Impact des argiles sur l'adsorption des polluants
Impact des argiles sur l'adsorption des polluants
DEPARTEMENT DE CHIMIE
THÈSE
Devant le jury
Le travail faisant l’objet de cette thèse a été réalisé au sein du Laboratoire de Traitement des
Eaux et Valorisation des Déchets Industriels (LTEVDI) de l’Université d’Annaba (Algérie).
Mes vifs remerciements vont aussi à l’ensemble des membres du jury : Monsieur GHEID
Abdelhak (Professeur à l’Université de Souk-Ahras ), Madame HATTAB Zhour (MCA à
l’Université d’Annaba) et Monsieur GUERFI Kamel (Professeur à l’Université d’Annaba),
pour avoir accepté d’examiner cette thèse.
Je voudrais également remercier tous les membres du laboratoire LTEVDI et tous ceux qui
ont contribué à la réalisation de cette thèse.
Mes remerciements spéciaux vont également à ma mère, mon père, mon chers mari Farid ,
mon fils Ahmed Mohemed, mes frères, mes sœurs et sana ma meilleur amie, pour leur soutien
et tout ce qu’ils ont fait pour moi. Ils se sont beaucoup sacrifiés pour m’offrir toutes les
conditions nécessaires afin que je puisse devenir ce que je suis.
Ouahida KHIREDDINE
SOMMAIRE
Remerciement
Sommaire
Abréviation
Introduction générale 1
Références bibliographiques 3
Chapitre I. Pollution par les composés phénoliques
I.1. Introduction 6
I. 2. Les composés phénoliques 6
I.2. 1. Origine 6
I.2.2. Propriétés des composés phénoliques 6
I.2.3.Les nitrophénols 7
I.2.3.1. Le paranitrophénol (PNP) 7
I.2.3.1.2.Utilisation 9
I.3.Techniques d’élimination des composes phénoliques 10
I.3.1. Précipitation 10
I.3.2. Filtration 10
I.3.3. Adsorption 10
I.4. Conclusion 11
Références bibliographiques chapitre I 12
Chapitre II. Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
II.1. Introduction 15
II.2. Matériaux adsorbants 15
II.2. 1.Définitions des minéraux argileux 15
II. 2.2.Classification des argiles 16
II.2.2.1.Minéraux de type 1:1 (ou T-O) 16
II.2.2.2.Minéraux de type 2 :1(ou T-O-T) 17
II.2.2.3.Minéraux de type 2:1:1(ou T-O-T-O) 18
II.2. 3.Espaces interfoliaires 19
II. 2.4. Propriétés des argiles 20
II.2.5.Utilisation des argiles dans le domaine de l’environnement 21
II.3. Adsorption 21
II.3.1.Adsorption physique 21
II.3.2.Adsorption chimique 22
II.3.3. Mécanisme d'adsorption 23
II.3.4. Isothermes d’adsorption 24
II.3.5.Modèles d’adsorption 25
II.3.5.1. Le modèle de Langmuir 25
II.1.6.2. Le modèle de Freundlich 26
II.4.Conclusion 27
Références bibliographiques chapitre II 28
Chapitre III. Matériels et Méthodes
III.1. caractérisation et identification du matériau argileux 30
III .1.1.Purification du matériau argileux 30
III .1.1. 1. Lavage 30
III. 1.1.2. Traitement chimique 31
IV.2.Résultats des essais d’adsorption de sur kaolinite et la kaolinite intercalée par l’urée 56
IV.2.1. Effet de la masse d’adsorbant 56
IV.2.2. Détermination du temps d’équilibre 57
IV.2.3. L’effet du pH 58
IV.2.4. Influence de la température 59
IV.2.5. Modélisation de l’adsorption 61
IV.2.6. Etude cinétique d’adsorption 64
IV.2.7. Paramètres thermodynamiques 67
Références bibliographiques chapitre IV 70
Conclusion générale 73
Résumé
Liste des figures
Chapitre I
d’adsorption.
Figure II.8 Modèle d’adsorption en monocouche 26
Figure II.9 Modèle d’adsorption en multicouches 27
Chapitre
III
Figure III.1 Schéma du procédé de préparation de l’argile purifiée 32
Figure III.3 Protocole de la préparation d’une kaolinite intercalée avec des molécules 35
organiques
Figure III.4 Schéma de la diffraction des rayons X par une famille de plans 39
réticulaires (hkl).
Figure. III.5 Analyse par le microscope électronique à balayage (MEB) 40
Chapitre
IV
FigureIV.1 Courbe de distribution granulométrique du matériau argileux. 43
Figure IV.2 Spectre DRX de l’argile purifiée. 44
Figure IV.3 Micrographie MEB de l’argile purifiée 45
Figure IV.4 Spectre infrarouge de l’argile purifiée 46
Figure IV.5 Spectre infrarouge du la kaolinite intercalée avec l’urée 47
Figure IV.6 Spectre infrarouge du la kaolinite intercalée avec DMSO 48
FigureIV.7 Spectre infrarouge du la kaolinite intercalée avec thioureé. 49
Figure IV.8 Spectre infrarouge du la kaolinite intercalée avec DMF. 50
Figure IV.9 courbe ATG d’argile intercale par diffèrent molécules organiques ( kao( 55
a), kao –urée(b), kao –DMSO(c) , kao –thiourée(d) et kao –DMF(f)).
FigureIV.10 Influence de la masse sur l’adsorption du PNP. 56
Chapitre I
Tableau I. 1 Propriétés physico-chimiques du paranitrophénol 8
Tableau I.2 les voies d’exposition possibles par le PNP et leurs conséquences 9
sur la santé.
Chapitre II
Tableau II.1 Classification des principaux types de minéraux argileux. 18
ChapitreIV
Tableau IV.4 Attribution des bandes de vibration des spectres IR des matériaux 51
argileux
PNP : paranitrophénol
Kao : kaolinite
DMF : Diméthylformamide
DMSO : Diméthylsulfoxyde
Introduction générale
Les différentes activités humaines : industrielles, agricoles, et autres génèrent des sous -
produits et déchets qui peuvent se retrouver dans l’environnement et compromettraient
l’équilibre des écosystèmes par les différentes pollutions qu’ils génèrent (Gao and Chen., 2012, Xu
et al ., 2014). Les composés phénoliques sont des contaminants courants dans les eaux usées,
générés à partir des industries chimique, pétrochimique et agricultrice. La principale application du
paranitrophénol (PNP) est dans la production des pesticides, des colorants, des explosifs, et en tant
que fongicide pour protéger le cuir des moisissures fongiques (Aksu, Z. and Yener, J., 2001 ;
Rengaraj S. et al ., 2002).
Divers chercheurs ont ainsi montré qu'une variété de matériaux d'origine végétaux avait
l'aptitude de fixer des quantités importantes en composes phénoliques. Parmi ces matériaux, les
argiles ont fait l’objet de diverses études pour des applications variées comme l’adsorption.
L'élimination du PNP à partir de solutions aqueuses est donc importante avant que ces eaux
soient rejetées dans le milieu environnemental. Plusieurs études d'adsorption ont été effectuées sur
l'élimination du paranitrophénol avec du charbon actif et une variété de matériaux géologiques dont
la kaolinite, la montmorillonite et les zéolites (Muñiz-Lopez, C et al.,2009 ; Zermane ,F et al
.,2010 ; José C. L-C et al., 2012 ; Hamidouche, S .,2015) .
Les argiles naturelles ne sont pas utilisées directement dans le traitement des eaux.
Différentes modifications sont nécessaires pour améliorer leurs capacités sorptionnelles.
L’intercalation d’argile par des molécules organiques (l’urée, la thiourée, DMSO,et DMF) permet
d’augmenter l’espace interfoliaire et créer aussi de nouveaux sites d’adsorption. En effet, la
kaolinite naturelle, une argile de type 1 :1 très répandue sur la croute terrestre est
1
Introduction Générale
Introduction Générale
souvent utilisée comme matrice de molécules hôtes tels que : l'urée, la thiourée,le formamide,
l'acétate de potassium et le diméthylsulfoxyde (Franco et al.,2004 ; Letaief S. et al.,2006 ;Éva Makó
et al., 2009 ;Cordeiro Lopes ,P. and al.,2003;Hongfei ,Ch., 2010 ; Hongfei ,Cet al.,2015 ; Emerson
H. de Faria 2009 ; Qinhua ,F 2005).
Ces minéraux peuvent être étudiés et caractérisés avec des méthodes appropriées. La
composition minéralogique des argiles est déduite par la diffraction des rayons X (DRX).Le degré
d’hydratation des assemblages argileux s’obtient via des analyses thermogravimétriques (ATG). La
morphologie des particules et leurs taille, s’observe plutôt au microscope électronique à balayage
(MEB). et l’analyse de spectroscopie infrarouge.
Des essais d’adsorption en batch, ont été réalisés avec un plan expérimental bien défini, pour
trouver les conditions optimales d’adsorption. A cet égard, plusieurs influences ont été testées
comme par exemples les effets du pH, le temps de contact, la température etc. Une modélisation de
l’adsorption est prévue pour justifier la démarche et les résultats expérimentaux obtenus.
2
Introduction Générale
Introduction Générale
Références bibliographiques
Binoy ,S. Mallavarapu, M.Yunfei, X. Ravi ,N. (2012) . Surface charge characteristics of
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3
Introduction Générale
Introduction Générale
Hamidouche, S . B ,O, Zermane, F . Cheknane ,B. Houari, M., Debord ,J., Harel, M.
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4
Introduction Générale
Introduction Générale
Su,J. Lin,H.-f. Wang,Q.-P. Xie,Z.-M. Chen, Z.-l. (2011) .Adsorption of phenol from aque-
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Zermane ,F. Bouras ,O . Baudu ,M. Basly ,J-Ph . (2010). Cooperative coadsorption of 4-
nitrophenol and basic yellow 28 dye onto an iron organo–inorgano pillared montmorillonite
clay. J.of Colloid and Interface Science 350 , 315–319.
5
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
6
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
I.2.3.Les nitrophénols
Les nitrophénols sont des composés nitroaromatiques nocifs. Ils peuvent être des
intermédiaires environnementaux de transformation des herbicides phénoliques. L’exposition aux
nitrophénols peut causer des effets néfastes aux algues et aux organismes aquatiques.
La biodégradation de ces composés n’empêche pas leur accumulation dans le sol et les eaux
souterraines pendant les mois d’hiver, qui peuvent endommager le développement des plantes
pendant le printemps. Une voie alternative de transformation des nitrophénols dissouts dans les
eaux de surface est représentée par les processus photochimiques, parmi eux la photolyse (Albinet,
A. et al. ,2010).
OH OH
OH
NO2
NO2
NO2
Le paranitrophénol noté PNP est une molécule aromatique contenant un noyau phénolique et
un substituant nitro. Elle possède une forme acide et une forme basique qui absorbent à deux
longueurs d’onde différentes, respectivement 318 nm et 401 nm (FigureI.1) (Ando, R. A et al ,
2007). L’équilibre entre ces deux formes se traduit par la présence d’un point isobestique à 346 nm.
La forme acide, notée PNP, est jaune pâle tandis que la forme basique, notée PNP-, est jaune très
intense. Le passage à la forme phénolate du PNP a un effet bathochrome (décalage vers les grandes
longueurs d’onde) et un effet hyperchrome (augmentation du coefficient d’extinction molaire).
7
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
La forme acide absorbe à une faible longueur d’onde (317 nm) et son coefficient
d’extinction molaire est plus faible et vaut ε317nm = 8 300 ± 410 L.mol -1.cm-1 (ε318nm = 9 000 L.mol -
.cm-1 d’après la littérature (Ando, R. A et al., 2007). On lui préférera la détection de la forme
1
basique à 400 nm car elle présente un coefficient d’extinction molaire élevé. Aucune des deux
formes du p-nitrophénol n’est fluorescente et par conséquent, une détection en fluorescence ne peut
pas être envisagée (Zhang. Wet al ,2008 ; Ando, R. A et al., 2007).
8
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
I.2.3.1.2.Utilisation
Le paranitrophénol est largement utilisé pour la fabrication des pesticides, des colorants, des
explosifs, des produits pharmaceutiques et aussi en tant que fongicide. (Labana .S et al .,2005 ;
Kitagawa. W et al., 2004 ;Boehncke .A et al .,2000 ;Chern, JM et Chien , YW., 2002). Il est
également un intermédiaire de synthèse en chimie organique.
Les conséquences de l’exposition au PNP sont traduites dans le tableau I.2 (Liu, Z.et al
2007 ).
Tableau I.2 ̶ les voies d’exposition possibles par le PNP et leurs conséquences sur la santé.
9
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
I.3.2. Filtration
La filtration est un procédé physique destiné à clarifier un liquide qui contient des matières
solides en suspension en les faisant passer à travers un milieu poreux. Si l’eau est peu chargée en
matières en suspension et en particules colloïdales, les flocs seront retenus au niveau de l’étape de
filtration ; celle ci peut-être classique (filtration mono ou multicouche) ou membranaire
(microfiltration, ultrafiltration et osmose inverse) (Nanoti , A et al .,1997).
I.3.3. Adsorption
L’adsorption repose sur une rétention surfacique qui entraîne une variation de la
composition du mélange solvant-soluté à la surface de l’adsorbant. Un meilleur pouvoir de
rétention est généralement obtenu par des matériaux poreux de surface spécifique très développée.
Les adsorbants les plus utilisés sont les charbons actifs, de l’alumine, les argiles, les zéolites, les
gels de silice ou les résines spécifiques.
Dans notre étude sur l’élimination du PNP, nous avons utilisé cette technique de traitement
qui sera détaillée dans le prochain chapitre (Su, J. et al ., 2011 ; Tang, D. et al Z. ,2007) .
10
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
I.4. Conclusion
En général, les procédés industriels génèrent des eaux usées très chargées en polluants
organiques très nocifs pour les humains et les écosystèmes. Il est important de développer
d’avantage de techniques innovantes pour se protéger de ces agresseurs environnementaux.
11
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
Références bibliographiques
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Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
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13
Chapitre I Pollution par les composés phénoliques
14
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
II.1. Introduction
Les argiles pourraient être des matériaux adsorbants à la fois économiques et moins
polluants. Ce sont des phyllosilicates à grande surface spécifique et leur charge de surface.
L'adsorption est un procédé de traitement, bien adapté pour éliminer une très grande
diversité de composés toxiques dans notre environnement. Elle est essentiellement utilisée pour le
traitement de l'eau et de l'air. Au cours de ce processus les molécules d'un fluide (gaz ou liquide),
appelé adsorbat, viennent se fixer sur la surface d'un solide, appelé adsorbant (Arias, M.2002).
Aujourd’hui, le phénomène d’adsorption est devenu un outil pour la purification et la séparation de
toute substance indésirable. Il trouve son application dans différentes industries (pétrolière,
chimique, pharmaceutique, etc…) (Aksu, Z.2005).
Le mot argile vient du grec Argilos dérivé d’argos qui veut dire blanc. Les argiles, en
général, sont des produits de décomposition des roches siliceuses, par désagrégations physique et
mécanique puis par altération chimique. Selon Eslinger et Peaver (Mouanga ,M. et al 2009), les
argiles sont des particules de phyllosilicates dont le diamètre des grains est inférieur à deux
micromètres. La fraction fine de l’argile (< 2μm) contient souvent des minéraux non phyllosilicates
(carbonates, quartz, feldspaths composés minéraux amorphes sous forme d’oxyde ou hydroxyde de
fer et d’aluminium). Ces derniers constituent des minéraux dits accessoires ou associés aux
minéraux argileux. Les minéraux argileux sont liés entre eux par des liaisons de natures très
diverses, en formant des agrégats de tailles beaucoup plus grande (Bitenc, M. et al 2012).
15
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
Les principaux critères de classification des phyllosilicates sont basés sur la combinaison
des feuillets, le type de cations dans l’octaèdre et le tétraèdre, la charge de la couche et la nature des
espèces dans l’espace interfoliaire.
16
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
La figure II.2 représente les molécules d’eau supplémentaires dans l’halloysite en augmentant
l’espace interfeuillets .
Le feuillet est constitué de deux couches tétraédriques et d’une couche octaédrique, il est
qualifié de T:O:T ou de type 2 :1, son épaisseur est d’environ 10Å. Par exemple la
17
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
A une couche d'octaèdres encadrée par deux couches tétraédriques, et un inter feuillet constitué
par une couche d'octaèdres ; l’équidistance caractéristique est alors d'environ 14 Å ; à ce type
18
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
Les espaces qui se trouvent entre les feuillets peuvent être vides ou remplis. Ils sont vides
lorsque les différents feuillets sont neutres et liés entre eux par des liaisons hydrogène dans le cas
des espèces 1:1, ou par des liaisons de Van der Wals dans le cas des minéraux 2:1 type talc ou
pyrophyllite (Pedro ,G 1994). Ils sont occupés par des cations dès que les feuillets de l’édifice
présentent un déficit de charge à la suite de substitutions isomorphiques. Ces cations rétablissent
l’électro-neutralité du système et en même temps assurent la liaison entre les feuillets adjacents, qui
est ici de nature ionique. Ces cations peuvent être soit «secs» soit hydratés. Les cations les plus
fréquents sont Ca2+, Mg 2+ + + +
, K , Na , Li .
19
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
En suspension dans l’eau, les propriétés des minéraux argileux dépendent de quatre
caractéristiques essentielles (Morel R, 1996) :
La finesse des particules (inférieure à quelques microns) leur confère les propriétés des substances
dites colloïdales. C’est cette propriété qui permet aux autres caractéristiques (charge, structure,..) de
se manifester.
dans l’eau.
20
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
Les argiles jouent un rôle significatif pour réduire les problèmes de pollution de
l’environnement et leurs applications augmentent sans cesse. Parmi celles–ci (Besq A .,2000).
Le rôle des argiles dans les sols contaminés dans le transport des isotopes radioactifs
Leur rôle vis-à-vis des pesticides et des éléments métalliques dans les sols ;
Le rôle de barrière d’étanchéité dans les décharges.
II.3. Adsorption
Selon la nature des forces qui retiennent la molécule adsorbée à la surface du solide, on
distingue deux types d'adsorption :
II.3.1.Adsorption physique
Les interactions entre les molécules du soluté (adsorbât) et la surface du solide (adsorbant)
sont assurées par des forces électrostatiques type dipôles, liaison hydrogène ou Van der Waals
(Khan, S.U., 1980 ; Senesi,N. et Chen.Y., 1989).La physisorption est rapide, et n'entraînant pas de
modification des molécules adsorbées.
21
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
II.3.2.Adsorption chimique
L’adsorption chimique appelée aussi chimisorption est, irréversible, lente et très spécifique,
produisant une modification des molécules adsorbées. Ce type d'adsorption met en jeu des énergies
d’attractions très importantes, qui conduisent à des chaleurs d'adsorption
élevées, approchant souvent aux énergies de liaisons chimiques covalentes atteignant parfois 80
Kcal/mol. (Young, R.N. et al ., 1993 ; Weber,W. J.et al .,1980) .
Le tableau II.2 résume les principales différences entre l’adsorption physique et l’adsorption
chimique (Millot G.,1964 ; Chitour.,2004).
22
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
d’adsorbant.
Diffusion interne : Les particules de fluide pénètrent dans les pores. Elle dépend du gradient
de concentration du soluté.
Diffusion de surface : Elle correspond à la fixation des molécules à la surface des pores est
Figure II.6 ̶ Mécanisme de transport d’un adsorbat au sein d’un grain solide (Weber,W.J. et al
.,1998).
23
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
L’adsorption solide/gaz ou solide/ liquide est représentée par son isotherme qui est
peuvent être représentées sous la forme de courbes isothermes d’adsorption N= f(p) T (adsorption
solide, gaz ou quantité soluté en milieu aqueux adsorbé sur un solide (adsorption solide/liquide).
Selon le couple adsorbât-adsorbant étudié, l’allure de la courbe isotherme peut être différente. La
grande majorité des isothermes peuvent être classée en six types selon leur allure. Le type
d’isotherme obtenu permet déjà de tirer des conclusions qualitatives sur les interactions entre les
adsorbats et l’adsorbant (jankowska., 1991). Les isothermes de type I sont typique d’une adsorption
Ce type d’isotherme est caractéristique pour les charbons microporeux et les zéolithes. Les
isothermes de type II, au contraire correspondent en général à l’adsorption multicouche sur des
surfaces ouvertes. Cependant une isotherme de type II peut aussi résulter de la somme d’isothermes
I+II (remplissage de micropores suivi d’une adsorption multicouche sur une surface externe). Les
isothermes de types III reflète un manque d’affinité entre l’adsorbat et l’adsorbant, et des
interactions entre adsorbat-adsorbat relativement fortes. C’est le cas de l’adsorption de l’eau sur des
surfaces hydrophobes (par exemple graphite ou charbon actifs contenant peu d’oxygène). Les
forte, mais limitée) et de type V. Elles présentent des marches caractéristiques d’une adsorption
multicouche sur une surface nonporeuse très homogène. C’est le cas de l’eau sur les carbones riches
24
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
Les isothermes de type V reflètent aussi une forte interaction entre les adsorbats. De plus,
l’existence d’une hystérésis au cours de la désorption reflète la présence de mésopores dans lesquels
Figure II.7 ̶ Classification des isothermes d’adsorption observées pour les systèmes d’adsorption.
II.3.5.Modèles d’adsorption
D’assez nombreux auteurs ont proposé des modèles théoriques ou empiriques pour d’écrire
la relation entre la masse d’adsorbat fixée à l’équilibre et la concentration sous laquelle a lieu. Il
s’agit de relation non cinétique que l’on nome isotherme. En pratique, on observe qu’une masse
d’adsorbant ne peut fixer une quantité illimitée de substance, elle se sature. Ce phénomène de
saturation n’est pas expliqué par toutes les formules, dont nous n’exposerons que les plus utilisées.
L’isotherme d’adsorption de Langmuir se base sur le fait que tous les sites d’adsorption sont
homogènes et qu’il n’existe aucune interaction entre les particules adsorbées en surface, ce qui
25
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
𝒒𝒎𝒂𝒙 𝑲𝑳 𝑪𝒆
𝒒𝒆 = (𝑰𝑰.𝟏)
𝟏 + 𝑲𝑳 𝑪𝒆
d’adsorption pour le soluté (mg.g-1), qmax : la capacité maximale d’adsorption (mg.g-1) et KL est la
constante d’équilibre.
𝑪𝒆 𝟏 𝑪𝒆
= + (𝑰𝑰. 𝟐)
𝒒𝒆 𝑲𝑳 𝒒𝒎𝒂𝒙 𝒒𝒎𝒂𝒙
Ce modèle est compatible avec la saturation. Son point faible est de supposer une monocouche, ce
qui n’est pas toujours vrai (figure. II.8).
Le modèle d’adsorption de Freundlich (équation II.3) est utilisé dans le cas de formation
des multicouches adsorbées sur la surface, avec des sites parfois hétérogènes dont leurs énergies de
𝟏
𝐪𝐞 = 𝐊 𝐅 𝐂𝐞𝐧 (𝐈𝐈. 𝟑)
26
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
𝟏
𝐥𝐨𝐠 𝐪𝐞 = 𝐥𝐨𝐠 𝐊 𝐅 + 𝐥𝐨𝐠 𝐂𝐞 (𝐈𝐈. 𝟒)
𝐧
II.4.Conclusion
Dans ce chapitre, il nous a été possible de définir l’adsorption comme étant essentiellement une
réaction de surface et de différencier entre la physisorption et la chimisorption. Les mécanismes et
leurs modélisations sont décrits afin de mieux appréhender et expliquer les résultats obtenus dans
nos différents essais caractérisant ce type d’étude. Les argiles sont des matériaux peu onéreux et
facilement accessibles qui présentent d’excellentes propriétés d’échanges de cations et qui peuvent
être utilisées pour adsorber des contaminants.
27
Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
Références bibliographiques
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Chapitre II Les argiles et leurs applications dans les phénomènes d’adsorption
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Young, R.N. Galven-Cloutier,R. Wity ,P. (1993). Cana. Geot. J., 25, 33-45.
29
Chapitre III Matériels et méthodes
Matériels et Méthodes
Les argiles telle qu’on les rencontre dans la nature sont habituellement constituées de
minéraux argileux associes à des matériaux non argileux (quartz, feldspath, oxydes et
hydroxydes de fer et d’aluminium, carbonate etc.…) ainsi qu’à des substances organiques
(humine, acide humique, fulvique, débuts de végétaux de microorganismes vivants ect…).
Une masse de 100g de sol brut broyée et tamisée à 250 µm et lavée trois fois dans 7
litres d`eau distillée avec agitation mécanique. La séparation des phases se fait par
décantation, les grosses particules se précipitent selon la loi de Stockes. La phase argileuse
étant en suspension, est centrifugée à 6000 trs/mn pendant 15 minutes. Cette opération est
très importante permettant d’obtenir des particules d’argile inférieures à 2µm. L’argile est
récupérée puis séchée à l’étuve à 75°C pendant une nuit. Le résultat de la pesée donne un
pourcentage de 38.61% (Robert, M. and Tessier, D. 1974).
30
Chapitre III Matériels et méthodes
Dans un bécher de 1litre contenant 50g d’argile lavée, on ajoute 500ml d’une solution
(1M) de bicarbonate de sodium (Na2CO3) et chauffée à la température de 60°C avec
l’agitation mécanique pendant quatre heures après traitement on centrifuge à 6000tours
pendant 15 minutes.
La destruction des carbonates a été effectuée par l’action de l`acide chlorhydrique (HCl)
à 0.5M avec un contact rapide l`agitation pendant 4 heures à froid. On laisse se décanter
puis on sépare les deux phases (liquide-solide) après on fait plusieurs lavage avec l’eau
31
Chapitre III Matériels et méthodes
distillée, afin de s’assurer de l’élimination des chlorures par contrôle avec le test au nitrate
d’argent. Après destruction des carbonates, nous traitons l’échantillon avec l’eau oxygène
(H2O2) pendant une nuit à froid, ensuite au bain de sable aux alentours de 60 °C. Nous
rajoutons du H2O2 si nécessaire, jusqu’à ce que les bulles de grosse taille provenant de la
minéralisation de la matière organique soient remplacées par des bulles très fines dues
seulement à H2O2.
Figure III.1 ̶ Schéma du procédé pour l’obtention d’argile sodique (Robert ,M. et al,. 1974).
32
Chapitre III Matériels et méthodes
diméthylformamide (DMF)
L’intercalation de l’argile purifiée par DMSO et DMF a été réalisée selon le protocole
33
Chapitre III Matériels et méthodes
Le solide est séparé par centrifugation, puis lavé deux fois avec le dioxane, afin
d’éliminer l’excès du solvant . L’argile intercalée est séchée pendant une nuit à la
L’intercalation d’argile avec l’urée est réalisée par réaction solide-solide selon la
méthode décrite en littérature (Sadok, L et al., 2006). Le mélange est constitué de 8g d’urée et
5 g d’argile purifiée, est soumis à un ponçage manuel pendant 3 heures, suivi par broyage
mécanique pendant 15 min à température ambiante, puis lavé avec de l’isopropanol afin
d’éliminer l’excès d’urée. L’argile intercalée est séchée à la température de 800 C, puis
nous avons utilisé un mélange d’argile lavée avec 8g de thiourée selon la méthode
décrite précédemment (Nithima ,Kh., 2010). Le mélange d’argile purifié et de thiourée est
thermogravimétrique.
34
Chapitre III Matériels et méthodes
organiques.
35
Chapitre III Matériels et méthodes
particules d’une substance solide. En effet, la taille des particules a une influence sur de
sec de l’échantillon terreux au moyen des tamis calibres et emboites les uns sur les autres en
colonne, on prend une prise d’essai de l’échantillon de masse bien déterminé (100g) que l on
fait passer à travers les tamis montés en étages pour des particules dont la taille est comprise
L’humidité résiduelle est définie comme la masse perdue après séchage à 105 °C d’un
36
Chapitre III Matériels et méthodes
Avec m0 étant la masse initiale d’échantillon séché à 40 °C, mf sa masse finale, après séchage
à 105 °C et refroidissement.
Cette méthode instrumentale de mesure en routine du pH est appliquée à tous les types
de sols séchés à l’air. la mesure s’effectue à l’aide un pH- mètre, d’une électrode de verre
combinée trempant dans une suspension de sol dans un rapport (M/V) de 1/2,5 : dans l’eau
pH H2O dans le KCl 1mol/L :pHKCl
On réalise une mise en équilibre ionique entre la phase solide et la phase liquide .la
mesure est effectuée dans des conditions déterminées (rapport sol/ solution=1/2,5) de la
différence de potentiel existant entre une électrode de mesure et une électrode de référence
plongée dans une solution aqueuse en équilibre avec l’échantillon de sol. Un bon contact entre
le sol et la solution est assuré par agitation magnétique pendant 1 heure, puis la suspension est
laissée en repos 2 heures avant de mesurer le pH dans le surnageant (3 essais).
La mesure est réalisée à l’aide d’un conductimètre et la lecture est directe selon l’échelle
de lecture sélectionnée. L’appareil est étalonné par rapport à une solution de KCl à 56mg/l
dont la conductivité est 100µS/cm à 25°C .sous l’appellation « sels solubles » sont regroupé
un ensemble d’anions et de cations présent dans le sol soit sous forme de solide cristallisée,
soit sous forme dissoute dans le sol ce qui les oppose aux cations adsorbés à la surface des
particules solides qui constituent le sol et font partie du complexe d’échange du sol et avec
lesquels ils sont en équilibre. Les sels solubles du sol sont souvent assimilés à un ensemble
d’éléments majeurs comprenant les cations et les anions.
37
Chapitre III Matériels et méthodes
𝟐𝐝 𝐬𝐢𝐧 𝜽 = 𝒏𝝀 (𝑰𝑰𝑰. 𝟐)
L’analyse par diffraction des rayons X de l’échantillon argileux a été effectuée sur un
Difract AT V3.1 Siemens Instrument associé à un programme graphique EVA. Le
diffractomètre utilise une radiation monochromatique CuKα, un temps d'accumulation de 5
s/° avec une résolution de 0,03°. La figure III.4 donne le schéma de principe de la diffraction
X par une famille de plans réticulaires (hkl).
38
Chapitre III Matériels et méthodes
Figure. III.4 ̶ Schéma de la diffraction des rayons X par une famille de plans réticulaires
(hkl).
Microscopy en anglais) est une technique de microscopie électronique basée sur le principe
d’étudier l’état de surface des matériaux par observation directe des diagrammes (images), et
d’en déduire le degré de rugosité de la surface. D’après Feng (Ning-chuan et al 2012) les
morphologie de l’adsorbant.
39
Chapitre III Matériels et méthodes
Les analyses thermiques sont réalisées sur un appareil TGA 2050 Thermogravimétric
Analyser TA Instruments. Les expériences de gravimétrie ont été effectuées au-dessus de la
température ambiante entre 30°C et 600°C avec une vitesse de chauffe de 10°C/mn. La masse
d’échantillons examines varie de 15 à 20 mg en utilisant des capsules en aluminium
refroidies par circulation d’argon. Les pertes en poids pendant le chauffage ont été calculées
par un logiciel associé.
40
Chapitre III Matériels et méthodes
Spectroscopie FTIR a été réalisée l'aide d'un SHIMADZU.IR.FTI8400S sur une gamme de
400 cm-1 à 4000 cm-1 avec une résolution de 2 cm-1. Les échantillons sont conditionnés sous
forme de dispersion dans une pastille de KBr (1/200 en poids). La morphologie des poudres a
été observée à l’aide d’un microscope électronique à balayage du type JEOL6400F.
III.1.4. Les essais de l’adsorption du PNP sur la kaolinite naturel et kaolinite intercalée
adsorption .On prépare une série de fioles de 50 ml contenant chacune une concentration de
100mg.L-1 de PNP, avec un pH compris entre 2 et 11, que l’on ajuste par ajout de NaOH ou
HCl à 0,1M. L’étude de l’influence de la température sur l’adsorption du PNP par les
échantillons argileux est effectuée à différentes températures (25, 35 et 45°C). Les autres
paramètres tels que : le temps d’équilibre, le pH et la masse de l’adsorbant sont conservés.
Les quantités adsorbées du PNP sur la kaolinite et la kaolinite intercalée, ont été calculées
selon les équations suivantes :
(𝐂𝐢 − 𝐂𝐞)
𝐪𝐞 = 𝐕 (𝐈𝐈𝐈. 𝟏)
𝐦
41
Chapitre IV Résultats et Discussion
Résultats et Discussion
nécessaires pour extraction, identification de cette argile et mieux appréhender et discuter les
résultats des essais d’adsorption. L’ensemble des résultats de mesures des paramètres les plus
pertinents dans la caractérisation d’un matériau sont représentés dans le tableau IV.1. Comme on
peut le constater sur ce tableau, le taux d’humidité reflète bien la caractéristique particulière de ce
sol argileux, la capacité de rétention en eau est appréciable (6.31٪). La teneur en eau est fonction de
la porosité et de la perméabilité du sol. Le volume maximal d’eau qu’un sol peut retenir est « la
du sol. La composition chimique montre que le pourcentage du fer est relativement élevé et que les
teneurs en silice (SiO2) et alumine (Al 2O3) sont prépondérantes, caractéristique d’un sol argileux.
L’importance de la perte au feu s’explique par le caractère naturel de cette poudre qui peut contenir
notamment des résidus organiques (Karfa, Tet al., 2007). Le pH du ce matériau dans une solution de
KCl est souvent plus acide que le pH dans l’eau car les ions H + du sol étant libérés par échange avec
le potassium de la solution.
Composition SiO2 Al2O3 Fe 2O3 MnO MgO CaO K2O Na O Perte au feu
chimique
Pourcentage 52.18 29.35 8.08 0.03 0,40 0.15 0.22 0.14 9.45
massique
Paramètres Taux d’humidité= 6,31% pHH2O = 7,73 ; pHKCl =7,22 Conductivité (μS.cm-1) : 389
42
Chapitre IV Résultats et Discussion
IV.1.1.Analyse granulométrique
Le bilan massique des différentes fractions obtenues permet de définir la courbe granulométrique
(Figure IV.1).
60
50
40
Pourcentage
30
20
10
0
0 100 200 300 400 500 600
La courbe granulométrique nous permet de choisir la fraction majeure qui est limitée entre
100-250 µm.
43
Chapitre IV Résultats et Discussion
IV.1.2.Analyse DRX
44
Chapitre IV Résultats et Discussion
IV.1.3.Analyse MEB
Les images MEB (Figure. IV.3) de différents agrandissements montrent que la surface
basale les grains est de quelques micromètres pour une épaisseur inférieure à 100nm. La forme
hexagonale du plan basal d’un grain est caractéristique de la texture classique d’une particule de la
kaolinite.
45
Chapitre IV Résultats et Discussion
IV.1.4.Spectroscopie Infrarouge IR
46
Chapitre IV Résultats et Discussion
Dans le cas de la kaolinite intercalée par l’urée (Fig.IV.5), les intensités des bandes à 3649
cm-1 et 3697 cm-1 ont subi une diminution significative due aux interactions des OH externes avec
le carbonyle de l’urée (Drits, V.A and Tchoubar, C., 1990). La bande de vibration à 1099 cm-1 peut
être attribuées à l’élongation antisymétrique de la liaison C-N. Les bandes situées à 1030 cm-1 et
1010 cm-1 correspondent aux vibrations de déformation des liaisons Si-O-Si. Les bandes de
vibrations de déformation d’Al-O et Al-OH sont respectivement à 694cm-1 et 752 cm-1. Le
groupement carbonyle C=O de l’urée, est représenté sur le spectre (Fig.IV.5) par la bande de
vibration à 1670 cm-1. Une nouvelle bande de vibration apparait à 1627 cm-1, serait attribuée à la
liaison hydrogène de NH2 avec l’atome de l’oxygène de la couche tétraédrique Si-O. (Lawal,A.O et
al., 2010;Slonka,T.1992).
47
Chapitre IV Résultats et Discussion
Les liaisons Si-O sont caractérisées par les bandes de vibration 432, 470 et 1110 cm-1 dans
l’argile purifiée, et pour les bandes de vibrations Si-O-Al sont respectivement à 536,17cm-1 mais
dans le cas de l’argile intercalée par le DMSO, la bande de vibration de 1110 cm-1 a été déplacée
vers 1150 cm-1 .Une nouvelle bande apparaisse à 1099 cm-1 peut être attribuée à l’élongation
antisymétrique des liaisons C-C de molécule organique. Les bandes situées à 1033 et 1010 cm-1
sont attribuées aux vibrations de déformation des liaisons Si-O-Si. Les bandes de vibrations de
déformation d’Al-O et Al-OH sont respectivement à 536 cm-1 et à 696, 750 cm-1. D’autre part, les
liaisons Al-OH-Al apparaissent vers 935 et 914 cm-1 (Farmer V.C. 1974 ; Percival, H.J, et al 1974;
Prost .R.,A.et al 1987).
48
Chapitre IV Résultats et Discussion
Dans le spectre IR de cette argile intercale par thiourée (figure.IV.7), les bandes de
vibration de déformation de la liaison NH2 notamment étirement à environ 3100 à 3400 cm-1 et
1617 cm-1, les bandes d’élongations du liaisons N-C-N étirements à autour de 1481 et 1388 cm-1,
ainsi que bande de vibration d’élongation C = S étirement à autour de 717 cm-1 et cette groupe a été
déplacée vers la fréquence 730 cm-1 (Cotton, F.A. and W.D.,1961). confirmant l'intercalation avec
thiourée et de situ complexations entre la thiourée et le cation interfoliaire. Bande d'absorption à
1474 cm-1 été légèrement décalée vers les hautes fréquences à 1481 cm-1.
49
Chapitre IV Résultats et Discussion
Les liaisons Si-O sont caractérisées par les bandes de vibration 1105, 460, et 430 cm-1, la
bande de vibration de 1110 cm-1 a été déplacée vers 1164 cm-1 .Une nouvelle bande apparaisse à
1450 cm-1 peut être attribuée des liaisons C-N de molécule organique. Les bandes de vibrations de
déformation d’Al-OH sont respectivement à 935 cm-1. D’autre part, les liaisons Al-O-Si
50
Chapitre IV Résultats et Discussion
Apres les spectres on peut résumer les différents pics dans le Tableau IV.3 :
Tableau IV.4 ─ Attribution des bandes de vibration des spectres IR des matériaux argileux.
Nombre d’onde ѵ (𝐜𝐦−𝟏 ) kao- ѵ (𝐜𝐦−𝟏 ) kao- ѵ (𝐜𝐦−𝟏 ) kao- ѵ observe dans la Assignements des bandes de la
Ѵ (𝐜𝐦−𝟏 ) Argile thiourée urée DMSO littérature kaolinite
purifié
3697 3697 3695 3697 3699 Ѵ O-H interfeuillet ( Ledoux R et J-L
White 1964)
Ѵ O-H de surface de grains
3649 3649 3649 3649 3650 ν O-H interfeuillet ( Ledoux R et J-L
White ,1964)
3620 3620 3622 3620 3620 ν O-H interfeuillet ( Ledoux R et J-L
White 1964)
3579 3600 3600 3600 3598 𝐹𝑒 +3 …ν O-H (Delineau T, 1994 )
3421 3446 3446 3446 3640-3400 ν O-H d’hydratation d’eau ( Srasra, E
3431 ,1994)
3442
3382 3363 Ѵ N-H d’urée et thiourée asymétrique
3275 3384
3177
51
Chapitre IV Résultats et Discussion
914 907 907 907 912-915 δAl-OH-Al externe au feuillet (Van der Marel,1976)
52
Chapitre IV Résultats et Discussion
470°C-700°C
Al2 Si2 O5 (OH)4 → Al2 O3 2SiO2 + H2 O
Dans le cas de la kaolinite intercalée par l’urée (kao-urée) la courbe ATG (Figure IV.9.b.)
présente trois pertes de masse, le premier à 75°C est due à l’eau d’hydratation adsorbée sur la
surface externe, les pertes de masse de 182°C à 207°C sont attribuées à la décomposition de l’urée
au contact de la surface d’argile. La perte de masse (14,45%) à 306,5°C provient de la
décomposition d’urée intercalée de l’espace interfoliaire. Cette importante perte de masse de
14,45% nous permet de confirmer qu’effectivement que l’intercalation a bien eu lieu.
Dans le cas de kaolinite intercalée par la thiourée, la courbe ATG (figure IV.9.c) présente
plusieurs pertes de masse, la première à 69 °C est due l’eau d’hydratation adsorbée sur la surface
externe, la seconde perte de masse (4.80%) à 179.84°C de thiourée au contact de la surface de la
kaolinite. La troisième perte de masse (2.12 %) à 251 °C provient de la décomposition de la
thiourée intercalée dans l’espace interfoliaire de l’argile. L’important pic (6.05 %) à 490,67 °C
présente l’élimination d’eau de structure caractéristique des kaolinites.
La courbe ATG de d’argile intercaler par DMSO (Figure.IV.d) présente trois pertes de
masse ,la premiere à 190°C (2 ,12%) caractéristique du DMSO intercalé dans l’espace interfolliaire
de la kaolinite, la deuxième perte environ 6 ,05% se situant à 485,67°C est liée à la
déshydroxlation des OH de la maille cristalline.
53
Chapitre IV Résultats et Discussion
54
Chapitre IV Résultats et Discussion
6.037mg
(36.02%)
10.46mg
(62.40%)
16
20.5 0.03 182.75°C 0.15
0.2168mg
(1.040%) 1.476mg
(7.080%)
14
Weight (mg)
Weight (mg)
(6.046%)
483.07°C 12
1.612mg 306.56°C
(9.616%)
19.5 0.01 0.05
10
2.422mg
250.95°C (14.45%)
475.12°C
0.3870mg
(2.309%)
Temperature (°C) Universal V3.0G TA Instruments Temperature (°C) Universal V3.0G TA Instruments
a b
0.2246mg 141.74°C
(0.9404%) 2.060mg
(8.628%) 0.025
23.5 1.574mg
0.3431mg
(4.808%)
(1.437%)
0.02 32
485.67°C
490.03°C
23.0 0.020
0.6972mg
(2.129%)
1.493mg
Weight (mg)
Weight (mg)
(6.251%) 4.255mg
1.984mg (13.00%)
22.5 0.01 30 (6.059%) 0.015
251.42°C
179.84°C
22.0 244.03°C 0.010
0.00 28
21.5 0.005
Temperature (°C) Universal V3.0G TA Instruments Temperature (°C) Universal V3.0G TA Instruments
c d
30 200.93°C 0.3
11.49mg 16.71mg
(39.02%) (56.74%)
25 0.2
Deriv. Weight (mg/°C)
Weight (mg)
20 0.1
431.15°C
5.217mg
(17.72%)
15 0.0
10 -0.1
0 200 400 600 800 1000
Temperature (°C) Universal V3.0G TA Instruments
Figure IV.9 ̶ courbe ATG d’argile intercale par diffèrent molécules organiques ( kao( a), kao –
urée(b), kao –DMSO(c) , kao –thiourée(d) et kao –DMF(f)).
55
Chapitre IV Résultats et Discussion
Les résultats de l’optimisation de la masse pour la kaolinite et la kaolinite intercalée avec l’urée ont
montré que 0.2g de kaolinite et 0.1g pour la kaolinite intercalée suffisent à attendre l’équilibre
d’adsorption du PNP de concentration initiale de 100 mg.L-1. Les masses de kaolinite et kaolinite
intercalée par l’urée sont comprise entre 0,1 à 1 g (Figure IV.10).
80
70 Kao Kao-urée
60
qe (mg/g)
50
40
30
20
10
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2
masse (g)
56
Chapitre IV Résultats et Discussion
14
qe(mg/g)
12
10
2
kao kao-urée
0
0 50 100 150 200
Temps (min)
Figure.IV.11 ̶ Cinétique d’adsorption du PNP sur la kaolinite et la kaolinite intercalée avec l’urée.
57
Chapitre IV Résultats et Discussion
IV.2.3. L’effet du pH
Les résultats expérimentaux montrent que l’adsorption du PNP par la kaolinite est favorable
à pH 6. L’augmentation de la capacité d’adsorption en milieu acide est due à la libération des ions
H+ qui affectent le degré d’ionisation du PNP. En effet, différentes structures limites peuvent exister
en milieu réactionnel (figure IV.12.) pouvant inter-réagir avec le support argileux. En milieu
basique, l’adsorption est plutôt défavorable, elle peut être expliquée par la présence des OH-, qui
réagissent avec les hydroxyles de la surface de la kaolinite. Ces interactions argile- ions, augmente
la charge négative à la surface du matériau, ce qui provoque de fortes répulsions électrostatique
entre la surface de la kaolinite et le paranitrophénol (Frost, R.L., J.T. Kloprogge.,2006 ; Uday F.
Alkaram and al.,2009 ;S. K. Nadavala and al.,2009; Guanghai Xue and al.,2013) .Dans le cas de la
kaolinite intercalée par l’urée, l’adsorption du PNP est favorable avec l’augmentation du pH , puis
stabilisée à cause des interactions du milieu (Figure. IV. 13).
H H
H
O
O: +O +O
+
H +
+ N
+ HO OH
N N N
O -O O HO O
O
Figure .IV.12 ̶ Formes limites du paranitrophénol
58
Chapitre IV Résultats et Discussion
12
qe(mg/g)
10
kao kao-urée
0
0 2 4 6 8 10 12
pH
La température du milieu est un paramètre très important dans le processus d’adsorption, car
elle exerce une influence considérable sur le taux de sorption. Bien que l’influence de la
température sur l’adsorption a été soigneusement étudiée (Jozja, N et al. 2003 ; Güngör ,N. and
Karaoglan ,S.2001).
Les résultats obtenus (Figure. IV.14) montrent que l’adsorption du paranitrophénol par la
kaolinite augmente avec l’élévation de la température. Ceci explique que l'adsorption du PNP sur ce
type de support solide suit un processus endothermique. Dans le cas de la kaolinite intercalée par
l’urée (Figure.IV.15), la capacité d’adsorption diminue avec l’augmentation de la température, ce
que montre que l’adsorption du paranitrophénol sur l’argile intercalée suit un processus est
exothermique.
59
Chapitre IV Résultats et Discussion
qe(mg/g) 8
1
T25°C T35°C T45°C
0
0 5 10 15 20 25 30
Ce(mg/l)
14
qe(mg/g)
12
10
2
T25°C T35°C T45°C
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Ce(mg/l)
60
Chapitre IV Résultats et Discussion
L’application des équations linéaires de ces deux modèles (équation IV.1 et IV.2) aux
résultats expérimentaux obtenus, donne les représentations graphiques ou isothermes
correspondantes au PNP (figures IV.16 et IV.17).
𝒒𝒎𝒂𝒙 𝑲𝑳 𝑪𝒆
𝒒𝒆 = (𝑰𝑽. 𝟏)
𝟏 + 𝑲𝑳 𝑪𝒆
𝟏
𝐪𝐞 = 𝐊 𝐅 𝐂𝐞𝐧 (𝐈𝐕. 𝟐)
Nous pouvons dire que le modèle de Langmuir et de Freundlich donnent une bonne
description de l’isotherme d’adsorption. L'adéquation des deux modèles pour l’adsorption du
polluant sur les deux adsorbants indique que l’adsorption se passe en mono et multicouches.
61
Chapitre IV Résultats et Discussion
0,35
a
0,3
0,25
0,2
1/qe
0,15
0,1
0,05
T= 25°C T= 35°C T= 45°C
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2
1/Ce
0,7
b
0,6
0,5
0,4
1/qe
0,3
0,2
0,1
T25°C T35°C T45°C
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6
1/Ce
62
Chapitre IV Résultats et Discussion
1
0,9 a
0,8
0,7
0,6
Log qe
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1 T= 25°C T= 35°C T= 45°C
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4
Log Ce
1,2
b
1
0,8
Log qe
0,6
0,4
0,2
T=25°C T=35°C T=45°C
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4
Log Ce
Figure.IV.17 ̶ Isothermes d’adsorption du PNP selon le modèle de Freundlich : (a) kaolinite, (b)
kaolinite-urée.
63
Chapitre IV Résultats et Discussion
Langmuir Freundlich
R2 qmax KL R2 KF n
T.C° Kao
25 0.992 19.60 0.063 0.963 0.43 1.96
35 0.976 21.27 0.039 0.952 0.30 1.72
45 0.987 45.45 0.052 0.982 0.42 1.81
T.C° Kao-urée
25 0.995 50 0.021 0.987 1.035 2.28
35 0.988 32.25 0.033 0.992 1.16 2.57
45 0.969 18.18 0.054 0.978 1.32 2.94
Afin d’étudier la cinétique d’adsorption du paranitrophénol sur les deux matériaux étudiés,
nous avons menées les expériences en tenant compte des principaux paramètres d’adsorption déjà
optimisés (la masse de l’adsorbant, le pH et la température).
𝐝𝐪
= 𝐤 𝟏 × ( 𝐪𝐞 − 𝐪𝐭 ) (𝐈𝐕. 𝟏)
𝐝𝐭
64
Chapitre IV Résultats et Discussion
L’intégration de l’équation 6 pour les conditions aux limites : (t=0→t and qt =0→qe)
𝐥𝐧(𝐪𝐞 − 𝐪) = 𝐥𝐧 𝐪𝐞 − 𝐤 𝟏 𝐭 (𝐈𝐕. 𝟑)
Où qe et qt sont les capacités d’adsorption (mg.g-1), k2 est la constante de vitesse (g.mg-1 min-1).
𝐝𝐪𝐭 𝟐
= 𝐤 𝟐 (𝐪𝐞 − 𝐪𝐭 ) (𝐈𝐕. 𝟒)
𝐝𝐭
𝐭 𝟏 𝐭
= 𝟐
+ (𝐈𝐕. 𝟓)
𝐝𝐭 𝐤 𝟐 𝐪𝐞 𝐪𝐞
Les paramètres cinétiques calculés par la régression linéaire sont consignés dans le tableau
IV.6. A partir de ces résultats, il peut être conclu que les coefficients de corrélation R 2 pour le
modèle cinétique de pseudo-premier ordre est plus faible que celui de pseudo-second ordre (Figure.
IV.18 et figure.IV.19).
Ce qui indique que le modèle pseudo-second ordre décrit mieux le processus d'adsorption du
PNP sur la kaolinite et la kaolinite intercalée. Il peut être déduit aussi que le processus gouvernant
l’adsorption du PNP sur la surface de la kaolinite et la kaolinite intercalée serait une chimisorption
qui impliquerait des forces et des échanges d’électrons entre l’adsorbant et l’adsorbat. Cette
hypothèse a été décrite par plusieurs auteurs dans le cas d’une cinétique du pseudo-second ordre
(Zhanga, B. et al., 2015 ; Ho ,Y.S.,2006 ; Ioannou, Z. Simitzis, J., 2009).
65
Chapitre IV Résultats et Discussion
3
2 kao kao-urée
Ln(qe-q) 1
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
-1
-2
-3
-4
-5
-6
Temps (min)
8
t/qe
2 kao kao-urée
0
0 10 20 30 40 50 60 70
Temps (min)
66
Chapitre IV Résultats et Discussion
Tableau IV.6 ̶ Résultats des paramètres cinétiques et coefficient de corrélation des deux modèleS.
𝐂𝐞 𝐊 𝐂𝐞
= + (𝐈𝐕. 𝟔)
𝐪𝐞 𝐪𝐦𝐚𝐱 𝐪𝐦𝐚𝐱
Les paramètres thermodynamiques (ΔH°, ΔS° et ΔG°) de sorption, sont utiles pour définir la
nature du processus thermique (endothermique ou exothermique et spontanéité). Ces paramètres
peuvent être calculés à partir des équations suivantes :
∆𝐇° ∆𝐒°
𝐥𝐧 𝐊 = − + (𝐈𝐕. 𝟖)
𝐑𝐓 𝐑
67
Chapitre IV Résultats et Discussion
La valeur est positive de l’enthalpie (ΔH°) confirme que l’adsorption du paranitrophénol sur
la kaolinite est un processus endothermique, et pour la kaolinite intercalée par l’urée est négative,
ceci indique que le processus d’adsorption est exothermique. Généralement, pour la physisorption la
variation de ΔH° est <40 kJ.mol-1 (McBride,M.B., 1994) mais pour une chimisorption la variation
de l’enthalpie est entre -80J.mol-1. et -400J.mol-1.K-1 (Jaycock, M.J and Pariftt,G.D. ,1981).
Les valeurs négatives de ΔG° montrent que le processus d’adsorption du paranitrophénol sur
les supports argileux est spontané dans la gamme de températures étudiées (Akcay, M., 2006).
1/T (k-1)
0
3,1 3,15 3,2 3,25 3,3 3,35 3,4
-0,5
-1
-1,5
Ln K
-2 R² = 0,7387
-2,5
-3
68
Chapitre IV Résultats et Discussion
Tableau. IV.7 ̶ Résultats des paramètres thermodynamiques d’adsorption du PNP sur la kaolinite et
la kaolinite intercalée par l’urée .
69
ChapitreIV Résultats et Discussion
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spectroscopy of clay mineral, Elsevier, Amsterdam.
72
Conclusion Générale Conclusion Générale
Conclusion générale
Les résultats obtenus par les différentes techniques confirment bien qu’on a une kaolinite.
En effet, selon le spectre DRX, toutes les raies sont la signature d’une kaolinite désordonnée dont la
raie principale d(001) est égale à 7.2 Ǻ. L’analyse infrarouge da la kaolinite intercalée par les
molécules organiques (l’urée, la thiourée, DMSO et DMF) montre que l’intensité de la bande de
vibration des OH internes (3697cm-1) est décalée et réduite et que l’intensité du pic à 3620 cm-1 des
OH externes reste insensible aux intercalations. Les courbes ATG des échantillons argileux
montrent que les valeurs de différentes pertes de masse et leurs températures dérivées ne sont pas
les mêmes et confirmée par images de MEB montrons des formes hexagonales caractéristiques de
l’argile.
73
Résumé
Le travail que nous proposons consiste à une valorisation d’argile localement disponible. La
matière première est un sol argileux provenant d’une région au sud de la ville de Guelma
(Algérie).Différents traitements physico-chimiques ont été nécessaires à l’obtention d’argile
purifiée. La caractérisation de l’échantillon argileux effectuée par DRX, IR, ATG et MEB, a
permis de déterminer sa morphologie et sa texture. En effet, les résultats corrélés de ces
analyses structurales, ont montré que cette argile est une kaolinite de type 1 :1. Les études
d’adsorption du parnitrophénol (PNP) en milieux aqueux ont été effectuées sur la kaolinite
naturelle et la kaolinite intercalée par l’urée. La capacité d’adsorption du PNP sur la kaolinite
intercalée est plus importante que celle de la kaolinite naturelle. Les valeurs expérimentales
des isothermes d’adsorption évaluées, sont en accord avec les modèles de Langmuir et de
Freundlich .Dans tous les cas, la cinétique d’adsorption suit un mécanisme de pseudo-second
ordre. En outre, l'étude thermodynamique indique que l'adsorption du PNP sur la kaolinite et
la kaolinite intercalée avec l’urée est un processus spontané.
The present work consists to a valorization of available local clay for water remediation. The
used raw material is a clay soil from a region in the south of the Guelma city (Algeria).
Several physico-chemical treatments have been realized in order to obtain purified clay. The
characterization of the sample clay, performed using XRD, FT-IR, DTA and SEM, show its
morphology and its texture. Furthermore, the results correlated to the structural analysis,
demonstrated that this clay is a disordered kaolinite of type 1:1. The adsorption experiments
of parnitrophenol (PNP) in aqueous medium have been carried out using raw kaolinite and
urea-intercalated kaolinite. The results showed that the capacity of PNP adsorption on the
intercalated kaolinite is more important than that of raw one. The evaluated experimental
values of the adsorption isotherms are in agreement with Langmuir and Freundlich models. In
all cases, the adsorption kinetics follows the mechanism of pseudo-second order. In addition,
the thermodynamic study indicates that the adsorption of PNP on raw kaolinite and urea-
intercalated kaolinite is a spontaneous process.
يهدف العمل المقدم في هذه االطروحة إلى معالجة الطين المحلية و استخدامها إلزالة نيتروفينول من المياه .المادة االولية
مأخوذة من نواحي مدينة قالمة ،كخطوة اولى درسنا الخصائص الكيمائية والفيزيائية لهذه المادة بعدة طرق ،من أجل
الحصول على الطين النقي ،وتبين النتائج التي تم الحصول عليها ان نوع الطين المعالج هو كولينت .
لتحديد خصائصها تم استخدام تقنيات تجريبية مختلفة )MEBو (DRX, IR, ATGالتي تؤكد أن المواد المنقات
كولينيت غير منتظم حيث الخط الرئيسي يساوي 7.2انقش ترون.
الدراسات التي اجريت على امتصاص بارانيتروفينول في وسط مائي على عينات الكولينيت الطبيعية والمعالجة .تبين ان
االمتص اص كولنيت المعالجة باليوري فعال جدا ( 11.06مغ/غ) مقارنة بالكولنيت الطبيعية (7.90مغ/غ).
.
Copyright © 2016 American Scientific Publishers
All rights reserved SENSOR LETTERS
Printed in the United States of America Vol. 14, 1–8, 2016
The present work aims to the valorization of locally available clay for water remediation. The used
raw material is a clay soil from the region of Guelma (Algeria). Several physico-chemical treatments
have been realized in order to obtain purified clay. The characterization of the sample clay, per-
formed using XRD, FT-IR, DTA and SEM, showed its morphology and its texture. Furthermore, the
results correlated to the structural analysis, demonstrated that this clay is a disordered kaolinite
of type 1:1. The adsorption experiments of parnitrophenol (PNP) in aqueous medium have been
carried out using the raw kaolinite and the urea-intercalated kaolinite. The results showed that the
capacity of PNP adsorption on the intercalated kaolinite is more important than that of raw material,
where it is 11.06 mg · g−1 and 7.90 mg · g−1 for the urea-intercalated kaolinite and the raw kaolinite
respectively. The evaluated experimental values of the adsorption isotherms are in agreement with
Langmuir and Freundlich models. In all cases, the adsorption kinetics follows the mechanism of
RESEARCH ARTICLE
pseudo-second order. In addition, the thermodynamic study indicates that the adsorption of PNP
on raw kaolinite and urea-intercalated kaolinite is a spontaneous process.
Keywords: Soil, Characterization, Kaolinite, Intercalation, Adsorption, Paranitrophenol.
1. INTRODUCTION Usually, natural clays are not directly applied for water
Phenolic compounds are common contaminants in wastew- and wastewater treatments. Prior to use them, various
aters, usually generated from the petrochemical industries. physico-chemical modifications are preferable in order to
Frequently, paranitrophenol (PNP) is applied for the pro- improve their adsorptive capacities. Among them, interca-
duction of pesticides, dyes, explosives and as a fungicide lation of natural clays by organic molecules can increase
to protect leather against mildew and Fungus.1 2 The expo- the interlayer space and also creates new adsorptive sites.
sition to PNP may lead to kidney disease, liver failure, skin Natural kaolinite (clay of type 1:1), which is very avail-
and eyes alteration and systemic poisoning.3 Therefore, the able on the crust, is often used as a host matrix of
removal of PNP from wastewaters is necessary before being molecules such as urea, formamide, potassium acetate and
discharged into the environment. Many processes are avail- dimethyl sulfoxide.12–17
able for removing of soluble chemical species from water In the present work, we studied the adsorption of PNP
such as adsorption, oxidation and filtration. The choice of using a local raw kaolinite and urea-intercalated kaolinite.
the technique depends on its cost as well as the type of pol- These materials have been characterized using XRD, IR,
lutants to be removed. Adsorption process is an economical DTA and SEM. Different operating parameters have been
process which mainly used for wastewater treatment. investigated followed by a thermodynamic kinetic study.
Several studies of adsorption have been performed for
removing of paranitrophenol from water using granular
activated carbon and a variety of natural materials includ- 2. MATERIALS AND METHODS
ing kaolinite, montmorillonite and zeolites.4–11 2.1. Materials
The raw material used in this study, which comes from
∗
Corresponding author; E-mail: [email protected] a local clay soil, is applied in the manufacturing of red
Chemical Table II. Standard list of XRD peak intensities of kaolinite material.
composition Mass rate Physical parameters Kaolinite (JCPDS 012-0447) Kaolinite material
SiO2 52.18 pH of solution: 7.72 hkl d (Å) Intensity 2 d (Å) 2
Al2 O3 29.35 Granulometry: 15% < 100m
Fe2 O3 8.08 Humidity = 6.31% 001 715 50 1239 719 1235
MnO 0.03 BET specific surface area: 5.3 m2 /g. 020 446 75 1991 447 1979
MgO 0.40 110 434 65 2046 426 2081
CaO 0.15 002 356 50 2501 358 2480
K2 O 0.22 111 337 12 2645 336 2684
Na2 O 0.14 11− 3 233 95 3861 237 3861
−
Loss of ignition 9.45 202 228 65 3941 228 3945
Weight (mg)
20.0 1.261mg 0.02 0.10
207.37°C
(6.046%)
483.07°C 12
1.612mg
(9.616%) 306.56°C
19.5 0.01 0.05
10
2.422mg
250.95°C (14.45%)
475.12°C
19.0 0.00 0.00
8
0.3870mg
(2.309%)
In the case of urea-intercalated kaolinite (Fig. 2(b)), DTA used clay soil has a disordered structure.24 In general, clay
curve presents three weight loss stages. The first until is characterized by bands of elongation vibrations at 3649
75 C is due to surface water evaporation. The second and 3697 cm−1 , assigned to hydroxyl groups in the inter-
(182–207 C) may be assigned to the decomposition of layers. Their intensities and their positions are usually sus-
urea molecules in the kaolinite surface. The third stage ceptible for the intercalation of organic molecules. Another
between 182 and 207 C, which corresponds to an impor- characteristic band at 3620 cm−1 could be attributed to
tant weight loss of 14.45% at 306.5 C, can be explained external hydroxyl sheets which are not susceptible for the
by the decomposition of intercalated urea in the interlayer intercalation process.
species of kaolinite. This latter important loss in mass In the case of the urea-intercalated kaolinite (Fig. 3(b)),
the intensities of bands at 3649 and 3697 cm−1 have under-
RESEARCH ARTICLE
allows us to confirm effectively the intercalation of kaoli-
nite by urea molecules. gone a significant decrease due to interactions of OH exter-
Furthermore, the results of FT-IR analysis (Fig. 3) con- nal with the carbonyl of the urea.25 Band of vibration at
firm the results obtained by DTA. Similar research studies 1099 cm−1 may be attributed to anti-symmetric elongation
achieved by other researchers,14 for the case of pure kaoli- of C–N group. Bands at 1030 and 1010 cm−1 correspond
nite intercalated by urea, have shown that the principal to the deformation vibrations of Si–O–Si groups. Bands
peak at d001 increases and passes from 7.2 to 10.7 Å. of deformation vibrations of Al–O and Al–OH are respec-
The FT-IR spectrum of raw kaolinite (Fig. 3(a)) allowed tively at 694 and 752 cm−1 . Carbonyl group C O of urea
us to know the assignments of OH and different func- is represented by the vibration band at 1670 cm−1 . It is
tional groups. Bands of hydroxyls at 3695, 3669, 3652 and important to note that a new vibration band was appeared
3619 cm−1 are characteristics of the kaolinite. In the case at 1627 cm−1 which could be attributed to hydrogen bond-
of our kaolinite sample, there are three major vibration ing of NH2 with oxygen atom of tetrahedral sheet of
bands at 3697, 3649 and 3620 cm−1 which indicate that the O–Si–O.26 27
SEM image, at different scales (Fig. 4), shows that
80 the basal space of material particles is in order of a few
a 70 micrometers for a thickness less than 100 nm. On the other
hand, the hexagonal shape of the basal space is character-
60
istic of the typical texture of a kaolinite particle.
50
T%
12
10
qe(mg/g)
6
2 kao
kao-urea
0
0 2 4 6 8 10 12
pH
8 mic process.
6
3.6. Adsorption Isotherms
4 The adsorption isotherms play an important role for the
2 determination of the maximum capacities of adsorption
kao kao-urea
and for the conception of new adsorbents. Therefore, it is
0 important to investigate this point. The adsorbate quanti-
0 20 40 60 80 100 120
Time (min) ties were determined using the rest method.32
(a) 9 (b) 14
8
12
7
10
qe(mg/g) 6
qe(mg/g)
5 8
4 6
3
4
2
2
1
T25°C T35°C T45°C T25°C T35°C T45°C
0 0
0 5 10 15 20 25 30 0 10 20 30 40 50
Ce(mg/l) Ce(mg/l)
Fig. 7. Effect temperature on PNP adsorption (a) raw kaolinite (b) urea-intercalated kaolinite.
Where, Ci and Ce are the concentrations of initial solu- on Langmuir and Freundlich models. Figure 8 shows that
tion and at the equilibrium respectively (mg · L−1 ); qe is the isotherm linearization of PNP adsorption by raw kaoli-
the adsorption capacity for the solute (mg · g−1); V is the nite and urea-intercalated kaolinite is satisfactory with
solution volume (L); m is the adsorbent dose (g). good correlation coefficients R2 . We can say that both
In our work, we applied two models for studying the models of Langmuir and Freundlich give a good descrip-
adsorption of PNP on raw and urea-intercalated kaolinite tion of PNP adsorption isotherm. Hence, the adequacy of
samples. both models for the adsorption of PNP on these adsorbents
The Langmuir isotherm focuses on the fact that all sites indicates that the adsorption is occurred both in mono and
of adsorption are homogeneous and there is no interaction multilayer. The Freundlich constant is a measure of the
between adsorbed particles on the adsorbent surface which linearity of the adsorption. On the other hand, the Fre-
implies, at the maximum adsorption, a saturated monolayer undlich constant, n is in the range 1.72–1.96 and 2.28–
of adsorbed particles on the surface.33 It is written by the 2.94 respectively for PNP adsorption on raw kaolinite and
following equation: on urea-intercalated kaolinite which indicates a favorable
RESEARCH ARTICLE
qmax KL Ce adsorption of PNP on both materials. Furthermore, the
qe = (2) obtained values of n satisfy the condition of heterogeneity
1 + KLCe
(1 < n < 10 and 0 < 1/n < 1) required by the model11 35
Where, Ce is the concentration of solution at the equi- (Table III).
librium (mg · L−1 ); qe is the adsorption capacity for the
solute mg · g−1; qmax is the maximum capacity of adsorp- 3.7. Study of Adsorption Kinetics
tion mg · g−1 and KL is the equilibrium constant.
In order to study the adsorption kinetics of PNP on
This equation will be exploited under its linear form:
both materials, experiments have been realized using
Ce 1 C the optimized parameters including adsorbent mass, pH
= + e (3)
qe KL qmax qmax and temperature. The pseudo-order reaction is estimated
by the kinetic model of Lagergren and Blanchard.36 37
The Freundlich model (Eq. (4)) is used in the case of
The model of pseudo-first order of Lagergren is
the formation of multilayers adsorbed molecules on the
surface, with sites sometimes heterogeneous which their
energies of fixation are different.34 Table III. Determination of the parameters of adsorption models of
Langmuir and Freundlich.
qe = KF Ce1/n (4)
Langmuir Freundlich
qe is the adsorption capacity for the solute mg · g−1 , Ce is R 2
qmax KL R 2
KF n
the concentration of solution at the equilibrium (mg · L−1 ),
KF and 1/n are the constants of Freundlich associated to T.C Kao
the adsorption and to the affinity. 25 0992 1960 0063 0963 043 196
The linear form of the equation of Freundlich is written 35 0976 2127 0039 0952 030 172
45 0987 4545 0052 0982 042 181
as follows:
1 T.C Kao-urea
log qe = log KF + log Ce (5) 25 0995 50 0021 0987 1035 228
n
Table III presents the constants of adsorption isotherm at 35 0988 3225 0033 0992 116 257
45 0969 1818 0054 0978 132 294
different temperature values which were calculated based
0.6 R² = 0.9953 1
0.5 R² = 0.9877
0.8
Log(qe)
0.4
1/qe
0.6 R² = 0.9908
0.3 R² = 0.9872
0.4
0.2
kao kao-urea 0.2
0.1 kao kao-urea
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
1/Ce Log(Ce)
Fig. 8. Isotherms of PNP adsorption based on Langmuir (a) and Freundlich (b) models.
represented by Eq. (6). Table IV. Values of kinetic parameters and correlation coefficient
(R2 ) of PNP adsorption on raw kaolinite and urea-intercalated
dq kaolinite.
= k1 × qe − q (6)
dt Pseudo-first order Pseudo-second order
−1
Where, K1 is the apparent rate constant (min ), qt is the qeexp (mg · g−1 ) K1 qe (mg · g−1 ) R 2
K2 qe (mg · g1 ) R2
PNP adsorbed quantity (mg · g−1) at a time t, qe is the PNP
adsorbed quantity at the equilibrium (mg · g−1). Kao 790 015 350 0851 010 826 09998
Kao-urea 1107 024 565 0846 001 2544 09997
The integration of Eq. (6) in boundary conditions: (t =
0 → t and qt = 0 → qe )
(a) 3 (b) 8
kao kao-urea R² = 0.9998
2
7
b
1
6
0
0 10 20 30 40 5
Ln(qe-q)
–1
t/qe
4
–2
R² = 0.846 3
–3 R² = 0.8511
2 R² = 0.9997
–4
–5 1
kao kao-urea
–6 0
0 20 40 60 80
Time(min)
Time(min)
Fig. 9. Linear regressions of PNP adsorption kinetics on raw kaolinite and urea-intercalated kaolinite.
Table V. Results of thermodynamic parameters of PNP adsorption on DTA curves of both clay samples show that the values
raw kaolinite and urea-intercalated kaolinite.
of different weight losses and their derived temperatures
G (kJ. mol−1 ) are not the same.
298 K 308 K 318 K H (kJ mol−1 ) S (J.mol−1 K−1 )
The evaluation of PNP adsorption on raw kaolinite
and urea-intercalated kaolinite indicates that the interca-
Kao −624 −658 −885 3071 012 lation favors the adsorption of PNP in acidic medium.
Kao-urea −956 −873 −774 −3660 −009
The increase of temperature leads to increase the adsorp-
tion capacity of PNP on the kaolinite (7.90 mg · g−1 ),
The equilibrium constant K of the adsorption process however, in the case of the urea-intercalated kaolinite,
for each temperature value is calculated using Langmuir is 11.06 mg · g−1.
equation.40 The experimental values of adsorption isotherms were
The thermodynamic parameters (H , S and G ) estimated using Langmuir and Freundlich models. On the
are useful for the identification of the nature of ther- other hand, the results demonstrate that the adsorption
mal process (endothermic or exothermic and spontaneity). kinetics follow the model of pseudo-second order which
These parameters can be calculated from the following describes well the PNP adsorption process of the on nat-
equations: ural and urea-intercalated kaolinite samples. Finally, the
study of thermodynamic parameters indicates that the PNP
G = −RT ln K (10)
adsorption on both materials is a spontaneous process.
H S
ln K = − + (11)
RT R
References and Notes
The values of the enthalpy, the free enthalpy and entropy 1. Z. Aksu and J. Yener, Waste Manage. 21, 695 (2001).
of PNP adsorption on both adsorbents are represented in 2. S. Rengaraj, S. H. Moon, R. Sivabalan, B. Arabindoo, and
Table V. V. Murugesan, Waste Manage. 22, 543 (2002).
The positive value of the enthalpy (H ) confirms that 3. Z. Liu, C. Yang, and C. Qiao, FEMS Microbiol. Lett. 277, 150
(2007).
the PNP adsorption on raw kaolinite is an endothermic 4. T. Dengyong, Z. Zheng, L. Kui, L. Jingfei, and Z. Jibiao, J. Haz-
process. However, for the case of urea-intercalated kaoli- ardous. Mater. 143, 49 (2007).
nite, the enthalpy is negative which indicates that the 5. T. S. Anirudhan, S. Jalajamony, and S. S. Sreekumari, J. Chem. Eng.
adsorption process on this latter is exothermic. 184, 178 (2012).
RESEARCH ARTICLE
Generally, for the physisorption, the variation of 6. C. Muñiz-Lopez, J. Duconge, and R. Roque-Malherbe, J. Colloid
Interface Sci. 329, 11 (2009).
H is <40 kJ.mol−1 , however, for the chemisorp- 7. P. Yuri, A. A. Godwin, and L. Frost, Ray. J. Colloid Interface Sci.
tion, the enthalpy variation is between −80 and 360, 440 (2011).
−400 J.mol−1 .K−1 .41 42 The enthalpy variation is associ- 8. K. Hülya, Y. Nuray, S. Uǧur, K. Fatmanur, and C. Ayla, J. Hazardous
ated to the adsorbed amount at equilibrium which depends Mater. 185, 1332 (2011).
on the heterogeneity of adsorption sites kaolinite surface. 9. X. Guanghai, G. Manglai, G. Zheng, L. Zhongxin, and H. Zhaochao,
Chem. Eng. J. 218, 223 (2013).
The positive value of the entropy variation (S ) shows
10. Z. Qin, P. H. Hong, X. Z. Jian, S. Wei, L. F. Ray, and Y. Peng,
that the PNP adsorption on kaolinite is accompanied by J. Hazardous Mater. 154, 1025 (2008).
a medium disorder. Nevertheless, for the urea-intercalated 11. B. Zhanga, F. Lia, T. Wub, D. Sunb, and Y. Lia, Physicochem. Eng.
kaolinite, the value (S ) is negative, which means that Aspects 464, 78 (2015).
the PNP molecules in solid-liquid interface are organized 12. F. Franco and M. D. R. Cruz, Clay. Miner. 39, 193 (2004).
13. L. Sadok, T. A. Elbokl, and C. Detellier, J. Colloid Interf. Sci.
more than that of the liquid phase.
302, 254 (2006).
The negative values of G demonstrate that the PNP 14. M. Éva, K. János, H. Erzsébet, and V. Veronika, J. Colloid Interface
adsorption process on these clay supports is spontaneous Sci. 330, 367 (2009).
in the range of studied temperatures.43 15. P. C. Lopes, A. Dias, Francisco, and L. R. D. da Silva, Mater. Lett.
57, 3397 (2003).
16. Kh. Nithima, Appl. Clay Sci. 50, 414 (2010).
4. CONCLUSIONS 17. C. Hongfei, H. Xinjuan, L. Qinfu, L. Xiaoguang, and L. F. Ray,
In the present work, we valorized a local clay soil coming Appl. Clay Sci. 109, 55 (2015).
18. M. Robert and D. Tessier, Ann. Agrom. 25, 859 (1974).
from the region of Guelma (Algeria) for water treatment.
19. T. Karfa, B. Philippe, J. Jean-Paul, and G. Moussa, C. R. Chimie
The characterization results show that the used material is 10, 511 (2007).
a disordered kaolinite. In order to enhance the adsorption 20. J. M. Cases, O. Lietard, J. Yvon, and J. F. Delon, Bull. Minéral.
capacity, this kaolinite was intercalated by urea. 105, 439 (1982).
FTIR analysis of urea-intercalated kaolinite shows that 21. T. Holtzapffel, Editions des sociétés Géologique du Nord (1985)
22. F. Toussaint, J. J. Fripiat, and M. C. Gastuche, Phys. Chem. 67, 26
the intensity of vibration band of internal OH group (at
(1963).
3697 cm−1 is displaced and reduced. However, the peak 23. K. Heide and M. Földvari, Thermochim. Acta 446, 106 (2006).
of external OH at 3620 cm−1 was not changed during inter- 24. M. Jakub, G. Adam, and B. Krzysztof, Appl. Clay Sci. 56, 63 (2012).
calation process. 25. V. A. Drits and C. Tchoubar, 371 (1990).
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