Cmquantique 23-24
Cmquantique 23-24
Pré-requis
Objectif général
S’initier à la description quantique des phénomènes physiques à l’échelle microscopique et se
familiariser avec les concepts propres à cette description.
Objectifs spécifiques
- Savoir expliquer les raisons qui forcent l’abandon de certains concepts de la théorie
classique en faveur de ceux de la mécanique quantique pour la description des systèmes
microscopiques,
- Etre en mesure d’expliquer les concepts fondamentaux de la mécanique quantique,
- Etre en mesure d’utiliser le formalisme mathématique de la mécanique quantique pour
expliquer le comportement physique de certains systèmes microscopiques simples.
La physique a, au début du XIXème siècle, été marquée par des bouleversements profonds, qui
aboutirent à l'introduction de la mécanique relativiste et de la mécanique quantique. «Révolution»
relativiste et «révolution» quantique furent dans une large mesure indépendantes, car elles remirent
en question la physique classique sur des points différents : les lois classiques cessent d'être
valables pour des corps matériels animés de très grandes vitesses, comparables à celle de la
lumière (domaine relativiste); de plus, elles sont aussi en défaut à l'échelle atomique ou
subatomique (domaine quantique).
D'un point de vue historique, les idées quantiques, en regroupant les propriétés des particules
matérielles et du rayonnement, ont contribué à une unification remarquable des concepts de la
physique fondamentale. En effet, à la fin du XIXème siècle, on distinguait dans les phénomènes
physiques deux entités : matière et rayonnement, pour lesquelles on disposait de lois complètement
différentes. Pour prédire le mouvement des corps matériels, on utilisait les lois de la mécanique
newtonienne dont les succès, pour être anciens, n'en étaient pas moins impressionnants. En ce qui
concerne le rayonnement, la théorie de l'électromagnétisme avait abouti, grâce à l'introduction
des équations de Maxwell, à une compréhension globale d'un ensemble de phénomènes qui
relevaient autrefois de domaines différents : électricité, magnétisme et optique; en particulier,
la théorie électromagnétique du rayonnement avait reçu une confirmation expérimentale
éclatante avec la découverte des ondes hertziennes. Enfin, les interactions entre rayonnement et
matière s'interprétaient bien à partir de la force de Lorentz. Cet ensemble de lois avait conduit la
physique à un état qui pouvait, compte tenu des données expérimentales de cette époque, être
considéré comme satisfaisant.
Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, la mécanique quantique joue un rôle
fondamental pour la description et la compréhension des phénomènes naturels. En effet, dès
que ces derniers se produisent à une échelle très fine (échelle atomique ou subatomique), ils ne sont
explicables que dans le cadre de la physique quantique; par exemple, l'existence et les propriétés
L’hégémonie de la théorie quantique n’est cependant que de principe. Dans de nombreux domaines,
les lois de la théorie classique gardent leur validité. C’est ainsi que les "Lions Indomptables "du
Cameroun n’ont pas besoin, lors d’un match de football, d’abandonner les notions de trajectoire ou
de force. En effet, la théorie classique apparaît comme une approximation de la théorie quantique,
approximation dont la validité est excellente dans une large gamme de conditions physiques.
Il faut néanmoins prendre garde de ne pas trop rapidement identifier le domaine de validité de la
théorie classique avec le monde macroscopique, ni limiter la théorie quantique au monde
microscopique. Les lasers, les supraconducteurs, les fibres optiques sont autant d’objets techniques
de notre quotidien que seule la théorie quantique a rendu possible
L’intégrale (*) n’ayant pas nécessairement un sens, 𝐹(𝑘) n’existe pas toujours.
En physique, dans la plupart des exemples, la variable concernée est, soit une longueur, soit un
temps. Usuellement, la notation𝑥 représente une longueur. Dans ce cas, la variable 𝑘 a les
dimensions de l’inverse d’une longueur. Elle est appelée le vecteur d’onde. Lorsque l’on considère
une fonction𝑓(𝑡)) du temps, on utilise pour la transformée de Fourier de𝑓(𝑡)la notation :
∞
𝐹[𝑓(𝑡)] = 𝐹(𝜔) = ∫−∞ 𝑓(𝑥)𝑒 −𝑖𝜔𝑡 𝑑𝑡 (**)
où la variable 𝜔, qui a les dimensions de l’inverse d’un temps, est la fréquence angulaire
4.3 Exemples
En physique, la formule d’inversion (**) s’interprète comme une décomposition de𝑓(𝑥) en une
somme d’oscillations harmoniques. Si𝑥est une longueur,𝐹(𝑘) est l’amplitude correspondant au
vecteur d’onde𝑘. Si𝑡est un temps,𝐹(𝜔) est l’amplitude correspondant à la fréquence angulaireω :
On obtient, en remplaçant 𝑓(𝑥) par son expression (***) dans l’équation (*), eten tenant compte du
fait que 𝑝(𝑥) est paire et 𝑞(𝑥) impaire,
∞ ∞
𝐹(𝑘) = 2 ∫0 𝑝(𝑥) 𝑐𝑜𝑠 𝑘𝑥 𝑑𝑥 − 2𝑖 ∫0 𝑞(𝑥) 𝑠𝑖𝑛 𝑘𝑥 𝑑𝑥
soit :
Lorsque 𝑓est réelle, on peut ainsi calculer séparément la partie réelle et la partie imaginaire de sa
transformée de Fourier. On remarque que, pour que la transformée de Fourier d’une fonction 𝑓réelle
soit également réelle, il faut et il suffit que f soit paire.
𝐶𝑙 −
𝑁𝑎+
Arrangement des atomes dans le cristal de chlorure de sodium.
Dans la composition de l’atome en noyau et électrons, de même que dans celle du noyau en protons
et neutrons, un concept important est celui d’énergie de liaison. Considérons un objet stable C formé
de deux objets A et B : C est appelé état lié de A et B. La désintégration
C → A + B ne sera pas possible si la masse mC de C est inferieure a la somme des masses mA et mB
de A et de B, c’est-à-dire si l’énergie de liaison 𝐸𝐿
𝐸𝐿 = (𝑚𝐴 + 𝑚𝐵 − 𝑚𝐶 ) 𝐶 2 , (1)
est positive ; C est la vitesse de la lumière. 𝐸𝐿 est l’énergie qu’il faut fournir pour dissocier C en A
+ B. En physique atomique, cette énergie est appelée énergie d’ionisation : c’est l’énergie nécessaire
pour dissocier un atome en un ion positif et un électron, ou, en d’autres termes, pour arracher un
électron à l’atome. Pour les molécules, 𝐸𝐿 est l’énergie de dissociation, ou l’énergie nécessaire pour
dissocier la molécule en atomes.
Il en résulte que les énergies caractéristiques dans un noyau sont de l’ordre du MeV, alors qu’elles
sont de l’ordre de l’eV dans un atome pour les électrons des couches externes. En réalité, les forces
entre nucléons ne sont pas des forces de type fondamental, car les nucléons sont des particules
composées.
Les forces entre nucléons sont l’analogue des forces de van der Waals pour les atomes, et les forces
fondamentales sont les forces entre quarks.
Les interactions faibles sont responsables de la radioactivité 𝛽
De même que les interactions fortes, les interactions faibles sont à courte portée, mais, comme leur
nom l’indique, elles sont beaucoup moins intenses.
Enfin les interactions gravitationnelles, toujours attractives contrairement aux interactions
coulombiennes, ont la forme bien connue entre deux masses m et m’.
Dans un atome d’hydrogène, la force de gravitation est négligeable, et de façon générale, la force
de gravitation sera totalement négligeable pour tous les phénomènes de physique atomique,
moléculaire ou du solide.
La mécanique quantique est une théorie linéaire, et il est naturel que les espaces vectoriels y jouent
un rôle fondamental. Nous verrons qu’un état physique est représenté mathématiquement par un
vecteur dans un espace dont nous allons préciser les caractéristiques, et qui sera appelé espace des
états. Un second principe fondateur, également déduit des expériences d’interférences, est
l’existence d’amplitudes de probabilité. Ces amplitudes de probabilité seront représentées
mathématiquement par des produits scalaires définis sur l’espace des états. En physique des ondes,
l’utilisation des nombres complexes est uniquement une commodité, mais en mécanique quantique
les amplitudes de probabilité sont fondamentalement des nombres complexes : le produit scalaire
sera a priori un nombre complexe. Les propriétés physiques : impulsion, position, énergie... seront
représentées par des opérateurs agissant dans l’espace des états. Dans ce chapitre, nous introduisons
les propriétés essentielles des espaces de Hilbert, c’est-à-dire les espaces vectoriels munis d’un
produit scalaire défini positif, en nous limitant au cas de la dimension finie.
Le produit scalaire de deux vecteurs d’état est linéaire (à droite) par rapport au deuxième vecteur
∣ 𝑣〉
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 + 𝑣𝑘 ⟩ = ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ + ⟨𝑣𝑖 |𝛽𝑣𝑘 ⟩ = 𝛼⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ + 𝛽⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑘 ⟩ (1.2)
L’ensemble des vecteurs {∣ 𝑒𝑛 〉}est appelé normé (respectivement orthogonal) si pour tout vecteur
de l’ensemble l’on a :
1, 𝑖 = 𝑗, 𝑛𝑜𝑟𝑚é
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ = 𝛿𝑖𝑗 = { (1.5)
0, 𝑖 ≠ 𝑗 𝑜𝑟𝑡ℎ𝑜𝑔𝑜𝑛𝑎𝑙
Démonstration
𝑣𝑗 ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
Soit le vecteur 𝑣 = 𝑣𝑖 − 2
|𝑣𝑗 |
Calculons le produit scalaire du ket ∣ 𝑣〉 par lui-même ; soit
𝑣𝑗⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ 𝑣𝑗 ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
⟨𝑣|𝑣⟩ = ⟨𝑣𝑖 − 2 |𝑣𝑖 − 2 ⟩ ≥ 0
|𝑣𝑗| |𝑣𝑗|
Développant cette expression et appliquant au résultat les propriétés (1.2) et (1.3) nous obtenons :
⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑖 ⟩ − ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ 2 − ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ 2 + ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑗 ⟩ 2 2 ≥ 0
|𝑣𝑗| |𝑣𝑗| |𝑣𝑗 | |𝑣𝑗|
∗
⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑖 ⟩ − ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ 2 − ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
2 + ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑗 ⟩ 2 2 ≥ 0
|𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 |
∗
⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ∗ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑖 ⟩ − ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ 2 − ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ 2 + ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑗 ⟩ 2 2 ≥ 0
|𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 | |𝑣𝑗 |
Les troisième et quatrième termes étant identiques mais différents par les signes, nous obtenons
finalement :
2
⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ ∗ ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ |⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩|
⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑖 ⟩ − ⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩ 2 ≥ 0⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑖 ⟩ − ⟨𝑣𝑗 |𝑣𝑖 ⟩ 2 ≥ 0|𝑣𝑖 | −
2
2 ≥0
|𝑣𝑗 | |𝑣𝑗| |𝑣𝑗 |
2 2
|2
Soit |⟨𝑣𝑖 |𝑣𝑗 ⟩| ≤ |𝑣𝑖 |𝑣𝑗 | CQD.
∣ 𝑣〉 = ∑𝑖 𝑣∣ 𝑒𝑖 〉 𝑜𝑢 ∣ 𝑣〉 = ∑𝑖 𝑣∣ 𝑖〉 (1.7)
⟨𝑣|𝑤⟩ = ∑𝑖,𝑗 𝑤𝑖∗ 𝑣𝑗 ⟨𝑒𝑖 |𝑒𝑗 ⟩ = ∑𝑖,𝑗 𝑤𝑖∗ 𝑣𝑗 𝛿𝑖𝑗 = ∑𝑖 𝑤𝑖∗ 𝑣𝑖 (1.9)
1. 2 Opérateur identité
Tout opérateur qui transforme un vecteur en lui-même est appelé opérateur identité :
𝐼̂ ∣ 〉 = ∣ 〉 (1.11)
1. 2 Relation de fermeture
Dans une base orthonormée {|𝑢𝑛 〉}, pour tout vecteur |〉, on a :
Ainsi, on a :
𝐶1′ ⟨𝑢1|𝐴̂|𝑢1 ⟩ ⋯ ⟨𝑢1 |𝐴̂|𝑢𝑝 ⟩ … 𝐶1
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮
|〉 =𝐴̂|〉 = ( ′ ) = ( … ⋮) . ( ) (1.15)
𝐶𝑛 ̂
⟨𝑢𝑛 |𝐴|𝑢1 ⟩ ̂
⟨𝑢𝑛 |𝐴|𝑢𝑝 ⟩ … 𝐶𝑛
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮
En d’autres termes, l’action de l’opérateur linéaire 𝐴̂ sur un vecteur se traduit par l’application d’une
matrice carrée dont les différentes colonnes contiennent les vecteurs de base transformés par 𝐴̂.
Cette matrice constitue la représentation de l’opérateur dans la base considérée :
Remarque : dans le cas où les {|𝑢𝑛 〉} sont des kets propres de 𝐴, la matrice associée est diagonale.
Passons maintenant à la représentation matricielle des états. Soit |〉 =𝐴̂|𝜑〉
En agissant sur cette expression avec 〈𝑢𝑛 | par la gauche et en utilisant la relation de fermeture, on
obtient :
ce qui peut se voir comme la multiplication d’une matrice par un vecteur colonne. On en déduit
donc que les kets sont représentés par des vecteurs colonnes :
𝑐1 = ⟨𝑢1|𝜑⟩
|𝜑〉 = ∑𝑁 𝑐 |𝑢
𝑛=1 𝑛 𝑛 〉 = (𝑐 2 = ⟨𝑢2 |𝜑⟩) (1.18)
⋮
On peut procéder de même avec les bras et trouver qu’un bra est représenté par un vecteur ligne
〈𝜑| = (|𝜑〉)† = ∑𝑁 ∗ ∗ ∗
𝑛=1 𝑐𝑛 〈𝑢𝑛 | = (𝑐1 𝑐2 ⋯ ) (1.20)
𝑐1 𝑐1 𝑐1∗ 𝑐1 𝑐2∗ ⋯
∗ ∗
|𝜑〉〈𝜑| = (𝑐2 ) (𝑐1 𝑐2 ⋯ ) = (𝑐2 𝑐1∗ 𝑐2 𝑐2∗ ⋯) (1.22)
⋮ ⋮ ⋮ ⋱
ћ
|±〉 = |𝑆𝑧 ; ±〉, 𝑆𝑧 |±〉 = ± 2 |±〉 (1.23)
Ces kets satisfont à toutes les propriétés d’une base (orthonormalité et complétude) :
ћ
𝑆𝑧 = 𝑆𝑧 . 𝟏 = 𝑆𝑧 (|+〉〈+| + |−〉〈−|) = 2 (|+〉〈+| + |−〉〈−|) (1.25)
où la relation de fermeture a été utilisée. Cet opérateur est bien un opérateur hermitien puisqu’il
s’écrit comme une combinaison linéaire à coeffcients réels des projecteurs |+〉〈+| et |– | qui sont
eux-mêmes des opérateurs hermitiens.
Adoptons la convention que les kets de base ont la représentation matricielle suivante :
|+〉 = (1) , |−〉 = (0)
0 1
Dans cette base, la représentation matricielle associée à l’opérateur 𝑆𝑧 est donc :
ћ 1 0
𝑆𝑧 = 2 ( )
0 −1
qui est bien diagonale puisque l’on est dans la base des kets propres de 𝑆𝑧 . Considérons maintenant
les opérateurs :
𝑆̂ ̂
+ = ћ|+〉〈−| et 𝑆− = ћ|−〉〈+|
Ces opérateurs ne sont pas hermitiens. De plus, les kets de base |±〉 ne sont pas des kets propres de
𝑆± .
L’opérateur 𝑷 ̂ , agissant sur un ket quelconque |〉, donne un ket proportionnel à |〉. Le coefficient
de proportionnalité ⟨|⟩ est le produit scalaire des kets |〉 et |〉.
̂ est donc l’opérateur de « projection orthogonale » sur le ket |〉.
𝑷
Propriété : 𝑃̂2 = 𝑃̂
2. 3 Opérateur adjoint
3. 1 Définition
L’opérateur défini dans une base orthonormée {|𝑢𝑛 〉}par la matrice transposée et conjuguée
de celle associée à l’opérateur 𝐴̂ et notée 𝐴̂+ est appelé opérateur adjoint.
∗
⟨𝑢𝑛 |𝐴̂† |𝑢𝑝⟩ = ⟨𝑢𝑝 |𝐴̂|𝑢𝑛 ⟩ (1.27)
Démonstration :
Pour tous ket vecteurs |〉 et |〉 nous pouvons écrire :
∗ ∗
⟨|𝐴 |⟩ = ∑𝑛,𝑝⟨|𝑢𝑛 ⟩ ⟨𝑢𝑛 |𝐴̂† |𝑢𝑝 ⟩⟨𝑢𝑝 |⟩ = ∑𝑛,𝑝⟨𝑢𝑛 |⟩∗ ⟨𝑢𝑝 |𝐴̂|𝑢𝑛 ⟩ ⟨|𝑢𝑝 ⟩ =
̂ †
∗ ∗
∑𝑛,𝑝(⟨| 𝑢𝑝⟩⟨𝑢𝑝 |𝐴̂|𝑢𝑛 ⟩⟨𝑢𝑛 |⟩) = (⟨|𝐴̂|⟩) CQD
3. 2 Propriétés
Toutes les relations suivantes se démontrent aisément en considérant les représentations
matricielles ou en insérant les relations de fermeture.
Démonstration :
Pour tout couple de vecteurs de base {|𝑢𝑛 〉, |𝑢𝑝 〉} l’on peut écrire :
∗ ∗
⟨𝑢𝑛 |𝐴̂† |𝑢𝑝⟩ = ⟨𝑢𝑝 |𝐴̂|𝑢𝑛 ⟩ = ⟨𝑢𝑝 |⟩ ⟨|𝑢𝑛 ⟩∗ = ⟨𝑢𝑛 |⟩⟨|𝑢𝑝 ⟩𝐴̂† = |〉〈|
quelques soient les valeurs de n et p.
Démonstration :
Si | 〉 = 𝐴̂|〉 = ∑𝑛|𝑢𝑛 〉⟨𝑢𝑛 |𝐴̂|⟩alors le braassocié s’écrit :
∗
〈| = ∑⟨𝑢𝑛 |𝐴̂|⟩ 〈𝑢𝑛 | = ∑⟨|𝐴̂|𝑢𝑛 ⟩〈𝑢𝑛 | = 〈|𝐴̂†
𝑛 𝑛
†
(𝐴̂ + 𝐵̂ ) = 𝐴̂† + 𝐵̂ † (1.30)
†
(𝐴̂) = ∗ 𝐴̂† (1.31)
†
(𝐴̂𝐵̂ ) = 𝐵̂ † 𝐴̂† (1.32)
Pour tout couple de vecteurs de base {|𝑢𝑛 〉, |𝑢𝑝 〉}, l’on peut écrire :
† ∗ ∗ ∗
⟨𝑢𝑛 |(𝐴̂𝐵̂ ) |𝑢𝑝⟩ = ⟨𝑢𝑝 |(𝐴̂𝐵̂ )|𝑢𝑛 ⟩ = ∑⟨𝑢𝑝 |𝐴̂|𝑢𝑞 ⟩ ⟨𝑢𝑞 |𝐵̂ |𝑢𝑛 ⟩ = ∑⟨𝑢𝑞 |𝐴̂† |𝑢𝑝 ⟩⟨𝑢𝑛 |𝐵̂ † |𝑢𝑞 ⟩
𝑞 𝑞
= ∑𝑞⟨𝑢𝑛 |𝐵̂ † |𝑢𝑞 ⟩⟨𝑢𝑞 |𝐴̂† |𝑢𝑝 ⟩ = ⟨𝑢𝑛 |(𝐵̂ † 𝐴̂† )|𝑢𝑝⟩
Pour un opérateur auto-adjoint, les valeurs propres sont des réelles.
Démonstration :
⟨𝑎, 𝛼|𝐴|𝑎, 𝛼⟩ = 𝑎⟨𝑎, 𝛼|𝑎, 𝛼⟩ = 𝑎∗ ⟨𝑎, 𝛼|𝑎, 𝛼⟩(𝑎 − 𝑎∗ )⟨𝑎, 𝛼|𝑎, 𝛼⟩ = 0 𝑎 = 𝑎∗
̂
3. 3 Commutation et anticommutation
Deux opérateurs 𝐴̂ 𝑒𝑡 𝐵̂ commutent si :
[𝐴̂, 𝐵̂ ] = 𝐴̂𝐵̂ − 𝐵̂ 𝐴̂ = 0 Â 𝐵̂ = 𝐵̂ 𝐴̂
Deux opérateurs 𝐴̂ 𝑒𝑡 𝐵̂ anticommutent si :
[𝐴̂, 𝐵̂ ] = 𝐴̂𝐵̂ + 𝐵̂ 𝐴̂ = 0 Â𝐵̂ = −𝐵̂ 𝐴̂
Posons
1, 𝑠𝑖 𝑥 = 𝑥′
⟨𝑥|𝑥 ′ ⟩ { (1.34)
0, 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 𝑥′
En utilisant les propriétés du produit scalaire (qui ne dépend pas de la base choisie) nous pouvons
avoir :
pour deux kets |〉 et |〉. Or cette intégrale double est toujours nulle en n’ayant pas supposé les
deux kets orthogonaux. Dans le cas où 𝑥 = 𝑥′,
⟨(𝑡)|(𝑡)⟩ = ∫𝑥 ⟨(𝑡)|𝑥⟩ ⟨𝑥| (𝑡)⟩𝑑𝑥 (1.36)
Introduisons la fonction dans la direction 𝑥′, de largeur autour du point 𝑥 = 𝑥′ et de
1
hauteur . : 𝛿𝜀 (𝑥, 𝑥 ′ )
𝜀
1
𝜀
𝑥′
1 1
𝑥− 𝑥 𝑥+
𝜀 𝜀
Cours de mécanique quantique 2023-2024 13
1 𝑥+𝜀
∫𝑥,𝑥′⟨(𝑡)|𝑥⟩ 𝛿𝜀 (𝑥, 𝑥 ′ )⟨𝑥 ′ |(𝑡)⟩𝑑𝑥𝑑𝑥′ = ∫𝑥 ⟨(𝑡)|𝑥⟩𝑑𝑥 𝜀 ∫𝑥−𝜀 ⟨𝑥 ′ |(𝑡)⟩ 𝑑𝑥′ (1.37)
1 𝑥+𝜀
Dans la limite 𝜀 → 0, ∫𝑥−𝜀 ⟨𝑥 ′ |(𝑡)⟩ 𝑑𝑥′ → ⟨𝑥|(𝑡)⟩ et donc ⟨𝑥|𝑥′⟩ peut être identifié à la fonction
𝜀
𝛿𝜀 (𝑥, 𝑥 ′ ) pour 𝜀 → 0, c'est-à-dire un être mathématique nul pour 𝑥 ≠ 𝑥′ , infini pour 𝑥 = 𝑥′ et dont
l’intégrale sur tout l’axe 𝑥′ est égale à 1 (en effet ∫𝑥′ 𝛿𝜀 (𝑥, 𝑥 ′ )𝑑𝑥 ′ = 1 pour tout ). On appelle
distribution de DIRAC ou delta-fonction de DIRAC 𝛿(𝑥 − 𝑥 ′ ) cet objet mathématique et donc
Ainsi, les valeurs de la fonction d’onde (𝑥, 𝑡) d’une particule à l’instant 𝑡 peuvent être considérées
comme les coordonnées de son vecteur d’état |(𝑡)〉 sur une base orthonormée {|𝑥〉} dont chaque
ket est associé à une position 𝑥 :
Le vecteur |(𝑡)〉 représentant l’état quantique d’un système à l’instant 𝑡 est de norme unité
Introduisant trois opérateurs linéaires 𝑥̂, 𝑦̂ 𝑒𝑡 𝑧̂ définis dans la base {|𝑟⃗〉} par les éléments de matrice
suivants :
⟨𝑟⃗|𝑥̂|𝑟⃗⃗⃗⃗′ ⟩ = 𝑥𝛿 3 (𝑥 − 𝑥 ′ ) (1.44)
⟨𝑟⃗|𝑦̂|𝑟⃗⃗⃗⃗′ ⟩ = 𝑦𝛿 3 (𝑦 − 𝑦 ′ ) (1.45)
⟨𝑟⃗|𝑧̂ |𝑟⃗⃗⃗⃗′ ⟩ = 𝑧𝛿 3 (𝑧 − 𝑧 ′ ) (1.46)
Remarque :
Les trois opérateurs de position 𝑥̂, 𝑦̂ 𝑒𝑡 𝑧̂ commutent entre eux.
Par exemple pour les opérateurs 𝑥̂, 𝑦̂ on prouve que :
Des manipulations similaires peuvent être réalisées avec l’impulsion moyenne dont l’expression est
donnée par :
5. 2 Opérateur impulsion
De même que les trois opérateurs 𝑥̂, 𝑦̂ 𝑒𝑡 𝑧̂ , trois opérateurs linéaires 𝑝
̂,
𝑥 𝑝
̂𝑦 𝑒𝑡 𝑝̂𝑧 , peuvent être
introduits par leurs éléments de matrice dans la base {|𝑟⃗〉} :
Par conséquent :
𝜕
𝑥 (𝑡)⟩ = ∫𝑟′
⟨𝑟⃗|𝑝
̂| ⟨𝑟⃗|𝑝
̂|𝑟
𝑥
⃗⃗⃗⃗′ ⟩⟨𝑟⃗⃗⃗⃗′ |(𝑡)⟩𝑑 3 ⃗⃗⃗⃗
𝑟 ′ = −𝑖ħ ∫𝑟′ 𝑟 ′ )) ⟨𝑟⃗⃗⃗⃗′ |(𝑡)⟩𝑑 3 ⃗⃗⃗⃗
( 𝛿 3 (𝑟⃗ − ⃗⃗⃗⃗ 𝑟′ =
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ 𝜕𝑥
𝜕 ⃗⃗⃗|(𝑡)⟩ 𝑑 3 ⃗⃗⃗ 𝜕
−𝑖ħ 𝜕𝑥 ∫𝑟′
⃗⃗⃗⃗
𝛿 3 (𝑟⃗ − ⃗⃗⃗⃗
𝑟 ′ ) ⟨𝑟′ 𝑟′ = −𝑖ħ 𝜕𝑥 ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ (1.51)
𝜕
La fonction d’onde associée au vecteur d’état 𝑃̂𝑥 |〉 s’obtient en appliquant −ħ sur la fonction
𝜕𝑥
d’onde initiale.
Il en résulte donc :
Remarque:
Les trois opérateurs d’impulsion 𝑃̂𝑥 , 𝑃̂𝑦 𝑒𝑡 𝑃̂𝑧 commutent entre eux. Par exemple :
𝜕 𝜕 𝜕2
⟨𝑟⃗|[𝑃̂𝑥 , 𝑃̂𝑦 ]|⟩ = ⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑥 𝑃̂𝑦 − 𝑃̂𝑦 𝑃̂𝑥 |⟩ = 𝑖ħ (− 𝜕𝑥 ⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑦 |⟩ + 𝜕𝑦 ⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑥 |⟩) = −ħ2 𝜕𝑥𝜕𝑦 ⟨𝑟⃗|⟩ +
𝜕2 𝜕2 𝜕2
ħ2 𝜕𝑦𝜕𝑥 ⟨𝑟⃗|⟩ = ħ2 (− 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝜕𝑦𝜕𝑥 ) ⟨𝑟⃗|⟩ = 0,
Démonstration :
𝜕 𝜕 𝜕
⟨𝑟⃗|[𝑥̂, 𝑃̂𝑥 ]|⟩ = ⟨𝑟⃗|𝑥̂𝑃̂𝑥 − 𝑃̂𝑥 𝑥̂|⟩ = 𝑥⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑥 |⟩ + 𝑖ħ ⟨𝑟⃗|𝑥̂|⟩ = −𝑖ħ𝑥 ⟨𝑟⃗|⟩ + 𝑖ħ ⟨𝑟⃗|𝑥̂|⟩
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕 𝜕
= −𝑖ħ𝑥 ⟨𝑟⃗|⟩ + 𝑖ħ𝑥 ⟨𝑟⃗|⟩ + 𝑖ħ⟨𝑟⃗|⟩ = 𝑖ħ⟨𝑟⃗|⟩
𝜕𝑥 𝜕𝑥
[𝑥̂, 𝑃̂𝑥 ] = 𝑖ħ𝐼̂
[𝑥̂, 𝑃̂𝑥 ]|〉 = ∫𝑟⃗ |𝑟⃗〉⟨𝑟⃗|[𝑥̂, 𝑃̂𝑥 ]|⟩𝑑 3 𝑟⃗ = 𝑖ħ ∫𝑟⃗ |𝑟⃗〉⟨𝑟⃗|⟩𝑑 3 𝑟⃗ = 𝑖ħ|〉, ∀ |〉
1, 𝑗 = 𝑘
Généralement : [𝑟̂𝑗 , 𝑃̂𝑘 ] = 𝑖ħ𝛿𝑗𝑘 , avec 𝛿𝑗𝑘 = {
0, 𝑗 ≠ 𝑘
5. 3 Opérateur énergie
Pour l’énergie moyenne de la particule, on peut écrire :
𝑃̂2
〈𝐸〉 = ∫𝑟⃗ ⟨(𝑡)|𝑟⃗⟩ ( + 𝑉̂ (𝑟⃗)) ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩𝑑 3 𝑟⃗ (1.55)
2𝑚
𝜕 2
𝜕 2
Pour un problème à une dimension, par exemple 𝑥 : 𝑃̂𝑥2 = −ħ2 𝜕𝑥 2, d’où : −ħ2 𝜕𝑥 2 ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ n’est
rien d’autre que la fonction d’onde associée à : 𝑃̂𝑥2 |(𝑡)〉 :
𝜕 𝜕 𝜕 𝜕2
⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑥2 |(𝑡)⟩ = −𝑖ħ ⟨𝑟⃗|𝑃̂𝑥 |(𝑡)⟩ = −𝑖ħ (−𝑖ħ ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩) = −ħ2 2 ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ (1.56)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
Alors
Remarque : La fonction d’onde associée à 𝑉(𝑟⃗̂)|〉 sera obtenue en multipliant la fonction initiale
par l’énergie potentielle classique 𝑉(𝑟⃗).
En introduisant l’opérateur Hamiltonien :
2
̂ = 𝑃̂ + 𝑉(𝑟⃗̂)
𝐻 (1.60)
2𝑚
〈𝐸〉 = ⟨(𝑡)|𝐻
̂|(𝑡)⟩ (1.61)
𝐴̂ = 𝐴̂† (1.63)
Démonstration :
∗ ∗
⟨|𝐴̂ |⟩ = ⟨|𝐴̂|⟩ ⟨|𝐴̂|⟩ = ⟨|𝐴̂|⟩ 𝐴̂ = 𝐴̂† ; ∀ |〉 𝑒𝑡 |〉
†
|𝜓′⟩ et ⟨𝜓′| sont dits : conjugués hermitiens l’un de l’autre. La conjugaison hermitienne associe
donc 𝐴̂† à 𝐴. Elle change l’ordre des objets auxquels on l’applique ; d’où la règle :
Pour obtenir le conjugué hermétique ou l’adjoint d’une expression quelconque, comportant
des constantes, des ‘’kets’’, des ‘’bras’’, des opérateurs ,il faut:
Remplacer : 𝐂𝐭 par 𝐂𝐭∗; le ‘’ket’’ par le ‘’bra’’; le ‘’bra’’ par le ‘’ket’’ et l’opérateur par son
adjoint
Inverser l’ordre des facteurs (la place de la Ct n’a pas d’importance)
Exemples:
𝜆|𝑢〉⟨𝑣|𝑤⟩
1.2-Opérateurs hermitiens
Un opérateur 𝐴̂ est dit hermitien si : 𝐴̂ = 𝐴̂†
Propriétés :
∗
⟨𝜑|𝐴̂† |𝜓⟩ = ⟨𝜑|𝐴̂|𝜓⟩ = ⟨𝜓|𝐴̂|𝜑⟩ (1.65)
1.3-Représentation matricielle de 𝐴†
Dans la base {|𝑢𝑖 ⟩} , les éléments de matrice associée à 𝐴† s’écrivent :
Dans une représentation donnée, les matrices représentants 𝐴̂ et 𝐴̂† + sont hermitiens conjuguées
l’une de l’autre. On passe de l’une à l’autre par une conjugaison complexe suivie d’une
transposition.
1 𝑖 −2
Exemple: 𝐴 = (−𝑖 0 −1) Cette matrice est-elle hermitienne ?
0 2 1
Les opérateurs hermitiens jouent un rôle important en mécanique quantique, car ils représentent les
grandeurs physiques. Les valeurs propres (réelles) représentent les valeurs possibles de la grandeur
et les fonctions propres (ou vecteurs) les états associés.
Dans une base orthonormée, la matrice d'un tel opérateur est égale à la transposée de sa conjuguée,
on dit que la matrice est hermitienne (ou auto-adjointe).
6. 2 Opérateur unitaire
L’opérateur 𝐴̂ est dit unitaire s’il satisfait à la condition :
𝑑 𝜕 𝜕𝐴̂ 𝜕
〈𝐴〉 = ∫𝑟⃗ [( ⟨|𝑟⃗⟩) 𝐴̂⟨𝑟⃗|⟩ + ⟨|𝑟⃗⟩ ⟨𝑟⃗|⟩ + ⟨|𝑟⃗⟩𝐴̂ ( ⟨𝑟⃗|⟩)] 𝑑 3 𝑟⃗ (1.70)
𝑑𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑡
𝜕 𝜕
Posons : 𝑖ħ 𝜕𝑡 ⟨𝑟⃗|⟩ = 𝐻
̂⟨𝑟⃗|⟩, −𝑖ħ ⟨|𝑟⃗⟩ = 𝐻
𝜕𝑡
̂⟨|𝑟⃗⟩
Portant dans (1.65), nous obtenons :
𝑑 𝑖 𝜕𝐴̂ 𝑖
〈𝐴〉 = ∫𝑟⃗ [ 𝐻̂⟨|𝑟⃗⟩𝐴̂⟨𝑟⃗|⟩ + ⟨|𝑟⃗⟩ ⟨𝑟⃗|⟩ − ⟨|𝑟⃗⟩𝐴̂𝐻
̂ ⟨𝑟⃗|⟩] 𝑑 3 𝑟⃗ (1.71)
𝑑𝑡 ħ 𝜕𝑡 ħ
𝑑 𝑖 𝜕𝐴̂ 𝑖 𝜕𝐴̂
〈𝐴〉 = ∫𝑟⃗ [ ⟨|𝑟⃗⟩𝐻
̂ 𝐴̂⟨𝑟⃗|⟩ + ⟨|𝑟⃗⟩ ⟨𝑟⃗|⟩ − ⟨|𝑟⃗⟩𝐴̂𝐻
̂ ⟨𝑟⃗|⟩] 𝑑 3 𝑟⃗ = ∫ ⟨|𝑟⃗⟩
𝑟⃗
⟨𝑟⃗|⟩ +
𝑑𝑡 ħ 𝜕𝑡 ħ 𝜕𝑡
𝑖 𝜕𝐴̂
⟨|𝑟⃗⟩ {𝐻 ̂ }⟨𝑟⃗|⟩𝑑 3 𝑟⃗ 𝑑 〈𝐴〉 = ∫ ⟨|𝑟⃗⟩ { + 𝑖 {𝐻
̂𝐴̂ − 𝐴̂𝐻 ̂}} ⟨𝑟⃗|⟩𝑑 3 𝑟⃗
̂ 𝐴̂ − 𝐴̂𝐻 (1.73)
ħ 𝑑𝑡 𝑟⃗ 𝜕𝑡 ħ
Si les vecteurs d’état ⟨𝑟⃗|⟩ et ⟨|𝑟⃗⟩ ne sont pas fonction du temps, alors la dérivée de (1.69)
deviendra :
𝑑 𝑑
〈𝐴〉 = ∫𝑟⃗ ⟨|𝑟⃗⟩ 𝐴̂⟨𝑟⃗|⟩ 𝑑 3 𝑟⃗ (1.74)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝜕𝐴̂
𝑑 𝑖
𝐴̂ = 𝜕𝑡 + ħ {𝐻 ̂} = 𝜕𝐴̂ + 𝑖 [𝐻
̂𝐴̂ − 𝐴̂𝐻 ̂, 𝐴̂] (1.75)
𝑑𝑡 𝜕𝑡 ħ
𝑑 𝑑 𝜕𝑈
〈𝑥〉 = 〈𝑃̂𝑥 〉, 〈𝑃̂𝑥 〉 = − 〈 〉 = 〈𝐹𝑥 〉,
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜕𝑥
𝑑 𝑑 𝜕𝑈
〈𝑦〉 = 〈𝑃̂𝑦 〉, 〈𝑃̂𝑦 〉 = − 〈 〉 = 〈𝐹𝑦 〉, (1.76)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜕𝑦
𝑑 𝑑 𝜕𝑈
〈𝑧〉 = 〈𝑃̂𝑧 〉, 〈𝑃̂𝑧 〉 = − 〈 〉 = 〈𝐹𝑧 〉
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜕𝑧
𝑑 1 𝑑 𝜕𝑈
∫⟨|𝑥⟩ 𝑥̂⟨𝑥|⟩𝑑𝑥 = ∫⟨|𝑥⟩ 𝑃̂𝑥 ⟨𝑥|⟩𝑑𝑥, ∫⟨|𝑥⟩ 𝑃̂𝑥 ⟨𝑥|⟩𝑑𝑥 = − ∫⟨|𝑥⟩ ⟨𝑥|⟩𝑑𝑥
𝑑𝑡 𝑚 𝑑𝑡 𝜕𝑥
𝑑 1 𝑑 𝜕𝑈
𝑑𝑡
∫⟨|𝑦⟩ 𝑦̂⟨𝑦|⟩𝑑𝑦 = 𝑚 ∫⟨|𝑦⟩ 𝑃̂𝑦 ⟨𝑦|⟩𝑑𝑦, 𝑑𝑡 ∫⟨|𝑦⟩ 𝑃̂𝑦 ⟨𝑦|⟩𝑑𝑦 = − ∫⟨|𝑦⟩ 𝜕𝑥 ⟨𝑦|⟩𝑑𝑦
(1.77)
𝑑 1 𝑑 𝜕𝑈
𝑑𝑡
∫⟨|𝑧⟩ 𝑧̂ ⟨𝑧|⟩𝑑𝑧 = ∫⟨|𝑧⟩ 𝑃̂𝑧 ⟨𝑧|⟩𝑑𝑧, ∫⟨|𝑧⟩ 𝑃̂𝑧 ⟨𝑧|⟩𝑑𝑧 = − ∫⟨|𝑧⟩ ⟨𝑧|⟩𝑑𝑧
𝑚 𝑑𝑡 𝜕𝑧
Démonstration :
Posons |𝑎 〉 = 𝐴̂|𝑎 〉 − 𝑎|𝑎 〉 et cherchons à déterminer le carré de la norme de ce ket
vecteur tout en considérant l’opérateur 𝐴̂ hertmitien (que).
⟨𝑎|𝑎 ⟩ = (〈𝑎 |𝐴̂+ − 𝑎∗ 〈𝑎 |)(𝐴̂|𝑎 〉 − 𝑎|𝑎 〉) = (〈𝑎 |𝐴̂ − 𝑎〈𝑎 |)(𝐴̂|𝑎 〉 − 𝑎|𝑎 〉)
= ⟨𝑎 |𝐴̂2 |𝑎 ⟩ − 2𝑎⟨𝑎 |𝐴̂|𝑎 ⟩ + 𝑎2 ⟨𝑎 |𝑎⟩
= ⟨𝑎 |𝐴̂2 |𝑎 ⟩ − 2𝑎2 ⟨𝑎 |𝑎 ⟩ + 𝑎2 ⟨𝑎 |𝑎 ⟩ = ⟨𝑎 |𝐴̂2 |𝑎 ⟩ − 2𝑎2 + 𝑎2
= ⟨𝑎 |𝐴̂2 |𝑎 ⟩ − 𝑎2 = ∆𝐴2 = 0
Par conséquent |𝑎 〉 = 𝐴̂|𝑎 〉 − 𝑎|𝑎 〉 = 0 𝐴̂|𝑎 〉 = 𝑎|𝑎 〉
Les vecteurs propres ayant des valeurs propres différentes sont orthogonaux.
Remarque :
1 – Les résultats obtenus lors de la mesure d’une grandeur physique sont les valeurs propres de
l’opérateur associé.
2 – Les vecteurs propres sont des états où la grandeur physique est parfaitement définie, sa mesure
donnant avec certitude la valeur propre associée.
3 – Immédiatement après la mesure, le système est dans un état propre de l’opérateur associé à la
valeur propre mesurée.
8. 2 Détermination pratique des valeurs et vecteurs propres dans une base orthonormée {|𝒖𝒏 〉}
Considérons {𝒄𝒏 } les composantesdans la base {|𝒖𝒏 〉}d’un vecteur propre associé à la valeur
propre 𝑎. L’équation aux valeurs propres se traduit de façon matricielle par :
Si l’on note 𝐴𝑛𝑝 = ⟨𝑢𝑛 |𝐴̂|𝑢𝑝 ⟩ les éléments de matrice de l’opérateur 𝐴̂, on peut écrire :
𝐴11 − 𝑎 ⋯ 𝐴1𝑝 𝑐1 0
( ⋮ ⋱ ⋮ )( ⋮ ) = (⋮) (1.81)
𝐴𝑛1 ⋯ 𝐴𝑛𝑝 − 𝑎 𝑐𝑛 0
Le vecteur propre étant non nul, la matrice d’éléments 𝐴𝑛𝑝 − 𝑎𝛿𝑛𝑝 ne doit pas être inversée,
ce qui oblige son déterminant à être nul :
La résolution de cette équation fournit les valeurs propres 𝑎 ; les vecteurs propres
correspondants sont obtenus en résolvant le système linéaire suivant :
∑𝑝 𝐴𝑛𝑝 𝐶𝑝 = 𝐶𝑛 (1.83)
Les vecteurs propres ayant des valeurs propres différentes sont orthogonaux.
Démonstration :
Soient 𝑎𝑖 , 𝑎𝑗 les valeurs propres des vecteurs |〉, |〉
𝐴̂|〉 = 𝑎𝑖 |〉; 𝐴̂|〉 = 𝑎𝑗 |〉
Multipliant la première égalité par|〉 𝑒𝑡 la seconde par |〉on obtient :
⟨|𝐴̂|⟩ = 𝑎𝑖 ⟨|⟩ (a)
⟨|𝐴|⟩ = 𝑎𝑗 ⟨|⟩
̂ (b)
On sait que
∗ ∗
⟨|𝐴̂|⟩ = (⟨|𝐴̂|⟩) = 𝑎𝑗∗ ⟨|𝐴̂|⟩ = 𝑎𝑗∗ ⟨|𝐴̂|⟩ (c)
Comparant (a) et (c) on obtient :
𝑎𝑖 ⟨|⟩ = 𝑎𝑗∗ ⟨|⟩(𝑎𝑖 − 𝑎𝑗∗ )⟨|⟩ = 0 puisque 𝑎𝑖 − 𝑎𝑗∗ ≠ 0 ⟨|⟩ = 0
Les vecteurs propres sont orthogonaux.
Anode Cathode
R
V
A
Dans un tube à vide (cellule photo-électrique) sont placés une plaque métallique appelée
cathode et un filament appelé anode. La cathode portée à un potentiel V C reçoit un rayonnement
excitateur de fréquence et de puissance P. L’anode portée à un potentiel VA recueille les électrons
émis par la cathode.
1. 2 Résultats expérimentaux
Lorsqu’on éclaire la cathode, il apparaît entre l’anode et la cathode un courant électrique
dont l’intensité est fonction du matériau de la cathode, de la différence de potentiel UAC et de la
fréquence de la lumière.
L’expérience consiste à mesurer l’intensité du courant qui traverse la cellule photoélectrique
en fonction des trois paramètres expérimentaux :
IS
𝑃2 < 𝑃1
S U
Courbe de l’intensité du courant électrique I en -U0
fonction de la fréquence (P=cste, U =cste) Caractéristique courant-tension de(P=cste, =cste)
c) d)
IS |𝑈0 |
s,Na
ℎ𝑠,𝑁𝑎 s,Zn
S |𝑒 | ℎ𝑠,𝑍𝑛
Courbe de l’intensité du courant I en |𝑒 |
fonction du module du vecteur Pointing Courbe du potentiel d’arrêt en fonction de la fréquence
𝐸⃗⃗⋀𝐵
⃗⃗
𝑆⃗ = 𝜇 (2.3)
0
Lorsque l’on change la nature de la cathode, on constate que la fréquence de seuil varie mais
la pente de |𝑈0 | en fonction de se trouve être indépendante de la nature du métal (fig. d).
Soient 𝑣⃗ la vitesse d’un électron libéré, m sa masse et –e sa charge. Animé d’une énergie cinétique
1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑣 2 , (2.4)
2
1
2𝑒𝑈0 2
Soit 𝑣 = ( )
𝑚
Les électrons sont normalement liés au métal et le travail de sortie W0 est caractéristique du métal
utilisé. Si l’on veut extraire un électron au métal, il faut lui fournir une énergie supérieure ou égale
à W0. Donc un photon ne pourra extraire un électron du métal que si son énergie est supérieure ou
égale àW0 :
ℎ ≥ 𝑊0 = ℎ𝑠 (2.6)
1 ℎ(−𝑠)
𝑒𝑈0 = 2 𝑚𝑣 2 = ℎ( − 𝑠 )𝑈0 = 𝑒
(2.8)
𝐸 ℏ𝜔
𝑝= 𝑐
= 𝑐
(2.9)
Avec h=6,626.10-34 J. s
Mais compte tenu de 𝜔 = 𝑐𝑘 et de ce que l’impulsion et le vecteur d’onde sont parallèles et de
même sens, on aboutit à la relation vectorielle suivante
ℎ
𝑝⃗ = 2𝜋 𝑘⃗⃗ = ℏ𝑘⃗⃗ (2.10)
ℎ
𝑝=𝜆 (2.11)
L’hypothèse de de Broglie est que les relations (2.10) et (2.11) sont valables pour toutes les
particules. Selon cette hypothèse, une particule d’impulsion𝑝⃗possède des propriétés ondulatoires
caractéristiques d’une longueur d’onde λ = h/p. Si 𝑣 ≪ 𝑐, on utilisera 𝑝⃗ = 𝑚𝑣⃗. Si cette hypothèse
est correcte, on doitpouvoir observer avec des particules des propriétés caractéristiques des
ondescomme les interférences et la diffraction.
ħ𝑘⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗0
ħ𝑘 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦 ⃗⃗⃗⃗⃗0
ħ𝑘 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦
x x
𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑥
Avant le choc Après le choc
𝑚𝑣⃗
Une onde monochromatique de Röntgen de longueur d’onde 0 est envoyée de la source S vers une
cible de graphite M qui diffuse l’onde dans des directions différentes. Sous l’angle , à l’aide du
cristal C et du détecteur D l’on mesure l’intensité du rayonnement et sa longueur d’onde. On a
obtenu les graphiques suivants :
0 0
c) d)
=90° =135°
0 0
Sur les graphiques on remarque pour 0° il y a l’existence de deux pics ; le premier correspond à
=0 et le second à 0. L’apparition d’une nouvelle longueur d’onde autre que 0 dans le
rayonnement diffusé sur les électrons est appelé EFFET COMPTON. Dans la diffusion Compton,
nous avons une collision élastique. Donc la conservation de l’énergie et de la quantité de
mouvement nous permet d’écrire :
Les relations (2.14) et (2.15) combinées à (2.13) permettent de calculer, pour un angle de diffusion
:
- Le déplacement Compton ∆ = − 0,
- La vitesse 𝑣 de l’électron de recul.
Elevant au carré (2.14) et (2.15), puis sommant le résultat on obtient :
𝑚02𝐶 2 𝛽 2
𝑚2 𝑣 2 = ħ2 (𝑘02 + 𝑘 2 − 2𝑘0 𝑘𝑐𝑜𝑠𝜃) = 1−𝛽 2
(2.16)
L’équation (2.13), après transformation, élevée au carré peut s’écrire sous la forme :
𝑚02𝐶 4
1−𝛽 2
= [𝑚0 𝐶 2 + ħ(0 − )]2 (2.17)
2𝜋 2𝜋 4𝜋 2ħ
0
−
= (1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃) (2.19)
0 𝑚0 𝐶
2𝜋ħ
∆ = − 0 = 𝑚 𝐶 (1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃) (2.20)
0
Remarque : La formule (2.20) montre que la longueur d’onde du rayonnement diffusé est
supérieure à celle du rayonnement incident, c’est-à-dire 0. Cela signifie qu’une partie de l’énergie
est transmise à l’électron
Théoriquement, on réalise un corps noir en perçant un trou dans une enceinte et les radiations qui
pénètrent par le trou ne sortent plus, car elles se réfléchissent indéfiniment sur les parois. Ainsi un
corps noir chauffé à température élevée émet de la lumière (comme le fait un barreau de fer chauffé),
et, à température égale, son rayonnement est plus puissant que celui de n’importe quel autre corps.
Le qualificatif de noir vient de l’aspect sombre d’un tel corps qui, à température ambiante, ne
rayonne pas dans le visible ; au zéro absolu, il apparaît totalement noir.
La matière est constituée de corpuscules localisés, alors que le rayonnement est défini à un instant
donné par un champ électromagnétique en tout point de l’espace. Les deux types d’objets
s’accommodent d’une variation continue d’énergie puisqu’il est possible de modifier la vitesse des
particules ou l’intensité du champ électromagnétique de quantités aussi faibles que l’on le veut.
L’exitance, dont les pics se déplacent vers les courtes longueurs d’onde était décrite par deux lois
empiriques classiques contradictoires.
Non seulement cette formule était inadaptée à hautes fréquences, mais elle conduisait à cette
absurdité manifeste que l’énergie totale obtenue par intégration sur toutes les fréquences était
infinie.
C’est alors que Max Planck eut l’idée d’étudier un corps noir aux parois constituées d’oscillateurs
électromagnétiques et postulat sa fameuse formule empirique,
qui dans la gamme de fréquences correspondantes, se réduisait soit à la formule de Wien (Eq. (2.22))
pour ħ𝜔 ≫ 𝐾𝐵 𝑇, soit à celle de Rayleigh-Jeans (Eq. (2.23)) pour ħ𝜔 ≪ 𝐾𝐵 𝑇.
𝐸𝑛 = 𝑛ħ𝜔 (2.25)
𝑛 = 0, 1, 2, ⋯
Les oscillateurs n’émettent pas continuellement de l’énergie, ils émettent seulement par
sauts ou quanta. Cette énergie est émise lorsque l’oscillateur saute d’un état quantique
à un autre :
∆𝐸 = ∆𝑛ħ𝜔 (2.26)
4. 2 Loi de Stefan-Boltzmann
Cette loi énonce que la puissance totale P émise par un corps noir par unité de surface A (ou exitance
totale) est proportionnelle à la quatrième puissance de sa température absolue :
𝑃
= ∫ 𝑀(𝜔, 𝑇)𝑑𝜔 = 𝜎𝑇 4 (2.27)
𝐴
𝜋 2𝐾 4 2𝜋 5𝑘 4
𝜎 = 60ħ2 𝐶𝐵2 = 15ℎ 3𝐶 2 = 5,67051. 10−8 𝑊𝑚−2 𝐾 −4 - constante de Stefan-Boltzmann
4. 3 Mouvement circulaire
Le mouvement planétaire de l’atome stipule la présence d’un noyau positif de charge 𝑧|𝑒| autour
duquel graphitent des électrons négatifs. L’électron est soumis à une force centripète radiale :
𝑧𝑒 2
𝐹 = 4𝜋𝜀 2
(2.28)
0𝑟
𝑧𝑒 2
𝐸𝑝 = − 4𝜋𝜀 (2.29)
0𝑟
La vitesse linéaire de l’électron est telle que la force centripète soit égale à la masse de l’électron
multipliée par l’accélération radiale :
𝑧𝑒 2 𝑣2
𝐹 = 4𝜋𝜀 2
=𝑚 (2.30)
0𝑟 𝑟
𝑧𝑒 2
𝐸𝐶 = (2.31)
8𝜋𝜀0 𝑟
Et l’énergie totale
𝑧𝑒 2 𝑧𝑒 2 𝑧𝑒 2 𝜎2
𝐸 = 8𝜋𝜀 𝑟 − 4𝜋𝜀 = − 8𝜋𝜀 = − 2𝑚𝑟2 (2.32)
0 0𝑟 0𝑟
𝑚𝑒 4 𝐸
𝐸𝑛 = − 32𝜋2 𝜀2𝑛2 ħ2 = − 𝑛12 (2.35)
0
𝑚𝑒 4
Avec - 𝐸1 = 32𝜋2𝜀2ħ2
0
Ce qui explique parfaitement les spectres d’émission de l’atome d’hydrogène. Le rayon de l’orbite
correspondant à cette énergie est :
4𝜋𝜀 𝑛2ħ2
0
𝑟𝑛 = 𝑚𝑒 2
(2.36)
Le rayon 𝑎0 de la première orbite de Bohr, correspondant à n=1 (état fondamental) vaut :
4𝜋𝜀0 ħ2
𝑎0 = = 0,529 Å (2.37)
𝑚𝑒 2
Pour une particule libre, la décomposition de la fonction d’onde en termes d’ondes planes de De
Broglie donne directement :
𝑃2
avec 𝐸 =
2𝑚
(𝑝⃗) étant la fonction qui définit le paquet d’ondes.
La fonction (𝑝⃗, 𝑡) contient la même information que (𝑟⃗, 𝑡) : connaître l’une de ces fonctions,
c’est connaître l’autre. et ne sont donc que deux écritures différentes d’un même être
mathématique représentant l’état de la particule.
𝐿𝑥 = 𝑦𝑃𝑧 − 𝑧𝑃𝑦
⃗𝐿⃗ = 𝑟⃗𝑝⃗ { 𝐿𝑦 = 𝑧𝑃𝑥 − 𝑥𝑃𝑧 (3.1)
𝐿𝑧 = 𝑥𝑃𝑦 − 𝑦𝑃𝑥
Les opérateurs associés à ces trois composantes s’obtiennent en substituant à chaque grandeur
apparaissant dans le produit vectoriel son opérateur associé :
𝑥 → 𝑥̂ = 𝑥; 𝑦 → 𝑦̂ = 𝑦; 𝑧 → 𝑧̂ = 𝑧
𝜕 𝜕 𝜕
𝑃𝑥 → 𝑃̂𝑥 = −𝑖ħ ; 𝑃𝑦 → 𝑃̂𝑦 = −𝑖ħ ; 𝑃𝑧 → 𝑃̂𝑧 = −𝑖ħ (3.2)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝑟⃗
𝜃
𝑂 𝑦
𝜑
𝑥
𝐻
𝑥 = 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑; 𝑦 = 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃𝑠𝑖𝑛𝜑; 𝑧 = 𝑟𝑐𝑜𝑠𝜃 (3.5)
Les relations (3.6) peuvent être écrites comme une transformation orthogonale des différentielles
totales 𝑑𝑟, 𝑟𝑑𝜃, 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜑 :
Il en résulte :
𝜕𝑟 𝜕𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕𝜑 𝑠𝑖𝑛𝜑
= 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑; = : =−
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝑟 𝜕𝑥 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃
Et finalement :
𝜕 𝜕𝑟 𝜕 𝜕𝜃 𝜕 𝜕𝜑 𝜕 𝜕 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜕
𝜕𝑥
= 𝜕𝑥 𝜕𝑟 + 𝜕𝑥 𝜕𝜃 + 𝜕𝑥 𝜕𝜑 = 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕𝑟 + 𝑟 𝜕𝜃
− 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜑
𝜕 𝜕𝑟 𝜕 𝜕𝜃 𝜕 𝜕𝜑 𝜕 𝜕 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜕 𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕
𝜕𝑦
= 𝜕𝑦 𝜕𝑟 + 𝜕𝑦 𝜕𝜃 + 𝜕𝑦 𝜕𝜑 = 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜕𝑟 + 𝑟 𝜕𝜃
+ 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜑 (3.8)
𝜕 𝜕𝑟 𝜕 𝜕𝜃 𝜕 𝜕𝜑 𝜕 𝜕 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕
𝜕𝑧
= 𝜕𝑧 𝜕𝑟 + 𝜕𝑧 𝜕𝜃 + 𝜕𝑧 𝜕𝜑 = 𝑐𝑜𝑠𝜃 𝜕𝑟 − 𝑟 𝜕𝜃
Ou encore par la transformation inverse :
Ainsi, en tenant compte de ces relations, nous obtenons pour les opérateurs 𝑳̂𝒙 , 𝑳̂𝒚 et 𝑳̂𝒛 :
𝜕
𝐿̂𝑧 = −𝑖ħ 𝜕𝜑
𝜕 𝜕
𝐿̂𝑥 = −𝑖ħ (𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜕𝜃 + 𝑐𝑡𝑔𝜃𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕𝜑) (3.10)
𝜕 𝜕
𝐿̂𝑦 = −𝑖ħ (𝑐𝑜𝑠𝜑 𝜕𝜃 − 𝑐𝑡𝑔𝜃𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜕𝜑 )
1 𝜕 𝜕 1 𝜕2
avec ∆𝜃,𝜑 = 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜃 (𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜃 ) + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝜕𝜑2
[𝐿̂2 , 𝐿̂𝑥 ] = [𝐿̂2𝑥 + 𝐿̂2𝑦 + 𝐿̂2𝑧 , 𝐿̂𝑥 ] = [𝐿̂2𝑥 , 𝐿̂𝑥 ] + [𝐿̂2𝑦 , 𝐿̂𝑥 ] + [𝐿̂2𝑧 , 𝐿̂𝑥 ] (3.12)
Remarque :
Les opérateurs de montée 𝐿̂+ et de descente 𝐿̂− ne sont pas hermitiens, mais sont adjoints l’un de
l’autre.
+ +
(𝐿̂+ ) = 𝐿̂− ; (𝐿̂− ) = 𝐿̂+ (3.16)
𝑳̂+ et 𝑳̂− ne correspondent pas à des grandeurs physiques mais sont de simples intermédiaires de
calcul. Ils satisfont à un certain nombre de relations de commutation :
[𝐿̂2 , 𝐿̂− ] = [𝐿̂2 , 𝐿̂+ ] = 0 ; [𝐿̂𝑧 , 𝐿̂+ ] = ħ𝐿̂+ 𝑒𝑡 [𝐿̂𝑧 , 𝐿̂− ] = −ħ𝐿̂− (3.18)
𝜕
𝐿̂𝑧 |𝑚, 𝑙〉 = −𝑖ħ |𝑚, 𝑙〉 = 𝑎|𝑚, 𝑙〉 (3.20)
𝜕𝜑
𝑒 𝑖2𝑚𝜋 = 1 (3.22)
La composante 𝐿𝑧 du moment cinétique ne peut prendre comme valeur propre que 𝑚ħ 𝑜ù 𝑚 est un
entier positif, négatif ou nul.
𝐿̂+ |𝑚, 𝑙〉 = 𝐶𝑚
+ |𝑚
+ 1, 𝑙〉 de même 𝐿̂− |𝑚, 𝑙〉 = |𝑚 − 1, 𝑙〉 (3.24)
+ |2
|𝐶𝑚 = ⟨𝑚, 𝑙|𝐿̂− 𝐿̂+ |𝑚, 𝑙⟩ (3.26)
De même :
− |2
|𝐶𝑚 = ⟨𝑚, 𝑙|𝐿̂+ 𝐿̂− |𝑚, 𝑙⟩ (3.27)
Or 𝐿̂+ 𝐿̂− = 𝐿̂2𝑥 + 𝐿̂2𝑦 + 𝑖(𝐿̂𝑥 𝐿̂𝑦 − 𝐿̂𝑦 𝐿̂𝑥 ) et 𝐿̂− 𝐿̂+ = 𝐿̂2𝑥 + 𝐿̂2𝑦 − ħ𝐿̂𝑧 = 𝐿̂2 − 𝐿̂2𝑍 − ħ𝐿̂𝑧
𝐿̂− 𝐿̂+ |𝑚, 𝑙〉 =(𝐿̂2𝑥 + 𝐿̂2𝑦 − ħ𝐿̂𝑧 )|𝑚, 𝑙〉 = [𝑙(𝑙 + 1) − 𝑚2 − 𝑚]ħ2 |𝑚, 𝑙〉
Ainsi :
+ |2
|𝐶𝑚 = ⟨𝑚, 𝑙|𝐿̂+ 𝐿̂− |𝑚, 𝑙⟩ = [𝑙(𝑙 + 1) − 𝑚2 − 𝑚]ħ2 ⟨𝑚, 𝑙|𝑚, 𝑙⟩
|𝐶𝑚+ | = √𝑙(𝑙 + 1) − 𝑚(𝑚 + 1)ħ
De même
Puisque le carré du moment cinétique est nécessairement supérieur au carré d’une de ses
composantes, il s’ensuit :
−𝑙 ≤ 𝑚 ≤ 𝑙 (3.31)
Le carré du moment cinétique ne peut prendre que les valeurs 𝑙(𝑙 + 1)ħ2 où l est un entier positif
ou nul.
Postulat 2 :
sont les seuls résultats de mesure possibles. Les résultats de mesure de grandeurs physiques sont
des grandeurs réelles. Cela impose aux valeurs propres des opérateurs associés d’être réelles. En
conséquence, les opérateurs associés aux grandeurs physiques doivent être hermitiens.
A tout instant t, la fonction ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ du système peut s’écrire :
En multipliant ce ket par ⟨𝑟⃗|𝑚 ⟩ et en utilisant l’orthonormalité des kets propres, (1.6), on trouve
immédiatement l’expression des coefficients.
L’axiome d’associativité nous permet de visualiser le produit |𝑎𝑚 〉〈𝑎𝑚 |⟨𝑟⃗|𝜓⟩ soit comme le nombre
〈𝑎𝑚 |⟨𝑟⃗|𝜓⟩ multipliant le ket |𝑎𝑚 〉, soit, ce qui est équivalent, comme l’opérateur |𝑎𝑚 〉〈𝑎𝑚 |.agissant
sur le ket ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩. Puisque ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ est un ket quelconque, on doit avoir
∑𝑁
𝑚=1|𝑎𝑚 〉 〈𝑎𝑚 | = 1 (4.8)
où 1 est l’opérateur identité dans l’espace des états. L’équation (4.8) porte le nom de relation de
fermeture ou relation de complétude ou encore résolution de l’identité.
Postulat 4 :
Soit un système décrit par le vecteur d’état ⟨𝑟⃗|(𝑡)⟩ = ∑𝑛 𝐶𝑛 (𝑡)⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩. La probabilité que le
résultat de la mesure de la grandeur A soit, à l’instant t,𝑎𝑛 est :
|𝐶𝑛 |2 . (4.9)
⃗|⟩
𝜕⟨𝑟
̂⟨𝑟⃗|⟩ = 𝑖ħ
𝐻 (4.10)
𝜕𝑡
Le résultat de la mesure de A est an avec la probabilité |𝐶𝑛 |2 et celui de B est b avec la probabilité
|𝐶 |2 . |𝐶𝑛 |2 et |𝐶 |2 sont des lois de distribution statistique des anet b. Elles sont caractérisées par
les valeurs moyennes :
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅2 ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅2
𝜎𝑎 = √(𝐴̂ − 𝐼̂𝐴̅) ; 𝜎𝑏 = √(𝐵̂ − 𝐼̂𝐵̅ ) (4.13)
̂ + 𝑖𝐵′
= (𝐴′ ̂ ) (4.13)
Le produit scalaire ⟨|⟩ est positif ou nul quel que soit le réel , car c’est le carré de la norme de
.
Soit:
̂ − 𝑖𝐵′
⟨(𝐴′ ̂ )|(𝐴′
̂ + 𝑖𝐵′
̂ )⟩ ≥ 0 (4.14)
̂ = 𝐴̂ − 𝐼̂𝐴̅ ; 𝐵′
avec 𝐴′ ̂ = 𝐵̂ − 𝐼̂𝐵̅ 𝑒𝑡 [𝐴′
̂ , 𝐵′
̂ ] = 𝑖ħ
L’inéquation (3.11) est un polynôme de second degré en . Il est positif si le discriminant est positif.
Comme nous travaillons dans l’espace de nombre complexe, alors :
ħ
ħ2 − 4𝜎𝐵2 𝜎𝐴2 ≤ 0 𝜎𝐴 𝜎𝐵 ≥ 2 (4.16)
𝜕
𝐿̂𝑧 = −𝑖ħ 𝜕𝜑 (4.18)
ħ
∆𝐿𝑧 ∆𝜑 ≥ 2 (4.19)
Cette relation d’incertitude est identique aux précédentes par la forme, mais différente à
celles-ci par le sens physique. En effet :
La grandeur mesurée n’est pas l’énergie totale d’un état donné, mais la différence d’énergie du
système lors de son passage d’un état à un autre.
Le temps est un processus continu, c’est pour cette raison qu’il n’existe pas de « point moyen » par
rapport auquel on peut considérer ∆𝑡 comme une dispersion de quelques instants.
La relation de De Broglie E=ħω montre que pour ω=cste, alors E=cste. Dans ces conditions nous
pouvons utiliser l’équation de Helmoltz pour les ondes de De Broglie pour une particule dans un
potentiel U avec une énergie totale E=cste.
𝑃2
𝐸 = 2𝑚 + 𝑈 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 (4.22)
il ressort que :
2𝑚
𝑘2 = ħ2
(𝐸 − 𝑈) (4.24)
̂⟨𝑟⃗|⟩ = 𝐸⟨𝑟⃗|⟩
𝐻 (4.26)
ħ2 𝑃̂2
Avec 𝐻 ̂ = − ∇2 + 𝑈(𝑟) = + 𝑈(𝑟)
2𝑚 2𝑚
Remarque :
L’état stationnaire ne correspond à aucun phénomène physique, mais permet de comprendre et de
décrire les phénomènes physiques.
Le vecteur d’état ⟨𝑟⃗|⟩ est l’intégrale de l’équation (4.21) ou (4.26), par contre |⟨𝑟⃗|⟩|2 constitue
la densité de probabilité de localiser une particule au point de coordonnées 𝑟⃗. En d’autres
termes∫|⟨𝑟⃗|⟩|2 𝑑𝑉 est la probabilité de localiser une particule dans le volume dV aux alentours du
point de coordonnées 𝑟⃗. De ces propositions il ressort que la fonction d’état ⟨𝑟⃗|⟩ doit être continue,
unique et finie en tous les points. Dans le domaine de l’espace où l’énergie potentielle 𝑈(𝑟⃗) tend
Multipliant l’équation (4.27) par ⟨𝑛′ |𝑟⃗⟩ et l’équation (4.28) par ⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩, puis faisant la différence
on obtient :
2𝑚
⟨𝑛′ |𝑟⃗⟩∇2 ⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩ − ⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩∇2 ⟨𝑛′ |𝑟⃗⟩ + (𝐸𝑛 − 𝐸𝑛′ )⟨𝑛′ |𝑟⃗⟩⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩ = 0 (4.29)
ħ2
Dans la suite, nous adopterons les écritures suivantes :⟨𝑛′ |𝑟⃗⟩ = 〈𝑛′ | et ⟨𝑟⃗|𝑛 ⟩ = |𝑛 〉. Avec ces
différentes notations l’équation (4.29) s’écrit :
2𝑚
〈𝑛′ |∇2 |𝑛 〉 − 〈𝑛 |∇2 |𝑛′ 〉 + (𝐸𝑛 − 𝐸𝑛′ )⟨𝑛′ |𝑛 ⟩ = 0 (4.30)
ħ2
Avec 𝐴⃗ = (〈𝑛′ |∇
⃗⃗| 〉 − ⟨ |∇
𝑛 𝑛
⃗⃗|𝜓𝑛′ 〉)
2𝑚
∫𝑉 𝑑𝑖𝑣𝐴⃗𝑑𝑉 + ħ2 (𝐸𝑛 − 𝐸𝑛′ ) ∫𝑉 ⟨𝑛′ |𝑛 ⟩𝑑𝑉 = 0 (4.32)
La première intégrale, par le théorème de Gauss peut se transformer en une intégration sur une
surface.
⃗⃗⃗⃗⃗ = ∫ 𝐴𝑛 𝑑𝑆
∫𝑉 𝑑𝑖𝑣𝐴⃗𝑑𝑉 = ∫𝑆 𝐴⃗ ∙ 𝑑𝑆 (4.33)
𝑆
Lorsque 𝑉 → ∞, → 0 aussi rapidement. Alors A doit tendre vers zéro aussi rapidement comme
1
une fonction proportionnelle à 𝑟 2 , où r est le rayon de la sphère contenant le volume V. En définitif
nous avons :
En général :
1, 𝑛 = 𝑛 ′ , 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
∫𝑉 ⟨𝑛′ |𝑛 ⟩𝑑𝑉 = {
0, 𝑛 ≠ 𝑛 ′ , 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑′𝑜𝑟𝑡ℎ𝑜𝑔𝑜𝑛𝑎𝑙𝑖𝑡é
𝜕| 〉
𝐸|〉 = −𝑖ħ 𝜕𝑡 (4.34)
En tenant compte de (4.34), l’équation stationnaire s’écrit :
𝜕| 〉 ħ2
−𝑖ħ 𝜕𝑡
= (− 2𝑚 ∇2 + 𝑈) |〉 (4.35)
𝜕〈 | ħ2
𝑖ħ 𝜕𝑡
= (− 2𝑚 ∇2 + 𝑈) 〈| (4.36)
Multipliant (4.35) par bra 〈| à gauche et (4.36) par ket |〉 à droite, puis faisant la différence nous
obtenons :
Posons :
ħ𝑞
𝑗⃗ = 𝑖 2𝑚 (|〉∇
⃗⃗〈| − 〈|∇
⃗⃗|〉) - densité de courant de probabilité,
𝜌 = 𝑞⟨|⟩ - courant de probabilité
Avec q la charge de la particule.
Avec ces notations l’équation (4.37) devient l’équation de continuité :
𝜕𝜌
+ 𝑑𝑖𝑣𝑗⃗ = 0 (4.38)
𝜕𝑡
2. 6 Principe de superposition
Si un système quantique peut se trouver dans des états décrits par les fonctions d’état |1 〉 et |2 〉,
alors il peut se trouver dans un état décrit par la fonction d’état :
𝜕| 〉 ħ2 𝜕2 | 〉
−𝑖 = (1.1)
𝜕𝑡 2𝑚 𝜕𝑥 2
𝑑2 | 0 〉 2𝑚
𝑑𝑥 2
+ ħ2
𝐸|0 〉 = 0 (1.3)
𝑃𝑥 ∙𝑥 𝑃𝑥 ∙𝑥
|0 〉 = 𝐴 ∙ 𝑒𝑥𝑝 (−𝑖 ) + 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 (𝑖 ) (1.4)
ħ ħ
𝑖 𝑖
|〉 = 𝐴 ∙ 𝑒𝑥𝑝 [− (𝐸. 𝑡 + 𝑃𝑥 . 𝑥)] + 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 [− (𝐸. 𝑡 − 𝑃𝑥 . 𝑥)] (1.5)
ħ ħ
𝑖
|〉 = 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 [− (𝐸. 𝑡 − 𝑃𝑥 . 𝑥)] (1.6)
ħ
Ou de manière générale :
𝑖
|〉 = 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 [− (𝐸𝑡 − 𝑝⃗ . 𝑟⃗)] (1.7)
ħ
quelque soit la valeur de l’énergie E. Avec un vecteur d’état sous cette forme l’on montre que le
commutateur [𝐻 ̂, 𝑝̂ ] = 0.
𝑃𝑥 ∙𝑥
|0𝑘 〉 = 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 (𝑖 ħ
) = 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝(𝑖. 𝑘𝑥 . 𝑥) (1.8)
𝑥
+∞ ∞+
∫−∞ ⟨0𝑘𝑥′ |𝑥⟩ ⟨𝑥|0𝑘𝑥 ⟩ 𝑑𝑥 = 𝐵 2 ∫−∞ 𝑒𝑥𝑝[𝑖(𝑘𝑥 − 𝑘𝑥′ )]𝑑𝑥 = 𝛿(𝑘𝑥 − 𝑘𝑥′ ) (1.9)
1 𝑃𝑥 ∙𝑥 1
𝐵= |0𝑘𝑥 〉 = 𝐵 ∙ 𝑒𝑥𝑝 (𝑖 ħ
)= 𝑒𝑥𝑝(𝑖. 𝑘𝑥 . 𝑥) (1.11)
√2𝜋 √2𝜋
+∞ ; 𝑥 < 0
∞
𝑈={ 0<𝑥<𝑎
0; (1.12)
𝑈0 ; 𝑥>𝑎
𝑈0
𝑈(𝑥)
𝐼 𝐼𝐼
𝑥
0 𝑎
Pour 𝑥 < 0 le potentiel est infini, donc la fonction d’état est nulle : |〉 = 0. La particule ne peut
donc se trouver dans cette zone, car la densité de probabilité de la localiser est nulle. Par contre elle
peut être localisée dans la zone I et possède une probabilité de passage dans la zone II.
Cherchons l’intégrale de l’équation de Schrödinger dans chaque zone.
Pour 𝑥 = 𝑎 les solutions (1.14) et (1.15) doivent se transformer l’une en autre ainsi que leur dérivée
première continûment :
Le système d’équation (1.17) ne permet pas de déterminer les coefficients 𝐴𝐼 , 𝐴𝐼𝐼 𝑒𝑡 𝐵𝐼𝐼 . Donc,
lorsque 𝐸 > 𝑈0 le système d’équation (1.17) n’admet pas de solutions. Cela implique que le spectre
d’énergie doit être continu. La particule n’étant donc pas localisable dans une région de l’espace
son mouvement est donc infini.
Lorsque 𝑥 → ∞ la fonction d’état doit être finie ou égale à zéro. D’où la solution :
𝐴𝐼 sin(𝛽𝑎) = 𝐶𝑒𝑥𝑝(−𝛼𝑎)
{ (1.21)
𝐴𝐼 βcos(𝛽𝑎) = −𝛼𝐶𝑒𝑥𝑝(−𝛼𝑎)
𝛽𝑐𝑡𝑔(𝛽𝑎) = −𝛼 (1.22)
Le but de l’exercice étant la recherche du spectre d’énergie, l’une des méthodes de résolution d’une
telle équation est la méthode graphique que nous allons utiliser. Pour cela, faisons les
transformations suivantes :
ħ𝑦
𝑠𝑖𝑛𝑦 = (1.24)
√2𝑚𝑎 2𝑈0
Avec 𝑦 = 𝛽𝑎
Comme solutions de l’équation (1.23) on prendra les points d’intersection des courbes des
fonctions :
ħ𝑦
𝑍 = 𝑠𝑖𝑛𝑦; 𝑍 = ± 2 Z (1.25)
√2𝑚𝑎 𝑈0
ħ𝑦
𝑍 Z=
√2𝑚𝑎 2 𝑈0
y2 y4 y
y1 y3
−ħ𝑦
Z=
√2𝑚𝑎 2 𝑈0
Parmi ces points dont le nombre est fini l’on retiendra seulement ceux qui satisfont à l’équation
(1.21). Ces solutions correspondent à des niveaux énergétiques :
ħ2 𝑦 2
𝐸𝑛 = 2𝑚𝑎𝑛2 (1.26)
Si le potentiel U0 est très faible, il se peut que la valeur de l’énergie n’existe pas, c’est-à-dire qu’il
n’y aura pas de mouvement stationnaire dans une région de l’espace.
En mécanique classique, lorsque E<U0 la particule est incapable de passer dans les régions
x>a. La situation est différente en mécanique quantique. Dans la région x>a la fonction d’onde
existe et elle décroît rapidement lorsqu’on s’éloigne de x=a, avec x>a, mais elle est différente de
zéro pour x=a. Il existe donc une certaine probabilité de passage dans la région x>a.
I II III
x
0 a
Une particule d’énergie E est en mouvement dans le domaine I en se déplaçant dans le sens des 𝑥
positifs, c’est-à-dire à la rencontre du saut de potentiel (barrière de potentiel). Selon la théorie
classique, lorsque E<U0 la particule ne possédant pas suffisamment d’énergie ne peut pénétrer ou
même traverser la barrière. Les zones II et III lui sont donc interdites. Il y a donc réflexion de celle-
ci sur la barrière. Par contre, lorsque E>U0 la particule traverse sans difficultés la barrière et se
retrouve dans la zone III. En effet, lorsque E<U0 l’amplitude des fonctions dans les différentes
zonesn’étant pas nulle, on peut alors déterminer la probabilité de passage de la zone I vers II et de
celle-ci vers III. Les vecteurs d’état sont sinusoïdales à gauche (zone I) et à droite (zone III) de la
barrière et se rejoignent selon une décroissance exponentielle à l’intérieure de celle-ci (zone II).
Donc, malgré l’infériorité de l’énergie cinétique de la particule par rapport à l’énergie potentielle la
particule arrive à traverser la barrière. Ce phénomène de passage de barrière est appelée Effet
tunnel.
Le phénomène de passage (transmission) d’une barrière de potentiel et de réflexion sur celle-ci est
caractérisé par les coefficients de transmission (D) et de réflexion (R). Ces coefficients sont définis
comme le rapport de la densité de courant de probabilité de l’onde transmise et la densité de courant
de probabilité de l’onde réfléchie par la densité de courant de probabilité de l’onde incidente :
|𝑗 | |𝑗𝑟 |
𝐷 = |𝑗𝑡| ; 𝑅 = |𝑗𝑖 |
(1.27)
𝑖
𝑑2 | 〉𝐼 2𝑚𝐸
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝐼 𝑑𝑥 2
+ 𝑘12 |〉𝐼 = 0 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘12 = ħ2
𝑑2 | 〉𝐼𝐼 2𝑚(𝑈0 −𝐸)
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝐼𝐼 − 𝑘22 |〉𝐼𝐼 = 0 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘22 = (1.28)
𝑑𝑥 2 ħ2
𝑑2 | 〉𝐼𝐼𝐼 2𝑚𝐸
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝐼𝐼𝐼 𝑑𝑥 2
+ 𝑘32 |〉𝐼𝐼𝐼 = 0 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘32 = ħ2
Dans les solutions (1.28), le terme 𝐴𝐼 𝑒𝑥𝑝(𝑖𝑘1 𝑥) représente le vecteur d’état incident (l’onde
incidente) et le terme 𝐵𝐼 𝑒𝑥𝑝(−𝑖𝑘1 𝑥) le vecteur d’état de réflexion (onde réfléchie).
Les densités de courant de probabilité des ondes incidente, réfléchie et transmise sont :
⃗⃗
ħ𝑘
𝑗⃗𝑖 = |𝐴𝐼 |2
𝑚
⃗⃗
ħ𝑘
𝑗⃗𝑟 = |𝐵𝐼 |2 (1.30)
𝑚
⃗⃗
ħ𝑘
𝑗⃗𝑡 = |𝐴𝐼𝐼𝐼 |2
𝑚
Déterminons les coefficients d’intégration des fonctions (1.28) en utilisant la continuité de ces
mêmes fonctions et de leurs dérivés premières pour x=0 et x=a. Nous obtenons les équations
suivantes :
Des équations (31.c) et (31.d) on tire les expressions des coefficients 𝐴𝐼𝐼 et 𝐵𝐼𝐼 en fonction de 𝐴𝐼𝐼𝐼
𝑘 𝑘
Puisque |1 − 𝑖 3 | = |1 + 𝑖 3 |, alors |𝐵𝐼𝐼 | ≫ |𝐴𝐼𝐼 |. Donc on peut poser 𝐴𝐼𝐼 ≈ 0. Faisons un
𝑘2 𝑘2
𝑘3
changement de variable en posant 𝑛 = . Avec ce changement de variable et utilisant les équations
𝑘2
(1.31.a) et (1.31.b) nous trouvons pour les coefficients 𝐴𝐼 et 𝐵𝐼 :
𝐴3(1+𝑖𝑛)(𝑛−𝑖)
𝐴𝐼 = 𝑒𝑥𝑝(𝑘2 𝑎)
4𝑛
𝐴3(1+𝑖𝑛)(−𝑛+𝑖)
𝐵𝐼 = 4𝑛
𝑒𝑥𝑝(𝑘2 𝑎) (1.33)
|𝐴𝐼𝐼𝐼 |2 16𝑛2 |𝐴
𝐼𝐼𝐼 |2 16𝑛2
𝐷= |𝐴𝐼 |2
= (1+𝑛2 )2|𝐴 |2
𝑒𝑥𝑝(−2𝑘2 𝑎) = (1+𝑛2 )2 𝑒𝑥𝑝(−2𝑘2 𝑎) (1.34)
𝐼𝐼𝐼
16𝑛2
𝑅 = 1 − 𝐷 = 1 − (1+𝑛2 )2 𝑒𝑥𝑝(−2𝑘2 𝑎)
̂2
̂ = 𝑃 + 1 𝑚𝜔2 𝑥 2
𝐻 (2.2)
2𝑚 2
𝑑2 | 〉 2𝑚 𝑚𝜔 2 𝑥 2
𝑑𝑥 2
+ ħ2
(𝐸 − 2
) |〉 = 0 (2.3)
𝑚𝜔 2𝐸
=√ ħ
𝑥 ; = ħ𝜔 (2.4)
𝑑2 | 〉
𝑑2
+ ( − 2 )|〉 = 0 (2.5)
Afin de définir le comportement asymptotique de |〉 à l’infini l’on remarquera que pour
≪ 2 , peut être négligé devant 2 . Dans ce cas l’équation (2.4) devient :
𝑑2 | 〉𝑎𝑠
𝑑2
− 2 |〉𝑎𝑠 ≈ 0 (2.6)
2 2
|〉𝑎𝑠 ≈ 𝑒𝑥𝑝 (− ) + 𝑒𝑥𝑝 ( ) (2.7)
2 2
A l’infini la fonction d’état doit être finie (). Donc la solution satisfaisant à cette condition
est :
2
|〉𝑎𝑠 ≈ 𝑒𝑥𝑝 (− ) (2.8)
2
2
|〉 = 𝑓()𝑒𝑥𝑝 (− ) (2.9)
2
2
Pour que |〉 soit finie la fonction f ne doit pas croître plus vite à l’infini que la fonction 𝑒𝑥𝑝 ( ).
2
En substituant (2.9) dans (2.6) on obtient :
𝑓() = ∑𝑘 𝑎𝑘 𝑘 (2.11)
Soit
2𝑘−+1
𝑎𝑘+2 = 𝑎𝑘 (𝑘+2)(𝑘+1) (2.14)
𝑎𝑘+2 2
Lorsque 𝑘 → ∞, ≈ . Ce qui signifie ; lorsque la fonction 𝑓() croît aussi vite que la fonction
𝑎𝑘 𝑘
𝑒𝑥𝑝(2 ). Le développement illimité de 𝑒𝑥𝑝(2 ) en zéro donne :
1 1 1 1
𝑒𝑥𝑝(2 ) = 1 + 2 + 4 2! + 6 3! … + 𝑘 𝑘 + 𝑘+2 𝑘 + ⋯ = 1 + 𝑏1 2 + 𝑏2 4 + 𝑏3 6 … +
( )! ( +1)!
2 2
𝑏𝑘 𝑘 + 𝑏𝑘+2 𝑘+2 + ⋯ (2.15)
𝑏𝑘+2
Faisant le rapport 𝑏𝑘
on trouve :
𝑎𝑘+2 𝑏𝑘+2 2
On constate que lorsque 𝑘 → ∞, 𝑎𝑘
≈ 𝑏𝑘
≈ 𝑘. Donc la comparaison de (2.11) avec 𝑒𝑥𝑝(2 )
est justifiable.
Des solutions de type (2.11) n’existent que pour k=n (n entiers positifs). C’est-à-dire, pour des
valeurs n+2 les coefficients an+2 doivent s’annuler avec 𝑎𝑛 ≠ 0. Ce qui donne pour l’équation (2.14)
2𝑛−+1
𝑎𝑛+2 = 𝑎𝑛 (𝑛+2)(𝑛+1) = 0 (2.17)
Soit
2𝑛 − + 1 = 0𝑛 = 2𝑛 + 1 (2.18)
ħ𝜔
𝐸𝑛 = (2𝑛 + 1) (2.19)
2
ħ𝜔
𝐸0 = (2.20)
2
On constate que l’énergie de l’état fondamental est différente de zéro. Cela est certainement
fonction des propriétés quantiques du système et est lié à la relation d’incertitude d’Heisenberg. Si
l’énergie de l’état fondamental était égale à zéro, alors la particule serait au repos et son impulsion
et sa coordonnée devraient avoir en même temps des valeurs finies. Ce qui est en contradiction avec
la relation d’incertitude.
Définition : Un exemple simple de mouvement d’une particule dans un champ central symétrique
est le mouvement qui se fait à rayon constant. Un système qui effectue un tel mouvement est appelé
« rotateur » utilisé dans l’étude des spectres moléculaires.
L’équation de Schrödinger de mouvement d’une particule dans un central s’écrit ;
2𝑚
∆|〉 + ħ2 (𝐸 − 𝑈(𝑟))|〉 = 0 (3.1)
Avec
1 𝜕 𝜕 ∆𝜃,𝜑 1 𝜕 𝜕 1 𝜕2
∆= 𝑟2 𝜕𝑟 (𝑟 2 𝜕𝑟 ) + 𝑟2
; ∆𝜃,𝜑 = 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜃 (𝑠𝑖𝑛𝜃 𝜕𝜃 ) + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝜕𝜑2
D’où l’écriture de (3.1) :
1 𝜕 𝜕 ∆𝜃,𝜑 2𝑚
[𝑟2 𝜕𝑟 (𝑟 2 𝜕𝑟 ) + 𝑟2
] |〉 + ħ2
(𝐸 − 𝑈(𝑟))|〉 = 0 (3.2)
Puisque les fonctions propres |𝐿 〉 sont des fonctions communes aux opérateurs 𝐿̂2 , 𝐿̂2𝑧 et 𝐿̂𝑧 , alors
on a :
𝐿̂2 |𝐿 〉 = 𝐿2 |𝐿 〉; 𝐿̂2𝑧 |𝐿 〉 = 𝑙 2 |𝐿 〉; 𝐿̂𝑧 |𝐿 〉 = 𝑙|𝐿 〉 (3.5)
𝐿̂2 |𝐿 〉 = 𝐿2 |𝐿 〉 = (𝐿̂2𝑧 + 𝐿̂𝑧 )|𝐿 〉 = (𝑙 2 + 𝑙)|𝐿 〉 = 𝑙(𝑙 + 1)|𝐿 〉 (3.6)
𝐿2 = 𝑙(𝑙 + 1) (3.7)
𝐿2 = ħ2 𝑙(𝑙 + 1) (3.8)
La substitution des expressions analytiques des opérateurs 𝐿̂𝑧 [ch. 3 ECU 1, formule (3.10)] et :
∂ ∂
𝐿̂± = exp(±iφ) (± ∂θ + ictgθ. φ) (3.9)
1 𝜕 𝜕 ∆𝜃,𝜑 2𝑚
[ (𝑟 2 )+ ] ⟨𝑟|𝑅⟩. ⟨𝜃, 𝜑|𝑌⟩ + (𝐸 − 𝑈(𝑟))⟨𝑟|𝑅⟩. ⟨𝜃, 𝜑|𝑌⟩ = 0 (3.14)
𝑟2 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝑟2 ħ2
1 𝑑 𝑑⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 2𝑚𝑟 2
[ (𝑟 2 )] + (𝐸 − 𝑈(𝑟)) = (3.16)
⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 𝑑𝑟 𝑑𝑟 ħ2
𝑑 𝑑⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 𝑙(𝑙+1)⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 2𝑚
[𝑑𝑟 (𝑟 2 𝑑𝑟
)] − 𝑟2
+ ħ2
(𝐸 − 𝑈(𝑟))⟨𝑟|𝑅⟩ = 0 (3.19)
Cette équation ne contient les constantes magnétiques m. Cela correspond au fait que les niveaux
d’énergie sont 2l+1 fois dégénérés suivant les directions du moment cinétique.
Les fonctions sphériques ⟨𝜃, 𝜑|𝑌⟩satisfont l’équation :
Cette équation est identique pour tous les champs sphériques et symétriques. On peut donc utiliser
la séparation des variables. Supposons que la fonction ⟨𝜃, 𝜑|𝑌⟩ = ⟨𝜑|⟩. ⟨𝜃|𝑃⟩. La substitution
dans (3.20) donne :
1 𝑑 𝑑⟨𝜃|𝑃 ⟩ 𝜇2
(𝑠𝑖𝑛𝜃 ) + (𝑙(𝑙 + 1) − ) ⟨𝜃|𝑃⟩ = 0 (3.21)
𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜃 𝑠𝑖𝑛2𝜃
𝑑2 ⟨𝜑|⟩
𝜕𝜑 2
+𝜇2 ⟨𝜑|⟩ = 0
(3.22)
La valeur de 𝜇 doit être un entier positif ou négatif. Dans ce cas cette solution s’écrira :
1
⟨𝜑|⟩ = 𝑒𝑥𝑝(𝑖𝑚𝜑) (3.24)
√2𝜋
𝑑 𝑑⟨|𝑃 ⟩ 𝜇2
𝑑
((1 − 2 ) 𝑑
) + (𝑙(𝑙 + 1) − 1−2 ) ⟨|𝑃⟩ = 0 (3.25)
1
2𝑙+1 (𝑙−𝑚)! 2
nous obtenons : 𝐶𝑙𝑚 = ( 4𝜋 (𝑙+1)! )
1
2𝑙+1 (𝑙−𝑚)! 2
⟨𝜃, 𝜑|𝑌⟩ = ( 4𝜋 (𝑙+1)! ) exp(𝑖𝑚𝜑) 𝑃𝑙𝑚 (𝑐𝑜𝑠𝜃) (3.31)
𝑚
1 𝑑(𝑙+𝑚)
Avec 𝑃𝑙𝑚 (𝑐𝑜𝑠𝜃) = (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃) 2 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)𝑙
2𝑙 𝑙! 𝑑𝑐𝑜𝑠𝜃 (𝑙+𝑚)
𝑑2 ⟨𝑟 |𝑔⟩ 2𝑚 𝑙(𝑙+1)
𝑑𝑟 2
+ [ ħ2 (𝐸 − 𝑈(𝑟) − 𝑟2
] ⟨𝑟|𝑔⟩ = 0 (3.33)
Si l’énergie potentiel U(r) est partout finie y compris à l’origine, il en sera de même pour la fonction
⟨𝑟, 𝜃, 𝜑|⟩, et donc par ricochet de sa partie radiale ⟨𝑟|𝑅⟩ Il en résulte que ⟨𝑟|𝑔⟩ s’annule pour r=0.
L’équation (3.33) a la même forme que l’équation de Schrödinger pour un mouvement à une
dimension dans un champ d’énergie potentielle :
ħ2 𝑙(𝑙+1)
𝑈𝑙 (𝑟) = 𝑈(𝑟) + 2𝑚 𝑟2
(3.34)
L’état fondamental d’une particule dans un champ central symétrique est toujours l’état s ; en effet
pour 𝑙 ≠ 0la partie angulaire de la fonction d’état possède toujours des nœuds, alors que la fonction
de l’état fondamental ne doit nullement en avoir.
Puisque r=cste pour un rotateur, alors l’on peut supposer que U(r)=0. L’équation de Schrödinger
pour un rotateur est :
2𝑚𝑎 2
∆𝜃,𝜑 ⟨𝜃, 𝜑|⟩ + ħ2
𝐸⟨𝜃, 𝜑|⟩ = 0 (3.35)
Avec a-rayon du rotateur. Puisque ∆𝜃,𝜑 = −𝑙(𝑙 + 1), l’énergie du rotateur est
ħ2 ħ2
𝐸𝑙 = 2𝑚𝑎2 𝑙(𝑙 + 1) = 2𝐽 𝑙(𝑙 + 1) (3.36)
Puisque |⟨𝜃, 𝜑|𝑚, 𝑙⟩| est indépendante de l’angle , alors la distribution de la densité de probabilité
|⟨𝜃, 𝜑|𝑚, 𝑙⟩|2 de localiser une particule dans l’espace possède une symétrie axiale. Ainsi, pouvons-
nous par exemple la représenter dans le plan Ozx en reportant |⟨𝜃, 𝜑|𝑚, 𝑙⟩| sur le rayon dans la
direction de l’angle 𝜃.
X X X
Un cas aussi important de mouvement dans un central symétrique est celui d’attraction
coulombienne entre l’électron et le proton de l’atome d’hydrogène :
𝑍𝑒 2 𝛼
𝑈(𝑟) = − 4𝜋𝜖 2
= 𝑟2 (3.38)
0𝑟
𝑍𝑒 2
Avec 𝛼 = 4𝜋𝜖
0
L’équation (3.19) pour la fonction radiale ⟨𝑟|𝑅⟩ , avec l’expression de 𝑈(𝑟) s’écrit :
𝑑 𝑑⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 𝑙(𝑙+1)⟨𝑟 |𝑅 ⟩ 2𝑚 𝛼
[𝑑𝑟 (𝑟 2 𝑑𝑟
)] − 𝑟2
+ ħ2
(𝐸 − 𝑟2 ) ⟨𝑟|𝑅⟩ = 0 (3.39)
2𝑚𝐸 𝑚𝛼 2𝑚𝐸
𝐴=− , 𝐵= , 𝜌 = 2√ 𝑟 (3.40)
ħ2 ħ2 ħ2
𝑑2 ⟨𝜌|𝑅 ⟩ 2 𝑑 1 𝐵 𝑙(𝑙+1)
𝑑𝜌2
+ 𝜌 𝑑𝜌 + [− 4 + 𝜌√𝐴 − 𝜌2
] ⟨𝜌|𝑅⟩ = 0 (3.41)
2 𝑑 𝐵 𝑙(𝑙+1)
Lorsque 𝜌 → ∞ on peut négliger les termes : 𝜌 𝑑𝜌 ; 𝜌√𝐴
𝑒𝑡 𝜌2
. Dans ces conditions l’équation
(81) qui devient
𝑑2 ⟨𝜌|𝑅 ⟩ ⟨𝜌|𝑅 ⟩
𝑑𝜌2
− 4
=0 (3.42)
𝜌2
⟨𝜌|𝑅⟩𝑎𝑠 ≈ ⟨𝜌|𝑅⟩∞ ≈ 𝑒𝑥𝑝 (− ) (3.43)
2
Lorsque 𝜌 → 0 les éléments importants dans l’équation (3.42) sont ceux qui possèdent des
puissances maximales de 𝜌. L’équation (3.42) devient :
𝑑2 ⟨𝜌|𝑅 ⟩ 2 𝑑 𝑙(𝑙+1)
+ 𝜌 𝑑𝜌 − ⟨𝜌|𝑅⟩ = 0 (3.44)
𝑑𝜌2 𝜌2
En considérant que 𝜌 → 0 la solution ⟨𝜌|𝑅⟩ se comporte comme une fonction puissance en 𝜌 c’est-
à-dire⟨𝜌|𝑅⟩ ≈ 𝜌𝛾 , et en tenant compte des dérivés première et seconde de ⟨𝜌|𝑅⟩, nous obtenons,
après substitution dans (3.44), l’équation permettant de déterminer :
1 1 𝑙
𝛾1,2 = − 2 ∓ √4 + 𝑙 2 + 𝑙 = { (3.46)
−𝑙 − 1
La solution 𝛾 = −𝑙 − 1 est à rejeter, car lorsque 𝜌 → 0 la fonction ⟨𝜌|𝑅⟩ n’est pas finie. Donc
l’unique solution est 𝛾 = 𝑙.
Cherchons la solution générale de l’équation (3.44) sous la forme :
𝜌2
⟨𝜌|𝑅⟩ = 𝜌𝑙 ⟨𝜌|𝑓⟩𝑒𝑥𝑝 (− ) (3.47)
2
Substituant (3.47), ses dérivés première et seconde dans (1.95) nous obtenons pour la fonction f
l’équation :
𝑑 2 ⟨𝜌 | 𝑓 ⟩ 𝑑⟨𝜌|𝑓 ⟩ 𝐵
𝜌 𝑑𝜌2
+ [2(𝑙 + 1) − 𝜌] 𝑑𝜌
+( − 𝑙 − 1) ⟨𝜌|𝑓⟩ = 0 (3.48)
√𝐴
⟨𝜌|𝑓⟩ = ∑∞
𝑘=0 𝑎𝑘 𝜌
𝑘
(3.49)
La substitution de (3.49), de ses dérivés premières et seconde dans (3.48) nous donne :
𝐵
∑∞
𝑘=0 {( − 𝑙 − 1 − 𝑘) 𝑎𝑘 + [(𝑘 + 1)(𝑘 + 2𝑙 + 2)]𝑎𝑘+1 } 𝜌𝑘 = 0 (3.50)
√𝐴
L’égalité (89) n’est vérifiée que si :
𝐵
( − 𝑙 − 1 − 𝑘) 𝑎𝑘 + [(𝑘 + 1)(𝑘 + 2𝑙 + 2)]𝑎𝑘+1 = 0 (3.51)
√𝐴
Soit :
𝐵
𝑙+𝑘+1−
√𝐴
𝑎𝑘+1 = 𝑎𝑘 (𝑘+1)(𝑘+2𝑙+2) (3.52)
𝐵
−𝑙−1+
√𝐴
Avec 𝜀𝑘 = (𝑘+2𝑙+2)
Il est évident que lim 𝜀𝑘 = 0. C’est pourquoi, à partir d’une certaine valeur k=k0 la relation suivante
𝑘→∞
XOR 0 1
0 0 1
1 1 0
message : 0010010101
clé privée : 0110010101
message crypté : 0100000000
La clé privée doit être une suite de bits (0 ou 1) parfaitement aléatoire ayant exactement la même
longueur que le message lui-même.
Boris reçoit le message et le décrypte (en effectuant un second XOR) grâce à la clé privée :
message crypté : 0100000000
clé privée : 0110010101
message décrypté : 0010010101
Tout semble parfait ? Mais comment fait-on pour transmettre la clé privée ?
C’est effectivement le point faible de cette méthode puisqu’il faut obligatoirement se rencontrer
pour échanger la clé privée avant de transmettre le message. De plus, si un nombre conséquent de
messages sont cryptés avec la même clé privée, il est aujourd’hui possible de la reconstituer à partir
des messages eux-mêmes.
En fait, pour être sûr, il faut avoir une nouvelle clé privée pour chaque message envoyé. A quoi bon
crypter un message si, avant de l’envoyer, Albert doit toujours rencontrer Boris pour lui donner sa
clé privée ?
La physique quantique permet de résoudre ce problème de manière élégante : la clé privée peut être
transmise via une fibre optique en utilisant les propriétés quantiques de la polarisation d’un photon.
Toute tentative d’interception de la clé privée par Erwin sera facilement mise en évidence par Albert
et Boris. Ils sauront même quelle partie de la clé a été interceptée.
pour transmettre les “0”. On utilise les abréviation D pour “diagonal” et A pour “anti-diagonal”.
Albert peut choisir la base “+” ou la base “x” pour chaque information qu’il envoie. De même,
Boris peut choisir pour chaque information qu’il reçoit la base “+” ou la base “x”.
Au moment de l’envoi et de la réception ni Albert ni Boris ne connait la base choisie par l’autre. En
revanche, Albert note scrupuleusement le bit envoyé (“0” ou “1”) ainsi que la base (“+” ou “x”)
et Boris fait de même pour le bit reçu ainsi que la base qu’il a utilisé.
A la fin de la transmission, Boris envoie “en clair” à Albert la liste des bases choisies pour chaque
bit envoyé . La connaissance de cette liste permettra à Albert de dresser la liste des bits qui
correspondent à coup sûr à ceux que Boris a reçus.
Albert renvoie à Boris la liste des configurations qui sont compatibles avec ses polarisations.
Boris ne conserve que les bits de cette liste.
Albert envoie aussi “en clair” une partie de la liste de bits envoyé et qui devraient composer la clé
(par exemple les 100 premiers si il en a transmis 1000).
— La figure ci-dessus (a) montre que si Albert envoie un “1” (|V i), respectivement un “0” |→〉,
dans la base “+”, Boris à 100% de chance de mesurer un “1” |↑〉, respectivement un “0” |→〉, si il
utilise aussi la base “+”. A la fin de la transmission, lorsque Albert reçoit de Boris l’information
que le bit à été reçue dans la base “+”, il est sûr que ce que Boris a mesuré correspond exactement
à ce qu’il a envoyé car les polarisations |V i et |Hi sont compatibles avec la base “+”. Il indique
donc à Boris de conserver ce bit et de l’ajouter à la clé privée.
— La figure ci-dessus (b) montre que si Albert envoie un “1” |↑〉, respectivement un “0” |→〉, dans
la base “+”, Boris à 50% de chance de mesurer un “1” (|Di), respectivement un “0” |↑〉, si il utilise
la base “x”. A la fin de la transmission, lorsque Albert reçoit de Boris l’information que le bit à été
reçue dans la base “x”, il est conscient que ce que Boris a mesuré a une chance sur deux de
correspondre à ce qu’il a envoyé car les polarisations |↑〉et |Hi ne sont pas compatibles avec la base
“x”. Il indique donc à
Boris de ne pas conserver ce bit.
— La figure ci-dessus (c) montre que si Albert envoie un “1” |→〉, respectivement un “0” |→〉, dans
la base “+” et qu’Erwin s’interpose avec un analyseur dans la base “x”, Boris a 50% de chance de
mesurer un “1” |↑〉, respectivement un “0” |→〉, si il utilise la base “+”. La liste des bases ainsi que
la partie des bits envoyés permet de détecter si Erwin à tenté d’espionner : lorsque Albert reçoit de
Boris l’information que le bit à été reçu dans la base “+”, il suppose que le bit qu’il a mesuré
correspond exactement à ce qu’Albert à envoyé. Il dit à Boris de conserver ce bit et de l’ajouter à
la clé privée. Lorsque Boris reçoit la liste des 100 premiers bits envoyés par Albert, il commence
par éliminer tous ceux pour lesquels ils n’ont pas employé la même base. Imaginons qu’il en reste
b)
c)
Après analyse et suppression des configurations qui ne sont pas compatibles, sans avoir jamais
échangé en clair leurs résultats, Albert et Boris sont maintenant en possession d’une série de bits
identiques. Albert l’utilisera pour crypter son message et Boris pour le décrypter. Voici en détail
comment une clé pourrait être transmise sans espion :
Suite de bits 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0
Polarisation Albert → ↑ ↗ → ↘ ↗ → ↑ → ↑ ↗ ↘ →
Configurations Boris x + + x x + x + x + + x +
Résultats Boris 1 1 1 1 0 1 0 1 0 1 1 0 0
Bits retenus 1 0 1 1 1 0 0
Albert envoie quelques 1 1 0
bits
On remarque que l’on perd statistiquement 50% des bits transmis, sans compter la partie des bits
retenus et envoyé en clair pour vérification. Il faut donc qu’Albert transmette une grande quantité
de bits à Boris pour qu’ils puissent fabriquer une clé privée. Il est donc difficile d’envoyer une clé
prédéfinie (comme celle que l’on a utilisée dans l’exemple). En pratique, on envoie des bits au
hasard et on en choisit un sous-ensemble pour faire la clé privée.
Bit envoyé 1 1 1 1 1 1 1 1
Base d’Albert + + + + x x x x
Base d’Erwin + + x x + + x x
Base de Boris + x + x + x + x
Résultats de Boris 1 1 ou 0 1 ou 0 1 ou 0 1 ou 0 1 ou 0 1 ou 0 1
Bits retenus 1 1 ou 0 1 ou 0 1
L’écoute démasquée
Sur les huit configurations possibles, seules quatre sont compatibles (Boris à mesuré la polarisation
1
dans la même base qu’Albert). Chaque configuration à donc une probabilité de 8 se produire. Dans
1
les cas + + + et xxx, on est sûr d’obtenir “1”. Dans les cas +x+ et x + x on a une probabilité de 2
d’obtenir “1” et la même probabilité d’obtenir “0”. La probabilité d’obtenir “0” alors que l’on est
11 11 1
sûr de mesurer “1” est donc 8 2 + 2 8 = 8 = 12,5%
Lorsqu’Erwin tente d’intercepter le message d’Albert, il génère un taux d’erreur de 12.5%. Ceci
peut être visualisé sous forme d’un arbre de probabilité (figure ci-dessus). Dans ce schéma on
observe que les quatre cas en rouge ne donnent pas la bonne probabilité (A + ExB + 1,
A + ExB + 0, AxE + Bx1 et AxE + Bx0). Cependant, seuls ceux qui donnent 0 sont détectables.
D’où la probabilité de 12.5%.
𝐶 |𝐻𝑋〉 → |𝐻𝐻〉
𝐶 |𝑉𝑋〉 → |𝑉 𝑉 〉
où C (pour clonage) est l’opérateur représentant la photocopieuse quantique.
Prenons pour état de départ
1
|𝛹〉 = (|𝐻〉 + |𝑉〉)
√2
et tentons de le photocopier :
1 1 1
𝐶 (|𝛹〉 ⊗ |𝑋〉) = 𝐶 ( (|𝐻〉 + |𝑉〉) ⊗ |𝑋〉) = (𝐶|𝐻𝑋〉 + 𝐶|𝑉𝑋〉) = (|𝐻𝑋〉 + |𝑉𝑉〉)
√2 √2 √2
Ce n’est sûrement pas l’effet souhaité puisque l’on devrait obtenir :
1 1 1
(|𝐻〉 + |𝑉〉) ⊗ (|𝐻〉 + |𝑉〉) = (|𝐻𝐻〉 + |𝐻𝑉〉 + |𝑉𝐻〉 + |𝑉𝑉〉)
√2 √2 2
Ceci démontre que notre photocopieuse quantique ne peut pas reproduire fidèlement
l’état |𝛹〉.
Ceci est bien entendu un cas (très) particulier mais ce résultat est valable dans le cas général.
Conclusion
La validité du protocole BB84 se fonde sur le principe de Heisenberg. Erwin ne peut pas
mesurer la polarisation de chaque bit quantique selon l’axe “x” et l’axe “+” en même temps.
De plus, le théorème de non-clonage assure qu’Erwin ne peut pas faire une copie de la suite de
bits pour l’analyser avec la bonne configuration après coup (une fois que Boris aura transmis la
liste de base qu’il a choisie à Albert).
Enfin, même s’il est impossible d’espionner sans être découvert, il peut être difficile de trouver
où se trouve l’espion pour l’arrêter.=
Références
1. Raymond A. Serway, Physique 3 ; Optique et physique moderne, les éditions de la
chenelièreinc. 1990
2. Michel Le Bellac, physique quantique, CNRS Editions, 2007
3. Jacques Weyers, physique général 3 ; mécanique quantique, 2006-2007, université de
Louvain, Faculté des Sciences, Département de Physique
1*. On se propose d’explorer des distances de l’ordre de la taille d’un atome, soit 1 Å, avec des
photons, des neutrons ou des électrons. Quel sera en eV l’ordre de grandeur de l’énergiede ces
particules ?
2*. Lorsque la longueur d’onde λ d’une onde sonore est grande par rapport au pas du réseau cristallin
où se propage la vibration, la fréquence ω de cette onde sonore est linéaire dans le vecteur d’onde
k = 2π/λ : ω = csk, où csest la vitesse du son. Dans le cas de l’acier cs~5 × 103m.s−1. Quelle est
l’énergie ℏωd’une onde sonore pour k = 1nm−1? La particule analogue du photon pour les ondes
sonores est appelée phonon, et ℏωest l’énergie d’un phonon. Sachant qu’un phonon peut être créé
par collision inélastique sur le cristal, utiliseriez-vous des neutrons ou des photons pour étudier les
phonons ?
3. Dans une expérience d’interférences avec des fullerènes C60, qui sont aujourd’hui les plus gros
objets avec lesquels on a vérifié le comportement ondulatoire, la vitesse moyenne des molécules est
de 220 m.s−1. Quelle est leur longueur d’onde de de Broglie ? Comment se compare-t-elle aux
dimensions de la molécule ?
4*. Le travail de sortie du lithium est 2,46 ev, alors que la longueur d’onde limite du césium est de
639 nm. Déterminer la longueur d’onde limite du lithium et le travail de sortie du césium.
5. Quelle vitesse doit avoir un électron pour qu’il possède la même impulsion qu’un photon de
longueur d’onde 10-7 nm.
6*. Quelle est l’énergie que possède un électron transmis pendant la diffusion des photons de
longueur d’onde 0,1 nm sous un angle =90°
7. Le travail de sortie du zinc est 4,3 ev. Déterminer l’énergie cinétique des électrons extraits du
zinc par un rayonnement de longueur d’onde 253,7 nm.
8*. Un photon de longueur d’onde = 0,1 nm arrive sur un électron de la couche K d’un atome de
Xénon .
1) Peut-il y avoir un effet photo électrique ? Si oui, quelle sera l’énergie cinétique de l’électron ?
2) Même question si le photon arrive sur un électron de la couche L .
On donne : Energies de liaison des électrons du Xénon : WK = 34,4 keV ; WL = 5,1 keV
9* On considère un flux de photons d’énergie 100 keV
1) Calculer la longueur d’onde des photons diffusés par effet COMPTON dans une direction faisant
un angle de 90° avec la direction du faisceau incident
2) Calculer l’énergie cinétique de l’électron COMPTON correspondant.
3) Reprendre les questions précédentes pour un faisceau de photons d’énergie 800 keV.
10. Pour un photon de 400 keV interagissant par effet Compton, calculer la variation de la longueur
d'onde et l'énergie du photon diffusé aux angles suivants : 0 (pas de diffusion), /2 (diffusion
perpendiculaire), (rétrodiffusion).
1) Effectuer le même calcul que précédemment dans le cas d'un photon de 5,11 MeV, pour un angle
égale à .
2) Si l'énergie du photon incident augmente indéfiniment, comment évolue sa longueur d’onde?
Vers quelles valeurs limites tendent alors la longueur d’onde du rayonnement rétrodiffusé et son
énergie ?
131
11. L'iode I est radioactif - et ; sa période radioactive est de 8,02 jours. Le principal
rayonnement émis (à 81,3%) a une énergie de 364,5 keV.
17. On considère un système physique dont l’espace des états, qui est à trois dimensions, est
u1 u2 u3
rapporté à la base orthonormée formée par les trois kets , , . Dans la base de ces trois
vecteurs, pris dans cet ordre, les matrices symétriques associées aux opérateurs H et B sont
définies par :
1 0 0 1 0 0
H 0 1 0 B b0 0 1
0 0 1 0 1 0
,
Où et b sont des constantes réelles.
1) H et B sont-ils des opérateurs hermitiens ?
2) Montrer que H et B commutent.
18*. L’espace des états étant le même que celui défini dans l’exercice précédent (17), on considère
d 2
x dx , x p x , x p x , x
; ; .
n
p x , x
En déduire le commutateur
22*.Comme on le sait, les opérateurs hermitiens (plus précisément, auto-adjoints) possèdent les
propriétés suivantes : les valeurs propres de ces opérateurs sont des nombres réels ; les fonctions
propres correspondant aux différentes valeurs propres sont des orthogonales et constituent un
système complet. Mais si l’opérateur linéaire n’est pas hermitien, ses valeurs propres et ses
fonctions propres peuvent avoir des propriétés différentes. Pour illustrer ceci, rechercher les valeurs
propres et les fonctions propres des opérateurs suivants, puis établir leurs propriétés :
d d 1 i 0 1
1*) x ; 2) x ; 3*) aˆ ; 4) b̂
dx dx 1 0 1 1
23*.On considère une particule de masse m qui diffuse sur le potentiel suivant :
𝑈 ; 𝑥 > +𝑙
𝑈(𝑥) = { 0
0 ; 𝑥 < +𝑙
1)Ecrire l’équation de Schrödinger et son intégrale dans chaque domaine pour0 < 𝐸 < 𝑈0
2) Déterminer les constantes d’intégrations.
24*. 1) Déterminer les fonctions d’état et les niveaux d’énergie d’une particule da le puits de
potentiel suivant :
∞ ; 𝑥 > +𝑙, 𝑥 < 0
𝑈(𝑥) = {
0 ; 0 < 𝑥 < +𝑙
2)Donner les expressions des fonctions d’état obtenues lorsqu’on inverse les coordonnées par
𝑎
rapport au centre du puis 2 ; transformation (𝑥 → 𝑥 ′ = −𝑥 + 𝑎)
3)Déterminer la fonction de distribution de probabilité 𝑊𝑛 = |𝑐𝑛 |2 , la valeur moyenne 〈𝑥〉, la
fluctuation de x.
25*.L’état stationnaire d’une particule dans un puits de potentiel de largeur (0 < 𝑥 < 𝑙) est décrit
𝜋𝑥
la fonction suivante :𝜓(𝑥) = 𝐵𝑠𝑖𝑛 2 ( 𝑙 )
1) Déterminer le coefficient B
2) En utilisant les fonctions d’état trouvées dans l’exercice précédent dans le domaine
(0 < 𝑥 < 𝑙), calculer la densité de probabilité𝑊𝑛 = |𝑐𝑛 |2 et la valeur moyenne de l’énergie.