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MM624 038

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la stabilité des dalles isotropes et orthotropes en utilisant une théorie raffinée des plaques hyperboliques. Les résultats numériques obtenus sont comparés à ceux des théories classiques et montrent que la théorie actuelle, qui ne nécessite pas de facteurs de correction de cisaillement, est à la fois simple et comparable aux autres théories. L'analyse se base sur le principe des travaux virtuels et utilise la méthode de Navier pour obtenir des solutions analytiques.

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MM624 038

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la stabilité des dalles isotropes et orthotropes en utilisant une théorie raffinée des plaques hyperboliques. Les résultats numériques obtenus sont comparés à ceux des théories classiques et montrent que la théorie actuelle, qui ne nécessite pas de facteurs de correction de cisaillement, est à la fois simple et comparable aux autres théories. L'analyse se base sur le principe des travaux virtuels et utilise la méthode de Navier pour obtenir des solutions analytiques.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique
Centre Universitaire El-wancharissi de Tissemsilt

Institut des Sciences et de la Technologie


Département des Sciences et de la Technologie

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme


de Master académique en
Filière : Génie civil
Spécialité : Structure

Présentée par : BACHA Chahrazad

Thème
___________________________________________________________

Etude de la stabilité des dalles isotropes et


orthotropes.

Soutenu le 23 Septembre 2020

Devant le Jury :
Djeffal Houcine Président M.A.A CU-Tissemsilt
Bourada Fouad Encadreur M.C.B. CU-Tissemsilt
Ouazir Mansour Examinateur M.A.B. CU-Tissemsilt

Année universitaire : 2019-2020


Remerciements
Remerciements

Je tiens d’abord à remercier ALLAH de m’avoir donné le courage et la capacité de

terminer ce projet de fin d’études au cours de la pandémie COVID-19, à saluer également

mes chers parents pour leurs encouragements, leur amour et leurs sacrifices ainsi ma chère

sœur et mes deux adorables frères qui m’ont accordé un soutien moral sans limite.

Aussi, Je remercie très chaleureusement Dr. BOURADA Fouad pour son encadrement, aide

et soutien tout au long du travail.

Enfin J’exprime toute ma reconnaissance à mes généreux enseignants qui m’ont dirigé et

orienté durant toutes mes études, sans oublier de remercier sincèrement tous mes proches et

amis qui m’ont toujours encouragé durant la réalisation de ce modeste travail.

i
Résumé
RESUME
Dans ce travail, on s'intéresse à l'étude du flambement des plaques isotropes et orthotropes
en utilisant la théorie raffinée des plaques hyperbolique à deux variables. La présente théorie
prend en compte les effets de cisaillement transversal ainsi que la distribution parabolique de la
déformation de cisaillement transversal à travers l'épaisseur de la plaque. Par conséquent, il est
donc inutile d'utiliser des facteurs de correction de cisaillement. Les équations d'équilibre sont
déterminées en utilisant le principe des travaux virtuels. La solution analytique pour une plaque
rectangulaire simplement appuyée soumise à un chargement axial, est obtenue en utilisant la
méthode de Navier. Les résultats numériques obtenus par la présente théorie sont comparés avec
ceux déterminés par la théorie classique des plaques et la théorie de déformation en cisaillement
de premier ordre, la théorie RPT et la méthode des éléments finis. Il peut être conclu que la
théorie actuelle qui n'exige pas les facteurs de correction de cisaillement, est non seulement
simple mais aussi comparable à la théorie de déformation du cisaillement de premier ordre et
d’ordre élevé.

Mots clés : théorie de déformation de cisaillement, Travaux virtuels, méthode de Navier,


isotrope, orthotrope.

ii
Abstract
ABSTRACT

Buckling analysis of isotropic and orthotropic plates using the two variable hyperbolic refined
plate theory is presented in this work. The theory takes into account of transverse shear effects and
parabolic distribution of the transverse shear strains through the thickness of the plate, hence it is
unnecessary to use shear correction factors. The stability equations are derived from the virtual work
principle. The closed-form solution of a simply supported rectangular plate subjected to in-plane loading
has been obtained by using the Navier method. Numerical results obtained by the present theory are
compared with classical plate theory solutions, first-order shear deformable theory solutions, RPT and
finite element method. It can be concluded that the present theory, which does not require shear correction
factor, is not only simple but also comparable to the first-order shear deformable and higher order
theories.

Key words: shear deformation theory, Virtual works, Navier method, isotropic, orthotropic.

iii
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﰲ ﻫﺬا اﻟﻌﻤﻞ‪ ،‬ﳖﱲ ﺑﺪراﺳﺔ اﻟﺘﻮاء اﻟﺼﻔﺎﰁ ﻣﻮ�ﺪة و ﳐﺘﻠﻔﺔ اﳋﻮاص �ﺳ�ﺘ�ﺪام ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﺼﻔﺎﰁ‬
‫اﳌﻜﺮرة اﻟﻘﻄﻌﯿﺔ ﲟﺘﻐﲑ�ﻦ‪ .‬ﺗأٔ�ﺬ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳊﺎﻟﯿﺔ ﺑﻌﲔ �ﻋﺘﺒﺎر ﺗأٔﺛﲑات اﻟﻘﺺ اﻟﻌﺮﴈ وﻛﺬ� اﻟﺘﻮزﯾﻊ‬
‫اﺳ�ﺘ�ﺪام اﻟﻘﻄﻌﻲ اﳌﲀ� ﻟتﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ اﻟﻌﺮﴈ �ﱪ ﲰﻚ اﻟﺼﻔي�ﺔ‪ ،�� .‬ﻟيﺲ ﻣﻦ اﻟﴬوري‬
‫ﻋﻮاﻣﻞ ﺗﺼﺤﯿﺢ اﻟﻘﺺ‪ .‬ﯾﱲ اﺳ�ﺘ�ﻼص ﻣﻌﺎدﻻت اﻟﺘﻮازن �ﺳ�ﺘ�ﺪام ﻣبﺪ ٔأ ا ٔ�ﻋﲈل �ﻓﱰاﺿﯿﺔ‪ .‬ﯾﱲ‬
‫ﲢﺪﯾﺪ اﳊﻞ اﻟﺘ�ﻠﯿﲇ ﻟﺼﻔي�ﺔ ﻣﺴ�ﺘﻄﯿ� ﺑﺪ�ﺎﰂ �ﺴ�ﯿﻄﺔ ﲢﺖ ﲢﻤﯿﻞ ﳏﻮري ﻣﻦ �ﻼل ﻃﺮﯾﻘﺔ‬
‫�ﻓيﯿﻪ‪ ,‬ﺗﱲ ﻣﻘﺎرﻧﺔ اﻟﻨﺘﺎﰀ اﻟﺮﳃﯿﺔ �ﺳ�ﺘ�ﺪام اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳌﻘﱰ�ﺔ ﺑﻌﺪ ﻋﺮﺿﻬﺎ ﻣﻊ ﺗ� اﻟﱵ ﲢﺪدﻫﺎ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ‬
‫اﻟ�ﺳ�ﯿﻜيﺔ لﻠﺼﻔﺎﰁ‪ ,‬ﻧﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ در�ﺔ ٔأوﱃ‪ ,‬ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﺼﻔﺎﰁ اﳌﻜﺮرة و ﻃﺮﯾﻘﺔ اﻟﻌﻨﺎﴏ‬
‫اﳌﻨﳤﯿﺔ‪ .‬ﳝﻜﻦ اﺳ�ﺘنتﺎج ٔأن اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳊﺎﻟﯿﺔ اﻟﱵ ﻻ ﺗﺘﻄﻠﺐ ﻋﻮاﻣﻞ ﺗﺼﺤﯿﺢ اﻟﻘﺺ ﻟيﺴﺖ �ﺴ�ﯿﻄﺔ‬
‫ﲿﺴﺐ ﺑﻞ ﳝﻜﻦ ﻣﻘﺎرنﳤﺎ ٔأﯾﻀﺎ ﺑﻨﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ ﻣﻦ در�ﺔ ٔأوﱃ ودر�ﺔ ٔأ�ﲆ‪.‬‬

‫‪) ,‬ﻣﻮ�ﺪة اﳋﻮاص(ﳇﲈت اﳌﻔتﺎح ‪ :‬ﻧﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ ‪ ،‬اﻟﻌﻤﻞ �ﻓﱰاﴈ ‪ ،‬ﻃﺮﯾﻘﺔ �ﻓيﯿﻪ‪ ،‬ﻣتﻨﺎﺣيﺔ‬
‫ﳐﺘﻠﻔﺔ اﳋﻮاص‪.‬‬

‫‪iv‬‬
Table des matières
Table des Matières

Remerciements i
Résumé ii
Abstract iii
‫ﻣﻠﺨﺺ‬ iv
Table des matières v
Liste des figures viii
Liste des tableaux xi
Liste des notations et symboles xii
Introduction générale 1

Chapitre I : Le flambement des plaques isotropes et orthotropes.

I.1. Introduction 3
I.2. Définition de la stabilité 4
I.3. Généralité sur le flambement des plaques 4
I.3.1. Définition du phénomène de flambement 4
I.3.2. charge critique du flambement 5
I.3.3. Comment dériver l’équation de la charge critique 6
I.3.4. Contrainte critique du flambement 9
I.3.5. Les modes de flambement 9
I.4. Généralité sur les différents types des matériaux 10
I.4.1. les matériaux anisotropes 10
I.4.2. les matériaux isotropes 12
I.4.3. les matériaux orthotropes 13
I.5. Conclusion 15

Chapitre II: Les théories des plaques

II.1. Introduction 16
II.2. Définition d’une plaque 17

v
II.3. Les théories basées sur le déplacement 17
II.3.1. La théorie classique des plaques (CPT) 17
II.3.1.1. Les hypothèses de base de la CPT 18
II.3.1.2. Le champ de déplacement 18
II.3.2 La théorie de déformation en cisaillement du premier ordre (FSDT) 19
II.3.2.1. Les hypothèses de base de la FSDT 19
II.3.2.2. Le champ de déplacement 19
II.3.2.3. Les facteurs de correction 20
II.3.3 Théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (HSDT) 21
II.3.3.1. Les hypothèses de base de la HSDT 21
II.3.3.2. Le champ de déplacement 21
II.3.4 Théorie raffinée des plaques (RPT) 22
II.3.4.1. Les hypothèses de base de la RPT 23
II.3.4.2. Le champ de déplacement 24
II.4. Développement des théories des plaques 25
II.4.1. Méthode de Navier 25
II.5.Conclusion 25

Chapitre III : Formulations théoriques

III.1. Introduction 26
III.2. Les formulations théoriques 26
III.2.1. Le champ de déplacement 26
III.2.2. Les équations constitutives des plaques 27
III.2.3. Les équations d’équilibre 28
III.2.4. Solutions analytiques et conditions aux limites 30
III.3. Conclusion 32

Chapitre IV : Les résultats numériques et discussions

IV.1. Introduction 33
IV.2. Résultats numériques et discussion 33
IV.3. Conclusion 48

vi
Conclusion générale 49
Références bibliographiques 50

vii
Liste des Figures
Liste des figures
Chapitre I : Le flambement des plaques isotropes et orthotropes.

Figure. I.1 : La canne de « Charlie Chaplin ». 3


Figure. I.2 : Flambement associé à une charge de compression. 4
Figure. I.3 : Flambement associé à deux forces de compression. 5
Figure. I.4 : Une colonne simplement appuyées en mode flambé. 6
Figure. I.5 : Diagramme corporel libre d’une section de colonne flambée. 7
Figure. I.6 : Diagramme corporel libre d’une poutre flambée. 7
Figure. I.7 : Trois premiers modes de flambement des colonnes. 10
Figure. I.8 : Matériau anisotrope. 10
Figure. I.9 : Matériau isotrope. 12
Figure. I.10 : Matériau orthotrope. 14

Chapitre II : Les théories des plaques

Figure II.1 : Schéma d’une plaque. 17


Figure II.2 : Illustration de la plaque de Love-Kirchhoff. 19
Figure II. 3: Illustration de la plaque de Reissner-Mindlin. 20
Figure II.4 : Illustration de la plaque de Reddy. 22

Chapitre III : Formulations théoriques

Figure III.1: Plaque rectangulaire : (a) condition aux limites et (b) forces dans le 31
plan.

Chapitre IV : Résultats numériques et discussions

Figure. IV.1a : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : la 33


compression uniaxiale.
Figure. IV.1b : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : la 34

viii
compression biaxiale.
Figure. IV.1c : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour :la traction 34
dans la direction x et la compression dans la direction y.
Figure. IV.2a : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la 39
charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à
une compression uniaxiale : isotrope.

Figure. IV.2b : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la 9


charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à
une compression uniaxiale : E1 / E2 = 10 .

Figure. IV.2c : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la 40


charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à
une compression uniaxiale : E1 / E2 = 25 .

Figure. IV.2d : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la 40


charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à
une compression uniaxiale : E1 / E2 = 40 .

Figure. IV.3a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 41
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale :
a = 10h.
Figure. IV.3b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 41
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a =
25h.
Figure. IV.3c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 42
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a=
50h.
Figure. IV.3d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 42
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a=
100h.
Figure. IV.4a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 43
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a = 10h.
Figure. IV.4b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 43
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a = 25h.
Figure. IV.4c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 44

ix
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a= 50h.
Figure. IV.4d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 44
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a= 100h.
Figure. IV.5a : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 45
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y : a = 10h.
Figure. IV.5b : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 45
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a = 25h.
Figure. IV.5c : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 46
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a= 50h.
Figure. IV.5d : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 46
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a= 100h.

x
Liste des Tableaux
Liste des tableaux

Chapitre IV : Résultats numériques et discussions

Tableau IV.1 : Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du 35


flambement d’une plaque carrée sous chargement uniaxial de compression.
Tableau IV.2: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du 36
flambement d’une plaque carrée sous chargement biaxial de compression.
Tableau IV.3: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du 37
flambement d’une plaque carrée soumise à une traction suivant l’axe x et une
compression suivant l’axe y.
Tableau IV.4: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du 38
flambement d’une plaque carrée isotrope sous chargement uniaxial de compression.

xi
Liste des notations
et symboles
Liste des notations et symboles

G Module de cisaillement dans le plan (x, z).

E Module de Young.

υ Coefficient de Poisson.

N cr Charge critique du flambement.

N Effort de compression.

I Moment quadratique de la poutre.

l Longueur de flambement de la poutre.

λ Elancement.

σ cr Contrainte critique du flambement.

ρ Rayon de giration.

A Air de la section.

m Mode longitudinal.

n Mode transversal.
Cijkl Tenseur d'élasticité (ou de rigidité).

Sijkl Tenseur de souplesse.

ε kl Tenseur de déformation.

σ ij Tenseur de contrainte.

γ ij Distorsions angulaires.

Cij Coefficients élastiques indépendants.

xi
a Longueur de la plaque.

b Largeur de la plaque.

h Epaisseur de la plaque.

u,v , w Les composantes du champ de déplacement sur le plan moyen de la plaque.

u0 , v 0 Les déplacements dans les directions x , y .

w0 La flèche ou déplacement transversal.

ϕ x ,ϕ y ,ϕ z Les rotations autour des axes x, y et z.

φx , φ y , φz Les rotations de la normale au plan moyen autour des axes x,y et z.

K Facteur de correction.

wb , ws Les composantes de flexion et de cisaillement du déplacement transversal.

ub , vb Les composantes de flexion des déplacements u et v.

us , vs Les composantes de cisaillement des déplacements u et v.

f (z ) Fonction de gauchissement (fonction de cisaillement transverse).

g (z ) Dérivée de la fonction de gauchissement.

σ x , σ y ,σ z Contraintes normales.

τ xz , τ yz Contraintes de cisaillement.

ε x ,ε y ,ε z Déformation dans la direction x, y et z.

γ xz , γ yz Déformations de distorsion.

Qij Les coefficients de rigidité (coefficients élastiques).

xii
δu , δv , δw Champ virtuel de déplacement.

δU La variation de l’énergie de déformation.

δV La variation du travail extérieur.

δε x , δε y , δε z Champ de déformation longitudinal virtuel.

δγ xz , δγ yz Champ de déformation transversal virtuel.

N x , N y , N xy Efforts normaux.

N x0 , N 0y , N xy
0
Charges axiaux appliquées à la plaque.

N Charge critique du flambement non dimensionnelle.

M x , M y , M xy Moments de flexion.

M xb , M by , M xy
b
Moments de flexion.

S x , S y , S xy Moment supplémentaire du au cisaillement transverse.

M xs , M ys , M xy
s
Moment supplémentaire du au cisaillement transverse.

Q xz , Q yz Effort de cisaillement.

d ij , d ijl , d ijlm Les opérateurs différentielles.

∂ Dérivée partielle.

ϕmn , w0mn Des coefficients.

i et j Des nombres naturels.

xiii
Dij Termes de rigidité de la matrice (flexion).

Aijs Termes de rigidité de la matrice (cisaillement).

Dijs Termes de rigidité de la matrice (cisaillement).

H ijs Termes de rigidité de la matrice (cisaillement).

Qij
Coefficient de rigidité

t temps.

ϕ , w0 Les fonctions de déplacement.

{∆ } Le vecteur des déplacements généralisés.

{ } Vecteur colonne.

[] Matrice.

HySDT Higher order hyperbolic shear deformation theory.

HSDT Higher order shear deformation theory.

CPT Classical plate theory.

RPT Refined plate theory.

FSDT First shear deformation theory.

FGM Functionally graded material.

xiv
Introduction générale
Introduction générale

Le flambement des plaques rectangulaires a été un axe de recherche en mécanique du


solide ça fait plus d'un siècle. Plusieurs solutions exactes pour les plaques isotropes et
orthotropes ont été développées et la plupart d'entre eux pouvant être trouvée dans les
travaux de (Timoshenko 1959, Timoshenko et Gere 1961, Kang et Leissa 2005, Aydogdu et
Ece 2006et Hwang et Lee 2006). Plusieurs théories des plaques ont été développées pour
étudier le comportement du flambement de ce type de structure. La plus simple et la théorie
classique des plaques (CPT) qui néglige la contrainte normale transversale et les contraintes
de cisaillement. Cette théorie n’est pas appropriée pour les plaques épaisses et orthotropes
ayant un rapport de modules important. Afin de surmonter ce problème, la théorie de
déformation en cisaillement qui tient compte les effets de cisaillement transversal est
recommandés. Les théories de Reissner(1945) et Mindlin(1951) sont connus comme la
théorie de déformation du cisaillement du premier ordre (FSDT). Ces théories prennent en
considération les effets de cisaillement transversal en supposant une variation linéaire des
déplacements axiaux à travers l'épaisseur. Ce Pendant, ces modèles ne vérifient pas la nullité
de la contrainte de cisaillement aux faces supérieur et inférieur de la plaque, et nécessitent
aussi l'utilisation des facteurs de correction de cisaillement. Pour ces raisons, beaucoup de
théories d'ordre élevé ont été développées pour améliorer la théorie de déformation de
cisaillement du premier ordre (FSDT) telle que Levinson(1980) et Reddy(1984).
Shimpi et Patel (2006) ont présenté une théorie raffinée des plaques à deux variables pour
les plaques orthotropes. Cette théorie qui ressemble à la théorie d'ordre élevé utilise seulement
deux fonctions inconnues afin d'obtenir deux équations d'équilibre pour les plaques
orthotropes. L'avantage principal de cette théorie est qu'elle ne nécessite pas le facteur de
correction de cisaillement et elle présente de fortes similitudes avec la théorie classique des
plaques (CPT) dans certains aspects comme les équations d’équilibre, les conditions aux
limites et les expressions du moment. L’exactitude de cette théorie a été démontrée pour la
flexion statique et la vibration libre des plaques par Shimpi et Patel (2006). Par conséquent, il
semble important d'appliquer cette théorie au flambement statique des plaques.
Dans ce travail, une nouvelle théorie des plaques raffinée hyperbolique à deux variables est
développée pour étudier la stabilité des plaques isotropes ou orthotropes sous des charges
axiales. En utilisant la méthode de Navier, les solutions analytiques sont obtenues. Des
exemples numériques impliquant le rapport des dimensions de la plaque et le rapport des
modules sont présentés pour illustrer l'exactitude de la théorie actuelle dans l’estimation des

1
charges critiques de flambement des plaques isotropes et orthotropes. Les résultats
numériques obtenus par la présente théorie sont comparés avec les solutions de la théorie
classique(CPT) et les solutions de la théorie du premier ordre (FSDT) en utilisant des
différentes valeurs de facteur de correction de cisaillement, la théorie d’ordre élevé (HSDT),
la RPT et le modèle numérique par éléments finis.
Dans ce travail, on s’intéresse à la stabilité des dalles isotropes et orthotropes en utilisant la
théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables.
Ce travail, s’articule autour de quatre chapitres.
Le premier chapitre présente le flambement des plaques isotropes et orthotropes.
Le deuxième chapitre se focalise sur les différentes théories des plaques.
Le troisième chapitre est consacré aux formulations théoriques.
Le quatrième chapitre présente les résultats numériques et discussion.
En fin, une conclusion générale sur l’ensemble de ces travaux permet de revenir sur les
résultats importants mis en avant.

2
CHAPITRE I :
Le flambement des
plaques isotropes et
orthotropes.
I.1. Introduction :

Les plaques comprimées sont des éléments très répondus dans les structures de génie civil.

Avez-vous déjà pensé que dans tous les systèmes ou éléments soumis à des contraintes de

compression, l'instabilité se manifeste ?

Nous connaissons tous les premiers films de Charlie Chaplin dans lesquels

on le voyait souvent appuyé sur une canne constituée par une mince tige de

bambou : chaque fois que le comédien pèse de tout son poids sur la canne,

celle-ci se courbe. Tous les éléments de structure longs et minces ont un

comportement similaire en compression. Le phénomène de perte de Figure.I.1: La canne de


« Charlie Chaplin ».
stabilité sous un effort de compression porte le nom de flambement. Le

flambement peut être observé sur toute une série d’exemple. Le cas le plus simple est la perte de

stabilité d’une tige comprimée de manière axiale. Lorsque la charge de compression augmente

lentement, on atteint un seuil de compression pour lequel l’élément aura un déséquilibre, par la

suite une instabilité de structure. Ce seuil critique est appelé : la force critique d’Euler. Elle

devient un facteur fondamental du phénomène du flambement pour déterminer un état

d'équilibre stable en compression simple.

Une analyse sur le flambement d'une plaque carrée simplement appuyée isotrope ou

orthotrope est une étape préliminaire essentielle à la compréhension du comportement de

flambement des plaques, de la bifurcation d’équilibre et de la production de l’instabilité des

structures.

3
I.2. Définition de la stabilité :

D'une manière générale, on peut définir la stabilité comme la capacité d'un système
physique à revenir à l'équilibre lorsqu'il est perturbé légèrement.
Pour un système mécanique, on peut adopter la définition donnée par Dirichlet : «
L'équilibre d'un système mécanique est stable si, lorsque l'on déplace les points du système de
leur position d'équilibre d'une quantité infinitésimale et en leur donnant à chacun d'eux une
faible vitesse initiale, les déplacements des différents points du système restent, pendant le
déplacement, contenus dans des limites imposées faibles ».
I.3. Généralité sur le flambement des plaques :

I.3.1. Définition du phénomène de flambement :

Dans l'ingénierie, le flambage est le changement soudain de forme d'un composant


structurel sous charge. Si une structure est soumise à une charge qui augmente
progressivement, lorsque la charge atteint un niveau critique, un élément peut soudainement
changer de forme et la structure et le composant se sont fléchis.

Par la suite, le phénomène de flambement peut être défini comme phénomène de perte de
stabilité structurelle qui est généralement associé à une charge de compression élevée, de
manière axiale (cas le plus simple), qui se traduit par un mode de boucle de l'élément
structurel.

Figure.I.2 : Flambement associé à une charge de compression.

4
Exposant une barre rectiligne homogène à deux fores F égales et opposées. On note que la
barre est en équilibre stable lorsque la force est inférieure à la valeur de F. Dépassant une
certaine valeur, l’état d’équilibre sera instable.

Figure.I.3: Flambement associé à deux forces de compression.

Par la suite, le problème du flambement est de trouver le seuil de compression d’après


lequel une bifurcation d’équilibre et une instabilité de structure se produisent. Ce seuil est
nommé la force critique d’Euler A.U (2012/2013). Les contraintes de flambement sont
obtenues à partir du concept de bifurcation d'une structure initialement parfaite.

I.3.2. Charge critique du flambement :

La charge critique de flambement N cr ou la force critique d’Euler est le seuil de


flambement, Et l'effort de compression est N, définit par l’équation suivante :
π 2 EI
N cr =
l2 (I.1)
Cette formule a été dérivée en 1757 par le mathématicien suisse Leonhard Euler.
Avec :
E est le module de Young du matériau ;
I est le moment quadratique de la poutre ;
l est la longueur de flambement de la poutre.

5
 Si N<N cr la plaque est droite, en équilibre stable en compression simple.

 Si N = N cr la plaque est en équilibre instable, possibilité de bifurcation d'équilibre


dans le but de toucher un état d'équilibre stable en flexion composée.

 Si N >N cr le seul état possible est instable, la plaque étant droite.

I.3.3. Comment dériver l’équation de la charge critique :

Cette section décrit comment calculer l'équation de la charge critique de flambement pour
la condition aux limites support simple / support simple (simplement appuyées à chaque
extrémité).

On considère une colonne simplement appuyées pour développer les équations de


flambement. Cela signifie qu'il ne peut pas dévier au niveau de l'articulation, mais il peut
tourner comme indique la figure.

Figure.I.4: Une colonne simplement appuyées en mode flambé.

Tout d'abord, nous mettrons l'accent sur le fait qu'il n'y a pas de réactions aux extrémités
articulées, nous n'avons donc également aucune force de cisaillement dans aucune section
transversale de la colonne. La raison de l'absence de réactions peut être obtenue à partir de la
symétrie (donc les réactions doivent être dans la même direction) et de l'équilibre des
moments (donc les réactions doivent être dans des directions opposées).

6
Si la colonne est chargée et commence à dévier latéralement, alors le moment dans la
colonne doit être égal au moment enfermé par la force P à chaque extrémité.
La première étape serait de dériver un diagramme corporel libre qui peut être vu ci-dessous.

Figure.I.5: Diagramme corporel libre d’une section de colonne flambée.

En faisant une somme des moments autour du point A:


(I.2)
∑ M =0 ⇒ M ( x) + Pw =0 (I.2)

Selon la théorie des poutres d'Euler – Bernoulli, la flèche d'une poutre est liée à son moment
de flexion par :

d ²w (I.3)
M = − EI
dx ²

Fig I.6: Diagramme corporel libre d’une poutre flambée.

7
d ²w
Alors : ‘ EI + Pw =
0 (I.4)
dx ²

P
On pose λ ² = , donc :
EI

d ²w
+ λ ²w =
0 (I.5)
dx ²

Nous obtenons une équation différentielle ordinaire homogène classique du second ordre.

Les solutions générales de cette équation sont:


(I.6)
w( x) A cos(λ x) + B sin(λ x)
=

où A et B sont des constantes à déterminer par les conditions aux limites, qui sont :

• Extrémité gauche fixée → w(0) =0 → A =0 (I.7a)


(I.7b)
• 0 → B sin(λl ) =
Extrémité droite fixée → w(l ) = 0

Si B= 0, aucun moment de flexion n'existe et nous obtenons la solution triviale de w (x) = 0.

Cependant, de l'autre solution sin(λl ) = 0 nous obtenons λnl = nπ , (I.8)

pour n = 0,1,2,…

P
Avec λ² = (I.9)
EI

Comme défini précédemment, les divers les charges critiques sont :

n ²π ² EI
Pn = , n=1,2,3,… (I.10)

La charge la plus faible est lorsque n est égal à 1, et est appelée la charge critique N cr . La

formule d'Euler pour une colonne simplement appuyée est donc :

π ² EI
N cr = (I.11)

8
Et la forme obtenue de la colonne bouclée dans le premier mode est :

π
w( x) = B sin( x) (I.12)
l

I.3.4. Contrainte critique du flambement :

La contrainte critique est définie par le rapport entre la charge critique N cr et l’air de la
section A, décrit par l’écriture suivante :

N
σ cr = cr (I.13)
A
La contrainte critique du flambement est alors formulée comme suit :

σ cr = π 2E (I.14)
λ2
L'élancement λ (sans unité) est donné selon l’expression :

l
λ= (I.15)
ρ
Le rayon de giration ρ est le suivant :

I
ρ= (I.16)
A

I.3.5. Les modes de flambement :

Un mode longitudinal d'une cavité résonante est un motif d'ondes stationnaires particulier
formé par des ondes confinées dans la cavité. Les modes correspondent aux longueurs de la
demi-onde qui sont renforcées par des interférences constructives après de nombreuses
réflexions des surfaces réfléchissantes de la cavité.
Dans l'équation (I.10), vous avez peut-être remarqué une constante n, en fonction de la
valeur de cette constante. Fondamentalement, si n est supérieur à un, un mode de flambement
est décrit mais sont moins courants car il faut une plus grande charge pour produire cette
configuration (tout mode de flambement est possible, mais dans le cas d'une charge appliquée

9
lentement, seule la première forme modale est susceptible d'être produite). Différents modes
de flambement sont produits et les trois premiers modes sont illustrés dans la figure 4.

Figure.I.7 : Trois premiers modes de flambement.

La charge et le mode pour n = 0 sont le mode non bouclé.

Un modèle de mode longitudinal a ses nœuds situés axialement sur la longueur de la


cavité. Des modes transversaux, avec des nœuds situés perpendiculairement à l'axe de la
cavité, peuvent également exister (m et n).

I.4. Généralité sur les différents types des matériaux :

I.4.1. Les matériaux anisotropes :

Sont des matériaux dont ses propriétés varient selon une direction considérée mais ils ne
présentent pas de plans de symétrie. La loi de Hooke peut être exprimée par :

σ ij = Cijkl ε kl i, j, k, l = 1, 2,3 (I.17a)

ε ij = Sijklσ kl i, j, k, l = 1, 2,3 (I.17b)

Cijkl : Tenseur d'élasticité (ou de rigidité).

Sijkl : Tenseur de souplesse.

ε kl : Tenseur de déformation.

σ ij : Tenseur de contrainte.

Figure.I.8 : Matériau anisotrope.

10
Le tenseur de rigidité en a 81 coefficients de même pour le tenseur de souplesse, pour
raison de la symétrie des contraintes σ ij et de déformation, il y a une réduction des cœfficients
a 36 parmi ces derniers, 21 sont indépendants. Les distorsions angulaires sont exprimées en
fonction des déplacements :

γ 23 = 2ε 23 (I.18a)

(I.18b)
γ 13 = 2ε13

(I.18c)
γ 12 = 2ε12
On écrit (1.2) sous la forme matricielle

σ 11  C11 C12 C13 C14 C15 C16   ε11 


σ   C22 C23 C24 C25 C26  ε 22 
 22    
σ 33   C33 C34 C35 C36  ε 33 
 =  
τ 23   C45 C46  γ 23 
C44 ⇒ (I.19)
 τ 31   sym C55 C56  γ 31 
    
 τ 12   C66  γ 12 

En inversant (1.2), on obtient :

 ε11   S11 S12 S13 S14 S15 S16  σ 11 


ε   S 22 S 23 S 24 S 25 S 26  σ 22 
 22    
ε 33   S33 S34 S35 S36  σ 33  (I.20)
 =  
γ 23   S 44 S 45 S 46  τ 23  ⇒
γ 31   sym S55 S56   τ 31 
    
γ 12   S66   τ 12 

11
I.4.2. Les matériaux isotropes :

Un matériau est dit isotrope si ses propriétés mécaniques et physiques sont identiques dans
toutes les directions. Les matériaux isotropes peuvent avoir des structures microscopiques
homogènes ou non homogènes. Par exemple, l'acier a un comportement isotrope mais sa
structure microscopique n'est pas homogène.

Figure.I.9 : Matériau isotrope.

Donc :
E=
1 E=
2 E=
3 E (I.21.a)

ν=
12 ν=
13 ν=
23 ν (I.21.b)

G=
12 G=
13 G=
23 G (I.21.c)

Avec :
• E ij et G ij sont le module d’Young et Coulomb respectivement.
• ν ij est le coefficient de Poisson.

Ce qui réduit le nombre des coefficients élastiques indépendants à 2 (C 11 , C 12 ).

12
C11 C12 C12 0 0 0 
 
σ 11   C11 C12 0 0 0   ε11 
σ   0 0 0  ε 
 22   C11   22 
σ 33   C11 − C12
0 0  ε 33 
 =  γ  ⇒
τ 23  
2 (I.22)
C11 − C12   23 
 τ 31   sym 0  γ 31 
   2  
 τ 12   γ 
C11 − C12   12 
 
 2 

En termes de constantes techniques :


 1 −ν −ν 
E E E 0 0 0
 
 ε11   −ν 1 −ν 0 0 0  σ 
1
  E  
ε 22   −ν σ
E E
−ν 0   
2
1 0 0
ε 33   σ 3 
 = E E E 1    ⇒ (I.23)
γ 23   0 0 0 G
0 0  τ 23 
γ 31    τ 
   0 1  31
0  τ 
γ 12  
0 0 0
G  12 
 
 0 0 0 0 0
1
 G 

Avec :

E
G= (I.24)
2(1 +ν )

I.4.3. Les matériaux orthotropes :

Un matériau est dit orthotrope si ses propriétés mécaniques ou physiques sont différentes et
indépendantes dans trois directions perpendiculaires les unes aux autres, autrement dit, sont
des matériaux qui possèdent 3 plans de symétrie orthogonaux, ces derniers ont les mêmes
propriétés ou caractéristiques mécanique. Le bois, un grand nombre de cristaux et les métaux
laminés sont des exemples de matériaux orthotropes.

13
Figure.I.10 : matériau orthotrope.

Ce qui réduit le nombre des coefficients indépendants à 9, Donc :

σ 11  C11 C12 C13 0 0 0   ε11 


σ   C22 C23 0 0 0  ε 22 
 22    
σ 33   C33 0 0 0  ε 33 
 =    ⇒ (I.25)
τ 23   C44 0 0  γ 23 
 τ 31   sym C55 0  γ 31 
    
 τ 12   C66  γ 12 

En inversant le système (I.25) on obtient :

 ε11   S11 S12 S13 0 0 0  σ 11 


ε   S 22 S 23 0 0 0  σ 22 
 22    
ε 33   S33 0 0 0  σ 33 
 =    ⇒ (I.26)
γ 23   S 44 0 0  τ 23 
γ 31   sym S55 0   τ 31 
    
γ 12   S66   τ 12 

Les coefficients de souplesse sont définis par :

1 1 1 1 1 −ν −ν −ν
S11 = ; S 22 = ; S33 = ; S 44 = ; S55 = ; S12 = 21 ; S 23 = 32 ; S13 = 31 ;
E1 E2 E3 E4 G13 E2 E3 E3
1
S66 = . (I.27)
G12

A cause de la symétrie :

14
ν 21 ν 12
= (I.28.a)
E22 E11
ν 31 ν 13
= (I.28.b)
E33 E11
ν 23 ν 32 (I.28.c)
=
E22 E33

I.5. Conclusion :

L'instabilité se manifeste dans les systèmes ou éléments, soumis à des contraintes de


compression, sous le phénomène de perte de stabilité : le flambement.
Dans une structure, les plaques appartiennent aux éléments les plus exposés à ce type de
risque, quelques soient les plaques isotropes ou orthotropes. Plus généralement, avec la
compression des plaques, le flambement provoque un changement de forme par des grandes
déformations dues au non linéarité géométrique, et par conséquent, cela modifie le
cheminement des forces dans la structure et peut causer l’instabilité des autres éléments.
Afin de gérer le flambement et pour limiter ce risque d’instabilité on doit déterminer la force
critique d’Euler qui représente le seuil de flambement à partir d’une théorie convenable.

15
Chapitre II :
Les théories des
plaques.
II.1. Introduction :

Les plaques sont des éléments de structures très répandus en génie civil, rencontrées dans
de nombreuses structures, ils peuvent être un élément d’une structure complexe ou peuvent
eux-mêmes constituer la partie majeure d’une structure, notamment, les dalles et les parois,
les coupoles, les réservoirs, les enceintes de réacteurs, les tours de refroidissement, les
barrages, les ponts courbes et les couvertures.
Ces composants structurels, dans de nombreux cas, sont soumis à des efforts de
compression et par la suite des contraintes de flambement. Il est maintenant bien connu que,
pour l'analyse du flambement des plaques, les effets de déformation de cisaillement sont
importants en particulier pour les plaques épaisses ou même pour les plaques minces vibrant à
des modes plus élevés. Compte tenu de la complexité de la modélisation de ces éléments, de
nombreuses théories ont été proposées sur le domaine élastique décrivant le comportement
statique et dynamique de la structure.

La théorie classique des plaques, inspirée de la théorie des poutres qui est
un modèle utilisé dans le domaine de la résistance des matériaux. En 1888, Love utilise les
hypothèses de Gustav Kirchhoff, elles-mêmes inspirées des hypothèses d'Euler-Bernoulli pour
les poutres, pour fonder une théorie des plaques minces.

En effet, la résistance de ces structures exige généralement une épaisseur des plaques
relativement importante, donc une stabilité meilleure. Le comportement des plaques épaisses
est fortement influencé par l'effet de l'effort tranchant. De ce fait, la théorie de Love-Kirchhoff
n'est pas souvent convenable à l'étude de ce genre de structures.

La théorie des plaques épaisses a été consolidée par Raymond Mindlin en 1951 à partir
des travaux de Rayleigh (1877), Timoshenko (1921), Reissner (1945)et Uflyand (1948). La
théorie de déformation en cisaillement du premier ordre ou bien la théorie de Mindlin-
Reissner, qui prend en compte de manière approchée les déformations traversant l'épaisseur
d'une plaque dues à l'effort tranchant, est une extension de la théorie de la plaque de
Kirchhoff-Love.

Les limites du FSDT peuvent être surmontées en introduisant les théories de la plaque de
déformation de cisaillement d'ordre supérieur, plusieurs théories d'ordre supérieur ont été
proposées par (Reddy 1984), (Reddy et Phan 1985), (Reddy 1999,2000) …etc. En addition,
Shimpi (2002) a développé un modèle raffiné pour les plaques isotropes (RPT) dans le souci
de réduire le nombre de variables utilisées dans les théories existantes.

16
II.2. Définition d’une plaque :

Une plaque est une feuille ou objet d’une


matière rigide formant une surface peu épaisse.
En construction, une plaque est une pièce
délimitée par deux plans parallèles dont
l'épaisseur est négligeable devant les autres
dimensions. On appelle h l'épaisseur de la
plaque ; le plan inférieur est donc le plan z = -
h/2 et le plan supérieur est le plan z = h/2. Figure.II.1 : schéma d’une plaque.

Ces plaques sont souvent suivies de l’adjectif mince ou épais suivant la grandeur de
l’épaisseur h et de longueur a , nous admettons généralement :

h 1 (II.1)
• Pour les plaques minces ≤ .
a 20
1 h 1
• Pour les plaques épaisses   . (II.2)
20 a 4

II.3. Les théories basées sur le déplacement :

On peut noter les théories basées sur le déplacement comme suit :

 Théorie classique des plaques (CPT).


 Théorie de déformation de cisaillement de premier ordre (FSDT).
 Théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (HSDT).
 Théorie raffinée des plaques (RPT).

II.3.1. La théorie classique des plaques (CPT, Classical plate theory) :


En 1850, Kirchhoff a développé la plus connue des théories des plaques appelée « théorie
classique des plaques ». Les structures planes minces et d’épaisseur faible par rapport aux
autres dimensions du plan sont correctement modélisées par cette théorie de Love-Kirchhoff.
Elle permet de décrire avec une bonne précision les champs des contraintes et déformation
dans les plaques minces.

17
II.3.1.1. Les hypothèses de base de la CPT :

Les hypothèses cinématiques adoptées pour les plaques minces, par Kirchhoff, généralisant à
deux dimensions celles adoptées pour les poutres sans déformations en cisaillement, appelées
poutres d’Euler-Bernoulli. Les hypothèses de Kirchhoff reprises par Love sont les suivants :
 Applicable seulement pour les plaques minces qui possèdent un plan moyen également
appelé plan neutre.

 Les sections droites, initialement normales au plan neutre, restent planes et


normales à celui-ci après déformations. La déformation en cisaillement transverse est
donc négligée.
 Les termes non linéaires du déplacement 𝑈𝑈 et 𝑉𝑉 sont négligés, et l’inertie de
rotation est négligée. Seul le déplacement transversal 𝑊𝑊 est considéré.
 L’épaisseur de la plaque ne change pas lors d'une déformation.
 La contrainte normale dans la direction transversale est petite, donc négligeable
comparativement aux contraintes appartenant au plan de la plaque.
II.3.1.2. Le champ de déplacement :

Le champ de déplacement de Love-Kirchhoff s’écrit :

∂w0
u (=
x , y , z ) u0 ( x , y ) − z (II.3a)
∂x
∂w
v( x=
, y, z ) v0 ( x, y ) − z 0 (II.3b)
∂y
w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (II.3c)

Où u0 , v0 sont les déplacements dans les directions x et y respectivement, et w0 la flèche de la

plaque.

∂w0 ∂w0
, sont les rotations dues à la flexion (sans cisaillement).
∂x ∂y

18
Figure.II.2 : Illustration de la plaque de Love-Kirchhoff.

II.3.2. La théorie de déformation en cisaillement du premier ordre (FSDT, First shear


deformation theory) :
La théorie proposée en 1951 par Raymond Mindlin est, par la suite, la théorie des plaques
Mindlin-Reissner (Reissner 1945 ; Mindlin 1951) souvent appelée théorie de la déformation
par cisaillement du premier ordre des plaques, c’est une extension de la théorie des plaques
Kirchhoff – Love, considérée comme une amélioration de cette dernière (la théorie classique
des plaques minces). Elle est utilisée pour le calcul des déformations et des contraintes dans
une plaque dont l'épaisseur est de l'ordre du dixième des dimensions planes et prend en
compte les déformations de cisaillement à travers cette épaisseur.
II.3.2.1. Les hypothèses de base de la FSDT :

La théorie de Reissner-Mindlin suppose que :


 Les sections droites, initialement planes et normales au plan neutre, restent planes à
celui-ci et perdent la normalité après déformations. La déformation en cisaillement
transverse est donc disponible.
 L’épaisseur de la plaque ne change pas lors d'une déformation.
 Les contraintes transversales normales sont négligeables par rapport aux contraintes de
flexion (la condition de contrainte plane).
II.3.2.2. Le champ de déplacement :

Le champ de déplacement de Reissner-Mindlin s’écrit :

19
x, y, z ) u0 ( x, y ) − zφx
u (= (I1.4a)

, y, z ) v0 ( x, y ) − zφ y
v( x= (II.4b)
(II.4c)
w( x, y, z ) = w0 ( x, y )

Où u0 , v0 sont les déplacements dans les directions x et y respectivement, et w0 la flèche de la

plaque.

φx , φ y sont les rotations de la normale au plan moyen autour des axes x et y respectivement.

Figure.II.3 : Illustration de la plaque de Reissner-Mindlin.


II.3.2.3. Les facteurs de correction :

Etant donné que la théorie des plaques de premier ordre (FSDT) ne satisfait pas les
conditions de la nullité des contraintes de cisaillement au niveau des surfaces supérieures et
inférieures de la plaque (contraintes de cisaillement non nulles), un facteur de correction en
cisaillement à travers l’épaisseur est introduit par Mindlin (1951). La valeur de facteur
correction dépend de la géométrie de la plaque, de la variation du coefficient de Poisson à
travers l’épaisseur, du chargement appliqué et des conditions aux limites imposées.

5
 Pour un élément rectangulaire : K = (II.5)
6
2
 Pour un élément circulaire : K= (II.6)
3

20
II.3.3. Théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (HSDT, Higher order
shear deformation theory) :

À la différence de la théorie classique des plaques (CPT) et la théorie du premier ordre


(FSDT) avec les hypothèses de la distribution linéaire du déplacement à travers l'épaisseur, la
théorie d'ordre élevé (Reddy 1984) est basée sur une distribution non linéaire des champs à
travers l’épaisseur donc on tient compte des effets de la déformation transversale de
cisaillement et/ou de la déformation normale transversale. Par conséquent, les modèles d'ordre
supérieur sont plus précis que les modèles du premier ordre et la précision augmente avec
l'ordre de développement. Ce modèle n'exige pas des facteurs de correction en cisaillement et
tient compte d’hypothèses plus réalistes que celles de Kirchhoff.

II.3.3.1. Les hypothèses de base de la HSDT :

Les hypothèses qui sont à la base du développement de cette théorie sont :


 Les déplacements sont petits comparés à l’épaisseur de la plaque,

 Les sections transversales, initialement planes et normales au plan moyen avant


déformations, perdent la planéité et la normalité après déformations.
 La déformation axiale dans la direction transversale n’est en général pas négligeable.

 Les contraintes normales dans la direction transversale ne sont en générale pas


négligeables.

 Les normales ne changent pas de longueur.


II.3.3.2. Le champ de déplacement :

Pour les théories d’ordre élevé, le champ de déplacement est généralement écrit comme
suit :

∂w0 ( x, y ) (II.7a)
u ( x, y , z ) =
u0 ( x , y ) − z + f ( z )ϕ x ( x, y )
∂x
∂w ( x, y ) (II.7b)
v ( x, y , z ) =
v0 ( x, y ) − z 0 + f ( z )ϕ y ( x, y )
∂y
w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (II.7c)

Où u0 , v0 sont les déplacements dans les directions x et y respectivement, et w0 la flèche de la

plaque.

21
φx , φ y sont les rotations autour des axes x et y respectivement, avec

∂w0 ∂w
ϕx = + φx , ϕ y = 0 + φ y , f (z) représente la fonction de cisaillement transverse le long de
∂x ∂y

l’épaisseur contrairement à la théorie classique où f ( z ) = 0 , alors que la théorie de premier

ordre f ( z ) = z .

Figure.II.4 : Illustration de la plaque de Reddy.

II.3.4. Théorie raffinée des plaques (RPT, Refined plate theory) :

La théorie raffinée des plaques à deux variables (RPT) a d'abord été développée pour des
plaques isotropes par Shimpi en 2002, et a été ensuite appliquée au plaques orthotropes par
(Shimpi et Patel 2006) et par (Kim, Thai et al. 2009) et à la flexion des plaques FGM par
Atmane, (Tounsi et al. 2010). La fiabilité de cette méthode a été démontrée par (Kim, Thai et
al.2009) pour le cas de la flexion statique et pour le cas du flambage d'une plaque composite.
Récemment (Thai et Kim 2010,2011), et (Hadji, Atmane et al. 2011) ont adapté la RPT, avec
succès, au flambage des plaques orthotropes, et à la vibration libre des plaques stratifiées et
sandwiches respectivement.
La théorie tient compte d'une variation des déformations transversales de cisaillement à
travers l'épaisseur et satisfait les conditions de la nullité des contraintes de cisaillement sur les
surfaces supérieure et inférieure de la plaque sans utiliser de facteurs de correction de
cisaillement et donne lieu à une telle variation de contrainte de cisaillement transversale que
les contraintes de cisaillement transversales varient paraboliquement sur toute l'épaisseur et

22
satisfont des conditions de surface sans contrainte de cisaillement. Cette théorie qui ressemble
à la théorie d'ordre supérieur utilise seulement deux fonctions inconnues afin d'obtenir deux
équations gouvernantes pour les plaques, et a de fortes similitudes avec le CPT dans certains
aspects tels que les équations régissant les conditions aux limites et des expressions en
relation avec le temps.
II.3.4.1. Les hypothèses de base de la RPT :

Voici les hypothèses impliquées pour la théorie de la plaque raffinée (RPT) :

1) Les déplacements sont faibles par rapport à l'épaisseur de la plaque et, par conséquent,
les déformations impliquées sont infinitésimales.
2) Le déplacement transversal w comprend deux composantes, de flexion wb et de

cisaillement ws . Ces deux composantes sont des fonctions des coordonnées x, y et du

temps t uniquement :
=
w( x, y, t ) wb ( x, y, t ) + ws ( x, y, t ) (II.8)

3) En général, la contrainte normale transversale σ z est négligeable devant les

contraintes dans le plan σ x et σ y .

4) Les déplacements u dans la direction x et v dans la direction y comprennent les


composantes d'allongement, de flexion et de cisaillement :

u = u0 + ub + us (II.9a)

(II.9b)
v = v0 + vb + vs

• Les composantes de flexion ub et vb sont supposées être similaires aux


déplacements donnés par la théorie classique des plaques. Par conséquent,
l'expression de ub et vb peut être donnée comme :

∂wb
ub = − z (II.10a)
∂x

∂wb (II.10b)
vb = − z
∂y

• La composante de cisaillement us du déplacement u et la composante de

cisaillement vs du déplacement v donnent lieu, en liaison avec ws , aux variations

23
paraboliques des déformations de cisaillement γ xz , γ yz et donc aux contraintes de

cisaillement τ xz , τ yz à travers l'épaisseur de la plaque, h, de telle manière que les

contraintes de cisaillement τ xz , τ yz sont nulles sur les faces supérieure et inférieure

de la plaque. Par conséquent, l'expression pour us et vs peut être donnée comme :

1 5  z   ∂ws
2

=
us  z − z    (II.11a)
 4 3  h   ∂x

1 5  z   ∂w
2

=
vs  z − z    s (II.11b)
 4 3  h   ∂y

5) Les forces corporelles sont supposées nulles (les forces corporelles peuvent être
traitées comme des forces externes sans beaucoup de perte de précision).

II.3.4.2. Le champ de déplacement :

Le champ de déplacement de cette théorie s’écrit :


∂wb ∂w (II.12a)
u ( x, y, z )= u0 ( x, y ) − z − f ( z) s
∂x ∂x
∂w ∂w
v( x, y, z )= v0 ( x, y ) − z b − f ( z ) s (II.12b)
∂y ∂y
w(=x, y, z ) wb ( x, y ) + ws ( x, y ) (II.12c)

Où wb , ws sont les composantes de flexion et de cisaillement du déplacement, respectivement.

Parmi les fonctions proposées dans la littérature, nous pouvons citer :

 (h / π ) sin(hz / π ) − z  (II.13)
 La fonction de Nedri et al. (2014) : f ( z ) =  
 ( cosh (π / 2 − 1) ) 

 h π 
 cosh(π / 2) ( )sinh( z ) 
 La fonction d’Ait Atmane et al.=
(2015) : f ( z )  z− π h
 (II.14)
 cosh(π / 2) − 1 ( cosh (π / 2 − 1) ) 
 

 1  z  5  z 3  (II.15)
 La fonction de Reissner=
: f ( z) h    −   
 4  h  3  h  

24
II.4. Développement des théories des plaques :

II.4.1. Méthode de Navier :

Il existe plusieurs approches pour résoudre un problème de flambement. Dans cette étude,
nous utilisons la méthode Navier. Selon Reddy, les solutions Navier peuvent être développées
pour une plaque rectangulaire lorsque les quatre bords sont simplement pris en charge.
D'autres méthodes fréquemment utilisées pour résoudre les problèmes de flambage des
plaques sont celles de Levy et Rayleigh-Ritz.

Dans la méthode de Navier (1823), les déplacements généralisés sont développés dans une
double série trigonométrique en termes de paramètres inconnus. Le choix des fonctions de la
série se limite à celles qui satisfont aux conditions aux limites du problème. La substitution
des expansions de déplacement dans les équations gouvernantes devrait se traduire par un
ensemble unique et inversible d'équations algébriques parmi les paramètres de l'expansion.
Sinon, la solution Navier ne peut pas être développée pour le problème.

II.5. Conclusion :

En conclusion, ce chapitre a montré un aperçu sur les théories des plaques, leurs
hypothèses et leurs champs de déplacement à savoir la théorie classique des plaques (CPT), la
théorie de déformation en cisaillement du premier ordre (FSDT), la théorie de déformation en
cisaillement d’ordre élevé (HSDT) et la théorie raffinée des plaques (RPT) ainsi que la
méthode de Navier, l’une des méthodes de développement des théories.

25
CHAPITRE III :
Formulations
théoriques.
III.1. Introduction :

Dans ce travail, une nouvelle théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé


hyperbolique (HySDT) pour l’analyse du flambement des plaques isotropes et orthotropes est
développée. Le présent modèle contient seulement deux variables inconnues contre quatre ou
plus à toute autre théorie des plaques. Les plaques sont soumises à un chargement axial (uni
axiale et bi axiale). Les solutions analytiques sont déterminées en utilisant la méthode de
Navier.

III.2. Les Formulations théoriques :

III.2.1. Le champ de déplacement :

Dans cette étude, des hypothèses simplificatrices sont considéré aux théories HSDT
conventionnelle afin de diminuer le nombre des variables inconnues. La cinématique des
HSDTs conventionnelle est exprimé par :

∂w0
u ( x , y , z ) = u0 ( x , y ) − z + f ( z )ϕ x ( x, y ) (III.1a)
∂x

∂w0
v( x, y, z ) = v0 ( x, y ) − z + f ( z )ϕ y ( x, y ) (III.1b)
∂y

w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (III.1c)

Où u 0 , v0 , w0 , ϕ x , ϕ y sont les cinq inconnues des déplacements de la surface moyenne de

la plaque, f (z ) présente la fonction de forme définissant la distribution des contraintes et des


déformations de cisaillement transverse à travers l’épaisseur.

En éliminant les déplacements membranaires, Le champ de déplacement du présent


modèle peut être écrit sous la forme plus simple comme suit :

∂w  z  1   ∂ϕ
u ( x, y , z ) =
− z 0 −  h sinh   − z cosh    (III.2a)
∂x  h  2   ∂x
∂w  z  1   ∂ϕ (III.2b)
v ( x, y , z ) =
− z 0 −  h sinh   − z cosh   
∂y  h  2   ∂y
(III.2c)
w( x, y, z ) = w0 ( x, y )

26
Ce champ de déplacement satisfait les conditions de la nullité des contraintes de
cisaillement sur les surfaces supérieure et inférieure de la plaque, et la variation des
déformations transversales de cisaillement est hyperbolique à travers l'épaisseur sans
l’introduction des facteurs de correction de cisaillement. Le champ de déformation est obtenu
par l’utilisation des relations déformation-déplacement comme suit :

ε x zK x0 + f ( z )ϕ x
= (III.3a)

ε y zK y0 + f ( z )ϕ y
= (III.3b)
(III.3c)
εz = 0

γ xy zK xy0 + f ( z )ϕ xy
= (III.3d)

∂ϕ
γ xz =  g ( z )  (III.3e)
∂x
∂ϕ
γ yz = [ g ( z )]
∂y (III.3f)

−∂ ² w0 −∂ ²ϕ −∂ ² w0 −∂ ²ϕ ∂ ² w0 ∂ ²ϕ (III.4)
K x0 = , ϕx = , K y0 = ,ϕy = , K xy0 = −2 , ϕ xy = −2
∂x ² ∂x ² ∂y ² ∂y ² ∂y∂x ∂y∂x

Avec :

 z  1  (III.5a)
=f ( z )  h sinh   − z cosh   
 h  2 
(III.5b)

g ( z ) = −df ( z ) / dz

III.2.2. Les équations constitutives des plaques :

Les équations constitutives d'une plaque orthotrope peuvent être écrites comme :

σ x   Q11 Q12 0 0 0  εx 


σ  Q  
 y   12 Q22 0 0 0   ε y 
 
= σ xy   0 0 Q66 0 0  γ xy  ⇒ (III.6)
σ   
 0 0 0 Q44 0  γ yz 
 yz   
σ xz   0 0 0 
0 Q55  γ xz 

27
Où Qij sont les coefficients de rigidité (coefficients élastiques) réduites des contraintes planes
dans les axes du matériau de la plaque, et sont définies comme :

E1 ν 12 E2 E2
Q11 = , Q12 = , Q22 = , (III.7)
1 −ν 12ν 21 1 −ν 12ν 21 1 −ν 12ν 21

Q66 = G12 , Q44 = G23 , Q55 = G13

Où E 1 , E 2 sont les modules de Young, G 12 , G 23 , G 13 sont le module de cisaillement et ν 12 , ν 21


sont les coefficients de Poisson.

Pour la plaque isotrope, ces propriétés de matériau ci-dessus se réduisent à :

E=
1 E=
2 E (III.8a)

ν=
12 ν=
21 ν (III.8b)

G=
12 G=
13 G=
23 G (III.8c)

Les indices 1, 2, 3 correspondent respectivement aux directions x, y, z du système de


coordonnées cartésiennes.
Pour les plaques orthotropes, on a utilisé des constantes d’ingénieur définie par
(Reddy,1997) :

E1 / E2 varie, G12 / E2 = G13 / E2 = 0.5 , G23 / E2 = 0.2 , ν 12 = 0.25 (III.9)

III.2.3. Les équations d’équilibre :


Le principe des travaux virtuels est utilisé ici pour dériver les équations d’équilibre
appropriées au champ de déplacement et l'équation constitutive. Il peut être énoncé sous
forme analytique suivante :

=0
V
∫ δ (U + V ) dV (III.10)

Où δ U est la variation de l’énergie de déformation ; et δ V est la variation du travail


extérieur engendré par les charges extérieur appliqué à la plaque.

28
La variation de l’énergie de déformation de la plaque est donnée par :

δU = ∫σε
A ij ij dA = ∫A
(σ xε x + σ yε y + σ xyγ xy + σ yzγ yz + σ xzγ xz )dA (III.11)

Substituant les Eqs. (III.3) et (III.6) dans l'Eq.(III.11) et intégrant par rapport à l'épaisseur de
la plaque, l'énergie de déformation de la plaque peut être réécrite comme :

U= ∫ A
( M xb K x0 + M yb K y0 + M xyb K xy0 )dxdy (III.14)
+ ∫ (Qxzγ xz + Qyzγ yz + M xsϕ x + M ysϕ y + M xys ϕ xy )dxdy
A

Où les résultantes des contraintes N, M et Q sont définies par :

(N , N , N xy ) = ∫
h /2
x y (σ x , σ y , σ xy )dz (III.15a)
− h /2

h /2
( M xb , M yb , M xyb ) = ∫ (σ x , σ y , σ xy ) zdz (III.15b)
− h /2

h /2 (III.15c)
( M xs , M ys , M xys ) = ∫ (σ x , σ y , σ xy ) fdz
− h /2

(Q , Qxz ) = ∫
h /2
yz (σ xz , σ yz ) gdz (III.15d)
− h /2

La variation du travail extérieur peut être exprimé par :

 ∂ w0 ∂δ w0 0 ∂ w0 ∂δ w0 ∂ w0 ∂δ w0 
δ V = − ∫  N x0 + 2 N xy + N y0 dA
∂y ∂y 
(III.16)
A
∂x ∂x ∂x ∂y

Où ( N x0 , N y0 , N xy0 ) sont les charges axiaux appliqué à la plaque.

Substituant les Eqs. (III.3) et (III.6) dans l’Eq. (III.15) et en intégrant l'équation par parties,
en collectant les coefficients de δϕ et δ w0 , les équations d’équilibre pour la plaque

orthotrope sont obtenues comme suit:

∂ ² M xb ∂ ² M y ∂ ² M xyb
b

δ w0 = + +2 +N =
0 (III.17a)
∂x ² ∂y ² ∂x∂y
∂Qxy ∂Qyz
∂ ² M xs ∂ ² M y
s
∂ ² M xys (III.17b)
δϕ = + + + +2 =
0
∂x ∂y ∂x ² ∂y ² ∂x∂y

29
Les résultantes de contraintes sont liées aux déplacements généralisés ( w0 , ϕ ) par les

relations suivantes :

 M xb   D11 D12 0   −∂ ² w0 / ∂x ²   D11s D12s 0   −∂ ²ϕ / ∂x ² 


 b D     
My  =  12 D22 0   −∂ ²w 0 / ∂y ²  +  D12s D22s 0   −∂ ²ϕ / ∂y ²  ⇒ (III.18a)
 b  0 D66  −2∂ ²w 0 / ∂x∂y   0 D6s6  −2∂ ²ϕ / ∂x∂y 
 M xy  0 0

 M xs   D11s D12s 0   −∂ ² w0 / ∂x ² 
 s  s   (III.18b)
=My   D12 D22s 0   −∂ ²w 0 / ∂y ²  ⇒
M s   0 0 D66s  −2∂ ²w 0 / ∂x∂y 
 xy  

Qyz   A44s 0  ∂ϕ / ∂y 


=    ⇒ (III.18c)
Qxz   0 A55s  ∂ϕ / ∂x 

Où Dij , Dijs et Aijs sont les termes de rigidité et sont définis par :

( z ², zf ) dz ( i, j = 1, 2, 6 )
h /2
( Dij , Dijs ) = ∫ Q (III.19a)
− h /2 ij

h /2
A =s
ij ∫ Qij g 2 ( z )dz ( i, j = 4,5 ) (III.19b)
− h /2

III.2.4. Solutions analytiques et conditions aux limites :


On considère une plaque est soumise à des forces de compression dans le plan (Figure
III.1), et que les forces sont suffisamment petites, l'équilibre de la plaque est stable et la
plaque reste plate jusqu'à ce qu'une certaine charge soit atteinte. À cette charge, appelée force
critique de flambement, l'état stable de la plaque est perturbé et la plaque cherche une
configuration d'équilibre alternative accompagnée d'un changement dans le comportement de
déflexion de la charge. La force critique de flambement d'une plaque rectangulaire
simplement supportée est déterminée dans ce travail en utilisant la solution Navier.

30
Figure III.1: Plaque rectangulaire : (a) condition aux limites et (b) forces dans le plan.

Les fonctions de déplacement suivantes w0 et ϕ sont choisies pour satisfaire

automatiquement les conditions aux limites. Les solutions sont données comme suit :
∞ ∞
ϕ = ∑∑ ϕmn sin α x sin β y (III.20a)
=
m 1=
n 1

∞ ∞
w0 = ∑∑ w0 mn sin α x sin β y (III.20b)
=
m 1=
n 1

Où α = mπ / a , β = nπ / b et ϕmn , w0mn sont des coefficients.


Remplaçant l'Eq. (III.20) dans l'Eq.(III.15), on obtient le système suivant:

 k11 k12   ϕmn  0 


k  =  (III.21)
 12 k22   w0 mn  0 

k11 = [ D11s α 4 + 2( D12s + 2 D66s )α 2 β 2 + D22s β 4 ] − N 0 (α ² + γβ ²) (III.22a)

k12 = D11s α 4 + 2( D12s + 2 D66s )α 2 β 2 + D22s β 4 (III.22b)

k22 = H11s α 4 + 2( H12s + 2 H 66s )α 2 β 2 + H 22s β 4 + A55s α 2 + A44s β 2 (III.22c)

Pour une solution non triviale, le déterminant de la matrice des coefficients dans l'Eq.(III.21)
doit être nul.

31
III.3. Conclusion :

Dans le présent chapitre, nous avons présenté les différentes étapes de l'étude analytique
sur la stabilité des plaques isotropes et orthotropes soumises à un chargement mécanique et
ce, en utilisant une nouvelle théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé
hyperbolique (HySDT) à seulement deux variables, au lieu de cinq ou plus dans le cas des
autres théories de déformation de cisaillement. Ce modèle n’exige pas un facteur de
correction de cisaillement et donne une description parabolique des contraintes de
cisaillement à travers l’épaisseur tout en satisfaisant les conditions de la nullité des contraintes
de cisaillement sur les surfaces inférieure et supérieure de la plaque. Les résultats présentés
dans le chapitre suivant permettent d’apprécier clairement l’apport de cette théorie en les
comparants avec ceux obtenus par les autres théories du premier ordre et d’ordre élevé.

32
CHAPITRE IV :
Résultats numériques
et discussions.
IV.1. Introduction :

Ce chapitre expose les résultats numériques obtenus par notre théorie sur la charge critique
du flambement des plaques isotrope et orthotropes, quelque soient minces ou épaisses, dans
des différentes conditions de chargement sous forme des tableaux et des figures explicites.

Généralement, Des résultats numériques nécessitent une discussion bien détaillée afin
d’être compréhensifs et bien évidemment on s’intéresse par la suite à l’interprétation et la
discussion des résultats numériques sur la charge critique du flambement, invoqués par la
théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables seulement,
en tenant compte à l’influence du rapport de géométrie et le rapport des modules qui servent à
différencier entre les plaques minces ou épaisses et les plaques orthotropes respectivement,
comme on touche les plaques isotropes aussi. Dans le but de voir les taux d’exactitude de ces
résultats, ils seront comparés avec les résultats de la charge critique du flambement obtenus
par d’autres théories : la théorie classique des plaques (CPT), la théorie raffinée des plaques
(RPT) et la théorie de déformation de cisaillement du premier ordre (FSDT) et méthode des
éléments finis.

Et d’après la discussion qui analyse les résultats, on peut évaluer le rendement de notre
théorie et examiner l’exactitude, la justesse et la précision de cette théorie de déformation de
cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables seulement.

IV.2. Résultats numériques et discussion :

Afin de clarifier la précision de la présente théorie, on considère une plaque simplement


appuyée soumise à des conditions de chargement (Figure IV.1) : une compression uniaxiale,
une compression biaxiale et une traction dans la direction x et une compression dans la
direction y, et dans le but de mieux comprendre le comportement de cette plaque au
flambement qui mène par la suite à la vérification.

Figure IV.1a : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (a) la compression
uniaxiale.
33
Figure IV.1b : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (b) la compression
biaxiale.

Figure IV.1c: Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (c) la traction dans
la direction x et la compression dans la direction y.

On commence par un exemple appliqué sur les plaques carrées isotropes et orthotropes,
pour observer l’influence du rapport de géométrie et le rapport des modules.

Le coefficient de poisson utilisé est :

ν = 0.3 (IV.1)

Le rapport des modules est variable ( E1 / E2 = 10 E1 / E2 = 25 E1 / E2 = 40 ), la FSDT utilise les


trois facteurs de correction de cisaillement suivants : k =2/3, k = 5/6 et k = 1 en comparaison
avec la présente théorie.

Pour plus de commodité, la charge de flambement non dimensionnelle suivante est utilisée:

N cr a ²
N= (IV.2)
E2 h3

34
Où a est la longueur de la plaque carrée et h est l'épaisseur de la plaque.

Les résultats de la charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée
sont présentés dans les Tableaux IV.1, IV.2, IV.3 et IV.4 et les Fig. IV.2, IV.3, IV.4 et IV.5.

Tableau IV.1: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement


d’une plaque carrée sous chargement uniaxial de compression.

a/h Theories Isotrope Orthotrope


ν = 0.3
E1 / E2 = 10 E1 / E2 = 25 E1 / E2 = 40
5 Présente 2.9512 6.3473 9.1019 10.5744
RPT(*) 2.9512 6.3478 9.1039 10.5785
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 2.8200 5.5679 7.1122 7.7411
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 2.9498 6.1804 8.2199 9.1085

FSDT(*) ( k s = 1 ) 3.0432 6.6715 9.1841 10.3463


10 Présente 3.4224 9.3731 16.7715 22.2570
(*)
RPT 3.4224 9.3732 16.7719 22.2581
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 3.3772 8.8988 14.7011 18.3575
FSDT ( k s = 5 / 6 )
(*)
3.4222 9.2733 15.8736 20.3044

FSDT(*) ( k s = 1 ) 3.4530 9.5415 16.7699 21.8602


20 Présente 3.5650 10.6534 21.3479 31.0684
(*)
RPT 3.5650 10.6534 21.3479 31.0685
FSDT (*)
( ks = 2 / 3 ) 3.5526 10.4926 20.4034 28.85
FSDT (*)
( ks = 5 / 6 ) 3.5650 10.6199 20.9528 30.0139

FSDT(*) ( k s = 1 ) 3.5733 10.7066 21.3363 30.8451


50 Présente 3.6071 11.0780 23.1225 34.9717
(*)
RPT 3.6071 11.0780 23.1225 34.9717
FSDT (*)
( ks = 2 / 3 ) 3.6051 11.0497 22.9366 34.4886
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 3.6071 11.0721 23.0461 34.7487

FSDT(*) ( k s = 1 ) 3.6085 11.0871 23.1197 34.9244


100 Présente 3.6132 11.1415 23.4007 35.6120
(*)
RPT 3.6132 11.1415 23.4007 35.6120
FSDT (*)
( ks = 2 / 3 ) 3.6127 11.1343 23.3527 35.4852
FSDT(*) ( ks = 5 / 6 ) 3.6132 11.1400 23.3810 35.5538

FSDT(*) ( k s = 1 ) 3.6135 11.1438 23.3999 35.5996

(*)
Pris à partir de Référence (Kim et al. 2009).

35
Tableau IV.2 : Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement d’une
plaque carrée sous chargement biaxial de compression.

a/h Theories Isotrope Orthotrope


ν = 0.3
E1 / E2 = 10 E1 / E2 = 25 E1 / E2 = 40
5 Présente 1.4756 2.8545a 3.3302a 3.4807a
RPT(*) 1.4756 2.8549a 3.3309a 3.4800a
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 1.4100 2.5042a 2.7332a 2.8303a
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 1.4749 2.8319a 3.1422a 3.2822a

FSDT(*) ( k s = 1 ) 1.5216 3.1027a 3.4933a 3.6793a


10 Présente 1.7112 4.6718a 6.0644a 7.2533a
RPT(*) 1.7112 4.6718a 6.0646a 7.2536a
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 1.6886 4.4259 5.4351a 6.0797a
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 1.7111 4.6367 5.8370a 6.6325a

FSDT(*) ( k s = 1 ) 1.7265 4.7708 6.1425a 7.0690a


20 Présente 1.7825 5.3267a 7.6643a 9.6614a
RPT(*) 1.7825 5.3267 7.6643a 9.6614a
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 1.7763 5.2463 7.3701a 8.9895a
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 1.7825 5.3100 7.5546a 9.3049a

FSDT(*) ( k s = 1 ) 1.7866 5.3533 7.6834a 9.5297a


50 Présente 1.8036 5.5390 8.2784a 10.6576a
RPT(*) 1.8036 5.5390 8.2784a 10.6576a
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 1.8025 5.5249 8.2199a 10.5111a
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 1.8036 5.5361 8.2566a 10.5810a

FSDT(*) ( k s = 1 ) 1.8042 5.5436 8.2812a 10.6282a


100 Présente 1.8066 5.5707 8.3744a 10.8172a
RPT(*) 1.8066 5.5707 8.3744a 10.8172a
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 1.8063 5.5672 8.3593a 10.7788a
FSDT(*) ( ks = 5 / 6 ) 1.8066 5.5700 8.3687a 10.7972a

FSDT(*) ( k s = 1 ) 1.8068 5.5719 8.3751a 10.8095a


(*)
Pris à partir de Référence (Kim et al. 2009).
a
Mode de la plaque est (m, n) = (1,2).

36
Tableau IV.3: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement d’une
plaque carrée soumise à une traction suivant l’axe x et une compression suivant l’axe y.
a/h Theories Isotrope Orthotrope
ν = 0.3
E1 / E2 = 10 E1 / E2 = 25 E1 / E2 = 40
5 Présente 4.8272a 4.0246b 4.1019c 4.1499c
RPT(*) 4.8274a 4.0258b 4.1044c 4.1525c
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 4.4175a 3.2849d 3.3001e 3.3053e
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 4.8158a 3.9241c 3.9794c 4.0075d

FSDT(*) ( k s = 1 ) 5.1237a 4.4488b 4.5691c 4.6073c


10 Présente 6.6024a 7.7863a 8.5467b 9.1633b
RPT(*) 6.6024a 7.7863 8.5471b 9.1638b
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 6.4032a 7.2656 7.7820b 8.1208b
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 6.6010a 7.7748 8.4774b 8.9039b

FSDT(*) ( k s = 1 ) 6.7398a 8.0651 9.0153b 9.5197b


20 Présente 7.2754a 9.2811a 11.6346b 12.8031b
RPT(*) 7.2754 a 9.2811 11.6347b 12.8031b
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 7.2139 a 9.1310 11.2544b 12.1990b
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 7.2753 a 9.2782 11.6015b 12.6339b

FSDT(*) ( k s = 1 ) 7.3168 a 9.3790 11.8453b 12.9428b


50 Présente 7.4895a 9.8101a 12.9531b 14.4177
(*) a b
RPT 7.4895 9.8101 12.9531 14.4177b
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 7.4790a 9.7830 12.8751b 14.2839b
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 7.4895a 9.8097 12.9463b 14.3789b

FSDT(*) ( k s = 1 ) 7.4965a 9.8275 12.9942b 14.4430b


100 Présente 7.5211a 9.8907a 13.1666b 14.6827b
RPT(*) 7.5211a 9.8907a 13.1666b 14.6827b
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 7.5185a 9.8838a 16.1463b 14.6474b
FSDT(*) ( ks = 5 / 6 ) 7.5211a 9.8906a 13.1648b 14.6724b

FSDT(*) ( k s = 1 ) 7.5229a 9.8951a 13.1772b 14.6891b


(*)
Pris à partir de Référence (Kim et al. 2009).
a
Mode de la plaque est (m, n) = (1,2);
b
Mode de la plaque est (m, n) = (1,3);
c
Mode de la plaque est (m, n) = (1,4);
d
Mode de la plaque est (m, n) = (1,5);
e
Mode de la plaque est (m, n) = (1,6).

37
Les trois tableaux précédents (IV.1, IV.2 et IV.3) représentent les résultats de la charge
critique du flambement d’une plaque carrée, isotrope ou orthotrope ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25 et
E1 / E2 = 40 .), simplement appuyée et la comparaison avec la RPT et la FSDT (k=1, k=2/3 et

k=5/6). Dans le premier tableau, la plaque est soumise à un chargement uniaxial de


compression, par ailleurs le deuxième tableau représente le cas d’un chargement biaxial de
compression et pour le troisième tableau, la plaque est soumise à une traction suivant l’axe x
et une compression suivant l’axe y. Dont les résultats sont en excellent accord avec ceux des
autres théories quelle que soit l’épaisseur de la plaque (a/h=5, a/h=10, a/h=20, a/h=50 et
a/h=100), et qui atteint une supériorité de 0.04% (0.0041) comme indique le tableau (IV.1)
pour la plaque orthotrope ( E1 / E2 = 40 ) d’une épaisseur (a/h=5).

Tableau IV.4: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement d’une


plaque carrée isotrope sous chargement uniaxiale de compression (méthode des éléments
finis).
mode présente Analytique
Zhao et al. (2009) (Timoshenko
S, Gere J. en
12x12 14x14 16x16 18x18 1961)

1 39.4556 39.4891 39.3462 39.2387 39.204 39.4761

2 61.5962 59.631 59.9668 60.1913 60.3722 61.6814

3 109.3467 100.31 103.006 103.887 103.963 109.656

4 157.5500 147.678 149.481 150.572 151.987 157.904

Tableau IV.4 représente la comparaison de la charge critique du flambement d’une plaque


isotrope carrée simplement appuyée soumise à un chargement uniaxial de compression. Les
résultats en présente de mode 1 à 4 sont meilleurs par rapport aux résultats analytiques de
Timoshenko S, Gere J. en 1961 (la méthode des éléments finis), avec une faveur qui arrive
jusqu’à 0.22% (0.3540) en mode 4.

Parallèlement, on a la figure IV.2 qui représente l’effet du rapport de géométrie et rapport


des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée
((a) isotrope, (b) E1 / E2 = 10 , (c) E1 / E2 = 25 et (d) E1 / E2 = 40 .) et les figures IV.3, IV.4 et

38
IV.5 qui représentent l’effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une
plaque carrée simplement appuyée ((a) a = 10h et (b) a = 25h, (c) a= 50h et (d) a= 100h), ces
figures sont soumises à des différentes conditions de chargement dans le plan.

3,6

3,4

3,2
N

3,0

CPT
FSDT(k=5/6)
2,8
présente

0 25 50 75 100
a/h

Fig. IV.2a : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: isotrope.

12

11

10

8
N

6
CPT
5 FSDT(k=5/6)
Présente
4
0 25 50 75 100
a/h

Fig. IV.2b : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: E1 / E2 = 10 .

39
25

20

15
N

10

5 CPT
FSDT(k=5/6)
présente
0
0 25 50 75 100
a/h

Fig. IV.2c : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique de
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale :
E1 / E2 = 25 .

40

35

30

25
N

20

15 CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
10

5
0 25 50 75 100
a/h

Fig. IV.2d : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: E1 / E2 = 40 .

Pour la figure IV.2, la plaque est soumise à une compression uniaxiale dont la présente
théorie est en excellent accord avec la FSDT (k=5/6) quel que soit le rapport de géométrie

40
(a/h=5, a/h=10, a/h=20, a/h=50 et a/h=100) et le rapport des modules ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25
et E1 / E2 = 40 .), et même pour la plaque isotrope, comme elle est semblable à la CPT pour les
plaques minces (rapport de géométrie élevé: a/h=100).

40

35

30

25

20
N

15

10
CPT
5 FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.3a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a = 10h.

40

35

30

25
N

20

15

10 CPT
FSDT(k=5/6)
5 Présente

0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.3b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a = 25h.

41
40

35

30

25

20
N

15

10
CPT
5 FSDT(k=5/6)
présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.3c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a= 50h.

40

35

30

25

20
N

15

10
CPT
FSDT(k=5/6)
5
présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.3d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a= 100h.

42
20

15

10
N

5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.4a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a = 10h.

20

15

10
N

5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.4b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale: a = 25h.

43
20

15

10
N

5 CPT
FSDT(k=5/6)
Présente

0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.4c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a= 50h.

20

15

10
N

5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.4d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a= 100h.

44
16

14

12
N

10

8
CPT
FSDT(k=5/6)
6 Présente

0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.5a : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a = 10h.

16

14

12
N

10

8
CPT
FSDT(k=5/6)
6 Présente

0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.5b : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a = 25h.

45
16

14

12
N

10

CPT
FSDT(k=5/6)
8
Présente

0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.5c : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a= 50h.

16

14

12
N

10

CPT
FSDT(k=5/6)
8 Présente

0 10 20 30 40
E1/E2

Fig. IV.5d : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a= 100h.

46
On se qui concerne les figures IV.3, IV.4 et IV.5 la plaque est soumise à un chargement de
compression uniaxial, de compression biaxial et de traction dans la direction x et
compression dans la direction y respectivement, où les résultats de la présente théorie sont
extrêmement similaires à ceux de la FSDT puisqu’on a une concomitance des courbes et plus
précis que ceux de la CPT puisque la courbe de la présente est au-dessous de la courbe de la
CPT, pour les différents rapports des modules ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25 et E1 / E2 = 40 .) et les
différents rapports de géométrie (a/h=5, a/h=10, a/h=20, a/h=50 et a/h=100).

Pour clôturer et suite au travail précédent, les résultats numériques étaient justes et précis
pour les plaques isotropes et orthotropes quelque soient minces ou épaisses, par conséquent
on garantit que la théorie de déformation de cisaillement d'ordre élevé hyperbolique (HySDT)
à deux variables à deux variables seulement pour les différentes conditions de chargement
dans le plan, est exacte, juste et précise avec un bon rendement.

IV.3. Conclusion :

Afin d’évaluer la théorie de déformation de cisaillement d'ordre élevé hyperbolique


(HySDT) à deux variables, le départ de notre travail était de considérer une plaque
simplement appuyée soumise à des conditions de chargement pour voir le comportement des
plaques au flambement par cette théorie.
D’après la théorie de déformation de cisaillement d'ordre élevé hyperbolique à deux
variables on a trouvé les résultats numériques sur la charge critique du flambement des
plaques isotropes ou orthotropes et minces ou épaisses dans des différentes conditions de
chargement. Puis, ces résultats numériques ont été comparés avec les résultats de la CPT, la
FSDT, la RPT et la méthode des éléments finis et suite à la discussion et l’interprétation, on a
confirmé qu’ils sont corrects et favorables puisqu’ils étaient en bon accord et similaires aux
autres résultats.
On sait que les meilleurs résultats exigent la bonne théorie, donc à l’arrivée, les résultats
numériques de la présente théorie sont meilleurs alors on assure que la théorie de déformation
de cisaillement d'ordre élevé hyperbolique (HySDT) à deux variables pour les plaques
isotropes et orthotropes est exacte, juste et précise avec un excellent rendement.

47
Conclusion générale
Conclusion générale

Le travail présent vise à développer une théorie de déformation de cisaillement d’ordre


élevé hyperbolique (HySDT) avec seulement deux variables, crucial dans la fiabilité de la
prédiction de ce phénomène d’instabilité : le flambement des plaques isotropes et orthotropes
sous les différents types de chargement (uniaxial et biaxial).

La théorie (HySDT à deux variables) tient compte des effets de cisaillement transverse et
de la distribution hyperbolique de déformation de cisaillement transverse selon l'épaisseur de
la plaque, il n'est donc pas nécessaire d'utiliser des facteurs de correction de cisaillement et les
conditions de la nullité des contraintes de cisaillement sur les surfaces inférieure et supérieure
de la plaque sont satisfaites. Les équations d’équilibre sont obtenues à partir du principe des
travaux virtuels. Dans le cadre de ce travail, les solutions analytiques d'une plaque
rectangulaire simplement appuyée soumise à un chargement dans les deux directions x et y
(uni axial et bi axial) ont été obtenues en utilisant la méthode Navier. Puis, ces résultats
numériques ont été comparés avec les résultats de la CPT, la FSDT, la RPT et la méthode des
éléments finis et suite à la discussion, on a confirmé qu’ils sont justes et corrects puisqu’ils
étaient en bon accord et similaires aux autres résultats.

Enfin, nous concluons que la présente théorie est exacte pour résoudre les problèmes du
flambement sous chargement mécanique des plaques isotropes et orthotropes.

Le travail présenté dans le cadre de ce mémoire peut être développé et enrichi. Il est
également envisageable d’appliquer le présent modèle afin d’étendre l‘analyse du flambement
des éléments structuraux à sections variables et d‘élargir l‘étude aux coques qui sont des
éléments très utilisées et très présents dans les structures spatiales, terrestres et marines. Il sera
aussi très intéressant d‘étudier des plaques sandwiches et des plaques fonctionnellement
graduées sous chargement mécanique et thermique.

50
Références
bibliographiques
Références bibliographiques

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