex. 44, page 27 —
1. Le Soleil tourne autour du centre d’inertie du système double formé par la Soleil et la planète. Si l’on appelle r p le
rayon orbital de la planète autour de G et r ⊙ celle du Soleil, on a, par définition du centre d’inertie,
M⊙ r ⊙ = Mp r p
Mp MT r p
r⊙ = a
MT M⊙ a T T
Comme on le constate dans le tableau ci-dessus, c’et Jupiter qui perturbe le plus le Soleil.
2. Dans le cas d’une orbite circulaire, le mouvement est uniforme et la vitesse du Soleil s’écrit
2π r ⊙
v⊙ = u.a/an
T(an)
Jupiter perturbe la vitesse du Soleil avec une amplitude de l’ordre de 6 × 10−3 u a/an soit 27 m.s−1 .
2. Dans le référentiel barycentrique (galiléen puisque le système est isolé), appliquons la deuxième loi de Newton à E1 :
G m 1 m 2 −−→
m1→
−
a E1 = − u 21
d2
G m1 m2
m 1 r 1 ω2 =
d2
La période orbitale est reliée à ω via ω = 2π/T. Par ailleurs, sachant que r 1 + r 2 = d et m 1 r 1 = m 2 r 2 , on obtient
m2
r1 = d
m1 + m2
Finalement on trouve s
d3
T = 2π
G (m 1 + m 2 )
3. Lorsque m 1 ≫ m 2 la formule précédente donne
s
d3
T = 2π
G m1
On retrouve la troisième loi de Kepler dans sa formulation classique, laquelle suppose que E1 est fixe, ce qui revient
à considérer m 1 → ∞.
4. La distance qui sépare les étoiles vaut
d = r 1 + r 2 = 1,50 × 109 km
et la masse totale est donnée par la relation (3.5) :
4π2 d 3
m = m1 + m2 = = 1,0 × 1030 kg
G T2
Enfin, puisque r 1 = 2r 2 alors m 2 = 2m 1 d’où
m 2m
m1 = = 0,33 × 1030 kg et m2 = = 0,67 × 1030 kg
3 3
m1 a1 = m2 a2
a3 G (m 1 + m 2 )
= avec a = a1 + a2
T2 4π 2
3. Dans le Système d’Unités Astronomiques les durées s’expriment en année, les masses en masse solaire et les
distances en u.a (rayon orbital terrestre). En appliquant la troisième loi de Kepler à la Terre, on trouve que G = 4π2
dans ce système d’unités. Finalement, on obtient deux équations :
(a + a 2 )3
1
= m1 + m2 m 1 = 0, 97 M⊙
T 2
=⇒
a m
1 2 m 2 = 2, 28 M⊙
=
a2 m1
m1 −
v→ −
→ −→
1 + m 2 v2 = (m 1 + m 2 ) vG
On en tire
− m1 −
v→ −
→
1 + m 2 v2
v→
G=
m1 + m2
2. a) Le système étant isolé, en vertu du théorème du centre d’inertie, on a
d−
v→
G → − →
−
(m 1 + m 2 ) = R ext = 0
dt
−−→
On en déduit − v→ te
G = C . Le centre de masse décrit une trajectoire rectiligne uniforme. Par conséquent, le
référentiel barycentrique est en translation rectiligne uniforme par rapport au référentiel terrestre supposé
galiléen. Le référentiel barycentrique est donc, lui aussi, galiléen.
b) La quantité de mouvement du système s’écrit →
−p (S ) = (m + m ) −
→ −→∗ →
−
1 2 vG . Dans le référentiel barycentrique, vG = 0
→
−
et donc →
−p ∗ (S ) = 0
où p∗i est la quantité de mouvement des deux points matériel dans R ∗ . Or p∗ ∗ −→∗ −→∗ → −
1 = p 2 puisque p 1 + p 2 = 0 .
On en déduit
p∗ 2 1 1 1
Ec = 1 avec = +
2µ µ m1 m2
Enfin, exprimons p∗
1 :
−
p→ ∗ = m1 −
¡ → −→¢
v1 − v G
1
m1 −v→ −
→¶
1 + m 2 v2
µ
= m1 − v→
1−
m1 + m2
m 1 m 2 ¡−
v1 − −
→ v→
¢
= 2
m1 + m2
−
p→ ∗ = µ−
v−→
1 12
1
Finalement on obtient E c∗ (S ) = µv12 2 .
2
3. En reprenant le résultat de la question 1, et en négligeant m 1 devant m 2 , on trouve −
v→ →
−
G =−v.
4. Appelons v1∗ et v2∗ les vitesses barycentriques après la collision. La conservation de la quantité de mouvement dans
R ∗ donne
→
− m1 −
0 = m1 −
v→∗ −
→∗ soit −
1 + m 2 v2 v→∗
2 =− v→
1
∗
m2
La conservation de l’énergie cinétique donne, sachant que la vitesse relative avant le choc vaut 2v :
1 1 →∗ −
v1 − v→
µ(2v)2 = µ(− ∗ 2
2 )
2 2
En remplaçant −
v→∗
2 par son expression, on trouve
m1 2
µ ¶
2
4v2 = v1∗ 1+ d’où v1∗ ≃ 2v
m2
− 2m 1 →
v→ →
− → − →
−
1 = −2 v − v = −3 v et −
v→
2=
−v − →
−v ≃ −→
−v
m2
Autrement dit, la grosse balle conserve sa vitesse et l’autre rebondit en triplant sa vitesse
p
6. Après le rebond la grosse balle se déplace vers le haut avec une vitesse v = 2gh alors que la balle de ping-pong
descend avec cette même vitesse. Après la collision, comme on l’a vu, la balle de ping-pong repart vers le haut avec
une vitesse v′ = 3v. La hauteur d’ascension est donné (utiliser le théorème de l’énergie cinétique)
q
v′ = 2gh′ soit h′ = 9h
1. La vitesse de l’avion par rapport à la Terre est dirigée vers le Nord et vaut
d
va = = 400 km.h−1
∆t
La loi de composition des vitesses donne
→
−v = −
v→ −
→ −
v→
v2 = va 2 + v0 2 − 2 −
v→
a − v0 =⇒ a·0
q
Le calcul numérique donne v = v2a + v02 = 408 km.h−1
2. →
−v est dirigée vers le Nord-Est en faisant un angle α = Arctan (v /v ) = 11,3◦ .
0 a
où −
u→x est le vecteur unitaire suivant →
−v . On obtient
B
vA sin π
¡ ¢
tan α = ¡ ¢4 d’où α = 161◦
−vA cos π
4 − vB
2. En coordonnées polaires, la vitesse de A dans le référentiel lié à B s’écrit
−→
→
−v dBA
A/B = = ṙ −
u→r + r θ̇ −
u→
θ
dt
Ainsi, ṙ correspond à la vitesse relative radiale :
dr → ³π´
= −v A/B · −
u→r = (→
−v − →
− −
→
A v B ) · u r = −vB cos = −57 km.h−1
dt 4
→
−v
α
ℓ
vB/R = = 1, 0 m.s−1
∆t
v2 = u2 + vB/
2
R =⇒ v = 1, 41 m.s−1
De même on a
u
tan(α − π/2) = =⇒ α = 135◦
vB/R
3. Si on projète la vitesse dans la direction perpendiculaire au fleuve on trouve
ẏ = v sin α =⇒ y = v sin α t
Le temps de traversée vaut donc ∆ t = ℓ/(v sin α). On voit que ce temps admet un minimum quand α = π/2. La durée
minimale vaut donc
∆ t min = ℓ/v = 283 s = 4 min 43 s
→
−u →
−v
B/R
→
−v
Sachant que −
v→ −→ − → −
→ −→
2 = v2 u θ et v1 = v1 sin θ u r + v1 cos θ u θ , on obtient
→
−v −
→ −→
M/R = v1 sin θ u r + (v2 + v1 cos θ ) u θ
−−→
On peut aussi dériver directement le vecteur position OM :
−−→
→
−v dOM
M/R = = ṙ −
u→r + r θ̇ −
u→
θ
dt
où −
→(M) désigne la vitesse d’entraînement du point M. Le référentiel R ′ étant en translation, on a −
v e
→(M) = →
v e
−v →
−
A/R = v .
→− −→
Quant au mouvement relatif, il s’agit d’un mouvement circulaire de centre A et de rayon L : v M/R ′ = Lω u θ . En
projetant dans la base cartésienne, on trouve
→
−v −
→ −→
M/R = (v − Lω sin θ ) u x + Lω cos θ u y
Dérivons maintenant le vecteur position deux fois par rapport au temps, sachant que
d−
u→ −
→¯
¯
1 ¯¯
= ω → et d u 2 ¯¯ = −ω −
−
u u→
2 1
dt ¯R dt ¯R
On trouve h −−→ ¡ ¢2 −−→i
→
−
a M/R = − ω2 OA + ω + ω′ AM
2. Le mouvement du point M dans R ′ est un mouvement circulaire uniforme de centre A d’axe (Az) et de vitesse
−−→
angulaire ω′ : l’accélération relative est donc centripète et vaut →
−
a M/R ′ = −ω′2 AM.
Le référentiel R ′ est en rotation par rapport à R de sorte que le mouvement d’entraînement du point M correspond
−−→
à un mouvement circulaire uniforme de centre O d’axe (Az) et de vitesse angulaire ω d’où −
a→e (M) = −ω2 OM.
Enfin, l’accélération de Coriolis vaut, par définition
−
→(M) = 2→
−
ω ∧→
−v −
→ → −−→
′− ′ −−→
a c M/R ′ = 2ω u z ∧ (ω u z ∧ AM) = −2ωω AM
3. Le mouvement de M dans R ′′ corespond à un mouvement circulaire uniforme d’axe (Az) de vitesse angulaire ω + ω′ .
−−→
donc →
−
a M/R ′′ = −(ω + ω′ )2 AM.
−−→
Mouvement d’entraînement : R ′′ est en translation circulaire d’où −
a→(M) = →
−
a
e = −ω2 OA. A/R
Enfin, l’accélération de Coriolis est nulle puisque R ′′ n’est pas en rotation. En résumé, l’accélération du point M
s’écrit h −−→ ¡ ¢2 −−→i
→
−a M/R = →−a M/R ′′ + −
a→e (M) + −
a→c (M) = − ω2 OA + ω + ω′ AM
On retrouve bien entendu des expressions équivalentes.
Ce qui distingue R ′ et R ′′ est la nature de leur mouvement : R ′ est en rotation alors que R ′′ est en translation
circulaire.
Ex. 54, page 32 —
1. Pendant dt la distance vc dt parcourue par le centre de la roue correspond à la distance d’arc R ω dt d’où vc = R ω.
R ′ est donc en translation uniforme puisque vc = Cte .
2. Le vecteur vitesse est la somme du vecteur d’entraînement (mouvement de translation rectiligne uniforme) et du
mouvement relatif (mouvement circulaire uniforme) :
→
−v −→ − →
M/R = R ω ( u x + u t )
4. La vitesse est maximale quand M est au sommet de la roue (θ = 0 [2π]), minimale quand M touche le sol (θ = π [2π]).
5. Le vecteur vitesse →
−v
M/Rest lié aux coordonnées cartésiennes (x, y) via →
−v = ( ẋ, ẏ). La projection du vecteur
M/R
vitesse dans la base cartésienne donne
1 + cos ω t
µ ¶ µ ¶
→
−v ẋ
M/R = R ω =
− sin ω t ẏ
y(t) = R(cos ω t + 1)
M
•
ωt R
−
→
u n −
→
• u t
C →
−
vc
−
u→y
x
−
u→x
Ex. 55, page 36 — Repérons la bille en coordonées cylindriques (r, θ , z) d’axe Oz correspondant à l’axe de rotation du
manège. Le référentiel lié au manège n’est pas galiléen. On peut donc appliquer la seconde loi de Newton à condition
d’ajouter les forces d’inertie dans le bilan des forces. La force centrifuge est dirigée suivant la direction −
u→r et la force de
−−→ →
− →
−
Coriolis f Cor = −2m ω ∧ v est perpendiculaire à l’axe de rotation. Par conséquent, les deux forces d’inertie n’ont aucune
composante suivant l’axe de rotation. Si l’on projette la RFD suivant l’axe Oz on trouve donc
1 2
m z̈ = − mg =⇒ z = h− gt
2
q
2h
On en déduit un temps de chute t = g = 0, 61 s.
α
m→
−g
Dans la base (−
u→x , −
u→y ), l’équation vectorielle s’écrit
¶ Ã v2 ! µ ¶
− N sin α N cos α
µ ¶ µ ½
0 m r 0 mg =
+ + = soit
N cos α − mg 0 0 mv2 /r = N sin α
v = r g tan α ≃ 87 km.h−1
p
→
−
2. En introduisant la force de frottement T , on obtient le schéma vectoriel suivant :
→
−
→
− N
N →
−
T
−→ 2 → −→ 2 →
• f ie = m vr −ur • f ie = m vr −ur
→
−
α T α
m→
−g m→
−g
ce qui donne
sin α ± T/N cos α
µ ¶
2
v± = rg
cos α ∓ T/N sin α
Le véhicule reste au repos dans le référentiel tournant tant qu’il ne glisse pas, c’est-à-dire tant que T < f N. Cette
condition est vérifiée si v ∈ [vmin , vmax ] avec
s s
sin α − f cos α sin α + f cos α
µ ¶ µ ¶
vmin = rg et vmax = rg
cos α + f sin α cos α − f sin α
O →
−g
θ0
→
−
→
− R
T
A −
u→2
N−
→
− u→ 3
P
−
u→
1
→
− →
−
Seuls P et T travaillent. Ces deux forces étant conservatives, l’énergie mécanique se conserve :
1 1
Em = m ṙ 2 − mgr cos θ0 + kr 2 = Cte
2 2
Dérivons par rapport au temps puis simplifions par ṙ. On trouve l’équation différentielle d’ordre deux :
k
r̈ + r = g cos θ0
m
−1 et de fréquence ν = ω0 = 2, 3 Hz.
q
k
2. Il s’agit d’un oscillateur de pulsation propre ω0 = m = 14 rad.s 0 2π
La position d’équilibre correspond à la solution particulière de l’équation différentielle
mg cos θ0
r eq = = 3, 5 cm
k
→
− → − → − → −
Remarque : on peut aussi trouver la position d’équilibre en écrivant T + P + R = 0 .
→
−
3. Le référentiel tournant n’est pas galiléen et présente un vecteur rotation Ω = ω0 − u→z par rapport au référentiel
terrestre (considéré galiléen). Dans ce référentiel, il faut ajouter au bilan des forces :
−→ −−→
• la force centrifuge f ie = mΩ2 HA où H est le projeté de A sur l’axe de rotation ;
−
→ →
− −
• la force de Coriolis f = −2m Ω ∧ →
ic v qui ne travaille pas, étant constamment orthogonale à la vitesse.
ω
→
−g
θ0
→
−
→
− R
T
−→
f ie
H A −
u→ 2
N−
→
− u→
3
P
−
u→
1
La fréquence des oscillations diminue avec la rotation du référentiel. On observe des oscillations de période
2π 2π
T= = = 0, 6 s
ω cos(θ0 ) ω0
La position d’équilibre évolue également. En effet, la solution particulière vaut
g cos θ0 g
r eq = = = 7, 0 cm
ω2 cos(θ0 ) ω0 2
M
−
→
f ic
• −→
f ie
−
u→ →
−
3 P = m→
−g
−
u→
2
O y
−
u→
1
H
ωt
x
(∆)
où →
−
u est le vecteur unitaire dirigé de O vers A. La projection de cette relation vectorielle suivant →
−
u donne (seuls le
→
−
poids et la force centrifuge présentent une composante suivant u ) :
r̈ − ω2 r sin2 α = − g cos α
Le terme exponentielle diverge de sorte que la position d’équilibre n’est pas stable.
1 v0 2
mv0 2 = mgh =⇒ h= = 510 m
2 2g
3. Les équations étant les mêmes lorsque l’on change t en − t, la phase d’ascension présente la même durée que la phase
de descente. Le temps de montée s’obtient en annulant la vitesse : t ↑ = v0 /g. Ainsi l’obus retombe à l’instant
2v0
t 1 = 2t ↑ = = 20, 4 s
g
Par ailleurs, le mouvement étant vertical, l’obus retombe en A.
4. Comparons la force de Coriolis initiale avec le poids :
∥2m−
ω→ →
−
0∧ v∥ 2ω0 v0 cos λ
= = 10−3
mg g
La force de Coriolis est donc très faible devant le poids.
5. La RFD exprimée dans le référentiel terrestre s’écrit
a M/R T = m→
m→
− −g − 2m−
ω→ →
− →
− −→ −
→
0 ∧ v ≃ m g − 2mω0 ∧ (v0 − gt) u z
où la vitesse qui intervient dans la force de Coriolis a été remplacée par la relation approximative obtenue à la
première question (méthode des perturbations). Le vecteur rotation s’écrit
−
ω→ −
→ −
→
0 = ω0 sin λ u z − ω0 cos λ u x
où h est la hauteur initiale de la balle par rapport au sol. Lorsque la balle atteint la cible, on a x = d = 100 m ce qui
donne t = d/v0 = 0, 1 s. La hauteur de la balle au niveau de l’impact vaut
1
z = h− g(d/v0 )2
2
gd 2
Ainsi, la balle atteint la cible à 12 2 = 4, 9 cm en dessous du centre de la cible.
v0
2. Si l’on tient compte de la rotation terrestre, il faut tenir compte de la force de Coriolis :
−
→
f ic = −2m→
−
ω ∧→
−v
M/R T
où →
−
ω désigne le vecteur rotation de la Terre par rapport au référentiel géocentrique (supposé galiléen).
Remarque : la force d’entraînement est, quant à elle, contenue dans la définition du champ de pesanteur, lequel
définit la verticale du lieu. Cette verticale est, avec une bonne précision, perpendiculaire à la surface supposée
sphérique de la Terre.
La vitesse étant dirigée vers le sud (en première approximation) et le vecteur rotation suivant l’axe sud-nord, la
force de Coriolis est dirigée vers la droite. La balle est donc déviée vers la droite.
3. Dans le référentiel terrestre, la seconde loi de Newton prend la forme
m→
− −g − 2m→
a = m→
− →
Ω ∧ −v =⇒ →
− −g − 2→
a =→
− →
Ω ∧ −v
En projection sur les axes Ox (sud), Oy (est) et Oz (zénith), on obtient les équation différentielles
−ω cos λ 2ω sin λ ẏ
¯
ẍ 0 ẋ ¯ ẍ
=
−2ω sin λ ẋ − 2ω cos λ ż
¯
ÿ = 0 − 2 0 ∧ ẏ =⇒ ¯ ÿ =
¯
z̈ −g ω sin λ ż ¯ z̈ = − g + 2ω cos λ ẏ
4. En ordre de grandeur on a g ∼ 10 et ω ∼ 10−4 et cos λ ∼ 1. La force de Coriolis étant faible devant le poids il est
raisonnable de penser que la déviation vers la droite sera difficilement visible de sorte que le terme 2ω cos λ ẏ est
sans aucun doute négligeable devant g. L’accélération verticale s’écrit donc
z̈ ≃ − g d’où ż ≃ − gt
y(t) vérifie donc une équation différetielle linéaire du second ordre du type
Ω 2ω sin λ
=
ÿ + Ω2 y = a + bt avec a = −2ω sin λv0
b −2ω cos λ g
=
a b sin(Ω t)
· ¸
y(t) = [1 − cos(Ω t)] + t−
Ω2 Ω2 Ω
On peut simplifier cette expression si l’on remarque que Ω t ≪ 1. En effet, le temps d’impact vaut 0,1 s et Ω ∼
10−4 rad.s−1 . Si l’on développe le sinus et le cosinus jusqu’à l’ordre 3, on trouve
1 2 b 3
y(t) ≃ at + t
2 6
En remplaçant a et b par leur expression, on aboutit finalement au résultat
1
y(t) ≃ −ω sin λ v0 t2 − ω cos λ gt3
3
Numériquement, on trouve pour t = 0,1 s et ω = 7,3 × 10−5 rad s−1 : y(t) = −5,0 × 10−4 m. On prévoit donc une déviation
vers la droite (vers l’ouest ici) de 0,5 mm. Autrement dit, sur une distance de 100 m, la déviation vers la droite est à
peine décelable.
3 2
Remarque : on rappelle, que sin x = x − x6 + O (x5 ) et cos x = 1 − x2 + O (x4 ).
dont la solution est un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0 : θ (t) = C 1 cos ω0 t + C 2 sin ω0 t. En imposant les
conditions initiales (θ (0) = θ0 et θ̇ (0) = 0), on trouve
r
g
θ (t) = θ0 cos(ω0 t) avec ω0 =
l
4. Cherchons le premier instant t 1 tel que θ (t 1 ) = 0 :
π
cos(ω0 t 1 ) = 0 =⇒ t1 = = 0, 79 s
2ω 0
5. La vitesse angulaire vaut
ω = θ̇ = −ω0 θ0 sin(ω0 t)
Lorsque t = t 1 , on a sin(ω0 t 1 ) = 1 de sorte que
r
g
ω(t−
1 ) = −θ0 ω0 = − θ0
ℓ
6. Appliquons le théorème de moment cinétique par rapport au point O.
−−→
dL O −−→ → − −−→ →
− −−→ →
−
= MO ( P ) + MO ( T ) + MO ( f )
dt
Le bras de levier de la tension par rapport à l’axe de rotation est nul. Il en est de même pour le poids lorsque θ = 0.
Par ailleurs, la force de l’opérateur qui soulève le point P ne présente pas de moment par rapport à O. Pour toutes ces
raisons, la somme des moments est nul. Il découle que le moment cinétique se conserve entre les instants t− +
1 et t 1 :
−→ −→ −−→
L O = OP ∧ m→
−v = Cte
−→
Adoptons la base polaire. Sachant que OP = r −
u→r et →−v = ṙ −
u→r + r θ̇ −
u→
θ , on trouve
−→
L O = mr 2 θ̇ −
u→z ainsi ω.OP2 = Cte
T = 2t 2 = 3,14 s
9. Le problème étant symétrique, il suffit de faire la transformation suivante : θ0 → −θ1 et θ1 → −θ2 . On trouve
s
ℓ 3 ℓ 3
µ ¶ µ ¶
|θ2 | = −θ1 = θ0 = 5,65 × 10−2 rad
ℓ−a ℓ−a
v − 2
→
−
a M = v̇ −
u→ u→r
θ−
r
Remarque : on peut aussi utiliser la formule de Frenet.
→
−
5. Le principe fondamental de la dynamique donne m→ −
a M = F soit
Cte
¯ ¯
¯ m v̇ = 0 ¯ v =
2 R 2
¯ ¯
¯ v =⇒ ¯ R 2
= − mg 0 T g0 T
¯ 2
¯ −m ¯ v =
¯
r r 2 r
6. L’énergie cinétique vaut
1 1 R 2
mv2 = mg 0 T
Ec =
2 2 r
Quant à l’énergie potentielle de gravitation, on l’obtient en intégrant −F :
RT 2
E p = − mg 0
r
Ainsi, l’énergie mécanique du satellite vaut
1 R 2
E m = E c + E p = − mg 0 T
2 r
7. Application numérique :
• pour r b = 8,0 × 103 km, on trouve E mb = −1,0 × 1011 J ;
• pour r h = 40 × 103 km, on trouve E mh = −2,0 × 1010 J.
8. Le satellite est soumis à une force conservative. Par conséquent, l’énergie mécanique se conserve :
E c + E p = Cte
1 L02
Ec = m ṙ 2 +
2 2mr 2
R 2
Par ailleurs, l’énergie potentielle s’écrit E p = − mg 0 rT d’où
1 L 2 R 2
Em = m ṙ 2 + O − g 0 m T = Cte
2 2mr 2 r
Enfin, l’énergie potentielle effective E p,eff = E m − 12 m ṙ 2 est telle que E p,eff ≤ E m car ṙ 2 > 0.
9. Lorsque E m = E m3 , on obtient une trajectoire circulaire car il n’y a qu’une seule valeur possible pour r (celle qui
minimise E p,eff ).
Lorsque E m = E m2 < 0, on obtient une trajectoire elliptique car r oscille entre deux valeurs.
Lorsque E m = E m1 , on obtient une trajectoire hyperbolique car r passe par un minimum pour croître jusqu’à l’infini
avec une vitesse non nulle à l’infini.
→
−
10. En A et P, r atteint un extremum donc ṙ = 0. On peut aussi noter que la vitesse est orthoradiale d’où ṙ −
u→r = 0 .
Le grand-axe de l’ellipse est donné par : 2a = r b + r h .
11. Lorsque le satellite se situe en A ou en P, son énergie mécanique s’écrit
LO2 R 2
Em = − g0 m T avec r = r b ou r h
2mr 2 r
mg 0 R T 2 L 2
r2 + r− O = 0
Em 2mE
| {z } | {z m}
α β
mg 0 R T 2
r h + r b = −α d’où 2a = −
Em
On en déduit que sur l’orbite de transfert, le satellite conserve une énergie mécanique
g 0 mR T 2
Em = −
2a
13. Les orbites basse et haute correspondent aux minima de la fonction E p,eff . La variation d’énergie se faisant instanta-
nément, il suffit de mesurer la différence d’ordonnée entre le point d’arrivée et le point de départ.
Orbite basse
Orbite haute
Orbite de transfert
0
∆E mP
−100 •
P
14. Au total il aura fallu fournir une énergie ∆E m = 80 GJ pour passer de l’orbite basse à l’orbite haute. Compte tenu du
pouvoir calorifique du carburant, cela correspond à une masse de carburant
80 GJ
mc = = 1,6 × 103 kg
50 MJ
Le carburant utilisé (on dit ergol) est en général liquide. On utilise souvent le di-hydrogène (H2 ) ou l’hydrazine
(N2 H4 ).
15. Le mouvement étant uniforme, on a
2π r 2 R 2
µ ¶
v2 = = g0 T
T r
On en déduit la troisième loi de Kepler
r3 g 0 RT 2
=
T2 4π2
16. Le théorème de l’énergie mécanique s’écrit
dE m
= P nc
dt
où P nc désigne la puissance des forces non conservatives. Ici la force non conservative est la force de frottement et
→
− −
sa puissance vaut P nc = f · →
v = − kv2 . On a donc
à !
d mg 0 R T 2 R 2 m
g 0 2 dr
R T g 0 2
R T
= −k g 0 T
− soit = −k
dt 2r r 2r 2 dt r
dr 1 1 2k
+ r=0 avec =
dt τ τ m
D’après la définition de k on a
[ f ] MLT−2
[k] = = = M.T−1
[v] LT−1
Aussi, on trouve [τ] = M/M.T−1 = T : τ est bien un temps.
17. La solution s’écrit r(t) = C 1 e− t/τ . Sachant que r(0) = r 0 , on en déduit
r(t) = r 0 e− t/τ
t
τ
τ s’obtient en prenant la tangente à l’origine et en déterminant son intersection avec l’asymptote r = 0.
19. Le satellite se situe à r 0 = R T + h = 7,2 × 103 km. D’après ce qui précède
¯
dr ¯¯ r0
= =⇒ τ ≃ 7, 9.103 ans
dt ¯ t=0 τ
r0
µ ¶
t = τ ln ≃ 900 ans
RT
1. Mars subit uniquement la force de gravitation solaire. Son expression dans la base de Frenet est
− G m M M⊙ −→
→
F= un
a2
où m M est la masse de la planète Mars. Le principe fondamental de la dynamique projeté dans la base de
Frenet, donne
dv
mM at = 0 = 0
G m M M⊙ soit dt
2
mM an = v G M⊙
a2 =
a a2
q
On en déduit v = Cte = G M ⊙
a .
−
→
u t
Mars
−→
a un
⋆
Soleil
3. Les angles étant petits, on peut écrire d M ≃ θ1 D 1 et d M ≃ θ2 D 2 . Or, si on suppose que la Terre et Mars
décrivent une orbite circulaire on a D 1 = a − a Terre et D 2 = a + a Terre de sorte que D 1 + D 2 = 2a. Il découle
1 1
µ ¶
dM + = 2a CQFD
θ1 θ2
4. θ1 correspond à l’angle maximum (Mars est au plus près de la Terre), et θ2 à l’angle minimal. Graphique-
ment, on trouve θ1 = 1,18 × 10−4 rad et θ2 = 1,6 × 10−5 rad. On en tire d M = 6,4 × 106 m = 6,4 × 103 km.
5. La durée entre les deux pics vaut τ = 990 − 210 = 780 j bien supérieure à la période orbitale de Mars.
Si la Terre était immobile, alors cette durée coïnciderait avec T . Du fait de la rotation terrestre, après
une révolution de Mars, la terre ne se retrouve plus à la même distance de Mars. En revanche, on peut
vérifier que c’est bien le cas après 780 j. En effet, en 780 j, Mars fait 1,14 tours et la Terre fait 2,14 tours :
La Terre et Mars sont alors à nouveau alignés.
as 3 G mM
½
as = demi-grand axe du satellite
= avec
Ts 2 4π2 Ts = période orbitale du satellite
7. On applique la troisième loi sur Phobos et/ou Déimos : on trouve m M = 6,5 × 1023 kg.
On obtient une masse volumique typique d’une roche et non d’un gaz. La planète est tellurique.
9. L’attraction entre Deimos et Phobos est maximale quand la distance qui les sépare vaut a D − a P . On en
déduit
G mP mD
F1 = (a − a )2
F2 m M a D − a P 2
µ ¶
D P
d’où = = 6 × 109 ≫ 1
G m P m M F 1 m D a P
F2 =
aP 2
L’influence de Deimos sur Phobos est donc complètement négligeable devant l’attraction de Mars.
G mMT v2
= ma ⊥ = m
(R T + h)2 RT + h
On en déduit s
G MT
v=
RT + h
Par ailleurs, le mouvement est uniforme puisque l’accélération tangentielle est nulle. La durée correspondant à une
révolution vaut donc v
u R + h ¢3
u¡
2π(R T + h) t T
T= = 2π
v G MT
G MT
2. Si l’on néglige la rotation propre de la Terre, le champ de pesanteur se résume au champ de gravitation : g = 2 .
RT
Ainsi, la période se réécrit s
RT h 3
µ ¶
T = 2π 1+
g RT
26
3. La période vaut T = 369 jours = 101 min 28 s. On en déduit l’altitude
à !1/3
T2 g
h = RT − 1 = 830 km
4π2 R
ce qui donne la dimension recherchée : [k] = ML−1 . La grandeur k s’exprime donc en kg.m−1 dans le Système
international.
−−→ −→ −→ −→
5. La force de gravitation a sa droite support qui passe par le centre O de la Terre. Par conséquent MO (F g ) = OS ∧ F g =
→
−
0.
Quant à la force de frottement on trouve
−−→ →
− −→ →−
MO ( f ) = OS ∧ f = − kv2 (R T + h) −
u→ 2−→
3 = − k gR T u 3
−→
q
6. Le moment cinétique du satellite vaut L 0 = mvr −u→
3=m gR T 2 r(t) −
u→
3 . Appliquons le théorème du moment cinétique
dans le référentiel géocentrique considéré galiléen :
−→
dL 0 −−→ 1 dr −→
q
= ΣM0 soit m gR T 2 p u 3 = − k gR T 2 −
u→
3
dt 2 r dt
p différentielle, dr/dt est négatif : r diminue avec le temps. Or la diminution de r entraîne, d’après
7. D’après l’équation
la relation v = G MT /r, l’augmentation de la vitesse ce qui peut paraître contre-intuitif puisque le frottement
est souvent associé à un ralentissement. Enfin, la période, variant comme r 3/2 diminue. Finalement, du fait des
frottements, le satellite perd de l’altitude en tournant de plus en plus vite.
8. D’après l’équation différentielle et le modèle utilisé on a
k0 e h/ a δr
≃−q ¡ ≃ 4 × 1022 m−1
m g R + h R δt
¢
T T
9. Sachant que r = R T + h et que l’on néglige h devant le rayon terrestre, on peut écrire :
1 dr 1 dh
≃
r dt R T dt
ce qui donne
ma ma
τ= q [eh(0)/a − 1] ≃ q eh(0)/a
3
k 0 gR T 3
k 0 gR T
En vertu du théorème du moment cinétique, le moment cinétique de la planète dans le référentiel de Copernic vérifie
−→
dL O −−→ →− →
−
= MO ( F ) = 0
dt
Par conséquent, la planète conserve son moment cinétique dans le référentiel de Copernic. Autrement dit, le vecteur
→
− −−→ −−→
L 0 = OM ∧ m→
−v = Cte
−−→
À chaque instant le vecteur OM fait un angle droit avec un vecteur constant. Il en découle que M décrit nécessairement
une trajectoire plane.
−−→ −−→
2. Dans la base polaire, le vecteur position s’écrit OM = r(t) −
u→r et la vitesse → −v = dOM = ṙ −
dt
u→r + r θ̇ −
u→
θ . Le moment cinétique
vaut donc
r ṙ 0
→
−
L O = 0 ∧ m r θ̇ =
0
0 0 mr 2 θ̇
Comme le moment cinétique se conserve et que la masse est constante, on a bien r 2 θ̇ = C, avec C une constante,
appelée constante des aires.
3. L’énergie mécanique est la somme de l’énergie cinétique E c et de l’énergie potentielle E p (r). L’énergie cinétique vaut
1 1 ³ ´
Ec = mv2 = m ṙ 2 + r 2 θ̇ 2
2 2
1 mC 2
E = Ec + Ep = m ṙ 2 + + E p (r) = Cte
2 2r 2
L’équation obtenue est formellement identique à celle d’une particule de masse m astreinte à se déplacer suivant un
2
axe (disons Ox) et soumis à une force dérivant d’une énergie potentielle E ′ p (x) = mC2 +E p (x). En effet, la conservation
2x
de l’énergie mécanique donnerait la relation
1 mC 2
m ẋ2 + + E p (x) = Cte
2 2x2
qui est bien la même relation que celle obtenue pour la planète. Ainsi, on se ramène à un problème unidimensionnel
d’une particule fictive de masse m soumis à une énergie potentielle fictive
mC 2
E p,eff (r) = + E p (r)
2r 2
4. La vitesse s’écrit →
−v = r ω −
→
c u θ et l’accélération
→
− d→
−v dω −→
a= = rc u θ − r c ω2 −
u→r
dt dt
y −
u→
θ −
u→r
M
J−
u→z →
−
F
θ (t)
x
En vertu du principe fondamental de la dynamique, on a
m→ −
a = f (r c ) −
u→r
Il en découle, d’une part que le mouvement test uniforme ( ddωt = 0), d’autre part que la vitesse angulaire suit la loi
f (r c )
ω2 = −
m rc
La vitesse angulaire étant constante, le mouvement est périodique de période
2π m rc
r
T= = 2π −
ω f (r c )
dE p
Enfin, la force est reliée à l’énergie potentielle via f (r) = − dr . Il vient
v
u mr c
T = 2πu t dE
p
dr
(r = r c )
5. On a vu que le problème se ramène à l’étude d’une particule fictive de degré de liberté r plongé dans un potentiel
E p,eff qui présente un puits de potentiel. Le fond du puits correspond à la position d’équilibre r = r c : le mouvement
est alors circulaire. Si l’on s’écarte de la position d’équilibre, on observe des oscillations radiales qui conservent
l’énergie :
1
m ṙ 2 + E p,eff (r) = Cte
2
Dans l’approximation harmonique, on approche le puits de potentiel par une parabole :
1 d2 E p,eff
E p,eff (r) = E p,eff (r c ) + κ(r − r c )2 avec κ = (r = r c )
2 dr 2
Si l’on dérive par rapport au temps la relation de conservation, on obtient
m r̈ ṙ + κ ṙ (r − r c )2 = 0
ce qui donne, si l’on exclut ṙ = 0 :
κ
r
r̈ + ω0 2 (r − r c ) = 0 avec ω0 =
m
On reconnaît l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique oscillant autour de r c avec une période propre
2π
v
u m
Tr = = 2πu
ω0
t d2 E
p,eff
2 (r = r c ) dr
6. Si T r = T cela signifie que les oscillations radiales sont synchrones avec le mouvement de révolution. En d’autres
termes, la trajectoire se referme sur elle-même.
7. Il s’agit de la force d’attraction gravitationnelle exercée par une masse ponctuelle ou à symétrie sphérique de masse
M s . Cela implique les hypothèses suivantes :
• le Soleil est considéré à symétrie sphérique (en réalité sa rotation propre la rend non sphérique) ;
• on néglige les interactions avec les autres planètes ;
• on se place dans le cadre de la mécanique newtonienne.
L’énergie potentielle s’obtient en intégrant − f (r). On trouve
G mM s
Ep = −
r
où l’on a imposé la convention E p = 0 quand r → ∞.
8. L’énergie potentielle effective s’écrit
E p,eff
mC 2 G mM s
E p,eff = − rc r
2r 2 r
•
9. Lorsque r = r c , E p,eff atteint son minimum :
dE p,eff C2
(r = r c ) = 0 =⇒ rc =
dr G Ms
dE p G mM s
10. La dérivée première de l’énergie potentielle vaut (r = r c ) = . On en déduit la période de révolution
dr rc2
s
rc3 C3
T = 2π = 2π
G Ms (G M s )2
dE p,eff G mM s mC 2
= −
dr r2 r3
d2 E p,eff 2G mM s mC 2
=− +3
dr 2 r3 r4
d2 E p,eff G mM s
En remplaçant r par r c = C 2 /G M s , on aboutit à (r = r c ) = . Par conséquent, la période des oscillations
dr 2 rc3
radiales vaut s
mr c 3 C3
T r = 2π = 2π
G mM s (G M s )2
Ainsi, T r = T. Comme attendu, la trajectoire se referme après un tours puisqu’il s’agit d’une ellipse de foyer le centre
du Soleil.
11. Dérivons une fois l’énergie potentielle :
à !
dE p 1 3C 2
(r = r c ) = G mM s +
dr rc2 c0 2 r c 4
dE p,eff
à !
1 3C 2 mC 2
(r) = G mM s + −
dr r 2 2
c0 r 4 r3
d2 E p,eff
à !
2 12C 2 3mC 2
(r = r c ) = −G mM s + +
dr 2 rc3 c0 2 r c 5 rc4
dE p,eff
Tout d’abord, r c vérifie la propriété dr
(r c ) = 0 ce qui donne une première relation
à !
1 3C 2 mC 2
G mM s + =
rc2 c0 2 r c 4 rc3
d2 E p,eff
à ! à ! à !
2 12C 2 3 9C 2 1 3C 2
(r c ) = −G mM s + + G mM s + = G mM s −
dr 2 r c 3 c0 2 r c 5 r c 3 c0 2 r c 5 r c 3 c0 2 r c 5
1.
2. L’énergie potentielle s’obtient en intégrant −Fg (r). En imposant la convention habituelle (E p = 0 quand r → ∞) on
obtient
G MT m
Ep = −
r
3. La force étant radiale, l’accélération est orthogonale au vecteur vitesse. Aussi, le mouvement est-il uniforme et
l’accélération vaut a = v2 /r. En vertu du principe fondamental de la dynamique, on a
v2 G M T m
m =
r r2
Par conséquent, l’énergie cinétique ne dépend que de r :
1 G MT m
Ec = mv2 =
2 2r
4. On remarque que l’on a −E p = 2E c ce qui est compatible avec le théorème du Viriel. En effet, l’énergie potentielle
varie en 1r , donc k = −1. Le théorème de Viriel impose alors −〈E p 〉 = 2〈E c 〉. Comme ces énergies restent constantes au
cours du mouvement, on retrouve −E p = 2E c .
5. L’énergie cinétique de l’étoile est la somme de l’énergie cinétique individuelle des atomes. Si l’on note N le nombre
d’atomes d’hydrogène, on trouve 〈E c 〉 = N 〈 e c 〉. Ce nombre N s’identifie à M/m H . Finalement, on trouve
M 3Mk B T
〈E c 〉 = 〈e c 〉 =
mH 2m H
ML2 T−2 = (M−1 L3 T−2 )k1 Mk2 Lk3 = Mk2 −k1 L3k1 +k3 T−2k1
G M2
Finalement, l’énergie potentielle de l’étoile prend la forme E p = −α .
R
7. Les particules étant gravitationnellement liées, l’énergie d’interaction vérifie la propriété
1
E p (λ x, λ y, λ z) = E p (x, y, z) d’où k = −1
λ
8. Quand R diminue, T augmente et E c augmente. Quand la température atteint quelques millions de kelvins, les
noyaux fusionnent ; ces réactions nucléaires produisent l’énergie nécéssaire pour « allumer » l’étoile.
Or, suffisamment loin de la Terre, OA sin θ = b. Finalement la conservation du moment cinétique se traduit par
r 2 θ̇ = v0 b
bv0
vmax =
r min
G mM
4. La force gravitationnelle est une force conservative d’énergie potentielle E p = − r T . L’énergie mécanique de
l’astéroïde s’écrit
1 G mMT
E m = E c + E p = mv2 −
2 r
L’astéroïde n’est soumis qu’à une force conservative, par conséquent l’énergie mécanique se conserve au cours du
mouvement.
5. Lorsque l’astéroïde est à l’infini, son énergie mécanique est uniquement cinétique : E m = 12 mv0 2 . Lorsqu’il se situe
G mM
en P, l’énergie mécanique vaut E m = 12 mvmax 2 − r T . La conservation de l’énergie mécanique implique donc
min
1 G mMT 1
mvmax 2 − = mv0 2
2 r min 2
En remplaçant vmax par bv0 /r min , puis en multipliant par r min 2 on obtient l’équation
Faisons le rapport de ces deux équations puis simplifions. On obtient alors deux relations simples
¯ M−m
¯ V1 = V0
¯ ¯
¯ MV0 = MV1 + mv1
¯
d’où
¯ M+m
2M
¯ ¯
¯ V +V = v1
0 1
¯
¯ v1 = V0
M+m
2. Notons v1′ la vitesse de la molécule "1" après le choc avec la molécule "2" et v2 la vitesse de la molécule "2" suite à
cette collision. On peut utiliser les résultats précédents en effectuant la transformation suivante :
V0 → v1 V1 → v1′ v 1 → v2 et M→m
On trouve v1′ = 0 et v2 = v1 . Autrement dit, la molécule "1" s’arrête et transmet intégralement sa vitesse à la molécule
"2", laquelle va à son tour transmettre sa vitesse à la suivante etc.
3. Finalement, la particule A rencontre à nouveau la molécule "1" devenue immobile. Appelons Vn la vitesse de A après
n collisions avec la première molécule. On a, d’après les résultats de la première question,
1 − r ρ xn
µ ¶
1− r 1+ r
Vn = V0 = V0 eρ xn ln( 1+r ) = V0 e−ρ xn ln( 1−r )
1+r
Dans une approche continue, on écrira la vitesse du point A e fonction de sa position :
1 1+r
µ ¶
V (x) = V0 e− x/λ avec = ρ ln
λ 1−r
λ représente la distance caractéristique de freinage.
5. D’après la relation fondamentale de la dynamique, la force que subit A vaut (en projection suivant Ox)
dV (x(t)) dV
F=M = M ẋ
dt dx
On reconnait la vitesse V = ẋ. Par ailleurs, la dérivée de la vitesse par rapport à x donne
dV 1
=− V
dx λ
1. Calculons la position maximale moyenne du point O à partir du relevé des 15 premiers pics.
zmax (mm) 237 237 242 241 239 244 238 241 242 238 243 237 244 240 242
pic n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
zmin (mm) 197 195 199 202 197 197 197 198 196 199 197 200 200 202 199
pic n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
2π
T = 0,56 s et ω= = 11 rad.s−1
T
d’où il vient
mg
zeq = ℓ0 −
k
On constate que le ressort est comprimé à l’équilibre.
5. On applique la relation fondamentale de la dynamique dans R ′ :
m z̈ −
u→ = − mg −
u→ − k(z − ℓ0 ) −
u→z −α ż −
u→ + mA ω2 cos(ω t) −
u→z
| {z z} | {z z} | {z } | {z z} | {z }
m→
−
a poids tension frottement force d’entraînement
〈P 〉
ω t + ϕv
π π 3π 2π 5π
2 2 2
Comme on le voit, la puissance oscille autour d’une valeur moyenne
1
〈P 〉 = αVm 2
2
11. L’amplitude de la vitesse résonne lorsque ω = ω0 . on a donc intérêt à se placer à la résonance pour récupérer le
maximum d’énergie. Il faut donc choisir k de sorte que
s
k
ω = ω0 = =⇒ k = m ω2 = 6, 0 N.m−1
m
m ω0 A L 1 L
< =⇒ <
α 2 α 2m ω0 A
Quant à la puissance, on a
à !2
α m ω0 2 A m 2 ω0 4 A 2 1
〈P 〉 = = < m ω0 2 A L
2 α 2α 4
La puissance maximale vaut bien
1
m ω0 2 A L
〈P 〉max =
4
et la formule est bien conforme à la relation (6.3). On a f (x) = x/4
13. Le calcul donne 〈P 〉max = 28 mW.
d→
−p →
−
M
= m→
−
aM = f (6.5)
dt
→
−
Ici, seule la pesanteur intervient : P = m→
−g . Le PFD dans le référentiel terrestre galiléen donne alors
ma = mg =⇒ a= g
De plus on a
1 2
v(t) = − ż soit z(t) = h − gt
2
Vitesse de chute libre Hauteur de chute
z(t)
v(t)
v = gt z(t) = h − 12 gt2
h
t t0 t
On parle de chute libre universelle car la loi de chute libre ne dépend pas de la masse du corps. Elle est donc la
même pour tous les corps quelle que soit leur composition.
q
3. Sachant que z(t 0 ) = 0 on trouve t 0 = 2gh . de plus v0 = v(t 0 ) = 2gh.
p
4. On trouve t 0 = 1, 0096 s et ∆ t 0 = p∆h = 1 ms. Finalement
2 gh
t 0 = 1, 010 ± 0, 001 s
5. ω = 2Tπ = 7,29.10−5 rad.s−1 . Dans le référentiel géocentrique, avant d’être lâché, le point M est en mouvement de
rotation autour de l’axe des pôles à la vitesse angulaire ω. Il possède donc un vecteur vitesse :
→
−v (t = 0) = (R + h) −
u→
M θ
6. La force de gravitation est une force centrale de centre O. Le théorème du moment cinétique implique que le moment
−→
cinétique L 0 se conserve puisque le moment de la force en O est nulle. On a donc la loi des aires r 2 θ̇ = C avec C une
constante que l’on peut déterminer par les conditions initiales. Sachant qu’à t = 0 on a r = R + h et θ̇ = ω, il vient
r 2 θ̇ = (R + h)2 ω
7. Lorsque la bille tombe, on a r < (R + h) de sorte que θ̇ > ω : la bille tourne plus vite qu’un point de la surface terrestre
d’où une déviation vers l’Est.
8. D’après l’équation (6.4) et sachant que r = R + h − 12 gt2 , on a
à !
ω gt2
θ̇ = ³ ´2 ≃ ω 1 +
gt2 R+h
1 − 2(R +h)
Intégrons :
ω gt3 ω gt3
θ ≃ ωt + ≃ ωt + car h≪R
3(R + h) 3R
9. S décrit un cercle à la vitesse angulaire ω de rayon R. On a donc
dS = R ω t0
Appelons P le point de chute. P se trouve à la distance curviligne d P = R θ (t 0 ) par rapport à la position initiale de S.
S s’est déplacé de d S . par conséquent, le décalage vers l’Est vaut
ω g t30
δ = dP − dS =
3
10. Numériquement on trouve
δ = 0, 25 mm
Compte tenu de la précision, cet effet est invisible. Pour conclure, il est difficile de mettre en évidence la rotation
terrestre sur la chute libre. L’observation de la déviation vers l’Est nécessite des hauteurs importantes. C’est en
faisant tomber des projectiles dans un puits de 158 m de profondeur que Ferdinand Reich mit en évidence la déviation
vers l’Est en 1833.
m L d ω̇1 = 0
(
km L 2
− m L d ω1 2 = −G
d2
On en déduit, d’une part que le mouvement est uniforme (ω̇1 = 0), d’autre part que
s
G km L
ω1 =
d3
3. Le mouvement de révolution est périodique puisque la vitesse angulaire est constante. La période de révolution vaut
2π
T= = 2,37 × 106 s = 27 j 11 h 38 mn
ω1
4. Plaçons-nous en un point M situé sur la ligne (TL) à la distance xd du centre de la Lune, où x est ce que l’on cherche.
En M, le champ de gravitation terrestre vaut G km L /(d − xd)2 alors que le champ de gravitation lunaire est donné
par G m L /(xd)2 . Au point d’équigravité E, ces deux champs se compensent (ce point est donc nécessairement sur la
ligne (LT)) et l’on a
km L mL 1
= soit x = p = 0, 1
(d − xd)2 (xd)2 1+ k
Le point d’équigravité est situé entre la Terre et la Lune, à 38,4 × 103 km de la Lune.
5. Raisonnons dans le référentiel R 1 . Plaçons S en E et supposons le immobile. Certes, les forces de gravitation se
compensent, mais il faut également tenir compte de la force d’inertie d’entraînement centrifuge. Ainsi S est soumis
à une résultante des forces centrifuge qui lui interdit d’être immobile. Pour que ce soit le cas, il faudrait que la
résultante des forces de gravitation soit centripète. C’est pourquoi, pour rendre S sélénostationnaire, il faut le
rapprocher de la Terre ; c’est-à-dire le placer entre E et T.
6. Comme on l’a déjà dit, si S est sélénostationnaire alors il est immobile dans le référentiel tournant : son accélération
est donc nulle dans R 1 .
7. Dans ce référentiel la résultante des forces est nulle, forces d’inertie comprises. Faisons un bilan (m est la masse du
satellite) :
• la force d’attraction terrestre s’écrit −G km m/(d − xd)2 −
L u→ ; 1
• la force d’attraction lunaire vaut G mm L /(xd)2 −
u→
1;
• et la force d’inertie d’entraînement est donnée par m(d − xd)ω1 2 −
u→
1.
Remarque : la force de Coriolis est nulle puisque S est supposé immobile dans le référentiel tournant.
La relation d’équilibre des forces impose
G km L m G mm L
− + + md(1 − x) ω1 2 = 0
d 2 (1 − x)2 x2 d 2
k 1
− + + k(1 − x) = 0 (6.6)
(1 − x)2 x2
8. Pour la position située derrière la Lune, les deux forces de gravitation sont dans le même sens (suivant −−
u→
1 ) et la
distance TS = d(1 + x). Le même raisonnement que précédemment donne l’équation
k 1
− − + k(1 + x) = 0 (6.7)
(1 + x)2 x2
9. Appelons x1 et x2 les valeurs de x correspondant aux deux positions. Supposons x1 petit devant 1. La relation (6.6)
prend la forme approximative
1 1 1/3
µ ¶
− k(1 + 2x1 ) + + k(1 − x1 ) ≃ 0 soit x1 = = 0, 16
x1 2 3k
1 1 1/3
µ ¶
− k(1 − 2x2 ) − + k(1 + x2 ) = 0 soit x2 = = 0, 16
x2 2 3k
− dv −→
a→
G= u θ − d ω2 −
u→r
dt
La projection du théorème du centre d’inertie donne donc
dv G mMj G mMj
=0 et d ω2 = +
dt (d − r)2 (d + r)2
ce qui donne
G Mj
ω2 = au premier ordre en r/d
d3
La période orbitale vaut donc v
u 3
2π u d
T= = 2πt
ω G Mj
2. Par rapport au référentiel jovio-centrique (considéré galiléen), le référentiel lié à la comète est en rotation. Par
conséquent, il n’est pas galiléen.
Dans ce référentiel, il faut tenir compte des forces d’inertie. Faisons le bilan des forces s’exerçant sur la sphère
décrivant le cercle de rayon d − r (sphère S1 ) :
−−→
• action de contact R 21 = −R − u→r due à l’autre sphère ;
−−→ 2 →
• attraction mutuelle entre les sphères f = G m −
21 u ; r
4r2
−
→ G mMj −
• attraction due à Jupiter f 1 = − u→
( d − r )2 r
−→
• force d’inertie d’entraînement f ie = m(d − r)ω2 −
u→r
• quant à la force d’inertie de Coriolis, elle est nulle puisque la sphère est immobile dans le référentiel d’étude.
3. Dans le référentiel lié à la comète, S1 est à l’équilibre ; la résultante des forces est alors nulle :
G m2 G mMj
−R + − + m(d − r)ω2 = 0
4r 2 (d − r)2
G Mj
soit, en remplaçant ω2 par :
d3
G m2 G mMj G Mj
R= − + m(d − r)
4r 2 (d − r)2 d3
En effectuant un développement limité à l’ordre 1 en r/d on obtient
G m2 3G mMj r
R= −
4r 2 d3
4. Il y a contact tant que R > 0, c’est-à-dire tant que
G m2 3G mMj r 12Mj r 3
> soit d3 >
4r 2 d3 m
Ainsi, le contact est rompu dès lors que
12Mj 1/3
µ ¶
d ≤ d lim avec d lim = r
m
On peut exprimer la limite de Roche en fonction de la taille de Jupiter et du rapport des masses volumiques. En effet,
on a m = 34 πµc r 3 et Mj = 43 πµj R j 3 . Il vient
12µj 1/3
µ ¶
d lim = R j
µc
5. Calculons tout d’abord la masse volumique de Jupiter :
Mj
µj = = 1,25 · 103 kg.m−3
4/3π R j 3
la limite de Roche vaut donc
d lim = 2, 47 R j
La force qui est l’origine de la fragmentation de la comète est une force différentielle de gravitation. La Lune et le
Soleil exercent sur la Terre le même type de force qui est alors responsable du phénomène des marées océaniques.
C’est pourquoi on parle de forces de marée.
6. Reprenons la question 3 en introduisant la force de cohésion F :
G m2 G mMj
−R + − + m(d − r)ω2 + F = 0
4r 2 (d − r)2
Au moment de la fragmentation, on a R = 0 et d = d 0 . Il en découle
G m2 G mMj
F =− + − m(d 0 − r)ω2
4r 2 (d 0 − r)2
G Mj
En remplaçant ω2 par puis en effectuant un développement limité à l’ordre un en r/d 0 , on arrive à
d0 3
3G mMj r G m2
F≃ −
d0 3 4r 2
Le dernier terme correspond à la force mutuelle gravitationnelle (notée f ). En factorisant par ce dernier, on obtient
12Mj r 3
à ! "µ #
d lim 3
¶
F≃f −1 = f −1
md 0 3 d0
Numériquement, on trouve α = F/ f = 3,46.
7. Le poids d’une stalactite cylindrique de hauteur h et de section s vaut P = µ c g sh. Lorsque la glace rompt sous l’effet
de son poids la force de cohésion au niveau de la roche n’est plus suffisante pour compenser le poids. En limite de
rupture on a
p 0 s = µc g sh max
Avec h max = 3 m on trouve p 0 = 29,4 · 103 N.m−2 .
8. Deux demi-sphères de rayon r présentent une surface de contact égale à π r 2 , de sorte que la force de cohésion vaut
F = p0 πr2 .
Quant à la force d’attraction mutuelle, on l’estime en assimilant la comète à deux masses séparées de la distance
entre les centres d’inertie, soit 3r/8. Ainsi on a
G m2
f=
(3r/8)2
En exprimant la masse en fonction de la masse volumique (m = µ c 23 π r 3 ), on trouve
256G µ c 2 π2 4 F 81 p 0
f= r et =
81 f 256G µ c 2 π r 2
9. La fragmentation a eu lieu lorsque F/ f = α ce qui correspond à un rayon
s
81 p 0
r= = 3,6 km
256G µ c 2 π α
→
−g θ (t)
ℓ
→
−
T →
−v = ℓθ̇ −
u→
A θ
z A
O
→
−
P = m→
−g
Dans le cadre des petits angles (θ 2 négligeable devant 1), on peut simplifier sin θ par θ . On trouve alors l’équation
d’un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0 dont la solution s’écrit
θ = θmax cos(ω0 t + ϕ)
1 2
z(t) = ℓ[1 − cos θ (t)] ≃ ℓθ (t)
2
où l’on a utilisé le développement du cosinus à l’ordre deux : cos x ≃ 1 − x2 /2. En dérivant deux fois par rapport au
temps, on trouve
2
z̈ ≃ − gθmax cos(2ω0 t + ϕ)
2. Si l’on tient compte de la rotation terrestre, il faut ajouter dans le bilan des forces la force de Coriolis
−
→ →
− −
f ic = −2m Ω ∧ →
vA
→
−
où Ω représente le vecteur rotation de la Terre par rapport au référentiel géocentrique (considéré galiléen) et →−v
A
la vitesse de A par rapport au référentiel terrestre (non galiléen). Si maintenant le pendule oscille dans le plan
de l’équateur, alors la force de Coriolis sePôle
trouve dans le plan d’oscillation. Ce dernier ne peut donc pas tourner
Nord
contrairement à ce qu’il va se produire lorsqu’on place le pendule en un lieu de latitude différente. En conséquence,
on ne voit pas les manifestations de la rotation terrestre lorsque l’on est situé à l’équateur.
→
− N→
−v
Ω A
Équateur O1
O • z
−
→
f ic
Remarque : rappelons que la force d’inertie d’entraînement est « cachée » dans la définition du champ de pesanteur,
lequel définit la verticale du lieu.
Pôle Nord
θ →
−
T
O •
J−
→
f ic
→
− x
P
→
−
Ω
Équateur λ
5. Multiplions la deuxième équation par le nombre complexe i puis sommons les deux relations. on obtient, en faisant
intervenir la variable p = x + i y,
p̈ + 2i Ω sin λ ṗ + ω0 2 p = 0
Il s’agit d’une équation différentielle linéaire d’ordre deux à coefficients constants complexes. L’équation caractéris-
tique de cette équation s’écrit
r 2 + 2i Ω sin λ r + ω0 2 = 0
dont le discriminant vaut ∆ = −4Ω2 sin2 λ − 4ω0 2 ≃ −4ω0 2 . Les racines s’écrivent
r ± = − i Ω sin λ ± i ω0
de sorte que les solutions prennent la forme
On peut négliger Ω sin λ devant ω0 pour aboutir à C 1 = C 2 = x0 /2. Finalement, la solution s’écrit
p(t) = x0 cos(ω0 t) e− i(Ω sin λ) t
7. Prenons la partie réelle de p pour obtenir x. On trouve
Le premier cosinus décrit les oscillations du pendule alors que le second décrit la rotation du plan. Celle-ci s’effectue
à la vitesse angulaire Ω sin λ et donc avec une période
2π 24 h
T= = ≃ 32 h
Ω sin λ sin λ
MS CS = MT CT avec CT + CS = a
Ces deux équations permettent d’obtenir les distances CT et CS en fonction de a et des masses. On obtient
MS MT
CT = a et CS = a
MT + MS MT + MS
2. La vitesse angulaire de rotation de R ′ correspond à la vitesse orbitale de la Terre par rapport au référentiel de
Copernic. Appliquons le PFD à la Terre dans le référentiel de Copernic :
G MT MS −→ dv →
MT →
−
aT= un aT= T−
avec →
− u t + CTω2 −
u→
n
a2 dt
G (MT + MS )
ω2 =
a3
Si l’on définit la période de révolution T = 2π/ω, on obtient la troisième loi de Kepler
a3 G (MS + MT )
=
T2 4π2
À l’équilibre, ces trois forces se compensent. Ces trois forces sont donc coplanaires et perpendiculaire à l’axe Cz
(puisque la force centrifuge est perpendiculaire à cet axe). Ainsi L se situe dans le plan xCy et le point H se confond
avec C.
L’équilibre des forces s’écrit :
G MS m −→ G MT m −→ −→ →−
− SL − TL + mω2 CL = 0
r13 r23
Remplaçons ω2 par l’expression obtenue à la question précédente, et utilisons la définition du centre d’inertie :
−→ −→ −→
(MS + MT )LC = MS LS + MT LT. On aboutit à la relation
−→ −→
G MS −→ G MT −→ G (MT + MS ) MS LS + MT LT →−
−m SL − m TL − m =0
r13 r23 a3 MT + MS
c’est-à-dire
1 1 1 1
· ¸ · ¸
−→ −→ →−
MS − SL + MT − TL = 0
a3 r13 a3 r23
4. Un schéma vectoriel permet de comprendre pourquoi il existe trois points le Lagrange sur la ligne (ST)
→
− →
−
f S/L f ie
• • • point L1 entre S et T
S C →
− T
f T/L
→
− →
−
f S/L f ie
• • • point L2
S C T →
−
f T/L
→
− →
−
f ie f S/L
• • • point L3
→
− S C T
f T/L
Intéressons-nous à L1 situé entre le Soleil et la Terre. On a LT= r 2 et SL= a − r 2 . L’équation (6.8) donne
1 1 1 1
· ¸ · ¸
MS − (a − r 2 ) − MT − r2 = 0
a3 (a − r 2 )3 a3 r23
1 1 3r 2 1 1
µ ¶
≃ 1+ et ≪
(a − r 2 )3 a3 a a3 r23
mMS mMT 1
E p = −G −G − mr 2 ω2
r1 r2 2
MT
CT = a(1 − ϵ) et SC = aϵ avec ϵ =
MT + MS
y
L
•
r1 r2
r
α
x
C T
S
Appliquons le théorème d’AL-Khasi aux triangles LTC et LSC :
On élimine cos α en multipliant la première relation par ϵ, la deuxième par (1 − ϵ), puis en les ajoutant. On trouve
r 2 = ϵ r 2 2 + (1 − ϵ)r 1 2 − a2 (1 − ϵ)ϵ
Il nous reste enfin à remplacer ω2 par son expression. On arrive alors au résultat suivant :
MS MT MT 2 MS 2
· ¸
E p = −G m + + r2 + r 1 + Cte
r1 r2 2a3 2a3
∂E p ¯ ∂E p ¯
¯ ¯
¯ = G m MS − MS r 1 MT MT
· ¸ · ¸
et ¯ =Gm − r2
∂r 1 r 2
¯
r12 a3 ∂r ¯
2 r1 r22 a3
Les positions d’équilibre correspondent aux extremums de l’énergie potentielle, c’est-à-dire quand
∂E p ¯ ∂E p ¯
¯ ¯
¯ = ¯ = 0 soit r 1 = r 2 = a
∂r 1 r 2
¯ ∂r 2 ¯r 1
Ainsi il existe deux points de Lagrange situés hors de la droite (TS) et qui forment un triangle équilatéral avec la
Terre et le Soleil.
7. Les points de Lagrange sont situés aux extremums de la fonction E p (x, y). Les courbes de niveaux font apparaître :
• 3 points col : il s’agit des points de Lagrange L1 , L2 et L3 ;
• 2 maxima : il s’agit des points L4 et L5 .
L4
L3
m1 L1 m2 L2
L5
Vu que L4 et L5 sont situé sur un maximum d’énergie potentielle, ces points ne sont pas des équilibres stables.
Remarque : on peut montrer que la force de Coriolis stabilise l’équilibre au voisinage de L4 et L5 . On parle
d’équilibre dynamique.
RECUEILS DÉJÀ PUBLIÉS
• Exercices et problèmes corrigés - Outils et méthodes pour la physique