Chapitre V: L’Italie post-unitaire (1861 - 1901):
Avec les événements précédents, la 1e phase du Risorgimento est finie, la phase héroïque commence. La
diplomatie succède aux guerres et on essaye de résoudre les soucis au sein du Royaume d’Italie.
I. Problèmes de l’Italie unifiée :
Massimo d’Azeglio dit : « L’Italia è fatta, ora bisogna fare gli italiani »
1. Les problèmes économiques et sociaux :
- L’instruction : Le taux d’analphabétisme est grand : 78% du pays et peut monter jusqu’à 90% dans le
Sud et dans les iles. Les écoles deviennent obligatoires et gratuites pendant les deux premières années du
primaire. Des œuvres comme Pinocchio apparaissent pour encourager les enfants d’aller à l’école.
- L’agriculture : Il y a une diversité climatique et donc alimentaire (on mange plus de riz au Nord et plus
de blé au Sud), mais l’agriculture reste très en retard par rapport au reste de l’Europe d’autant plus que
l’Italie est un pays agricole. On peut aussi y joindre l’industrialisation et la modernisation des techniques
d’agricoles comme l’emploi de l’engrais chimique.
- La situation sanitaire : Il y a diverses maladies : la pellagre, une maladie de peau, la malaria, causée par
des moustiques, la peste, le choléra, &tc… S’y joignent des problèmes d’hygiènes et alimentaires.
- Les finances publiques : Les guerres ont ruiné les caisses du Piémont.
- La monnaie : Chaque État a sa propre devise de monnaie. La Lire (piémontaise) est instaurée partout le
17 mars 1861.
- L’armée : Chaque État a sa propre armée. On applique la technique piémontaise aussi. L’institution du
service militaire était problématique car envoyer un jeune homme à l’armée c’est priver une famille d’une
ressource de travail agricole.
- La brigandage (il brigantaggio) : Les brigands sont des pirates vivant en marge de la société, très
développés à la campagne, hommes et femmes. Beaucoup sont d’anciens soldats garibaldiens ou des
chasseurs/agriculteurs appauvris. Ils seraient à l’origine de la mafia.
2. La politique intérieur :
Deux courants politiques se dessinent : la destra storica et la sinistra storica. La première regroupe des
monarchistes, des catholiques, des libéraux cavouriens et la droite modérée. Le second regroupe les
républicains, les révolutionnaires et les mazziniens.
3. La politique de la droite historique :
Leur but était d’équilibrer le budget de l’État, pour cela on fait des taxes. Ainsi, en 1868 est née la « tassa
sul macinato » (« macinare » veut dire « moudre, transformer en farine »). Ces impôts pèsent beaucoup
sur les plus pauvres.
Des écoles agricoles sont aussi créées et introduisent des engrais chimiques et le développement de
l’irrigation. La taxe pèse toujours beaucoup malgré tout et donc dans les années 1870s se développe la
métallurgie (Gênes, Turin, Milan) et le libre-échange (« il libero scambino ») afin de faire baisser les frais
de douane.
II. Le rattachement de la Vénétie et de Rome au Royaume du Piémont :
1. La troisième guerre d’indépendance (20 juin 1866 - 12 août 1866) :
La convention de septembre de 1864 stipule que l’Italie s’engage à respecter les frontières du Royaume
du Pape, à condition que les Français quittent Rome. On choisit alors une autre capitale, Florence, mais
cela se terminera en 1871. En 1866, la Prusse propose à l’Italie une guerre contre l’Autriche, se crée ainsi
la troupe germano-italienne. Les Prussiens obtiennent une victoire sur le front autrichienne alors que les
Italiens subissent une défaite. Garibaldi arrive tout de même à avoir des victoires plus tard et réussit à
conquérir la Vénétie. La Prusse annonce un armistice par crainte de la France, Garibaldi pas content avec
cela, répondit « Obbedisco ». Le 3 octobre 1866, après la Paix de Vienne, l’Italie obtient la Vénétie.
2. La fin du pouvoir temporel du Pape :
Le Pape a non seulement un pouvoir spirituel sur le public, mais aussi un pouvoir temporel (territorial). Il
est aussi chef d’État (aujourd’hui du Vatican). En 1870 survient l’opportunité de conquérir Rome avec la
guerre franco-prussienne, les dernières troupes françaises étant parties de Rome. Le 20 septembre 1870,
un corps de Bersaglieri (l’armée italienne fondée en 1836) tire un canon à côté de la Porta Pia et crée la
Brèche de Porta Pia. Le Pape se déclare alors prisonnier du Royaume piémontais et se réfugie au Vatican.
Le 2 octobre 1870, Rome est annexée et en juillet 1871, Rome devient la capitale du pays ce qui marque
la fin du Risorgimento pour certains.