Géométrie vectorielle, corrections des exercices
1 Systèmes linéaires
1. (A) : On considère le système �
3x +5y = 11
2x +3y = 7
On procède par substitution : la seconde équation donne y = (7 − 2x)/3 ; en insérant dans la première
on obtient 3x + 5(7 − 2x)/3 = 11, qui équivaut à −x + 14 = 33, soit x = −19. On en déduit
y = (7 + 38)/3, soit y = 15.
(B) : On considère le système �
2x +5y = 10
2x +3y = 8
Il est cette fois plus avantageux de procéder par combinaisons linéaires. En soustrayant les deux
équations on obtient directement 2y = 2, soit y = 1. En insérant dans n’importe laquelle des deux
équations, par exemple la première, on obtient 2x = 5, soit x = 5/2.
(C) : On considère le système �
5x +10y = 30
3x + 3y = 7
On procède par substitution : la seconde équation donne y = (7 − 3x)/3 ; en insérant dans la première
on obtient 5x + 10(7 − 3x)/3 = 30, qui équivaut à −15x + 70 = 90, soit x = −4/3. On en déduit
y = (7 + 4)/3, soit y = 11/3.
2. (A) : On considère le système
x +y +2z = 5
x −y − z = 1
x + z = 3
On procède par substitution. La troisième équation donne z = 3 − x. En reportant dans la seconde,
on obtient x − y − (3 − x) = 1, soit y = 2x − 4. En reportant dans la première, on aboutit à
x + (2x − 4) + 2(3 − x) = 5, soit x = 3. On en déduit alors y = 2 et z = 0.
(B) : On considère le système
x +y +2z = 0
x −y − z = 0
x + z = 0
On procède encore par substitution. La troisième équation donne z = −x. En reportant dans la
seconde, on obtient x − y − (−x) = 0, soit y = 2x. En reportant dans la première, on aboutit à
x + (2x) + 2(−x) = 0, soit x = 0. On en déduit alors y = 0 et z = 0.
2 Géométrie vectorielle
2.1 Exercices dans le plan
Correction de l’exercice 2.1 (Vecteurs colinéaires) (a) : On considère les vecteurs �u = (1, m) et
�v = (m, 1). Les deux sont non-nuls. Cherchons λ tel que �v = λ�u. Ceci revient au système d’équations
m = λ et 1 = λm, qui n’a de solution que pour m = ±1.
Alternativement, on a det(�u, �v ) = 1 − m2 . Les vecteurs sont donc colinéaires si et seulement si m2 = 1, soit
m = ±1.
(b) : On considère les vecteurs �u = (m, m2 ) et �v = (m, 1). Le déterminant vaut det(�u, �v ) = m − m3
3
Correction de l’exercice 2.2 (Equations Cartésiennes) 1. On considère la droite du plan définie
par le vecteur directeur d� = (1, 3).
Il est facile de trouver un vecteur normal �n = (xn , yn ). En écrivant �n · d� on obtient xn + 3yn = 0, soit
xn = −3yn . Une solution possible est �n = (3, −1). On en déduit une équation Cartésienne : (D) est
l’ensemble des vecteurs �u = (x, y) tels que �u ⊥ �n, ce qui s’écrit
�u · �n = 0 ⇔ 3x − y = 0 .
2. On considère la droite du plan définie par le vecteur normal �n = (1, 3). Déterminer un vecteur
directeur, et une équation pour cette droite.
Correction de l’exercice 2.3 (Parallélogramme) On considère le parallélogramme défini par les vec-
teurs �u = (1, 3) et �v = (2, −1). L’aire du parallélogramme vaut
A = |det(�u, �v )| = 7 .
On peut noter que le déterminant (qui vaut −7) est négatif, ce qui indique que les deux vecteurs forment
entre eux un angle négatif.
2.2 Exercices dans l’espace
Correction de l’exercice 2.4 (Volume d’un parallélépipède) On considère le parallélépipède engendré
dans l’espace R3 par les trois vecteurs �v1 = (2, 0, 2), �v2 = (1, 2, 3) et �v3 = (1, 4, −1).
Le volume du parallélépipède est donné par la valeur absolue du produit mixte
V = |[�v1 , �v2 , �v3 ]| = |(2, 0, 2) · [(1, 2, 3) ∧ (1, 4, −1)]| = |(2, 0, 2) · (−14, −1, 2)| = 24 .
On peut noter que le produit mixte est négatif, ce qui indique que les trois vecteurs forment un trièdre
indirect.
Correction de l’exercice 2.5 (Plan vectoriel dans l’espace) 1. On considère le plan (P ) défini
par les deux vecteurs �e1 = (1, 0, 2) et �e2 = (1, 1, 3).
Pour avoir l’équation Cartésienne, le plus simple est de calculer un vecteur normal, par exemple
�n = �e1 ∧ �e2 = (−2, 2, 1). L’équation Cartésienne correspondante est alors
� �
(P ) = (x, y, z) ∈ R3 : −2x + 2y + z = 0 .
Le vecteur �u = (1, 2, 9) est-il orthogonal à (P ) ?
Non : il n’est pas proportionnel au vecteur normal obtenu plus haut. On peut aussi voir directement
que �u · �e1 = 19 �= 0.
2. On considère le plan (P ) défini par le vecteur normal �n = (1, 0, 2). Il est facile d’en obtenir une
équation Cartésienne. �u = (x, y, z) ∈ (P ) si et seulement si �u ⊥ �n, soit x + 2z = 0.
Le vecteur �u = (2, 3, 1) appartient-il à (P ) ? La réponse est non : �u n’est pas orthogonal à �n.
Correction de l’exercice 2.6 (Plan vectoriel dans l’espace) On se donne deux vecteurs �u = (1, 2, 3)
et �v = (3, 2, 1) dans l’espace.
1. Equations Cartésiennes : Pour la droite (Du ) engendrée par �u, on peut écrire
�v = (x, y, z) ∈ (Du ) ⇔ (x, y, z) = (α, 2α, 3α) , α ∈ R .
Ceci équivaut à dire que y = 2x et z = 3x, ces deux équations peuvent être considérées comme
équations Cartésiennes de (Du ).
Pour la droite (Dv ) engendrée par �v , le même raisonnement conduit à prendre comme équations
Cartésiennes x = 3z et y = 2z.
2. Donner des équations Cartésiennes de la droite vectorielle perpendiculaire au plan engendré par �u et
�v . En notant (D) cette droite, l’approche la plus simple consiste à dire que w
� = (x, y, z) ∈ (D) si et
seulement si w� ⊥ �u et w
� ⊥ �v , ce qui conduit à deux équations x + 2y + 3z = 0 et 3x + 2y + z = 0.
Alternativement on peut aussi calculer un vecteur directeur d� = �u ∧ �v = (−4, 8, −4). Par le même
raisonnement que ci-dessus, on peut prendre comme équations Cartésiennes y = −2x et z = x, ces
deux équations sont équivalentes aux deux autres.
4
3 Géométrie affine
3.1 Droites dans le plan
Correction de l’exercice 3.1 (Droite affine dans le plan) 1. On considère la droite (D) définie
par les points A(2, 3) et B(−1, 4).
−−→
Un vecteur directeur de (D) est le vecteur d� = AB = (−3, 1), un vecteur normal possible est le
vecteur �n = (1, 3). La droite (D) peut être définie comme l’ensemble des points M (x, y) tels que
−−→
AM · �n = 0, soit
(x − 2) + 3(y − 3) = 0 ⇔ x + 3y = 11 .
−−→ −−→
Autre approche : La droite est l’ensemble des points M (x, y) tels que AM est proportionnel à AB.
Donc ∀M (x, y) ∈ (D), il existe λ ∈ R tel que
(x − 2, y − 3) = λ(−3, 1) ⇔ x − 2 = −3(y − 3) ⇔ x + 3y = 11 .
2. On considère la droite définie par les points A(−7, −2) et B(−2, −5). Un vecteur directeur de (D)
−−→
est le vecteur d� = AB = (5, −3), un vecteur normal possible est le vecteur �n = (3, 5). La droite (D)
−−→
peut être définie comme l’ensemble des points M (x, y) tels que AM · �n = 0, soit
3(x + 7) + 5(y + 2) = 0 ⇔ 3x + 5y = −31 .
3. On considère la droite définie par les points A(3, 3) et B(3, 6). Un vecteur directeur de (D) est le
−−→
vecteur d� = AB = (0, 3). La droite (D) est l’ensemble des points M (x, y) tels qu’il existe λ ∈ R
−−→ −−→
vérifiant AM = λAB. Ceci s’écrit
(x − 3, y − 3) = λ(0, 3) ⇔ x=3.
Correction de l’exercice 3.2 1. On considère le point A(2, 1) et le vecteur directeur �v = (−3, −1).
On peut procéder comme plus haut : un vecteur normal est le vecteur �n = (1, −3), et la droite est
−−→
l’ensemble des points M (x, y) tels que AM · �n = 0, ce qui s’écrit
(x − 2, y − 1) · (1, −3) = 0 ⇔ (x − 2) − 3(y − 1) = 0 ⇔ x − 3y = −1 .
2. On considère le point A(0, 1) et le vecteur directeur �v = (1, 2).
3. On considère le point A(−1, 1) et le vecteur directeur �v = (1, 0).
3.2 Droites et plans dans l’espace
Correction de l’exercice 3.3 On va voir ici quatre méthodes de résolution différentes.
1. On considère les points A(0, 0, 1), B(1, 0, 0) et C(0, 1, 0). On a donc comme vecteurs directeurs les
−−→ −→
vecteurs d�1 = AB = (1, 0, −1) et d�2 = AC = (0, 1, −1), ce qui donne un vecteur normal �n = d�1 ∧ d�2 =
−−→
(1, 1, 1). Le plan peut donc être défini comme l’ensemble des points M (x, y, z) tels que AM · �n = 0,
soit
(x, y, z − 1) · (1, 1, 1) = 0 ⇔ x+y+z =1 .
Autre méthode : A partir du vecteur normal obtenu, on sait que l’équation Cartésienne est de la
forme x + y + z = d, où d est un nombre à déterminer. Il suffit alors de vérifier cette équation sur
l’un des points, par exemple A, pour voir que 0 + 0 + 1 = d donne d = 1.
2. On considère les points A(1, 1, 1), B(2, 0, 1) et C(−1, 2, 4). On a donc comme vecteurs directeurs les
−−→ −→
vecteurs d�1 = AB = (1, −1, 0) et d�2 = AC = (−2, 1, 3). Le plan (P ) peut donc être défini comme
−−→
l’ensemble des points M (x, y, z) tels que AM = λd�1 + µd�2 , soit
x − 1 = λ − 2µ
(x − 1, y − 1, z − 1) = (λ − 2µ, −λ + µ, 3µ) ⇔ y − 1 = −λ + µ
z − 1 = 3µ
5
C’est un système linéaire, qu’on va résoudre par substitution. La dernière équation donne donc
µ = (z − 1)/3, la seconde conduit alors à λ = µ − y + 1 = (z − 3y + 2)/3, et la première conduit
finalement à x − 1 = (z − 3y + 2)/3 − 2(z − 1)/3 = −y − z/3 + 4/3. En multipliant les deux membres
par 3 pour simplifier, on aboutit ainsi à
3x + 3y + z = 7 .
Méthode “bourrin :” allons-y franco ! On cherche une équation de la forme ax + by + cz = d ; en
utilisant les trois points à notre disposition, on aboutit au système linéaire
a+b+c = d a+b+c = d a+b+c = d
2a + c = d ⇔ 2b + c = d ⇔ 2b + c = d
−a + 2b + 4c = d 3b + 5c = 2d − 7c = −d
La dernière équation donne d = 7c, la deuxième donne b = 3c et la première donne a = d − b − c = 3c.
Les équations Cartésiennes possibles sont donc de la forme 3cx+3cy +cz = 7c, qui redonne l’équation
précédente dans le cas particulier c = 1.
Correction de l’exercice 3.4 Trouver une équation du plan (P ) contenant le point A et de vecteurs
directeurs �u et �v dans les cas suivants
1. A(1, 2, 1) , �u = (4, 0, 3) , et �v = (1, 3, −1) , 2. A(1, 0, 2) , �u = (2, −1, 3) et �v = (−1, 4, 5) .
Correction de l’exercice 3.5 Trouver une équation du plan (P ) contenant le point A et la droite (D)
dans les cas suivants
1. A(0, 0, 0) et (D) = {(x, y, z) : x + y − z + 3 = 0 et 4x − y + 2z = 0}.
2. A(1, 1, 0) et (D) = {(t, −1 + 2t, 1 − 3t), t ∈ R}
Correction de l’exercice 3.6 1. On se donne une droite de vecteur directeur �v et un point A, et on
cherche la distance d(A, (D)) entre A et (D), c’est à dire la distance entre A et le point de D le
plus proche. Le point de la droite (D) le plus proche de A est le projeté orthogonal A0 de A sur
−−−→ −−→ −−−→
(D)). Soit M0 un point quelconque de (D). On peut décomposer AM0 = AA0 + A0 M0 , de sorte que
−−−→ −−→ −−−→ −−→
�v ∧ AM0 = �v ∧ AA0 et la norme de �v ∧ AM0 est égale à ��v �.�AA0 �. Comme la distance de A à (D)
−−→
est égale à la norme de AA0 , on en déduit
� −−− →�
� �
v ∧ AM0 �
��
d(A, (D)) =
��
v�
2. Soient A(1, 2, 3) et la droite (D) = {(x, y, z) : −2x + y − 3z = 1 et x + z = 1}. (D) admet
comme vecteurs normaux �n1 = (−2, 1, −3) �
√ et �n2 = (1, 0, 1). Un vecteur directeur est donc d =
� = 3. Prenons M0 ∈ (D), par exemple M0 (0, 4, 1). On a
�n1 ∧ �n2 = (1, −1, −1), de norme �d�
−−−→ −−−→ √
alors AM0 = (−1, � � −−−→
� 2, −2) et d ∧ AM0 = (0, 1, 1), et �d ∧ AM0 � = 2. Par conséquent, on obtient
d(A, (D)) = 2/3.
Correction de l’exercice 3.7 1. Dans l’espace, on considère le point A(1, 0, 2) et le plan (P ) =
{(x, y, z) : 2x + y + z + 4 = 0}. D’après le cours on sait que la distance entre A et (P ) est donnée par
|1 × 2 + 0 × 1 + 2 × 1 + 0| 3 1
d(A, (P )) = = = .
2 +1 +1
2 2 2 6 2
2. Dans l’espace, on considère le point A(3, 2, 1) et le plan (P ) = {(x, y, z) : −x + 5y − 4z = 5}. D’après
le cours on sait que la distance entre A et (P ) est donnée par
| − 1 × 3 + 5 × 2 − 4 × 1 − 5| 2 1
d(A, (P )) = = = .
(−1) + 5 + (−4)
2 2 2 42 21