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Devoir de Physique-Chimie MPSI n°6

Le devoir de Physique-Chimie n°6 comprend quatre exercices indépendants sur des thèmes variés tels que l'étude d'un moteur à essence, l'ébullition de l'eau, l'analyse de la solubilité du dioxygène dans l'eau, et le dosage du dioxygène dissout. Chaque exercice pose des questions précises nécessitant des calculs et des justifications théoriques. Les consignes générales incluent la présentation soignée des réponses et l'utilisation correcte des unités.
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Devoir de Physique-Chimie MPSI n°6

Le devoir de Physique-Chimie n°6 comprend quatre exercices indépendants sur des thèmes variés tels que l'étude d'un moteur à essence, l'ébullition de l'eau, l'analyse de la solubilité du dioxygène dans l'eau, et le dosage du dioxygène dissout. Chaque exercice pose des questions précises nécessitant des calculs et des justifications théoriques. Les consignes générales incluent la présentation soignée des réponses et l'utilisation correcte des unités.
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Devoir n°6 20/04/2024

MPSI – CSI

Devoir de Physique - Chimie n°6

Durée : 4 heures
Calculatrice autorisée

Ce sujet comporte 4 exercices totalement indépendants qui peuvent être


traités dans l’ordre souhaité.

L’énoncé est constitué de 9 pages.

Consignes générales
 Lire la totalité de l’énoncé et commencer par les exercices les plus abordables.
 Un résultat d’une question précédente peut être admis pour poursuivre l’exercice.
Présentation de la copie :
 Encadrer les expressions littérales et souligner les résultats numériques.
 Numéroter les pages sous la forme x/nombre total de pages.
Rédaction :
 Faire des schémas grands, beaux, complets, lisibles.
 Justifier toutes vos réponses.
 Les relations doivent être homogènes.
 Applications numériques : nombre de chiffres significatifs adapté et avec une unité.
Les résultats sans la bonne unité ne seront pas pris en compte.

Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les
raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

MPSI Sainte-Marie - ISEN 1/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024

Exercice 1 : Etude d’un moteur à essence


(d’après ENSTIM 2006)

Afin de simplifier le problème, on suppose que le moteur est constitué d’un seul
cylindre dont le schéma en coupe est représenté ci-dessous :
Les contraintes de fabrication et d’utilisation
imposent de ne pas dépasser une pression de
50 bars dans le cylindre.
Dans tout le problème, les gaz, quels qu’ils soient,
sont assimilés à des gaz parfaits de rapport 𝛾 = 1,4
et 𝑅 = 8,314 J.K-1.mol-1.
Les transformations seront considérées comme
mécaniquement réversibles.
A – Quelques questions préliminaires sur les moteurs thermiques
Q1. Justifier le fait qu’un cycle monotherme ne puisse être moteur.
On considère un système décrivant un cycle moteur ditherme. La machine reçoit de la
source chaude 𝑆 , à la température 𝑇 , le transfert thermique 𝑄 et de la source froide
𝑆 , de température 𝑇 , le transfert thermique 𝑄 .
Q2. A quelle condition le rendement d’un tel moteur est-il maximal ? Le définir et
l’exprimer en fonction de 𝑇 et 𝑇 .
Q3. Dans quels sens s’effectuent les transferts thermiques ? Quels sont les signes
de 𝑄 et 𝑄 ? Justifier (pour cette justification on pourra se placer dans le cas de
la question précédente).
Dans le cas où le cycle décrit n’est pas réversible :
Q4. Exprimer la création d’entropie 𝑆 éé sur un cycle en fonction de 𝑄 , 𝑄 , 𝑇 et 𝑇 .
Q5. Déterminer alors le rendement du moteur en fonction de 𝑇 , 𝑇 , 𝑄 et 𝑆 éé .
B- Le moteur à explosion
Le principe de fonctionnement est le suivant :
𝑂 → 𝐴 : Phase d’admission.
Le mélange gazeux est constitué d’air et de 𝑛’ = 2.10 mol d’essence. Il est admis de
façon isobare à la pression 𝑃 dans le cylindre. La soupape d’admission est refermée.
Le mélange air-carburant se trouve alors dans les conditions 𝑉 = 1 L, 𝑃 = 1 bar et
𝑇 = 293 K = 20°C.
Le gaz subit alors la suite de transformations suivantes :
 𝐴 → 𝐵 : compression adiabatique réversible. 𝑉 = 𝑉 /8
 𝐵 → 𝐶 : une étincelle provoque la combustion isochore, instantanée, de toute
l’essence. L’énergie thermique ainsi libérée est considérée comme le transfert
thermique provenant de la source chaude.
 𝐶 → 𝐷 : détente adiabatique réversible ; on donne 𝑉 = 𝑉 ;
 𝐷 → 𝐴 : refroidissement isochore. (la pression chute à cause de l’ouverture du
cylindre vers l’extérieur)
𝐴 → 𝑂 : refoulement isobare des gaz vers l’extérieur à la pression 𝑃 . C’est
l’échappement.
Dans toute l’étude de ce modèle de moteur à explosion, on suppose constant le
nombre total de moles gazeuses.

MPSI Sainte-Marie - ISEN 2/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024
Q6. Représenter l’ensemble des transformations sur un diagramme (𝑃, 𝑉). Indiquer
le sens de parcours. Commenter.
Q7. Pourquoi parle-t-on de moteur à combustion interne ?
Les étapes d’admission et de refoulement se compensent et on raisonnera donc sur
le système fermé effectuant le « cycle » ABCD
Q8. Calculer 𝑛 , le nombre de moles de gaz initialement admis dans le cylindre.
Q9. Le mélange gazeux est assimilé à un gaz parfait de rapport 𝛾 = 1,4.
a. Déterminer la pression du mélange dans l’état B.
b. Déterminer la température du mélange dans l’état B.
c. On devrait en réalité prendre 𝛾 = 1,34. Suggérer une justification.
d. Le mélange air-essence s’enflamme spontanément à 330°C, ce que l’on
souhaite éviter … Calculer le taux de compression 𝜏 = 𝑉 /𝑉 maximal
permettant d’éviter cet « autoallumage » entre A et B. Pour l’application
numérique de cette question - uniquement - on prendra 𝛾 = 1,34.
Q10. On suppose ici 𝑇 = 2100 K. Calculer 𝑃 . Respecte-t-on la contrainte de pression
mentionnée en introduction ? En réalité la pression maximale est légèrement
inférieure. Proposer une justification.
Q11. Calculer la température en 𝐷.
Q12. Exprimer, en fonction de 𝐶 , , 𝑛 et des températures puis en fonction de 𝑛, 𝑅, 𝛾
et des températures, le travail fourni par le gaz au système mécanique au cours
d’un cycle. Le calculer. 𝐶 , représente la capacité thermique molaire à volume
constant du mélange gazeux.
Q13. Définir le rendement du cycle, l’exprimer en fonction des différentes
températures, le calculer.
Q14. Le moteur effectue 2500 cycles par minute. Quelle est sa puissance ? La calculer.

C- Bilan entropique
Q15. Le refroidissement isochore 𝐷 → 𝐴 s’effectue au contact de l’atmosphère, à la
température 𝑇 .
On donne l’expression pour l’entropie d’un gaz parfait :
𝑅 𝑇 𝑉
𝑆(𝑇, 𝑉, 𝑛) = 𝑆 + 𝑛. . ln + 𝑛. 𝑅. ln
𝛾−1 𝑇 𝑉
avec les notations habituelles. L’indice 0 indique un état de référence.
a. Exprimer la variation d’entropie ∆𝑆 du gaz lors de cette transformation en
fonction des différentes températures.
b. Exprimer l’entropie échangée.
c. En déduire l’entropie créée au sein du mélange gazeux, la calculer.
d. Commenter le résultat : quelle est la cause d’irréversibilité ?
Q16. Y-a-t-il eu création d’entropie au sein du gaz lors des évolutions : 𝐴𝐵, 𝐵𝐶 et 𝐶𝐷 ?
Dans l’affirmative, quel type d’irréversibilité en est la cause ?

MPSI Sainte-Marie - ISEN 3/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024
D- Changements d’états d’un corps pur
A 𝑇 = 𝑇 = 293 K, l’essence dans le mélange est sous forme vapeur et se comporte
comme un corps pur gazeux de pression 𝑃 = 5.10 bar.
Q17. Tracer le diagramme d’équilibre 𝑃 = 𝑓(𝑇) d’un corps pur en y indiquant le point
critique ainsi que les différents états du corps dans les différentes parties du
diagramme. Placer (qualitativement) le point A sur ce diagramme.
Q18. Tracer dans le diagramme de Clapeyron 𝑃 = 𝑓(𝑣) la courbe de vaporisation d’un
corps pur. Indiquer les zones de vapeur sèche, de vapeur saturante, de liquide
pur, etc. Placer aussi sur ce diagramme le point critique. Placer (qualitativement)
le point 𝐴 sur ce diagramme.

Exercice 2 : Un café chaud


(d’après Banque « Agro-Véto » 2010)
Données :
 Température en kelvin : 𝑇 = 𝜃(°𝐶) + 273.
 L’entropie d’une phase condensée incompressible et indilatable
𝑆(𝑇) = 𝑆 + 𝐶. ln(𝑇/𝑇 )
où l’état 0 est un état de référence et 𝐶 la capacité thermique de la phase condensée
idéale.

A. Ébullition de l’eau sur une plaque électrique


Un demi-kilogramme d’eau est initialement à la température 𝜃 = 17 °𝐶 et on veut
l’amener à ébullition, c’est-à-dire à la température 𝜃 = 100 °𝐶, pour cela on utilise
comme source de chaleur une plaque électrique dont la température est maintenue
fixe à 𝜃 = 227 °𝐶.
On néglige les pertes thermiques et on considère que dans le domaine de température
envisagé, la capacité thermique massique de l’eau est constante et vaut
𝑐 = 4,18 kJ.kg-1.K-1.
Q19. Quelle quantité de chaleur 𝑄 faut-il fournir à l’eau pour réaliser le chauffage ?
Q20. Quelle est l’entropie échangée 𝑆 par l’eau au cours de cette évolution ?
Q21. Quelle est la variation d’entropie ∆𝑆 de l’eau ?
Q22. En déduire l’entropie créée 𝑆 au cours du chauffage.
Q23. Comment évolue 𝑆 quand 𝜃 augmente ? Commenter.
Q24. Le constructeur de la plaque électrique précise que la consommation électrique
est de 1 kW. Sachant que la transformation étudiée a duré 5 minutes et
20 secondes, quel est le rendement de l’opération ?
B. Utilisation d’une bouteille thermos pour maintenir le café au chaud
Une bouteille thermos peut être considérée comme un calorimètre, c’est-à-dire un
système de faible capacité thermique et pouvant pratiquement isoler thermiquement
son contenu du milieu extérieur.
Étude générale d’une transformation dans un calorimètre :
Q25. Pourquoi qualifie-t-on une transformation ayant lieu dans un calorimètre, de
monobare ?
Q26. A partir du 1er principe de la thermodynamique et en utilisant la définition de
l’enthalpie, montrer que pour un système subissant une transformation monobare
𝛥𝐻 = 𝑄.

MPSI Sainte-Marie - ISEN 4/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024
On place une masse 𝑚 = 580 g d’eau dans la bouteille, on attend l’équilibre thermique
et on mesure 𝜃 = 20°𝐶. On ajoute ensuite une autre masse 𝑚 = 580 g d’eau à
𝜃 = 80 °𝐶 dans la bouteille, on attend à nouveau l’équilibre thermique et on mesure
𝜃é = 49 °𝐶. Les manipulations sont réalisées suffisamment vite pour que les pertes
thermiques soient négligeables.
Q27. Quelle aurait été la température 𝜃é , si la capacité thermique de la bouteille était
nulle ?
Q28. Déterminer la valeur de la capacité thermique 𝐶 de la bouteille thermos utilisée.
Q29. On peut lire sur la notice fournie par le constructeur du calorimètre que la masse
équivalente en eau de la bouteille et de ses accessoires est 𝑚 = 40 g.
Commenter cette valeur numérique.

Exercice 3 : Analyse d’une eau


(d’après Centrale-Supélec TSI 2023)
La solubilité du dioxygène 𝑂 dans l’eau dépend de la valeur de la pression partielle
de 𝑂 au-dessus de l’eau ainsi que de celle de la température. Le dioxygène dissout
𝑂 est en permanence consommé par les systèmes chimiques et biologiques. La
concentration en dioxygène 𝑂 dissout est un indicateur de qualité de l’eau. Une eau
ne peut servir en irrigation que si la concentration massique en dioxygène dissout est
supérieure à 5 mg⋅L−1.
A – Diagramme E-pH du manganèse
On donne le diagramme potentiel-pH du manganèse à 298 K pour une concentration
molaire totale en espèces dissoutes de 𝑐 = 1.10– mol.L–1.
On ne considère que les espèces 𝑀𝑛( ) , 𝑀𝑛( ) , 𝑀𝑛( ) , 𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( ) et 𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( ) .
On superpose le diagramme E-pH de l’eau en pointillé.

Q30. Associer chaque domaine aux espèces chimiques du manganèse en justifiant.


Q31. Calculer le pH de début d’apparition du précipité 𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( ).

Q32. Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples de l’eau


𝑂 ( ) /𝐻 𝑂(ℓ) et 𝐻 𝑂(ℓ) /𝐻 ( ) .
En déduire les équations des droites 𝐸 𝑂 ( ) /𝐻 𝑂(ℓ) et 𝐸 𝐻 𝑂(ℓ) /𝐻 ( ) .
On suppose qu’aux différentes frontières la pression partielle des gaz est égale
à 1 bar.
MPSI Sainte-Marie - ISEN 5/9 2023-2024
Devoir n°6 20/04/2024
Q33. Retrouver la valeur de la pente de la droite frontière séparant le couple
𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( ) /𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( ) .
Q34. Déduire par lecture graphique, le potentiel standard 𝐸 𝑀𝑛( ) /𝑀𝑛( ) du couple
𝑀𝑛( ) /𝑀𝑛( ) .

Q35. Discuter de la stabilité dans l’eau des espèces dérivant du manganèse en


fonction du 𝑝𝐻.
B – Dosage du dioxygène dissout dans l’eau par la méthode de Winkler
Le dosage s’effectue en 3 étapes.
1) Première étape
 Remplir une fiole jaugée de volume 𝑉 = 250 mL de l’échantillon d’eau à analyser.
 Ajouter des pastilles de soude.
 Ajouter 2,00 g de chlorure de manganèse hydraté (𝑀𝑛𝐶𝑙 , 4 𝐻 𝑂).
 Boucher la fiole sans emprisonner d’air et la maintenir sous agitation magnétique
jusqu’à la dissolution complète des réactifs. Agiter 30 minutes.
 Observer l’apparition d’un précipité brun.
Q36. Écrire l’équation de réaction modélisant la transformation chimique entre les ions
manganèse II 𝑀𝑛( ) et les ions hydroxyde 𝐻𝑂( ) .
Q37. Écrire l’équation de réaction modélisant la transformation chimique entre le
composé obtenu et le dioxygène dissout 𝑂 ( ) (écrire la demi-équation de chaque
couple mis en jeu).
2) Deuxième étape
 Acidifier l’échantillon jusqu’à 𝑝𝐻 = 1,5 avec de l’acide chlorhydrique concentré.
 Ajouter 3,0 g d’iodure de potassium 𝐾𝐼.
 Observer la formation d’un précipité et l’apparition d’une solution limpide
orangée.
Q38. Écrire l’équation de réaction modélisant la dissolution du précipité de 𝑀𝑛(𝑂𝐻) ( )
en milieu acide.
Q39. Écrire l’équation de réaction modélisant la réaction d’oxydoréduction entre les
ions 𝑀𝑛( ) et 𝐼( ) à 𝑝𝐻 = 1,5 pour former 𝑀𝑛( ) et 𝐼 ( ) .
3) Troisième étape
 Prélever un volume 𝑉 = 50 mL de la solution obtenue.
 Doser cette solution par une solution de thiosulfate de sodium (2𝑁𝑎 + 𝑆 𝑂 )
de concentration 𝐶 = 1,5.10–2 mol⋅L–1.
Q40. Écrire l’équation de réaction support du titrage entre les ions thiosulfates 𝑆 𝑂
et le diiode 𝐼 pour former 𝑆 𝑂 et 𝐼 .
Q41. Montrer que cette réaction est bien quasi-totale. On donne 𝐸 (𝐼 /𝐼 – ) = 0,62 V et
𝐸 (𝑆 𝑂 /𝑆 𝑂 ) = 0,08 V.
L’équivalence est obtenue pour un ajout de 𝑉 = 5,0 mL de thiosulfate de sodium.
Q42. Montrer que la concentration molaire en diiode 𝐶 dans la solution titrée s’écrit
𝑉
𝐶 = 𝐶.
2𝑉
Q43. En utilisant les réactions successives rencontrées aux cours des 2 premières
étapes, montrer que la concentration molaire en dioxygène dissout 𝐶 vaut 𝐶 /2.
Q44. En déduire la concentration massique 𝐶 en dioxygène dissout dans
l’échantillon. Conclure quant à son utilisation en irrigation.
MPSI Sainte-Marie - ISEN 6/9 2023-2024
Devoir n°6 20/04/2024
C – Simulation de Monte-Carlo
On souhaite dans cette sous-partie évaluer grâce à la méthode de Monte-Carlo la
valeur moyenne de la concentration massique 𝐶 ainsi que l’écart-type associé.
Le tableau 1 précise les données correspondant à l’expérience réalisée.

La figure suivante donne une partie du programme Python pour réaliser la simulation
de Monte-Carlo.

Q45. Compléter les lignes 11, 12 et 17 sur votre


copie.

Le programme ainsi complété permet d’obtenir le


résultat de la figure suivante :
Q46. Déduire de la simulation de Monte-Carlo une
écriture du résultat pour la concentration
massique en dioxygène dissout 𝐶 .

MPSI Sainte-Marie - ISEN 7/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024

Exercice 4 : Etude de la suspension d’un véhicule


(d’après ENSTIM 2006)
Le véhicule étudié est modélisé par un parallélépipède, de centre de gravité 𝐺 et de
masse 𝑀, reposant sur une roue par l’intermédiaire de la suspension dont l’axe 𝑂𝐺
reste toujours vertical.
L’ensemble est animé d’une vitesse horizontale 𝑣⃗ = 𝑣. 𝑢 ⃗.
La suspension, quant à elle, est modélisée par un ressort de raideur constante
𝑘 = 1,0.105 N.m-1 (de longueur à vide ℓ ) et un amortisseur fluide de constante
d'amortissement constante 𝜆 = 4,0.103 U.S.I. La masse de l’ensemble est 𝑀 = 1000 kg.
La position verticale du véhicule est repérée par 𝑧 dans le référentiel galiléen proposé
ayant son origine sur la ligne moyenne des déformations du sol. On note 𝑧 la cote du
centre de la roue par rapport au niveau moyen de la route.

L’amortissement entre 𝑀 et la roue introduit une force de frottement fluide, exercée par
l’amortisseur sur 𝑀, qui s’écrit :
𝑑𝑧 𝑑𝑧
𝐹⃗ = −𝜆. ( − ) . 𝑢⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡

A. La route est parfaitement horizontale (fig. 1)


La route ne présente aucune ondulation et le véhicule n’a aucun mouvement vertical.
Q47. Déterminer la position 𝑧 de 𝐺 lorsque le véhicule est au repos.
Suite à une impulsion soudaine, le véhicule acquiert un mouvement d’oscillations
verticales. On cherche dans cette question à établir l’équation différentielle
caractéristique du mouvement par une méthode énergétique.
On étudie le mouvement par rapport à la position d’équilibre établie précédemment.
On posera 𝑧 = 𝑧 – 𝑧 .
Les énergies potentielles seront exprimées en fonction de 𝑧 et à une constante additive
près.
Q48. Etablir l’expression de l’énergie potentielle de pesanteur.
Q49. Etablir l’expression de l’énergie potentielle élastique.
Q50. Appliquer le théorème de l’énergie cinétique à la masse et en déduire l’équation
différentielle en 𝑧 caractéristique du mouvement.
Q51. Dessiner, qualitativement, les allures envisageables de la fonction 𝑧(𝑡). (la
résolution de l’équation différentielle n’est pas demandée)

MPSI Sainte-Marie - ISEN 8/9 2023-2024


Devoir n°6 20/04/2024
B. La route est ondulée (fig 2)
Le véhicule se déplace à vitesse horizontale constante 𝑣 sur un sol ondulé.
L’ondulation est assimilée à une sinusoïde de période spatiale 𝐿 et d’amplitude 𝐴.
𝑧 peut alors s’écrire 𝑧 = 𝑅 + 𝐴. cos(𝜔. 𝑡)
On étudie maintenant le mouvement par rapport à la position d’équilibre établie
précédemment. On posera 𝑧 = 𝑧 – 𝑧 . Pour les applications numériques on prendra
𝐿 = 1 m ; 𝐴 = 10 cm.
Q52. Quelle est l’unité de 𝜆 ?
Q53. Exprimer 𝜔 en fonction de 𝑣 et 𝐿. Vérifier l’homogénéité du résultat.
Q54. En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la masse 𝑀 dans le
référentiel terrestre supposé galiléen, établir l'équation différentielle en 𝑧
régissant le mouvement.
Q55. Justifier qualitativement le fait que l’on recherche la solution 𝑧(𝑡) de cette
équation différentielle sous une forme sinusoïdale 𝑧(𝑡) = 𝑧 . cos(𝜔. 𝑡 + 𝜑).
Résolution par la méthode des complexes
On pose 𝑧 = 𝑍. 𝑒 , réponse complexe du véhicule à l’excitation sinusoïdale et
𝑧 − 𝑅 = 𝐴. 𝑒 .
Q56. Montrer que :
𝑘 𝑘
𝑍 𝑀 + 𝑗𝜔. 𝑀
=
𝐴 𝑘 𝑘
−𝜔 + 𝑗𝜔. 𝑀 + 𝑀
avec 𝑗 le complexe tel que 𝑗 = −1 puis que l’on peut mettre sous la forme :
𝜔
𝑍 1+𝑗𝜔 𝐻
= =
𝐴 𝜔 𝜔 𝐻
1− + 𝑗 𝑄. 𝜔
𝜔
Exprimer alors 𝜔 , 𝜔 et 𝑄 en fonction de 𝑘, 𝜆 et 𝑀.
Q57. Calculer numériquement 𝜔 , 𝜔 et 𝑄. N’oubliez pas les unités.
Q58. Donner l’expression du module en fonction de 𝜔 , 𝜔 et 𝑄.
Etude fréquentielle
On souhaite maintenant étudier l’amplitude des oscillations en fonction de la vitesse
de la voiture. Pour cela on étudie donc sous la forme en fonction de 𝜔.

Q59. Tracer le diagramme de Bode asymptotique relatif à . Tracer l’allure de .

Remarque : on pourra tracer au préalable les diagrammes relatifs à |𝐻 | puis à 𝐻 .

Q60. 𝜔 , valeur de 𝜔 pour laquelle l’amplitude est maximale, est de l’ordre de grandeur
de 𝜔 . Quelle est la valeur de 𝑣 correspondante ? Calculer l'amplitude des
oscillations du véhicule pour 𝜔 = 𝜔 .
Application
Dans le film « le salaire de la peur », Yves Montand conduit un camion (𝜔 ≈ 25 s-1)
chargé de nitroglycérine. Il passe sur une tôle ondulée de période spatiale 1 m et pour
laquelle A = 10 cm. Afin d’éviter l’explosion du chargement il doit traverser la taule à
une vitesse inférieure à 5 km/h ou supérieure à 50 km/h.
Q61. Justifier qualitativement ceci à l’aide des résultats précédents.

MPSI Sainte-Marie - ISEN 9/9 2023-2024

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