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Centrales Électriques à Charbon en France

Le document aborde la controverse autour des centrales électriques à charbon, lignite et bois, soulignant les critiques des écolos et les enjeux financiers et humains liés à la transition énergétique. Il décrit également la situation actuelle des centrales à charbon en France, mentionnant les unités encore opérationnelles et leur fonctionnement. Enfin, il met en lumière les défis et les questions non résolues concernant les alternatives énergétiques, telles que les éoliennes et l'hydrogène.

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Centrales Électriques à Charbon en France

Le document aborde la controverse autour des centrales électriques à charbon, lignite et bois, soulignant les critiques des écolos et les enjeux financiers et humains liés à la transition énergétique. Il décrit également la situation actuelle des centrales à charbon en France, mentionnant les unités encore opérationnelles et leur fonctionnement. Enfin, il met en lumière les défis et les questions non résolues concernant les alternatives énergétiques, telles que les éoliennes et l'hydrogène.

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LES CENTRALES DE PRODUCTION D’ENERGIE ELECTRIQUE

A CHARBON, A LIGNITE ET A BOIS

Il s’écrit et se dit beaucoup trop de choses, souvent guidées par des impressions, des
sentiments, des convictions, etc. lesquelles soumis à une honnête analyse ne résistent
souvent pas longtemps. A cela s’ajoutent divers intérêts, souvent obscures pour le grand
public, voire inavouables auxquels le dieu argent n’est souvent pas étranger, loin de là.
Naturellement, si au passage nous égratignons de bon cœur les spécialistes politico-écolos
de l’énergie, cela ne signifie aucunement qu’il serait sage de ne rien faire pour améliorer les
choses mais simplement qu’il ne faut pas se tromper de chemin et ainsi engager un pays
tout entier dans une voie sans issue.
In fine, à terme une telle politique présente inévitablement un coût financier puis humain à
travers les conséquences sociales consécutives, d’autant que l’argent public ne s’avère en
aucun cas une source inépuisable même si elle permet trop souvent beaucoup de choses
sans trop se soucier du résultat. Pour mémoire, les conseillers ne sont généralement pas
les payeurs…
Ce n’est donc pas une trouvaille si l’on affirme que les centrales électriques à flamme, c’est-
à-dire celles utilisant un combustible carboné, tel le charbon ou le lignite, sont la bête noire
de ces écolos… Sans mauvais jeu de mots, évidemment ! Toutefois, il faut bien admettre
que ces unités ne représentent pas les seuls matériels qu’ils souhaitent voir disparaitre du
paysage, puisque :
• Les centrales nucléaires risquent à tout moment d’exploser et puis, il y a les déchets
qu’elles produisent sans compter tous les autres inconvénients.
• Les centrales à fuel, ce n’est pas mieux que les centrales à charbon.
• Les barrages hydroélectriques provoquent des tremblements de terre mais aussi
risquent également de se rompre suivant les circonstances.
• Les voitures à moteurs thermiques polluent, évidemment.
• Les poêles à bois et autres cheminées ouvertes émettent des poussières, du CO2 et
donc polluent aussi l’atmosphère.
• Liste surtout pas limitative.

Toutefois, on observe que la voiture électrique ne produit aucun CO2, c’est vert, écolo, éco-
responsable…Pourtant, à titre de simple exemple, on aimerait obtenir davantage
d’informations concernant la fabrication des batteries au lithium, leur origine et ce qu’elles
deviennent à terme.
L’hydrogène, c’est l’avenir puisque le rejet de sa combustion n’est que de l’eau mais pour
l’heure, personne ne se pose la question de savoir d’où provient ce miraculeux gaz, pas
plus comment l’apporter jusqu’au consommateur et encore moins quelle est la dépense
énergétique globale depuis sa source jusqu’à sa consommation.
Les éoliennes, c’est super, idem pour les panneaux solaires. Là encore, silence radio
concernant l’énergie consommée pour leur fabrication, les matériaux de construction, celle
pour le transport et leur devenir après usage, pas plus au sujet du vieillissement dans le
temps des cellules photovoltaïques comme la dépendance nationale à autrui.
La méthanisation c’est aussi l’avenir. Pourtant, certains commencent à s’inquiéter de
l’utilisation de terres agricoles et autres forêts pour fabriquer du gaz.
Arrêtons les poêles à buches de bois et vive ceux à granulés. Là encore, rien sur leur prix
d’achat, celui du combustible, les contrats d’entretien, le coût des éventuelles pannes et la
consommation d’énergie électrique comme désormais la déforestation consécutive.

1
Quant au gaz naturel, c’est l’avenir, sous réserve de ne pas aborder son origine dont celui
issu des schistes aux USA puis son transport par bateaux méthaniers dont les moteurs ne
fonctionnent évidemment pas à l’eau minérale.
Tout doit être recyclable un maximum, sauf qu’il reste un bon nombre de points noirs, à
commencer par l’énergie consommée, sa qualité comme celle des produits résultants non
utilisables.
Liste à nouveau surtout pas limitative... Cependant, là s’arrête ce raisonnement idyllique car
personne ou pas grand monde dans ce nébuleux milieu politico-écolo où semblerait… peut-
être… régner divers intérêts, n’aborde les vraies questions. Il s’agit de celles qui tiennent
compte de l’analyse de la valeur des décisions prises et des conséquences qui leur sont
consécutives pour ne se contenter que d’un discours superficiel quitte à le remettre en cause
quelques années après.
Suivant ce que l’on constate trop souvent, manifestement il ne suffit pas d’avoir de la
peinture verte, d’enrober un produit du label recyclable pour que cela constitue une sorte
de finalité constituant la solution quasi parfaite. Bref, rêvons toujours mais en attendant qui
paie cette écologie-business politiquement et correctement appelée transition énergétique
et à quel prix ?
On en déduit en toute bonne foi que les représentants de ce qu’est devenu en France un
parti politique, sont manifestement des spécialistes de l’énergie en général et qu’ils peuvent
ainsi orienter l’avenir d’un pays vers un monde nettement meilleur. En somme et
résumé pour ce qui concerne la définition du bonheur, dans la pratique on pourrait rappeler
la phrase bien connue :  Ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure que l’on avance
Dans la mesure où le rêve est nécessaire, à la fin du sommeil la réalité ramène toujours à
des choses beaucoup plus terre à terre ce qui, évidemment, n’interdit aucunement de
réfléchir et encore moins d’expérimenter des technologies pouvant apporter des éléments
positifs par rapport à la situation vécue.
Cependant, la première chose à faire est d’en connaître l’intérêt à la fois technique, financier
et humain car in fine, l’objectif consiste tout de même à investir pour le bonheur de
l’Humanité et non l’inverse qui se résume à utiliser cette même Humanité pour la satisfaction
du dieu argent comme si cela constituait la finalité de la vie sur Terre.
Observons que ces mêmes politico-écolos oublient manifestement au passage les vrais et
sincères écologistes, très souvent des individus ordinaires, discrets, animés de bon sens et
qui n’ont pas besoin pour cela de faire de la politique : des extraterrestres, sans doute...

UNITES A CHARBON ENCORE OPERATIONNELLES EN FRANCE

Suivant ce qui précède et considérant la situation actuelle de la production électrique en


France, fin 2020 le gouvernement décida de retarder le déclassement des deux dernières
unités électriques utilisant le charbon afin de sécuriser au mieux le réseau (Cf. METHODE
de novembre-décembre 2020).
Evidemment honnie des spécialistes écolos, sinon intégristes, en France il n’existe plus que
trois tranches côté EDF, soit Cordemais, près de Nantes en Loire Atlantique (deux tranches
de 600 MW) et Le Havre en baie de Seine (une tranche de 600 MW) ce qui représente tout
de même 1800 MW bruts au total, c’est-à-dire l’équivalent de deux tranches nucléaires REP
(Réacteur à Eau Pressurisée) de 905 MW.
Pour mieux comprendre la suite et ainsi éviter de nombreux renvois en fin de texte,
rappelons qu’une centrale thermique électrique comporte soit une, soit plusieurs tranches,
quel que soit son type (combustible fossile, nucléaire…). Chaque tranche est donc à la base
constituée d’un générateur de vapeur (chaudière) et d’un groupe turbo-alternateur, sauf à
ce qu’il s’agisse d’une Turbine A Gaz (TAG) qui n’est autre qu’un réacteur modifié d’avion
afin que l’énergie produite soit récupérée sur l’arbre et non sous forme de poussée en sortie
de tuyère.
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Cependant, quel que soit le type y compris nucléaire, on retrouve toujours l’alternateur pour
la production d’énergie électrique puis un transformateur élévateur de tension destiné à
l’évacuation vers le réseau de l’énergie fournie.

Centrale à charbon de Le Havre en baie de Seine et une partie de son port pétrolier avec à droite de la
photographie, la centrale thermique EDF. La tranche de 600 MW à charbon se situe au niveau de la
cheminée de 240 m de hauteur (peinture blanche plus nette) et du bâtiment plus haut abritant la
chaudière. Devant, ce sont les deux tranches de 250 MW, hors service.
On aperçoit le parc à charbon devant l’installation. Photo. J-MT 2014 - Altitude d’origine 1200 m.

Ajoutons aux deux unités précédentes, deux autres centrales mais privées, à savoir :
• La centrale Emille Huchet située à Saint Avold (département de la Moselle) exploitée
par la société UNIPER, soit un groupe de 600 MW au charbon et deux groupes à cycle
combiné de 430 MW à gaz naturel ce qui en fait la plus puissante unité à combustible
fossile encore en activité en France, soit 1460 MW. Toutefois, la tranche au charbon,
comme Gardanne devrait être définitivement arrêtée en 2020.

Centrale thermique Emile HUCHET - ENERGY News - Louise Chape

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• Celle appartenant désormais à la Sté. tchèque EPH, dite de Gardanne, située près
d’Aix en Provence (département des Bouches du Rhône), située sur le carreau de
mine du même nom dépendant du bassin houiller de Provence, fermé depuis fin janvier
2003. Cette unité comporte une tranche de 600 MW à charbon (Provence 5), toujours
opérationnelle mais non en service depuis plusieurs années et une de 150 MW
(Provence 4) à biomasse qui était à l’arrêt depuis 2017 sur décision du tribunal
administratif de Marseille mais également semble-t-il à cause de divers avatars de
jeunesse.

En ce qui concerne l’unité à charbon de 600 MW, elle possède la plus haute cheminée de
France avec 297 m. Sa chaudière, de type à lit fluidisé, implique que le charbon désormais
importé puis localement pulvérisé soit maintenu en suspension dans le foyer par l’air
primaire (air atmosphérique issu de gros ventilateurs), générant une température d’environ
850 à 900 °C au lieu de 1500 à 1600 °C pour un classique générateur de vapeur type
Cordemais ou Le Havre.
Moins finement broyé que nécessaire pour les chaudières classiques ci-dessus, le
combustible est ainsi recyclé plusieurs fois dans le foyer où les gaz émis par sa pyrolyse,
brûlent sans pour autant faire fondre les matières parasites (roches broyées avec le
charbon).
En théorie, cette technique permet d’assurer à la fois un très bon rendement de combustion
mais également une moindre production d’oxydes d’azote (NOx) avec un impact favorable
sur les cendres et les mâchefers.

Centrale 600 MW de Gardanne et ses deux réfrigérants atmosphériques. Sa chaudière à charbon se


trouve derrière la cheminée blanche. La petite cheminée correspond à l’unité à biomasse de 150 MW
dont de bardage de la chaudière est également blanc. Photo. JMT - Janvier 2021.

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Le pays disposerait ainsi à terme de 1800 MW côté EDF et 1200 MW potentiels côté
sociétés privées, soit au total encore 3 000 MW au charbon.

FONCTIONNEMENT GENERAL D’UNE TRANCHE A COMBUSTIBLE


FOSSILE

Pour comprendre les choses, il vaut généralement mieux savoir de quoi l’on parle...
Dans son principe, le fonctionnement d’une tranche à charbon n’est pas différent de celui
d’une même unité dont la chaudière serait alimentée en fuel ou en gaz, qu’il soit naturel ou
issu, par exemple, d’une usine sidérurgique produisant du gaz de haut fourneau ou de four
à coke. C’est le cas de celle de Dunkerque, aujourd’hui encore équipée de deux groupes
de 117 MW net mais de quatre à l’origine lorsque la société USINOR était à pleine capacité
avec quatre hauts-fourneaux dont à l’époque le plus important d’Europe.
De même, lorsque l’on parle de puissance nette, il s’agit de la puissance brute ôtée de la
consommation des auxiliaires nécessaires au fonctionnement général de la tranche
(pompes, ventilateurs, transformateurs…) ce qui représente en moyenne 5% de la
puissance fournie par l’alternateur.
Dans les centrales thermiques à flamme (combustible fossile), on retrouve toujours une
chaudière produisant de la vapeur d’eau surchauffée à haute pression (HP) et haute
température (HT), soit 127 bars et 540 °C pour les unités de 125 MW, 150 bars et 565 °C
pour celles de 250 MW et plus. Cette vapeur alimente une turbine accouplée à un alternateur
qui fournit l’énergie électrique par simple transformation de l’énergie mécanique de la
turbine. L’ensemble, solidaire d’une même ligne d’arbre s’appelle un groupe
turboalternateur.

LE GENERATEUR DE VAPEUR (Chaudière)


Dans ce qui suit, nous nous intéresserons plus particulièrement aux tranches utilisant le
charbon comme remises en disponibilité depuis l’automne 2020.
Côté combustible, en France et pour les trois tranches d’EDF ci-dessus, il s’agit de charbon
désormais importé.

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C’est ce qui explique la proximité de ces centrales près des côtes ou le long de grands
fleuves ce qui favorise également la condensation de la vapeur d’eau s’échappant des corps
basse pression (BP) des turbines vers le condenseur (cf. ci-après).
Une centrale thermique à charbon nécessite une relative emprunte au sol, d’une part pour
le stockage pouvant aller jusqu’à près de 500 000 tonnes suivant sa consommation mais
également pour l’évacuation des cendres et des mâchefers, lesquels sont issus de la
combustion dans les chaudières. On profite alors pour cela de zones marécageuses, voire
parfois d’une utilisation comme ballast routier, comme remblais ou d’autres usages.
Les charbons utilisés sont généralement de basse qualité car les anthracites, roches
minérales à haute teneur en carbone, sont plutôt réservés pour des usages dans le secteur
du chauffage urbain ou de la chimie.
Le PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) est souvent peu élevé si bien qu’en conséquence
les mâchefers sont importants ce qui n’est pas sans soucis au niveau du service conduite
de la centrale comme son homologue côté entretien car le matériel souffre. Ceci d’autant
plus qu’avant de pénétrer dans la chaudière d’une telle tranche thermique classique, (hors
chaudières à lit fluidisé) ledit charbon est à peu près réduit à l’état de farine par des broyeurs.
Qu’ils soient à boulets comme à dispositifs pendulaires, leur usure dans le temps est loin
d’être négligeable comme le bruit émis et la consommation d’énergie...

EXPLICATIONS CONCERNANT LE SCHEMA


Les parois de la chambre de combustion sont constituées de tubes en acier austénitique
dont le montage est représenté au centre du schéma. Soudés entre eux par l’intermédiaire
d’entretoises, l’ensemble assure ainsi l’étanchéité vis-à-vis des gaz de combustion.
Le charbon pulvérisé arrive dans les brûleurs, propulsé par l’air atmosphérique dénommé,
de soufflage, depuis des ventilateurs du même nom mais en passant avant cela dans un
échangeur de chaleur appelé réchauffeur d’air, situé dans le circuit des fumées.

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L’allumage initial des brûleurs s’effectue généralement au fuel léger. Durant le
fonctionnement de la chaudière, les flammes ne touchent jamais les tubes écrans sous
peine de destruction à terme.
La chambre de combustion reste toujours en dépression par rapport à l’environnement, sauf
pour quelques unités comme les anciennes centrales EDF de St. Ouen, Artix ou Ambès
pour lesquelles elle est en pression ce qui requiert des dispositions particulières d’étanchéité
aux gaz de combustion. Quant à ces derniers, ils sont évacués à la cheminée par des
ventilateurs dits, de tirage, sauf pour ces foyers en pression où les ventilateurs de soufflage
assurent tout leur cheminement.
Préalablement broyés, les mâchefers sont généralement évacués par voie hydraulique
depuis le cendrier de la chaudière comme les suies en pieds de dépoussiéreur.
Au sommet de la chaudière, haute de plusieurs dizaines de mètres suivant la puissance
demandée par le groupe turboalternateur, soit près de 60 m pour une tranche à charbon,
se situe le ballon de chaudière qui n’est autre qu’un réservoir dans lequel est maintenu
précisément en conséquence le niveau d’eau distillée et traitée. De ce réservoir partent
deux grosses tuyauteries appelées jambes froides qui vont alimenter des nourrices situées
en pieds de chaudière, sur lesquelles sont soudés les tubes écrans au sein desquels
s’effectue l’émulsion eau/vapeur qui remonte naturellement par différence de masse
volumique vers le ballon de chaudière. Par des dispositifs internes, c’est ici que s’effectue
la séparation entre l’eau et la vapeur qui est saturée, autrement dit toujours en contact avec
sa phase liquide.
La vapeur saturée sortant en partie supérieure du ballon de chaudière alimente en général
deux échangeurs de chaleur placés au début du circuit des fumées. C’est à ce niveau qu’elle
devient alors surchauffée et sèche, autrement dit exempte de particules d’eau ce qui lui
permet alors d’être injectée au corps HP de la turbine.
Précisons à nouveau qu’il s’agit ici d’un principe général qui s’applique également pour les
unités à lignite, à fuel et à gaz, naturellement sous réserve de divers aménagements dont
au niveau des brûleurs. Certaines centrales furent d’ailleurs transformées du charbon au
fuel comme Gennevilliers (début du démantèlement en 1990).
Pour les unités de 250 et a fortiori de 600 MW, la circulation naturelle n’étant plus suffisante
pour évacuer les calories produites par la combustion, des pompes de circulation d’eau sont
installées en pieds des jambes froides. Naturellement, tout cet ensemble est soumis aux
conditions de pression et de température indiquées en début de texte.

LE TRAITEMENT DES FUMEES


Arrivé à ce stade, la question qui se pose pour ces très chers politico-écolos, concerne
évidemment les poussières émises par la cheminée, l’incontournable dioxyde de carbone
(CO2) et autres oxydes d’azote (NOx), soufre et métaux lourds comme à peu près dans
toute combustion mais qu’en est-il exactement ?
Côté poussières, c’est raté pour ces éminents spécialistes car ce type de centrale électrique,
comme d’ailleurs celles alimentées en fuel, sont équipées de dépoussiéreurs
électrostatiques avant rejet des fumées à cette cheminée. Leur efficacité dépasse
généralement 98 % ce qui signifie que le panache s’échappant de ladite cheminée, suivant
la température et l’hygrométrie ambiantes, n’est avant tout constitué que de vapeur d’eau
et des gaz de combustion mais reste souvent peu visible. Si tel n’est pas le cas, c’est que
l’installation est défaillante ou fait l’objet d’une conduite approximative ce qui n’est pas le
cas en France.
Imaginons d’ailleurs que les panaches des réfrigérants atmosphériques des centrales
nucléaires, pour celles en étant équipées, ne contiennent que de la vapeur d’eau et pas
autre chose ce qui n’a pas empêché certains médias à une certaine époque, d’écrire que
c’était le réacteur qui fumait… Quelle érudition !

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Dans le genre, on verra également dans les années 85, c’est-à-dire en pleine construction
du programme électronucléaire français, affiché sur grand écran derrière le présentateur
d’un journal télévisé du soir sur une chaîne nationale, un réacteur CFM 56 d’AIRBUS (GE-
SNECMA) en lieu et place de celui d’une centrale de 900 MW dont il était question… Cela
donne tout de suite le niveau de l’information diffusée que va retenir le téléspectateur…
Dans le domaine de l’absurdité comme des obscures intérêts, les limites sont souvent à
géométrie variable !
Quant au soufre, dès la sortie de la chaudière, sinon directement dans le foyer pour ceux à
lit fluidisé, on injecte à contrecourant une poudre appelée dolomie qui n’est autre qu’un
double carbonate de calcium et de magnésium CaMg(CO3)2 ce qui va transformer le soufre
natif en sulfate et en sulfite de calcium et de magnésium, une réaction chimique des plus
banales qui résout grandement le problème de l’acidité des fumées.
Pour les métaux lourds, il s’agit là d’une autre affaire mais qui n’est pas propre au charbon.
Cependant, il faut aussi ramener les choses à la réalité car l’on pourrait également aborder
la radioactivité extraite du sol avec le combustible mais ceci reste tout de même à quantifier
et à analyser avant d’en extrapoler des conséquences dommageables ce que d’aucuns
n’hésitent pourtant pas à faire. Quoi qu’il en soit, subsiste néanmoins l’incontournable CO2
qui serait largement à la base des déboires climatiques constatés et par voie directe de
conséquences des taxes en tous genres, sensées en limiter la délétère action, soit :

C + O2 = CO2 = 12 g + 16 g x 2 = 44 g
Il s’agit de la masse molaire, appelée molécule-gramme dans l’ancien système CGS.
Cela signifie que chaque gramme de carbone contenu dans le combustible libère après
combustion parfaite avec l’oxygène de l’air atmosphérique, 44 g de dioxyde de carbone
(CO2).
Pour obtenir une valeur plus précise en service, il suffit de multiplier par le nombre de tonnes
consommées par la centrale ce qui devient vite très important.
En résumé, comme dans le fuel lourd, le carbone en constituant le principal élément
oxydable (la combustion), d’une manière incontournable cela génère un fort dégagement
de CO2 ce qui est parfaitement traduit par cette élémentaire formule chimique. Compte tenu
des temps qui courent, admettons sans réserve que ce n’est évidemment pas l’idéal…

LE GROUPE TURBOALTERNATEUR

Suivant sa puissance, le constructeur, le travail de la vapeur et donc sa détente dans les


aubages, ce groupe est composé d’un corps haute pression (HP), d’un ou de deux corps
moyenne pression (MP) et d’un corps basse pression (BP). Toutefois, le nombre de corps
et leur position peuvent varier suivant ledit constructeur comme la puissance demandée à
la turbine dont la vitesse de rotation de l’arbre est de 3 000 t/min pour les unités à flamme
et de 1 500 t/min pour les unités nucléaires.
Comme on le constate sur le schéma ci-dessous, les différents corps de la turbine sont
positionnés en opposition de manière à compenser au mieux les effets de la détente de la
vapeur ce qui permet de limiter les efforts appliqués à la butée de la ligne d’arbre et donc
son déplacement horizontal.
Au niveau de certains aubages de chaque corps de la turbine, des prélèvements de vapeur,
appelés soutirages, alimentent des échangeurs de chaleur dont le rôle est d’élever
progressivement en température l’eau venant du puits du condenseur. Toutefois, avant cela
elle passe par un premier échangeur appelé, économiseur, situé en fin de circuit des
fumées. Partant d’une température sortie condenseur (voir ci-dessous) située entre 20 et
30 °C suivant celle de refroidissement (fleuve, mer, réfrigérant atmosphérique) elle est alors
injectée dans le ballon de chaudière à température déjà élevée (voir plus loin pour des
explications complémentaires).
9
Cette ligne d’arbre est accouplée à un alternateur triphasé dont l’énergie électrique débite
sur le réseau général par l’intermédiaire d’un transformateur également triphasé dont le rôle
consiste à élever la tension à 225 ou 380 kV ce qui constitue les lignes sur pylônes, dites
THT (Très Haute Tension) que l’on voit dans les campagnes et jusqu’aux postes
d’interconnexion. Pour mémoire, la puissance délivrée s’énonce comme suit : P = 3UIcos.
Suivant cela, pour une même puissance, plus on élève U (la tension), plus I (l’intensité)
diminue ce qui revient à fortement limiter les pertes par échauffement des câbles (pertes
par effet Joule) (1). Il s’agit ici d’un principe général en Europe mais pas en Russie où de
nombreuses lignes sont sous courant continu et une tension de 750 kV ce qui offre certains
avantages compte tenu des distances beaucoup plus importantes qu’en France, par
exemple.
Afin de respecter la fréquence du réseau qui est de 50 Hz, l’admission vapeur HP à la turbine
s’effectue par l’intermédiaire de vannes commandées par une régulation très précise.
Quant à la vitesse de rotation, soit 3000 tours par minute pour les unités dont il est ici
question (2), celle-ci est rigoureusement fixée par la fréquence du réseau général et par
construction, suivant le nombre de pôles de l’alternateur.
Après un arrêt de l’installation, quel qu’en soit la raison, lors de la remise en service de la
tranche considérée et une fois que tous les paramètres nécessaires ont été obtenus
(pressions, températures, etc.) ce qui demande plusieurs heures depuis l’état froid,
l’opérateur procède alors au couplage du groupe turboalternateur sur le réseau général.
Depuis la salle de commande, soit en automatique, soit manuellement, progressivement la
vitesse de la ligne d’arbre puis la tension sortie alternateur sont amenés en parfait
synchronisme avec le couple fréquence/tension du réseau général puis il procède à la
fermeture du disjoncteur sortie alternateur.

10
Une fois cette opération effectuée, la vitesse de rotation de la ligne d’arbre du groupe
turboalternateur sera alors fixée par cette fréquence du réseau général auquel toutes les
tranches, quel que soit leur type, sont couplées. L’augmentation de puissance s’effectuera
uniquement par ouverture progressive des vannes d’admission de vapeur HP-HT à la
turbine sans que celle-ci puisse augmenter sa vitesse de rotation. Ensuite, comme pour
toutes les centrales, via un automate appelé téléréglage, dans certaines limites chaque
tranche s’adapte automatiquement à la puissance demandée par le réseau où des postes
dits, d’interconnexion, distribuent alors l’énergie en différentes zones puis par abaissements
successifs de la tension jusque chez le consommateur, industriel ou particulier (63 kV, 20
kV, localement 380 V). Dans son principe, le téléréglage consiste à transformer de micro-
variations de fréquence en signaux de puissance et donc en variations de position des
vannes d’admission.
Comme ci-dessus indiqué, l’ensemble du réseau français est interconnecté, y compris avec
nos voisins (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne…) mais en cas d’incident ou
autre, peut être découplé par zones, soit par un isolement commandé depuis un centre de
contrôle, soit automatiquement par des protections à fonctionnement automatique
(surcharge en ligne, défaut d’impédance en ligne, baisse de fréquence, etc.).
Le schéma ci-dessous décrit le principe d’un groupe turboalternateur. Pour mémoire, le rôle
du condenseur est explicité avec celui du réfrigérant atmosphérique.

LE REFRIGERANT ATMOSPHERIQUE

Diantre !.. A part cela quel est donc l’utilité de cette monumentale construction en béton
armé qui ne doit financièrement pas être gratuite ?

Pour cela, il faut remonter à la turbine, plus


précisément au corps basse pression dont
l’échappement de la vapeur s’effectue vers
le condenseur. Celui-ci n’est autre qu’un
gros échangeur de chaleur solidaire des
corps BP, contenant des milliers de petits
tubes constitués d’un alliage de cuivre,
lesquels sont parcourus par de l’eau brute
prélevée dans le fleuve, dans la mer ou
venant du réfrigérant atmosphérique
suivant le lieu d’implantation. Cette vapeur
d’eau se trouve alors condensée dans le
puits et l’eau résultante refroidie mise en
pression par des pompes retourne dans le
circuit à travers plusieurs réchauffeurs
alimentés par les prélèvements de vapeur
sur les différents corps constituant la
turbine : les soutirages.

Schéma de principe d’un réfrigérant


atmosphérique. JMT 2020.

11
Le premier circuit eau/vapeur, celui du générateur de vapeur jusqu’à l’échappement des
corps BP de la turbine constitue une première boucle dite, fermée, dans laquelle il n’y a que
très peu de consommation d’eau, hormis des prélèvements destinés aux mesures
chimiques et autres purges. Par ailleurs, il est sans doute inutile de préciser que cette eau
est totalement déminéralisée puis traitée comme il convient de manière à éviter des
séquestrations de sels comme des attaques chimiques sur les différents composants.
Précisons aussi que la condensation de la vapeur s’accompagne d’une forte chute naturelle
de pression, laquelle est entretenue par des pompes à vide, soit environ 0.020 hPa absolus.
Quant au second circuit, il s’agit cette fois de l’eau brute venant du fleuve, de la mer ou d’un
réfrigérant atmosphérique. C’est elle qui assure ce qui est appelé, source froide, provoquant
ainsi la condensation de la vapeur sur les tubes.
Cette eau brute sortant des tubes du condenseur se trouve alors réchauffée soit en
moyenne de 12 à 15 °C ce qui n’est d’ailleurs plus mesurable dès quelques kilomètres en
aval. Ici encore, au rejet des centrales certains ont vu l’eau prête à bouillir car elle fumait…
Ils avaient juste oublié qu’en période froide il ne faut pas grand-chose pour voir s’élever
(étangs, rivières, etc.) des effluves de vapeur d’eau sans pour autant que l’Homme soit
intervenu d’une quelconque manière !
D’ailleurs, si l’on en juge par le comportement des poissons, leur nombre est souvent
tellement important en ce lieu que certains rejets de centrales ont fait l’objet de réserves de
pêche, sans aborder les phoques qui trouvent très à leur goût l’eau de mer à meilleure
température et le buffet de nourriture sur place, soit : cure thermale avec bon repas assurés.
Dans la mesure où une centrale thermique comme d’ailleurs nucléaire est installée en
bordure de fleuve, suivant la puissance de l’unité la proportion d’eau prélevée pour le
refroidissement du condenseur de chaque turbine peut être trop importante par rapport au
débit du fleuve et dans ce cas, inacceptable pour l’environnement, surtout en période
chaude.
Intervient alors le ou les réfrigérants
atmosphériques, une haute construction
en béton armé à voile mince décrivant
une hyperbole de révolution de manière à
accélérer le tirage naturel et
accessoirement sa résistance au vent.
Ainsi, au lieu de renvoyer l’eau réchauffée
directement dans le fleuve où elle se
dilue, celle-ci est dirigée à une certaine
hauteur dans le réfrigérant, soit 12 à 15 m
depuis le bassin où elle retombe en pluie
pour être reprise par des pompes dites,
de circulation.

L’un des deux réfrigérants atmosphériques de


la centrale thermique de Gardanne.
On voit très bien les diagonales en béton armé
supportant la coque ce qui permet l’entrée
d’air extérieur pour le refroidissement de l’eau
réchauffée venant du condenseur de la turbine
à vapeur.
Afin d’en faciliter l’évacuation des calories,
cette eau tombe en pluie fine depuis un
système appelé, dispersion.
Ici, les panneaux de clôture sont destinés à
protéger cette dispersion et les alentours du
vent, appelé Mistral dans la région…
Photo. JMT janvier 2021

12
Elle retourne ainsi refroidie vers le condenseur et ses milliers de petits tubes sur lesquels la
vapeur s’échappant des corps BP de la turbine vient se condenser. Dans ce cas, il s’agit
donc d’un second circuit mais semi-fermé, qui, de cette manière, limite le prélèvement d’eau
dans le fleuve à environ 10 % du débit qui serait nécessaire avec un circuit ouvert. En effet,
d’une part, il convient de compenser la quantité d’eau réchauffée s’échappant sous forme
de panache en haut du réfrigérant et d’autre part, celle prélevée sous forme de
déconcentration en sels, lesquels dans le cas contraire s’accumuleraient (carbonates, silice,
boues diverses…).

LES CENTRALES A LIGNITE

Le lignite se situe entre la houille (charbon) et la tourbe. Il s’agit de plantes fossilisées à


teneur en carbone modérée, soit environ 65 % mais à forte teneur en eau, laquelle
représente plus de 60 % en masse. A cela et suivant les lieux d’extraction, on trouve des
sulfures en quantité plus ou moins importante.
En France, composée de deux tranches de 125 MW, la seule centrale thermique d‘EDF
ayant brulé du lignite fut celle d’Arjusanx, située dans les Landes. Mise en service en 1959,
elle fut arrêtée en février 1992 après 33 années de fonctionnement puis démantelée.
Toutefois, les réserves dans le monde sont très importantes ce qui explique l’énorme
consommation dont l’Allemagne a extrait 17 % de son électricité pour l’année 2017, en
faisant le principal utilisateur mondial après la Chine (14 %) la Russie (7.5 %) et les Etats
Unis (6.8 %) mais de très nombreux autres pays recourent aussi au lignite pour une part
plus ou moins importante de leurs besoins.
L’exploitation du lignite s’effectue à ciel ouvert par d’énormes engins sur rails appelés roues-
pelles, qui évacuent leurs excavations par tapis roulants jusqu’à la centrale qui se situe à
proximité du gisement de manière à limiter le transport du produit.

La centrale thermique EDF d’Arjuzanx et ses réfrigérants atmosphériques.


Noter l’âge des voitures garées sur le parking… Photo. Archive journal Sud-Ouest.

13
Néanmoins, avant d’arriver à la chaudière, le lignite est largement déshydraté, soit entre 10
et 12 % en masse puis broyé ce qui occasionne une consommation d’énergie non
négligeable comme d’entretien du matériel.
Pour ce qui concerne le traitement des fumées, d’une manière classique il s’opère via un
dépoussiéreur électrostatique et une injection de dolomie, voire de calcaire.

Nos voisins allemands polluent-ils de ciel de la douce France ?


Une affirmation qui revient régulièrement alors que l’Allemagne est sensée, parait-il,
constituer un modèle écologique, ne serait-ce qu’en arrêtant petit à petit ses centrales
nucléaires, forcément de sinistre mémoire.
Sauf que dans l’hémisphère Nord, entre les 30 è et 60è parallèles, se situe ce qui est
appelé la cellule de Ferrel dans laquelle le flux zonal (les vents) circule majoritairement
d’Ouest en Est. Un constat qui limite fortement la pollution de l’Est de la France par
les fumées des centrales à charbon comme à lignite situées outre Rhin.
Ensuite, l’observation de la direction des vents suivant la saison montre qu’ils sont peu
fréquents venant de l’Est, plus soutenus depuis le Nord mais dominants de l’Ouest et
du Sud.
Par conséquent, malgré ce qui est régulièrement affirmé, il paraît douteux que la région
Alsace puisse beaucoup souffrir des rejets des centrales électriques allemandes,
d’autant que le lignite utilisé dans le sillon du Rhin est à basse teneur en soufre.

LA CENTRALE BIOMASSE DE GARDANNE

Retenons que Gardanne 4 est intéressante par le fait qu’elle est actuellement la centrale
thermoélectrique, dite à biomasse, la plus puissante en France sinon d’Europe.
Cependant, en préambule, considérons que l’objet de ce chapitre n’est pas de porter un
jugement particulier sur cette installation mais de rester dans le domaine technique et
écologique ce qui, évidemment, n’interdit pas l’analyse, qu’elle soit positive ou négative.
Pour mémoire, au cours des temps passé et jusque dans les années 80 pour les derniers,
la France ne compta pas moins d’une dizaine de bassins houillers dont les plus connus
furent ceux du Nord-pas de Calais, de Lorraine, du Centre et de Provence. Chacun était
équipé de centrales n’appartenant pas nécessairement à EDF mais à peu près toutes
brûlant une partie du charbon extrait, plutôt de basse qualité.
En ce qui concerne celui de Provence, il comportait 4 tranches de production d’électricité
qui utilisaient, comme sur les autres sites, le charbon local, soit :
• Gardanne 1 à 3 d’une puissance unitaire de 55 MW dont la construction s’étendit de
1953 à 1962 pour un arrêt définitif en 1981.
• 1967, vit la mise en service de Gardanne 4 d’une puissance de 250 MW.
• 1981 fut le début de la construction de Gardanne 5, soit une puissance brute de 600
MW. Plutôt destinée à fournir des appoints à la demande du réseau, elle est à l’arrêt
depuis plusieurs années mais compte tenu de la situation actuelle son déclassement
ne devrait désormais plus intervenir que vers 2022.

GARDANNE 4, L’UNITE A BIOMASSE


En septembre 2012, la société allemande E.EON alors propriétaire, décida de transformer
Gardanne 4 en unité brulant de la biomasse (3) à concurrence d’une puissance électrique
de 150 MW. Toutefois, sous la pression d’associations locales s’alarmant au sujet de la
consommation de bois, l’autorisation de mise en service sera suspendue par le Tribunal
administratif de Marseille. Elle fut depuis rétablie par la Cour d’Appel, soit décembre 2020,
séparant semble-t-il en cela la production d’énergie électrique de l’impact représenté par
l’utilisation de bois.

14
A l’origine, impulsée par des considérations de diversification de la production électrique
mais vraisemblablement par d’importantes subventions venues de Bruxelles comme du
gouvernement français, l’unité 4 fut donc transformée pour bruler de la biomasse. Un terme
tout de même à géométrie variable car en l’état, il ne s’agit pas que de bois d’arbres et/ou
de leurs branchages mais également de charbon pauvre issus de terrils voisins.
Concernant cette unité à bois, éponyme de Gardanne, le petit calcul ci-dessous pas
compliqué du tout, conduit tout de même à constater ce qui suit :
A pleine puissance, une tranche de 125 MW à fuel lourd en consomme 27 t chaque heure,
soit pour 150 MW, 32 t/h. Son PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) est de 12.8 kWh/kg
(12 800 kWh/t). Le PCS du bois de chauffage est estimé en moyenne à 5.0 kWh/kg (5 000
kWh/t), soit 2.56 fois moins que celui du fuel lourd.
En ce qui concerne Gardanne 4, les éléments recueillis montrent que 47 % du bois
proviendraient de la région, 38 % importés dont du Brésil et comme souligné ci-dessus, 15
% de charbon pauvre extrait des terrils issus de la mine ce qui n’est pas très bio.
Le bois représenterait ainsi 47 + 38 = 85 % de la puissance calorifique fournie par la
chaudière.
L’intérêt d’un exploitant de centrale thermique est évidemment qu’elle fonctionne le plus
longtemps possible à pleine puissance puisqu’elle est conçue pour cela et que le
combustible nécessaire soit acquis au plus bas prix ce qui paraît normal afin de rentabiliser
au mieux son unité. Si maintenant on traduit cela en puissance calorifique puis en volume
de bois en admettant raisonnablement 0.45 de densité moyenne (masse volumique) pour
le bois de chauffage et compte tenu des arrêts pour entretien et autres, soit 90 % du temps
à pleine puissance = 7 884 heures annuelles, on arrive à ce qui suit :
Bois = 32 (t/h de fuel) x 2.56 = 81.92 (t/h) x 7 884 (h/an) = 645 857 tonnes par années.
Comme la densité retenue dans cet exemple pour le bois de chauffage est de 0.45, on
obtient alors 1 435 238 m3 annuels de bois.
Sachant toutefois que le bois représente 85 % du combustible introduit dans la chaudière,
cela conduit à 548 978 t/an ou si l’on préfère 1 219 953 m3/an.
Ce qui signifie que chaque MW installé consommerait 8 133 m3/an de bois.
Est-ce astronomique ? Pour apprécier, une autre vue de la chose consiste à représenter
cela par un cube de bois de chauffage d’environ 112 m de côté ou un volume de 400 mètres
de longueur, 25 mètres de hauteur et 122 m de largeur. Même à l’échelle des forêts locales
c’est à la fois important et peu, surtout si l’on observe d’avion les surfaces boisées mais les
choses changent si l’on examine l’affaire autrement, à savoir :
• Une telle centrale est faite pour fonctionner de 30 à 40 années, sinon plus, durée qui
fait partie de son amortissement financier et donc de sa rentabilité financière.
• La forêt méditerranéenne est fragile et à pousse lente, à la fois soumise aux incendies
et à l’urbanisation, d’où par exemple, les avions bombardiers d’eau basés sur
l’aéroport de Marignane comme les très nombreux casernements de la sécurité civile.
• S’il s’agit d’ébranchage des forêts et de récupération de diverses boiseries (meubles,
déchets, etc.), l’affaire peut s’entendre mais ceci ne paraît guère envisageable sur une
longue période.
Ensuite, entretenir les forêts n’est pas aisé et coûte cher en main d’œuvre ce qui n’est
pas financièrement rentable.
• En cas de coupes d’arbres, il convient de garantir sans délai la replantation mais la
croissance est lente et l’érosion des sols parfois rapide.
• On note que l’approvisionnement en bois et en charbon est prévu par camions.
Compte tenu du tonnage annuel en jeu sachant qu’un camion semi-remorque emporte
au mieux et en étant optimiste, environ 33 tonnes, cela représente annuellement
16 636 véhicules lourds, soit sur 328 jours (90% du temps annuel), pas moins de 51
véhicules/jour pour alimenter la chaudière, quelle que soit l’origine des chargements
de bois auxquels s’ajoutent ceux venant des terrils.
15
• Chaque véhicule en charge consommant environ 38 litres de gazole aux 100 km, cela
donne déjà une idée du volume de carburant annuellement nécessaire, lequel n’est ni
vert, ni bio, ni éco-responsable…
• Concernant les bois importés, il convient d’intégrer toute la chaine de dépense
énergétique depuis la récupération des bois puis leur transport par mer depuis
l’Amérique du Sud grâce à des bateaux dont les moteurs ne fonctionnent
vraisemblablement pas à l’eau minérale bio. On supposera évidemment, comme dans
le cas de la forêt méditerranéenne que des plantations seront sans délai réalisées….
Ensuite, il y a le déchargement puis le transport local en France, autrement dit, toute
la chaine logistique.

A ce propos, remarquons tout de même que la voie de chemin de fer alimentant autrefois la
centrale, est désaffectée depuis plusieurs années. Un seul wagon emporte en moyenne 60
tonnes ce qui représente près de deux camions semi-remorques de type super lourd (44
tonnes).
Une seule rame de 26 wagons
par jour remplacerait donc
l’ensembles des camions
apportant le bois. Or, suivant les
informations recueillies, ceci ne
semble pas d’actualité.
Sans porter de jugement hâtif,
l’on a tout de même du mal à se
persuader que brûler du bois dont
de forêt dans une chaudière
d’une telle puissance, soit la
bonne solution.
Ceci d’autant qu’il ne faut pas
oublier que le rendement
thermodynamique de l’installation
se situera aux environ de 45 % en
supposant que tant le bois que le
charbon pauvre ne seront pas
trop humides.

La voie abandonnée de chemin de fer


qui alimentait autrefois la centrale de
Gardanne en charbon.
Photos. JMT Janvier 2021

Or, pour ce dernier, au cours du temps le charbon s’oxyde ce qui conduit à son
appauvrissement en carbone se traduisant par une chute de PCS qu’il est alors nécessaire
de compenser par autre chose afin de maintenir la puissance calorifique de la chaudière.
Comme il n’est pas prévu de cogénération, autrement dit de récupération de la chaleur
perdue, soit 55 %, celle-ci ira chauffer les oiseaux à partir du bois de forêts locales et/ou
d’Amérique du Sud.
Lorsque l’on connaît la fiabilité des circuits d’importation comme la faiblesse à terme de la
production forestière méditerranéenne, il y a effectivement de quoi s’interroger.

16
On observe d’ailleurs que l’émoi local provoqué par cette affaire remonta tout de même
jusqu’en Ardèche du Sud, soit à plus de 200 km de là où vers 2016 des coupes furent
réalisées pour alimenter la chaudière de Gardanne 4.
Sans subventions qui ne sont jamais que des impôts, l’on peut aussi se poser la question
de savoir si de telles installations verraient le jour ? Quelle en est la justification ?
Coût des subventions prévues : 1.50 milliards au titre de la transition énergétique, autrement
dit, par le contribuable. Il y aurait donc ici un très bon exemple de cette transition énergétique
qui se veut respectueuse de l’environnement, éco-responsable, verte et autres merveilleux
qualificatifs. Or, Gardanne qu’il ne s’agit pourtant pas de diaboliser mais simplement au
sujet de laquelle il convient de s’interroger, n’est pas le seul exemple du genre en France…
Sans s’aventurer outre mesure, cette affaire montrerait néanmoins à nouveau que finance
et écologie-business feraient souvent assez bon ménage mais que la planète n’y retrouve
guère son compte si l’on en juge seulement par ce qui se passe en Afrique, en Amazonie
ou en Indonésie (4). Si l’on peut à juste titre retenir le bois comme combustible, on a tout de
même quelques difficultés à admettre la justification d’installations de grande puissance
comme les centrales de production d’électricité qui nécessitent des consommations très
importantes avec un rendement de conversion calories utilisées/électricité produite limité.
En revanche, pour des chaudières attribuées à du chauffage urbain ou d’usines (vapeur
et/ou eau chaude ou surchauffée), naturellement sous réserve d’une production locale de
bois comme dans le Jura, les Vosges ou en d’autres lieux favorables à leur croissance en
Europe, cela peut s’entendre avec un intérêt évident. Cependant, encore faut-il que les
coupes restent raisonnables et qu’elles soient sans délai remplacées par des plantations
forestières diversifiées et non pas uniquement en résineux ce qui présente divers
inconvénients non négligeables pour l’écosystème local.
Il en est de même pour l’entretien des forêts car l’on peut aussi imaginer que chaque
propriétaire, sous réserve d’un intérêt financier même modeste, soit ainsi incité à participer
à la production de chaleur mais là encore, il existe des limites. En effet, les petits branchages
et autres déchets organiques participent à l’enrichissement de l’humus et à fortement limiter
l’érosion des sols.

AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES CENTRALES ELECTRIQUES A


CHARBON OU A LIGNITE

Il est indéniable que la combustion du charbon comme celle du lignite dégage à la cheminée
des gaz contenant divers produits mais sous réserve de ce qui fut précédemment exposé
et non directement dans l’atmosphère comme certains ont un peu trop tendance à le
professer. De même, l’emprise au sol est importante, soit : entreposage du charbon,
extraction du lignite et rejet des mâchefers comme des cendres. Toutefois, pour l’extraction
du lignite, les Etas et les compagnies que l’on qualifiera de sérieux, rebouchent en partie ou
en totalité ce qui fut prélevé dans le sol et replantent de la végétation dont de la forêt. C’est
ce qui se passe en Allemagne et sans doute plus ou moins fréquemment ailleurs.
Compte tenu de la consommation électrique des auxiliaires nécessaires au bon
fonctionnement d’une tranche de centrale, son rendement calculé sur le PCS (Pouvoir
Calorifique Supérieur) ne dépasse guère 42 à 44 %, moins si l’on retient le PCI (Pouvoir
Calorifique Inférieur) qui tient compte de l’eau issue de la combustion (5).
Suivant les nécessités fonctionnelles d’une telle unité, tant pour la manutention (parc à
charbon ou site de lignite) mais également pour l’entretien des matériels suivant leur usure,
cela nécessite davantage de personnel que pour une centrale à fuel et même encore plus
par rapport à la même fonctionnant au gaz.

17
Hormis cela, on doit retenir que ces centrales se trouvent généralement sur le site de
production du combustible ce qui évite du transport comme c’est le cas avec le fuel ou le
gaz. Néanmoins, pour la France qui n’a plus d’exploitation minière pour alimenter ces
chaudières, le charbon est importé mais retenons que si cela se passe mal durant le transit,
il n’y a pas de catastrophe comme avec un combustible liquide de sinistre mémoire, un
aspect important généralement oublié. A cela, on peut également ajouter :
• Tant le charbon que le lignite sont très abondants sur Terre et beaucoup de sites sont
désormais exploités à ciel ouvert ou pas trop profondément.
• Ces centrales ont un rendement global acceptable comme une durée de vie
importante, soit 40 à 50 années voire plus suivant l’entretien consenti.
• Leur durée de construction est relativement rapide, soit en moyenne trois années et le
coût reste modéré, permettant un retour sur investissement à moyen terme.
• Les fumées émises peuvent être correctement traitées contre les émissions de
poussières et leur acidité neutralisée d’un point de vue chimique avec des produits
naturels, ce qui est le cas en France.
• Grâce à l’utilisation de réfrigérants atmosphériques, le rejet d’eau réchauffée reste
limité à environ 10 % de l’eau nécessaire pour condenser la vapeur échappant des
corps BP de chaque turbine.
• La déconstruction ne pose pas de difficulté particulière, comme le recyclage des
matériaux (aciers, etc.).
• Si l’évacuation des cendres peut constituer une difficulté, il est aussi ultérieurement
possible de les utiliser comme remblais d’excavations ou autres et même de replanter
de la végétation dont de la forêt.

Toutefois, il convient de souligner :


Pour un pays comme la France, le charbon doit désormais être importé, ce qui
constitue une dépendance vis-à-vis de l’Etranger (disponibilité et prix) mais il en est
de même du minerai d’uranium comme du gaz.
Le transport du combustible n’est pas gratuit et les moteurs des bateaux ne
fonctionnent pas à l’eau minérale.
Les coûts de manutention (parc à charbon) et d’entretien (usure du matériel) ne sont
pas négligeables mais après tout, ceci est l’affaire de l’exploitant.
Reste l’incontournable CO2 et autres GES (Gaz à Effet de Serre) mais comme il fut
précédemment souligné et plus largement explicité ci-dessous, certains procédés
permettent d’en limiter fortement l’émission. Ensuite, précisément en ce qui concerne
les réfrigérants atmosphériques ou similaires, des dispositions particulières seraient
certainement susceptibles d’améliorer grandement les choses en la matière. Des
études en ce sens méritent certainement d’être poursuivies (voir ci-après un autre
chapitre à ce sujet).
L’emprise au sol est relativement importante (parc à charbon).

POUR FINIR, QU’EST-CE QU’UNE CENTRALE THERMOELECTRIQUE A FLAMME ?


Dans son principe de fonctionnement, il s’agit d’une installation assez simple mais dans sa
construction comme pour son exploitation, c’est tout à fait autre chose et en ce qui concerne
les schémas ci-dessus, ils précisent bien qu’ils ne représentent qu’un principe général et
c’est tout. Si l’on considère seulement un simple ballon de chaudière, observé de plus près
il ne s’agit pas que d’un banal réservoir car pour n’aborder que la séparation de l’émulsion
eau/vapeur remontant des tubes écrans qui constituent les parois de la chambre de
combustion, celle-ci ne s’effectue pas toute seule mais via des dispositifs internes élaborés.
Ajoutons à cela les conditions de température et de pression auxquelles ce matériel est
soumis sans oublier qu’il n’y a pas que lui...

18
Il s’agit donc et avant tout d’un monde d’acier, d’eau et d’un ou de plusieurs carburants
(charbon, lignite, fuel, gaz, agromasse).
Dans les centrales à flamme, on distingue ainsi deux grands circuits indépendants :
• Celui du générateur de vapeur jusqu’à l’échappement des corps BP de la turbine qui
constitue une boucle fermée, sans contact avec l’environnement.
• Celui ouvert ou semi-ouvert intéressant l’eau brute du fleuve, de la mer ou du
réfrigérant atmosphérique pour ce dernier cas.

Pour mémoire, les centrales nucléaires françaises de type REP (Réacteurs à Eau
Pressurisée) comportent deux boucles fermées et une troisième comme ci-dessus pour les
centrales à flamme ce qui représente trois barrières vis-à-vis de l’environnement.

RENDEMENT THERMODYNAMIQUE
L’énergie mécanique est la seule énergie noble, toutes les autres n’en sont que dérivées
dont l’électricité. Pour cela, il ne peut y avoir qu’un échange entre une source chaude et une
source froide. Ceci est parfaitement défini par l’une des branches de la science qui s’appelle
la thermodynamique suivant ce qui fut, en son temps, exposé par le Français Nicolas
Léonard Sadi Carnot. Suivant cela, plus l’écart de température entre ces deux sources sera
important, plus le rendement sera élevé. Ce constat signifie que le fonctionnement d’une
centrale thermoélectrique étant soumis à la température de la source froide qui varie dans
des proportions assez faibles, soit environ de 5 à 28/30 °C au mieux l’été, l’intérêt réside
alors à augmenter au plus celle de la source chaude. Autrement dit, celle de la vapeur d’eau
surchauffée mais avec une limite qui correspond à la résistance mécanique des différents
circuits, d’où 565 °C pour les tranches classiques les plus puissantes.
Individuellement pour chaque composant, les rendements sont excellents, soit en moyenne
90 % pour les générateurs de vapeur, 95 % pour la turbine seule et autant pour l’alternateur.
Cependant, ce serait oublier l’incontournable rendement du cycle thermodynamique entre
source chaude et source froide, soit entre l’admission corps HP et l’eau condensée dans le
puits du condenseur et c’est ici que tout change… En effet, 0.90 x 0.95 x 0.95 = 0.81, valeur
intéressante alors que le rendement final de l’installation n’est que d‘environ 0.45, soit une
perte totale de 55 %. Où sont-ils ? Tout simplement partis dans la source froide, soit les
différents composants ci-dessus, le fleuve, la mer ou le panache de vapeur du réfrigérant
atmosphérique et pas moyen de faire autrement !

UN AUTRE TRAITEMENT POUR LES FUMEES ?..

La grosse difficulté avec les centrales à combustibles fossiles dont en premier le charbon et
le fuel lourd, provient inévitablement du rejet de GES à la cheminée, même si les gaz sont
largement neutralisés par un carbonate et dépoussiérés.
Un film datant vraisemblablement des années 75, sinon avant (6), montre une installation
en Allemagne mais sans préciser laquelle, manifestement équipée de tours de lavage de
gaz de combustion. L’ensemble est constitué d’un matériau composite à base de fibres de
verre E et d’un système thermodurcissable vinyle ester, capable de supporter en continu
une température d’environ 100 à 110°C et naturellement insensible à une majorité de
composants polluants comme ceux contenus dans les fumées d’un générateur de vapeur
tel qu’ici exposé. Si l’on en juge par leur environnement, le diamètre des conduites
d’amenées des gaz est de l’ordre de 6 à 7 m et pour chaque tour une hauteur d’au moins
20 à 25 m.
Appliqué à des unités à charbon d’une puissance d’environ 250 MW, peut-être plus, il y
aurait ici une voie certainement intéressante pour le traitement des GES par lavage à l’eau
pulvérisée additionnée d’un produit naturel bon marché (soude, carbonate ou autre) destiné
à la neutralisation des GES.
19
L’une des tuyauteries en matériau composite
d’amenée des gaz à la tour correspondante.

Les deux tours en cours de montage près de la


cheminée

L’installation vue de loin.

Inconvénient tout de même du système : le


prix. En effet, cet ensemble n’est
évidemment pas gratuit mais il convient de
le considérer d’une part, par rapport au gain
escompté vis-à-vis de l’environnement,
d’autre part suivant la durée de vie de
l’installation, soit vraisemblablement entre
40 et 50 années sinon plus suivant
l’entretien consenti à celle-ci.

LA CENTRALE EDF A CHARBON DE CORDEMAIS

Située en France dans le département de la Loire Atlantique (Près de Nantes), la centrale


EDF de Cordemais est équipée de deux tranches de 600 MW alimentées au charbon
provenant de différents pays dont la Russie. Opérationnel depuis 1995, un traitement
complet des fumées mérite ici toute attention.

Installation de dénitrification
Le procédé consiste à injecter de l’ammoniaque (NH4OH) dans le circuit des fumées, ceci
en présence d’un catalyseur, le titane. Le rendement de la réaction chimique avec les
oxydes d’azote produits par la combustion (NOx) atteint environ 80 %. Le rejet est de l’eau
à l’état de vapeur et du diazote (NO2), le même gaz composant l’atmosphère terrestre pour
environ 78 %. Ensuite, les fumées passent dans le dépoussiéreur tel qu’explicité ci-dessus.

Autres traitements
Ces deux tranches sont évidemment équipées d’une neutralisation des fumées par double
carbonate de calcium et de magnésium CaMg(CO3)2 ou similaire et un dépoussiéreur
électrostatique. Quant à l’émission des fumées résultantes, elle est effectuée par une
cheminée de 220 m de hauteur.

20
Economie d’eau
Cette unité est également équipée d’un bassin de 4000 m3 récupérant les eaux de pluie ce
qui offre plusieurs avantages dont en particulier :
• L’économie de pompage dans la nappe phréatique via l’eau de ville comme dans la
Loire contenant en ce lieu une certaine quantité de chlorure de sodium (eau saumâtre).
• L’humidification des cendres issues du dépoussiéreur des fumées ce qui évite leur
dispersion et facilite leur évacuation.

Produits annexes
Comme il n’y a pas de petites économies, les traitements ci-dessus des fumées donnent
accès à deux produits dérivés, soit :
• Les cendres (dites volantes) issues du dépoussiéreur sont utilisées pour la fabrication
de ciments. Ces cendres sont conformes à la réglementation européenne EN 450
d’octobre 2012.
• Quant au gypse, il provient de la synthèse de la réaction chimique survenant dans
l’installation de désulfuration. Sa qualité est supérieure à celle du gypse naturel ce qui
permet de l’utiliser avantageusement dans certains ciments et naturellement pour la
fabrication de plâtre.

Résumons…
Neutralisation des sulfures (environ 80 %), neutralisation des oxydes d’azote (environ 80 %)
puis dépoussiérage final à 99 %, on voit immédiatement qu’il ne reste pas grand-chose des
composés indésirables d’origine issus de la combustion du charbon hormis de CO2.
A cela s’ajoute la production de produits dérivés pour la construction, lesquels indirectement
limitent les prélèvements dans la nature sans oublier que le transport maritime et/ou
ferroviaire du combustible, le charbon, ne présente absolument pas les mêmes risques
qu’avec un carburant liquide.

UNE VOIE A DEVELOPPER ?..


Un traitement plus complet des fumées est-il sans solution, particulièrement pour le CO2 ?
Ci-dessus présentée à partir de quelques saisies d’images extraites de cet ancien film,
l’initiative allemande interpelle car elle montre que rien n’est techniquement impossible.
Il en est de même pour les deux tranches 600 MW de la centrale thermique à charbon
d’EDF, construite à Cordemais, sous réserve :
• De bonnes idées, nécessairement pragmatiques pour essayer de résoudre l’équation
posée mais en évitant l’écueil traditionnel qui consiste à faire compliqué et donc
onéreux ce qui, pour beaucoup, est souvent plus aisé que de concevoir simple.
• De l’investissement financier nécessaire et consenti puis la durée de retour sur cet
investissement. Bien entendu, sans oublier en passant de donner aussi un prix à
l’environnement qui constitue tout de même l’objectif premier pour envisager de
réhabiliter la centrale à charbon.

Installation locale et CO2


Observons que toute centrale à combustible fossile dont à charbon, dispose d’une cheminée
d’autant plus importante suivant la puissance de l’unité concernée. Suivant cela, plutôt que
de construire un ensemble spécifique pour le traitement des fumées, pourquoi ne pas
directement utiliser et adapter le fût en sa partie basse.
Sous réserve du volume disponible, cet espace pourrait ainsi être judicieusement utilisé
pour assurer certains traitements des fumées avant leur évacuation dans l’atmosphère dont
celui de l’incontournable dioxyde de carbone dont par exemple la carbonatation du CO 2
suivant ci-dessous :

21
Chaux + CO2 = Carbonate de calcium (Ph. basique) qui précipite + eau, soit :
Ca(OH)2 + CO2  CaCO3 + H2O

En présence de soude, soit :


2HO + CO2  CO3 + H2O puis 2Na + CO3  Na2Co3 (carbonate de sodium)

Ceci implique évidemment de protéger de la corrosion le béton comme l’acier ce qui peut
être résolu par un revêtement, soit sous forme d’un polymère appliqué comme une peinture,
soit sous forme d’un matériau composite, beaucoup plus durable.
Que va-t-il alors rester comme polluants sinon en grande partie que de la vapeur
d’eau et du diazote qui ne dérangent personne ?
Ajoutons un réfrigérant atmosphérique pour ne pas échauffer l’eau du fleuve, un transport
de combustible solide qui ne pose pas de difficulté d’autant s’il est localement extrait, n’y a-
t-il pas ici une autre vision de la centrale à charbon comme à lignite ?
Pour les pays ne disposant plus de bassins houillers, dans la mesure où les supertankers
transportant du pétrole brut laissent régulièrement de sombres traces, un bateau de 250 000
tonnes apportant du charbon n’aurait guère de conséquence en cas de naufrage, quel qu’en
soit la nature, y compris en cas de conflits armés. De plus, un tel chargement assure déjà
une certaine autonomie à la centrale concernée.
Cela signifie que si l’on peut porter des appréciations négatives sur les installations
actuelles, cela n’implique pas nécessairement de ne pas les améliorer et ainsi de réviser le
jugement porté. Dans le cas contraire, sans s’interroger, il est évident que l’on arrive
inévitablement à condamner telle ou telle technologie ce qui est absurde.
Pour les centrales déjà en exploitation et dans la mesure où la place alentour reste
disponible, suivant ce qui est ici exposé, rien n’interdit de concevoir un tel ensemble de
traitement avant rejet des gaz à la cheminée.
On remarquera qu’en ce qui concerne ces dernières et pour les constructions neuves, cette
installation permettrait vraisemblablement d’en diminuer la hauteur suivant les proportions
des réfrigérants atmosphériques actuels, soit entre 110 et 165 m/sol comme d’améliorer
encore le rendement du générateur de vapeur par une plus importante récupération des
calories des fumées.
Revenant un instant sur les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, une analyse
de la valeur montre rapidement que de telles centrales à charbon n’ont rien à leur
envier. Pourtant, que d’éloges et d’argent investis au sujet de ces deux énergies, comme
si elles allaient sauver la planète d’un désastre annoncé ! Rêvons toujours…

CONCLUSION ?..

Si l’on veut vraiment être écolo, sans doute convient-il en premier lieu de commencer par
ne pas gaspiller l’énergie électrique. Ce n’est pas en renchérissant sans cesse le prix de
vente du kWh que se trouve nécessairement le bon chemin, solution facile mais d’abord et
comme pour beaucoup de choses, par l’information et par la pédagogie honnête auprès de
l’utilisateur et non le bâton.
Dans le système de consommation à outrance et donc d’inévitable gaspillage sur lequel
repose la société occidentale, nous en sommes évidemment très loin puisque c’est sa
raison première d’être !.. Ensuite, il est évident et sans se ruiner pour autant, que la centrale
à charbon comme à lignite peut évoluer vers un meilleur respect de l’environnement.
En particulier, grâce à des améliorations techniques dont font peut-être partie la combustion
sur lit fluidisé, ce qui est ci-dessus exposé concernant un traitement final des fumées puis,
la technique évoluant à grands pas, l’automatisme au niveau de la conduite des installations
afin d’optimiser leur fonctionnement.

22
Il peut en être de même pour les centrales à bois destinées à du chauffage urbain, par
exemple. En effet, leur exploitation peut s’avérer bénéfique au niveau de l’exploitation
judicieuse de la forêt française, souvent mal entretenue mais avec toutes réserves pour la
production d’électricité à grande échelle, manifestement seulement envisageable d’une
manière marginale.
Comme indiqué, le rendement d’une chaudière de centrale thermique, quel que soit le
combustible, se situant en moyenne entre 90 à 92 % ce qui est excellent, si l’on veut bien
revenir un instant à Gardanne 4 pris comme exemple, l’utilisation directe sous forme
uniquement calorifique serait voisine de 330 MW thermiques, puissance déjà considérable.
Enfin, concernant le CO2 et ceci indépendamment de la combustion des énergies fossiles,
sans doute serait-il déjà bon de commencer par ne plus déforester la planète dont l’Afrique,
l’Amazonie, l’Indonésie et autres lieux mais au contraire de prendre conscience du rôle
général et fondamental de l’arbre dans l’équilibre thermique de l’atmosphère (cf. 4).
Ce n’est évidemment pas en se comportant comme un insecte prédateur et en transformant
petit à petit la croûte terrestre en radiateur infrarouge que l’Humanité va trouver son bonheur
mais en la reforestant comme le font les Chinois dans certains déserts de leur pays… (7)
En effet, la modification de l’albedo terrestre consécutive à l’abattage des forêts, induite par
la réflexion du sol aux rayons solaires ne se traduit pas par des effets à long terme mais
immédiats (8).

Plus jamais cela ? Dans un port


du Nord-Ouest de la France,
énormes grumes de bois
exotique avant transformation en
articles de menuiserie que des
consommateurs inconscients
des ravages causés dans les
forêts tropicales achèteront
parce que ce n’est pas très cher,
parce que c’est joli, parce que
cela ne pourrit pas…
Photo. JMT 2008.

Terminons par une communication par visioconférence du Président Vladimir Poutine lors
de la 17è réunion du club de Valdaï le 22 octobre 2020 à Novo-Agaryovo, près de Moscou.
(9). Rien à ajouter, tout est dit mais cela ne risque pas de plaire à tout le monde… Et
pourtant, chacun devrait s’en inspirer avant de prendre des décisions qui vont trop souvent
à l’encontre de l’objectif recherché sans se soucier du portefeuille du contribuable et/ou de
la nature.
Quand vous avez fini de vous laver et de vous habiller chaque matin, vous devez vous
occuper de votre planète. ... C'est un travail très fastidieux, mais néanmoins facile. Je suis
sûr que nous devons continuer à faire ce "travail fastidieux" si nous voulons préserver notre
maison commune pour les générations futures.
Nous devons prendre soin de notre planète. La question de la protection de l'environnement
est depuis longtemps inscrite à l'ordre du jour mondial.
Mais je voudrais l'aborder de manière plus large pour parler aussi d'une tâche
importante, à savoir l'abandon de la pratique de la consommation effrénée et illimitée
- la surconsommation - au profit d'une consommation suffisante, judicieuse et
raisonnable, lorsque l'on ne vit pas seulement pour aujourd'hui mais que l'on pense
aussi à demain.

23
Nous disons souvent que la nature est extrêmement vulnérable à l'activité humaine. Surtout
lorsque l'utilisation des ressources naturelles prend une dimension mondiale.
Cependant, l'humanité n'est pas à l'abri des catastrophes naturelles, dont beaucoup sont le
résultat d'interférences anthropiques. D'ailleurs, certains scientifiques pensent que les
récentes épidémies de maladies dangereuses sont une réponse à cette interférence.
C'est pourquoi il est si important de développer des relations harmonieuses entre
l'homme et la nature.

*
Ce n’est donc pas avec de ruineuses éoliennes et autres panneaux solaires qui n’ont, l’un
comme l’autre, strictement rien d’écolo (10) que l’on va sauver la planète et guère plus avec
le gaz de fermentation, surtout si l’on commence à exploiter des terres agricoles comme
des forêts (11) sans compter que sur ce marché, il y a déjà les agrocarburants qui en sont
issus, improprement appelés biocarburants.
L’on a également quelque difficulté à se persuader, sous couvert d’énergie bio, verte, d’éco-
responsable, renouvelable, etc. qu’il soit judicieux d’utiliser le bois à grande échelle pour
l’envoyer dans des chaudières de centrales électriques ou désormais pour fabriquer des
granulés destinés à alimenter des millions de poêles du même nom, lesquels ne nécessitent
en général pas moins de trois moteurs électriques durant leur fonctionnement !
Accessoirement… Quant à l’utilisation du dihydrogène (H2) qui, suivant certains, devrait
également sauver le monde, sans doute conviendrait-il en premier lieu de se poser la
question de sa provenance car s’il s’agit d’utiliser le gaz naturel ou l’électricité pour en
fabriquer, l’affaire tourne inévitablement en rond… (Cf. articles déjà parus dans METHODE).

Ne confondons pas vraie écologie et écologie-business ! Suivant cela, l’intérêt de la


science dont découle le progrès et in fine celui de l’économie et donc de la vie sociale,
consiste d’être au service de l’Humanité et non l’inverse.

Il s’agit là d’une très grosse erreur d’objectif, laquelle à terme, inévitablement se traduit par
un prix humain très élevé à payer car l’écart entre ceux qui possèdent la fortune et les autres
ne peut que se creuser avec tout ce que cela implique !

© Jean-Marc TRUCHET
Mars 2021

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(1) Il est important de rappeler que la tension (U) se maintient aux bornes d’un générateur
électrique comme entre les fils d’une quelconque ligne. En revanche, c’est l’intensité (A) qui
traverse ces mêmes fils. Suivant leur résistance (R) il se produit un échauffement appelé
pertes par effet Joules, de la forme : P (Joule) = RI²
On a donc tout intérêt à ce que U soit élevé et I minimum.
(2) La fréquence du réseau étant de 50 Hz, cela signifie 50 périodes par secondes, soit pour une
minute : 50 x 60 = 3000 périodes, autrement dit 3 000 t/min pour un générateur électrique
équipé d’un seul pôle par phase (système triphasé). Pour les alternateurs des centrales
nucléaires et compte tenu des puissances en jeu, les dimensions des rotors d’alternateur
(inducteur) ne permettent plus une telle vitesse de rotation par suite de la force centrifuge
exercée sur les bobinages. Ils sont alors bipolaires ce qui permet de réduire la vitesse de
rotation à 1 500 t/min.
Quel que soit leur type, ils sont refroidis par de l’hydrogène sous pression, soit entre 2.5 et 4.5
bars effectifs suivant leur puissance.
(3) On ne le répétera jamais assez mais en de nombreuses occasions ce mot est tout à fait
impropre car il s’agit souvent de produits issus de substances non biologiques. C’est donc
pourquoi, il convient généralement de retenir le préfixe agro.

(4) Du même auteur - Consulter le site internet : www.laplumedutemps.net


• INITIATION AU CLIMAT
• LES MODIFICATIONS CLIMATIQUES EN QUESTION

(5) Avec le PCS, on considère la quantité totale de chaleur dégagée par la combustion.
Avec le PCI, la quantité de chaleur contenue dans l’eau issue de la combustion est déduite ce
qui implique que le PCI est toujours inférieur au PCS.
Dans les chaudières domestiques à condensation, on récupère la chaleur contenue dans la
vapeur d’eau de combustion au niveau des fumées ce qui n’est pas le cas avec les chaudières
non ainsi équipées.
(6) Au jour de la rédaction de ce document, il ne fut pas encore possible d’identifier ce film qui ne
porte aucune référence, autre que des noms de société apposés, soit sur ce qui semble être
l’agglomération où furent construites ces pièces, les engins de manutention, la péniche de
transport sur le Rhin jusque vers Mainz en Allemagne.
Sous toute réserve, il s’agirait de la chaufferie de l’énorme complexe pétrochimique de la Sté.
BASF (Badisch Alinin Und Soda-Fabrik) situé sur le Rhin à Mainz-Ludwigshafen en
Allemagne, complexe le plus grand au monde en ce domaine.
(7) Suivant BEIJIN INFORMATION, depuis 1949, la Chine a entrepris un vaste programme de
reboisement, soit une moyenne de 4 millions d’hectares par année avec un maximum à 5
millions vers 2000.
Partant de 5 % de couverture du territoire, l’objectif est d’atteindre 23 % en 2020 et 26 % en
2050. Suivant la superficie du pays qui est de 9.6 millions de km², soit 17, 45 fois la France,
en 2020 cela représente 2.21 millions de km², soit environ 4 fois la superficie de cette même
France. La Chine va-t-elle devenir le poumon vert de la planète pendant que l’Occident
continue de déforester l’Afrique et certains massifs d’Amérique du Sud ?
Pourquoi, n’en parle-t-on pas ?
L’Afrique représente environ 30 millions de km², soit près de trois fois la Chine. Imaginons que
25 % soient boisés dont une partie du Sahara, soit 7.5 millions de km². Cela signifierait l’arrêt
de la progression du désert, quasiment plus de vents de sable, moins de maladies, un bon
climat, des pluies abondantes et une économie florissante (bois, énergie, pêche, tourisme,
exportations, etc.).
Ce que la Chine a entrepris, pourquoi pas en Afrique plutôt que d’y favoriser les conflits comme
de déverser des milliards au titre de l’aide humanitaire et autres arguments mais dont on ne
voit toujours pas le résultat ?..
(8) Coefficient (sans dimension) de rayonnement du sol. La neige pure est affectée de  0.9, le
sol uniformément sombre de  0,1, les océans  0,06 à 0,07. Quant au désert, il se situe vers
0.3 à 0.5. Compte tenu des surfaces en jeu, on peut très vite en deviner les effets thermiques
sur l‘atmosphère.

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(9) Le club de Valdaï est un forum international créé en 2004 par l’agence de presse russe, RIA
Novosti.
Son objectif est de permettre à des élites russes d’échanger avec des experts internationaux
concernant le développement de la Russie et son rôle dans le monde. Il se réunit chaque
année. Son Président est actuellement celui de la Fédération de Russie : Vladimir Poutine.
(10) Pour mémoire, suivant leur qualité et divers facteurs environnementaux, les cellules
photovoltaïques peuvent perdre jusqu’à 1% d’efficacité par année.
En ce qui concerne la constitution des pales d’éoliennes, on trouve souvent des tissus de
carbone dont chaque fil est constitué d’environ 2000 à 5000 filaments élémentaires suivant le
type, soit 2 m de diamètre. Or, c’est sensiblement celui du capillaire d’accès aux bronchioles
des poumons. Ce type de fil doit donc faire l’objet d’attention particulière lors de la manutention
comme lors de la mise en œuvre, d’autant si ultérieurement il est usiné, réduit en poudre ou
autres. En effet, inhalés, les déchets de filaments constitutifs peuvent alors se piquer dans les
bronchioles des poumons d’où il ne sera plus possible de les extraire, pouvant à terme
provoquer diverses pathologies dont des cancers.
Du même auteur : LES MATERIAUX COMPOSITES APPLIQUES. Site :
www.laplumedutemps.net
(11) Du même auteur : ENERGIES RENOUVELABLES… VRAI PROGRES OU AUTRE
CHOSE ?.. EOLIEN - PHOTOVOLTAÏQUE (mise à jour 2019).
Consulter le site internet : www.laplumedutemps.net

**
Ce petit document constitue une initiation au
fonctionnement de la Terre et aux phénomènes
météorologiques engendrés par son
fonctionnement naturel.
Cependant, au-delà de ce qui semble
communément admis concernant une évolution
du climat qui serait provoquée par
l’accumulation de gaz à effet de serre dans
l’atmosphère (CO2, CH4…), en revanche on ne
constate pour autant guère de dispositions de
nature à réellement en diminuer les sources.
En particulier, venant du transport aérien
comme maritime mais également routier, bien
au contraire.
Par ailleurs, s’il existe un moyen de limiter
l’expansion de ces gaz à effet de serre, c’est
bien la forêt mais l’on ne peut pas dire qu’elle
soit la préoccupation première de la majorité
des gouvernements dans le monde.
A cela s’ajoute un effet fondamental dont
quasiment personne ne parle, à savoir : la
variation de l’albedo terrestre qui évolue
fortement après la disparition du couvert boisé.
Il s’agit tout simplement de l’évolution du
rayonnement solaire absorbé par le sol ou
renvoyé dans l’atmosphère.
C’est donc sans prétention, ce qui est ici
exposé d’une manière la plus didactique
possible.

Site INTERNET : www.laplumedutemps.net

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