Eie Aep
Eie Aep
INTERNATIONALE
(JICA)
REPUBLIQUE DE LA MADAGASCAR
-------
MINISTERE DE L’ENERGIE
ET DES MINES (MEM)
ÉTUDE
SUR
L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE,
AUTONOME ET DURABLE DANS LA REGION DU SUD
DE
LA REPUBLIQUE DE MADAGASCAR
RAPPORT FINAL
RAPPORT PRINCIPAL
DECEMBRE 2006
La JICA a séléctionné et a expédié à Madagascar une équipe d'étude composée du Japan Techno
Co.,Ltd. et Nippon Koei Co., Ltd., dirigé par M. Shigeyoshi KAGAWA de Japan Techno Co., Ltd.,
quatre fois durant la période qui s’étand de janvier 2005 à décembre 2006.
L'équipe a tenu des discussions avec les autorités concernés du Gouvernement de Madagascar, et a
mené l’étude sur les sites dans la zone d’étude. Après son retour au Japon, l'équipe a approfondi
l’étude et a préparé le présent rapport final.
Decembre 2006
Matsumoto Ariyuki
Vice-Président
Agence Japonaise de Coopération Internationale
JICA
Décembre 2006
M. Matsumoto Ariyuki
Vice-Président
Agence Japonaise de Coopération Internationale
LETTRE DE PRESENTATION
Monsieur,
Nous avons le plaisir de vous soumettre le Report final de l’Etude sur l’approvisionnement en eau
potable, autonome et durable dans la région du sud de la République de Madagascar. Le présent
rapport a été préparé par l'équipe d'étude composée du Japan Techno Co.,Ltd. et Nippon Koei Co.,
Ltd., selon la Portée de travail (S/W) pour l'étude convenue entre le Ministère de l'Energie et des
Mines (MEM), le Gouvernement de Madagascar et l'Agence Japonaise de Coopération
Internationale (JICA) à Antananarivo le 18 août 2004.
Nous souhaitons saisir cette occasion d'exprimer nos sincers remerciments à votre agence et à
l'Ambassade du Japon à Madagascar. Nous souhaitons également exprimer notre profonde
satisfaction au Ministère l'Energie et des Mines aussi bien que d'autres autorités concernées du
gouvernement du Madagascar pour leur coopération et soutien étroits prolongés à notre équipe
durant nos activités d'étude dans votre pays.
Kagawa Shigeyoshi
Chef de l’Equipe
42q 46q 50q
ET U D E S U R L ' A PP R OV I S IO N N EM E NT E N E A U PO TA B LE ,
AU TONO ME ET DU R A BL E D AN S L A RE GI ON DU S UD
N
D E L A RE PU B L I QU E D E MA DA GA S CA R
12q 12q
Antsiranana
MADAGASCAR
MOZANBIQUE
Mahajanga
e
iqu
16q 16q
Ma
ha
mb
j am
ba
za
Be
Mo
tsi
bok
a
de
it
Toamasina
tro
Dé
Antananarivo
㩧㩖㩩
Tsi rib ih in a
20q 20q
Morondava
Mania
Morondava
Mangoky
Farafangana
Capitale
Toliara
Chef-lieu de Préfecture
Onilahy Limite de Préfecture
24q
m 24q
2000
ZONE DE L'ETUDE 1000
km
0 100 200 500
Anmoasary Fort- dauphin
(Taolagnaro) 200
0
Ambovombe
Tsiombe
Route principale dans la ville d’Ambovombe Le jour du marché au centre d’une Commune
Photo 1
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Photos
Source d’eau courante n°1 vovo Source d’eau courante n°2 mares
Source d’eau courante n°3 un puits au bord de la Source d’eau courante n°4 vendeurs d’eau avec
mer chars à boeuf
Photo 2
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Photos
Construction d’un puits à Marobe P009 Projet pilote 1 système solaire à Bemamba F006
Projet Pilote 2 Pompe manuelle à Anjira F022 Etude topographique pour pipeline
Photo 3
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
RESUME EXECUTIF
1. Historique de l’Etude
La zone d’étude située dans le sud de Madagascar est caractérisée par la sécheresse et le problème du
manque d’eau potable dû au climat très aride et à l’inexistence des ressources en eau telles que les fleuves
et les puits. En particulier, dans la zone côtière au sud d’Ambovombe, les gens sont obligés d’acheter de
l’eau potable très chère aux vendeurs d’eau locaux à cause de l’inexistence de source d’eau dans les
villages, s’ajoutant à cela la faible précipitation annuelle de 543mm, particulièrement pendant la saison des
pluies. Enfin, le mauvais fonctionnement du service public d’approvisionnement en eau par camions
citernes. Selon le rapport annuel de l’AES en 2006, l’approvisionnement en eau était seulement de 0,4
l/cap/jour pour une population cible de 278.000 dans le secteur dû au manque de camions citernes, au coût
élevé du carburant et au coût d’exploitation. D’ailleurs, l’eau disponible par d’autres moyens est de
mauvaise qualité et ne satisfait pas à la norme d’hygiène. Par conséquent, le Gouvernement de Madagascar
a mis en haute priorité la sécurisation de l’eau dans la zone d’étude.
La JICA a formé en 2005 une équipe d’étude afin de mener l’étude sur l’approvisionnement en eau potable,
autonome et durable dans la région du Sud. L’étude confirme le potentiel en eaux souterraines dans les
villages cibles ainsi que les équipements appropriés pour l’approvisionnement en eau, notamment les
pompes manuelles, le système de pompage solaire suivi de l’exploitation et la maintenance qui implique les
villageois à travers une assistance technique lors des forages d’essai et du projet Pilote, jointe à une
participation communautaire et le suivi du Projet Pilote. Basé sur les résultats d’étude, le potentiel des
ressources en eau, le plan d’approvisionnement optimal en eau potable qui inclut l’exploitation, la gestion
et la maintenance ont été établies.
La zone d’Etude est située dans la région sud de l’île de Madagascar, dans la classification climatique aride
au semi aride. Aucun fleuve ne s’écoule dans le bassin d’Ambovombe tout au long de l’année, seuls, lors
de la saison humide que des écoulements fluviaux peuvent y être observés. La surface du bassin est de
1.923km2 et le volume des ressources en eau est estimé à 1.044 million m3/an avec une précipitation
annuelle de 543mm dont les détails sont les suivants.
i
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
La réalimentation du bassin (R) est donc de 47.762.697 m3/an qui est le volume d’eau souterraine durable
dans le bassin d’Ambovombe.
R = Q + GWout = 80.265 + 47.682.432 = 47.762.697 m3/an
La recharge R est divisée par la surface du bassin (1.923km2), et la profondeur de la recharge de l’eau
souterraine sortante est calculée comme 24,8mm/an. Le montant est de 4,6 % de la moyenne annuelle de la
précipitation de 543mm/an dans le Bassin.
Evapo-
Précipitation transpiration
=P =E
Pompage Recharge = R
=Q
Infiltration Evapo-
Précipitation transpiration
=P =E
Ecoulement directe
Pompage
Infiltration =Q
Ecoulement en cas d’inondation Infiltration Exutoire
mares =GWout
Infiltration
Infiltration
3) Evapotranspiration
L’équilibre d’eau du bassin est montré comme suit : P = R + E. Comme le bassin d’Ambovombe est fermé
et aucun fleuve ne s’écoule ni des eaux superficielles telles que lacs ou marais existent tout au long de
l’année, l’évapotranspiration (E) est donc calculée comme suit :
E = P – R = 1.044.189.000 – 47.682.432 = 996.506.568 m3/an
La valeur E obtenu est divisée par la surface du bassin (1.923km2), donc la profondeur de
l’évapotranspiration est calculée comme 518,2mm/an qui est le 95,4% de la précipitation annuelle de
543mm/an. La plupart des ressources en eau dans le bassin d’Ambovombe sont sujet à l’évapotranspiration
à cause du climat très aride.
ii
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
L’équilibre d’eau dans le bassin est montré comme suit P = R + E donc la ressource en eau stable dans le
bassin est l’eau souterraine. La réalimentation de l’eau souterraine est calculée à 47.762.697m3/an
( 130.856m3/jour) comme étant une moyenne de la précipitation annuelle de 24,8mm/an dans le bassin ou
4,6% de la moyenne de la précipitation de 543mm/an, qui est le débit durable de l’eau souterraine du bassin.
3. Etude de la potentialité de l’eau souterraine
Selon les résultats de l'étude hydrologique, géophysique et essais de forages, 20 forages et 5 puits creusés à
la main ont été accomplis avec succès. Cependant, les eaux souterraines potables ont été trouvées
seulement à Antanimora (F006 et F006B), au nord-ouest, à 60km de la ville d'Ambovombe, respectant la
norme de l'OMS, et l'eau à usage domestique à la limite du norme de potabilité en vigueur à Madagascar a
été trouvée dans la banlieue de la ville d'Ambovombe (F015).
Le potentiel en eaux souterraines à Antanimora est haut de 478 à 612m3/jour/forage avec un rabattement de
10m et le niveau des eaux souterraines environ 18,7m à 21,2m convient au système de pompage solaire. Le
potentiel d'eaux souterraines dans la ville d'Ambovombe est haut à 4.320m3/jour/forage avec un
rabattement de 10m, mais la qualité de l'eau dont la conductivité est de 306mS/m, qui est à la limite de la
norme de potabilité en vigueur à Madagascar. La qualité de l'eau n'est pas appropriée à la consommation
mais à l'usage domestique tels que la cuisson, le lavage et autres. Par conséquent, le rendement durable est
révisé à 300 à 400m3/jour/forage, avec un rabattement de 1m causé par l'intrusion marine du fond.
Pour ce qui concerne le rendement durable de la zone d'Antanimora, et l'amont du bassin d'Ambovombe, il
existe 350 km2 de basin fluvial (A) avec une moyenne annuelle de précipitation (Pa) de 720mm. En
supposant la réalimentation en eaux souterraines (R) de 4,6%, la quantité de rendement durable à
Antanimora (Ra) est calculé comme suit. Ra = Pa x R X A = 11.592.000m3/an
D'autre part, le développement d'eaux souterraines à Antanimora est estimé à 636.000 m3/an comprenant le
pompage actuel d'eaux souterraines de 52.000m3/an à Antanimora et le développement maximum d'eaux
souterraines 1.600m3/jour (584.000m3/an) pour ce projet. Le développement d'eaux souterraines prévu est
environ 5,5 % du volume du débit de l'eau souterraine durable (Ra). Par conséquent, ce programme de
développement d'eaux souterraines à Antanimora est convenable vu le potentiel des eaux souterraines.
Le développement d'eaux souterraines à Ambovombe est estimé à 247.288 m3/an, comprenant le pompage
actuel d'eaux souterraines de 28.288m3/an et le développement maximum d'eaux souterraines de 600
m3/jour, (219.000m3/an) pour ce projet. Le développement d'eaux souterraines prévu est environ de 0,5 %
du volume de débit d'eaux souterraines durable(Ra) du bassin d'Ambovombe. Ce programme de
développement d'eaux souterraines à Ambovombe convient au potentiel d'eaux souterraines, et c'est le
développement le plus économique et le plus efficace parce que la source d'eau est dans la zone principale
d'approvisionnement de la ville d'Ambovombe. Par conséquent, le développement d'eaux souterraines est
recommandé en premier lieu dans ville d'Ambovombe et ensuite à Antanimora à cause de l'urgence et la
longue gamme d'approvisionnement en eaux souterraines de quantité.
iii
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
La zone d’approvisionnement en eau dans cette Etude est divisée en deux catégories, à savoir la Commune
d’ Ambovombe et les autres Communes suivantes:
(1) La commune d’ Ambovombe
Population en 2005 : 38.213, en 2015 = 42.000
(2) Autres communes et villages ruraux excluant la commune d’Ambovombe (332 Fokotany).
1) Population en 2005 : 239.767 en 2015 =358.000.
2) Nombre de Villages et d’habitants enquêté par l’Equipe de l’Etude en 2005.
Approvisionnement Idéal
- Population inférieure à 300: 1.183 villages: Installation d’une pompe manuelle
- 300 à 1.000 : 164 villages : Installation d’une pompe manuelle/Système de pompage solaire
- plus que 1.000 : 3 villages : Système de pompage solaire
L’année cible pour les installations d’approvisionnement en eau est l’année 2015 en raison de l’année du
l’Objectif du développement du millénaire (MDG). La population dans la région d'étude est calculée en
utilisant la méthode de calcul de prévisions appliquant une courbe logistique basée sur le nombre de
population étudiée de 38.213 pour la commune d'Ambovombe et de 239.767 pour d'autres communes et
villages ruraux en 2005. La totalité de la population dans la zone d'étude en 2015 sera environ de 400.000.
La croissance de population est environ de 3,7% par an. La population dans la commune d'Ambovombe en
2015 sera de 42.000 selon le résultat de cette étude, et celui des autres communes et villages ruraux est
estimé à 358.000 en 2015. L'étude a été prévue de fournir de l'eau propre de 10 litres/jour/personne. Par
conséquent, la demande en eau dans la commune d'Ambovombe est prévue à 420 m3/jour et 3.580 m3/jour
pour les autres communes et villages ruraux en 2015, respectivement.
1) En dressant les résultats complets sur le développement des eaux souterraines dans le bassin
d'Ambovombe et de ses environnements conduits dans cette étude, les eaux souterraines potables
étaient seulement trouvé à Antanimora, au nord-ouest à 60km de la ville d'Ambovombe, et l'eau d'usage
domestique à la limite de la norme de potabilité en vigueur à Madagascar a été trouvée dans la banlieue
de la ville d'Ambovombe. En conséquence, nous recommandons une installation d’approvisionnement
en eau par canalisation de 120km à partir d’Antanimora jusqu’à Antaritarika en passant par
Ambovombe pour une population plus de 400.000, y compris la ville d’Ambovombe et la zone côtière.
Des avantages sont engendrés par la canalisation du fait que l’approvisionnement en eau potable se fait
par gravitation depuis Antanimora jusqu’à Antaritarika. Le potentiel du forage F006B est de
600m3/jour/forage avec 10m de rabattement et le niveau d’eau statique de 15m et la profondeur est de
70m. La Conductivité Electrique de l’eau est de 100mS/m qui respecte la norme de l’OMS. Le
pompage est convenable pour un système de pompage solaire, environ 100m3/jour/forage pour 6 heures
d’opération.
Le prix de l’eau profitable est calculé à 15-23Ar/seau de 13 litres (0.8-1.3 Y / seau ) et on suppose que
l’approvisionnement minimum profitable est de 700m3/jour en utilisant la source d’énergie combinée
par système de pompage solaire et générateur diesel pour réduire le coût d’installation initial.
iv
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
2) D’autre part, le développement d’urgence du forage à succès F015 dans la banlieue de la ville
d’Ambovombe est recommandé (Plan D1). Nous recommandons une installation d’un système
d’approvisionnement en eau pour les 40.000 personnes de la ville d’Ambovombe. Le manque d’eau
est sérieux. Et c’est le système d’approvisionnement en eau le plus économique à cause de sa position
près de la zone principale de desserte. Le potentiel est grand à un débit de 300-400m3/jour/forage avec
1m de rabattement, mais le niveau statique est très profond à 134m et la profondeur est de 150m. La
conductivité électrique est de 302mS/m, la limite de la norme de potabilité à Madagascar. L'eau n'est
pas potable mais pour l'usage domestique comme pour la cuisson, lavage et autres usages seraient
possibles. A cause de la profondeur du niveau statique de l’eau, le pompage se fait avec un moteur
thermique mais non pas avec un système de pompage solaire. Le prix d’eau profitable est calculé à
20Ar le seau de 13 litres en supposant que la quantité d’approvisionnement minimum profitable est de
400m3/jour en utilisant un générateur, mais non pas l’électricité de la JIRAMA dont l’actuelle capacité
est limitée. L’AES a une division technique à Ambovombe ville et vend l’eau à 100Ar le seau de 13
litres en 2006, et la capacité d’approvisionnement est seulement de 20m3/jour dans la zone et
100m3/jour dans la totalité de sa zone d’action par camion citerne, plus le pipeline de 140km, et les 5
centres AEP/AES. Par conséquent, les approvisionnements en eau réguliers de 400m3/jour dans la ville
d'Ambovombe apportent une grande amélioration sur le manque d'eau dans le secteur et sur la gestion
financière d'AES.
3) Il faut réparer d'urgence et mettre en application des mesures de protection pour l'installation
d'approvisionnement existant à Ampotaka construit sous l'aide du Japon en 1995 à1999 qui a été
sérieusement endommagés par un cyclone en mars 2005. Dans le cadre du plan alternatif S2, la
réhabilitation du système de canalisation existant comprenant le renforcement du système de gestion
d'AES est également recommandée pour améliorer les équipements d'approvisionnement en eau
particulièrement pour le système thermiques à cause de l'augmentation du coût de carburant et le
manque des camions citernes. En 2005, 2.465 m3/anne (7m3/jour) seulement ont été vendus par ce
système. Il n'y a plus de seuil profitable pour l'opération parce que le coût de production d'eau est de
392Ar/seau estimé à 22 Y le seau, 4 fois du taux officiel du prix de l'eau en 2005. Par conséquent, la
réhabilitation du système devrait inclure le système de pompage solaire et 50m3/jour est le seuil
minimum profitable en supposant que le prix de l'eau d'un seau de 13 litres est de 80Ar (4.4Y/seau).
Le plan directeur d'approvisionnement en eau est divisé en trois (3) étapes notamment
l'approvisionnement en eau d'urgence (2007), l'approvisionnement en eau à court terme (2008-2010) et
l'approvisionnement en eau à moyen terme (2011-2015). Le programme d'exécution de projet est
recommandé comme suit.
v
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
Plan D4
Alimentation en eau dans le secteur
côtier (F006B)
Population (180.000)
33.6%
2015
vi
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
2) L’utilisation des procédures appliquées et les leçons tirées lors de cette étude de développement des
eaux souterraines et le plan d’approvisionnement en eau par la contrepartie est recommandé pour
l’amélioration de la couverture d’approvisionnement (environ 3%) en rénovant l’approvisionnement en
eau dans la ville d’Ambovombe, en premier et les villages ruraux après, basés sur le plan proposé. En
même temps, le système de captage d’eau de pluie requis d’urgence par le district et la commune est
aussi recommande afin d’impliquer l’équipe d’Etude et/ou les ONGs pour la construction ainsi que
l’éducation sanitaire due à la disponibilité limitée de l’eau en saison de pluie.
3) Concernant l’approvisionnement en rural dans la région sud, l’AES doit mener l’amélioration des
services d’approvisionnement en eau dans la zone d’Etude. Dans le cadre du Projet Pilote, le côté
technique, le volet social (sensibilisation et participation communautaire), le côté finance, l’économie
(subvention) et des mesures légales ont été présentés comme modèle de ce genre d'activité. Et davantage,
la vulgarisation de ce genre d’activité pour l’exécution réelle du programme d’amélioration
d’approvisionnement en eau au niveau national est prévue.
4) Une assistance technique additionnelle (S4) est requise d'urgence parce que l’approvisionnement en eau
par le Mini Pipe d'Amboasary à Sampona a commencé en novembre 2006. La prolongation du Mini Pipe
fournira de l'eau potable par écoulement naturel à Antaritarika dans la région côtière via Ambovombe.
5) En ce qui concerne l’exploitation durable, la gestion et la maintenance des systèmes construits dans le
Projet Pilote, plus les conseils et soutiens sont requis et l’envoi des experts à court terme à cette fin est
suggéré. L’activité de base communautaire à travers une ONG est aussi nécessaire pour promouvoir
l’exploitation, la gestion et maintenance du système de pompage solaire et pompe manuelle, l’éducation
sur la santé, l’assainissement et le renforcement de capacité des villageois, en introduisant « le
Programme de renforcement communautaire » est en effet possible. L’envoi d’une équipe d’expert et/ou
technicien à court terme soutiendra de façons intégrées l’amélioration de la réduction de la pauvreté et le
revenu en espèces des villageois.
vii
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Résumé Exécutif
6) Le secteur d’approvisionnement en eau du Plan D1 vise le secteur prioritaire le plus élevé de la ville
d'Ambovombe et les bénéficiaires sont environ au nombre de 40.000 habitants. La source d'eau est située
dans la banlieue du secteur d'approvisionnement de la ville d'Ambovombe. Par conséquent, c'est le
système d’approvisionnement en eau le plus efficace et le plus économique dans la zone d’étude. La
zone d’approvisionnement en eau du Plan D4 vise le secteur prioritaire le plus élevé de la ville
d'Ambovombe et les secteurs côtiers, et les bénéficiaires sont au nombre de 265.000 habitants environ.
La source est située à Antanimora sur les sites F006 et F006B, au nord-ouest à 60 Km de la ville
d'Ambovombe. Par conséquent, il est possible de planifier le système d'approvisionnement en eau par un
système de canalisation gravitaire pour la zone d'étude. La source d'eaux souterraines confirmée au site
F006B est de bonne qualité et respecte la norme de qualité de l'OMS et dont la conductivité électrique
(EC) est environ 100 de 100mS/m. Il existe également un manque sérieux d'eau potable sans aucun
système d'approvisionnement en eau régulier, donc le développement des eaux souterraines résout les
problèmes d'eau potable, de cuisson, de lavage, de douche et autres besoins en eau dans le secteur côtier
et dans la ville d’Ambovombe. Le plan D1 et D4 est le plan d'approvisionnement en eau durable et
autonome dû au prix de l'eau incluant le coût d'exploitation et de maintenance de 15 ans renouvelable
avec la bonne volonté des bénéficiaires à payer 50 Ar/seau contre le coût actuel de 100 Ar/seau.
7) L’eau potable est un élément vital pour la vie humaine. Dans le monde entier, le maque d’eau est due à
la pauvreté, au climat aride et semi-aride, à la sècheresse et aux changements climatiques globaux.
L’approvisionnement en eau est l’approche la plus efficace et une introduction au programme de
réduction de pauvreté en raison des facteurs essentiels incluant la sensibilisation, la participation,
l’appropriation, l’éducation, le renforcement de capacité de la population ainsi que la mise en place
d’une coopération, d’un système d’exploitation, de maintenance et de gestion est nécessaire. Les
principaux bénéficiaires sont les femmes et les enfants du fait que leurs tâches consistent à la collecte
quotidienne d’eau potable pour toute la famille. La clé d’un projet d’approvisionnement en eau potable
autonome et durable réside dans l’esprit de volontariat des bénéficiaires. Aussi, le prix de l’eau devra être
fixé volontairement par la population.
8) Quant à la réduction de la pauvreté, tout projet d’approvisionnement en eau bien organisé devra porter
une attention particulière à toute mesure supplémentaire pouvant générer la moindre source de revenu
aux villages pauvres en milieu rural, et ce afin qu’ils puissent s’acheter l’eau nécessaire. L’Equipe
d’Etude requiert au Comité de pilotage et aux agences concernées, l’assistance aux villageois pauvres en
milieu rural dans différents domaines spécifiquement susceptibles de leur générer le moindre revenu
pour l’achat d’eau potable.
*****
viii
ETUDE SUR L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE, AUTONOME
ET DURABLE DANS LA REGION DU SUD DE MADAGASCAR
RAPPORT FINAL
RAPPORT PRINCIPAL
PRÉFACE
LETTRE DE PRESENTATION
Plan de la zone d’étude
Photos
RESUME EXECUTIF
Table des matières
Liste de Tableaux et de figures
Abréviations
Liste des villages fréquentés
i
2.2 Conditions économiques et sociales dans la zone d’étude ········································2-7
2.2.1 Organisation administrative················································································2-7
2.2.2 Population ··········································································································2-8
2.2.3 Condition économique························································································2-9
2.2.4 Infrastructures sociales et conditions sociales y afférentes··································2-9
2.2.5 Les us et coutumes ···························································································2-11
2.3 Établissement de l'approvisionnement en eau ························································2-13
2.3.1 Situation actuelle du secteur d'approvisionnement en eau ·····························2-13
2.4 Les bailleurs concernés dans la Région du Sud de Madagascar ·····························2-15
2.5 Institution et gestion de l’approvisionnement en eau dans la Région du Sud ·········2-15
ii
3.7 Etude de la qualité de l’eau des puits existants ························································3-48
3.7.1 Généralités ····································································································3-48
3.7.2 Méthodologie ································································································3-48
3.7.3 Analyse des composants chimiques ······························································3-51
3.7.4 Qualité de l’eau potable dans la région ···························································3-66
3.8 Essais de forage ···································································································3-67
3.8.1 Plan des essais de forages················································································3-67
3.8.2 Situation socio-économique des lieux des forages d’essai ······························3-70
3.8.3 Résultats des essais de forage··········································································3-75
3.8.4 Evaluation des puits et forage d'essais·····························································3-77
3.9 Etude de la qualité de l’eau par profilage·································································3-84
3.9.1 Profilage vertical de la qualité de l’eau ···························································3-84
3.9.2 Séries chronologique du suivi de la qualité de l’eau········································3-89
iii
6.3 Condition socio-économique des sites ciblés·······························································6-5
6.3.1 Condition sociale des sites du Projet-Pilote ·····················································6-5
6.3.2 Condition economique des sites du projet pilote ·············································6-6
6.3.3 Utilisation actuelle de l’eau ·············································································6-7
6.4 Participation de la population communautaire et renforcement
de la capacité des CPE·································································································6-9
6.5 Création des CPE et tarif de l’eau··············································································6-10
6.5.1 Création des CPE ··························································································6-10
6.5.2 Tarif de l’eau ·································································································6-11
6.6 Suivi du Projet-Pilote ································································································6-18
6.6.1 Plan essentiel du suivi du Projet-Pilote ·························································6-18
6.6.2 Résultats du suivi du Projet -Pilote ································································6-18
6.7 Leçons tirées du Projet -Pilote ·················································································6-38
6.7.1 Entretien et maintenance basé sur les activités des CPE··································6-38
6.7.2 Installation ····································································································6-43
iv
8.2.4 Etablissement de la liste courte ····································································8-51
8.2.5 Fixation de l’ordre de priorité ······································································8-53
8.2.6 Evaluation générale et autres points à considérer ·········································8-56
8.3 Plan d’approvisionnement en eau proposé ·······························································8-58
8.3.1 Concept proposé pour le plan d’approvisionnement en eau ·························8-58
8.3.2 Evaluation des indices de base pour le plan alternatif
d’approvisionnement en eau ······································································8-59
8.3.3 Population desservie et demande en eau du Plan D1 et du Plan D4 ···············8-67
8.3.4 Plan des installations de source d’eau ························································8-68
8.3.5 Plan des installations des canaux de distribution ··········································8-69
8.3.6 Plan des installations d’approvisionnement en eau ······································8-70
8.3.7 Exploitation et maintenance (E/M) et caractéristiques techniques
pour le système de canalisation ····································································8-71
8.4 Evaluation du coût ···································································································8-72
8.5 Programme d’exécution de projet ··············································································8-72
8.6 Coût de l’eau ···········································································································8-73
8.6.1 Stratégie du coût de l’eau ·············································································8-73
8.6.2 Evaluation du coût de l’eau en 2005 ····························································8-73
8.6.3 Considération du coût de l’eau pour les plans alternatifs ·····························8-75
v
CHAPITRE 10 INSTITUTION POUR L’EXPLOITATION ET LA MAINTENANCE
10.1 Exploitation et Maintenance pour les systèmes d’approvisionnement en eau ········10-1
10.1.1 Établissement d'organisation d’une communauté de base ··························10-1
10.1.2 Organisation de l’AES ···············································································10-1
10.1.3 Aspect financier de l’AES ··········································································10-2
10.1.4 Recommandation pour l'amélioration de l’AES ·········································10-3
REFERENCES
*********
vi
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Chapitre 1
Tableau
1.2.1-1 Mise en oeuvre de l’Etude 1-5
1.2.1-2 Chronogramme d’attribution de fonctions 1-6
1.2.1-3 Organigramme opérationnel 1-7
1.2.1-4 Programme de l’Etude 1-8
1.2.3-1 Equipe d’Etude JICA 1-9
1.2.3-2 Equipe homologue 1-10
Figure
1.1.4-1 La Zone d’Etude 1-3
Chapitre 2
Tableau
2.1.4-1 Classification Géologique et Hydrogéologique dans la zone d’Etude 2-5
2.2.1-1 Organisation administrative locale de Madagascar 2-7
2.2.1-2 Nom des communes cibles 2-7
2.2.2-1 Nombres de population et de fokontanys dans la zone d’étude 2-8
(2005)
2.3.1-1 Forage de l’AES, AEP d’Antanimora 2-14
Figure
2.1.1-1 Carte Isohyète autour de la zone d’Etude (Moyenne du 1999-2004) 2-1
2.1.2-1 Ecoulements fluviaux dans la zone d’Etude 2-2
2.1.3-1 Carte topographique du bassin d’Ambovombe 2-3
2.1.4-1 Carte géologique du bassin d’Ambovombe 2-4
2.1.4-2 Sable calcaire de 100m à 200m de hauteur dans les falaises du 2-6
quaternaires
2.2.1-1 Zone d’Etude 2-7
2.2.2-1 Répartition des fokontanys avec population 2-8
2.2.4-1 Marché hebdomadaire à ville d’Antaritarika 2-9
2.2.4-2 Maladies que les habitants fréquemment attrapant (2004) 2-10
2.2.5-1 Une pompe à pédale installée par PAEPAR à Antanimora 2-11
2.3.1-1 Borne fontaine de l’AES dans la ville d’ Abmovombe 2-14
2.4-1 Projets financés par les bailleurs internationaux dans la région du 2-15
sud de Madagascar
2.5-1 Le Pipeline construit par JICA en 1995-1999 et le Projet en cours à 2-16
Sampona (1ère phase de l’IPPTE, 2004-2006) préparée sur carte par
EU, 2005
TF -1
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Chapitre 3
Tableau
3.1.1-1 Potentialité en eau souterrains des roches pré cambriennes 3-1
3.1.2-1 Potentiel en eau souterraine (Aquifère non confirmé du 3-2
quaternaire)
3.1.4-1 Evaluation du potentiel hydrogéologique 3-3
3.2.1.1-1 Lieu de concentration des vovos 3-4
3.2.2-1 Tableau récapitulatif 3-9
3.2.2-2 Les caractéristiques des points d’eau 3-16
3.2.3-1 Inventaire d’Impluvium 3-17
3.4.1-1 Liste des photographies aériennes 3-25
3.5.1-1 Technique appliquée pour l’Etude Géophysique 3-28
3.5.1-2 Interprétation intégrale de l’étude géophysique 3-29
3.6.2-1 Liste des puits d’observation 3-33
3.6.2-2 Liste des essais de forage 3-33
3.6.4-1 Résumé de la comparaison des données enregistrées 3-42
3.7.2-1 Résumé des points de prélèvement 3-48
3.7.2-2 Paramètres analysés 3-49
3.7.2-3 Nombre des points de prélèvement lors de l’inventaire, suivi 3-49
mensuel et saisonnier
3.7.3-1 Résultats des mesures de la CE de l’eau souterraine lors des 3-51
études antérieures dans la zone
3.7.3-2 Résultats des mesures de la CE de l’étude d’inventaire des puits 3-51
lors de cette étude (mS/m)
3.7.3-3 Coefficient de corrélation entre les composants majeurs 3-60
3.7.4-1 Comparaison de la qualité moyenne et maximum de l’eau avec 3-66
les normes nationales et de l’OMS
3.8.1-1 Programme initial des essais de forage 3-67
3.8.1-2 Location des essais de forage 3-68
3.8.1-3 Equipement et matériels 3-69
3.8.1-4 Essai de pompage 3-70
3.8.1-5 Analyse de la qualité de l’eau 3-70
3.8.3-1 Résumés des travaux 3-76
3.8.4-1 Classification des sources d’eau 3-83
3.9.1-1 Liste des points étudiés 3-85
3.9.2-1 Liste des points de suivi 3-90
Figure
3.2.2-1 Fiche d’étude d’inventaire 3-8
3.2.2-2 Localisation des points d’eau 3-12
3.2.2-3 Distribution des nombres de toutes les données 3-13
3.2.2-4 Distribution des nombres pour la zone D et zone F 3-14
3.3.3-1 Analyses topographiques 3-19
3.3.3-2 Analyse de linéament et interprétation de données DEM 3-20
3.3.3-3 Système hydraulique du bassin d’Ambovombe 3-21
3.3.3-4 Marais et dépression au bassin d’Ambovombe 3-21
3.3.3-5 Vue d’en haut 3-22
3.3.3-6 Carte d’occupation du sol et de végétation 3-22
3.3.3-7 Répartition des villages dans la zone d’étude 3-22
3.3.3-8 Localisation de tests de forage 3-22
3.3.3-9 Etude de mesure topographique par image satellite 3-23
3.3.3-10 Carte topographique partiellement couverte par image satellite 3-23
pour reconnaissance de terrain
3.3.3-11 Carte géologique d’une image satellite 3-23
3.3.3-12 Carte géologique partiellement couverte par image satellite pour 3-23
reconnaissance de terrain
3.5.1-1 Carte de localisation des points d’étude géophysique 3-28
3.5.2-1 Carte de localisation des coupes 3-29
3.5.2-2 Coupe I (a) – Coupe (c) 3-30
3.5.2-2 Coupe IV (d) 3-31
TF -2
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
TF -3
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Chapitre 4
Tableau
4.2.1-1 Sources importantes de subsistance 4-1
4.2.1-2 Impôts percevables par commune en 2004 4-2
4.2.1-3 Revenus des communes (2004) 4-3
4.3.2-1 Consommation d’eau journalière par ménage 4-7
4.3.3-1 Paiement et budget mensuel pour l’eau 4-8
4.3.3-2 Revenu et frais mensuel pour l’eau 4-9
4.3.3-3 Revenu et budget mensuel pour l’eau 4-9
4.3.3-4 Prix de l’eau et budget pour l’eau 4-9
4.3.4-1 Classification de sources d’eau par distance et prix unitaire 4-14
Figure
4.2.1-1 Revenu annuel des ménages 4-2
4.2.2-1 Groupe de résidents 4-4
4.3.1-1 Sources d’eau potable 4-4
4.3.1-2 Répartition des installations d’eau par commune 4-5
4.3.2-1 Volume de consommation d’eau journalier par ménage 4-7
4.3.2-2 Volume de consommation d’eau journalière par personne 4-7
4.3.3-1 Rapport entre le frais et le budget pour l’eau par mois 4-8
4.3.4-1 Prix unitaire de sources d’eau utilisées dans la zone d’étude 4-10
4.3.4-2 Prix unitaire de sources d’eau par commune 4-11
4.3.4-3 Distance entre lieux de résidence et sources d’eau et par commune 4-11
4.3.4-4 Répartition de distance des sources d’eau 4-12
4.3.4-5 Qualité de l’eau puisée dans la zone d’étude 4-12
4.3.4-6 Qualité de l’eau par type de sources 4-13
4.3.4-7 Qualité de l’eau par commune 4-13
4.3.4-8 Classification des sources par commune 4-15
4.3.5-1 Personne s’occupant de puisage de l’eau 4-15
4.3.5-2 Mode de transport de l’eau / Means of transportation of water 4-16
4.4.1-1 Photos concernant l’utilisation des eaux de pluie 4-17
4.4.1-2 Photos concernant l’utilisation des eaux de pluie 4-18
4.4.1-3 Photos concernant l’utilisation des eaux de pluie 4-19
4.4.2-1 Photos concernant l’emploi des eaux de pluie 4-20
Chapitre 5
Tableau
5.1.1-1 Etat de la situation financière de l’AES de 1999 à 2004 (en Ariary) 5-4
5.1.1-2 Etat financier de l’AES en 2004- 2005 5-4
5.1.1-3 Coût de production unitaire d’Ambovombe et la canalisation en 2005 5-4
5.1.1-4 Situations financière de la vente des camions citernes (2005) 5-5
5.1.1-5 Aspect financier du système de canalisation (2005) 5-5
5.1.1-6 Rapport des ventes d'eau de chaque zone d'approvisionnement, et prix 5-5
de revient unitaire des livraisons par camion (2005)
5.1.2-1 Condition financière de la JIRAMA à Amboasary (2004) 5-6
5.1.2-2 Aperçu de la JIRAMA à Amboasary en 2005 5-6
5.1.2-3 Etat financier de la JIRAMA à Ambovombe 5-7
5.2-1 Systèmes actuels d'approvisionnement en eau potable dans la Zone 5-8
d'étude
TF -4
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Figure
5.1.1-1 Organigramme de l'AES (2005) 5-3
5.1.2-1 Organigramme de la JIRAMA à Amboasary (2005) 5-6
5.2-1 Organigramme de l’AAEPA 5-11
Chapitre 6
Tableau
6.1-1 Cinq sites du Projet-Pilote 6-1
6.1-2 Détails des activités et des contrats entre l’Equipe d’Etude JICA et de 6-2
l’ONG
6.3.1-1 Nom, position et infrastructures du projet pilote 6-6
6.3-2-1 Sources de revenu principales des sites du projet pilote 6-6
6.3-2-2 Produits principaux 6-7
6.3-3-1 Condition actuelle de l’utilisation d’eau 6-8
6.5.2-1 Système de tarification des cinq sites du Projet-Pilote 6-11
6.5.2-2 Cotisation mensuelle prévue au cas du projet-pilote (Pompe rope) 6-12
6.5.2-3 Cotisation mensuelle prévue au cas du projet-pilote (Pompe Vergnet) 6-12
6.5.2-4 Cotisation mensuelle prévue au cas du projet-pilote (Panneau solaire) 6-13
6.5.2-5 Tarif volumétrique prévu au cas du projet-pilote (Pompe à corde) 6-13
6.5.2-6 Tarif volumétrique prévu au cas du projet-pilote (Pompe Vergnet) 6-14
6.5.2-7 Tarif volumétrique prévu au cas du projet-pilote (Panneau solaire) 6-14
6.5.2-8 Conditions hypothèques de la tarification cotisante 6-14
6.5.2-9 Conditions hypothèques de la tarification cotisante (Pompe à corde) 6-15
6.5.2-10 Conditions hypothèques de la tarification cotisante (Pompe Vergnet) 6-15
6.5.2-11 Conditions hypothèques de la tarification cotisante (Panneau solaire) 6-15
6.5.2-12 Conditions hypothèques de la tarification volumétrique 6-16
6.5.2-13 Conditions hypothèques de la tarification volumétrique (Pompe à corde) 6-16
6.5.2-14 Conditions hypothèques de la tarification volumétrique (Pompe Vergnet) 6-17
6.5.2-15 Conditions hypothèques de la tarification volumétrique (Panneau 6-17
solaire)
6.6.2-1 Système de tarification au niveau des 5 sites du Projet Pilote (Pompe 6-19
Vergnet)
6.6.2-2 (1) Résultat et analyse par thème (P009 :Marobe Marofoty) 6-21
(2) Résultat et analyse par thème (P010 :Analaisoke) 6-24
(3) Résultat et analyse par thème (F009 :Lefonjiavy) 6-27
(4) Résultat et analyse par thème (F022 :Anjira) 6-30
(5) Résultat et analyse par thème (F006 :Bemamba Antsatra) 6-33
6.7.1-1 Tarif de l’eau abordable par hypothèse auprès des bénéficiaires par 6-39
fokontany
6.7.1-2 Calcul estimatif de la dépense annuelle de l’eau par ménage dans les 6-39
cinq sites de Projet-Pilote
6.7.1-3 Tarif de l’eau hypothétiquement acceptable pour la population 6-40
communautaire
Figure
6.1-1 Localisation des cinq (5) sites du Projet-Pilote 6-1
6.2-1 Plan de l’installation du système de pompage solaire 6-3
6.2-2 Organigramme du Système de pompage solaire 6-3
6.2-3 Installation de motopompe immergée du Système de pompage solaire 6-3
6.2-4 Borne fontaine et Réservoir 10m3 du Système de pompage solaire 6-4
6.2-5 Unités Photovoltaïques du Système de pompage solaire 6-4
6.2-6 Rope pompe 6-4
6.2-7 Pompe Vergnet 6-4
TF -5
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
6.5-1 Organigramme typique d’un CPE et des assistants, et ses attributions 6-10
détaillées
6.5-2 Concept d’organigramme de la gestion de base 6-11
6.7.1-1 Répartition du tarif de l’eau abordable par hypothèse auprès des 6-38
bénéficiaires
6.7.1-2 Système coopératif de base entre les trois acteurs principaux 6-41
Chapitre 7
Tableau
7.2-1 Précipitation Annuelle (mm/an) 7-8
7.2-2 Précipitation Calculée (mm/an) 7-8
7.2-3 Calcul du gradient hydraulique 7-9
7.2-4 Evaluation du débit de production dans la zone d’Antanimora 7-10
7.2-5 Evaluation du débit de production dans la zone d’Ambovombe 7-10
7.3.3-1 Valeur de conductivité hydraulique 7-21
7.3.4-1 Plan de développement des eaux souterraines proposé 7-22
Figure
7.1.1-1 Photo concernant l'utilisation de l'eau de pluie 7-2
7.1.1-2 Photo, Réaction à l’acide chlorhydrique 7-2
7.1.1-3 Photo concernant l'utilisation de l'eau de pluie 7-3
7.1.2-1 Zone classée selon le potentiel des eaux souterraines 7-4
7.2-1 Equilibre d’eau dans la zone d’étude 7-5
7.2-2 Cycle Hydrologique du basin d’ Ambovombe 7-6
7.2-3 Eléments du Cycle Hydrologique 7-7
7.2-4 Le Thiessen Polygon produit pour les stations de mesure 7-7
7.2-5 Eléments pour le calcul de la sortie d’eau souterraine (1) 7-9
7.2-6 Eléments pour le calcul de la sortie d’eau souterraine (2) 7-9
7.2-7 Relation entre débit durable et gestion d’eau souterraine 7-12
7.3.2-1 Zone de modélisation des eaux souterraines 7-13
7.3.2-2 Carte de localisation des forages existant dans le Bassin 7-14
d'Ambovombé
7.3.2-3 Carte en courbes de niveau de l'élévation de la surface du sol 7-15
7.3.2-4 Carte en courbes de niveau de l'élévation du socle 7-16
7.3.2-5 Grille de différence finie utilisée pour la simulation 7-16
7.3.2-6 Limites hydrogéologiques 7-17
7.3.2-7 Limites hydrogéologiques utilisées pour le modèle 7-17
7.3.3-1 Distribution de la conductivité électrique des forages existants 7-19
(novembre 2005)
7.3.3-2 Profil vertical de conductivité électrique des forages d'essai 7-19
7.3.3-3 Relation entre CE et la concentration de sel 7-20
7.3.3-4 Limite de concentration initiale 7-20
7.3.3-5 Résultats du calibrage 7-21
7.3.3-6 Etat d’intrusion marine obtenu à partir du calibrage 7-22
7.3.4-1 Emplacement des forages 7-23
7.3.4-2 Emplacement des forages d'observation 7-23
7.3.4-3 Résultats de la simulation 7-24
7.3.5-1 Profil vertical de conductivité électrique du forage F015 7-25
7.3.5-2 Limite de concentration initiale 7-26
7.3.5-3 Points d'observation au forage d'observation 7-27
7.3.5-4 (a) Résultats de la simulation (couche 4) 7-27
(b) Résultats de la simulation (coupe transversale) 7-28
7.3.5-5 Changements par séries chronologiques de la concentration de sel 7-28
aux points d'observation
7.3.5-6 Position de la crépine au forage 7-29
7.3.5-7 Résultats des observations de concentration de sel et de 7-29
conductivité électrique au point d'observation A
7.3.5-8 Limite de concentration initiale appliquée pour l'étude de cas I 7-30
7.3.5-9 Résultats des observations de conductivité électrique au point A du 7-30
forage d'observation
TF -6
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Chapitre 8
Tableau 8.1.2-1 Liste des Communes cibles et de leur population, nombre de 8-2
Fokotany
8.1.2-2 Nombre d’habitants dans la zone d’Etude et demande en eau 8-4
8.2.1-1 Comparaison des articles de base dans le plan alternatif 8-7
d’approvisionnement en eau (D1 à D6)
8.2.1-2 Liste des systèmes d’approvisionnement en eau dans la zone d’ 8-15
étude
8.2.1-3 Liste des plan alternatif d’approvisionnement en eau 8-21
8.2.3-1 Plans alternatifs d’approvsionnement en eau dans la zone d’étude 8-48
(Liste longue)
8.2.4-1 Liste des plans alternatifs sélectionnés par l’ordre de priorité 8-53
(Installations, Liste courte)
8.2.4-2 Liste des plans alternatifs sélectionnés par l’ordre de priorité (Soft 8-53
component, Liste courte)
8.2.5-1 Critères d’évaluation des installations 8-53
8.2.5-2 Critères d’évaluation pour Soft component 8-53
8.2.5-3 Ordre de priorité sur la base de la notation (Installations) 8-54
8.2.5-4 Ordre de priorité sur la base de la notation (Soft component) 8-56
8.3.2-1 Index de base des plans alternatifs d’approvisionnement en eau 8-61
8.3.3-1 Population desservie et demande en eau, Plan D1 et Plan D4 8-67
8.3.4-1 Plan des installations de source d’eau 8-68
8.3.5-1 Plan des installations des canaux de distribution 8-69
8.3.6-1 Plan des installations d’approvisionnement en eau comprenant la 8-70
pompe et le générateur
8.3.7-1 Plan E/M et des caractéristiques techniques 8-71
8.4-1 Estimation du coût du Plan D1, Plan D4 et Plan S2 8-72
8.6.2-1 Prix unitaire de production de l’AES en 2005 8-74
8.6.3-1 Nouveau prix de l’eau dans le Plan alternatif d’approvisionnement 8-75
Chapitre 9
Tableau 9.1.2-1 Types et étendue des projets pour l'EIA ou l'EEP concernés par 9-2
cette étude
9.1.3-1 Lois pertinentes sur l'environnement et leur date de promulgation 9-3
9.2.4-1 Résumé des alternatives au plan d'approvisionnement en eau 9-4
TF -7
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Liste de tableaux et figures
Figure 9.3.1-1 Distribution de la forêt semi-aride dense d'épineux dans la zone 9-6
cible
9.3.1-2 Allaudia Procera et la forêt semi-aride dense d'épineux (près de 9-7
V-014)
9.3.1-3 Forêt de Diderea trollii (près de V-029-1) 9-7
9.3.1-4 Terres à nu typiques s'étendant dans la zone côtière de dunes 9-7
9.3.1-5 Forêt préservée dominée par Allaudia Commosa 9-7
Chapitre 10
Chapitre 12
Chapitre 13
TF -8
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Abréviations
Abréviations
Organisation
Les articles
French English
/Items
AEP Alimentation en eau potable Drinking Water Supply
Alimentation en eau potable et
AEPA Drinking Water Supply and Sanitation
assainissement
AEPG Adduction d’eau potable gravitaire Drinking Water Supply by gravitation
AES Alimentation en Eau dans le Sud Water Supply in the South
AFD Agence française de développement French Agency of Development
Autorité nationale de l’eau et
ANDEA National Authority of Water and Sanitation
l’assainissement
Ar Ariary Ariary
BAD, ADB Banque africaine de développement African Development Bank
BM Banque mondiale World Bank
CGDIS Commissariat Général au Développement General Committee for the Integrated
: Intégré du Sud Development of the south
CNEA Comité national de l’eau et l’assainissement National Committee of Water and Sanitation
CREA Comité régional de l’eau et l’assainissement Regional Committee of Water and Sanitation
CPE Comité de point d'eau Water Point Committee
CSB Centre de santé de base Basic Health Centre
Direction de l’eau potable et de
DEPA Department of drinking water and sanitation
l’assainissement
Etablissement public industriel et
EPIC Industrial and commercial public establishment
commercial
FMG Franc malgache Malagasy franc
FONDEM Franc ONG France NGO
Foibe Taosaritanin'i Madagasikara (Institut
FTM Geographical and hydrographic national institute
géographique et hydrographique national)
IEC Information – éducation – communication Information Education Communication
INSTA/DSN Institut national de la statistique National institute of the statistics
IPPTE Initiative pays pauvre très endetté Initiative of poor and heavily in debt country
Banque Japonaise de coopération
Japan Bank for International Cooperation
JBIC internationale (Coopération Japonaise -
(Cooperation Japanese - Prêts)
Prêts)
Agence Japonaise de Coopération
JICA Japanese International Cooperation Agency
Internationale
Jiro sy Rano Malagasy (Société nationale
JIRAMA National company of water and electricity
d’eau et d’électricité)
Mise en compatibilité des investissements Compatibility setting of investments with
MECIE
avec l’environnement environment
MEM Ministère de l’énergie et des mines Ministry of energy and mines
O/M Opération et entretien Operation and Maintenance
OMS, WHO Organisation Mondiale pour la Santé World Health Organization
ONG, NGO Organisation Non Gouvernemental Non Governmental Organization
ONE Office National de l'Environnement National Office of Environment
Organe de régulation de l’eau et
ORSEA Body for the regulation of water and sanitation
assainissement
Projet pilote d'alimentation en eau potable Pilot Project on drinking water supply and
PAEPAR
et assainissement en milieu rural sanitation in rural area
PPTE Pays Pauvre Très Endettè Poor and heavily in debt country
Documents Stratégique pour la Réduction
DSRP Strategic Documents for the reduction of poverty
de la Pauvreté
Secteur du Service de les Eaux et la
SSE Water supply sector and the strategy
stratégie
UE, EU Union Européenne European Union
WASH Eau, Assainissement et hygiène WAter, Sanitation and Hygiene
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Abréviations
Non organisation
Les articles
Frence English
/Items
EC Conductivité Electrique Electric conductivity
TD Profondeur Totale Total depth
NS, SWL Niveau statique de l'eau Statique Water level
SC La capacité spécifique Specific Capacity
DEM Le Desital élèvation Modèle Digital Elevation Model
SEV, VES Sondage Electrique Verticale Vertical Electric Sounding
IP Induced Polarisation Induced Polarization
TEM La Méthode Electomagnetic transitoire Transient Electomagnetic Method
HDPE Polyéthylène haute densité High Density Polyethylene
EIA Évaluation de l'impact Environnemental Environmental Impact Assesment
Etude sur l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et durable dans la Région du sud de Madagascar
Rapport Final Liste des villages fréquentés
CHAPITRE 1 INTRODUCTION
1.1.1 Généralités
Le présent Rapport Final est la compilation des résultats issus de 2005 à 2006 pour l’Etude sur
l’Approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de
Madagascar (ci-après désigné sous le nom de « l’Etude »), conformément au document de Définition des
Tâches établi entre le Ministère de l’Energie et des Mines (ci-après désigné par « MEM » et l’Agence
Internationale de Coopération Japonaise (ci-après désigné par « JICA ») à Antananarivo le 18 août 2004.
La JICA a mis en place l’Equipe d’Etude (ci-après désignée par « l’Equipe d’Etude JICA ») composée de
douze experts de domaines différents et en relation avec l’Etude commence en mi-janvier 2005, et sera
achevé en décembre 2006 avec la soumission du Rapport Final. L’Etude est divisée en deux phases comme
suit :
Phase I: Etude de Base des Ressources en Eau
1) Préparation au Japon Préparation du Rapport Préliminaire
Interprétation d’image satellite
2) Travaux à Madagascar 1 Explication et discussion sur le rapport Préliminaire
Etude de base et de ressources en eau
Préparation du rapport d’Avancement P/R-1
Explication et discussion du P/R-1
3) Travaux à Madagascar 2-1 Exécution des Essais de forages
Conception du Projet Pilote
Préparation et discussion du rapport d’Avancement P/R2
Au cours de l’Etude, l’Equipe d’Etude JICA exécute des travaux en collaboration étroite avec le personnel
homologue du MEM et de l’Alimentation en Eau du Sud (AES), mettant l’accent sur le transfert de
technologie.
La zone d’étude située dans le sud de Madagascar est caractérisée par la sécheresse et le problème du
manque d’eau potable dû au climat très aride et à la non-existence des ressources d’eau telles que les
fleuves et les puits. La population Malagasy ayant accès à l’eau potable représente seulement 11,8% en
1-1
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
2000 dans le milieu rural (DSRP, juin 2005). En particulier, dans la zone côtière au sud d’Ambovombe, la
population est obligée d’acheter de l’eau potable aux vendeurs d’eau locaux à cause de l’inexistence de
source d’eau dans les villages, s’ajoutant à cela la faible précipitation annuelle allant de 400mm à 500mm
particulièrement pendant la saison des pluies. Enfin le mauvais fonctionnement du service public
d’approvisionnement en eau par camions citernes. Selon le rapport annuel de l’AES en 2004,
l’approvisionnement en eau était seulement de 0,4l/cap/jour pour une population cible de 278 000 dans le
secteur dû au manque de camions citernes, au coût élevé du carburant et à l’exploitation. D’ailleurs, l’eau
disponible par d’autres moyens est de mauvaise qualité et ne satisfait pas à la norme d’hygiène. Par
conséquent, le Gouvernement Malgache a placé en haute priorité l’assurance en eau dans la zone d’étude.
La JICA a formé une équipe d’étude pour mener l’étude sur l’approvisionnement en eau potable, autonome
et durable dans la région Sud. L’étude confirme le potentiel en eaux souterraines dans les villages et les
équipements appropriés en approvisionnement en eau, notamment les pompes manuelles, le système de
pompage solaire ainsi que la gestion la maintenance impliquant les villageois à travers une assistance
technique des essais de forages et du projet Pilote, jointe à une participation communautaire et le suivi du
Projet Pilote.
(1) Evaluation des potentialités des ressources en eau, centrée sur les eaux souterraines utilisables comme
eau potable dans la Zone d’Etude.
(2) Formulation d’un programme de développement et de gestion des ressources en eaux souterraines pour
la Zone d’Etude.
(3) Exécution du transfert de technologie au personnel homologue au cours de l’Etude.
La zone cible pour l’approvisionnement en eau est située le long de la Route Nationale 10 reliant Tsihombe
et Ambovombe et la zone côtière au Sud.
La Zone d’Etude devra être limitée à la zone accessible par véhicule dans la zone ci-dessus.
La Zone d’Etude est indiquée sur la carte de ce présent Rapport et la liste des zones d’Etude est présentée
ci-après.
1-2
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
Bassin versant
Basin du Mandrare
Zone d’Etude
Station de mesure
Rivière Manambovo
Cette Etude sera menée selon la base de l’Etendue des Travaux (S/W) pour l’Etude conclue entre le MEM
et l’équipe préparatoire de la JICA le 18 août 2004, comme indiqué dans l’Annexe 3. Les détails de l’étude
sont donnés dans la section suivante de ce rapport.
Comme convenu dans les Procès-verbaux de discussion sur le rapport Préliminaire établi le 03 février 2005
à Antananarivo, l’Equipe d’étude JICA a exécuté l’étude et a publié le Rapport d’Avancement I en juin
2005, et le Rapport d’Avancement II en novembre 2005, le Rapport Intermédiaire en juin 2006 et le
Rapport Final Provisoire en octobre 2006, conformément aux principes de base suivantes :
(1) Les données et les informations existantes ont été systématiquement classées et utilisées de manière
efficace afin de comprendre entièrement la situation sur place en relation avec le cadre de vie,
l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hydrogéologie et d’autres sujets pertinents. Les
résultats précis des reconnaissances sur terrain devraient permettre de connaître les potentialités des
ressources en eau disponibles et de formuler un plan de développement optimal des ressources en eaux
souterraines pour les installations d’approvisionnement en eau. De plus, les études similaires exécutées
par d’autres organismes donateurs, ainsi que les projets précédents exécutés par la JICA et le
Gouvernement Japonais en relation avec l’Etude ont été réexaminés et répercutés sur la présente Etude.
1-3
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
(2) L’Etude a été efficacement exécutée pour la compréhension mutuelle des conditions
d’approvisionnement actuelles, des besoins locaux et du transfert de technologie en vue de :
a) Etablir des solutions optimales aux problèmes majeurs pour le programme de développement des
ressources en eau ;
b) Formuler le plan d’amélioration de l’approvisionnement en eau le mieux adapté en termes de
développement des ressources en eaux souterraines et l’installations d’approvisionnement en eau ;
et
c) Préparer un plan optimum d’exploitation et de maintenance pour les installations
d’approvisionnement en eau en tenant compte des résultats des essais forages et du Projet pilote.
(3) L’Etude a été exécutée en collaboration avec les homologues du MEM, de l’AES et des agences
concernées afin de mener l’Etude conformément au programme, en mettant l’accent sur le transfert de
technologie en vue du renforcement des capacités pour l’étude des ressources en eau, la conception et
la construction d’installations d’approvisionnement en eau et leur bonne gestion par le biais de forages
d’essais et de projets pilotes.
(4) A travers cette Etude, des projets pilotes seront mis en œuvre aux sites sélectionnés sur la base des
résultats des forages d’essai, de l’étude socio-économique, des réexamens et des plans pour les
installations d’approvisionnement en eau existantes, du fonctionnement et de l’entretien, et de la
volonté des habitants à payer pour l’eau. Des ateliers et séminaires permettront la communication des
résultats de l’Etude et les échanges de points de vue entre les participants, tels les responsables
gouvernementaux, le personnel impliqué dans le secteur d’approvisionnement en eau/assainissement,
les représentants des bailleurs et organismes internationales, les ONG et d’autres personnes concernées.
1-4
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
L’Etude s’effectue de janvier 2005 à décembre 2006, pour une période de vingt deux (22) mois à
Madagascar et au Japon. Cette Etude était répartie en deux (2) phases comme décrit ci-après et présenté en
annexe dans l’organigramme du plan d’opération.
1-5
1ère Année 2ème Année 3ème Année
Fonction Nom Appartenance Année fiscale japonaise 2004 Année fiscale japonaise 2005 Année fiscale japonaise 2006
Jan Fév Mars Avril Mai June Jullet Aout Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avril Mai June Jullet Aout Sep Oct Nov Dec
Chef d’équipe/Planification de l’approvisionnement
Shigeyoshi KAGAWA Japan Techno
en eau
30 1.0 60 2.0 30 1.0 45 1.5 45 1.5 45 1.5 16 0.5
Chef d’équipe adjoint/ Hydrogé
ologie(A)/Planification du développement des eaux Toshimichi NAGANUMA Japan Techno
souterraines 75 2.5 56 2.8 36(1.2) 45 1.5 16 0.5
Travaux à Madagascar
environnementale
60 2.0 30 1.0 30 1.0 15 0.5 16 0.5
1-6
Chef d’équipe/Planification de l’approvisionnement
Shigeyoshi KAGAWA Japan Techno
en eau
10 0.33 10 0.33 10 0.33 10 0.33 15 0.5
Chef d’équipe adjoint/ Hydrogé
ologie(A)/Planification du développement des eaux Toshimichi NAGANUMA Japan Techno
souterraines 10 0.33 10 0.33 10 0.33 10 0.33 15 0.5
Travaux au Japan
Yasuo ONOZUKA Japan Techno
Conception des installations/ Estimation du coût
10 0.33 10 0.33 10 0.33
Phase I Phase II
Tableau 1.2.1-2 Chronogramme d’attribution de fonctions
Travaux à Madagascar (1) Travaux à Madagascar (2) Travaux à Madagascar(3) Travaux à Madagascar (4)
1-7
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
L’Equipe d’étude JICA a tenu une série de réunions avec le MEM, l’AES et d’autres organismes
gouvernementaux et internationaux concernant les méthodologies de base d’étude et d’approche, le
programme de travail, l’organisation du personnel du comité de pilotage et les homologues et toutes autres
travaux y afférentes. Pour la réalisation de l’Etude et en vue du transfert de manière efficace des
technologies nécessaires, le MEM a formé une équipe homologue à l’endroit de l’Equipe d’étude conjointe,
composée de DEA, ANDEA du MEM, les représentants de l’AES, et les représentants d’autres agences y
afférentes. L’Equipe d’étude conjointe de JICA-MEM conduira mutuellement l’Etude dans la région Sud de
Madagascar.
L’étude principale de la Seconde Phase réalisée à Madagascar, du 13 octobre 2006 au 24 octobre 2006 est
comme suit :
1-8
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
1-9
Etude sur l’approvisionnement en Eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de la République de Madagascar
Rapport Final Chapitre 1 Introduction
Mines incluant des membres issus de différents organismes est requise pour une mise en œuvre efficace de
la présente Etude, nécessitant une coopération mutuelle. La partie Malagasy, constituée d’homologues du
MEM/DEA conformément à la proposition émise en 2005, participe à l’Etude et reçoit des connaissances
techniques suivant l’avancement des travaux.
**********
1-10
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
2.1.1 Climat
La zone d’Etude est située dans la région sud de l’île de Madagascar, dans la classification climatique des
savanes. La zone n’est pas sous l’influence du système de basse pression, et topographiquement les
montagnes dans la région de Fort Dauphin stoppent, le régime d’alizé humide. Cet emplacement unique
rend la zone à avoir la moindre quantité de précipitation dans le pays. La figure 2.1.1-1 montre la carte
isohyète autour de la zone d’Etude.
Station de mesure
Bassin d’Ambovombe
Source : SAP
Figure 2.1.1-1 Carte Isohyète autour de la zone d’Etude (Moyenne du 1999-2004)
2.1.2 Hydrologie
Atour de la zone d’Etude il existe deux fleuves. Le premier, le fleuve Mandrare qui s’écoule à l’Est, le
second, le fleuve Manambovo qui s’écoule à l’Ouest. Le bassin d’Ambovombe est situé entre ces deux
rivières et aucun fleuve ne s’écoule dans le bassin tout au long de l’année, seuls, lors de la saison humide
que des écoulements fluviaux peuvent y être observés. La figure 2.1.2-1 montre le système d’écoulement
de rivière dans la zone d’Etude.
2-1
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
Fleuve Mandrare
Fleuve
Mananbovo
Bassin
d’Ambovombe
2.1.3 Topographie
Le bassin d’Ambovombe est situé entre le fleuve Mandrare et Mananbovo. La figure 2.1.3-1 montre la
carte topographique du bassin.
2-2
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
Bassin d’Ambovombe
D’épais sédiments couvrent largement le bassin et la topographie est doucement ondulée. L’altitude varie
de 120 à 250m.
Près du littoral, les dunes sont largement distribuées le long des côtes. Les altitudes sont de 150 à 300m au
dessus du niveau de la mer. Le bassin est considéré comme fermé et aucun écoulement ne se déverse dans
l’océan.
La zone urbaine de la commune d’Ambovombe est le point le plus bas du bassin. L’altitude est de 130 à
136m au dessus du niveau de la mer.
La zone d’Etude du bassin d’ Ambovombe et les zones environnants sont géologiquement divisées en trois
(3) zones comme suit :
1) Zone du socle précambrien au nord
2) Le centre du bassin d’ Ambovombe
3) Dunes de sable côtiers au sud
La figure 2.1.4-1 montre la condition géologique dans la zone d’Etude et le tableau 2.1.4-1 montre la
classification géologique et hydrogéologique analysé à partir des données de l’année 1950s à 2005.
2-3
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
2-4
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
Dans la partie nord du bassin d’ Ambovombe, les roches du socle affleurent. Elles se composent des leptynites
bien altérée, quartzites, granite, gneiss granitique formant de bon aquifère confiné et de bonne qualité, même si
occasionnellement de l’eau salée existe. Dans la partie Est de ces roches Précambriennes, les roches
volcaniques du crétacé composées d’intrusif basaltique et rhyolites affleurent et forment les montagnes dans
cette zone. Des aquifères confinés ont été trouvé dans les fissures dans les roches volcaniques du crétacé mais
de potentiel modéré.
Le bassin d’Ambovombe est formé des failles dont la direction est NO-SE et des structures graben où des
récents épais sédiments sont déposés. Le socle est du tertiaire, et du néogène continental composé de grès
calcaire, du limon caillouteux et du calcaire qui recouvre les récents sédiments de manière non conforme. Des
sédiments de latérite sableux de couleur marron du Pléistocène sont recouverts de dépôt de sable dunaire, de
sable blanc et des sédiments alluvionnaires du quaternaire.
Dans les zone d’Erada et Sihanamaro, le sable blanc du quaternaire recouvre le latérite marron sableux du
pléistocène. Les villageois creusent des Vovo de profondeur de 10 m afin d’obtenir de l’eau pendant la saison
de pluie.
La bordure du bassin d’Ambovombe forme une colline où affleurent des roches calcaires du néogène
continental. L’aquifère est juste à cet endroit. Cependant, les villageois dépendent de l’eau de pluie pour la
boisson seulement.
Dans le centre du bassin d’Ambovombe, un grand marais peu profond se crée durant la saison de pluie. C’est
prévu comme un dépôt d’épaisse alluvion composé principalement de l’argile et du limon. Selon les villageois
qui ont vécu près du lac que des inondations avaient quelque fois eue lieu avant 1951 quand la route national 10
était construit.
La commune d’Ambovombe est située dans la bordure sud du bassin. Il existe des Vovos creusés par les
villageois pour avoir de l’eau pour la boisson. La profondeur varie de 10 m à 30 m, et le niveau d’eau statique
varie de 5 m à 25 m, principalement de 15 m à 20 m. L’eau souterraine de la ville urbaine est un aquifère non
confiné du sédiment du quaternaire, pour la plupart l’eau est salée et biologiquement contaminée.
2-5
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
La zone côtière au sud de la route nationale 10 forme des petits bassins individuels face à l’océan Indien. Le
long de la côte, le sable calcaire récent de couleur marron forme des plages de même niveau que la mer.
Au-delà de l’étroite plage, des falaises de grès calcaire du quaternaire s’étendent à une hauteur environ de
100m à 200m comme le montre la figure 2.1.4 -2.
Figure 2.1.4-2 Sable calcaire de 100m à 200m de hauteur dans les falaises du quaternaires
Aux pieds des falaises existent des puits creusés à la main de 10m de profondeur avec de l’eau fortement salée
à cause de l’intrusion marine. La conductivité indique une valeur plus de 500 mS/m à 2,000 mS/m. Néanmoins,
les troupeaux de bétail venant des villages y viennent boire l’eau salée. La plupart des puits au littoral sont peu
profond moins de 20m de profondeur, la valeur de la conductivité est plus de 300 mS/m avec de la NO3 dont la
teneur est plus de 45 mg/l, qui n’est pas bonne pour la consommation humaine. L’eau de mer était analysée sur
place et la conductivité est de 5,270 mS/m et 3.33% de Na Cl inclus à 28°C, température de l’eau de mer.
2-6
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
La Commune est dirigée par un Tableau 2.2.1-2 Noms des communes ciblées
maire élu et constitue le noyau de District d’ Ambanisarika, Ambazoa, Ambohimalaza,
l’autonomie locale dans certains domaines Ambovombé- Ambonaivo, Ambondro, Ambovombé Androy,
à savoir la collecte des impôts, le Androy Analamary, Antanimora, Beanantara, Erada,
recensement des familles ou le Maroalomainty, Maroalopoty, Sihanamaro,
développement social, incluant Tsimananada (par ordre alphabétique)
l’approvisionnement en eau. Le maire District de Antaritarika
intervient en tant que médiateur entre les Tsihombé
fokontany et les circonscriptions or
d’autres organisations administratives.
2.2.2 Population
La population totale des 15 communes cibles est de 277 9800 selon le dernier recensement effectué de
février à avril 2005 par la région (source : Région de l’Androy, se référer à la Figure 2.2.2-1. Comme le
montre la carte de la Figure 2.2.2-1, les fokontany ayant un fort nombre de population sont situés sur les
dunes côtières tandis que les zones intérieures sont faiblement peuplées.
2-8
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
A l’exception de la ville d’Ambovombé, les petites industries commerciales ne se sont pas développées.
Le principal moyen de subsistance des résidents de la zone d’étude est l’agriculture suivie de la pêche dans
les communes côtières de Maroalopoty, Maroalomainty, Erada, Ambazoa et Antaritarika. Les cultures les
plus communes sont le maïs, le manioc, la patate douce comme aliment de base et le niébé (une sorte de
haricot). Beaucoup de gens basent leur choix de culture annuelle suivant les précipitations. La principale
source de revenu est le manioc suivi de la patate douce pour les ménages cibles.
L’élevage de bétail (zébu, chèvre et mouton) est très communément pratiqué dans la zone d’étude. 59 179
têtes de bovins, 12 676 têtes d’ovins et 28 648 têtes de chèvres ont été recensées aux bureaux communaux
des 14 communes cibles à l’exception de la commune d’Antaritarika (source : Poste d’Elevage,
Ambovombé-Androy). Le effectif moyen de zébu élevé par un ménage de la zone d’étude est de 6,7
(source : Enquête des ménages), ce qui signifie un zébu par personne si l’on considère la taille du ménage.
Le bétail n’est pas vendu comme subsistance mais uniquement à l’occasion de cérémonies ou en cas
d’urgence financière.
étant en construction lors de l’enquête sociale effectuée en 2005, par conséquent les habitants sont obligés
d’accéder à l’extérieur de la commune.
La répartition géographique des établissements primaires ne correspond pas au nombre d’enfants ayant
atteint l’âge de la scolarisation, bien qu’il existe 156 écoles primaires dans la zone d’étude. Le nombre
d’élèves inscrits dans une école varie de 67,5 à Antanimora à 180,8 à Maroalomainty.
Le taux net de scolarisation (le nombre d’élèves allant réellement à l’école/nombre de personnes âgées de 6
à 10ans x 100) varie également selon les communes : de 33% à Ambazoa à 97% à Ambovombé-Androy
(Source : Service Pédagogique du District). Le taux moyen est d’environ de 62,9%. D’autre part, ce chiffre
est de 72% pour l’ensemble du territoire de Madagascar en 1998-1999 (Source : INSTAT/DSN, cité dans le
PRSP de Madagascar) ; seuls les chiffres pour cinq communes, à savoir Ambanisarika, Ambohimalaza,
Ambovombé-Androy et Ambonaivo sont de plus de 72%. Par conséquent, le niveau de l’éducation de base
dans la zone d’étude est plus faible que le niveau national d’il y a 6 ou 7 ans.
(4) Santé
Sihanamaro
L’institution de base du système
médical en milieu rural est le CSB Maroalopoty
Les données sur les patients des CSB ainsi que celles de l’hôpital du district et des autres institutions
médicales de niveau supérieur consistent en de données de base liées à la perception des conditions
sanitaires de la zone d’étude. Sur la base de l’enquête réalisée auprès des CSB, la malaria reste la maladie
la plus courante dont souffre la population en 2004. la diarrhée et les maladies respiratoires (générales)
viennent en seconde et en troisième place, alors que la première cause de décès à l’Hôpital
d’Ambovombé-Androy était la « malaria grave et complexe » (Source : Service de Santé du District).
Comme un CSB n’est pas doté de laboratoire d’examens sanguins, on dit parfois que les médecins ont
tendance à diagnostiquer les maladies accompagnées de forte fièvre comme étant une malaria. La Figure
2.2.4-2 présente les maladies les plus courantes affectant la population des huit communes où le registre de
traitement est disponible.
Selon le personnel du SSE, 370 enfants sur 1000 naissances vivantes meurent avant d’atteindre l’âge de six
ans en 2002. Ce chiffre correspond à plus du double de celui de la totalité du territoire Malagasy qui est de
2-10
Etude sur l’Approvisionnement en eau Potable, Autonome et Durable dans la Région du Sud de Madagascar
Rapport Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
162. Comme pour le niveau primaire, la santé infantile est de condition nettement plus critique que celle du
niveau national. En ce qui concerne les données statistiques, en l’occurrence le nombre de décès quelque
soit l’âge, elles n’ont pas été enregistrées au niveau de la commune ou du CSB. Cela indique que le nombre
exact de maladies ou de décès n’est pas disponible sous forme de données statistiques, bien qu’il soit
rapporté par le personnel médical du CSB.
Toutefois, d’autres types de propriété sont portés à la connaissance de la population tels que la propriété
coutumière individuelle, la propriété coutumière collective, la propriété individuelle illégale et la propriété
communautaire. La propriété coutumière individuelle est un système décidé par le chef du village ou le
doyen du groupe (olom-be) qui consiste à attribuer des terrains de culture aux villageois. La propriété
coutumière collective signifie que le chef du village décide de l’utilisation d’un terrain non cultivé sur la
base de la tradition, même si le terrain appartient à l’Etat. L’utilisation individuelle illégale implique une
utilisation individuelle de terrain non enregistré. La propriété communautaire signifie le terrain appartient
au fokontany (organisation administrative). Dans la zone d’étude, au niveau d’environ 80% des villages
cibles les terrains cultivés sont sous le régime de propriété coutumière individuelle ; d’autre part, les
cimetières et les forêts sacrées dans les trois quart des villages enquêtés sont sous le régime de propriété
coutumière collective.
Comme susmentionné, le chef du village décide non seulement de l’utilisation du sol, mais également de
tous les autres sujets concernant le village et le fokontany incluant l’exploitation de terrain et l’installation
de puit. Sans une telle décision et approbation, il semble difficile d’avoir la collaboration des villageois.
des tombes ou d’y semer des graines de plantes. Même à l’extérieur de la zone dite taboue, il est également
interdit de prendre des tombes en photo. Si une personne vient à enfreindre le tabou, elle devra sacrifier un
zébu à l’endroit où le tabou a été profané afin de purifier le lieu. Le nombre de zébu dépendra de la gravité
de la profanation. Il est à noter que l’installation de forages et de puits près des cimetières figure parmi les
interdits.
Partant du point de vue de la tradition Antandroy, l’usage de pompes à pédale semble difficile à vulgariser.
Il est dit que le peuple Antandroy n’utilise pas l’eau tirée d’un puit équipé d’une pompe à pédale car la
propreté de l’eau est mise en cause par la méthode de pompage à pédale, les gens faisant allusion à
l’hygiène des pieds appuyant sur la pédale.
Cependant, dans le cas de PAEPAR (Projet d’Approvisionnement en Eau Potable financé par la Banque
Mondiale), la population puise et boit l’eau issue des forages utilisant des pompes à pédale. La jeune
génération, particulièrement les enfants, ne ressent aucun tabou à puiser et à boire l’eau issue des pompes à
pédale. Par ailleurs, les résidents des deux sites du projet pilote au niveau desquels ont été installées des
pompes à pédale, ont dans ce sens manifesté leur profonde gratitude.
2-12
Etude sur l’ Approvisionnement en eau potable autonome et durable dans la Région du Sud de Madagascar
Report Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
Les organisations suivantes sont concernées à l’administration de l’eau à Madagascar, surtout dans la zone
d’étude à Ambovombe et ses environs. La Direction de l’Eau et de l’Assainissement (DEA) au sein du
Ministère de l’Energie et des Mines (MEM), est la contre partie dans cette Etude. Dans la zone d’étude,
l’approvisionnement en eau est en fait assuré par l’Alimentation en eau dans le Sud (AES) depuis 1982
jusqu'à présent, c’est à dire cette année 2006. L'AES supporte les services d'approvisionnement en eau,
gestion et maintenance des systèmes d’approvisionnement en eau des différentes petites villes urbaines et
rurales. D’autre part, l’approvisionnement en eau dans les villes provinciales est assuré par la Jiro Sy Rano
Malagasy (JIRAMA) sous la supervision du MEM.
(2) AES
L’AES gère et entretient les quatre (4) types d’approvisionnement en eau suivants:
1) Service d’approvisionnement en eau exploitant l’eau souterraine appelé Adduction en Eau Potable
(AEP) sont établis à chaque point d'approvisionnement dans la zone cristalline dans 5 centres, à savoir
Antanimora, Andalatanosy, Beraketa, Isoanala et Tsivory.
2) Le service d’approvisionnement en eau par canalisation comprenant au total 142,5 kilomètres est établi
dans la zone de Tsihombe et Beloha
3) Les camions citernes d’eau sont établis dans les zones d'Ambovombe et de ses environnants, et une
partie des zones de Beloha et de Tsihombe.
4) Le système de pompage solaire pour des services d'approvisionnement en eau est utilisé pour minimiser
le coût d'exploitation par diesel et est établi dans les AEP ci-dessus notamment Tsivory, Antanimora et
Andalatanosy avec le partenariat du FONDEM France et l'AES en 1999 à 2002. En outre, sept (7)
autres services de Comité de Point d’Eau (CPE) au niveau villageois existe à
z Ambondro Nanahera (44 m3/jour par 2 systèmes),
z Mahavelo Mitsangana (10 m3/jour à Ambovombe),
z Toby Mahavelo (8 m3/jour à Ambovombe),
z Ifotaka (18 m3/jour à Amboasary Sud),
z Ampamata (à Ambovombe),
z Lovasoa Ranopiso (12 m3/jour à Fort Dauphin),
z Andrebasy Ranopiso (12 m3/jour à Fort Dauphin),
z Bemavorika Ranopiso (12 m3/jour à Fort Dauphin),
et le nombre de la population a desservir varie de 320 a 3600. Ces systèmes sont bien contrôlés et
maintenus pendant plus de 6 années sans problèmes sérieux.
2-13
Etude sur l’ Approvisionnement en eau potable autonome et durable dans la Région du Sud de Madagascar
Report Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
* Prix d’un seau de 13 litres 100Ar (à gauche), et le système de pompage solaire d’Ifotaka, Amboasary
Sud (à droite), géré par une comité de point d’eau villageois et entretenu par AES, la cotisation
mensuelle par famille est de 200Ar, la borne fontaine produit 18 m3/jour.
(3) JIRAMA
La JIRAMA était une société d’Etat à 100%, fournissant de l’eau et de l’électricité au niveau national,
surtout les grandes villes sous la supervision du MEM jusqu’en 2004, mais l’année, 2005 la gestion est
privatisée en joint-venture avec une société allemande en 2005. Soixante cinq (65) systèmes
d’approvisionnement urbains sont gérés par la JIRAMA en Octobre 2004. La production en eau annuelle a
été de 135 millions m3 en 2004. Par ailleurs, il existe (11) systèmes d’exploitation d’eau dans les provinces,
mais dans la province de Toliara, il est a la fois eau et électricité, cependant, dans la zone d’étude, pas
d’approvisionnement en eau. En 1999 la JIRAMA approvisionne Ambovombe en électricité seulement.
C’est la raison pour laquelle l’AES a commencé à exploiter les eaux souterraines de sa propre source dans
la ville d’Ambovombe d’une capacité de 38 m3/jour en 2006. A Amboasary Sud et Tsihombe les systèmes
d’approvisionnement en eau sont gérés par la JIRAMA, en dehors de la zone d’étude, et leurs capacités
d'approvisionnement en eau sont comme suit :
a) Amboasary Sud: 96 m3/jour (profondeur du forage: 14.5m, EC: 104 mS/m, pH: 7.99)
b) Tsihombe: 54 m3/jour (profondeur du forage: 27m, EC: 250 mS/m)
c) Ambovombe: 38 m3/jour (profondeur du puits: 30m, géré par AES, 2006)
2-14
Etude sur l’ Approvisionnement en eau potable autonome et durable dans la Région du Sud de Madagascar
Report Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
Fig. 2.4-1 indique les bailleurs et les organisations internationales actifs pour l’approvisionnement en eau
potable surtout dans la Région Sud de Madagascar. Récemment, le projet PAEPAR de la Banque Mondiale
travaillant avec le MEM a achevé le développement d’eaux souterraines et l’installation de
l’approvisionnement en eau potable avec des pompes manuelles Vergnet en avril 2005. La Banque
Africaine de Développement (BAD) sous la supervision du MEM a commencé le projet de construction de
700 forages pour 2005. Par ailleurs, le gouvernement Japonais, par le biais de la JICA, est l’un des plus
grands bailleurs en l’approvisionnement en eau potable dans la zone d’étude et ses environnants dans la
Région Sud de Madagascar, assisté par le MEM et l’AES depuis 1980 jusqu’en 2006.
Figure 2.4-1
Projets financés par les bailleurs internationaux dans la région du sud de Madagascar
Le PNUD, l’UNICEF, le FAO et l’UE et d’autres organisations et ONG financent les projets
d’approvisionnement en eau dans la Région Sud de Madagascar dans le but de résoudre les problèmes de
manque d’eau potable. L’UNICEF a achevé 150 forages avec pompe manuelle India Mark II dans la zone
d’Antanimora, la région d’Ambovombe et la région de Tsihombe en 1994 et 1995, et les pompes manuelles
sont entretenues par les bénéficiaires locaux sous la forme de l’organisation E/M (AAEPA) en 2005
Actuellement, seul le système d’approvisionnement en eau par des camions citernes gérés par l’AES
dessert l’eau potable à la ville d’Ambovombe et aux villages environnants. Un grand projet de canalisation
connectant Amboasary Antaritarika via Ambovombe par approvisionnement gravitationnel a été envisagé
par l’Union Européenne en 2005. Le projet de mini canalisation émanant du MEM, raccordant Amboasary
2-15
Etude sur l’ Approvisionnement en eau potable autonome et durable dans la Région du Sud de Madagascar
Report Final Chapitre 2 Condition Générale de la zone d’Etude
et Sampona est actuellement en cours, financé par l’IPPTE à partir 2004 à 2006. Les problèmes
d’approvisionnement en eau consistent au manque de sources d’eau dû au potentiel limité des ressources en
eau et la salinité.
Figure 2.5 -1 Le Pipeline construit par JICA en 1995-1999 et le Projet en cours à Sampona
(l ère phase de l’IPPTE, 2004-2006) préparée sur carte par EU, 2005
Selon les informations de l’AES, elle pourrait fournir assez d’eau à une population de 278.000 habitants
dans la zone d’Ambovombe et ses environs en 2005. L’ AES approvisionne 7.266m3/an en eau à cause de la
diminution en nombre des camions citernes et de l’augmentation du coût du carburant de 694 Ar/l en 2004
à 1.680 Ar/l en 2005 et 2.130 Ar/lit en mois de juillet 2006 à Ambovombe. De plus, l’inondation de la
rivière Mandrare provoquée par le cyclone survenu en mars 2005 a endommagé la station de traitement
d’Amboasary gérée par l’AES. Ainsi il s’avère urgent d’en faire la réparation et de procéder à la protection
du point de prise d’eau de la station construite dans le cadre de la Coopération économique du Japon en
1990.
**********
2-16