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Surmonter les défis de la

mondialisation
Eduardo Aninat

L
A MONDIALISATION — processus par lequel la taux, des activistes de multiples obédiences se sont rassemblés
libéralisation accrue des flux d’idées, de personnes, de pour former un mouvement «antimondialisation», invo-
biens, de services et de capitaux mène à l’intégration quant les coûts des mutations économiques rapides, la perte
des économies et des sociétés — a apporté une pros- du contrôle au niveau local sur les politiques et les événe-
périté grandissante aux pays qui y ont participé. Elle a favorisé ments économiques, la disparition d’industries anciennes
la progression des revenus et contribué à rehausser le niveau de et l’effritement des communautés qui en a découlé. Ils re-
vie dans bien des régions du monde, notamment en rendant les prochent également aux organisations internationales de s’at-
technologies complexes accessibles aux pays les moins avancés. taquer trop lentement à ces problèmes.
Depuis 1960, par exemple, l’espérance de vie en Inde s’est Toutefois, en 2001, le débat a pris un nouveau ton, changeant
allongée de plus de 20 ans, et le taux d’analphabétisme en Corée de manière subtile mais peut-être profonde. Les parties op-
est passé d’environ 30 % à presque zéro. Ces améliorations sont posées ont semblé nuancer leur vision respective de la mon-
dues à plusieurs facteurs, mais elles ne se seraient sans doute pas dialisation — «bonne» pour les uns et «mauvaise» pour les
produites sans la mondialisation. En outre, l’intégration accrue autres —, vision qui paraissait par trop simpliste. Ce change-
a favorisé la liberté des personnes par la diffusion de l’informa- ment d’approche s’est accentué après les attentats du 11 sep-
tion et la multiplication des choix. tembre aux États-Unis, qui ont exposé la vulnérabilité de la
Cependant, ces dernières années, les inquiétudes sont allées mondialisation engendrée en partie — mais en partie seule-
croissant quant aux aspects négatifs de la mondialisation et ment — par le sentiment d’impuissance dans certains pays qui
surtout quant à savoir si les plus pauvres de la planète — les ne veulent pas, ou ne peuvent pas, y participer.
1,2 milliard de personnes qui vivent encore avec moins de Les deux parties ont compris que le débat doit être axé sur la
1 dollar par jour — en partageront les fruits. Convaincus que recherche d’une gestion optimale du processus de mondialisa-
seuls les pays riches profitent du libre-échange et que les pays tion — au niveau national et international — afin que les béné-
en développement sont les principales victimes de la volatilité fices soient largement partagés et les coûts aussi limités que
des marchés de capi- possible. Il est incontestable que l’intégration dans l’économie
mondiale et une ouverture accrue aux autres cultures offrent à
tous les citoyens du village planétaire des perspectives plus
prometteuses. La mondialisation, en offrant à tous un avenir
meilleur, est peut-être le plus sûr chemin vers une plus
grande sécurité et la paix dans le monde.
Cette prise de conscience devrait inciter à soutenir
l’action indispensable pour s’attaquer de front aux
problèmes associés à la mondialisation. Mais il
est urgent de tenir un débat mondial sur les
solutions optimales et sur la définition des
rôles et leur répartition. Ce débat est d’ores
et déjà engagé grâce à des initiatives
comme la Conférence des Nations Unies
sur le financement du développement
qui s’est tenue du 18 au 22 mars à
Monterrey, au Mexique, et il devra se
poursuivre en de nombreux autres
lieux. Le FMI, avec la Banque
mondiale, a largement contribué
à cette conférence en aidant à la
focaliser sur les priorités mon-

4 Finances & Développement / Mars 2002


diales, telles que les objectifs de développement du Sommet deuxième guerre mondiale. Par exemple, le cycle de dévelop-
du Millénaire. Le FMI, œuvrant selon son mandat et dans ses pement de Doha, qu’on a récemment décidé de lancer, sera le
domaines de compétence, continue aussi à se réadapter pour dixième cycle de négociations commerciales mondiales. L’essor
mieux aider les pays à relever les défis de la mondialisation. du commerce de marchandises a été l’une des caractéristiques
de la mondialisation, et les gains générés, ces dernières décen-
La mondialisation aujourd’hui nies, par la libéralisation des échanges ont très largement dé-
La planète a connu des vagues successives de ce que nous appe- passé les coûts. On estime que l’accord issu des négociations
lons actuellement la mondialisation, qui remontent à l’époque d’Uruguay en 1995 a généré plus de 100 milliards de dollars par
de Marco Polo au XIIIe siècle. Ces périodes présentent toutes an, en bénéfices nets, essentiellement dégagés par les pays qui
certains points communs avec la nôtre : expansion du com- ont le plus réduit les obstacles aux échanges.
merce, diffusion des technologies, migrations massives et mé- Ces gains induits par les échanges se sont traduits par une
tissage culturel — combinaison de phénomènes qui devrait accélération de la croissance économique et une élévation du
donner à réfléchir à ceux qui réduisent la mondialisation à un niveau de vie, qui sont les plus visibles dans l’Est asiatique : le
processus strictement soutenu par les forces économiques. revenu réel en Corée a doublé tous les douze ans depuis 1960.
À la fin du XIXe siècle, la mondialisation existait déjà sur une Dans le monde hispanophone, des pays comme l’Espagne, le
grande échelle. La baisse des coûts de transport avait induit un Mexique et le Chili ont fortement accru leur part du commerce
essor rapide des échanges, et en 1913 le commerce
mondial rapporté à la production mondiale avait at-
teint des sommets qu’il ne retrouverait pas avant 1970.
Le développement du commerce s’est accompagné de
«Au-delà de son aspect moral,
flux de capitaux sans précédent (équivalant à 10 % du
PIB, en termes nets, dans certains pays à la fois in-
la réduction de la pauvreté est désormais
vestisseurs et bénéficiaires) et de flux migratoires (!/2 % reconnue comme indispensable à la paix
de la population par an pour de nombreux pays), en
particulier vers les Amériques. et à la sécurité.»
Après les deux guerres mondiales et la Grande
Dépression, une nouvelle vague de mondialisation a
commencé, caractérisée à nouveau par des baisses des coûts de mondial et leur revenu par habitant depuis 1980 en participant
transport, qui ont diminué de moitié en termes réels de 1940 à à la mondialisation. Une étude récente de la Banque mondiale
1960, l’expansion des entreprises multinationales modernes, indique également que les pays qui se sont ouverts au com-
qui sont bien adaptées pour éviter les obstacles aux échanges merce ces vingt dernières années sont en moyenne ceux qui
imposés par la langue, les politiques commerciales nationales ont connu la croissance la plus rapide. Ces «nouveaux mondia-
et d’autres éléments, et l’augmentation sans précédent de la listes» parmi les pays en développement ont réduit les droits
production et du niveau de vie. sur les importations de 34 points de pourcentage, en moyenne,
Plus récemment, la mondialisation a été dynamisée par l’im- depuis 1980, contre 11 points seulement dans les pays en déve-
mense facilité de l’échange et du traitement de l’information loppement qui, en moyenne, n’ont enregistré aucune crois-
grâce aux avancées technologiques dans l’informatique et les sance du revenu par habitant pendant la même période.
télécommunications qui, depuis 1970, ont réduit les coûts de En outre, nous savons qu’une croissance accélérée s’accom-
99 % en termes réels dans ces deux secteurs. Ces progrès tech- pagne d’un recul de la pauvreté et d’un allongement de l’espé-
nologiques ne cessent d’améliorer la gamme et la qualité des rance de vie plus marqués. Une étude récente de la Banque
services pouvant faire l’objet d’échanges, notamment ceux qui mondiale réalisée par David Dollar et Aart Kraay pousse ainsi
soutiennent le commerce des biens, ce qui nous a acheminés le raisonnement : puisque le commerce est en général favorable
vers une économie intégrée à l’échelle mondiale. à la croissance et que la croissance est généralement favorable
Cette évolution doit-elle être applaudie? La théorie écono- aux pauvres — ils estiment qu’en moyenne, un renforcement
mique représentée par le modèle des échanges de Heckscher- de la croissance induit une augmentation du revenu des
Ohlin-Samuelson soutient qu’une économie mondiale totale- pauvres proportionnellement à celui de l’ensemble de la popu-
ment intégrée offre les meilleures chances d’optimisation du lation —, le commerce est favorable aux pauvres.
bien-être de l’humanité. Cette suggestion repose sur des hypo- L’intégration des marchés de capitaux a aussi considérable-
thèses relatives au libre mouvement international des biens et ment progressé ces dernières décennies. Les bienfaits de la
des facteurs de production (capital et main-d’œuvre), à la mondialisation des échanges sont certes relativement évi-
disponibilité de l’information et à un degré élevé de concur- dents, mais les pays en développement doivent avoir instauré
rence. Cependant, même si le capital et la main-d’œuvre ne un ensemble de conditions préalables pour tirer profit de la
peuvent circuler librement, des avantages apparaissent dès lors mondialisation financière et pour ne pas succomber face au
que les biens sont librement échangés. risque accru de crises monétaires ou bancaires. C’est pour-
Dans le monde réel, nous savons qu’il existe encore de nom- quoi la libéralisation des mouvements de capitaux est envi-
breux obstacles au libre flux des capitaux et de la main- sagée avec beaucoup plus de prudence que pendant la période
d’œuvre. Et il subsiste, à n’en pas douter, d’importantes bar- optimiste du milieu des années 90. Les entrées de capitaux
rières commerciales. Mais des progrès considérables ont été contribuent à la croissance en stimulant l’investissement et
accomplis en matière de libéralisation des échanges depuis la le progrès technique et en favorisant un développement

Finances & Développement / Mars 2002 5


financier efficient. L’ouverture aux flux de capitaux, lors- Depuis les attentats du 11 septembre, l’atmosphère dans
qu’elle est associée à des politiques intérieures saines, permet laquelle nous travaillons a changé fondamentalement à certains
aux pays d’avoir accès à des sources de capitaux bien plus im- égards — ce qui nous donne l’occasion de renouveler le dia-
portantes pour financer le développement. L’investissement logue. Même le mouvement antimondialisation à l’origine des
direct étranger en particulier — par opposition aux investis- grandes manifestations à Seattle, Québec, Gênes et ailleurs a
sements de portefeuille qui peuvent être volatils — accélère à évolué de façon notable, du fait que beaucoup de ceux qui
la fois l’accumulation de capital et l’absorption des technolo- avaient mené les protestations contre la mondialisation — et
gies étrangères et, comme le commerce, est reconnu comme contre le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale
un facteur de croissance économique. du commerce, en particulier — remettent en cause l’efficacité
de ce moyen pour atteindre leurs buts. Comment a évolué la
Une nouvelle approche après le 11 septembre façon de percevoir les choses?
Il est clair que la mondialisation est susceptible d’améliorer le • Il s’est clairement avéré que le débat porte sur des questions
sort de tous. Le problème est qu’elle ne le garantit pas, pas plus cruciales pour le devenir du développement, qui obéissent à des
qu’elle ne garantit que tous les changements seront positifs. Les forces complexes interdisant toute généralisation hâtive. Il n’est
études qui indiquent qu’en moyenne la croissance va de pair pas justifié de s’opposer à la mondialisation en tant que telle :
avec un recul de la pauvreté sont encourageantes. Cependant, la discussion doit être recentrée, et viser plutôt à identifier des
les moyennes masquent l’impact négatif sur certains pays et sur moyens efficaces d’accroître et de répandre les bienfaits de la
certains groupes de population. En outre, les relations entre les mondialisation tout en en réduisant au maximum ses coûts.
politiques et les résultats économiques, notamment l’impact • L’importance de la coopération internationale est claire-
des politiques de réforme structurelle et macroéconomique sur ment ressortie dans la longue liste des questions mondiales.
la pauvreté, soulèvent d’importantes questions. Par exemple, Une conséquence indirecte semble être une nouvelle apprécia-
quand la croissance profite-t-elle particulièrement aux pauvres? tion du rôle des institutions de Bretton Woods en tant qu’ins-
Quand ne leur profite-t-elle pas? Comment les échanges gé- tances de coopération économique mondiale, et de celui du
nèrent-ils la croissance? Tous les capitaux étrangers sont-ils fac- FMI en particulier.
teurs de croissance? Comment garantir au mieux que les flux • Il est devenu encore plus évident que, pour reprendre les
de capitaux ne produisent pas d’effets nuisibles? mots du Directeur général Horst Köhler, «il ne saurait y avoir
d’avenir heureux pour les riches s’il n’existe
aucun espoir d’amélioration de l’avenir des
«La mondialisation porte la promesse pauvres». Au-delà de son aspect moral, la
réduction de la pauvreté est désormais re-
d’énormes bienfaits pour les peuples du connue comme indispensable à la paix et à
la sécurité. La décision de lancer les négocia-
monde. Cependant, pour que cette promesse tions de Doha est la première preuve que la
reconnaissance de ce fait se traduira par une
devienne réalité, nous devons trouver le plus grande attention aux exigences du dé-
veloppement économique.
moyen de gérer judicieusement le processus.» • Le ralentissement de la croissance éco-
nomique mondiale, manifeste au début de
l’année 2001, mais exacerbé par les attaques
Le FMI s’efforce d’élucider toutes ces questions et, à mesure du 11 septembre, a révélé la fragilité de la prospérité. Le besoin
que nous comprendrons mieux les choses, nous ajusterons d’analyses de grande qualité comme celles que fournit le FMI,
en conséquence nos recommandations aux pouvoirs publics. aidant à maintenir l’équilibre de l’économie mondiale, est de-
Nous sommes également résolus à relever quatre défis clés qui venu plus évident.
relèvent de notre domaine de responsabilité. Le premier est Certains des contestataires semblent maintenant avoir dé-
d’aider les pays les plus pauvres à maintenir les politiques cidé de canaliser leurs énergies moins contre les organisations
d’ajustement et les réformes structurelles dont ils ont besoin internationales elles-mêmes et plus vers les gouvernements
pour récolter les fruits de la mondialisation. Le deuxième est des pays qui en sont membres. Ils constatent que faire pres-
d’accroître la stabilité des marchés financiers internationaux, sion sur les gouvernements nationaux pour accroître l’aide
particulièrement cruciale étant donné l’importance de ce bien étrangère et l’ouverture des marchés aux exportations des
public international qu’est la stabilité financière mondiale. pays pauvres peut produire des bénéfices bien plus impor-
Le troisième est d’aider tous nos pays membres à accéder en tants pour les pauvres que de faire changer la politique des
toute sécurité à ces marchés, y compris ceux qui n’y ont institutions de prêt internationales.
actuellement pas accès. Enfin, le quatrième est de favoriser un Que doivent donc faire les parties en présence? Première-
environnement macroéconomique mondial stable. Ce n’est ment, il nous faut trouver, outre des solutions aux problèmes,
qu’en relevant ces défis — en partie en appliquant des prin- le moyen de les mettre en œuvre efficacement. Cela implique
cipes et règles communs à tous — que nous pouvons aider de garder à l’esprit que l’on reconnaît aujourd’hui une di-
nos pays membres à s’adapter aux changements apportés par mension internationale à des questions qui auparavant
la mondialisation et à faire face aux bouleversements qu’ils étaient considérées comme relevant du domaine national —
entraînent inévitablement. notamment les marchés financiers, l’environnement, les

6 Finances & Développement / Mars 2002


normes d’emploi et la responsabilité économique. Jamais les
effets d’entraînement des actions entreprises dans un pays
n’ont été aussi importants et ne se sont propagés aussi vite.
Une approche purement nationale de la résolution de certains
problèmes risque simplement de porter le problème au-delà
des frontières sans même fournir une solution durable au
niveau national.
Deuxièmement, nous devons nous assurer que les mesures
sont prises conformément aux objectifs convenus à l’échelle
internationale, tels que les objectifs de développement du
Sommet du Millénaire, qui visent notamment à réduire de
moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. Cela comprend
l’allégement de la dette (en particulier pour les pays les plus
pauvres très endettés), les dispositifs de protection sociale pour
amortir l’impact à court terme des réformes économiques sur
les personnes vulnérables et l’augmentation des dépenses so-
ciales, notamment de santé et d’éducation. Ces dernières an-
Eduardo Aninat est Directeur général adjoint
nées, les dépenses sociales ont augmenté dans les pays dotés de
programmes soutenus par le FMI, et dans des proportions con- du FMI.
sidérables dans ceux qui bénéficient d’un allégement de dette.
Certes, ce n’est qu’un modeste début. Par exemple, le besoin de
ressources supplémentaires est énorme pour améliorer les con- été aussi considérables et les possibilités qui s’offrent à nous
ditions sanitaires dans les pays à bas revenu et, pour les pauvres, jamais aussi vastes. La mondialisation porte la promesse
dans les pays à revenu intermédiaire, comme le souligne le ré- d’énormes bienfaits pour les peuples du monde. Mais, pour
cent rapport de la Commission macroéconomie et santé de que cette promesse devienne réalité, nous devons trouver le
l’Organisation mondiale de la santé. moyen de gérer judicieusement le processus. Il convient de s’at-
De même, une action concertée est indispensable pour at- tacher davantage à en réduire les effets négatifs et à garantir une
teindre l’objectif des Nations Unies qui demande aux pays répartition large et équitable de ses bienfaits. Dans le village
riches de consacrer 0,7 % de leur PNB à l’aide au développe- planétaire qui est le nôtre, nous devons mobiliser toutes nos
ment. Il est également impératif que la communauté interna- énergies en vue d’atteindre cet objectif. F&D
tionale prenne des mesures pour ouvrir les marchés plus large-
ment et plus effectivement aux exportations des pays pauvres,
Bibliographie :
et pour fournir à moindre prix des médicaments vitaux à cer-
tains des pays les plus pauvres; les engagements pris à Doha Eduardo Aninat, 2001, “Reflections on Globalization, Spain, and the
doivent constituer les objectifs minimums à atteindre. IMF,” speech given at the General Meeting of ELKARGI, San Sebastian,
Spain, June 29.
Troisièmement, nous devons réexaminer les institutions
chargées de la gouvernance mondiale, pour établir des méca- Eduardo Aninat, Peter Heller, and Alfredo Cuevas, 2001, “Reflections on
Globalization,” Special Lecture for the XVIII Latin American Meetings of the
nismes propres à appliquer des solutions mondiales aux pro-
Econometric Society.
blèmes mondiaux et pour garantir que les pouvoirs publics
Banque mondiale, 2002, Globalization, Growth, and Poverty: Building
deviennent plus responsables. Concernant les questions écono-
an Inclusive World Economy, World Bank Policy Research Report
miques, l’adhésion désormais quasi universelle au FMI et à la (New York: Oxford University Press for the World Bank).
Banque mondiale et l’accession prévisible de toutes les grandes
Michel Camdessus and others, 2001, Global Governance, Bishops’
puissances commerciales à l’Organisation mondiale du com- Conferences of the European Community (COMECE).
merce témoignent de l’importance que les pays attachent au
David Dollar and Aart Kraay, 2001, “Trade, Growth, and Poverty,”
système multilatéral d’ouverture et de coopération. Ces trois World Bank Policy Research Working Paper No. 199 (Washington).
organisations traitent un très large éventail de questions éco-
Dolia Estévez, 2001, “Completar la globalización, clave para eliminar la
nomiques internationales, mais elles n’ont pas pour vocation pobreza: una entrevista con Sr. Eduardo Aninat,” Mexico: El Financiero,
d’en traiter la totalité. Il y a des questions pressantes qui ne 10 décembre.
relèvent pas directement de leur mandat et méritent l’attention Horst Köhler, 2001, «Un partenariat mondial pour le développement de
des communautés nationales et internationale. Parmi elles l’Afrique», discours au Conseil économique et social des Nations Unies
figurent l’environnement, les droits du travail, les migrations (ECOSOC), Genève, 16 juillet.
internationales et locales et les droits de l’homme, dont il faut Michael Mussa, 2000, “Factors Driving Global Economic Integration,”
s’occuper si l’on veut poursuivre le processus de mondiali- in Global Economic Integration: Opportunities and Challenges,
sation. Comme le souligne le rapport adressé par Michel Federal Reserve Bank of Kansas City, p. 9–55.
Camdessus et autres aux évêques de la Communauté euro- Organisation mondiale de la santé, 2001, Macroéconomie et santé :
péenne, le système actuel présente encore des divergences insti- investir dans la santé pour le développement économique, rapport de
tutionnelles nombreuses et importantes. la Commission macroéconomie et santé (Genève).
Au total, cela représente un lourd programme pour la com- Ernesto Zedillo and others, 2001, Recommendations of the High-Level
munauté internationale, mais les enjeux n’ont peut-être jamais Panel on Financing for Development (New York: United Nations).

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