Les Modes de Transport
Les Modes de Transport
I. Le Transport Aérien
1. L’organisation du transport :
L’agent de fret aérien organise le transport principal,
Le transitaire commissionnaire, mandataire, assure les opérations et les
formalités relatives au transport.
Le contrat de transport
Le contrat de transport aérien est conclu entre le transporteur (La compagnie aérienne)
et le chargeur, qui peur être le transitaire.
Il est matérialisé par la Lettre de Transport Aérien (LTA = AIR WAY BILL).
La lettre de transport aérien peut être établie par la compagnie aérienne, l’expéditeur,
ou le destinataire.
La LTA est à la fois :
La preuve du contrat de transport,
La preuve de la prise en charge des marchandises,
Le justificatif de prix.
2. Responsabilités :
La marchandise est sous la responsabilité du transporteur depuis sa prise en charge
jusqu’à son déchargement.
En cas de manquant, le destinataire est tenu de faire porter les réserves sur le poids et
le nombre de colis et non sur le nombre d’articles. En cas de dommages résultant d’un
retard, le transporteur est responsable de l’avarie sauf s’il a émis des réserves.
Pour les pertes et les avaries, le destinataire doit envoyer une lettre recommandée dans
les 14 jours de la réception. En cas de retard il faut envoyer une lettre recommandée
dans les 21 jours de la mise à disposition.
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3. Tarification
La base de la tarification est le rapport entre le poids et le volume sachant qu’ 1 tonne
= 6m3.
a. Le tarif général
Il est conçu par tranche de poids, pour une relation aéroport/aéroport, et indique un
prix de transport au kilo.
Le poids taxable sera déterminé en fonction du rapport Poids/volume de la
marchandise qui ne doit pas excéder 1t=6m3. La dégressivité du tarif amène à faire
jouer « la règle du payant-pour », qui consiste à payer pour la tranche de poids
supérieur afin de bénéficier d’un coût de transport moindre.
Les compagnies aériennes appliquent la règle du « Payant pour » qui consiste, compte
tenu de la forte dégressivité du tarif, à payer un poids supérieur au poids réel.
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2. Le contrat de transport
Il peut entrer dans deux types de contrats :
Un contrat de transport ; le chargeur s’engage à payer un fret déterminé, et le
transporteur achemine la marchandise d’un port à un autre.
Un contrat d’affrètement par lequel les contractants conviennent de la location d’un
navire pour une période de temps déterminée.
3. Responsabilités
Le chargeur doit présenter sa marchandise en temps et en lieu fixé.
L’armateur prend en charge la marchandise pour la transporter.
Le transporteur délivre le document de transport maritime : Connaissement Maritime
= Bill of Lading.
4. Tarification
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Les conférences maritimes (accords entre les compagnies maritimes) fixent les règles
de tarification. Le fret de base : fonction de la classe de marchandise et de la masse ou
du volume avec équivalence : 1 Tonne = 1 m 3. Le fret maritime est établi en unité
payante (UP).
I I I. Le Transport Routier :
1. L’organisation
Les transporteurs sont des compagnies privées de transport et des artisans
camionneurs.
Trois types de véhicules sont couramment utilisés :
Les véhicules d’une seule pièce (camions)
Les véhicules articulés (tracteur + semi-remorque)
Les trains routiers articulés (camion +remorque)
La Convention de Genève dite « CMR » (Convention de Marchandise par route) règle
les conditions de transport et la responsabilité du transporteur, La Convention TIR
(Transport International par route) s’applique aux marchandises en provenance ou à
destination d’un pays hors Union Européenne ayant ratifié la Convention.
3. Tarification
La tarification prend en compte, le poids, la nature de la marchandise et la distance à
parcourir.
Le rapport poids/volume est de : 1 Tonne = 3 m3
Le poids de la marchandise est toujours arrondi aux 100 kg supérieurs.
DÉFINITIONS
PTAC Poids Total Autorisé en Charge
Poids maxi d'un véhicule isolé
PV Poids à Vide
PTRA Poids Total Roulant Autorisé
Sur les tracteurs routiers et les porteurs-remorqueurs.
C'est le poids maxi de l'ensemble
CU Charge Utile
PMA Poids Maximum Autorisé
Cette donnée n'est mentionnée nulle part. .
Pour un camion isolé elle est égale à son PTAC;
quant aux autres véhicules il faut la calculer.
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A LE PMA
Le PMA est le + petit résultat des calculs suivants :
a- PTRA du TRR
b- PV (TRR) + PTAC (S/REM)
c- Code de la Route (voir poids maxi des véhicules)
B LA CU
CU = PMA - PV (s)
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Pour tenir un mode de transport plutôt qu’un autre, l’analyse du coût ne doit pas se
limiter à la prise en compte du prix du fret, seul. Ainsi le temps d’immobilisation de
la marchandise, les coûts de pré- et de post-acheminement, les frais d’emballage plus
ou moins importants doivent rentrer dans cette analyse.
Exemple :
Pour une expédition de 3 800 kilogrammes nets de fromage de Paris à Tokyo le choix
entre le transport maritime et aérien se pose dans ces termes :
Poids brut et volume :
▪ Mer 4500 Kg 15,3m3,
▪ Air 4 050kg 13,7m3.
Me r Air
V a l e ur 98800 98800
Emballage 3800 1520
Valeur FOB 105 070 101 916
Fret 10 125 46 980
Assurance 4 032 1 861
Pré-acheminement 4725 2632
Droit de douane (35% valeur CIF) 41729 52765
Coût financier de l’Immobilisation pendant le transport 1 908 402
Valeur stock moyen 273 625 142 465
Coût du stockage 1824 947
Magasinage 5337 2126
Coût de revient de la marchandise livrée 174750 208280
Détériorations pendant le transport 78kg (sur valeur de revente) 44 460 8892
Total 219 210 217 172
Différence -2 038
Elément de comparaison :
▪ Délai de porte à porte : mer : 36 jours ; air : 6jours ;
▪ Taux d’intérêt annuel : 16%.
▪ Nombre d’expéditions annuelles : 26.
▪ Pourcentage d’invendus et de détériorations : mer 15% ; air : 3%.
Source : d’après Fret
informations (aéroports et
agents de fret de France)
On constate que la prise en compte de tous les coûts attachés à la distribution laisse
apparaître une économie globale en faveur de l’avion, malgré un fret aérien nettement
plus élevé que le fret maritime.
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Principaux ratios
Ratios permettant l’analyse du Ratios permettant l’analyse de la Ratios permettant l’analyse de la
coût. qualité productivité
▪ Coût total des expéditions/ ▪ Nombre de sinistres/nombre ▪ Nombre d’expéditions/nombre
valeur transportée. total d’expédition. d’heures total travaillées.
▪ Coût total de s ▪ Nombre de retards/nombre total ▪ Nombre d’expédition en unités
expéditions/volume transporté. d’expédition. de charge complète/ nombre
▪ Coût total des expéditions/ ▪ Montant des dommages/ valeur total d’expéditions.
nombre d’expéditions. totale des expéditions.
▪ Nombre de litiges/Nombre total
d’expéditions.
Cette analyse peut être enrichie par d’autres indicateurs et affinée par transporteur,
par zone géographique ou type de marchandise expédiée ou mode de transport. Elle
doit être en fonction du niveau d’activité de l’entreprise.
B. L’EDI :
L’échange informatisé de données permet d’informatiser la circulation des
informations liées aux différentes transactions (commande, facturation, livraison,
etc…) entre les différents partenaires (acheteur, transporteur, vendeur…). La
communication des informations se fait d’ordinateur à ordinateur par le biais du
réseau de télécommunications (transmission électronique à la norme).
Les transporteurs qui ont fait ce choix sont aussi en mesure de suivre en temps réel la
marchandise et de la localiser en permanence. Le gain en efficacité et en rapidité dans
le traitement des opérations est considérable et permet d’améliorer le service au client
tout en réduisant les coûts administratifs.
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B. principes communs :
Les assurances définissent de façon presque uniforme les risques assurés et les risques
exclus ainsi que certains principes de fonctionnement.
a) La notion d’avarie : les pertes et avaries particulières concernent tous les modes
de transport. Ce sont les détériorations ou manquants sur la marchandise elle-
même, qui proviennent soit d’événements majeurs survenant au cours du
transport (naufrage, accident de la route, déraillement, etc.) soit d’événement
concernant uniquement la marchandise (chute, perte…).
L’avarie commune est une notion spécifique au transport maritime et fluvial.
Le terme désigne les dommages résultant de décisions prises pour « sauver le
navire » et donnant lieu à contribution : les frais et les sacrifices engagés sont
répartis entre l’armateur et le (s) propriétaires(s) de la cargaison,
proportionnellement à la valeur de chaque expédition. Ainsi, une marchandise
intacte mais sauvée par un acte de remorquage, contribuera aux dépenses. Les
sommes mises en jeu sont considérables et font de l’avarie commune un risque
majeur, qu’il est indispensable d’assurer.
b) Les risques couverts et les risques exclus : les polices couvrent les types de
marchandises en dehors du moyen de transport lui-même.
Les risques exclus sont presque les mêmes dans chaque garantie. C’est à
l’assureur d’établir l’existence de l’exclusion qu’il désire invoquer.
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A. Le coût :
Il s’agit du coût global des opérations. Il faudra donc répertorier l’ensemble des coûts
relatifs à chaque solution transport :
▪ Coût d’emballage.
▪ Coût de transport (pré-acheminement, transport principal, post-
acheminement).
▪ Coût d’assurance.
▪ Coût de manutention et de stockage.
▪ Coût des opérations douanières.
▪ Coût annexes : commissions, passages portuaires ou aéroportuaires…
▪ Coût de gestion interne (traitement et suivi de la commande).
▪ Coût financier d’immobilisation des marchandises (au prorata du délai complet
d’acheminement).
B. Les délais.
Il s’agit du délai d’acheminement de bout en bout incluant :
▪ Les délais de transport.
▪ Les délais d’attente (attente du moyen de transport au départ ou lors des
ruptures de charges, attente du départ de l’expédition en cas de
groupage, attente au déchargement).
▪ Les délais de formalités douanières.
C. La sécurité :
Elle est de deux types :
▪ La sécurité des marchandises. Durant le transport proprement dit, elle est très
liée au mode de transport plus ou moins sûr (exemple : transport aérien plus
sûr que le transport routier ou maritime), mais aussi aux choix d’emballage et
de préparation de la marchandise (exemple : conteneurisation). Elle dépend
aussi du nombre de ruptures de charge et des opérations de manutention.
▪ La sécurité des délais. c’est la probabilité de retards à l’arrivée, qui est fonction
du mode de transport, du nombre de ruptures de charge, et de conditions
annexes : grèves, conditions climatiques…
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Les critères les plus importants ici sont la sécurité et le coût, car ce sont les
marchandises à forte valeur ajoutée, très fragile, vendues sur un marché nouveau sur
lequel CERAMICA doit assurer sa compétitivité face à de nombreux concurrents
positionnés sur le haut de gamme. Au vu des tarifs pratiqués par les concurrents
directs de CERAMICA sur le marché japonais, il a été fixé pour limite supérieure au
coût complet d’acheminement, 30% de la valeur EXW de l’expédition. Nous
retiendrons donc ce critère, plus explicité que le critère de comparaison des coûts
complets. Enfin, les délais sont moins importants du point de vue commercial puisque
CERAMICA a constitué des stocks intermédiaires sur place pour garantir une livraison
sûre et rapide auprès des distributeurs. Toutefois, plus les délais de livraison sont
longs et susceptibles d’être retardés, plus le stock de sécurité doit être important et le
coût de stockage accrus.
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Le choix se portera sur la solution par voie aérienne dont le coût, proportionnellement
à la valeur de la marchandise, se trouve à la limite supérieure acceptable (29,35% de la
valeur EXW). Quoique plus chère, cette solution est supérieure aux autres du point de
vue des délais et de la sécurité.
De plus, cette solution, à fréquence d’expéditions équivalente avec les autres, permet
de fixer les stocks de sécurité au niveau nécessaire pour assurer trois jours de vente
alors qu’il faut prévoir un mois (+retards) pour les solutions maritimes, d’où des coûts
de stockage plus importants.
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