CCC 2019
CCC 2019
chimie 2019
Introduction
1.
L’élément fer se trouve dans la 4ème ligne et la 8ème colonne de la classification périodique : sa
couche de valence correspond donc au nombre quantique principal n = 4 et c’est le 6ème
élément du bloc d. La configuration électronique de l’atome de fer est donc (puisque le gaz
noble qui le précède est l’argon) : [Ar] 4s2 3d6 avec [Ar] : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6. D’après la règle
de Hund, le remplissage de la sous-couche 3d est le suivant :
2.
Les électrons de valence d’un atome sont ceux occupant les sous-couches de nombre
quantique principal n le plus élevé (ici n = 4) et ceux des sous couches incomplètes des couches
de n plus faible : ce sont donc les 2 électrons de la sous-couche 4s et les 6 électrons de la sous-
couche 3d, soit 8 électrons de valence.
Rq : pour les atomes des éléments de transition, le nombre d’électrons de valence est égal au
numéro de colonne de l’élément.
3.
L’ion Fe2+ a pour configuration électronique [Ar] 3d 6 donc 6 électrons de valence. Dans un
complexe octaédrique, l’ion Fe2+ forme 6 liaisons avec des atomes des ligands. Chaque atome
donne 2 électrons à l’ion Fe2+, soit 12 électrons pour les 6 atomes. Le nombre d’électrons de
valence du complexe est donc 6 + 12 = 18. Un tel complexe vérifie la règle des 18 électrons :
il a la même configuration que le gaz noble en bout de ligne, d’où une grande stabilité.
S C N S C N
5.
Ce ligand possède deux sites de fixation possibles : soit son site N-, soit son site S- ; il est donc
qualifié d’ambidente.
6.
Dans VF = 250 mL de solution à CF = 0,20 mol.L-1 il y a VF.CF = 5,0.10-2 mol de solide
(Fe(NO3)3,9H2O) de masse molaire M = 403,8 g.mol-1. Il faut donc peser une masse de
403,8x5,0.10-2 = 20,19 20,2 g.
Protocole : Peser une masse de solide (Fe(NO3)3,9H2O) égale à 20,2 g. L’introduire dans une
fiole jaugée de 250 mL, via un entonnoir à solide, sans perte (rincer la coupelle de pesée avec
1
un peu d’eau permutée). Ajouter de l’eau dans la fiole et agiter pour dissoudre le solide.
Compléter jusqu’au trait de jauge et homogénéiser.
7.
Définition de la grandeur absorbance A : on fait arriver sur une cuve contenant la substance
absorbante une onde monochromatique d’intensité incidente I0 ; on note I l’intensité de la
lumière transmise après passage à travers la cuve.
I
A log 0 (grandeur positive sans dimension)
I
8.
Loi de Beer-Lambert pour une seule substance absorbante : A l C
l : largeur de la cuve en cm
C : concentration de la substance absorbante (en mol.L-1)
: coefficient d’absorption molaire de la substance (en mol-1.L.cm-1)
Cette loi n’est valable que pour des solutions très diluées (la concentration limite dépend de
chaque substance étudiée), limpides et non fluorescentes.
9.
Il est nécessaire de travailler en milieu acide afin d’éviter la précipitation de l’hydroxyde de
fer(III) Fe(OH)3(s), composé peu soluble dont le produit de solubilité était indiqué dans les
données.
10.
Comme les deux complexes absorbent et que la loi de Beer-Lambert est additive, on a, en
notant et ’ les coefficients d’absorption molaires de Fe(SCN)(H2O)52+ et de Fe(H2O)63+ :
A l Fe( SCN )( H 2O)52 ' l Fe( H 2O)36
11.
Comparons les concentrations initiales en Fe(H2O)63+ et en SCN- dans chaque série :
20, 0 0, 20
1ère série : C1 = Fe( H 2O)36 4, 0 102 mol.L-1
0 100
4, 0 0, 20
2ème série : C2 = Fe( H 2O)36 8, 0 103 mol.L-1
0 100
V Cs 15 2, 0 103
SCN 3, 0 104 mol.L-1
0 V fiole 100
Fe(H2O)63+ est donc toujours introduit en grand excès par rapport à SCN- : on peut donc
considérer que dans tous les mélanges, la concentration à l’équilibre de Fe(H 2O)63+ reste à peu
près égale à sa concentration initiale, donc :
A l Fe(SCN )( H 2O)52 ' l Fe( H 2O)36
0
Si on fait le blanc avec la solution ne contenant pas SCN -, l’absorbance de cette solution est
Ablanc ' l Fe( H 2O)36
0
Donc l’absorbance affichée par le spectro pour les différents mélanges est :
Ai A Ablanc l Fe( SCN )( H 2O)52
Cette absorbance est proportionnelle à la concentration en Fe(SCN)(H2O)52+.
12.
2
Les deux séries de mesure donnent deux droites distinctes. Cela signifie que pour un même
volume V du réactif limitant SCN- introduit, la concentration en complexe formé n’est pas la
même, donc que la réaction de complexation n’est pas quantitative.
13. (*)
V Cs
Ecrivons un tableau d’avancement en posant C = :
V fiole
[Fe(H2O)6]3+(aq) + SCN-(aq) = [Fe(SCN)(H2O)5]2+(aq) + H2O(l)
avant : Ci C
équilibre : Ci C-x x
Fe( SCN )( H 2O)5 C
2
xC Ci
A l’équilibre, eq
, soit x C
Fe( H 2O)6 SCN
3
Ci (C x) C Ci
eq eq
Ci Ci V Cs
Ai l x l C l .
C Ci C Ci V fiole
Ci C
La courbe Ai = f(V) est bien une droite de pente pi l s .
C Ci V fiole
p2 p1
C C2
, d’où C 2
p1 C1 C C1
Le rapport des pentes des 2 droites est .
p2 C C1 C2 p1 p2
0, 0544 0, 0705
8, 0.103 4, 0.102
AN : 1 = 312
0, 0705 0, 0544
3
On mesure l’absorbance d’un mélange de 10 mL de phase aqueuse contenant L et de 2 mL de
solution F : on est donc dans les mêmes conditions que celles qui ont permis de tracer la
courbe d’étalonnage : A = 410C. Donc la concentration en L dans la phase aqueuse est :
A 0,193
L aq 4, 7.104 mol.L-1
410 410
Soit n0 la quantité initiale de L : n0 C0 Vaq 1, 00.103 25, 0 25, 0.103 mmol
Pour l’équilibre de partage : L(aq) = L(org)
à l’équilibre : n norg
À l’équilibre, n L aq Vaq 4, 7.10 25, 0 11, 75.103 mmol
4
17.
norg 13, 25
0,53 = 53 %
n0 25, 0
18.
n0 n Vorg 1
Extraction simple : P d’où n n0
n Vaq V
1 P org
Vaq
19.
1
1ère extraction : Vorg devient Vorg/k, donc n1 n0
V
1 P org
kVaq
1 1
2ème extraction : n0 devient n1, donc n2 n1 n0 2
V Vorg
1 P org
kVaq 1 P
kVaq
1
kème extraction : par récurrence on a donc : nk n0 k
Vorg
1 P
kVaq
20.
L’extraction est d’autant plus efficace qu’il reste moins de L en phase aqueuse : il faut donc
comparer n et nk . Or pour x > 0 et k entier positif, (1 + x)k > 1 + kx, donc :
k
Vorg Vorg
1 P 1 P , d’où nk n .
kVaq Vaq
L’extraction multiple est plus efficace que l’extraction simple.
4
[Fe(CN)6]4- est l’ion hexacyanoferrate(II).
23.
C et N sont sur la même ligne de la classification périodique et N est à droite de C donc N est
plus électronégatif que C.
24.
Il faut prendre en compte les OA de valence de C et N, donc les 4 OA 2sC, 2pxC, 2pyC, 2pzC et les
4 OA 2sN, 2pxN, 2pyN, 2pzN, soit 8 OA au total.
25.
Seules des OA d’énergies proches et de recouvrement non nul peuvent interagir.
26.
Etudions les propriétés de symétrie des huit OA par rapport à deux plans de symétrie de l’ion
CN- : le plan vertical xOz et le plan horizontal yOz :
5
x (ou y)
C N C N
OM 3 OM 6
28.
L’ion CN- possède 4 + 5 + 1 = 10 électrons de valence qui occupent les 5 OM de plus basses
énergies, donc la HO est l’OM 5 et les BV les OM 6 et 7.
29.
Un ligand donneur possède une OM occupée (par 2 électrons), généralement la HO ou la
HO-1, qui peut se recouvrir axialement avec une OA d du centre métallique. Cette interaction
correspond au phénomène de donation : don d’un doublet d’électrons du ligand vers le métal.
Par exemple, la HO de CN- (l’OM 5) peut se recouvrir axialement avec l’OA dz2 de Fe2+. Afin que
le recouvrement soit maximal, Fe2+ doit se placer sur l’axe internucléaire de CN - (axe z) et du
côté du carbone (plus gros lobe).
recouvrement C N
Fe axial
30.
Un ligand est -accepteur s’il possède une OM vacante (généralement sa BV) pouvant se
recouvrir latéralement avec une OA d du centre métallique. C’est la rétro-donation : don d’un
doublet d’électrons du métal vers le ligand. On peut ici envisager deux interactions : la x*
avec la dxz et la y* avec la dyz.
Fe C N
recouvrement latéral
31.
Dans la rétrodonation, le doublet d’électrons provenant du métal est donné à une OM
antiliante de CN-, ce qui affaiblit la liaison CN, donc augmente la longueur de cette liaison dans
le complexe par rapport à l’ion libre.
B.2. Potentiométrie
32.
L’oxydant et le réducteur sont deux solutés, donc il faut un métal inerte : le platine.
33.
L’état standard de Fe(CN)64- à 25 °C est un état hypothétique d’une solution aqueuse dans
laquelle le soluté Fe(CN)64- serait à la concentration standard C° = 1 mol.L-1 et dans laquelle
les interactions entre espèces seraient les mêmes qu’en solution infiniment diluée, à 25 °C,
sous la pression standard P° = 1 bar (état infiniment dilué extrapolé à la concentration de 1
mol.L-1).
34.
6
(1) Fe3+ + e- = Fe2+ 1 2G1o 1FE1o
(c2) Fe 2+ 6 CN Fe(CN ) 64 r Gco2 RT ln 2
(c3) Fe3+ 6 CN Fe(CN )36 r Gco3 RT ln 3
(2) Fe(CN )36 e Fe(CN ) 64 1 2G2o 1FE2o
(2) (1) (c 2) (c3), donc 1 2G2o 1 2G1o r Gco2 r Gco3
soit : 1FE2o 1FE1o RT ln 2 RT ln 3
RT
d’où E2o E1o ln 2 ln 3 E1o 0, 06 log 2 log 3
F
AN : E2o = 0,77 + 0,06(24 - 31) E2o = 0,35 V : E2o E1o : la complexation des ions Fe2+ et
Fe3+ par les ions cyanure diminue le pouvoir oxydant du couple Fe(III)/Fe(II).
35.
Pour tracer l’allure de la courbe i-E, il faut d’abord calculer les potentiels d’équilibre des
différents couples susceptibles d’intervenir :
Couple Fe(CN)63-/ Fe(CN)64- :
Fe(CN )36
0,35 0, 06 log 10 0,37 V
2
Eeq 2 E2 0, 06 log
o
3
Fe(CN )64 5.10
K
Couple K (aq)/K(s) : K (aq) + e = K(s) Eeq 5 E ( K / K ) 0, 06 log o
+ + - o
C
avec K = 4x5.10 + 3x10 = 5.10 mol.L , soit Eeq 5 2,92 0, 06 log(5.102 ) 3, 0 V.
-3 -2 -2 -1
Couple H2O/H2 : 2H+(aq) + 2e- = H2(g). On assimile le potentiel d’équilibre de ce couple à son
potentiel standard apparent à pH = 7 : Eeq 3 0 0, 06pH 0, 42 V.
Couple O2(g)/H2O : O2(g) + 4H+(aq) + 4e- = 2H2O(l) : Eeq 4 1, 23 0, 06pH 0,81 V.
Ce système étant lent (surtension seuil 0,6 V), son potentiel de décharge anodique vaut 0,81
+ 0,6 = 1,41 V.
Les courants limites de diffusion pour l’oxydation de Fe(CN) 64- et pour la réduction de Fe(CN)63-
sont respectivement proportionnels aux concentrations respectivement de Fe(CN) 64- et de
Fe(CN)63-. Les constantes de diffusion de ces deux ions étant identiques et la concentration de
Fe(CN)63- étant deux fois plus grande que celle de Fe(CN)64-, le courant limite cathodique est
le double du courant limite anodique (en valeur absolue).
7
i
H2O O2
Fe(CN)64- Fe(CN)63- il
H2 H2O
37.
Fe(CN )36
On mesure U EPt EECS E2o 0, 06 log E
Fe(CN )6
4 ECS
Un seul des deux complexes est consommé par réaction avec les ions Zn2+ ; comme U
augmente au cours du titrage, on en déduit que c’est l’ion Fe(CN) 64- qui est consommé au
cours de la réaction de titrage.
38.
La réaction support du titrage a une équation du type :
y Zn2+(aq) + z Fe(CN)64-(aq) précipité.
8
nFe (CN )4 à doser nZn2 versé y CVeq 0,100 9, 4 3
A l’équivalence, on a 6
,d’où 2
1,5 .
z y z C0V0 2,50.10 25, 0 2
39.
Les plus petits entiers vérifiant cette relation sont y = 3 et z = 2. La charge électrique totale de
l’édifice formé de 3 ions Zn2+et de 2 ions Fe(CN)64- serait égale à 3.2 - 2.4 = -2. Or un solide doit
être électriquement neutre, d’où la nécessité d’un autre cation qui apporte 2 charges
positives. Le seul autre cation présent est K+ : il faut 2 K+.
La formule du solide est donc K2Zn3[Fe(CN)6]2 : x = 2, y = 3, z = 2.
40.
Dans une maille cubique faces centrées, il y a en propre 8x1/8 + 6x1/2 = 4 ions Fe(CN)64- (8
sommets communs à 8 mailles et 6 centres de faces communs à 2 mailles).
Les sites octaédriques sont au centre du cube (ce site appartient en propre à la maille) et au
milieu des arêtes (communs à 4 mailles) : il y a donc 1 + 12x1/4 = 4 sites octaédriques par
maille, donc autant que d’ions Fe(CN)64-.
Les sites tétraédriques sont au centre de chacun des 8 cubes d’arête a/2 inscrit dans la maille
cubique d’arête a : il y en a 8 par maille.
La formule stœchiométrique du solide K2Zn3[Fe(CN)6]2 montre qu’il y a plus d’ions Zn2+ que
d’ions Fe(CN)64- : les ions Zn2+ ne peuvent pas occuper les sites octaédriques.
41.
Dans une maille, il y a 4 ions Fe(CN)64-, 4 ions K+ occupant les 4 sites octaédriques et 6 ions
Zn2+ occupant les 8 sites tétraédriques. Le taux d’occupation des sites octaédriques est donc
de 100% et celui des sites tétraédriques de 75%.
42.
Dans une maille, il y a 2 entités K2Zn3[Fe(CN)6]2. La masse volumique du solide s’exprime donc :
masse maille 2M K2Zn3 [Fe (CN )6 ]2
volume maille N A a 3
Influence de la précipitation sur les propriétés rédox du couple Fe(CN)63-/ Fe(CN)64-
43.
E° (V)
I3- 0,54 I- (6) I3- + 2e- = 3I- x1
(2) Fe(CN)64- = Fe(CN)63- + e- x2
KR° >> 1
(R) I3-(aq) + 2Fe(CN)64-(aq) = 3I-(aq) + 2Fe(CN)63-(aq)
Fe(CN)63- 0,35 Fe(CN)64-
(R) = 1x(6) +2x(2) donc r GRo 1 2G6o 21 2G2o , soit RT ln K Ro 2 FE6o 2FE2o , donc
log K Ro
2F
RT ln10
E6o E2o
2
0, 06
E6o E2o
2
0, 06
(0,54 0,35) 6,3
9
44.
En ajoutant Zn2+, il se forme un solide : c’est le sel mixte précédent K2Zn3[Fe(CN)6]2. L’ion I3- se
reforme donc il y a oxydation de I- en I3-. Celle-ci s’accompagne d’une réduction : ce ne peut
qu’être que le fer(III) présent sous forme de complexe Fe(CN)63- qui est réduit en fer(II) sous
forme du sel mixte.
2Fe(CN)63- + 2K+ + 3Zn2+ + 2e- = K2Zn3[Fe(CN)6]2(s)
3I- = I3- + 2 e-
3I-(aq) + 2Fe(CN)63-(aq) + 2K+(aq) + 3Zn2+(aq) = I3-(aq) + K2Zn3[Fe(CN)6]2(s) (R’) K°R’
45.
K2Zn3[Fe(CN)6]2(s) = 2K+(aq) + 3Zn2+(aq) + 2Fe(CN)64-(aq) (S) KS
1 1
(R’) = - (R) - (S) donc K Ro ' 6,3 1029,1 104
K K S 10 1035,4
o
R
48.
A la température T, sous 1 bar, iidéal io RT ln xi ( io ne dépend que de T)
49.
BS = HS
EI : n nt = n
EF : n(1 - x) nx nt = n (x est la fraction molaire de HS)
A l’équilibre, on a BS HS , soit BS
o
(T ) RT ln(1 x) HS
o
(T ) RT ln x , donc
1 x
HS (T ) BS (T ) r G (T ) r H T r S
o o o o o
RT ln
x
10
1 x r H o
d’où r H o T r S o RT ln ou T
x 1 x
r S o R ln
x
50.
r H o 24.103
A T 1/2, x = ½ donc T1 2 300 K.
r S o 80
51.
d ln K o r H o
Formule de Van’t Hoff : 2
0 , donc K o diminue quand T diminue.
dT RT
a x
Or à l’équilibre, K o (T ) HS : fonction croissante de x.
aBS 1 x
Donc quand T diminue, x diminue : BS est majoritaire à basse température.
52.
À l’équilibre, BS HS , soit :
BS
o
(T ) RT ln(1 x) x 2 HS
o
(T ) RT ln x (1 x) 2
1 x r H o (1 2 x)
RT ln (2 x 1) o
(T ) o
(T ) H o
T S o
d’où T
1 x
HS BS r r
x r S o R ln
x
53.
Pour C > 1, il existe pour certaines valeurs de T, au voisinage de 300 K, plusieurs valeurs de x
vérifiant la condition d’équilibre précédente.
54.
On a un hystérésis.
55.
Il y a effet mémoire car pour T [ T, T], l’état du système dépend de l’état qui le précède
lors de la variation de température.
Application possible : stockage de données.
56.
G
Relation d’Euler : G nx HS n(1 x) BS , donc Gm x HS (1 x) BS
n
11
Gm x HS
o
(T ) RT ln x (1 x)2 (1 x) BS
o
(T ) RT ln(1 x) x 2
Gm x HS
o
(1 x) BS
o
RT ln x x (1 x)1 x x(1 x)
G
À l’équilibre, à T et P fixées, Gm est minimale : m 0 .
x T , P
57. (*)
Les points de la courbe x(T) correspondent au minimum de Gm .
A une température donnée :
- s’il n’y a qu’une valeur de x, elle correspond à un minimum de Gm : l’équilibre est stable.
- s’il y a plusieurs valeurs de x, certaines correspondent soit à un maximum de Gm (état
instable), soit à un minimum absolu (état stable) ou à un minimum relatif (état métastable).
On en déduit l’allure des courbes Gm ( x) dans les 5 domaines de température :
12
Gm Gm
x x
Gm Gm
Gm
x x
x
D - Les complexes du fer en chimie organique
D.1. Synthèse d’un sidérophore : la danoxamine
58.
Comparons le complexe Fe(III)-danoxamine noté FeD dans lequel le fer est lié à 6 atomes
d’oxygène et un complexe entre Fe3+ et 6 ligands oxygénés notés L : FeL6. Pour alléger
l’écriture les charges sont omises.
(a) : Fe + D = FeD (b) : Fe + 6L = FeL6
Les enthalpies standard de ces deux réactions sont voisines car dans les deux cas il se forme 6
liaisons fer-oxygène et que les cycles formés dans le chélate FeD sont non tendus (cycles à 5
atomes) : rH°a rH°b.
Dans (a) on passe de deux espèces à une alors que dans (b) on passe de sept espèces à une :
il y a une plus grande diminution du désordre pour (b), donc rS°b < rS°a.
13
Or rG°(T) = rH° - TrS°, donc rG°a(T) < rG°b(T)
r G o (T )
et comme K (T ) e
o RT
, on a K ao (T ) Kbo (T ) .
La plus grande stabilité du chélate s’explique donc par un effet entropique.
59.
NaH (1 équ)
OH OH dans THF OBn OH TsCl, Et3N OBn OTs
BnBr (1 équ) DMAP
1 2
étape 1 étape 2
protection d'une fonction alcool activation de la fonction alcool
Boc
NaH OBn N TFA OBn NH
2
BnO Boc OBn OBn
N 4
H 3 étape 4
étape 3 déprotection du groupe Boc
SN
60.
C’est une synthèse de Williamson d’un éther-oxyde. Il y a d’abord activation nucléophile de
l’alcool primaire par réaction acide-base :
H
R O H H2(g) + R O
R O + Ph Br R O Ph + Br
61.
L’atome d’azote le plus nucléophile du DMAP est celui qui possède un doublet libre non
délocalisé, c'est-à-dire l’atome d’azote intracyclique :
N
DMAP :
N site le plus nucléophile
La triéthylamine NEt3 joue le rôle de base : elle empêche qu’il y ait un dégagement gazeux
toxique de chlorure d’hydrogène HCl.
Mécanisme en notant l’alcool ROH :
14
N
O O O
AN N E
S Cl + N N S S N N
O O Cl O
- Cl
AN O
R H
O R N
S O a/b O R
O N
E
O S O + N N S
Et3N
O H O O H
+ Et3NH R
62.
Après l’activation nucléophile du réactif par réaction acide-base :
BnO Boc BnO Boc
N + H H2(g) +
N
H
il y a ensuite substitution nucléophile sur le tosylate 2. Cette SN est facile car TsO- est un très
bon nucléofuge : en effet, c’est une base très faible puisque l’acide paratoluènesulfonique
TsOH est un acide fort (l’ion TsO- est stabilisé par délocalisation électronique).
63.
Comparons les deux bases conjuguées anioniques :
O O
H3C F3C
O
effet -I O
L’effet inductif attracteur (-I) du groupe CF3 diminue la charge négative de l’oxygène donc
stabilise l’anion. Or plus la base conjuguée est stabilisée, plus l’acide correspondant est fort.
L’acide trifluoroacétique est donc plus fort que l’acide acétique.
64.
Il y a « amidification » par réaction entre l’acide carboxylique activé et « l’amine » :
O O
HO
OBn NH OH OBn N
O
OBn OBn OH
DMAP
4 étape 5 5 O
15
65.
O
6 : OBn N OBn
OBn NH NH
O
O
HO DMAP
OH
O
O O
OBn N OBn OH
OBn NH N
O O
OBn
EDC
NH2 NH
O O
OBn N OBn NH NH
OBn NH N OBn
O O O
HO DMAP
OH
O
O O O
OBn N OBn NH N
OBn NH N OBn OH
O O O
7
66.
Il reste à déprotéger tous les groupes OBn par hydrogénolyse :
O O O
OBn N OBn NH N
OBn NH N OBn OH
O 7 O O
H2 [Pd/C]
O O O
OH N OH NH N
: danoxamine
OH NH N OH OH
O O O
O O
La propanone possède un H acide en alpha d’une double liaison C=O. En effet, sa base
conjuguée (ion énolate) est stabilisée par délocalisation électronique grâce à l’effet mésomère
attracteur du groupe carbonyle (4 électrons délocalisés) :
16
H3C CH2 H3C CH2
C C
O O
La pentane-2,4-dione possède un H en alpha de 2 doubles liaisons C=O, qui est donc plus acide.
En effet, la base conjuguée est encore plus stabilisée par l’effet -M des deux groupes carbonyle
(6 électrons délocalisés au lieu de 4) :
H H
H3C C CH3 H3C CH CH3 H3C C CH3
C C C C C C
O O O O O O
68.
O O
Les 6 H des 2 groupes méthyle sont équivalents et donnent un signal singulet (pas de H sur le
C voisin donc pas de couplages) intégrant pour 6H.
Les 2 H du groupe CH2 sont équivalents et donnent un signal singulet (pas de H sur le C voisin)
intégrant pour 2H. ce signal est le plus déblindé car ces 2 H subissent l’effet inductif attracteur
des 2 groupes carbonyles.
Le spectre RMN 1H est donc constitué de 2 singulets d’intégration relative 3 et 1.
69. (*)
Il y a équilibre de tautomérie céto-énolique :
H3C CH2 CH3
C C
O O
H H
H3C C CH3 H3C C CH3
C C C C
OH O O OH
À cause de l’équilibre entre les deux formes énol, les 6 H des deux groupes méthyle de l’énol
sont équivalents : ils donnent un seul signal.
Rq : il n’y a aucun couplage 3J : tous les signaux sont des singulets.
L’énol donne 3 signaux :
H-O-C=C à 15,4 ppm, H-C=C à 5,5 ppm et 2,15 ou 1,95 ppm pour les 6H des 2 groupes CH 3.
La dicétone donne deux signaux : CH2 en alpha des 2 C=O à 3,55 ppm et 1,95 ou 2,15 ppm
pour les 6 H des 2 groupes CH3.
L’intégration du signal associé aux 6 H des 2 groupes CH3 de l’énol doit être 6 fois plus grande
que celle du signal associé au H éthylénique de l’énol, donc c’est le signal à 1,95 ppm.
De même, le signal des 6 H des 2 groupes CH3 de la dicétone doit avoir une surface 3 fois plus
grande que celle du signal associé aux 2H du groupe CH 2, ce qui est bien cohérent avec
l’intégration du signal à 2,15 ppm.
17
70.
Soit n1 la quantité de dicétone (1) dans l’échantillon et n 2 la quantité d’énol (2).
La surface S1 du signal à 3,75 ppm est proportionnelle à la quantité de protons 2n 1.
La surface S2 du signal à 5,5 ppm est proportionnelle à la quantité de protons 1n 2.
Donc S1 2n1 , soit n2 2 S2 2 9,5 4, 75 .
S2 n2 n1S1 4
n2 n n
%énol 100 2 1 100 , soit %énol = 82,6 % et %dicétone = 17,4 %.
n1 n2 1 n2 n1
71.
Notons Hacac la pentane-2,4-dione.
Fe3+ + 3 Hacac + 3 CH3CO2- Fe(acac)3 + 3 CH3CO2H
Calculons les quantités initiales :
m( FeCl3 ,6 H 2O ) 0,500 V 0,98 1, 0
nFe3 n( FeCl3 ,6 H 2O ) 1,85.103 mol, nHacac 9,80.103 mol
M ( FeCl3 ,6 H 2O ) 270,3 M 100, 0
m(CH3CO2 Na ,3 H 2O ) 1, 000
nCH CO n(CH3CO2 Na ,3 H 2O ) 7,35.103 mol
3 2
M (CH3CO2 Na ,3 H 2O ) 136, 0
Déterminons le réactif limitant :
nFe3 nHacac nCH CO
1,85.103 mol 3, 27.103 mol 3 2
2, 45.103 mol
1 3 3
3+
Fe est le réactif limitant.
Si la réaction était totale, il se formerait 1,85.103 mol de complexe Fe(acac)3 de masse
molaire 352,8 g.mol-1, soit une masse théorique de 0,65 g.
On obtient expérimentalement 0,56 g de complexe, donc le rendement vaut R 0,56 0,86 ,
0, 65
soit 86 %.
72.
Le but d’une recristallisation est de purifier un solide.
Son principe est fondé sur la différence de solubilité à chaud et à froid du solide d’intérêt et
de ses impuretés dans un solvant bien choisi.
Le solvant (ici le propan-2-ol) doit vérifier les conditions suivantes :
- Fe(acac)3(s) doit y être très soluble à chaud (à ébullition du solvant) et très peu soluble à
froid,
- les impuretés doivent y être très solubles à chaud et à froid.
73.
Fe(acac)3 est octaédrique donc il y a 6 liaisons entre le fer et les atomes des ligands. Comme il
y a 3 ligands acac-, ce sont des ligands bidentes :
H H
H3C C CH3 H3C CH CH3 H3C C CH3
C C C C C C
O O O O O O
Les deux atomes qui se lient au fer sont les deux oxygènes :
O O
Fe3+
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Fe3+ a une configuration d5, chacun des 3 ligands apporte 4 électrons, donc le nombre
d’électrons de valence du complexe est de 5 + 3x4 = 17.
74.
Ar-X + R-MgX Ar-R + MgX2
75.
Le catalyseur est [Fe(MgX)2].
76.
Fe est plus électronégatif que Mg, donc le complexe XMg-Fe-MgX est formé de 2 MgX+ et de
Fe2- : le degré d’oxydation (DO) du fer dans ce complexe est -II (très inhabituel !).
Le complexe Ar-Fe-MgX est formé de Ar-, MgX+ donc de Fe0 : DO(Fe) = 0
R
Ar Fe MgX est formé de Ar-, R-, 2 MgX+, donc de Fe0 : DO(Fe) = 0.
MgX
77.
(b) est une addition oxydante et (c) est une élimination réductrice.
19