Tale Enst Scientifique Phys-chimie 05 : Deux siècles d’énergie électrique Corrigés
05 : Deux siècles d’énergie électrique
Exercice n° 1. Alternateur de vélo.
1. Le stator est en orange sur le schéma, ici la bobine ne bouge pas.
Le rotor est, quant à lui, en vert et rouge , constitué d’un aimant permanent solidaire de l’axe, il
tourne.
2. Le stator est constitué de bobines de cuivre tandis que le rotor est un aimant.
Exercice n° 2. Barrage hydroélectrique.
1. Puissance fournie par le barrage :
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒
Par définition, le rendement vaut 𝑟 = 𝑃 .
𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑒
La puissance indiquée est la puissance produite par la centrale donc la puissance utile.
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 300
La puissance fournie par l’eau du barrage est donc : 𝑃𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑒 = = 0,82 = 366 𝑀𝑊
𝑟
2. Rendement de l’alternateur :
Le rendement global est égal au produit des rendements de chaque élément :
𝑟𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑟𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 × 𝑟𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠
𝑟𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 0,82
Donc le rendement de l’alternateur est : 𝑟𝑎𝑙𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 = 𝑟 = 0,85 = 0,96 = 96 %
𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠
Remarque : Nous constatons que le rendement de l’alternateur est très élevé.
Presque toute l’énergie mécanique est transformée en électricité par l’alternateur. Il n’y a que 4%
de perte au niveau de l’alternateur.
Ce sont les autres éléments de la centrale qui limitent le plus son rendement.
3. L’origine des pertes énergétiques principales du barrage viennent des frottements.
L’eau entraine avec elle de la vase et du sable. Les pertes électriques proviennent de l’envasement
dans la retenue d’eau, donc des frottements de l’eau sur la conduite forcée et des frottements dans
l’alternateur. Tous ces frottements provoquent une perte d’énergie sous forme d’énergie ther-
mique.
Exercice n° 3. Caractéristiques de cellules photovoltaïques.
1. Exploitation du graphe :
Pour le capteur 1 , graphiquement P1 correspond à : U1 = 4 V et I1 = 1,3 A.
Pour le capteur 2 , graphiquement P2 correspond à : U2 = 3 V et I2 = 1,75 A.
2. Capteur le plus puissant :
La puissance délivrée par le capteur 1 est : P1 = U1 × I1 = 4×1,3 = 5,2 W.
La puissance délivrée par le capteur 2 est : P2 = U2 × I2 = 3×1,75 = 5,3 W.
On peut considérer que ces 2 capteurs délivrent à peu près la même puissance.
Par conséquent, les puissances fournies peuvent être les mêmes alors que les points optimaux de
fonctionnement sont différents selon les cellules photovoltaïques.
3. Intensité de court-circuit, tension de circuit ouvert
Pour le capteur 1 : ICC1 = 1,6 A et UCO1 = 4,8 V
Pour le capteur 2 : ICC2 = 2,0 A et UCO2 = 3,4 V
Remarques :
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→ ICC = courant fourni lorsque la cellule est branchée en court-circuit, c’est-à-dire qu’un simple fil
électrique relie les 2 bornes. La tension est nulle, le courant est le maximum de ce que la cellule
peut fournir, mais comme la tension est nulle, la puissance est quasi-nulle (𝑃 = 𝑈. 𝐼 = 0 × 𝐼𝐶𝐶 ).
Dans la réalité, il est difficile de mesurer précisément ce courant et mettre la cellule en court-
circuit peut l’endommager. Il faut donc extrapoler la courbe pour connaître ICC.
→ UCO = tension mesurée lorsque le circuit est ouvert, c’est-à-dire que la cellule n’est reliée à au-
cun circuit électrique : on se contente de mesurer la tension à ses bornes avec un voltmètre.
Comme le courant ne peut pas circuler, faute de circuit, il est nulle et donc la puissance est nulle
(𝑃 = 𝑈. 𝐼 = 𝑈𝐶𝑂 × 0).
Exercice n° 5. Les pérovskites
Compétence principalement travaillée : Interpréter et exploiter un spectre d’absorption
1. Principe de fonctionnement d’un semi-conducteur :
Dans un atome, on appelle bande de valence l’énergie de la dernière couche électronique, celle des
électrons les plus éloignés des atomes.
On appelle bande de conduction le niveau d’énergie, au-delà de la bande de valence, pour lequel
les électrons sont libres de sauter d’un atome à l’autre. Si des électrons parviennent à un niveau
d’énergie correspondant à la bande de conduction, alors ils peuvent se déplacer d’atome en atome
et donc permettre la circulation d’un courant électrique.
L’écart d’énergie entre les deux bandes est appelé le gap (écart en anglais),
Dans un isolant, le gap est si grand que les électrons ne peuvent le franchir à moins d’un apport
d’énergie considérable qui ne peut pas se produire dans des conditions naturelles.
Dans un conducteur, les bandes de conduction et de valence se chevauchent, ce qui permet aux
électrons de la couche externe (de valence) de circuler librement d’un atome à l’autre sans aucun
apport d’énergie. Ils permettent naturellement à l’électricité de passer. C’est le cas des métaux.
Dans un semi-conducteur, le gap est relativement faible et l’énergie d’un photon peut suffire pour
faire passer un électron de la bande de valence à la bande de conduction. C’est le principe utilisé
dans les capteurs photovoltaïques.
2. Analyse des spectres d’absorption (document 2)
D’après le document 2, l’absorption des pérovskites a une valeur maximale entre 400 nm et 800 nm.
Ces longueurs d’onde correspondent à la partie visible du spectre électromagnétique.
3. Utiliser une cellule qui combine l’utilisation des pérovskites et celle du silicium permet de couvrir
une bande plus large du spectre électromagnétique, de 400 à 1 100 nm. Le capteur photovoltaïque
pourra donc absorber une part plus importante de la lumière qu’il reçoit (de 800 nm à 1 100 nm , la cel-
lule absorbe une part des infrarouges de la lumière du Soleil). Son rendement sera meilleur.
Exercice n° 6. Comparaison
Compétence principalement travaillée : Savoir exploiter la caractéristique d’une cellule photovoltaïque
• La puissance fournie par une seule cellule photovoltaïque est :
𝑃𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒 = 𝑈𝑚𝑎𝑥 . 𝐼𝑚𝑎𝑥 = 15,5 × 1,2 = 18,6 𝑊
• Le nombre nécessaire de cellules pour être équivalent à la puissance de la centrale nucléaire
est :
𝑃𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒 900.106
𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒𝑠 = = = 48,4 × 106 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒𝑠, 𝑠𝑜𝑖𝑡 48,4 millions de cellules
𝑃𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒 18,6
• La surface de panneau solaire correspondante est :
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒𝑠 × 𝑆1 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒 = 48,4.106 × 0,200 = 9,68.106 𝑚2 = 9,68 𝑘𝑚2
(1 km2 = 1 000 m × 1 000 m = 106 m2)
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• Conclusion : La surface de panneaux solaires est donc considérable pour fournir autant d’électri-
cité qu’un seul réacteur. Le remplacement de l’ensemble des centrales nucléaires françaises (56
réacteurs) par de l’énergie photovoltaïque ne serait donc pas réalisable, il faudrait une surface
de panneaux équivalente à plus de 6 fois la surface de Paris.
Exercice n° 7. Caractéristiques d’une cellule photovoltaïque
Compétence principalement travaillée : Savoir exploiter la caractéristique d’une cellule photovoltaïque
1. D’après le graphique, 𝐼𝐶𝐶 ≈ 1,7 𝐴 et 𝑈𝐶𝑂 = 6,0 𝑉. 𝑰𝑪𝑪 𝑷𝒎𝒂𝒙
2. valeurs de la tension et de l’intensité qui correspon- 𝑰𝒎𝒂𝒙
dent à la puissance maximale :
La puissance maximale 𝑃𝑚𝑎𝑥 correspond au sommet
de la courbe rose. Les coordonnées du point de la
courbe verte se trouvant à la verticale de 𝑃𝑚𝑎𝑥 indi-
quent les valeurs de tension et d’intensité « max » :
𝐼𝑚𝑎𝑥 = 1,4 𝐴 et 𝑈𝑚𝑎𝑥 = 5,0 𝑉.
𝑼𝒎𝒂𝒙 𝑼𝑪𝑶
3. La puissance maximale de la cellule est :
𝑃𝑚𝑎𝑥 = 𝑈𝑚𝑎𝑥 . 𝐼𝑚𝑎𝑥 = 5,0 × 1,4 = 7 𝑊.
Cette puissance est donc suffisante pour charger le smartphone qui ne nécessite que 5 W.
4. La puissance absorbée par la cellule photovoltaïque correspond à la puissance lumineuse qu’elle
peut recevoir sur l’ensemble de sa surface :
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝐸𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 . 𝑆𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒 = 1 000 × 15.10−2 × 30.10−2 = 45 𝑊
→ Méthode de calcul : L’éclairement 𝐸𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 exprime la puissance du rayonnement solaire par
unité de surface donc par m². Il suffit donc de multiplier par la surface d’une cellule pour obtenir
la puissance du rayonnement solaire absorbée par la cellule.
1 m² → 1 000 W
𝑆 ×1 000
𝑆𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒 → 𝑃𝑎𝑏𝑠 ⇒ 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒1
5. Rendement de la cellule :
La puissance fournie est l’énergie solaire, la puissance utile est l’énergie électrique.
P 𝑃 8
Le rendement de la cellule est donc : 𝑟 = P utile = 𝑃𝑚𝑎𝑥 = 45 = 0,17 = 17 %
fournie 𝑎𝑏𝑠
Une cellule photoélectrique a en général un rendement compris entre 15 % et 25 %.
Exercice n° 8. Pour ou contre le photovoltaïque
Compétence principalement travaillée : Rédiger une réponse argumentée
1. Formes d’exploitation de l’énergie solaire :
→ produire directement de l’énergie électrique (cellules photovoltaïques) ;
→ produire de l’énergie thermique basse température (panneaux solaires thermiques) ;
Différents types de panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques : [Link]
→ produire de l’énergie thermique haute température (fours solaires, centrales solaires thermody-
namiques).
[Link]
2. Idée 1 : l’énergie solaire est une source d’énergie renouvelable. Elle est inépuisable et représente
donc un moyen de production d’énergie d’avenir face à l’épuisement des ressources fossiles.
3. Idée 2 : l’énergie solaire est intermittente et ne peut pas suffire pour fournir de l’énergie électrique.
De plus, les rendements sont encore assez faibles. Les matériaux qui composent les capteurs pho-
tovoltaïques sont assez durs à extraire et sources de pollution.
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Exercice n° 9. Alternateur bouteille/alternateur moyeu
Compétence principalement travaillée : Définir le rendement d’un alternateur et citer un phénomène sus-
ceptible de l'influencer
1. La puissance transmise à l’alternateur par le mouvement de la roue correspond à 2 % des 310 W
développés par le cycliste :
2
𝑃 = 100 × 310 = 6,2 𝑊
2. Exploitation du graphe 2, puissance produite :
Puissance produite par l’alternateur bouteille :
𝑃𝑏 = 3,3 𝑊 . 𝑷𝒎
𝑷𝒃
Puissance produite par l’alternateur moyeu :
𝑃𝑚 = 5,0 𝑊.
3. Calcul des rendements :
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 3,3
Le rendement de l’alternateur bouteille est : 𝑟𝑏 = 𝑃 = 6,2 = 0,53 = 53 %
𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑒
5,0
Le rendement de l’alternateur moyeu est : 𝑟𝑚 = 6,2 = 0,81 = 81 %
4. Comparaison des alternateurs :
L’alternateur moyeu a un meilleur rendement, donc son utilisation engendre moins de perte
d’énergie. Comme il produit une puissance supérieure, il peut alimenter une ampoule plus forte, et
même fournir de l’énergie pour recharger une petite batterie par exemple, qui permettra de garder
la lampe allumée lorsque le cycliste est à l’arrêt.
Exercice n° 11. Cellule photovoltaïque du futur
Compétence principalement travaillée : Interpréter et exploiter un spectre d’absorption
1. Spectre électromagnétique :
Les UV correspondent à des longueurs d’onde
plus petites que le visible donc inférieur à 400
nm. Sur le spectre du doc 3 environ 250 à 400
nm. UV IR
Les IR correspondent à des longueurs d’onde
plus grandes que le visible donc supérieures à
800 nm . Sur le spectre du doc 3 environ 800 à
2 500 nm.
2. Courbe d’absorption d’une cellule transparente
au rayonnement visible :
Pour obtenir une courbe d’absorption qui laisse passe le visible, l’absorption doit être à peu près
nulles entre 400 nm et 800 nm. Par contre elle doit être maximale en dessous de 400 nm pour cap-
ter les UV et au-dessus de 800 nm pour capter les IR
3. Rendement de la cellule :
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃é𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑃é𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒
Le rendement d’une cellule correspond à : 𝑟=𝑃 =𝑃 =𝐸
𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑟𝑒ç𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 .𝑆𝑐𝑒𝑙𝑙𝑢𝑙𝑒
0,72
Application numérique : 𝑟 = 1 000×(8,0.10−2 ×12,5.10−2) = 0,072 = 7,2 %
4. Comparaison avec une cellule conventionnelle :
Le rendement ce type de cellule est environ trois fois plus faible qu’une cellule photovoltaïque con-
ventionnelle (environ 20%). C’est normal puisqu’une grande partie de la lumière n’est pas utilisée.
(le visible).
5. Tout de même un avantage certain :
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Le fait que le rendement soit plus faible n’est pas réellement un problème, car ce type de cellule
laisse tout de même passer la lumière du jour, elles peuvent donc être montées sur des fenêtres
sans que cela diminue la luminosité de la pièce.
Or les surface vitrées peuvent être très importantes dans beaucoup de constructions modernes,
ainsi la surface totale exposée ramenée au m2 peut être très importante.
Par ailleurs le fait de capter les IR limite la transmission de chaleur au bâtiment. Par temps chaud la
climatisation sera moins nécessaire.