La schizophrénie
Les troubles mentaux sont une réalité, ils existent que ce soit chez les
plus jeune ou les plus vieux et tout comme avec les pathologies organiques il
ne faut pas négliger notre santé mentale. Ces anomalies créent chez les
personnes atteintes certains comportements que l’on qualifie d’anormal et de
bizarre. Parmi ces nombreux troubles on retrouve la schizophrénie.
Les grandes étapes historiques
Pendant des siècles, les personnes atteintes de troubles mentaux, dont la
schizophrénie, étaient souvent internées dans des asiles et soumises à des
traitements cruels et inefficaces.
Puis avec l’avènement de certaines disciplines, dont la psychiatrie, la
schizophrénie recevas une vision plus scientifique et une meilleure
compréhension. On doit cela principalement a deux grands psychiatres :
Emil Kraepelin et Eugen Bleuler.
Emil Kraepelin et la démence précoce
À la fin du XIXe siècle, le psychiatre allemand Emil Kraepelin a posé les
bases de la psychiatrie moderne en proposant une classification des maladies
mentales. Il a notamment décrit la démence précoce, une maladie caractérisée
par une détérioration progressive des fonctions mentales chez les jeunes
adultes. Selon Kraepelin, cette démence était irréversible et conduisait à un
état de déchéance mentale.
Kraepelin a identifié plusieurs formes de démence précoce :
L’hébéphrénie : caractérisée par une désorganisation de la pensée et du
comportement, une affectivité plate et un retrait social.
La catatonie : marquée par des troubles moteurs, allant de l'immobilité
complète à l'agitation excessive.
La forme paranoïde : caractérisée par des délires de persécution ou de
grandeur.
Eugen Bleuler et l'invention du terme "schizophrénie"
Le psychiatre suisse Eugen Bleuler a repris les travaux de Kraepelin mais
a proposé une nouvelle conceptualisation de la maladie. En 1911, il introduit le
terme "schizophrénie" pour désigner un ensemble de symptômes plus larges
que ceux décrits par Kraepelin.
Pourquoi "schizophrénie" ? Bleuler a choisi ce terme car il mettait l'accent sur
la dissociation des fonctions mentales, c'est-à-dire une fragmentation de la
personnalité. Il a ainsi décrit quatre symptômes fondamentaux de la
schizophrénie :
Le trouble de l'association des idées : Une pensée désorganisée et
incohérente.
Le trouble de l’affectivité : Une affectivité inadéquate ou aplatie.
Le trouble du rapport à la réalité : Des hallucinations et des délires.
L’autisme : Un repli sur soi et une perte d'intérêt pour le monde
extérieur.
Aujourd'hui, la schizophrénie fait l'objet de recherches intensives. Les
neurosciences ont permis de mieux comprendre les mécanismes cérébraux
impliqués dans cette maladie. Les traitements se sont diversifiés et combinent
médicaments, psychothérapies et interventions psychosociales. Malgré ces
avancées, la schizophrénie reste un trouble complexe et hétérogène, et de
nombreux défis restent à relever, notamment en matière de prévention, de
réhabilitation et de réduction de la stigmatisation.
Anamnèse
Jean Dupont, un homme de 32 ans, a été amené en consultation par sa
famille en raison de symptômes psychotiques apparus progressivement depuis
six mois. Il rapporte entendre des voix qui lui donnent des ordres et nourrit des
délires de persécution, étant convaincu d'être surveillé. Son discours est
désorganisé et il présente un retrait social important. Les antécédents
psychiatriques familiaux sont négatifs, mais le patient a déjà souffert d'une
dépression. L'ensemble de ces éléments, associés à un fonctionnement social
dégradé et à une négligence de soi, oriente vers un diagnostic de schizophrénie
paranoïde. Une évaluation plus approfondie est nécessaire pour confirmer le
diagnostic et mettre en place un traitement adapté.
Cette version synthétique souligne les éléments clés de l’anamnèse :
Les symptômes principaux : hallucinations auditives, délires,
désorganisation de la pensée, retrait social.
L'évolution de la maladie: apparition progressive et aggravation récente.
Les antécédents: dépression, isolement social.
L'hypothèse diagnostique: schizophrénie paranoïde.