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SOMMAIRE

Le document présente les cadres législatifs régissant la monnaie, le crédit et la réglementation bancaire dans l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Il aborde l'historique de la monnaie, les institutions financières impliquées, ainsi que les mécanismes de supervision et de contrôle mis en place par la BCEAO. L'objectif principal de l'UEMOA est de promouvoir l'intégration économique et monétaire entre ses membres pour favoriser le développement économique et social de la région.

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Le document présente les cadres législatifs régissant la monnaie, le crédit et la réglementation bancaire dans l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Il aborde l'historique de la monnaie, les institutions financières impliquées, ainsi que les mécanismes de supervision et de contrôle mis en place par la BCEAO. L'objectif principal de l'UEMOA est de promouvoir l'intégration économique et monétaire entre ses membres pour favoriser le développement économique et social de la région.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION………………………………………………………….1

CHAPITRE 1 : LES CADRES LEGISLATIFS DE LA MONNAIE ET DU


CREDIT ET DE LA REGLEMENTATION BANCAIRE DANS
L’UEMOA……………………………………………………………………..4

Section 1 : Les dispositions relatives aux activités bancaires………..5

SECTION 2 : La politique monétaire et le contrôle de la masse


monétaire………………………………………………………….…17

CHAPITRE 2 : MECANISMES DE SUPERVISION ET D’APPLICATION DE


DIFFERENTES REGLEMENTATIONS ENCADRANT LA MONNAIE, LE
CREDIT ET L’ACTIVITE BANCAIRE………………………………...26

Section 1 : le rôle et la responsabilité de la BCEAO en matière de


supervision bancaire et monétaire …………………………………..27

Section 2 : mécanismes de contrôle et de surveillance des institutions


financières…………………………………………………………..30

CONCLUSION……………………………………………………32

1
L’origine de la monnaie ou plus exactement des pièces de monnaie, a
été clairement situé dans le temps et dans l’espace par la recherche
historique moderne. Selon le consensus scientifique en vigueur, les
premières pièces de monnaie auraient été frappées aux alentours du
VII siècle av. J.C dans le royaume de Lydie et de plusieurs cités
indépendantes d’Asie mineure. Elle a permis, de par sa souplesse
d’utilisation bien supérieure à celle d’un troc, un essor considérable du
commerce international. C’est à cette époque que sont apparues les
premières banques, notamment la banque Royale d’Alexandrie.
Malheureusement l’usage de la monnaie et du système bancaire se
sont ensuite largement développés sous l’empire romain qui a su
tisser un véritable réseau au fur et à mesure de ses conquêtes. Dépôt
de monnaie, spéculations et prêts. Ils viennent gérés par les
negociatores véritables banquiers avant la lettre. Au moyen âge le
crédit fut considéré comme illégal sous l’influence de l’église
catholique qui assimilait la pratique de l’usure C’est-à-dire du profit
réalisé par le prêteur est un péché. En effet, la perception d’un intérêt
est contraire au principe de charité édicté par la religion. C’est ce qui
explique que le prêt avec usure fut longtemps réservé aux juifs dont la
tradition ne condamne pas ce genre de gains. Au 19eme siècle le crédit
aux professionnels s’est largement accru pour répondre aux besoins
d’une industrialisation en pleine essor, mais ce n’est qu’au courant du
XX siècle, notamment à l’issue de la seconde guerre mondiale, que le
crédit aux particuliers S’est enfin développé. Le droit du crédit s’est
considérablement développé, sous l’effet de la diversification des
professions bancaires et des modes de distribution du crédit à distance,
par internet, par intermédiaire iobsp et sous celui de la protection des
consommateurs Tous ces instruments sont régis par textes qui les
encadrent. En effet les premiers écrits réglementant date de l’antiquité.
Il s’agit notamment du fameux code d’Hammourabi*, édicté en
Mésopotamie par le roi Hammourabi qui régna à Babylone de 1792 à
1750 av JC. Le monde étant en perpétuel évolution des réformes
institutionnelles ont été prise pour mieux encadre l’activité bancaire
afin de créer un environnement de confiance entre les acteurs du
secteur bancaire. Les institutions en charge de réguler l’activité

2
bancaire sont la Banque Centrale Européenne (BCE), ou en quasi-
totalité, comme la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed) et
l’établissement de crédit … En Afrique, l’introduction de la monnaie
s’est accompagnée de diverses formes d’échanges commerciaux et de
systèmes monétaires locaux. En Afrique de l’Ouest, des formes de
monnaie, telles que des cauris, des perles, et des objets métalliques,
ont été utilisées dans les échanges traditionnels avant l’arrivée des
pièces de monnaie modernes. L’Union Économique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA) est une organisation régionale créée en
1994, regroupant huit pays d’Afrique de l’Ouest qui partagent une
monnaie commune, le Franc CFA, émis par la Banque Centrale des
États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ces pays membres sont le
Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le
Niger, le Sénégal et le Togo. L’objectif principal de l’UEMOA est de
promouvoir l’intégration économique et monétaire entre ses membres,
afin de favoriser le développement économique et social de la région.
Pour atteindre cet objectif, l’UEMOA met en œuvre des politiques
communes dans des domaines tels que la politique monétaire, la
politique budgétaire, le commerce, les investissements et la libre
circulation des biens, des personnes et des capitaux. En plus de la
coordination des politiques économiques, l’UEMOA œuvre également
à renforcer la stabilité financière et à promouvoir le développement du
secteur financier dans la région, notamment par le biais de la
réglementation bancaire et de la supervision des institutions
financières. Grâce à ses efforts d’intégration régionale et de
coopération économique, l’UEMOA vise à renforcer la compétitivité
de ses membres sur la scène internationale et à améliorer les
conditions de vie de leurs populations. Sur le plan théorique, le code
de la monnaie, du crédit et de la réglementation bancaire dans
l’UEMOA présente plusieurs intérêts [Link] fournit un cadre
juridique clair et cohérent qui définit les principes fondamentaux
régissant les activités financières au sein de l’Union. Cela permet une
meilleure compréhension des mécanismes monétaires, du crédit et des
opérations bancaires, tant pour les acteurs du secteur financier que
pour les observateurs extérieurs. En établissant des règles et des

3
normes précises, le code contribue à la création d’un environnement
financier stable et prévisible. Il fournit des directives sur la manière
dont les institutions financières doivent fonctionner, ce qui réduit
l’incertitude et favorise la confiance des investisseurs. De plus, en
garantissant la cohérence et l’harmonisation des lois financières au
sein de l’UEMOA, le code facilite la comparaison et l'analyse des
politiques économiques entre les pays membres. Le code de la
monnaie, du crédit et de la réglementation bancaire repose également
sur des principes économiques fondamentaux, tels que la stabilité des
prix, la protection des consommateurs et la prévention des risques
systémiques. En mettant en œuvre ces principes, il contribue à créer
un cadre propice à la croissance économique et au développement
financier durable. AU regard de tout ce qui précède, Il convient de se
poser la question suivante : Quels sont les textes législatifs instituant
le code de la monnaie, du crédit, de la règlementation bancaire dans
l’UEMOA ? La réponse à cette question passe par l’analyse des cadres
législatifs de la monnaie et du crédit et de la réglementation bancaire
dans l’UEMOA (chapitre 1) et mécanismes de supervision et
d’application de différentes réglementations encadrant la monnaie, le
crédit et l’activité bancaire (chapitre 2)

CHAPITRE 1 : LES CADRES LEGISLATIFS DE LA MONNAIE ET DU


CREDIT ET DE LA REGLEMENTATION BANCAIRE DANS
L’UEMOA

Dans l’espace UEMOA les textes de loi ont été adopté pour régit la
monnaie, le crédit et l’activité bancaire. Il convient de fait ressortir les
dispositions relatives aux activités bancaires (CHAPITRE 1) et la
politique monétaire et le contrôle de la masse monétaire (CHAPITRE 2).

Section 1 : Les dispositions relatives aux activités bancaires

4
§ 1 : L’activité bancaire

L’activité bancaire est essentielle pour saisir le fonctionnement du


système financier dans son ensemble. Activité traditionnelle des
détenteurs de capitaux, accorder des crédits aux agents économiques
déficitaires, gérer les offres de dépôts. Elle englobe un ensemble
complexe d’opérations et de services qui sont cruciaux pour
l’économie d’un pays. Dans l’espace UEMOA et selon le texte de loi
adoptée par la BCEAO, l’activité bancaire est exercée par les
établissements de crédits et les établissements financiers à caractère
bancaire. Définit en son article 2 Alinéa1 : « Sont considérées comme
établissements de crédit, les personnes morales qui effectuent, à titre
de profession habituelle, des opérations de banque ». Et son article 4
Alinéa1 : « Les établissements financiers à caractère bancaire sont
habilités à effectuer les opérations de banque pour lesquelles ils sont
agréés ». En côte d’ivoire il y’a une liste banque et d’établissement
financier à caractère bancaire remplissant toutes les conditions
requises conformément à la loi cadre portant réglementation bancaire
en son article 13 : « Nul ne peut, sans avoir été préalablement agréé et
inscrit sur la liste des banques ou sur celle des établissements
financiers à caractère bancaire, exercer l’activité définie à l’article 2,
ni se prévaloir de la qualité de banque, de banquier ou d’établissement
financier à caractère bancaire, ni créer l’apparence de cette qualité,
notamment par l’emploi de termes tels que banque, banquier, bancaire
ou établissement financier dans sa dénomination sociale, son nom
commercial, sa publicité ou, d’une manière quelconque, dans son
activité» exerçant sur le territoire ivoirien. La liste des banques et
établissement financier à caractère bancaire exerçant sur le territoire
ivoirien sont les suivantes :
1-AFGBANK CÔTE D’IVOIRE (AFG BANK CI)* A 0260 C
2-AFRILAND FIRST BANK CÔTE D'IVOIRE (FIRST BANK CI) A
0106 K

5
3-BANK OF AFRICA - CÔTE D'IVOIRE (BOA - CÔTE D'IVOIRE)
A 0032 E
4-BANQUE ATLANTIQUE CÔTE D'IVOIRE (BACI) a A 0034 G
5-BANQUE D'ABIDJAN A 0201 N
6-BANQUE DE L'HABITAT DE CÔTE D'IVOIRE (BHCI) A 0068
T
7-BANQUE DE L'UNION - CÔTE D'IVOIRE (BDU-CI)b A 0180 Q
8-BANQUE INTERNATIONALE POUR LE COMMERCE ET
L'INDUSTRIE DE LA CÔTE D'IVOIRE (BICICI) A 0006 B
9-BANQUE NATIONALE D'INVESTISSEMENT (BNI) A 0092 V
10-BANQUE POPULAIRE DE CÔTE D'IVOIRE (BANQUE
POPULAIRE) A 0155 N
11-BANK SAHÉLO-SAHARIENNEPOUR L'INVESTISSEMENT
ET LE COMMERCE - CÔTE D’IVOIRE (BSIC - CÔTE
D'IVOIRE)A 0154 M
12-BGFIBANK CÔTE D'IVOIRE (BGFIBANK-CI) A 0162 W
13-BRIDGE BANK GROUP COTE D'IVOIRE (BBG - CI)c A 0131
M
14-CITIBANK COTE D'IVOIRE (CITIBANK CI) A 0118 Y
15-CORIS BANK INTERNATIONAL COTE D'IVOIRE (CBI-CI)d
A 016 A
16-ECOBANK - COTE D'IVOIRE (ECOBANK) A 0059 J
17-GUARANTY TRUST BANK COTE D'IVOIRE (GTBANK-CI) A
0163 X
18-MANSA BANK A 0211 Z
19-NSIA BANQUE COTE D'IVOIRE (NSIA BANQUE CI) A 0042
Q
20-ORABANK - COTE D'IVOIRE e A 0121 B

6
21-ORANGE BANK AFRICA (ORANGE BANK) A 0214 C
22-SOCIETE GENERALE COTE D'IVOIRE A 0008 D
23-SOCIETE IVOIRIENNE DE BANQUE (SIB) A 0007 C
24-STANBIC BANK A 0198 K
25-STANDARD CHARTERED BANK COTE D'IVOIRE A 0097 A
26-UNITED BANK FOR AFRICA (UBA) A 0150 H
27-VERSUS BANK A 0112 R SUCCURSALES
28-BANQUE MALIENNE DE SOLIDARITE (BMS),
SUCCURSALE DE COTE D'IVOIRE A 0188 Z
29-BANQUE REGIONALE DE MARCHES (BRM), SUCCURSALE
DE COTE D'IVOIRE A 0194 F
-LISTE DES ETABLISSEMENTS FINANCIERS A CARACTERE
BANCAIRE (3)
1-SOCIETE AFRICAINE DE CREDIT AUTOMOBILE ALIOS
FINANCE (SAFCA - ALIOS FINANCE) f A 0001 W
SUCCURSALE
2-FIDELIS FINANCE BURKINA FASO (FIDELIS FINANCE - BF),
SUCCURSALE DE COTE D'IVOIRE A 0186 X
3-NIGER TRANSFERT D’ARGENT (NITA), SUCCURSALE DE
CÔTE D’IVOIREA 0261 D
MODIFICATIONS INTERVENUES SUR LA PRECEDENTE
LISTE
Agrément d’AFGBANK CÔTE D’ IVOIRE (AFG BANK CI), en
qualité de banque
Installation en Côte d’Ivoire d’une succursale de NIGER
TRANSFERT D’ARGENT (NITA)
RADIATION
Néant

7
AGREMENT UNIQUE
- 1 succursale implantée en Guinée-Bissau
- filiale de la Banque de Développement du Mali (BDM)
- 1 succursale implantée au Sénégal
- filiale de Coris Bank International (banque installée au Burkina)
-5 succursales implantées au Burkina, en Guinée-Bissau, au Mali, au
Niger et au Sénégal
-3 succursales implantées au Burkina, au Mali et au Sénégal
Les opérations de banques sont les activités qu’exercent les
établissements de crédits à l’instar des établissements financier à
caractère bancaire. Ces activités se concentrent autour des opérations
de banques. Celles-ci sont aux nombres de trois (3) à savoir : la
collecte de dépôt, l’octroi de crédit et le paiement. Elle fournit des
prestations connexes et complémentaires. Peuvent être proposée par
les établissements bancaires. Les opérations de banques sont définies
par la loi portant réglementation bancaire en son article 2 alinéa 2 :
« Constituent des opérations de banque, au sens de la présente loi, la
réception de fonds du public, les opérations de crédit, ainsi que la mise
à disposition de la clientèle et la gestion des moyens de paiement ».
En ce qui concerne, les activités autour des opérations de banques que
sont : la collecte de dépôt, l’octroi de crédit et le paiement sont
définies par la loi cadre portant réglementation bancaire en son article
5 : Sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu'une
personne recueille d'un tiers, notamment sous forme de dépôts, avec le
droit d'en disposer pour son propre compte, mais à charge pour elle de
les restituer. Les fonds provenant d’une émission de bons de caisse
sont considérés comme reçus du public. Toutefois, ne sont pas
considérés comme fonds reçus du public : les fonds constituant le
capital d'une entreprise ; les fonds reçus des dirigeants d'une
entreprise, ainsi que des actionnaires, associés ou sociétaires détenant
dix pourcent (10%) au moins du capital social ; les fonds reçus
d'établissements de crédit à l'occasion d'opérations de crédit ; les fonds

8
reçus du personnel d'une entreprise, à condition que leur montant
global reste inférieur à dix pour cent (10%) des capitaux propres de
ladite entreprise. Les banques acceptent les dépôts des clients,
particuliers et d’autres institutions financières. Les dépôts sont
conservés en toute sécurité par la banque, et les clients ont
généralement accès à leur argent par le biais de compte de dépôt, tels
que, les comptes courants ou les comptes d’épargnes. Article 6
portant réglementation de la loi bancaire dispose que : « Constitue une
opération de crédit, pour l'application de la présente loi, tout acte par
lequel une personne, agissant à titre onéreux : met ou promet de mettre
des fonds à la disposition d'une autre personne ; prend, dans l'intérêt
de celle-ci, un engagement par signature tel qu'un aval, un
cautionnement ou une garantie. Sont assimilés à des opérations de
crédit, le crédit-bail et, de manière générale, toute opération de
location assortie d'une option d'achat ». Les banques prêtent de
l’argent à ceux qui en ont besoin pour financier des projets
d’entreprise, l’achat d’une maison ou d’autres dépenses. Les prêts sont
accordés sous forme de crédits à consommation, prêt hypothécaires et
lignes de crédits. L’article 7 dispose : « Est considéré comme moyens
de paiement, tous les instruments qui, quel que soit le support ou le
procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer
des fonds. Il s’agit notamment des chèques bancaires, chèques de
voyage, cartes de paiement et de retrait, virements ou avis de
prélèvement, cartes de crédit et transferts électroniques de fonds ».
Les établissements financiers à caractère bancaire exercent une
activité bancaire différente et particulière des établissements de
crédits. La loi cadre portant réglementation bancaire en son article
47 : « Les opérations des diverses catégories d'établissements
financiers à caractère bancaire sont réglementées par une instruction
de la Banque Centrale, en fonction de la nature de leur activité et sous
réserve des dispositions de l'article 56».

§ 2 : les services offerts par la banque

9
Les services offerts par les banques vont bien au-delà de la simple
collecte de dépôt, de l’octroi de crédit et de moyen de paiement. Les
banques proposent une gamme diversifiée des services financiers qui
répondent aux besoins variés de leurs clients. Parmi ces services,
figurent les comptes de dépôt qui permettent aux clients de déposer
leur argent en toute sécurité et d’y accéder facilement grâce à des
cartes de débit, des chèques ou des virements. Les comptes d’épargne
offrent aux clients la possibilité de faire fructifier leur argent en leur
fournissant des intérêts sur leurs soldes. En plus des services de base,
les banques offrent des produits et des services complémentaires tels
que les services de gestions de patrimoine, les assurances et les
conseils en investissements. Les services de gestions de patrimoine
aident les clients à clarifier leur avenir financier en leur offrant des
conseils sur l’épargne, investissement et le retrait. Les banques jouent
également un rôle essentiel dans le financement du commerce
international en offrant des services tels que les lettres crédit, les
garanties de paiement et le financement du commerce extérieur. Ces
services facilitent les transactions commerciales entre les entreprises
situées dans différents pays et contribuent ainsi à la croissance
économique mondiale. Dans la zone UEMOA les établissements de
crédits doivent établir un canevas de la liste de leurs différents
produits et services bancaires à offrir.
Le recueil des textes légaux et règlementaires régissant l'activité
bancaire et financière dans l'union monétaire ouest africaine au
Chapitre II relatif à la mise en œuvre de la politique de la monnaie et
du crédit à l’instruction n° 004-05-2015 du 8 mai 2015 établissant un
canevas de présentation harmonisée des tarifs des produits et services
bancaires offerts par les établissements de crédit à leur clientèle dans
son article premier donne l’objet de la présente instruction : « La
présente instruction fixe le canevas de présentation harmonisée des
tarifs des produits et services bancaires offerts par les établissements
de crédit à leur clientèle. Le canevas est annexé à la présente
instruction, dont il fait partie intégrante ». Les banques sont tenues de
dresser la liste de leurs produits et services qu’ils offrent aux clients

10
conformément à l’instruction en son article 2 : « Les établissements
de crédit sont tenus d'établir la liste détaillée des tarifs des produits et
services bancaires qu'ils offrent à leur clientèle, conformément au
canevas visé à l'article premier ». La liste ainsi établie est
communiquée à la Banque Centrale et à la Commission Bancaire de
l'UMOA, pour information, dans un délai d'une semaine après son
entrée en vigueur.
Toute modification de la liste des tarifs des produits et services
bancaires doit être notifiée à la Banque Centrale et à la Commission
Bancaire pour information dans les mêmes délais que ceux visés à
l'alinéa premier.».
La banque après avoir dressé la liste des services offerts, elle informe
ses clients en son article 3 «La liste détaillée des tarifs des produits et
services bancaires doit être affichée par les établissements de crédit,
en caractères suffisamment visibles à l'entrée de leurs locaux ou à
leurs guichets et diffusées sur leur site internet ou par tout autre
moyen approprié, avant son entrée en vigueur ».
Toute modification apportée à cette liste fait également l'objet d'un
affichage et d'une diffusion dans les mêmes conditions que celles
visées à l'alinéa premier. Lorsqu’une banque veut proposer de
nouveaux produits, elle se doit conformément en son article 4 la
présente instruction : « Les établissements de crédit désireux de
proposer des produits et services qui ne figurent pas dans le canevas
sont tenus de les insérer dans les différentes rubriques ou sous-
rubriques auxquelles ces produits et services se rattachent ».
Lorsque les nouveaux produits ou services ne correspondent à aucune
des rubriques ou sous-rubriques spécifiques prévues par le canevas,
les établissements de crédit doivent les insérer dans ledit canevas au
niveau de la sous-rubrique ''Autres types de services'' de la rubrique X
intitulée « Autres services (divers) ».
Certains services sont offerts à titre gratuit par les banques qui sont
dans l’espace UEMOA. L’instruction n° 004-06-2014 du 25 juin
2014 relative aux services bancaires offerts à titre gratuit par les

11
établissements de crédit de l'UMOA en son article 2 « La liste des
services bancaires offerts, à titre gratuit, par les établissements de
crédit de l'UMOA à leur clientèle est annexée à la présente Instruction
dont elle fait partie intégrante ».
La gratuité des services bancaires visés au premier alinéa, ci-dessus,
n'est soumise à aucune condition.» est annexée dans la présente
instruction. L’annexe ci-dessous énumère la liste des services offerts à
titre gratuit.
ANNEXE LISTE DES SERVICES BANCAIRES A OFFRIR A TITRE
GRATUIT PAR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT DE L'UMOA
Ouverture, fonctionnement et suivi de compte
-Ouverture de compte ;
-Délivrance de livret d'épargne ;
-Tenue de compte sur livret d'épargne ;
-Transmission de relevé de compte (une fois par mois) ;
-Relevé récapitulatif des frais annuels ;
-Dépôt d'espèces dans la banque du client quel que soit le guichet
(hors acquittement de frais de timbre fiscal) ;
-Retrait d'espèces dans la banque du client quel que soit le guichet, à
l'exception des opérations par chèques de guichet ;
-Domiciliation de salaire ;
-Changement d'éléments constitutifs du dossier du client, notamment
d'identification ;
-Mise en place d'une autorisation de prélèvement (ordre de
prélèvement à partir du compte) ou de virement permanent (création
du dossier) ;
Clôture de compte.
- Moyens et opérations de paiement

12
-Retrait auprès d'un guichet automatique (GAB/DAB) de la banque du
client ;
-Paiement par carte bancaire au sein de l'UMOA ;
-Consultation de solde et édition du relevé de solde au GAB/DAB
dans la banque du client
-Virement de compte à compte dans la même banque
-Encaissement de chèques tirés sur une banque de l'Union
-Encaissement de virements nationaux, communautaires et
internationaux.
- Banque à distance
-Avis de débit et de crédit par voie électronique ;
-Consultation et édition du solde et de l'historique du compte à travers
le GAB/DAB de la banque du client.t par la banque.

§ 3 : relation banque-particuliers, banque-entreprises


Les banques proposent un nombre croissant de moyens de paiement
qui facilitent la vie des particuliers : chèques, virement, prélèvement,
TIP (titre interbancaire de paiement), carte de retrait et de paiement,
octroi de crédit, gestion des moyens de paiement et de l’épargne. Ici
nous parlerons de l’octroi du crédit pour montrer comment la banque
fonctionne avec les particuliers. Tout d’abord aucun texte de lois ne
spécifie uniquement l’octroi du crédit mais il parle du taux d’intérêt
auquel la banque ne peut prélever de l’argent à son client, quand ce
taux n’est pas respecté ce prêt devient usuraire. Conformément au
décret relatif au calcul du taux effectif global d’intérêt (2 en son article
premier le taux d’intérêt est : « Le taux effectif global d'intérêt d'un
prêt ou de toute convention dissimulant un prêt d'argent consenti, est
calculé sur une base annuelle. C'est un taux proportionnel au taux de
période du prêt et à terme échu.».

13
Le crédit est un prêt que la banque accorde aux particuliers. Dans le
langage bancaire, on parle d’avance bancaire. Le terme avance
correspond normalement à des prêts à court terme. Le mot prêt
correspond au contrat qui suit les règles du contrat de prêt en droit
civil.
Le prêt à titre onéreux et habituel est une opération réservée aux
banques. Pour les crédits à court terme, les banques préfèrent
généralement utiliser une autre forme de crédit que le prêt, tel que le
découvert ou l’escompte pour les entreprises. Pour les
consommateurs, on trouve les prêts personnels ou les prêts de
consommation. Le modèle de base est le contrat de prêt du code civil :
1892 et suivants. Selon l’article 1892 du code civil : « le prêt de
consommation est contrat par lequel l’une des parties livre à l’autre
une certaine quantité de choses qui se consomment par l’usage, à la
charge par cette dernière de lui rendre autant de même espèce et
qualité». Mais la banque prête toujours aux particuliers avec un taux
d’intérêt à rembourser. Le taux d’intérêt légal est fixé par l’annexe au
projet de loi uniforme relative au taux de l'intérêt légal en son article
2 : « Le taux de l'intérêt légal, est en toute matière, fixé par….. (À
préciser selon le pays) à l'initiative du Ministre chargé des Finances,
pour la durée de l'année civile. Il est, pour l'année considérée, égal à la
moyenne des taux maximum de refinancement applicables aux
concours octroyés par la BCEAO au cours de l'année civile
précédente, pondérés par les durées correspondantes.
Il est publié au Journal Officiel, à l'initiative du
Ministre chargé des Finances.».
Il existe différent types de prêts bancaires. Il y’a ceux accorder aux
consommateurs et ceux accorder aux entreprises.
Les prêts accordés aux consommateurs sont : le crédit-bail, le crédit à
la consommation, le crédit immobilier, le prêt sur gage.

14
Les prêts accordés aux entreprises sont : le crédit d’exploitation ou le
crédit de trésorerie, le crédit d’investissement, l’engagement par
signature, le crédit à l’exportation, le crédit-bail etc…..
Exemple de types de prêts : cas de NSIA BANQUE CI
Les prêts à la consommation : ils sont des offres de crédit mises à
votre disposition afin de vous permettre d’acquérir des biens de
consommation tels que les meubles, des équipements électroménagers,
etc.
NSIA Banque propose 3 offres de prêts avec divers avantages : le prêt
éclair (pour vos petits projets), le PPO classique (pour tous les projets,
petits comme grands) et le prêt équipement (Meubles,
électroménager…).
-Le prêt éclair
.Montant maximum : 2 millions
.Taux : TBB-1,7% HT soit 9%HT
.Durée maximum de remboursement : 24 moi
-Le pro classique
.Montant : selon quotité cessible avec un maximum de 20000000 fcfa
.Taux : < 36 mois : 10,50%TH ; 37 à 48 mois : 11%HT ; 49 à 72
mois : 12%HT
.Durée maximum de remboursement : 72 mois
.Frais de dossier et prime d’assurance
-Le prêt Equipement
Les caractéristiques applicables (montant/taux/Durée maximale de
remboursement) sont fonction du fournisseur chez qui vous souhaitez
vous équiper. Pour demander la mise en place du prêt, vous devrez
fournir :
. Un courrier indiquant le type de prêt

15
. La facture pro forma du fournisseur
. Les documents usuels
Toute personne physique titulaire ou non d’un compte chèque NSIA
banque peut souscrire à un prêt à la conso. Pour constituer votre
dossier de prêt, vous aurez besoin des documents suivants :
. Bulletin de salaire (les plus récents : un (1) pour les anciens
nouveaux clients)
. Une demande manuscrite
. Une photocopie de la pièce d’identité
. Une attestation pour prêt bancaire (pour les fonctionnaires)
. Une domiciliation de salaire (pour les nouveaux clients) et une
attestation de travail éventuellement pour les salariés du secteur privé
. Une attestation de non révocation de domiciliation de salaire pour
les fonctionnaires
. Une attestation administrative pour les prêts bancaires pour les
fonctionnaires
. Un certificat de présence au corps pour les FRCI plus une attestation
individuelle de solde.
Les services de micro fiance fournissent un ensemble de facilitations
pour accéder au crédit et à d’autres services connexes dans le domaine
financier aux personnes exclues du système financier classique ou
formel. Ils concernent en général les habitants pauvres des pays en
développement.
LA LOI PORTANT RÉGLEMENTATION DES SFD, ADOPTÉE LE 6 AVRIL
2007 PAR LE CONSEIL DES MINISTRES DE L’UNION
Système financier décentralisé : institution dont l’objet principal est
d’offrir des services financiers à des personnes qui n’ont généralement
pas accès aux opérations des banques et établissements financiers tels
que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilitée aux
termes de la présente loi à fournir ces prestations.

16
L’ARTICLE PREMIER DU TEXTES RELATIFS À LA GESTION DE LA
MONNAIE ET DU CRÉDIT
Constitue un prêt usuraire, tout prêt ou toute convention dissimulant
un prêt d’argent consenti, en toute matière, à un taux effectif global
excédant à la date de sa stipulation, le taux de l’usure. Le taux de
l’usure est déterminé par le Conseil des Ministres de l’Union
Monétaire Ouest Africaine. Il est publié au Journal Officiel ou dans un
journal d’annonces légales à l’initiative du Ministre chargé des
Finances.
ARTICLE 12 DU TEXTES RELATIFS À LA GESTION DE LA MONNAIE
ET DU CRÉDIT
Le taux de l’intérêt légal est, en toute matière, fixé pour la durée de
l’année civile. Il est, pour l’année considérée, égal à la moyenne
pondérée du taux d’escompte pratiqué par la Banque Centrale des
Etats de l’Afrique de l’Ouest au cours de l’année civile précédente. Il
est publié au Journal Officiel, à l’initiative du Ministre chargé des
Finances.
SECTION 2 : La politique monétaire et le contrôle de la masse
monétaire
La politique monétaire peut se définir comme l’ensemble des moyens
dont disposent les autorités monétaires pour agir sur l’activité
économique par l’intermédiaire de la masse monétaire. Elle demeure,
avec la politique budgétaire un volet fondamental de la politique
économique globale. En général, la gestion de la politique monétaire
est confiée à la Banque Centrale.

§ 2 : l’objectif de la politique monétaire


La responsabilité première d’une banque centrale est de faire en sorte
que l’économie dispose des liquidités nécessaires à son
fonctionnement et à sa croissance. Le cadre stratégique qui sous-tend
les actions de politique monétaire menées à cet égard, a connu des
évolutions liées à celle de l’environnement économique et financier,

17
ainsi qu’aux leçons tirées des études empiriques et des travaux de
recherche sur les conditions de son efficacité. La politique monétaire a
été longtemps considérée comme une composante à part entière de la
politique générale menée par les gouvernements. Elle a été mise à
contribution pour atteindre plusieurs objectifs à la fois, à savoir la
croissance, le plein-emploi, la maîtrise de l’inflation et l’équilibre
extérieur (Carré magique). La hausse concomitante de l’inflation et du
chômage (stagflation) dans les années 1970 et 1980 a montré les
limites du rôle équivoque assigné à la politique monétaire, contrainte
d’arbitrer entre inflation et chômage. En outre, les banques centrales
ont progressivement réalisé que leurs instruments traditionnels
d’intervention n’étaient plus efficaces, du fait des transformations du
système financier. Leur marge de manœuvre s’est considérablement
réduite, une part croissante des financements passant par les marchés
financiers. Inspirées par les évolutions au plan théorique et des
constats empiriques, la plupart des banques centrales ont procédé à
une clarification et à une simplification de leurs objectifs, en se
focalisant prioritairement sur un objectif : la stabilité des prix.
Aujourd’hui, l’objectif d’un grand nombre de banques centrales est
centré sur la stabilité des prix. Il convient cependant de relever que,
sans préjudice de la stabilité des prix, les statuts de certaines banques
centrales leur permettent de poursuivre des objectifs tels qu’une
croissance non inflationniste ou le plein emploi comme aux Etats-
Unis. La théorie économique permet de dire aujourd’hui qu’il n’y a
pas de conflit entre le maintien de la stabilité des prix et un niveau
élevé d’activité économique. La période de forte croissance que
connaît l’économie mondiale depuis le début de la décennie 2000 le
confirme. Pour arriver à ce consensus, il a fallu poser la question
suivante : est-il possible de réaliser une croissance économique
maximale et la maintenir dans la durée, avec des hausses continues
des19 prix ? La réponse est assurément négative, comme en témoigne
la forte inflation et le niveau élevé de chômage que le monde a connu
simultanément dans les années 1970 et 1980. En outre, l’expérience a
prouvé que les coûts d’un processus de désinflation sont
particulièrement importants. Dès lors, l’enjeu pour les pouvoirs

18
publics et les banques centrales était de tout mettre en œuvre pour
stabiliser les prix et permettre à l’économie de fonctionner de façon
satisfaisante. Les pouvoirs publics, se fondant sur un solide socle
théorique et empirique, ont dévolu à la politique monétaire une
responsabilité de premier plan dans la lutte contre l’inflation et la
préservation de la stabilité des prix sur le long terme. Il s’agit de
contenir le développement de la demande de monnaie dans les limites
qui ne dépassent pas la capacité réelle d’expansion de l’économie. La
monnaie étant par essence l’étalon de valeur, l’objectif de stabilité des
prix n’est que la traduction explicite du mandat donné à la banque
centrale de conserver un degré raisonnable de stabilité de la valeur de
la monnaie dont elle a la prérogative de l’émission. Vu sous cet angle,
la responsabilité des banques centrales en matière de stabilité des prix
exprime une obligation de vigilance accrue. En effet, la théorie
moderne des institutions veut que celles-ci soient dotées d’un mandat
clair dont elles doivent être tenues responsables de l’accomplissement.

§ 2 : instrument de la politique monétaire


Le mouvement de simplification des objectifs poursuivis par les
banques centrales a eu pour conséquence une simplification des
instruments de politique monétaire. Celles-ci ont opté pour des
instruments indirects dont la spécificité est de permettre aux Autorités
monétaires d’influencer l’évolution du loyer de l’argent et le volume
de la liquidité bancaire, à travers des transactions avec les banques.
Les principaux instruments sont utilisés par les banques centrales : le
taux d’intérêt ; les réserves obligatoires ; l’opération d’open market ;
le refinancement sur les guichets de prêt marginal et d'avance intra-
journalière.
- Le taux d’intérêt
- les réserves obligatoires
- les opérations d'open market
- le refinancement sur les guichets de prêt marginal et d'avance
intra-journalière.

19
Le taux d’intérêt
Les banques centrales modernes, dans leur stratégie de politique
monétaire, identifient parmi les taux du marché, le taux le plus
représentatif qu’elles privilégient comme élément central du pilotage
monétaire par le biais des mécanismes de marché. Dans le cas de la
zone euro, il s’agit du taux interbancaire au jour le jour, l’Eonia (Euro
OverNight Index Average), et dans celui des Etats-Unis, les fonds
fédéraux (Fed funds). Dans l’espace UEMOA conformément
DECISION N° 397/12/2010 DU 6 DECEMBRE 2010 PORTANT REGLES,
INSTRUMENTS ET PROCEDURES DE MISE EN ŒUVRE DE LA
POLITIQUE DE LA MONNAIE ET DU CREDIT DE LA BANQUE
CENTRALE DES ETATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST le taux d’intérêt
débiteur est énuméré à l’article 20 : « Les opérations d'appels d'offres
d'injection de liquidités sont assorties d'un taux d'intérêt minimum de
soumission. Ce taux est fixé par le Comité de Politique Monétaire. Le
taux d'intérêt applicable aux ressources fournies sur le guichet de prêt
marginal est égal au taux d'intérêt minimum de soumission pour les
opérations d'appels d'offres d'injection de liquidités, augmenté d'une
marge fixée par le Comité de Politique Monétaire ». Le taux directeur
est un outil de politique monétaire utilisé par les banques centrales
pour influencer l’économie. Il s’agit du taux d’intérêt auquel les
banques commerciales empruntent des fonds à la banque centrale.
Lorsque la banque centrale augmente le taux directeur, cela rend
l’emprunt plus coûteux pour les banques commerciales, ce qui réduit
la quantité d’argent en circulation et ralentit généralement l’inflation.
À l’inverse, une baisse du taux directeur encourage les banques
commerciales à emprunter davantage, ce qui stimule l’activité
économique en augmentant les dépenses et les investissements. Le
taux directeur est donc un instrument clé pour contrôler l’inflation,
stimuler la croissance économique et stabiliser les marchés financiers.
Article 21 : Taux de rémunération
Des dépôts à la BCEAO Les dépôts des Trésors publics des Etats
membres de l'UMOA et de la Banque Ouest Africaine de

20
Développement (BOAD) dans les livres de la Banque Centrale sont
rémunérés, sur une base trimestrielle, à des taux d'intérêt fixés par le
Comité de Politique Monétaire. Les dépôts en devises des organismes
financiers régionaux dans les livres de la Banque Centrale peuvent
être rémunérés à des conditions fixées par convention entre elle et
chaque titulaire de compte. Les réserves obligatoires constituées par
les établissements de crédit peuvent être rémunérées par la Banque
Centrale à un taux d'intérêt fixé par le Comité de Politique Monétaire.
Le montant des dépôts excédant les réserves requises n'est pas
rémunéré. Les autres dépôts constitués dans les livres de la Banque
Centrale ne sont pas rémunérés. La réserve obligatoire est un autre
instrument de politique monétaire utilisé par les banques centrales.
Elle oblige les banques commerciales à conserver une certaine
proportion de leurs dépôts sous forme de réserves auprès de la banque
centrale. Cette mesure vise à garantir que les banques disposent d’une
quantité adéquate de liquidités pour faire face aux retraits des clients
et pour maintenir la stabilité financière. L’ajustement du taux de
réserve obligatoire peut être utilisé par les banques centrales pour
influencer la disponibilité du crédit et la quantité d’argent en
circulation dans l’économie. Une augmentation du taux de réserve
obligatoire réduit la capacité des banques à prêter, ce qui peut ralentir
l’expansion du crédit et freiner l’inflation. À l’inverse, une diminution
du taux de réserve obligatoire libère des fonds pour les prêts, stimulant
ainsi l’activité économique. En résumé, la réserve obligatoire est un
outil complémentaire au taux directeur pour réguler l’offre de crédit et
maintenir la stabilité financière. Article 36 : Etablissements de crédit
assujettis.
À la constitution de réserves obligatoires Sont assujettis à la
constitution des réserves obligatoires auprès de la Banque Centrale,
les banques, y compris celles à statut spécial, les établissements
financiers à caractère bancaire distributeurs de crédits ou ceux
autorisés à recevoir des dépôts de fonds du public. Sur proposition du
Gouverneur de la BCEAO, les établissements de crédit sous
administration provisoire, avec suspension ou restriction d’activités,

21
peuvent, être exemptés de la constitution de réserves obligatoires par
le Comité de Politique Monétaire. Les opérations d’open market sont
des interventions de la banque centrale dans le marché monétaire pour
fournir ou retirer des liquidités aux banques commerciales. Elles
consistent en l’achat et la vente de titres de créance par la banque
centrale sur le marché interbancaire. Voici quelques exemples
d’opérations d’open market : Opérations de cession temporaire : Ces
opérations consistent en des transactions de prêts ou de pensions de
titres entre la banque centrale et les banques commerciales. Elles
peuvent être exécutées de manière régulière ou non régulière, et leur
durée varie de 24 heures à plusieurs mois. Opérations de prêts
garantis : Dans ces opérations, la banque centrale prête de l’argent à
une banque commerciale en échange d’un titre de créance garantissant
le remboursement du prêt. Ces opérations sont souvent utilisées pour
fournir des liquidités aux banques commerciales dans le but de
maintenir la stabilité du système bancaire. Opérations d’échange de
devises : Dans ces opérations, la banque centrale échange une devise
nationale contre une autre devise, généralement dans le but de réguler
le taux de change ou de gérer les fluctuations de la devise nationale.
Opérations de réglage : Ces opérations sont menées pour gérer les
fluctuations imprévues de la liquidité dans le système bancaire. Elles
peuvent être exécutées ponctuellement et visent à atténuer l’incidence
sur les taux d’intérêt des fluctuations de la liquidité. Opérations de
refinancement à plus long terme : Ces opérations consistent en des
transactions de cession temporaire de titres de créance entre la banque
centrale et les banques commerciales, avec une échéance plus longue
que les opérations principales de refinancement. Elles peuvent être
utilisées pour fournir des liquidités aux banques commerciales sur une
période plus longue. Opérations d’open market à plus long terme
régulières : Ces opérations sont exécutées chaque mois par la banque
centrale et consistent en des transactions de cession temporaire de
titres de créance entre la banque centrale et les banques commerciales,
avec une échéance de trois mois. Opérations d’open market à plus
long terme non régulières : Ces opérations sont menées à des moments
spécifiques pour fournir des liquidités aux banques commerciales sur

22
une période plus longue que les opérations régulières. Elles peuvent
être utilisées pour gérer les tensions sur le marché interbancaire ou
pour répondre à des exigences spécifiques du système bancaire.
Article 6 : Nature des opérations d'open market
La Banque Centrale peut initier les opérations
d'open market ci-après :
- les opérations principales d'injection de liquidités ;
- les opérations d'injection de liquidités de ma-
turité longue ;
- les opérations ponctuelles de réglage ;
- les opérations de retrait de liquidités ;
- les opérations de cessions temporaires ou
définitives de titres sur le marché interbancaire. La Banque Centrale
peut annoncer un montant maximum d'offre par intervenant. Article
13 : Organisation des appels d'offres d'open market dispose que « Une
instruction de la Banque Centrale précise les modalités d'organisation
des appels d'offres d'open market et d'émission de bons de la
BCEAO ».
Un guichet de prêt marginal est un mécanisme bancaire permettant
aux banques de se prêter des liquidités auprès de la banque centrale
pour une durée courte, généralement 24 heures. Les guichets de prêt
marginal sont utilisés pour maintenir la stabilité des prix dans
l’économie et pour aider les banques à gérer leurs besoins de
liquidités. Les avances intra-journalières sont des opérations de prêt
entre banques commerciales qui se déroulent au sein du marché
interbancaire. Elles consistent en des transactions de prêts effectuées
entre banques pour une durée courte, généralement inférieure à 24
heures. Les avances intra-journalières sont utilisées pour gérer les
fluctuations de liquidités dans le système bancaire et pour maintenir
l’équilibre entre les banques qui ont besoin de liquidités et celles qui

23
en ont en excès. Article 15 : Guichet de prêt marginal dispose que :
« Le guichet de prêt marginal est celui sur lequel les contreparties
admissibles peuvent accéder, à leur initiative, à tout moment, pour
mettre en pension auprès de la BCEAO des titres et effets admissibles
en vue d'obtenir des liquidités. Les durées minimale et maximale des
opérations de prise en pension sont respectivement d’un (01) jour et de
sept (07) jours. Le taux d’intérêt applicable aux concours sur le
guichet de prêt marginal est fixé par le Comité de Politique Monétaire.
Les intérêts sont payables au dénouement de l’opération ». Article 16 :
Guichet des avances dispose que : « intra-journalières Les avances
intra-journalières sont des concours garantis par des dépôts d’effets et
de titres de créance, remboursables le même jour, octroyés aux
participants aux échanges sur le Système de Transfert Automatisé et
de Règlement de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(STAR UEMOA), en vue de leur permettre de faire face à un besoin
ponctuel de trésorerie au cours de la journée d’échange. Le guichet des
avances intra-journalières est activé exclusivement pendant les jours
ouvrables, sur la base du calendrier du STAR UEMOA. Les avances
doivent être dénouées au plus tard en fin de journée. Les avances
intra-journalières ne sont pas productives d’intérêts. En cas de non-
dénouement, l’avance intra-journalière est assortie d’une pénalité. ».

§ 3 : CANAUX DE TRANSMISSION DE LA POLITIQUE MONETAIRE


La connaissance des mécanismes par lesquels les modifications des
taux d’intérêt directeurs se répercutent sur l’ensemble de l’économie
est essentielle pour une banque centrale. Elle permet aux autorités
monétaires de mieux orienter leurs actions afin d’en assurer
l’efficacité. Sur le plan théorique, la politique monétaire agit sur la
sphère réelle à travers le canal des taux d’intérêt, le canal du crédit ou
le canal des prix des autres actifs. Son effet global résulte de la
combinaison de différents canaux et de leurs importances respectives
dans les mécanismes de transmission.
-Le canal des taux d’intérêt

24
Principal mécanisme de transmission de la politique monétaire dans la
théorie keynésienne, le canal des taux d’intérêt concerne l’ensemble
des moyens par lesquels la variation des taux directeurs est susceptible
d’affecter la sphère réelle, à travers les décisions d’investissement et
de consommation des entreprises et des ménages. Pourtant, dans la
théorie monétaire, Milton FRIEDMAN fut le premier à proposer une
règle de politique monétaire consistant à augmenter de façon constante
la masse monétaire en fonction de l’augmentation de la production en
volume. En effet, alors que les keynésiens mettaient l’accent sur les
achats de titres financiers et donc des variations de taux d’intérêt, les
monétaristes indiquent que les agents économiques achètent en plus
des titres réels et privilégient en conséquence l’effet de richesse. En
cas de variation du taux d’intérêt, cet effet déplace directement la
fonction de consommation. La baisse des taux directeurs de la Banque
Centrale engendre une baisse des taux d’intérêt réels, favorable à la
relance de l’activité économique, toutes choses égales par ailleurs. Le
fléchissement des taux d’intérêt réels entraîne à son tour une hausse
des investissements des entreprises et des dépenses de biens de
consommation durables des ménages, ce qui provoque une
augmentation de la production via la relance de la demande. La hausse
des taux d’intérêt se traduit par une augmentation des flux d’intérêts
reçus et versés dans l’économie. Cette politique monétaire restrictive
engendre un effet-revenu positif pour les épargnants et négatif pour les
emprunteurs. La consommation notamment celle des ménages est
affectée à travers l’effet de richesse. Ainsi, la hausse des taux diminue
le cours de certains actifs non monétaires, les actions par exemple, ce
qui réduit la valeur du patrimoine des ménages. Il en résulte une baisse
du revenu permanent des ménages et, partant, de leur demande de
biens de consommation.
-Le canal du crédit
Au cours de la seconde moitié des années 1980, une littérature
économique s’est développée autour du rôle du crédit dans la
transmission monétaire. Les travaux de BERNANKE et BLINDER et
SOLOW (1987 puis 1992) ont permis d’affiner l’analyse des

25
mécanismes de transmission monétaire à travers le canal du crédit. Ils
ont mis l’accent sur le rôle de l’asymétrie de l’information sur le
marché du crédit, dans l’analyse du comportement des banques en
matière d’octroi de crédit. Il a ainsi été montré qu’une hausse des taux
d’intérêt, parce qu’elle réduit la proportion d’agents présentant une
aversion pour le risque, accroît la probabilité de non-remboursement
des crédits. En effet, seuls les mauvais payeurs sont disposés à
accepter des taux d’intérêt au-delà d’un certain niveau. Pour éviter ces
phénomènes, dits de sélection adverse, les banques deviennent plus
exigeantes et opèrent un rationnement du crédit dont la conséquence
première est une baisse de l’investissement. Il en résulte, in fine, une
baisse de la production nationale.

CHAPITRE 2 : mécanismes de supervision et d’application de


différentes réglementations encadrant la monnaie, le crédit et
l’activité bancaire.
La banque centrale dispose d’un dispositif prudentiel pour réguler
l’activité politique et monétaire des banques dans le monde. Nous
verrons le rôle et la responsabilité de la BCEAO en matière de
supervision bancaire et monétaire (SECTION 1) et les mécanismes de
contrôle et de surveillance des institutions financières (SECTION 2).

Section 1 : le rôle et la responsabilité de la BCEAO en matière de


supervision bancaire et monétaire

§ 1 : La création et l’origine de la BCEAO


La BCEAO, ou Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, est
l’une des deux principales banques centrales opérant en Afrique de
l’Ouest, l’autre étant la Banque Centrale des États de l’Afrique
Centrale (BEAC). La BCEAO a été créée en 1962 à la suite de la
déclaration de l’indépendance des anciennes colonies françaises en
Afrique de l’Ouest. Elle a été instituée pour servir les huit États

26
membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine
(UEMOA), qui comprennent le Bénin, le Burkina Faso, la Côte
d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
L’objectif principal de la création de la BCEAO était de promouvoir la
stabilité économique et financière dans la région en établissant une
monnaie commune et en centralisant la politique monétaire. Ainsi, la
BCEAO a introduit le franc CFA (Communauté Financière Africaine)
comme monnaie commune pour les pays membres, avec le franc CFA
étant lié à l’euro à un taux fixe grâce à une coopération monétaire avec
la France.

§ 2 : rôle et responsabilité de la BCEAO en matière de supervision


bancaire et monétaire
Le rôle et la responsabilité de la BCEAO en matière de supervision
bancaire et monétaire exerce en plusieurs fonctions clés :
1. Politique monétaire : La BCEAO est chargée de formuler et de
mettre en œuvre la politique monétaire dans la région. Elle fixe
les taux d’intérêt directeurs, contrôle la masse monétaire et agit
pour maintenir la stabilité des prix.

2. Émission de monnaie : En tant que banque centrale, la BCEAO


est la seule autorité habilitée à émettre de la monnaie dans les
pays membres de l’UEMOA. Elle gère également les réserves de
change.

3. Supervision bancaire : La BCEAO exerce une surveillance


prudentielle sur les institutions financières opérant dans les États
membres de l’UEMOA. Elle établit des normes et des
réglementations pour assurer la stabilité du système financier et
protéger les déposants.

27
4. Stabilité financière : En plus de superviser les banques, la
BCEAO surveille également les marchés financiers et s’efforce
de promouvoir la stabilité et l’intégrité du système financier dans
son ensemble.

5. Assistance technique : La BCEAO fournit une assistance


technique et des conseils aux gouvernements et aux institutions
financières des pays membres pour renforcer leurs capacités en
matière de politique monétaire, de supervision bancaire et de
gestion des risques financiers. En résumé, la BCEAO joue un
rôle essentiel dans la promotion de la stabilité économique et
financière dans la région de l’UEMOA en exerçant des fonctions
de politique monétaire, d’émission de monnaie, de supervision
bancaire et de promotion de la stabilité financière.
§ 3 : statut juridique et principes de fonctionnement de la banque
centrale

-Article premier
La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ci-
après dénommée «la Banque Centrale», est un établissement public
international constitué entre les Etats membres de l’Union Monétaire
Ouest-Africaine (UMOA). Conformément aux dispositions de l’article
27 du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine, ci-après désigné «
Traité de l’UMOA », elle est régie par les présents Statuts annexés
audit Traité dont ils font partie intégrante.
-Article 2
La Banque Centrale est dotée de la personnalité juridique et de
l’autonomie financière. Elle jouit de la pleine personnalité juridique et,
en particulier, de la capacité de contracter, d’acquérir ou d’aliéner des
biens mobiliers et immobiliers et d’ester en justice. A cet effet, elle

28
jouit dans chacun des Etats membres de l’UMOA de la capacité
juridique la plus large reconnue aux personnes morales.
-Article 3
Le capital de la Banque Centrale est entièrement souscrit à parts
égales par les Etats membres de l’UMOA.

* Principes de fonctionnement de la Banque Centrale


Article 4
Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions
qui leur sont conférés par le Traité de l’UMOA et par les présents
Statuts, la Banque Centrale, ses organes, un membre quelconque de
ses organes ou de son personnel ne peuvent solliciter, ni recevoir des
directives ou des instructions des institutions ou organes
communautaires, des Gouvernements des Etats membres de l’UMOA,
de tout autre organisme ou de toute autre personne. Les institutions et
organes communautaires ainsi que les Gouvernements des Etats
membres de l’UMOA s’engagent à respecter ce principe.

Article 5
Les membres des organes et le personnel de la Banque Centrale sont
tenus au secret professionnel. Ils sont tenus au respect de cette
obligation même après la cessation de leurs fonctions.
Article 6
Les membres du personnel de la Banque Centrale ne peuvent prendre
ou recevoir une participation ou quelque intérêt ou rémunération que
ce soit, par travail ou conseil, dans une entreprise publique ou privée,
industrielle, commerciale, financière ou de services, sauf dérogation
accordée par le Gouverneur. Les dispositions du présent article ne
s’appliquent pas à la production des œuvres scientifiques, littéraires ou
artistiques.

29
Section 2 : mécanismes de contrôle et de surveillance des
institutions financières

§ 1 : La stabilité financière que la BCEAO évoque pour réguler les


activités bancaires.

La BCEAO joue un rôle crucial dans la promotion de la stabilité


financière en Afrique de l’Ouest, en mettant en place des politiques et
des réglementations visant à réguler les activités bancaires et à
prévenir les crises financières. Voici quelques aspects de la stabilité
financière abordés par la BCEAO :

1. Surveillance et réglementation : La BCEAO établit des normes


et des réglementations pour encadrer les activités des institutions
financières dans la région. Ces règles couvrent divers aspects,
tels que les exigences en matière de fonds propres, la gestion des
risques, les pratiques de prêt et la transparence financière. En
surveillant de près les banques et autres institutions financières,
la BCEAO cherche à prévenir les pratiques risquées et à
maintenir la solidité du système financier.

1 .gestion des crises : La BCEAO élabore des plans de gestion


des crises financières pour faire face aux situations d’urgence.
Ces plans incluent des mesures telles que le soutien financier
d’urgence aux institutions en difficulté, la coordination avec
d’autres autorités nationales et régionales, ainsi que la
communication avec le public pour maintenir la confiance dans
le système financier.

30
2. Coopération internationale : La BCEAO collabore avec d’autres
institutions financières régionales et internationales pour
renforcer la stabilité financière. Cela peut inclure des échanges
d’informations, des initiatives de formation et de renforcement
des capacités, ainsi que la participation à des groupes de travail
internationaux sur la réglementation financière et la supervision.

§ 2 : Les textes garantissent la stabilité du système financier

En ce qui concerne les textes qui garantissent la stabilité financière, la


BCEAO s’appuie sur un ensemble de lois, de règlements et de
directives qui sont régulièrement mis à jour pour refléter les
évolutions du secteur financier et les meilleures pratiques
internationales. Voici quelques exemples de textes pertinents :

1. Loi Organique : La BCEAO est régie par une loi organique qui
définit son statut, ses missions et ses pouvoirs. Cette loi assure
l’indépendance de la banque centrale et établit son cadre
institutionnel.

2. Règlementation bancaire : La BCEAO publie régulièrement des


règlements et des directives spécifiques concernant les banques
et autres institutions financières. Par exemple, elle peut établir
des normes de fonds propres minimales, des exigences en
matière de gouvernance d’entreprise et des règles sur la gestion
des risques.

3. Accords internationaux : La BCEAO participe à des accords et


des conventions internationaux qui visent à promouvoir la
stabilité financière à l’échelle mondiale. Par exemple, elle peut

31
adhérer à des accords sur la supervision transfrontalière des
institutions financières ou sur l’échange d’informations
financières pour lutter contre le blanchiment d’argent et le
financement du terrorisme.

En résumé, la BCEAO s’appuie sur un ensemble de textes juridiques


et réglementaires pour garantir la stabilité financière en Afrique de
l’Ouest, en mettant l’accent sur la surveillance et la réglementation des
activités bancaires, la gestion des crises financières et la coopération
internationale.

§ 3 : le contrôle monétaire
Le contrôle de la monétaire dispose de plusieurs textes tels que :
- Texte régissant la politique monétaire
- Règlementation bancaire
- Réglementation des systèmes de paiement
- Réglementation du système financier extérieur
- Lutte contre les blanchiments de capitaux et le financement du
terrorisme
- Réglementation des activités de la monnaie électronique dans
l’UEMOA
- Lien d’accès à l’instruction n°001-2024 relative à la
réglementation des services de paiement dans l’UEMOA
- Les cadres règlementaires et de supervision des activités
financières

CONCLUSION

32
En résumé, notre exploration approfondie du secteur financier dans
l’espace UEMOA a mis en lumière plusieurs points clés. Tout
d’abord, nous avons examiné la relation entre les banques et les
consommateurs, mettant en évidence l’importance de la transparence
et de la confiance pour assurer des interactions financières saines.
Ensuite, nous avons plongé dans la politique monétaire, soulignant
son rôle crucial dans la régulation de l’économie et la gestion de la
stabilité financière, ainsi que les instruments utilisés pour sa mise en
œuvre. De plus, nous avons exploré le rôle vital de la BCEAO dans la
supervision bancaire et monétaire, depuis sa création jusqu’à ses
responsabilités actuelles dans la promotion de la stabilité financière.
Enfin, nous avons examiné les textes et décisions qui encadrent ces
différentes facettes, soulignant l’importance de la régulation et de la
gouvernance dans la création d’un environnement financier sûr et
favorable à la croissance économique.

BIBLIOGRAPHIE

LOI-CADRE PORTANT REGLEMENTATION BANCAIRE

RECUEIL DES TEXTES LEGAUX ET REGLEMENTAIRES REGISSANT


L'ACTIVITE BANCAIRE ET FINANCIERE DANS L'UNION MONETAIRE
OUEST AFRICAINE

Décision n° 397/12/2010 du 6 décembre 2010 portant règles, instruments et


procédures de mise en œuvre de la politique de la monnaie et du crédit de la
Banque Centrale des Etats de l'Afrique de
l'Ouest..........................................................II – 5

33
Instruction n° 004-06-2014 du 25 juin 2014 relative aux services bancaires
offerts à titre gratuit par les établissements de crédit de l'UMOA à leur
clientèle ..............................................II – 57

Décision n° CM/UMOA/009/06/2013 du 28 juin 2013 portant adoption du


projet de loi uniforme relative à la définition et à la répression de
l'usure .......................................................II – 59

Décision n° CM/UMOA/010/06/2013 du 28 juin 2013 portant adoption du


projet de loi uniforme relative au taux de l'intérêt
légal..................................................................................II – 64

Instruction n° 004-05-2015 du 8 mai 2015 établissant un canevas de présentation


harmonisée des tarifs des produits et services bancaires offerts par les
établissements de crédit à leur
clientèle...............................................................................II - 67

LA LOI PORTANT RÉGLEMENTATION DES SFLA LOI PORTANT


RÉGLEMENTATION DES SFD, ADOPTÉE LE 6 AVRIL 2007 PAR LE
CONSEIL DES MINISTRES DE L’UNION

I.2 TEXTES RELATIFS À LA GESTION DE LA MONNAIE ET DU


CRÉDIT......................................113

PRECIS DU COFEB N° 1 MONNAIE ET POLITIQUE MONETAIRE

LISTES DES BANQUES ET DES ETABLISSEMENTS FINANCIERS A


CARACTERE BANCAIRE (Mise à jour au 28 mars 2023)
Site web : [Link]

34

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