0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
159 vues7 pages

Barycentres et propriétés des vecteurs

Le document traite des concepts fondamentaux du calcul vectoriel, notamment la relation de Chasles et les propriétés des vecteurs colinéaires. Il introduit également le concept de barycentre pour deux et trois points, avec des démonstrations et des exemples pratiques. Enfin, il aborde l'équilibre de masses et le potentiel électrique en relation avec le barycentre.

Transféré par

recherche801
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
159 vues7 pages

Barycentres et propriétés des vecteurs

Le document traite des concepts fondamentaux du calcul vectoriel, notamment la relation de Chasles et les propriétés des vecteurs colinéaires. Il introduit également le concept de barycentre pour deux et trois points, avec des démonstrations et des exemples pratiques. Enfin, il aborde l'équilibre de masses et le potentiel électrique en relation avec le barycentre.

Transféré par

recherche801
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

BARYCEN T RES 1ère S

Rappels sur le calcul vectoriel


Propriété Pour tous points A, B et C du plan, on a la relation C
−→ −−→ −→ A
de Chasles : AB + BC = AC

B
Propriété Soit (O;~i, ~j) un repère et A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ) deux points du plan, alors :
−→ −→
• le vecteur AB a pour coordonnées : AB(xB − xA ; yB − yA )
−→ −→
• la norme du vecteur AB, notée kABk, est la longueur AB, et si de plus le repère
−→
(O;~i, ~j) est orthonormal, AB = kABk = (xB − xA )2 + (yb − yA )2
p

Si ~u a pour coordonnées ~u(x; y) dans un repère orthonormal, alors k~uk =


p
x2 + y 2
 
xA + xB yA + yB
• le milieu I de [AB] a pour coordonnées I ;
2 2

−→ −−→
Définition Deux vecteurs ~u = AB et ~v = CD sont dits colinéaires lorsqu’ils ont la même direc-
tion, ce qui est équivalent à dire que les droites (AB) et (CD) sont parallèles.

Propriété • Les vecteurs ~u et ~v sont colinéaires si et seulement si ils sont proportionnels,


c’est-à-dire si et seulement si, il existe un réel k tel que ~u = k~v ou il existe un
réel k ′ tel que ~v = k ′~u.
• Les vecteurs ~u(x; y) et ~v(x′ ; y ′) sont colinéaires si et seulement si xy ′ − x′ y = 0.

−→ −→
Corollaire Les points A, B et C sont alignés si et seulement si les vecteurs AB et AC sont
colinéaires.
−→ −−→ −→ −→
Ex. Soit ABC un triangle, et E et F les points définis par 4AE = BC et 5AF = AC.
Faire une figure, et prouver que les points B, E et F sont alignés.
Ex. Soit ABCD un carré. On note E le point intérieur à ABCD tel que le triangle DCE soit
équilatéral, et F le point extérieur à ABCD tel que le triangle BCF soit aussi équilatéral.
On souhaite montrer que les points A, E et F sont alignés.
\ puis de l’angle AED.
1ère méthode : Donner une mesure de l’angle ADE, \
[ et en déduire une mesure l’angle AEF
Donner de même une mesure de l’angle CEF [.
Conclure.
2ème méthode :
−→ −−→
On considère le repère (A; AB; AD). Déterminer dans ce repère les coordonnées des points A, E
et F . (On pourra introduire les points H et H ′ , pieds des hauteurs issues de E et F , et calculer les
longueurs HE et H ′ F ).
Montrer alors, à l’aide du calcul vectoriel, que les points A, E et F sont alignés.

Ex :1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 p. 259

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 1/7


I - Introduction : centre de gravité et barycentre
Equilibre d’une tige
Une masse A de 2 kg et une masse B de 3 kg sont en équilibre
sur une tige rigide.
Où se situe le centre d’inertie, ou point d’équilibre, G ? A B
−→ G
Donner une expression vectorielle reliant les vecteurs GA et
−−→
GB.
Mêmes questions si, plus généralement, la masse située en A
est m et la masse située en B est m′ .

Equilibre électrique
Un électron est situé au point A (charge : -1e-), et deux pro-
tons sont situés en B (charge : +2e-). A, -1e- B, +2e-

Déterminer le point sur la droite (AB) ou le potentiel


électrique est nul.

II - Barycentre de deux points

ThéorèmeSoit A et B deux points, et α et β deux réels donnés tels que α + β 6= 0. Alors, il existe
−→ −−→
un unique point G tel que αGA + β GB = ~0.
−→ −−→ −→ −→ −→ −→ −→
Démonstration : Pour tout point G, αGA + β GB = αGA + β GA + AB = (α + β)GA + β AB.
−→ −−→ −→ β −→ −→ β −→
Ainsi, αGA + β GB = ~0 équivaut à GA = − AB ou encore à AG = AB, ce qui définit
α+β α+β
bien de manière unique le point G.

Définition On appelle barycentre des points pondérés (A, α) et (B, β), avec α + β 6= 0,
−→ −−→
l’unique point G tel que αGA + β GB = ~0.
Ex. Soit A et B deux points.
Placer dans chacun des cas le barycentre des points pondérés (A, α) et (B, β), où :
a) α = 1 et β = 1
b) α = 1 et β = 3
c) α = 2 et β = 3
d) α = 4 et β = 6
e) α = −2 et β = 1

Ex : 14, 15, 16 p. 260

Propriété Si G est le barycentre de (A, α) et (B, β), alors G est aussi le barycentre de (A, kα) et
(B, kβ), pour tout nombre k 6= 0.
−→ −−→ − →
Démonstration : G est le barycentre de (A, α) et (B, β) signifie que α+β 6= 0 et que αGA+β GB = 0 .

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 2/7


−→ −−→ −

En multipliant cette relation par k 6= 0, on a donc aussi kαGA + kβ GB = 0 , ce qui montre que
G est le barycentre de (A, kα) et (B, kβ) car kα + kβ = k (α + β) 6= 0.

Corollaire Si α = β, le barycentre G de (A, α) et (B, β) est aussi le barycentre de (A, 1) et (B, 1).
On dit que G est l’isobarycentre des points A et B.
−→ −−→ →

Dans ce cas, on a GA + GB = 0 , et donc l’isobarycentre des points A et B est le
milieu de [AB].

Propriété Soit G le barycentre de (A, α) et (B, β).


−−→ −−→ −−→
Alors pour tout point M on a : αMA + β MB = (α + β) MG.

Démonstration : Pour tout −−→point M, on a :


−−→ −−→ −→ −−→ −−→ −−→ −→ −−→
αMA + β MB = α MG + GA + β MG + GB = (α + β) MG + αGA + β GB, ce qui donne
−→ −−→
le résultat car, par défintion du barycentre de (A, α) et (B, β), αGA + β GB = 0.
Remarque : Comme la propriété précédente est valable pour tout point M , on peut l’utiliser en par-
ticulier en choisissant
−→ −
−→ −→ − →
— M = G et on retrouve la relation : αGA + β GB = (α + β) GG = 0
−→ −→
— M = A et on obtient la relation : β AB = (α + β) AG, qui permet de positionner le point G
−−→ −−→
Ex : Soit A et B deux points, et ~u un vecteur. Trouver le ou les points M tels que 3MA + 2MB = ~u.

Ex : 17, 18, 19, 21 p. 260

Propriété Soit dans un repère (O;~i, ~j) les points A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ). Le barycentre G des points
pondérés (A, α) et (B, β) a pour coordonnées G(xG ; yG ) où,

αxA + βxB αyA + βyB


xG = et, yG =
α+β α+β
−−→ −−→ −−→
Démonstration : Pour tout point M, on a αMA + β MB = (α + β) MG.
−→ −→ −−→
En choisissant M = O, on obtient donc, (α + β) OG = αOA + β OB, ou encore

−→ α −→ β −−→
OG = OA + OB
α+β α+β
d’où les coordonnées données dans le théorème.
Ex : Soit A(3; −5) et B(9; 7)
a) Déterminer les coordonnées de l’isobarycentre I.
b) Déterminer les coordonnées du barycentre de (A, 3) et (B, 2).

III - Barycentre de trois points

ThéorèmeSoit A, B et C trois points, et α, β et γ trois réels donnés tels que α + β + γ 6= 0. Alors,


−→ −−→ −→
il existe un unique point G tel que αGA + β GB + γ GC = ~0.
Démonstration : Pour tout point G, on a :

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 3/7


−→ −
−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
αGA + β GB + γ GC = αGA + β GA + AB + γ GA + AC = (α + β + γ)GA + β AB + γ AC.
−→ −−→ −→ −→ β −→ γ −→
Ainsi, αGA + β GB + γ GC = ~0 équivaut à GA = − AB − AC ou encore à
α+β+γ α+β+γ
−→ β −→ γ −→
AG = AB + AC, ce qui définit bien de manière unique le point G.
α+β+γ α+β+γ

Définition On appelle barycentre des points pondérés (A, α), (B, β) et (C, γ), avec α + β +
−→ −
−→ −→
γ 6= 0, l’unique point G tel que αGA + β GB + γ GC = ~0.

Propriété • Si G est le barycentre de (A, α), (B, β) et (C, γ), alors, pour tout k 6= 0, G est
aussi le barycentre de (A, kα), (B, kβ) et (C, kγ).
• Lorsque les points A, B et C sont affectés du même coefficient α = β = γ non
nul, alors le barycentre de (A, α), (B, α) et (C, α) est aussi le barycentre de (A, 1),
(B, 1) et (C, 1).
Dans ce cas, G est appelé isobarycentre des points A, B et C. G est alors le
centre de gravité du triangle ABC (intersection des médianes).
−−→ −−→ −−→ −−→
• Pour tout point M, on a : αMA + β MB + γ MC = (α + β + γ)MG.

Ex : Soit trois points A, B et C. Construire le barycentre G des points pondérés (A, 1), (B, 1) et
(C, 2).

Ex : 22, 23, 24 p. 260

ThéorèmeAssociativité du barycentre
Soit G le barycentre de (A, α), (B, β) et (C, γ).
On suppose que α + β 6= 0, et on note H le barycentre de (A, α) et (B, β).
Alors, G est le barycentre de (H, α + β) et de (C, γ).
−→ −−→ −→ − →
Démonstration : Par définition, on a αGA + β GB + γ GC = 0 .
−−→ −−→ −−→
Comme H est le barycentre de (A, α) et (B, β), pour tout point M, αMA+β MB = (α + β) MH,
−→ −−→ −−→
et donc, en particulier si M = G, αGA + β GB = (α + β) GH.
−→ −−→ −→ −−→ −→ − →
Ainsi, αGA + β GB + γ GC = (α + β) GH + γ GC = 0 , ce qui montre que G est le barycentre de
(H, α + β) et de (C, γ).
Ex : Soit trois points A, B et C. Construire dans chaque cas le barycentre des points (A, α), (B, β)
et (C, γ).
a) α = 1, β = 1, γ = 2
b) α = 3, β = 1, γ = 2
c) α = −2, β = 1, γ = 3
d) α = 1, β = −1, γ = 2

Ex : 27, 28, 33, 34 p. 261

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 4/7


Propriété Soit dans un repère (O;~i, ~j) les points A(xA ; yA ), B(xB ; yB ) et C(xC ; yC ) Le barycentre
G des points pondérés (A, α), (B, β) et (C, γ) a pour coordonnées G(xG ; yG ) où,

αxA + βxB + γxC αyA + βyB + γyC


xG = et, yG =
α+β+γ α+β+γ

Ex : Soit A(−1; 3), B(2; 4) et C(1; −2).


Déterminer les coordonnées du barycentre G de (A, 1), (B, 2) et (C, 3).
Placer les points A, B et C sur une figure, et retrouver géométriquement le point G.

IV - Barycentre de n points
Après avoir introduit et étudié les barycentres de deux points, puis de trois points, on peut
aisément généraliser les résultats au cas de n points.

Propriété Soit n points A1 , A2 , . . ., An , et et n réels α1 , α2 , . . ., αn tels que α1 + α2 + · · · + αn 6= 0,


alors
• il existe un unique point G tel que
−−→ −−→ −−→ − →
α1 GA1 + α2 GA2 + · · · + αn GAn = 0

• pour tout point M, on a


−−−→ −−−→ −−−→ −−→
α1 MA1 + α2 MA2 + · · · + αn MAn = (α1 + α2 + · · · + αn ) MG

• G est aussi le barycentre (A1 , kα1 ), (A2 , kα2 ), . . ., (An , kαn ), pour tout réel k 6= 0.
• Pour trouver le barycentre G, on peut remplacer p points, parmi les n points, par
leur barycentre H affecté de la somme non nulle de leur coefficient.
• si A1 (x1 ; y1 ), A2 (x2 ; y2 ), . . ., An (xn ; yn ), alors les coordonnées du barycentre sont
G(xG ; yG ) avec
α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn α1 y 1 + α2 y 2 + · · · + αn y n
xG = et, yG =
α1 + α2 + · · · + αn α1 + α2 + · · · + αn

Ex : Soit quatre points A, B, C et D. Placer le barycentre G de (A, 1) (B, 1), (C, 2) et (D, 2).
Ex : On considère les points A(−1, −1), B(3, −2), C(4, 3) et D(−2, 2).
Placer le barycentre G de (A, 2) (B, 1), (C, 2) et (D, 3).
Calculer les coordonnées de G et vérifier.

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 5/7


V - Centres d’inertie de plaques
Toutes les plaques considérées par la suite sont supposées homogènes (leur masse surfacique, en
kg.m−2 est constante).

ThéorèmeEléments de symétrie Si une plaque admet un axe de symétrie ∆, alors son centre
d’inertie est sur ∆.
Si la plaque admet un centre de symétrie I, alors son centre d’inertie est I.
Ex :

P1

ThéorèmeAssociation Soit deux plaques P1 et P2 d’aire respective a1


et a2 et de centre d’inertie respectif I1 et I2 . I1×
×I
Alors le centre d’inertie de la plaque P réunion des plaques ×I1
P1 et P2 est le barycentre de (I1 , a1 ) et (I2 , a2 ).
Remarque : Les aires a1 et a2 peuvent être prises comme coefficent car, pour des P2
plaques homogènes, les masses sont proportionnelles aux aires.
Ex : La plaque P suivante est constituée par la réunion d’un triangle ABC rectangle isocèle en A et
de deux carrés de côté 6 cm. O est le mileu de [BC]. On note I le centre d’inertie de la plaque P .

a. Pourquoi I est-il sur (OA) ?


b. Placer les centres d’inerties G1 et G2 des deux
A carrés, et G3 centre d’inertie du triangle ABC.
c. Montrer que I est le barycentre de (G1 , 2), (G2 , 2)
et (G3 , 1).
d. Placer I.
b
B O C
Ex : La plaque P suivante est constitué par un triangle équilatéral ABC de côté a, de centre de
gravité O, privé du triangle isocèle OBC.
On désigne par Ω le centre de gravité de OBC et par I le centre d’inertie de la plaque P .
A
• Méthode 1 En considérant la plaque comme la réunion des
triangles AOB et AOC, placer G1 et G2 , centres d’inertie de
AOB et AOC, puis placer I.
• Méthode 2 La plaque peut aussi être considérée comme la
“soustraction” de la plaque AOC à la plaque ABC.
O
a. Placer les centres d’inertie G1 de ABC et Ω de AOC.
b. Montrer que I est la barycentre de (O, 3), (Ω, −1).
B b
C
A′

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 6/7


Ex : Placer le centre d’inertie pour chacune des plaques suivantes (on pourra utiliser deux méthodes
différentes dans chaque cas).

Ex : Une rondelle a la forme d’un disque évidé.


On donne OP = 3OO ′.
1. Placer le centre d’inertie I de la rondelle évidée.
2. On note M la masse de la rondelle évidée. Quelle masse b
O b b
P
faut-il placer en P afin que le centre d’inertie de l’en- O′
semble, rondelle évidée et masse en P , soit centré en
O?

Y. Morel - xymaths.fr - 1ère S BARYCENTRES - 1ère S - 7/7

Vous aimerez peut-être aussi