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Corrigé des exercices de physique III

Le document présente des exercices de physique générale sur le champ électrique généré par des distributions de charges, notamment un ruban chargé, un disque et des dipôles. Il inclut des calculs détaillés et des applications numériques pour déterminer les champs électriques et les forces sur des objets chargés. Des concepts tels que la superposition des champs électriques et les comportements à différentes distances sont également abordés.

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Corrigé des exercices de physique III

Le document présente des exercices de physique générale sur le champ électrique généré par des distributions de charges, notamment un ruban chargé, un disque et des dipôles. Il inclut des calculs détaillés et des applications numériques pour déterminer les champs électriques et les forces sur des objets chargés. Des concepts tels que la superposition des champs électriques et les comportements à différentes distances sont également abordés.

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Cours de physique générale III – Dr Fabio Avino

Semestre Automne 2024 1

Corrigé des exercices - Série 2

Exercice 1

Soit un ruban plan et infini de largeur L = 2 cm (z = 0, 0 ≤ x ≤ L)


chargé avec une densité superficielle homogène σ = 1 µC/m2 .
Trouvez le champ électrique (en N/C) créé dans le même plan et
à distance d = 1 m de ce ruban, i.e. sur la ligne droite définie par
z = 0 , x = L + d.

Corrigé

Par symétrie de la distribution des charges, sur la ligne droite considérée le


champ électrique est selon x. De plus, comme le ruban est infiniment long
dans la direction y, le champ doit être le même pour tous les points de la y
ligne droite. Il nous suffit donc de calculer la composante x du champ au
point (L + d, 0, 0).

Le champ dE ⃗ créé par une charge infinitésimale se trouvant au point (x, y, 0) dxdy
et ressenti au point (L + d, 0, 0) s’écrit : y
r
⃗ = 1 σdxdy êr
p
dE avec r = (L + d − x)2 + y 2 (1)
4πε0 r2 d x
x L L+d
Puisqu’on ne s’intéresse qu’à la composante x, on fait une projection sur
l’axe x :

dEx = dE ⃗ L+d−x
⃗ · êx = ∥dE∥ (2)
r
Le principe de superposition nous dit que le champ total E créé par le ruban sur l’axe (x = L+d, z = 0)
est donné par la somme des champs infinitésimaux dEx :
LZ ∞
1 σdx dy
Z
E= êr êx (3)
0 −∞ 4πε0 r2
LZ ∞
σ (L + d − x)dx dy
Z
= (4)
0 −∞ 4πε0 r3
LZ ∞
σ (L + d − x)dx dy
Z
= (5)
0 −∞ 4πε0 ((L + d − x)2 + y 2 )3/2
1. crédit : Dr. J. Loizu, Prof. A. Fasoli

1
Pour simplifier un peu l’écriture de cette intégrale, commençons par le changement de variable :

s=L+d−x (6)
ds = −dx (7)

Ce qui conduit à :
L+d Z ∞
σ s ds dy
Z
E= (8)
4πε0 d −∞ (s2+ y 2 )3/2
On effectue un deuxième changement de variable (u = y/s, du = dy/s) :
Z ∞
s dy 1 ∞ du 2
Z
2 + y 2 )3/2
= 2 )3/2
= (9)
−∞ (s s −∞ (1 + u s

On a donc
L+d
σ ds σ
Z
E= = (ln (L + d) − ln d) (10)
d 2πε0 s 2πε0
On trouve finalement :  
⃗ = σ L
E ln 1 + êx (11)
2πε0 d

10−6
Application numérique : E = 2π×8.8×10−12
ln(1 + 2/100) ≈ 358 N/C.

Note : Si la forme du champ créé par un fil infini était une donnée, ou calculée précédemment, on
pourrait considérer le ruban comme étant composé par des fils infinis de largeur dx et dont la densité
de charge linéaire est λ = σdx. Pour en déduire :
Z 0
σ dx σ σ σ L
Ex = = [ln(L + d − x)]0L = − (ln(d) − ln(L + d)) = ln(1 + )
L 2πε0 (L + d − x) 2πε0 2πε0 2πε0 d
(12)

2
Exercice 2

On considère un disque de rayon R portant une charge superficielle constante σ. Calculez le champ
électrique sur tout point de l’axe qui est perpendiculaire au disque et passe par son centre. Comment
se comporte le champ électrique très loin du disque ? Et très proche ?

Corrigé



Étant donnée la symétrie du problème, le champ E créé sur l’axe de symétrie du disque, est orienté
selon cet axe. Soit x la distance entre un point sur l’axe et le centre du cercle.

Un élément de surface dS crée en ce point un champ électrique :



− 1 σdS
d E (M ) = êd (13)
4πε0 d2
−−→
où d = PM. Le champ résultant étant axial, il faut faire la somme des
composantes axiales des champs infinitésimaux.

σ dS cos θ
dEx = dE cos θ = (14)
4πε0 d2
Notons qu’en coordonnées cylindrique un petit élement de surface dans
le plan (r, ϕ) est donné par dS = dr r dϕ. Donc en intégrant sur la
surface du disque :
2π R R
1 dr r dϕ σ cos θ σ r cos θ
Z Z Z
Ex = 2
= dr (15)
ϕ=0 r=0 4πε0 d 2ε0 0 d2

Pour résoudre cette intégrale, on peut procéder de deux manières différentes.

Méthode 1 : intégration selon r

Pour calculer l’integrale de l’équation (15) √par rapport à r, il faut d’abord√expliciter toutes les dépen-
dances par rapport à cette variable : d = r2 + x2 et cos θ = x/d = x/ r2 + x2 . L’intégrale s’écrit
alors :
σx R rdr
Z
Ex = (16)
2ε0 0 (r2 + x2 )3/2
−3/2
Le terme en r2 + x2 de notre fonction à intégrer suggère que la fonction primitive pourrait être
2 2
−1/2
de la forme r + x . On peut alors tenter de comparer la dérivée de cette fonction à l’intégrand :

d 2 −1/2 r
r + x2 =− (17)
dr (r + x2 )3/2
2

C’est exactement notre intégrand, au signe près. On a donc :


 
 R  
σx 1 σ x σ  1
Ex = −√ = 1− √ = 1− q  (18)
2ε0 r + x2
2
0 2ε0 2
R +x 2 2ε0 1+ R2
x2

3
Méthode 2 : intégration selon θ

On peut aussi faire le calcul en intégrant selon θ. On opère le change-


ment de variable suivant :

r = x tan θ (19)
x
dr = dθ (20)
cos2 θ
x = d cos θ (21)

Les bornes d’intégration r = [0; R] deviennent θ = [0; θ0 ] avec θ0 = arctan(R/x). En reprenant


l’expression de l’équation (15) on obtient :
θ0 Z θ0
σ x tan θ x dθ cos2 θ cos θ σ σ
Z
θ0
Ex = 2 2
= sin θdθ = (− cos θ) (22)
2ε0 0 cos θ x 2ε0 0 2ε0 0
 
σ σ x
Ex = (1 − cos θ0 )= 1− 2 (23)
2ε0 2ε0 (x + R2 )1/2

Observons maintenant les limites de cette expression, lorsque l’on se place très proche ou très loin du
disque.
Très proche du disque :
π σ
x≪R: θ0 = Ex = (24)
2 2ε0
Le champ ne dépend que de σ. Comme pour un plan infini, uniformément chargé, où le champ est
uniforme et de valeur 2εσ0 , normal et symétrique par rapport au plan.

Très loin du disque :


Pour cela nous nous servirons du développement en série de Taylor d’une fonction f (x) à des positions
x proches de la position x0 :

f ′′ (x0 ) f (n)
f (x) ≈ f (x0 + x) = f (x0 ) + f ′ (x0 )(x − x0 ) + (x − x0 )2 + ... + (x0 )(x − x0 )n + ... (25)
2! n!
En utilisant ce développement pour de petits θ0 et en ne gardant que les premiers termes :

x≫R: (26)
θ02
θ0 ≪ 1 donc cos θ0 ∼ 1 − (27)
2
ou pour le resultat de la première version : (28)
 
R2 R2
 
R 1
≪ 1 donc 1 − q
  ∼1− 1− 2 = 2 (29)
x 1+ R
2 2x 2x
x2

R
De plus, pour de petits θ0 : θ0 ∼ tan θ0 = x, d’où :

σ R2 πR2 σ Q
Ex ∼ 2
= 2
= (30)
2ε0 2x 4πε0 x 4πε0 x2

4
où Q est la charge totale du disque. Le champ à grande distance est donc le même que celui d’une
charge ponctuelle Q.

5
Exercice 3 : Expérience de Millikan

Une goutte d’huile de rayon R = 2.76 µm et de densité ρ = 920 kg/m3 est chargée avec une charge
Q et maintenue en équilibre sous l’effet de son poids et d’un champ électrique uniforme dirigé vers le
bas et d’amplitude E = 1.65 × 106 N/C.
Remarque : Robert Millikan a utilisé ce principe pour démontrer, en 1913, que la charge est quantifiée
et pour mesurer la charge fondamentale, aujourd’hui établie à |e| ≈ 1.6 × 10−19 C (Figure).

a) Calculer la valeur et le signe de la charge Q. Exprimer le résultat en multiple de |e|.


b) La goutte est exposée à une source émettant des électrons. On observe que la goutte bouge vers
le haut avec une accélération constante a = 13 m/s2 . Combien d’électrons ont-ils été capturés par
la goutte ? On néglige la viscosité de l’air.

Corrigé

a) L’équilibre entre le poids de la goutte P⃗ et la force électrique F⃗E qu’elle subit s’écrit :

P⃗ + F⃗E = ⃗0 (31)
4
QE = −ρ πR3 g (32)
3
ce qui nous donne Q ≈ −4.91 × 10−19 C ≈ −3|e|.
On remarque que le signe de la charge est négatif, Q < 0, ce qui est logique puisque la force

− →

électrique F e = Q E doit être dirigée vers le haut pour pouvoir compenser le poids de la goutte.
b) La goutte possède maintenant N charges additionelles qui produisent une force résiduelle Fnet sur
la goutte, et donc l’accélération est vers le haut et est donnée par

Fnet N |e|E
a= = 4 3 = 13 m/s2 (33)
m ρ 3 πR

On en déduit
aρ 34 πR3
N= ≈4 (34)
|e|E

6
Exercice 4
On considère un gaz formé de molécules de chlorure d’hydrogène (HCl) de
masse M = mH + mCl ≈ 6 × 10−26 kg. Chaque molécule peut être modélisée
comme un dipôle électrique avec une distance interatomique d = 1.3 Å et
une charge δ = 0.2e.
a) Calculer le champ électrique créé par l’un de ces dipôles, sur son axe.
Montrer que loin du dipôle, ce champ électrique décroit comme le cube
de la distance au dipôle.

On néglige l’interaction entre les dipôles, et on applique un champ électrique


externe constant et d’amplitude E = 103 N/C.
b) Calculer l’amplitude |→ −
p | du dipôle électrique en Debye (1 D ≃ 3.34 ×
10−30 C·m).
c) Calculer la force totale qui s’exerce sur un dipôle.
d) Calculer le moment de force → −
τ par rapport au centre de la molécule en


fonction de l’angle θ entre E et →−p.
e) Écrire l’équation du mouvement pour θ. Indication : utilisez le théorème
−→ −→
du moment cinétique, dLO = →
dt

τ , où L est le moment cinétique d’un
O
corps par rapport à un point O.
f) Pour des petites valeurs de θ, en déduire la fréquence des oscillations des
molécules autour de θ = 0.
g) Que faudrait-il faire pour accélérer les molécules dans la direction du


champ E ?

Corrigé

a) Le champ créé par le dipôle est donné par la somme des champs créés par les deux charges
ponctuelles. Sur l’axe x, on a

δ δ
Ex = − 2 + (35)
4πε0 (x + d/2) 4πε0 (x − d/2)2
Si on regarde loin du dipôle (x ≫ d), on peut simplifier cette expression par un développement
Taylor limité en petites d/x. Tout d’abord on peut écrire :
" #
δ 1 1
Ex = −  + (36)
4πε0 x2 1 + d 2 d 2

2x 1 − 2x
  
δ d d
≈ − 1 − 2 + 1 + 2 (37)
x≫d 4πε0 x2 2x 2x

On obtient finalement pour x ≫ d :


δd
Ex = − (38)
2πε0 x3

7
b) |→

p | = qd = δd = 0.2 · 1.6 × 10−19 · 1.3 × 10−10 C/m = 4.16 × 10−30 C/m.
Ce qui correspond à peu près à 1.24 D.

− →

c) Puisque E = const , F = 0 puisque le centre de masse n’est soumis à aucune force,

− →
− →

F = (→

p · ▽) E = 0 (39)

d) Considérons le plan cartésien x y z. Dans ce référentiel le vec-


teur unitaire →

z a une direction sortante de la feuille. Si θ est


l’angle entre E et →

p le moment de force → −τ par rapport au
centre de la molécule (point O) est calculé comme :

− →

τ =→

p × E = −|→

p | · E · sin θêz (40)

L’effet du champ électrique est d’aligner le vecteur →



p dans
la direction du champ électrique lui-même.
e)

→ X
LO = r⃗i × mi v⃗i
i
   
d d d d
= êr × mH θ̇ êθ + êr × mCl θ̇ êθ (41)
2 2 2 2
d2
= M θ̇êz
4
où êr et êθ sont des vecteurs unitaires polaires, et M = mH + mCl .
Donc, par le théorème du moment cinétique,

d2
M θ̈ = −pE sin θ (42)
4

θ̈ = −Ω2 sin θ (43)


q q
4pE 4δE
avec Ω = M d2
= Md .
f) Si θ ≪ 1, alors sin θ ≈ θ, et on tombe sur l’équation du mouvement d’un oscillateur harmonique.
On peut donc identifier directement Ω comme la fréquence des oscillations.
r r
4δE 4 · 0.2 · 1.6 × 10−19 · 103 1
Ω= = ≃ 4.04 GHz. (44)
Md 6 × 10−26 · 1.3 × 10−10 s
g) Pour accélérer le dipôle et donc avoir une force non nulle il faut imposer un gradient de champ
électrique. Par exemple : Ex (x) avec Ex′ > 0.

8
Exercice 5


On mesure un champ électrique décrit par E (x, y, z) = (ay + b)êy , avec a = 5 N/(C.m) et b = 1 N/C.
Déterminez la charge à l’intérieur d’un cube de côté l = 1 cm, dont une face est en y = 0 et une en
y = l.

Corrigé

Le champ électrique est strictement dans la direction y.


Donc, en se référant au diagramme ci-contre, il n’y a pas de
flux à travers la face supérieure, inférieure, avant ou arrière
du cube. Seules faces en y = 0 et en y = l sont sujettes à un
flux de champ électrique. Calculons ce flux et utilisons la loi
de Gauss pour trouver la charge contenue dans le volume du
cube.
−→
Il est important de se rappeler que lorsqu’on considère dA dans le calcul intégral du flux, ce vecteur
doit être orienté vers l’extérieur du volume.

− −→
→ − −→
→ − −→

I Z Z
Φ= E · dA = E · dA + E · dA
y=0 y=l
Z Z
= bêy · (−dAêy ) + (al + b)êy · (dAêy ) (45)
y=0 y=l
= −bl + al3 + bl2
2

= al3
Qcube
Par la loi de Gauss : al3 = ε0 , et donc Qcube = ε0 al3 ≈ 8.8 × 10−12 · 5 × 10−6 C ≈ 4.4 × 10−17 C.

9
Exercice 6
Une sphère de densité de charge uniforme ρ = 10−4 C/m3 et rayon R = 0.1 m contient deux zones
sphériques sans charge à l’intérieur avec un rayon R/2 comme indiqué sur la figure.

Déterminer l’expression du champ électrique le long de l’axe x (−R ≤ x ≤ R ) et l’évaluer en A


(x = R), O(x = 0), B(x = −R). Indication : ε0 = 8.854 · 10−12 C 2 /Nm2

Corrigé

L’exercice peut être résolu en considérant un système équivalent pour lequel on obtient la même
distribution de charges et le même champ électrique. En fait, en utilisant le principe de superposition,
le système est équivalent à une sphère chargée positivement de charge Q, de rayon R et de densité
de charge uniforme ρ et deux sphères chargées négativement (S1 à gauche et S2 à droite) de densité
de charge uniforme ρS1 = ρS2 = −ρ de rayon R/2 situées en xS1 = −R/2 et xS2 = R/2. La charge
négative totale de chaque sphère négative est : Q1 = Q2 = −ρ 43 π(R/2)3 .

(a) (b)

On commence par R calculer le champ électrique créé par une sphère uniformément chargée, en utilisant
la loi de Gauss EdS = Qint /ε0 . On considère séparément le champ à l’intérieur et à l’extérieur de
la sphère. Dans les deux cas, on définit une surface de Gauss sphérique de rayon r, concentrique avec
la sphère chargée.

Intérieur (r < R) :

10
Notre surface de Gauss n’englobe qu’une partie de la charge présente dans la sphère. On a
4π 3
Qint = r ρ (46)
3
Qint ⃗ = 4πr2 E(r) = 4π r3 ρ
I
Gauss ⃗ dS
= E (47)
ε0 sphere 3ε0
ρr
E(r) = (48)
3ε0
Si l’on convertit ce résultat en coordonnées cartésiennes (en notant que r est toujours positif en
coordonées cylindrique, alors que x peut-être positif ou négatif), on a :
— à droite du centre E(x > x0 ) = ρ|x| ρx
3ε0 = 3ε0
— à gauche E(x < x0 ) = − ρ|x| ρx
3ε0 = 3ε0
L’expression est identique, la différence de signe est portée par x.

Extérieur (r > R) :
4π 3
Le volume à l’intérieur de notre surface de Gauss contient la même charge Q = 3 R ρ indépendem-
ment de r. On a alors
Q
4πr2 E(r) = (49)
ε0
Q
E(r) = (50)
4πε0 r2
Le champ électrique à l’extérieur de la sphère est donc identique à celui produit par une charge
ponctuelle. À nouveau on convertit ce résultat en coordonnées cartésiennes, et on a :
— à droite E(x > R) = 4πεQ0 x2
— à gauche E(x < R) = − 4πεQ0 x2

Remarquons enfin que si la sphère n’est pas centrée en zéro mais en x0 ̸= 0, on a sur l’axe x :
E(|x| < x0 ) = ρ(x−x 0) Q
3ε0 , et E(|x| > R) = ± 4πε0 (x−x0 )2 .

Somme des trois sphères


Voyons maintenant la somme des contributions des sphères S0 , S1 et S2 .

— 0≤x≤R
Q1 Q1
L’ensemble du volume de la sphère S1 donne une contribution E1 = 4πε0 (x−x s1 )
2 = 4πε (x+R/2)2 .
0
Quant à la sphère S2 la situation est similaire à celle de la sphère S0 mais S2 est centrée dans
ρ (x−x )
xs2 = R/2. On a donc : E2 = S2 3ε0 s2 = −ρ(x−R/2) 3ε0 . Finalement, le champ électrique total
pour 0 ≤ x ≤ R est :

ρx Q1 ρ(x − R/2)
E(0≤x≤R) = + 2
− (51)
3ε0 4πε0 (x + R/2) 3ε0

— −R ≤ x ≤ 0
−ρ(x+R/2) Q2
De même, pour la sphère S1 : E1 = 3ε0 , et avec la sphère S2 on a E2 = − 4πε0 (x−R/2)2.

On a donc pour le champ total :

ρx ρ(x + R/2) Q2
E(−R≤x≤0) = − − (52)
3ε0 3ε0 4πε0 (x − R/2)2

11
Le champ électrique a la forme indiquée dans le graphique suivant.
En utilisant les formules obtenues, au point A le champ électrique
est Ex (R) = 0.1673 MV/m, et au point B le champ électrique est
Ex (R) = −0.1673 MV/m. En O, comme on le sait, la sphère S0
ne contribue pas, tandis que la contribution de la sphère S1 et S2
s’annulent.

12

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