Structure Atomique et Moléculaire
Structure Atomique et Moléculaire
Khadija Elkababi
Année scolaire : 2017/2018
Sommaire
INTRODUCTION 1
CHAPITRE 1 : STRUCTURE DES ATOMES 2
I. CARACTERISTIQUE DE L’ATOME 3
I.1 Historique 3
I.2 Les constituants de l’atome 4
I.2.1 Le noyau 5
I.2.2 Le nuage électronique 5
I.2.3 Représentation du noyau 5
II. MODELE DE BOHR 6
Application à l’atome d’hydrogène 6
Energie dans un état stationnaire donné 6
Spectre d’émission de l’atome d’Hydrogène 7
Transitions entre niveaux électroniques 8
III. EXTENSION DU MODELE DE BOHR AUX HYDROGENOÏDES 9
III.1. Description quantique de l’atome 9
III.1.1 Nombres quantiques 9
III.2. Règles de remplissage 10
III.2.1 La règle d’exclusion de Pauli 10
III.2.2 Règle de Hund 10
III.2.3 Règle de Klechkowski : 11
III.3. Représentation des électrons de la configuration électronique 12
III.3.1 Représentation dans le diagramme énergétique 12
III.3.2 Représentation en cases quantiques 13
III.3.3 Ecriture simple de la configuration électronique 13
III.3.4 Couche de valence (ou externe) d’un atome 13
IV. CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS CHIMIQUES. 13
IV.1. Classification de Mendeleïev (1869). 13
IV.1.1. Les règles de remplissages 14
IV.2. Les Familles d’éléments chimiques 15
CHAPITRE 2 : STRUCTURE DES MOLECULES 18
I. DIFFERENTES REPRESENTATIONS DES MOLECULES 19
I.1 Formule brute 19
I.2 Formule développée 19
I.2.1 Quelques exemples de formules développées : 20
I.3 Formule semi-développée 21
I.4 Formule de Lewis 21
II. THEORIE DE LEWIS 22
Règle de duet 22
Règles de l’octet 22
Les règles du modèle de Lewis 22
II.3.1 Formules brutes 22
II.3.2 Configurations électroniques 22
II.3.3 Électrons de valence 22
II.3.4 Nombre de doublet 22
Exceptions à la règle de l’octet 23
III. LA METHODE VSEPR 24
III.1. Principe 24
IV. DETERMINATION DE LA GEOMETRIE MOLECULAIRE 25
IV.1. Structure de type AXn 25
IV.2. Structure de type AXnEm 27
V. MOMENT DIPOLAIRE 29
V.1. Définition 29
V.2. Moment dipolaire de quelques molécules 30
CHAPITRE 3 : SYSTEME CRISTALLIN 33
I. DEFINITION D’UN CRISTAL 34
I.1 Définition 34
I.2 Définition du polyèdre 35
II. MAILLE, MOTIF, RESEAU ET STRUCTURE CRISTALLINE 36
Définition de la maille 36
Définition du réseau cristallin 38
Définition du motif 38
Définition de la structure cristalline : 38
Réseaux à trois dimensions (7 Systèmes cristallins et 14 réseaux de Bravais) 39
Indices de Miller (Directions-rangées- et plans dans un cristal) 41
Densité d’empilement ou compacité 43
III. TYPES DE STRUCTURE DE CRISTALLINE 46
III.1. La liaison chimique 46
III.1.1 La liaison ionique 47
III.1.2 Liaison covalente 48
III.1.3 Liaison hydrogène : 50
III.1.4 Les propriétés macroscopiques des solides ioniques 50
III.2. Les types des cristaux 50
III.2.1 Cristaux métalliques 50
III.2.2 Cristaux ioniques 51
III.2.3 Cristaux covalents 51
III.2.4 Cristaux moléculaires 51
IV. STRUCTURE DES METAUX A L’ETAT SOLIDE 51
IV.1. Empilements compacts 52
IV.2. Empilement hexagonal Compact : H.C 52
IV.3. Maille cubique à faces centrées 54
IV.4. Structure des halogénures alcalins 56
V. CRISTAUX METALLIQUES 57
VII.1 Projection de quelques structures dans le plan 58
V.1. Structure du diamant : 59
VI. INSERTION DANS LES RESEAUX 59
VI.1 Étude des conditions d’insertion dans les empilements compacts CFC et HC. 59
VI.1.1. Sites octaédriques dans CFC 59
VI.1.2. Sites tétraédriques dans CFC 60
VI.2 Condition d’insertion dans une structure HC 62
VI.2.1 Identification des Sites octaédriques. 62
VI.2.2 Identification des sites Tétraédriques 63
VII. INTERPRETATION DE LA DIFFERENCE ENTRE LE DIAMANT ET LE GRAPHITE : 64
VII.1 Le diamant 64
VII.2 Le graphite 65
VII.3 Comparaison des propriétés macroscopiques du diamant et du graphite 65
CHAPITRE 4 : BANDES D’ENERGIE DE SOLIDES 67
I. NIVEAUX ENERGETIQUES DES MOLECULES ET DES ATOMES 68
I.1 Niveaux d'énergie d'excitation des atomes 68
I.2 Niveaux d'énergie d'excitation des molécules 69
I.2.1 Niveaux d'excitation électroniques 69
I.2.2 Niveaux de vibration 69
I.2.3 Niveaux de rotation 69
II. BANDES D’ENERGIE DES SOLIDES 70
Formation des bandes d'énergie 70
Le diagramme d’énergie qui montre la formation des bandes d'énergie 72
Quelques exemples de largeur de bande interdite ainsi que de distance inter-atomique. 73
III. STRUCTURE CRISTALLINE DES MATERIAUX SEMI –CONDUCTEURS : COLONNE 73
III.1. Structure Diamant : (isolant) 73
III.2. Structure Graphite : (Conducteur) 74
III.3. Comparaison entre carbone diamant et carbone Graphite 75
III.4. Structure Zinc blende et Wurtzite : GaAs, In Sb 75
III.5. Structure de chlorure de sodium Nacl 76
Introduction
La structure de la matière consiste en l’étude des notions de chimie qui permettent de décrire
sommairement la composition de la matière et de comprendre la nature des réactions chimiques. Ces
notions qui permettent de prédire la plupart des propriétés des atomes et la manière dont ils s’associent
pour former des molécules, et parmi ces notions c’est surtout la distribution des électrons autour du
noyau atomique qui détermine les propriétés des atomes.
Le domaine de la chimie générale est très vaste et composé de divers sujets. Ces concepts sont
souvent abstraits et il est important de faire exposer graduellement le contenu de ce polycopié afin de
faire ressortir les liens qui les unissent. Ce polycopié réunit l’essentiel des notions fondamentales de
la chimie pour donner un bon aperçu sur le premier modèle atomique et les travaux qui lui ont donné
naissance. La présentation du modèle atomique moderne et les propriétés des éléments qui
en découlent ont été décrit avec des explications et précisions de certaines notions. Dans ce polycopié
on traite la structure des atomes, puis la structure des molécules, puis le système cristallin, puis cristaux
ioniques, covalents, moléculaires et bandes d’énergie des solides.
1
Chapitre 1 : structure des atomes
2
Introduction
Les atomes sont les constituants de base de toute la matière présente dans l'univers. L'air, l'eau, la
terre, les plantes, les êtres vivants, les étoiles, les planètes sont composées d'atomes de différents types.
Tous les atomes sont bâtis selon une structure identique : un noyau, formé de protons et de neutrons autour
duquel gravitent des électrons.
En effet l’atome n’existe pas souvent à l’état libre, il s’associe avec d’autres éléments pour former
des molécules.
I. Caractéristique de l’atome
La matière qui nous entoure est formée à partir de grains élémentaires appelés atomes qui différent par
leurs structures et leurs masses.
I.1 Historique
Dès l'antiquité, les premiers scientifiques grecs se sont interrogés sur la constitution de la matière, d'où,
Les connaissances sur l'atome sont en constante évolution jusqu'à maintenant. Pour l'éclairage historique, nous
avons regroupé dans le tableau-1 au-dessous, les différentes suggestions, jusqu’à le modèle de Bohr qui a la
plus proche à la réalité et la physique moderne.
Scientifiques Démocrite et Dalton Thomson Rutherford Bohr Physique
Leucipe moderne
Portrait
3
Modèle d'électrons appela noyau). noyau un trajet
utilisé négatifs Ce noyau doit compact bien
"comme des être entouré d'un défini
raisins dans extrêmement nuage mais une
un cake". petit et dense. d'électrons. certaine
L'atome est Les charges probabili
neutre, il y a négatives té de
autant de gravitent présence.
charges autour du
positives que noyau
de charges comme les
négatives. planètes
autour du
soleil.
Schéma
du modèle
4
I.2.1 Le noyau
Le noyau est composé de neutrons et de protons, ce sont des nucléons. Les protons (notés p) de
masse mp=1,6726.10-27 Kg et les neutrons (notés n), ont sensiblement la même masse mn=1,6749.10-27 Kg,
mais ils ont une charge différente.
Le noyau étant composé de neutrons et de protons, il est donc chargé positivement. La charge électrique d'un
proton est appelée charge élémentaire, on la note e. Avec : e = 1,6 × 10⁻ ¹⁹ C La charge du noyau est égal au
nombre de protons Z multiplié par la charge du proton, e.
(Qnoyau = Z × e)
✓ Élément chimique :
C’est l'ensemble des entités atomes ou ions qui présentent le même nombre Z de protons dans leur noyau.
Nous connaissons aujourd'hui 118 éléments chimiques différents.
✓ Isotopes
Deux atomes d’un même élément chimique X sont dits isotopes s’ils possèdent le même numéro atomique
Z et différent par leurs nombres de masse (nombre de neutron différent). Les isotopes d’un même élément
chimique ont toujours des propriétés physico-chimiques très voisines.
✓ Entité chimique :
L’entité chimique est soit un atome soit un groupe d’atomes liés entre eux (molécule) ou un ion.
✓ Espèce chimique :
Une espèce chimique désigne généralement toute structure de nature chimique, quel que soit le nombre
d'entités moléculaires qui la composent. Par conséquent, un ensemble d'un nombre inconnu d'entités
moléculaires du même type constitue une espèce chimique.
5
✓ Corps simple :
Le corps simple est constitué par des molécules identiques, dont les atomes sont les mêmes.
mv 2
➢ L’électron est aussi soumis à la force de répulsion F2 : F2 = ma =
r
1 e2 mv 2 1 e2
A l’équilibre : F1 = F2 → = → r = (1)
4 0 r 2 r 4 0 mv 2
➢ L’énergie de l’électron : L’énergie totale du système est égale à la somme de l’énergie cinétique Ec et
l’énergie potentiel Ep. ET = Ec + E p
r −e 2
L’énergie potentielle est : Ep = F1 dr → E p =
4 0 r
6
me v 2 1 e2
L’énergie cinétique est : Ec = +
2 2 4 0 r
1 e2 −e 2
L’énergie totale devient : ET = − = (2)
2 4 0 r 8 0 r
0 h2
rn = n
2
me2
rn étant le rayon de l’orbite de Bohr de rang n. Cette relation montre que le rayon de l’orbite est quantifié c.à.d
il ne peut prendre que des valeurs discontinues.
En remplaçant r par sa valeur dans l’équation (2), on détermine l’énergie totale de rang n :
1 me2 1 1
En = − 2 2 2 = − 2 K = −13, 6 2 (eV )
n 8 0 h n n
On remarque aussi que l’énergie totale est aussi quantifiée ; chaque orbite de rang n possède une énergie bien
Définie de valeur En.
Conclusion
Selon le modèle de Bohr pour l’atome d’hydrogène, l’e- ne peut se trouver que sur des orbites de rang n de
rayon rn avec une énergie En.
1 me2 1
Or, l’expression de l’énergie totale pour l’atome d’hydrogène H est : En = − 2 2 2 = −13, 6 2 (eV )
n 8 0 h n
1 1
➢ L’écart d’énergie entre deux niveaux ni et nf s’écrit : E = E − E = 13, 6 2 − 2
f i n
f ni
8
L’énergie d’excitation : L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire
passer l’électron de l’orbite n1 à une orbite supérieur n2.
L’énergie d’ionisation : L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire
passer l’électron de l’orbite n = 1 à n = ∞. Ce phénomène correspond à l’arrachement de l’électron de l’atome.
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est : H → H+ + 1e−
Iionisation = E∞ - E1 = - E1 = 13,6(eV)
Les expressions de rn et de En pour les hydrogénoïdes sont calculées en remplaçant la charge du noyau de
l’Hydrogène (Z=1.e) par (Z.e) :
h 2 0 n 2 me e4 Z Z2
rn = en (Ǻ) et En = − = −13, 6 en (eV)
me e2 Z 8h 2 0 2 n 2 n2
9
-Quantifier l’énergie de l’électron.
-Définir une couche électronique ou un niveau d’énergie.
n = 1 ⇒couche K.
n = 2 ⇒couche L.
n = 3 ⇒couche M. etc...
b-Nombre quantique secondaire ou azimutal l : l N
Dans la notation spectroscopique, à chaque valeur de l, on lui fait correspondre une fonction d'onde
que l'on désigne par une lettre :
0 ≤ l ≤ n-1
l caractérise la "forme" de l’orbitale; il définit une sous-couche électronique, ou un sous niveau d’énergie.
l= 0 ⇒sous-couche s l= 1 ⇒sous-couche p
l= 2 ⇒sous-couche d l= 3 ⇒sous-couche f
-l ≤ ml ≤ +l
ml définit l’orientation de l’orbitale :
l= 0 ⇒ ml = 0 ⇒ 1 seule orientation ⇒ 1 orbitale s
l= 1 ⇒ ml = -1; 0 ; 1 ⇒ 3 orientations ⇒ 3 orbitales p de même énergie
l= 2 ⇒ ml = -2 ;-1; 0 ; 1 ; 2 ⇒ 5 orientations ⇒ 5 orbitales d de même énergie
l=3 ⇒ ml =-3,-2 ;-1; 0 ; 1;2,3 ⇒ 7orientations ⇒ 7 orbitales f
d- Nombre quantique de spin S
Le nombre quantique de spin S défini le sens de la rotation de l’électron sur lui-même.
Deux orientations sont possibles : S= +1/2 (↑) et S = -1/2 (↓)
III.2.Règles de remplissage
Il y a trois règles à suivre lors du remplissage
III.2.1 La règle d’exclusion de Pauli
L’état d’un électron est déterminé par les quatre nombres quantiques : n , l, ml et mS .
Deux électrons d’un même atome ne peuvent être dans le même état quantique, ils diffèrent au moins par
leur nombre quantique de spin : S = +1/2 (↑) ou S= –1/2 (↓)
III.2.2 Règle de Hund
Pour des orbitales atomiques dégénérées, l’état de stabilité maximum est obtenu lorsque les électrons
occupent le maximum de ces OA dégénérées.
Sur les orbitales atomiques de même énergie, les électrons se répartissent avec un nombre maximum de
spins parallèles.
10
Exemple :
np3 : : (Remplissage respectant la règle de Hund.)
Figure 6 : La règle de KLECHKOWSKY pour le remplissage des niveaux d’énergie par les électrons
Exemples : configuration électronique à l’état fondamental
5 B Z=5 1S22S22p1
1S2 2S22p1
11
6 C Z=6 1S22S22p2
Exemple :
le chrome : 24 Cr : 1S22S22p6 3s2 3p6 / 4s1 3d5 et non pas : 4s2 3d4
le cuivre : 29 Cu : 1S22S22p6 3s2 3p6 / 4s1 3d10 et non pas : 4s2 3d9
14
La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de la structure électronique externe des éléments.
Ces blocs, dénommés s, p, d et f, comportent des éléments dont les électrons de valence appartiennent aux
sous-couches correspondantes :
➢ Bloc s : Structure électronique externe : ns1 ou ns2 .Colonnes 1 et 2.
➢ Bloc p : Structure électronique externe : ns2, npx (avec : 1 ≤x ≤ 6). Colonnes 13 à 18.
Remarque :
2 He (configuration : 1s2 ) est classé dans la colonne 18, car il a les mêmes propriétés que celles des
15
2 𝐾(𝑠) + 2 H2O = 2 K++ 2 HO−+ H2 (g).
Ces métaux ont tendance à former des oxydes.
Les alcalino-terreux : possèdent deux électrons de valence. Ils se trouvent généralement dans des
minéraux. Ils sont brillants et argentés et conduisent bien l'électricité. Ils sont plus dur et ont un point de fusion
plus haut que les alcalins. Eux-aussi réagissent avec l'eau mais ont des réactions moins violentes.
Les halogènes : Ce sont les éléments non-métaux de l’avant dernière colonne de la classification. Ils
ont 7 électrons sur leur couche externe, ils vont donc facilement gagner un électron supplémentaire pour
donner des ions de charge -e : F-, Cl-, Br- et I-.
Ils sont tous dans des états de la matière (Solide, liquide, gazeux) à température de la pièce. Ces éléments ne
se trouvent pas dans la nature en tant qu'atomes simple dans la nature. Normalement, ils sont liés à des métaux
ce qui fait d'eux des sels. Ils peuvent aussi se lier avec l'hydrogène pour former des acides. Les halogènes sont
corrosifs, peuvent établir des liaisons covalentes (mise en commun d’électrons) aussi bien que des liaisons
ioniques. Ils établissent par exemple des liaisons covalentes en formant des molécules de di halogènes X2
(molécules possédant un pouvoir très oxydant) :
Difluor F2 : gaz jaune pâle (très oxydant);
Dichlore Cl2 : gaz jaune-vert;
Dibrome Br2 : liquide rouge-brun;
16
Diiode I2 : solide violacé.
Les gaz inerte/gaz rare/gaz noble : Ils se situent à la droite du tableau et sont sous la forme gazeuse à
température ambiante. Ces gaz ont comme propriété d'être très stable chimiquement car, sauf s’ils sont soumis
à des conditions spéciales, ils ne se lient pas avec d'autre atomes. On les utilise surtout pour les tubes lumineux
(que l'on appelle néons). Seul le xénon et le krypton peuvent manifester une réactivité chimique (XeO3 ; XeF4
; XeF6). Ils sont donc gazeux et très peu présents dans l’atmosphère terrestre mis à part l’hélium, deuxième
élément le plus abondant dans l’univers après l’hydrogène.
Les éléments de transitions : sont les éléments des blocs d et f, des réducteurs (donnent des cations.
Grande variété dans les cations formés : +, 2+, 3+, 4+) et chaque élément peut conduire à plusieurs cations
stables. Sont moins réducteurs que les métaux alcalins et alcalino-terreux. Ils ont une grande importance
biologique. Certains sont des oligoéléments essentiels. Entrent dans la composition de molécules
biochimiques (enzymes, pigments).
La « frontière » n’est pas nettement tranchée : les semi-métaux (semi-conducteurs) utilisés en électronique
(Si, Ge, As, Sb) sont intermédiaires entre métaux et métalloïdes.
17
Chapitre 2 : structure des molécules
18
Introduction :
La structure d’une molécule permet d’en expliquer en grande partie les propriétés chimiques. Ceci est
particulièrement important dans le cas des molécules biologiques. Une légère modification de la structure
d’une grosse biomolécule peut la rendre totalement inutile pour cette cellule. Elle peut même transformer une
cellule normale en cellule cancéreuse.
De nombreuses méthodes permettent de déterminer la structure d’une molécule, mais il est intéressant de
pouvoir prédire la structure approximative d’une molécule. La théorie de Lewis et la règle de l’octet rendent
compte du nombre de liaisons dans la molécule, mais pas de la géométrie, ni des angles de liaison, ni du
magnétisme, ni des énergies de liaison.
Les règles de Gillespie, basées sur la répulsion des paires électroniques de valence (RPEV), ou méthode
VSEPR – valence shell electrons pairs repulsion – rendent compte, en plus de la géométrie et des angles de
liaison, en se référant au modèle de Lewis de la liaison covalente. Elles permettent de prédire la forme
géométrique de molécules à atome central A formées de non-métaux.
Remarque : lorsqu’il n’y a pas de nombre en indice d’un atome, cela sous-entend qu’un seul atome est présent.
Ci-dessous quelques exemples de formules brutes :
• Eau : H2O, soit deux atomes d’Hydrogène et un atome d’Oxygène
• Ethane : C2H6, soit deux atomes de Carbone et six atomes d’Hydrogène
• Acétone : C3H6O, soit trois atomes de Carbone, six atomes d’Hydrogène et un atome d’Oxygène
19
❖ Représenter chaque atome par son symbole chimique, autant de fois qu’il apparaît dans la molécule
❖ Représenter les liaisons covalentes par des tirets
❖ Associer à chaque atome le bon nombre de liaisons covalentes
Remarque : les molécules principalement constituées d’atomes de Carbone et d’Hydrogène sont des molécules
organiques.
Leurs atomes de Carbone seront toujours placés en premier au centre de la molécule, liés entre-deux et les
autres atomes de la molécule viendront ensuite s’ajouter autour en respectant le bon nombre de liaisons.
❖ Exemple de l’Acétone : C3H6O
L’Acétone contient trois atomes de Carbone, qui peuvent chacun former quatre liaisons, six atomes
d’Hydrogène, qui peuvent former chacun une liaison et un atome d’Oxygène, qui peut former deux liaisons.
Les trois atomes de Carbone vont être liés ensemble, au centre de la molécule.
H H
H H
C C
C
H H
O
20
I.3 Formule semi-développée
La dernière représentation plane possible est la formule semi-développée. Cette forme de
représentation d’une molécule est un intermédiaire entre la formule brute et la formule développée. Un peu
plus compacte que la formule développée mais un peu plus détaillée que la formule brute, elle consiste à partir
de la formule développée, et à masquer toutes les liaisons que les atomes d’Hydrogène font avec d’autres
atomes. Quant aux autres liaisons, elles restent représentées.
Ci-dessous se trouvent les exemples des formules semi-développées des molécules d’Eau, d’Ethane et
d’Acétone.
• Sur la molécule d’eau, les liaisons entre l’Hydrogène et l’Oxygène ont été masquées
• Sur la molécule d’Ethane, la liaison covalente entre les deux atomes de Carbone reste apparente tandis
que toutes les liaisons entre les atomes de Carbone et les atomes d’Hydrogène sont masquées
• Enfin, sur la molécule d’Acétone, les liaisons entre les atomes de Carbone ainsi que la double liaison
entre l’atome de Carbone et l’atome d’Oxygène sont conservées, alors que les liaisons entre les atomes
de Carbone et les atomes d’Hydrogène ont été masquées conformément à la règle d’écriture de la
formule semi-développée.
Eau Ethane Acétone
O
H 2O H3C CH3
C
H3C CH3
I.4 Formule de Lewis
La formule de Lewis est l’écriture d’une molécule sur laquelle on va faire apparaître l’ensemble des
doublets d’électrons : les doublets qui forment les liaisons covalentes simples et multiples (= doublets liants)
mais aussi les doublets qui ne participent pas aux liaisons covalentes (= doublets non liants).
Par rapport à la formule développée, la formule de Lewis fait intervenir l’écriture des doublets non liants.
Ainsi, pour écrire la formule de Lewis, il faut suivre les mêmes règles que pour l’écriture de la formule
développée et y ajouter les doublets non liants. Reprenons les exemples précédents de l’eau, de l’éthane et de
l’acétone :
Eau Ethane Acétone
H H H H
H H
H H C C
H C C H C
O
H H
H H O
Inversement, en partant de la formule de Lewis, il sera possible de revenir à la formule développée en
supprimant tous les doublets non liants de la représentation.
La formule de Lewis est la représentation la plus riche, qui fournit le plus d’information sur la molécule
représentée.
21
Remarque : si les atomes d’une molécule ne comportent pas de doublets non liants alors la formule de Lewis
et la formule développée sont identiques.
CXHYOZX
Exemple :
Les atomes C O N Cl H
Nombre d’électron de valence 4 6 5 7 1
22
Exemple :
Nombre de Nombre de
Structure Nombre globale Nombre de Représentation
Molécule liaisons doublets non
électronique d’e de valence (Nt) doublet (Nd) de Lewis
covalentes liants
1 −1
H : (K)1 2–1=1 =0
2
Nt = 1+7 = 8 𝐧𝐭
HCl Nd = 𝟐 = 4 H Cl
7 −1
Cl : (K)2 (L)8 (M)7 8–7=1 =3
2
1 −1 H H
H : (K)1 2–1=1 =0
2 N
𝐧𝐭
NH3 Nt =5+(1× 3)= 8 Nd = 𝟐 = 4
5 −3
N : (K)2 (L)5 8 – 5= 3 =1 H
2
4 −4
C : (K)2 (L)4 8 – 4= 4 =0
2
𝐧𝐭
CO₂ Nt = 4+(2×6) =16 Nd = 𝟐
=8 O C O
6 −2
O : (K)2 (L)6 8 – 6= 2 =2
2
Il manque donc 2 paires d’électrons pour que l’octet de Be soit complet et 1 paire pour que celui de B soit
complet : on parle de doublets manquants et on les symbolise par un rectangle, ce qui donne :
H H
B
H H
Be et H
2. On a découvert la molécule PCl5 dont l’atome central est P. Le nombre total d’électrons de valence
de cette molécule est Ne = 5 + 5 × 7 = 40, ce qui donne 20 doublets disponibles.
Son schéma de Lewis est alors :
23
P est donc entouré de 10 électrons, on dit qu’il est hypervalent.
Participation des orbital p ou d vide : couches des valences étendues, les composées hypervalentes (composées
avec formellement plus que 8 électrons de valences).
Remarque :
La théorie de Lewis ne permet pas d’expliquer la liaison de l’électron, elle ne fait aucunes différences entre
les différents types de liaisons, elle n’explique pas le paramagnétisme de la molécule d’oxygène, elle ne permet
pas de déterminer la géométrie des molécules sans faire intervenir le modèle VSEPR.
La théorie de Lewis ignore les énergies et ne permet pas d’expliquer les différences d’énergie à fournir pour
casser une liaison.
• Propriétés physico-chimiques
• Réactivité chimique, mécanismes réactionnels,….
L’objectif de ce cours va être la prévision à priori de la forme d’une molécule connaissant sa représentation
dans le modèle de Lewis. Bien évidemment cela concerne les molécules composées d’au moins 3 atomes. On
utilisera pour déterminer la forme géométrique des molécules, la méthode (ou modèle V.S.E.P.R (Valence
Shell Electronic Pair Répulsion=Répulsion des paires Electroniques de la Couche de Valence).
[Link]
Les paires électroniques (ou doublets) de valence (liantes et non liantes) d’un atome subissent des répulsions
électrostatiques. Gillespie suppose qu’elles se disposent à la surface d’une sphère. Le centre est occupé par
l’atome. L’énergie de répulsion doit être la plus faible possible.
Ce principe impose la géométrie de la molécule. Quelques règles qui permettent d’estimer qualitativement les
angles de liaisons. La méthode V.S.E.P.R consiste à déterminer la position relative des doublets entourant
l’atome central, ces doublets pourront être de deux sortes :
24
• Doubles participant à une liaison avec un autre atome. Ces doublets de liaison seront désignés par la
lettre X.
• Doublets libres ne participant pas à une liaison avec un autre atome. Ces doublets libres seront
désignés par la lettre E.
Les doublets d’électrons se positionnent de telle sorte que les répulsions électroniques soient minimales (les
doublets sont situés aussi loin que possible les uns des autres).
Une molécule : AXmEn
A : Atome central.
X : Atomes ou molécules liés à l’atome A par liaison de covalence et m leur nombre.
E : doublets libres ou les électrons célibataires et n leur nombre sur la couche de valence de l’atome A.
IV.1. Structure de type AX n
-Structure AX ₂
-Structure AX 3
25
-Structure AX 4
Exemple :
-Structure AX 5
-Structure AX 6
-Structure AX 3 E 1
27
-Structure AX 4 E 1
Géométrie "imposée" : AX5
-Structure AX 3 E 2
-Structure AX 2 E 3
-Structure AX 5 E 1
28
4 3 1 AX3E Tétraèdre Pyramide déformée 109.5 NH3, H3O+
29
Le moment dipolaire d’une liaison est orienté de la charge négative vers la charge positive (de l’atome le
plus électronégatif vers l’atome le mois électronégatif).
C.m m
C
V.2. Moment dipolaire de quelques molécules
- Type VSEPR : dans l’hybride, l’oxygène est entouré d’un doublet non liant et de deux liaisons équivalentes.
Le type VSEPR est AX2E1.
- L’ozone est une molécule coudée, d’angle légèrement inférieur à 120°, à cause du caractère plus répulsif du
doublet non liant par rapport aux doublets de liaison.
Les deux longueurs de liaison sont rigoureusement identiques, en raison de l’équivalence des deux formules
mésomères.
30
- La structure de Lewis montre que l’atome d’oxygène central porte une charge positive, alors que la charge
négative se répartit sur les deux atomes périphériques. Par conséquent, les liaisons OO sont polarisées.
Comme l’ozone est une molécule coudée, d’angle proche de 120°, les deux moments dipolaires de liaison
s’additionnent pour donner un moment dipolaire 𝜇 bissecteur de la liaison OOO.
- Les trois moments dipolaires des liaisons s’additionnent vectoriellement pour donner une résultante dont la
direction est celle de la droite passant par N et par le centre de gravité du triangle HHH.
31
- Type VSEPR : AX3
- La géométrie de ces molécules est le triangle équilatéral. Elles sont donc planes et tous les angles mesurent
120°.
32
Chapitre 3 : système cristallin
33
Introduction
La cristallographie est la science des cristaux, au sens large. Elle étudie : la formation, la
croissance, la forme extérieure, la structure interne et les propriétés physicochimiques de la matière
cristallisée. Après avoir fait partie de la minéralogie (qui est la description et l’étude des espèces constituant
les roches naturelles), la cristallographie est devenue, depuis la fin du dix-neuvième siècle, une science
indépendante.
C’est maintenant une branche importante des sciences physico-chimiques, destinées à pouvoir
mener l’étude de la structure des cristaux (qui est la description de l’empilement des atomes, des ions ou des
molécules) constituant le cristal. La cristallographie est également l'étude des relations étroites qui relient les
formes des cristaux et leurs propriétés physiques et la façon dont les atomes sont arrangés à l’échelle
microscopique.
La matière peut exister sous trois états : L’état gazeux, l’état liquide et l’état solide. La forme sous
laquelle se trouve la matière est déterminée par les interactions entre ses particules constitutives (atomes,
molécules ou ions). Les liquides et les gaz sont des fluides, déformables sous l’action de forces très faibles,
ils prennent la forme du récipient qui les contient. Les solides ont une forme propre, leur déformation exige
des forces importantes.
Les solides peuvent exister sous deux états différents :
• L’état désordonné caractérisé par une structure non ordonnée c’est le cas des solides amorphes dans
lesquels l’arrangement des entités est totalement désordonné n’ont pas de fusion nette, mais
ramollissent progressivement avec une diminution de viscosité. Leurs propriétés sont complètement
isotropes, comme pour les liquides par exemple verres.
• L’état ordonné caractérisé par une structure ordonnée correspond aux solides cristallins sont
constitués d’un arrangement périodique des entités dans l’espace sur de très larges domaines par
exemple quartz.
34
Figure 1. Arrangement des atomes dans un cristal
Il existe deux types de solides cristallisés :
• Les cristaux moléculaires
• Les cristaux macromoléculaires
➢ Les cristaux moléculaires sont formés par des empilements réguliers de molécules : c’est le cas par
exemple du diode I2, du dioxyde de carbone CO2, de l’eau H2O…
Dans les cristaux macromoléculaires, la notion de molécule en tant qu’entité chimique indépendante
est remplacée par le cristal qui constitue ainsi une molécule. On classe parmi les cristaux
macromoléculaires :
-Les cristaux ioniques (NaCl, CsCl, CaF2……).
-Les cristaux covalents (carbone à l’état graphite et diamant, Si, Ge….).
-Les cristaux métalliques (Na, Fe, Cu……)
I.2 Définition du polyèdre
Un polyèdre (du grec polus, nombreux, indiquant la pluralité, et hedra, face-base) est une forme
géométrique à trois dimensions ayant des faces planes qui se rencontrent le long d’arêtes droites (figure 2)
35
Les cinq Polyèdres Sommets Arêtes Faces
solides de platon
Tétraèdre 4 6 4
Hexaèdre 8 12 6
Octaèdre 6 12 8
Dodécaèdre 20 30 12
Icosaèdre 12 30 20
Tableau. 3. Les cinq polyédriques réguliers de Platon
angles α, β et γ), tels que : = b, c , = a, c , = a, b
36
V = (a,b,c) = a.(b c) = b.(c a ) = c.(ab)
La maille conventionnelle (multiple) du réseau (numéro 1 dans la figure) possède des côtés parallèles aux axes
de symétrie du réseau et englobe deux motifs. Les mailles (numéro 2 dans la figure) sont des exemples de
mailles primitives (simple). La maille de Wigner-Seitz (numéro 3 dans la figure).
A trois dimensions pour le système cubique on distingue trois structures qui sont (Figure 6) :
Cubique simple (cs), cubique centrée (cc) et cubique a faces centrées.
Figure 5. Les trois structures du système cubique avec le nombre d’atome par maille.
Remarque
Comme choix non trivial, citons l’exemple de la maille primitive (un seul nœud au centre) de Wigner-
37
Seitz (Figure 7). Elle est constituée en traçant les segments qui relient un nœud particulier à tous ses voisins
et en construisant les plans médians (en deux dimensions les médiatrices) de ces segments. La maille de
Wigner-Seitz est alors le plus petit volume (en 2 D la plus petite surface) enfermé par ces plans (médiatrices)
Figure 7. Représentation à 2 dimensions : (a) réseau (b) motif (c) structure cristalline (cristal)
38
Réseaux à trois dimensions (7 Systèmes cristallins et 14 réseaux de Bravais)
Bien avant la description atomique des cristaux, en recherchant mathématiquement les structures qui
sont compatibles avec une périodicité dans les trois directions de l'espace, Auguste Bravais (1848) a montré
que le nombre de systèmes cristallins possibles était très limité. Il a répertorié 14 types de réseaux qui sont
des variantes de seulement 7 systèmes cristallins.
Les 7 systèmes cristallins sont engendrés par les différentes combinaisons possibles d’un côté entre les
paramètres linéaires (a, b et c) et de l’autre côté entre les paramètres angulaires (α, β et γ). Ainsi dans la nature,
seulement 7 formes polyédriques de base, 7 briques élémentaires, permettent de construire l'infinité
structurale des minéraux. Toutefois, si leurs formes sont semblables d'un minéral à l'autre, elles varient par
leurs dimensions.
Longueur, largeur, hauteur d'une maille sont spécifiques à chaque forme chimique cristalline. La maille
est parfois primitive (P) avec un seul site par maille. Si un deuxième site existe au centre de la maille, c'est
une maille centrée (I, de l’allemand Innenzentriestes). Lorsque chacune des 6 faces comportent un site (F, de
l’allemand Flächenzentriestes), ce site étant commun à deux mailles contigües, cela fait 4 sites par maille. On
rencontre parfois aussi des mailles avec seulement deux faces centrées (C : plan (a, b) centré ; B : plan (a, c)
centré et A : plan (b, c) centré), soit 2 sites par maille. Pour ce dernier type on compte seulement un seul
type C, B ou A, parce que sont identique du de vu symétrique. (Figure 9) Donc en fin, on compte 4
Toutes les combinaisons possibles entre les 7 systèmes cristallines (c’est-à-dire les 7 formes
géométriques des mailles sans tenir compte de la présence des atomes) (Figure 9) avec les 4 modes de réseaux
(présence des atomes) aboutissant aux 14 réseaux de Bravais. Voici ces 14 types de réseaux (Figure 10)
39
Figure 9. Les 7 systèmes cristallins
40
Indices de Miller (Directions-rangées- et plans dans un cristal)
Suivant les conventions internationales, une direction-rangée- du réseau cristallin on a l’équation :
R= u.a + v.b + w.c ; u, v et w entiers. Ou une rangée r = u·a+v·b+w·c d’un réseau cristallin se note
[uvw].
On note [uvw] entre des crochets, sans virgules de séparation.
Les indices négatifs sont surlignés u, v, w.
Un plan réticulaire (plan cristallin) d’équation :
h.x + k.y + l.z = m ; m = (0, 1, 2,……….) et h, k, l entiers.
On note (hkl). (Indices entre des parenthèses sans virgules de séparation).
Ces indices u, v, w pour les directions et h, k, l pour les plans sont les indices de Miller.
Pour u, v et w sont tout simplement les cordonnées d’un vecteur reliant l’origine O (0,0,0) du repère
oxyz avec un autre point qui se trouve sur la surface de la maille (le cube pour le système cubique).
Pour h, k et l sont les inverses des longueurs découpées sur les axes ox, oy et oz respectivement par le
plan noté (hkl).
Exemples :
Pour la direction cristallographique noté [101] et représentée dans la figure ci-dessous (Figure12).
Cette direction représente le vecteur qui relié l’origine O (0,0,0) au point A de coordonnées (1,0,1).
Le paramètre de maille a est considéré égal à 1.
Par exemple le plan noté (110) :
41
Figure 11. Exemples des indices de Miller pour les directions et les plans
Remarque
Dans le cas général, pour trouver rapidement les indices d’une famille de plans réticulaires à partir
d’un plan il faut considérer :
• qu’une famille de plans est définie par 3 entiers (h k l) appelés indices de Miller.
• que ces indices h, k et l sont proportionnels aux inverses des longueurs interceptées sur
chaque axe par ce plan.
Figure 12. Cas général des indices de Miller pour plan (dont les inverses ne sont pas des entiers)
42
Remarque 2 :
Indices de Miller-Bravais :
Les trois indices de Miller (hkl) sont utilisés pour tous les systèmes cristallins (6 systèmes) sauf le
système hexagonal on utilise quatre (4) indices (hkk’l) (et non plus trois), et ce pour une raison de symétrie
hexagonal du réseau, qui n’apparait pas avec la maille simple à base losange. Tel que : k’= - (h+k)
Le quatrième indice k’ est obtenu en considérant un axe supplémentaire, oy’, qu’est la bissectrice
extérieure de l’angle xôy. Ainsi les axes ox, oy, oy’ sont à 120° l’un de l’autre.
Voir des exemples dans la figure ci-dessous (Figure 13).
Par exemple le plan noté (1100) :
• Il découpe l’axe ox en 1 : l’inverse de 1 est égal à 1 donc h=1
• Il découpe l’axe oy en 1 : l’inverse de 1 est égal à 1 donc k=1
• Il est parallèle à oy’ (donc il découpe oy’ dans l’infini) : l’inverse de l’infini est égal à
0. donc k’=0.
Ou autrement en utilisant l’équation k’= - (h+k) = - (1-1) = 0
• Il est parallèle à oz (donc il découpe oz dans l’infini) : l’inverse de l’infini est égal à 0
donc l = 0
(Figure 14). En effet, puisque les sphères ne s'interpénètrent pas, sur une face, trois atomes sont
mitoyens : sur une diagonale, on a :
• la moitié de l'atome du sommet.
• l'atome au centre.
• la moitié de l'atome à l'autre sommet.
Figure 14. La diagonale de la face (111) (la face la plus dense dans la structure cfc)
Ainsi, la diagonale de la face est de longueur : r + 2r + r = 4r. D'un autre côté, elle est de longueur
𝐚√𝟐 comme diagonale d'un carré de côté a. Par conséquent :
𝐚√𝟐 = 𝟒𝐫
Calculons maintenant la compacité de ce cristal :
• Volume de la maille : 𝐕𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 = 𝐚𝟑 = 𝐫𝟑𝟏𝟔√𝟐.
4
• Volume occupé par les atomes : 𝑽𝒂𝒕𝒐𝒎𝒆𝒔 = 𝟒.3. 𝝅. 𝒓3
44
4
4 étant le nombre d'atomes appartenant en propre à la maille et 𝟒 3.𝝅.𝒓𝟑 étant le volume de la sphère de
Exemple 2 :
Dans le cas d'un réseau cubique centré, par exemple, les sphères sont situées sur un seul des sommets
du cube plus un au centre. On a donc huit fois un huitième de sphère (étant donné qu'un sommet est partagé
entre huit cubes) plus une sphère complète. Le volume total des sphères est donc égal au volume de deux
4
sphères, soit 𝑽𝒂𝒕𝒐𝒎𝒆𝒔 = 𝟒. 3. 𝝅. 𝒓𝟑, où r est le rayon de la sphère (donc le rayon atomique).
Le volume de la maille est donné par 𝐕𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 = 𝐚𝟑, où a est l'arrête du cube. Les sphères sont en contact
selon la grande diagonale du cube (les atomes aux coins ne se touchant pas) (Figure 15) ; cette grande
diagonale vaut 𝒂√𝟑, et équivaut à quatre fois le rayon (4r) des sphères (une fois le rayon pour la sphère d'un
des coins, deux fois le rayon pour la sphère centrale et un dernier rayon pour la sphère du coin opposé) :
Figure 15. La diagonale de la face (110) (la face la plus dense dans la structure cc).
𝟒
• Volume occupé par les atomes : 𝑽𝒂𝒕𝒐𝒎𝒆𝒔 = 𝟒. 𝟑. 𝝅. 𝒓𝟑
4
2 étant le nombre d'atomes appartenant en propre à la maille (du point de vu volumique) (Figure 16) et .
3
La figure 17 représente la configuration réelle des atomes et la compacité des trois structures cubiques.
Figure 17. Illustration de la compacité (densité d’empilement τ) pour les trois structures du système
cubique.
On appelle liaison chimique toute interaction attractive qui maintient des atomes à courte distance.
Cette interaction peut être directionnelle comme la liaison entre deux atomes au sein d'une molécule, ou non
directionnelle comme l'interaction électrostatique qui maintient les ions d'un cristal ionique en contact. Elle
peut être forte comme les deux précédents exemples, ou faible comme les interactions de van der Waals qui
sont de nature dipolaire.
De nombreux modèles existent pour décrire ces interactions. Par exemple la liaison chimique entre
deux atomes au sein d'une molécule peut être décrite avec le modèle de Lewis ou avec un modèle quantique,
comme la théorie des orbitales moléculaires. Dans les deux cas, l'origine de l'interaction est un partage
d'électrons entre les deux atomes partenaires de la liaison chimique.
Les liaisons plus faibles sont expliquées, en général, par des polarités entre des molécules. C'est le cas
des interactions très faibles comme les forces de London qui font partie des forces de van der Waals. De telles
forces interprètent le maintien dans un état condensé solide ou liquide de composés moléculaires comme
le diiode ou les hydrocarbures.
Conclusion : La description d'une liaison chimique doit préciser le modèle utilisé et l'énergie de la
liaison.
On trouve quatre types de liaisons : Liaison ionique, Liaison covalente et Liaison métallique
46
III.1.1 La liaison ionique
Les composés ioniques ne sont pas constitués d'unités moléculaires distinctes, mais d'un empilement
plus ou moins régulier (cristal) de cations et d'anions (ionique) quand les atomes transfèrent des électrons de
valence.
Exemple : Un échantillon solide d'oxyde d'aluminium ou alumine (Al2O3) est constitué d'un très grand
nombre d'ions oxygène (O2- ) et d'un très grand nombre d'ions aluminium (Al3+) formant un réseau cristallin
électriquement neutre. Dans un cristal d'alumine, il y a 2 ions aluminium (Al3+) pour 3 ions oxygène (O2- ) :
d'où la formule conventionnelle empirique Al2O3.
48
• Interaction liée à la création d’un dipôle induit :
Interaction entre une espèce polaire et une espèce apolaire, cette interaction s’appelle « forces d’induction »
ou interaction de Debye.
49
III.1.3 Liaison hydrogène :
La liaison hydrogène est une interaction attractive entre un atome d’hydrogène lié de façon covalente
à un atome donneur fortement électronégatif tels que l’azote, l’oxygène et le fluor, et un atome accepteur
similaire faisant partie ou non de la même molécule que celle du donneur. La longueur de la liaison
hydrogène est définie comme la distance entre les centres de ces deux atomes.
Les interactions électrostatiques entre ions assurent la cohésion du cristal et correspondent à des
coordinences variant de 8 (chlorure de césium) à 6 (chlorure de sodium) et à 4 (sulfure de zinc).
Un cristal ionique est un assemblage électriquement neutre de cations et d’anions. Dans le cadre du modèle
des sphères dures : on note r+ le rayon des cations, et r− le rayon des anions.
En général on a r->r+. Ce sont donc les anions qui vont imposer le type d’empilement (CS, CC, CFC
ou HC), les cations vont alors se loger dans les sites cristallographiques.
Les atomes sont unis par des liaisons covalentes à l'origine de la cohésion cristalline qui présente un
caractère covalent tridimensionnel pour le carbone diamant. Dans le cas du carbone graphite, la cohésion
cristalline est de caractère covalent bidimensionnel et résulte de forces de van der Waals dans la troisième
dimension.
Des espèces monoatomiques (cristaux des gaz nobles) ou polyatomiques isolées (I2, N2, CO2, H2O)
sont observables dans le solide. La cohésion cristalline est assurée par des interactions de van der Waals
auxquelles peuvent s'ajouter des liaisons hydrogène.
Une étude précise des éléments qui se trouve dans la nature montre que la plupart des cristaux minéraux
appartiennent aux réseaux cubiques ou hexagonal.
Les métaux alcalins (Li, Na, K, Rb, Cs……), quelques éléments d’équivalence binaire (Ba), ainsi qu’une
partie des métaux de transition (Fe, Cr, V) et autres cristallisent dans le système cubique centré (cc en anglais
bcc).
Les métaux nobles (Au, Ag, Cu, Al, Pb……) ainsi que le (Ni, Ir, Pt) et autres cristallisent dans le système
cubique à faces centrées (cfc en français et fcc en anglais).
Les éléments (Be, Mg, Zn, Cd) et autres cristallisent dans le système hexagonal. Il faut citer ici l’existence
de deux types du système hexagonal ; le premier type est l’hexagonal compacte (hc) (en anglais hcp :
Hexagonal close-packed) (séquence des couches ABAB……. (Figure 19).
Le deuxième type est l’hexagonal simple : la séquence des couches est AAA ………. .(Absence de la
couche B).
Dans l’empilement compact, chaque sphère est tangente à six autres sphères identiques formant ainsi
un hexagone régulier autour de l’atome central.
L’édification d’une structure compacte tridimensionnelle impose l’addition d’une seconde couche (B)
dont les sphères sont posées sur la moitié des creux de la couche A. La troisième couche peut être placée selon
deux possibilités :
La première consiste à la superposition de façon identique à la couche A.
52
-Multiplicité de la maille H.C
- Coordinence
Le nombre de coordination =12
53
Figure 22. Projection d’une maille élémentaire H.C sur le plan (xoy)
8 4πr 3
c = a√ = n. 2
3 3a c sin 120°
π
Donc :c =
3√2
Dans la deuxième possibilité, les sphères de la troisième couche viennent occuper les centres de
gravités des interstices de type C.
54
Cette troisième couche C, ne se superpose ni à la couche A ni à la couche B
- Multiplicité de la maille
• Atomes aux sommets :
Chaque atome au sommet appartient à 8 mailles voisines
Pour une maille cubique, Chaque atome au sommet appartient à 8
mailles voisines, il compte donc pour 1/8.
atomes aux sommets: 8 x 1/8=1 atome par maille
• Atomes aux centres des faces:
Chaque atome au centre d'une face est commun à 2 mailles
Nous avons 6 atomes aux centres des faces: 6 x 1/2=3 atome
par maille
En conclusion: Pour une maille C.F.C
n= 8 x 1/8 + 6 x 1/2 = 1 + 3 = 4 motif/ maille
- Coordonnées réduites des atomes de la maille élémentaire
Dans les deux types d’empilements compacts, chaque sphère est entourée
de 12 sphères voisines
6 dans le même plan, 3 dans le plan inférieur et 3 dans le plan supérieur
La coordinence est donc = 12
55
Figure 24. La structure hexagonale compacte : (a) maille élémentaire : prisme à base
losangique. Les ronds bleu foncé représentent le motif de la maille hexagonale = atomes (n=2)
(b) maille de la structure hexagonale compacte (hc)
(c) Représentation des atomes.
IV.4. Structure des halogénures alcalins
Les halogénures alcalins comme (NaCl, LiF, NaI, KCl …) et les oxydes (SrO, MgO, BaO, CaO……)
cristallisent dans le réseau cubique à faces centrées(cfc).
On prend la structure de NaCl (Chlorure de Sodium) comme exemple de ces structures : cette structure
appartient à la famille des cristaux ioniques (Na+, Cl-) elle est observée quand 0.414 < (R+/R-) < 0.732. Dans
la structure de NaCl, les ions du Cl- occupent les sommets du cube et les centres de ses faces, par contre
les ions Na+ se positionnent dans les milieux des arêtes et le centre du cube (Figure 25). On peut imaginer
que la structure du NaCl est composée de deux sous-réseau de type (cfc) (réseau cfc Na+ et réseau cfc Cl-).
Dans la structure de NaCl chaque ion Cl- est entouré de 6 ions Na+, et inversement
56
L’atome le plus proche à l’origine suivant l’axe OX : (1/2,0,0)
L’atome le plus proche à l’origine suivant l’axe OY : (0,1/2,0)
L’atome le plus proche à l’origine suivant l’axe OZ : (0,0,1/2)
• 4 atomes de Chlore de coordonnées :
L’atome de l’origine : (0,0,0)
L’atome le plus proche à l’origine dans le plan XOY : (1/2,1/2,0)
L’atome le plus proche à l’origine dans le plan XOZ : (1/2,0,1/2)
L’atome le plus proche à l’origine dans le plan YOZ : (0,1/2,1/2)
V. Cristaux métalliques
À de très rares exceptions, les métaux cristallisent selon trois modèles structuraux :
les deux structures compactes d'empilement de sphères atomiques rigides, le cubique à faces centrées (c.f.c)
compact et l'hexagonal compact (h.c.) et la structure pseudo-compacte cubique centrée (c.c.).
Réseau type CsCl : *Contact cation/anion : sur la grande diagonale : r++r-=a √3/2
*Contact anion/anion limite : sur l’arête a = 2r-
𝑟+
❖ = √ 3 – 1 = 0,732
𝑟−
Conclusion :
57
Réseau type Ca𝐹2 (la fluorine)
La projection se fait dans le plan xoy suivant l’axe z (c’est-à-dire en précisant les coordonnées de Z)
Figure 22. Projection de La structure cubique à faces centrées (cfc) dans le plan xoy
Figure 23. Projection de la structure cubique centrée (cc) dans le plan xoy.
58
V.1. Structure du diamant :
On parle de cristal type « diamant » lorsque tous les atomes qui composent la maille sont identiques. Les
semi-conducteurs comme le silicium ou le germanium ont une structure de type « diamant ». C'est aussi le cas
pour le zinc type-α, de l'étain gris (forme α, qui n'est plus métallique mais semi-conductrice), et bien entendu
pour le carbone diamant. Le motif est formé d’atomes en (0,0,0), (1/4,1/4,1/4) + cubique faces centrées. Le
paramètre de maille est a= 3,5668 Å. Chaque atome de carbone est au centre d’un tétraèdre régulier de
carbones.
La structure cristalline de type « diamant » (Figure 24) comporte donc :
• 8 atomes aux coins, partagés par 8 mailles et qui comptent donc pour (1/8) x 8 = 1
atome pour la maille ; on prend l’atome de l’origine (0,0,0).
• 6 atomes au centre des 6 faces, partagés par 2 mailles et qui comptent pour (1/2)x6 = 3
atomes pour la maille ; de coordonnées : L’atome le plus proche à l’origine dans le
plan XOY : (1/2,1/2,0) L’atome le plus proche à l’origine dans le plan XoZ : (1/2,0,1/2) et
L’atome le plus proche à l’origine dans le plan YOZ : (0,1/2,1/2).
• 4 atomes à l'intérieur du cube et donc de la maille, dans 4 des 8 sites tétraédriques qui
comptent pour 1x4 = 4 atomes pour la maille. De coordonnées : (1/4,1/4,1/4) (3/4,3/4,1/4),
(3/4,1/4,3/4) et (1/4,3/4,3/4).
La structure de type diamant compte donc 8 atomes par maille = 1+3+4. (Contre 4 pour une
structure de type cubique faces centrées classique).
VI.1 Étude des conditions d’insertion dans les empilements compacts CFC et HC.
VI.1.1. Sites octaédriques dans CFC
Le polyèdre de référence est l’octaèdre, polyèdre à 6 sommets dont les 8 faces sont des triangles
équilatéraux. Le centre de cet octaèdre correspond au site octaédrique ce qui implique une coordinence.
59
- Identification des sites dans les structures CFC
Les sites octaédriques dans une structure CFC se situent :
• Au centre du cube
• Au milieu des arêtes.
ro = R(√2 − 1)
60
Ces quatre atomes constituent un site tétraédrique, dont le centre U est à mi-chemin entre le point E pris
comme origine, donc de coordonnées réduites (0, 0, 0) et le point I, centre de la maille de coordonnées réduites
(1/2, 1/2, 1/2).
Le point U a alors comme coordonnées (3/4, 1/4; 1/4). Il se situe donc au quart de la diagonale du cube issue
de E.
Comme tous les sites sont internes à la maille. Il en résulte l’existence de : T = 8
-Les coordonnées réduites
Les coordonnées réduites des autres sites tétraédriques sont:
(1/4,1/4,1/4); (3/4,1/4,1/4) (1/4,3/4,1/4) (3/4,3/4,1/4) (1/4,1/4,3/4) ;(3/4,1/4,3/4) (1/4,3/4,3/4) (3/4,3/4,3/4)
-Condition d’insertion dans un site tétraédrique
Site tétraédrique de rayon rT
Le rayon maximum 𝑟𝑇 d’une sphère susceptible d’être introduite dans ce site sans que soit déformé le réseau
est tel que :
61
Un site tétraédrique ne pourra donc être occupé que par un atome plus petit que celui qui s’insère dans un
site octaédrique.
√3
R + rT = a
4
En Conclusion la condition d’insertion dans un CFC
✓ En site Octaédrique
𝑟𝑜 / R = 2-1 = 0,414
✓ En site tétraédrique
Le rayon maximal rode l’atome à insérer doit être au maximum tel que :
ro+ R = a√2/2 avec a =2R
ro /R = 0.414
62
VI.2.2 Identification des sites Tétraédriques
Dans la maille HC, il y a deux façons possibles de former des
tétraèdres réguliers. En associant trois atomes de la couche A et un atome de
la couche B ; cela correspond aux tétraèdres bleu et rouge. Les sites
tétraédriques I1 et I2 se situent sur la verticale G1G’1, au quart des hauteurs
HG1 et HG’1, en partant des centres de gravités des bases respectives. Leurs
côtes sont par conséquent :
G1I1 = ¼ G1H = (1/8) C
Les coordonnées réduites de I1 sont (2/3, 1/3, 1/8) etI2 sont (2/3, 1/3, 7/8).
En associant trois atomes de la couche B et un atome de la couche A. Les
atomes de la couche B forment un triangle équilatéral dont le centre de
gravité se trouve sur la verticale S, S’.
Les sites tétraédriques I3 et I4 se placent ainsi sur la même verticale SS’, c.
à. d sur une arête. Ils ont donc une cote z :
1+1=2
• Deux de type I3 et I4
4x 1/3 + 4 x 1/6 = 2
Au total
2 + 2 = 4 sites tétraédriques/maille
-Le rayon maximal rT
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Soit un atome T susceptible d’être inséré dans un site tétraé[Link] atome occuperait le centre de gravité
du site et serait tangent aux 4 atomes de rayon R situés aux sommets du tétraèdre
de hauteur h = C/2
𝑎3 𝑐 2 8
+ = 𝑎2 => 𝑐 = 𝑎√
3 4 3
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VII.2 Le graphite
Le graphite résulte d'un empilement de plans parallèles appelées feuillets, les liaisons entre les atomes d’un
même feuillet sont des liaisons covalentes, les liaisons qui existe entre les feuillets sont des liaisons faibles
dites de Vander Waals.
Graphite : dur, stable le long d'un feuillet. Cependant il est friable perpendiculairement aux feuillets, les
feuillets peuvent glisser les uns sur les autres (on envisage la conception de lubrifiant solide à partir du
graphite).
d- Masse volumique :
Leurs masses volumiques sont relativement faibles par rapport à celles d'autres métaux car la compacité est
faible. Le diamant ayant une compacité plus élevée que le graphite, sa masse volumique est logiquement plus
élevée.
Domaine de stabilité différent entre le diamant et le graphite :
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Figure 6 : Domaine de stabilité différent entre le diamant et le graphite
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Chapitre 4 : Bandes d’énergie de solides
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Introduction
La théorie des bandes est un modèle quantique en physique des solides qui détermine les énergies
possibles des électrons dans un solide et permet de comprendre la notion de conductivité électrique. Il est issu
de la théorie des orbitales moléculaires.
Dans un solide, les niveaux d'énergie permis sont confinés dans une bande dont la largeur, de l'ordre
de l'électronvolt, dépend du cristal et du recouvrement des orbitales atomique.
Les solides ont une structure de bandes ; on distingue les bandes d'énergie permises, et les bandes
d'énergie interdites. Les bandes d'énergie se remplissent selon la loi statistique de Fermi : on montre qu'à 0 K,
les électrons occupent tous les niveaux d'énergie inférieure à l'énergie de Fermi, ou niveau de Fermi. Sa valeur
est caractéristique du cristal considéré.
On met alors en évidence la bande de valence et la bande de conduction.
➢ Les valeurs d’énergie qu’un atome peut absorber sont les énergies d'excitation électroniques.
➢ On représente les énergies qu'un atome peut absorber sur un diagramme d'énergie.
➢ On porte les énergies sur une échelle verticale.
➢ Pour un apport nul, l'atome est dans son état normal, l'état fondamental.
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Figure 1 : Diagramme d’énergie de l’atome
La bande de conduction est vide et le gap est grand (de l'ordre de 10 eV par exemple). Le solide ne
contient alors aucun électron capable de participer à la conduction. Le solide est isolant.
b. semi-conducteur
Figure 6 : Semi-conducteur
La bande de conduction est vide mais le gap est plus faible (de l'ordre de 1 à 2 eV). Le solide est
donc isolant à température nulle, mais une élévation de température permet de faire passer des
électrons de la bande de valence à la bande de conduction. La conductivité augmente avec la
température : c'est la caractéristique d'un semi-conducteur.
c. Conducteur
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La bande de conduction est partiellement occupée, même à une température de zéro kelvin, alors un
faible champ électrique peut faire passer un électron aux niveaux d'énergies supérieurs, sans dépenser
beaucoup d'énergie, le solide est alors conducteur
Figure 8 : Formation des bandes d'énergie pour les électrons d'atomes de Si arrangés en mailles
cristallines de type diamant
Pour les électrons d'un cristal de silicium ( 𝑑0 = 3.35 𝐴0 ), on constate qu'il existe deux bandes continues
d'énergie (BC et BV) et que ces bandes sont séparées par une bande interdite car d'énergie inaccessible aux
électrons. Cette région interdite est appelée « gap » et sa largeur 𝐸𝑔 est caractéristique du matériau. Notons
que l'énergie du bas de la bande de conduction est notée 𝐸𝐶 et que celle du haut de la bande valence est
notée 𝐸𝑉 ainsi nous avons l'égalité 𝐸𝑔 = 𝐸𝐶 − 𝐸𝑉 . Précisons que les bandes continues d'énergie BC et BV ne
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sont qu'une représentation des énergies accessibles par les électrons, ceci ne présage en rien de l'occupation
effective de ces bandes par ces derniers.
Quelques exemples de largeur de bande interdite ainsi que de distance inter -
atomique.
➢ Cubique centré : identique au cubique simple mais avec un atome au centre du cube figure (b).
➢ Cubique à face centré : identique au cubique simple mais avec un atome au centre de chaque face
figure (c).
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le silicium cristallise dans une structure Cubique à face centré dont quatre des huit sites tétraédriques
sont occupés, deux dans la moitié basse du cube, suivant une petite diagonale, et deux dans la moitié haute,
suivant l'autre petite diagonale. Un site tétraédrique d'une maille CFC est le centre du tétraèdre formé par un
atome au coin du cube, et les trois atomes au centre de chacune des faces se rejoignant dans ce même coin.
On parle de cristal type « diamant » lorsque tous les atomes qui composent la maille sont identiques.
Les semi-conducteurs comme le silicium ou le germanium ont une structure de type « diamant ».
[Link] Graphite : (Conducteur)
Le système cristallin auquel il appartient est celui hexagonal, sa maille élémentaire est par conséquent
hexagonale : C'est un prisme droit avec comme base un losange à 2π/3 dont les motifs se trouvent aux sommets
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du prisme. Le motif est constitué de 4 atomes de carbones répartis selon le schéma ci-dessous. En superposant
ce motif aux nœuds du réseau, on obtient la structure cristalline du graphite.
III.3. Comparaison entre carbone diamant et carbone Graphite
Graphite Diamant
Matériau très mou Matériau très dur
Conducteur de courant Isolant électrique
Conduit moyennement de la chaleur Excellent conducteur de chaleur
Opaque à la lumière visible Transparent à la lumière visible
Tableau 2 : Les Propriété de diamant de graphite
Le sulfure de Zinc existe sous deux formes allotropiques la blende et la Wurtzite. La blende possède une
maille cubique à face centrée d’anions 𝑆 2− avec 4 cations 𝑍𝑛2+ au centre de 4 des 8 cubes (la moitié des
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sites tétraédriques), quant à la variété wurzite sa structure est hexagonale dans cette structure les ions 𝑆 2−
forment un hexagonale compacte et les ions 𝑍𝑛2+ occupent la moitié des sites tétraédriques.
[Link] de chlorure de sodium Nacl
La maille cristalline élémentaire est cubique. Le cristal est forme d’un ensemble de mailles
élémentaires. Les ions 𝑐𝑙 − occupent les sommets et les centres des faces ( on dit qu’ils occupent un réseau
CFC), alors que les ions 𝑁𝑎+ se mettent aux milieux des arêtes et le centre du cube, autrement dit ,(ils occupent
les sites octaédrique engendrés par le réseau CFC des ions 𝑐𝑙 − ).
Conclusion
Le modèle de Bohr basé sur la mécanique classique ne permet pas de décrire correctement le
comportement des atomes. En effet, la physique classique, qui nous permet de connaitre l’évolution au cours
du temps d’un système à l’échelle macroscopique, se révèle insuffisante pour rendre compte des phénomènes
à l’échelle atomique. Au début du 20ème siècle, une nouvelle théorie mécanique, appelée mécanique
ondulatoire ou mécanique quantique capable d’étudier des systèmes microscopiques, est née
C’est qu’on appelle l’hypothèse de Broglie selon laquelle des particules matérielles présentent un caractère
ondulatoire. Le modèle de Bohr déboucha sur la théorie quantique de l’atome. La dualité onde-corpuscule de
l’électron trouva sa solution dans l’équation de Schrödinger, équation clé de la théorie quantique. Le concept
d’orbitale, qui représente les régions de probabilité de trouver l’électron, a émergé de cette théorie.
Désormais, on ne décrit plus l’électron seulement comme une particule : on lui attribue aussi des
caractéristiques ondulatoires ; on peut, globalement, l’associer à un nuage électronique de densité variable.
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