Radiocommunications Personnelles: Olivier BLONDEAU
Radiocommunications Personnelles: Olivier BLONDEAU
1. Généralités................................................................................................. E 7 330 - 3
1.1 Définitions .................................................................................................... — 3
1.2 Domaines d’application .............................................................................. — 3
2. Inventaire des techniques disponibles en Europe .......................... — 5
2.1 Techniques analogiques de communication bidirectionnelle ................. — 5
2.2 Techniques numériques de communication bidirectionnelle.................. — 5
2.3 Techniques numériques de communication unidirectionnelle................ — 5
3. Systèmes de communications sans fil............................................... — 5
3.1 Systèmes à la norme CT0 ........................................................................... — 5
3.2 Systèmes à la norme CT1 ........................................................................... — 6
3.3 Systèmes à la norme CT2 ........................................................................... — 7
3.4 Systèmes à la norme DECT ........................................................................ — 9
4. Systèmes cellulaires de radiocommunications personnelles
à la norme DCS 1800 .............................................................................. — 13
4.1 Développement de la norme et état réglementaire.................................. — 13
4.2 Principes d’un réseau GSM/DCS ................................................................ — 13
4.3 Utilisation de la norme DCS 1800 .............................................................. — 17
5. Capacité des systèmes numériques ................................................... — 17
3 - 1996
6. Systèmes de radiomessagerie.............................................................. — 19
6.1 Techniques numériques de communication unidirectionnelle................ — 19
6.2 Systèmes de radiomessagerie à la norme ERMES................................... — 22
7. Contexte économique et réglementaire,
perspectives d’avenir.............................................................................. — 25
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Tableau 1 – Comparaison entre les systèmes sans fil et les systèmes cellulaires
Critère de comparaison Cellulaire Sans fil
Qualité de la phonie (directement lié Codeur bas débit assurant Codeur de parole typiquement
au type de codeur de parole) une quantité de phonie moyenne à 32 kbit/s permettant d’obtenir
mais une efficacité spectrale un confort d’écoute sensiblement
importante équivalent au filaire. Efficacité
spectrale moyenne
Aspects
services Type de mobilité Mobilité d’un véhicule Mobilité d’un piéton
Type de couverture Quasi continue Discontinue
Confidentialité des communications Très dépendante de la nature ana- Très dépendante de la nature ana-
(authentification de l’abonné mobile logique ou numérique de la norme logique ou numérique de la norme
plus chiffrement) radio et du système radio et du système
Type de spécifications Spécifications de l’interface radio Spécification de la seule interface
et de l’architecture réseau associée radio
Puissance moyenne de l’émission Puissance de l’ordre du watt Puissance de l’ordre de la dizaine
côté mobile (en lien direct avec la Portée de l’ordre du kilomètre de milliwatts
portée) (système macrocellulaire) Portée de l’ordre de la centaine
de mètres (systèmes microcellulaires
Aspects ou picocellulaires)
techniques Complexité des traitements aux Forte complexité Faible complexité
niveaux du combiné et du réseau
Allocation de canal (directement lié Allocation fixe Allocation dynamique
à l’installation des bornes sur le site Obligation de gérer la planification Les bornes peuvent être placées
pour l’opérateur) des fréquences et d’attribuer n’importe où
à une cellule une portion de la bande
bien déterminée
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■ La radiomessagerie constitue un cas un peu à part du fait qu’il La norme DECT (Digital European Cordless Telecommunications ),
s’agit d’un service unidirectionnel. L’usager dispose d’un récepteur dont l’élaboration a débuté en 1989, s’est fortement inspirée du CT3.
lui permettant de recevoir soit un avertissement sonore, soit un Le DECT est une norme d’accès par voie radio à différents réseaux
message numérique ou alphanumérique sur un écran et ce, partout de communication. Le travail de spécification technique est achevé
dans sa zone d’abonnement. L’importance taille de la zone de pour l’essentiel depuis octobre 1992 avec l’adoption d’une norme
couverture des émetteurs de radiomessagerie par rapport à celle des ETS (European Telecommunication Standard ) divisée en 9 parties
systèmes sans fil permet de considérer que le pager (ou récepteur de [7]. Des travaux continuent sur des profils d’interfonctionnement
radiomessagerie) constitue un complément idéal des combinés sans avec des réseaux tels que le GSM, le RNIS (Réseau Numérique à
fil. Intégration de Services), ainsi que sur des spécifications de tests
Avant de décrire les principaux systèmes de téléphonie sans fil, associées.
il convient de souligner les différences entre ces techniques et les La norme DCS 1800 (Digital Communication System ) a été établie
techniques cellulaires (tableau 1). On notera que le système radio- pour permettre la mise en œuvre de nouveaux systèmes numériques
mobile DCS 1800 (Digital Communication System ), évolution du de communication avec les mobiles dans la bande des 1 800 MHz.
GSM (Global System for Mobile ) dans la bande des 1 800 MHz, se Le groupe de normalisation ETSI/SMG (Special Mobil Group ) fut
situe sur le plan purement technique du côté des systèmes cellu- donc chargé en 1990 d’élaborer une norme de réseau mobile adaptée
laires. Cependant, sa vocation à être utilisé dans un environnement à cette nouvelle bande de fréquence. Pour accélérer les travaux,
microcellulaire en fait un concurrent des systèmes sans fil. Il sera l’ETSI/SMG décida d’un scénario court terme : la première version
donc également décrit. de la norme DCS 1800 est constituée par les recommandations de
la phase 1 du GSM auxquelles sont ajoutées des delta-recomman-
dations qui spécifient les différences entre le standard GSM phase 1
et le standard DCS phase 1 [12] [13] [14] [15] [16]. La phase 2 des
2. Inventaire des techniques recommandations ETSI/SMG définit les deux standards en un corpus
unique de recommandations.
disponibles en Europe
2.1 Techniques analogiques 2.3 Techniques numériques
de communication bidirectionnelle de communication unidirectionnelle
Les spécifications d’équipements à usage domestique utilisant des
techniques analogiques sont disponibles en Europe depuis les Ces techniques permettent l’envoi d’un message ou d’un signal
années 70. La spécification CT0 (Cordless Terminal ), présente essen- sonore d’un utilisateur fixe vers un abonné mobile. Les techniques
tiellement en France, en Grande-Bretagne et en Belgique, est une principales utilisées sont la transmission sur canal dédié et la trans-
ancienne norme AFNOR (Association Française de NORmalisation) mission sur sous-porteuse. Elles ont respectivement été implantées
[1] implantée sur des bases nationales. en France fin 1987 avec les systèmes Alphapage et Operator, de
France Télécom. Alphapage utilise un code et présente des carac-
La spécification CT1 (Cordless Telephones 1 st generation ) est téristiques systèmes normalisées en 1981 par l’UIT-R (recomman-
présente dans le reste de l’Europe. Cette norme était à l’origine une dations 539 et 584, norme POCSAG). Le réseau Operator repose sur
recommandation CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télé- une norme adoptée par l’UIT-R en 1986 (recommandation 643), plus
communications) [3], qui a été adoptée ensuite par l’ETSI (European connue sous le nom de RDS (Radio Data System ).
Telecommunication Standard Institute ) comme norme intérimaire
(une norme intérimaire est une norme dont la durée de vie est Ces deux systèmes sont commercialisés depuis 1995 sous le nom
de 3 ans ; au-delà de ce laps de temps, elle devient une norme à part générique d’Alphapage.
entière ou est éliminée) sous le nom I-ETS-300-235 [4] afin de En mars 1992, une nouvelle norme de radiomessagerie a été
renforcer le statut de cette spécification largement utilisée depuis adoptée par l’ETSI : la norme ERMES (European Radio MEssage
1984. Dans certains pays, où la bande de fréquence prévue pour le System ) ou ETS-300-133. ERMES s’appuie sur une technique de
CT1 n’était pas disponible, une spécification CT1+ a été établie avec transmission sur canal dédié et offre une gamme de services et de
pour seule différence la bande de fréquence utilisée. fonctions beaucoup plus large que les systèmes précédents.
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3.2.3 Sécurité
Tableau 2 – Caractéristiques radio de la norme CAI/CT2
L’échange du code d’identification (au moins 999 999 combi- Bande de fréquence allouée 864 à 868 MHz
naisons différentes) permet de sécuriser la liaison. Une protection
contre un changement de code non autorisé est obligatoire. Si des Bande disponible 4 MHz
codes erronés sont reçus deux fois par une des extrémités, la liaison AMRF avec multiplex
Type d’accès E/R
radio est interrompue.
Bande par porteuse 100 kHz
3.2.4 Services offerts Nombre de porteuses 40
Nombre de canaux duplex par porteuse 1
Les services offerts par le CT1 sont les suivants :
Nombre de canaux physiques 40
— service de base : communication phonie ;
— services optionnels : intercommunication, transfert de commu- Modulation GFSK
nication, commande à distance d’un répondeur-enregistreur. Type de duplex temporel
Débit 72 kbit/s
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RNIS) ainsi que les messages de contrôle d’appel nécessaires au — dans la rue, en liaison avec une borne d’un réseau Télépoint
sous-système radio lui-même. La norme spécifie un ensemble limité auquel on serait abonné : application Télépoint ;
de messages obligatoires et de messages optionnels. Elle autorise — dans l’entreprise où l’on travaille, en liaison avec une borne
les utilisateurs à définir des messages propriétaires pour des fonc- du commutateur d’entreprise sans fil.
tions spécifiques non couvertes par les messages obligatoires ou Cette souplesse d’emploi fait de cette technologie une première
optionnels existants, sous réserve de leur acceptation par une auto- illustration du concept de communication personnelle (PCN, Perso-
rité de contrôle (SCA, Standard Control Authority ). nal Communication Network ).
Si le domaine privilégié d’application de la norme est pour l’instant
3.3.3 Fonctionnement la transmission de la parole, elle permet également la transmission
de données. On utilise dans ce cas les protocoles dédiés permettant
l’établissement d’un canal de transmission spécifique à cet usage
■ Établissement d’un appel sortant et offrant le choix entre les deux services suivants de transmission
Le combiné émet pendant une durée maximale de 5 s une de données à commutation de circuits :
demande de communication contenant son identité et l’identité de — service de transmission de données asynchrone full duplex
l’opérateur sur un canal qu’il aura jugé libre en multiplex 3. Il attend au débit de 19 200 bit/s avec correction d’erreur ;
une réponse d’acquittement de la borne contenant son identité et — service de transmission de données synchrone à 32 kbit/s sans
celle de l’opérateur en multiplex 2, ce qui lui permet de se synchro- correction d’erreur ou à 19 200 bit/s avec correction d’erreur.
niser. Le niveau 2 s’établit, puis le niveau 3 par un échange de
messages contenant les caractéristiques de service du combiné et ■ Réseau POINTEL
de la borne et, après une éventuelle authentification du combiné, La norme CAI/CT2 définit uniquement l’interface radio. Le réseau
une connexion phonie s’effectue grâce au passage en multiplex 1.2 POINTEL a donc été développé pour accueillir ce sous-système radio,
ou 1.4. son infrastructure se superposant au réseau général (RTCP, Trans-
■ Établissement d’un appel entrant pac). L’architecture générale du réseau (figure 2) est composée des
entités suivantes :
Après localisation de l’abonné, la borne de localisation est connue
— les combinés portables CAI, avec authentification pour accès
du système. Les informations concernant le combiné recherché sont
au réseau public ;
alors envoyées par le réseau (ou autre système) à la borne, qui
— le sous-système radio, composé de bornes fixes radio BFR,
effectue la recherche du combiné (polling ou paging ) sur une voie
reliées aux unités de raccordement de bornes URB par liaison
radio pendant 5 s. Dès que le combiné a détecté le polling le concer-
spécialisée LS ;
nant, il sonne et, lorsque l’abonné a décroché, il répond par une
— le sous-système de gestion comprenant :
demande de communication. La communication s’établit ensuite de
la même manière que pour un appel sortant. • le STL (serveur de téléchargement logiciel) pour le transfert de
nouveaux logiciels,
■ Sécurité • le CAP (centre d’authentification Pointel), qui possède la liste
Deux authentifications sont disponibles en CAI : celle du combiné des abonnés, leur type d’abonnement et leurs droits d’accès ; il
et celle du réseau (mécanisme appelé authentification mutuelle si connaît également la localisation des mobiles,
elles interviennent dans la même procédure) ; cela permet au • le CEPP (centre d’exploitation principal Pointel), qui gère les
combiné, par exemple, de s’assurer que le réseau avec lequel il est caractéristiques des BFR et collecte les données nécessaires à la
en communication est celui auprès duquel il a souscrit un abonne- taxation (tickets),
ment, avant d’accepter toute modification de ses caractéristiques de • le CEDP (centre d’exploitation décentralisé Pointel), qui collecte
service (stockées dans le combiné). Réciproquement, le réseau les statistiques,
s’assure que le combiné qui demande une communication a bien • l’UAP (unité d’accès Pointel), qui gère les appels entrants ; en
souscrit un abonnement. La CAI dispose également d’un mécanisme cas de non-réponse du combiné, elle oriente ces appels vers la
sécurisé de chargement des données de l’abonné par voie radio, messagerie vocale ;
appelée télépersonnalisation ou OTAR (Over The Air Registration ). — le sous-système d’abonnés comprenant :
Par contre, la CAI n’offre pas la possibilité de chiffrer la • le SAB (système de gestion des abonnés, qui reçoit les carac-
communication. téristiques de l’abonné au moment de la souscription de l’abonne-
ment ou de ses modifications,
• le SVF (système de valorisation et de facturation), qui traite les
3.3.4 Terminaux tickets de taxation.
■ Téléphonie sans fil
Les fournisseurs français actuels sont : ATT-Barphone, Dassault,
Matra, Motorola, Philips, Sagem et Sony. La taille de ces terminaux Les protocoles pour l’application domestique font partie inté-
est en moyenne de 14,9 cm × 5,5 cm × 2,5 cm et leur masse d’envi- grante de la norme : ainsi, un combiné CAI avec un enregistrement
ron 180 g (avec 3 piles). sur une base domestique CAI quelconque permet au minimum le
service de phonie. Sur le marché français actuel, sont disponibles
L’autonomie sur pile peut atteindre environ 6 h en communication des combinés-bases distribués par Sagem, Philips, Matra et
et 80 h en veille. Dassault, chaque base pouvant enregistrer plusieurs combinés
(jusqu’à 8). En plus d’une meilleure qualité des communications, les
combinés CT2 offrent un degré de sécurité (en terme de confiden-
3.3.5 Exemples d’applications tialité des communications) plus important que les combinés sans
fil analogiques.
Alors que les premières technologies radio sans fil (CT0 et CT1)
n’étaient applicables qu’au téléphone sans fil domestique, les ■ PBX sans fil
nouvelles technologies CT2/CAI et DECT permettent techniquement Les PBX sans fil commencent à se développer dans les entreprises
d’utiliser le même combiné sans fil dans différents environnements, offrant, sur tout ou partie de ses locaux privés, une certaine forme
par exemple : de mobilité au personnel doté de combinés sans fil. Ce type de
— à la maison, en liaison avec une base domestique : application service inclut l’émission d’appels intérieurs ou extérieurs à l’entre-
téléphone sans fil ; prise, la réception d’appels intérieurs et, sous certaines réserves,
extérieurs et comprend un suivi de localisation des utilisateurs lors
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3.4.3 Protocoles
3.4.4 Fonctionnement
La modulation numérique utilisée est une modulation GFSK
(Gaussian Frequency Shift Keying ) [46], d’excursion de fréquence Sans entrer dans le détail du passage de messages entre couches,
nominale 288 KHz. Le codeur de parole est un codeur ADPCM ce paragraphe illustre les principes d’un établissement de communi-
(Adaptive Differential Pulse Coded Modulation ) à 32 kbit/s. La norme cation et d’un handover sous DECT.
ne prévoit pas de dispositif d’égalisation.
Les bornes DECT couvrent des zones de taille relativement réduite. [Link] Fonctionnalités du combiné
Cette couverture réduite s’avère compliquée à modéliser en terme
de propagation et il est donc ardu d’allouer les fréquences de Le combiné peut se trouver dans quatre états logiques (figure 6).
manière fixe aux cellules. Pour s’affranchir de cette difficulté, l’allo- — Au Repos Non Synchronisé : le combiné ou PP (Partie Portable)
cation d’un canal DECT est effectuée dynamiquement par la PP, n’est verrouillé sur aucune RFP (Partie Fixe Radio) et ne tente rien
communication par communication. pour détecter la présence d’un système DECT.
Enfin, pour pallier les distorsions dues au milieu de propagation, — Actif Non Synchronisé : la PP effectue des tentatives pour se
il est possible de rajouter un dispositif à diversité d’antennes. synchroniser avec une RFP et entrer ainsi en mode Au Repos Synch-
ronisé. La durée de ce balayage est contrôlée par l’entité de gestion
du combiné. La réception du canal de balise véhiculant des infor-
mations système et envoyé par la borne permet la synchronisation
trame et multitrame.
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— Au Repos Synchronisé : la PP est synchronisée sur une RFP. Figure 6 – Système DECT : états du combiné
Elle est en attente de communication. Elle maintient la synchroni-
sation trame et multitrame avec la partie fixe. Elle balaie l’environ-
nement radio afin de détecter des RFP émettant des signaux de plus canaux (figure 7), la liste des canaux de plus forte puissance et la
forte puissance que celle sur laquelle elle est synchronisée. Si une liste des canaux de moins forte puissance. De plus, la PP doit se tenir
RFP vérifiant ce critère est détectée, la PP a la possibilité de s’y prête à être recherchée par la borne.
verrouiller. En fait, ce n’est pas directement la puissance du signal
— Actif Synchronisé : cet état correspond à une communication
qui est mesurée, mais le niveau RSSI (Radio Signal Strength
établie entre PP et borne. En fin de communication, la PP se retrouve
Indicator ). Grâce à ces mesures, le combiné gère deux listes de
dans l’état Au Repos Non Synchronisé.
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[Link] Handover
Dû à la taille réduite des cellules (en environnement PBX surtout),
le transfert d’appel en cours de communication est susceptible
d’avoir lieu assez souvent. Pour cette raison, il doit être relativement
rapide et imperceptible à l’utilisateur. Dans le cas du DECT, on
distingue plusieurs types de handover. Il existe, en effet, les
handovers intracellulaire (transfert d’un canal à un autre sous une
même borne) et intercellulaire (transfert d’une borne à une autre)
gérés par les couches MAC et DLC, et ce au sein même d’un système
DECT donné. D’autre part, le réseau d’accès peut lui aussi dans
certains cas gérer le handover entre plusieurs systèmes MAC (cas
d’un réseau d’accueil GSM).
Le principe du handover niveau MAC est explicité ci-après. Dans
l’hypothèse où une PP se trouve dans une zone de couverture
commune à deux bornes DECT, la PP est en communication avec
une de ces deux bornes. D’un autre côté, elle dispose de 11/12 de
son temps (cas d’un appel téléphonique de base) pour appréhender
l’environnement radio et connaître les bornes alentour. Si le signal
reçu par la PP en provenance de la seconde RFP devient plus fort
que celui de la première, une seconde liaison est établie en parallèle
de la première entre la seconde RFP et la PP. Il ne reste plus qu’à
basculer sur la nouvelle liaison pour que le transfert d’appel soit
complet. Un tel processus permet de passer d’une borne à une autre
en quelques dizaines de millisecondes et est donc quasi transparent
pour l’utilisateur. Enfin, la PP n’attend pas que la situation se dégrade,
elle effectue le transfert d’appel sur la borne vraisemblablement la
Figure 7 – Système DECT : mesures du RSSI au niveau du combiné
plus proche.
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3.4.6 Terminaux Cette disponibilité du service est obtenue par la localisation auto-
matique de la station mobile et par des accords d’itinérance entre
Aucun produit DECT n’étant commercialisé en France à la date opérateurs ; la couverture paneuropéenne est en voie de réalisation
de rédaction de ce article, il est difficile de donner une liste de pro- avec des systèmes GSM ; elle ne sera probablement pas réalisée
duits existants. Alcatel, Siemens, Philips, TRT et Ericsson, entre avec des systèmes DCS qui sont davantage destinés à une couver-
autres, fabriquent des combinés. La taille et la masse des combinés ture urbaine.
devraient être sensiblement les mêmes que ceux d’un combiné CT2. L’offre de services est comparable à celle du RNIS grâce à l’uti-
lisation pour le contrôle d’appel (Call Control ) d’une norme proche
de l’avis CCITT Q 931 [17] ; un choix similaire a été fait pour la norme
DECT.
4. Systèmes cellulaires La norme GSM/DCS décrit un système complet de télécommuni-
de radiocommunications cation, contrairement aux normes DECT et CT2 qui ne décrivent
qu’une interface radio. Elle précise notamment l’interface radio,
personnelles à la norme l’interface entre système radio et commutateur du service mobile
(interface A) et les interfaces dans le système de commutation pour
DCS 1800 le service mobile. On notera qu’une des possibilités d’offrir les
services réseaux à des stations mobiles DECT (PP DECT) est de
raccorder les bases radio DECT (FP DECT) à des commutateurs GSM
4.1 Développement de la norme dits MSC (Mobile Services Switching Center ).
et état réglementaire Une importante particularité de la norme GSM/DCS est que le
canal radio est alloué par le réseau, ce qui n’est pas toujours le cas
4.1.1 Bref historique des normes GSM et DCS 1800 dans les normes DECT et CT2. En conséquence, la station mobile
GSM/DCS, dans les cas pertinents (par exemple l’établissement
Alors que la définition de phase 1 du GSM s’achevait (1991) et d’appel), attend les messages d’allocation du réseau via une cellule
bien que le GSM ne fut pas encore en opération, il apparut nécessaire radio choisie pour la qualité de sa réception. D’où la nécessité du
de développer de nouveaux systèmes de communication avec les plan de fréquences : à chaque cellule radio est alloué un ensemble
mobiles. En effet, 25 MHz sont alloués au GSM et les prévisions de canaux radio qui ne pourront pas être réutilisés dans les cellules
d’extension du marché des communications avec les mobiles voisines, mais le seront dans des cellules plus éloignées.
rendaient déjà cette largeur de bande insuffisante pour le trafic
attendu. Le nouveau système fut nommé DCS 1800.
DCS signifie Digital Communication System (système numérique 4.2.1 Différences entre les systèmes GSM et DCS
de communication). La définition de ce nouveau système numérique
de communication avec les mobiles devint indispensable lorsque le Nous expliquons les principes essentiels de la norme DCS 1800
régulateur britannique (DTI, Departement of Trade and Industry ) Standard en terme d’évolutions par rapport à la norme GSM. Ces
délivra des licences à trois opérateurs de réseaux mobiles, ces évolutions sont définies par des delta-recommandations qui ne
licences permettant d’établir des réseaux de communication avec s’appliquent qu’à la phase 1 du DCS 1800, mais dont les principes
les mobiles dans la bande des 1 800 MHz. Le DTI alloua 75 MHz à demeurent en phase 2.
ce nouveau système, mais il restait à le définir. L’ETSI/GSM fut donc L’évolution la plus significative concerne le changement et l’élar-
chargée en 1990 d’élaborer une norme de réseau mobile adaptée gissement de la bande de fréquence allouée. Les valeurs relatives
à cette nouvelle bande de fréquence. au DCS 1800 sont :
• 1 710 et 1 785 MHz pour le sens montant (station vers base) ;
• 1 805 à 1 880 MHz pour le sens descendant (base vers station).
4.1.2 État de la réglementation en France
Les valeurs relatives au GSM sont :
La Direction Générale des Postes et Télécommunications (DGPT) • 890 à 915 MHz pour le sens montant ;
a attribué, à la fin de 1994, à un consortium mené par Bouygues • 935 à 960 MHz pour le sens descendant.
une licence d’exploitation d’un réseau DCS 1800, après un appel à On constate que la bande primaire du GSM n’est large que de
candidatures qui excluait les deux opérateurs GSM français exis- 25 MHz, alors que la largeur de la bande du DCS 1800 est de 75 MHz.
tants, France Télécom et SFR. En conséquence ce troisième opé- La structure physique des canaux du DCS 1800 est la même que celle
rateur de service téléphonique cellulaire numérique sera en du GSM ; en particulier la largeur de chaque canal radio est de
concurrence avec France Télécom et SFR. 200 kHz ; donc 374 canaux radio (Absolute Radio Frequency
Le troisième opérateur devrait pouvoir offrir le service à 15 % de Channels, ARFC) sont disponibles en DCS 1800, trois fois plus qu’en
la population française dans les 18 mois après l’attribution de la GSM. Il a donc été nécessaire de redéfinir le processus de sélection
licence et à 25 % de la population dans les quatre ans ; il se verra de cellule par la station mobile [16] et de définir de nouveaux moyens
pour cela allouer 15 MHz en région parisienne, puis 15 MHz dans de signalisation pour le support de ces nouveaux canaux [13].
d’autres grandes villes françaises. Cela ne représente que le Afin d’éviter de nouvelles difficultés en cas d’utilisation du système
cinquième de la bande DCS 1800, le reste de la bande pouvant être GSM/DCS dans de nouvelles bandes de fréquences, il fut décidé
attribué par la suite. d’introduire un schéma général allant au-delà de la prise en compte
des 374 ARFC du DCS 1800. Les moyens de signalisation ont été
définis pour le support de 1 024 ARFC, ainsi de nouvelles extensions
de fréquences seront possibles [18].
4.2 Principes d’un réseau GSM/DCS De nouvelles classes de puissance ont été définies dans la norme
DCS 1800 : pour une station mobile, il y a deux classes de puissance,
La norme GSM/DCS est destinée aux systèmes numériques de la classe 1 permet 1 W de puissance crête maximale (environ 0,125 W
communication avec les mobiles, qui permettent d’offrir au public en moyenne), la classe 2 permet 0,25 W de puissance crête maximale
des services de télécommunication avec une couverture continue [12] [15]). Pour une station mobile GSM, il y a quatre classes de puis-
sur de vastes territoires. sance, la plus élevée permet 8 W de puissance crête maximale
(environ 1 W en moyenne) et la moins élevée 0,8 W de puissance
crête maximale.
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Pour une station de base DCS 1800, la puissance crête maximale La fonction du canal BCCH est essentiellement la diffusion des
émise [15] va de 2,5 W (classe 4) à 20 W (classe 1). Pour une station informations qui permettent aux stations mobiles d’accéder au
de base GSM, la puissance crête maximale émise va de 2,5 W système. La partie montante du CCCH permet le premier accès des
(classe 8) à 320 W (classe 1). stations mobiles au réseau ; elle est donc aussi nommée canal
L’interface entre système radio et commutation mobile, dite inter- d’accès aléatoire (RACH, Random Access CHannel ). La partie des-
face A, n’est pas touchée par ces évolutions. cendante du CCCH permet l’allocation d’un premier canal dédié et
l’émission de messages de recherche (paging ).
Pour une description plus détaillée de la norme DCS 1800, on se
reportera à l’article Réseaux cellulaires de radiocommunications Les canaux de signalisation point à point SDCCH ont été introduits
mobiles [E 7 360] et suivants dans ce traité, en se souvenant des trois afin d’économiser les ressources radio : ils utilisent moins de
points de différence exposés ci-dessus : place de la bande de fré- ressource radio que les canaux de trafic (TCH), mais ils suffisent pour
quence, largeur de la bande de fréquence et puissances d’émission. les échanges de signalisation. Ils sont donc utilisés pour les procé-
dures d’établissement d’appel et celles de mise à jour de localisation.
Les canaux à demi-débit ont été définis pour la même raison ; ils
4.2.2 Architecture et signalisation peuvent être utilisés pour certains services de données et seront
utilisés pour la téléphonie quand le codeur de parole demi-débit sera
dans un réseau GSM/DCS défini.
[Link] Abonné mobile et station mobile
[Link].2 Généralités sur les protocoles de couche 2
Le but d’un réseau GSM/DCS est d’offrir des services de télé- et de couche 3
communications à des abonnés, quels que soient leurs déplace-
ments à l’intérieur d’une zone de service, desservie par un opérateur La couche 2 de l’interface radio, également nommée LAPDm par
ou éventuellement par plusieurs opérateurs ayant passé des accords analogie au LAPD (couche 2 du DSS1), est décrite dans la recomman-
mutuels. Pour ce faire, l’abonné mobile utilise une station mobile dation GSM 04.06 [26]. Le LAPDm est un protocole similaire au
(MS) dont l’originalité est d’être constituée de deux éléments HDLC [27], avec une fenêtre de 1 et répétition de trames sur expi-
séparables : ration de temporisation.
— un équipement mobile qui fournit les capacités radio et logi- La couche 3 de l’interface radio est subdivisée en trois sous-
cielles nécessaires au dialogue avec le réseau et demeure indépen- couches [28] :
dant de l’abonné utilisateur ; — ressources radio (Radio Resource, RR) ;
— une carte amovible, du type carte bancaire, dite SIM (Subscri- — gestion de la mobilité (Mobility Management, MM) ;
ber Identification Module, module d’identification de l’abonné) [19] — gestion des connexions (Connection Management, CM).
[20], qui contient les caractéristiques de l’abonné et de ses droits, La sous-couche CM comprend plusieurs entités parallèles :
en particulier son identité internationale, l’IMSI (International Mobile
— gestion des services supplémentaires (similaires aux services
Station Identity ). Une station mobile est caractérisée par son SIM.
de confort du réseau fixe) ;
— service de messages courts (Short Message Service, SMS) ;
[Link] Sous-système radio et interface radio — contrôle d’appel (Call Control, CC).
L’interface radio (Um) est l’interface entre la station mobile et le Donc, allant de bas en haut, on distingue : la couche 1, la couche 2,
réseau. la sous-couche RR, la sous-couche MM et la sous-couche CM. Tout
Les protocoles de signalisation de l’interface Um comprennent message et toute procédure de la couche 3 appartiennent à une et
trois couches similaires à celles des protocoles du DSS1 (Digital une seule de ces trois sous-couches.
Subscriber Signalling System no 1 ) du canal D du RNIS [21] [22] [23] La sous-couche RR est chargée de l’allocation, de la relâche et de
[17], conformes au modèle de référence de l’OSI [24]. la supervision des canaux radio, ce qui comprend le transfert auto-
Le sens montant désigne les activités radio de la station mobile matique intercellulaire (handover ). La sous-couche RR comprend
vers le réseau ; le sens descendant désigne les activités radio du aussi les messages reçus par la station mobile (MS) en mode de
réseau vers la station mobile. veille, en particulier les messages diffusés par le réseau sur le BCCH.
La sous-couche RR comprend enfin la procédure de chiffrement.
[Link].1 Correspondances entre les ressources radio La sous-couche MM assure la localisation continue des MS ; elle
et les canaux radio GSM comprend également deux fonctions de sécurité : l’authentification,
qui permet au réseau de vérifier l’exactitude de l’identité annoncée
L’interface radio du GSM utilise l’Accès Multiple à Répartition dans par une MS, et la confidentialité de l’identité, dont le but est
le Temps (AMRT) [25]. Dans le cas du GSM, 8 intervalles de temps d’empêcher un pirate, qui écouterait l’interface radio, de suivre les
sont multiplexés sur une porteuse radio. Chaque intervalle de temps mouvements d’un abonné mobile. La sous-couche MM permet enfin
peut être utilisé pour porter l’un des ensembles suivants de canaux aux MS d’établir des connexions virtuelles qui seront utilisées par
logiques GSM : la sous-couche CC.
• 1 TCH/F (Traffic CHannel Full ), canal de trafic plein débit, point
La sous-couche CC permet l’établissement et la relâche d’appels
à point ;
entre une MS et un abonné d’un réseau fixe ou mobile, avec des
• 2 TCH/H (Traffic CHannel Half ), 2 canaux de trafic à demi-débit,
principes voisins de la recommandation CCITT Q931 [17].
point à point ;
• 8 SDCCH (Stand alone Dedicated Control CHannel ), canaux de Le niveau 3 de l’interface radio est spécifié dans la recomman-
signalisation point à point ; dation GSM 04.08 [29].
• 1 CCCH/BCCH (Common Control CHannel, Broadcast Control
CHannel ), canal commun de signalisation, canal de signalisation [Link].3 Relation entre les couches de protocoles
diffusé. et les entités du réseau
Les canaux de trafic (TCH) sont utilisés pour transmettre la voix La couverture radio de l’aire de service, partitionnée en cellules,
ou des données alors que les canaux de signalisation (SDCCH, CCCH est assurée par les stations de base (BTS, Base Transceiver Station ),
et BCCH) ne peuvent servir qu’à la signalisation. chaque cellule disposant d’une Station de Base et d’une seule.
TCH et SDCCH sont des canaux alloués pour des échanges point Chaque BTS comprend une ou plusieurs porteuses radio qui four-
à point, alors que le CCCH descendant et le BCCH sont des canaux nissent obligatoirement un canal de diffusion BCCH et un canal de
point à multipoint et que le CCCH montant est un canal à destina- signalisation commun CCCH ainsi que des canaux de signalisation
tion unique et accès partagé. dédiés SDCCH et des canaux de trafic (TCH), en fonction des besoins.
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Il requiert alors de ce HLR la fourniture de l’adresse du Commuta- émise, tant pour les stations mobiles que les BTS, plus basse en
teur du Service Mobile visité par l’abonné mobile appelé et un DCS 1800 qu’en GSM est cohérent avec le fait que les cellules sont
numéro d’itinérance de station mobile (Mobile Station Roaming plus petites en DCS 1800. De plus, la bande de fréquence du
Number, MSRN), afin d’acheminer l’appel vers ce MSC. DCS 1800 est trois fois plus large que celle du GSM : il y a 374 canaux
Ce MSC reçoit de son Enregistreur de Localisation des Visiteurs radio en DCS 1800 et seulement 124 en GSM.
associé la zone de localisation où l’abonné mobile est censé se Compte tenu de ces caractéristiques, le DCS 1800 doit donc être
trouver. Le MSC utilise cette donnée pour requérir du (des) Sous- utilisé de manière préférentielle pour la couverture de zones denses
Système Radio pertinent(s) le déclenchement de la procédure de où un trafic élevé est écoulé par un grand nombre de petites cellules.
recherche (paging ) sur l’interface radio. Les messages de recherche Comme une couverture radio nationale nécessite un plus grand
sont alors émis sur la partie descendante du CCCH (Common Control nombre d’équipements en DCS 1800 qu’en GSM en raison du rayon
CHannels ) de chacune des cellules de la zone de localisation où plus faible des cellules en DCS 1800, on peut donc envisager
l’abonné mobile est censé être. d’utiliser le DCS 1800 pour couvrir le centre des villes et le GSM pour
La station mobile en mode de veille écoute en permanence le canal les autres aires. Il est alors nécessaire de faire interfonctionner GSM
sur lequel elle pourrait recevoir un message de recherche ; quand et DCS.
elle reconnaît son identité dans un de ces messages, elle établit un L’itinérance offre une première solution. En effet, en phase 2 du
dialogue avec le MSC visité. GSM une même carte SIM pourra être insérée dans une station
Dans la suite de la procédure on distingue, notamment, l’envoi mobile GSM ou une station mobile DCS. L’usager pourra alors être
par le réseau à la station mobile d’un message de SETUP, puis abonné soit à un réseau GSM, soit à un réseau DCS et utiliser les
l’entrée de l’appel dans sa phase active. Côté réseau la connexion deux à condition que ces réseaux aient conclu les accords
comprend alors, au moins, un commutateur du réseau téléphonique nécessaires. Si la contrainte pour l’usager est de posséder deux
(RTCP), le MSC passerelle et le MSC visité (VMSC). stations mobiles (par exemple un mobile DCS 1800 de poche et un
mobile GSM de voiture), il pourra être joint sous le même numéro,
quelle que soit sa position, grâce à l’insertion de la carte SIM dans
[Link].5 Itinérance le mobile pertinent.
La norme GSM/DCS offre la possibilité à un abonné d’être desservi Pour s’affranchir de la contrainte de posséder deux stations
par un réseau autre que le sien, ce qui permet d’élargir la zone de mobiles, des travaux sont en cours à l’ETSI pour spécifier des mobi-
service vue de l’usager. Cela est rendu possible par la normalisation les bi-bande (GSM et DCS 1800). Ces mobiles permettront l’accès
des interfaces SIM/équipement mobile, radio et HLR/VLR. à deux réseaux différents (un réseau GSM et un réseau DCS 1800)
Quand un abonné mobile « a » de réseau nominal A tente et offriront la possibilité pour un même opérateur de posséder un
d’accéder pour la première fois à un réseau B, sa station mobile réseau fonctionnant dans les deux bandes de fréquence.
effectue d’abord une mise à jour de localisation. Le VLR du MSC Il est actuellement prévu aux États-Unis de fournir des services
de la zone géographique où il se trouve reçoit cette demande et de communication personnelle (Personal Communication Service,
déduit de l’identité du mobile que celui-ci appartient à un autre PCS) dans la bande des 1 900 MHz. Une des possibilités pourrait
réseau. consister à adapter le DCS 1800 dans cette bande des 1 900 MHz.
Si un accord d’itinérance (roaming agreement ) a été établi entre Le schéma choisi pour le codage des fréquences autorise une telle
le réseau A et le réseau B, le VLR du réseau B est à même d’interroger adaptation.
le HLR de l’abonné mobile « a ». Ensuite le VLR du réseau B donne,
dans sa zone géographique, doit au service à l’abonné mobile « a »
et il met à jour le HLR de « a » de façon qu’il puisse être atteint par
des appels entrants alors qu’il est servi par un réseau différent de
son réseau nominal.
5. Capacité des systèmes
Vu de l’abonné, la procédure d’itinérance est soit complètement numériques
automatique, soit quasi automatique [33]. L’itinérance automatique
est déclenchée par la station mobile quand elle détecte la perte de Déterminer la capacité de trafic (en erlangs par kilomètre carré et
couverture radio de son réseau nominal : elle identifie les réseaux par mégahertz) d’un système de radiocommunication personnelle
disponibles et tente d’accéder à ceux inscrits dans la carte SIM. nécessite de prendre en compte le nombre théorique de canaux radio
Ensuite le processus décrit ci-dessus se déroule sans intervention disponibles, plus des paramètres extrêmement dépendants de
de l’usager, jusqu’à disponibilité du service. Mais dans certains cas, l’environnement, tels que le rayon moyen d’une cellule et la taille
une intervention simple de l’usager peut être nécessaire : la station du motif de réutilisation des fréquences. Pour cette raison, une
mobile lui présente les réseaux disponibles, puis l’usager choisit [34] approche simpliste est tout d’abord donnée, fondée sur la notion
le réseau auquel accéder, le reste de la procédure étant entièrement de capacité intrinsèque d’un système radio. Dans un second temps,
automatique. des exemples de calcul de trafic et de portée sont exposés, fondés
sur des modèles de propagation donnés.
Le tableau 4 se limite à la comparaison de la capacité
4.3 Utilisation de la norme DCS 1800 intrinsèque K, nombre de canaux de trafic disponibles par méga-
hertz. Ce paramètre théorique permet de comparer les trois normes
de communications personnelles qui seront, sans doute, les plus
Le déploiement d’un réseau radio DSC 1800 est facilité par le fait utilisées en Europe dans les cinq ans à venir : CT2, DECT et
que la similarité entre l’interface A du GSM et celle du DCS permet DCS 1800. La faible capacité du DECT s’explique par l’important
dès maintenant la connexion des BSS DCS 1800 à des MSC GSM débit de signalisation prévu par cette norme par rapport au CT2 et
déjà existants. au DCS 1800, signalisation qui permet notamment la réalisation de
handovers imperceptibles à l’usager et de durées d’établissement
En raison des conditions de propagation dans une bande de
d’appel extrêmement faibles. Le tableau 5 donne l’ordre de gran-
fréquence plus élevée, il n’est pas souhaitable en DCS 1800 d’avoir
deur de la portée pouvant être obtenue en environnement urbain
des cellules trop grandes, parce que cela impliquerait l’utilisation de
pour chacun des systèmes précités. Le DCS 1800 permettra sans
fortes puissances et donc une forte consommation d’énergie du
doute avec un seul émetteur de couvrir des cellules de rayon envi-
mobile. Alors qu’en GSM il peut être envisagé d’avoir des cellules
ron 3 fois supérieur à celui des cellules CT2 ou DECT.
dont le rayon aille jusqu’à environ 35 km, en DCS 1800 le rayon ne
devrait pas dépasser quelques kilomètres. Le fait que la puissance
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À titre d’exemple, les capacités de trafic et les portées des sys- rantes, tant lors de la phase de conception du réseau que lors de
tèmes CT2, DECT et DCS peuvent être estimées. la phase d’exploitation de ce réseau, pour répondre au mieux aux
Le modèle de propagation typique d’un environnement urbain, besoins des clients. On a typiquement deux cas de figure :
exprimant l’atténuation en fonction de la distance, est le suivant : — le facteur limitant est le trafic : la couverture d’une zone très
peuplée doit être assurée ; des petites cellules sont utilisées, chacune
à 900 MHz A = 24 + 35 lgd d’elles ayant une capacité de trafic donnée ;
à 1 800 MHz A = 30 + 35 lgd — le facteur limitant est la portée : la couverture d’une zone peu
avec A (dB) atténuation, peuplée mais de superficie non négligeable doit être assurée (cas
d’environnement rural).
d (m) distance.
Des outils d’ingénierie propres à chaque opérateur ont été déve-
Les portées correspondantes pour les différents systèmes, avec loppés ou sont en cours de développement, permettant de mieux
des antennes en émission et en réception de 0 dB, sont exprimées appréhender un site en terme de capacité de trafic et de zone de
dans le tableau 5. couverture. La tendance qui consiste à diminuer la taille des cellules
En prenant comme hypothèse simplificatrice qu’un seizième des (pour réutiliser la plage de fréquences allouées au système aussi
ressources est alloué à chacune des bornes (la taille du motif de souvent que possible de façon fixe ou dynamique) rend ces outils
r é u t i l i s a t i o n d e f r é q u e n c e e s t d o n c d e 1 6 ) , l e t r a fi c e n d’ingénierie radio de plus en plus complexes et de plus en plus
erlangs · MHz–1 · km–2 peut être calculé. Il est à noter que, pour les dépendants de la fiabilité des modèles de terrains qui en constituent
systèmes à allocation dynamique (DECT, CT2), attribuer un motif de la colonne vertébrale. (0)
réutilisation des fréquences est par définition un non-sens. On peut
cependant estimer que le motif de réutilisation correspond à la
configuration obtenue en pleine charge sur un réseau avec une
norme radio ayant ce type d’allocation. Tableau 4 – Capacité intrinsèque K
Ces valeurs sont données à titre indicatif et constituent simplement des principaux systèmes numériques
des ordres de grandeur. Il faut notamment ne pas se fier au de radiocommunications personnels
classement que donne la capacité d’un système exprimée en
erlangs · MHz–1 · km–2. En effet, les valeurs obtenues par ce mode CT2 DECT DCS 1800
de calcul sont très fortement corrélées aux portées estimées de façon
B ...........(MHz) 0,1 1,730 0,4
grossière, qui ne tiennent pas compte des effets de masquage
susceptibles d’être rencontrés en milieu urbain. Le calcul en n 1 12 8
erlangs · MHz –1 · cellule –1 semble pour cette raison être plus
K 10 7 20
pertinent. Dans tous les cas, les capacités de trafic sont extrêmement
dépendantes de la modularité des équipements, ce dont le tableau 5 TDD : B : bande de fréquence allouée à un canal de trafic
ne tient pas compte. Toutefois ces systèmes ne sont pas forcément n : nombre de canaux duplex de trafic par porteuse
concurrents et peuvent être vus comme complémentaires, en fonc- K = n /B : nombre de canaux de trafic disponibles par mégahertz
tion du coût différent des équipements et du type d’environnement FDD : B : bande de fréquence allouée à un canal duplex
de la zone à couvrir. n : nombre de canaux de trafic par porteuse
Pour conclure, il faut souligner que, pour un exploitant de réseau, K = n /B : nombre de canaux de trafic disponibles par mégahertz
les connaissances des données de trafic et de portée sont prépondé-
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6. Systèmes Ces modalités d’accès peuvent varier d’un réseau à l’autre, mais
restent en général très simples, compte tenu de la simplicité des
de radiomessagerie messages transmis.
Lorsque l’expéditeur est connecté au système, ce dernier vérifie,
après réception du numéro d’appel du destinataire, que le message
Ce paragraphe décrit les principes généraux de la radiomessagerie peut être transmis dans des conditions de qualité de service satis-
et leur application dans les systèmes existants (Alphapage, Opera- faisante. En particulier, il est vérifié que le délai d’envoi est compa-
tor), puis présente la nouvelle norme de radiomessagerie : la norme tible avec le service demandé et que l’aire de service est disponible.
ERMES (European Radio MEssage System ). Lorsque ces conditions sont remplies, le système achemine le
message vers les équipements correspondants à l’aire de service du
destinataire et à la localisation demandée. L’encadré 1 décrit la
notion d’aires de service et de localisation.
6.1 Techniques numériques
de communication unidirectionnelle Encadré 1 - Aires de service et de localisation
Elles permettent l’envoi d’un message ou d’un signal sonore d’un Un système de radiomessagerie fournissant une transmission
utilisateur fixe vers un utilisateur mobile. Lorsque le message a été unilatérale, il n’est pas possible de transmettre automatique-
traité par l’infrastructure fixe, il est transmis par voie radioélectrique ment à l’infrastructure la position d’un abonné depuis le termi-
au destinataire mobile. Celui-ci reçoit, grâce à son récepteur radio- nal. Il faut donc que l’utilisateur indique à l’avance au réseau sur
électrique, le message qui lui est destiné; quelle aire géographique il souhaite recevoir le service. Cette
aire, correspondant généralement à la couverture radioélec-
Le message peut prendre plusieurs formes : trique de plusieurs émetteurs, peut être indiquée de façon per-
— appel simple (ou signal sonore) ; manente (sur abonnement, et il s’agit alors d’une aire de service)
— numérique ; ou de manière dynamique (en programmant dans le réseau, par
— alphanumérique ; un appel au sous-système d’accès, une aire de localisation).
— autres.
Dans le premier cas on parle de système de recherche de personne
et dans les autres cas de radiomessagerie unilatérale. 6.1.2 Sous-système distribution
La caractéristique principale reste la mobilité et donc la simplicité et transmission radio
du terminal (poids, volume, consommation), associée à une grande
autonomie. Lorsque le message est prêt à être envoyé, le sous-système accès
La figure 10 décrit l’architecture générique de tels systèmes. Elle et acheminement le remet au sous-système distribution et trans-
met en évidence, outre la partie gestion et supervision, les deux mission radio qui va le distribuer aux différents émetteurs corres-
principales techniques mises en œuvre, à savoir : messagerie et pondant à l’aire de service demandée. La transmission radio peut
transmission radioélectrique. alors avoir lieu. Suivant les systèmes, deux types de transmission
peuvent être utilisés : sur canal dédié ou sur-porteuse.
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variées et correspondent à des indications sur les fréquences pour 6.2 Systèmes de radiomessagerie
faciliter la recherche de stations, ou sur les programmes diffusés ou
à destination des automobilistes ou encore, dans le cas qui nous à la norme ERMES
concerne, des messages de radiomessagerie.
Pour la radiomessagerie, le 2e bloc est composé essentiellement Les aspects Services, Réseau et Interface radio de la norme de
de : radiomessagerie paneuropéenne ERMES (European Radio MEssage
— type de groupe : 01110 et Bo = 0 (version A du codage) ; System ) sont décrits ci-après [36].
— code de genre de programme : T4T3T2T1T0 ;
avec T4 indiquant un début ou une fin de message, T3 le type de
message (0 s’il s’agit d’un appel simple, 1 autrement) et T2T1T0 6.2.1 Services ERMES
dépendant du contenu des blocs 3 et 4, adresse ou message.
L’adresse est répartie dans les blocs 3 et 4. Bien qu’il existe poten- Les services de base offerts par un réseau ERMES sont les
tiellement 32 bit utiles d’adresse, toutes les combinaisons ne sont suivants :
pas utilisées afin de diminuer la probabilité de faux appel. Il y a donc — envoi d’un message d’appel simple (bip sonore) ;
un transcodage entre l’adresse à 6 chiffres décimaux et les 32 bit — envoi d’un message numérique ;
possibles. Pour adresser un récepteur, il convient donc d’émettre un — envoi d’un message alphanumérique ;
groupe complet, la partie message éventuelle étant dans le ou les — envoi de données non formatées (train binaire sans formatage
groupes suivants. de caractères, service optionnel).
Il existe d’autres systèmes utilisant cette technique (par exemple, À ces services de base s’ajoutent des compléments de services,
le système Receptor développé par une société américaine conjoin- énumérés dans le tableau 6. Il existe deux catégories de complé-
tement avec une société japonaise), mais qui n’ont pas fait l’objet ments de services : les compléments offerts à une personne
d’implantation en France. souhaitant déposer un message vers un abonné (la partie
appelante ), tels que la demande de répétition du message, et les
compléments de service offerts aux abonnés eux-mêmes, tels que
6.1.5 Récepteurs de radiomessagerie le transfert.
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— les synergies entre les différentes applications de la norme théorique compte tenu de l’avantage tarifaire important des com-
(téléphone sans fil, PBX sans fil et Télépoint) n’étaient pas possibles munications fixes en milieu domestique ou d’entreprise et de
faute de produits disponibles sur le marché à cette époque. l’impossibilité d’envisager d’offrir le service à toute la population
Il apparaît donc que cette expérience britannique négative de d’un pays par manque de disponibilités de fréquences. Par ailleurs,
radiocommunications personnelles a souffert de conditions locales un service tel que Bi-Bop s’approche également du concept de télé-
et conjoncturelles particulièrement défavorables, mais elle ne phone mobile personnel lorsque son utilisateur dispose, en plus de
condamne pas la viabilité de tels services de façon générale. Les son abonnement Bi-Bop pour l’utilisation sur la voie publique, d’une
succès de services Télépoint tels que Greenpoint aux Pays-Bas et base domestique à la maison et si son employeur est équipé d’un
Bi-Bop en France, ou de réseaux de ce type en Extrême-Orient (Hong- PBX sans fil CT2. Les restrictions par rapport au concept de téléphone
Kong, Singapour, Taïwan, etc.), ainsi que la commercialisation à personnel ne sont plus ici tarifaires, mais sont les suivantes :
grande échelle de PBX CT2 (tels que, par exemple, le Companion — contrainte d’utiliser des numéros d’annuaire différents suivant
de Northern Telecom) ou DECT (Ericsson, Siemens, etc.) et de télé- l’environnement d’utilisation : numéro de la ligne téléphonique fixe
phones sans fil conformes à ces normes semblent le démontrer. sur laquelle est branchée la base domestique à la maison, numéro
Bi-Bop dans la rue et numéro du plan de numérotage spécifique au
PBX dans l’entreprise ;
— zones de couverture publique limitées aux fortes concentra-
7.2 Tarification tions urbaines, compte tenu de la portée limitée des bornes (100 à
200 m).
Le tableau 7 donne une liste indicative et partielle des prix
L’une des perspectives techniquement les plus prometteuses pour
appliqués en décembre 1994 pour les services de radiocommuni-
résoudre ces difficultés serait sans doute l’intégration progressive
cations personnelles (source : Le Journal du Téléphone no 41).
des systèmes d’accès radio au réseau général fixe sous sa forme
Les services de radiocommunications personnelles occupent de Réseau Intelligent, cette intégration étant conçue de façon aussi
actuellement une niche de marché comprise entre les services télé- indépendante que possible de la (ou des) technologie(s) radio
phoniques fixes d’une part, incluant le service téléphonique mise(s) en œuvre (c’est-à-dire véhiculant des protocoles de signa-
résidentiel et les cabines téléphoniques, et d’autre part les services lisation génériques du point de vue de l’interface radio). Elle apparaît
de radiotéléphone cellulaire. Cette vocation intermédiaire se révèle prometteuse au même titre que toutes les application du Réseau
aussi bien par le niveau de services disponibles que par la tarification Intelligent : seules les interfaces d’accès radio (bornes) et les appli-
associée. Notons par exemple qu’il existe actuellement (fin 1995) un catifs de services (PCS) seraient alors spécifiques au service et l’intro-
rapport de l’ordre de trois entre le coût d’Itinéris et celui de Bi-Bop, duction de nouveaux services se limiterait à des évolutions
ce coût prenant en compte l’ensemble des débours vus du client : logicielles de ces applicatifs.
prix du terminal, de l’abonnement, frais de mise en service et coût
À court terme, le projet ETSI de Cordless Terminal Mobility (CTM)
des communications. Cette estimation moyenne ne prend, bien sûr,
vise ces objectifs pour deux types d’interface radio : le CT2/CAI et
pas en compte les raffinements tarifaires tels que l’intégration dans
le DECT. Ce projet, sur lequel tous les grands constructeurs euro-
certains cas de tout ou partie du coût du terminal ou d’un certain
péens sont mobilisés, est notamment caractérisé par la prise en
nombre de communications dans le prix d’abonnement, qui ne sont
compte des trois types d’équipements susceptibles, suivant
au demeurant pas de nature à modifier significativement le ratio
l’environnement dans lequel se trouve l’abonné CTM, de lui fournir
précité.
l’accès radio : bornes résidentielles, PBX sans fil et bornes publiques
d’accès à un réseau Télépoint. Sa mise en œuvre effective
contribuerait à l’effacement des frontières entre services fixes et
7.3 Perspectives d’avenir mobiles. Par ses caractéristiques, le CTM peut être rapproché de
certains services de l’offre PCS américaine, notamment de ceux qui
La multitude de systèmes de radiocommunications personnelles seront supportés par la norme radio PACS (Personal Access
se justifie actuellement par l’impossibilité technique (capacité de Communication System ).
trafic, couverture) et économique (prix de revient des réseaux et des À plus long terme, l’Universal Mobile Telecommunication System
terminaux) d’offrir, dans l’état présent de la technologie, l’ensemble (UMTS), qui sera en phase avec une version plus avancée du Réseau
de ces services avec un même système et à l’ensemble de la popula- Intelligent du réseau général, vise également cette cible avec des
tion. La perspective serait pourtant séduisante de pouvoir appeler projets de service plus ambitieux que le CTM (figure 17).
ou être appelé chez soi, au travail ou dans la rue en utilisant un unique L’UMTS [47] se situera au carrefour des évolutions des systèmes
terminal mobile et un unique numéro d’annuaire, et tout cela dans cellulaires, des systèmes sans fil et du réseau fixe.
des conditions de prix aussi proches que possible de celles appli-
quées pour le moment dans le réseau fixe. Les modalités de développement effectif de ces scénarios ne
seront toutefois pas exclusivement déterminées par leurs compo-
Examinons deux exemples de systèmes existants afin de santes techniques, mais aussi (et surtout ?) par le contexte réglemen-
comprendre pourquoi ils ne répondent pas encore à ces caractéris- taire dans lequel ils vont s’inscrire et les stratégies internes des
tiques. Le GSM offre théoriquement dès à présent cette possibilité opérateurs et des fournisseurs de service.
technique, si l’abonné utilise exclusivement son terminal GSM quel
(0)
que soit l’environnement. Cette possibilité reste toutefois très
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Références bibliographiques
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