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Introduction à la Macroéconomie 2024-2025

economie et gestion université

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Shazneen Naziraly
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2024-2025

L1 Économie Gestion
L1 Mathématiques et Informatique
O. ALLAIN
[email protected]

MACROÉCONOMIE

Chapitre 1.
La macroéconomie : une vue d’ensemble
Olivier Allain Maître de conférences en Sciences Économiques
Université Paris Cité
Mandats et responsabilités administratives
• Membre du conseil de gestion de la Faculté de Droit, Économie, Gestion
• Directeur des études de la 2ème année de Licence Économie Gestion
• Directeur des études du parcours international de Licence Économie Gestion
(Abu Dhabi)
Thématiques de recherche
• Macroéconomie post-keynésienne (i.e., dans la lignée des travaux de Keynes).
• Fondements microéconomiques du principe de demande effective.
• Répartition du revenu, activité et croissance économique.
• Modèles de croissance économique tirée par la demande agrégée.
• Prise en compte des contraintes d’offre dans les modèles de demande.
2
O. Allain - Université Paris Cité
CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

3
O. Allain - Université Paris Cité
1. Rappels de microéconomie

• Comportement des agents économiques (consommateurs, producteurs)


• Fonctionnement du marché d’un bien : ajustement O - D ⇒ équilibre : 𝑝𝑝∗ et 𝑄𝑄∗ .
• Propriétés de l’équilibre concurrentiel : existence, stabilité, optimalité…
• Structures de marché :
• Concurrence pure et parfaite (cpp) : multitude d’agents (⇒ price taker) + bien
homogène + liberté d’entrée et de sortie + information parfaite ;
• vs. Monopole, Concurrence monopolistique, Oligopoles…
• Défaillances de marché : externalités, biens publics…

→ schémas : a. l’équilibre
b. la stabilité (i.e., les mécanismes concurrentiels conduisent à l’équilibre)
c. l’ajustement suite à un choc
(Les étudiants doivent impérativement
comprendre et assimiler ces mécanismes4 !)
O. Allain - Université Paris Cité
1. Rappels de microéconomie

𝑝𝑝 𝑝𝑝
Excès d’offre
O O
𝑝𝑝𝐴𝐴
E A
𝑝𝑝∗

D D

𝑄𝑄∗ 𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝑄𝑄𝐴𝐴𝑑𝑑 𝑄𝑄𝐴𝐴𝑜𝑜

𝑝𝑝
O
E’
E Stabilité de l’équilibre :
𝑝𝑝∗ chaque étudiant.e doit comprendre
et assimiler les mécanismes
D concurrentiels qui conduisent à
𝑄𝑄 l’équilibre !
𝑄𝑄∗
5
O. Allain - Université Paris Cité
CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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O. Allain - Université Paris Cité
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes

2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes


• Analyser le fonctionnement d’une économie de façon Country Name 2021
Albanie 15 430
globale (pays, groupe de pays…).
Allemagne 59 680
• Comprendre : Belgique 59 460
Burundi 800
• Pays riches/pauvres
Chine 19 170
• Croissance forte/faible Danemark 66 720
Espagne 40 980
• Tous les pays font face à des cycles économiques États-Unis 70 480
sont confrontés à des crises, des France 51 850
récessions, des dépressions Japon 44 570
• Chômage Niger 1 330
Royaume-Uni 49 420
• Inflation Banque Mondiale : RNB par habitant, ($ PPA
internationaux courants) - 15/09/2022
• etc.
7
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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes

 Emploi et chômage
Lien évident entre le niveau de l’emploi et celui de la production : pour une productivité du
travail donnée, la production est d’autant plus élevée que le niveau d’emploi est élevé.

𝑈𝑈
Calcul du taux de chômage : 𝑢𝑢 =
𝑁𝑁+𝑈𝑈

Chômage = perte de revenu pour les individus dont le travail est la seule source de revenu
⇒ le chômage (en niveau 𝑈𝑈, ou en taux 𝑢𝑢) est un enjeu central de politique économique
⇒ rôle de la macroéconomie pour expliquer le chômage et proposer des politiques de lutte
contre le chômage. 8
O. Allain - Université Paris Cité
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes

Taux de chômage en France de 1975-T1 à 2023-T3 (en %)

𝑢𝑢 = 0,9% en 1957
2,3% en 1973

La dynamique du chômage est liée à la conjoncture économique (évident


depuis le milieu des années 1980).
Y a-t-il une composante structurelle (qui expliquerait que le taux de
chômage ne passe plus sous la barre des 7% depuis plusieurs décennies) ?

9
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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes
 Inflation, désinflation, déflation
• Niveau général des prix : 𝑝𝑝 = prix moyen des biens et services de l’économie (indice
des prix à la consommation ou déflateur du PIB).
𝑑𝑑𝑑𝑑
• Taux d’inflation : 𝑝𝑝̂ = = taux de variation (en %) du niveau général des prix.
𝑝𝑝
• Désinflation : baisse du taux d’inflation au cours du temps (mais ce taux reste positif).
• Déflation : 𝑝𝑝̂ < 0 ; taux d’inflation négatif (le niveau des prix baisse).

Inflation : indice des prix à la consommation (IPC) en France, base annuelle


https://www.inflation.eu/fr/taux-de-inflation/france/inflation-historique/ipc-inflation-france.aspx

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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes

Débat entre économistes sur les causes de l’inflation (on y reviendra dans ce cours et dans celui
de Politique Économique en L2 EG) :
• Création monétaire ?
• Conflit de répartition du revenu national entre travailleurs et capitalistes ?
• Chocs d’offre (pénuries d’énergie et de matières premières) ?
• etc.

Parmi les conséquences de l’inflation (question qui sera approfondie plus loin et en L2 EG) :
a) Inflation élevée ⇒ équilibre économique sous-optimal (≅ gaspillage de ressources) :
• Coûts d’étiquettes (menu costs) : une partie de la main-d’œuvre est employée à
« changer » les étiquettes plutôt qu’à produire des biens.
• Les agents (consommateurs, entreprises, etc.) prennent leurs décisions en fonction des
prix relatifs (voir les cours de micro). Or, inflation élevée ⇒ forte volatilité des prix relatifs
(tous les prix ne varient pas en même temps) ⇒ décisions sous-optimales des agents.
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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes
b) Inflation élevée ⇒ redistribution du revenu et de la richesse … sauf si tous les prix et
revenus augmentent au même rythme. Mais ce n’est pas le cas ⇒ l’inflation favorise des
agents aux dépens d’autres agents.
• Délais d’ajustement des salaires, des retraites, des minima sociaux… ⇒ baisses de pouvoir
d’achat pour de nombreux ménages.
• On verra que l’inflation (non anticipée) défavorise les prêteurs (les créanciers) car le
pouvoir d’achat des intérêts qu’ils perçoivent (et du capital qui leur est remboursé)
diminue. A l’inverse, l’inflation (non anticipée) favorise les emprunteurs car le poids des
intérêts qu’ils versent (et du capital qu’ils remboursent) baisse dans leur revenu.
• Certains actifs (monnaie…) subissent une perte de pouvoir d’achat.
• Dans un régime de changes fixes (ou de monnaie unique), l’inflation pèse sur la
compétitivité-prix des produits domestiques ⇒ dégradation de la balance commerciale
(baisse des exportations et hausse des importations) ⇒ défavorise l’économie
domestique au profit de l’étranger.
(En changes flexibles, cet effet peut être neutralisé par la dépréciation de la monnaie.)
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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.1. Les questions que se posent les macroéconomistes
c) Risque d’hyperinflation si l’inflation est non contrôlée :
Allemagne, 1923 : 𝑝𝑝̂ = 3,25 × 106 %
Venezuela, 2018 : 𝑝𝑝̂ = 1,3 M° %
• Les conséquences ci-dessus deviennent extrêmes…
• … perte de confiance dans la monnaie ⇒ coût
d’utilisation de la monnaie nationale trop élevé
⇒ monnaies étrangères, économie de troc…

La déflation (𝑝𝑝̂ < 0 ; baisse du niveau général des prix) n’est


pas une bonne nouvelle pour l’économie :
• Report de certaines dépenses (consommation et
investissement) ⇒ ralentissement de l’économie.
• Surtout, les emprunteurs voient leur revenu baisser
⇒ ils ont plus de difficultés à verser les intérêts et à
rembourser leur emprunt ⇒ risque de faillites qui
peut conduire à une crise systémique.
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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.2. Les politiques macroéconomiques

2.2. Les politiques macroéconomiques


• Les individus préfèrent généralement un revenu élevé, un chômage et une inflation faibles
⇒ l’État cherche à mettre en place des politiques économiques pour soutenir l’activité (le
revenu), pour lutter contre le chômage, pour lutter contre l’inflation, etc.
• L’État ne peut agir efficacement que s’il a compris comment fonctionne l’économie.
• Exemple : il faut comprendre pourquoi il y a du chômage avant de pouvoir proposer des
politiques efficaces de lutte contre le chômage. Même chose pour lutter contre l’inflation.
• Complexité de l’économie réelle ⇒ multiplicité d’explications, désaccords entre
économistes…

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2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
2.2. Les politiques macroéconomiques
Vidéo : « D’où vient le chômage ? Y a-t-il un
remède ? » (Dessine-moi l’éco, 2014).
Attention : cette vidéo défend un point de vue
(néo-)classique plutôt que keynésien. Mais elle
illustre bien le débat sur les explications du
chômage et sur les politiques à mener.
Vidéo : « Que proposent les candidats à la
présidentielle (de 2017) pour lutter contre le
chômage ? » (Dessine-moi l’éco, avril 2017).
Les candidats ne partagent pas la même
représentation du fonctionnement de l’économie
⇒ pour certains, la lutte contre le chômage se
résout sur le marché du travail (coût, flexibilité,
formation, réduction du temps de travail), pour
d’autres sur le marché des biens (dépense
publique, revenu universel, protectionnisme,
politique industrielle…). O. Allain - Université Paris Cité
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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?

Complexité de l’économie réelle ⇒


• Simplification (= travail d’abstraction).
• Chaque économiste se concentre sur les principaux mécanismes, c’est-à-dire sur les
principales relations de causalité entre les variables économiques.
• Ces relations de causalité peuvent être représentée sous forme mathématique
(= formalisation). Exemples :
• La consommation des ménages (𝐶𝐶) dépend de leur revenu (𝑌𝑌) : 𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌 .
• L’achat de machines par les entreprises (l’investissement, 𝐼𝐼) dépend du coût de
financement et donc du taux d’intérêt (𝑟𝑟) : 𝐼𝐼 = 𝐼𝐼 𝑟𝑟 .
• Les entreprises déterminent leurs effectifs en fonction du niveau du salaire.
• Ces relations mathématiques (mécanismes économiques) sont reliées les unes aux autres
dans un modèle théorique (𝐼𝐼 dépend de 𝑟𝑟 qui dépend d’autre chose qui …).
• Complexité de l’économie ⇒ modèles théoriques concurrents ⇒ différentes représentations
du fonctionnement de l’économie.
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3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?

• Relations entre les variables ⇔ formalisation mathématique.


• Mathématiques : 𝑦𝑦 = 𝑓𝑓 𝑥𝑥 . 𝑦𝑦
A 𝑑𝑑𝑑𝑑
Ici, 𝑦𝑦 est fonction croissante de 𝑥𝑥. 𝑓𝑓 ′ 𝑥𝑥 =
𝑑𝑑𝑑𝑑
La dérivée est positive : 𝑓𝑓 ′ 𝑥𝑥 > 0
𝑑𝑑𝑑𝑑
>0
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑦𝑦 = 𝑓𝑓 𝑥𝑥
La dérivée correspond à la pente de la tangente 0
𝑥𝑥
à la courbe en un point.
• Rappel : 𝑑𝑑𝑑𝑑 correspond à la variation de 𝑦𝑦 qui résulte d’une variation (infinitésimale) de 𝑥𝑥.
• Si on prenait deux points très rapprochés sur la courbe (A et B), on pourrait calculer en
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑦𝑦 −𝑦𝑦
regardant les valeurs sur les axes : = 𝐵𝐵 𝐴𝐴.
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑥𝑥𝐵𝐵 −𝑥𝑥𝐴𝐴
𝑑𝑑𝑑𝑑 + −
• Ici, le dénominateur et le numérateur ont le même signe ⇒ = = >0
𝑑𝑑𝑑𝑑 + −
• Une hausse de 𝑥𝑥 entraîne une hausse de 𝑦𝑦, et inversement.
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3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?

• Même chose en (macro)économie.


• Prenons l’hypothèse suivante : la dépense de 𝐶𝐶
A 𝑑𝑑𝐶𝐶
consommation est fonction croissante du revenu 𝐶𝐶 ′ 𝑌𝑌 =
𝑑𝑑𝑌𝑌
des ménages.
• Notons 𝐶𝐶 la dépense de consommation
𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌
et 𝑌𝑌 le revenu des ménages.
0
𝑌𝑌
• On a alors une fonction : 𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌 .
• La dérivée est positive : 𝐶𝐶 ′ 𝑌𝑌 > 0
𝑑𝑑𝑑𝑑
>0
𝑑𝑑𝑑𝑑

• 𝑑𝑑𝑑𝑑 correspond à la variation de 𝐶𝐶 qui résulte d’une variation (infinitésimale) de 𝑌𝑌.


• Ici, une hausse du revenu 𝑌𝑌 entraîne une hausse de la consommation 𝐶𝐶.

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3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?

• Il est impératif que les étudiants fassent le lien entre :


• une formulation « en français » : la consommation est fonction croissante du revenu,
𝑑𝑑𝑑𝑑
• sa traduction en termes mathématiques : 𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌 où > 0,
𝑑𝑑𝑑𝑑

• et la représentation graphique. 𝐶𝐶 𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌

0
𝑌𝑌
• N.B. : l’hypothèse dit précisément de quoi dépend la consommation mais aussi de quoi elle
ne dépend pas !
Par exemple, supposer que 𝐶𝐶 = 𝐶𝐶 𝑌𝑌 revient aussi à supposer que 𝐶𝐶 ne dépend pas du taux
d’intérêt. 20
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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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4. Les agents économiques

Rappels de comptabilité nationale + hypothèses théoriques → 4 types d’agents économiques :


• Les ménages :
• Possèdent les facteurs de production : 𝑁𝑁, 𝐾𝐾.
• Perçoivent le revenu national 𝑊𝑊 + Π (où 𝑊𝑊 = 𝑤𝑤𝑤𝑤 = salaires et Π = profits).
• Acquittent l’impôt, 𝑇𝑇.
• Utilisent le revenu disponible (𝑌𝑌𝑑𝑑 = 𝑌𝑌 − 𝑇𝑇) pour consommer (𝐶𝐶) et pour épargner
(épargne privée des ménages : 𝑆𝑆𝑀𝑀 = 𝑌𝑌𝑑𝑑 − 𝐶𝐶).

• Les entreprises :
• Achètent ou louent les facteurs de production aux ménages.
• Produisent les biens : 𝑌𝑌 = 𝐹𝐹 𝑁𝑁, 𝐾𝐾 = PIB en volume (en termes réels).
• Vendent ces biens au prix 𝑝𝑝 : PIB en valeur (en termes nominaux) = 𝑝𝑝 × 𝑌𝑌.
• Décident l’investissement (𝐼𝐼) : achat de capital physique (machines, outils…).
N.B. : on suppose que les ménages n’investissent pas et que les entreprises n’épargnent pas (on
suppose donc que les entreprises reversent la totalité des profits aux ménages).
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4. Les agents économiques

• L’État :
• Prélève l’impôt : 𝑇𝑇 (= le revenu de l’État).
• Engage les dépenses publiques : 𝐺𝐺 (= consommation publique).
• Épargne publique = 𝑆𝑆𝐺𝐺 = 𝑇𝑇 − 𝐺𝐺.
Généralement, cette épargne est négative (l’État doit emprunter pour financer la dépense
publique qui n’est pas financée par l’impôt).
Dans le cours, on s’en tient aux dépenses publiques au sens strict : lorsque l’État achète
un bien ou un service produit par une entreprises (construction d’un pont, d’une école,
etc.) ou lorsqu’il recrute des fonctionnaires.
On ne prend pas en compte les dépenses correspondant à des subventions (ou à des
prestations) versées aux ménages ou aux entreprises.

• Les institutions financières (banque centrale, banques commerciales, etc.) :


• Créent la monnaie.
• Peuvent servir d’intermédiaire financier entre l’épargne des ménages (𝑆𝑆𝑀𝑀 ) et les besoins
de financement des entreprises et de l’État.
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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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O. Allain - Université Paris Cité
5. Le circuit économique et les identités comptables

• La valeur ajoutée par l’activité d’une entreprise correspond à la différence entre le valeur de
sa production et celle de ses consommations intermédiaires.

• Le PIB d’une économie est égal à la somme des valeurs ajoutées par les entreprises qui la
composent.

Pour simplifier, on suppose qu’il n’y a pas de consommation intermédiaires ⇒ le PIB


correspond à la somme des productions des entreprises.

• Le PIB nominal (en valeur) est égal au PIB calculé avec les prix courants (les prix de la
période considérée) : 𝑝𝑝 × 𝑌𝑌.

• L’évolution de ce PIB nominal dépend de l’évolution de la production et de l’évoution des


prix des biens (donc de l’inflation). Pour neutraliser les effets de l’inflation, on mesure le PIB
réel (en volume) en supposant les prix constants (on prend les prix d’une année de
référence, par exemple l’année 2020).
On désigne le PIB réel par 𝑌𝑌.
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5. Le circuit économique et les identités comptables
5.1. Le circuit d’une économie fermée sans État ni capital fixe
5.1. Le circuit d’une économie fermée sans État ni capital fixe
 Intuition : les différentes opérations relient les différents types d’agents entre eux (les
ménages consomment des biens produits par les entreprises…).
 ⇒ idée du circuit économique (+ ou − simplifié).
 Hypothèses : pas d’État ; pas de capital fixe ; la production repose uniquement sur le travail.
Salaires Salaires (Revenu, 𝑅𝑅)
Marché
du Flux physiques
Travail Travail
Travail
Entreprises Ménages Flux monétaires

Biens Marché Biens Identité


des comptable
Produit des Biens Dépense Conséquence
ventes (𝑌𝑌, PIB) (Consommation) PIB ≡ Revenu ≡ Dépense
26
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5. Le circuit économique et les identités comptables
5.2. Le circuit d’une économie fermée sans État mais avec capital fixe

5.2. Le circuit d’une économie fermée sans État mais avec capital fixe

• La production repose sur 𝑁𝑁 et sur 𝐾𝐾.


• 𝐾𝐾 = somme des investissements (𝐼𝐼 = achats de machines) réalisées par les entreprises au
cours des périodes antérieures.
⇒ 𝐼𝐼 doit être pris en compte dans le circuit.
• Les ménages épargnent (𝑆𝑆𝑀𝑀 ) une partie de leur revenu.

• Principaux résultats :
• 𝐼𝐼 financé par l’émission de titres financiers (actions et obligations) qui permet aux
entreprises de capter l’épargne des ménages.
• La contrepartie de ce financement est le versement, par les entreprises, des revenus du
capital (dividendes et intérêts) aux ménages.

27
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Besoin de financement (BF) Financement
Capacité de financement (CF)
= Investissement des entreprises direct (ou
= Épargne des ménages
banques)
Marché
financier
(des fonds
prêtables)
Revenus du Identités comptables
capital*
𝑌𝑌 ≡ 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼
Marché
du
Salaires 𝑌𝑌 ≡ 𝑅𝑅 ≡ 𝑊𝑊 + Π
Travail
𝑅𝑅 ≡ 𝐶𝐶 + 𝑆𝑆𝑀𝑀
Entreprises Ménages
𝐼𝐼 ≡ 𝑆𝑆𝑀𝑀

PIB Marché
N.B. : en valeur, 𝑝𝑝𝑝𝑝 ≡ 𝑝𝑝𝑝𝑝 + 𝑝𝑝𝑝𝑝
des Biens
Dépense de on peut donc raisonner en termes
Dépense consommation réels : 𝑌𝑌 ≡ 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼
d’investissement
* Revenus du capital = Π
Flux monétaires
= intérêts + dividendes
28
O. Allain - Université Paris Cité
5. Le circuit économique et les identités comptables
5.3. Le circuit et les identités comptables d’une économie fermée avec État

5.3. Le circuit et les identités comptables d’une économie fermée avec État

• Optique de l’équilibre du marché des biens


Offre de biens (le PIB) ≡ demande de biens (la dépense des agents) :
𝑌𝑌 ≡ 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺

• Optique du revenu national


N.B. : en économie fermée, le revenu de la nation est égal à ce qu’elle produit ! Ce revenu est
perçu par les ménages sous forme de salaires et de profits. Autrement dit, le PIB rémunère
les facteurs de production :
𝑌𝑌 ≡ 𝑅𝑅 ≡ 𝑊𝑊 + Π Nota : puisque 𝑌𝑌 ≡ 𝑅𝑅, on
pourra désigner le revenu
national par 𝑅𝑅 ou par 𝑌𝑌.
• Optique de l’utilisation du revenu
Le revenu disponible (𝑌𝑌𝑑𝑑 = 𝑌𝑌 − 𝑇𝑇) est entièrement réparti entre 𝐶𝐶 et 𝑆𝑆𝑀𝑀 :
𝑌𝑌 ≡ 𝑇𝑇 + 𝐶𝐶 + 𝑆𝑆𝑀𝑀
29
O. Allain - Université Paris Cité
5. Le circuit économique et les identités comptables
5.3. Le circuit et les identités comptables d’une économie fermée avec État
• Une conséquence fondamentale, par construction :
𝑌𝑌 ≡ 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺
𝑌𝑌 ≡ 𝑅𝑅 ≡ 𝑊𝑊 + Π � ⇒ 𝑰𝑰 ≡ 𝑺𝑺𝑴𝑴 + 𝑺𝑺𝑮𝑮 = 𝑺𝑺
𝑌𝑌 ≡ 𝑇𝑇 + 𝐶𝐶 + 𝑆𝑆𝑀𝑀
Épargne nationale (𝑺𝑺)… sachant que
𝑆𝑆𝐺𝐺 = 𝑇𝑇 − 𝐺𝐺 est généralement négatif
• 𝐼𝐼 ≡ 𝑆𝑆 : l’investissement des entreprises est nécessairement égal à l’épargne nationale.
• 𝑆𝑆𝑀𝑀 ≡ 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺 − 𝑇𝑇
CF des ménages ≡ BF de l’économie (= BF des entreprises + BF de l’État).
• Résultat fondamental… mais aussi énigme !!!
Énigme : quels mécanismes permettent d’ajuster 𝐼𝐼 et 𝑆𝑆 ? d’ajuster CF et BF ?
Les principaux débats en macro s’articulent autour de la réponse à cette question !!!
• Pas d’État (𝐺𝐺 = 𝑇𝑇 = 𝑆𝑆𝐺𝐺 = 0) ou budget équilibré (𝑆𝑆𝐺𝐺 = 𝑇𝑇 − 𝐺𝐺 = 0) ⇒ 𝐼𝐼 ≡ 𝑆𝑆𝑀𝑀
• Remarque : CF émane des ménages, pas des banques !
On verra pourquoi plus loin. 30
O. Allain - Université Paris Cité
5. Le circuit économique et les identités comptables
5.4. Exercices
Exercice 1.1. On suppose une économie fermée sans État dans laquelle les ménages (qui
possèdent les moyens de production, travail et capital) épargnent une partie de leur revenu. De
leur côté, les entreprises produisent des biens de consommation et des biens d’investissement.
a. Représentez graphiquement le circuit économique correspondant.
b. Retrouvez les différents équilibres comptables de cette économie. Commentez.
c. On suppose 𝑌𝑌 = 200 et 𝑆𝑆𝑀𝑀 = 50. On suppose aussi que les profits représentent 30% du
revenu national. Déterminez la valeur numérique des autres agrégats de cette économie.

Exercice 1.2. On suppose maintenant la présence de l’État.


a. Retrouvez les identités comptables entre l’investissement et l’épargne nationale et entre le
besoin et la capacité de financement de l’économie. Commentez.
b. Montrez que l’affirmation suivante est vraie : En économie fermée, un excès de l’épargne
privée sur l’investissement correspond à un déficit du budget de l’État.
c. Montrez que, de manière comptable, une hausse du déficit public peut être imputable au
comportement des agents privés et non à celui de l’État.
31
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5. Le circuit économique et les identités comptables
5.4. Exercices

Exercice 1.3. Voici des informations tirées des comptes nationaux d’un pays virtuel : 𝑊𝑊 = 100 ;
𝐶𝐶 = 80 ; 𝑆𝑆𝑀𝑀 = 30 ; 𝐺𝐺 = 50 ; déficit public = 10.
a. Calculez, dans l’ordre, 𝑇𝑇, 𝐼𝐼 puis 𝑌𝑌.
b. Il reste une variable à calculer pour que les comptes soit complets. Laquelle et quel est son
montant ?
c. Comparez l’investissement et l’épargne nationale.
d. Comparez le besoin et la capacité de financement.

Exercice 1.4. Voici des informations tirées des comptes nationaux d’un pays virtuel : 𝐶𝐶 = 70 ;
𝑊𝑊 = 100 ; Π = 30 ; 𝑇𝑇 = 12 ; 𝑆𝑆𝐺𝐺 = −10.
a. Calculez, dans l’ordre, 𝑌𝑌, 𝐺𝐺, 𝐼𝐼 et 𝑆𝑆𝑀𝑀 .
b. Déterminez le montant de l’épargne nationale et comparez-le à celui de l’investissement.
c. Comparez le besoin et la capacité de financement.

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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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6. Modèle classique versus modèle keynésien

Offre Globale (𝑂𝑂𝑂𝑂) Demande Globale (𝐷𝐷𝐷𝐷)


Ensemble des biens produits et offerts Ensemble des biens demandés par les
par les entreprises ménages, les entreprises et l’État
𝑌𝑌 ≡ 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺
𝑌𝑌 = 𝐹𝐹 𝑁𝑁, 𝐾𝐾
i.e., la production dépend de l’emploi
et du stock de capital
Question cruciale : est-ce OG qui détermine DG ou DG qui détermine OG ?
Modèles d’offre

Modèles de demande

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6. Modèle classique versus modèle keynésien

 Modèles d’offre = théorie classique :


La production (𝑂𝑂𝑂𝑂) dépend du niveau d’emploi et du stock de capital.

𝑁𝑁
𝑌𝑌 = 𝐹𝐹 𝑁𝑁, 𝐾𝐾 Revenu (𝑅𝑅 ≡ 𝑊𝑊 + Π) 𝐶𝐶 + 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺
𝐾𝐾
La production génère des revenus
Le revenu alimente la dépense
Conséquences : Le moteur de l’économie est la production (𝑂𝑂𝑂𝑂).
Ce sont 𝑁𝑁 et 𝐾𝐾 qui déterminent le niveau de production.
C’est 𝐷𝐷𝐷𝐷 qui s’ajuste à 𝑂𝑂𝑂𝑂.
On retrouve la loi des débouchés de J.B. Say.
Avec plus de facteurs de production, l’économie produit plus, génère plus de revenus et donc
la dépense est plus élevée (causalités : ∆𝑂𝑂𝑂𝑂 ⇒ ∆𝑅𝑅 ⇒ ∆𝐷𝐷𝐷𝐷).
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6. Modèle classique versus modèle keynésien

 Modèles de demande = théorie keynésienne :


Il faut qu’il y ait une demande à satisfaire pour que les entreprises produisent.

𝐶𝐶 + 𝐼𝐼 + 𝐺𝐺 𝑌𝑌 = 𝐹𝐹 𝑁𝑁, 𝐾𝐾

𝑁𝑁

Le volume de la production détermine le niveau d’emploi

Conséquences : Le moteur de l’économie est la dépense (𝐷𝐷𝐷𝐷).


C’est 𝑂𝑂𝑂𝑂 qui s’ajuste à 𝐷𝐷𝐷𝐷.
Le niveau d’emploi est déterminé par le niveau de production.
On retrouve le principe de demande effective de J.M. Keynes.

Ici, une hausse de la demande de biens incite les entreprises à produire davantage
(causalité : ∆𝐷𝐷𝐷𝐷 ⇒ ∆𝑂𝑂𝑂𝑂), ce qui les oblige à augmenter le niveau d’emploi .
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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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7. Aperçu et plan du cours

Les objectifs du cours sont :


 D’analyser et comparer ces deux types de modèles concernant :
• la détermination du niveau de richesse (𝑌𝑌).
• la détermination de l’emploi (𝑁𝑁) et du chômage (𝑈𝑈).
• la détermination du taux d’inflation (𝑝𝑝̂ = 𝑑𝑑𝑑𝑑⁄𝑝𝑝).
 De montrer notamment que ces deux approches permettent des explications radicalement
différentes du chômage (𝑈𝑈) :
• les rigidités/dysfonctionnements du marché du travail selon les classiques.
• l’insuffisance de la demande de biens selon les keynésiens.
 De montrer que ces diagnostics différents conduisent à préconiser des politiques de lutte
contre le chômage différentes :
• les politiques structurelles (qui visent à restaurer la concurrence sur le marché du
travail) selon les classiques.
• les politiques conjoncturelles (qui visent à augmenter la demande de biens) selon les
keynésiens. O. Allain - Université Paris Cité
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4. Aperçu et plan du cours
4.2. Objet et plan du cours

Chapitre 2. La relation entre emploi et production


1. La fonction de production agrégée
2. L’analyse classique du marché du travail sous l'hypothèse de concurrence pure et parfaite
3. Emploi et chômage : l’analyse classique et ses approfondissements monétaristes et néo-
keynésiens
4. Emploi et chômage : l’analyse keynésienne

Chapitre 3. Le bouclage macroéconomique selon la théorie classique


1. La demande globale : consommation et investissement
2. L’équilibre du marché financier (ou marché des fonds prêtables)
3. L’ajustement de la demande globale à l’offre globale

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4. Aperçu et plan du cours
4.2. Objet et plan du cours

Chapitre 4. Le bouclage macroéconomique selon la théorie keynésienne


1. La demande globale : consommation et investissement
2. Le principe de demande effective : l’ajustement de l’offre globale à la demande globale
3. L’équilibre du marché du travail
4. Le rôle central de l’investissement
5. Les causes de l’inflation selon la théorie keynésienne

Chapitre 5. Les politiques budgétaires


1. L’efficacité des politiques budgétaires selon la théorie keynésienne
2. L’inefficacité des politiques budgétaires selon la théorie classique

Chapitre 6. La politique monétaire


1. La monnaie : définition, motifs de détention et nouvelle identité comptable
2. Monnaie et inflation : la théorie quantitative de la monnaie (théorie classique)
3. Monnaie et taux d’intérêt : la préférence pour la liquidité (théorie keynésienne) 40
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CHAPITRE 1. LA MACROÉCONOMIE : UNE VUE D’ENSEMBLE

1. Rappels de microéconomie
2. Quel est l’objet de la macroéconomie ?
3. Qu’est-ce qu’un « modèle » macroéconomique ?
4. Les agents économiques
5. Le circuit économique et les identités comptables
6. Modèle classique versus modèle keynésien
7. Aperçu et plan du cours
8. Annexe : méthode de travail et contrôle des connaissances (document séparé)

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