MM624 038
MM624 038
Thème
___________________________________________________________
Devant le Jury :
Djeffal Houcine Président M.A.A CU-Tissemsilt
Bourada Fouad Encadreur M.C.B. CU-Tissemsilt
Ouazir Mansour Examinateur M.A.B. CU-Tissemsilt
mes chers parents pour leurs encouragements, leur amour et leurs sacrifices ainsi ma chère
sœur et mes deux adorables frères qui m’ont accordé un soutien moral sans limite.
Aussi, Je remercie très chaleureusement Dr. BOURADA Fouad pour son encadrement, aide
Enfin J’exprime toute ma reconnaissance à mes généreux enseignants qui m’ont dirigé et
orienté durant toutes mes études, sans oublier de remercier sincèrement tous mes proches et
i
Résumé
RESUME
Dans ce travail, on s'intéresse à l'étude du flambement des plaques isotropes et orthotropes
en utilisant la théorie raffinée des plaques hyperbolique à deux variables. La présente théorie
prend en compte les effets de cisaillement transversal ainsi que la distribution parabolique de la
déformation de cisaillement transversal à travers l'épaisseur de la plaque. Par conséquent, il est
donc inutile d'utiliser des facteurs de correction de cisaillement. Les équations d'équilibre sont
déterminées en utilisant le principe des travaux virtuels. La solution analytique pour une plaque
rectangulaire simplement appuyée soumise à un chargement axial, est obtenue en utilisant la
méthode de Navier. Les résultats numériques obtenus par la présente théorie sont comparés avec
ceux déterminés par la théorie classique des plaques et la théorie de déformation en cisaillement
de premier ordre, la théorie RPT et la méthode des éléments finis. Il peut être conclu que la
théorie actuelle qui n'exige pas les facteurs de correction de cisaillement, est non seulement
simple mais aussi comparable à la théorie de déformation du cisaillement de premier ordre et
d’ordre élevé.
ii
Abstract
ABSTRACT
Buckling analysis of isotropic and orthotropic plates using the two variable hyperbolic refined
plate theory is presented in this work. The theory takes into account of transverse shear effects and
parabolic distribution of the transverse shear strains through the thickness of the plate, hence it is
unnecessary to use shear correction factors. The stability equations are derived from the virtual work
principle. The closed-form solution of a simply supported rectangular plate subjected to in-plane loading
has been obtained by using the Navier method. Numerical results obtained by the present theory are
compared with classical plate theory solutions, first-order shear deformable theory solutions, RPT and
finite element method. It can be concluded that the present theory, which does not require shear correction
factor, is not only simple but also comparable to the first-order shear deformable and higher order
theories.
Key words: shear deformation theory, Virtual works, Navier method, isotropic, orthotropic.
iii
ﻣﻠﺨﺺ
ﻣﻠﺨﺺ
ﰲ ﻫﺬا اﻟﻌﻤﻞ ،ﳖﱲ ﺑﺪراﺳﺔ اﻟﺘﻮاء اﻟﺼﻔﺎﰁ ﻣﻮ�ﺪة و ﳐﺘﻠﻔﺔ اﳋﻮاص �ﺳ�ﺘ�ﺪام ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﺼﻔﺎﰁ
اﳌﻜﺮرة اﻟﻘﻄﻌﯿﺔ ﲟﺘﻐﲑ�ﻦ .ﺗأٔ�ﺬ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳊﺎﻟﯿﺔ ﺑﻌﲔ �ﻋﺘﺒﺎر ﺗأٔﺛﲑات اﻟﻘﺺ اﻟﻌﺮﴈ وﻛﺬ� اﻟﺘﻮزﯾﻊ
اﺳ�ﺘ�ﺪام اﻟﻘﻄﻌﻲ اﳌﲀ� ﻟتﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ اﻟﻌﺮﴈ �ﱪ ﲰﻚ اﻟﺼﻔي�ﺔ ،�� .ﻟيﺲ ﻣﻦ اﻟﴬوري
ﻋﻮاﻣﻞ ﺗﺼﺤﯿﺢ اﻟﻘﺺ .ﯾﱲ اﺳ�ﺘ�ﻼص ﻣﻌﺎدﻻت اﻟﺘﻮازن �ﺳ�ﺘ�ﺪام ﻣبﺪ ٔأ ا ٔ�ﻋﲈل �ﻓﱰاﺿﯿﺔ .ﯾﱲ
ﲢﺪﯾﺪ اﳊﻞ اﻟﺘ�ﻠﯿﲇ ﻟﺼﻔي�ﺔ ﻣﺴ�ﺘﻄﯿ� ﺑﺪ�ﺎﰂ �ﺴ�ﯿﻄﺔ ﲢﺖ ﲢﻤﯿﻞ ﳏﻮري ﻣﻦ �ﻼل ﻃﺮﯾﻘﺔ
�ﻓيﯿﻪ ,ﺗﱲ ﻣﻘﺎرﻧﺔ اﻟﻨﺘﺎﰀ اﻟﺮﳃﯿﺔ �ﺳ�ﺘ�ﺪام اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳌﻘﱰ�ﺔ ﺑﻌﺪ ﻋﺮﺿﻬﺎ ﻣﻊ ﺗ� اﻟﱵ ﲢﺪدﻫﺎ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ
اﻟ�ﺳ�ﯿﻜيﺔ لﻠﺼﻔﺎﰁ ,ﻧﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ در�ﺔ ٔأوﱃ ,ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﺼﻔﺎﰁ اﳌﻜﺮرة و ﻃﺮﯾﻘﺔ اﻟﻌﻨﺎﴏ
اﳌﻨﳤﯿﺔ .ﳝﻜﻦ اﺳ�ﺘنتﺎج ٔأن اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﳊﺎﻟﯿﺔ اﻟﱵ ﻻ ﺗﺘﻄﻠﺐ ﻋﻮاﻣﻞ ﺗﺼﺤﯿﺢ اﻟﻘﺺ ﻟيﺴﺖ �ﺴ�ﯿﻄﺔ
ﲿﺴﺐ ﺑﻞ ﳝﻜﻦ ﻣﻘﺎرنﳤﺎ ٔأﯾﻀﺎ ﺑﻨﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ ﻣﻦ در�ﺔ ٔأوﱃ ودر�ﺔ ٔأ�ﲆ.
) ,ﻣﻮ�ﺪة اﳋﻮاص(ﳇﲈت اﳌﻔتﺎح :ﻧﻈﺮﯾﺔ �ﺸﻮﻩ اﻟﻘﺺ ،اﻟﻌﻤﻞ �ﻓﱰاﴈ ،ﻃﺮﯾﻘﺔ �ﻓيﯿﻪ ،ﻣتﻨﺎﺣيﺔ
ﳐﺘﻠﻔﺔ اﳋﻮاص.
iv
Table des matières
Table des Matières
Remerciements i
Résumé ii
Abstract iii
ﻣﻠﺨﺺ iv
Table des matières v
Liste des figures viii
Liste des tableaux xi
Liste des notations et symboles xii
Introduction générale 1
I.1. Introduction 3
I.2. Définition de la stabilité 4
I.3. Généralité sur le flambement des plaques 4
I.3.1. Définition du phénomène de flambement 4
I.3.2. charge critique du flambement 5
I.3.3. Comment dériver l’équation de la charge critique 6
I.3.4. Contrainte critique du flambement 9
I.3.5. Les modes de flambement 9
I.4. Généralité sur les différents types des matériaux 10
I.4.1. les matériaux anisotropes 10
I.4.2. les matériaux isotropes 12
I.4.3. les matériaux orthotropes 13
I.5. Conclusion 15
II.1. Introduction 16
II.2. Définition d’une plaque 17
v
II.3. Les théories basées sur le déplacement 17
II.3.1. La théorie classique des plaques (CPT) 17
II.3.1.1. Les hypothèses de base de la CPT 18
II.3.1.2. Le champ de déplacement 18
II.3.2 La théorie de déformation en cisaillement du premier ordre (FSDT) 19
II.3.2.1. Les hypothèses de base de la FSDT 19
II.3.2.2. Le champ de déplacement 19
II.3.2.3. Les facteurs de correction 20
II.3.3 Théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (HSDT) 21
II.3.3.1. Les hypothèses de base de la HSDT 21
II.3.3.2. Le champ de déplacement 21
II.3.4 Théorie raffinée des plaques (RPT) 22
II.3.4.1. Les hypothèses de base de la RPT 23
II.3.4.2. Le champ de déplacement 24
II.4. Développement des théories des plaques 25
II.4.1. Méthode de Navier 25
II.5.Conclusion 25
III.1. Introduction 26
III.2. Les formulations théoriques 26
III.2.1. Le champ de déplacement 26
III.2.2. Les équations constitutives des plaques 27
III.2.3. Les équations d’équilibre 28
III.2.4. Solutions analytiques et conditions aux limites 30
III.3. Conclusion 32
IV.1. Introduction 33
IV.2. Résultats numériques et discussion 33
IV.3. Conclusion 48
vi
Conclusion générale 49
Références bibliographiques 50
vii
Liste des Figures
Liste des figures
Chapitre I : Le flambement des plaques isotropes et orthotropes.
Figure III.1: Plaque rectangulaire : (a) condition aux limites et (b) forces dans le 31
plan.
viii
compression biaxiale.
Figure. IV.1c : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour :la traction 34
dans la direction x et la compression dans la direction y.
Figure. IV.2a : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la 39
charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à
une compression uniaxiale : isotrope.
Figure. IV.3a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 41
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale :
a = 10h.
Figure. IV.3b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 41
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a =
25h.
Figure. IV.3c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 42
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a=
50h.
Figure. IV.3d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement 42
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a=
100h.
Figure. IV.4a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 43
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a = 10h.
Figure. IV.4b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 43
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a = 25h.
Figure. IV.4c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 44
ix
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a= 50h.
Figure. IV.4d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de 44
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression
biaxiale : a= 100h.
Figure. IV.5a : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 45
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y : a = 10h.
Figure. IV.5b : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 45
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a = 25h.
Figure. IV.5c : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 46
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a= 50h.
Figure. IV.5d : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage 46
d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x
et à une compression dans la direction y: a= 100h.
x
Liste des Tableaux
Liste des tableaux
xi
Liste des notations
et symboles
Liste des notations et symboles
E Module de Young.
υ Coefficient de Poisson.
N Effort de compression.
λ Elancement.
ρ Rayon de giration.
A Air de la section.
m Mode longitudinal.
n Mode transversal.
Cijkl Tenseur d'élasticité (ou de rigidité).
ε kl Tenseur de déformation.
σ ij Tenseur de contrainte.
γ ij Distorsions angulaires.
xi
a Longueur de la plaque.
b Largeur de la plaque.
h Epaisseur de la plaque.
K Facteur de correction.
σ x , σ y ,σ z Contraintes normales.
τ xz , τ yz Contraintes de cisaillement.
γ xz , γ yz Déformations de distorsion.
xii
δu , δv , δw Champ virtuel de déplacement.
N x , N y , N xy Efforts normaux.
N x0 , N 0y , N xy
0
Charges axiaux appliquées à la plaque.
M x , M y , M xy Moments de flexion.
M xb , M by , M xy
b
Moments de flexion.
M xs , M ys , M xy
s
Moment supplémentaire du au cisaillement transverse.
Q xz , Q yz Effort de cisaillement.
∂ Dérivée partielle.
xiii
Dij Termes de rigidité de la matrice (flexion).
Qij
Coefficient de rigidité
t temps.
{ } Vecteur colonne.
[] Matrice.
xiv
Introduction générale
Introduction générale
1
charges critiques de flambement des plaques isotropes et orthotropes. Les résultats
numériques obtenus par la présente théorie sont comparés avec les solutions de la théorie
classique(CPT) et les solutions de la théorie du premier ordre (FSDT) en utilisant des
différentes valeurs de facteur de correction de cisaillement, la théorie d’ordre élevé (HSDT),
la RPT et le modèle numérique par éléments finis.
Dans ce travail, on s’intéresse à la stabilité des dalles isotropes et orthotropes en utilisant la
théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables.
Ce travail, s’articule autour de quatre chapitres.
Le premier chapitre présente le flambement des plaques isotropes et orthotropes.
Le deuxième chapitre se focalise sur les différentes théories des plaques.
Le troisième chapitre est consacré aux formulations théoriques.
Le quatrième chapitre présente les résultats numériques et discussion.
En fin, une conclusion générale sur l’ensemble de ces travaux permet de revenir sur les
résultats importants mis en avant.
2
CHAPITRE I :
Le flambement des
plaques isotropes et
orthotropes.
I.1. Introduction :
Les plaques comprimées sont des éléments très répondus dans les structures de génie civil.
Avez-vous déjà pensé que dans tous les systèmes ou éléments soumis à des contraintes de
Nous connaissons tous les premiers films de Charlie Chaplin dans lesquels
on le voyait souvent appuyé sur une canne constituée par une mince tige de
bambou : chaque fois que le comédien pèse de tout son poids sur la canne,
flambement peut être observé sur toute une série d’exemple. Le cas le plus simple est la perte de
stabilité d’une tige comprimée de manière axiale. Lorsque la charge de compression augmente
lentement, on atteint un seuil de compression pour lequel l’élément aura un déséquilibre, par la
suite une instabilité de structure. Ce seuil critique est appelé : la force critique d’Euler. Elle
Une analyse sur le flambement d'une plaque carrée simplement appuyée isotrope ou
structures.
3
I.2. Définition de la stabilité :
D'une manière générale, on peut définir la stabilité comme la capacité d'un système
physique à revenir à l'équilibre lorsqu'il est perturbé légèrement.
Pour un système mécanique, on peut adopter la définition donnée par Dirichlet : «
L'équilibre d'un système mécanique est stable si, lorsque l'on déplace les points du système de
leur position d'équilibre d'une quantité infinitésimale et en leur donnant à chacun d'eux une
faible vitesse initiale, les déplacements des différents points du système restent, pendant le
déplacement, contenus dans des limites imposées faibles ».
I.3. Généralité sur le flambement des plaques :
Par la suite, le phénomène de flambement peut être défini comme phénomène de perte de
stabilité structurelle qui est généralement associé à une charge de compression élevée, de
manière axiale (cas le plus simple), qui se traduit par un mode de boucle de l'élément
structurel.
4
Exposant une barre rectiligne homogène à deux fores F égales et opposées. On note que la
barre est en équilibre stable lorsque la force est inférieure à la valeur de F. Dépassant une
certaine valeur, l’état d’équilibre sera instable.
5
Si N<N cr la plaque est droite, en équilibre stable en compression simple.
Cette section décrit comment calculer l'équation de la charge critique de flambement pour
la condition aux limites support simple / support simple (simplement appuyées à chaque
extrémité).
Tout d'abord, nous mettrons l'accent sur le fait qu'il n'y a pas de réactions aux extrémités
articulées, nous n'avons donc également aucune force de cisaillement dans aucune section
transversale de la colonne. La raison de l'absence de réactions peut être obtenue à partir de la
symétrie (donc les réactions doivent être dans la même direction) et de l'équilibre des
moments (donc les réactions doivent être dans des directions opposées).
6
Si la colonne est chargée et commence à dévier latéralement, alors le moment dans la
colonne doit être égal au moment enfermé par la force P à chaque extrémité.
La première étape serait de dériver un diagramme corporel libre qui peut être vu ci-dessous.
Selon la théorie des poutres d'Euler – Bernoulli, la flèche d'une poutre est liée à son moment
de flexion par :
d ²w (I.3)
M = − EI
dx ²
7
d ²w
Alors : ‘ EI + Pw =
0 (I.4)
dx ²
P
On pose λ ² = , donc :
EI
d ²w
+ λ ²w =
0 (I.5)
dx ²
Nous obtenons une équation différentielle ordinaire homogène classique du second ordre.
où A et B sont des constantes à déterminer par les conditions aux limites, qui sont :
pour n = 0,1,2,…
P
Avec λ² = (I.9)
EI
n ²π ² EI
Pn = , n=1,2,3,… (I.10)
l²
La charge la plus faible est lorsque n est égal à 1, et est appelée la charge critique N cr . La
π ² EI
N cr = (I.11)
l²
8
Et la forme obtenue de la colonne bouclée dans le premier mode est :
π
w( x) = B sin( x) (I.12)
l
La contrainte critique est définie par le rapport entre la charge critique N cr et l’air de la
section A, décrit par l’écriture suivante :
N
σ cr = cr (I.13)
A
La contrainte critique du flambement est alors formulée comme suit :
σ cr = π 2E (I.14)
λ2
L'élancement λ (sans unité) est donné selon l’expression :
l
λ= (I.15)
ρ
Le rayon de giration ρ est le suivant :
I
ρ= (I.16)
A
Un mode longitudinal d'une cavité résonante est un motif d'ondes stationnaires particulier
formé par des ondes confinées dans la cavité. Les modes correspondent aux longueurs de la
demi-onde qui sont renforcées par des interférences constructives après de nombreuses
réflexions des surfaces réfléchissantes de la cavité.
Dans l'équation (I.10), vous avez peut-être remarqué une constante n, en fonction de la
valeur de cette constante. Fondamentalement, si n est supérieur à un, un mode de flambement
est décrit mais sont moins courants car il faut une plus grande charge pour produire cette
configuration (tout mode de flambement est possible, mais dans le cas d'une charge appliquée
9
lentement, seule la première forme modale est susceptible d'être produite). Différents modes
de flambement sont produits et les trois premiers modes sont illustrés dans la figure 4.
Sont des matériaux dont ses propriétés varient selon une direction considérée mais ils ne
présentent pas de plans de symétrie. La loi de Hooke peut être exprimée par :
ε kl : Tenseur de déformation.
σ ij : Tenseur de contrainte.
10
Le tenseur de rigidité en a 81 coefficients de même pour le tenseur de souplesse, pour
raison de la symétrie des contraintes σ ij et de déformation, il y a une réduction des cœfficients
a 36 parmi ces derniers, 21 sont indépendants. Les distorsions angulaires sont exprimées en
fonction des déplacements :
γ 23 = 2ε 23 (I.18a)
(I.18b)
γ 13 = 2ε13
(I.18c)
γ 12 = 2ε12
On écrit (1.2) sous la forme matricielle
11
I.4.2. Les matériaux isotropes :
Un matériau est dit isotrope si ses propriétés mécaniques et physiques sont identiques dans
toutes les directions. Les matériaux isotropes peuvent avoir des structures microscopiques
homogènes ou non homogènes. Par exemple, l'acier a un comportement isotrope mais sa
structure microscopique n'est pas homogène.
Donc :
E=
1 E=
2 E=
3 E (I.21.a)
ν=
12 ν=
13 ν=
23 ν (I.21.b)
G=
12 G=
13 G=
23 G (I.21.c)
Avec :
• E ij et G ij sont le module d’Young et Coulomb respectivement.
• ν ij est le coefficient de Poisson.
12
C11 C12 C12 0 0 0
σ 11 C11 C12 0 0 0 ε11
σ 0 0 0 ε
22 C11 22
σ 33 C11 − C12
0 0 ε 33
= γ ⇒
τ 23
2 (I.22)
C11 − C12 23
τ 31 sym 0 γ 31
2
τ 12 γ
C11 − C12 12
2
Avec :
E
G= (I.24)
2(1 +ν )
Un matériau est dit orthotrope si ses propriétés mécaniques ou physiques sont différentes et
indépendantes dans trois directions perpendiculaires les unes aux autres, autrement dit, sont
des matériaux qui possèdent 3 plans de symétrie orthogonaux, ces derniers ont les mêmes
propriétés ou caractéristiques mécanique. Le bois, un grand nombre de cristaux et les métaux
laminés sont des exemples de matériaux orthotropes.
13
Figure.I.10 : matériau orthotrope.
1 1 1 1 1 −ν −ν −ν
S11 = ; S 22 = ; S33 = ; S 44 = ; S55 = ; S12 = 21 ; S 23 = 32 ; S13 = 31 ;
E1 E2 E3 E4 G13 E2 E3 E3
1
S66 = . (I.27)
G12
A cause de la symétrie :
14
ν 21 ν 12
= (I.28.a)
E22 E11
ν 31 ν 13
= (I.28.b)
E33 E11
ν 23 ν 32 (I.28.c)
=
E22 E33
I.5. Conclusion :
15
Chapitre II :
Les théories des
plaques.
II.1. Introduction :
Les plaques sont des éléments de structures très répandus en génie civil, rencontrées dans
de nombreuses structures, ils peuvent être un élément d’une structure complexe ou peuvent
eux-mêmes constituer la partie majeure d’une structure, notamment, les dalles et les parois,
les coupoles, les réservoirs, les enceintes de réacteurs, les tours de refroidissement, les
barrages, les ponts courbes et les couvertures.
Ces composants structurels, dans de nombreux cas, sont soumis à des efforts de
compression et par la suite des contraintes de flambement. Il est maintenant bien connu que,
pour l'analyse du flambement des plaques, les effets de déformation de cisaillement sont
importants en particulier pour les plaques épaisses ou même pour les plaques minces vibrant à
des modes plus élevés. Compte tenu de la complexité de la modélisation de ces éléments, de
nombreuses théories ont été proposées sur le domaine élastique décrivant le comportement
statique et dynamique de la structure.
La théorie classique des plaques, inspirée de la théorie des poutres qui est
un modèle utilisé dans le domaine de la résistance des matériaux. En 1888, Love utilise les
hypothèses de Gustav Kirchhoff, elles-mêmes inspirées des hypothèses d'Euler-Bernoulli pour
les poutres, pour fonder une théorie des plaques minces.
En effet, la résistance de ces structures exige généralement une épaisseur des plaques
relativement importante, donc une stabilité meilleure. Le comportement des plaques épaisses
est fortement influencé par l'effet de l'effort tranchant. De ce fait, la théorie de Love-Kirchhoff
n'est pas souvent convenable à l'étude de ce genre de structures.
La théorie des plaques épaisses a été consolidée par Raymond Mindlin en 1951 à partir
des travaux de Rayleigh (1877), Timoshenko (1921), Reissner (1945)et Uflyand (1948). La
théorie de déformation en cisaillement du premier ordre ou bien la théorie de Mindlin-
Reissner, qui prend en compte de manière approchée les déformations traversant l'épaisseur
d'une plaque dues à l'effort tranchant, est une extension de la théorie de la plaque de
Kirchhoff-Love.
Les limites du FSDT peuvent être surmontées en introduisant les théories de la plaque de
déformation de cisaillement d'ordre supérieur, plusieurs théories d'ordre supérieur ont été
proposées par (Reddy 1984), (Reddy et Phan 1985), (Reddy 1999,2000) …etc. En addition,
Shimpi (2002) a développé un modèle raffiné pour les plaques isotropes (RPT) dans le souci
de réduire le nombre de variables utilisées dans les théories existantes.
16
II.2. Définition d’une plaque :
Ces plaques sont souvent suivies de l’adjectif mince ou épais suivant la grandeur de
l’épaisseur h et de longueur a , nous admettons généralement :
h 1 (II.1)
• Pour les plaques minces ≤ .
a 20
1 h 1
• Pour les plaques épaisses . (II.2)
20 a 4
17
II.3.1.1. Les hypothèses de base de la CPT :
Les hypothèses cinématiques adoptées pour les plaques minces, par Kirchhoff, généralisant à
deux dimensions celles adoptées pour les poutres sans déformations en cisaillement, appelées
poutres d’Euler-Bernoulli. Les hypothèses de Kirchhoff reprises par Love sont les suivants :
Applicable seulement pour les plaques minces qui possèdent un plan moyen également
appelé plan neutre.
∂w0
u (=
x , y , z ) u0 ( x , y ) − z (II.3a)
∂x
∂w
v( x=
, y, z ) v0 ( x, y ) − z 0 (II.3b)
∂y
w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (II.3c)
plaque.
∂w0 ∂w0
, sont les rotations dues à la flexion (sans cisaillement).
∂x ∂y
18
Figure.II.2 : Illustration de la plaque de Love-Kirchhoff.
19
x, y, z ) u0 ( x, y ) − zφx
u (= (I1.4a)
, y, z ) v0 ( x, y ) − zφ y
v( x= (II.4b)
(II.4c)
w( x, y, z ) = w0 ( x, y )
plaque.
φx , φ y sont les rotations de la normale au plan moyen autour des axes x et y respectivement.
Etant donné que la théorie des plaques de premier ordre (FSDT) ne satisfait pas les
conditions de la nullité des contraintes de cisaillement au niveau des surfaces supérieures et
inférieures de la plaque (contraintes de cisaillement non nulles), un facteur de correction en
cisaillement à travers l’épaisseur est introduit par Mindlin (1951). La valeur de facteur
correction dépend de la géométrie de la plaque, de la variation du coefficient de Poisson à
travers l’épaisseur, du chargement appliqué et des conditions aux limites imposées.
5
Pour un élément rectangulaire : K = (II.5)
6
2
Pour un élément circulaire : K= (II.6)
3
20
II.3.3. Théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (HSDT, Higher order
shear deformation theory) :
Pour les théories d’ordre élevé, le champ de déplacement est généralement écrit comme
suit :
∂w0 ( x, y ) (II.7a)
u ( x, y , z ) =
u0 ( x , y ) − z + f ( z )ϕ x ( x, y )
∂x
∂w ( x, y ) (II.7b)
v ( x, y , z ) =
v0 ( x, y ) − z 0 + f ( z )ϕ y ( x, y )
∂y
w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (II.7c)
plaque.
21
φx , φ y sont les rotations autour des axes x et y respectivement, avec
∂w0 ∂w
ϕx = + φx , ϕ y = 0 + φ y , f (z) représente la fonction de cisaillement transverse le long de
∂x ∂y
ordre f ( z ) = z .
La théorie raffinée des plaques à deux variables (RPT) a d'abord été développée pour des
plaques isotropes par Shimpi en 2002, et a été ensuite appliquée au plaques orthotropes par
(Shimpi et Patel 2006) et par (Kim, Thai et al. 2009) et à la flexion des plaques FGM par
Atmane, (Tounsi et al. 2010). La fiabilité de cette méthode a été démontrée par (Kim, Thai et
al.2009) pour le cas de la flexion statique et pour le cas du flambage d'une plaque composite.
Récemment (Thai et Kim 2010,2011), et (Hadji, Atmane et al. 2011) ont adapté la RPT, avec
succès, au flambage des plaques orthotropes, et à la vibration libre des plaques stratifiées et
sandwiches respectivement.
La théorie tient compte d'une variation des déformations transversales de cisaillement à
travers l'épaisseur et satisfait les conditions de la nullité des contraintes de cisaillement sur les
surfaces supérieure et inférieure de la plaque sans utiliser de facteurs de correction de
cisaillement et donne lieu à une telle variation de contrainte de cisaillement transversale que
les contraintes de cisaillement transversales varient paraboliquement sur toute l'épaisseur et
22
satisfont des conditions de surface sans contrainte de cisaillement. Cette théorie qui ressemble
à la théorie d'ordre supérieur utilise seulement deux fonctions inconnues afin d'obtenir deux
équations gouvernantes pour les plaques, et a de fortes similitudes avec le CPT dans certains
aspects tels que les équations régissant les conditions aux limites et des expressions en
relation avec le temps.
II.3.4.1. Les hypothèses de base de la RPT :
1) Les déplacements sont faibles par rapport à l'épaisseur de la plaque et, par conséquent,
les déformations impliquées sont infinitésimales.
2) Le déplacement transversal w comprend deux composantes, de flexion wb et de
temps t uniquement :
=
w( x, y, t ) wb ( x, y, t ) + ws ( x, y, t ) (II.8)
u = u0 + ub + us (II.9a)
(II.9b)
v = v0 + vb + vs
∂wb
ub = − z (II.10a)
∂x
∂wb (II.10b)
vb = − z
∂y
23
paraboliques des déformations de cisaillement γ xz , γ yz et donc aux contraintes de
1 5 z ∂ws
2
=
us z − z (II.11a)
4 3 h ∂x
1 5 z ∂w
2
=
vs z − z s (II.11b)
4 3 h ∂y
5) Les forces corporelles sont supposées nulles (les forces corporelles peuvent être
traitées comme des forces externes sans beaucoup de perte de précision).
(h / π ) sin(hz / π ) − z (II.13)
La fonction de Nedri et al. (2014) : f ( z ) =
( cosh (π / 2 − 1) )
h π
cosh(π / 2) ( )sinh( z )
La fonction d’Ait Atmane et al.=
(2015) : f ( z ) z− π h
(II.14)
cosh(π / 2) − 1 ( cosh (π / 2 − 1) )
1 z 5 z 3 (II.15)
La fonction de Reissner=
: f ( z) h −
4 h 3 h
24
II.4. Développement des théories des plaques :
Il existe plusieurs approches pour résoudre un problème de flambement. Dans cette étude,
nous utilisons la méthode Navier. Selon Reddy, les solutions Navier peuvent être développées
pour une plaque rectangulaire lorsque les quatre bords sont simplement pris en charge.
D'autres méthodes fréquemment utilisées pour résoudre les problèmes de flambage des
plaques sont celles de Levy et Rayleigh-Ritz.
Dans la méthode de Navier (1823), les déplacements généralisés sont développés dans une
double série trigonométrique en termes de paramètres inconnus. Le choix des fonctions de la
série se limite à celles qui satisfont aux conditions aux limites du problème. La substitution
des expansions de déplacement dans les équations gouvernantes devrait se traduire par un
ensemble unique et inversible d'équations algébriques parmi les paramètres de l'expansion.
Sinon, la solution Navier ne peut pas être développée pour le problème.
II.5. Conclusion :
En conclusion, ce chapitre a montré un aperçu sur les théories des plaques, leurs
hypothèses et leurs champs de déplacement à savoir la théorie classique des plaques (CPT), la
théorie de déformation en cisaillement du premier ordre (FSDT), la théorie de déformation en
cisaillement d’ordre élevé (HSDT) et la théorie raffinée des plaques (RPT) ainsi que la
méthode de Navier, l’une des méthodes de développement des théories.
25
CHAPITRE III :
Formulations
théoriques.
III.1. Introduction :
Dans cette étude, des hypothèses simplificatrices sont considéré aux théories HSDT
conventionnelle afin de diminuer le nombre des variables inconnues. La cinématique des
HSDTs conventionnelle est exprimé par :
∂w0
u ( x , y , z ) = u0 ( x , y ) − z + f ( z )ϕ x ( x, y ) (III.1a)
∂x
∂w0
v( x, y, z ) = v0 ( x, y ) − z + f ( z )ϕ y ( x, y ) (III.1b)
∂y
w( x, y, z ) = w0 ( x, y ) (III.1c)
∂w z 1 ∂ϕ
u ( x, y , z ) =
− z 0 − h sinh − z cosh (III.2a)
∂x h 2 ∂x
∂w z 1 ∂ϕ (III.2b)
v ( x, y , z ) =
− z 0 − h sinh − z cosh
∂y h 2 ∂y
(III.2c)
w( x, y, z ) = w0 ( x, y )
26
Ce champ de déplacement satisfait les conditions de la nullité des contraintes de
cisaillement sur les surfaces supérieure et inférieure de la plaque, et la variation des
déformations transversales de cisaillement est hyperbolique à travers l'épaisseur sans
l’introduction des facteurs de correction de cisaillement. Le champ de déformation est obtenu
par l’utilisation des relations déformation-déplacement comme suit :
ε x zK x0 + f ( z )ϕ x
= (III.3a)
ε y zK y0 + f ( z )ϕ y
= (III.3b)
(III.3c)
εz = 0
γ xy zK xy0 + f ( z )ϕ xy
= (III.3d)
∂ϕ
γ xz = g ( z ) (III.3e)
∂x
∂ϕ
γ yz = [ g ( z )]
∂y (III.3f)
Où
−∂ ² w0 −∂ ²ϕ −∂ ² w0 −∂ ²ϕ ∂ ² w0 ∂ ²ϕ (III.4)
K x0 = , ϕx = , K y0 = ,ϕy = , K xy0 = −2 , ϕ xy = −2
∂x ² ∂x ² ∂y ² ∂y ² ∂y∂x ∂y∂x
Avec :
z 1 (III.5a)
=f ( z ) h sinh − z cosh
h 2
(III.5b)
g ( z ) = −df ( z ) / dz
Les équations constitutives d'une plaque orthotrope peuvent être écrites comme :
27
Où Qij sont les coefficients de rigidité (coefficients élastiques) réduites des contraintes planes
dans les axes du matériau de la plaque, et sont définies comme :
E1 ν 12 E2 E2
Q11 = , Q12 = , Q22 = , (III.7)
1 −ν 12ν 21 1 −ν 12ν 21 1 −ν 12ν 21
E=
1 E=
2 E (III.8a)
ν=
12 ν=
21 ν (III.8b)
G=
12 G=
13 G=
23 G (III.8c)
=0
V
∫ δ (U + V ) dV (III.10)
28
La variation de l’énergie de déformation de la plaque est donnée par :
δU = ∫σε
A ij ij dA = ∫A
(σ xε x + σ yε y + σ xyγ xy + σ yzγ yz + σ xzγ xz )dA (III.11)
Substituant les Eqs. (III.3) et (III.6) dans l'Eq.(III.11) et intégrant par rapport à l'épaisseur de
la plaque, l'énergie de déformation de la plaque peut être réécrite comme :
U= ∫ A
( M xb K x0 + M yb K y0 + M xyb K xy0 )dxdy (III.14)
+ ∫ (Qxzγ xz + Qyzγ yz + M xsϕ x + M ysϕ y + M xys ϕ xy )dxdy
A
(N , N , N xy ) = ∫
h /2
x y (σ x , σ y , σ xy )dz (III.15a)
− h /2
h /2
( M xb , M yb , M xyb ) = ∫ (σ x , σ y , σ xy ) zdz (III.15b)
− h /2
h /2 (III.15c)
( M xs , M ys , M xys ) = ∫ (σ x , σ y , σ xy ) fdz
− h /2
(Q , Qxz ) = ∫
h /2
yz (σ xz , σ yz ) gdz (III.15d)
− h /2
∂ w0 ∂δ w0 0 ∂ w0 ∂δ w0 ∂ w0 ∂δ w0
δ V = − ∫ N x0 + 2 N xy + N y0 dA
∂y ∂y
(III.16)
A
∂x ∂x ∂x ∂y
Substituant les Eqs. (III.3) et (III.6) dans l’Eq. (III.15) et en intégrant l'équation par parties,
en collectant les coefficients de δϕ et δ w0 , les équations d’équilibre pour la plaque
∂ ² M xb ∂ ² M y ∂ ² M xyb
b
δ w0 = + +2 +N =
0 (III.17a)
∂x ² ∂y ² ∂x∂y
∂Qxy ∂Qyz
∂ ² M xs ∂ ² M y
s
∂ ² M xys (III.17b)
δϕ = + + + +2 =
0
∂x ∂y ∂x ² ∂y ² ∂x∂y
29
Les résultantes de contraintes sont liées aux déplacements généralisés ( w0 , ϕ ) par les
relations suivantes :
M xs D11s D12s 0 −∂ ² w0 / ∂x ²
s s (III.18b)
=My D12 D22s 0 −∂ ²w 0 / ∂y ² ⇒
M s 0 0 D66s −2∂ ²w 0 / ∂x∂y
xy
Où Dij , Dijs et Aijs sont les termes de rigidité et sont définis par :
( z ², zf ) dz ( i, j = 1, 2, 6 )
h /2
( Dij , Dijs ) = ∫ Q (III.19a)
− h /2 ij
h /2
A =s
ij ∫ Qij g 2 ( z )dz ( i, j = 4,5 ) (III.19b)
− h /2
30
Figure III.1: Plaque rectangulaire : (a) condition aux limites et (b) forces dans le plan.
automatiquement les conditions aux limites. Les solutions sont données comme suit :
∞ ∞
ϕ = ∑∑ ϕmn sin α x sin β y (III.20a)
=
m 1=
n 1
∞ ∞
w0 = ∑∑ w0 mn sin α x sin β y (III.20b)
=
m 1=
n 1
Où
Pour une solution non triviale, le déterminant de la matrice des coefficients dans l'Eq.(III.21)
doit être nul.
31
III.3. Conclusion :
Dans le présent chapitre, nous avons présenté les différentes étapes de l'étude analytique
sur la stabilité des plaques isotropes et orthotropes soumises à un chargement mécanique et
ce, en utilisant une nouvelle théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé
hyperbolique (HySDT) à seulement deux variables, au lieu de cinq ou plus dans le cas des
autres théories de déformation de cisaillement. Ce modèle n’exige pas un facteur de
correction de cisaillement et donne une description parabolique des contraintes de
cisaillement à travers l’épaisseur tout en satisfaisant les conditions de la nullité des contraintes
de cisaillement sur les surfaces inférieure et supérieure de la plaque. Les résultats présentés
dans le chapitre suivant permettent d’apprécier clairement l’apport de cette théorie en les
comparants avec ceux obtenus par les autres théories du premier ordre et d’ordre élevé.
32
CHAPITRE IV :
Résultats numériques
et discussions.
IV.1. Introduction :
Ce chapitre expose les résultats numériques obtenus par notre théorie sur la charge critique
du flambement des plaques isotrope et orthotropes, quelque soient minces ou épaisses, dans
des différentes conditions de chargement sous forme des tableaux et des figures explicites.
Généralement, Des résultats numériques nécessitent une discussion bien détaillée afin
d’être compréhensifs et bien évidemment on s’intéresse par la suite à l’interprétation et la
discussion des résultats numériques sur la charge critique du flambement, invoqués par la
théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables seulement,
en tenant compte à l’influence du rapport de géométrie et le rapport des modules qui servent à
différencier entre les plaques minces ou épaisses et les plaques orthotropes respectivement,
comme on touche les plaques isotropes aussi. Dans le but de voir les taux d’exactitude de ces
résultats, ils seront comparés avec les résultats de la charge critique du flambement obtenus
par d’autres théories : la théorie classique des plaques (CPT), la théorie raffinée des plaques
(RPT) et la théorie de déformation de cisaillement du premier ordre (FSDT) et méthode des
éléments finis.
Et d’après la discussion qui analyse les résultats, on peut évaluer le rendement de notre
théorie et examiner l’exactitude, la justesse et la précision de cette théorie de déformation de
cisaillement d’ordre élevé hyperbolique à deux variables seulement.
Figure IV.1a : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (a) la compression
uniaxiale.
33
Figure IV.1b : Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (b) la compression
biaxiale.
Figure IV.1c: Les conditions de chargement de la plaque carrée pour : (c) la traction dans
la direction x et la compression dans la direction y.
On commence par un exemple appliqué sur les plaques carrées isotropes et orthotropes,
pour observer l’influence du rapport de géométrie et le rapport des modules.
ν = 0.3 (IV.1)
Pour plus de commodité, la charge de flambement non dimensionnelle suivante est utilisée:
N cr a ²
N= (IV.2)
E2 h3
34
Où a est la longueur de la plaque carrée et h est l'épaisseur de la plaque.
Les résultats de la charge critique de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée
sont présentés dans les Tableaux IV.1, IV.2, IV.3 et IV.4 et les Fig. IV.2, IV.3, IV.4 et IV.5.
(*)
Pris à partir de Référence (Kim et al. 2009).
35
Tableau IV.2 : Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement d’une
plaque carrée sous chargement biaxial de compression.
36
Tableau IV.3: Comparaison de la charge critique non dimensionnelle du flambement d’une
plaque carrée soumise à une traction suivant l’axe x et une compression suivant l’axe y.
a/h Theories Isotrope Orthotrope
ν = 0.3
E1 / E2 = 10 E1 / E2 = 25 E1 / E2 = 40
5 Présente 4.8272a 4.0246b 4.1019c 4.1499c
RPT(*) 4.8274a 4.0258b 4.1044c 4.1525c
FSDT(*) ( k s = 2 / 3 ) 4.4175a 3.2849d 3.3001e 3.3053e
FSDT(*) ( k s = 5 / 6 ) 4.8158a 3.9241c 3.9794c 4.0075d
37
Les trois tableaux précédents (IV.1, IV.2 et IV.3) représentent les résultats de la charge
critique du flambement d’une plaque carrée, isotrope ou orthotrope ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25 et
E1 / E2 = 40 .), simplement appuyée et la comparaison avec la RPT et la FSDT (k=1, k=2/3 et
38
IV.5 qui représentent l’effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une
plaque carrée simplement appuyée ((a) a = 10h et (b) a = 25h, (c) a= 50h et (d) a= 100h), ces
figures sont soumises à des différentes conditions de chargement dans le plan.
3,6
3,4
3,2
N
3,0
CPT
FSDT(k=5/6)
2,8
présente
0 25 50 75 100
a/h
Fig. IV.2a : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: isotrope.
12
11
10
8
N
6
CPT
5 FSDT(k=5/6)
Présente
4
0 25 50 75 100
a/h
Fig. IV.2b : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: E1 / E2 = 10 .
39
25
20
15
N
10
5 CPT
FSDT(k=5/6)
présente
0
0 25 50 75 100
a/h
Fig. IV.2c : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique de
flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale :
E1 / E2 = 25 .
40
35
30
25
N
20
15 CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
10
5
0 25 50 75 100
a/h
Fig. IV.2d : L'effet du rapport de géométrie et rapport des modules sur la charge critique
de flambement d'une plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale
: E1 / E2 = 40 .
Pour la figure IV.2, la plaque est soumise à une compression uniaxiale dont la présente
théorie est en excellent accord avec la FSDT (k=5/6) quel que soit le rapport de géométrie
40
(a/h=5, a/h=10, a/h=20, a/h=50 et a/h=100) et le rapport des modules ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25
et E1 / E2 = 40 .), et même pour la plaque isotrope, comme elle est semblable à la CPT pour les
plaques minces (rapport de géométrie élevé: a/h=100).
40
35
30
25
20
N
15
10
CPT
5 FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.3a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a = 10h.
40
35
30
25
N
20
15
10 CPT
FSDT(k=5/6)
5 Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.3b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a = 25h.
41
40
35
30
25
20
N
15
10
CPT
5 FSDT(k=5/6)
présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.3c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a= 50h.
40
35
30
25
20
N
15
10
CPT
FSDT(k=5/6)
5
présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.3d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une compression uniaxiale : a= 100h.
42
20
15
10
N
5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.4a : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a = 10h.
20
15
10
N
5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.4b : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale: a = 25h.
43
20
15
10
N
5 CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.4c : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a= 50h.
20
15
10
N
5
CPT
FSDT(k=5/6)
Présente
0
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.4d : L'effet du rapport des modules sur la charge critique de flambement d'une
plaque carrée simplement appuyée soumise à une compression biaxiale : a= 100h.
44
16
14
12
N
10
8
CPT
FSDT(k=5/6)
6 Présente
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.5a : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a = 10h.
16
14
12
N
10
8
CPT
FSDT(k=5/6)
6 Présente
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.5b : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a = 25h.
45
16
14
12
N
10
CPT
FSDT(k=5/6)
8
Présente
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.5c : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a= 50h.
16
14
12
N
10
CPT
FSDT(k=5/6)
8 Présente
0 10 20 30 40
E1/E2
Fig. IV.5d : Effet du rapport des modules sur la charge critique de flambage d'une plaque
carrée simplement appuyée soumise à une traction dans la direction x et à une compression
dans la direction y: a= 100h.
46
On se qui concerne les figures IV.3, IV.4 et IV.5 la plaque est soumise à un chargement de
compression uniaxial, de compression biaxial et de traction dans la direction x et
compression dans la direction y respectivement, où les résultats de la présente théorie sont
extrêmement similaires à ceux de la FSDT puisqu’on a une concomitance des courbes et plus
précis que ceux de la CPT puisque la courbe de la présente est au-dessous de la courbe de la
CPT, pour les différents rapports des modules ( E1 / E2 = 10 , E1 / E2 = 25 et E1 / E2 = 40 .) et les
différents rapports de géométrie (a/h=5, a/h=10, a/h=20, a/h=50 et a/h=100).
Pour clôturer et suite au travail précédent, les résultats numériques étaient justes et précis
pour les plaques isotropes et orthotropes quelque soient minces ou épaisses, par conséquent
on garantit que la théorie de déformation de cisaillement d'ordre élevé hyperbolique (HySDT)
à deux variables à deux variables seulement pour les différentes conditions de chargement
dans le plan, est exacte, juste et précise avec un bon rendement.
IV.3. Conclusion :
47
Conclusion générale
Conclusion générale
La théorie (HySDT à deux variables) tient compte des effets de cisaillement transverse et
de la distribution hyperbolique de déformation de cisaillement transverse selon l'épaisseur de
la plaque, il n'est donc pas nécessaire d'utiliser des facteurs de correction de cisaillement et les
conditions de la nullité des contraintes de cisaillement sur les surfaces inférieure et supérieure
de la plaque sont satisfaites. Les équations d’équilibre sont obtenues à partir du principe des
travaux virtuels. Dans le cadre de ce travail, les solutions analytiques d'une plaque
rectangulaire simplement appuyée soumise à un chargement dans les deux directions x et y
(uni axial et bi axial) ont été obtenues en utilisant la méthode Navier. Puis, ces résultats
numériques ont été comparés avec les résultats de la CPT, la FSDT, la RPT et la méthode des
éléments finis et suite à la discussion, on a confirmé qu’ils sont justes et corrects puisqu’ils
étaient en bon accord et similaires aux autres résultats.
Enfin, nous concluons que la présente théorie est exacte pour résoudre les problèmes du
flambement sous chargement mécanique des plaques isotropes et orthotropes.
Le travail présenté dans le cadre de ce mémoire peut être développé et enrichi. Il est
également envisageable d’appliquer le présent modèle afin d’étendre l‘analyse du flambement
des éléments structuraux à sections variables et d‘élargir l‘étude aux coques qui sont des
éléments très utilisées et très présents dans les structures spatiales, terrestres et marines. Il sera
aussi très intéressant d‘étudier des plaques sandwiches et des plaques fonctionnellement
graduées sous chargement mécanique et thermique.
50
Références
bibliographiques
Références bibliographiques
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