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Abandon scolaire à Antsirabe-Centre

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INTRODUCTION

Contexte

Le phénomène de l’abandon scolaire a attiré beaucoup l’attention de tous les


gouvernements des pays du monde entier. De nombreuses recherches ont porté sur
l’abandon scolaire au cours de la scolarité obligatoire, aussi bien dans la littérature
scientifique que dans les médias. Ce phénomène intéresse tout particulièrement les
politiciens dans le monde entier, autant dans les pays industrialisés que dans les pays en
voie de développement, étant donné qu’il est l’indice d’un dysfonctionnement du système
d’éducation. Au sens large, ce phénomène dans l’enseignement primaire se traduit par le
nombre considérable d’enfants qui, pour une raison ou pour une autre, ne réussissent pas à
acquérir l’ensemble des compétences enseignées au cours du cycle primaire.
A Madagascar, déjà problématique auparavant, la situation de l’abandon scolaire eu
primaire a considérablement empiré depuis 2009. Rien que pour l’année 2010, près de sept
cent milles (700 000) enfants sont sortis du système scolaire entre le CP1 ET CM1 soit
16,7% des effectifs inscrits1. Si la plupart des enfants commencent le primaire,
l’achèvement de l’enseignement primaire apparaît comme le grand défi du système pas la
deuxième année (CP2), à peine 45 peuvent accéder en dernière année du primaire (CM2)
et seulement 33 rentrent en première année de secondaire (6ème).
De surcroît, cette moyenne de 55,4% d’abandon global au primaire cache de très fortes
disparités entre les régions, entre les communes et entre les établissements. Les zones
rurales, fortement enclavées et celles avec la plus faible qualité de l’offre éducatives sont
celles qui présentent les plus forts taux d’abandon2.

Annonce du sujet

A coup sûr la Circonscription Scolaire (CISCO) de Mandritsara et la Zone Administrative


et Pédagogique (ZAP) d’Antsirabe-Centre ne peuvent échapper à ce phénomène. C’est
ainsi que nous avons choisi notre thème de mémoire : « Abandon scolaire en classe de
septième (7ème), cas de l’EPP Antsirabe-Centre ».

1
NICEF Madagascar : une étude pour favoriser l'inclusion de tous les enfants dans les EPP de Madagascar
2
Rohen d’Aiglepierre Février 2012
Justification du choix du sujet

Ainsi à travers cette étude, nous lançons une analyse des causes de l’abandon scolaire au
niveau de l’enseignement primaire malgache et notamment en ce qui les élèves en classe
de 7ème de l’EPP Antsirabe-Centre. Le choix de notre sujet de recherche se justifie par le
fait qu’il nous apporte un triple intérêt :
Sur le plan scientifique, son intérêt aussi au fait que, chercheuse que nous sommes,
puissions mettre en pratique nos théories apprises tout au long de notre parcours d’études
universitaires à l’Institut de Formation des Enseignants à Madagascar et apporter ainsi
notre modeste contribution à une éventuelle élaboration d’une nouvelle réforme du
système éducatif.
Sur le plan pratique de société, nous voulons interpeller la conscience des parents d’élèves,
des communautés locales, des enseignants que l’abandon scolaire est un problème qui
touche non seulement l’enfant concerné ainsi que sa famille mais aussi la nation entière du
peut être facteur déterminant du chômage et de la délinquance juvénile.
Notons aussi que l’abandon scolaire est une occasion manquée pour les individus, les
communautés, les nations et les régions entières du monde. Il empêche les pays en voie de
développent de tirer le meilleur parti de leurs ressources et frappe surtout les groupes les
plus vulnérables de la société.

Objectif du sujet

En effectuant cette recherche nous poursuivons les objectifs de décrire les principales
causes de l’abandon scolaire au cycle primaire chez les jeunes enfants malagasy. Nous
nous pencherons sur certains facteurs relatifs à l’abandon des études au niveau primaire à
Madagascar.
Ainsi, nous ciblerons certains objectifs que nous définirons de la façon suivante :
a) – décrire les facteurs de l’abandon scolaires des enfants malagasy fréquentant le
primaire liés à leur vie familiale
b) – étudier les facteurs de l’abandon scolaire des élèves liés à leur scolarité.

Problématique

Force nous est cependant de constater que malgré la gratuité de l’enseignement primaire,
l’abandon scolaire se fait de plus en plus sentir pour différentes raisons.
Dans cette recherche, nous nous intéressons comment éradiquer ou du moins réduire ce
phénomène d’abandon, source de désœuvrement, de la délinquance juvénile.
Hypothèse

Dans la présente recherche, nous allons vérifier quelles sont les facteurs principaux de
l’abandon au cycle primaire à Madagascar. Et pour répondre à cette question, nous
formulons trois hypothèses correspondant aux éléments trouvés au cours de la recherche
liée à la situation actuelle dans le domaine de l’éducation à Madagascar.
Hypothèse 1 : Les problèmes familiaux seraient une cause de l’abandon scolaire u cycle
primaire à Madagascar
Hypothèse 2 : Les facteurs socioéconomiques semblent influencer l’abandon des études
chez les jeunes enfants malagasy.
Hypothèse 3 : Les difficultés scolaires inciteraient l’élève à l’abandon scolaire au niveau
primaire à Madagascar.

Approche méthodologique

Pour effectuer notre recherche, nous avons choisi les trois techniques de recueil de
données suivants : recherche documentaire, enquête sur questionnaire et entretien.

Limite de la recherche.

Cette recherche est limitée à l’étude des facteurs de l’abandon scolaire au niveau primaire
et en classe de 7ème tels que les facteurs familiaux, socioéconomiques et les difficultés
scolaires.
Sur le plan spatial, nous avons opéré notre investigation à l’EPP Antsirabe-Centre, ZAP
Antsirabe-Centre, CISCO de Mandritsara.
Sur le plan temporel, notre recherche s’est déroulée 22 février au 15 mai 2022.

Annonce du plan

Outre l’introduction et la conclusion, ce travail se construira autour de trois grandes


parties :
- La première partie comportera deux chapitres :
Chapitre I : Présentation de la zone d’étude
Chapitre II : Définition des concepts
- La deuxième partie va comprendre deux chapitres :
Chapitre III : Méthodologie de la recherche
Chapitre IV : Résultats de la recherche
- La troisième partie se divisera en deux chapitres
Chapitre V : Discussion
Chapitre II : Proposition de solution.

PREMIÈRE PARTIE
PRÉSENTATION DE LA ZONE D’ÉTUDE
ET
DEFINITION DES CONCEPTS
CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE LA ZONE D’ÉTUDE
I. 1. COMMUNE RURALE ANTSIRABE-CENTRE

I. 1. 1. Caractéristiques géographiques

I. 1. 1. 1. Superficie, localisation et délimitation

L’une des trente-deux communes formant le district de Mandritsara, la commune rurale


d’Antsirabe-Centre se situe à vingt-cinq kilomètres (25km), au Sud-est, de la ville de
Mandritsara.
Cette commune rurale est délitée au Sud par la commune rurale de Marotandrano, à
l’Ouest par la commune rurale de Tsaratanàna, au Nord par la commune d’Antanandava et
à l’Est par les communes rurales d’Ambarikorano et d’Antsiatsiaka.

I. 1. 1. 2. Relief

La Commune rurale d’Antsirabe-Centre se partage entre une zone haute qui correspond à
sa partie Est et une zone basse qui s’étend dans sa partie Ouest.

I. 1. 1. 3 Climatologie
La Commune rurale d’Antsirabe-Centre présente en général un climat tropical sec à deux
saisons bien différentes :
- la saison humide qui s’étend du mois de décembre au mois d'avril ;
- la saison sèche qui s’étale du mois de mai au mois de novembre.
I. 1. 1. 4. Température

I. 1. 1. 5 Pluviométrie

La Commune rurale d’Antsirabe-Centre connaît une pluviométrie caractérisée par une forte
irrégularité pendant la saison humide qui s’étale du mois de décembre au mois de mars.
I. 1. 1. 6 Vent

Deux vents soufflent dans la Commune rurale d’Antsirabe-Centre : l’alizé et la mousson.


L’alizé balaie cette circonscription du Sud-est vers le Nord-ouest alors que la mousson la
traverse en direction opposée.
I. 1. 1. 7. Hydrologie

Trois ruisseaux traversent la commune rurale d’Antsirabe-Centre du Sud au Nord. Ils


s’agissent de la « Malandiloha », l’« Antenarano », et de la « Sitroka » Ils se rejoignent
dans la partie Ouest de la commune rurale d’Ambarikorano
I. 1. 2. Situation administrative

Deux entités administratives différentes et indépendantes l’une de l’autre coexistent la


commune rurale d’Antsirabe-Centre : la commune et l’arrondissement.
A la tête de l’arrondissement territorial, se place le chef d’Arrondissement qui représente le
gouvernement dans sa circonscription. Il est sous la hiérarchie du Chef de district de
Mandritsara et du Préfet d’Antsohihy.
La commune rurale est une collectivité décentralisée. Elle est gouvernée par Monsieur le
Maire, assisté par un organe délibératif composé par les conseillers ruraux.
La CR d'Antsirabe-centre est composée de huit Fokontany dont : Antsirabe-centre,
Andrikarika, Ambohimarina, Behota, Ambahivahy, Ambarikapa, Ambalafarihy, et
Ambodimandresy II.
I. 1. 3. Ressources humaines

I. 1. 3. 1. Démographie

La commune rurale Antsirabe-Centre compte actuellement 17 479 habitants dont 8 771


femmes et 8 708 hommes dont la répartition par Fokontany est présentée par le tableau ci-
après :
Tableau 1 : Répartition des habitants par Fokontany et par sexe
Fokontany Femmes Hommes Total
Antsirabe-centre 1289 1247 2536
Ambalafarihy 1222 1164 2386
Andrikarika 1046 1102 2148
Ambahivahy 1110 1064 2174
Ambarikapa 1144 1102 2246
Ambohimarina 1007 1095 2102
Behota 956 986 1942
Ambodimandresy II 997 948 1945
Total……………….. 8 771 8 708 17479
Source : Commune rurale Antsirabe-Centre

Le nombre de femmes dépasse de très peu celui des hommes

I. 1. 3. 2. Répartition ethnique et par sexe

Tableau 2 : Répartition ethnique et par sexe


Ethnie Femmes Hommes Total
Tsimihety 7335 7127 14462
Merina 213 194 407
Betsileo 312 315 627
Sakalava 145 138 283
Betsimisaraka 421 521 942
Gens du grand Sud 345 413 758
Total……………….. 8 771 8 708 17479
Source : Enquêtes

Largement prédominée par les Tsimihety, la population de la commune rurale est


constituée par la plupart des ethnies malagasy.
I. 1. 4. Activités économiques

I. 1. 4. 1. Agriculture

L’agriculture constitue la principale activité économique des habitants de la commune


rurale d’Antsirabe-Centre et la riziculture occupe la plus grande place. Toutefois, les
cultures de rente telles que l’arachide, le maïs et les cultures d’exportations comme la
vanille, le café et girofle se multiplient et se développent.
I. 1. 4. 2. Elevage

L’élevage bovin est de loin le plus pratiqué. Compte tenu de l’importance qu’accorde la
population locale à la race bovine, un troupeau de bovins confère à son propriétaire non
seulement de la richesse mais aussi et surtout d’un prestige.
Depuis quelques décennies, les élevages porcins, caprins, ovins ont pris un essor de
développement.
L’élevage traditionnel des volailles est répandu dans toute la commune et sert d’épargne
pour les petites dépenses imprévues.
I. 1. 4. 3. Secteur tertiaire

Des enseignants, des agents de santé, des marchands ambulants s’activent dans le secteur
tertiaire.
Deux marchés hebdomadaires sont organisés dans la commune rurale d’Antsirabe-Centre.
Ils se tiennent respectivement le lundi et le jeudi et ce dans les Fokontany d’Antsirabe-
Centre et d’Andrikarika.

I. 2. ZAP ANTSIRABE-CENTRE

I. 2. 1. Superficie, localisation et délimitation

La ZAP d’Antsirabe-Centre est localisée dans la Commune rurale d’Antsirabe-Centre et


siège dans le Fokontany d’Antsirabe-Centre. Elle couvre tous les établissements publics et
privés implantés dans la collectivité décentralisée.
I. 2. 2. Organisation administrative de la ZAP
La ZAP d’Antsirabe-Centre est placée sous le contrôle du chef ZAP. Son pouvoir de
contrôle s’étend sur tous les établissements scolaires publics ou privés, primaires ou
secondaires implantés dans sa zone.
La ZAP d’Antsirabe-Centre comprend 8 préscolaires, 26 EPP, 2 CEG et une école privée
catholique siégeant dans le Fokontany d’Antsirabe-Centre.
Dans notre étude, nous avons limité notre enquête auprès des écoles du secteur public.
I. 2. 3. Ressources humaines.

I. 2. 3. 1. Enseignants

Avant de définir leurs attributions, nous allons essayer de décrire en premier leurs
caractéristiques.
I. 2. 3. 1.1. Répartition enseignants par sexe et selon leur niveau

Tableau 3 : Répartition enseignants par sexe et selon leur niveau


Niveau Femme Hommes
Préscolaire 11 0
Primaire 32 61
Secondaire 2 14
Total……… 45 75
Source : ZAP d’Antsirabe-Centre

La lecture du tableau 3 ci-dessus nous révèle que la ZAP Antsirabe-Centre compte


actuellement 120 dont 45 femmes et 75 hommes exerçant dans le secteur public.
I. 2. 3. 1.2. Répartition enseignants par statut et selon leur niveau Répartition

Tableau 4 : Répartition enseignants par statut et selon leur niveau


Femme Hommes
Fonctionnaire 0 6
Contractuels 8 11
Enseignants FRAM 37 58
Total……… 45 75
Source : ZAP d’Antsirabe-Centre

La lecture du tableau 4 nous connaître que sur les 120 enseignants de la ZAP d’Antsirabe-
Centre, 6 hommes dont fonctionnaires, 19 (8 femmes et 11 hommes) sont en attente
d’intégration et 95 (37 femmes et 58 hommes) attendent patiemment leur recrutement.
I. 2. 3. 2. Elèves

I. 2. 3. 2.1. Répartition des élèves par sexe et selon leur niveau

Les élèves de la ZAP d’Antsirabe-Centre se répartissent en 26 sections dont 08 en


préscolaire, 26

Tableau 5 : Répartition des élèves par sexe et selon leur niveau


Préscolair Secondair
e Primaire e Total
Effectif des filles 119 1038 143 1300
Effectif des garçons 147 954 182 1283
Total…………….. 266 1992 325 2583
Source : ZAP d’Antsirabe-Centre

La ZAP d’Antsirabe-Centre compte actuellement 2583 dont 1300 filles et 1283 garçons.

I. 3. PRÉSENTATION DE LA ZONE D’ÉTUDE

I. 3.1. Présentation géographique

Notre recherche est menée à l’Ecole Primaire Publique (EPP) Antsirabe-Centre, dans la
Zone Administrative et Pédagogique (ZAP) Antsirabe-Centre, Circonscription Scolaire
(CISCO) de Mandritsara.
I. 3. 1. 1. Superficie, délimitation et localisation
D’une superficie de huit hectares (8ha), l’établissement est situé en plein milieu du village. Il est
délimité :
- Au Nord par le Centre de Santé de Base
- A l’Ouest par la route nationale relient Mandritsara à Mananara-Nord
- Au Sud par une propriété privée
- A l’Est par le ruisseau Antenarano.

I. 3. 2. Situation historique

I. 3. 2. 1. Ouverture

L’EPP Antsirabe-Centre a été ouverte en 1918, à l’initiative de Feu SOLONDRAZANA,


« Mpiadidy » à l’époque qui a mis tous ses efforts pour obtenir l’autorisation d’ouverture
de cette institution scolaire auprès de l’autorité coloniale.

I. 3. 2. 2. Directeurs successifs

Depuis son ouverture, l’EPP a connu 15 directeurs successifs.

Tableau 6 : Directeurs successifs


N° Année de prise de Année de cessation
Nom et prénoms
d’ordre service de service
01 RANDRIANAMBAHY 1918 1922
02 RANDRIANAIVO 1923 1928
03 RANDRIA Albert 1929 1935
04 RANDRIANAIVO 1936 1941
05 RANDRIA Albert 1942 1945
06 RANDRIAMAHAZO Daniel 1946 1973
07 INDRIAMAHAFANA 1974 1978
08 IANDIFERA Gabriel 1981 1982
09 RANDRIAMIHAJA Gabriel 1983 1986
10 SAMOELSON 1986 1989
11 RJAOSOLO Jean de Dieu 1990 1992
12 RASOAMIANDRIRAY Françoise 1993 1999
13 ZARAMINO Lucienne 2000 2008
14 VELO Michel 2014 2018
15 EDILON Yves 2019 A ce jour
Source : EPP Antsirabe-Centre
I. 3. 3. Situation administrative

Comme toute institution scolaire, l’EPP Antsirabe-Centre est sous la hiérarchie des
organismes locaux représentant le Ministère de l’Education Nationale. Ainsi, l’école est
sous l’autorité de la ZAP Antsirabe-Centre, de La CISCO de Mandritsara et de la DREN
Sofia.
Elle est placée sous la responsabilité d’un enseignant fonctionnaire nommé directeur par
une décision émanant de la DREN.
Le code 415 160 015 identifie l’EPP Antsirabe au sein du Ministère.
I. 3. 4. Environnement scolaire
L’environnement scolaire englobe tous les domaines matériels et équipements de l’école
qui garantissent le bon déroulement de l’enseignement, sans oublier en outre la situation du
personnel enseignant et celle des élèves

I. 3. 4. 1. Ressources humaines

I. 3. 4. 1. 1. Enseignants

I. 3. 4. 1. 1.1. Caractéristiques des enseignants

Les tableaux ci-après vont nous permettre de décrire les caractéristiques des enseignants.

 Répartition des enseignants par sexe


Tableau 7 : Répartition des enseignants par sexe
Sexe Effectif Pourcentage
Féminin 09 64,29%
Masculin 05 35,71%
Source : EPP Antsirabe-Centre

Parmi les 14 enseignants de l’EPP Antsirabe-Centre, 64,29% sont des femmes alors que les
hommes représentent les 35,71%

 Répartition des enseignants par classe d’âge


Tableau 8 : Répartition des enseignants par classe d’âge
Classe d’âge Effectif Pourcentage
25 à 34 ans 7 50,00%
35 à 44 ans 4 28,57%
45 à 54 ans 3 21,43%
Source : EPP Antsirabe-Centre

Parmi les 14 enseignants de l’EPP Antsirabe-Centre, plus de 75% sont âges de moins de 45
ans.

 Répartition des enseignants par statut


Tableau 9 : Répartition des enseignants par statut
Statut Effectif Pourcentage
Fonctionnaire 2 14,29%
Contractuel 5 35,71%
Enseignants FRAM 7 50,00%
Source : EPP Antsirabe-Centre

50% des enseignants sont payés par le budget général de l’état alors que les autres 50%
sont payés par la FRAM.
 Répartition des enseignants par diplôme académique le plus élevé
Tableau 10 : Répartition des enseignants par diplôme académique le pus élevé
Diplôme académique le plus élevé Effectif Pourcentage
BEPC 09 64,29%
Baccalauréat 05 35,71%
Source : EPP Antsirabe-Centre

Parmi les 14 enseignants de l’EPP Antsirabe-Centre, 64,29% ont le BEPC comme


diplôme académique le pus élevé alors que les 35,71% sont bacheliers de l’enseignement
secondaire.
 Répartition des enseignants par diplôme professionnel le plus élevé
Tableau 11 : Répartition des enseignants par diplôme professionnel le plus élevé
Diplôme professionnel le plus élevé Effectif Pourcentage
Sans diplôme professionnel 06 42,86%
CAE/EP 02 14,29%
CAP/EP 02 14,29%
CFFP/EP 04 28,57%
Source : EPP Antsirabe-Centre

Parmi les 14 enseignants de l’EPP Antsirabe-Centre, 42,86% ne sont titulaires d’aucun


diplôme professionnel.

 Répartition des enseignants par expériences professionnelles


Tableau 12 : Répartition des enseignants par expériences professionnelles
Expériences professionnelles Effectif Pourcentage
1 à 5 ans 3 21,43%
6 à 10 ans 4 28,57%
11 à 15 ans 2 14,29%
16 à 20 ans 5 35 ,71%
Source : EPP Antsirabe-Centre

Les 14 enseignants de l’EPP sont répartis en deux groupes. La première moitié a moins de
10 ans de service, alors que l’autre moitié enseignent depuis plus de 10 ans.

I. 3. 4. 1. 2. Elèves de l’EPP Antsirabe-Centre

I. 3. 4. 1. 2. 1. Nombre de sections

Tableau 13 : Nombre de sections de l’EPP Antsirabe-Centre


Préscolaire Primaire
Moyenne Grande 11ème 10ème 9ème 8ème 7ème
Total
Nombre des sections 1 1 2 2 2 2 2 12
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 1. 2. 2. Répartition par niveau et par sexe

Tableau 14 : Répartition par niveau et par sexe


Moyenne Grande 11ème 10ème 9ème 8ème 7ème Total
F 15 14 26 37 29 31 32 184
G 15 19 36 34 17 44 30 195
T 30 33 62 71 46 75 62 379
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 1. 2. 3. Tableau des âges

Tableau 15 : Tableau des âges


Moyenne Grande 11ème 10ème 9ème 8ème 7ème Total

F G F G F G F G F G F G F G F G
3 ans 8 7 8 7
4 ans 7 8 4 3 11 11
5 ans 9 10 9 10
6 ans 1 6 10 11 1 12 17
7 ans 9 17 12 10 1 22 27
8 ans 5 6 10 13 3 6 2 20 25
9 ans 2 2 8 5 8 5 1 3 19 15
10 ans 4 5 2 1 2 3 2 1 10 10
11 ans 2 1 3 0 7 8 1 4 13 13
12 ans 5 2 6 10 8 7 19 19
13 ans 4 2 8 4 8 9 20 15
14 ans 3 1 1 8 6 4 10 13
15 ans 2 5 4 2 6 7
16 ans 2 3 2 1 4 4
17 ans 15 15 14 19 26 36 37 34 29 17 31 44 32 30 184 195
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 2. Infrastructures

I. 3. 4. 2. 1 Domaine scolaire

L’établissement dispose d’un domaine non clôturé et traversé du Nord au Sud une voie de
communication qui constitue une limite mitoyenne entre l’école et le collège implanté lui
aussi dans le même domaine
I. 3. 4. 2. 2. Bâtiments scolaires

L’EPP d’Antsirabe-Centre dispose de neuf bâtiments dont cinq abritent les salles de classe
et les quatre autres servent de logement.
En ce qui concerne les cinq bâtiments qui accueillent les apprenants, ils ont été construits
en des moments différents :
I. 3. 4. 2. 3. Salles de classe
Quatre bâtiments comprenant en tout huit pièces servent de salle de classe pour les douze
sections de l’école.
Tableau 16

Etat Salle de Bureau du maître Armoire


Affectation
Bon/mauvais classe Oui /Non Oui /Non
S1 11ème OUI Non
Bat 1 Mauvais
S2 11 ème OUI Non
S1 8 ème OUI Non
Bat 2 Mauvais
S2 8 ème OUI Non
Bat 3 Mauvais S1 Moyenne scolaire OUI Non
Mauvais S2 Grande section OUI Non
S1 10 ème (mi-temps) OUI OUI
Bat 4 Bon
S2 9 ème (mi-temps) OUI OUI
S1 7 ème OUI OUI
Bat 5 Bon
S2 7 ème OUI OUI
Source : EPP Antsirabe-Centre

I. 3. 4. 2. 4. Les logements
L’EPP Antsirabe-Centre dispose de quatre bâtiments comprenant de deux pièces de chaque
pour les huit enseignants.
I. 3. 4. 2. 5. Les mobiliers et matériels de bureau

Aucun mobilier de bureau n’est disponible pour cette école.

I. 3. 4. 2. 6. Mobiliers et matériels scolaires

Chaque salle de classe est munie d’un table et d’une chaise toutes deux en bois pour servir
du bureau aux enseignants.
Pour les deux bâtiments construits plus récemment, chaque salle de classe est garnie d’un
tableau mural et d’une armoire incrustée.
Tableau 17 : Liste tables banc
Table blanc Biplace Triplace Quadriplace
Nombre 79 04 00
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 2. 7 Les matériels pédagogiques
Les matériels pédagogiques comprennent les outils pédagogiques, les manuels scolaires et
les matériels de sport.
I. 3. 4. 2. 8 Les outils pédagogiques
Tableau 18

Matériel Nombre
Règle 02
Compas 01
Globe terrestre 01
Planche géographique 02
Montre 01
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 2. 9 Les matériels de sports
Tableau 19

Matériel Sifflet Ballon de foot Décamètre


Nombre 02 01 01
Source : Nos enquêtes
I. 3. 4. 2. 10 Les manuels scolaires

CHAPITTRE II : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL


Dans l’intention de mieux comprendre les phénomènes de l’abandon scolaire au niveau
primaire à Madagascar, de même que les facteurs familiaux, les facteurs socioéconomiques
et les difficultés scolaires comme déterminants des problèmes majeur de l’abandon scolaire
chez les jeunes enfants Malagasy, nous avons consultés un certain nombre de documents
qui portent sur les facteurs de l’abandon des études en général dans les pays industrialisés
et les pays en voie de développement en rapport à la situation actuelle à Madagascar. Ces
recherche nous permettent de trouver un certain nombre de facteurs associés à l’abandon
scolaire
II. 1. LES FACTEURS FAMILIAUX
A Madagascar, plus de la moitié des habitants ont moins de 18 ans; ce qui suscite de graves
préoccupations pour leur bien-être économique et social ainsi que pour leur futur. Un très
grand nombre d'enfants malagasy se trouvent dans des situations particulièrement
préoccupantes, car ils sont coupés de tous liens familiaux, et ce, pour diverses raisons liées
aux maux actuels de la société malagasy. Les jeunes, particulièrement les filles, doivent
garder leurs plus jeunes frères ou sœurs à la maison ou aider leurs parents et ce dès l'âge de
six ans.
A Madagascar, les problèmes familiaux tels que la pauvreté, le chômage, la violence dans
la famille, l'éclatement de la famille et le décès d'un parent entraînent des effets
perturbateurs chez chacun des membres de la famille. Les jeunes transportent leurs
problèmes à l'école, ils sont inquiets, agressifs ou déprimés. Les élèves qui vivent des
problèmes à la maison sont plus vulnérables et plus susceptibles de développer des
difficultés à l'école. Ils perdent le contrôle de leur vie et ne réussissent plus à fonctionner
dans leur milieu scolaire. Leurs problèmes prennent toute la place et les efforts à fournir à
l'école deviennent des défis qui leur semblent impossibles de relever (Gingras, 1995)3.
Beaudelot et Establet (1971), affirment que l'environnement familial ainsi que les membres
de la famille durant l'enfance, ont une influence sur le rendement scolaire des élèves et que
cet environnement peut devenir une cause de l’abandon scolaire.
Pour tout dire, dans les études du phénomène de l'abandon scolaire sur la famille des
jeunes, on observe, en général, que celle-ci fournit peu d'aide pour l'étude, peu d'occasions
d'apprentissage, moins de chance de la présence des deux parents à la maison, des parents
peu scolarisés et peu intéressés au fait scolaire. Il est évident que moins les parents sont
scolarisés, plus ils sont démunis financièrement et culturellement, et plus ils vont se sentir
débordés dans leur propre vie. On comprend alors qu'il leur soit difficile de collaborer avec
des enseignants qui, plus souvent qu'autrement, ne demandent ces collaborations que
lorsqu'un problème grave surgit et qui ne démontrent pas toujours le doigté et l'habileté
nécessaires pour gagner la confiance et la participation active des parents.
3
Les études de Bégin et al. (1993) effectuées auprès des enfants sur leur expérience
familiale, la baisse de participation des parents à l'éducation scolaire de leurs enfants
constitue un élément considérable dans la dégradation du rendement académique et il est
vain d'espérer améliorer la situation en changeant une fois de plus les programmes et les
méthodes d'enseignement.
Les études sur le fonctionnement familial démontrent que les enfants ont plus de risques
d'abandonner leurs études si les parents valorisent peu d'école et s'impliquent peu dans
l'encadrement scolaire de leur enfant, si le style parental est permissif et le système
d'encadrement déficient (manque de supervision, de soutien et d'encouragement), s'il y a un
manque de communication et de chaleur dans les rapports parents-enfants, et si les parents
réagissent mal ou pas du tout aux échecs scolaires de leur enfant (LeBlanc et al., 1993).
Par ailleurs, les activités journalières des parents sont beaucoup plus importantes que le
statut socio-économique de la famille en ce qui concerne la réussite scolaire. Il a isolé
certaines principales variables de l'environnement familial susceptibles d'influencer le
rendement scolaire de l'enfant telle l'importance que les parents accordent à la réussite
scolaire. Il faut que la pression exercée par les parents soit justement dosée, ni trop forte
pour décourager l'enfant, ni trop faible pour qu'il conclut au désintérêt de ses parents; le
soutien obtenu à la maison pour le travail et l'orientation scolaire par les parents ou les
frères et les sœurs peut jouer un rôle de soutien vis-à-vis l'élève; la stimulation pour
explorer différents aspects de l'environnement, par exemple, intéresser l'enfant à la nature,
à la faune, voyager avec lui, etc., les intérêts intellectuels et les activités de la famille de
même que l'importance accordée au travail à la maison, tous ces aspects de
l'environnement familial sont autant des traits culturels à partir desquels la distance sociale
école-famille peut se manifester. Plus forte sera cette distance, plus l'élève aura de la
difficulté à réussir à l'école.
Rivard (1991) établit différents liens entre les abandons et différentes caractéristiques de la
société actuelle tels le divorce et l'accroissement des unions de fait.
Bien plus, les ruptures familiales n’entraînent que des séries de problèmes. Le divorce et la
rupture sont difficiles à accepter, les jeunes souffrent des conséquences, par exemple, un
parent manquant, un besoin d'argent, etc. Ils ont besoin d'adultes importants à leurs yeux.
Du côté structurel, les résultats des recherches de Brossard et al. (1992), indiquent que les
enfants qui proviennent de familles désunies ou reconstituées, à faible revenu ou en
dépendance économique, où il y a plusieurs enfants, et dont les parents sont peu scolarisés,
ont plus de risques d'abandonner l'école.
De plus, Violette (1991) estime qu'une des principales raisons d'abandon des études chez
les enfants sont les motifs liés aux problèmes familiaux.
Encore une fois, l'environnement familial dans les pays en voie de développement comme
la violence conjugale, le divorce, la mortalité d'un des parents à cause de la guerre, etc., est
considéré comme un facteur important dans le développement et l'éducation du jeune
enfant. Donc, les problèmes au sein de la famille peuvent avoir des répercussions sur le
rendement scolaire de l'enfant. Dans ce cas, les facteurs familiaux ont certainement un
grand impact sur l'abandon scolaire. Mais qu'en est-il des facteurs d'ordre
socioéconomique.

II. 2. LES FACTEURS SOCIO-ÉCONOMIQUES

La littérature démontre que les statuts économique et culturel ont une influence sur
l'abandon scolaire des enfants. Gingras (1995), estime que les problèmes sociaux peuvent
être la cause d'une baisse importante de la motivation des jeunes à poursuivre leurs études
et peuvent même les inciter à abandonner l'école.
Selon Langevin (1994), un enfant qui est pauvre annonce un adulte pauvre; cet engrenage
est attribuable en grande partie au taux d'abandon scolaire des enfants et des adolescents.
En se référant à une étude de Rosse et Shillington (1990) intitulée La pauvreté chez les
enfants et les mauvais résultats scolaires : coûts économiques pour la société, l'auteur a
fait remarquer que le taux de l'abandon scolaire est deux fois plus élevé chez les enfants
pauvres que chez les autres. Même s'ils vont à l'école, ils ne peuvent pas participer aux
mêmes activités que les autres, ils se marginalisent, acquièrent rapidement une vision
étriquée de la vie et expriment des attentes limitées. De plus, les enfants pauvres
manifestent plus de troubles émotifs, d'hyperactivité, de faible rendement scolaire et de
problèmes chroniques de santé que les enfants moins pauvres. Donc, un des facteurs les
plus constants observés dans beaucoup d'études sur l'abandon scolaire reste sans doute le
facteur socio-économique : une famille démunie ou pauvre sur les plans économique et
culturel.
Donald (1977) définit le niveau socio-économique comme l'ensemble des caractéristiques
économiques et sociales mesurables qui manifestent de façon objective son degré de
prestige et de responsabilité sociale tout en indiquant le type et l'importance de son pouvoir
de consommation des biens et l'utilisation des services. Selon certains auteurs, l'abandon
scolaire se trouve beaucoup plus souvent chez les jeunes enfants dont la famille se situe à
un niveau socioéconomique très faible. Il nous est difficile de déterminer le gain annuel en
dollars américains.
Boucher et Ouellet (1984) affirment, après une étude dans la région du Saguenay-Lac-St-
Jean qu'il existe une relation entre les aspects socio-économiques et socioculturels. Par
exemple, le nombre d'enfants dans la famille, le rang que l'enfant y a occupé, la scolarité
des parents et le rendement académique de l'enfant.4
Quoi qu'on en dise, la scolarité plutôt faible que l'on trouve en milieu défavorisé peut avoir
un impact important au niveau de l'adaptation et de la réussite scolaire chez les jeunes
enfants. L'apprentissage est nettement défavorisé par la pauvreté et le manque de
stimulants de l'environnement culturel. Le jeune sera beaucoup moins préparé
intellectuellement et émotivement lorsqu'il se présentera à l'école. (Langevin, 1979 : voir
Josée Simard, 1997)
Selon le rapport annuel du Ministère de l'Éducation Nationale certains parents malagasy
peu scolarisés perçoivent que l'étude ou l'apprentissage n'est pas impératif pour eux-mêmes
ou pour leurs familles. Par conséquent, les parents ont poussé leurs enfants à quitter l'école
pour aider la famille.
Quant à LeBlanc et al. (1993), ils rapportent que les parents des démissionnaires sont
moins scolarisés que ceux des diplômés; ils occupent des emplois moins prestigieux et
moins spécialisés et ont reçu plus fréquemment des allocations d'aide sociale et de
chômage. Ainsi, ces jeunes se retrouvent plus souvent dans ces familles dont le statut
économique est plutôt faible, ce qui entraîne souvent ces jeunes à abandonner leurs études
à mi-chemin.
Mireille Lévesque et Louise Sylvain (1991) précisent clairement que le statut
socioéconomique d'origine des jeunes enfants influence leur cheminement scolaire et
occupationnel. Pour elles, il faudrait s'attendre à ce que le statut socio-économique
d'origine soit générateur de différences dans les cheminements et que les orientations
scolaires et professionnelles de jeunes enfants se rapprochent du niveau d'éducation accusé
par la famille dans la stratification sociale. Le statut socioéconomique d'origine influence
donc les résultats scolaires obtenus à l'école.
Isabelle Bouchard (2001), indique que le statut socio-économique influence la maturité de
l'élève lors de son entrée à l'école, ses résultats scolaires, sa perception de ses aptitudes

4
MINATA SIÉTA, KONÉ : l'influence de trois facteurs familiaux sur la réussite scolaire au primaire et au
secondaire d'élèves arabophones, créolophones et francophones de Montréal
académiques, sa vision de l'école, son orientation scolaire, sa motivation et sa
persévérance.
Donc, l'influence des facteurs socioéconomiques sur l'abandon scolaire constitue vraiment
une caractéristique déterminante pour le démissionnaire. Nous allons voir maintenant si les
facteurs scolaires jouent un rôle dans la décision d'abandonner l'école.

II. 3. LES FACTEURS SCOLAIRES

Beaucoup de chercheurs s'accordent pour mettre en cause plusieurs fondements du système


scolaire dans les pays industrialisés. Les méthodes d'enseignement et les attitudes des
enseignants sont premièrement évoquées comme cause de l'abandon scolaire des élèves.
(Violette, 1991). Chez Hrimech et al. (1993), un manque d'autorité, d'intérêts et
d'implication des enseignants envers les élèves, un climat d'indifférence face à
l'enseignement scolaire demeurent les indices de l'abandon scolaire. Autrement dit, les
enfants qui abandonnent leurs études, sont insatisfaits des comportements, des attitudes et
de la qualité du travail des enseignants (Sullivan, 1988). En outre, certaines
caractéristiques des organisations scolaires peuvent contribuer à aggraver le phénomène de
l'abandon scolaire : les exigences excessives, l'incapacité d'intégrer les jeunes aux activités
scolaires, les caractéristiques structurelles et normatives de l'école (Parent et Paquin, 1994).
De plus, une formation scolaire non adaptée au marché du travail décourage les jeunes à
rester sur les bancs de l'école (Develay, 1996). Il faut noter que l'échec scolaire demeure
une des premières causes de l'abandon des études (Amen, 2000;
LeBlanc et al., 1993 et Vallerand, 1993). Celui-ci est l'indice de l'échec des méthodes
d'apprentissage (Eisemon , 1997). Dans cette optique, l'enseignement magistral est remis
en question étant donné que les jeunes « raccrochent » grâce à l'enseignement individuel
(Trottier, 1992 : voir Sun Heng Cheng, 2002).
Gingras (1995) affirme qu'un grand nombre d'élèves ne semblent pas heureux à l'école et
ne cachent pas leur insatisfaction face au système scolaire. Selon eux, il ne répond pas à
leurs besoins. Dès les premières années du primaire, le désintéressement des élèves devient
perceptible. La joie de venir à l'école pour le plaisir d'apprendre cède la place à l'obligation
d'entrer dans une compétition visant la performance.
Selon Langevin (1994), les difficultés scolaires, le rendement faible et les échecs peuvent à
la fois représenter des facteurs constitutifs et des symptômes précurseurs de l'abandon
scolaire. Dans le processus qu'est l'abandon scolaire, l'échec constitue un élément
important générateur de démotivation et de dévalorisation, et provoque des comportements
de désengagement et, parfois, d'opposition. En ce sens, l'échec scolaire représente un
facteur prédictif de l'abandon scolaire.
Violette (1991) affirme que les jeunes attribuent leurs difficultés scolaires aux raisons
suivantes : les difficultés d'apprentissage dues au manque de concentration et de mémoire
ou à une meilleure aptitude pour le travail manuel que le travail intellectuel, l'absence
d'efforts et de capacités intellectuelles, un comportement délinquant qui conduit à ne
chercher que le plaisir et aussi, elle estime que les méthodes d'enseignement et les attitudes
négatives des enseignants peuvent être des causes de l'abandon scolaire.
Du côté de l'établissement scolaire, les causes regroupent les facteurs suivants de l'abandon
scolaire dans les pays en voie de développement. Le premier a trait à la proportion très
différente entre le nombre d'élèves et le nombre d'enseignants. Le deuxième correspond au
nombre d'élèves par classe, à l'hétérogénéité des élèves et à la différence d'âges des élèves
dans une classe. Le troisième est lié au manque de qualification des enseignants, c'est-à-
dire des formations continues. Le quatrième a trait au manque d'aide de la part des
enseignants et aux conditions non incitatives à apprendre (par exemple, le manque de
chaises, de tables ou de tableau). Et le dernier concerne la distance entre la maison des
élèves et l'école (UNESCO, 1987 : voir Sun Heng Cheng, 2002).
Parallèlement à ces facteurs, il est une réalité que de nombreuses écoles malagasy sont
dépourvues de matériels didactiques et même lorsque des livres sont disponibles, les élèves
n'ont pas les moyens de les acheter. En outre, l'enseignement primaire souffre d'une
extrême pénurie d'enseignants. Aussi, parmi toutes les écoles primaires, 51,7% seulement
ont la gamme complète de tous les niveaux de classe (niveau 1 à 5) pour le cycle primaire.
Les enfants qui vivent très loin des écoles avec la gamme complète des niveaux primaires,
ont beaucoup de mal à continuer les études et certains d'entre eux deviennent
inévitablement des recalés et décident d'abandonner plus tôt l'école.
Tout bien pesés, les facteurs scolaires s'avèrent très critiques dans l'abandon des études
chez les jeunes enfants. Donc, ces facteurs ressemblent beaucoup à ceux de la situation
actuelle à Madagascar. D'ailleurs, l'abandon scolaire dès le niveau primaire est toujours
présenté au sein des différentes études par des caractéristiques négatives. Dans la majorité
des cas, le redoublement scolaire est attribuable à une préparation insuffisante des jeunes à
la culture de l'école, à une inadéquation entre cette culture et la valeur accordée par le
milieu et à un manque de soutien et de valorisation de la part de l'école. Donc, le facteur
école apparaît de toute évidence comme le facteur névralgique dans le processus de
l'abandon scolaire. Il nous apparaît être davantage des effets plus ou moins directs issus
d'une conjoncture socioéconomique et familiale ainsi que de la nature même de l'école.
DEUXIÈME PARTIE
APPROCHE METHODOLOGIQUE
ET
PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

CHAPITRE III : MATÉRIEL ET MÉTHODOLOGIE

III. 1. MATÉRIELS SUR TERRAIN ET SUR TABLE

III. 1. 1. Matériels d’enquêtes


Notre matériel d’enquête est constitué de différentes fiches d’enquête se rapportant à l’EPP
cible enfin d’obtenir des renseignements concernant ses situations géographique, historique
et son environnement scolaire. Nous nous munis d’un stylo à bille, d’un carnet de notes et
d’un téléphone portable perfectionné permettant le stockage des images et de sons.
Nous avons aussi établi un questionnaire d’enquêtes adressé aux enfants qui ont abandonné
l’école en classe de 7ème.
III. 1. 2. Matériels informatiques

 Le logiciel Microsoft Word nous a permis d’effectuer les travaux de saisie au cours
de la phase de rédaction du moment.
 Le logiciel Microsoft Excel un le logiciel qui nous a permis d’effectuer, les
sommes, les pourcentages et d’incérer les figures. Il a été bénéfique pour le traitement des
données.

III. 2. INSTRUMENTS DE RECUEIL DE DONNÉES

III. 2. 1. Phase de documentation

La phase de documentation est l’une des étapes fondamentales de la recherche. Il s’agit


d’une phase de recueil d’information auprès de différents centres de documentation. Elle
permet d’avoir un aperçu général sur la zone de recherche ainsi sur le thème traité. C’est
ainsi que nous avons consulté des mémoires des enseignants sortant du Centre Régional de
l’Institut National de Formation Pédagogique (CRINFP) de Mandritsara se rapportant à
notre thème, des ouvrages au sein de la bibliothèque de l’Unité de Recherche en Sciences
Sociales (URSS) de Mandritsara.
III. 2. 2. Navigation sur internet

Elle consiste en la recherche par internet puis en la consultation des ouvrages, des thèmes
de recherche qui pourraient fournir des données et des informations pertinentes à la zone
d’études et au thème de recherche.
III. 2. 3. Questionnaire

Le questionnaire est un instrument de collecte de données construit par nous en vue de


soumettre des individus à un ensemble de questions. Nous avons élaboré un questionnaire
permettant de vérifier les hypothèses que nous avons posées pour la présente recherche a
savoir les raisons ou les facteurs qui peuvent engendrer l’abandon des études au primaire
chez les jeunes enfants Malagasy. Il vise à déterminer le genre d’élève qui quitte l’école, le
pourquoi de l’abandon et à dégager une immense du vécu scolaire des répondants.
Notre questionnaires comporte quatre parties et comprend vingt questions différentes. La
première partie, qui comporte neuf questions, sert à recueillir la situation générale
concernant les facteurs familiaux et socioéconomiques de notre hypothèse sur les enfants
qui abandonnent leurs études primaires.
La deuxième partie, qui comprend cinq questions, porte sur la vie scolaire de ces jeunes
enfants malagasy et recueille des informations concernant les facteurs scolaires de notre
hypothèse.
La troisième partie compte trois questions et retrouve la perception des causes de
difficultés et de facilités des études de nos enfants à risque d’abandon scolaire au cycle
primaire. Enfin, la quatrième partie comprend trois questions et porte sur les projets
D’avenir des ces démissionnaires.
Notre questionnaire est écrit en malagasy parce que les répondants sont des enfants
malagasy. Mais après avoir recueilli toute les réponses, il nous faut les traduire en langue
française pour l’introduire dans la partie réservée aux annexes de ces mémoires. Dans ce
questionnaire, toutes les questions sont accompagnées des multiples réponses possibles
pour permettre aux répondants de réfléchir.
Tableau 20 : Contenu du questionnaire
Partie Thèmes Descriptions Numéro des
s questions
I Situation 1) Sexe 1
générale 2) Age 2
3) Structures familiales 3
4) Distance maison-école 4
5) Scolarité du père 5
6
6) Scolarité de la mère
7
7) Nombre d’enfants dans la famille 8
8) Abandon scolaire chez les sœurs et les frères de l’enfant
II Vie scolaire 9) Moyenne annuelle sur 10 au moment de l’abandon scolaire 9
10) Redoublement scolaire 10
11) Nombre d’absences pendant la dernière année scolaire 11
12) Justification des absences par les parents 12
13
III Perception des 13) Raisons qui ont contribué à faire abandonner l’école 14
causes 14) Difficultés d’étudier 15
15) Facilités d’étudier 16
IV Projet d’avenir 16) Retour aux études 17
17) Satisfaction pour terminer les études primaires 18
18) Projets d’avenir 19
Source : Nos enquêtes

III. 2. 4. Les répondants


Les répondants seront constitués de l’ensemble des jeunes enfants malagasy qui ont
abandonné leurs études dans la zone d’étude. Cette population comporte tous les groupes
d’âges et en classe de 7ème au cycle primaire.
La principale condition à respecter pour pouvoir participer à l’étude est que les jeunes
enfants aient abandonné leurs études en classe de 7ème et pendant des trois dernières années
scolaires (2018-2019), (2019-2020) et (2020-2021).
Le choix des répondants à cette étude s’effectue par un échantillon volontaire. Comme son
nom l’indique, cette technique consiste à faire appel à des volontaires pour constituer
l’échantillon.
L’analyse des données peut se faire facilement à condition que les répondants comprennent
bien le questionnaire et ce que nous attendons d’eux. Même si le résultat ne pas de
synthétiser le problème à 100%, il peut nous aider analyser le problème par l’intermédiaire
du point de vue du public visé.
Notre recherche concerne cinquante-deux (52) enfants démissionnaires qui ont abandonné
leurs études en classe de 7ème pendants ces des trois dernières années scolaires.
III. 2. 5. La planification de collecte des données

Notre collecte de données s’est étendue une période de trois mois, du 14 février au 15 mai
2022. Le calendrier détaillé de la collecte de données est présentée par le tableau ci-après.
Tableau 21 : Calendrier de collecte de données
Nombre de répondants
Période Village Fokontany Garçons Filles
14 au 28 février 2022 Ambohimarina Ambohimarina 03 04
01 au 15 mars 2022 Ambahivahy Ambahivahy 04 04
16 au 31 mars 2022 Ambalasatrana Ambarikapa 02 03
01 au 15 avril 2022 Antsahatelo Antsirabe-Centre 02 02
16 au 30 avril 2022 Ambohimalaza Antsirabe-Centre 02 02
01 au 15 mai 2022 Antsirabe-Centre Antsirabe-Centre 11 13
Total…………. 24 28
Source : Nos enquêtes
Le déroulement de la collecte de données s’est effectuée comme prévu et sans encombre.

III. 3. INSTRUMENTS DE RECUEIL DE DONNÉES

Les données recueillies seront traitées statistiquement par le logiciel Microsoft Excel. Ce
logiciel nous permet d’effectuer des calculs de tendances des facteurs étudiés telles que les
facteurs familiaux, socioéconomiques et scolaires qui entrainent l’abandon des études en
classe de 7 ème à l’EPP Antsirabe-Centre. Nous avons d’abord numéroté notre
échantillonnage. Plus précisément, nous avons attribué un numéro à chaque question. Puis
nous avons attribué un numéro à chaque question du formulaire en respectant la
numérotation du questionnaire. Enfin, nous avons donné un numéro à chaque choix de
réponse à une question.

CHAPITRE IV : RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

Dans ce chapitre, il sera question des données obtenues lors de notre enquête
auprès des élèves qui ont quitté l’école en classe de 7ème du niveau primaire.
En premier lieu, nous présentons les données concernant les réalités scolaires
des trois dernières années, puis celles de première partie du questionnaire qui
tentent d’identifier les enfants enquêtés.
Ensuite, il sera question du vécu scolaire de ces enfants, de perception de
causes et enfin de leur projet d’avenir.
Afin de répondre le plus correctement possible à notre objectif de recherche,
soit d’identifier les facteurs liés à l’abandon scolaire chez les jeunes enfants
malagasy fréquentant les écoles primaires, nous exposons les données
pertinentes en référence à des thèmes et des sous thèmes. Nous utilisions donc
le logiciel Excel pour les calculs statistiques et les illustrations des
graphiques.
IV. 1. TAUX DE REUSSITE, DE REDOUBLEMENT ETD’ABANDON EN
CLASSE DE 7ème DES DEUX DĔRNIĖRES ANNĖES SCOLAIRES

Tableau 22 : Taux de réussite de redoublement et d’abandon des trois dernières années scolaires
PROMOTION REDOUBLEMENT ABANDON
Année Effectif Effectif Effectif Effectif
Pourcentage Pourcentage Pourcentage
scolaire élèves admis redoublants abandon
2018 -
71 48 67,61% 10 14,08% 13 18,31%
2019
2019 -
85 46 54,12% 18 21,18% 21 24,71%
2020
2020 -
86 63 73,26% 8 9,30% 15 17,44%
2021
Source : Nos enquêtes
Le taux de réussite à l’examen du CEPE a baissé pendant l’année scolaire 2019-2020 (suite
à la pandémie COVID 2019, peut-être) mais une nette amélioration presque de 20% pour
l’année scolaire 2020 – 2021
A l’EPP Antsirabe-Centre, le taux de redoublement a légèrement augmenté pendant
l’année scolaire 2019 - 2020. Par contre, il a baissé pendant l’année scolaire 2019 – 2020
A l’EPP Antsirabe-Centre, le taux d’abandon a légèrement augmenté pendant l’année
scolaire 2019 - 2020. Par contre, il a baissé pendant l’année scolaire 2019 – 2020

80.00% 73.26%
67.61%
70.00%

60.00% 54.12%

50.00%
2018 - 2019
40.00% 2019 - 2020
24.71% 2020 - 2021
30.00% 21.18%
18.31% 17.44%
20.00% 14.08%
9.30%
10.00%

0.00%
1 2 3

Figure 1 : Taux de réussite de redoublement et d’abandon des trois dernières années scolaires

IV. 2. SITUATION GĖNĖRALE

Nous voulons, dans cette première partie du questionnaire, présenter et analyser les raisons
pour lesquelles certains jeunes enfants malagasy ont abandonné leurs études dans
l’enseignement primaire. Il s’agit d’analyser des résultats donnés par les élèves pour
expliques leur abandon scolaire. Ces résultats proviennent du questionnaire placé en
annexe.
IV. 2. 1. Répartition par sexe des enfants enquêtés

Nous avons enquêté 52 démissionnaires dont 28 filles (53,85%) et 24 garçons (46,15%)

IV. 2. 2. Age des enfants enquêtés au moment de l’abandon

Les résultats des enquêtes auprès des élèves ayant abandonné l’école sur leur âge au
moment de l’abandon sont présentés par le tableau ci-après :
Tableau 23 : Répartition des répondants selon leur âge
Age Effectif Pourcentage
12 ans 2 3,85%
13 ans 4 7,69%
14 ans 5 9,62%
15 ans 8 15,38%
16ans 16 30,77%
17 ans 17 32,69%
Source : Nos enquêtes
Le résultat présenté au tableau 19 montre que les jeunes enfants n’ont pas tous le même
âge au moment de l’abandon scolaire. On remarque que c’est à partir de 16 ans et plus que
l’abandon scolaire est plus fréquent.

35.00% 32.69%
30.77%
30.00%

25.00%

20.00%
15.38%
15.00%
9.62%
10.00% 7.69%
3.85%
5.00%

0.00%
12 ans 13 ans 14 ans 15 ans 16ans 17 ans

Figure 2 : Répartition des répondants selon leur âge

IV. 2. 3. Structure familiale

Le tableau ci-après nous renseigne sur la structure de la famille des répondants au moment
de l’abandon.
Tableau 24 : Structure familiale au moment de l’abandon.
Structure de la famille Effectif Pourcentage
Parents 4 7,69%
Père 16 30,77%
Mère 8 15,39%
Parenté 24 46,15%
Source : Nos enquêtes
Le tableau 20 nous permet de savoir qu’il y a des liens entre la structure familiale et les
risques d’abandon des études.
Les données de ce tableau démontrent que 7,69% des jeunes enfants habitaient avec leurs
parents au moment où ils ont abandonné leurs études.
Toutefois, on remarque aussi que 30,77% des enfants vivaient avec leur père, 15,39% avec
leur mère et 46,15% restent avec leurs parentés (oncle, tante, grand-père)

50.00% 46.15%

45.00%
40.00%
35.00% 30.77%

30.00%
25.00%
20.00% 15.39%

15.00%
7.69%
10.00%
5.00%
0.00%
Parents Père Mère Parenté

Figure 3 : Structure familiale au moment de l’abandon.

IV. 2. 4. Conditions de vie des parents

Interrogés sur la condition de vie de leur famille, les 52 répondants se répartissent comme
l’indique le tableau suivant :

Tableau 25 : Répartition des répondants selon la condition de vie de leur famille


Condition de vie Effectif Pourcentage
Aisée 4 7,69%
Pauvre 12 23,08%
Misérable 36 69,23%
Source : Nos enquêtes
On remarque, à la lecture du tableau 21 qu’il y a un lien étroit entre scolarité et niveau de
vie de la famille. Une famille misérable n’arrive pas à subvenir aux besoins fondamentaux
et ne peut pas à acheter des fournitures scolaires.
69.23%
70.00%

60.00%

50.00%

40.00%

30.00% 23.08%

20.00%
7.69%
10.00%

0.00%
Aisée Pauvre Misérable

Figure 4 : Répartition des répondants selon la condition de vie de leur famille

IV. 2. 5. Distance entre la maison des élèves et l’école

Tableau 26 : Répartition des répondants selon la distance de leur maison à l’école


Distance Effectif Pourcentage
Moins d’un kilomètre 1 1,92%
Entre un et deux kilomètres 3 5,77%
Entre deux et trois kilomètres 7 13,446
Entre trois et quatre kilomètres 9 17,31%
Entre quatre et cinq kilomètres 12 23,08%
Plus de cinq kilomètres 20 38,46%
Source : Nos enquêtes

En combinant le nombre d’abandon scolaire selon la distance entre la maison et l’école,


avec leurs études, il en résulte que plus de la moitié de élèves (61,54) habitent à une
distance de plus de quatre kilomètres entre la maison et l’école. Ce sont eux qui
abandonnent en plus grand nombre.
La longue distance de marche est un obstacle pour les enfants dans la fréquentation
scolaire.
38.46%
40.00%
35.00%
30.00% 23.08%
25.00% 17.31%
20.00% 13.44%
15.00%
5.77%
10.00%
1.92%
5.00%
0.00%
e

es
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es

es

es
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lo

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ki

ki
ki

ki

ki
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oi

et

e
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un

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atr
M

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tro

qu
tre

tre
En

tre
tre
En

En
En

Figure 5 : Répartition des répondants selon la distance de leur maison à l’école

IV. 2. 6. Scolarité du père

il est intéressant de se pencher sur la scolarité du père qui pourrait influencer la


persévérance de leurs enfants à l'école.
Tableau 27 : Niveau de scolarité du père
Niveau de scolarité du père Effectif Pourcentage
Au niveau d’études 22 42,31%
Primaire 14 26,92%
Secondaire du premier cycle 11 21,15%
Secondaire du deuxième cycle 5 9,62%
Universitaire 0 0,00%
Source : Nos enquêtes

Selon le tableau, 9,62% des démissionnaires ont des pères qui ont terminé le secondaire du
deuxième cycle. 21,15% ont des pères qui ont terminé les études du deuxième cycle du
secondaire, 26,92% ont des pères qui ont suivi le primaire et 42,31% ont des pères qui
n’ont aucun niveau d’études.
Il y a donc un lien entre le niveau d’instruction du père et le risque d’abandon scolaire.
42.31%
45.00%

40.00%

35.00%
26.92%
30.00%

25.00% 21.15%

20.00%

15.00% 9.62%
10.00%

5.00% 0.00%
0.00%
Au niveau Primaire Secondaire du Secondaire du Universitaire
d’études premier cycle deuxième cycle

Figure 6 : Niveau de scolarité du père

IV. 2. 7. Scolarité de la mère

Nous nous penchons sur la scolarité des mères de nos répondants pour savoir s’il ya un lien
entre le niveau d’instruction de celle-ci et l’abandon scolaire de leur enfant.
Tableau 28 : Niveau de scolarité du père
Niveau de scolarité de la mère Effectif Pourcentage
Aucun niveau d’études 25 48,08%
Primaire 13 25,00%
Secondaire du premier cycle 11 21,15%
Secondaire du deuxième cycle 3 5,77%
Universitaire 0 0,00%
Source : Nos enquêtes

Selon le tableau, 5,77% des démissionnaires ont des mères qui ont terminé le secondaire du
deuxième cycle. 21,15% ont des mères qui ont terminé les études du deuxième cycle du
secondaire, 25,00% ont des mères qui ont suivi le primaire et 48,08% ont des mères qui
n’ont aucun niveau d’études.
Il y a donc un lien entre le niveau d’instruction de la mère et le risque d’abandon scolaire.
48.08%
50.00%
42.31%
45.00%
40.00%
35.00%
26.92%
30.00% 25.00%
25.00% 21.15%
21.15%

20.00%
15.00% 9.62%
10.00% 5.77%
5.00% 0.00%
0.00%
0.00%
Au niveau Primaire Secondaire du Secondaire du Universitaire
d’études premier cycle deuxième cycle

Figure 7 : Niveau de scolarité du père

IV. 2. 8. Nombre d’enfants dans la famille

Au cours de notre collecte de données, nous avons demandé à nos répondants le nombre
d’enfants dans la famille afin de savoir si le nombre de personnes a une influences sue les
études de l’élève et l’incite à l’abandon scolaire.
Tableau 29 : Répartition des répondants selon le nombre d’enfants dans la famille
Taille de famille Effectif Pourcentage
Un enfant 1 1,92%
Deux enfants 5 9,62%
Trois enfants 8 15,38%
Quatre enfants et plus 38 73,08%
Source : Nos enquêtes

A la lecture du tableau, nous constatons que la majorité de nos jeunes viennent d’une
famille où il y a quatre enfants et plus 73,08%.
Le tableau ci-dessus illustre clairement la taille de la famille et le taux d’abandon scolaire.
Cela veut que, plus la famille est nombreuse, plus le nombre d’enfants qui abandonnent les
augmentent
IV. 2. 9. Abandon scolaire chez les frères et les sœurs
Nous avons posé la question à savoir si la scolarité des frères et des sœurs a une incidence
sur l'abandon scolaire.
Tableau 30 : Abandon scolaire chez les frères et les sœurs
Réponses Effectif Pourcentage
OUI 34 65,38%
NON 18 34,62%
Source : Nos enquêtes
Les chiffres présentés sur le tableau 26 ci-dessus indiquent que l'abandon scolaire chez les
frères et les sœurs de l’enfant l’incite lui aussi à abandonner.

IV. 3. RESULTATS SCOLAIRES AVANT L’ABANDON

Cette partie est consacrée à la description des résultats scolaires qui servent à marquer
particulièrement la situation de l'abandon des études au cycle primaire chez les jeunes
enfants cambodgiens. Nous présenterons, à la suite, la note annuelle des études, le degré de
motivation à suivre des cours, le nombre d'absences pendant un an au moment de l'abandon
scolaire, la justification des absences par les parents et le taux de redoublement scolaire.
IV. 3. 1. Note annuelle des études au moment de l'abandon scolaire

Tableau 31 : Note annuelle des études au moment de l'abandon scolaire


Notes sur 10 Effectif Pourcentage
5 et moins 19 36,54%
5 et 6 13 25,00%
6 et 7 9 17,31%
6 et 7 6 11,54%
8 et plus 5 9,62%
Source : Nos enquêtes

Le résultat que l'on peut consulter au tableau 27, nous révèle que 36,54% des élèves
disaient avoir une moyenne générale de 5 et moins, 25,00% ont entre 5 et 6, 17,31% ont
entre 6 et 7, 11,54%ont entre 7 et 8 et 9,62% ont entre 8 et plus.

40.00% 36.54%

35.00%

30.00%
25.00%
25.00%
17.31%
20.00%

15.00% 11.54%
9.61%
10.00%

5.00%

0.00%
5 et moins 5 et 6 6 et 7 7 et 8 8 et plus

Figure 8 : Note annuelle des études au moment de l'abandon scolaire


IV. 3. 2. Redoublement scolaire de l’enfant démissionnaire

Le redoublement scolaire est une autre forme de l'abandon scolaire. Dans les pays en voie
de développement en particulier par exemple Madagascar, c'est souvent le prélude à
l'abandon scolaire
Tableau 32 : Niveau de redoublement
Niveau de redoublement Effectif Pourcentage
11ème 0 0,00%
10ème 2 3,85%
9ème 4 7,69%
8ème 15 25,85%
7ème 27 51,92%
Pas de redoublement 4 7,69%
Source : Nos enquêtes

Les données du tableau 22 montrent que parmi les élèves du cycle primaire qui ont
abandonné l'école, 3,85% ont commencé à redoubler en classe de 10ème, 7,69% en classe
de 9ème, 25,85% en classe de 8ème, 51,92% en classe de 7ème, et 7,69% seulement n'ont
jamais redoublé.

60.00%
51.92%

50.00%

40.00%
28.85%
30.00%

20.00%

7.69% 7.69%
10.00% 3.85%
0.00%
0.00%
11ème 10ème 9ème 8ème 7ème Pas de redoublement

Figure 9 : Niveau de redoublement

IV. 3. 3. Nombre d'absences le plus élevé à l'école pendant une année scolaire

Nous avons poussé notre étude plus loin pour voir si le nombre d'absences par année peut
avoir une incidence sur l'abandon scolaire au cycle primaire chez les élèves.
Tableau 33 : Nombre d'absences le plus élevé à l'école dans une année scolaire
Nombre d’absence Effectif Pourcentage
1 à 10 fois 8 15,38%
11 à 20 fois 9 17,31%
21 à 30 fois 10 19,24%
31 à 40 fois 11 21,15%
Plus de 40 fois 14 29,92%
Source : Nos enquêtes

Le résultat du tableau 20 nous indique que


- 15,38% des enfants démissionnaires se sont absentés de l'école 1 à 10 fois,
- 17,31% se sont absentés de l'école 11 à 20 fois
- 19,24% se sont absentés de l'école 21 à 30 fois
- 21,15% se sont absentés de l'école 31 à 40 fois
- 29,92% se sont absentés de l'école plus de 40 fois

30.00%

25.00%

26.92%
20.00%
21.15%
15.00% 19.24%
15.38% 17.31%
10.00%

5.00%

0.00%
1 à 10 fois 11 à 20 fois 21 à 30 fois 31 à 40 fois Plus de 40 fois

Figure 10 : Nombre d'absences le plus élevé à l'école dans une année scolaire

IV. 3. 4. Fréquence de la justification des absences effectuées par les parents

Pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles les enfants se sont souvent absentés des
cours, il est essentiel de connaître comment les parents réagissent face à ces problèmes
lorsque l'enseignant ou la direction d'école leur dénonce les absences chroniques de leurs
enfants.
Tableau 34 : Justification des absences effectuées par les parents
Fréquence de la justification Effectif Pourcentage
Toujours 9 17,31%
Souvent 4 7,69%
Rarement 7 13,46%
Jamais 32 61,54%
Source : Nos enquêtes

70.00% 61.54%

60.00%

50.00%

40.00%

30.00%
17.31%
20.00% 13.46%
7.69%
10.00%

0.00%
Toujours Souvent Rarement Jamais

Figure 11 : Justification des absences effectuées par les parents

IV. 4. PERCEPTION DES CAUSES

Nous savons que la perception des causes de nos jeunes enfants au cycle primaire
malagasy est importante pour comprendre un élève à risque d'abandon des études.
Dans cette partie, nous allons nous consacrer à présenter des résultats concernant les
raisons attribuées aux jeunes enfants cambodgiens à l'abandon scolaire, les causes de
difficultés et de facilités des études à l'école primaire malagasy

IV. 4. 1. Raisons attribuées par les démissionnaires à l'abandon scolaire

En ce qui concerne les principales raisons de l'abandon des études chez les élèves, nous
avons regroupé les réponses obtenues selon dix catégories différentes (voir le tableau 31 :
la page suivante).
Tableau 35 : Raisons attribuées par les démissionnaires à l'abandon scolaire
Raisons Effectif Pourcentage
a) Mes parents m'ont poussé à quitter l'école pour trouver du
31 59,62%
travail afin de subvenir à la famille
b) Je suis obligé d'abandonner mes études pour
37 71,15%
rehausser le niveau de vie de la famille
c) Je voudrais travailler pour avoir de l'argent 12 23,08%
d) Mon école était loin de chez moi 27 51,92%
e) Je n'aime pas les cours 19 36,54%
f) Je ne me sentais pas à ma place à l'école 14 26,92%
g) Je n'avais pas assez de bonnes notes 28 53,85%
h) J'avais des échecs 25 48,08%
i) On m'a mis à la porte de l'école 5 9,62%
j) Je vivais des problèmes familiaux 33 63,46%
Source : Nos enquêtes

La lecture du tableau 31 ci-dessus nous révèle une perception plutôt négative de la part des
enfants enquêtés sur certains problèmes de l'environnement familial, de l'histoire scolaire
et de l'environnement scolaire. Ce tableau montre que 59,62% des jeunes sont poussés par
leurs parents à quitter l'école pour trouver du travail afin de subvenir à la famille, 71,15%
sont obligés d'abandonner leurs études pour subvenir aux besoins de la famille, 23,08%
veulent travailler pour avoir de l'argent, 51,92% habitent loin de l'école, 36,54% n'aiment
pas les cours, 26,92% ne se sentaient pas à leur place à l'école, 53,85% n'avaient pas de
bonnes notes, 45,19% avaient des échecs, 8,65% seulement étaient mis à la porte de l'école
et 63,46% vivaient avec des problèmes familiaux.
IV. 4. 2. Difficultés d'études des démissionnaires au moment de l’abandon

Les difficultés liées aux études, au sein du milieu scolaire comme dans leur vie
personnelle, la famille ainsi que le contexte socioéconomique semblent jouer des rôles
déterminants dans le processus de l'abandon des études chez les jeunes enfants.
Tableau 36 : Difficultés d'études des démissionnaires au moment de l’abandon
Raisons Effectif Pourcentage
a) Je manque de capacités intellectuelles 15 28,85%
b) Je manque de connaissances des mathématiques 9 17,31%
c) Je manque de connaissances de la langue française 8 15,38%
d) Je manque de collaboration de mes amis 3 5,77%
e) J'ai de la difficulté dans les travaux (ou les examens) 7 13,46%
f) Je n'avais pas fait d'efforts 11 21,15%
Source : Nos enquêtes

Le tableau 32 démontre que 28,85% manquent de capacités intellectuelles aux études


primaires, ce qui ne leur permet pas de poursuivre leurs études, 17,31% ont moins de
connaissances en mathématiques, 15,38% ont moins de connaissances de la langue
française, alors que seulement 5,77% des enfants se perçoivent le manque de collaboration
de leurs amis, 13,46% ont beaucoup de difficultés dans leurs travaux ou examens et
21,15% n'avaient pas fait d'efforts.

a) Je manque de capacités intel-


lectuelles
b) Je manque de connaissances des
21.15% 28.85% mathématiques
c) Je manque de connaissances de
la langue française
d) Je manque de collaboration de
13.46%
mes amis
e) J'ai de la difficulté dans les
17.31% travaux (ou les examens)
15.38%
f) Je n'avais pas fait d'efforts
5.77%

Figure 12 : Difficultés d'études des démissionnaires au moment de l’abandon

IV. 4. 3. Facilités d'études

Tableau 37 : Répartition des études selon leur facilité d’études


Raisons Effectif Pourcentage
a) J’ai des capacités intellectuelles 13 25,00%
b) Je bénéficie de l’aide de la part des collégiens 12 23,08%
c) Mes méthodes de travail sont bonnes 6 11,54%
d) J'ai de la facilités dans les travaux (ou les examens) 7 13,46%
e) Je fournis de gros efforts 11 26,92%
Source : Nos enquêtes
26.92% 25.00%

a) J’ai des capacités intellectuelles


b) Je bénéficie de l’aide de la part
des collégiens
c) Mes méthodes de travail sont
bonnes
13.46% d) J'ai de la facilités dans les
11.54% 23.08% travaux (ou les examens)
e) Je fournie de gros efforts

Figure 13 : Facilités d'études

IV. 5. PROJETS D'AVENIR

Enfin pour cette dernière partie du questionnaire, nous allons présenter les projets d'avenir
de nos jeunes enfants cambodgiens : que ce soit sur le retour aux études, les goûts ou les
intérêts pour terminer des études primaires et le plan d'un travail futur.
IV. 5. 1. Retour aux études

Nous voulons savoir d'abord si démissionnaires ont tenté un retour aux études depuis qu'ils
avaient quitté l'école, si l'école répond relativement bien aux besoins de la plupart de ces
jeunes ou si l'école n'est pas un facteur de succès dans la vie.
Tableau 38 : Retour aux études
Réponses Effectif Pourcentage
Non 24 46,15%
2) Oui, en éducation non-formelle (éducation des adultes) 22 42,31%
Oui, dans une école de formation professionnelle et de technique 6 11,54%
Source : Nos enquêtes

À l'aide du tableau 26, nous pouvons remarquer qu'un grand nombre de jeunes (46,15%) ne
songe pas vraiment à retourner aux études, mais 42,31% des jeunes veulent revenir à
l'école non-formelle (école des adultes) et 11,54% des jeunes pensent à revenir à l'école de
formation professionnelle et de technique.
11.54%

Non
46.15% 2) Oui, en éducation non-
formelle (éducation des
adultes)
Oui, dans une école de forma-
42.31% tion professionnelle et de
technique

Figure 14 : Retour aux études

IV. 5. 2. Degré de satisfaction des répondants

Nous continuons avec la question de satisfaction des jeunes ou de leurs sentiments envers l'école.
Cette question nous permet de savoir si nos jeunes ont un intérêt pour terminer les études primaires.
Tableau 39 . : Degré de satisfaction des répondants
Degré d'intérêt Effectif Pourcentage
Certainement 12 23,08%
Probablement 11 21,15%
Je ne sais pas 18 34,62%
Non 11 21,15%
Source : Nos enquêtes

D'après le tableau 23,08%, ont affirmé qu'ils souhaitent certainement terminer leurs études au cycle
primaire 21,15% désirent probablement revenir à l’école 34,62% ne savent pas et 21,19% des
jeunes ne veulent pas terminer les études primaires.

21.15% 23.08%

Certainement
Probablement
Je ne sais pas
Non
21.15%
34.62%

Figure 15 : Degré de satisfaction des répondants


IV. 5. 3. Projets d'avenir

Nous terminons avec l'analyse des résultats du projet d'avenir de nos jeunes qui se termine
par quatre énoncés dans l'encadrement du tableau 40 suivant.
(Les enquêtés peuvent choisir un ou plusieurs énoncés)
Tableau 40 : Projets d'avenir
Enoncés Effectif Pourcentage
Je prévois travailler sans faire des études 33 32,69%
Je prévois travailler surtout, tout en faisant des études 37 36,54%
Je prévois travailler surtout, tout en faisant des études 21 21,15%
Je prévois poursuivre mes études et n'occuper aucun emploi 13 13 ,46%
Source : Nos enquêtes

Ce tableau nous démontre que 32,69% des jeunes prévoient travailler sans faire des
études, 36,54% prévoient travailler en faisant des études, 21,15% ne prévoient ni travailler,
ni étudier et 13 ,46% prévoient poursuivre leurs études sans occuper aucun emploi.

Chart Title

Je prévois travailler sans faire


21.15% des études
32.69% Je prévois travailler surtout,
tout en faisant des études
Je ne prévois ni travailler, ni
étudier
Je prévois poursuivre mes
études et n'occuper aucun
36.54% emploi

Figure 16 : Projets d'avenir


TROISIIÈME PARTIE
DISCUSSIONS
ET
RÉCOMMANDATIONS
CHAPITRE V : DISCUSSIONS
Les données de notre enquête le confirment une fois de plus. De nombreuses études
concluent en effet que les effets négatifs du redoublement sont largement plus importants
que les bénéfices escomptés.
Étant donné que les redoublements scolaires mobilisent des ressources qui
pourraient servir à étendre la scolarisation ou à améliorer la qualité des services éducatifs,
le Cambodge, à fort taux de redoublement, devrait revoir sa politique en cette matière en
vue d'adopter des mesures efficaces afin d'améliorer les résultats d'apprentissage et
éviter l'échec scolaire, particulièrement au cycle primaire. Toutefois, ce n'est pas en
éliminant l'abandon et le redoublement scolaire que l'on relèvera forcément le niveau de
réussite scolaire. Mais par un enseignement axé sur l'élève et diverses autres
améliorations pédagogiques, on peut relever le niveau de réussite de tous les élèves et
accroître ainsi l'efficacité de l'éducation primaire (UNESCO, 1998).
CHAPITRE VI : RÉCOMMANDATIONS
CONCLUSION
Notre enquête visait à étudier des facteurs de l'abandon scolaire au cycle primaire à
Madagascar, à décrire ces facteurs qui constituent les problèmes principaux de l'abandon
des études, à l'aide d'un questionnaire préparé permettant de recueillir les informations
relatives à l'abandon scolaire des jeunes enfants fréquentant le primaire et en classe de
7ème. Ce questionnaire a été administré à l’EPP Antsirabe-Centre, ZAP Antsirabe-Centre
pendant trois mois, entre le 14 février et le 15 mai 2022.
En tout 52 élèves ont répondu à notre invitation et tous les répondants ont bien complété le
questionnaire. Ils sont constitués de 28 filles et 24 garçons qui provenaient de l’EPP
Antsirabe-Centre et ayant été en classe de 7ème au moment de l'abandon de l’école.
La rencontre se faisait par regroupement au lieu de domicile des démissionnaires enquêtés.
Nos enfants étaient âgés de 12 à 17 ans.
En réalité, les résultats obtenus nous démontrent que les enfants malagasy quittent l'école
en plus grand nombre, entre 16 ans et plus et qu'ils abandonnent majoritairement en classe
de septième pour le cycle primaire.
Les résultats de cette recherche nous permettent de trouver les principaux facteurs liés aux
problèmes de l'abandon scolaire tels que la pauvreté et le statut socioéconomique, la
structure de la famille, l’éloignement de l’école et le niveau d’instruction des parents qui
peuvent être la cause d'une baisse importante de la motivation des enfants à poursuivre
leurs études et peuvent même les inciter à abandonner l'école.
De plus, certains facteurs scolaires, par exemple, les mauvaises notes obtenues, le
redoublement scolaire, les absences fréquentes auxquelles les parents portent guère
attention, peuvent influencer de près le cheminement des jeunes enfants à abandonner
leurs études.
Les données de notre enquête le confirment une fois de plus. De nombreuses études
concluent en effet que les effets négatifs du redoublement sont largement plus importants
que les bénéfices escomptés.
Étant donné que les redoublements scolaires mobilisent des ressources qui pourraient
servir à étendre la scolarisation ou à améliorer la qualité des services éducatifs, le
Cambodge, à fort taux de redoublement, devrait revoir sa politique en cette matière en vue
d'adopter des mesures efficaces afin d'améliorer les résultats d'apprentissage et éviter
l'échec scolaire, particulièrement au cycle primaire. Toutefois, ce n'est pas en éliminant
l'abandon et le redoublement scolaire que l'on relèvera forcément le niveau de réussite
scolaire. Mais par un enseignement axé sur l'élève et diverses autres améliorations
pédagogiques, on peut relever le niveau de réussite de tous les élèves et
accroître ainsi l'efficacité de l'éducation primaire (UNESCO, 1998).
Nous aimerions donc inspirer certaines pistes à étudier pour les prochaines
recherches sur l'encadrement des jeunes enfants cambodgiens concernant l'abandon des
études, remédier à la déperdition scolaire et appuyer les exigences d'une nouvelle
réforme politique auprès des pratiques éducatives au Cambodge. Il serait intéressant
d'étudier le problème de l'abandon scolaire des jeunes cambodgiens dans les écoles
secondaires publiques. C'est sûr que les problèmes au niveau secondaire sont
remarquablement différents. Nous devons examiner aussi les applications des lois
scolaires et la politique de l'éducation du ministère de l'Éducation, de la Jeunesse et des
Sports du Cambodge. Nous souhaitons aussi apporter des solutions concrètes à la
situation scolaire au Cambodge. À cette fin, nous croyons nécessairement que cette
recherche plus poussée au niveau secondaire cambodgien devrait constituer à notre
prochaine étude pour le niveau de doctorat en éducation

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