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Commerce international et développement durable

Le document traite du commerce international, en mettant l'accent sur la mondialisation, le libre-échange, et le protectionnisme, tout en contextualisant l'évolution économique du Maroc depuis son indépendance. Le Maroc a progressivement ouvert son économie aux investissements étrangers et a mis en place des réformes pour attirer les IDE, tout en intégrant des éléments de développement durable dans ses politiques. Le pays est devenu un acteur clé en Afrique, notamment dans le secteur automobile, et a connu une augmentation significative de ses exportations agricoles.

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Commerce international et développement durable

Le document traite du commerce international, en mettant l'accent sur la mondialisation, le libre-échange, et le protectionnisme, tout en contextualisant l'évolution économique du Maroc depuis son indépendance. Le Maroc a progressivement ouvert son économie aux investissements étrangers et a mis en place des réformes pour attirer les IDE, tout en intégrant des éléments de développement durable dans ses politiques. Le pays est devenu un acteur clé en Afrique, notamment dans le secteur automobile, et a connu une augmentation significative de ses exportations agricoles.

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Fiche : le commerce international

Citation : « tout l’histoire du XIX siècle en fournit en effet la preuve : c’est la cce éco qui
entraine le dév du commerce et non l’inverse » (Paul Bairoch, Mythes et paradoxes de, 1999)

Les principales définitions :


La mondialisation : l’anglicisme globalisation va en français désigner la
circulation planétaire des flux de K d’où la globalisation financière alors que la
mondia recouvre l’ouverture croissante des économies, la libéralisation des
échanges intern, et le processus de convergence des économies nationales vers la
formation d’un marché mondial.
DIT : répartition de la production entre les nations en fonction de leur
spécialisation. Celle-ci s’opère librement sur la base des avantages comparatifs
et compétitifs initiales ou acquis, et des dotations factorielles
DIPP : un produit résulte de pièces fabriquées dans différentes pays et
assemblées dans un autre pays en fonction de l’avantage concurrentiel de ces
pays, selon la chaine de valeur
Le libre échange : est à la fois une doctrine, une théorie et une politique éco. Il
vise à promouvoir le dév du commerce extérieur des biens et des services entre
les pays par la suppression de toutes les entraves pouvant le restreindre. (Prône
la disparition des dispositifs protectionnistes)
Protectionnisme : pol commerciale visant à protéger l’éco nationale de la
concurrence étrangère au moyen de barrières tarifaires ou non tarifaires
(contingents ou quotas (l’entrée des M est quantit réduite et limitée à un certain
nombre d’unité), normes, réglementations, marchés réservés, dévaluations, aides
publiques, politiques sectorielles, …)
Compétitivité (prix, cout, hors prix) : est l’aptitude d’une économie ou d’une
ETP à affronter la concurrence internationale sur le marché domestique et à
l’exp. La comp prix se mesure par le rapport des prix d’exp étrangers aux prix
nationaux, elle dépend avant tout de la comp cout qui se mesure par le rapport
des couts unitaires étrangers aux CU nationaux
Contextualisation (histoire)
+ le commerce au long cours, est un trait commun de toutes les grandes civilisations :
l’empire romain, la Grèce antique ou la Mésopotamie étaient des empires
commerçants
+ L’ouverture des grandes routes maritimes amorce un désenclavement mondial qui
démultiplie les possibilités commerciales : [Link] (1492), Vasco de Gama atteint
l’asie par voie maritime et crée la connexion entre l’atl nord et l’océan indien,
magellan contourne l’Amérique du sud par la mer
+ En 1918 les USA sont devenus le centre de l’économie monde : la baisse continue
des DD au XXéme siècle se fait sous son égide. Le container est une innovation
fondamentale qui permet de réaliser des éco d’échelles colossales démultipliant les
capacités des transports maritimes.
Context marocain :

-A l’instar des autres pays, le Maroc est devenu l’une des destinations privilégiées des flux d’IDE. Suite
à l'indépendance acquise en 1956, le Maroc a tracé une trajectoire économique fortement
protectionniste, caractérisée durant les années 1960 et 1970 par la nationalisation de plusieurs
secteurs et une restriction marquée des investissements directs étrangers. Toutefois, face aux
multiples défis économiques des années 1980 et 1990, le royaume a opéré un virage stratégique,
amorçant une ouverture notable à l'investissement étranger. Cette période a vu la mise en place de
réformes structurelles majeures, souvent en collaboration avec des entités telles que le FMI.
L'instauration de zones franches, à l'instar de celle de Tanger, a également joué un rôle crucial dans
l'attraction des IDE. Le Maroc a redoublé d'efforts pour renforcer son attractivité en matière d'IDE, à
travers la mise en œuvre du Plan Émergence en 2005 et le plan accélération industrielle 2014-2020.
De plus, la conclusion d'accords de libre-échange, notamment avec des poids lourds économiques
tels que l'Union européenne et les États-Unis, a consolidé la position du Maroc comme destination de
choix pour les IDE en Afrique du Nord. Cela a permis au Maroc de se positionner à la troisième place
d’un classement des pays les plus attractifs au monde, d’après un rapport supervisé par le Times.

A l’instar des autres pays, le Maroc a cherché à équilibrer sa participation à l'économie mondiale avec
la promotion d'un développement durable. Pendant sa colonisation, le Maroc était divisé en zones
sous contrôle français et espagnol. Cette période a vu une exploitation importante des ressources
naturelles, sans réelle considération pour le développement durable. L'ouverture internationale s'est
principalement limitée à l'exportation de produits marocains vers les métropoles coloniales. Le Maroc
a obtenu son indépendance en 1956, marquant le début d'une nouvelle ère. Le pays a cherché à
s'ouvrir davantage au monde et à diversifier ses relations internationales, notamment en devenant
membre des Nations Unies. Et à partir des années 1980 le Maroc a lancé des réformes économiques
visant à promouvoir l'ouverture internationale. Cela a inclus la libéralisation des marchés, la signature
d'accords de libreéchange et l'encouragement des investissements étrangers. Cependant, ces
réformes n'ont pas toujours été alignées sur des objectifs de développement durable. Au début des
années 2000 le Maroc a progressivement intégré des éléments de développement durable dans ses
politiques nationales. Cela s'est notamment reflété dans des initiatives telles que le Plan Maroc Vert
(2008) pour l'agriculture durable et les investissements massifs dans les énergies renouvelables. Et il a
fait des progrès significatifs dans le développement de parcs éoliens et solaires, ce qui a contribué à
la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la promotion des énergies propres. Le Maroc a
mis en place plusieurs projets dans le contexte du développement durable en Afrique. Parmi ces
projets, on peut citer le projet Noor Ouarzazate, qui est l'un des plus grands parcs solaires au monde
et contribue à la transition énergétique en Afrique. Le pays soutient également la finance agricole et
rurale verte à travers le programme AGREENFI. De plus, le Maroc cherche à renforcer son intégration
régionale en Afrique en promouvant des chaînes de valeur régionales à forte valeur ajoutée et à fort
impact social. En 2016 le Maroc a accueilli la Conférence des Parties (COP22) à la Convention-cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques à Marrakech. Cela a mis en avant l'engagement du
pays en faveur du développement durable et de la lutte contre le changement climatique au niveau
international. Le pays participe également à des initiatives mondiales telles que l'Agenda 2030 pour le
développement durable, qui comprend 17 objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles.
Dans le cadre de la pandémie, le Maroc a mis en place une campagne de vaccination contre la
COVID19 pour protéger sa population. Des efforts ont été déployés pour assurer un accès équitable
aux vaccins et pour vacciner le plus grand nombre de personnes possible. De plus, le Maroc a pris des
mesures pour atténuer les inégalités sociales et garantir l'accès aux services de santé et d'aide sociale
pour tous, en mettant l'accent sur la protection des groupes vulnérables. Malgré les défis posés par la
pandémie, le Maroc continue de promouvoir le développement durable en mettant en œuvre des
politiques et des stratégies nationales visant à concilier le développement économique avec la
préservation de l'environnement et la promotion du bien-être social.

+ Quant au Maroc, une monarchie constitutionnelle, se situe au Nord de l’Afrique. Son économie se
base essentiellement sur l’agriculture, la pêche maritime ainsi que la production de phosphates, cette
dernière constitue 75% des réserves mondiales et fait du Maroc le 1er exportateur au niveau
mondial. Alors que le secteur industriel est l’un des piliers de l’économie marocaine et offre à travers
ses potentialités et ses performances d’importantes possibilités d’investissement direct et de sous-
traitance dans des secteurs tels que : l’agro-industrie, la chimie ou le textile. Le Maroc dispose d’une
gamme variée de minerais et importe plus de 85% de ses besoins énergétiques. La production locale
concerne le charbon, l’électricité et les produits pétroliers. Des réserves de pétrole et de gaz naturel
de bonne qualité, en quantité abondante, ont été découvertes récemment dans la région de
l’Oriental.

Au lendemain de l’indépendance du Maroc, les problèmes économiques apparurent dans toute leur
acuité avec notamment une chute importante des investissements, la fuite des capitaux,
l’accélération de l’exode rural, et l’aggravation du chômage. À partir des années 1960 et afin de
construire une économie nationale solide, trois plans furent successivement mis en œuvre : le plan
quinquennal (1960-1964) qui se base sur deux idées essentielles à savoir ; mettre en œuvre tous les
moyens pour assurer l’indépendance économique et développer l’ensemble des activités
économiques du pays, ainsi que le développement des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
Un deuxième plan triennal (1965-1967) : fixait pour favoriser la croissance du secteur agricole jugé
prioritaire, et a fait du tourisme la deuxième priorité ainsi d’assurer la formation des cadres. Le plan
quinquennal (1968-1972) ; est le troisième plan de développement de l’économie marocaine. Ces
plans n’ont pas permis de surmonter la persistance d’une très faible croissance de la production
globale, l’aggravation du chômage, un taux d’épargne et d’investissement très insuffisant, et les
difficultés que cause une balance des paiements très vulnérable. Le Maroc ne cesse de fournir des
efforts afin de préparer un terrain propice pour libéraliser son marché, cette fois ci à travers la mise
en place d’une politique industrielle assez rigoureuse, basée sur l’industrialisation de la substitution
aux importations qui consiste à réduire la part des importations afin de développer le potentiel
industriel, en limitant les exportations et encourageant l’industrie nationale et cela permet de
protéger l’industrie locale. Ensuite, sur le plan économique le Roi Hassan II a procédé entre 1971 et
1973 à la « marocanisation » des entreprises et des terres afin de restructurer la classe moyenne
d’entrepreneurs en lui fournissant les ressources financières. Cette loi exige que le capital social des
sociétés soit géré par des personnes de nationalité marocaine à hauteur de 51% au minimum. Vers
les années 80 et avec la mise en place du plan d’ajustement structurel imposé par le FMI en 1983
cette loi est abrogée, le Maroc a libéralisé son économie et ses échanges, ce qui a permis son
adhésion au GATT en 1987. Donc il est membre fondateur de l’OMC et s’engage fortement dans
l’ouverture économique à travers ses multiples accords de libre-échange, notamment avec l’union
européenne en 1996 (son principal partenaire), l’AELE (association européenne de libre-échange, en
2000), l’accord d’Agadir en 2001, signé en 2004 par quatre pays, le Maroc la Jordanie, l’Egypte et la
Tunisie. Qui ont exprimé leur intention d’établir une zone de libre-échange euro-méditerranéen entre
eux, ainsi que les pays de la ligue ayant un accord d’association ou un accord avec l’Union
Européenne peuvent s’adhérer à cette zone. En 2006 également le Maroc signé un accord bilatéral
avec la Turquie visant l’accès des produits industriels d’origine marocaine au marché Turc. D’autres
accords ont été conclus avec les EU en 2005. Cette libéralisation, s’est accompagnée par la réforme de
la politique industrielle après avoir constaté l’insuffisance des progrès réalisés en matière de
compétitivité et la faible contribution de l’industrie à la croissance et à l’emploi. Donc il s’est basé sur
les métiers mondiaux, tels que l’offshoring, l’aéronautique, l’automobile, l’électronique, les textiles et
cuirs et l’agroalimentaire. Considérés parmi les secteurs les plus dynamiques du commerce mondial.
En 2008 et au lendemain de la crise financière qui a secoué l’économie mondiale, cette crise n’a pas
freiné cette politique d’ouverture. En effet, le taux d’ouverture d’économie marocaine est passé d’une
moyenne de 52% entre 2000 et 2007 à plus de 63% pour la période 2008-2013, mais avec un niveau
d’importations plus élevé que celui des exportations, et en parallèle un document de synthèse a fait
office de référence de la politique commerciale marocaine, de ses objectifs, de ses domaines de
réformes et des mesures adoptées pour la mettre en cohérence avec les autres politiques publiques.
Il s’agit de l’instauration de la stratégie Maroc export 2009-2016. Qui vise à renforcer les parts des
produits marocains sur les marchés traditionnels et d’exploiter les possibilités offertes par les
nouveaux débouchés grâce à la diversification des produits et à leur adaptation aux attentes des
clients potentiels qui le développement et la promotion des exportations. Puis en 2016 le Maroc a
adopté la stratégie du commerce extérieur 2016-2020 qui consiste à promouvoir les exportations, à
réguler les importations et à faciliter les démarches liées au commerce extérieur. Suite au
déclenchement de la crise sanitaire 2019 qui a touché l’économie mondiale, les restrictions et les
mesures sanitaires prises par le Maroc ont entrainé des perturbations dans les chaines
d’approvisionnement et une baisse des échanges commerciaux. Le Maroc pour renforcer ces
échanges il a adopté à nouveau la politique d’industrialisation de la substitution aux importations
pour promouvoir le « Made in Morocco ». C’est le fait de faire rayonner le produit fabriqué au Maroc
par des cadres et des compétences marocaines ainsi de substituer les produits importés par des
produits nationaux. Il consiste donc à encourager la production nationale et de la protéger contre la
concurrence déloyale à travers la mise en place d’une banque de projets qui s’inscrit dans le cadre du
nouveau plan de relance industriel (2021-2023). Et qui vise le suivi des porteurs de projets et
l’encouragement à investir dans toutes les zones industrielles. Également l’année 2021 connaissait la
révision d’ALE déficitaire entre le Maroc et la Turquie.

Il est aussi engagé dans d’autres accords africains (ZLECAF), ces accords visent la création d’une zone
du libre-échange continentale africaine, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération
avec les pays du Sud.

+ Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2022 de la CNUCED, les flux d'IDE vers le
Maroc ont atteint 2,1 milliards d’USD en 2021, en hausse de plus de moitié par rapport à l'année
précédente. De même, le stock total d'IDE s'élevait à 72,9 milliards de USD, soit environ 55,5% du PIB.

+ Le Maroc est devenu le premier pays africain dans le domaine de la construction automobile,
devançant même l'Afrique du Sud.

+ Les travaux de Batiz et Romer (1991) ont montré que l’ouverture facilite la diffusion technologique
par l’intermédiaire des échanges des biens, la libre circulation des brevets, licences, etc.
+ Dans ce sens, les exportations agricoles marocaines ont atteint durant l’année 2019 une valeur de
près de 40 milliards de dirhams, soit 2,8 fois la valeur enregistrée durant l’année 2009 (14,2 milliards
de dirhams).

Effet balassa samuelson :

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