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Introduction Generale

L'Aide Publique au Développement (APD) a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour soutenir le développement économique et social des pays en voie de développement, avec des objectifs évoluant vers la réduction de la pauvreté mondiale. Cette étude vise à analyser l'impact de l'APD sur la pauvreté à Madagascar, en examinant son évolution et son efficacité à travers des données secondaires et des modèles économétriques. Les hypothèses de l'étude suggèrent que l'APD améliore le bien-être de la population malgache et a un impact positif sur la pauvreté.

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Introduction Generale

L'Aide Publique au Développement (APD) a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour soutenir le développement économique et social des pays en voie de développement, avec des objectifs évoluant vers la réduction de la pauvreté mondiale. Cette étude vise à analyser l'impact de l'APD sur la pauvreté à Madagascar, en examinant son évolution et son efficacité à travers des données secondaires et des modèles économétriques. Les hypothèses de l'étude suggèrent que l'APD améliore le bien-être de la population malgache et a un impact positif sur la pauvreté.

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INTRODUCTION GENERALE

Contexte et problématique

L’Aide Publique au Développement est née au lendemain de la Seconde Guerre


Mondiale par la création du Plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe de l’Ouest
d’après-guerre. Selon le comité d’aide au développement (CAD), l’aide publique au
développement comme « des prêts ou dons accordés aux pays et territoires figurant dans la
liste des bénéficiaires de l’APD établie par le CAD et aux organisations multilatérales, par le
secteur public, à des conditions financières libérales, dans le but principalement de faciliter
le développement économique et d’améliorer les conditions de vie dans les pays en voie de
développement ».

Cependant, selon Olivier Charnoz et Jean-Michel Severino, l’aide au développement


est « une activité par laquelle des pays font transiter vers d’autres des ressources publiques
en vue de contribuer à leur développement ».

Son objectif est évolué en dépendant des faits économiques dans les pays en
développement. Cependant, dans un premier temps, l’APD est orientée pour améliorer la
croissance économique, par le biais de l’industrialisation et de la promotion industrielle. Dans
les années 1965 à 1980, elle est réorientée sur le développement social et rural. A partir de
l’année 2000, l’objectif est réorienté vers la réduction de la moitié du taux de la pauvreté
mondiale en 2015, dans le cadre du programme Objectif du Millénaire pour le
Développement (OMD). En 2015, ces objectifs ont été remplacés par les Objectifs de
Développement Durable (ODD). C’est un ensemble de 17 objectifs universels adoptés par les
Nations Unies pour guider les actions de développement jusqu’en 2030. Son but est de couvrir
un spectre plus large de défis mondiaux, incluant la lutte contre les inégalités, le chargement
climatique et la promotion de la paix et de la justice.

Concernant l’efficacité de l’aide publique au développement, certaines études


prouvent que l’aide a un impact positif sur la croissance ; d’autres auteurs soulignent que
l’aide contribue négativement sur la croissance du pays bénéficiaire.

Collier et Dollar (2001) proposent un modèle d’allocation optimale de l’aide dans


lequel la réduction de la pauvreté est accrue si l’aide privilégié dans les pays pauvres ayant
des politiques économiques et des institutions de qualité.

1
La question qui se pose est de savoir, quel est l’impact de l’aide sur la pauvreté à
Madagascar ?

Objectif de l'étude

L'objectif général de cette étude est d'analyser et de comprendre l'aide publique au


développement en termes de contribution à la réduction de la pauvreté à Madagascar. Il s'agit
spécifiquement :

- D’analyser l'évolution de l'APD ;

-D’analyser le lien entre la pauvreté et l'APD.

Des hypothèses ont été avancées à cette question.

Hypothèses

Cette étude repose sur les hypothèses suivantes :

-H1 : l'APD améliore le bien-être de la population malgache,

-H2 : On suppose que l’aide a un impact positif sur la pauvreté à Madagascar.

L'élaboration de ce travail ne sera appréciée sans la mise en place d'une démarche,


d'où l'option d'une méthodologie de travail.

Méthodologie

La méthode utilisée afin de vérifier ces hypothèses est basée essentiellement


sur une recherche documentaire. Pour ce faire, il a été collecté des données secondaires
émanant d'institutions nationale et internationale sur l'aide publique au développement et aussi
sur la pauvreté à Madagascar.

Après le traitement des données, il sera question de faire les analyses de résultats des
modèles économétriques qui permettront de tirer une conclusion et faire des
recommandations.

Le travail s'est articulé autour de deux parties comme suit : dans la première partie,
nous allons présenter les fondements théoriques de l’aide et de la pauvreté. Dans la deuxième
partie, nous analysons l’impact entre l’aide et la pauvreté à Madagascar.

2
PARTIE I : CADRE THEORIQUE

Dans cette première partie, nous débuterons notre analyse par les aspects théoriques du
fondement théorique de l’aide publique au développement, ensuite, nous présentons revu de la
littérature de l’efficacité de l’aide publique sur la réduction de la pauvreté et enfin, nous
présentons les fondements théoriques de la pauvreté.

3
CHAPITRE I : FONDEMENTS THÉORIQUES DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT

I.1-DÉFINITION ET OBJECTIF DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT

I.1.1- Définition

En général, l’aide au développement est l’ensemble des ressources publiques ou


privées accordés aux pays pauvres, dans le but de favoriser le développement économique et
social de leurs habitants

En d’autres termes, le CAD de l’OCDE définit l’APD comme “des prêts ou dons
accordés aux pays et territoires figurant dans la liste des bénéficiaires de l'APD établie par le
CAD et aux organisations multilatérales, par le secteur public, à des conditions financières
libérables, dans le but principalement de faciliter le développement économique et
d'améliorer les conditions de vie dans les pays en voie de développement “ (CAD, 1960)

Pour olivier Charnoz et Jean Michel Severino, l’aide au développement est « une
activité par laquelle des Pays font transiter vers d’autres des ressources publiques en vue de
contribuer à leur développement » (CHARNOZ Olivier, 2007) .

Robert J-Berg définit aussi l’aide publique au développement comme suit : « L’APD
est une subvention ou prêts accordés par le secteur public, avec comme objectif principal la
promotion du développement » (OCDE, Rapport sur la coopération pour le développement
2003, 2004) .

En 1962, le Comité d’aide au développement a donné la définition officielle de l’APD : « l’APD


se compose des apports de ressources qui sont fournis aux pays moins développés et aux institutions
multilatérales par des organismes officiels, y compris des collectivités locales ou par leurs organismes
gestionnaires qui considérés séparément, au niveau de chaque opération, répondent aux critères
suivants : a) être dispensés dans le but essentiel de favoriser le développement économique et
l’amélioration du niveau de vie dans les pays moins développés ; 2) revêtir un caractère de faveur et
comporter un élément de libéralité au moins égal à 25% (pour un taux d’actualisation de 10%)
(OCDE, Rapport sur la coopération pour le développement 1962, 1962).

En définitive, cette définition retient pour l’essentiel quatre conditions pour qualifier
un transfert de ressources d'APD. (Charnoz O et Severino 2007)

4
Son origine : une dépense publique émane des pays membres du CAD

Sa destination : au bénéfice de pays et territoire en développement

Sa finalité : ayant pour intention le développement

Ses conditions financières : à caractère concessionnel.

Pour Thomas Coutrot et Michel Husson, l’APD ou l’aide se définit comme des « dons
ou prêts à des conditions financières privilégiées accordés par des organismes publics des
pays de l’OCDE ou de l’OPEP.

I.1.2- Objectifs de l’APD

En définitive, l’aide au développement avait pour objectif d’équilibrer les niveaux de


développement économique dans le monde. A titre d’illustration, en 2002, le Sommet du
Millénaire a précisé le sens et les objectifs de l’APD, dont l’objectif principal est de réduire la
moitié de la pauvreté dans le monde en 2015.

Ainsi, l’APD est considérée comme d’investissement pour l’avenir pour les pays
donateurs puisqu’elle permet d’ouvrir de nouvelles marches, de réduire la pauvreté, de
promouvoir le développement durable et de poursuivre une politique extérieure en mettant en
avant une image généreuse d’eux-mêmes.

I.2- Origine et évolution de l’APD

L'aide publique au développement apparait après la seconde guerre mondiale dans le


discours du président des États-Unis Harry Truman le 20 janvier 1949 et dans le contexte du
début de la Guerre froide, un moyen de lutter contre l'influence du communisme. Cependant,
le Plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe de l’après-guerre fut lancé (Jacquet et
Naudet 2006).

L’élaboration de la charte des Nations-Unies en 1945 et la Déclaration des Droits de


l’Homme en 1948 ont considéré également comme les principes fondateurs de l'aide. (Riddel
2007). Les États signateurs de la charte des Nations-Unies s'engagent dans son chapitre IX, à
travailler conjointement pour « promouvoir la coopération économique et sociale
internationale » (Nations-Unies 1945). De son côté, la Déclaration des Droits de l'Homme
stipule, dans son article 25, que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour
assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation,

5
l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires
» (Nations-Unies 1948).

Au début des années 1960, le comité d'aide au développement (CAD) fut créé au sein
de l'OCDE. Il marque une étape importante dans l’institutionnalisation de l'APD. Pendant
toute cette période, l'aide favorise la reconstruction économique et le développement au profit
d'intérêt politico-stratégique supérieur : les intérêts des pays donneurs seront d'autant mieux
servis que les bénéficiaires se développeront de façon soutenue. Cette vision politique et
quantitative de l'aide atteint vite ses limites dans les années 1970. La croissance dans les pays
pauvres ne décolle pas, chômage et la pauvreté s'accroît.

Une troisième tendance apparait dans les années 1980. En effet, sous l'effet de la crise
pétrolière des années 70, un grand nombre des pays en développement sont confrontés à une
importance crise de la dette. C'est pourquoi, il avait naissance de PAS, à partir des années
1980, instauré par les institutions de Bretton-Woods pour aider ces pays à faire face au
remboursement de leur dette (cercle vicieux de dette). Le PAS a pour objectif : stabilité
économique et développement. Au début des années 1990, le PAS enregistré des échecs car
elle alourdi les dettes.

Au début des années 2000, le sommet du Millénaire réorienté l'aide vers la réduction
de la pauvreté et conduit à la création des Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD) ; s’inscrit dans un contrat de huit objectifs précis (PNUD, Les Objectifs du Millénaire
pour le développement disponible sur :
http://www.undp.org/content/undp/fr/home/sdgoverview/mdg_goals.html) :

-Réduire l’extrême pauvreté et la faim de moitié ;

-Assurer l’éducation primaire pour tous ;

-Promouvoir l’égalité des sexes et l’atomisation des femmes ;

-Réduire la mortalité infantile ;

-Améliorer la santé maternelle ;

-Combattre le SIDA, le paludisme et les autres épidémies ;

-Assurer un environnement durable ;

-Partenariat pour le développement.

6
Le sommet de Monterrey, en mars 2002 confirme l'engagement des pays donneurs à
accroître leurs efforts et celui des pays bénéficiaires à améliorer leur gouvernance. Les
sommets de G8 où des conseils de l’union européenne ont tous depuis repris ces thèmes et
confirmé ces engagements, rivalisant d'initiatives sur la réduction de dettes et l'aide à
l'Afrique.

Le sommet des objectifs Millénaires pour le développement (OMD), adoptés en 2000,


ont été remplacés en 2015 par les objectifs du développement durable (ODD) selon PNUD.
Ces objectifs à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous
d’ici 2030. A partir du 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) a été
remplacé par la Nations-Unis et réorienté l'aide vers la lutte contre les inégalités, le
chargement climatique et la promotion de la paix et de la justice en conduisant à une nouvelle
création des Objectifs du développement durable (ODD) ; s’inscrit dans un contrat de 17
objectifs précis jusqu’en 2030 (ODD, s.d.)

II.3- Les principaux pays donateurs de l’APD

D’une manière générale, il existe deux types d’aide, à savoir l’aide bilatérale et l’aide
multilatérale.

Figure 1: Aide bilatérale et bilatérale

7
Aide Bilatérale

ETAT
ETATS
PAUVRE
RICHES

Aide Multilatérale
Organisation
ETATS RICHES
international
(BAD,BM,FMI,.. ETATS RICH
)

Source : Myriam Ben Saad, Quelle efficacité de l’Aide Publique au Développement ?


Le cas de Ghana, Economie et finances. 2012, p.11. (MYRIAM Ben Saad, 2012)

. L’aide bilatérale s’agit de l’aide provient d’un pays X, transférer vers un pays Y. Les
donateurs de l’aide bilatérale sont souvent les pays membres de l’OCDE et les pays riches
comme : les Etats-Unis, France, Japon, Angleterre, Allemagne, etc…

. L’aide multilatérale est une ressource provenant par les IFI, telle que la Banque
Mondiale, le FMI, l’ONU et l’Union européenne.

II.4- Pays Bénéficiaires de l’APD et les conditions d’octroi

8
En, effet, chaque trois an le comité d’aide au développement établit la liste des pays
bénéficiaires de l’aide. Le CAD classé les pays bénéficiaires de l’aide, en fonction de leur
taux de pauvreté. Les principaux pays bénéficiaires de l’aide sont :

-Pays les Moins Avancés ;

-Pays à Faible Revenu ;

-Pays et Territoires à Revenu Intermédiaire Tranche Inférieure ;

- Pays et Territoires à Revenu Intermédiaire Tranche Supérieure.

Par ailleurs, en ce qui concerne les conditions d’octroi, les pays bénéficiaires doivent
respecter des engagements envers les pays donateurs. Les conditionnalités des aides sont :
l’ouverture vers l’extérieur, instauration de l’économie de marche, assainissement des
services publics et de système financier, promesse de bonne gouvernance, respecter des
équilibres macroéconomiques et limitation stricte du rôle de l’Etat dans le secteur
économique.

9
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE DE L’EFFICACITE DE L’AIDE AU
DEVELOPPEMENT EN TERMES DE REDUCTION DE LA PAUVRETE

II.1- Efficacité de l’aide et lien entre croissance et pauvreté

A la fin des années 90, l’aide publique a pour objectif de réduire la pauvreté. Ainsi, la
perspective de la réalisation des OMD, l’analyse de Coller et Dollar (2001-2002) veulent
chercher des critères qui maximisent l’impact de l’aide à la réduction de la pauvreté. Ils
défendent alors l’idée que la réduction de la pauvreté serait maximisée par une allocation
fondée sur la performance économique et la qualité des instituions des receveurs. La réduction
de la pauvreté est progressivement devenue l’objectif majeur de l’aide et de la réforme des
politiques. Cependant, plusieurs auteurs ont donné de preuves son impact sur la croissance
économique, à savoir si l’aide contribue à la croissance et que la croissance contribue a la
réduction de la pauvreté. Ce raisonnement repose sur l’hypothèse que l’aide n’a pas effet
direct sur la pauvreté et que l’effet passe essentiellement par la croissance. De plus Coller et
Dollar construisent un modèle d’allocation d’aide dont l’objectif est de maximiser la
réduction de la pauvreté. Dans laquelle, soulignent que : pour maximiser la réduction de la
pauvreté, l’aide devrait être alloué aux pays ayant de graves problèmes de pauvreté et de
bonnes politiques économiques. Pour atteindre à cet objectif, Coller et Dollar doivent mesurer
l’effet marginale de l’aide sur la croissance et l’effet de la croissance sur la réduction e la
pauvreté. Alors, ils ne proposent pas que l’effet marginal d l’aide sur la croissance procédée à
la détermination d’une allocation d’aide maximisant la réduction de la pauvreté. De plus, ils
mesurent la pauvreté par la proposition de la population vivante avec moins de 2$ par jour, et
par l’élasticité de la pauvreté par rapport à la croissance.

En effet, l’analyse de Burnside et Dollar fait nombreuses critiques, ainsi que certains
auteurs ont identifié autres facteurs naturels et structurels pouvant aussi influencer l’impact de
l’aide. La vulnérabilité structurelle de pays bénéficiers et son impact sur l’efficacité sont
analyses dans Guillaumont et chauvet (2001). Eux aussi proposent un modèle aide-croissance
de type Burnside et Dollar augmenté et proposent à son estimation économétrique. La
vulnérabilité structurelle est en fonction de chocs confrontés dans un pays, mais aussi de leurs
sensibilités à ces chocs. Il existe deux types de chocs : les commerciaux et les climatiques
(causés par exemple, par la sécheresse, des innovations et des cyclones). Les chocs
commerciaux sont classés en deux catégories, à savoir, les chocs à long termes et les chocs à
cours termes.
10
II.3- Efficacité de l'aide publique au développement sur la réduction de la
pauvreté

Depuis plus de 40 ans la communauté internationale mené une analyse sur l'efficacité
de l'aide en matière de développement économique et social des pays bénéficiaires.
Cependant, plusieurs sont les auteurs qui effectuent une analyse de l’impact de l’aide sur la
réduction de la pauvreté. Certains auteurs affirment que : d’un part, l’aide a un impact positif
sur la réduction de la pauvreté, d’autre part l’aide contribue négativement à la pauvreté et
enfin, les autres chercheurs qui affirment que des conditions sont nécessaires pour que l’aide
atteigne son objectif.

II.3.1- Impact positif de l’aide sur la réduction de la pauvreté

Burnside & Dollar (2000), par leur célèbre théorie dans « Aid, Policies, and
Growth » a démontré que l'APD stimule la croissance dans les pays avec de solides politiques
économiques, ce qui contribue à la réduction de la pauvreté.

Dans son ouvrage, Collier & Dollar (2001, 2002) ont indiqué que l'APD, lorsqu’elle
est ciblée sur des secteurs comme la santé et l'éducation, peut significativement réduire la
pauvreté.

Gomanee et al. (2005) ont suggéré que l'APD améliore des indicateurs de bien-être,
comme la mortalité infantile et l’accès à l'eau potable.

Par ailleurs, Patrick Guillaumont et Chauvet ont affirmé que l'aide contracyclique aide
à stabiliser les économies des pays vulnérables aux chocs externes, limitant ainsi les risques
de pauvreté accrue.

Easterly (2006) a suggéré que l’aide peut être efficace si elle est adaptée aux contextes
locaux, gérée de manière décentralisée et en collaboration avec les communautés
bénéficiaires.

II.3.1- Impact négatif de l’aide sur la réduction de la pauvreté

Au début des années 1970, l’analyse de l’efficacité de l’aide a pour objectif


d’évaluer l’impact négatif de l’aide sur la pauvreté. Cependant, Dambisa Moyo, dans « Dead

11
Aid », a critiqué l’APD pour avoir créé une dépendance économique, ralentissant le
développement autonome des pays bénéficiaires (Moyo, 2009).

Par ailleurs, Easterly (2006), dans son livre « The White Man’s Burden », a expliqué
que l’APD, sans mécanismes de transparence, peut renforcer les gouvernements inefficaces et
corrompus, exacerbant la pauvreté.

Dans son œuvre, « Politics and the Effectiveness of Foreign Aid », Boone (1996) a
souligné que l’APD mal gérée peut générer des distorsions économiques, telles que l’inflation
et une mauvaise allocation des ressources.

II.4- Les différences modèles de références

II.4.1- Le modèle de Burnside et Dollar (1997-2000)

Burnside et Dollar ont fait l’étude sur un échantillon de 56 pays en développement,


est représentée à travers des analyses économétriques, intégrant trois variables explicatives de
politique économique : l’inflation, le surplus budgétaire et la politique d’ouverture,
représentant ainsi un indicateur agrégé de politiques macroéconomiques.

Le modèle défini s’écrit sous la forme suivante :

Croissance = β0*(Revenu initial par habitant) + β1*(POL) + β3*(Aide/PIB) + β4*


(Aide/PIB x POL) + γX.

Où, POL représente un indicateur agrégé de politiques macroéconomiques et γX est un


ensemble de variables de contrôle (la fragmentation ethnolinguistique, les assassinats
politiques, la profondeur financière, la qualité institutionnelle).

Avec, POL= f (inflation, surplus budgétaire, politique d’ouverture commerciale).

Ci-dessous sont reportés les résultats de Burnside et Dollar, en 2002.

POL = 1.28 + 6.85 x surplus budgétaire – 1.40 x inflations + 2.16 x politique


d’ouverture commerciale (Amprou & Chauvet, 2007)

Ainsi, cette variable POL est introduite dans cette équation ayant pour variable
dépendante « CROISSANCE » :

CROISSANCE = – 0.60. (Revenu initial par habitant) + 0.71. (POL) – 0.021.


(Aide/PIB) + 0.19. (Aide/PIB x POL) + yX ;

R² = 0.36, N = 270 : significatif au seuil de 5%.

12
II.4.2- Le modèle de Collier et Dollar (2001-2002)

Collier et Dollar (2001, 2002) construisent un modèle d’allocation d’aide dont


l’objectif est de maximiser la réduction de la pauvreté. Ce modèle repose sur deux
hypothèses, à savoir : (i) l’aide a un effet positif sur la croissance dans les pays ayant mis en
place de bonnes politiques économiques (Burnside et Dollar, 1997, 2000) ; et (ii) la croissance
entraîne une réduction de la pauvreté (Ravallion et Chen, 1997 ; Dollar et Kraay, 2000).

Le modèle de collier et Dollar est modélisé de la forme :

g = b0 + b1X + b2P + b3A + b4A2 + b5AP

Où X représente l’ensemble des conditions exogènes, P : les politiques économiques


et A l’aide en proportion du PIB.

Et la contribution marginale de l’aide à la croissance, ga, peut s’écrire de la forme :

ga = β3 + 2β4A + β5P

Et enfin, la valeur optimale d’aide reçue par le pays i est alors donnée par :

Ai = 13,5 + 7,8Pi – (λ/0,04α) (bi/yi) ^-1

Où λ représente l’effet marginal d’un dollar d’aide supplémentaire sur la réduction de


la pauvreté (AMPROU, & CHAUVET, 2007).

II.5- La nature conditionnelle de l’efficacité de l’aide sur la réduction de la


pauvreté

Parmi les auteurs qui avancent que des conditions sont nécessaires pour que l’aide
atteigne son objectif, on peut citer l’analyse de Burnside et Dollar (1997-2000) qui a constitué
la base des recommandations de la banque mondiale. Burnside et Dollar ont fait ressortir la
conclusion qu’une aide a un impact positif sur la réduction de la pauvreté lorsqu’elle est
allouée uniquement dans les pays qui adoptaient des bons politiques macroéconomiques
(politiques économiques). Cette affirmation résulte d'un travail économétrique dans lequel des
équations de croissance sont estimées en incluant une variable d'aide en interaction avec un
indicateur de politique économique (BURNSIDE, « Aid, Policies, and Growth »., 2000).

Par ailleurs, Collier et Dollar (2001-2002), veulent chercher des critères qui
maximisent l’impact de l’aide à la réduction de la pauvreté. Ils défendent alors l’idée que la
réduction de la pauvreté serait maximisée par une allocation fondée sur la performance
économique et la qualité des institutions des pays receveurs (COLLER).

13
Pour Guillaumont et Chauvet, ont introduit l’idée que l’aide doit être adaptée en
fonction de la vulnérabilité économique des pays. Selon eux, les pays les plus vulnérables aux
chocs extérieurs (comme les crises financières mondiales, les fluctuations des prix des
matières premières ou les catastrophes naturelles) devraient recevoir une aide ciblée pour
réduire leur vulnérabilité et favoriser un développement durable (Chauvet, 1999).

William Easterly (Easterly, Mars 2006) est un critique virulent des approches
traditionnelles de l’aide. Dans son livre « The White Man’s Burden », il a soutenu que l’aide
internationale, lorsqu’elle est mal gérée et imposée de manière top-down (imposée par des
bailleurs de fonds extérieurs), échoue à réduire la pauvreté. Il plaide pour des approches plus
locales et décentralisées, où l’aide est mieux ciblée et où les initiatives locales sont valorisées.

14
CHAPITRE III : FONDEMNTS THEORIQUES DE LA PAUVRETÉ

III-Définition du concept pauvreté

III.1-Les définitions de la Pauvreté selon le PNUD et la Banque Mondiale

Selon le point de vue de la Banque Mondiale et le PNUD, la pauvreté résulte « d’un


manque d’(accès aux) actifs, d’une croissance économique insuffisante ou inappropriée, et
d’une mauvaise gouvernance. (BENICOURT, 2001)»

Les deux institutions phares dans la lutte contre la pauvreté sont la Banque Mondiale
et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Les causes de la
pauvreté demeurent les points communs qui relient ces deux institutions. Cependant, elles se
divergent quant à leur définition et à leur qualification. Voici les trois notions avancées selon
le PNUD en ce qui concerne la notion de la pauvreté :

La pauvreté extrême ou pauvreté absolue : il vit en condition d’extrême pauvreté


l’individu qui ne dispose pas de revenus nécessaires pour satisfaire ses alimentaires
nécessaires définis sur la base de besoins caloriques minimaux (1800 calories par jour et par
personne (OMS))

La pauvreté générale ou pauvreté relative : il est dans la situation de pauvreté


générale l’individu qui n’acquiert pas de revenus suffisants pour exaucer ses appétits
essentiels non alimentaires : habillement, énergie, logement, ainsi que des biens alimentaires.

La pauvreté humaine : il demeure dans la pauvreté humaine celui qui vit en


l’absence des capacités humaines de base : analphabétisme, malnutrition, longévité réduite,
mauvaise santé maternelle, maladie pouvant être évitée.

La pauvreté monétaire n’est pas officiellement définie par le PNUD, mais celle-ci
l’évoque. Sa préoccupation est la mise en évidence de la pauvreté humaine tout au long de son
analyse. Celle-ci est liée à la notion de développement humain inspiré des travaux
d’Amartya Sen (Prix Nobel d’Economie – 1998) : le développement humain représente
l’élargissement des possibilités et des choix offerts aux individus. D’où une approche

15
multidimensionnelle est privilégiée par le PNUD où la pauvreté humaine est définie comme
étant :

« La négation des opportunités et des perspectives fondamentales sur lesquelles repose tout
développement humain : vivre une vie longue, saine, constructive, et jouir d’un niveau de vie décent,
ainsi que de la liberté, de la dignité, du respect de soi-même et d’autrui »

En ce qui touche l’approche appliquée par la Banque Mondiale, il s’agit d’une


approche monétaire de la pauvreté. Sa démonstration base sur l’identification de deux sortes
de pauvreté : la pauvreté absolue et la pauvreté relative. Ces deux facettes de la pauvreté
sont reconnues par la Banque mondiale en tenant compte de sa dimension multiple qui n’est
ainsi pas négligée par elle. Elle démontre que l’étude des domaines comme la santé,
l’éducation, la vulnérabilité, le manque de pouvoir et le manque de parole sont notamment
essentiels pour comprendre la pauvreté dans toute sa complication. L’approche monétaire de
la Banque mondiale consiste à :

« Se baser sur un critère de revenu ou de consommation, puis combiner différents domaines


qui se renforcent ou s’aggravent pour diminuer ou bien pour accroître le niveau d’indigence des
populations pauvres »

III.2-Revue de la littérature de la pauvreté

Jusqu’au XXIème siècle, l’analyse de la pauvreté multidimensionnelle demeure une


notion difficilement discernable et mesurable. Les problèmes de pertinence dans le ciblage
des populations, du choix des politiques économiques de lutte contre la pauvreté et les
inégalités sont au cœur de l’actualité et font débat sur les questions relatives à la mesure de la
pauvreté. L’objectif est toujours de cibler et d’identifier les ménages pauvres.

Sur ce sujet et un consensus commun qui n’a jamais pu aboutir, de nombreux


économistes se sont penchés. Un parcours qui permettra de mieux définir le sujet sans doute
dans un avenir très proche est tracé, souvent très proche de certaines réalités économiques, par
les théories de Sen (Prix Nobel d’économie 1998), Ravallion (Chef Economiste et Vice-
Président du Groupe Banque Mondiale), ou encore Rawls (philosophe américain).

Historiquement, dans les années 1890, le Darwinisme social1 définit la pauvreté


comme « un phénomène qui répond à des lois dites scientifiques qu’il faut mesurer et
analyser ». Seebohm Rowntree2 donnera une partie de sa vie à l’analyse des ressources

1
Darwinisme sociale : désigne l’application de la théorie de la sélection naturelle, en principe réservée au
monde animal, mais également à la société humaine.

16
monétaires afin de mesurer les besoins nutritionnels, vestimentaires et de logement. Ce qui
mènera à de longs débats et analyses au fur et à mesure du temps au sujet de ce phénomène.

La théorie Welfariste3 dominante depuis deux siècles, base le bien-être exclusivement


sur la notion d’utilité. C’est là où les ressources monétaires (ou les revenus) déterminent son
niveau. La pauvreté est définie alors comme « un niveau de revenu socialement inacceptable
».

Peter Townsend4 entreprend dans les années 1970 une approche relativiste de la
pauvreté. Pour lui : « Les individus, familles ou groupes de la population peuvent être considérés en
état de pauvreté quand ils manquent des ressources nécessaires pour obtenir l'alimentation type, la
participation aux activités, et pour avoir les conditions de vie et les commodités qui sont
habituellement ou sont au moins largement encouragées ou approuvées dans les sociétés auxquelles
ils appartiennent. Leurs ressources sont si significativement inférieures à celles qui sont déterminées
par la moyenne individuelle ou familiale qu'ils sont, de fait, exclus des modes de vie courants, des
habitudes et des activités ».

John Rawls à travers son livre « Théorie de la Justice » (Rawls, 1971) avance une
définition philosophique de la pauvreté en s’intéressant sur ce qu’il estime comme les biens
premiers, en d’autres termes, les droits de base, la liberté de choix. Il pense définir la pauvreté
telle une situation considérée comme inacceptable c’est-à-dire injuste, dans une société
donnée et ce sur un plan économique et social. Contrairement aux welfaristes qui estiment que
la base de l’arrangement social réside sur la solitude de la justice ou de l’équité.

L’avis d’Armatya Sen et grâce à ses travaux sur la pauvreté multidimensionnelle, il


propose la définition de ce phénomène en se basant sur deux approches, dont l’une est
nommée l’approche unidimensionnelle. Les bailleurs de fonds et les institutions
internationales utilisent cette dernière pour permettre d’identifier les populations pauvres. Les
critères de cette approche sont limités car ils sont axés sur les ressources monétaires, c’est à
dire le revenu, et la consommation. D’après Amartya Sen, ces critères pour mesurer la
pauvreté sont des éléments insuffisants. Elles ne permettent pas de répondre totalement au
problème de ciblage des populations pauvres.
2
Seebohm Rowntree : sociologue du XIXème siècle connu pour ses divers travaux sur la pauvreté primaire et
secondaire.
3
Welfarisme : école qui définit le bien-être social exclusivement à partir des fonctions d’utilité i.e. la
satisfaction des préférences et prône le rôle de l’Etat Providence. Elle s’est développée comme une vue
strictement économique du meilleur arrangement social, dominée par deux concepts : croissance et efficacité («
Mesure de la pauvreté : un cadre conceptuel », (LOUIS-MARIE Asselin, Otoctobre. 2000)
4
Peter Townsend : sociologue anglais ancien Professeur à la London School of Economics en « International Social Policy »

17
La seconde approche de Sen est l’approche multidimensionnelle des « Capabilités »
(cf. différentes approches de la pauvreté). Il y estime que la pauvreté doit prendre en compte
les facteurs du « bien-être ». Amartya Sen démontre à travers ses analyses que la pauvreté ne
doit pas être considérée seulement comme une insuffisance de revenus monétaires. Il est
nécessaire, pour lui, de prendre en compte la condition physique des personnes et ses
accomplissements personnels. Sa phrase « la valeur du niveau de vie a tout à voir avec la vie,
non pas avec la possession des biens » résume parfaitement cette idée.

Martin Ravallion décrit la pauvreté à travers les ressources, plus précisément sur la «
satisfaction » par les ressources. Dans ses travaux « Comparaisons de la Pauvreté » (Martin
Ravallion, 1996.) , il définit la pauvreté dans une société :

Lorsque le bien être d’une ou de plusieurs


personnes n’atteint pas un niveau considéré comme un
minimum raisonnable selon les critères de cette même
société.

La complication dans la définition de la pauvreté demeure dans la description des


caractéristiques de ce phénomène : la pauvreté comme un manque de ressources monétaires,
un déficit d’éducation et santé, ou bien l’absence de liberté, l’impossibilité de participer à une
communauté ou le manque d’un sentiment d’appartenance à une société donnée. De quoi une
personne ne doit absolument pas manquer ? Cette question appelle à la notion plus vaste
d’équité, qui complexifie la conceptualisation de la pauvreté. La pauvreté n’est donc pas une
condition universelle, sa définition varie en fonction de ces caractéristiques et normes sociales
qui sont abordées différemment selon les auteurs.

III.2.1-Les différentes approches de la Pauvreté

Dans la littérature, on distingue deux grandes approches de la pauvreté qui sont


détaillées par la suite :

-L ’Approche monétaire soutenue par les Utilitaristes ou Welfaristes

-Les Approches non monétaires

III.2.1.1-L’Approche monétaire ou de revenu

Selon cette approche le bien-être résulte d’une insuffisance des ressources monétaires
qui entraîne une consommation insuffisante. Elle s’appuie soit sur le revenu, soit sur la

18
consommation traduite en valeur monétaire. Cette approche est dominante et la plus utilisée
par les institutions internationales, notamment la Banque Mondiale.

L’analyse de la pauvreté monétaire fait référence à la théorie du bien-être. Les


Welfaristes se réfèrent soit font au bien-être économique directement lié au concept d’utilité
économique5 ou soit indirectement comme l’utilité générée par la consommation totale. Dans
la pratique, le bien-être économique n’est pas quantifiable directement car les agents
économiques ont des préférences6 différentes en conséquence l’approche monétaire de la
pauvreté. Celle-ci s’appuie sur l’utilisation de revenu ou de consommation comme mesure de
bien-être.

Cette approche fait sortir deux principes essentiels : le premier est que les individus
sont les seuls à savoir ce qui est dans leur intérêts. Dans cette optique, ils ont donc des
préférences différentes. Le second est que l’Etat doit limiter ses interventions dans l’économie
en mettant mettre l’accent sur des politiques réduisant la pauvreté. Cependant ces politiques
doivent être basées sur l’augmentation de la productivité, de et par conséquence du revenu.

III.1.1.2- Les Approches non-monétaires

Les approches non-monétaires, contrairement aux utilitaristes, se centrent sur la


définition du bien-être d’un point de vue social. En effet, le bien-être n’est pas traduit en
termes de ressources monétaires, mais en termes de libertés et d’accomplissements.

1. L’approche par les besoins de base :

Cette approche met en évidence l’identification des besoins collectifs à tous les êtres
humains nécessaires pour atteindre une certaine qualité de vie. Ces besoins sont ceux de base
tels que l’éducation, la santé, l’hygiène, l’assainissement, l’eau potable et l’habitat.
Effectivement, la considération d’une personne pauvre se fait en tenant compte de la non-
satisfaction de ses besoins de base par rapport à un certain standard de vie. La définition
même des besoins de base est l’un des inconvénients de cette approche puisque la pauvreté
reste assez relative.

2. L’approche par le cumul de privations, une approche multidimensionnelle

5
Utilité : Selon la théorie économique néoclassique, un agent économique totalement rationnel a pour objectif financier de
maximiser son utilité, c'est-à-dire sa « jouissance » immédiate ou potentielle
6
Préférences : Un agent économique rationnel cherche à maximiser sa satisfaction, qui est l’expression de ses préférences
(choix différents), en fonction des contraintes qui pèsent sur lui.

19
Il s’agit d’une méthode consistant à analyser une source homogène, par exemple : des
enquêtes ponctuelles auprès des ménages, pour identifier les individus étant privés
conjointement de certains biens et services nécessaires pour assurer un niveau de vie « normal
». Suite à ces enquêtes, la construction d’un score relatif fait bâtir par rapport à ces privations
pour chaque unité statistique. Les miséreux ont un nombre de privations récurrentes et fixes.
Le souci avec cette approche reste dans la définition de ces biens et services nécessaires et la
fixation d’un score minimale.

3. L’approche par les capacités ou « capabilities » :

Conduite par Amartya Sen (Sen, 1987):

Cette approche se penche sur le concept de « Justice Sociale ». Ici la « chose »


manquante ne se situe pas dans l’utilité ni dans les besoins de base, mais dans les habilités ou
dans les capacités humaines jugées fondamentales pour pouvoir accéder à un certain niveau
de vie. Le bien-être n’est pas la possession de biens, mais c’est le fait d’être bien nourri, bien
éduqué, en bonne santé, de participer à la vie collective etc. la valeur de vie est déterminée par
cet ensemble de facteurs. Amartya Sen souligne que la valeur de la vie d’un individu est en
rapport à un ensemble de façons de faire et d’être qu’il regroupe sous le terme de «
fonctionnements ».

Les capacités d’un individu sont déterminées par ses potentialités. Elles correspondent
à « des dotations en capital social, capital humain, capital physique et capital économique,
ainsi que par ses opportunités. Celles-ci sont conditionnées par l’environnement propre à
l’individu. Ce dernier déterminera ses choix possibles, c’est-à-dire les contraintes de
fonctionnement.

Les fonctionnements sont des accomplissements tandis que les capacités peignent la
liberté de choisir parmi les différents fonctionnements. Une personne qui n’a pas les capacités
d’atteindre un certain sous-ensemble de fonctionnements est pauvre. En finalité, la privation
de cette fonctionnalité est la base de la considération de la pauvreté.

4. Les autres approches :

La pauvreté subjective : c’est une pauvreté consistant à évaluer les perceptions des
ménages. Ces derniers ont été soumis à des enquêtes et répondent à des questions relatives à
leur situation. Par exemple : le fait de pouvoir épargner, ou de devoir se servir de ces réserves,
ou de disposer de la somme minimale nécessaire pour « joindre les deux bouts ». Cette
démarche permet de savoir comment les besoins des ménages jugent nécessaires et comment
20
sont ceux, qui à leur avis, sont un signe de pauvreté. Cette approche comporte des
inconvénients car les questions avancées exigent des appropriations au contexte.

La pauvreté transitoire/structurelle : c’est une approche consistant à faire la


distinction entre la permanence dans l’état de pauvreté dû à la structure même de la société, et
l’état de pauvreté transitoire. Ce dernier état résulte d’une conjoncture défavorable. Cette
approche rarement est utilisée car elle nécessite un suivi lourd. Toutefois, elle est importante
car elle est à l’origine de la modification des politiques et programmes de lutte contre la
pauvreté en fonction de sa nature structurelle ou conjoncturelle.

L’approche instantanée/cycles de vie : Cette approche différencie les pauvres «


permanents » des pauvres « transitoires » faisant des sacrifices pendant un cycle de leur vie
dans espoir d’un revenu plus élevé sur le long terme.

III - Mesures de la pauvreté

III.1-Mesures de la pauvreté multidimensionnelle

La façon dont on mesure la pauvreté influence aussi sur la manière dont on la


comprend et l’analyse, d’où l’importance cruciale des différentes méthodes de mesure de la
pauvreté. L’objectif est de présenter, l’approche basée sur des principes dits axiomatiques, qui
selon Foster (Foster.j, 1984) , permet de réduire au maximum le problème de comptage
arbitraire. Il est aussi question dans ces travaux de recherche, de distinguer les deux grandes
familles de mesure de la pauvreté, celles tenant compte du revenu des individus (les mesures
unidimensionnelles) et celles qui étudient les niveaux de vie des individus (les mesures
multidimensionnelles). Puis, nous chercherons à analyser explicitement les mesures
contemporaines qui en découlent de ces derniers, afin d’aboutir à une éventuelle extension.

III.2-Mésures axiomatiques

Mesurer la pauvreté exige l’adoption au préalable d’un ensemble des propriétés, qui
implique une conceptualisation de la pauvreté. Nous présentons dans cette section, les
axiomes qui sous-tendent les mesures de la pauvreté et les indices qui en sont dérivées.
Effectivement, les axiomes sont divisés en trois grandes catégories à savoir les axiomes
d’invariance, les axiomes de dominance, les axiomes de sous-groupe.

Selon Foster (Foster, 2006), les axiomes de mesure de la pauvreté peuvent être
utilement regroupés sous trois catégories : les axiomes d’invariance, les axiomes de
dominance et les axiomes dits de sous-groupes. Cette approche axiomatique de mesure de la

21
pauvreté développée progressivement dans la littérature par Sen (Sen, An Ordinal Approch to
measurement of poverty, 1976), Foster, Greer et Thorbecke (1984), Shorrocks (Shorrocks,
1995), permet à l’utilisateur de mesurer la pauvreté en précisant la signification qu’il donne à
la pauvreté et à son évolution. Dans tout ce qui suit nous utiliserons deux fonctions pour
donner une illustration mathématique des notions utilisées. Soient les fonctions P (y ; z) et P
(x ; z) mesurant les proportions de pauvres pour deux niveaux d’attribut x et y, et z constitue
le seuil de pauvreté.

III.3- Les mesures élémentaires :

Les mesures élémentaires de la pauvreté sont des indicateurs synthétiques. Ceux-ci


permettent d’agréger les situations individuelles de la pauvreté. Ici, nous montrerons que les
principaux indices élémentaires d’agrégation de la pauvreté ont été proposés dans la littérature
économique.

a- L’incidence de la pauvreté

Quand nous voulons mesurer la pauvreté d’une population donnée, l’incidence est le
premier indice. C’est un indice simple à calculer servant à évaluer la fréquence ou l’étendue
de la pauvreté. Il est la proportion des individus pauvres dans la globalité de la population
donnée.

Retenons les éléments suivants pour le calcul de l’indice :

n : nombre total des personnes

q : nombre des personnes pauvres

yi : le revenu de la personne pour le ménage i

z : le seuil de la pauvreté retenu

Par sa signification en anglais (headcount ratio), l’indice est noté par H.

q
H (y, z) = f1
n

Voici le rapport du nombre des individus pauvres vis-à-vis du nombre total des
individus (la population). La borne inférieure de cet indice est égale à 0. Ce qui veut dire que
lorsque (q = 0), il n’y a pas d’individus pauvres dans la population donnée. Et atteint sa borne
supérieure (q = 1) lorsque toute la population est pauvre. Néanmoins, l’indice H ne considère
pas l’intensité de la pauvreté. En d’autres termes, sur l’écart des individus pauvres vis-à-vis

22
du seuil de pauvreté. En conséquence, le gouvernement ne pourra pas cibler en premier lieu
les personnes les plus pauvres s’il se base sur cet indice pour lutter contre la pauvreté. Sen
(1984) ajoute que l’indice ne satisfait pas le principe de transfert du revenu entre les
personnes pauvres et les personnes riches.

b- L’intensité de la pauvreté :

L’intensité de la pauvreté “poverty gap ratio“ ou “income gap ratio“ en anglais est un
indice permettant d’apprécier l’éloignement du niveau de la vie de la population pauvre du
seuil de la pauvreté. Par conséquent, nous déterminons cette différence entre seuil de la
pauvreté et revenu déterminant dans cette étude le niveau de la vie de personnes. Cette
différence sera notée dans tout ce qui suit g i = (z - yi) /z. L’intensité de la pauvreté notée par I,
est la moyenne de cet écart au seuil de pauvreté :
q

I (z, y) =
∑ gi f2,1
i=1
q
q

I (y, z) =
∑ (z− yi) f2,2
i=1
qz

I (y, z) = 1 - µp (y, z) f2,3

Où µp (y, z) est le revenu moyen des pauvres.

Contrairement à l’indice H, l’indice I s’intensifie si le niveau de vie d’une personne


pauvre se réduit car cela fait augmenter l’écart moyen au seuil. La critique portée sur cet
indice montre qu’il est insensible au nombre des pauvres mais aussi au transfert du moment
que le transfert entre les pauvres. Ceci ne permet pas à faire sortir certaines personnes de la
pauvreté.

La formule nous donne aussi le prix pour éradiquer la pauvreté dans un pays donné qui
est de µ (y ,z) c’est-à-dire la quantité théorique des transferts de liquidités destinés aux
personnes pauvres pour leur permettre de sortir de la pauvreté.

C. Les écarts moyens au seuil de la pauvreté :

Sen (Sen A. , 1976) peint deux étapes principales pour mesurer la pauvreté dans un
cadre unidimensionnel à savoir l’identification des individus pauvres dans la population totale
et l’agrégation qui consiste à construire une mesure numérique synthétique. En suivant le

23
concept de Sen afin d’identifier les pauvres dans un cadre unidimensionnel, Alkire et Foster
(SABINA alkire, 2011) présentent le calcul d’un ensemble des paramètres. Ceux-ci sont
inspirés de la traditionnelle mesure unidimensionnelle de Foster Greer and Thorbecke (FGT).
Celle-ci sera développée le comme suit :

q α
1 Z−Gi
pα = ∑
n i=1
(
Z
) , avec α >0 f 3,1

Où α = 0, 1, 2, ..., est un paramètre reflétant le poids relatif des plus pauvres parmi les
pauvres dans le calcul de l'indice. Ainsi, l'interprétation de l'indice dépend de la valeur de a.

Considérons d’abord les vecteurs suivants à partir d’une seule dimension. Le revenu y
et un seuil de pauvreté z correspondent au niveau minimum sous lequel une personne est
considérée pauvre, si ce seuil est souvent supposé être absolu.

 Le vecteur go (vecteur de privation) remplace chaque revenu en dessous du


seuil par 1 et par 0 chaque revenu au-dessus du seuil.

 Le vecteur g1 (vecteur d’écart moyen) remplace chaque revenu des pauvres y i


par l’écart : (z – gi) /z et assigne 0 dans le reste.

 Le vecteur g2 (vecteur d’écart quadratique) remplace chaque revenu des


pauvres par l’écart moyen quadratique[ ((z – g i)/ z )2 ] et assigne 0 dans le reste.

Alors tout simplement le taux de la pauvreté à calculer sera mesuré par le paramètre .
Po= µ (go) qui n’est autre que la moyenne du vecteur de privation, revient à diviser le nombre
des personnes pauvres par le nombre total des personnes. Si α = 0, l'indice devient tout
simplement la proportion de la population classifiée comme pauvre :

q
PO= =H f3,2
n

Ce paramètre ne respecte pas le principe de la “monotonicité“ indiqué ci-dessus dans


la mesure. Car quand le nombre de privation augmente pour une personne, l’indice P o ne
change pas. En d’autres termes, car quand le niveau de ressources d’une personne baisse, le

24
taux de la pauvreté n’évolue pas dans le même sens, c’est-à-dire qu’il ne tient pas compte de
la décomposition, pour cela nous aurons besoin d’autres mesures.

Si α = 1, l'indice ne tient pas seulement compte du nombre des pauvres, mais aussi de
la profondeur de la pauvreté elle-même. Cet indice peut être écrit comme suit :

( gz )=H × I
q
p1=∑ i
f3,3
i=1

Le paramètre P1 = µ (g1) mesure l’intensité ou la profondeur moyenne de la pauvreté à


travers la population étudiée dans son ensemble. Cette mesure permet de pallier le critique de
la mesure précédente, car si le nombre de privation augmente pour une personne pauvre alors
P1 augmente aussi. Néanmoins, cet indice ne répond pas au principe de « transfert » c’est-à-
dire si deux niveaux de ressources pauvres sont rapprochés par un progressif transfert entre
eux, alors la pauvreté devrait diminuer. L’indice qui satisfait les deux principes de
“monoticité“ et de “transfert“ est P 2 = µ (g2) ; en outre, met en relief l’inégalité entre les
pauvres. L’axiome de transfert est satisfait pour le cas où α = 2. Cet indice est sensible, non
seulement à l'incidence de pauvreté et à sa profondeur, mais aussi à la distribution des
ressources parmi les pauvres. On peut le voir en écrivant l’indice p2comme suit :

( )
q 2
gi
p2=∑ f3,4
i=1 z

Sen7 a fait valoir que la pauvreté devrait comporter un volet privation absolue (telle
que représentée par l'écart moyen gi ; et une composante de la privation relative (donnée par
le poids). Par conséquent, on pourrait faire valoir que gi est également composé d'éléments
absolus et relatifs.

p2=H H [ I 2 ( 1−I ) C2p ] f3,5

Où C 2p est le carré du coefficient de variation chez les pauvres (une mesure de


l'inégalité décomposable de la classe d'entropie généralisée). Lorsque H et I sont maintenus
constants, p2varie en fonction de C 2p selon cette expression. Cette formule intuitive et les
autres justifications en parallèle de Sen ont contribué à l'interprétation de la nouvelle mesure

7
The Foster-Greer-Thorbecke Poverty Measures: par James Foster (2010), The George Washington University
and OPHI, Oxford

25
et lui ont donné une certaine crédibilité. Cependant, les propriétés vérifiées par p2et le reste
de la classe FGT qui le distinguent de son prédécesseur et lui ont donné une plus large
applicabilité.

Les indices axiomatiques

Quand nous parlons des indices axiomatiques, il faut tenir compte qu’il existe différents types,
notamment l’indice de Foster GREER et de THORBECKE (FGT), l’indice d’Amartya SEN, l’indice
de KAKWANI (Kakwani, 1980),et l’indice de THON.

PARTIE II : ANALYSE ECONOMETRIQUE DE L’IMPACT DE


L’APD

SUR LA PAUVRETE A MADAGASCAR

26
Dans cette seconde partie, premièrement nous présenterons le profil du pays.
Deuxièmement, nous exposerons la situation générale de l'aide reçue à Madagascar.
Finalement, nous analyserons la modélisation économétrique de l’impact de l’aide au
développement sur la pauvreté à Madagascar.

CHAPITRE I : PRESENTATION DU CONTEXTE NATIONAL

I.1. Contexte géographique, sociopolitique et démographique Madagascar, qui


s'étend sur 587 000 km², est la quatrième plus grande île du monde, après le Groenland, la
Nouvelle-Guinée et Bornéo. Située dans l'hémisphère Sud, à environ 400 km à l'Est des côtes
du Mozambique, entre les latitudes 12° et 25°, elle se trouve en plein cœur de l'océan Indien
et est la plus vaste île de la région. Elle mesure une longueur de 1 580 km et une largeur de
580 km, elle est traversée du Nord au Sud par une chaîne de montagnes, de collines et des
Hautes-Terres, également appelées les Hauts-Plateaux. Antananarivo, la capitale et plus
grande ville, est perchée à 1 200 m d'altitude sur ces plateaux centraux. Le relief de l'île
comprend une étroite bande côtière à l'Est et au Nord, des hauts plateaux au Centre et au Sud,
ainsi que des zones de plateaux et de plaines à l'Ouest. Madagascar est coupée en deux par le
Tropique du Capricorne au Sud, ce qui lui confère un climat tropical. Chaque année, le côté
Est est régulièrement frappé par des cyclones et des tempêtes tropicales.

Figure 1 : Madagascar sur la carte

27
Source : Carte géographique de Madagascar disponible sur https://wwww.unicef.org
(Madagascar, 2011)

Concernant des crises sociopolitiques, depuis son indépendance, Madagascar a


traversé quatre crises sociopolitiques majeures : en 1972, 1991, 2002 et 2009. Ces crises ont
provoqué des bouleversements significatifs dans la société malgache, tant au niveau
économique que social. À la fin de chaque crise, la population a connu un appauvrissement
généralisé, principalement en raison de la réduction des activités économiques et de
l'augmentation de l'insécurité. On a également observé une croissance de la corruption, des
violations des droits humains et un affaiblissement de la gouvernance. Par exemple, l'indice
de perception de la corruption a chuté de 3,4 en 2008 (85e sur 180 pays) à 2,6 en 2010 (123e
sur 178 pays), après avoir été de 1,7 en 2002 (98e sur 100 pays).

Figure 2 : Pauvreté monétaire et croissance économique

28
Sources : EPM 1993, 1997,1999, 2005, 2010, WEO – FMI (le taux de croissance pour
l’année 2010 est une estimation)

Ces crises ont souvent entraîné une forte perte d'emplois formels, une augmentation du
coût de la vie, un ralentissement des activités des entreprises, ainsi que l'arrêt ou la réduction
des services publics, notamment dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Les crises
politiques ont eu des effets directs et indirects sur les droits de la population, particulièrement
les plus vulnérables, comme les enfants. À court terme, elles ont accentué la pauvreté et la
vulnérabilité des ménages, la communauté internationale ayant suspendu ses aides
extérieures. À long terme, les programmes de développement ont été compromis à chaque
crise. L'enseignement a été perturbé, avec des écoles fermées pendant les périodes
d'insécurité, et les services de santé ont limité leurs activités. On a également observé une
montée de l'insécurité, des coupures de routes, une pénurie de produits essentiels comme le
carburant, les médicaments et d'autres intrants nécessaires à l'économie, ainsi qu'une
diminution des soins médicaux. Ces différentes crises politiques, dont celle de 2009, ont
entraîné un désordre économique et social, aggravant la pauvreté et la vulnérabilité de la
population.

En 2010, le pays était classé 135e sur 169, avec un indice de développement humain
(IDH) de 0,435. Ces chocs ont contribué à l’émergence d’une nouvelle catégorie de pauvres
en milieu urbain, notamment à Antananarivo, caractérisée par des déficits importants, en
particulier dans les domaines de l’alimentation, du revenu, de l’emploi et de la sécurité.

29
Les crises de 1991, 2002 et 2009 ont fait chuter respectivement le taux de croissance
économique de -6,3%, -12,4% et -3,7%. Il est important de noter que les résultats de 2009
sont le fruit de la crise politique interne et de la crise financière mondiale qui a touché le
pays.La crise de 2009 a particulièrement marqué une perte importante d'emplois, en raison de
la destruction ou de la faillite des unités de production et des entreprises. Les femmes ont été
particulièrement touchées par cette situation, avec une baisse de 10 points de pourcentage du
taux d'emploi entre 2008 et 20108. Le secteur du tourisme a également subi des réductions
d’emplois ou de salaires.

Concernant de la démographie, en 1995, la population de Madagascar était de 13


millions d’habitants. En 2008, elle a atteint environ 19,1 millions 9, dont 78 % résidaient en
milieu rural. Les enfants de moins de 15 ans représentaient 47 % de la population totale.

En 2015, la population malgache devrait avoisiner les 23,7 millions d’habitants. La


croissance démographique reste élevée, avec un taux annuel de 2,8 %, supérieur à celui des
autres pays d'Afrique subsaharienne, où l'accroissement annuel est d'environ 2,3 %. Cette
différence s'explique par l'espérance de vie relativement élevée à Madagascar, qui est de 55,8
ans, et par le fait que le pays traverse encore une phase de transition démographique,
caractérisée par une forte fécondité et une baisse notable de la mortalité, en particulier chez
les enfants de moins de 5 ans.

Figure 3 : Pyramide des âges de la population de Madagascar

Note : Modèle de projection démographique - variante moyenne

Source : INSTAT/Direction de la Démographie et des Statistiques Sociales

8
Source McRAM Mai 2010 Nations Unies Madagascar
9
Source SOWC 2010, Madagascar at a Glance

30
En 1990, le taux de fécondité moyen était de 6,2 enfants par femme, tandis qu'en 2008,
ce chiffre est passé à 4,8, selon l'Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2008-2009.Cette
même enquête révèle que la fécondité à Madagascar est relativement précoce, avec 150
naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans. Ce taux augmente rapidement pour
atteindre son pic avec 245 naissances pour 1 000 femmes entre 20 et 24 ans. Par la suite, il
reste élevé à 189 naissances pour 1 000 femmes de 30 à 34 ans, avant de diminuer
progressivement après 35 ans.

I.2. Contexte économique

I.2.1 Aperçu macro-économique

Madagascar est un pays les plus pauvres du monde. L'économie est largement basée
sur l'agriculture, les exploitations minières, la pêche et l'industrie de textile.

Malgré sa richesse en ressources naturelles, Madagascar figure parmi les pays les plus
pauvres du monde. L'instabilité politique, la faiblesse des institutions et la médiocrité de la
gouvernance nuisent à sa croissance. Après une période de déclin économique entre 2009 et
2013, une légère reprise est constatée depuis 2014. Le secteur minier est resté vigoureux, la
production agricole s'est lentement remise de l'invasion de criquets de 2013 et le tourisme
s'est redressé. La croissance économique atteint 4,2% en 2016 mais reste insuffisant.
L'économie de Madagascar repose essentiellement sur l'agriculture (Banque Mondiale, 2016).

Madagascar est maintenant classée dans les pays la plus pauvre de la planète. Avec
son PIB 9,991 milliards USD, son RNB est de 35,9 milliards dollars PPA, taux de croissance
du PIB 4,2% variation annuelle, RNB/hab. est de 1440 dollars PPA, PIB/hab. : 401,32 USD
(Banque Mondiale, 2016). Selon, l’estimation de l’INSTAT, le taux de croissance
économique de Madagascar est améliorée entre 2009-2014, puisque en 2009, le taux de
croissance passant de -4,1%, à 0,3% en 2010, de 1,5% en 2011, à 3% en 2012 et de 2,4% en
2013, à 3,3% en 2014.

Le tableau ci-dessous montre les indicateurs de croissance économique et leur


évolution dans le temps 2019 à 2013.

Tableau 1 : Indicateurs de croissance économique

Année 2009 2010 2011 2012 2013

PIB (Milliards USD) 8,55 8,74 10,03 10,55 11,25

31
PIB (Croissance annuelle -4,1 0,5 0,5 2,9 5,1
en %, prix constant)

PIB/ hab (USD) 412 410 459 471 490

Endettement de l’ETAT 6,7 6,2 5,7e 5,0 4,4


(en % du PIB)

Taux d’inflation (%) 9,0 9,2e 10,6 8,9 8,5

Balance des transactions -1,81 -0,85 -0,74 -0,67 -0,62


courantes (Milliards USD)

Balance des transactions -21,2 -9,7e -7,4e -6,3 -5,5


courantes (en % du PIB)

Source : FMI - World Economic Outlook Database - dernières données disponibles

Note : (e) = Donnée estimée

I.2.2 Spécificité de l'économie malgache

Quelle que soit la définition de la pauvreté retenue, Madagascar figure parmi les pays
les plus pauvres au monde. Les indicateurs macroéconomiques montrent que le pays s’est
globalement appauvri au cours des quarante dernières années. Pour la population malgache, il
devient de plus en plus difficile de faire face aux conflits politiques internes. En effet, 61 % de
la population vit avec moins d'un dollar par jour et 85 % avec moins de deux dollars. À
Antananarivo, près de 40 % des ménages ont des revenus mensuels inférieurs à 50 $.

Comme de nombreux autres pays, Madagascar a adhéré à la Déclaration du Millénaire


en 2003, signifiant ainsi son engagement à redoubler d’efforts pour relever le défi du
développement humain. D’après le rapport mondial sur le développement humain du PNUD,
entre 2001 et 2005, Madagascar a amélioré son classement en gagnant six places dans
l’Indicateur de Développement Humain (IDH), passant de la 149e à la 143e position sur 177
pays. Cet indice reflète les progrès réalisés en matière d'espérance de vie, de taux de
scolarisation, de taux d’alphabétisation des adultes et de revenu ajusté en parité de pouvoir
d'achat (PPA).

Cependant, malgré ces progrès, Madagascar est retombé dans le groupe des pays à
développement humain faible en 2010, avec un IDH de 0,435.

Le tableau ci-dessous indique l’évolution de l’IDH pendant les dix dernières années.

32
Tableau 2 : Évolution des dix dernières années de l’IDH

Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2008 2010

IDH 0,462 0,493 0,468 0,469 0,499 0,509 0,533 0,571 0,435

Rang 135 147 149 150 146 143 143 145(*) 135(**
)

Note : (*) sur 181 pays, (**) sur 169 pays

Sources : Rapports sur le Développement Humain

Le taux d'investissement durant cette période semble insuffisant (en moyenne 14,6%)
pour tirer une croissance économique élevée mais l'échec du développement économique et
social du pays provient surtout de l'instabilité politique qui a entraîné une transformation
perpétuelle du modèle de développement. En 2014, avec la signature de transformation avec
les partenaires de développement de la grande île et le retour de bailleurs de fonds
traditionnels sont parmi les événements marquant dans cette année.

Avec la politique de relance de l'économie, on a une croissance économique de 3,3%


par rapport à l'année précédente qui est 2,3%. Le secteur primaire a une augmentation de son
taux de croissance de 3,3% en 2014 contre -6,1% en 2013, surtout l'agricole aussi contribué
une amélioration de la production rizicole, cette croissance allant de -12,8% à 4,5%. Le
secteur secondaire a marqué aussi une recule car la croissance de 8,5% en 2014 contre 22,2%
en 2013, s'explique par la décélération du rythme de croissance des industries extractives. Et
enfin, le secteur tertiaire a connu une croissance de 2,3% en 2014 contre 1,3% en 2013.
(Référence, 2014-2015/MEP).

Le tableau ci-dessous indique l’évolution des parts des secteurs dans le PIB.

Tableau 3 : Parts des Secteurs dans le PIB

Année Secteur Primaire Secteur Secondaire Secteur Tertiaire

200 35,9 12,8 51,3


0

200 35,5 12,7 51,5


1

200 34,6 13,1 52,3


2

33
200 34,0 13,4 52,6
3

200 37,8 11,9 50,3


4

200 35,6 12,7 51,7


5

200 35,0 12,9 52,2


6

200 34,3 12,7 53,0


7

200 33,3 12,5 54,2


8

200 32,1 12,9 55,0


9

201 31,2 12,6 56,2


0

201 34,7 12,0 53,3


1

201 33,6 12,0 54,4


2

201 33,6 12,4 54,0


3

201 33,0 13,1 53,8


4

Source : INSTAT, Madagascar en Chiffre, https://www.instat.mg/madagascar-en-chiffre/

CHAPITRE II : SITUATION GÉNÉRALE DE L'AIDE REÇUE ET ÉVOLUTION DE


LA PAUVRETÉ A MADAGASCAR

34
Dans Le présent chapitre, on va analyser le volume de l'aide reçue chaque année, leur
type de financement et leur allocation respectif.

II- Situation générale de l’aide reçue à Madagascar

II.1- Selon le type de financement

Tableau 4 : Analyse de l'APD selon le type de financement entre 2009-2011(en


millier USD)

Types de financement 2009 2010 2011

Subvention 287153 332918 305313

Emprunt 111274 137314 100324

Total 398427 470232 405637

Source : Ministère de l'Économie et de L’industrie, septembre 2010, Rapport sur la


Coopération au développement 2009-2010 Madagascar, "Situation générale de l'Aide
extérieur et coordination de l'aide dans le secteur Développement Rural", p.4

En effet, entre 2009 et 2010, les décaissements sur les emprunts sont augmentés de
23,4%. Cette augmentation concerne notamment les prêts de la Banque Mondiale sur les
grands Projets, comme le PSDR qui s'est repris en 2010 après avoir été suspendus en 2009, et
de certains prêts de la BAD. Les subventions ont aussi été renforcées en 2010 : 45,8 millions
USD de plus qu'en 2009.

En ce qui concerne la situation de 2011, l'aide est redescendue à environ 405,6


millions USD. En effet, les décaissements sur les emprunts ont fortement baissé, passant de
137,4 millions USD à 100,3 millions USD entre 2010 et 2011 : soit une baisse de 8,3%.

Tableau 5 : Analyse de l'APD reçue en 2012

Types de financement 2012

35
Subvention 278841

Bilatéraux 125032

Multilatéraux 153809

Emprunt 108945

Bilatéraux 6550

Multilatéraux 102395

Total 387786

Source : Ministère de l'Économie et de L'industrie, septembre 2010

La baisse de l'aide totale enregistrée entre 2011 et 2012 s'explique en grande partie par
une diminution importante des subventions provenant des partenaires habituels (-16,4%). Ce
recul n'a malheureusement pas pu être compensé par des décaissements sur les emprunts
contractés auprès des PTF multilatéraux habituels qui n'ont connu qu'une augmentation de
6,5% pendant la même période.

Tableau 6 : Analyse de l'APD selon le type de financement entre 2013 à 2014 (en milliers
USD)

Types de financement 2013 2014

Agences Bilatérales 152227 147441

Assistance technique 19654 17141

Emprunt 12448 1124

En Nature 5

Subvention 120120 129176

Agences Multilatérales 323069 440832

Assistance technique 159 194

Emprunt 131422 83707

En Nature 7061 9765

Fonds de contrevaleur 1233 91


36
Subvention 183194 247075

Total 475296 588275


Source : Ministère de l'Économie et de L'industrie, septembre 2010

En 2013, les aides des PTF sont constituées à 63,8% de subvention et à 30,3%
d'emprunts. Les détails par types de partenaires habituels se résument comme suit :

- Les aides multilatérales sont composées essentiellement de subventions (56,7%) et


d'emprunts (40,7%). Les contributions en nature (2,2%) et les fonds de contrevaleurs (0,4%)
soient limités.

- Les aides bilatérales sont constituées très majoritairement de subvention (78,9%).


L'assistance technique (12,9%) et les emprunts (8,2%) complètent l'ensemble.

L'analyse de l'APD selon le type de financement, entre 2012 et 2013, montre une
hausse des décaissements effectifs. Cette hausse a été portée par un accroissement des
subventions (+23,8%) et des emprunts (+32,1%) et ce malgré la baisse des autres modalités :
fonds de contrevaleur (-23,1%), financement en nature (-25,1%) et assistance technique (-
9%).

En 2014, la répartition de l'aide suivant le type de financement et le type d'assistance


se présente comme suit :

- Subventions : 64% de l'aide, en augmentation de 24%

- Emprunts : 31% de l'aide, en augmentation de 28,5%

37
- Assistance technique : 3% de l'aide avec une augmentation de 38,2%

- Fonds de contre-valeurs : une importance baisse de 92,5%, soit le passage d'1 millions USD
en 2013 à 91 milles USD en 2014. Sa part dans la totalité de l'aide est faible.

II.2. Selon le profil des donateurs

Tableau 7 : Répartition de l'APD reçue par Madagascar en 2009-2014 (en milliers USD)

38
Partenaires technique et 2009 2010 2011 2012 2013 2014
financiers

Bilatéraux : 168758 157377 151062 131582 152227 147441

États-Unis 34650 69526 57106 49466 61502 63626

France 51042 43617 43825 39845 33381 28257

Japon 18176 8722 9083 9403 6891 23027

Norvège 9375 13195 11932 13356 12563 9556

Allemagne 12152 8315 13860 8035 8187 10384

Inde 24360 0 0 0 0 0

Chine 13500 1664 3898 4843 16757 8149

Suisse 3692 2631 8810 2584 1110 1647

Multilatéraux 229669 313955 254575

Koweït 1301 9547 2607 3711 1054 0

Corée du sud 510 161 480 339 10078 90

Agences multilatérales : 229669 312955 254575 256204 323069 44082

Banque mondiale 35250 96080 51911 67906 92501 152110

Union européenne 55619 36413 33425 30643 70777 130937

Nations-Unies 72431 83405 98766 84421 68351 79457

GAVI 5394 9376 7493 17908 30497 37056

GFATM 17076 61637 23500 28205 26601 20433

BAD 34558 17727 23738 12115 22138 8897

OPEP 5069 7399 14121 8106 6945 4716

BADEA 4271 918 1621 69000 2278 3828

SADC 0 0 0 0 2213 3178

COI 0 0 0 0 767 220

39
Source : Ministère de l'Économie et de L'industrie, septembre 2010, Rapport sur la
coopération au développement 2009-2010 Madagascar, "Situation Générale de l'Aide
extérieure et coordination de l'aide dans le secteur Développement Rural", p.7-9-19

En 2010, l'aide multilatérale est dominée par la banque mondiale qui a changé sa
politique vis-à-vis de la situation de crise en reprenant les décaissements sur les grands projets
qui avaient été suspendus. L'aide de la banque mondiale en 2010 a plus que doublé, comparé à
2009, pour arriver à plus de 96 millions USD, contre 35,5 millions USD en 2009. Les
Nations-Unies, toutes agences confondues, se placent en deuxième position avec un
décaissement effectif de plus de 83,4 millions USD en 2010, contre 72,4 millions USD en
2009. L'Union européenne qui a occupé une place très importante dans la coopération au
développement à Madagascar, particulièrement dans les infrastructures, a réduit son aide,
passant de 55,6 millions USD à 36,4 millions USD entre 2009 et 2010. Le Fonds Mondial
conserve une place de plu es plus importante parmi les multilatéraux, surtout pendant cette
période de crise ; à lui seul, il a décaissé 61,6 millions USD, exclusivement dans le secteur
santé.

Entre 2010 et 2011, alors que l'aide versé par les PTF a été réduite dans l'ensemble, on
constate une tendance inverse pour les Nations-Unies, la BAD, l'OPEP ainsi que le japon, la
suisse et surtout l'Allemagne. La Nations-Unies a vu son aide augmentée de 18,4% ;
atteignant 98,8 millions USD en 2011, la BAD de près de 34% pour atteindre 23,7 millions
USD et l'OPEP qui a pratiquement doublé son aide : passé de 7,4 à 14,1 millions USD. La
suisse que, à la fin de son principal programme (SAHA), a déboursé près de 9 millions USD
en 2011, contre 2,6 millions USD en 2010.

En 2012, plus de 82% de décaissements de l'aide multilatérale provient du Système


des Nations-Unies, de la BM, de l'Union européenne et du Fonds Mondial, avec
respectivement 84,4 millions USD (33%), 67 millions USD (26,5%), 30,6 millions USD
(12%) et 28,2 millions USD (11%). Par ailleurs, la baisse la plus importante du volume d'aide
est observée au niveau de la BAD avec -49% ; portant sa contribution à 12,1 millions USD.
L'OPEP a également connu une forte réduction de son aide, -42,5%, pour se situer à 8,1
millions USD.

En 2013, la plus grande partie de l'APD provient des partenaires multilatéraux, qui
représentent 63,4% de son volume total. Les aides bilatérales occupent la deuxième place, à
raison de 29,9% de l'APD. Les principaux partenaires multilatéraux soient dans l'ordre la BM,
l'Union européenne et Nations-Unies. Il faut souligner le doublement des décaissements
40
réalisés par l'Union européenne en 2013 par rapport à 2012 dans le cadre des projets en appui
direct aux populations ; ainsi que les fortes hausses enregistrées par le BAD (+82,7%), la
GAVI (+70,2%) et la BM (+36,2%) et les contributions de la BADEA, des Nations-Unies et
de l'OPEP ont respectivement diminué de 67%, de 18% et de 16,7%.

L'apport des partenaires bilatéraux s'élève à 147,4 millions USD, soit 25% de l'aide
globale en 2014, opérant dans 174 projets. La subvention constitue 87,6% de ce volume. Sa
tendance est à la baisse avec une variation de -3,1% entre 2013 et 2014. Par ailleurs, les
agences multilatérales ont financé 236 projets, pour un montant de 448,5 millions USD, soit
75% du montant d'aide décaissé en 2014.

41
CHAPITRE III : MODELISATION ECONOMETRIQUE DE L’IMPACT DE L’AIDE
AU DEVELOPPEMENT SUR LA PAUVRETE A MADAGASCAR

En général, l’efficacité est définie comme une comparaison entre les résultats obtenus
et ceux que l’on peut observer. Parmi de nombreux modèles, le modèle de Burnside et Dollar
(1997-2000) est la première. A part cela, Collier et Dollar (2001, 2002) et celui de). Le
premier modèle consiste surtout à trouver l’efficacité de l’aide en matière de croissance : le
rôle des politiques économiques. Le second modèle avait analysé que l’aide permettait de
stimuler la croissance à travers de l’augmentation de l’épargne et du stock de capital. Le
modèle consiste à trouver les effets directs de l’APD sur la croissance économique. Le
modèle cherche l’efficacité de l’aide pour la réduction de la pauvreté. Tous les résultats de
l’efficacité de l’aide menés par les auteures sont des théories quantitatives. Dans ce chapitre,
nous allons mener une étude quantitative concernant de l’efficacité de l’aide en termes de
réduction de la pauvreté.

III-Méthodologie : le modèle de la régression simple d’une relation entre aide et


la pauvreté

Dans cette section, Nous cherchons à mettre en avant une relation de dépendante entre
les variables Y et X. Y est celle que l’on cherche à expliquer (à prédire), on parle de variable
endogène (dépendante) ; X est la variable explicative (prédictive), on parle de variable
exogène (indépendante). C’est-à dire qu’on examine la corrélation entre l’APD et L’IDH.
Avant cela, nous allons représenter le modèle linéaire simple qui sera présenter en Excel, un
graphique de l’évolution de l’aide et de l’IDH afin d’en monter une relation

III.1 - présentation du modèle

Le modèle de régression linéaire simple s’écrit :

Yi=aXi + b + μi

a et b sont les paramètres ( les coefficients) du modèle. Dans le cas spécifique de la


régression simple, a est pente et b est la constante.

Nous disposons d’un échantillon i.i.d (indépendante et identique distribuées) pour


estimer ces paramètres. Le terme aléatoire μi que l’on appelle l’erreur du modèle, tient un
rôle très important dans la régression. Il permet de résumer toute l’information qui n’est prise
en compte dans la relation linéaire que l’on cherche à établir entre Y et X c-à-d les problèmes

42
de spécifications, l’approximation par la linéarité, résumer le rôle des variables explicatives,
etc.

III.1.2-Estimation des paramètres, modèle et hypothèses

Soit le modèle suivant :

Yi=aXi + b + μi pour i=1, …, n

Avec :

Yi=variable à expliquer au temps i et Xi=variable explicative au temps i

a et b= paramètres du modèle ;

μi=erreur de spécification(différence le modèle vrai et le modèle spécifie), cette erreur


est inconnue et restera inconnue.

n=nombre d’observations

-Hypothèses

 H1 : le modèle est linéaire en Xi (ou en n’importe quelle transformation


de Xi).

 H2 : les valeurs observées sans erreurs (Xi non aléatoire).

 H3 : E¿i) =0, l’espérance mathématique de l’erreur est nulle : en


moyenne le modèle est bien spécifié et donc l’erreur est nulle.

 H4 : E¿i²) =σ ² ,la variance de l’erreur est constante : le risque de


l’amplitude de l’erreur est le même quelque la période.

 H5 : E¿i, μi’) =0 si i= i’, les erreurs non corrélées (ou encore


indépendantes) : erreur à l’instant i n’a pas d’influences sur les erreurs suivantes.

 H6 : Cov(Xi, μi)=0,l’erreur est indépendante de la explicative

-Formulation des estimations

L’estimateur des coefficients a et b est obtenu en minimisant la distance au carré entre


chaque observation et la droite, d’où le non de l’estimateur des moindres ordinaires (MCO).

La résolution analytique est la suivante :

43
Dans cette analyse ; soit Yi : indice du développement humain (IDH) et Xi : aide au
développement reçu à Madagascar c’est à dire que l’indice du développement humain (IDH)
est la variable dépendante et l’aide publique au développement (APD) est lui de la variable
indépendante.

Alors le modèle devient :

IDHi=a×APDi+ μi

III.2-Analyse statistique utilisée et résultats obtenus

Nous prendrons en compte les deux variables qui constituent le modèle c’est-à-dire
l’IDH et l’APD nette reçu/tète sur une période de 11 ans de 2010-2021. Les informations sur
ces deux variables sont tirées : des données de la Banque Mondiale et sur : https://.
fr.countryeconomy.com. A partir e cette analyse, Nous allons vérifier les hypothèses que
l'APD améliore le bien-être de la population malgache et aussi que si l’aide a un impact
positif sur la pauvreté à Madagascar.

Tableau 8 : IDH en (%) et l’APD nette reçu/tète (en milliers USD)

Années IDH en (%) Classement APD nette reçu (en milliers


d’IH USD)

2010 0,492 161è 21,96442103

2011 0,494 165è 20,0141774

2012 0 ,496 166è 16,04485498

2013 0,499 168è 21,16662937

2014 0,502 169è 24,28644607

2015 0,504 170è 27,26298374

2016 0,505 170è 24,37383167

2017 0,507 172è 29,76895729

2018 0,507 173è 28,12317646

2019 0,510 173è 26,59740797

2020 0,501 173è 46,01175544

2021 0,501 173è 36,9440043

44
Source: WDI Banque Mondiale et https://.fr.countryeconomy.com

Figure 2 : Représentation graphique de l’APD nette reçu/tète et IDH

0.515 Nuage des points


0.51

0.505 f(x) = 0.000237011986132646 x + 0.495129009192136


R² = 0.119356013950006
0.5
IDH

0.495

0.49

0.485

0.48
10 15 20 25 30 35 40 45 50
APD

Source : Excel, obtenu à partir des données du tableau 8

A partir de ce graphique, on peut observer que les deux variables évoluent d’une manière à
l’autre. L’APD s’évolue selon le temps à Madagascar, si l’APD augmente, l’IDH aussi augmente. Par
rapport en 2010, on a contesté que l’aide a été diminuée jusqu’à 2012. L’APD diminue et puis depuis
2013, l’APD est augmentée jusqu’à 2018. A partir du 2019-2020, y’a eu une chute notable due à
l’impact de la pandémie malgré des efforts d’urgence. Tandisque l’IDH, pendant ces dix derniers
années (2010-2019) y’avait eu une augmentation mais faiblement. En 2019-2020, la pauvreté
s’est aggravée en raison des effets économiques et sociaux de la pandémie, malgré un aide
réorienté vers les actions humaines et d’urgences. On constante que les deux variables sont
positivement corrélées.

III.2.1- Estimation du modèle

Les résultats de l’estimation, par la méthode VAR, sont comme suivis :

Tableau 9: Résultat économétrique du logiciel GRETL

45
Modèle 1 : MCO, utilisant les observations 2010-2021 (T =12)

Variable dépendante : IDH

Coefficient Erreur Std t de Student p. critique

Const 0,495130 0,00569266 86,98 9,87e-016 ***

APD 0,000236990 0,000203590 1,164 0,2714

Moy. var. dép. 0,501500 Éc. type var. dép. 0,005519

Somme carrés résidus 0,000295 Éc. type de


0,005432
régression

R2 0,119333 R2 ajusté 0,031266

F(1, 10) 1,355025 p. critique (F) 0,271422

Log de vraisemblance 46,65291 Critère d’Akaike


-89,30582
Critère de Schwarz −88,33601 Hannan-Quinn
-89,66488
Rho 0,493803 Durbin-Watson
0,776559

Source : Auteur du logiciel GRETL Dans


Ce tableau, nous tirons la valeur de coefficients a et b. Ainsi que la valeur du coefficient
a=0,0002 et 0,495 pour b. Alors l’équation de la droite Y du modèle de régression linéaire
simple s’écrit ainsi :

IDHi=0,0002APDi+0,4951

III.2.2-Test de Normalité

Avant d’interpréter ce résultat, il est indispensable d’étudier la qualité de l’estimation


à l’aide des tests de robustesse du résidu. Ainsi, en ce qui concerne l’autocorrélation des
erreurs, le test de Durbin-Watson montre la présence de ce phénomène, avec une probabilité
supérieure à 5% pour un nombre qui est égal à 0,77

46
Pour la normalité, les tests de Doornik-Hansen, du Lilliefors et de Jarque-Bera et
Shapiro-Wilk permettent de conclure que la somme carrée du résidu est normalement
distribuée. En effet, on note pour chacun de ces tro tests des probabilités toutes supérieures à
5%. Tous ces tests concourent à la validation du modèle estimé.

Tableau 10 : Test de normalité

Test IDH APD

Doornik-Hansen 0,273013, p.Critique=0,872401 4,08033 ; p.critiqe =


0,130007

Lilliefors 0,130571, p.critique ~= 0,83 0,193073, p.critique ~ =0,24

Jarque-Bera 0,550996, ; p.critique= 0,759194 2,83929, p. critique = 0,2418

Shapiro-Wilk 0,969103, p.critique=0,901186 0,904546, p.critique=0,181546

Source : Calcul de l’auteur du logiciel GRETL

Conclusion : ces quatre tests permettent de conclure à la normalité des résidus.

III.3. Interprétations des résultats et Discussions

III.3.1-Interpretation économétrique

R²=0,119, on peut conclure que le modèle n’est pas bon car la valeur le R² est plus
proche de 0 (c’est-à-dire plus faible).

Comme a=0,0002 est positif cela signifie que la variable APD explique
significativement la variable IDH. Si l’APD augmente, l’IDH aussi augmente.

DW=0,77¿2, ce qui signifie que la spécialisation linéaire de la fonction n’est pas


bonne car ceci présage une forte auto-corrélation des erreurs.

III. 3.2-Interpretation économique

On remarque que les résultats obtenus sur GRETL et ceux apportés par Excel sont
identiques. La valeur positive du coefficient a=0,0002, signifie que la variable APD explique
significativement la variable IDH, cela veut dire que IDH, dans le cas de Madagascar, est
influencé positivement par l’augmentation des allocations d’APD. Autrement dit, une
augmentation d’une unité (augmentation de 100%) de l’APD nette entraine une augmentation
de 0,0002 unités (0,02%) d’IDH. Cela fait que l’APD améliore le bien-être de la population
47
malgache. Mais l’augmentation de l’aide mène aussi un impact positif sur la pauvreté à
Madagascar.

III.2.2-Discussions des résultats

A Madagascar, la réduction de la pauvreté est déterminée par une seule variable. C’est
ainsi que l’augmentation de deux ans de l’aide au développement explique positivement et
significativement sur l’IDH. Cet impact positif et significatif de l’APD est conforme aux
conclusions de Coller et Dollar (2002). Il traduirait une bonne utilisation de l’aide reçue. Cette
dernière s’apparente aux investissements qui ne deviennent rentables que dans le temps.

La variable d’allocation de l’APD détermine positivement et significativement l’IDH à


Madagascar. Ce résultat améliore les conclusions de Burnside et Dollar (2000), Amartya Sen
(1999), et réconforté celles de Coller et Dollar (2002) et Laurant wagner (dans une etude
coécrite avec Patrick Guillaumont en 2013). L’allocation d’APD serait la meilleure variable
sociale pour expliquer l’IDH d’un pays pauvre, bénéficiant des flux d’aide. L’APD permet de
financer les secteurs prioritaires comme :

 L’agriculture et sécurité alimentaire : Moderniser l’agriculture est crucial dans un


pays où ce secteur constitue le pilier de l’économie. Cela passe par un meilleur accès aux
semences, l’adoption de techniques durables et le renforcement de la résilience face au
changement climatique.

 L’Éducation : La lutte contre l’analphabétisme et l’amélioration des taux de


scolarisation, notamment à travers des programmes d’éducation de base et de formation
professionnelle, sont indispensables pour développer le capital humain et réduire les
inégalités.

 La Santé publique : Renforcer les systèmes de santé, en mettant l’accent sur la lutte
contre la malnutrition, les campagnes de vaccination et les soins destinés aux mères et aux
enfants, contribue à améliorer les conditions de vie des plus vulnérables.

 L’infrastructures : Investir dans les routes, l’accès à l’électricité et les systèmes


d’assainissement est fondamental pour désenclaver les régions rurales et stimuler l’activité
économique à travers le pays.

48
 La Gouvernance et institutions : Enfin, pour garantir l’efficacité de l’APD, il est
essentiel de soutenir des réformes axées sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la
transparence et l’encouragement à la participation citoyenne.

III.3-RECOMMANDATION

Madagascar dépend toujours fortement des financements extérieurs pour ses


investissements publics. Cela limite son autonomie budgétaire et renforce une dépendance
prolongée. Cela peut ralentir le développement de solutions endogènes adaptées aux besoins
locaux.

Les fonds alloués ne sont pas toujours utilisés efficacement en raison de la corruption
et de la mauvaise gestion. Plusieurs rapports soulignent des détournements ou l’allocation
inadéquate des ressources. (Mauvaise gouvernance et corruption).

Une grande partie des projets financés par l’APD ne fait pas l’objet de suivi et
d’évaluation efficaces, ce qui réduit leur impact. Par Conséquence certains projets échouent
faute d’une vision à long terme. (Absence de suivi et d’évaluation rigoureuse).

Les bailleurs de fonds imposent parfois des conditions qui ne tiennent pas compte des
réalités locales. Cela peut entraîner une inadéquation entre les besoins réels et les actions
mises en œuvre (Imposition de conditions par les donateurs).

Certains programmes financés privilégient des secteurs qui ne répondent pas


directement aux besoins pressants de la population (éducation, santé, infrastructures de base).
Priorités mal alignées avec les besoins locaux.

L’APD contribue réellement au développement de Madagascar, il sera indispensable


d’améliorer la transparence et la gouvernance. La mise e n place de mécanismes de contrôle et
d’institutions indépendantes permettrait de réduire la corruption et de garantir une utilisation
optimale des fonds.

Une approche participative, impliquant les communautés locales dans toutes les
phases des projets, renforcerait la pertinence et favoriserait leur appropriation par les
bénéficiaires. De plus, il est nécessaire de promouvoir des projets durables et adaptés au
contexte local, comme le soutien à l’agriculture résiliente et aux énergies renouvelables, tout
en diversifiant les financements grâce aux partenariats public-privé (PPP) et aux
investissements internationaux. L’évaluation régulière des projets, avec des indicateurs
mesurables et des audits transparents, assurerait une meilleure gestion et un impact accru. La

49
coopération avec les pays voisins sur des projets transfrontaliers, tels que l’énergie et la
gestion des ressources naturelles, contribuerait également à réduire les coûts et à optimiser les
ressources.

Enfin, des investissements dans les infrastructures rurales, l’éducation et la santé sont
essentiels pour améliorer les conditions de vie, particulièrement dans les zones reculées. Il est
aussi crucial de renforcer la résilience climatique à travers des initiatives comme les systèmes
d’alerte précoce et l’agriculture intelligente. Le développement de l’agriculture durable et le
soutien aux industries locales, notamment le textile et le tourisme durable, permettraient de
diversifier l’économie, de créer des emplois et de réduire la pauvreté.

Pour que Madagascar ait un impact positif de l’aide sur la pauvreté, il doit attendre des
réformes institutionnelles, une stabilité politique et un alignement stratégique entre l’APD et
les besoins locaux.

50
CONCLUSION
En somme, à la première révolution industrielle, le concept de pauvreté est évolué.
Nombreux sont les auteurs qui cherchent les facteurs qui stimulent la pauvreté.

Pour définir la pauvreté, on se référé toujours à la définition proposée par l’économiste


Amartya Sen, : « la pauvreté est définie comme l’incapacité des individus à accéder à
certaines capabilités de base, c’est-à-dire les libertés et opportunités qu’ils ont pour mener
une vie qu’ils considèrent comme valable ». Elle se mesure généralement par le bien-être,
c’est-à-dire que, être en bonne santé, être éduqué et participer à la vie sociale. Dans la
littérature économique, les facteurs qui stimulent la pauvreté sont : donc les capabilités
individuelles (Amartya Sen). Pour l’approche monétaire, son facteur pour stimuler la pauvreté
considère qu’un individu est pauvre si son revenu ou sa consommation est inférieur à certain
seuil, souvent appelé seuil de la pauvreté (Martin Ravallion « comparaison de la pauvreté »).
L’approche subjectif de la pauvreté a un facteur principal sur la perception individuelle de sa
propre situation économique. Dans l’approche transitoire et structurelle, le facteur qui peut
réduire la pauvreté est basé sur la durée et la nature de la pauvreté, c’est-à-dire cette approche
distingue la pauvreté structurelle, qui est permanente et due à la structure même de la société,
de la pauvreté transitoire, qui est temporaire et résulte d’une conjoncture défavorable.
L’approche instantanée/cycle de vie a un facteur de la pauvreté sur les phases du cycle de vie
et leur impact sur la situation économique. Cela explique que cette approche différencie des
pauvres permanents, qui peuvent connaître des périodes de privation à certaines étapes de leur
vie, avec l’espoir d’un revenu plus élevé à long terme.

Concernant, l’aide au développement, du Plan Marshall a l’objectif Millénaire au


développement l’APD a pour objectif d’équilibrer le développement et de réduire la pauvreté
dans le monde. Cependant, nombreux sont les auteurs qui ont donné une définition au concept
de l’APD ; mais la définition officielle est proposée par le CAD (1969) : « L’APD est

51
constitués par tous les apports de ressources qui sont fournis aux pays et territoires sur la
liste des bénéficiaires de l’APD, ou à des institutions multilatérales ». D’une manière
générale, les pays donateurs de l’aide sont subdivises en deux groupes, à savoir : bilatérale et
multilatérale. Le CAD proposé que les pays en développement sont des pays bénéficiaires de
l’aide ; mais la condition d’octroi, ces pays doivent respecter des conditions. Concernant,
l’analyse de l’efficacité de l’aide, on peut regrouper les auteurs en trois groupes. Le premier et
les auteurs défendent que l’aide ait un impact positif pour réduire la pauvreté. Le deuxième
groupe concerne les auteurs contre l’aide. Et enfin, les auteurs qui avancent que l’aide
nécessite des conditions pour être efficace afin d’atteindre son objectif. Depuis
l’indépendance, Madagascar a bénéficié de l’aide au développement. Mais actuellement, elle
reste encore parmi les pays les plus pauvres du monde, malgré ses richesses en ressources
naturelles. Son économie est basée essentiellement sur l’éducation et la santé. L’aide extérieur
est le seul moyen efficace pour stimule (Banque Mondiale ( Cntrobiteurs: DAVID Dollar et
LANT Prittchett), 1998) sa réduction de la pauvreté. Pour la période de 2010-2021, on assiste
à une hausse significative des aides reçu de Madagascar. Ceci, nous avons collecté des
données sur les aides reçues par Madagascar de 2010 à 2021, et ensuite ces données nous ont
servi de base pour des calculs, afin de tirer les conclusions que l‘APD a un impact positif
économiquement sur la pauvreté à Madagascar.

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