Épidémiologie des Amibes à Marrakech
Épidémiologie des Amibes à Marrakech
THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 13/06/2016
PAR
Mr. Mustapha RABOUA
P P
MOTS-CLÉS :
Amibes - Entamoeba histolytica – Entamoeba dispar -Amibiase intestinale
Prévalence – Maroc.
JURY
M. S. ZOUHAIR PRÉSIDENT
Professeur de Microbiologie - Virologie
M. R. MOUTAJ RAPPORTEUR
Professeur de Parasitologie - Mycologie
Mme.
P P L. ARSALANE
Professeur agrégée de Microbiologie - Virologie
JUGES
M. A. BOUKHIRA
Professeur agrégé de Biochimie -Toxicologie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes
malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
Déclaration Genève, 1948
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
Professeurs Assistants
C’est pour moi un jour d’une grande importance, car je sais que vous êtes à la fois fières et
heureux de voir le fruit de votre éducation et de vos efforts inlassables se concrétiser.
Je ne sais pas si les mots avaient prévu de décrire des parents aussi dignes de leur titre, mais je
sais que vous avez été les parents exemplaires que j’ai toujours voulu rendre fière.
C’est grâce à votre amour, votre tendresse et vos prières, qu’aujourd’hui, j’espère que vous
trouverez dans ce travail, l’a aboutissement de ces longues années de sacrifices et la
concrétisation d’une profonde gratitude..
Merci de m’avoir tant donnée sans attendre à recevoir
Puisse Dieu m’aider pour rendre un peu soit-il de ce que vous m’avez donné.
A ma grand-mère
U
C’est une grâce du Seigneur que de t’avoir parmi nous aujourd’hui. J’ai eu pour privilège de
bénéficier de ta tendresse et ton réconfort. Plus qu’une grand-mère tu as été une maman, une
confidente pour moi et je prie Dieu de continuer de t’accorder la force et la santé pour que nous
puissions toujours jouir de tes bons soins
Que ce travail soit pour vous la preuve de mon attachement au symbole de la compassion que
vous représentez pour nous tous.
Vous étiez toujours attentifs à mes moindres besoins et même à certains de mes caprices.
Vous m’êtres très chers et j’ai beaucoup d’affection pour vous.
Puisse ce travail être le témoignage de ma tendresse et de mon indéniable amour.
Que dieu vous protège et vous procure santé, bonheur et succès dans toute votre vie
J’ai toujours senti que vous êtes ma deuxième famille que j'aime et je respecte.
Je vous remercie pour tous ce que vous m’avez apportés.
Avec tout mon respect et toute mon affection
Aux belles rencontres
Je ne crois pas au hasard, je crois que les personnes qui croisent notre chemin ne sont pas là sans
raison. Cette collision fût brutale, mais essentielle.
Je vous remercie tout particulièrement pour tout ce que vous avez fait pour m’encadrer.
Vous avez dirigé et accompagné de très près, à vrai dire pas à pas, jour par jour,
Et avec beaucoup de patience, l’élaboration de ce travail.
L’appui, le soutien et les encouragements
Que vous m’avez apportés tout au long de ce travail,
Votre détermination, votre attention aiguë aux tout petits détails,
Votre rigueur fort utile mais toujours bien assortie de vos nombreuses autres qualités
humaines, ont apporté une valeur inappréciable et déterminante dans l’achèvement de
ce travail.
Veuillez trouver ici le témoignage de ma profonde reconnaissance et de ma
gratitude.
Mes sincères remerciements et ma gratitude pour avoir accepte de juger ce travail et d’en
présider le jury de soutenance.
Un grand merci pour la qualité de votre enseignement.
Votre savoir et votre sagesse suscitent toute notre admiration
Que vous soyez assuré de mon entière reconnaissance.
Vous nous avez fait un grand honneur en acceptant Aimablement la présidence de notre jury
A notre maitre et juge de thèse professeur
L. Arsalane
Professeur agrégée de Microbiologie - Virologie
Vous nous avez honoré d’accepter avec grande sympathie de siéger parmi notre jury de thèse.
Nous vous somme infiniment reconnaissants
Veuillez trouver ici l’expression de notre respectueuse considération et notre profonde
admiration pour toutes vos qualités scientifiques et humaines.
Ce travail est pour nous l’occasion de vous témoigner de notre profonde gratitude
Nous vous somme très reconnaissant pour l’honneur que vous nous avez fait
En acceptant de siéger parmi mon jury de thèse,
Pour l’amour, le respect et la valeur que vous nous accordez.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour votre bienveillance
Et pour la simplicité avec lesquelles vous nous avez accueillis.
Veuillez trouver ici, cher Professeur,
Le témoignage de ma grande estime et de ma sincère reconnaissance.
Liste des abréviations
ED : Examen Direct
CC : Concentration
Kg : kilogramme
Mg : milligramme
IV : intra veineuse
PATIENTS ET METHODES 5
I. Type, lieu et durée d’étude 6
II. Patients 6
III. Méthodologie 6
1. Recueil des données : 6
2. Analyse statistique : 7
3. Examen parasitologique des selles : 7
RESULTATS 8
I. Analyse descriptive de la population de l’étude : 9
1. Description des patients en fonction de la civilité : 9
2. Répartition de la population en fonction du sexe : 9
3. Étude des patients en fonction de l’âge : 10
4. Répartition de la population selon l’hospitalisation : 10
5. Distribution de la population en fonction des années de l’étude : 11
IV. Épidémiologie des parasitoses intestinales : 11
1. Prévalence des parasites intestinaux : 11
2. Etude selon la civilité 18
3. Distribution en fonction du sexe 18
4. Répartition selon l’âge: 19
5. Description en fonction de l’hospitalisation 20
6. Répartition selon les années de l’étude 20
V. Épidémiologie des amibes 21
1. Caractéristiques démographiques 21
1.1. Description en fonction de la civilité 21
1.2. Distribution selon le sexe 22
1.3. Étude en fonction de l’âge : 23
1.4. Répartition selon l’hospitalisation 24
2. Distribution des amibes dans le temps 24
2.1. Répartition selon les années de l’étude 24
2.2. Description en fonction des saisons 25
3. Prévalence des amibes non pathogènes 26
3.1. Prévalence globale : 26
DISCUSSION 38
I. Discussion des résultats : 39
1. Discussion des résultats de la population parasitée totale 39
2. Discussion des résultats de l’adulte 43
3. Discussion des résultats de l’enfant : 44
4. Commentaire sur les moyens diagnostiques des parasitoses intestinales 52
II. Revue de littérature sur les amibes et l’amibiase 52
1. Entamoeba histolytica 53
2. Amibes intestinales non pathogènes 59
3. Amibiase intestinale : 70
III. Recommandations 93
CONCLUSION 95
RÉSUMÉS 97
BIBLIOGRAPHIE 101
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
-1-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
rhizopodes et caractérisés par une motilité cellulaire grâce à des pseudopodes ainsi qu’une
reproduction asexuée. Ils sont classés en fonction de la morphologie du noyau en deux groupes : le
noyau type «Entamibe » présent chez les amibes du genre Entamoeba et type « Limax » chez les
amibes du genre Pseudolimax et Endolimax. Le genre Entamoeba regroupe plusieurs espèces dont
une seule est pathogène certaine, du fait de son action nécrosante sur les cellules, responsable de
l’amibiase (nom actuel amoebose). Cette parasitose à prédominance intestinale, est selon OMS,
l’état dans lequel l’organisme humain héberge avec ou sans manifestations cliniques, un
protozoaire de la classe des rhizopodes type Entamoeba histolytica. Ce dernier été longtemps
entre le nombre des porteurs sains et le nombre des cas de l’amibiase maladie [1].
L’amibiase est une parasitose cosmopolite. Environ 10% de la population mondiale serait
infectée par des amibes parasites. 10% des sujets parasités présentent une forme invasive
cause de mortalité par maladies parasitaires dans le monde après le paludisme et la bilharziose. Elle
affecte approximativement 50 millions des personnes, dont 40000 à 110000 décèdent chaque
année [2]. Elle constitue un véritable problème de santé publique en raison essentiellement des
Bien que non pathogènes, toutes les autres espèces d’amibes ont un intérêt
La microscopie optique, lors d’un examen parasitologie des selles permet de différencier
spécifiquement les différentes espèces d’amibes ainsi que plusieurs d’autres espèces
-2-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
pathogène : E. histolityca et non pathogène : E. dispar, qui ont été longtemps confondues [3].
effet, E. dispar serait 10 fois plus fréquente qu’E. histolytica invasive qui nécessite un
ont été mises au point en vue de complémenter l’examen parasitologique des fèces et améliorer
Les différentes enquêtes épidémiologiques portant sur les parasitoses intestinales faites
au Maroc montrent que Les amibes sont les parasites les plus prédominants avec une
histolytica, selon ces dernières études, elle était de 7,32% à Marrakech et 3,84 % à Kenitra.
Tandis que, chez les enfants, la prévalence respective des amibes et E. histolytica est de 15% et
1,7% au CHU de Marrakech [8]. Les enfants constituent un groupe à risque, en raison de la
difficulté d’assurer une hygiène efficace à cet âge, de la lourdeur des retentissements sanitaires
Burkina Faso et 22,6 % au Sénégal [9,10,11]. Dans les pays développés, les cas d'amibiase
concernent les immigrants, les touristes revenant des pays à forte endémicité. Il est estimé que
3% des diarrhées aigues au retour de voyage sont ainsi directement imputable à E. histolytica
[12].
-3-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
OBJECTIFS DE L’ETUDE :
Maroc et dans le monde afin de pouvoir situer notre pays par rapport aux pays
-4-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
-5-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Il s’agit d’une étude descriptive analytique et rétrospective portant sur les résultats des
examens parasitologiques des selles (EPS) réalisés chez les adultes et les enfants au sein du
service de Parasitologie Mycologie à l’Hôpital Militaire Avicenne (HMA) de Marrakech sur une
II. Patients
Les patients recrutés dans notre étude associent des adultes et des enfants (militaires et
les patients civils adressés des hôpitaux du CHU Mohamed VI ou du secteur privé.
III. Méthodologie
La collecte des renseignements est faite à partir des classeurs et des registres du service
d’exploitation comprenaient : l’identité des malades (nom, prénom, sexe et âge), la date de
-6-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
2. Analyse statistique :
Les données ont été saisies sur Microsoft Office Excel 2013 et exportées vers le
logiciel SPSS ( Statistical Package for Social Sciences) version 22.0 pour l’étude analytique.
Chaque patient a reçu un pot stérile pour y récupérer sa selle matinale du jour de
l’examen. Les patients adressés des urgences ont déféqué au sein du service de parasitologie
mycologie.
les selles recueillies sont examinées dans les plus brefs délais après leur émission,
éventuelle du sang, du mucus ou des formes parasitaires adultes. Les selles font aussi l’objet
d’un examen microscopique minutieux à l’état frais (solution saline à 0,9%), après coloration
au Lugol à 2% ou au Merthiolate Iode Formol (M.I.F) et après concentration (CC) par des
différentes techniques dont deux sont couramment préparées et utilisées dans le service de
-7-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
-8-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Durant la période d’étude (10 ans), nous avons inclus 11497 examens parasitologiques des
Selles (EPS) de 6600 patients, dont certains d’entre eux ont répétés cet examen deux ou trois fois
espacées de quelques jours. La population militaire était prédominante avec 82% de l’ensemble des
examens effectués. Il s’agit de 5247 militaires hommes (79,50 %) et 495 femmes (7,5%).
La population civile reste minoritaire (18%) et représentée par 541 patients du sexe
Durant la période de l’étude, nous avons inclus 6192 adultes. Ils sont répartis en 5429
hommes soit 87,67% et 763 femmes soit 12,33%. Le sexe ratio (H/F) était de 7,11.
Notre étude a inclus aussi 408 enfants, dont 265 filles soit 64,86% et 143 garçons Soit
Adultes Enfants
Sexe masculin Sexe féminin Sexe masculin Sexe féminin
-9-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Il ressort de notre étude que 58,4% des personnes ayant bénéficié des examens
parasitologiques des selles (n =6600) ont entre 21 et 40 ans .ainsi 36,28 % des patients sont
40,00% 36,28%
35,00%
30,00%
Pourcentage
25,00% 22,11%
21,74%
20,00%
15,00%
0,00%
≤10 11--20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 ≥71
Tranches d'âge en année
La majorité des adultes sont vus en consultation externe (91,9 %) alors que seulement 9,1
Concernant les enfants, la grande majorité était adressée du pôle mère enfant du CHU
du secteur libéral.
- 10 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Nous notons que le nombre des patients ayant fait objet des examens parasitologiques
des selles, aux sein du service de parasitologie mycologie à l’hôpital militaire Avicenne de
14%
14% 13%
12% 11%
10% 10%
10% 9% 9% 9%
8%
8% 7%
6%
4%
2%
0%
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
L’index parasitaire simple est le pourcentage des examens parasitologiques des selles
parasités E.P.S(+) par rapport au nombre total des examens parasitologiques effectués [13].
- 11 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
était de 22,76 %. En effet, 2617 examens parasitologiques des selles (E.P.S) étaient parasités
Nous constatons que 2475 examens parasitologiques chez des patients adultes sont
22,89%
77,11%
- 12 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Nous notons que 142 examens parasitologiques des selles ont été révélés positifs. Parmi
les 686 E.P.S pratiqués chez les enfants. L’index parasitaire simple (I.P.S) est donc d’ordre de
20,70%
79,30%
L’index parasitaire corrigé (I.P.C) est le pourcentage du total des parasites trouvés par
rapport au total des examens parasitologique examinés [13]. Nous rapportons que chez
l’ensemble de la population étudiée, nous avons recensé 3166 parasites soit un I.P.C de :
Dans 10811 EPS des patients adultes examinés nous avons relevé 2987 parasites soit un
I.P.C de 27,62 %. Cet I.P.C légèrement supérieur à l’I.P.S, correspond à un taux des patients
polyparasités.
- 13 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Concernant les enfants, nous avons décelé 179 parasites soit un I.P.C de 26,1%
(179/686x100).
C’est le pourcentage des sujets parasités par un parasite ou un groupe de parasites par
rapport au nombre total des sujets examinés [13]. On déterminera notamment le pourcentage
des sujets parasités par un parasite ou un groupe de parasites par rapport au nombre total des
Blastocystis
668 5,81% 25,53% 21,10%
hominis
Protozoaires Flagellés 236 2,05% 9,02% 7,45%
Le parasitisme intestinal chez l’adulte était significativement dominé par les protozoaires
qui constituent 95,35% des parasites recensés (n=2994) avec une prévalence de 26,3% par
rapport aux examens parasitologiques effectués (n=10396). Quant aux helminthes, ils ne
représentaient que 4,64 % des parasites diagnostiqués avec une prévalence de 1,29% seulement
(n = 10811).
- 14 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
[Link]
[Link]/ E.P.S [Link] / E.P.S
Nombre de /nombre des
Espèces effectués positifs
cas parasites
(n=10811) (n=2475)
(n=2987)
Amibes 2007 18,56% 81,09% 67,19%
Blastocystis
657 6,08% 26,55% 22,00%
hominis
Protozoaires
Flagellés 178 1,65% 7,19% 5,96%
Coccidies 6 0,06% 0,24% 0,20%
Total 2848 26,34% 115,07% 95,35%
Helminthes 139 1,29% 5,62% 4,65%
Les amibes viennent en tête et représentent les parasites les plus communs dans la
population adulte d’étude, avec une prévalence globale de 18,56 % (n=10811) et 81,09% des
patients parasités (n = 2475). Blastocystis hominis occupe la 2 ème position avec une prévalence
de 6,08%, suivi par l e s flagellés et coccidies avec des prévalences respectives de 1 , 6 5 % et 0,06%
(n = 10811).
67,19%
70,00%
60,00%
50,00%
40,00%
30,00% 22%
20,00%
5,96% 4,64%
10,00% 0,20%
0,00%
Amibes Blastocystis Flagellés Helminthes Coccidies
hominis
- 15 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Le parasitisme intestinal chez l’enfant était dominé par les protozoaires avec plus de
64,25% (n=179 ) des parasites recensés et 81% des EPS parasités (n =142), alors que les helminthes
Les helminthes dominent le parasitisme intestinal chez l’enfant avec une prévalence de
9,33% (n = 686) et sont retrouvés dans 45% des EPS parasités contre 40,85 % pour les flagellés
(n = 142). Quant aux amibes, elle ne représente que 32,4 % des examens positifs avec 6,71% de
prévalence et occupent le 3 ème rang. En dernier lieu, les Blastocystis hominis avec une
40,00% 35,75%
32,40%
35,00%
30,00% 25,70%
25,00%
20,00%
15,00%
6,15%
10,00%
5,00%
0,00%
Helminthes Flagellés Amibes
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
L'indice de polyparasitisme (I.P.P) est le pourcentage des sujets polyparasités par rapport
au nombre total des examens parasitologique effectués. Cet indice est obtenu par La différence
entre l'I.P.C qui représente le taux de parasites et l'I.P.S qui représente le taux des examens
Durant l’année 2014 /15, le taux de polyparasitisme était de 29% contre 71% des patients
71,08%
80,00%
70,00%
60,00%
50,00% 28,92%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
Chez les 10811 E.P.S, pratiqués chez les patients adultes examinés, nous avons relevé
2987 parasites soit un I.P.C de 27,62 %. Alors que l’I.P.S était de : 2475 /10811 =22,89%. Le
taux des patients adultes polyparasités est donc I.P.P : I.P.C (27,62 %) -IPS (22,89 %) = 4,73%
En ce qui concerne les enfants, l’I.P.S était de 20,7% alors que l’I.P.C correspondait à
- 17 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Les patients hommes militaires étaient dominants et représentent l’essentiel des patients
positifs. En effet, un patient sur trois est un militaire homme, et ceci est expliqué par le fait que
L’I.P.S des patients de sexe masculin (15,18%) est supérieur à celui du sexe féminin
Durant la période d’étude, le nombre des patients ayant des examens parasitologiques
des selles (E.P.S) positifs étaient de 2474 patients. Il s’agit de 1700 hommes (68 ,9%) âgés de
18 à 67 ans, avec une moyenne d’âge de 21±40 ans et de 774 (31,1%) femmes âgées de
23 à 56 ans avec une moyenne d’âge de 36 ans. Les patients parasités sont âgés de 17 à 82
- 18 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Nous remarquons que la moyenne d’âge des sujets parasités de sexe masculin est moins
élevée que celle des sujets parasités de sexe féminin, cette différence est statistiquement
significative (p=0,03). Nous notons aussi que l’I.P.S des patients du sexe masculin (15,72%) est
supérieur à celui des patients de sexe féminin (7,16%), Cependant cette différence n’est pas
Concernant les enfants, les filles étaient plus nombreuses que les garçons : 437/ 249,
avec un sexe ratio de 1,75. Parmi les 437 filles, 96 étaient parasitées, donnant ainsi une
prévalence chez le sexe féminin de 67,6%. Parmi les 154 garçons prélevés, 46 étaient porteurs
d’au moins un parasite intestinal, ce qui correspond à une prévalence de 32,4%. La différence
Nous notons que 55,76 % des patients infestés sont âgés entre 21 ans et 40 ans. Cette
prédominance est statistiquement significative (p=0,03). Alors que chez l’enfant, il n’y a pas
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Tranches d'âge
0,60%
≥71
7,61%
61-70
11,97%
51-60
15,07%
41-50
26,51%
31-40
29,25%
21-30
6,12%
11-20
2,86%
≤10
Les patients inclus étaient des malades hospitalisés ou consultants dans les
différents services de l’hôpital, de provenances très diverses aussi bien sur le plan
géographique (Différentes villes du Maroc), que sur le plan social (malades provenant du secteur
public et du secteur privé), ainsi que les personnels cuisiniers des structures militaires
(casernes, écoles Militaires, Gendarmerie Royale, HMA…) pour leurs examens de contrôle.
Le parasitisme intestinal était significativement très important en 2010, 2015 (I.P.S 30%),
Nous remarquons que les prévalences du parasitisme intestinal ont été fluctuantes d’une
- 20 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
1800
1670
1600 1492
1400
1193
1162 1103
1200 1057
932 1008 1025
1000 855
800
36% 30%
600
400 30%
22% 21% 21%
22% 18%
200 13%
12%
0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
E.P.S E.P.S +
1. Caractéristiques démographiques
Il ressort de notre série que les patients militaires étaient dominants et représentent
l’essentiel des patients positifs aux amibes .En effet, deux patients sur trois étaient des
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Tableau X : description des cas parasités par les amibes en fonction de la civilité
Durant la période d’étude, le nombre des examens parasitologiques des selles (E.P.S)
positifs aux amibes étaient de 1682 dont 1310 chez les hommes (77,9 %) et 372 chez les
Selon le sexe, les cas d’amibes diagnostiquées (n=2007) sont répartis en 1580 chez les
sujets masculins et 427 chez sujets féminins, ce qui correspond à un [Link] respectivement à
Les patients parasités sont âgés de 18 à 75 ans, en moyenne 22_38 ans. Nous notons
que la moyenne d’âge des patients infestés par des amibes du sexe masculin est moins élevée
1310
Hommes 1580 52,77% 18_ 75 ans 22_40
(77,9%)
372
Femmes 427 14,26% 23_56 ans 35 ans
(22,1%)
Concernant notre population infantile, 25 filles été infestées par les amibes contre 17
garçons. Le sexe ratio était de 1,47. Parmi ces enfants parasités, 20 cas d’amibes ont été
diagnostiqué chez les 17 garçons et 26 chez les 25 filles, ce qui correspond à 11,7% et 14,53%
- 22 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
d’[Link] respectif chez le sexe masculin et féminin. Le nombre élevé des amibes (n=46) par
rapport au nombre des sujets parasités (n=42) est expliqué par le polyparasitisme amibien. Ce
Tableau XII : Description des enfants infestés par les amibes en fonction du sexe
Nous constatons que les patients parasités sont âgés de 18 à 75 ans, en moyenne 22_38
et que 65% des patients sont âgés entre 21 ans à 40 ans. Ce résultat est statistiquement
significatif (p=0,04). On note également que 33 /42 des enfants infestés par les amibes ont un
âge situé entre 11 et 15 soit 78,6 %, tandis que seulement 9 /42 enfants ont un âge inférieur à
583
33,8% 542
35,0% 31,4%
30,0%
25,0% 328
19,1%
20,0%
165
15,0%
9,6%
10,0% 43
9 33 19
2,5% 2
5,0% 0,5% 1,9% 1,1%
0,1%
0,0%
≤10 11-15 16-20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 ≥71
Tranches d'âge
Figure 10 : la population hébergeant des amibes en fonction de l’âge
- 23 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
La majorité des patients, soit 96 %, étaient des consultants externes dans les différents
services de l’hôpital militaire Avicenne (HMA) ou référaient pour les examens parasitologiques du
contrôle notamment pour les personnels cuisiniers des structures militaires ou adressés du
allant de 46 % en 2006 à 68,86 % en 2010 avec une dégression progressive de 17% jusqu’à 2013.
Les années 2014 et 2015 ont enregistré les [Link] amibiens les plus élevés (72 %).
600
500
400
390
359
300
200
205
100 150 127 137 132
93
83
48
0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Figure 11 : Evolution des I.P.S et [Link] aux amibes en fonction d’année de l’étude
- 24 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
L’analyse de la distribution selon les saisons a révélé que le parasitisme amibien était
manifestant durant toutes les saisons de l’année. Par ailleurs on note une légère recrudescence
19,07%
Hiver
22,63%
Automne
27,86%
Eté
30,44%
Printemps
- 25 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Il ressort de notre étude que la prévalence des amibes non pathogènes chez notre
population était d’ordre de 9,86% (n = 11497). En effet, elles constituent les parasites les plus
communs dans la population parasitée avec une fréquence de 65,63% (n =1728) et presque la
moitié de l’ensemble des sujets parasités avec un [Link] de 43,33 % (n= 2617).Ce résultat est
- 26 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 (n=11497) (n =2617) (n=1728)
E.
1 3 11 8 9 8 15 25 3 1 84 0,73% 3,21% 4,86%
hartmani
Total 54 63 110 98 116 111 126 95 206 155 1134 9,86% 43,33% 65,63%
- 27 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Nous constatons que la prévalence des amibes non pathogènes chez le sujet adulte était
d’ordre de 10,27% (n = 10811). En effet, elles représentent les parasites les plus communs dans
la population adulte avec une fréquence de 66% des sujets infesté par les amibes (n =1682) et
presque la moitié des sujets parasités avec un [Link] de 44,85 % (n= 2475).
- 28 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Espèces Total E.P.S total E.P.S positif E.P.S infestés par amibes
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
(n=10811) (n=2475) (n =1682)
Total 50 63 107 96 111 109 125 93 205 151 1110 10,27% 44,85% 65,99%
- 29 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Nous notons aussi, que E .coli vient au premier rang avec un taux d’infestation de 43,6%
suivi par E. nanus avec un taux de 16,4% des amibes non pathogènes recensées (n=1682). Or, le
parasitisme intestinal amibien chez l’adulte était significativement dominé par E. coli et E. nanus
avec un taux d’infestation globale de 60% (n : 1682). E. hartmani vient en 3 ème position avec
[Link] de 4,9% (n=1682), tandis qu’E. butschlii vient en dernier avec [Link] de 1,13% (n=1682).
4,88% 1,13%
16,41%
43,58%
- 30 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Les amibes non pathogènes chez l’enfant ont été observées chez 13,41% (n= 179) des
Parmi les examens parasitologiques des selles positifs chez l’enfant, nous avons constaté
que les amibes non pathogènes étaient significativement prédominantes, du fait qu’elles
représentaient 52,17% des amibes recensées (n=46). Nous remarquons qu’E. coli et E. nanus
prévalence respective de 1,75% et 1,02% (n=686). En revanche, les deux parasites commensaux,
que 6,52% et 4,35% des Amibes objectivés soit une prévalence respective de 0,44% et 0,29%.
15,22%
26,10%
47,80%
6,53%
4,35%
On note que presque plus d’un quart des amibes non pathogènes (29%) était sous forme
végétatives soit 327 amibes sur 1134 témoignant ainsi d’une infestation amibienne aigue de 29%
- 31 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Tableau XVI : Prévalence des formes végétatives des amibes non pathogènes chez la population totale.
Il ressort de notre série d’étude que la prévalence de l’amibiase dans notre population
- 32 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
78,10%
7,60% 92,4%
0
14,30%
L’E. histolytica a été mis en évidence essentiellement sous la forme kystique dans 78,10%
des cas contre 14,3% sous forme végétative et 7 ,6% sous forme végétative histolytica.
Durant la période de notre étude, l’amibiase intestinale a été diagnostiquée chez 873
sujets adultes, soit un taux prévalence de 8,08% (n=10811).En effet, le parasite E. histolytica
était recensé parmi 52% E.P.S infesté par les amibes (n = 1682) et 35,3% de l’ensemble des E.P.S
parasités (n = 2475).
Il ressort de notre étude également que 68 patients ont été infesté par Entamoeba
histolytica histolytica, soit un taux de prévalence d’amibiase confirmée de 0,63% (n=10811) ainsi
qu’une fréquence de 7, 8 % parmi les porteurs du complexe E. h/E. dispar (n =873) et 35,23%
des porteurs d’E. h/E. dispar sous sa forme végétative (n=193). En effet un patient était atteint
histolytica/ E. dispar.
- 33 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
[Link] /
E.P.S
[Link] / E.P.S [Link] / E.P.S
Nombre des parasités
Espèces total (+) positifs
parasites par les
(n=10811) (n=2475)
amibes
(n=1682)
Complexe Forme kystique 680 6,29% 27,47% 40,43%
E. histolytica/ E. Forme
125 1,16% 5,05% 7,43%
dispar végétative
E. histolytica histolytica 68 0,63% 2,75% 4,04%
Nombre total d’E. histolytica 873 8,08% 35,27% 51,90%
chez ceux porteurs du complexe E. histolytica/dispar soit 680 patients ; correspondant ainsi à
L’amibiase maladie au stade aigue était objectivée chez ceux porteurs soit de la forme
diagnostiquée par la mise en évidence du complexe E. histolytica /dispar sous la forme kystique
soit une prévalence de 2,77% d’Amibiase chronique (n=686) contre 0,44% pour l’Amibiase aigue.
- 34 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
effet un patient sur 5 adulte était infesté par deux Amibes ou plus.
Nous notons que 9,52 % des enfants sont poly parasités par plusieurs amibes.
- 35 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
(E.P.S)
Durant la période d’étude ,11497 E.P.S ont été effectués chez 6600 patients ce qui fait
que généralement 1,74 prélèvements de selles ont été recueillis par patient.
En prenant 2014 et 2015 comme exemple, on note que 70,8% de patients n’avaient pas
11,35% 1,62%
16,24%
70,79%
- 36 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Durant notre étude, 11497 EPS ont fait l’objet d’un examen direct systématique mais
dont 320 étaient faussement négatifs alors qu’ils se sont révélés positifs à la concentration. Par
contre, 8097 E.P.S parmi les 11497 E.P.S, ont fait l’objet des concentrations (CC) et ont permis
- 37 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
- 38 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Les résultats obtenus montrent que 22,76% de notre population de l’étude ont été parasités.
Ce taux d’infestation était très élevé en 2010, 2015 (I.P.S à 30%) avec un maximum (I.P.S à 36%) en
2010, en passant de 12% d’I.P.S en 2007 à 30% en 2010. Ce constat a poussé à la sensibilisation
qu’au traitement des sujets infestés. Cela a permet alors, une réduction marqué du taux
d’infestation de la moitié (de 30% en 2010 à 15% en 2013), avant de constater en 2014 et 2015
une réascension significative brutale de 15% chaque année. Ce qui implique que les mesures de
prévention collective et individuelle ainsi que les règles d’hygiène applicables aux risques liés
à l’eau et aux aliments, doivent toujours être entretenues pour lutter contre ces parasitoses.
La prévalence totale des parasitoses intestinales chez notre population étudiée (22,76%)
était plus proche de celle constatée en Tunisie et au fleuve du Sénégal avec une prévalence
respective de 26,6% et 26,5% [14,15]. Cette prévalence est plus supérieure à celle rapportés en
Algérie (19,96%) et à Kenitra (14,15 %) [16,6]. Notre situation est intermédiaire entre
tropicale où elle est beaucoup plus élevée et atteint ou dépasse fréquemment 50% [17]. Ceci
est particulièrement le cas en Afrique subsaharienne : 36% à 40% et en Asie : 64,5 % [18,19,20].
L’analyse de la distribution selon des saisons a révélé que le parasitisme amibien global
était manifestant durant toutes les saisons de l’année rejoignant ainsi l’étude faite à Kenitra [6].
Par ailleurs on note, une légère recrudescence estivo- printanière contre une prédominance
- 39 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
parasites ainsi que leur dissémination tellurique et par conséquent le maintien de l’infectiosité
d’eau et d’aliments crus mal nettoyés (fruits, légumes frais, salades...) en période estivale
L’I.P.S des patients du sexe masculin (15,18%) est supérieur à celui du sexe féminin
(7,57%) .Ceci peut être expliqué par la prédominance des sujets du sexe masculin dans notre
population d’étude (84,42%). Nous rapportons l’enquête du centre hospitalier provincial EL Idrisi
de Kenitra et dans la côte Ouest de Madagascar où l’effectif des sujets féminins parasités était
Nous notons que le sexe, dans notre travail, n’influence pas significativement la
prévalence des parasitoses intestinales. Ce résultat concorde avec celui de l’étude effectuée au
Sud de Togo et à Pikine au Sénégal [22,11]. De même pour la répartition des espèces parasites
en fonction du sexe des patients, aucune association significative n’a été déterminée. En
revanche, l’étude menée à Kenitra affirme la présence d’association significative : les espèces
Entamoeba histolytica, Entamoeba coli sont plus fréquentes chez le sexe féminin, par contre
Giardia intestinalis et Ascaris Lumbricoides sont plus retrouvées chez le sexe masculin [6]. Dans
notre étude, l’absence d’association significative entre parasitisme et le sexe des patients
s’expliquerait par l’égalité d’exposition. En effet, nos patients, sont soumis aux mêmes
Le parasitisme intestinal touche toutes les tranches d’âge sans exception, avec deux pics
: le premier a été observé chez les patients âgés de 21 à 30 ans avec une prévalence de (29,25%)
population aux risques d’infection par des parasites intestinaux sans distinction d’âge. Le pic
enregistré chez les sujets âgés de 21 ans à 40 ans pourrait s’expliquer par le fait que ceux,
appartenant à cette tranche d’âge, ont une vie communautaire plus active.
- 40 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Il ressort de notre série d’étude, que le parasitisme intestinal est dominé essentiellement
par les protozoaires et rarement les helminthes. En effet Les protozoaires constituent 93,6% des
Nos pourcentages sont semblables à ceux observés dans la région de Sfax en Tunisie
(protozoaires 96,5% versus 3,5% helminthes) et Oran en Algérie (protozoaires 95,7% contre
helminthes 4,3%) [14,16]. Par ailleurs , nos résultats sont supérieur à ceux trouvés au Centre
prévalence élevée des protozooses reflète un niveau d’hygiène défectueux et un contact continu
Dans notre étude, les Amibes constituent plus de la moitié des protozoaires recensés 70%
(n=1241) avec une prévalence de 17,85% (n=11497) et 64,84% des parasites recensés (n=3116).
E. histolytica est la parasite le plus fréquent avec une fréquence de 28,27% (n=3116), réparti en
Les autres amibes liées au péril fécal étaient assez fréquents. Ce profil pourrait justifier
du caractère non pathogène de ces parasites qui ne requièrent donc pas de traitement. En effet,
E. coli vient en 2 ème rang avec 23,53% suivi par E. nanus 8 ,94% et en dernier lieu, E. hartmani
Ces résultats sont conformes avec ceux des études réalisées dans différentes localités du
pays et en différentes périodes. En effet, les amibes à Kenitra représentent à elles seules 47,04
% des parasites rencontrés avec une prédominance d’Entamoeba histolytica avec un [Link] de
- 41 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
E.h.h - - - - 2,15%
E. histolytica/
24,51% 4 ,83% 2.2% 12,50% 26,12%
dispar
Endolimax
0,60% 5,24% 21,40% 8 ,94%
nanus
Entamoeba coli 22,27% 18,95% 16,70% 23,53%
Amibes
Entamoeba
- - 0,10% 29,40% 2,65%
hartmani
Protozoaires
Dientamoeba
- - - -
fragilis
Pseudolimax
- 4,43% 1,40% 0,69%
butschlii
Total 47,04 % 33,21% 28,27% 41,9% 64,84%
Flagellés 29% 15,32% 54,30% 23,20% 7,45%
Blastocystis hominis et
- 47,17% 0,10% - 22,29%
coccidies
Total 76,38% 95,70% 96.5% 65,10% 93,6%
Helminthes 23,61% 4,30% 3,50% 30,40% 6,4%
Sur le plan régional, la prédominance des protozoaires a été décrite par plusieurs études.
Nous rapportons l’étude faite par Benouis (Oran, Algérie) et Ayadi (Sfax, Tunisie) avec une
fréquence respective des protozoaires de 95,70% et 96.5% des parasites diagnostiqués, contre
Ce taux élevé des protozooses intestinales, maladies liées au péril fécal, indique le
niveau élevé de contamination de l’eau et des aliments par les matières fécales et le manque
des mesures d’hygiène et d’assainissement dans ces régions. L’analyse des données
bibliographiques montre que dans la plupart des pays en développement, les protozoaires
- 42 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
intestinaux prédominent [7]. Ces parasites sont transmis sous formes kystiques par
l’intermédiaire essentiellement d’aliments crus mal lavés (fruits, légumes, salades…) et de l’eau
tirée le plus souvent des cours d’eau pollués par les excrétas humains ou l’eau du robinet
Les amibes pathogènes représentent une prévalence de 7,78 % des patients porteurs du
complexe E. histolytica/ E. dispar contre une prévalence totale des Amibes de 17,85%
symptomatiques peut survenir même plusieurs années après la contamination. Elle apparaît à
comme c’est le cas pour les personnes positives à la sérologie de VIH ou les sujets âgés [12].
Malgré cette fréquence de l’Amibiase, il n’a été constaté que de rares formes dysentériques, ceci
serait en faveur de la faible agressivité des souches d’Amibes, malgré un réservoir important et
Nous notons que l’I.P.S chez les patients hommes (15,72%) est supérieur à celui chez
femmes (7,16%), Cependant cette différence n’est pas statistiquement significative (p= 0,14). La
prévalence du parasitisme intestinal chez l’adulte était d’ordre de 27,62%. Ce taux est beaucoup
plus supérieur par rapport à la prévalence enregistrée chez les adultes à Kenitra par Elgamri
Les amibes viennent en tête et représentent les parasites les plus communs dans la
population adulte de l’étude, avec une prévalence de 18,56 % (n=10811) et 81,09% des patients
infestés (n = 2475). Blastocystis hominis occupe la 2 ème position avec une prévalence de
6,08%, suivi par l e s Flagellés et les Coccidies ayant respectivement 1 , 6 5 % et 0,06% (n = 10811).
d’âge des patients masculin infestés par les amibes est moins élevée que celle du sexe féminin.
- 43 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Cette différence est statistiquement significative (p=0,02) et peut être expliqué par la grande
La prévalence des amibes non pathogènes chez les adultes était d’ordre de 10,27% contre
8,08% pour E. histolytica (n=10811). En effet, les amibes non pathogènes représentent les
parasites les plus communs dans la population adulte avec une fréquence de 66% des sujets
Les amibes non pathogènes étaient dominées par E. coli vient avec un taux d’infestation
de 43,6% suivi par E. nanus avec un taux de 16,4% des amibes non pathogènes recensées
(n=1682). Or, le parasitisme intestinal amibien chez l’adulte était significativement dominé par
E. coli et E. nanus avec un taux d’infestation globale de 60% (n =1682). E. hartmani vient en 3
ème position avec un [Link] de 4,9% (n=1682), tandis que P. Butschlii vient en dernier avec un
La prévalence des amibes pathogène était de 8,08%, répartie en 7,45% pour complexe E.
amibien a été diagnostiqué chez 19,32% de la population adulte soit un adulte sur cinq était
Les résultats obtenus montrent qu’un enfant sur cinq héberge un ou plusieurs parasites
intestinaux soit 20,7%, sachant que cette population étudiée est urbaine et de niveau socio-
économique moyen. Notre prévalence est sensiblement proche à celle rapportée par
[Link] à Marrakech (23,78%), Par ailleurs, ce résultat n’est pas conforme avec les autres
résultats des autres études réalisées en milieu urbain dans notre pays, notamment par Mostafi à
Salé (39,17%), Tligui à Tifelt (57,10%) et Rahmouni à Rabat (61,7%) [8, 25, 26,27] .En comparant
avec l’étude faite en milieu rural et urbain, l’indice parasitaire de (20,7%) est semblable moins
- 44 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
par rapport à celui rapporté par EL Fatni à Tétouan (26%) [28]. El Qaj a rapporté un I.P.S dans le
milieu rural de Kenitra beaucoup plus supérieur de 68,10% (versus 20,7% dans notre travail) [29].
Ce taux élevé d’infestation parasitaire dans la population infantile est expliqué par les conditions
d’environnement et d’hygiène qui sont précaires [29]. Quant à El Fatni, d’après son enquête
réalisée sur des écoliers relevant des milieux urbain et rural de la Province de Tétouan, a
rapporté un I.P.S de 26%. Il a démontré que l’I.P.S en milieu rural est statistiquement plus élevé
qu’en urbain. En effet, les régions rurales se caractérisent par le manque de la propreté, de l’eau
Notre
Elqaj Rahmouni Tligui Mostafi Bouskraoui série
Kenitra Rabat Tifelt Salé Marrakech Marrakech
2007 2010 2004 2010 2010 2016
dépistage
163 123 170 120 enfants systématique à 408
Nombre d’enfants
écoliers écoliers écoliers hospitalisés HDJ : 412 enfants
enfants
Milieu de l’étude Rural Urbain Urbain Urbain Urbain Urbain
Prévalence (I.P.S) 68,10% 61,70% 57,10% 39,17% 23,78% 20,70%
Le parasitisme intestinal chez les enfants inclus dans notre série d’étude est peu fréquent
en le comparant avec les études locorégionales, notamment celles rapportées par Ayadi en
Tunisie (25,09%), Benouis en Algérie (28,84%), O. FAYE au fleuve du Sénégal (30%), ISSAKA en
Burkina Faso (30,7%) Ould Ahmed en Mauritanie (33,4%), Adou-Bryn en Côte d’ivoire (38,9%) et
expliquée par l’issu de milieu urbain de notre population infantile d’étude, or de moyen niveau
socio-économique.
- 45 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Tableau XXIV : Prévalence de parasitose chez l’enfant dans les pays de la sous-région.
protozoaires, fortement liés au péril fécal, avec un index parasitaire corrigé (I.P.C) de 16,76%
versus 9,33% pour les helminthes (n = 686). Cette observation rejoint celles faites par d’autres
auteurs à l’échelle nationale mais avec des I.P.C plus élevés. En effet, Rahmouni, Tligui, El Fatni
et Bouskraoui ont rapporté des I.P.C des protozoaires et helminthes respectifs de ( 86,2% des
protozoaires versus 26%) pour les helminthe), (72% versus 7,2%), ( 31,91% versus 26,56%) et ( 15
Nos résultats exprimés en [Link] montrent que les 64,25% des parasites recensés étaient
des protozoaires versus 35,75% pour les helminthes. Ceci concorde aussi avec les autres études
nationales, notamment Elqaj à Kenitra et Mostafi à salé qui ont rapporté respectivement des
[Link] des protozoaires de 88% et 82,09% contre des [Link] de 12% et 17,91% pour les
helminthes [29,25].
- 46 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Notre
Elqaj Mostafi
Série
Kenitra sale
Marrakech
2007 2011
2016
I.P.S 68,10% 39,17% 20,70%
Complexe E. histolytica/E. dispar 1,84% 16,42% 12,29%
Endolimax nanus - 1,49% 3,91%
Entamoeba coli 9,20% 17,91% 6,70%
Amibes
Entamoeba hartmani
Protozoaires
- - 1,12%
Dientamoeba fragilis - - -
Pseudolimax butschlii 1,84% - 1,68%
Total 12,88% 35,82% 25,70%
Flagellés 19% 23,88% 32,40%
Blastocystis hominis et coccidies 56,44 22,39% 6,15%
Total 88% 82,09% 64,25%
Helminthes 12% 17,91% 35,75%
rapportée par la majorité des auteurs entre autres Ayadi en Tunisie (20,09% pour les
protozoaires et 3,8% pour les helminthes), Ould Ahmed en Mauritanie (35,94% versus 8%),
Makhtar en Sénégal (72,4% versus 7,2%), Adou-Bryn en côte d’ivoire (28,6% versus 10,4%) et
Issaka en Burkina Faso (30,7% versus 12,4%) [30, 34, 36, 35,33].
Les helminthes dominent le parasitisme intestinal chez l’enfant avec une prévalence de
9,33% (n = 686) et ils sont retrouvés dans 45% des E.P.S parasités contre 40,85 % pour les
flagellés (n = 142) qui occupent le 2 ème rang avec une prévalence de 8,45% (n = 686). Quant
aux amibes, elles ne représentent que 32,4 % des E.P.S (+) positifs avec 6,71% de prévalence et
occupent ainsi le 3 ème rang. En dernier lieu, les Blastocystis hominis avec une faible prévalence
de 1,6% et 7,75 % des E.P.S parasités. Ce constat a été aussi rapporté par Mr Bouskraoui, avec
des pourcentages proches, dans une étude qui a intéressé 412 enfants consultant à l’hôpital du
jour de pédiatrie A au CHU Mohammed VI à Marrakech [8]. En effet les helminthes occupaient le
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
1 er rang avec une prévalence de 11,4% suivies par les flagellés (6,55%), les amibes avec (5,33%)
Dans notre série, l’amibe le plus recensée était E. histolytica avec une prévalence de
3,21% conformément aux résultats rapportés par Tligui à Tifelt avec une prévalence dominante
d’E. histolytica de 14,1% [26]. Ces deux constats ne concordent pas avec les autres résultats
rapportés par d’autres auteurs au Maroc notamment par Elqaj, Mostafi et Rahmouni où les
amibes le plus observées étaient respectivement E. coli (prévalence 10%), P. butschlii (prévalence
20%) et Dientamoeba fragilis (prévalence 16,2%) [29,25,27]. Concernant l’étude faite par Mr
Bouskraoui, elle a rapporté une prévalence identique entre E. histolytica et coli soit 1,7% [8]. Par
ailleurs l’E. histolytica a été fréquemment recensée chez l’enfant dans l’étude de Makhtar avec
une prévalence de 14,1% [36], contrairement aux autres études régionales qui rapportent une
prédominance d’E. coli [33,34,35] et E. nanus [30]. Dans notre étude, E. Coli et E. nanus
prévalence respective de 1,75% et 1,02% (n=686). En revanche, les deux parasites non
respectivement 6,52% et 4,35% des amibes objectivés soit une prévalence respective de 0,44% et
0,29%. Nous remarquons que la prévalence des amibes non pathogènes et pathogènes étaient
études nationales et régionales où les amibes non pathogènes étaient largement fréquent que
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Tableau XXVII: les différentes études régionales portant sur les parasitoses chez enfants.
Ayadi Notre
Makhtar Ould Ahmed Adou-Bryn Issaka
Sfax série
Senegal Mauritanie cote d’ivoire Burkina Faso
Tunisie Marrakech
2001 2011 2001 2002
1991 2016
I.P.S 57,10% 33,40% 38,90% 30,70% 25,09% 20,70%
E.H.H
Pseudolimax
1,7% 1,66% - - 0,10% 0,44%
Butschlii
Total 37,3% 25,16% 27,2% 30% 5,48% 6,71%
Flagellés 12,8% 10,78% 1,4% 1% 14,51% 8,45%
Blastocystis Hominis Et
22,3% - - - 0,10% 1,60%
Coccidies
Total 72,4% 35,94% 28,60% 30,70% 20,09% 16,76%
Helminthes 7,2% 8% 10,4% 12,4% 3,80% 9,33%
kystique soit une prévalence de 2,77% d’amibiase chronique (n=686). Cette prévalence reste
intermédiaire par rapport aux autres études marocaines. Elle est faible (3,21%) en la comparant
avec une prévalence du complexe E. histolytica / E. dispar de 6,5%, 9,16% et 14,1% rapportées
respectivement par Rahmouni, Mostafi et Tligui [27,25,26]. Par ailleurs, cette prévalence de
l’amibiase est supérieure à celle rapportée par El Fatni, Mr Bouskraoui et Elqaj qui sont
L’analyse des données bibliographiques régionales sur les parasitoses intestinales chez
l’enfant montre que l’amibiase était plus fréquente que celle de notre population infantile
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
respectivement de 3,75% et 14,1% (notre série 3,21%) [34,36]. Par contre Ayadi en Tunisie a
rapporté une fréquence de l’amibiase de 1,32 % qui plus faible de la nôtre [30].
Nous remarquons que 78,6 % des enfants infestés par les amibes avaient un âge situé
entre 11-15 ans soit 78,6 % contre 21,4% pour ceux ayant l’âge inférieur à 10 ans. Ce résultats
est statistiquement significatif (p : 0,047). Cette constatation est déjà faite par d’autres auteurs,
avec l’âge pour atteindre une prévalence élevée de 80,7% entre 12-14 ans [27]. Cela peut être
expliqué du fait que les enfants de cette tranche d’âge essaient d’acquérir une hygiène
parasitaire respectif entre 6-14 ans et 6-10 ans [8,28]. Par ailleurs, Elqaj a signalé que le
portage parasitaire chez l’enfant diminue significativement avec l’âge en passant de 76% entre
Le polyparasitisme touche 5,4 % de l’ensemble des enfants examinés. Cette fréquence est
inférieure à celles relevées par Rahmouni (36,4%), Lamrani (58,3 %) et Tchiche (56,5 %)
mais supérieure à celle rapportée par Amal (14,2 %) [27,37,38,39]. Dans notre série, 9,52 % des
enfants ont été poly parasités par plusieurs amibes. Ceci est expliqué par une probabilité de
Certains auteurs pensent que les associations parasitaires ne sont régies que par la loi du
hasard, alors que d’autres trouvent des explications à ces associations en se basant sur les modes de
contamination des parasites. Ces derniers expliquent les associations entre protozoaires et
helminthes à œufs directement infestant et les associations à protozooses pures par une
probabilité de contamination concomitante directe à partir d’une personne infestée. Par contre,
les infestations oro-fécales différées dans le temps sont les plus probables dans le cas d’association
entre des parasites éliminés sous forme immatures nécessitant un séjour dans le milieu extérieur
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Durant la période de l’étude ,11497 E.P.S ont été effectués chez 6600 patients ce qui fait
que généralement 1,74 prélèvements de selles ont été recueillis par patient. Or, tous les patients
n’ont pas donc bénéficié de 3 E.P.S systématiques. Ceci peut être expliqué en partie par une
professionnelles et économiques.
Par ailleurs, 8116 E.P.S ont fait l’objet d’un examen direct systématique (ED) mais dont
320 étaient faussement négatifs alors qu’ils se sont révélés positifs à la concentration.
rhizopodes. Elles sont caractérisées par une production asexuée et une motilité cellulaire grâce à
l’émission des pseudopodes [1]. Elles sont monoxènes, c'est à dire que leur évolution se déroule
sur le même hôte ou partiellement dans le milieu externe. Selon la morphologie du leurs noyaux,
- Type « Entamibe » présent chez les amibes du genre Entamoeba dont le noyau est
constitué par une membrane périphérique nette tapissée d’une couche de chromatine
- Type « Limax » présent chez les amibes du genre Pseudolimax et Endolimax. Le genre
Pseudolimax se caractérise par un noyau avec une membrane nucléaire très mince et
par une membrane nucléaire mince avec un caryosome volumineux parfois excentré.
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Épidémiologie des Amibes :
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1. Entamoeba histolytica
1.1. Historique :
Ce micro-organisme a été décrit pour la première fois en 1875 par Losch et l’appelait
Amoeba coli à cause de sa localisation colique. L’appellation Entamoeba histolytica apparait, lorsque
histolytica [12]. Dobell, en 1919, montre qu'E. histolytica a été associée aux abcès hépatiques
présents chez les malades atteints de l'amibiase et il décrit son cycle parasitaire en 1928 [38].
C’est pour la première fois, en 1925, qu’Emile Brumpt émet l'hypothèse d'une espèce non
hypothèse a été rejetée par l’ensemble des parasitologues pendant plus de 50 ans [39].
A partir de 1973, l’existence des 2 espèces fut à nouveau évoquée grâce à une
[12,39,40]. C'est surtout en 1978 que Sargeaunt, par l'étude des profils électrophorétiques iso-
enzymatiques des 4 enzymes différentes, définit 23 zymodèmes dont 9 sont pathogènes et 14 non
pathogène. Des études immunologiques ont montré que l’adhésine d’E. histolytica, le galactose
Les progrès de la biologie moléculaire ont permis de mettre en évidence des différences
au niveau de l’ARN ribosomal et d'autres gènes hautement conservés, entre les souches
pathogènes et non pathogènes. En 1993, Diamond et Clark, ont décrit E. histolityca, forme
pathogène et ils la séparaient d'E. Dispar non pathogènes en utilisant des arguments
dans les eaux d'égouts de Moscou : E. moshkovskii. Cette espèce est actuellement décrite chez
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
1.2. Morphologie
Entamoeba histolytica est caractérisée par un noyau arrondi, bien délimité par une
membrane nucléaire nette et par un diamètre de 4 à 7 µm dans les trophozoïtes et plus petit
dans les kystes mûrs à 4 noyaux. Elle possède un caryosome (amas chromatinien) arrondi,
central ou subcentral. Une partie de la chromatine est périphérique et tapisse la surface interne
n'existe pas des filaments chromatiniens entre le caryosome et la membrane nucléaire [43].
digestives [43].
Elle est morphologiquement identique à la forme « minuta », mais de plus grande taille
(15-40 µm de diamètre), ce qui lui a attribué le nom de magna. Son cytoplasme est
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Épidémiologie des Amibes :
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pathogène.
Les deux formes végétatives se multiplient par une division binaire, à un rythme lent pour
b. Forme kystique
Les kystes mûrs infestants retrouvés dans les selles et l’environnement sont la forme de
sont entourés d'une double paroi. Ils contiennent 4 noyaux qui ne sont pas disposés sur le même
plan ainsi qu’une ou deux inclusions sidérophiles, en bâtons épais, appelées chromidium ou corps
cristalloïdes et composées des particules ribosomiques. Les vacuoles digestives sont absentes.
Toutes les formes de l’évolution de la forme végétative à la forme kystique peuvent être
visualisées dans l’examen microscopique des selles (EPS). Les kystes immatures à 1 ou 2 noyaux
peuvent être présents. Ces kystes contiennent des chromidium mais aussi des vacuoles
iodophiles. Dans le kyste à un noyau, cette vacuole repousse le noyau à la périphérie tandis que
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Les formes végétatives d’E. histolytica sont rapidement détruites par la dessiccation, les
et du côlon où sont réunies les conditions favorables à leur survie et leur multiplication :
notamment la température et l’humidité. En effet, Ils peuvent survivre environ 48 h entre 20°C et
25°C dans la nourriture et jusqu'à 1 à 3 mois dans l’eau à 4°C ou dans les boues des stations
d'épuration [43,44].
En revanche, ces kystes seront détruits rapidement par la dessiccation, la chaleur ≥ 50°C
ou par la congélation (20°C) mais ils résistent aux concentrations utilisables des hypochlorites, le
permanganate de potassium et les acides tels que l’acide acétique du vinaigre [1].
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Épidémiologie des Amibes :
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1.4. Transmission
a. Réservoir du parasite:
L'homme est pratiquement le seul réservoir d’E. histolytica et donc le principal facteur de
b. Contamination:
La contamination se fait uniquement par ingestion orale des kystes matures présents
dans l'environnement. Les sources d’infection sont variées et sont liées à la pollution fécale. Or,
- l'eau,
- les fruits et légumes crus, cultivés avec de l'engrais humain ou lavés avec de l'eau
polluée,
- les mouches domestiques pouvant transporter sur leurs pattes des kystes récoltés
selles dans les centres de soins ou les laboratoires d'analyses médicale et lors de certaines
Le cycle évolutif d’E. histolytica est monoxène et débute par L'ingestion d'un kyste.
Cycle non pathogène : (kyste - trophozoïtes minuta- kyste) : Chez les porteurs
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Épidémiologie des Amibes :
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Dans le cadre d’un cycle non pathogène : L’ingestion des kystes matures à 4 noyaux est
suivie d’un dékystement dans la lumière intestinale, sous l’action de la température, le pH et les
trypsines pancréatiques. Ce dékystement est favorisé par un pseudopode qui est émis à travers
un pore dans la paroi du kyste. Ce pseudopode tire l'ensemble du parasite hors de la coque et
trophozoïtes végétatives mononuclées minuta. Ils ont la capacité de se déplacer grâce à leurs
pseudopodes et migrent jusqu'au colon où ils s'y multiplient par division binaire et adhérent à la
phagocytant des particules alimentaires et des bactéries. Certains s’enkystent dans la paroi
colique et se divisent deux fois pour donner des kystes immobiles à 4 noyaux. Ils seront
emportés passivement par le transit intestinal et éliminés dans les selles permettant la
Dans le cadre d'un cycle pathogène et Sous l’influence des facteurs dépendant à la fois de
plus grande mais surtout hématophage et très mobile. Elle libère des enzymes protéolytiques et
histolytica parvient dans la sous-muqueuse où elle se multiplie activement en formant des abcès
plus étendus en profondeur et latéralement qu’en surface (abcès en bouton de chemise). Dans
certains cas, elle atteigne la lumière des vaisseaux sanguins qui permettent la dissémination
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Épidémiologie des Amibes :
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[Link] morphologique
a. Entamoeba dispar
Forme végétative
Entamoeba dispar n'est pas pathogène, mais ses caractères morphologiques sont
pratiquement identiques à ceux d'Entamoeba histolytica histolytica. A l'état frais entre lame et
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Épidémiologie des Amibes :
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lamelle et à une température de 15 à 20°C, cette Amibe est arrondie sans ectoplasme net ni
noyau visible. Le trophozoïte d’E. dispar est beaucoup moins réfringent que ses kystes et se
déplace assez rapidement. Il ne possède jamais d’hématies dans les vacuoles alimentaires [46].
Figure 21: Forme végétative d’Entamoeba dispar (ou E. histolytica ). Objectif. X 100 [42].
Forme kystique
Le kyste d’Entamoeba dispar est identique à celui d’Entamoeba histolytica minuta. Il est de
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Épidémiologie des Amibes :
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Figure 22 : Kyste d’Entamoeba dispar (ou E. histolytica). Sans coloration. Objectif X 100. [42]
b. Entamoeba moshkovskii
C’est une Amibe non pathogène mais sa forme végétative est semblable à celle d'Entamoeba
histolytica minuta non hématophage. Le kyste a la même morphologie que celui d’Entamoeba
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Épidémiologie des Amibes :
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c. Entamoeba Coli
Forme végétative
émet un seul pseudopode à la fois, court et à base large, qu’il fait rentrer pour émettre un autre et il
en résulte « un mouvement sur place ». L’ectoplasme et l’endoplasme sont peu différenciés et dans
ce dernier existe des granulations grossières et de grosses vacuoles contenant des inclusions
(amidon, bactéries, levures, ou parasites). Le noyau d'Entamoeba coli (5 à 7 µm) est visible sous
l'aspect d'un « collier de perles irrégulières » correspondant aux amas grossiers de chromatine qui
En général, la forme végétative d’E. coli est immobile, arrondie, très réfringente et sensible
à une chaleur au-dessus de 37°C. Si l'on surchauffe un peu, elle s'arrondit puis s’éclate
brusquement [46].
Figure 24: Entamoeba coli. Forme végétative non colorée Objectif. X 100 [42].
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Épidémiologie des Amibes :
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Forme kystique
ovalaire. Il possède une double paroi externe très réfringente. Son contenu comprend des noyaux
(dont le nombre varie selon le degré de maturation du kyste) et des vacuoles. Dans les kystes à
deux noyaux, ces derniers sont ovalaires ou elliptiques, diamétralement opposés et repoussés à la
périphérie par une grande vacuole. Dans les kystes immatures, il peut exister des corps sidérophiles
d. Entamoeba hartmani
Forme végétative
La forme végétative est de petite taille (3à 8 µm de diamètre). La motilité est comparable à
alimentaires. Le noyau est petit avec une structure comparable à celle d'Entamoeba coli [46].
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Épidémiologie des Amibes :
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Forme kystique
Le kyste mesure 4 à 8 µm de diamètre plus petit que celui d’Entamoeba histolytica minuta. Il
est arrondi parfois ovalaire de contour net et réfringent. Il contient de petites vacuoles [46].
Figure 27: Entamoeba hartmanni. Kyste à deux noyaux. Coloration M.I.F. Objectif. X 100[42].
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Épidémiologie des Amibes :
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e. Entamoeba polecki
Forme végétative
Figure 28 : Entamoeba polecki. Forme végétative. Coloration trichrome. Objectif. X 100 [42].
Forme kystique
réfringent. L'endoplasme renferme des nombreuses petites vacuoles qui se colorent mal au Lugol. Ils
ne possèdent qu’un seul noyau et exceptionnellement deux. Ils contiennent de nombreux petits
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Épidémiologie des Amibes :
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f. Endolimax nanus
Forme végétative
pseudopodes clairs et arrondis tels « une grappe de boules transparentes ». Ils n’entraînent pas de
déplacement.
nucléaire épaisse et un gros caryosome de taille, de forme et de localisation variables. Une fois
Réchauffée, la forme végétative d'Endolimax nanus s'étire et s'allonge. Chaque pseudopode devient
digitiforme donnant à l'Amibe l’aspect d’un filament mycélien ramifié. C'est une Amibe résistante et
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Épidémiologie des Amibes :
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Figure 30: Formes végétatives d’Endolimax [Link] trichrome. Objectif X 100 [42]
Forme Kystique
Les Kystes d'Endolimax nanus ont une forme ovalaire ou arrondie, une taille variable de 7 à 12
µm de diamètre et une coque externe mince, peu réfringente. A l'état frais, les noyaux apparaissent sous
forme de grains réfringents à l'intérieur d'un cytoplasme hyalin dépourvu des vacuoles et des
cristalloïdes. Les kystes mûrs ont quatre noyaux regroupés par deux aux extrémités [47].
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Épidémiologie des Amibes :
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g. Iodamoeba butschlii
Forme végétative
Elle est peu résistante et mesure 8 à 15 µm de diamètre. Elle émet un long pseudopode
en doigt de gant puis des pseudopodes larges et courts. Le cytoplasme contient plusieurs
vacuoles. Le noyau est constitué d’un gros caryosome réfringent plus ou moins excentré. La
Forme kystique
Elle mesure 8 à 15 µm de diamètre avec un contour épais, net et réfringent. Elle possède un seul
noyau avec une vacuole plus ou moins grande qui se colore systématiquement en brun au Lugol [47].
Figure 33 : Kyste d'Entamoeba hartmanni avec un noyau bien visible. Coloration Lugol [42].
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Épidémiologie des Amibes :
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AMIBES INTESTINALES
Caratéréstiques Entamoeba histolytica Autres Amibes intestinales
histolytica Entamoeba moshkovskii Entamoeba coli Entamoeba Entamoeba Endolimax Iodamoeba
hartmani polecki nanus butschlii
homme homme Porc Gros intestin de Homme
homme primates non humains primates non humains Homme macaque crabier porc, primates porc
Réservoir homme non humains ,singe
Transmission orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale
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Épidémiologie des Amibes :
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3. Amibiase intestinale :
L’amibiase est une parasitose intestinales définie, selon OMS, par l’état dans lequel
extra intestinale.
3.1.Épidémiologie
endémique dans les régions tropicales et intertropicales [48]. Elle touche Particulièrement les pays
l’accès à un niveau d’hygiène suffisant notamment en Asie du Sud-Est, dans le sud-est et l’ouest
diagnostic spécifique [4]. D’autre part, si l’absence de pathogénicité d’E. Dispar semble
aujourd’hui admise, il n’en est pas de même pour E. moshkovskii dont le potentiel rôle
avoisinant les 100.000 décès par an [2]. Elle occupe le troisième rang des maladies parasitaires les
plus meurtrières au monde derrière le paludisme et bilharziose. Considérant que 90% des
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Épidémiologie des Amibes :
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avant 14 ans et après 40 ans. Les enfants sont particulièrement touchés par cette parasitose
surtout les malnutris [50]. En effet selon une étude à Bangladesh, 80% des 289 des enfants âgés
de 2 à 5 ans ont eu une amoebose intestinale sur une période d’observation de 4 ans [42].
L’infection par le VIH expose à un risque accru d’amoebose qui atteint 25% chez les patients
VIH (+) au Mexique, contre 18% dans le groupe contrôle [42]. Dans les pays développés, les cas
d'Amibiase concernent les immigrants, les touristes revenant des pays à forte endémicité [12].
Environ 3% des diarrhées aigues au retour de voyage sont ainsi directement imputable à E.
histolytica. Certaines pratiques sexuelles augmentent aussi le risque de transmission du parasite; les
homosexuels masculins représentent ainsi une population à risque accru d’amoebose [24].
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Épidémiologie des Amibes :
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Egypte 182 24 % 21 %
Bengladesh 1872 12 % 5%
Brésil 564 9% 11 %
Afrique du Sud 1381 9% 1%
Grèce 322 8% <1%
Philippines 1872 7% 1%
.
[Link]énie
Le cycle pathogène kyste - E.h - E.h.h correspond à l’amoebose maladie. L’adhésion des
trophozoïtes pathogènes au mucus de la paroi colique est l'élément initial. Cette adhésion se fait
glycoconjugués de l’hôte [51]. Les cellules ne possédants pas ces résidus sont protégées de la
effet, une fois le contact intime établit, des diverses structures parasitaires interviennent,
notamment :
des micro-abcès dans la muqueuse colique qui se surinfectent, des érosions des
Une réaction inflammatoire locale est déclenchée avec recrutement des leucocytes, mais les
trophozoïtes sont protégés de la lyse par le complément en raison de la présence des lectine. De
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Épidémiologie des Amibes :
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complexe majeur d'histocompatibilité de classe II. Entamoeba histolytica hématophage entraine des
ulcérations de la muqueuse colique et gagne la sous- muqueuse et constitue l'abcès dit en «bouton de
chemise». Par la suite, un étroit défilé sinueux et irrégulier s’ouvre dans la large cavité nécrotique de la
sous muqueuse. La nécrose peut s'étendre dans les muscles et la séreuse pour s'ouvrir dans la cavité
hématophages, qui migrent dans la veine mésentérique supérieure puis la veine porte et arrivent
au niveau du foie [53]. Emboisées dans les veinules des espaces portes, Les E.h.h nécrosent
l'endothélium vasculaire, le tissu conjonctif puis les cellules périportales en formant des micro-
abcès disséminés dans la glande hépatique, principalement dans le lobe droit [54]. En gagnant les
veines sus hépatiques, E.h.h va s'emboiser dans les artérioles pulmonaires et les capillaires des
parois alvéolaires entrainant la nécrose et le développement des micros abcès multiples. Les autres
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Épidémiologie des Amibes :
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localisations peuvent être atteintes par voie sanguine, déterminant alors des petits foyers de
nécrose disséminés et dont la coalescence aboutit à la formation d’un ou plusieurs abcès plus ou
moins volumineux. Il s’agit de l’amoebose hépatique. [51,52,53]. Dans toutes ces localisations
extra-intestinales, les aspects macroscopiques sont variables suivant l'ancienneté des lésions. Le
pus est classiquement de teinte chocolat formé par un mélange de tissu nécrosé, E.h.h, cellules
nécrosées et du sang. Ce mélange est amicrobien, inodore, épais et visqueux : C'est le « crachat
dysentérique afécal ». En fait, il peut être plus liquide, séro-purulent, jaunâtre voire biliaire dans les
localisations hépatiques, d’aspect plus hémorragique dans les abcès du cerveau [38].
[Link]
La période de l'incubation d’E.h.h peut varier de quelques jours à quelques mois voire des
années. Dans la majorité des cas, les symptômes apparaissent dans un délai de 1 à 4 semaines.
Les manifestations cliniques sont multiples mais l'infestation colique est toujours la première
manifestation de l'Amibiase. Elle peut rester longtemps asymptomatique, mais elle peut évoluer
a. Colonisation asymptomatique
Elle est définie par la présence d'E. histolytica histolytica dans les selles sans
Le diagnostic se fait souvent de manière fortuite lors d’un examen parasitologique des
histolytica s’accompagne d’une réponse immunitaire systémique par la présence des anticorps
Cette forme est très caractéristique. Le début est progressif pendant plusieurs semaines et
- 74 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
fait des crampes, sensibilité abdominale avec perte de poids dans 20 % des cas [24]. Une diarrhée
banale apparait et se complique brutalement par un tableau de syndrome dysentérique franc fait de :
A l’examen clinique, les 2 fosses iliaques sont douloureuses, le colon est spasmé et érectile
Les formes dysentériques modérées sont plus fréquemment constatées. Elles se manifestent par une
diarrhée fécale glairosanglante avec abdomen douloureux à la palpation surtout au niveau du cæcum
comme une Amibiase aigüe et un examen parasitologique des selles fraiches doit être pratiqué
Dysentérie amoebobacillaire
diarrhées abondantes persistantes avec une fièvre élevée, une déshydratation et une altération de
C’est une forme suraigue maligne est rares. Elle est constatée essentiellement en zones
- 75 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
sévère, un syndrome inflammatoire avec une fièvre élevée, extrémités cyanosées, hypotension,
hémorragique avec des lambeaux des muqueuses expulsés. L’abdomen est météorisé, les douleurs
sont diffuses avec des signes d'irritation péritonéale : ballonnement voir défense abdominale.
zone tropicale est proche de 100% et dépasse 40% malgré une prise en charge adaptée [57].
Amoebome
C’est une forme rare rencontrée surtout dans les zones d’endémie. Elle est
Elle siège par ordre de fréquence au niveau du caecum, de l’appendice, du sigmoïde. Elle
Le tableau clinique est marqué initialement par une douleur, masse abdominale et des
diarrhées, avec évolution lente vers un syndrome subocclusif associé à l’altération de l’état général.
Colopathie postamibienne :
amoebose avec des phases de poussées et de rémission. Le patient présente des douleurs
irritabilité et asthénie).
- 76 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Certains aliments (pain, pâtes et féculents) sont mal supportés. Ces troubles sont souvent
par :
d. .Amibiase extra-intestinale
Amibiase hépatique
Elle est toujours secondaire à une Amibiase colique. Elle est due à l’embolisation d’E.
histolytica histolytica dans le foie par la veine porte entraînant des nécroses focales, puis
des micros abcès confluents formant un gros abcès en particulier chez les sujets positifs pour le
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Amibiase pleuro-pulmonaire.
pulmonaire basithoracique droite. Ce n’est que rarement que l’atteinte pleuropulmonaire est
primitive par propagation sanguine d’E.h.h. La clinique est dominée par L’apparition de la
douleur thoracique, d’une dyspnée ainsi que la toux compliquée par vomique de crachats
brunâtres contenant des résidus nécrotiques et parfois des trophozoïtes si abcès est
Autres localisations
Les autres localisations sont possibles, mais beaucoup plus rares. Elles intéressent la rate, le
cœur, le cerveau et la peau, y compris chez l'enfant et chez le sujet VIH positif avec une localisation
périnatale. Ces phénomènes peuvent survenir plusieurs mois après une amoebose intestinale non
La multitude des manifestations cliniques non spécifiques de l’Amibiase ainsi que l’apport
surtout avec les diarrhées infectieuses dues à des germes entéro-invasifs, en particulier les
shigelles et les salmonelles. Dans tous les cas, une coproculture est nécessaire qui pourra soit
- 78 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Elle peut simuler une rectocolite hémorragique (RCH) ou maladie de Crohn. Or, la
pratique des examens parasitologiques des selles est impérative avant toute instauration
d’une corticothérapie chez tout malade suspect d’être atteint des maladies inflammatoires
Afrique, en raison de la fréquence des péritonites typhiques par perforation caecale [59].
c. Amoebome
d. Amibiase hépatique
sérologie amibienne ainsi que les calcifications échographique et l’évolution favorable sous
[Link] co mplémentaires.
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Les données épidémiologiques actuelles sont attribuées aux deux espèces confondues
puisque la majorité des études sont basées sur l’examen parasitologique des selles.
La distinction entre les deux espèces est indispensable afin d’attribuer à chaque espèce sa
prévalence exacte. La morbidité et la mortalité en nombre absolu ne sont pas affectées par cette
reclassification car tous les cas d’Amibiase maladie sont causés par E.h.h. En revanche, le
portage asymptomatique d’E. histolytica qui représente 90 % des cas doit être révisé puisqu’il
L’identification d’espèce à des implications considérables quelques soit chez les sujets
diagnostic d’Amibiase intestinale, justifiant ainsi le traitement adéquat. Le cas échéant, implique la
a. Microscopie optique
L’examen parasitologique des selles (E.P.S) est l’examen de première intention [38]. Il se
pratique classiquement à l’état frais dès l’exonération pour éviter la lyse des trophozoïtes qui
débute 20 à 30 minutes après l’émission des selles. dans le cas échéant, l’échantillon devra être
examen répétitif de 3 échantillons de selles successifs prélevés entre 4 et 5 jours est nécessaire
afin d’augmenter (20 % environ) la découverte d'Entamoeba histolytica du fait de l’existence des
périodes négatives dite muette où les kystes ne sont pas éliminés dans les selles. Au laboratoire,
- un examen à l’état frais : entre lame et lamelle pour rechercher des formes mobiles
- 80 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
- un examen après coloration : (lugol, Mérthiolate Iode Formol [MIF]) qui permet une
meilleure étude morphologique du noyau et du cytoplasme des trophozoïtes et des kystes [63].
- 81 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
appliquées à l’échantillon [63]. Ceci permet de concentrer et bien visualiser les kystes.
Figure 38 : kyste à 4 noyaux coloré au lugol, après concentration par Ritchie [43].
Malheureusement, malgré ces différentes techniques, qui peuvent parfois détruire les
le parasite doit être désigné par complexe E. Histolytica/E. dispar. Par ailleurs, ce complexe est
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
genre Entamoeba dont le noyau est constitué par une membrane périphérique nette
tapissée d’une couche de chromatine, et pourvu d’un caryosome petit. Alors le noyau
du genre Endolimax et entouré par membrane nucléaire très mince et pourvu d’un
Tableau XXXI : Récapitulatif sur les caractéristiques morphologiques des amibes [46].
Forme végétative
Dimension 12 – 14 µm et 20 – 30 µm <10 µm 10 – 25 µm
moyenne 15-40 µm E.
histolytica
Forme kystique
Dimension 10 – 15 µm 12 – 25 µm <10 µm µm 10 – 15 µm
moyenne
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
b. La culture :
La mise en culture des Amibes est difficile et demande beaucoup de temps (2-3 jours) et
d'expérience (milieux spéciaux) comparée à celle des Bactéries. D’autre part, en cas d’infection
mixte, les Amibes risquent de ne pas être détectées si leur développement est inhibé par un
autre organisme qui prend toute la place en culture. Enfin, la culture peut être négative à cause
d’un délai entre le recueil de selles et la mise en Culture. De ce fait, pour certains auteurs, la
microscopie apparaît comme une technique aussi sensible que la culture pour la détection des
parasites [38,46,65].
pour la recherche. Elle garde comme principal avantage la possibilité d’effectuer une analyse du
c. Typage isoenzymatique
Entamoeba histolytica et dispar [68]. Elle permet de comparer les isoenzymes des deux espèces par
Les isoenzymes correspondent à des enzymes de même activité catalytique mais de structure
des zymodèmes II, VI, VII, XI, XII et XIX. En ayant 100 % de sensibilité et de spécificité. Le typage
isoenzymatique est considéré comme « the gold standard » pour la distinction entre les deux
espèces [69]. Cependant, il reste une technique délicate, lourde, coûteuse et longue. Aujourd’hui,
il est réservé aux laboratoires spécialisés où il sert de technique de référence pour évaluer la
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
ELISA
Plusieurs kits à ELISA ont été développés pour la détection d'antigènes amibiens dans les
selles [70]. Seul le kit techLab Entamoeba histolytica® est réellement valable pour différencier les
deux espèces en utilisant des anticorps monoclonaux dirigés contre une lectine spécifique qui
n’existe que sur les formes végétatives. Cette lectine est La Gal/GalNAc, très immunogène et de
grande différence antigénique entre les 2 lectines des 2 espèces E. histolytica et dispar [71]. Ce kit
est beaucoup plus sensible et spécifique que l’examen parasitologique des selles et en comparaison
et une spécificité de 93 %. C’est une technique rapide, ne nécessitant que 2 à 3 heures pour sa
réalisation. Elle est simple car ne demande pas d’équipement spécial et beaucoup moins coûteuse
Les autres kits, malgré leur excellente sensibilité, ont une faible spécificité puisqu’ils
présentent des réactions croisées avec Entamoeba dispar. Or, ils ne sont pas valables pour le
diagnostic d’Entamoeba histolytica, puisque l’infection à Entamoeba dispar est 3 à 10 fois plus
PCR
Des nombreuses méthodes de PCR ont été décrites dans la littérature pour distinguer
les deux espèces. Notamment, PCR “multiplex” permettant la détection des infections mixtes et
PCR en temps réel (PCR-TR) qui permet de diminuer le risque des faux positifs due aux
contaminations [70,73,74].
La majorité de ces méthodes ont pour cible des séquences dans le gène de la petite
sous-unité de l’ARN ribosomal (ARNr) contenu dans l’ADN plasmidique. Les autres cibles de
choix sont des séquences dans les éléments hautement répétés portés par ce même plasmide
[75]. Chaque parasite possède plusieurs copies de cet ADN extrachromosomique circulaire. Cela
facilite la détection des séquences cibles et augmente la sensibilité. En effet la corrélation est
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
proche de 100 % entre les résultats de PCR et zymodèmes (la méthode de référence) et elle est
e. Sérologie
La sérologie de l’Amibiase repose sur la mise en évidence d’IgG sériques spécifiques d'E.
histolytica histloytica alors qu’ils sont négatifs en cas du portage de E. dispar. En effet, ces
anticorps sont détectables dans 25 à 45 % des formes asymptomatiques contre 70 à 90 % des cas
Néanmoins, cette technique reste limitée en pratique, vue les cicatrices sérologiques
persistantes des mois (6 à 12 mois en ELISA et IFI) voir des années (HAI) ce qui rend impossible. De
faire la distinction entre une infection récente ou ancienne. Cette limite est d’autant plus importante
La détection des IgM sériques pourrait contribuer au diagnostic d'Amibiase intestinale, même
en région endémique car leur apparition, en réponse à l'infection est précoce et ne persistent pas
longtemps dans le sérum [79]. Actuellement, l’utilisation d’Elisa pour la détection des IgM anti-
La sérologie reste en effet le test plus fiable. Il existe des différences de performances
entre les techniques utilisées. On peut observer un classement en fonction de leur spécificité et
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
f. Examen anatomopathologique
En cas de dysenterie amibienne aigue, seul la découverte d’E.h.h dans la biopsie colique
affirme le diagnostic. La coloration montre un abcès en "bouton de chemise» [80]. En cas d’atteinte
dite "chronique", les lésions sont celles de colite inflammatoire mais ne renferme pas des Amibes.
g. Examens radiologiques
La rectoscopie douloureuse lors d’un épisode aigu objective une muqueuse œdématiée,
épais et recouvertes de glaire, qui sont recueillies par écouvillonnage au moyen d’un coton cardé [80].La
coloscopie n’est justifié qu’en cas de doute diagnostic de l’Amibiase. Les examens radiologiques tel que
le lavement baryté ne montrent que des images non spécifiques : soit des ulcérations en cas d’Amibiase
aigue soit des images des zones spasmées, en “pile d’assiette“ et des zones atones dans le cas d’une
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
La recherche des coproantigènes par ELISA est l’examen de choix pour la différenciation
des 2 espèces d’Amibes. En effet, la sérologie n'est positive que dans 20 à 45% des cas et des
faux positifs peuvent découler d’une infection ancienne résolue, notamment en région
Histolytica peut se faire par PCR, culture + typage isoenzymatique, sérologie ou la recherche des
coproantigènes par ELISA. Cette dernière est la plus accessible du fait du cout du PCR et le
endémique [38].
Figure 40: Algorithme diagnostic devant découverte Kyste Entamoeba Histolytica /dispar [38].
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Figure 41: Algorithme diagnostic devant une suspicion clinique d’amibiase colique. [38].
Le traitement actuel de l'amoebose est fondé sur l'emploi des produits amoebicides dont on
Cette classe, qui regroupe des amoebicides diffusibles, est uniquement représentée par
les nitro-5-midazolés dont Le chef de file est le métronidazole. Ce dernier est réservé au
traitement des formes histolytica dans les Amibiases invasives, du fait de son absorption rapide
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Épidémiologie des Amibes :
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est de 100 % que ce soit par voie orale ou parentérale et La diffusion se fait dans tous les tissus
orale, il est non résorbé, Ainsi de fortes concentrations en principe actif sont atteintes au niveau
de l’intestin permettant une action sur les formes végétatives et kystiques d’E. histolytica.
Amoebicides de contact
Nom Posologie
Spécialité(DCI) présentation Durée Effets indésirables
commercial Quotidienne
Intétrix® Intétrix® Gélule 2x2 10 Hypertransaminasémie,
tiliquinol 300mg gélules/j jours Neuropathie
tilbroquinol périphérique, atteinte
du nerf optique,
Ont des dérivés imidazolés : Tinidazole, Secnidazole, Secnidazole qui ont une demi-vie
plus longue mais gardent les mêmes caractéristiques de biodisponibilité ce qui permet de
raccourcir la durée du traitement. De plus, ils sont en général mieux tolérés leur efficacité
- 90 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Amoebicides mixtes
Dénomination Posologie
Nom quotidienne
Commune Présentation Durée Effets indésirables
commercial
Internationale Adulte Enfant
douleurs
épigastriques,
-Flacon de
1.5 g en nausées,
500 mg/100
IV en 3 vomissements,
ml 30 à 3 à 5jours
prises diarrhée, glossite
Metronidazole Flagyl ® 40 7à10
prurit, éruption
-Comprimés à mg/kg jours
1.5g en céphalées,
250 mg ou à
3 prises neuropathies
500mg
sensitives
périphériques,.
nausées,
vomissements,
douleurs
50
Tinidazole Comprimés à 1.5g en abdominales,
Fasigyne ® à70 1à3 jours
500 mg 3prises anorexie, diarrhée,
mg/kg
éruption cutanée,
prurit, urticaire,
céphalées,
2g en troubles digestifs
30mg
Microgranule prise gastralgies,
/kg
Est à 2 g unique modification du goût
Secnidazole Secnol ® 1à3 jours (métallique), glossites,
Comprimés à 2g en stomatites
30mg
500 mg prise
/kg
unique
-Ampoules de Nausées, gastralgies,
500 mg ou 1g ataxie, vertiges,
1,5 g en 30mg
Ornidazole Tibéral ® injectables 3à5 j céphalées, confusion
iv 1.5g /kg
-comprimés mentale, éruptions
de 500mg cutanées. hépatites.
En pratique [45] :
Porteurs asymptomatiques :
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
paraît, alors, illusoire et très coûteux. Néanmoins, certains auteurs préconisent le traitement par
amoebicide de contact ; Tiliquinol (Intétrix 500mg ® 4 gélules/ jour en 2 prises pendant 10 jours)
des sujets à risque notamment les très jeunes enfants, les femmes enceintes, les patients
La dysenterie amibienne :
Elle se traite par une cure de 1 à 3 jours de Tinidazole (Fasigyne 500mg ®) ou de Secnidazole
Elle est traitée par le métronidazole Par voie intraveineuse jusqu’à l’amélioration rapide de
l'état général, puis le relais thérapeutique se fait par voie orale. Une réanimation hydro électrolytique
est souvent utile en cas d’altération de l’état général, ainsi que l’adjonction d’une antibiothérapie à
large spectre. Une colectomie chirurgicale est nécessaire en cas de nécrose ou de perforation.
L'amoebome :
cancer colique.
La colopathie postamibienne :
Elle doit être traitée comme une colopathie fonctionnelle en commençant d’abord sur
l’éviction des épices et des graisses, des antispasmodiques intestinaux comme la Trimébutine
(Débridat ®), des neurosédatifs, voire des cures thermales à eau chlorurée magnésienne pour les
côlons atones et à eau faiblement minéralisée pour les côlons spasmodiques. A noter que les
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Épidémiologie des Amibes :
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III. Recommandations
Étant donné qu’il n’y a pas d’hôte intermédiaire dans le cycle des amibes et que l’homme et
le seul réservoir, il est difficile de penser à une éradication de ces parasitoses. Cependant il est
possible de limiter leur propagation par une bonne prévention et lutte contre le péril fécal quel
À titre collectif, Il faut dépister et traiter les porteurs sains qui disséminent des kystes
et mettre à disposition de la population des latrines pour une meilleure gestion des déchets
humains. il est aussi primordial de faciliter l'accès à l'eau potable et faire des campagnes
contrôle de l'épandage de matières fécales humaines pour l'agriculture est d’une importance
capitale autant que l’amélioration de l’accès aux médicaments freiné par la pauvreté en
À titre individuel, le respect des règles d’hygiène s'impose dès l'enfance, l'amoebose peut
survenir très tôt dans la vie: lavage des mains après chaque selle et avant chaque repas, ingestion
d'eau filtrée ou bouillie, nettoyage soigneux des crudités et des fruits avec de l’eau propre.
jours, est surprenante malgré la simplicité des mesures prophylactiques. La multiplication des
études d’immunisation ciblant certaines molécules d’E. histolytica, permettent de garder l’espoir
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Épidémiologie des Amibes :
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A l’issue de notre étude, nous jugeons bon d’insister sur quelques points d’une
importance particulière :
- Faire parvenir au laboratoire les selles fraichement émises et dans les plus brefs
délais.
- La répétition des EPS 3 fois espacés de quelques jours à cause des périodes
parasitologiquement muettes.
d’analyse.
les collectivités.
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Épidémiologie des Amibes :
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Épidémiologie des Amibes :
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d’après l’OMS 10% de la population mondiale dont 10 % d’entre eux pourraient être
symptomatiques. Notre travail a permis d’éclaircir ces derniers chiffres dans notre contexte
marocain. La prévalence moyenne de l’amibiase intestinale sur les dix ans de l’étude était de
7,78%, répartie en 92,4% pour l’amibiase infestation contre 7,6% pour l’amibiase maladie
diagnostiquée par la mise en évidence de la souche certainement pathogène E.h.h. Une telle
prévalence assez faible d’Entamoeba histolytica histolytica, doit être interprétée en tenant
compte de deux réalités. La première, c’est que les neufs sur dix des porteurs sains des amibes
pourront garder jusqu’à des années un pouvoir infestant chronique. Ceci demeure,encore de nos
jours, un véritable problème de santé publique. Alors que la deuxième apparait dans notre
population de l’étude qui était majoritairement d134es militaires et des citadins avec un niveau
socio-économique moyen. Par conséquent, nos résultats ne traduisent pas l’état des patients
résidants en milieu rural ou souffrant de la précarité. C'est ainsi qu' un élargissement du spectre
de ces études, par des enquêtes similaires portant essentiellement sur le milieu rural serait
souhaitable.
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Épidémiologie des Amibes :
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Épidémiologie des Amibes :
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Résumé
entier et demeure encore à nos jours un sérieux problème de santé publique. Dans le but de
de Marrakech, une étude rétrospective a été menée sur une période de dix ans, du janvier 2006
Marrakech. 11497 examens parasitologiques des selles (EPS) ont été pratiqués chez 6600 patients
dont 2617 examens ont été positifs soit un indice parasitaire simple de 22,76%. Notre étude
avait inclu aussi 686 EPS effectués chez des enfants dont 142 ont été positifs soit un indice
parasitaire de 20,7%. L’âge moyen de nos patients était de 30 ans (2 mois-75 ans). Chaque
patient a bénéficié d’au moins un EPS en incluant une lecture à l’état frais, après la coloration
au Lugol et enfin après la concentration par la technique de Willis et Ritchie. Parmi les parasites
rencontrés, les amibes viennent en tête avec 64,84 % suivi par Blastocystis hominis (21,10%), les
flagellés (7,45%), les helminthes (6,41%) et en dernier lieu les coccidies (0,19%). L’indice
parasitaire spécifique (IPSp) a permis aux rhizopodes d'occuper la première place avec une
prévalence de 17,85%. Parmi toutes les amibes identifiées, celles non pathogènes ont été les
plus communes et ont été observées dans 44% des EPS contre 35% pour Entamoeba histolytica
respectivement 30% et 11% des amibes recensées contre 3% pour Entamoeba hartmani et 0,77%
92,4% pour l’amibiase infestation contre 7,6% pour l’amibiase maladie. Le parasitisme amibien
global était manifeste durant toutes les saisons de l’année mais avec une légère recrudescence
données rapportées par les études similaires. Même si le présent travail montre une prévalence
relativement faible des parasitoses intestinales qui est due aux contrôles réguliers de l’hygiène
dont bénéficie cette catégorie de citoyens marocains, il faut toujours insister sur le respect
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
Abstract
Amoebiasis is the third cause of mortality and morbidity parasite in the world and still
remain a serious public health problem. In order to determine the epidemiological profile of
amoebas and intestinal amebiasis of the Marrakesh population, a retrospective study was
conducted over a period of ten years, from January 2006 to December 2015 in the parasitology
examinations of stools were performed on 6600 patients with 2617 examinations were positive.
The parasite rate is 22.76%. Our study also included 686 parasitological examinations of stools
performed on children which 142 of them are positive. The parasite rate is 20.7%. The average
age of our patients was 30 years old (2 months-75 years old). Each patient received at least an
EPS including a reading fresh after Lugol staining and finally after the concentration by the
technique of Ritchie and Willis. Among the identified parasites, amoebas come out on top with
helminths (6.41%) and lastly coccidia (0.19%). The specific parasite rate allowed rhizopods to
take first place with a prevalence of 17.85% . Of all the identified amoebae, no pathologic were
the most common and observed in 44% of parasitological examinations of stools against 35% for
Entamoeba histolytica pathogenic. Entamoeba coli and endolimax nanus were predominant
representing 30% and 11% of the amoebae identified against 3% for Entamoeba hartmani and
0.77% for Pseudolimax butschlii. The prevalence of intestinal amebiasis was 7.78% distributed
into 92.4% for amebiasis outbreak against 7.6% for amebiasis disease. The amoebic overall
parasitism was manifested during all seasons of the year with a slight increase summer-spring.
The different results obtained are comparable to the data reported by similar studies. Although
this study shows a relatively low prevalence of intestinal parasites is due to regular checks on
hygiene enjoyed this class of Moroccan citizens, we must always insist on strict compliance with
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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans
ﻣﻠﺧﺹ
ﻳﻌﺪﱡ ﺩﺍء ﺍﻷﻣﻴﺒﻴﺎ ﺛﺎﻟﺚ ﺳﺒﺐ ﻟﻠﻮﻓﻴﺎﺕ ﻭﺍﻻﻋﺘﻼﻝ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻲ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺎﻟﻢ ﺣﻴﺖ ﻣﺎﺯﺍﻝ ﻳﺼﻨﻒ ﻛﻤﺸﻜﻠﺔ ﺻﺤﻴﺔ
ﻋﺎﻣﺔ ﺧﻄﻴﺮﺓ .ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﺍﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺍﻟﻮﺑﺎﺋﻴﺔ ﻟﻸﻣﻴﺒﺎ ﻭﻹﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﻘﻮﻟﻮﻧﻲ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ﻟﺪﺍ ﺳﺎﻛﻨﺔ ﻣﺮﺍﻛﺶ ،ﺃﺟﺮﻳﺖ
ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺑﺄﺛﺮ ﺭﺟﻌﻲ ﻋﻠﻰ ﻣﺪﻯ ﻋﺸﺮ ﺳﻨﻮﺍﺕ ،ﺧﻼﻝ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺬﺓ ﻣﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ 2006ﺇﻟﻰ ﺩﺟﻨﺒﺮ 2015ﻓﻲ ﻗﺴﻢ
ﻋﻠﻢ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﻭﺍﻟﻔﻄﺮﻳﺎﺕ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ .ﺗﻢ ﺇﻧﺠﺎﺯ 11497ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﺮﺍﺯ
ﻟﻔﺎﺋﺪﺓ 6600ﻣﺮﻳﺾ ،ﺣﻴﺖ ﻛﺎﻧﺖ 2617ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺇﻳﺠﺎﺑﻴﺔ ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻳﻜﻮﻥ ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻲ .٪22.76ﺷﻤﻠﺖ
ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺃﻳﻀﺎ 686ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺑﺮﺍﺯ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ،ﺣﻴﺖ ﻛﺎﻧﺖ 142ﻣﻨﻬﺎ ﺇﻳﺠﺎﺑﻴﺔ ﺃﻱ ﻣﺎﻳﻌﺎﺩﻝ ٪20.7ﻛﻤﻌﺪﻝ
ﻁﻔﻴﻠﻲ .ﻛﺎﻥ ﻣﻌﺪﻝ ﺃﻋﻤﺎﺭ ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ ﺛﻼﺛﻮﻥ ﻋﺎﻣﺎ ً .ﻛﻞ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﺮﺍﺯ ﺗﻀﻤﻨﺖ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺃﻭﻟﻴﺔ ﺑﺎﻟﻌﻴﻦ ﺍﻟﻤﺠﺮﺩﺓ
ﺑﻌﺪﻫﺎ ﺑﺎﻟﻤﺠﻬﺮ ﺍﻟﻀﻮﺋﻲ ﺛﻢ ﺍﻟﺘﺮﻛﻴﺰ ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺗﻘﻨﻴﺔ ﺭﻳﺘﺸﻲ ﻭﻭﻳﻠﻴﺲ .ﻟﻘﺪ ﻫﻴﻤﻨﺖ ﺍﻷﻣﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ٪64.84ﻣﻦ
ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﺸ ّﺨﺼﺔ ﺗﻠﻴﻬﺎ ﺍﻟﻤﺘﺒﺮﻋﻤﺔ ﺍﻟﻜﻴﺴﻴﺔ ﺍﻟﺒﺸﺮﻳﺔ ) ،(٪21.10ﺍﻟﺪﻳﺪﺍﻥ ﺍﻟﺪﺑﻮﺳﻴﺔ ) (٪7.45ﺛﻢ ﺍﻟﺪﻳﺪﺍﻥ
ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺔ ) (٪6.41ﻭﺃﺧﻴﺮﺍ ﺍﻟﻜﻮﻛﺴﻴﺪﻳﺎ )..(٪0.19ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﺮﺻﻮﺩﺓ ،ﺇﺣﺘﻠﺖ ﺍﻷﻣﻴﺒﺎ ﺭﺃﺱ ﺍﻟﻘﺎﺋﻤﺔ
ﻣﻊ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ ﻧﺎﻫﺰ .17.85 ٪ﻛﺎﻧﺖ ﺍﻻﻣﻴﺒﺎ ﻏﻴﺮ ﺍﻟﻤﻤﺮﺿﺔ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺷﻴﻮﻋﺎ ﺏ ٪44ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻻﻣﻴﺒﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ
ﺍﻟﻤﺸﺨﺼﺔ ﻭﺫﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺘﻮﺍﻟﻲ ﺏ ٪30ﻭ ٪11ﻣﻘﺎﺑﻞ ٪3ﻟﻠ ُﻤﺘ َ َﺤ ّ ِﻮﻟَﺔُ ﺍﻟﻬﺎﺭﺗْﻤﺎﻧِﻴﱠﺔ ﻭ ٪0.77ﻟﺒﺴﻮﺩﻟﻴﻤﺎﻛﺲ ﺑﻮﺗﺸﻠﻲ .ﻛﺎﻥ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ
ﺍﻹﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﻘﻮﻟﻮﻧﻲ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ،٪7.78ﻣﻮﺯﻉ ﺇﻟﻰ ٪92.4ﻟﻠﺤﺎﻟﺔ ﺍﻟﻤﺰﻣﻨﺔ ﻧﻈﻴﺮ ٪7.6ﻟﻠﺤﺎﺩﺓ .ﻟﻮﺣﺾ ﺍﻟﺘﻄﻔﻞ ﺍﻟﻌﺎﻡ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ﻁﻴﻠﺔ
ﺟﻤﻴﻊ ﻓﺼﻮﻝ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﻣﻊ ﺯﻳﺎﺩﺓ ﻁﻔﻴﻔﺔ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﺼﻴﻒ ﻭ ﺍﻟﺮﺑﻴﻊ.ﺗﻌﺪﱡ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎﺧﻼﻝ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ ﻟﻠﺒﻴﺎﻧﺎﺕ
ﺍﻟﺘﻲ ﺧﻠﺼﺖ ﺇﻟﻴﻬﺎ ﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ .ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ ﺃﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺗﻈﻬﺮ ﺍﻻﻧﺘﺸﺎﺭ ﺍﻟﻤﻨﺨﻔﺾ ﻧﺴﺒﻴﺎ ﻟﻠﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﻌﻮﻳﺔ،ﺍﻟﺮﺍﺟﻊ ﺇﻟﻰ
ﺍﻟﻤﺮﺍﻗﺒﺔ ﺍﻟﻤﻨﺘﻈﻤﺔ ﻟﻠﻨﻈﺎﻓﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﺘﻊ ﺑﻬﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺸﺮﻳﺤﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﻮﺍﻁﻨﻴﻦ ﺍﻟﻤﻐﺎﺭﺑﺔ،ﻓﻘﺪ ﻭﺟﺐ ﺍﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﻋﻠﻰ ﺍﻻﻣﺘﺜﺎﻝ ﺍﻟﺼﺎﺭﻡ ﻟﻘﻮﺍﻋﺪ ﺍﻟﻮﻗﺎﻳﺔ
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ﺃ ْﻗﺴِﻢ ِﺑﺎ� ﺍﻟﻌَ ِﻈﻴﻢ
ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ.
َ ﺃﻥ
ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ
ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ ﻭﺍﻷ َﺣﻮﺍﻝ ﺻ َﻭﺃﻥ ﺃ ُ
ﺽ
ﻭﺍﻟﻤﺮ ِ
َ ﻼﻙ َﺑﺎ ِﺫﻻً ﻭ ْ
ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﻨﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ
ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ.
ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ.
ﺳﺘﺮ ﻋ َْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ ،ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ
ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َﻆ ِﻟﻠﻨَ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎ ِﺋﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ ،ﺑﺎﺫﻻ ِﺭﻋَﺎ َﻳﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ َ
ﺃﻛﻮﻥ ﻋَﻠﻰ َ ﻭﺃﻥ
ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ ،ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻟﻄﺎﻟﺢ ،ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ.
ﺍﻟﻠﺟﻧﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ ﺱ .ﺍﻟﺯﻭﻫﻳﺭ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﺣﻳﺎء ﺍﻟﺩﻗﻳﻘﺔ ﻭ ﺍﻟﻔﻳﺭﻭﺳﺎﺕ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ ﺍﻟﺳﻳﺩ ﺭ .ﻣﻭﺗﺎﺝ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﻁﻔﻳﻠﻳﺎﺕ ﻭﺍﻟﻔﻁﺭﻳﺎﺕ
ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ ﻝ .ﺃﺭﺳﻼﻥ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻣﺑﺭﺯﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﺣﻳﺎء ﺍﻟﺩﻗﻳﻘﺔ ﻭ ﺍﻟﻔﻳﺭﻭﺳﺎﺕ
ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ ﺍﻟﺳﻳﺩ ﻉ .ﺑﻭﺧﻳﺭﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﻛﻳﻣﻳﺎء ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ