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Maldives

Le document est un guide sur les Maldives, mettant en avant les atolls et les possibilités de plongée. Il fournit des informations pratiques sur le voyage, la santé, les formalités, ainsi que des conseils pour les plongeurs. Le texte souligne la beauté naturelle des Maldives et l'importance de la préservation de l'environnement marin.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Le document est un guide sur les Maldives, mettant en avant les atolls et les possibilités de plongée. Il fournit des informations pratiques sur le voyage, la santé, les formalités, ainsi que des conseils pour les plongeurs. Le texte souligne la beauté naturelle des Maldives et l'importance de la préservation de l'environnement marin.

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Pascal Kobeh, Jacques Soulié,

Brigitte Thouvenot et Samantha Pagès

■ ■ ■ ■ ■

Les Maldives
Atolls et plongées
Symboles
Ile ou récif émergé Platier ou récif qui Délimitation
affleure la surface du platier
Zone d'évolution Zone d'évolution Zone d'évolution
5 - 15 m 15 - 30 m + 30 m
Cavités dans Grotte Raie manta
le récif
Gorgones, corail
mou Epave Sens du courant

Pélagiques Point d’amarrage


(requins, thons) Phare
du bateau

Itinéraire conseillé Largage Récupération

zone plongée plaisir plongée sensation


d’évolution des yeux

tombants épave

niveau de plongée : niveau de plongée : niveau de plongée :


débutant intermédiaire confirmé

Directeur de publication : Jean-Michel Mamann.


L’éditeur remercie en particulier les photographes pour leur aide précieuse apportée à
la réalisation iconographique de ce guide : Amice Erwan, Henri Eskenasi, Fabrice Boissier,
Franck Lucien, François Scorsonelli, Jean-Claude Jaquemin, Jean Cassou et Raymond Sahuquet-;
mais aussi Sophie Poloni et Pascale-Missoud (Egypte), ainsi qu’Elise Legrand (Soudan)
pour leur travail de recherche, de documentation, de vérification et d’écriture.
Sophie Poloni, Instructeur PADI, a effectué et cartographié plus d’une centaine de plongées en mer Rouge
exclusivement pour la collecte d’informations en vue de la réalisation du Guide Mondéos Plongée
en mer Rouge. Au total, ce sont 130 plongées qui ont été effectuées, et une centaine sélectionnées.
L’éditeur a opté, dans ce guide, pour la dénomination des lieux en langue anglaise, plus couramment utilisée.

Crédits photos : F. Fasser, P. Kobeh, P. Marchand, et Ask Images : R. Salzedo, P.-Anzenberger.


Cartographie : Evolution, Les Editions Mondéos. Conception graphique : Thierry Renard.
Actualisation du guide : Samia Moualla.
L’auteur et l’éditeur dégagent toute responsabilité sur les marques citées dans la rubrique « Santé ».
Demandez conseil à votre pharmacien. Le contenu des annonces publicitaires insérées dans ce guide
n’engage en rien la responsabilité de l’éditeur. Les erreurs ou omissions involontaires qui auraient pu
subsister dans ce guide, malgré nos soins et les contrôles de l’équipe de rédaction,
ne sauraient engager la responsabilité de l’éditeur.
© LES EDITIONS MONDEOS
4 bis, rue du Dahomey, 75011 Paris – Tél. : 01 55 25 49 90 – Fax : 01 55 25 49 99
E-mail : contact@[Link] – Internet : [Link]
Les Editions Mondéos et les Guides Mondéos sont des marques déposées.
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
Dépôt légal : 1er trimestre 2012 – ISBN : 978-2-84754-492-3 – ISSN : 1292-1602
Imprimé dans l’U.E par Grupa Print
Introduction 8

QPartir 9
Comment partir ? Q 10
Avant de partir Q 12
Le b.a.-ba de l’ABC Q 15

QUn archipel, une histoire, des hommes 19


Géographie, faune et flore Q 20
Protection de l’environnement Q 26
Les clés du passé Q 28
Regards actuels Q 30

QSe déplacer 33
North Male Atoll Q 34
South Male Atoll Q 47
Ari Atoll et Rasdhu Atoll Q 56
Raa et Baa Atoll Q 71

Sommaire
Lhaviyani Atoll Q 82

QEn savoir plus 91


Lexique Q 92
Bibliographie Q 93
Index Q 96
Marhabaa !
(Bienvenue !)
Le nom des Maldives est bien évocateur…
Il vient du sanscrit mala, signifiant « guirlande », et dvipa,
« île ». Une guirlande de 1 200 îles, réparties en atolls
– le mot atoll est d’ailleurs le seul vocable que le divehi ait
légué au monde entier –, dont seulement 100 sont habitées
par les 300 000 Maldiviens. 100 autres sont abandonnées
au seul bon plaisir des touristes, le reste étant réservé
à autant de Robinsons Crusoés en puissance.

C e chapelet de perles, disséminé au milieu de l’océan Indien, minus-


cules taches turquoise, blanches et vertes dans un bleu profond, ne
sont que la partie émergée d’un paradis que l’on explore à l’aide d’un
masque, d’un tuba et d’une paire de palmes ou, encore mieux, d’une bouteille
de plongée sur le dos.
Si les Maldives devaient choisir leur emblème, ce pourrait être sans hésitation
la raie manta. Qui mieux que cet inoffensif animal, doté de la grâce d’une
ballerine, de la majesté d’une reine, de la sérénité d’une innocente, pourrait
représenter la quiétude lumineuse de cet éden ? Certes, en 1998, El Niño n’a
pas épargné l’archipel. Près de 90 % des coraux durs n’y ont pas survécu.
Mais, une poignée d’années plus tard, grâce au miracle de la nature, la faune
est toujours là : les coraux ont repoussé à une vitesse inouïe, comme pour
réparer les dégâts, comme pour montrer aux plongeurs que ces eaux enchan-
teresses méritent toujours leur attention, leur fidélité, leur admiration.
Les Maldives sous-marines marient la richesse de la faune à la beauté des
fonds coralliens. L’amalgame parfait en quelque sorte, l’union heureuse ! Plon-
ger aux Maldives, c’est risquer une accoutumance dont on parvient difficile-
ment à se passer…
Partir
Comment partir ? 10 Q Avant de partir 12
Le b.a.-ba de l’ABC 15
Partir
Comment
partir ?
PASSEPORT ET VISA FORMALITÉS DOUANIÈRES

L e passeport doit être valable


six mois après la fin du séjour. L
e contrôle à l’arrivée concerne
essentiellement l’alcool et toute
Un visa de trente jours est délivré marchandise à base de porc.
automatiquement et gratuitement à Pas de problème au départ, si ce
l’arrivée dans l’archipel. n’est l’interdiction de sortir cara-
paces de tortue, coquillages et corail.

La fleur de frangipanier dégage une odeur particulièrement entêtante.

10
Paix et détente pour ces moines contemplant le rivage.

Comment partir ?
ASSURANCES ADRESSES UTILES
AVANT LE DÉPART
L ’assurance est habituellement
comprise dans le contrat de
voyage : assurance annulation et
QEn France

assurance assistance. A défaut, il Consulat honoraire


convient de souscrire une assurance de la République des Maldives
individuelle. Le contrat d’assurance 9 bis, rue de Defly, 06000 Nice,
doit particulièrement couvrir les tél. : 04 93 85 95 19.
risques en rapport avec la pratique
des sports nautiques. QEn Belgique
Consulat de la République
des Maldives
17, clos des Genêts, 1325 Chaumont-
Quitoux, tél. : 00 32 10 68 92 12.

11
Partir
Avant
de partir
LA SAISON IDÉALE geur ou plongeuse de pied en
POUR VOYAGER cap. La location de ce matériel est
payante.

L e climat tropical garantit un


beau temps, sauf durant les
moussons qui arrosent le pays en
Sur les bateaux de croisière, il
est recommandé d’emporter son
matériel au grand complet (hormis
juin/juillet et entre mi-octobre et bouteille et plombs), l’équipement
fin novembre. Il pleut alors de sur place étant plutôt considéré
manière discontinue et des vents comme du matériel de dépan-
violents rendent parfois la mer nage. Le plongeur désireux d’éviter
forte. Les Maldives sont à l’abri toute mauvaise surprise emportera
des cyclones. Les températures de donc dans son sac, avec son maté-
l’air ne subissent quasiment aucune riel personnel (palmes, masque et
variation tout au long de l’année : tuba), une combinaison adaptée au
entre 30 et 31 °C. La température climat tropical, un détendeur avec
de l’eau, quant à elle, oscille entre octopus (obligatoire) ainsi qu’un
27 et 29 °C. embout de rechange, un parachute
de signalisation (également obliga-
LE SAC DU PLONGEUR toire). Il pensera aussi à emporter
un gilet stabilisateur, un ordinateur

T ous les centres de plongée


situés sur les îles sont à même
d’équiper n’importe quel plon-
de plongée, un couteau ou une
paire de ciseaux destinés à couper
un éventuel filet, une lampe ou un

Tableau
des précipitations en mm
janv. févr. mars avril mai juin juill. août sept. oct. nov. déc.

50 25 25 50 175 300 225 210 150 175 150 75

12
phare pour les plongées de nuit sont vivement recommandées.
ainsi que des piles de rechange ou D’autre part, de nombreux acci-
le chargeur d’accus. A part l’ordina- dents de décompression en plon-
teur et éventuellement le détendeur, gée sont dus à une déshydratation.
tout le reste peut voyager sans trop Il faut boire beaucoup et se pro-
de risque en soute. téger du soleil, surtout au début
du séjour. De même un contrôle
RÉVISION DU MATÉRIEL dentaire n’est pas superflu avant
d’effectuer un séjour de plongée à

I l faut faire réviser son déten- l’étranger.


deur une fois par an et vérifier
son gilet stabilisateur. La vie d’un QLa trousse de secours
plongeur peut dépendre du bon Vo i c i u n e l i s t e d e p ro d u i t s
ou mauvais fonctionnement de incontournables :
son matériel. L’idéal serait de pou- – de l’aspirine. En cas d’incident de
voir tester son matériel dans une décompression, l’aspirine fluidifie le
piscine, en conditions réelles, avant sang. En cas d’allergie, il faut impé-
de partir. rativement le signaler aux moniteurs
du centre avant de commencer à
DOCUMENTS plonger ;
SPÉCIFIQUES – une crème à la cortisone pour

Avant de partir
À LA PLONGÉE apaiser les piqûres de méduses ou
soigner les blessures dues au corail ;
S i aujourd’hui, du fait des équi-
valences entre PADI, SSI et la
CMAS, l’origine du diplôme n’a
– un antidiarrhéique (Ercéfuril,
Immodium) ;
– un désinfectant (Dakin ou
plus guère d’importance, n’importe
quel club sérieux exigera de la part Eosine) ;
d’un plongeur divers documents – des pansements, si possible
dont les plus courants sont : une imperméables ;
attestation du niveau, un certifi- – des gouttes auriculaires (alcool
cat médical confirmant la « non- bori-qué à titre préventif et Antibio-
contre-indication à la pratique Synalar ou Poly-dexa en cas de début
de la plongée sous-marine ». d’otite) ;
Une plongée de vérification sera en – de la Biafine, pour les brûlures
général exigée avant toute explora- dues au soleil ;
tion sous-marine. – une pince à épiler (il y a des
oursins aux Maldives), des petits
SANTÉ ciseaux…

QLes contre-indications
A ucun vaccin n’est obliga-
toire pour les Maldives, sauf
si l’on a séjourné les six derniers
La plongée est un loisir qui s’est fort
démocratisé au cours des dernières
jours dans une zone infectée par années. Cependant il existe des
le choléra ou la fièvre jaune. Il est contre-indications, qui peuvent
cependant recommandé d’être à être permanentes (asthme, crises
jour des vaccins contre le tétanos épileptiques, affections cardiovas-
et la polio. Dans un pays tropical, culaires, problèmes ORL sérieux…)
lunettes de soleil et crème solaire ou temporaires (sinusite, rhume,

13
otite, grossesse, prise d’antidépres- affichés en dollars. Ces derniers,
seurs, carie non soignée…). ainsi que les euros, sont acceptés
dans les hôtels et les magasins à
DEVISE, CHANGE ET la différence de la monnaie locale.
MOYENS DE PAIEMENT Il est donc inutile de changer ses
euros ou ses dollars contre des

L a monnaie des Maldives est rufiyaas. Les cartes de crédit les


la rufiyaa (Rf), qui se divise plus courantes, comme Visa et
en 100 lari. 1 € équivaut environ American Express, sont acceptées
à 20 Rf. Cependant, sur toutes dans les hôtels, mais pas dans les
les îles touristiques, les prix sont magasins.

14
Parti
Le b.a.-ba
de l’ABC
ACHATS ET ARTISANAT tourisme. Dès la sortie de l’avion,
le visiteur est dirigé vers le guichet

L ’artisanat aux Maldives est


réduit au strict minimum.
Certes, les boutiques de souve-
de l’île sur laquelle il a porté son
dévolu. Le transfert s’effectue en
bateau rapide pour les îles les plus
nirs sont pourvues de nombreux proches ou en hydravion pour les
objets, pour la plupart fabriqués… plus lointaines. La durée d’attente
à l’étranger. Les produits spécifi- dépend de la météo locale. En géné-
quement maldiviens sont fabriqués ral, tout est remarquablement orga-
à partir de noix de coco : cendriers nisé : les bagages suivent, les avions
ou dhonis miniatures - bateaux de sont ponctuels.
pêche typiques de l’archipel. Il existeLes transferts nocturnes sont
un art de la laque, sous forme de impossibles, à quelques rares
petites boîtes réalisées à Eydhafushi exceptions près (Malé ou les îles à
et Thulhaadhu, dans l’atoll de Baa. proximité immédiate de l’aéroport).
Ces dernières sont vendues dans Aussi, en cas d’arrivée tardive, il faut
les boutiques de la capitale, où s’assurer que la première nuit d’hô-
elles côtoient les produits « made in tel a bien été réservée à Hulule ou
China » et les sempiternels T-shirt à Malé.
imprimés localement.
Pour ne pas encourager la dégra- BÉTEL
dation de l’environnement, il est
souhaitable de s’abstenir de rame-
ner une dent de requin ou un
coquillage.
L es Maldiviens chiquent ou
mâchent une feuille de bétel –
sorte de poivrier grimpant – mélan-
gée à des morceaux de noix d’arec
ARRIVÉE finement coupée et à de la chaux
pour en adoucir l’acidité. La mixtion

L ’arrivée a lieu dans l’unique serait pourvue de multiples vertus :


aéroport international des Mal- elle permettrait de couper la faim,
dives, Hulule, où l’on atterrit au de détendre, d’aider à digérer et de
bord de l’eau. Il n’y a rien d’autre faciliter le sommeil. Certains pas-
sur cette île, hormis une cafétéria, sent une bonne partie de la journée
un bureau de change et l’office du à mastiquer ce magma, ce qui leur

15
donne une salive rouge. Les jeunes HEURE LOCALE
générations semblent perdre cette
habitude.

CUISINE ET BOISSONS
P ar rapport à l’Europe, on ajoute
3 h en été et 4 h en hiver. En
outre, de nombreuses îles rajoutent
1 h par rapport à l’heure officielle,

L e plat national est le curry. voire même 2 h pour l’île de Nika.


Il comprend du poisson ou
du poulet, du riz, des légumes et HORAIRES D’OUVERTURE
des épices bien sûr. Attention aux
estomacs fragiles, il peut être assez
relevé ! Le poisson séché – la bonite L e jour de repos est le ven-
dredi. Les banques ouvrent du
–, le fruit de l’arbre à pain – appelé dimanche au jeudi de 9 h à 13 h et
hiki mas –, la papaye et la banane le samedi de 9 h à 11 h ; les maga-
complètent le repas du pêcheur. sins de 7 h à 22 h 30.
Les buffets des îles touristiques ser-
vent toujours de la cuisine occiden- INFORMATIONS
tale. En dehors des îles-hôtels, la TOURISTIQUES
consommation d’alcool est interdite.

ÉLECTRICITÉ L e site officiel du ministère du Tou-


risme est : [Link]

220-240 V en 50 Hz. Se munir d’un JOURS FÉRIÉS


adaptateur international.

O utre les fêtes musulmanes et


le ramadan, les jours suivants
sont fériés :
Bananes, noix de coco et papayes
sont les rares fruits des Maldives.
1er janvier : Nouvel An
26 et 27 juillet : fête de
l’Indépendance
3 novembre : échec du coup d’Etat
de 1988
11 et 12 novembre : Republic
Day, adoption de la dernière
Constitution.

LANGUES

L a langue officielle est le divehi,


assez proche du cinghalais ancien
et enrichi de quelques mots hindis et
arabes. Sur les îles touristiques, le per-
sonnel parle couramment anglais.

MÉDIAS

D es programmes télévisés sont


accessibles sur les îles grâce
aux antennes paraboliques. A Malé,

16
outre la presse locale, ne sont dis- par semaine pour un serveur au
ponibles que quelques journaux et restaurant et pour un employé de
magazines en anglais. chambre ; 1 US$ pour un porteur de
bagage. Sur les bateaux de croisière,
MOUSSON le pourboire peut atteindre entre 25
et 50 US$ pour l’ensemble de l’équi-

I l existe deux moussons aux page par semaine.


Maldives, celle du nord-est de
décembre à mai, dite mousson SÉCURITÉ
sèche (la haute saison), et celle du
sud-ouest de mai à novembre, dite
mousson humide (la basse saison). M ême si les vols sont rares
– sauf à Malé où ils ont ten-
dance à se multiplier –, il convient
PHOTOS/FILMS d’être toujours prudent et de ne pas
laisser ses affaires sans surveillance.

L e choix des pellicules est restreint Les objets de valeur, les passe-
et leur tarif plutôt élevé. La plupart ports, etc., doivent impérativement
des centres de plongée proposent à la être déposés dans le coffre-fort de
location un équipement de photos l’hôtel.

Le b.a.-ba de l’ABC
sous-marines de base, ce qui offre
une excellente occasion de s’initier. TRANSPORTS INTÉRIEURS
POSTE ET
TÉLÉCOMMUNICATIONS L es transferts vers les îles se font
en bateau rapide ou en hydra-
vion. Il existe deux compagnies d’hy-

C ompter environ 15 jours pour


l’acheminement vers l’Europe
d’une carte postale remise à la récep-
dravions : Trans Maldivian Airways
et Maldivian Air Taxi. Toutes deux
exploitent le même type d’avion.
tion de l’hôtel. A Malé, le bureau de Lors d’un séjour sur une île, de
poste est ouvert du samedi au jeudi de nombreuses excursions sont pro-
7 h 30 à 13 h 30 et de 15 h à 17 h. posées, notamment pour visiter les
Pour téléphoner en France, composer îles de pêcheurs les plus proches, ou
le 00 33 puis le numéro du correspon- pour jouer les Robinsons sur une île
dant sans le 0 ; et pour téléphoner aux déserte, ou encore pour admirer le
Maldives de l’étranger, faire le 00 960 coucher de soleil en pleine mer. Ces
puis le numéro de votre correspondant. escapades ont lieu le plus souvent
Il existe plusieurs cybercafés à Malé en dhoni. Cette embarcation tradi-
allant de 5 Rf pour 5 min à 30 Rf tionnelle – à l’origine un bateau de
pour 1 h ainsi que de nombreuses pêcheurs à voile – est aujourd’hui
bornes wi-fi gratuites. dotée d’un moteur et elle est utili-
Sur les îles-hôtels, le tarif est autre- sée aussi bien pour la plongée que
ment plus cher : pour un appel comp- pour les transports intérieurs. Il faut
ter entre 4 et 5 US$ la minute et entre 8 compter entre 15 et 20 US$ pour une
et 10 US$ les 30 min d’Internet. excursion.
Malé est la seule ville où circulent
POURBOIRES quelques voitures, notamment des
taxis. Cependant, la promenade à

I ls s’effectuent en dollars US sur


les îles. Compter environ 5 US$
pied ou en vélo reste le moyen de
locomotion le plus pratique.

17
Les hydravions
assurent les liaisons
entre l’aéroport
et les îles-hôtels.

USAGES ET POLITESSE VÊTEMENTS

D ans ce pays musulman,


la religion dicte un certain
nombre de règles qu’il est bon de
L es îles sont soumises à un cli-
mat subtropical, avec des tem-
pératures stables toute l’année.
respecter pour ne pas heurter les C’est donc avec des tenues légères,
habitants. Ainsi, en dehors de l’île- amples et confortables, de préfé-
hôtel, il est interdit de se promener rence en coton, que l’on se sentira
en maillot de bain. Porter des shorts le mieux. Si la garde-robe peut se
ou des tenues courtes est très mal réduire au strict minimum, il est
vu et peut attirer quelques ennuis. prudent d’emporter un pull léger et
Le naturisme et le monokini un coupe-vent imperméable pour les
sont strictement prohibés – même soirées plus fraîches et les jours de
dans les îles-hôtels – et sont punis mauvais temps. Pour nager ou pra-
de sévères amendes. Dans les îles- tiquer le snorkeling (palmes, masque,
hôtels, il est souvent déconseillé de tuba), des sandales en plastique
se rendre au restaurant en maillot de sont très utiles. Elles protègent des
bain et torse nu. éventuelles blessures sur les coraux.

A Malé Ile-hôtel
Un thé ou un café Ile-hôtel de 10 à 20 Rf / de 0,50 à 1 € Gratuit ou 3 US$ / 2,50 €
Une bouteille d’eau minérale 6 Rf / 0,30 € de 3 à 4 US$ / de 2,50 à 3 €
Une course en taxi 1 US$ / 0,80 € -
Une plongée équipée 35 US$ / 30 € 35 US$ / 30 €
Un timbre pour l’Europe 14 Rf/0,70 € 1 US$/ 0,80 €
Une bière - de 4 à 5 US$/ de 3,50 à 4 €
Une minute de téléphone
à destination de l’Europe 30 Rf/1,50 € de 4 à 5 US$/ 3,50 à 4 €

Combien ça coûte?
18
Un archipel,
une histoire,
des hommes
Géographie, faune et flore 20
Protection de l’environnement 26
Les clés du passé 28 Q Regards actuels 30
Géographie,
faune et flore
A rchipel composé de 1 196 îles
ou îlots, officiellement réperto-
riés sur environ 820 km de long et
Calcutta

Bombay
130 km de large, soit 300 km2, les
Maldives n’offrent que l’embarras du
choix au plongeur passionné. L’atoll
est le seul mot maldivien que l’on INDE
retrouve dans toutes les autres lan- Jaffna

gues du monde. Il désigne un col- SRI


LANKA

lier d’îles, d’îlots, ou encore de récifs MALDIVES


Colombo

affleurant la surface. On en compte OCÉAN INDIEN

26 aux Maldives.

UNE GÉOGRAPHIE Carte d’identité


UNIQUE AU MONDE des Maldives
Nom
L es atolls forment une barrière
de corail à leur périphérie, avec
quelques ouvertures naturelles, les
République des Maldives
Situation
passes. Chaque île reproduit à l’iden- Au centre de l’océan Indien, à 650 km
tique, mais à bien plus petite échelle, au sud-ouest de Sri Lanka
cette configuration. Elle est entourée Superficie
d’un lagon, lui-même récif corallien 298 km2
qui peut comporter des passages natu- Population
rels. L’origine des atolls des Maldives
385 000 habitants
est très controversée. Ainsi, le natura-
liste Darwin, suivi par Thor Heyerdahl, Capitale
y voyait les restes d’anciens volcans Malé
affaissés et érodés. D’autres considè- Régime politique
rent que les Maldives font partie d’une République présidentielle
chaîne de montagnes sous-marines, Chef de l’Etat
érodées elles aussi, allant des Chagos Mohamed Nasheed
(1 000 km au sud des Maldives) aux Langue officielle
Laquedives (1 000 km au nord). Le Divehi
caractère calcaire des récifs tendrait à
Monnaie
renforcer cette dernière hypothèse.
La rufiyaa (Rf), divisée en 100 laari
QLa montée des eaux Religion
En raison des problèmes de réchauf- Islam sunnite
fement de la planète et de la montée Ressources principales
des eaux, une préoccupation et une Tourisme et pêche

20
0
polémique sont nées : les Maldives chauves-souris géantes, les rats et
vont-elles disparaître de la surface les lézards. C’est sous l’eau que la
de la terre à plus ou moins brève faune offre une richesse, une variété
échéance – certains parlent de et une quantité quasiment inégalées.
30 ans ? Difficile de répondre à cette
question. Les îles sont de petite taille QRaie manta
– la plus grande, Gan, dans l’atoll Si l’Etat maldivien devait choisir
d’Addu ne fait que 7 km de long – un emblème, ce poisson pourrait
et culminent à 4 m maximum, d’où figurer en bonne place au rang des
leur fragilité. Il est vrai que, tous les prétendants, tant il est associé à la
ans, des îlots apparaissent, d’autres plongée dans l’archipel.
disparaissent, et, d’une saison à De janvier à avril, portée par le cou-
l’autre, les plages « bougent », se rant général est-ouest qui traverse
déplaçant du nord vers le sud ou de l’archipel, la raie manta se rencontre
l’est vers l’ouest, ou inversement. Les facilement dans l’atoll d’Ari, au
observateurs les plus anciens notent sudouest. De mai à décembre, elle
néanmoins que la tendance est à la s’observe plutôt sur la côte est des
réduction de la superficie des îles. atolls de Malé Nord, Malé Sud et
Certaines îles-hôtels essaient de pro- Vaavu. Poisson migrateur, au même
téger leur plage en construisant de titre que le requin-baleine, elle est
véritables digues. Les quelque 200 là où se trouve le plancton. Ce
îles habitées par des pêcheurs, ainsi dernier, plus petit organisme marin,
que celles qui les entourent, ont vu élément de base dans la chaîne ali-
leur barrière de corail – très protec- mentaire, constitue en effet son
trice – sérieusement dégradée suite à mets unique. Composé de micro-
l’utilisation, encore récente, du corail organismes, de micro-méduses,
pour la construction des habitations. larves de crustacés, céphalopodes,
La situation des Maldives est encore petites crevettes…, le plancton est
plus préoccupante à cause des catas- une véritable manne pour bien des
trophes naturelles : en 1998, le phé- géants des mers, que ce soient les
nomène El Niño a en effet décimé raies manta, les requins-baleines,
près de 90 % des récifs. Ces derniers les requins-pèlerins ou encore les
ont pour la plupart retrouvé une belle baleines. Aux Maldives, au gré des
santé, le corail poussant à une vitesse courants saisonniers, la raie manta
vertigineuse. Néanmoins, certains suit donc le plancton, à l’est ou à
ont disparu définitivement. C’est l’ouest de cette chaîne corallienne
toute une protection naturelle qui est formée d’atolls parallèles.
appelée à s’affaisser et à disparaître.
QLes « stations
UNE FAUNE MARINE de nettoyage »
D’UNE PRODIGIEUSE La meilleure occasion pour appro-
RICHESSE cher la raie manta est de se mettre
à l’eau sur une « station de net-

L a faune terrestre ne présente


pas un intérêt immense. Il
convient de signaler quelques
toyage ». Appartenant à la classe
des poissons cartilagineux, comme
ses cousins les requins, elle peut
oiseaux, comme le héron, la sterne atteindre 5 m d’envergure et peser
ou la bécasse de mer, ainsi que les 2 t. Régulièrement, elle se fait

21
La raie manta reste l’animal marin mythique de l’archipel.

« déparasiter » par de petits labres ration nécessaire à la survie des raies,


nettoyeurs ne dépassant pas les comme à celle de nombreux autres
10 cm ! Ceux-ci se tiennent par poissons, leur évitant diverses mala-
colonies entières sur de gros mas- dies transmises par les parasites.
sifs de corail – souvent des porites
–, et attendent littéralement leur QRequins
« cliente ». En l’occurrence, la raie Ils sont, avec les raies manta, l’autre
manta arrive et s’immobilise au-des- objet de curiosité et de fantasmes
sus de la « station », s’abandonnant des plongeurs. Récemment, il était
– on peut le voir aux rostres qu’elle encore pratiquement impossible de
déroule – à la multitude de labres passer une heure sous l’eau sans en
qui s’activent tant sur son corps croiser. Hélas, les temps changent !
qu’à l’intérieur de sa bouche. Ces Comme partout ailleurs dans le
derniers se nourrissent des parasites monde, la population des requins
qui se développent sur elle. Le spec- aux abords des Maldives a en effet
tacle peut durer plusieurs heures. considérablement diminué, vic-
Juste à proximité, on observe plu- time d’une pêche à outrance desti-
sieurs raies manta faire la queue en née à l’exportation des ailerons vers
vol quasi stationnaire, au-dessus les marchés asiatiques. En 1998, le
d’une « patate » de corail, attendant gouvernement a interdit la pêche
patiemment que leur congénère ait aux requins dans sept atolls pour
terminé pour s’abandonner aux mor- une période de dix ans.
sures bienfaitrices des labres. En s’y
prenant très doucement, sans lâcher QRequins pointe
ses bulles trop bruyamment pour ne blanche et requin gris
pas les effaroucher, il est possible de ou dagsit
les approcher, souvent à moins d’un Ce sont les espèces les plus cou-
mètre, et d’assister ainsi à cette opé- rantes que l’on peut rencontrer au

22
2
cours d’une plongée. Longs de 1,50 comme le requin pointe blanche
et 2 m, ils se nourrissent de petits du large, le requin-tigre et autres
poissons, tels les fusiliers, durant la requins soyeux. Ces derniers sont
nuit pour le pointe blanche, le jour en effet présents au large de la barrière
pour le gris. Ils se laissent admirer corallienne qui forme les atolls. Ceux
le long des tombants ou à l’entrée que l’on pourra malheureusement
des passes, courant « rentrant ». voir seront sans vie sur une plage,
ramenés par des pêcheurs. Les res-
QRequin-nourrice, ponsables de bases de plongée recom-
zèbre et guitare mandent d’ailleurs aux touristes de ne
Autres requins que l’on peut voir pas encourager de telles pratiques en
au détour d’une grotte, d’une faille achetant aux pêcheurs des dents, voire
ou encore sur un fond sablonneux, même des mâchoires de requins.
le requin-nourrice ou dormeur, le
requin-zèbre, ainsi que le requin-gui- QUn aquarium
tare également appelé raie guitare… grandeur nature
Ils se nourrissent de crustacés et de Outre les requins et les raies, la
mollusques, habitants du sable qu’ils diversité des couleurs et des formes
recherchent surtout la nuit. Plutôt dont regorge cet univers aquatique
immobiles, reposant sur le fond, ils enchante le plongeur. Les murènes
se laissent facilement observer. D’eux sortent de leur trou, gueule ouverte
non plus rien à craindre. Mais il faut pour respirer ; les poissons-napo-
surtout s’abstenir de les caresser ou léons, dont les mâles, dotés d’une
de leur tirer la queue. Au mieux, ils bosse, ont la forme du chapeau de
décamperont ; au pire, très peureux, l’empereur ; les rascasses volantes
ils pourront avoir une réaction vio- à la dorsale venimeuse sont de véri-
lente envers le plongeur perturbateur. tables « oiseaux » préhistoriques ;
les poissons-clowns sont blottis
QRequin-marteau dans l’anémone de mer, à la fois gar-
et requin-baleine diens et réfugiés ; les poissons-écu-
Parmi les stars des Maldives, citons reuils sont souvent accompagnés de
encore le requin-marteau, que l’on bancs de poissons-soldats dans leur
aperçoit parfois, en plongeant au uniforme rouge ; les barracudas, en
lever du jour, en banc de plusieurs banc ou solitaires ; les mérous, tou-
centaines d’individus, long de 2,50 jours farouches et redoutables, à l’af-
à 3 m. Le plus grand bonheur reste fût d’une proie ; les poissons-anges
cependant une rencontre avec le et poissons-papillons, aux livrées
très recherché requin-baleine, qui multicolores ; sans oublier bien sûr
peut facilement atteindre une dou- les nudibranches, limaces de mer
zaine de mètres. Il est visible le plus aux couleurs si étonnantes… la liste
souvent près de la surface de l’eau, est interminable et des ouvrages
occupé à engloutir du plancton. entiers sont consacrés à cette magni-
fique faune sous-marine.
QLes autres espèces
de requins QBaleines et dauphins
On n’aura que peu de chances de croi- Il existe de nombreux mammifères
ser les autres requins des Maldives, marins dans les eaux maldiviennes,

23
Les coraux durs et les anémones sont une attraction majeure pour les plongeurs.

même si l’archipel n’est pas spécia- corps, protégé par un squelette exté-
lement réputé pour leur présence. rieur de calcaire, est vivant et mou.
Dauphins, globicéphales, souvent Carnivore, le corail se nourrit
farouches, se laissent quand même essentiellement de zooplancton.
approcher en bateau, dans les atolls De l’exosquelette émergent des tenta-
ou en eaux plus profondes. Plus cules urticants capables de paralyser
rare, le souffle d’une baleine au nombre de petites larves de poissons.
loin rappelle à l’observateur attentif Les coraux se comportent de jour
que les eaux de l’archipel peuvent comme des végétaux, réalisant la
réserver bien des surprises. Baleines photosynthèse, et de nuit comme des
à bosse et orques sont parfois aper- animaux. C’est à ce moment qu’ils
çus dans les eaux de l’archipel, lors s’épanouissent et se nourrissent, d’où
de leur trajet entre l’Equateur et l’intérêt des plongées nocturnes. On
l’Antarctique. peut également observer les polypes
lors de forts courants, même pendant
QCoraux la journée. Cependant, s’ils se déve-
Parfois confondus avec des fleurs, loppent mieux là où la mer est bras-
rochers ou cailloux multicolores, les sée par les vagues, les branches des
coraux sont bel et bien des animaux, coraux sont fragiles et ne résistent pas
au même titre que les éponges, ané- aux forts mouvements marins.
mones, crinoïdes et autres asci-
dies. Le corail dur appartient à la QUn spectacle
famille des madrépores. Il tient sa enchanteur
couleur d’algues symbiotiques, les En principe, on admire les plus
zooxanthelles. Ce sont ses excrois- beaux spécimens entre 5 et 10 m
sances qui sont surtout visibles : de profondeur. La liste de tous les
elles peuvent atteindre au fil des ans coraux présents aux Maldives est
d’impressionnantes proportions. Le bien trop longue pour être énumé-

24
rée ici. Ils constituent pour le plon- qui expulse ses algues symbiotiques,
geur un émerveillement permanent. les zooxanthelles, et ne peut durer
Des platiers entiers sont recouverts éternellement, au risque d’une mort
de superbes tables d’acropora dont certaine. C’est hélas ce qui s’est pro-
certaines peuvent atteindre 2 m duit aux Maldives et dans d’autres
de diamètre. Les raies manta vien- régions de l’océan Indien. Certains
nent se faire nettoyer au-dessus de platiers ont en effet totalement dis-
grosses « patates » de porites qui paru. Dans les zones plus profondes,
abritent notamment des colonies de les coraux ont moins souffert. Les
labres. Des massifs de « corail-cer- coraux mous, ou alcyonaires, hauts
veau », aux structures toutes plus en couleur, n’ont pas du tout été
surprenantes les unes que les autres, affectés par ce phénomène.
sont de véritables chefs-d’œuvre de
la nature. UNE FLORE LIMITÉE
QUn environnement
menacé
1998 fut « l’année El Niño », du
D u fait de leur petite taille et
de leur sol sablonneux, les
îles abritent une flore réduite, à
nom de cette perturbation de masse l’exception de l’atoll d’Addu, où
d’air et de courants chauds. Les se situent les plus grandes îles de
Maldives, à l’instar d’autres régions l’archipel. Cocotiers en pagaille,
de l’océan Indien, ont connu un quelques bananiers, papayers,
réchauffement de la mer ainsi arbres à pain, pandanus, banians,
qu’une hausse de la température hibiscus et bougainvilliers consti-
de l’air. En avril 1998, l’eau était à tuent la liste presque exhaustive de
30 °C à 50 m de profondeur. Cette ce que l’on peut rencontrer aux Mal-
température, anormalement éle- dives. L’océan renferme des algues et
vée, a perduré et les plongeurs ont quelques herbiers, habitats de nom-
constaté en mai un blanchissement breuses espèces de poissons, le plus
généralisé des coraux durs. Ce phé- souvent dans les lagons des îles, à
nomène est dû à un stress du corail proximité des plages.

25
histoire
Une
Protection de
l’environnement
Outre le réchauffement de la planète et la montée
du niveau de la mer qui représentent un réel danger
pour les Maldives, le phénomène d’El Niño a fait
énormément de dégâts. Dans certaines zones,
notamment les atolls du centre (Malé Nord et Sud,
Ari, Vaavu…), plus de 90 % des coraux durs ou
madrépores, situés entre 10 et 15 m de profondeur,
sont morts. Tous ces facteurs ont contribué à une prise
de conscience de la part des autorités sur la richesse
de leur patrimoine naturel et surtout sur leur fragilité.

LES CONSÉQUENCES D’UNE SURPÊCHE

L e principal fléau qui frappe l’archipel est la pêche des requins. A l’ori-
gine pêcheurs de thons, les Maldiviens se sont transformés en mas-
sacreurs de requins afin de satisfaire la demande du marché asiatique en
ailerons. Devant l’ampleur du phénomène et après un lobbying intense
de la part des centres de plongée, le gouvernement a décidé de proscrire
cette pêche à l’intérieur des atolls, ainsi qu’à l’extérieur dans une limite de
20 milles nautiques. De l’avis de tous, cette règle est loin d’être respectée
et les répressions sont rares. Néanmoins, à partir de septembre 2006, les
pêcheurs professionnels vivant de cette capture auront 9 mois de délai pour
envisager leur reconversion, les groupes hôteliers étant priés de les embau-
cher en priorité. En outre, certaines espèces d’animaux marins ont très vite
été protégées comme les tortues, les baleines et les requins baleines.
Depuis janvier 2006, la vente des œufs de tortue est interdite. Sans cette
mesure, protéger les tortues ne sert à rien. Il faut également mentionner
que la chasse sous-marine est interdite : importer un harpon est donc
un acte prohibé.

26
LES ASSOCIATIONS que la plupart des requins de la zone
ont été décimés.

I l n’existe pas à proprement parler


d’associations de protection de LE CODE DE BONNE
l’environnement spécifiques à l’ar- CONDUITE DU PLONGEUR
chipel des Maldives.
QPlan national d’Action
environnementale
L es associations PADI Project
Aware, Protect the Maldives
et Longitude 181 s’efforcent de
Ce programme d’action gouverne- sensibiliser les plongeurs à l’envi-
mental a édicté en 1989 quelques ronnement sous-marin et rappel-
mesures, comme l’interdiction du lent les gestes qu’il faut faire et
prélèvement des coraux dans cer- ne pas faire sous l’eau.
taines zones, la protection des tor- En résumé :

Protection de l’environnement
tues, etc. Ne pas toucher les coraux.
Le corail est recouvert d’un mucus
QPADI Project Aware protecteur le défendant des parasites.
Créée et soutenue par PADI, la fon- Le toucher revient à enlever cette
dation de protection de l’environne- protection, ce qui provoque sa mort.
ment s’est beaucoup investie dans le Ne pas marcher sur les platiers
monde sous-marin maldivien. coralliens que ce soit avec des
[Link] palmes, des chaussons de plongée ou
des sandales. Pour plonger du bord
QProtect the Maldives ou pratiquer du snorkeling, il convient
Cette association allemande, dépen- d’utiliser les accès marqués et de faire
dante de voyagistes, est sensibilisée attention au changement de marée.
à la protection de l’environnement Ne pas les toucher les animaux.
sous-marin des Maldives. D’une part, cela les perturbe et
[Link] les effraie ; d’autre part, beaucoup
d’entre eux ont le corps recouvert
DES SITES PROTÉGÉS d’un mucus qui les protège des
parasites. Les caresser reviendrait à

I l n’existe pas de sanctuaire leur retirer ce mucus et donc à les


marin proprement dit aux Mal- exposer à de nombreuses maladies.
dives. Un projet est à l’étude pour Ne pas nourrir les poissons.
Baa Atoll mais rien n’est encore Car cet acte modifie l’équilibre
décidé à ce jour. Cependant, on naturel et entraîne parallèlement un
note quelques rares sites de plongée comportement qui peut être dange-
qui sont des parcs marins proté- reux à la fois pour les plongeurs et
gés, comme les passes d’Embudhu pour les poissons. Ainsi, sur certains
et de Guraidhu, dans l’atoll de Malé sites de plongée, des requins, régu-
Sud. Dans l’atoll de Malé Nord, ce lièrement nourris, sont très facile-
sont 10 sites qui sont concernés, ment piégés par des pêcheurs.
dont Banana Reef et Tamburudhu Concernant les déchets respecter
Thila, appelé aussi H P Reef. A Ari, la propreté des Maldives et ne pas
on compte Maaya Thila, Kudarah jeter les mégots de cigarettes.
Thila et Mushimasmigili Thila. Ce Concernant l’énergie et l’eau éco-
dernier est devenu site protégé après nomiser l’eau et l’électricité.

27
histoir
Une
Les clés
du passé
Situé sur la route des Indes, à proximité de Sri
Lanka, terre d’escale de nombreux voyageurs,
l’archipel présente des influences culturelles évidentes
venues de ces deux pays.

LES PREMIERS PEUPLEMENTS

L ’origine des Maldiviens reste inconnue. Les premiers peuples,


les Dravidiens, venus du sous-continent indien, se seraient installés
dans l’archipel, entre 1500 et 500 av. J.-C. Situé sur l’île de Kaashidhu, à
quelques milles au nord de l’atoll de Malé Nord, Kaashidhu Kuruhinna
Tharaagan’du est le seul site archéologique scientifiquement étudié aux
Maldives. L’équipe norvégienne qui l’a exploré entre 1996 et 1998 a mis au
jour un gigantesque complexe monastique bouddhiste, vieux de plus de
2000 ans. Importé du sous-continent indien et de Ceylan, le bouddhisme
existait aux Maldives au IIIe siècle av. J.-C., sous le règne d’Asoka.
Les Maldives furent la terre d’escale de nombreux voyageurs, commerçants
ou aventuriers. Ainsi, dès l’époque romaine, les cartographes attribuaient
à ce petit archipel une importance disproportionnée par rapport à l’Inde
et Ceylan.

UN VÉRITABLE CARREFOUR MARITIME

B énéficiant d’une situation stratégique sur la route des Indes, les îles
ont accueilli lors de régulières escales de nombreux voyageurs et com-
merçants arabes, en route vers l’Extrême-Orient. Peu à peu, leur influence
devint prépondérante. Ainsi, l’archipel reçut la visite du voyageur marocain
Abu Barakaath Yusuf al-Barabary, qui convertit officiellement les Maldi-
viens à l’islam en 1153. Cette version officielle est aujourd’hui contestée.
Autre célèbre marin arabe, Ibn Battuta, qui séjourna 18 ans dans l’archipel,
durant la première moitié du XIVe siècle. Ce dernier, frappé par la liberté

28
dont les femmes jouissaient, voulut changer
les mœurs, selon lui trop éloignées de l’en-
Les Maldives,
seignement du Coran. Il fut dans l’obligation terre d’escale
de quitter l’archipel après un différend avec des voyageurs
le Sultan. Ce contemporain de Marco Polo Sur la route des Indes,
écrivit de belles pages sur la vie quotidienne l’archipel fut la terre d’escale
de l’époque. des voyageurs. Parmi les plus
Au XVIIIe siècle, l’écriture thaana, l’alpha- célèbres, on compte bien
bet maldivien, fit son apparition. Proche de entendu Abu Barakaath Yusuf
l’alphabet arabe, elle comporte également 24 al-Barabary au XIIe siècle et
lettres avec des voyelles, qui sont en fait des Ibn Battuta au XIVe siècle.
accents placés au-dessus ou en dessous des Mais également François
consonnes. Tout comme l’arabe, elle se lit de Pyrard de Laval, qui débarqua
droite à gauche. Le divehi, la langue maldi- en 1602 sur l’île de Fulhadhu,
vienne, est restée, elle, proche du cinghalais dans le petit atoll de Goidhu,
au sud de l’atoll de Baa, à
parlé au Moyen Age.
la suite du naufrage de son
navire, le Corbin. Prisonnier
VERS L’INDÉPENDANCE pendant 5 ans, il parvint à
s’échapper et à atteindre
E ntre 1558 et 1573, Malé est briève- Ceylan. Il écrivit un récit de la

Les clés du passé


ment occupée par les Portugais, avant vie aux Maldives au début du
de devenir au XVIIe siècle un sultanat, sous XVIIe siècle. Plus récemment,
l’autorité hollandaise de Ceylan. En 1887, les dans la seconde moitié du
Maldives deviennent un protectorat britan- XXe siècle, Thor Heyerdahl
nique ; puis, en 1954, le sultanat est rétabli séjourna dans l’archipel pour
avec à sa tête Mohammed Farid Didi. Finale- étudier et découvrir l’origine
ment, les îles accèdent à l’indépendance en des premiers habitants. Enfin,
1965 ; les derniers Anglais quittent la base en 1987, le commandant
aérienne de Gan, dans l’atoll d’Addu, en Cousteau plongea dans les
1976. Le premier président, Amir Ibrahim eaux de l’archipel. Quoi
Nassir, est élu en 1968 après la réintroduc- qu’il en soit, les traits de ses
tion du régime républicain par référendum. habitants sont aujourd’hui
Il démissionne en 1975. Maumoon Abdul la meilleure preuve que les
Gayoom lui succède et est constamment Maldives furent un carrefour
réélu depuis, malgré une tentative de coup entre l’Asie, l’Arabie, l’Afrique
d’Etat en 1988, vite avortée en raison de l’in- et l’Inde.
tervention rapide et massive des forces mili-
taires indiennes, qui ont contribué à main-
tenir le président au pouvoir. Aujourd’hui,
certains signes témoignent d’un mécontente-
ment populaire, comme la révolte des habi-
tants à Malé, à la fin de l’année 2003, qui
fut rapidement réprimée. Mais le pouvoir
politique en place semble être solidement
installé. La dispersion de la population dans
l’archipel et son éloignement géographique
favorisent cette mainmise de la classe poli-
tique sur le pays.

29
histoir
Une
Regards
actuels
Les Maldiviens vivent sur la mer, pour la mer
et de la mer. A titre d’exemple révélateur, la
première monnaie qui eut cours jusqu’en 1650
dans l’archipel était un coquillage, une porcelaine
plus précisément, dont le nom scientifique Cyprea
monita reflétait bien son utilisation.
ÉCONOMIE

L es Maldives ont longtemps figuré parmi les pays les plus pauvres de la
planète. A la fin du XXe siècle, le revenu annuel moyen a fait un grand
bond en avant, passant de 80 US$ en 1979 à 1 620 US$ en 1995, grâce essen-
tiellement à la pêche et au tourisme, devenu la première source de revenu.
QLa pêche
Pêcheurs depuis la nuit des temps, les Maldiviens ont considérablement
augmenté leur rendement de la capture du thon, effectuée aujourd’hui
encore de façon traditionnelle (c’est-à-dire par l’utilisation de lignes et d’ha-
meçons et non pas du filet). Cette pêche emploie environ 25 % de la popu-
lation active qui sillonne les quelque 90 000 km2 de mer, à bord du fameux
dhoni maldivien. Outre les conserveries locales, des bateaux frigorifiques
étrangers achètent le poisson directement aux pêcheurs.
QLe tourisme
Chapelet d’îles perdues dans l’océan Indien, l’archipel a longtemps été peu
fréquenté. De 1 000 touristes en 1972, à 400 000 en 1998 et 570 000 en 2004,
l’activité touristique connaît une véritable explosion même si elle a souffert
des conséquences du Tsunami du 26 décembre 2004 dont l’impact est désor-
mais résorbé. Aujourd’hui, les 95 îles-hôtels possèdent les infrastructures les
plus modernes pour accueillir une clientèle des plus exigeantes. Toutes sont
reliées à la planète entière via des lignes satellites par Internet ou par téléphone
(elles sont souvent équipées des deux), proposent de nombreuses chaînes de
télévision ainsi que de nombreux services et activités (sports nautiques, spa…).

30
En 2004, l’Etat maldivien a décidé de mettre aux enchères 11 de ses îles afin
de développer le tourisme dans les atolls les plus reculés du Nord et du Sud.

INSTITUTIONS POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES

L es Maldives sont une république islamique présidentielle, dont le pré-


sident actuel, Maumoon Abdul Gayoom, élu pour la première fois en
1978 pour un mandat de 5 ans, a été réélu pour la 5e fois en octobre 2003.
Le parlement est composé de 48 députés, élus eux aussi pour 5 ans. Divisé
en 20 atolls administratifs, l’archipel compte 2 députés par atoll, auxquels
s’ajoutent 8 députés nommés par le président. Ce dernier est nommé par
l’Assemblée et confirmé à la tête de l’Etat par référendum au suffrage univer-
sel. Il est également le chef des armées et le gardien des principes religieux.
Il nomme aussi les juges chargés d’appliquer la loi islamique.

POPULATION

E n 2011, environ 385 000 habitants sont répartis sur 200 îles dites
« de pêcheurs », qui s’ajoutent aux 95 îles-hôtels. Grâce à l’amé-
lioration des structures médicales, l’espérance de vie a considérablement
augmenté au cours de ces vingt dernières années et elle atteint 72 ans en

Regards actuels
moyenne en 2008. Le taux de natalité est de 2,6 ‰ et le taux de mortalité
de 0,5 ‰, ce qui témoigne des récents progrès de l’éducation à travers le
planning familial et des soins médicaux.

RELIGION

L ’islam est la religion d’Etat. Pratiqué jusqu’au XIIe siècle, le boudd-


hisme a été évincé. Aujourd’hui, la totalité des habitants sont musul-
mans sunnites et un étranger ne peut épouser une Maldivienne, ou devenir
maldivien, sans se convertir à l’islam. La pratique de toute autre religion
est interdite et sévèrement réprimée. Reposant sur la loi islamique, la
Constitution a été proclamée au nom d’Allah. Les Maldiviens respectent les
piliers de la religion, comme les cinq prières quotidiennes (les magasins
sont fermés à ces moments-là), le jeûne pendant le ramadan, participer
si possible au pèlerinage de La Mecque, pratiquer l’aumône… En principe,
comme tout bon musulman, ils ne peuvent consommer ni alcool, ni porc
et ils s’exposent à des sanctions en cas de manquement.

Avec 80 000 habitants,


Malé représente plus du quart
de la population totale.
Le divorce, un VIE SOCIALE
record mondial
Les Maldiviens se marient
jeunes et de nombreuses
L a majorité des hommes passent leur
vie en mer et pratiquent la pêche.
Dans les îles de pêcheurs, le rôle de la femme
fois. La plupart des femmes est donc essentiel. Elle élève les enfants, ou
rencontrent en général avant plutôt la ribambelle d’enfants. Ces derniers
l’âge de 20 ans un époux plus
fréquentent l’école coranique – il y en a une
âgé qu’elles. Le mariage est
sur chaque île – où ils apprennent le divehi
soumis à la loi islamique.
Ainsi, la femme adultère
et l’anglais. Plus tard, ils peuvent se rendre
peut être battue et le mari à Malé s’ils veulent poursuivre des études
peut répudier sa femme très secondaires, et à l’étranger (Inde, Sri Lanka,
facilement. Il suffit qu’il le lui Australie…) pour étudier à l’université. Le
dise et en informe le chef chef de l’île, le khatib, représente l’autorité
de l’île. A l’inverse, si une de la capitale Malé dans les régions les plus
femme veut divorcer, elle reculées.
doit obtenir l’assentiment de
son mari ou se lancer dans ART ET CULTURE
une procédure longue et
ardue. Un homme peut avoir
4 femmes à condition qu’il
les entretienne. Un pêcheur,
L es Maldives ont été autrefois un carre-
four d’échanges et de cultures venues
de tous les horizons. Ainsi, on trouve tou-
ou un marin, peut se marier jours certaines danses et musiques, à base de
autant de fois sur chaque percussions, sans doute d’origine africaine.
île accostée et divorcer le Mais aujourd’hui, beaucoup de jeunes sont
lendemain. Ainsi, il n’est pas victimes d’une occidentalisation poussée
exceptionnel pour certains à outrance, dans leur choix vestimentaire
d’entre eux d’avoir été mariés ou dans la musique qu’ils écoutent ou les
à 20 femmes différentes. Le films qu’ils vont voir. Cependant, les Maldi-
taux de divorce est de 59 % : viens souhaitent retrouver et cultiver leurs
un record mondial ! racines, en les remettant au goût du jour ; par
exemple, plusieurs groupes de rock chantent
en divehi.

FÊTES ET COUTUMES

R
ciel.
amadan : 9e mois du calendrier religieux.
Kuda Eid : fin du ramadan quand la nouvelle lune apparaît dans le

Bodu Eid : fête lors du départ des pèlerins pour La Mecque.


Allah Eid : anniversaire de Mahomet.
Huravee Day : célébration du reflux des Malabars en Inde après une brève
occupation en 1752.
Martyr’s Day : le 9 novembre, mort du Sultan Ali VI assassiné par les enva-
hisseurs portugais en 1558.
Independance Day : les 26 et 27 juillet.
Echec du coup d’Etat de 1988 : le 3 novembre.
Republic Day : les 11 et 12 novembre, adoption de la dernière Constitution.

32
Se déplacer
North Male Atoll 34 Q South Male Atoll 47
Ari Atoll et Rasdhu Atoll 56 Q Raa et Baa Atoll 71
Lhaviyani Atoll 82
déplace
Se
North
Male Atoll
L’atoll de Malé Nord fut le premier à s’ouvrir au
tourisme avec l’inauguration de la première île-
hôtel Kurumba en 1972. La zone administrative
de Kaafu regroupe en fait l’atoll géographique de
Malé Nord mais aussi celui de Malé Sud et deux
petits atolls : Gaafaru, au nord de Malé Nord, et
Kaashidhu, une île au nord de Gaafaru. L’atoll tire
son nom de l’île capitale du pays, la plus peuplée
de l’archipel – 80 000 habitants sur une superficie
de 1,8 km2, probablement le record mondial. Malé,
l’île du Sultan à l’origine, est devenue le poumon
économique du pays tout en conservant par certains
côtés un aspect pittoresque. Cet atoll abrite également
le seul aéroport international du pays, Hulule,
véritable île-porte-avion. Ce paradis des plongeurs est
aussi fort apprécié des surfeurs, qui viennent affronter
les vagues de la côte est entre avril et octobre
principalement.

QHelengeli

A 45 min en hydravion, 3 h en bateau de Malé.
Située à l’extrême nord de l’atoll de Malé Nord, cette île simple a su gar-
der son état sauvage naturel. La végétation tropicale y est abondante. Son
lagon magnifique, son récif intérieur riche en flore et en faune, attirent les
amateurs de plongée.

34
NORTH
ORTH MALE ATOLL

35
QMakunudu

Au rythme A 55 min en bateau rapide de Malé. [Link]-
du Bodu Beru [Link]
C’est sous cette appellation, Au nord-ouest de l’atoll, c’est une petite île
qui signifie « grand tambour », tout en longueur, orientée est-ouest, où la
qu’est connue la forme la nature est préservée. Son lagon est mer-
plus répandue de musique
veilleux, et le récif intérieur proche permet
traditionnelle et de danse
des plongées avec tuba directement depuis
aux Maldives. Ce fascinant
l’île. Conviviale par ses petites dimensions,
spectacle, interprété par une
quinzaine de participants,
elle peut être parcourue en boucle en un
dont trois joueurs de quart d’heure.
tambour et un chanteur
soliste, débute par un lent et
QOne and Only Reethi Rah

progressif balancement des A 50 min en bateau rapide.
bras, qui s’anime à mesure Sur la bordure occidentale de l’atoll de Male
que le tempo s’accélère, pour Nord, longue de 800 m et large de 120 m,
s’achever en une frénésie c’est l’une des rares îles à avoir conservé leurs
rythmique. La musique traits naturels dans une belle végétation tro-
recèle de fortes influences picale. Son nom signifie « belle île »…
d’Afrique de l’Est. On dit que
le Bodu Beru, communément QVabbinfaru (Banyan Tree)

appelé Baburu Lava (« chant A 20 min en bateau rapide, 1 h en dhoni de Male.
négroïde »), aurait fait son Située au nord de Male, l’île est ronde (200 m de
apparition aux Maldives au diamètre), le récif très proche et le lagon peu pro-
XIe siècle ou même avant. fond et transparent (1,5 m), riche en coquillages
Mélange de vocabulaires et poissons. Une végétation luxuriante com-
local et africain, les paroles plète cet environnement en tous points excep-
sont dépourvues de sens. tionnel, plein de charme et de raffinement.
Mais, de plus en plus, on
peut entendre des chants en QFurana Fushi (Full Moon)

langue divehie composés sur A 20 min en bateau de Male.
les rythmes du Bodu Beru.
A l’est de l’atoll de Malé Nord, à proximité de
la capitale, en direction du nord-est, dans un
cadre enchanteur, cette île est dotée de tout le
confort rêvé. Les jardins sont parfaitement
soignés, et une très belle végétation tropicale
entoure les bungalows à étage.
le guide ! Une partie du littoral est occupée par des
bungalows sur pilotis. La plage de sable est
Suivez

Passez une nuit agrémentée de belles petites criques. Près de


magique sous les
étoiles, à bord d’un
Furana, le site de Banana Split est un lieu de
dhoni, où deux plongée fréquenté.
heures d’une pêche
fructueuse vous QBandos

assureront un dîner- A 15 min en bateau rapide, 45 min en dhoni de
barbecue de qualité, Malé.
sur une plage, au Presque ronde, elle a une superficie relative-
rythme du Bodu Beru. ment importante de 2 km2. Elle fut ouverte

36
au tourisme dès 1972. Des excursions sont organisées sur l’île voisine de
Little Bandos.
QLankan Finolhu (Paradise Island Resort)

A 20 min en bateau rapide de Malé.
Il s’agit d’une île moderne, au nord-est de Male Nord, où toutes les activités
sont proposées.
QKanifinolhu (Club Med Kani)

A 30 min en bateau rapide, 1 h 30 en dhoni de Malé.
Allongée, d’une superficie de 10 hectares, elle est entourée d’un très grand
lagon qui abrite une île de pêcheurs. Peu profond à l’est, le lagon peut
atteindre 6 à 8 m à l’ouest. Idéalement située pour la pratique de la plon-
gée sous-marine, à proximité immédiate de la grande barrière, cette île est
considérée comme l’une des plus belles de l’atoll de Malé Nord.
QMeerufenfushi (Meeru Island Resort)

A 55 min en bateau rapide, 2 h 30 en dhoni de Malé. [Link]
Elle est située sur la barrière extérieure, au nord-est de l’atoll de Male Nord.
Une végétation luxuriante, avec une superbe cocoteraie, caractérise cette

North Male Atoll


île, qui est la plus grande de l’atoll. Le vaste lagon permet la pratique de la
planche à voile ; la plongée y est également largement pratiquée.
QThulagiri

A 30 min en bateau rapide de Malé.
Pleine de charme, elle fut l’une des toutes premières îles développées par
des Français.
Nilhandoo
La mosquée que l’on peut voir aujourd’hui fut bâtie de 1153 à 1166 par
le premier sultan des Maldives, Mohamed Ibn Abdhulla, en utilisant les
pierres des anciens temples.
Aasaakiiym Miskiiy, deuxième plus ancienne mosquée des Maldives, pré-
sente une belle architecture avec un intérieur décoré de superbes ornemen-
tations en bois.
QMalé, la capitale
 le guide !
Suivez

Près de l’aéroport et à la pointe sud de l’atoll Ne soyez pas surpris


nord de Malé, la capitale des Maldives est une si l’on vous dit de vous
petite ville pittoresque, concentrée sur un méfier des jinni, esprits
malfaisants originaires
espace restreint de 2 km sur 1,5 km, pour de la mer, de la terre
une population de 82 000 habitants, chiffre et du ciel. Selon
auquel il convient d’ajouter les visiteurs. Elle d’anciennes croyances,
était connue autrefois comme l’île du Sul- ils sont tenus pour
tan. Propre et ordonnée, avec ses mosquées, responsables de ce qui
ses marchés et ses petites rues au charme ne peut être expliqué,
suranné, elle présente également le visage ni par la religion, ni par
la science.
moderne d’une ville commerciale active.

37
Les maisons de
Malé s’habillent
de couleurs.

National Museum
Ouvert tlj sauf vendredi de 9 h à 15 h. Entrée payante.
Il propose un certain nombre de trésors ayant appartenu aux sultans. Deux
salles adjacentes présentent quelques-unes des découvertes archéologiques
de Thor Heyerdahl, qui concernent la période préislamique de l’histoire
des Maldives. La plupart des œuvres sont en calcaire : têtes du Bouddha,
représentations de la déesse Tara…

Islamic Centre et mosquées


Tout près se trouvent le parc du Sultan et l’impressionnant Islamic Centre,
bâti en 1984, ainsi que la Grande Mosquée ou mosquée du Vendredi dont
la cour est pavée de carreaux de marbre de Grèce. Des tapis pakistanais
ainsi que des panneaux de bois sculptés décorent la salle de prière. Malé
possède une vingtaine de mosquées, mais la vieille mosquée du Vendredi,
Hukuru Miskit, est l’une des 3 plus anciennes mosquées des îles Maldives.
Construite en 1656 en blocs de corail, elle possède un intérieur richement
orné de panneaux de teck et de bois de santal. A la différence de la Grande
Mosquée, elle n’est pas orientée en direction de La Mecque, car elle a été
bâtie sur les ruines d’un temple solaire qui était tourné vers l’Est. Un long
panneau, sculpté au XIIIe siècle, commémore l’introduction de l’islam aux
Maldives. A l’extérieur se trouve la tombe d’Abu Barakaath Yusuf al-Barbary.

SOUS L’EAU

M alé Nord, à l’instar de tous les autres atolls d’ailleurs, est un éden
sous-marin. Cet atoll, pionnier en matière de plongée, est proba-
blement celui dont les fonds sous-marins ont été le plus prospectés.
En basse saison, de mai à novembre, il permet aux passionnés d’admirer
les raies manta sur les nombreux sites où elles viennent se faire nettoyer.
QClubs de plongée
Chaque île-hôtel possède son propre club de plongée. Citons parmi
beaucoup d’autres :
Eurodivers sur les îles de Kurumba et Kanifinolhu,
Ocean-Pro sur les îles d’Helengeli et Meeru,

38
Werner Lau à Eriyadu.
A noter que tous les centres offrent sensiblement les mêmes services : cours,
excursions sous-marines, etc.
QCarnet de plongée

Banana Reef
Localisation : C6, situé du côté sud-est de l’atoll, juste en face du Club Med de
Faru à 5 min en dhoni.
5

Banana Reef est la grande plongée classique des Maldives. Il s’agit d’un
sec allongé en forme de croissant ou de banane – d’où son nom. 1998
fut « l’année El Niño », du nom de cette perturbation de masse d’air et
de courants chauds. Les Maldives, à l’instar de tout l’océan Indien, ont
connu un réchauffement de la mer ainsi qu’une hausse de la tempéra-
ture extérieure. Avant cette catastrophe naturelle, le platier, qui remonte
à une profondeur de 2 m, était constitué de superbes tables d’acropora,

North Male Atoll


toutes mortes depuis. Comme sur de nombreux autres spots de plongée,
les coraux repoussent cependant à une vitesse surprenante et les poissons
sont toujours fidèles au rendez-vous.
Elle constitue une excellente plongée de réadaptation lorsque le courant
est faible, voire inexistant, sinon gare à la « machine à laver », célèbre cavité
qui tire son nom de la force avec laquelle elle projette contre la paroi le
plongeur imprudent ! La plongée s’accomplit généralement courant ren-
trant, le long de surplombs qui abritent une faune récifale riche : napo-
léons, poissons-soldats, gaterins, etc. Il y a plusieurs niveaux de surplombs
et l’on peut très bien commencer la plongée dans un sens dans la zone
des 18-20 m puis revenir – à contre-courant dans les surplombs, c’est très
facile – vers les 10 m pour enfin repartir dans la première direction dans
les 5-6 m et terminer ainsi en se laissant porter et récupérer par le dhoni
qui attend dans l’atoll.

N
BANANA REEF

TOMBANT
+ 40 m

12 m 12 m

2 étages de cavités
à 6 et 12 m

Platier
2m

39
FURANA
R THILA
T I

Platier
N

KANDUOYGIRI

TOMBANT
+ 40 m

Platier 8-10 m

KUREDHIGANDIRI

FURANA
(FULL MOON)

Furana Thila
Localisation : C6, situé du côté sud-est de l’atoll, juste au nord du Club Med de
Faru, à 5 min en dhoni.
5

Cette plongée présente un intérêt pendant la saison basse, entre juillet et


décembre, et par courant sortant. Les raies manta viennent se faire nettoyer
sur les nombreuses « patates » de corail, où abondent les labres nettoyeurs. Ne
pas hésiter à sauter bien à l’intérieur de la passe, presque au bout du sec qui
remonte à une profondeur de 8 m. Se laisser porter par le courant et s’arrêter au
pied des nombreux massifs de « porites » dans l’attente qu’une ou plusieurs
raies procèdent à un brin de toilette. En se faisant le plus discret possible et en
se collant sur le platier au pied du bloc, on peut les approcher de très près.

Le nettoyage des raies manta, une attraction très prisée des plongeurs.

40
Le poisson-pilote profite du requin gris pour se protéger d’éventuels prédateurs.

Lorsque par malchance elles ne sont pas là, il reste comme lot de consolation

North Male Atoll


les nombreuses tortues, les murènes de Java et nid-d’abeilles qui habitent les
innombrables trous, les bancs de lutjans et de fusiliers, les gaterins, les poissons-
chirurgiens ainsi que les poissons-perroquets qui broutent bruyamment le récif.
La remontée se fait dans le bleu, parachute de signalisation bien en évidence.

Helengeli Thila
Localisation : C3, situé du côté nord-est de l’atoll, juste en face de l’île d’Helengeli.
5

Situé à l’est de l’atoll de Malé Nord, ce sec présente plus d’intérêt par un
courant entrant, c’est-à-dire est-ouest, d’une part parce que les bêtes sont
concentrées sur la partie est et, d’autre part, parce que la visibilité est bien
meilleure. Ce sec, qui remonte d’un fond d’environ 40 m pour la partie qui
se trouve dans l’atoll, culmine vers 8-9 m pour un diamètre d’environ 150
à 200 m. La partie la plus passionnante se situe du côté nord/nord-ouest.
Les requins passent fréquemment, notamment des requins gris et des dor-
meurs. Vers le bas se trouve un chatoyant banc de poissons-chirurgiens
à éperon jaune. En remontant sur le dessus du sec on rencontrera certai-
nement une ou plusieurs tortues, des bancs de barracudas et de caran-
gues ainsi que toute la faune classique des récifs des Maldives. La plongée
s’achève facilement en nageant dans le bleu sur une distance de 50 m vers
le nord pour finir sur le récif est de l’île, qui lui remonte à 2-3 m. Une
gigantesque ancre provenant d’un bateau probablement ancien y repose.
En cas de fort courant, finir sur le récif de l’île offre, au bout d’un moment,
un havre de paix bien abrité. On peut même remonter directement sur la
plage de l’île.

41
HELENGELI
L G L THILA
H N

TOMBANT
+ 40 m 30 m

Platier
12 m
HELENGELI
Platier
3m

H P Reef ou Tamburudhu Thila


Localisation : C6, situé du côté sud-est de l’atoll.
5

Tamburudhu Thila, du nom de l’île la plus proche, est l’une des plus belles
plongées du nord-est de l’atoll. Le site est formé d’un sec très étendu (entre
300 et 400 m de diamètre environ). Trois gros blocs longent le côté sud du
sec et l’un d’entre eux, le plus proche du tombant, forme une sorte de paroi
élevée. Tous ces blocs sont recouverts de coraux mous multicolores, qui,
avec l’architecture du lieu, constituent l’un des nombreux attraits permettant
aux plongeurs de se faufiler entre les blocs et la demi-arche. Cette plongée
s’effectue le plus souvent dans le courant, ce qui ne pose pas de problème
particulier car, comme beaucoup de plongées aux Maldives, elle s’effectue
en « dérivante ». Souvent, des requins gris tournent en bas des formations
vers les 30 à 35 m. Des requins pointes blanches guettent, posés sur le
fond, dans les cavités, sur le sable. Le haut du sec, où se termine naturel-

H P REEF/TAMBURUDHU
RE F/ M R D U THILA
H LA N

TOMBANT
+ 40 m
Platier 9-12 m

m 25 m
28 Demi-arche
n Cavités
yo 17-22 m 32 m
Can
Cavités
15 m 12 m
12 m

42
Les tortues, protégées, sont très courantes dans le paysage sous-marin.

lement la plongée, se situe vers les 8-9 m de profondeur. On y observe

North Male Atoll


des barracudas de taille impressionnante, ainsi qu’occasionnellement des
raies-aigles.
Cette plongée se situe près d’une île occupée par les forces armées mal-
diviennes, qui y effectuent de temps en temps des exercices militaires et
procèdent à des tirs. Lors de ces entraînements, un drapeau rouge est hissé
au-dessus de l’île, signalant l’interdiction d’y plonger pour des raisons
évidentes de sécurité. Il est malheureusement impossible de s’informer à
l’avance ; ce n’est qu’une fois sur place que l’on découvre si l’on peut se
jeter à l’eau ou non.
Maaghiri Thila
Localisation : C6, situé du côté sud-est de l’atoll, à 15 min en dhoni du Club Med
de Faru.
5

Cette plongée de réadaptation ne présente aucune difficulté particulière :


peu profonde, bien abritée à l’intérieur de l’atoll, sans trop de courant la
plupart du temps. Ce petit sec rond d’une cinquantaine de mètres de dia-
mètre, dont le bord se trouve à 20 m de profondeur, présente de nom-
breuses stations de nettoyage. Au milieu des bancs compacts de pois-
sons-hachettes nains (glassfishes) qui occupent des petites cavités, toute une
population de mérous, de balistes et même de barbiers nains, immobiles
et gueule ouverte, lance un appel pressant aux crevettes, qui colonisent le
moindre recoin. Celles-ci, comprenant la demande, se précipitent, qui dans
la bouche, qui dans les ouïes, qui sur le corps, pour accomplir leur fonction.
Toutes ces scènes, pour peu qu’on les observe patiemment et que l’on se fasse

43
MAAGHIRI
A G IR THILA
T I A N

20 m

15 m
Cavités

Platier 3 m

accepter, sont accessibles au photographe. Plus loin, vers les 15-20 m juste au
bord du sec, plusieurs murènes rubans ou rhinomurènes blancs et noirs
agitent leur corps à moitié sorti de leur trou. La remontée se fait en douceur
pour se terminer sur le dessus du sec, où l’on peut effectuer ses paliers de
sécurité entouré par la faune habituelle, dont une ou plusieurs tortues.

Nasseemu Thila
Localisation : C6, situé du côté sud-est de l’atoll.
5

Nasseemu Thila est un immense sec situé au sud-est de l’atoll. La plongée


s’effectue sur le côté est du sec, quasiment comme une plongée sur un
tombant. Le pic est bordé de plusieurs blocs de corail, qui font l’intérêt
de la plongée, et qui invitent à passer de l’un à l’autre, vers une profon-
deur de 30 m. Lorsqu’il y a peu de courant, ces « patates », recouvertes
de coraux mous, offrent toutes des points d’attraction pour les bancs de
poissons de récifs, tels que les lutjans (monostigma), les vivaneaux à raies
bleues, les lutjans rouges, les poissons-soldats… Il est également possible
d’observer à la base d’une patate un requin dormeur au fond d’un recoin.

NASSEEMU
N S E M THILA
T I
N

Platier
9-10 m

Cavités sur
on
ny

2 étages :
Ca

25-30 m 12 et 18 m
Cavités
Canyon

TOMBANT
+ 40 m

44
Après avoir effectué sa plongée en se promenant entre les blocs, la suite
logique est de longer le tombant du sec principal vers une profondeur de
20 m dans un sens, puis dans l’autre vers une profondeur de 12 m. Là aussi,
on retrouve la faune colorée et grégaire des récifs : poissons-soldats, pois-
sons-écureuils. Etre accompagné tout le long de sa plongée par un poisson-
napoléon est presque devenu un rituel : peu farouche, il garde néanmoins
ses distances. La plongée se termine tout naturellement sur le platier, à une
profondeur de 9 m, où l’on peut admirer parmi la faune fixée, outre les pois-
sons habituels, des tortues. Les paliers s’effectuent en eau libre au-dessus
du sec. Les courants pouvant entraîner les plongeurs au large, il ne faut pas
hésiter à déployer immédiatement son parachute de signalisation.

Okobe Thila
Localisation : C6, situé du côté sud à l’intérieur de l’atoll.
5

La plongée se déroule sur un petit sec à côté duquel se trouve un mas-


sif de corail. Entre les deux s’ouvre ce qu’on peut comparer à un petit

North Male Atoll


canyon. Le haut du sec s’élève à 14 m et le bloc est un peu plus profond.
Plus bas, dans la zone des 40 m d’autres « patates » de corail abritent une
population de gaterins. La plongée dans la zone des 30 m suffit amplement
au bonheur d’un plongeur. Son architecture et la faune qu’elle recèle en
font une des plus belles plongées de Malé Nord. Outre les coraux mous
qui recouvrent les surplombs et les cavités du sec et du bloc, on y voit des
bancs de nasons et de platax, des barracudas et des carangues. De nom-
breux poissons-scorpions, au mimétisme plus que parfait, y sont tapis et
échapperont au regard d’un plongeur trop pressé. Après avoir exploré le
canyon – dans la zone des 25 m – et fait le tour des deux secs, l’usage est
en général de nager entre une cinquantaine et une centaine de mètres plein
ouest. On trouve alors un récif un peu moins profond – 12 m – sur lequel
on termine la plongée entouré de la faune récifale habituelle.

Le camouflage rend les poissons-scorpions difficiles à dénicher sous l’eau.

45
OKOBE THILA
40 m N

20-25 m
13 m cavités
15 m
13 m
Platier
10-20 m
2 étages de cavités
entre 18 et 30 m

Platier
GROS THILA
7-8 m

Victory
Localisation : C7, situé du côté sud-est de l’atoll, juste à la sortie de l’aéroport,
en face de Malé.
5

L’épave du Victory gît


BRITISH
I LOYALTY
O ALTY N
par 35 m de fond pour sa
Surface partie la plus profonde, à
12 m savoir l’hélice. La struc-
ture supérieure du bateau
16 m
et le pont se situent vers
20-25 m. Les deux mâts se
Trou
dressent un peu au-dessus
33 m
de 12 m. L’un d’entre eux
33 m

16 m
est marqué par une bouée,
12 m

Coupe transversale Vue aérienne


permettant aux bateaux
de plongée de s’y attacher.
Cette plongée nécessite de
la prudence, car elle se fait souvent avec un courant qui peut être fort. De plus,
comme elle est située à la sortie de l’aéroport sur la route de Malé, le plongeur
inattentif ou inexpérimenté peut très vite se retrouver embarqué par le courant
et émerger au milieu des navettes entre l’aéroport et Malé. En outre, en fonction
du courant, la visibilité peut être très mauvaise : le récif de l’aéroport draine des
multitudes de particules, ce qui est facteur de danger supplémentaire. Hormis
ces risques, par mer sans courant, c’est une plongée très facile où l’on descend
et remonte au mouillage. Le Victory est un cargo sous pavillon maldivien qui
s’est fracassé à pleine vitesse sur le récif de l’aéroport le 13 février 1981. Il
n’eut aucune victime parmi les membres de l’équipage et les passagers. En très
bon état, il repose bien droit sur le fond. Comme toute épave, il a contribué à
fixer une faune comme des platax et des barracudas. On peut voir également le
long des superstructures différentes espèces de nudibranches, sortes de limaces
des mers.

46
déplace
Se
South
Male Atoll
Administrativement, Malé Sud fait partie du même
atoll que Malé Nord, Gaafaru et Kaashidhu.
Nettement moins peuplé que son grand frère du
nord, il compte très peu d’îles de pêcheurs. La
principale, ou du moins la plus visitée, est Guraidhu,
à l’est. Cette dernière accueille en effet de nombreux
excursionnistes venant de toutes les îles touristiques
alentour, et a perdu un peu de son âme. Ses rues
sont entièrement bordées par des boutiques proposant
toutes les mêmes souvenirs « made in China » ou
« made in Bali ».

QVelassaru (Laguna Maldives)



A 25 min en bateau rapide de Malé.
L’une des îles les plus luxueuses de l’atoll sud de Malé, avec sa plage
magnifique et ses grands palmiers.
QEmbudu (Embudu Village)

A 45 min en bateau rapide de Malé.
Au sud de l’aéroport de Malé, cette île à la très belle forme arrondie et à la
végétation luxuriante est proche de la célèbre passe de Vadoo, ce qui en
fait l’une des bases préférées des plongeurs.
QEmbudhu Finolhu (Taj Exotica Resort)

A 20 min en bateau rapide de Malé.
C’est la plus proche voisine d’Embudhu. Sa position sur les bords de la
passe de Vadoo en fait également une excellente base de plongée. Le plus
remarquable est son immense lagon s’étendant vers le sud.

47
Une escorte
de dauphins
au royaume de la mer.

QBiyadoo Island Resort



A 1 h en bateau rapide, 2 h 30 en dhoni de Malé.
Située au sud-est de l’atoll de Malé, cette grande île s’étend sur près de
25 hectares. Sa végétation est dense et variée, avec de vieux arbres et des
fleurs (roses). Son beau lagon est propice à l’observation sous-marine.
QRihiveli (Rihiveli Beach Resort)

A 45 min en bateau rapide de Malé ; [Link]
Au sud de l’atoll de Malé Sud, au bord de la barrière de corail, elle est longue
de 350 m et large de 75 m, avec une orientation nord-sud. Les amateurs de
promenades solitaires peuvent se diriger vers deux îles désertes accessibles
à pied, en planche à voile ou en catamaran : l’île aux Oiseaux et l’île du Soleil
levant. Tant par sa beauté naturelle que par la qualité de son ambiance, elle
est considérée comme l’une des meilleures îles des Maldives.
QBodu Finolhu (Fun Island)

A 45 min en bateau rapide de Malé.
Cette île, belle et confortable, possède un lagon magnifique et des fonds
sous-marins particulièrement appréciés.

SOUS L’EAU

M alé Sud est très connu pour ses deux passes, paradis du pélagique, qui
s’adressent cependant aux plongeurs confirmés en raison du courant.
En effet avec un courant rentrant – c’est-à-dire est-ouest du fait de leur
situation à l’est de l’atoll –, Guraidhu Kandu et Embudhu Kandu sont
probablement les deux plongées les plus spectaculaires grâce à la présence
des requins gris et de bancs de raies-aigles. Comme à Malé Nord, on peut
admirer le nettoyage des raies manta durant la basse saison, sur le côté est
de l’atoll, notamment à Guraidhu South et près de l’île de Dighufinolhu.
QClubs de plongée
Parmi les nombreux autres :
Eurodivers sur l’île de Rihiveli,
Diving World à Biyadoo,
Delphis Diving Centers à Fun Island,
Aquanaut à Kandoomafushi.
A noter que tous les centres offrent sensiblement les mêmes services : cours,
excursions sous-marines, etc.

48
SOUTH
OUTH MALE ATOLL

49
Les nudibranches sont des espèces de limaces sous-marines très colorées.

QCarnet de plongée


Cocoa Thila ou Kandooma Thila


Localisation : C5, situé du côté est de l’atoll, juste en face de l’île de Cocoa.
5

En raison de sa profondeur – le haut du sec est à 14-15 m, le bas à 30 m


–, de sa situation – au bord de l’atoll, quasiment à l’extérieur – et des
courants violents qui peuvent parfois le balayer, ce sec est plutôt réservé
aux plongeurs confirmés. Pour l’intérêt de la plongée, mieux vaut se
mettre à l’eau à l’intérieur de la passe avec un courant sortant (est ouest).
Ce sec ovale, assez long – entre 300 et 400 m –, est bordé de part et
d’autre de nombreux blocs de coraux qui abritent une multitude de
poissons. Sur la pointe du sec, par courant sortant, il est fréquent de

COCOA THILA / KANDOOMA THILA N

25 m 25 m
25 m 20 m
20 m
10-20 m Cavités

Platier
25 m 14-15 m
20 m
25 m

50
voir évoluer des raies-aigles ainsi que des bancs de barracudas et de
carangues. En se laissant porter par le courant, on longe le sec sur son
côté nord et, après quelques coups de palmes, apparaissent les premiers
requins pointe blanche, très vite remplacés par des requins gris. En
fonction de sa réserve d’air, on peut essayer de s’accrocher en bas pour
admirer ce véritable ballet de requins gris, qui restent cependant à une
distance respectable. La plongée peut s’achever par un passage sur le
haut du récif où les tortues se laissent très facilement approcher. Un
banc de platax se fait un plaisir d’accompagner les plongeurs dans leurs
paliers, qui s’effectuent dans le bleu, parachute de signalisation impéra-
tivement déployé.

Embudhu Kandu
Localisation : C3, situé du côté nord-est de l’atoll, juste en face des îles d’Embudhu
Finolhu et d’Embudhu Village.
5

Située sur la partie est de l’atoll, Embudhu Kandu, dont le nom signifie

South Male Atoll


« passe d’Embudhu » en divehi, est l’une des plongées les plus spectacu-
laires de l’archipel. Il est vivement recommandé de plonger par courant
rentrant, c’est-à-dire est ouest, seule condition pour voir la faune pélagique.
La passe est située entre l’île d’Embudhu Finolhu et le récif situé au marche
de la passe se situe entre 35 et 40 m, ce qui est un peu plus profond que le
maximum autorisé par la législation maldivienne.
Néanmoins, en cas de fort courant il est peut-être préférable de se tenir
à cette profondeur plutôt que de se laisser embarquer dans le bleu ou
de vouloir lutter contre le cou-
rant en risquant un essouffle- EMBUDHU
E H KANDU
K ND
N

ment. On y voit des pélagiques : Platier


requins pointe blanche et 3m
requins gris, qui patrouillent 10 m
sans relâche, raies-aigles, dont 10 m
le vol quasi géostationnaire, sans
effort apparent, a quelque chose
Platier
à la fois d’irritant et de fasci- 12 m
nant, bancs de barracudas et de
carangues… Avec de la chance,
on peut admirer une énorme TOMBANT
+ 40 m
loche – un très gros mérou – de
la taille d’un requin gris.
On achève aisément la plongée
Cavités
en se laissant dériver à l’intérieur 10-15 m
de la passe, pour terminer quel-
quefois sur le récif même de l’île
Platier
d’Embudhu Village. 3m

51
GURAIDHU
A U KANDU
N U Guraidhu Kandu
N Localisation : C5, situé du côté sud-
Platier 1 m est de l’atoll, juste en face de l’île de
KANDOOMAFUSHI
Guraidhu.
5
GURAIDHU
TOMBANT
LHOSFUSHI + 40 m

Plus au sud que celle d’Embudhu


Platier 1 m Kandu, cette plongée présente
de nombreuses similitudes avec
celle-ci. Il s’agit également d’une
passe entre le récif au sud de l’île
Cavités 12-25 m
de Guraidhu et l’île elle-même. Là
encore, la passe mesure environ
Platier 1 m
200 m de large et sa marche se
situe vers les 40 m de profondeur.
Il est plus que recommandé de
l’effectuer courant rentrant – est-
ouest – pour des raisons de sécu-
rité et de visibilité, ainsi que pour
l’intérêt de la plongée. En cas de fort courant, il vaut mieux finir dans l’atoll,
où un bateau finira toujours par apercevoir le plongeur perdu et le récupérera.
En revanche, par courant sortant, le plongeur qui se laisse embarquer dans le
bleu de l’océan est difficile à repérer sans moyens importants. Requins pointe
blanche et requins gris patrouillent assidûment tandis que les raies-aigles,
pouvant atteindre le nombre de 30, survolent les bulles des plongeurs.
Carangues et barracudas répondent également présent et fréquemment,
surtout l’après-midi, des requins-marteaux sillonnent le bleu au-dessus
de la passe. Le plongeur chanceux aura même la possibilité d’admirer le
passage de voiliers ou de marlins. En cas de fort courant, si l’on effec-
tue ses paliers de sécurité dans le bleu, il convient d’être très prudent en
raison des courants descendants et ascendants, véritables tourbillons qui
font descendre les bulles ! Si l’on a pu traverser entièrement la passe, il est
facile d’effectuer ses paliers le long d’un des deux tombants en explorant le
récif, habitat de nombreuses espèces coralliennes, comme les murènes, les
gaterins, les bancs de poissons soldats…

Guraidhu South
Localisation : C5, situé du côté sud-est de l’atoll, juste en face de l’île de Guraidhu.
5

Guraidhu South est le côté sud de la passe de Guraidhu Kandu. Mieux


adaptée pour des plongeurs moins expérimentés, cette plongée n’en
demeure pas moins l’une des plus belles de l’atoll. En haute saison, de

52
janvier à mai, il faut la faire cou- GURAIDHU SOUTH N
rant rentrant – est-ouest – et se
mettre à l’eau sur le côté exté-
rieur du récif, au besoin assez KANDOOMAFUSHI

loin pour avoir le temps de des-


GURAIDHU
cendre sans se faire happer par le
LHOSFUSHI
courant. Le plongeur peut rester
Platier 1 m
un moment accroché au coin de
la passe, à la profondeur qu’il
souhaite, pour observer à loi- Sens du Platier 1 m
sir les requins pointe blanche courant 2
et gris, les bancs de carangues Sens du
et de barracudas. Les napo- L2
R1
courant 1

léons, habitués aux plongeurs, 12


25 Plongée 1
mC
avit
viendront lui faire une visite de és
courtoisie. TOMBANT
Plongée 2 L1
+ 40 m
Au bout d’un moment, on peut
R2
se lâcher et longer la paroi du Platier 1 m

tombant en rentrant dans la


passe. Là, dans les nombreux

South Male Atoll


surplombs du tombant, on
admire les colonies de gaterins jaunes, de poissons soldats rouges et de
poissons chirurgiens.
Quelques raies-aigles descendent et remontent la passe. Pendant la
basse saison, de juillet à décembre, avec le courant sortant – ouest-est
–, il est assez fréquent de croiser sur le platier, par 5 m de fond, une ou
plusieurs raies manta.

Les plongeurs viennent aux Maldives pour admirer, entre autres, les raies manta.

53
RANIKAN
A IKA RHIVELI
N

Platier
8m
20 m

10-12 m 5m
Cavités
5m
5m
25 m 10-12 m
Cavités
TOMBANT
+ 40 m

Ranikan
Localisation : B6, situé au sud de l’atoll, juste à la sortie du lagon de l’île de Rihiveli.
5

Cette plongée très facile, accessible à tous, longe le côté sud/sud-ouest du


récif extérieur de la pointe sud de l’atoll à proximité de l’île de Rihiveli.
On peut l’effectuer quel que soit le sens du courant. Le tombant présente la
particularité de receler de nombreux surplombs et petites grottes. Il est
possible d’y côtoyer une faune particulièrement riche et assez rare : poissons-
lions, poissons-scorpions, pois-
sons-pierres, poissons-feuilles,
crevettes mantis au bord de
leur trou… Il faut évoluer sans
se presser et ouvrir l’œil à la
recherche de ces maîtres de la
dissimulation, du camouflage
et du mimétisme. La faune
plus classique est tout aussi
intéressante : mérous, gaterins,
poissons-napoléons… Plus bas
devant le tombant, on peut
apercevoir des requins pointes
blanches ainsi que des raies
pastenagues, posées sur un
fond sablonneux ou évoluant en
eau libre. La plongée se termine

Les poissons-chirurgiens tirent leur nom


d’un appendice très coupant situé à la
base de leur queue.

54
aisément sur le platier à une profondeur de 5 m. On peut régulièrement y
observer des tortues, des balistes, des gaterins, des poissons-perroquets,
des poissons-chirurgiens, etc. Bien qu’il n’y ait pas à proprement parler de
stations de nettoyage, les raies manta sont néanmoins présentes en basse
saison, de juillet à décembre, et font l’honneur aux plongeurs chanceux
d’évoluer calmement en travers du platier, souvent près de la surface, occu-
pées à nourrir de plancton. La meilleure attitude possible est de nager dou-
cement et de regarder autour de soi dans un angle de 360 °.

Vaadhu Caves
Localisation : C3, situé au nord de l’atoll, juste en face de l’île de Vaadhu.
5

Cette plongée s’effectue sur le côté nord du récif de l’île touristique de


Vaadhu. Le récif prend l’aspect d’un tombant qui descend à pic jusqu’à
une profondeur d’environ 70 m. Il n’est bien sûr pas question d’aller à

South Male Atoll


une telle profondeur, mais il convient d’être prudent tant la tentation,
par une bonne visibilité, peut être grande d’aller « faire un tour » en bas.
Dans la zone des 35-40 m s’élève un petit mur, tapissé de coraux mous et
de gorgones, qui forme un canyon avec le récif principal. Le haut de ce
canyon se situe dans la zone des 30 m autorisée à la plongée. Au départ
du canyon, le récif présente une faille qui remonte tout doucement vers
le platier situé vers les 2-3 m. Une bonne partie de la plongée s’effec-
tue agréablement, en longeant cette faille qui regorge de poissons et
d’invertébrés des récifs : poissons-scorpions, crustacés, nudibranches.
Auparavant, plus profondément dans le bleu, on aura pu observer, avec
de la chance, quelques requins pointe blanche, quelques raies-aigles,
des barracudas et des carangues. Le platier, lui est le théâtre de toutes les
exactions des poissons-perroquets, poissons-chirurgiens et autres brou-
teurs qui massacrent les coraux. Les tortues, semblent afficher un parfait
mépris envers le plongeur.
N
VAADHU CAVES
TOMBANT
+ 40 m
40 m
12-35 m
Faille
15 m
Grottes Cavités
12 m

VAADHU

Platier 3 m

55
déplace
Se
Ari Atoll et
Rasdhu Atoll
Alifu Atoll, de son nom administratif, regroupe trois
atolls géographiques : Ari, Rasdhu au nord-est d’Ari,
et Thoddu, au nord d’Ari. Ari compte au total 18
îles habitées pour une population d’environ 10 000
habitants. Sur le plan touristique, c’est, avec Malé
Nord, l’atoll le plus développé. L’atoll de Rasdhu
est composé d’une grande île touristique, qui abrite
trois centres de plongée et l’un des deux caissons
hyperbares des Maldives ; d’une autre île touristique,
Veligandu ; d’une île de pêcheurs, Rasdhu, qui lui
donne son nom, et d’une petite île déserte, Madiwaru.
Thoddu est réputé pour son agriculture, notamment
la production de pastèques. En outre, des vestiges
archéologiques y ont été découverts. C’était en effet un
important centre bouddhiste avant la conversion du
pays à l’islam. Les restes d’un temple y sont visibles,
de même qu’une statue de Bouddha.
QAri Atoll

Il s’agit d’une des zones touristiques les plus développées aux Maldives. Les
sites de plongée y sont exceptionnels.
Dhidhoo Finolhu (White Sands Resort and Spa)
A 30 min d’hydravion de Malé.
Langue de verdure bordée par un vaste lagon, l’île de Dhidhoo Finolhu est située
à l’extrême sud de l’atoll Ari. D’une longueur de 1,9 km, cette île corallienne est
bordée de plages de sable blanc et présente une vie sous-marine particulièrement
riche dans un environnement agréable et décontracté, idéal pour les sportifs.

56
A B C D
Veligandu
1 ARI
RI ATOLL ET Rasdhu
Madiwaru
RASDHU ATOLL RASDHU Kuramathi
ATOLL

2 Nika

Madoogali
Maayafushi

3
Kandholhu Halaveli
Chaaya Reef
Ellaidhoo

Dhoni Mighili
4

ARI ATOLL

5
Mahibadhu

Lily Beach
Vilamendhu

Conrad Maldives Angaga


6 Rangali Island
Mirihi

Vakarufalhi
7
Diva Resort

57
Madoogali Tourist Resort
A 20 min d’hydravion de Malé.
Il s’agit d’une petite île ovale de 380 m sur 180,
à la végétation variée et au lagon splendide.
Maayafushi Tourist Resort
A 30 min d’hydravion, 3 h en bateau rapide de
Malé.
Au nord-est de l’atoll d’Ari, cette longue île
luxuriante, dotée d’une abondante végétation
tropicale, est entourée d’un grand lagon cou-
leur émeraude avec une plage magnifique de
sable blanc – autant d’éléments qui en font
l’une des plus belles îles de cet atoll. Elle
constitue un lieu de rendez-vous pour les
plongeurs. Loin des grandes îles touristiques,
Depuis des temps immémoriaux, idéalement située à côté de pittoresques vil-
le dhoni, fier de conquérir la mer. lages de pêcheurs et d’îles inhabitées, elle
offre un dépaysement complet dans une
ambiance décontractée.
Le dhoni Constance Halaveli
Le bateau maldivien, ou
dhoni, reste inchangé depuis A 20 min d’hydravion, 2 h en bateau rapide de Malé.
des temps immémoriaux. Au nord-est de l’atoll d’Ari, c’est une très jolie
Solide et fait pour durer, île ronde recouverte d’une abondante végétation
il témoigne de l’habileté tropicale. Son lagon, vaste et profond, recèle une
des artisans qui l’ont faune et une flore coralliennes exceptionnel-
perfectionné, génération lement riches. Si cette île est un lieu idéal pour
après génération, pour braver la pratique des sports nautiques, elle l’est aussi
les mers et servir les besoins pour des vacances plus contemplatives.
vitaux d’une population
éparpillée au milieu de Rangali (Conrad Maldives
l’océan. Sa construction peut Rangali Island)
demander deux à trois mois, A 25 min d’hydravion de Malé.
car le charpentier (kissaru Bâti sur deux îles du sud de l’atoll d’Ari
wadin) utilise très peu
– Rangali et Rangali Finolhu –, ce complexe
d’outils. La coque n’est plus
luxueux dispose d’un magnifique récif inté-
creusée dans le tronc d’un
rieur accessible par différents pontons.
cocotier, mais dans du bois
importé. Traditionnellement, Kudafolhudhoo (Nika Island Resort)
le dhoni est recouvert
d’huile de poisson pour A 25 min d’hydravion de Malé.
le protéger. Même si, ces Au nord de l’atoll d’Ari, cette île ronde de
dernières années, beaucoup 300 m de diamètre – l’une des plus belles des
ont été mécanisés, la plupart Maldives – bénéficie d’une végétation remar-
disposent encore d’une voile. quable et d’un récif tout proche idéal pour
Une promenade en dhoni la plongée avec tuba. Un grand aquarium
est toujours une mémorable permet de faire agréablement connaissance
expérience, surtout la nuit, avec une famille de requins, des raies et des
sous les étoiles... tortues.

58
Les anémones de mer
et leurs hôtes,
les poissons-clowns,
vivent en symbiose.

QRasdhoo Atoll

Kuramathi
A 25 min d’hydravion, 1 h 30 en bateau rapide de Malé.

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


C’est l’une des plus grandes îles de l’archipel, avec 2 km de long sur 0,5 km
de large. Elle bénéficie d’une vaste plage, et sa végétation est variée.

SOUS L’EAU

L ’atoll d’Ari propose des sites de plongée de réputation mondiale.


Maaya Thila, en principe site protégé, de par sa population de requins
gris très familiers, attire les plongeurs du monde entier. A l’origine, c’est
ici que fut développé le « shark feeding » ou nourrissage de requins,
par Herwarth Voigtmann, qui avait commencé sur l’île de Bandos avant de
continuer ici. Madiwaru, sur l’atoll de Rasdhu est la plongée de référence
en ce qui concerne les requins-marteaux. Cependant ce site est victime
de son succès et les requins très farouches ont tendance à fuir les murs
de bulles qui tentent de les cerner tous les matins. Enfin, le sud et l’ouest
d’Ari sont réputés respectivement pour les requins-baleines et les raies
manta.
QClubs de plongée
Eurodivers à White Sands,
Werner Lau à Vilamendhu,
ProDivers sur l’île de Vakarufalhi.
QCarnet de plongée

Broken Rock ou Kuda Thila


Localisation : C7, situé du côté sud-est au bord d’Ari Atoll.
5

Kuda veut dire « petit » en divehi. Il s’agit en effet d’un petit sec rond,
d’une cinquantaine de mètres, coupé en deux par une grande faille –

59
N
BROKEN
BR N ROCK
OCK (KUDA
U A THILA)
T I A
20 m

15 m
Cavités
Platier
15 m
Cavités 15 m

Platier
15 m

15 m m
15

d’où son nom anglais. Il est entouré de plusieurs blocs de coraux, dont
les trois principaux atteignent environ 15-20 m. La faille est tapissée de
superbes gorgones géantes et les blocs forment l’habitat de toute une
faune récifale : mérous, gaterins, poissons-napoléons de diverses tailles,
murènes, poissons-anges, poissons-papillons… Toute cette faune, assez
facile d’approche, conjuguée à la splendeur des gorgones font de cette
plongée un studio photographique sous-marin de premier choix. Il
est en outre assez courant de voir des bancs de barracudas au large des
blocs. Le dessus du sec, un minuscule platier, présente de magnifiques
bouquets de coraux mous ainsi que de belles anémones avec leurs pois-
sons-clowns et de nombreux poissons-scorpions, tapis entre les coraux.
A l’instar d’autres secs de ce coin d’atoll (Kudarah Thila), du fait de sa
profondeur relativement importante (14-15 m), de l’absence de récif à
proximité et de la présence fréquente d’un fort courant, les plongeurs
feront leur palier de sécurité en plein bleu, parachute de signalisation
bien visible de la surface.
Fesdhu Wreck (Epave de Fesdhu)
Localisation : B3, situé dans l’atoll d’Ari, à 15 min en dhoni de l’île de Fesdhu.
5

Du nom de l’île la plus proche, la plongée s’effectue sur un petit cargo


d’une trentaine de mètres de long qui repose à peine à une trentaine de
mètres de profondeur. Le haut de la timonerie se situe à 24 m de profon-
deur tandis que l’hélice est à environ 27 m. Nettement plus vieille que
celle d’Halaveli, l’épave est recouverte en de nombreux d’endroits d’al-
cyonaires ou coraux mous, très photogéniques, qui la parent de mille
couleurs ainsi que de plusieurs arbustes de corail noir fournissant un
habitat idéal pour toute une petite faune comme le superbe et très mimé-
tique poisson-épervier à long nez. Elle est également habitée de bancs de
poissons-harpes dorés, plus connus sous leur nom anglais de glassfishes,
qui contribuent à sa beauté. Un poisson-crapaud, ou antennaire géant

60
N
FESDHU WRECK
(EPAVE DE FESDHU)

Platier 30 m
10-12 m

22-25 m

Platier
2-3 m
6 m Cavités

rouge, constitue l’attraction de cette plongée. Du fait de sa propension

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


à imiter parfaitement son environnement, mieux vaut s’en remettre au
guide ou au moniteur pour le dénicher si l’on veut éviter de perdre inutile-
ment un temps précieux. Pour qui s’intéresse à la petite faune, cette épave
est également très riche : syngnathes – cousins des hippocampes, ils leur
ressemblent un peu –, blennies et gobies, à l’abri du moindre trou dans
l’épave, etc. Après l’exploration du bateau, on peut facilement rejoindre un
tout petit sec – 12 m de profondeur – situé à peine à 10 m de distance.
Là, quelques mérous et murènes se laisseront assez docilement approcher.
Enfin, on peut finir tranquillement la plongée en nageant sur moins de
50 m, en direction du sud-ouest, pour terminer sur le tombant du récif
qui remonte à 1-2 m.

Fish Head ou Mushimasmigili Thila


Localisation : C4, situé dans l’atoll d’Ari, à 5 min en dhoni de l’île de
Mushimasmigili.
5

Mushimasmigili Thila fut une des plongées mythiques des Maldives. C’est
un sec plus ou moins circulaire, d’un diamètre d’environ 150 m, situé
en plein milieu de l’atoll et qui remonte à 4 m. Une population d’une
trentaine de requins gris, ainsi que 2 poissons-napoléons ont fait sa célé-
brité. Avant que cette pratique ne soit interdite, cet endroit fut le lieu
d’un intense shark feeding : on nourrissait les requins afin de les fixer et
de procurer des sensations fortes aux plongeurs. Une pêche excessive
décima les requins et cette plongée perdit beaucoup de son intérêt et de
sa popularité. Délaissée par tout le monde, elle finit par retrouver, au fil
du temps, certains de ses hôtes. Aujourd’hui, on peut de nouveau observer
quelques requins gris, sur le fond sableux, vers 35-40 m, des requins
pointe blanche, et avec de la chance, un requin-guitare ou raie guitare.
Des deux napoléons, le gros mâle est mort et sa femelle l’a remplacé en
développant des attributs masculins : sa taille augmente, sa bosse pousse.

61
N
FISH
FIS HEAD
E D (MUSHIMASMIGILI
( U H A MI ILI THILA)
H LA
30-35 m

15-25 m Platier 4 m
Cavités
10 m 10 m Cavités

Un jeune occupe maintenant le rôle de la femelle. Le long du tombant du


sec, on peut toujours admirer le banc de lutjans à raies bleues, un banc
de platax et, sous quelques cavités, des loches – de très gros mérous.
Les Grottes Bleues
Localisation : A3, situé du côté ouest, au bord de l’atoll d’Ari.
5

Elles tirent leur nom de la couleur des coraux mous ou alcyonaires qui
tapissent les surplombs le long du sec. La plongée gagne en beauté avec
un léger courant. Pour respecter l’ordre des profondeurs – du plus profond
au moins profond – il est préférable que le courant soit sortant – est-
ouest. On peut alors commencer la plongée par les trois patates situées à
30-35 m de distance du tombant du sec. Celles-ci sont également tapissées
de coraux mous et deux d’entre elles présentent de petites cavités sous
lesquelles peut passer un plongeur prudent et précautionneux, en évitant
de commettre des dommages irréparables par des coups de palmes mala-
droits. Il peut ainsi traverser la patate de part en part. Parfois, un requin

LESS GROTTES
G T E BLEUES
U S N

15 m
TOMBANT Cavités
+ 40 m
Platier 14 m
2 éta
ges d
e cav 10 m
ités à
15 m Cavités
et 25
30 m m

TOMBANT
30 m
+ 40m 30 m
35 m 35 m

62
dormeur repose au fond de ces cavités. Des poissons-empereurs et des
lutjans ou vivaneaux se tiennent en petits groupes face au courant. La
plongée se poursuit en nageant sur les 30 m qui séparent le tombant du
sec principal. Là, on remonte doucement le long des cavités recouvertes
de coraux mous, qui abritent des bancs très compacts de lutjans à raies
bleues, du plus beau jaune, contrairement à ce que laisse entendre leur
nom. Enfin, on peut terminer la plongée sur le platier, où loge toute la
faune récifale vers 8-9 m.
Halaveli Wreck (Epave d’Halaveli)
Localisation: C3, situé vers le nord-est de l’atoll d’Ari, sur le récif du lagon de l’île d’Halaveli.
5

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


Cette plongée porte le nom de l’île sur le récif de laquelle ce petit cargo a
été intentionnellement coulé en 1991, afin d’en faire une attraction pour
les plongeurs. Le bateau est posé bien horizontalement sur le fond de sable
à une profondeur de 30 m. Du fait de sa relative « jeunesse », il est encore
très bien conservé. L’épave est située à 10 m du récif de l’île qui remonte
quasiment à la surface et où l’on finit en général la plongée. De l’autre côté,
à une distance de 15-20 m, on trouve la marche du récif qui tombe assez
rapidement. L’intérêt de la plongée se situe vraiment dans l’épave elle-même
et dans ses environs proches. Très vite sont arrivés de nombreux poissons,
quelques requins et surtout une population de raies pastenagues. Et tout
aussi rapidement, l’habitude a été prise de nourrir toute cette faune, si
bien qu’elle est devenue qua-
siment apprivoisée. Du fait du HALAVELI
L V WRECK
R CK N
(EPAVE V D'HALAVELI)
'HA A L
succès de cette plongée et de la
multitude de plongeurs qui s’y
succédaient quotidiennement,
les requins ont disparu pour
céder la place aux raies. D’or-
dinaire les raies pastenagues
sont des animaux farouches,
dotés d’un dard aux deux tiers
de leur queue, qu’elles utilisent
en cas de danger. On ne peut Platier 3 m
donc pas les approcher. Ici,
rien de tel : tout en restant pru-
dent, il est très facile de jouer
avec elles. L’épave a attiré éga-
lement un banc de carangues
aux gros yeux, des poissons-
harpes dans la cabine, ainsi
que des murènes de Java et 30 m

des mérous.

63
H ME D
HIMMENDHU T I
THILA N

Platier 10 m
8-10 m

8-10 m Plusieurs étages de cavités


8-10 m entre 15 et 25 m

25 m

30 m
TOMBANT
+ 40 m

Himmendhu Thila
Localisation : A4, situé du côté ouest, au bord d’Ari Atoll.
5

Cet immense sec de plusieurs centaines de mètres se situe dans la passe


entre l’île touristique de Moofushi et l’île de pêcheurs d’Himmendhu, d’où
il tire son nom, à l’ouest d’Ari Atoll. Cette plongée est beaucoup plus
intéressante en haute saison, de janvier à mai, et par courant sortant –
est-ouest –, du côté sud/sud-ouest. Il s’agit en effet d’un « sec à raies
manta », c’est-à-dire d’un endroit parsemé de patates de corail où ces
fascinants spécimens viennent se faire nettoyer. Cependant, il est judi-
cieux de se mettre à l’eau bien à l’intérieur de la passe, car outre les stations
de nettoyage que l’on trouvera à la fin, les nombreux blocs de corail qui
longent le côté sud du sec présentent une belle architecture et abritent des
populations de cochers, carangues, barracudas… Lors de la mise à l’eau,
on peut descendre sur un fond de 20 à 25 m et remonter vers la moitié
de la plongée à 9-10 m au bord du platier, où évoluent gracieusement les
raies manta. Ce platier est également l’habitat de plusieurs tortues. Des

Un spectacle
fascinant :
une crevette
nettoyant la bouche
d’un mérou.

64
Le requin-baleine
est le plus grand
poisson du monde.

raies-aigles, des petites raies manta, les Mobula diabolis, et des bancs de
bécunes – petits barracudas – disputent aux manta l’intérêt des plongeurs.

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


On terminera la plongée dans le bleu, impérativement au bout de son
parachute de signalisation car le courant sortant entraîne les plongeurs à
l’extérieur de l’atoll. Du fait de sa richesse, de sa diversité et de sa taille, il
peut être intéressant d’effectuer deux plongées sur ce site : l’une, le long du
tombant, consacrée à la faune classique et à l’architecture du lieu ; l’autre,
limitée au platier, plus focalisée sur les raies manta.
Hukuruelhi
Localisation : A7, situé du côté sud-ouest, au bord d’Ari Atoll, à 5 min en dhoni
de l’île de Rangali-Hilton.
5

N HUKURUELHI
Cette plongée n’a d’intérêt que pen-
dant la haute saison, de janvier
à mai, et par courant sortant. Elle
consiste à longer le récif extérieur 6-10 m
Cavités Platier
de l’atoll entre le haut du platier à 1m
9 m et le bas du récif, à 20 m, qui
7m
après descend très lentement sur
un fond de sable. Le platier est assez TOMBANT
+ 40 m
nu, les massifs de coraux (porites)
ne présenteraient quasiment aucun Platier 10 m

intérêt, hormis quelques murènes


et quelques poulpes, s’ils n’étaient
pas des stations de nettoyage de
raies manta. En effet, ce site est l’un
HUKURUELHI
des hauts lieux d’observation des
raies manta à Ari Atoll et même
dans toutes les Maldives. Elles vien-
nent se faire déparasiter par toute
une armée de labres nettoyeurs, qui HURUELHI

65
vivent à proximité des massifs de corail et évoluent entre le fond et le platier, le
long du récif au gré de leur besoin et de leur humeur. Pour ne pas déranger les
raies, il convient de se plaquer le plus possible sur le fond, de ne pas prendre leur
place en haut des massifs coralliens, de ne pas faire de mouvements brusques,
qu’elles pourraient prendre pour une agression et qui les feraient fuir. Le spectacle
de ce majestueux animal, évoluant très lentement comme une ballerine, peut
durer de longues minutes, voire des heures. Il est également possible de voir
passer un ou plusieurs requins-baleines à cet endroit.
Kalhuhandhihuraa
Localisation : A5, situé du côté ouest, au bord de l’atoll d’Ari.
5

C’est l’une des plongées les plus spectaculaires de l’atoll. Elle présente
l’avantage de combiner une architecture remarquable constituée de cavi-
tés, de canyons, de blocs parmi lesquels le plongeur peut se faufiler, avec
une faune fixée impressionnante qui recouvre tout le tombant. Et pour
finir, les raies manta sur les stations de nettoyage livrent le clou du
spectacle. La plongée démarre côté intérieur où l’on profite des cavités,
peuplées d’énormes et farouches mérous. Un peu en contrebas, des blocs
avec des grappes d’alcyonaires, entourés de nuages d’anthias ou barbiers
nains, offrent un véritable régal pour les yeux. On se laisse ensuite porter
par le courant pour passer dans les divers canyons qui bordent le tombant,
habitat de toute une faune récifale comme ces bancs de poissons-cochers,
gaterins, poissons-soldats et poissons-écureuils… Au large il n’est pas rare
d’apercevoir quelques barracudas ou encore des carangues en maraude.
Enfin, on remonte naturellement sur le platier vers l’extérieur du tombant
pour tenter de voir, vers les 9-10 m, les raies manta venir se faire nettoyer
sur les blocs de madrépores (porites). Les paliers de sécurité s’effectuent au
parachute, dans le bleu, car le courant déporte les plongeurs à l’extérieur de
l’atoll. La principale difficulté de cette plongée est le courant, qui peut
être assez fort mais reste la principale condition pour voir les raies manta.

N
KALHUHANDHIHURAA
TOMBANT
+ 40 m
25 m 20-25 m

20-25 m 20-25 m 10-15 m Cavités


/
10-15 m Cavités
10-15 m Cavités

Platier
3m

KALHUHANDHI HURAA

66
Karibeyru Thila KARIBEYRU THILA N
Localisation : C2, situé au nord- 1m
1m
est, au bord d’Ari Atoll, à 10 min MADIVARU
en dhoni de l’île de Bathala.
5 10 m

Platier 1 m TOMBANT
Il s’agit d’un long sec en forme + 40 m
de « L », qui borde le côté
nord-est de l’atoll d’Ari. Le haut
du sec culmine entre 8 et 12 m.
20-25 m Cavités 8m
La partie extérieure du sec est
à environ 30 m et descend tout 20 m
doucement vers les 35-40 m Platier 1 m
pour s’enfoncer plus profon-

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


dément au loin. A 20-25 m, le
fond sablonneux de la partie
intérieure héberge des requins
pointe blanche. La partie sud 1m
BATHALA
du sec, vers 20-25 m, ainsi
que la partie est sont percées
de cavités, dans lesquelles ou
à proximité desquelles sont posées des raies pastenagues. Sur le dessus du
sec, plusieurs tortues se laissent facilement approcher. Il faut se méfier des
balistes titans lorsqu’ils couvent leurs œufs. Leur agressivité à l’encontre du
plongeur trop curieux ou distrait qui, par mégarde, s’est avancé trop près
de leur nid, n’a pas d’égale. Sur le platier, des thons en quête de proies,
ainsi que des bancs de barracudas et de poissons-gros yeux passent régu-
lièrement. La remontée s’effectue dans le bleu et, là aussi, le parachute de
signalisation s’impose d’autant plus que l’on se trouve en bordure d’atoll.
En fonction du courant, on pourrait facilement se trouver emporté au large.

Les barracudas,
en bancs ou
solitaires, sont
fréquents aux
Maldives.

67
Pour qui regarde
attentivement
le récif, les blennies
sont partout.

Kudarah Thila
Localisation : C7, situé au sud-est de l’atoll d’Ari, à 10 min en dhoni de l’île de Kudarah.
5

Ce sec n’est jamais très facile à trouver en raison de sa profondeur : le


haut est environ à 14 m. Il est constitué d’un gros bloc corallien – entre
50 et 100 m de large – et de trois blocs plus petits, situés à proximité.
Lorsqu’on descend sur le sec, ce qui frappe d’emblée est le halo blond qui
semble l’envelopper. Cela est dû à la dominante jaune de l’énorme banc
de lutjans à raies bleues ; ce sec en est littéralement revêtu. Outre ce banc
de poissons, l’intérêt réside dans l’architecture du site, où surplombs et
cavités offrent de nombreuses surprises. Les coraux mous et les gorgones
tapissent les parois et les fonds de ces formations. L’un des blocs constitue
même une arche recouverte de petites gorgones bleues du plus bel effet.
Comme le haut du sec est trop profond pour y terminer la plongée et
qu’il n’existe aucun récif à proximité, on effectue en général ses paliers de
sécurité dans le bleu, accroché à son parachute de repérage. Parfois, en
effet, les courants peuvent être assez forts et nous entraîner assez loin. La
fonction du parachute est de permettre à l’équipage de repérer le plongeur
qui dérive dans le bleu et de le récupérer lorsqu’il remonte à la surface.

N
KUDARAH
KU A THILA
T I

12 m

13 m
13 m Platier 12 m
15 m
14 m
14 m
14 m

68
Les bancs de lutjans
jaunes à raies
bleues ravissent les
plongeurs.

Maaya Thila
Localisation : C3, situé au nord, dans Ari Atoll, à 15 min en dhoni de l’île de
Maayafushi.
5

Ari Atoll et Rasdhu Atoll


Maaya Thila est l’une des plongées mythiques des Maldives. Les touristes vien-
nent du monde entier pour plonger spécialement sur ce site réputé. Ce sec,
qui se trouve dans l’atoll d’Ari et remonte à 4-5 m, est très connu pour la vie
qui l’anime. Plus ou moins rond, d’un diamètre de 100-150 m, il est bordé
sur tous ses côtés de petites patates de corail. Le fond sableux se situe vers
35 m et descend en pente douce tout autour du sec. La principale attraction
de cette plongée réside dans les requins gris qui ont élu domicile autour
du sec et qui tournent autour. Nourris par les plongeurs dans un passé pas
si lointain – le shark feeding ou nourrissage de requins est maintenant une
pratique interdite –, ils sont restés habitués aux hommes et se montrent très
familiers dès qu’ils entendent un bateau arriver ou des plongeurs sauter à
l’eau. Cependant, nulle agressivité dans leur comportement, simplement de
la curiosité, voire de l’intérêt. La plongée sur Maaya Thila ne se limite pas aux
requins gris. De nombreux bancs de poissons gros yeux, de lutjans à raies
bleues par exemple, se trouvent au fond et sur le bord du platier. Souvent, pas
plus profond que 5 ou 6 m, le spectacle de carangues ou de thons chassant
dans les bancs de fusiliers, lesquels se déploient comme un rideau, mérite
que l’on s’attarde. On peut finir sa plongée sur le platier, habitat de toute une

MAAYA
MA Y THILA
T I N

30-35 m 15-20 m
Cavités

Platier 4-6 m

15-20 m Cavités

10-15 m

69
N
MADIWARU
MA R

MADIWARU
Platier
3m

10 m
25-40 m Cavités

TOMBANT
+ 40 m

petite faune, des mérous aux poulpes en passant par des poisson-feuilles et
de nombreuses murènes.
Madiwaru
Localisation : D1, situé dans l’atoll de Rasdhu, à la fois en face de l’île de Rasdhu
et de l’île de Kuramathi.
5

La plongée du petit atoll de Rasdhu s’effectue le long du récif extérieur de


la petite île déserte qui donne son nom à la plongée. Cet endroit mérite
au moins deux plongées. La première s’effectue en général aux premières
lueurs de l’aube et l’on part de la pointe du récif pour aller dans le bleu à
une profondeur de 30 m dans l’espoir de voir des requins-marteaux. En
effet, selon les circonstances, on peut voir patrouiller un banc de plusieurs
dizaines, voire de centaines d’individus – requins-marteaux halicornes –,
ou ne rien voir du tout, si ce n’est le bleu immense et vide. La langue réci-
fale, parallèle au récif proprement dit, et séparée de lui par une bande de
sable de 20 m de large pour 150-200 m de long, présente également un vif
intérêt. Le long de cette bande, en effet, émerge du sable une véritable forêt
d’anguilles de jardins, qui rentrent dans leurs trous à la moindre alerte.
Cette plongée réserve toujours des surprises. Thons qui chassent dans les
bancs de fusiliers, groupe restreint de grands barracudas en maraude,
petites raies manta qui passent en escadrille… La fin de cette langue de
récif se termine par une espèce de selle, où se trouve une étroite grotte
abritant une belle popu-
lation de poissons-soldats
rouge vif.

Les poissons-anges font partie de


la faune corallienne habituelle.
déplace
Se
Raa
et Baa Atoll
L’atoll de Baa comporte Baa proprement dit et un
petit atoll au sud, Goidhu ou Horsburgh, composé
de quatre îles. Une population de 10 000 habitants
se répartit sur 13 des 64 îles que comporte l’atoll.
Baa est resté très longtemps préservé du tourisme et
ne compte aujourd’hui que quelques îles-hôtels. Cet
atoll abrite les îles d’Eydhafushi et de Thulhaadhu,
réputées pour le seul travail artisanal des Maldives :
le travail de la laque. C’est également dans l’atoll
de Goidhu, sur l’île de Fulhadhu, que le navire de
Pyrard de Laval, le Corbin, fit naufrage.

RAA (NORTH MAALHOSMADULU) ATOLL

L e vaste atoll de Raa comporte plus de 90 îles, d’une longueur de 65 km


et d’une largeur de 28 km, au nord de l’archipel. Seules 16 îles sont
habitées par une population de 12 500 Maldiviens. Les bords ouest et est
de l’atoll sont pourvus de nombreuses passes favorables à d’excellentes
plongées. L’atoll de Raa est célèbre pour sa tradition de construction de
bateaux. La capitale, Ugoofaaru, qui compte 1 300 habitants, est fière de
posséder la plus importante flotte de bateaux de pêche du pays. Au nord
de l’atoll, Alifushi est un centre de fabrication de bateaux et de formation
aux techniques traditionnelles de construction. La nouvelle génération des
dhonis est produite dans ses chantiers.
QRasgetheemu

Cette île occupe une place particulière dans la légende locale. On raconte
en effet qu’une princesse et son époux, exilés du Sri Lanka, y ont débarqué
bien des siècles avant l’avènement de l’islam.

71
QMilaidhoo House Reef (village de Kamadhoo)

Accessible uniquement lors d’une croisière mais elle vaut le détour, comme
Hirundhoo House Reef avec ses grottes couvertes de coraux et sa vie pois-
sonneuse intense.
QAdaaran Prestige Meedhupparu

A 45 min d’hydravion de Malé.
Meedhupparu offre par air un spectacle inoubliable avec ses plages de sable
immaculé et son tapis de cocotier en son centre. Le seul complexe hôtelier
de Raa, à 130 km de l’aéroport de Malé.

BAA (SOUTH MAALHOSMADULU) ATOLL


La région administrative de Baa comporte deux atolls géographiques :
l’atoll de Baa proprement dit et, au sud, le petit atoll de Goidhoo, dit atoll
de Horsburgh. Les plages comme les récifs sont parfaitement préservés.
L’originalité de l’atoll de Baa vient du fait qu’il s’agit d’un lieu de rendez-
vous particulièrement apprécié d’un grand nombre de raies mantas et de
requins baleines. Ils s’y retrouvent pendant la mousson du sud-ouest,
surtout de mai à juillet. Si l’activité essentielle des habitants est la pêche,
quelques îles sont réputées pour la qualité de leur artisanat. La plupart
des laques proposées dans les magasins de souvenirs sont l’œuvre des
insulaires de Thulhaadhoo. La capitale, Eydhafushi, fut célèbre pour le
tissage du feyli, chemisier croisé pour les femmes. Le navire français Corbin
fit naufrage à Fulhadhoo, dans l’atoll de Goidhoo, en 1602. C’est là que
le voyageur Pyrard de Laval, qui était à bord, établit son premier contact
avec les Maldives.
QIfuru

Cette île de rêve avec sa plage de sable blanc, au nord de l’atoll de Baa, est
inhabitée. C’est le lieu idéal pour prendre le soleil, nager et pratiquer la
plongée avec tuba.
QKihaadhuffaru Island Resort

A 35 min d’hydravion ou d’hélicoptère de Malé.
Cette île était à l’origine totalement vierge.

Les requins-dormeurs
s’activent le jour et
chassent crustacés
et coquillages durant
la nuit.

72
RAA
AA ATOLL
AA ATOLL
BAA

73
QKudakurathu

Inhabitée, avec sa plage de sable blanc et sa mer turquoise et transparente,
elle est l’endroit rêvé pour pratiquer la plongée avec tuba et partir à la
découverte de poissons et coraux de toutes les couleurs.
QFonimangoodhoo (Reethi Beach Resort)

A 35 min d’hydravion de Malé.
Au nord-est de la barrière de corail de l’atoll de Baa, c’est l’une des plus
belles plages des Maldives, au milieu d’une végétation dense et luxuriante,
site plein de calme et de charme.
QDhuni Kolhu (Coco Palm)

A 30 min d’hydravion de Malé.
Au sud-ouest de l’atoll de Baa, cette île en forme de demi-lune bénéficie d’un
vaste lagon où viennent se prélasser les dauphins. Elle possède également un
superbe récif de corail que l’on peut explorer depuis la plage. La végétation y
est abondante : palmiers, banians, palétuviers… Les activités sportives y sont
possibles, à moins que l’on préfère aller visiter quelque île voisine.
QKunfunadhoo (Soneva Fushi and Six Senses Spa)

A 25 min d’hydravion de Malé.
Dans un site très préservé, il s’agit d’une grande île – 1 400 m sur 400 –, à
la végétation dense, où le retour à la nature est assuré dans un cadre tout
à fait exceptionnel.

SOUS L’EAU

L ’atoll de Baa, et plus encore l’atoll de Raa, sont quasiment vierges.


Prospectés depuis quelques années seulement, ils étaient surtout visités
par les bateaux de croisière. Pendant la
basse saison, entre mai et novembre,
Baa possède un site de raies manta
et de requins-baleines très réputé,
Neliwaru, situé près de l’île de Soneva-
fushi. En outre, comme les récifs sont
très peu plongés, la faune fixée y est
encore intacte et préservée des coups
de palmes intempestifs, notamment
sur le récif en face de l’île de Fares.
QClubs de plongée
Ocean-Pro sur l’île de Coco Palm, Soleni
Dive Center sur l’île de Sonevafushi.

Ces anémones coloniales sont un parasite mortel


pour la branche de corail.
QCarnet de plongée à Baa

12,5 Thila
Localisation : B7, situé du côté sud-ouest de l’atoll.
5

Ce site tire son nom de la profondeur moyenne du haut du sec, lequel


est plutôt circulaire et d’un diamètre d’environ 150 m. Il y a plusieurs
niveaux : une première marche à 16-18 m et une deuxième, vers 24 m,
juste avant le fond qui commence à 30-35 m, pour descendre tout dou-
cement autour du thila – terme maldivien pour sec. Cette plongée peut
s’effectuer quel que soit le sens du courant, estouest ou inversement. Il
faut juste se mettre à l’eau un peu plus loin qu’à la verticale immédiate du
sec, en fonction de la force du courant, pour se retrouver à la fin de la des-
cente au début du sec, face au courant. En principe, le spectacle est devant
nos yeux et l’on observe tous les poissons habituels, qui semblent, eux, se
jouer du courant avec une facilité exaspérante : carangues, lutjans rouges,
fusiliers, thons, barracudas et, avec de la chance, des requins gris. Il
suffit de se tenir, face au courant, aux alentours de la marche vers 16-18 m

Raa et Baa Atoll


et d’attendre patiemment pour admirer la scène. Pour finir la plongée, on
remonte avec le courant sur le dessus du sec où poissons-harpes – plus
communément glassfish – en bancs compacts, lutjans à raies bleues, en
bancs eux aussi, platax – ou poissons chauves-souris – ainsi qu’une tortue
sont au rendez-vous. Les paliers s’effectuent dans le bleu, au parachute de
signalisation.
Anga Thila ou Dhigu Thila
Localisation : C6, situé du côté est de l’atoll, à 15 min en dhoni de l’île de
Sonevafushi.
5

12,5 THILA N

16-18 m Cavités

16-18 m Platier
12 m
Cavités

16-18 m
Cavités
16-18 m Cavités

75
N ANGA THILA (DHIGU THILA)

Platier 7m
1-2 m
Platier
10 m 6m

5-6 m
6m
3-6 m

Il s’agit plus d’un éperon que d’un sec à proprement parler. D’une longueur
comprise entre 150 et 200 m et d’une largeur guère supérieure à 10-15 m,
cet éperon offre une très belle plongée, qu’il est préférable d’effectuer avec
du courant. Ce sec effilé est en fait surmonté de nombreuses « patates » de
corail qui se succèdent et remontent à 6-7 m pour ensuite retomber à 15 m.
Le fond est à 25-30 m, mais la partie la plus intéressante se situe dans la
zone des 15 m. Tous ces blocs de corail donnent lieu à de nombreux sur-
plombs, failles et cavités, tous colonisés par des gorgones, coraux mous
et coraux noirs, habitat de toute une petite faune, comme les poissons-
éperviers nains, les balistes, les poissons-cochers, etc. En outre, il est pos-
sible de rencontrer au détour d’un surplomb une raie pastenague ou un
requin dormeur posé au fond d’une cavité. L’éperon est orienté est-ouest,
et lorsque le courant est dans le même sens, on termine facilement la plon-
gée côté ouest. On peut souvent y voir une population de jeunes requins
gris ainsi qu’un banc de bécunes – une espèce de petits barracudas. Si le
courant n’est pas trop fort, on termine la plongée sur le sec, sinon on se
laisse porter sur le récif tout proche qui porte le même nom, Anga.
Dhonfan Thila
Localisation : D6, situé du côté est de l’atoll.
5

Le fond de ce sec se trouve entre 30 et 40 m, le dessus à 5 m – idéal pour


terminer une plongée – avec quelques blocs de coraux sur la partie est.
Ces blocs, très harmonieux, sont couverts d’une vie fixée allant des coraux
mous ou alcyonaires, aux gorgones et arbustes de corail noir en passant
par les anémones. Toute la faune colorée des récifs tropicaux semble s’y
être donnée rendez-vous : poissons-cochers, gaterins, poissons-chirurgiens
de diverses espèces, poissons-papillons, poissons-anges, poissons-scor-
pions, poissons-limes, balistes, glassfishes et enfin bancs de lutjans à raies
bleues. Pour l’observateur attentif, ce sec présente beaucoup de stations
de nettoyage. En s’approchant doucement afin de ne pas les effaroucher,

76
DHONFAN
D ON THILA
T I
N

Platier
5m

20-25 m
12-15 m Cavités

10 m Cavités

20-25 m 20-25 m
TOMBANT
+ 40 m

on peut assez facilement admirer le travail de précision des crevettes net-


toyeuses ou des labres nettoyeurs – voire des deux à la fois ! – sur les lutjans
rouges ou sur les mérous. Pour ceux que seul le « gros » passionne, il est
courant de voir passer des carangues à grosse tête qui peuvent atteindre
1 m et, de temps en temps, des raies-aigles.

Raa et Baa Atoll


Digalihaa Thila
Localisation : C6, situé du côté est, dans l’atoll.
5

Le diamètre de ce petit sec de forme ronde ou légèrement ovale, en plein


centre de l’atoll, approche à peine une centaine de mètres. Sur le côté est,
un bloc de corail semble s’être détaché du sec principal et crée un joli
canyon. Le fond du sec est à une trentaine de mètres de profondeur et le
dessus culmine à 6-7 m. Bien qu’il soit possible d’en faire aisément le tour,
cette plongée gagne en intérêt par fort courant, du moins par courant bien
établi. Il faut bien calculer le sens du courant et se mettre à l’eau à une dis-

DIGALIHAA THILA N

Platier
5m
3m 3m
15 m Cavités
10-20 m Cavités
Platier
12 m

77
tance suffisante pour se retrouver au fond sur le côté du sec face au courant.
Là, il suffit de s’installer et d’observer la scène face au courant. En général,
le spectacle des thons qui chassent dans les bancs de fusiliers et dont l’ex-
citation se propage aux carangues, qui attaquent à leur tour, suffit à ravir
même le plus blasé des plongeurs. Les jours de chance, quelques requins
gris patrouillent au large, apparemment indifférents à ce qui se passe dans
le banc de fusiliers mais néanmoins attentifs, au cas où une proie potentielle
serait à leur portée. Quand en plus, une ou plusieurs raies-aigles surgissent,
alors le bonheur est à son comble. Le canyon présente un grand intérêt
pour la faune récifale : crevette mantis, raie pastenague, ainsi que pour la
faune fixée : arbustes de corail noir, coraux mous ou alcyonaires… On peut
terminer la plongée sur le platier accompagné de platax, toujours curieux.
Fares
Localisation : B6, situé du côté ouest de l’atoll, en face de l’île de Fares.
5

On plonge ce tombant le long d’un récif en face de l’île de Fares. L’intérêt de cette
plongée, que l’on peut effectuer indifféremment courant rentrant – est-ouest – ou
sortant – ouest-est –, réside à la fois dans l’architecture même du lieu et dans les
coraux mous, appelés encore alcyonaires, qui tapissent les surplombs, le mur et
les formations face au tombant. En effet, plusieurs formations coralliennes –
de gros blocs en fait – y forment un entrelacs de canyons, de tunnels, de failles.
Un plongeur peut s’y glisser et passer ainsi de l’une à l’autre de ces formations,
puis, au hasard d’un passage, retomber sur le tombant, pour ensuite repasser
au bloc suivant, etc. La dominante jaune des coraux mous crée une impres-
sion magique, d’autant qu’avec le courant, les polypes sortent pour happer et
se nourrir du plancton. Ils peuvent ainsi doubler de volume, ce qui rend ce site
encore plus beau. Il convient cependant de faire attention aux coups de palmes
lors de cette plongée. Les coraux mous étant fragiles, ce superbe site pourrait être
rapidement détruit après quelques passages intempestifs. Bien sûr, les habituels
poissons de récif sont au rendez-vous : gaterins, poissons-écureuils et pois-
sons-soldats, poissons-napoléons en maraude… Pour finir la plongée, on peut

FARES
A S
N

Platier
16-18 m

TOMBANT
+ 40 m

78
N
MUTHAAFUSHI
T A FU H CAVES
E
Platier
3-5 m

MUTHAAFUSHI

6-12 m 18-20 m Cavités


Cavités
14-16 m 5-9 m
Cavités Cavités

TOMBANT
+ 40 m

remonter au-dessus du sec mais en raison de sa profondeur – entre 10 et 12 m


–, les paliers s’effectueront dans le bleu.
Muthaafushi Caves
Localisation : B7, situé du côté sud-ouest de l’atoll.

Raa et Baa Atoll


5

Accessible aux débutants, cette plongée le long d’un tombant se révèle très
facile, même en cas de fort courant, du fait des nombreux surplombs,
grottes et cavités qui permettent de s’abriter dans des oasis de calme. L’ar-
chitecture et la topographie du lieu permettent de passer d’une grotte à
l’autre, à travers des dédales de tunnels et de cheminées. Ambiance garantie !
Outre des murènes et des raies pastenagues, notons la présence de nom-
breux arbustes de corail noir et de gorgones, avec toute la petite faune
qui y est attachée : poissons-soldats, poissons-écureuils, poissons-éperviers
à long bec, etc. Un poisson-feuille a élu domicile dans l’une des grottes vers
les 18-20 m, et l’on retrouve à plusieurs endroits de nombreux poissons-
harpes – plus communément glassfishes. Pour les amateurs de photo, leurs
groupes compacts sont du plus bel effet. Vers les deux-tiers de la plongée,

Crevettes et autres
crustacés s’abritent
dans le récif.

79
MUTHAAFUSHI
AF HI THILA
THI N si le courant le permet, on peut faire
demi-tour et refaire le chemin en sens
inverse vers 5 m de profondeur – le
bord du platier en fait. Cela permet
25 m d’effectuer ses paliers tout en obser-
22 m Cavités vant une petite faune corallienne :
Platier poulpes, gobies, blennies…
7-9m

Muthaafushi Thila
Localisation : B7, situé du côté sud-ouest
de l’atoll.
5
20-25 m
Cavités

C’est un tout petit sec dont le som-


met, vers 7-9 m, n’excède pas 20 m de
long et s’élargit en terrasses au fur et à
mesure que l’on descend. Un premier
palier dans la zone des 14-16 m, outre quelques blocs de coraux, présente sur
la face nord une véritable « anemones city ». En effet, toute cette partie est
couverte d’anémones de mer accompagnées de leurs poissons-clowns. On y
observe les deux espèces de poissons-clowns présentes aux Maldives : le pois-
son-clown de Clark et le poisson-clown des Maldives. Ce dernier est baptisé
ainsi car il est endémique à l’archipel (bien qu’il soit également présent au Sri
Lanka et aux Laquedives, autre archipel appartenant à l’Inde, situé à environ
1 000 km au nord des Maldives). Le palier plus bas, vers 24-26 m, est encore
plus large et offre de nombreux surplombs où il est fréquent de voir une raie
pastenague à taches noires, tapie au fond. Plus bas, on arrive à la base du
sec qui descend vers les 40 m et plus.
Avec ou sans courant, courant, cette
plongée reste très poissonneuse : le
banc de platax – ou poissons chauves-
souris – accompagne avec insistance
les plongeurs dans la zone des 20 m,
les fusiliers, suivis des thons et
carangues qui les chassent, se don-
neront en spectacle, toujours vers la
même profondeur et jusqu’au sommet
du platier vers 6-7 m. Avec un peu de
courant et beaucoup de chance, on
tentera d’apercevoir quelques requins
gris et requins dormeurs au fond. La
plongée se termine sur le dessus du
sec où l’on retrouve les anémones,

Le poisson-crapaud
est difficile à observer.

80
N
NELIWARU
E R THILA
T I

25 m
23 m
24 m
21 m

24 m
13 m
24 m Platier
12-15 m 5-6 m
Cavités 24 m
12-15 m
Cavités
12-15 m Cavités
12-15 m Cavités

mais également toute une petite faune corallienne. A l’extrême limite, on


peut faire ses paliers dans la zone des 5-6 m.
Neliwaru Thila
Localisation : C7, situé du côté est de l’atoll, en face de l’île de Sonevafushi.
5

Raa et Baa Atoll


Il s’agit d’un très long sec – 200 m voire plus de long – avec des blocs de
corail épars autour. Ce sec est surtout visité pendant la basse saison, de mai
à novembre, pour les raies manta qui viennent se faire nettoyer sur ces
blocs de « porites », espèce de corail brut, qui abrite beaucoup de labres
nettoyeurs. Les raies manta vont et viennent sur les blocs à l’est et à l’ouest
du sec ainsi qu’à ses deux extrémités. On peut les observer aussi bien dans
la zone des 10-12 m qu’autour des blocs entre 20 et 25 m. Comme pour les
autres stations de nettoyage, il est recommandé de se plaquer sur le fond à
la base des blocs et d’attendre le plus calmement possible. Le spectacle de
ces majestueuses ballerines allant et venant, si elles ne sont pas dérangées,
en enchantera plus d’un. Sinon, le côté du sec avec ses nombreux sur-
plombs est recouvert – on pourrait dire « planté » – d’arbustes de corail
noir. On repère plusieurs antennaires ou poissons-crapauds dans le sud,
dont un gros rougeâtre. Côté nord, les anguilles de jardin peuplent le sable
vers les 30 m. Le sommet du sec abrite des poissons-scorpions. Donc,
attention à l’en-
droit où l’on pose
les mains pour se
tenir en cas de fort
courant.

Les tables
d’acropora ont
remarquablement
repoussé après le
blanchissement
de 1998.
déplace
Se
Lhaviyani
Atoll
Cet atoll, situé au nord de Malé Nord, est longtemps
resté à l’écart de l’activité touristique. Hormis l’île de
Kuredu au nord de l’atoll, il n’existait aucune autre
île-hôtel ou resort. Les choses ont changé depuis,
mais, à l’instar de Baa, Lhaviyani était surtout visité
et plongé par les bateaux de croisière et demeure
ainsi plus préservé que Malé et Ari, par exemple.
L’ensemble compte au demeurant peu d’îles, toutes
couvertes d’une végétation abondante, qui ont la
particularité de se situer à la périphérie de l’atoll :
il n’y a aucune île à l’intérieur. L’activité essentielle
est la pêche : les habitants ont la réputation d’y
exceller. Naifaru, la capitale, qui regroupe à elle
seule 8 000 des 16 000 habitants de l’atoll, possède
une importante usine de transformation de poissons.
Beaucoup du thon en boîte maldivien provient d’ici.

QLhaviyani (Faadhippolu) Atoll



A 120 km au nord de Malé. D’une longueur de 35 km et d’une largeur de
37 km, cet atoll, petit en comparaison des autres, regroupe 54 îles dont
cinq seulement sont habitées : Naifaru, Hinnavaru, Kurendhoo, Olhuveli-
fushi et plus récemment Maafilaafushi. C’est en 1980 que s’y installèrent ses
premiers habitants pour répondre au manque de terre disponible à Malé.
Ce fut autrefois la capitale du royaume séparatiste de Boduthiladhunma-
thi. La plupart sont vastes et pourvues d’une végétation dense. L’activité
essentielle est la pêche, et les Maldiviens locaux ont la réputation d’être
d’excellents pêcheurs. Il s’agit d’un atoll bien connu des plongeurs.

82
s

LHAVIYANI
HAVIYANI ATOLL

83
SOUS L’EAU

S ur le plan de la plongée, Lhaviyani jouit


d’une excellente réputation. Des passes
comme Kuredu Express, Fushivaru Kandu ou
encore Felivaru Kandu sont recherchées pour
la présence de « gros », à savoir requins
gris, requins pointe blanche, raies-aigles,
etc. En raison de son développement récent,
les plongeurs y bénéficient d’une tranquillité
certaine, à la différence des atolls situés plus
au sud. Ici, personne ne plonge là où un autre
bateau est déjà présent. Autre centre d’attrac-
tion : deux épaves côte à côte, très photo-
géniques. Véritables épaves, à la différence
des petits cargos coulés exprès pour fixer la
faune, elles sont suffisamment vieilles main-
tenant pour être couvertes de concrétions
spectaculaires.
QClubs de plongée
Un aventurier ProDivers sur les îles de Kuredu et de
Komandu.
français
aux Maldives QCarnet de plongée
Marchand originaire de Laval,
Pyrard embarque à bord du Felivaru Kandu
Corbin, à Saint-Malo, pour Localisation : B3, situé du côté ouest de l’atoll.
finalement échouer sur une
île des Maldives, après avoir 5
essuyé naufrages et tempêtes.
Rien n’échappe à sa sagacité :
il observe et à son retour, dix Cette passe est l’une des plongées les plus
ans plus tard, raconte. Et il spectaculaires de l’atoll, à réserver aux plon-
y a beaucoup à raconter, car geurs expérimentés. Comme beaucoup de
son voyage n’a pas été de tout
passes, il faut la faire courant rentrant –
repos. S’improvisant homme
ouest-est – et se mettre à l’eau au nord ou
de guerre, il est fait prisonnier
au sud, à l’extérieur du récif. On descend et
à Goa, en terre portugaise,
où on le soupçonne de
on la traverse sur la marche, d’une longueur
sympathies protestantes. de 200 m, à un niveau de 30 m. On essaiera,
Après bien des péripéties, il selon la force du courant, de rester le plus
réussit à rentrer en France longtemps possible au milieu. Là, le spectacle
où il publie, en 1611, le récit se déroule devant nos yeux, avec le ballet des
de ses aventures. Cette requins gris qui vont et viennent, le vol en
relation de voyage, rééditée escadrilles des raies-aigles, se moquant du
récemment, est une œuvre courant, le passage des thons, l’apparition
de référence pour tous ceux des bancs de carangues et de barracudas…
qui s’intéressent à l’histoire et Derrière la marche, légèrement à l’intérieur
à la culture des Maldives. de la passe, dans la zone des 25 m, se trouve

84
Platier FELIVARU KANDU N
GAAERIFARU
3m

25 m
Cavités
Ancre coulée Platier
7m
TOMBANT
+ 40 m
FELIVARU

une ancre qui ne présente pas un immense intérêt si ce n’est que des raies
pastenagues sont posées sur le sable. Avec un fort courant, il est décon-
seillé d’aller sur l’ancre, car, en s’engageant trop dans la passe, il serait
impossible de revenir sur la marche et l’on manquerait l’intérêt principal
de la plongée. Pour terminer, en fonction de sa consommation d’air, on
peut, soit remonter en plein bleu dans la passe et se faire récupérer plus
à l’intérieur de l’atoll, soit remonter progressivement, traverser et faire ses

Lhaviyani Atoll
paliers de sécurité sur le récif de l’autre côté à 5 m. Si l’on finit sa plongée
sur le coin nord, avec un fort courant, on a une chance de remonter vers
les deux épaves. Mais il est impossible de faire les deux plongées en une.
Fushivaru Kandu/Thila
Localisation : C3, situé du côté est de l’atoll.
5

En haute saison, cette plongée s’effectue plutôt courant rentrant – est-


ouest. On saute alors devant la passe, de préférence côté sud, si le cou-
rant le permet. On la traverse tout en restant un moment sur la marche à
environ 30 m en face du bleu. Sous nos yeux, raies-aigles et requins gris
sillonnent l’océan. On finit ensuite de traverser et l’on rentre dans la passe
pour aboutir sur le sec qui se trouve à l’intérieur. Là, au début du sec, de
nombreux poissons de récif font face au courant : lutjans à bosse, gaterins,
fusiliers, carangues, etc. On peut finir la plongée dans le bleu ou essayer
de rejoindre le récif le plus proche à 5 m de profondeur. En basse saison et
plutôt de mi-octobre à mi-décembre, on plonge courant sortant – ouest-
est. La mise à l’eau s’effectue bien à l’intérieur de la passe pour arriver à la
fin de la descente sur le début du sec, côté ouest. Là, il vaut mieux rester
sur le sec et, avec de la chance, on assistera au nettoyage des raies manta.
En effet, sur le haut du sec, à 12 m, plusieurs « patates » de corail (porites)
abritent toute une population de labres nettoyeurs et offrent autant de sta-
tions de nettoyage aux raies manta et à d’autres espèces à l’occasion. A
cette période de l’année, les poissons de récif seront à la pointe du sec côté

85
FUSHIVARU KANDU/THILA N

Platier
5m

14 m

TOMBANT
12 m + 40 m

Platier
5m

ouest. On termine la plongée sur le récif côté nord, abrité du courant, où


l’on pourra admirer la nage des raies manta.
Kuredu Caves
Localisation : B3, situé sur le récif de l’île de Kuredu, à l’extérieur de l’atoll.
5

Cette plongée, accessible aux débutants, s’effectue par courant estouest comme
par courant ouest-est. Le tombant externe de l’île de Kuredu, à l’extérieur de
l’atoll, présente sur une longueur de 200-250 m toute une série de surplombs
ou cavités allant de 30 à 7-8 m de profondeur. Il est assez facile de partir
une première fois dans un sens vers les 25-30 m puis, arrivé à la fin, de faire
demi-tour et de revenir sur ses pas dans la zone des 10-15 m. Enfin, pour
ceux à qui il reste suffisamment d’air, un troisième passage entre le platier et
les surplombs les moins profonds, dans la zone des 8 m, est encore possible.
Lors de cette plongée, et c’est peut-être unique aux Maldives, il est possible
d’observer au moins une dizaine de tortues vertes, plus grosses que les tortues
à écailles que l’on voit le plus souvent. Cette espèce assez rare est ici représentée
par quasiment un individu dans chaque cavité. Signalons la présence de
nombreuses stations de nettoyage où mérous, gaterins et poissons-écureuils
parmi d’autres se retrouvent immobiles, la gueule grande ouverte, offerts aux
services des labres nettoyeurs. Outre la faune récifale habituelle, on y observe
également un poisson-feuille vers les 8 m. Pour terminer la plongée après
les paliers en bordure de platier, il faut se diriger dans le bleu pour faciliter la
récupération par le bateau.
Kuredu Express
Localisation : B3, situé au bord de l’atoll, juste en face de l’île de Kuredu.
5

Kuredu Express se déroule au coin du récif opposé à l’île de Kuredu, celui


qui borde l’île de Fahigili. L’idéal est de faire cette plongée courant rentrant

86
Coupe transversale KUREDU
KUR CAVES
C ES

Cavité Cavité
Cavité

Cavité
Cavité Cavité

Cavité Ca
vi
Cavité té
Fond 30 m

TOMBANT N
+ 40 m
150-200 m

Plusieurs étages de cavités entre 10 et 30 m


Platier 1 m
Vue aérienne

– nord-est/ sud-ouest. On saute alors sur le récif extérieur pour explorer


deux grands surplombs, entre 15 et 25 m de profondeur pour le premier
et autour de 20 m pour le second. En explorant ces cavités, l’on peut aper-
cevoir des raies pastenagues, un requin-zèbre appelé aussi léopard posé
sur le sable ou sur les coraux ainsi que divers poissons de récif comme
les gaterins, les napoléons, etc. Il ne faut pas oublier de jeter un coup d’œil
de temps en temps en direction du bleu, où peuvent se découper les sil-
houettes des requins gris et des raies-aigles. En se laissant tout simplement

Lhaviyani Atoll
porter par le courant, on atteint le bord du récif au début de la passe où l’on
s’accroche délicatement, selon la force du courant. Raies-aigles et requins
gris passent et repassent devant les plongeurs avec, comme interlude, des
bancs de lutjans rouges. Pour terminer, on se laisse aller dans la passe et l’on
remonte doucement vers le bord à 10 m. Là, carangues, pompaneaux, raies
pastenagues et murènes s’offrent aux regards même les moins perçants. Les
paliers s’effectuent dans le bleu, dans la passe ou juste au-dessus du platier.
Maagiri South
Localisation : B3, situé vers le nord, dans l’atoll.
5

TOMBANT N
+ 40 m KUREDU EXPRESS

Cavités vers 24 m
15-25 m Cavités

Platier
8-10 m

87
Comme son nom l’indique, la plongée s’effec-
tue sur le côté sud d’un très grand sec, long
d’au moins 500 m. Cette partie est incontesta-
blement la plus belle et la plus intéressante. Il
est préférable de plonger ce sec avec un léger
courant est-ouest. Léger, car il permet de res-
ter un bon moment sur la pointe pour admirer
la scène sous-marine : lutjans jaunes à raies
bleues, gaterins orientaux, alignés comme
pour une parade, banc compact de fusiliers
qui se déchire et se referme comme un véritable
rideau sous les coups de boutoir des carangues
en chasse. Les murènes, les poissons-soldats,
les poissons-écureuils répondent également pré-
sents. Quand on le peut, ce coin mérite qu’on
Le minuscule poisson-feuille lui consacre un bon tiers, voire la moitié de la
est courant, plongée. Ensuite, on se laisse aller avec le cou-
mais difficile à observer. rant. Dans les multiples surplombs ou cavités à
différents niveaux – entre 15-20 m et 10-12 m –,
on observe des raies pastenagues, des bancs de poissons-harpes – glassfishes –,
des rascasses volantes, des poissons-feuilles ainsi qu’une murène nid-d’abeilles
pour le moins familière. Les mérous, immobiles et gueule ouverte, attendent
patiemment que les labres accomplissent leurs bons offices dans les nom-
breuses stations de nettoyage. Pour finir, il ne faut pas oublier de s’éloigner
du sec pour faciliter la récupération par le bateau.
Miaruvani Thila
Localisation : B4, situé au centre de l’atoll.
5

Ce petit sec d’une trentaine de mètres de diamètre est difficile à trouver,


surtout par mauvaise visibilité, car relativement profond. Le haut du sec

MAAGIRI
A I SOUTH
S
N

Platier
5-7 m

TOMBANT
+ 40 m
8-10 m Cavités

14 m Cavités

88
N
MIARUVANI THILA

Platier
13-16 m
22 m
Cavités

20 m Cavités

culmine en effet à 13 m et descend légèrement jusqu’à 16 m. Cette plon-


gée, accessible aux débutants, ne présente pas beaucoup d’intérêt au-delà
de 22 m, profondeur du surplomb le plus bas. En outre, comme le site
se trouve en plein centre de l’atoll, où il est partiellement protégé par un
grand récif (giri), on y rencontre très rarement du courant. Ce sec possède
plusieurs surplombs dans la zone des 20-22 m abritant la faune habi-

Lhaviyani Atoll
tuelle : poissons-hachettes nains, beaucoup de rascasses volantes, bancs de
lutjans à raies bleues, mérous. Juste devant, des bancs de fusiliers subissent
les assauts des carangues et des thons. Les raies-aigles et parfois quelques
requins pointe blanche patrouillent également. Sur le dessus du sec, on peut
observer une multitude d’anémones et leurs hôtes, les poissons-clowns,
ainsi que, plus rares, de nombreux poissons-pierres. Le platier est aussi
l’habitat de la rarissime crevette arlequin. Il en existe ici plusieurs que l’on
déniche aisément, en général à proximité d’étoiles de mer qu’elles sont en
train de dépecer pour les manger. On trouve également la plus ordinaire

Crabes et crevettes sont nombreux dans les coraux.

89
mais non moins intéressante crevette mantis. Très farouche, elle peut être
agressive et il n’est pas rare de voir l’objectif d’un appareil photo brisé par la
violence du coup qu’elle peut décerner avec ses pinces. Du fait de l’absence
de courant, il est très facile de faire ses paliers dans le bleu au-dessus du sec.

Shipyard (Epaves de Felivaru)


Localisation : B3, situé du côté ouest de l’atoll.
5

Cette plongée est le cimetière des Skipjack 1 et 2. Ces deux navires réfri-
gérateurs embarquaient les thons de l’usine de poissons de Felivaru, l’île à
proximité. Le premier, fracassé sur le récif en 1981, mesure 35 m de long
sur 10 de large. Son « sister-ship » l’a rejoint deux années plus tard pour des
raisons obscures. L’un est posé quasiment à la verticale, la proue émergeant
de la surface, tandis que l’autre a coulé 50 m plus loin, sur le côté bâbord.
La quantité de concrétions qui se sont développées dessus est frap-
pante. Coraux durs, alcyonaires, gorgones, hydroïdes, corail noir, éponges
habillent de couleurs éclatantes ces deux épaves, tout en offrant le gîte
à une multitude de poissons comme les blennies, les poissons-scorpions
au camouflage indiscernable, les poissons-anges, les poissons-papillons,
etc. Lorsqu’il y a du courant, les bancs d’empereurs bossus et de pois-
sons-chirurgiens, à l’alignement parfait, constituent pour le photographe
un remarquable premier plan avec l’une des deux épaves en arrière. Un
superbe banc de poissons-harpes (glassfishes) habite également la supers-
tructure de la première épave. Pour une meilleure visibilité, le courant
rentrant – ouest-est – est préférable. On commence alors par l’épave ver-
ticale, puis on passe à celle qui est couchée, pour revenir si on le peut à la
première, à un niveau supérieur, et terminer sur le récif, vers 5 m.

SHIPYARD
SH PY D (EPAVES
VES DE FELIVARU)
U
N

GAAERIFARU
Platier 3 m

22 m

30 m

90
En savoir
plus
Lexique 92 Q Bibliographie 93
Index 96
Lexique
Bonjour : asalam aleykum. Quand partez-vous ? : kalé dani kon
Merci : choukouriya. irakun ?
Au revoir : vakivani. Où est-ce ? : e kobaa ?
Non : nouné. Où allez-vous ? : kalé dani kobaa ?
Oui : ahn, haïké. Soyez rapide : avas kurathi.
Manger : kani. Allez-y : kuriah dhé.
Boire : bouiné. Allez-y lentement : madou dhé.
Village : rah. Combien cela vaut-il ? : kéthaa varé ?
Dame ou demoiselle : anhéna. Que se passe-t-il ? : kihiné veh ?
Homme : radgé. A quelle heure partons-nous ? : aha-
Petit : kouda. ramen dani kon irakun ?
Gros : bodou. Combien de temps cela va-t-il
Beaucoup : baavaru. prendre ? : kéthaa ireh nagaani ?
Bon : mirou. Comment ce récif s’appelle-t-il ? : mi
Beau : riti. faru kiyani kon namé ?
Bien : rangalou ou barabarou. Dans quel sens est le courant ? : oï
Très : vara. othi kon a tha kaa
Vite : avas.
Maison : geh. QCompter
Toilettes : fahanna. Un : èké.
Venir : aadhé. Deux : dhé.
Partir : dani. Trois : tinné.
Apporter : gehné. Quatre : hataré.
Doucement : madou madou. Cinq : fahé.
Un de plus : adhi itoura.
Un : èké. QGlossaire des sites
Deux : dhé. de plongée
Trois : tinné. Thila : sec, pinacle sous-marin.
Quatre : hataré. Kandu : passe.
Cinq : fahé. Finolhu : banc de sable.
Maa kandu : océan, bleu.
QQuelques phrases Giri : récif ne dépassant pas la sur-
utiles face et restant immergé, même à
Quelle heure est-il ? : gadin kihaa marée basse.
ireh ? Faru : récif assez grand, quasiment à la
Comment allez-vous ? : kihiné ta ? surface, qui peut émerger à marée basse.
Qu’est-ce que c’est ? : mi ekané ké ? Falhu : lagon entouré par un récif.

92
2
Bibliographie
Maldives, H. Voigtmann, M. Thonig et d’identification des mammifères
H. Ritter (Glénat, 1987). Livre d’images marins, avec des dessins.
sous-marines et aussi terrestres. Il est
déjà ancien mais les photographies Watching Fishes, R. Wilson &
sont toujours très belles. J.Q. Wilson, (Pisces Books, 1992).
L’ouvrage explique les comporte-
Maldives, Kurt Amsler (Gründ, ments des poissons (en anglais).
1994). Egalement un livre d’images,
mais avec plus de texte que le pré- Marine Life, James L. Sumich (WCB,
cédent. Thèmes évoqués : l’origine 1999). Ce livre décrit également les
de l’archipel, la formation d’une île, comportements des poissons (en
l’épave du Victory et les rencontres anglais).
sous-marines. Cet ouvrage s’accom-
pagne également d’un guide avec la Le Monde des océans, J.-Y. Cousteau
description de quelques plongées. (Robert Laffont, 1979). La « bible »
du monde marin et sous-marin,
Indian Ocean Reef Guide, Helmut agrémenté d’images. Cet ouvrage
Debelius (Ikan, 2001). Livre d’iden- date un peu mais on en apprend

En savoir plus
tification des espèces de poissons et beaucoup sur ce monde.
d’invertébrés (en anglais)
Vie océane, Steven Weinberg (Na-
La mer Rouge et l’océan Indien, Ste-
than, 2003).
ven Weinberg (Nathan, 1996).
Livre d’identification des espèces Les Requins, John D. Stevens (Bordas,
de poissons et d’invertébrés (corail, 1998). Ce livre présente les différentes
éponges, crustacés, etc.) espèces de requins. Des chapitres sont
Le Mystère des Maldives, Thor Heyer- consacrés à leur mode de vie.
dahl (Albin Michel, 1998). L’auteur Guide de la faune sous-marine,
relate son voyage aux Maldives et W. Baumeister (Umer, 1997).
développe sa théorie sur la forma-
tion de l’archipel. Les Poissons, J. R. Paxton & W. N.
Eschmayer (Bordas, 1998). Sealife,
La Magie du bleu, Pascal Kobeh
(Hermé, 2000). Livres de photo- Geoffrey Waller (Pica Press, 1996).
graphies, dont beaucoup prises Mysteries Of The Sea, Doug Perrine
aux Maldives, accompagnées d’une (Publications International, 1997).
description et d’explications sur les Explication des comportements des
comportements sous-marins. poissons (en anglais).
Dive Maldives, Tim Godfrey (Atoll,
La Terre, la Mer et la Vie, Yves Pacca-
1996). Présentation de quelques
let (Larousse, 1995). L’autre « bible »
atolls et des nombreuses plongées à
effectuer (en anglais). mais qui évoque de façon plus géné-
rale la terre et la nature, avec des cha-
Baleine, dauphins et marsouins, Mark pitres consacrés à la mer, au monde
Carwardine (Bordas, 1990). Livre sous-marin, aux îles, etc.

93
A B C
IHAVANDHIPPOLHU
ATOLL
HAA ALIFU ATOLL
(NORTH THILADHUNMATHEE)
Dhidhdhoo MALDIVES
ALDIVES
Hanimaadhoo
1 Nolhivaramfaru
HAA DHAALU ATOLL
(SOUTH THILADHUNMATHEE)
MAAMAKUNUDHOO
ATOLL
SHAVIYANI ATOLL
(NORTH MILADHUNMADULU)

Farukolhufunadhoo MALDIVES
NORD

NOONU ATOLL
RAA ATOLL (SOUTH MILADHUNMADULU)
2 (NORTH
MAALHOSMADULU)
Manadhoo
OCÉAN INDIEN
Ugoofaaru
Kuredu

Naifaru LHAVIYANI ATOLL


(FAADDHIPPOLHU)

BAA ATOLL Fonimangoodhoo


(SOUTH
MAALHOSMADULU) Kihaadhuffaru
3 Sonevafushi
Thulhaadhoo Eydhafushi
Dunikolu Kaashidhoo

GOIDHOO
ATOLL GAAFARU ATOLL
Gaafaru
NORTH MALE ATOLL Helengeli
Makunudu
Medhufinolhu KAAFU ATOLL
(MALE)
THODDOO ATOOL Meerufenfushi
RASDHOO Vabbinfaru Thulusdhoo
ATOLL Kanifinolhu
4
Nika Kuramathi Thulagiri
Bandos
Paradise Island
Madoogali Maayafushi Male
Velassaru Embudhu Finolhu
Halaveli Embudhu
ARI ATOLL Bi Ya Doo SOUTH MALE ATOLL
Maafushi
Bodhu Finolhu MALDIVES
Rihiveli
Mahibadhoo CENTRALES
Rangali Dhiggiri
VAAVU ATOLL
(FELIDHOO)
5 Felidhoo Foththeyo Muli
Dhiddhufinolhu
FAAFU ATOLL
(NORTH NILANDHOO)
VATTARU ATOLL

94
D E F
FAAFU ATOLL VATTARU FALHU
(NORTH NILANDHOO) ATOLL
Magoodhoo
MEEMU ATOLL
Nilandhoo (MULAKU)
0 25 50 km 1
Muli
DHAALU ATOLL
(SOUTH NILANDHOO)
Kudahuvadhoo

MALDIVES THAA ATOLL


CENTRALES (KOLHUMADULU)

Veymandhoo
2
Maabaidhoo

LAAMU ATOLL Fonadhoo


(HADHDHUNMATHEE) Hithadhoo

OCÉAN INDIEN
3

MALDIVES
SUD

Viligili

GAAFU ALIFU
Thinadoo ATOLL
Kaadedhdhuvaa Gemanafusi (NORTH
HUVADHOO)
4
GAAFU DHAALU ATOLL
(SOUTH HUVADHOO) Gadhdhoo
Vaadhoo
Équateur

GNAVIYANI ATOLL
(FOAMMULAH) 5
SEENU ATOLL
(ADDU)
Hithadhoo
Gan

95
Index
(A1) localisation sur la carte du pays

North Male Atoll 34 Maayafushi Tourist Resort 58 (A4)


Carte de l’atoll 35 Madoogali Tourist Resort 58 (A4)
Bandos 36 (B4) Rangali 58 (A5)
Embudu (Embudu Village) 47
Embudhu Finolhu (Taj Exotica Resort) 47 Raa et Baa Atoll 71
Furana Fushi (Full Moon) 36 Carte de l’atoll 73
Helengeli 34 (B4) 12,5 Thila 75
Kanifinolhu (Club Med Kani) 37 (B4) Adaaran Prestige Meedhupparu 72
Lankan Finolhu Anga Thila 75
(Paradise Island Resort) 37 Dhonfan Thila 76
Makunudu 36 (B4) Dhuni Kolhu (Coco Palm) 74 (A3)
Malé, la capitale 37 (B4) Digalihaa Thila 77
Meerufenfushi (Meeru Island Resort) 37 Fares 78
One and Only Reethi Rah 36 Fonimangoodhoo
Thulagiri 37 (Reethi Beach Resort) 74 (B3)
Vabbinfaru (Banyan Tree) 36
Ifuru 72
Velassaru (Laguna Maldives) 47
Kihaadhuffaru Island Resort 72
Kudakurathu 74
South Male Atoll 47
Kunfunadhoo (Soneva Fushi and Six
Carte de l’atoll 49
Senses Spa) 74 (A3)
Biyadoo Island Resort 48 (B4)
Lhaviyani (Faadhippolu) Atoll 82
Bodu Finolhu 48 (B5)
Cocoa Thila 50 (1) Milaidhoo House Reef
Embudu 47 (B4) (village de Kamadhoo) 72
Embudhu Finolhu 47 (B4) Muthaafushi Caves 79
Embudhu Kandu 51 (3) Muthaafushi Thila 80
Guraidhu Kandu 52 Neliwaru Thila 81
Guraidhu South 52 (4)
Ranikan 54 (5) Lhaviyani Atoll 82
Rihiveli 48 Carte de l’atoll 83
Vaadhu Caves 55 (6) Felivaru Kandu 84
Fushivaru Kandu/Thila 85
Ari Atoll et Rasdhu Atoll 56 Kuredu Caves 86
Carte de l’atoll 57 Kuredu Express 86
Constance Halaveli 58 (A4) Maagiri South 87
Dhidhoo Finolhu 56 (A5) Miaruvani Thila 88
Kudafolhudhoo 58 Shipyard (Epaves de Felivaru) 90

96
6

Common questions

Alimenté par l’IA

The traditional construction of dhonis in the Maldives faces modern challenges, particularly with the shift from using locally sourced materials to imported timber. The need for specialized craftsmanship, reliant on age-old techniques that are labor-intensive and time-consuming, competes with the demand for modernization and mechanization in the boat-building industry. Preservation of this traditional skill involves balancing economic pressures with cultural heritage aspirations .

Manta ray cleaning stations significantly enhance diving tourism in the Maldives by drawing divers who wish to observe these majestic creatures. These cleaning stations, located at specific dive sites like Furana Thila, provide opportunities for encounters with manta rays during certain seasons when they visit for cleaning. The well-structured coral formations serve as attractions that host cleaner species like wrasses, adding to the diversity and mesmerizing appeal for underwater photographers and wildlife enthusiasts .

Tourism began in North Male Atoll with the opening of the first island-hotel, Kurumba, in 1972, triggering a development wave that transformed the once secluded atoll into a bustling tourist center. The region became an economic hub while maintaining its picturesque charm. It initiated significant infrastructure improvements, including the country’s only international airport, Hulule, which connects the atoll internationally .

Bodu Beru, meaning 'big drum,' is a prevalent form of traditional Maldivian music and dance characterized by its rhythmic drumming, vocal performance, and dynamic choreography. It integrates influences from East African culture, likely introduced to the Maldives in the 11th century. This cultural element represents the fusion of local and African traditions, offering insight into the Maldives' historical interactions and cultural evolution .

Diving at Helengeli Thila is heavily influenced by environmental factors such as currents and visibility. It is preferable during an east-to-west current, as such conditions concentrate marine life mostly on the east side, improving visibility for divers. The site offers impressive encounters with various fish species, including sharks and turtles, although stronger currents can make dives challenging. Thus, understanding current patterns is crucial for optimizing the experience and ensuring safety .

Tourism on islands like Furana Fushi brings both economic benefits and ecological challenges. While the development of resorts and tourist facilities elevates economic activity, it can strain ecosystems through waste generation, habitat disturbance, and potential overuse of natural resources. The careful management of environmental resources ensures the preservation of the island's lush tropical appeal and marine biodiversity, serving as a model for sustainable tourism practices in similar ecosystems .

Makunudu Island, located in the northwest of North Male Atoll, is noted for its preserved natural state and intimate size, allowing visitors to traverse it in just a quarter-hour. It features a marvelous lagoon and a nearby inner reef conducive to direct snorkeling from the island. The lush environment and ease of navigation make it a welcoming destination for nature lovers and those seeking a tranquil, immersive experience in a pristine setting .

Dhonis are a cornerstone of Maldivian culture and daily life, serving as enduring symbols of traditional craftsmanship. These sturdy boats have been perfected over generations, used fundamentally for fishing, transport, and gathering. Their construction reflects the resourceful use of materials available to islanders, and despite many being mechanized today, the traditional sail is often retained. Dhonis also provide a scenic, cultural experience for tourists enjoying nighttime sails under the stars .

Hulule Airport, the only international airport in the Maldives, holds strategic importance as the primary gateway connecting the Maldives to the world. Its presence facilitates the significant influx of tourists essential to the country's economy, also serving as a logistical hub that supports the supply chain requirements of remote islands. The airport's location on a separate island within North Male Atoll allows it to support the tourism industry efficiently while minimizing urban encroachment .

Martyr's Day, celebrated on November 9, commemorates the death of Sultan Ali VI who was assassinated by Portuguese invaders in 1558 . Independence Day is observed on July 26 and 27, marking the country's liberation, although the document does not specify from whom . Republic Day, held on November 11 and 12, celebrates the adoption of the country's latest constitution .

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