0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues7 pages

Correction Fiche 1

Ce document présente un cours de microéconomie dispensé à l'Université Gaston Berger, abordant des concepts fondamentaux tels que la microéconomie, les relations de préférence, l'utilité marginale et le taux marginal de substitution. Il explique également les courbes d'indifférence et leur comportement, ainsi que des exercices pratiques sur le calcul de l'utilité marginale et du taux marginal de substitution. Enfin, il traite de la courbe de demande et de ses caractéristiques.

Transféré par

Serigne Saliou Diouf
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues7 pages

Correction Fiche 1

Ce document présente un cours de microéconomie dispensé à l'Université Gaston Berger, abordant des concepts fondamentaux tels que la microéconomie, les relations de préférence, l'utilité marginale et le taux marginal de substitution. Il explique également les courbes d'indifférence et leur comportement, ainsi que des exercices pratiques sur le calcul de l'utilité marginale et du taux marginal de substitution. Enfin, il traite de la courbe de demande et de ses caractéristiques.

Transféré par

Serigne Saliou Diouf
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE GASTON BERGER Année universitaire 2011/2012

DE SAINT-LOUIS
UFR DE SCIENCES ECONOMIQUES
ET DE GESTION
MICROECONOMIE
COURS : Dr. Abdoul Aziz NDIAYE
TD : MM. Jean B. Y. SAMBOU, Cheikh Tidiane SAMB ET Cheikh BA
2ième année de Maîtrise de Sciences Economiques

Correction de la fiche 1
Concepts fondamentaux et relations de préférences

Exercice 1 :
1. Quel est l’objet de la microéconomie ?
Donnons d’abord la définition de la microéconomie avant de spécifier son ob-
jet. Selon David Kreps 1 [1990] « la microéconomie étudient le comportement
des acteurs économiques individuels et l’aggrégation de leurs comportements
dans différents contextes institutionnels ».
L’objet de la microéconomie est donc d’analyser, comment les acteurs éco-
nomiques individuels prennent leurs décisions, quels sont les facteurs qui
influence leurs décisions et comment ces choix se coordonnent.
2. Quelles sont les principales hypothèses de la relation de pré-
férence ?
Les principales hypothèses, qualifiées souvent « d’axiomes », de la relation
de préférence du consommateur sont les suivantes :
– La relation de préférence %, est une relation complète :
Cela suppose que toute paire quelconque de paniers peut être comparée.
C’est-à-dire que, pour tout panier (x1 , x2 )et tout panier (x01 , x02 ) appartenant
à l’ensemble des paniers X, on a :
soit (x1 , x2 ) % (x01 , x02 ), autrement dit le panier (x1 , x2 ) est au moins aussi
préférable que (x01 , x02 )
1. Kreps D., « A Course in Microeconomic Theory », Princeton University Press,
Princeton, New Jersey, 1990.

1
soit (x01 , x02 ) % (x1 , x2 ), autrement dit le panier (x01 , x02 ) est au moins aussi
désirable que (x1 , x2 )
soit (x1 , x2 ) ∼ (x01 , x02 ), autrement dit le consommateur est indifférent
entre les deux paniers.
L’indifférence signifie que le consommateur atteint le même niveau de satis-
faction qu’il consomme le panier (x1 , x2 ) ou le panier (x01 , x02 ).
– la relation de préférence est une relation réflexive :
tout panier est au moins aussi désirable que lui-même : (x1 , x2 ) % (x1 , x2 )
– la relation de préférence, est une relation transitive :
C’est-à-dire que, pour tout panier (x1 , x2 ), pour tout panier (x01 , x02 ) et tout
panier (x001 , x002 )appartenant à l’ensemble des paniers X,
si (x1 , x2 ) % (x01 , x02 )et (x01 , x02 ) % (x001 , x002 )
alors, (x1 , x2 ) % (x001 , x002 )
En d’autres termes, si le consommateur estime que le panier (x1 , x2 ) est au
moins aussi désirable que le panier (x01 , x02 ) et que le panier (x01 , x02 ) est au
moins aussi désirable que le panier (x001 , x002 ), alors il estime que le panier
(x1 , x2 ) est au moins aussi désirable que le panier (x001 , x002 ). L’hypothèse de
transitivité ne parait pas être incontournable du seul point de vue de la
logique pure et en fait, elle ne l’est pas. Cependant si nous voulons construire
une théorie dans laquelle les individus choisissent « ce qu’il y a de meilleur »
les préférences doivent satisfaire l’axiome de transitivité ou quelque chose de
similaire. Si les préférences n’étaient pas transitives nous pourrions avoir un
ensemble de paniers, parmi lesquels il n’y a pas de paniers préférés
3. Comment définir l’utiluté marginale du consommateur ?
L’utilité marginal d’un bien est la satisfaction additionnelle (ou le supplément
de satisfaction) procurée par la consommation d’une unité supplémentaire de
ce bien, toutes choses étant égales par ailleurs. En d’autres termes l’utilité
marginal d’un bien i s’écrit comme suit :

∆U U (x1 +∆x1 ,x2 )−U (x1 ,x2 )


U m x1 = ∆x1
= ∆x1

Ce ratio mesure le taux de variation de l’utilité ∆U découlant d’une petite


variation de la quantité du bien 1 (∆x1 )

2
4. Qu’est ce que le taux marginal de substitution ?
Le taux marginal de substitution mesure le taux auquel le consommateur est
disposé à substituer un bien à l’autre sans modifier sa satisfaction. Il mesure
également la pente de la courbe d’indifférence en un panier donné. En d’autres
termes, le taux marginal de substitution du bien 1 au bien 2, T M S1→2 , mesure
le nombre d’unités supplémentaires de bien 2 que le consommateur doit céder
afin d’obtenir une unité de bien 1. Le long de la courbe d’indifférence nous
devons avoir :

U mx1 × ∆x1 + U mx2 × ∆x2 = ∆U = 0

U mx1
Cette équation implique T M Sx1 →x2 = − ∆x
∆x1
2
= U mx2

5. Pourqoi les courbes d’indifférence ne peuvent pas se couper ?


La courbe d’indifférence matérialise toutes les combinaisons de paniers de
biens qui procurent au consommateur le même niveau de satisfaction. Elles
sont une représentation graphique des préférence du consommateur.
Pour démonter que les courbes d’indifférence ne peuvent pas se couper, nous
prnons trois paniers de biens X, Y , Z, tels que X soit situé sur une courbes
d’indifférences, Y sur une autre courbe d’indifférence et Z à l’intersection
des deux courbes. Par hypothèse, les courbes correspondent à des niveaux de
satisfaction différents de sorte que un panier, par exemple X, est strictement
préféré à Y , X  Y . Nous savons que X ∼ Z et que Z ∼ Y . L’axiome de tran-
sitivité implique dès lors que X ∼ Y. Mais ce résultat contredit l’hypothèse
de départ X  Y . Par conséquent, les courbes d’indifférence correspondent
à des niveaux de satisfaction différents ne peuvent se croiser.
Illustration graphique :
6. Pourquoi les courbes d’indifférence ont une pente négative ?
Supposons que x et y sont des biens désirables, c’est à dire U mx > 0 et
U my > 0. Dans ce cas le consommateur préfère consommer plus que moins
pour chacun des biens. Tout point situé dans l’ensemble des paniers plus
désirables ne peut pas être dans la même courbe d’indifférence qu’un point
quelconque, par exemple A sur cette courbe. Tout point situé dans l’ensemble
des paniers moins désirables ne peut pas non plus, non plus se trouver dans le

3
même courbe d’indifférence que A et est moins désirable (moins préféré) à A.
Et si on se déplace sur la courbe d’indifférence où est situé le point A, c’est-
à-dire sur une position vis-à-vis de laquelle le consommateur est indifférent,
nous nous déplaçons soit vers la gauche et le haut, soit vers la droite et le
bas. Les courbes d’indifférence doivent donc avoir une pente négative ( si
si ∆x > 0 alors ∆y < 0 ou vice-versa.
Illustration graphique :

ϰ
ϯ͕ϱ
ϯ WĂŶŝĞƌƐƉůƵƐĚĠƐŝƌĂďůĞƐ

Ϯ͕ϱ
Ϯ

ϭ͕ϱ
sĂůĞƵƌĚĞƐz
ϭ
WĂŶŝĞƌƐŵŽŝŶƐ
Ϭ͕ϱ ĚĠƐŝƌĂďůĞƐ

Ϭ
Ϭ Ϭ͕ϱ ϭ ϭ͕ϱ Ϯ Ϯ͕ϱ ϯ

sĂůĞƵƌ ĚĞƐy

Exercice 2 :
1. L’hypothèse de rationalité faite par les économistes suppose que les
individus...
i. Faux : un analphabète n’a pas besoin de modèle économique pour
opérer son choix.
ii. Vrai : font leur choix en se basant sur leur intérêt personnel.
L’hypothèse de rationalité de l’acteur, quelqu’il soit, choisit toujours la ou
les actions, parmi celles qui lui sont disponibles, lui permettent d’atteindre
le mieux possible l’objectif qu’il poursuit.
iii. Faux : Si tous les individus avaient les mêmes préférences, l’économie
se résumerait à étudier le comportement d’un seul individu dans une société.

4
iv. Faux : pour réaliser un choix rationnel au sens économique, les indi-
vidus (par exemple les producteurs) peuvent tenir compte de la rareté des
réssources pour éviter les gaspillages afin de maximiser leurs profits.
v. Vrai : Un individu rationnel ne se préoccupe que de la satisfaction de
son objectif personel (le choix des autres, par exemple de la collectivité, peut
parfois nuire ou ne pas procurer de satisfaction à au moins un des individus
d’une société).
Exercice 3 :
1. Calculer l’utilité marginale que procure chaque bien x1 , x2 , à ces
consommateurs :
a) U (x1 , x2 ) = 2x1 + 3x2
∆U ∂U ∂U
U mx1 = ∆x1
= ∂x1
= 2 et U mx2 = ∂x2
=3
b) U (x1 , x2 ) = ax1 + bx2
∂U ∂U
U mx1 = ∂x 1
= a et U mx2 = ∂x 2
=b
NB : a) et b) sont dites fonctions d’utilité linéaires. Elles sont linéaires par
rapport à x1 et x2 . En plus elle décrive une parfaite substitution entre x1 et
x2 .

c) U (x1 , x2 ) = 2 x1 + 3x2
∂U √1 ∂U
U mx1 = ∂x1
= x1
et U mx2 = ∂x2
=1
d) U (x1 , x2 ) = ln x1 + x2
∂U 1 ∂U
U mx1 = ∂x1
= x1
et U mx2 = ∂x2
=1
e) U (x1 , x2 ) = V (x1 ) + x2
U mx1 = ∂x ∂U
1
= V 0 (x1 ) et U mx2 = ∂x
∂U
2
=1
NB : c), d), et e) sont dites fonctions d’utilité quasi-linéaires. Nous constatons
qu’elles sont toutes linéaire par rapport x2 et non par rapport à x1 .
f) U (x1 , x2 ) = xa1 xb2
U mx1 = ∂x ∂U
1
= ax1a−1 xb2 et U mx2 = ∂x
∂U
2
= bxa1 xb−1
2
NB : f) est dite fonction d’utilité de type Coob-Douglas. Les préférences
Cobb-Douglas constituent en fait l’exemple classique des courbes d’indiffé-
rence à allure normales.

5
g) U (x1 , x2 ) = (x1 + a) + (x2 + b)
∂U ∂U
U mx1 = ∂x1
= (x2 + b) et U mx2 = ∂x2
= (x1 + a)
h) U (x1 , x2 ) = xa1 + xb2
U mx1 = ∂U
∂x1
= ax1a−1 et U mx2 = ∂U
∂x2
= bxb−1
2

2. Calculer le T M Sx1→x2 pour chacune des fonctions d’utilité ci dessus.


Rappelons la formule de calcul du T M S :

∆x2 U m x1
T M Sx1→ x2 = − =
∆x1 U m x2

alors pour les fonctions ci-dessus nous les TMS suivant :


U m x1 2
a)T M Sx1→ x2 = U m x2
= 3
U m x1 a
b)T M Sx1→ x2 = U m x2
= b
U mx1
c)T M Sx1→ x2 = − ∆x
∆x1
2
= U mx2
= √1
x1
U mx1
d)T M Sx1→ x2 = − ∆x
∆x1
2
= U m x2
= 1
x1
U mx1
e)T M Sx1→ x2 = − ∆x
∆x1
2
= U mx2
= V 0 (x1 )
∆x2 U mx1 a x2
f)T M Sx1→ x2 = − ∆x 1
= U mx2
= b
× x1
U mx1 (x2 +b)
g)T M Sx1→ x2 = − ∆x
∆x1
2
= U mx2
= (x1 +a)

U mx1 x1a−1
h)T M Sx1→ x2 = − ∆x
∆x1
2
= U m x2
= a
b
× xb−1
2

Exercice 4 :
1. la courbe de demande pour un bien donné, d’un consommateur repré-
sente...
i. Faux : La quantité demandée est toujours indexée par les prix.
ii. la quantité demandée pour chaque prix de ce bien. Exemple Q (p)ou
P (q). C’est-à-dire la demande du bien q effectuée par rapport à son prix,
toutes choses étant égales par ailleurs. Ainsi les prix des autres biens et le
revenu sont considérés comme constants.

6
iii. Faux : le consommateur ignore les quantités demandées par les autres
consommateurs.
iv. Faux : le demande est toujours déterminée en fonction du prix. Le
revenu est considéré comme constant sur une certaine période (au moment
de la demande).
v. Faux : la demande individuelle est différente de la demande globale.

Vous aimerez peut-être aussi