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Histoire de la Chine (1945-1990)

Le document retrace l'évolution de la Chine de 1945 aux années 1990, marquée par la révolution de 1911, la guerre civile entre nationalistes et communistes, et l'établissement de la République populaire de Chine en 1949. Il aborde les politiques économiques et sociales mises en place par le Parti communiste, notamment le 'Grand bond en avant' et la 'Grande révolution culturelle prolétarienne', ainsi que l'ouverture économique et politique sous Deng Xiaoping après 1977. Enfin, il souligne les tensions entre développement économique et demandes de démocratie, illustrées par le massacre de Tian'anmen en 1989.

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Le document retrace l'évolution de la Chine de 1945 aux années 1990, marquée par la révolution de 1911, la guerre civile entre nationalistes et communistes, et l'établissement de la République populaire de Chine en 1949. Il aborde les politiques économiques et sociales mises en place par le Parti communiste, notamment le 'Grand bond en avant' et la 'Grande révolution culturelle prolétarienne', ainsi que l'ouverture économique et politique sous Deng Xiaoping après 1977. Enfin, il souligne les tensions entre développement économique et demandes de démocratie, illustrées par le massacre de Tian'anmen en 1989.

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HG

Tle L/S
Groupe TEAM MOTIVATION SN
Tuteur :Papa Mbariane Mbengue « technicien génie civil »
TEL :773363526 /755231608/765071220

Leçon 3 : LA CHINE DE 1945 AUX ANNEES 1990


Introduction
Le renversement de la dynastie impériale mandchoue des Qing au pouvoir en Chine

depuis 1644 a été l’aboutissement d’une révolution moderne : la révolution de 1911.

Avec la proclamation de la République, la page de la Chine impériale est tournée. La

nouvelle période qui s’ouvre est marquée par les désillusions de la révolution de 1911,

par une série de guerres civiles (1927-1937 ; 1945-1949), par une volonté de

construction du socialisme dans la nouvelle République populaire de Chine (1949-

1976). A partir de 1977, avec Deng Xiaoping puis Jiang Zemin, la Chine adopte une

nouvelle politique économique axée sur la modernisation, la libéralisation et une plus

grande ouverture aux pays industriels capitalistes.

I. La deuxième guerre civile (1945-1949 et la victoire des


communistes
Après la capitulation japonaise du 2 septembre 1945, la guerre civile reprend entre les

nationalistes de Tchang Kaï Chek soutenus par les Etats-Unis et les communistes de

Mao Zedong soutenus par l’Union soviétique. Ce conflit dévaste la Chine de 1945 à

1949.

Les troupes communistes victorieuses s’emparent du pouvoir le 1er octobre 1949 et les

nationalistes se réfugient dans l’île de Formose pour y créer la République de Chine

nationaliste (Chine Taiwan).

II. L’évolution de la Chine de 1949 à 1976


En 1949, la Chine est déjà un pays très peuplé (500 millions d’habitants en 1949), très

pauvre et très divisé qu’il faut reconstruire.

1. La reconstruction économique (1949-1952)


Pour mettre le pays en marche, le Parti communiste chinois (PCC) adopte trois mesures

principales :

- la réforme agraire du 28 juin 1950 qui détruit le système de propriété


traditionnelle et permet aux paysans pauvres de disposer de terres ;

- la réforme de l’industrie par la nationalisation d’entreprises appartenant aux


grandes familles capitalistes liées au Kuo Min Tang (Guomindang) et aux capitalistes

étrangers ;

- les mesures politiques, sociales et culturelles : lois sur le mariage du 30 avril


1950 visant l’émancipation de la femme, effort de scolarisation grâce à la réforme de la

langue, campagne pour la conversion des intellectuels au marxismeléninisme.

Les paysans disposent des lois de terres. L’industrie lourde principalement basée en

Mandchourie est contrôlée par l’Etat. Le prestige extérieur de la Chine est au plus haut

après l’intervention chinoise dans la guerre de Corée. Les responsables chinois

prennent alors des mesures radicales afin de mettre en place le régime socialiste.

2. La mise en place du régime socialiste (1953-1957)


Cette période est marquée par l’adoption de trois grandes mesures :

- le 1er Plan quinquennal (1953-1958), qui donne la priorité à l’industrie lourde

pour stimuler la production industrielle et désenclaver la Chine intérieure ;

- la réforme agraire de 1955 qui met en place une agriculture de type collectiviste

sur le modèle soviétique ;

- la Nouvelle Constitution adoptée en 1954, qui présente beaucoup de

ressemblances avec celle de l’URSS et garantit les libertés fondamentales (liberté

d’opinion, liberté d’expression, liberté d’affichage à travers les dazibaos).

Toutefois des restrictions à ces droits montrent bien les limites imposées aux libertés.

Par exemple, la campagne des "Cent Fleurs" ("déstalinisation à la chinoise") initiée en

1956 est suspendue l’année suivante. Le pouvoir de Mao est sévèrement critiqué. Ce

dernier rompt avec l’URSS et répond par le "Grand bond en avant".

3. Le "Grand bond en avant" (1958-1961)


Les objectifs du "Grand bond en avant" sont définis dans le 2e Plan quinquennal de
1958.

Il est question, selon Mao, d’accélérer le rythme de la production par une mobilisation

des masses pour atteindre 250 % de croissance dans la production céréalière et doubler

la production d’acier en un an. 26 000 communes populaires de 5 000 familles chacune

sont créées ainsi que 2 millions de petits hauts-fourneaux.

La nouvelle stratégie invite la Chine à « marcher sur ses deux jambes » mas le

"Grand bond en avant" connaît un cuisant échec. En conséquence, la tendance de Liu

Shaoqi, favorable à la recherche du progrès économique, connaît une ascension

fulgurante dans la vie politique.

Le régime communiste vacille. Mao est mis en minorité au sein du Parti communiste

chinois. Il doit abandonner la présidence du Parti à Liu Shaoqi. Mais il contre-attaque

et lance la "Grande révolution culturelle prolétarienne".

4. La "Grande révolution culturelle prolétarienne" de 1966 et ses


prolongements

Dernière grande initiative du « Grand Timonier », cette révolution a pour objectif

officiel de combattre de révisionnisme. En réalité, à travers la "Grande révolution

culturelle prolétarienne", Mao cherche à éliminer ses principaux adversaires dont Liu

Shaoqi et Deng Xiaoping et à récupérer le pouvoir perdu. Elle se traduit par de violentes

attaques contre les cadres du PCC et les intellectuels, la répression féroce effectuée par

les "Gardes rouges" contre les dirigeants opposés, la publication du Petit Livre Rouge

(sorte de « Bible » de la révolution culturelle qui développe le culte de la personnalité)

et, enfin, la création de comités révolutionnaires ouvriers dans toutes les grandes

entreprises. Le bilan économique et humain de la "Grande révolution culturelle

prolétarienne" est lourd (2 millions de victimes).

Cependant, à partir de 1969, la Chine entre dans une période de reconstruction et

accède à la scène internationale. Elle devient membre permanent du Conseil de

sécurité de l’ONU en 1971 et reçoit le président américain Richard M. Nixon en visite

officielle à Pékin en février 1972. La fin de la "Grande révolution culturelle

prolétarienne" est officiellement annoncée en 1977, un an après la mort de Zhou Enlai

(8 janvier 1976) et de Mao (9 septembre 1976). Cette année 1977 arque la défaite des
radicaux maoïstes (la "Bande des Quatre" dont la femme de Mao Jiang Qing) et le

rétablissement de Deng Xiaoping à la tête du Parti et de l’Etat.

III. L’après Mao ou l’ouverture sur l’extérieur


A partir de 1977, la politique des "Quatre modernisations" (idée de Zhou Enlai de

moderniser l’agriculture, l’industrie, la recherche et la Défense nationale) devient la

doctrine officielle. Le "Grand bond en avant" est considéré comme un "Grand bond en

arrière". Entre 1977 et 1982, l’agriculture est pratiquement décollectivisée. Les

communes populaires disparaissent. L’industrie lourde reste entre les mains de l’Etat

mais l’autonomie des entreprises est renforcée et les prix libérés. L’entreprise privée

est autorisée dans les industries de consommation. L’économie s’ouvre de plus en plus

sur l’extérieur : la Chine entre au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque

mondiale en 1980. Des Zones économiques spéciales (ZES) sont créées à partir de 1978

sur le littoral pour attirer les investissements étrangers.

Sur le plan politique, la Chine entretient des relations officielles avec les Etats-Unis, le

Japon et l’URSS. Les actes de Mao sont critiqués mais sa pensée politique est

intouchable, c’est-à-dire que les changements politiques sont limités. Le massacre de

la place Tian’anmen (3-4 juin 1989, « Printemps de Pékin ») contre les étudiants et les

intellectuels qui réclamaient plus de démocratie, montre que les libertés

fondamentales sont souvent bafouées (plus de 700 morts). Lors du XIVe Congrès du

PCC (octobre 1992), la politique d’économie socialiste de marché est lancée. En 1993,

la Chine devient le 2e pôle d’investissements derrière les Etats-Unis.

Conclusion
Pays longtemps replié sur lui-même, la Chine s’est engagée dans la voie socialiste pour

se développer. Après la mort de Mao Zedong, Deng Xiaoping développe un socialisme

pragmatique et apparaît comme le précurseur de la "perestroïka" à la chinoise.

Cependant des limites sont imposées à la restructuration du modèle chinois. Aussi le

peuple réclame-t-il avec insistance une "cinquième modernisation" : la démocratie.

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