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Épidémiologie des Amibes à Marrakech

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Année 2016 Thèse N° : 119

Épidémiologie des amibes :


Expérience du service de Parasitologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech
sur une période de dix ans.

THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 13/06/2016
PAR
Mr. Mustapha RABOUA
P P

Né le 13 Novembre 1988 à Kouhaiz

POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE

MOTS-CLÉS :
Amibes - Entamoeba histolytica – Entamoeba dispar -Amibiase intestinale
Prévalence – Maroc.

JURY
M. S. ZOUHAIR PRÉSIDENT
Professeur de Microbiologie - Virologie
M. R. MOUTAJ RAPPORTEUR
Professeur de Parasitologie - Mycologie
Mme.
P P L. ARSALANE
Professeur agrégée de Microbiologie - Virologie
JUGES
M. A. BOUKHIRA
Professeur agrégé de Biochimie -Toxicologie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes
malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
Déclaration Genève, 1948
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH

Doyens Honoraires : Pr Badie Azzaman MEHADJI


: Pr Abdalheq ALAOUI YAZIDI

ADMINISTRATION

Doyen : Pr Mohammed BOUSKRAOUI

Vice doyen à la Recherche et la Coopération : [Link]. Mohamed AMINE

Vice doyen aux Affaires Pédagogique : Pr. EL FEZZAZI Redouane

Secretaire Générale : Mr Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABOULFALAH Abderrahim Gynécologie- FINECH Benasser Chirurgie – générale
obstétrique
AIT BENALI Said Neurochirurgie GHANNANE Houssine Neurochirurgie

AIT-SAB Imane Pédiatrie KISSANI Najib Neurologie

AKHDARI Nadia Dermatologie KRATI Khadija Gastro- entérologie

AMAL Said Dermatologie LMEJJATI Mohamed Neurochirurgie

ASMOUKI Hamid Gynécologie- LOUZI Abdelouahed Chirurgie – générale


obstétrique B
ASRI Fatima Psychiatrie MAHMAL Lahoucine Hématologie - clinique

BENELKHAIAT BENOMAR Chirurgie - générale MANSOURI Nadia Stomatologie et chiru


Ridouan maxillo faciale
BOUMZEBRA Drissi Chirurgie Cardio- MOUDOUNI Said Urologie
Vasculaire Mohammed
BOUSKRAOUI Mohammed Pédiatrie A MOUTAOUAKIL Ophtalmologie
Abdeljalil
CHABAA Laila Biochimie NAJEB Youssef Traumato- orthopédie

CHELLAK Saliha Biochimie- chimie OULAD SAIAD Chirurgie pédiatrique


Mohamed
CHOULLI Mohamed Khaled Neuro pharmacologie RAJI Abdelaziz Oto-rhino-laryngologie

DAHAMI Zakaria Urologie SAIDI Halim Traumato- orthopédie

EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SAMKAOUI Mohamed Anesthésie-


Abdenasser réanimation
EL HATTAOUI Mustapha Cardiologie SARF Ismail Urologie

ELFIKRI Abdelghani Radiologie SBIHI Mohamed Pédiatrie B

ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne SOUMMANI Gynécologie-


Abderraouf obstétrique A/B
ETTALBI Saloua Chirurgie réparatrice et YOUNOUS Said Anesthésie-
plastique réanimation
FIKRY Tarik Traumato- orthopédie
A

Professeurs Agrégés

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABKARI Imad Traumato- EL OMRANI Abdelhamid Radiothérapie
orthopédie B
ABOU EL HASSAN Taoufik Anésthésie- FADILI Wafaa Néphrologie
réanimation
ABOUCHADI Abdeljalil Stomatologie et chir FAKHIR Bouchra Gynécologie- obstétrique
maxillo faciale A
ABOUSSAIR Nisrine Génétique FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique B

ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale

ADERDOUR Lahcen Oto- rhino- HAJJI Ibtissam Ophtalmologie


laryngologie
ADMOU Brahim Immunologie HAOUACH Khalil Hématologie biologique

AGHOUTANE El Mouhtadi Chirurgie HAROU Karam Gynécologie- obstétrique


pédiatrique A B
AIT AMEUR Mustapha Hématologie HOCAR Ouafa Dermatologie
Biologique
AIT BENKADDOUR Yassir Gynécologie- JALAL Hicham Radiologie
obstétrique A
AIT ESSI Fouad Traumato- KAMILI El Ouafi El Chirurgie pédiatrique B
orthopédie B Aouni
ALAOUI Mustapha Chirurgie- vasculaire KHALLOUKI Anesthésie- réanimation
péripherique Mohammed
AMINE Mohamed Epidémiologie- KHOUCHANI Mouna Radiothérapie
clinique
AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie KOULALI IDRISSI Khalid Traumato- orthopédie

ANIBA Khalid Neurochirurgie KRIET Mohamed Ophtalmologie

ARSALANE Lamiae Microbiologie - LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie


Virologie
BAHA ALI Tarik Ophtalmologie LAKMICHI Mohamed Urologie
Amine
BASRAOUI Dounia Radiologie LAOUAD Inass Néphrologie

BASSIR Ahlam Gynécologie- LOUHAB Nisrine Neurologie


obstétrique A
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MADHAR Si Mohamed Traumato- orthopédie A

BEN DRISS Laila Cardiologie MANOUDI Fatiha Psychiatrie

BENCHAMKHA Yassine Chirurgie réparatrice MAOULAININE Fadl Pédiatrie


et plastique mrabih rabou
BENHIMA Mohamed Amine Traumatologie - MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
orthopédie B
BENJILALI Laila Médecine interne MEJDANE Abdelhadi Chirurgie Générale

BENZAROUEL Dounia Cardiologie MOUAFFAK Youssef Anesthésie - réanimation

BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie MOUFID Kamal Urologie

BOUKHANNI Lahcen Gynécologie- MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique


obstétrique B
BOUKHIRA Abderrahman Toxicologie NARJISS Youssef Chirurgie générale

BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie B NEJMI Hicham Anesthésie- réanimation

BOURROUS Monir Pédiatrie A NOURI Hassan Oto rhino laryngologie

BSISS Mohamed Aziz Biophysique OUALI IDRISSI Mariem Radiologie

CHAFIK Rachid Traumato- QACIF Hassan Médecine interne


orthopédie A
CHAFIK Aziz Chirurgie thoracique QAMOUSS Youssef Anésthésie- réanimation

CHERIF IDRISSI EL GANOUNI Radiologie RABBANI Khalid Chirurgie générale


Najat
DRAISS Ghizlane Pédiatrie RADA Noureddine Pédiatrie A

EL BOUCHTI Imane Rhumatologie RAIS Hanane Anatomie pathologique

EL HAOURY Hanane Traumato- ROCHDI Youssef Oto-rhino- laryngologie


orthopédie A
EL MGHARI TABIB Ghizlane Endocrinologie et SAMLANI Zouhour Gastro- entérologie
maladies
métaboliques
EL ADIB Ahmed Rhassane Anesthésie- SORAA Nabila Microbiologie - virologie
réanimation
EL ANSARI Nawal Endocrinologie et TASSI Noura Maladies infectieuses
maladies
métaboliques
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale TAZI Mohamed Illias Hématologie- clinique

EL BOUIHI Mohamed Stomatologie et chir ZAHLANE Kawtar Microbiologie - virologie


maxillo faciale
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie B ZAHLANE Mouna Médecine interne

EL IDRISSI SLITINE Nadia Pédiatrie ZAOUI Sanaa Pharmacologie

EL KARIMI Saloua Cardiologie ZIADI Amra Anesthésie - réanimation

EL KHAYARI Mina Réanimation


médicale

Professeurs Assistants

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité

ABIR Badreddine Stomatologie et FAKHRI Anass Histologie- embyologie


Chirurgie maxillo cytogénétique
faciale
ADALI Nawal Neurologie FADIL Naima Chimie de Coordination
Bioorganique
ADARMOUCH Latifa Médecine GHAZI Mirieme Rhumatologie
Communautaire
(médecine préventive,
santé publique et
hygiène)
AISSAOUI Younes Anesthésie - HAZMIRI Fatima Ezzahra Histologie –
réanimation Embryologie -
Cytogénéque
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses

ALJ Soumaya Radiologie KADDOURI Said Médecine interne

ARABI Hafid Médecine physique et LAFFINTI Mahmoud Psychiatrie


réadaptation Amine
fonctionnelle
ATMANE El Mehdi Radiologie LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
BAIZRI Hicham Endocrinologie et LAKOUICHMI Stomatologie et
maladies Mohammed Chirurgie maxillo faciale
métaboliques
BELBACHIR Anass Anatomie- LOQMAN Souad Microbiologie et
pathologique toxicologie
environnementale
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MARGAD Omar Traumatologie -
orthopédie
BELHADJ Ayoub Anesthésie - MLIHA TOUATI Oto-Rhino -
Réanimation Mohammed Laryngologie
BENHADDOU Rajaa Ophtalmologie MOUHSINE Abdelilah Radiologie

BENLAI Abdeslam Psychiatrie NADOUR Karim Oto-Rhino -


Laryngologie
CHRAA Mohamed Physiologie OUBAHA Sofia Physiologie

DAROUASSI Youssef Oto-Rhino - OUERIAGLI NABIH Psychiatrie


Laryngologie Fadoua
DIFFAA Azeddine Gastro- entérologie SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie

EL AMRANI Moulay Driss Anatomie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique

EL HAOUATI Rachid Chiru Cardio SERGHINI Issam Anesthésie -


vasculaire Réanimation
EL HARRECH Youness Urologie SERHANE Hind Pneumo- phtisiologie

EL KAMOUNI Youssef Microbiologie TOURABI Khalid Chirurgie réparatrice et


Virologie plastique
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale ZARROUKI Youssef Anesthésie -
Réanimation
EL MEZOUARI El Moustafa Parasitologie ZIDANE Moulay Chirurgie Thoracique
Mycologie Abdelfettah
A cœur vaillant rien d’impossible
A conscience tranquille tout est accessible
Quand il y a la soif d’apprendre
Tout vient à point à qui sait attendre
Quand il y a le souci de réaliser un dessein
Tout devient facile pour arriver à nos fins
Malgré les obstacles qui s’opposent
En dépit des difficultés qui s’interposent
Les études sont avant tout
Notre unique et seul atout
Ils représentent la lumière de notre existence
L’étoile brillante de notre réjouissance

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal


Nous partons ivres d’un rêve héroïque et brutal
Espérant des lendemains épiques
Un avenir glorieux et magique
Souhaitant que le fruit de nos efforts fournis
Jour et nuit, nous mènera vers le bonheur fleuri
Aujourd’hui, ici rassemblés auprès des jurys,
Nous prions dieu que cette soutenance
Fera signe de persévérance
Et que nous serions enchantés
Par notre travail honoré

 Je dédie cette thèse à …


Allah
Qu’il nous couvre de sa bénédiction.
AMEN

A mes très chers parents


U

C’est pour moi un jour d’une grande importance, car je sais que vous êtes à la fois fières et
heureux de voir le fruit de votre éducation et de vos efforts inlassables se concrétiser.
Je ne sais pas si les mots avaient prévu de décrire des parents aussi dignes de leur titre, mais je
sais que vous avez été les parents exemplaires que j’ai toujours voulu rendre fière.
C’est grâce à votre amour, votre tendresse et vos prières, qu’aujourd’hui, j’espère que vous
trouverez dans ce travail, l’a aboutissement de ces longues années de sacrifices et la
concrétisation d’une profonde gratitude..
Merci de m’avoir tant donnée sans attendre à recevoir
Puisse Dieu m’aider pour rendre un peu soit-il de ce que vous m’avez donné.

A ma grand-mère
U

C’est une grâce du Seigneur que de t’avoir parmi nous aujourd’hui. J’ai eu pour privilège de
bénéficier de ta tendresse et ton réconfort. Plus qu’une grand-mère tu as été une maman, une
confidente pour moi et je prie Dieu de continuer de t’accorder la force et la santé pour que nous
puissions toujours jouir de tes bons soins

Mes Frères : Tariq, Atman, Abderrahim et ma sœur : Meryem


U

Que ce travail soit pour vous la preuve de mon attachement au symbole de la compassion que
vous représentez pour nous tous.
Vous étiez toujours attentifs à mes moindres besoins et même à certains de mes caprices.
Vous m’êtres très chers et j’ai beaucoup d’affection pour vous.
Puisse ce travail être le témoignage de ma tendresse et de mon indéniable amour.
Que dieu vous protège et vous procure santé, bonheur et succès dans toute votre vie

A tous mes ONCLES et TANTES


U

Ce travail est aussi le fruit de vos encouragements et de vos bénédictions.


Soyez assurés de ma profonde gratitude.
A tous mes cousins et cousines
Vous m’avez soutenu et comblé tout au long de mon parcours. Que ce
Travail soit témoignage mes sentiments les plus sincères et les plus affectueux.
Puisse dieu vous procurer bonheur et prospérité.
A toute la famille Raboua et Chater
Ce travail est aussi le fruit de vos encouragements et de vos bénédictions
Je vous dédie ce travail en témoignage de ma reconnaissance et de mon respect
Puisse dieu vous procurer bonheur et prospérité.
A mes très chèr amis
Keita,Youssef, Abdelkrim, Abderrahim, Houssaine, Hassan, Zaki,
Mohammed , Rachid, Ayoub, iSmail, Hamid, Adil, Marouane...

En souvenir des plus beaux instants qu'on a passés ensemble


Vous étiez toujours là pour me soutenir, m’aider et m’écouter.
Merci pour les bons moments que nous avons passés ensemble,
De votre soutien et de votre serviabilité.
Que Dieu vous protège et vous procure joie et bonheur et que notre amitié reste à jamais
A Mes très chers amis et collègues Amimiens :

J’ai toujours senti que vous êtes ma deuxième famille que j'aime et je respecte.
Je vous remercie pour tous ce que vous m’avez apportés.
Avec tout mon respect et toute mon affection
Aux belles rencontres

Je ne crois pas au hasard, je crois que les personnes qui croisent notre chemin ne sont pas là sans
raison. Cette collision fût brutale, mais essentielle.

Spécial dédicae au Professeur Mezouari mostafa


Vous étiez toujurs là pour me soutenir, m’aider et m’écouter. Merci pour votre soutien et de
votre serviabilité. Tous les mots mots ne sauraient exprimer la gratitude, le respect et la
reconnaissance sincère que j’ai pour vous
A
Tous ceux qui me sont chers et que j’ai involontairement omis de citer.
A
Tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce travail.
A mon Maitre et rapporteur de thèse professeur
R. Moutaj,
Professeur de Parasitologie-Mycologie

Je vous remercie tout particulièrement pour tout ce que vous avez fait pour m’encadrer.
Vous avez dirigé et accompagné de très près, à vrai dire pas à pas, jour par jour,
Et avec beaucoup de patience, l’élaboration de ce travail.
L’appui, le soutien et les encouragements
Que vous m’avez apportés tout au long de ce travail,
Votre détermination, votre attention aiguë aux tout petits détails,
Votre rigueur fort utile mais toujours bien assortie de vos nombreuses autres qualités
humaines, ont apporté une valeur inappréciable et déterminante dans l’achèvement de
ce travail.
Veuillez trouver ici le témoignage de ma profonde reconnaissance et de ma
gratitude.

A notre maitre et président de thèse professeur


S. Zouhair
Professeur de Microbiologie - Virologie

Mes sincères remerciements et ma gratitude pour avoir accepte de juger ce travail et d’en
présider le jury de soutenance.
Un grand merci pour la qualité de votre enseignement.
Votre savoir et votre sagesse suscitent toute notre admiration
Que vous soyez assuré de mon entière reconnaissance.
Vous nous avez fait un grand honneur en acceptant Aimablement la présidence de notre jury
A notre maitre et juge de thèse professeur
L. Arsalane
Professeur agrégée de Microbiologie - Virologie

Vous nous avez honoré d’accepter avec grande sympathie de siéger parmi notre jury de thèse.
Nous vous somme infiniment reconnaissants
Veuillez trouver ici l’expression de notre respectueuse considération et notre profonde
admiration pour toutes vos qualités scientifiques et humaines.
Ce travail est pour nous l’occasion de vous témoigner de notre profonde gratitude

A notre maitre et juge de thèse professeur


A. Boukhira
Professeur agrégé de Biochimie -Toxicologie

Nous vous somme très reconnaissant pour l’honneur que vous nous avez fait
En acceptant de siéger parmi mon jury de thèse,
Pour l’amour, le respect et la valeur que vous nous accordez.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour votre bienveillance
Et pour la simplicité avec lesquelles vous nous avez accueillis.
Veuillez trouver ici, cher Professeur,
Le témoignage de ma grande estime et de ma sincère reconnaissance.
Liste des abréviations

HMA : Hôpital Militaire Avicenne

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

E.P.S : Examen Parasitologique des Selles

I.P.S : Index Parasitaire Simple

I.P.P : indice Polyparasitaire

I.P.C : Indice Parasitaire Corrigé

[Link] : Indice Parasitaire Spécifique

E. histolytica : Entamoeba histolytica

E. coli : Entamoeba coli

E nanus : Endolimax nanus

E. hartmani : Entamoeba hartmani

P butschlii : Pseudolimax butschlii

E.H.H : Entamoeba histolytica histolytica

ED : Examen Direct

CC : Concentration

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ELISA : Enzyme-linked immunosorbent assay

HAI : Hémagglutination Indirecte.

IFI : Immunofluorescence indirecte

Kg : kilogramme

Mg : milligramme

IV : intra veineuse

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine

PCR : Réaction en chaîne par polymérase


INTRODUCTION 1
OBJECTIFS DE L’ETUDE : 4

PATIENTS ET METHODES 5
I. Type, lieu et durée d’étude 6
II. Patients 6
III. Méthodologie 6
1. Recueil des données : 6
2. Analyse statistique : 7
3. Examen parasitologique des selles : 7

RESULTATS 8
I. Analyse descriptive de la population de l’étude : 9
1. Description des patients en fonction de la civilité : 9
2. Répartition de la population en fonction du sexe : 9
3. Étude des patients en fonction de l’âge : 10
4. Répartition de la population selon l’hospitalisation : 10
5. Distribution de la population en fonction des années de l’étude : 11
IV. Épidémiologie des parasitoses intestinales : 11
1. Prévalence des parasites intestinaux : 11
2. Etude selon la civilité 18
3. Distribution en fonction du sexe 18
4. Répartition selon l’âge: 19
5. Description en fonction de l’hospitalisation 20
6. Répartition selon les années de l’étude 20
V. Épidémiologie des amibes 21
1. Caractéristiques démographiques 21
1.1. Description en fonction de la civilité 21
1.2. Distribution selon le sexe 22
1.3. Étude en fonction de l’âge : 23
1.4. Répartition selon l’hospitalisation 24
2. Distribution des amibes dans le temps 24
2.1. Répartition selon les années de l’étude 24
2.2. Description en fonction des saisons 25
3. Prévalence des amibes non pathogènes 26
3.1. Prévalence globale : 26

3.2. Prévalence chez l’adulte 28

3.3. Prévalence chez l’enfant 30

3.4.. Etude des formes végétatives des amibes non pathogènes: 31


4. Prévalence de l’amibiase intestinale 32
4.1. Prévalence globale : 32
4.2. Prévalence de l’Amibiase chez l’adulte 33
A. Prévalence de l’amibiase maladie 34
B. Prévalence de l’amibiase infestation 34
4.3. Prévalence de l’amibiase chez l’enfant : 34
5. Étude du polyparasitisme intestinal amibien 35
5.1. Etude chez l’adulte 35
5.2. Description chez l’enfants: 35
VI. Étude des outils du diagnostic parasitologique des selles 36
1. Etude de la répétition des examens parasitologiques des selles (E.P.S) 36
2. Influence de la technique d’enrichissement sur l’index parasitaire 37

DISCUSSION 38
I. Discussion des résultats : 39
1. Discussion des résultats de la population parasitée totale 39
2. Discussion des résultats de l’adulte 43
3. Discussion des résultats de l’enfant : 44
4. Commentaire sur les moyens diagnostiques des parasitoses intestinales 52
II. Revue de littérature sur les amibes et l’amibiase 52
1. Entamoeba histolytica 53
2. Amibes intestinales non pathogènes 59
3. Amibiase intestinale : 70
III. Recommandations 93

CONCLUSION 95

RÉSUMÉS 97

BIBLIOGRAPHIE 101
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

-1-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Les amibes intestinales sont des protozoaires constituant le sous-embranchement des

rhizopodes et caractérisés par une motilité cellulaire grâce à des pseudopodes ainsi qu’une

reproduction asexuée. Ils sont classés en fonction de la morphologie du noyau en deux groupes : le

noyau type «Entamibe » présent chez les amibes du genre Entamoeba et type « Limax » chez les

amibes du genre Pseudolimax et Endolimax. Le genre Entamoeba regroupe plusieurs espèces dont

une seule est pathogène certaine, du fait de son action nécrosante sur les cellules, responsable de

l’amibiase (nom actuel amoebose). Cette parasitose à prédominance intestinale, est selon OMS,

l’état dans lequel l’organisme humain héberge avec ou sans manifestations cliniques, un

protozoaire de la classe des rhizopodes type Entamoeba histolytica. Ce dernier été longtemps

considéré comme un agent infectieux de virulence variable en raison de la différence importante

entre le nombre des porteurs sains et le nombre des cas de l’amibiase maladie [1].

L’amibiase est une parasitose cosmopolite. Environ 10% de la population mondiale serait

infectée par des amibes parasites. 10% des sujets parasités présentent une forme invasive

intestinale ou extra intestinale et dont 90 % sont asymptomatique. L’amibiase, est la troisième

cause de mortalité par maladies parasitaires dans le monde après le paludisme et la bilharziose. Elle

affecte approximativement 50 millions des personnes, dont 40000 à 110000 décèdent chaque

année [2]. Elle constitue un véritable problème de santé publique en raison essentiellement des

conditions climatiques favorables, de l’absence ou l’insuffisance des mesures d’hygiène et

d’assainissement liées le plus souvent à la pauvreté. Ces facteurs qui concourent à la

pérennisation de la transmission des parasitoses intestinales restent très divers et complexes.

Bien que non pathogènes, toutes les autres espèces d’amibes ont un intérêt

épidémiologique incontestable, car elles sont considérées comme des indicatrices de la

contamination orofécale et de bas niveaux d’hygiène du sujet porteur.

La microscopie optique, lors d’un examen parasitologie des selles permet de différencier

spécifiquement les différentes espèces d’amibes ainsi que plusieurs d’autres espèces

-2-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

parasitaires. Toutefois, la simple étude morphologique peut s’avérer insuffisante ; notamment la

différentiation, dans les formes kystiques et trophozoïtes non hématophages, de l’espèce

pathogène : E. histolityca et non pathogène : E. dispar, qui ont été longtemps confondues [3].

La différenciation entre E. histolytica et dispar, recommandée par l’OMS, a des

conséquences considérables sur les plans épidémiologique, diagnostique et thérapeutique. En

effet, E. dispar serait 10 fois plus fréquente qu’E. histolytica invasive qui nécessite un

traitement spécifique [4].

Depuis quelques années, plusieurs techniques enzymatiques, moléculaires et génétiques,

ont été mises au point en vue de complémenter l’examen parasitologique des fèces et améliorer

la détection d’E. histolytica [5].

Les différentes enquêtes épidémiologiques portant sur les parasitoses intestinales faites

au Maroc montrent que Les amibes sont les parasites les plus prédominants avec une

prévalence de 7,40 % à Kenitra et 18,45% à Marrakech [6,7]. Quant à la prévalence d’E.

histolytica, selon ces dernières études, elle était de 7,32% à Marrakech et 3,84 % à Kenitra.

Tandis que, chez les enfants, la prévalence respective des amibes et E. histolytica est de 15% et

1,7% au CHU de Marrakech [8]. Les enfants constituent un groupe à risque, en raison de la

difficulté d’assurer une hygiène efficace à cet âge, de la lourdeur des retentissements sanitaires

des parasitoses intestinales (dénutrition, pathologies carentielles, retard de croissance …).

À l’échelle régionale, La prévalence d’E. histolytica est de 5,03 % en Tunisie, 10,6 % au

Burkina Faso et 22,6 % au Sénégal [9,10,11]. Dans les pays développés, les cas d'amibiase

concernent les immigrants, les touristes revenant des pays à forte endémicité. Il est estimé que

3% des diarrhées aigues au retour de voyage sont ainsi directement imputable à E. histolytica

[12].

-3-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

OBJECTIFS DE L’ETUDE :

Le présent travail s’est assigné comme objectifs de :

− Tracer le profil épidémiologique des amibes intestinales pathogènes chez les

patients adressés au service de parasitologie mycologie du l’hôpital militaire

Avicenne de Marrakech (HMA).

− Dresser la prévalence des amibes intestinales non pathogènes pour évaluer le

degré de contamination orofécale.

− Étudier le polyparasitisme général et celui des amibes de façon spécifique.

− Préciser les caractéristiques démographiques et socioéconomiques des patients.

− Enrichir le spectre des études réalisées à Marrakech abordant les amibes

intestinales, comparées avec d’autres études réalisées dans différentes régions du

Maroc et dans le monde afin de pouvoir situer notre pays par rapport aux pays

occidentaux et les pays de l’Afrique.

− Proposer des recommandations.

-4-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

-5-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

I. Type, lieu et durée d’étude

Il s’agit d’une étude descriptive analytique et rétrospective portant sur les résultats des

examens parasitologiques des selles (EPS) réalisés chez les adultes et les enfants au sein du

service de Parasitologie Mycologie à l’Hôpital Militaire Avicenne (HMA) de Marrakech sur une

période de 10 ans allant du janvier 2006 aux décembre 2015.

II. Patients

Les patients recrutés dans notre étude associent des adultes et des enfants (militaires et

leurs familles) hospitalisés ou consultants à l’ l’Hôpital Militaire Avicenne (HMA) de Marrakech et

les patients civils adressés des hôpitaux du CHU Mohamed VI ou du secteur privé.

III. Méthodologie

1. Recueil des données :

La collecte des renseignements est faite à partir des classeurs et des registres du service

de parasitologie mycologie de l’Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech (HMA). Les fiches

d’exploitation comprenaient : l’identité des malades (nom, prénom, sexe et âge), la date de

l’analyse, le service et les résultats macroscopiques et microscopiques des examens

parasitologique des selles (EPS).

-6-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

2. Analyse statistique :

Les données ont été saisies sur Microsoft Office Excel 2013 et exportées vers le

logiciel SPSS ( Statistical Package for Social Sciences) version 22.0 pour l’étude analytique.

3. Examen parasitologique des selles :

Chaque patient a reçu un pot stérile pour y récupérer sa selle matinale du jour de

l’examen. Les patients adressés des urgences ont déféqué au sein du service de parasitologie

mycologie.

les selles recueillies sont examinées dans les plus brefs délais après leur émission,

d’abord macroscopiquement pour noter l’aspect, la consistance, la couleur et la présence

éventuelle du sang, du mucus ou des formes parasitaires adultes. Les selles font aussi l’objet

d’un examen microscopique minutieux à l’état frais (solution saline à 0,9%), après coloration

au Lugol à 2% ou au Merthiolate Iode Formol (M.I.F) et après concentration (CC) par des

différentes techniques dont deux sont couramment préparées et utilisées dans le service de

parasitologie de l’HMA à Marrakech : la méthode de RITCHIE simplifiée et WILLIS .

-7-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

-8-
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

I. Analyse descriptive de la population de l’étude :

1. Description des patients en fonction de la civilité :

Durant la période d’étude (10 ans), nous avons inclus 11497 examens parasitologiques des

Selles (EPS) de 6600 patients, dont certains d’entre eux ont répétés cet examen deux ou trois fois

espacées de quelques jours. La population militaire était prédominante avec 82% de l’ensemble des

examens effectués. Il s’agit de 5247 militaires hommes (79,50 %) et 495 femmes (7,5%).

La population civile reste minoritaire (18%) et représentée par 541 patients du sexe

masculin (8,2%) et 317 du sexe féminin (4,80%).

Tableau I : Étude de la population en fonction de la civilité

Sexe masculin Sexe féminin Total


Population civile 541 (8,2%) 317 (4,80%) 858 (18%)
Population militaire 5247 (79,50%) 495 (7,5%) 5742 (82%)
Total 5788 812 6600

2. Répartition de la population en fonction du sexe :

Durant la période de l’étude, nous avons inclus 6192 adultes. Ils sont répartis en 5429

hommes soit 87,67% et 763 femmes soit 12,33%. Le sexe ratio (H/F) était de 7,11.

Notre étude a inclus aussi 408 enfants, dont 265 filles soit 64,86% et 143 garçons Soit

35,14%. Le sexe ratio (H/F) était de 0,54.

Tableau II : Étude de la population en fonction du sexe

Adultes Enfants
Sexe masculin Sexe féminin Sexe masculin Sexe féminin

Nombre des patients 5429 763 143 265

Pourcentage 87,67% 12,33% 35,14% 64,86%

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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

3. Étude des patients en fonction de l’âge :

Il ressort de notre étude que 58,4% des personnes ayant bénéficié des examens

parasitologiques des selles (n =6600) ont entre 21 et 40 ans .ainsi 36,28 % des patients sont

âgés entre 21 ans à 30 ans et 22,11 % entre 31 et 40 ans.

40,00% 36,28%

35,00%

30,00%
Pourcentage

25,00% 22,11%
21,74%

20,00%

15,00%

10,00% 6,80% 6,64%


5%
5,00%
0,75% 0,46%

0,00%
≤10 11--20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 ≥71
Tranches d'âge en année

Figure 1 : Répartition de la population en fonction des tranches d’âge

4. Répartition de la population selon l’hospitalisation :

La majorité des adultes sont vus en consultation externe (91,9 %) alors que seulement 9,1

% ont était hospitalisés au service de médecine à l’hôpital militaire Avicenne (HMA).

Concernant les enfants, la grande majorité était adressée du pôle mère enfant du CHU

Mohamed VI particulièrement le service de pédiatrie A et service de pédiatrie B ou des médecins

du secteur libéral.

- 10 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

5. Distribution de la population en fonction des années de l’étude :

Nous notons que le nombre des patients ayant fait objet des examens parasitologiques

des selles, aux sein du service de parasitologie mycologie à l’hôpital militaire Avicenne de

Marrakech (HMA), a doublé significativement en allant de 476 en 2006 à 951 en 2015.

14%
14% 13%

12% 11%
10% 10%
10% 9% 9% 9%
8%
8% 7%

6%

4%

2%

0%
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Figure 2 : Distribution de la population selon les années de l’étude

II. Épidémiologie des parasitoses intestinales :

1. Prévalence des parasites intestinaux :

1.1. Indice parasitaire simple (I.P.S) :

L’index parasitaire simple est le pourcentage des examens parasitologiques des selles

parasités E.P.S(+) par rapport au nombre total des examens parasitologiques effectués [13].

- 11 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Nombres des E.P.S positifs


I.P.S = ------------------------------------------- x 100
Nombre total des E.P.S effectués

Tableau III : index parasitaire simple chez la population générale

Nombre des E.P.S Pourcentage

E.P.S Positif 2617 22,76%

E.P.S Négatif 8880 77,24%

Total 11497 100%

La prévalence du parasitisme intestinal chez la population générale de notre série d’étude

était de 22,76 %. En effet, 2617 examens parasitologiques des selles (E.P.S) étaient parasités

parmi les 11497 E.P.S effectués.

a. Prévalence du parasitisme intestinal chez l’adulte :

Nous constatons que 2475 examens parasitologiques chez des patients adultes sont

parasités ce qui correspond à une prévalence d’infestation parasitaire de 22,89%.

22,89%

77,11%

E.P.S Positif E.P.S Négatif

Figure 3 : Prévalence du parasitisme intestinal chez la population adulte

- 12 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

b. Prévalence du parasitisme intestinal chez l’enfant :

Nous notons que 142 examens parasitologiques des selles ont été révélés positifs. Parmi

les 686 E.P.S pratiqués chez les enfants. L’index parasitaire simple (I.P.S) est donc d’ordre de

20,7% chez la population infantile inclue dans notre série de l’étude

20,70%

79,30%

E.P.S positifs E.P.S négatifs

Figure 4 : Prévalence du parasitisme intestinal chez l'enfant

1.2. Indice parasitaire corrigé (I.P.C) :

L’index parasitaire corrigé (I.P.C) est le pourcentage du total des parasites trouvés par

rapport au total des examens parasitologique examinés [13]. Nous rapportons que chez

l’ensemble de la population étudiée, nous avons recensé 3166 parasites soit un I.P.C de :

3166 /11497 =27,54%.

a. I.P.C chez l’adulte :

Dans 10811 EPS des patients adultes examinés nous avons relevé 2987 parasites soit un

I.P.C de 27,62 %. Cet I.P.C légèrement supérieur à l’I.P.S, correspond à un taux des patients

polyparasités.

- 13 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

b. I.P.C chez l’enfant :

Concernant les enfants, nous avons décelé 179 parasites soit un I.P.C de 26,1%

(179/686x100).

1.3. Indice parasitaire spécifique ([Link]) :

C’est le pourcentage des sujets parasités par un parasite ou un groupe de parasites par

rapport au nombre total des sujets examinés [13]. On déterminera notamment le pourcentage

des sujets parasités par un parasite ou un groupe de parasites par rapport au nombre total des

sujets parasités et le pourcentage de chaque parasite ou groupe de parasite par rapport au

nombre total de parasites recensés.

Tableau IV : Répartition des parasites chez la population étudiée

[Link] / [Link] / [Link] / nombre des


Nombre
Espèces E.P.S effectués E.P.S positifs parasites recensés
de cas
(n=11497) (n=2617) (n=3166)

Amibes 2053 17,85% 78,44% 64,84%

Blastocystis
668 5,81% 25,53% 21,10%
hominis
Protozoaires Flagellés 236 2,05% 9,02% 7,45%

Coccidies 6 0,05% 0,23% 0,19%

Total 2963 25,77% 113,22% 93,60%

Helminthes - 203 1,76% 7,75% 6,41%

a. [Link] chez l’adulte

Le parasitisme intestinal chez l’adulte était significativement dominé par les protozoaires

qui constituent 95,35% des parasites recensés (n=2994) avec une prévalence de 26,3% par

rapport aux examens parasitologiques effectués (n=10396). Quant aux helminthes, ils ne

représentaient que 4,64 % des parasites diagnostiqués avec une prévalence de 1,29% seulement

(n = 10811).

- 14 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau V: Répartition des parasites chez l’adulte

[Link]
[Link]/ E.P.S [Link] / E.P.S
Nombre de /nombre des
Espèces effectués positifs
cas parasites
(n=10811) (n=2475)
(n=2987)
Amibes 2007 18,56% 81,09% 67,19%
Blastocystis
657 6,08% 26,55% 22,00%
hominis
Protozoaires
Flagellés 178 1,65% 7,19% 5,96%
Coccidies 6 0,06% 0,24% 0,20%
Total 2848 26,34% 115,07% 95,35%
Helminthes 139 1,29% 5,62% 4,65%

Les amibes viennent en tête et représentent les parasites les plus communs dans la

population adulte d’étude, avec une prévalence globale de 18,56 % (n=10811) et 81,09% des

patients parasités (n = 2475). Blastocystis hominis occupe la 2 ème position avec une prévalence

de 6,08%, suivi par l e s flagellés et coccidies avec des prévalences respectives de 1 , 6 5 % et 0,06%

(n = 10811).

67,19%
70,00%

60,00%

50,00%

40,00%

30,00% 22%

20,00%
5,96% 4,64%
10,00% 0,20%

0,00%
Amibes Blastocystis Flagellés Helminthes Coccidies
hominis

Figure 5 : Le parasitisme intestinal chez l’adulte

- 15 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

b. [Link] chez l’enfant :

Le parasitisme intestinal chez l’enfant était dominé par les protozoaires avec plus de

64,25% (n=179 ) des parasites recensés et 81% des EPS parasités (n =142), alors que les helminthes

n’occupaient que 35,75% des parasites diagnostiqués (n=179 ) .

Tableau VI : Répartition des parasites chez l’enfant


[Link]/
[Link]/ [Link] /
Nombre de parasites
Espèces E.P.S effectués E.P.S positifs
cas recensés
(n=686) (n=142)
(n=179)
Helminthes 64 9,33% 45,07% 35,75%
Flagellés 58 8,45% 40,85% 32,40%
Amibes 46 6,71% 32,39% 25,70%
Protozoaires
Blastocystis hominis 11 1,60% 7,75% 6,15%
Total 115 16,76% 80,99% 64,25%

Les helminthes dominent le parasitisme intestinal chez l’enfant avec une prévalence de

9,33% (n = 686) et sont retrouvés dans 45% des EPS parasités contre 40,85 % pour les flagellés

(n = 142). Quant aux amibes, elle ne représente que 32,4 % des examens positifs avec 6,71% de

prévalence et occupent le 3 ème rang. En dernier lieu, les Blastocystis hominis avec une

prévalence de 1,6% et 7,75 % des E.P.S parasité.

40,00% 35,75%
32,40%
35,00%
30,00% 25,70%
25,00%
20,00%
15,00%
6,15%
10,00%
5,00%
0,00%
Helminthes Flagellés Amibes

Figure 6 : Fréquence du parasitisme intestinal chez l’enfant

- 16 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

1.4. Indice du polyparasitisme intestinal

L'indice de polyparasitisme (I.P.P) est le pourcentage des sujets polyparasités par rapport

au nombre total des examens parasitologique effectués. Cet indice est obtenu par La différence

entre l'I.P.C qui représente le taux de parasites et l'I.P.S qui représente le taux des examens

positifs (I.P.P = I.P.C – I.P.S).

Durant l’année 2014 /15, le taux de polyparasitisme était de 29% contre 71% des patients

ont été monoparasités.

71,08%

80,00%
70,00%
60,00%
50,00% 28,92%

40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%

E.P.S monoparaistés E.P.S polyparasités

Figure 7 : Indice polyparasitaire en 2014/2015.

a. I.P.P chez l’adulte :

Chez les 10811 E.P.S, pratiqués chez les patients adultes examinés, nous avons relevé

2987 parasites soit un I.P.C de 27,62 %. Alors que l’I.P.S était de : 2475 /10811 =22,89%. Le

taux des patients adultes polyparasités est donc I.P.P : I.P.C (27,62 %) -IPS (22,89 %) = 4,73%

b. I.P.P chez l’enfant

En ce qui concerne les enfants, l’I.P.S était de 20,7% alors que l’I.P.C correspondait à

179/686 =26.1%, ce que signifie que l’I.P.P est de 5,4%.

- 17 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

2. Etude selon la civilité

Les patients hommes militaires étaient dominants et représentent l’essentiel des patients

positifs. En effet, un patient sur trois est un militaire homme, et ceci est expliqué par le fait que

notre étude est réalisée au sein de l’HMA de Marrakech.

3. Distribution en fonction du sexe

L’I.P.S des patients de sexe masculin (15,18%) est supérieur à celui du sexe féminin

(7,57%), cependant cette différence n’est pas statistiquement significative (P =1).

Tableau VII : population parasité en fonction du sexe

Sexe masculin Sexe féminin


1746 871
Effectif des sujets infestés
(66 ,72%) (33,28%)
I.P.S (%) 15,18% 7,57%

3.1. Chez l’adulte :

Durant la période d’étude, le nombre des patients ayant des examens parasitologiques

des selles (E.P.S) positifs étaient de 2474 patients. Il s’agit de 1700 hommes (68 ,9%) âgés de

18 à 67 ans, avec une moyenne d’âge de 21±40 ans et de 774 (31,1%) femmes âgées de

23 à 56 ans avec une moyenne d’âge de 36 ans. Les patients parasités sont âgés de 17 à 82

ans, en moyenne 21_40 ans, avec un sexe ratio (H/F) de 2,19.

Tableau VIII : La population parasitée en fonction de l’âge

Sexe masculin Sexe féminin


Effectif des sujets infestés 1700 (68 ,9%) 775 (31,1%)
IPS (%) 15,72% 7,16%
Intervalle d’âge (année) 18_ 67 ans 23_56 ans
Moyenne d’âge 21_40 36 ans

- 18 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Nous remarquons que la moyenne d’âge des sujets parasités de sexe masculin est moins

élevée que celle des sujets parasités de sexe féminin, cette différence est statistiquement

significative (p=0,03). Nous notons aussi que l’I.P.S des patients du sexe masculin (15,72%) est

supérieur à celui des patients de sexe féminin (7,16%), Cependant cette différence n’est pas

statistiquement significative (p= 0,14).

3.2. Chez l’enfant :

Concernant les enfants, les filles étaient plus nombreuses que les garçons : 437/ 249,

avec un sexe ratio de 1,75. Parmi les 437 filles, 96 étaient parasitées, donnant ainsi une

prévalence chez le sexe féminin de 67,6%. Parmi les 154 garçons prélevés, 46 étaient porteurs

d’au moins un parasite intestinal, ce qui correspond à une prévalence de 32,4%. La différence

entre les deux sexes est statistiquement non significative (P = 0,069).

Tableau IX : Effectif des enfants inclus dans l'étude selon le sexe

Nombre d’E.P.S Signification


Sexe Nombre d’E.P.S positifs Prévalence (%)
inclus Statistique (p)
Féminin 437 (63,7%) 96 (67,6%) 14%
Masculin 249 (36,3%) 46 (32,4%) 6,70% 0,069
Total 686 142 20,70%

4. Répartition selon l’âge:

Nous notons que 55,76 % des patients infestés sont âgés entre 21 ans et 40 ans. Cette

prédominance est statistiquement significative (p=0,03). Alors que chez l’enfant, il n’y a pas

d’âge spécifique où le parasitisme intestinal prédomine

- 19 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tranches d'âge

0,60%
≥71
7,61%
61-70
11,97%
51-60
15,07%
41-50
26,51%
31-40
29,25%
21-30
6,12%
11-20
2,86%
≤10

0,00% 5,00% 10,00% 15,00% 20,00% 25,00% 30,00%

Figure 8 :Les tranches d’âge des patients parasités.

5. Description en fonction de l’hospitalisation

Les patients inclus étaient des malades hospitalisés ou consultants dans les

différents services de l’hôpital, de provenances très diverses aussi bien sur le plan

géographique (Différentes villes du Maroc), que sur le plan social (malades provenant du secteur

public et du secteur privé), ainsi que les personnels cuisiniers des structures militaires

(casernes, écoles Militaires, Gendarmerie Royale, HMA…) pour leurs examens de contrôle.

6. Répartition selon les années de l’étude

Le parasitisme intestinal était significativement très important en 2010, 2015 (I.P.S 30%),

avec une valeur maximale de 36% en 2014.

Nous remarquons que les prévalences du parasitisme intestinal ont été fluctuantes d’une

année à l’autre. En effet, de 2006 à 2010, la croissance de la prévalence du parasitisme intestinal

était significative et allant de 12% en 2006 à 29,86% en 2010.

- 20 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

1800
1670

1600 1492

1400
1193
1162 1103
1200 1057
932 1008 1025
1000 855

800

36% 30%
600

400 30%
22% 21% 21%
22% 18%
200 13%
12%

0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

E.P.S E.P.S +

Figure 9 : Prévalence du parasitisme intestinal selon les années.

III. Épidémiologie des amibes

1. Caractéristiques démographiques

1.1. Description en fonction de la civilité

Il ressort de notre série que les patients militaires étaient dominants et représentent

l’essentiel des patients positifs aux amibes .En effet, deux patients sur trois étaient des

militaires contre seulement un patient sur trois pour les civils.

- 21 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau X : description des cas parasités par les amibes en fonction de la civilité

Nombre de patients Pourcentage des cas


Militaires 1078 63%
Civils 646 37%
Total 1724 100%

1.2. Distribution selon le sexe

Durant la période d’étude, le nombre des examens parasitologiques des selles (E.P.S)

positifs aux amibes étaient de 1682 dont 1310 chez les hommes (77,9 %) et 372 chez les

femmes (22,10%), avec un sexe ratio (H/F) de 3,07.

Selon le sexe, les cas d’amibes diagnostiquées (n=2007) sont répartis en 1580 chez les

sujets masculins et 427 chez sujets féminins, ce qui correspond à un [Link] respectivement à

52,77% et 14,36% (n=2994).

Les patients parasités sont âgés de 18 à 75 ans, en moyenne 22_38 ans. Nous notons

que la moyenne d’âge des patients infestés par des amibes du sexe masculin est moins élevée

que celle du sexe féminin. Ce résultat est statistiquement significatif (p=0,04).

Tableau XI: Les populations adultes parasitées par les amibes

Effectif des Nombre des [Link] / E.P.S


Intervals d’âge Moyenne
patients Amibes parasités
(année) d’âge
parasités recensés (n =2994)

1310
Hommes 1580 52,77% 18_ 75 ans 22_40
(77,9%)

372
Femmes 427 14,26% 23_56 ans 35 ans
(22,1%)

Total 1682 2007 67,03% 18 _ 75 22_38

Concernant notre population infantile, 25 filles été infestées par les amibes contre 17

garçons. Le sexe ratio était de 1,47. Parmi ces enfants parasités, 20 cas d’amibes ont été

diagnostiqué chez les 17 garçons et 26 chez les 25 filles, ce qui correspond à 11,7% et 14,53%

- 22 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

d’[Link] respectif chez le sexe masculin et féminin. Le nombre élevé des amibes (n=46) par

rapport au nombre des sujets parasités (n=42) est expliqué par le polyparasitisme amibien. Ce

résultat est statistiquement significatif (p=0,047).

Tableau XII : Description des enfants infestés par les amibes en fonction du sexe

Nombre d’enfants Nombre d’amibes


Sexe [Link]/sujets parasités (n=179)
parasités recensé

Féminin 25 (59, 50 %) 26 14,53 %


Masculin 17 (40, 50 %) 20 11,17 %
Total 42 46 25,70 %

1.3. Étude en fonction de l’âge :

Nous constatons que les patients parasités sont âgés de 18 à 75 ans, en moyenne 22_38

et que 65% des patients sont âgés entre 21 ans à 40 ans. Ce résultat est statistiquement

significatif (p=0,04). On note également que 33 /42 des enfants infestés par les amibes ont un

âge situé entre 11 et 15 soit 78,6 %, tandis que seulement 9 /42 enfants ont un âge inférieur à

10 ans soit 21,4%. Ce résultats est statistiquement significatif (p : 0,047).

583
33,8% 542
35,0% 31,4%

30,0%

25,0% 328
19,1%
20,0%
165
15,0%
9,6%

10,0% 43
9 33 19
2,5% 2
5,0% 0,5% 1,9% 1,1%
0,1%

0,0%
≤10 11-15 16-20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 ≥71

Tranches d'âge
Figure 10 : la population hébergeant des amibes en fonction de l’âge

- 23 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

1.4. Répartition selon l’hospitalisation

La majorité des patients, soit 96 %, étaient des consultants externes dans les différents

services de l’hôpital militaire Avicenne (HMA) ou référaient pour les examens parasitologiques du

contrôle notamment pour les personnels cuisiniers des structures militaires ou adressés du

secteur privé ou publique.

2. Distribution des amibes dans le temps

2.1. Répartition selon les années de l’étude

De 2007 à 2010, on note une croissance significative du parasitisme amibien de 22 %, en

allant de 46 % en 2006 à 68,86 % en 2010 avec une dégression progressive de 17% jusqu’à 2013.

Les années 2014 et 2015 ont enregistré les [Link] amibiens les plus élevés (72 %).

600

500

400

390
359
300

200
205
100 150 127 137 132
93
83
48
0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

EPS + aux amibes EPS + Total

Figure 11 : Evolution des I.P.S et [Link] aux amibes en fonction d’année de l’étude

- 24 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Nous constatons que généralement l’infestation intestinale amibienne était très

prédominante durant la durée d’étude et significativement proportionnelle au parasitisme

intestinal dont elle suivait l’évolution (p : 0,04).

2.2. Description en fonction des saisons

L’analyse de la distribution selon les saisons a révélé que le parasitisme amibien était

manifestant durant toutes les saisons de l’année. Par ailleurs on note une légère recrudescence

estivo-printanière significative (p : 0,03).

19,07%
Hiver

22,63%
Automne

27,86%
Eté

30,44%
Printemps

0,00% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00%

FRÉQUENCE D'INFESTATION AMIBIENNE

Figure 12: Fréquence du parasitisme amibien selon les saisons

- 25 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

3. Prévalence des amibes non pathogènes

3.1. Prévalence globale

Il ressort de notre étude que la prévalence des amibes non pathogènes chez notre

population était d’ordre de 9,86% (n = 11497). En effet, elles constituent les parasites les plus

communs dans la population parasitée avec une fréquence de 65,63% (n =1728) et presque la

moitié de l’ensemble des sujets parasités avec un [Link] de 43,33 % (n= 2617).Ce résultat est

significativement significatif (p : 0,038).

- 26 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XIII: Les amibes non pathogènes totales

[Link] / [Link] / [Link] /E.P.S parasités


Années
Espèces Total E.P.S total E.P.S parasités par les amibes

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 (n=11497) (n =2617) (n=1728)

E. coli 32 49 90 79 87 66 73 55 122 92 745 6,48% 28,47% 43,11%

E. nanus 20 11 8 11 17 34 33 15 75 59 283 2,46% 10,81% 16,38%

E.
1 3 11 8 9 8 15 25 3 1 84 0,73% 3,21% 4,86%
hartmani

[Link] 1 0 1 0 3 3 5 0 6 3 22 0,19% 0,84% 1,27%

Total 54 63 110 98 116 111 126 95 206 155 1134 9,86% 43,33% 65,63%

- 27 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

3.2. Prévalence chez l’adulte

Nous constatons que la prévalence des amibes non pathogènes chez le sujet adulte était

d’ordre de 10,27% (n = 10811). En effet, elles représentent les parasites les plus communs dans

la population adulte avec une fréquence de 66% des sujets infesté par les amibes (n =1682) et

presque la moitié des sujets parasités avec un [Link] de 44,85 % (n= 2475).

- 28 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XIV: Les amibes non pathogènes chez l’adulte

Années [Link] / [Link] / [Link] /

Espèces Total E.P.S total E.P.S positif E.P.S infestés par amibes
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
(n=10811) (n=2475) (n =1682)

E. nanus 19 11 8 11 16 33 32 15 74 57 276 2,55% 11,15% 16,41%

E. hartmani 1 3 11 8 8 8 15 25 3 0 82 0,76% 3,31% 4,88%

E. coli 30 49 88 77 85 65 73 53 122 91 733 6,78% 29,62% 43,58%

P. butschlii 0 0 0 0 2 3 5 0 6 3 19 0,18% 0,77% 1,13%

Total 50 63 107 96 111 109 125 93 205 151 1110 10,27% 44,85% 65,99%

- 29 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Nous notons aussi, que E .coli vient au premier rang avec un taux d’infestation de 43,6%

suivi par E. nanus avec un taux de 16,4% des amibes non pathogènes recensées (n=1682). Or, le

parasitisme intestinal amibien chez l’adulte était significativement dominé par E. coli et E. nanus

avec un taux d’infestation globale de 60% (n : 1682). E. hartmani vient en 3 ème position avec

[Link] de 4,9% (n=1682), tandis qu’E. butschlii vient en dernier avec [Link] de 1,13% (n=1682).

4,88% 1,13%

16,41%

43,58%

[Link] [Link] [Link] [Link]

Figure 13: Fréquence du parasitisme amibien non pathogènes chez l’adulte

3.3. Prévalence chez l’enfant

Tableau XV: Les amibes chez l’enfant

[Link] / [Link]/ [Link] /


Nombre des
Espèces nombre des Amibes E.P.S (+) positif E.P.S effectués
E.P.S parasités
(n=46) (n=179) (n=686)
E. coli 12 26,09% 6,70% 1,75%
E. nanus 7 15,22% 3,91% 1,02%
P. butschlii 3 6,52% 1,68% 0,44%
E. hartmani 2 4,35% 1,12% 0,29%
Total 24 52,17% 13,41% 3,50%

- 30 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Les amibes non pathogènes chez l’enfant ont été observées chez 13,41% (n= 179) des

enfants infestés avec une prévalence de 3,5 % (n=686).

Parmi les examens parasitologiques des selles positifs chez l’enfant, nous avons constaté

que les amibes non pathogènes étaient significativement prédominantes, du fait qu’elles

représentaient 52,17% des amibes recensées (n=46). Nous remarquons qu’E. coli et E. nanus

représentent respectivement 26 % et 15 % des amibes diagnostiquées (n=46) avec une

prévalence respective de 1,75% et 1,02% (n=686). En revanche, les deux parasites commensaux,

P. butschlii et E. hartmani, étaient moins fréquentes. En effet ils représentaient respectivement

que 6,52% et 4,35% des Amibes objectivés soit une prévalence respective de 0,44% et 0,29%.

15,22%
26,10%
47,80%

6,53%
4,35%

Amibes pathgènes E. coli E. nanus P. butschlii E. hartmani

Figure 14 : Fréquence du parasitisme amibien chez l’enfant.

3.4. Etude des formes végétatives des amibes non pathogènes:

On note que presque plus d’un quart des amibes non pathogènes (29%) était sous forme

végétatives soit 327 amibes sur 1134 témoignant ainsi d’une infestation amibienne aigue de 29%

des sujets porteurs d’amibes non pathogènes.

- 31 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XVI : Prévalence des formes végétatives des amibes non pathogènes chez la population totale.

Fréquence des formes


Amibes Nombre de parasites Forme végétative
végétatives

E. coli 745 223 30%


E. nanus 283 80 29%
E. hartmani 84 21 25%
P. butschlii 22 3 14%
Total 113 327 29%

4. Prévalence de l’amibiase intestinale

4.1. Prévalence globale

Tableau XVII: prévalence générale de l’amibiase intestinale.

[Link] /EPS (+)


[Link] /E.P.S
aux E.
Espèces Nombre total
histolytica
(n=11497)
(n= 895 )
forme kystique 699 6,08% 78,10%
Complexe E. histolytica/
Forme végétative 128 1,11% 14,30%
E. dispar
Total 827 7,19% 92,40%
E. histolytica histolytica 68 0,59% 7,60%
Total E. histolytica 895 7,78% 100%

Il ressort de notre série d’étude que la prévalence de l’amibiase dans notre population

était de 7,78% (n=11497).

- 32 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

78,10%

7,60% 92,4%

0
14,30%

Complexe E. histolytica/ E. disapr


Complexe E. histolytica/ E. disapr forme kystique
Complexe E. histolytica/ E. disapr forme végétative
[Link] histolytica

Figure 15 : Répartition des formes parasitaires du complexe E. histolytica/E. dispar

L’E. histolytica a été mis en évidence essentiellement sous la forme kystique dans 78,10%

des cas contre 14,3% sous forme végétative et 7 ,6% sous forme végétative histolytica.

4.2. Prévalence de l’amibiase intestinale chez l’adulte

Durant la période de notre étude, l’amibiase intestinale a été diagnostiquée chez 873

sujets adultes, soit un taux prévalence de 8,08% (n=10811).En effet, le parasite E. histolytica

était recensé parmi 52% E.P.S infesté par les amibes (n = 1682) et 35,3% de l’ensemble des E.P.S

parasités (n = 2475).

Il ressort de notre étude également que 68 patients ont été infesté par Entamoeba

histolytica histolytica, soit un taux de prévalence d’amibiase confirmée de 0,63% (n=10811) ainsi

qu’une fréquence de 7, 8 % parmi les porteurs du complexe E. h/E. dispar (n =873) et 35,23%

des porteurs d’E. h/E. dispar sous sa forme végétative (n=193). En effet un patient était atteint

de l’amibiase intestinale maladie sur 3 patients porteurs de forme végétative du complexe E.

histolytica/ E. dispar.

- 33 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XVIII : Prévalence de l’amibiase intestinale chez l’adulte.

[Link] /
E.P.S
[Link] / E.P.S [Link] / E.P.S
Nombre des parasités
Espèces total (+) positifs
parasites par les
(n=10811) (n=2475)
amibes
(n=1682)
Complexe Forme kystique 680 6,29% 27,47% 40,43%
E. histolytica/ E. Forme
125 1,16% 5,05% 7,43%
dispar végétative
E. histolytica histolytica 68 0,63% 2,75% 4,04%
Nombre total d’E. histolytica 873 8,08% 35,27% 51,90%

a. Prévalence de l’amibiase intestinale

Le diagnostic parasitologique de l’amibiase était aux stades chroniques de l’infestation

chez ceux porteurs du complexe E. histolytica/dispar soit 680 patients ; correspondant ainsi à

une fréquence de 77,9% (n=873).

b. Prévalence de l’amibiase maladie

L’amibiase maladie au stade aigue était objectivée chez ceux porteurs soit de la forme

végétative du complexe E. histolytica/dispar ou E. histolytica histolytica, ce qui correspond à un

taux de fréquence pour l’Amibiase maladie aigue de : (125+68)/873 *100 = 22,10%.

4.3. Prévalence de l’amibiase intestinale chez l’enfant :

La prévalence de l’amibiase chez l’enfant était de 3,21% .Elle a été essentiellement

diagnostiquée par la mise en évidence du complexe E. histolytica /dispar sous la forme kystique

soit une prévalence de 2,77% d’Amibiase chronique (n=686) contre 0,44% pour l’Amibiase aigue.

- 34 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XIX : Prévalence de l’amibiase intestinale chez l’enfant.

[Link] / EPS total [Link]/ EPS +


Espèces Nombre des parasites
(n=686) (n=179)

Complexe Forme kystique 19 2,77% 10,61%


E. histolytica/ E. dispar Forme végétative 3 0,44% 1,68%

E. histolytica histolytica 0 0,00% 0,00%

Total des E. histolytica 22 3,21% 12,29%

5. Étude du polyparasitisme intestinal amibien

5.1. Etude chez l’adulte

Le polyparasitisme amibien est diagnostiqué chez 19,32% de la population adulte .En

effet un patient sur 5 adulte était infesté par deux Amibes ou plus.

Tableau XX: polyparasitisme amibien chez l’adulte

[Link] / E.P.S (+) [Link] / E.P.S (+) aux


Espèces Total [Link] (n=10396)
(n=2475) amibes chez l’adulte
(n=1682)
Entamoeba histolytica/dispar 897 8,63% 36,24% 53,33%
Entamoeba coli 733 7,05% 29,62% 43,58%
Endolimax nanus 276 2,65% 11,15% 16,41%
Entamoeba hartmani 82 0,79% 3,31% 4,88%
Pseudolimax butschlii 19 0,18% 0,77% 1,13%
Total 2007 19,31% 81,09% 119,32%

5.2. Description chez l’enfants

Nous notons que 9,52 % des enfants sont poly parasités par plusieurs amibes.

- 35 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXI : polyparasitisme amibien chez l’enfant

[Link]/ E.P.S (+)aux


Espèces Nombre de cas amibes chez l’enfant
(n=42)
Entamoeba histolytica/dispar 22 52,38%
Entamoeba coli 12 28,57%
Endolimax nanus 7 16,67%
Entamoeba hartmani 2 4,76%
Pseudolimax butschlii 3 7,14%
Total 46 109,52%

IV. Étude des outils du diagnostic parasitologique des selles

1. Etude de la répétition des examens parasitologiques des selles

(E.P.S)

Durant la période d’étude ,11497 E.P.S ont été effectués chez 6600 patients ce qui fait

que généralement 1,74 prélèvements de selles ont été recueillis par patient.

En prenant 2014 et 2015 comme exemple, on note que 70,8% de patients n’avaient pas

répété l’EPS (n=2167), contre 29,2%.

11,35% 1,62%

16,24%

70,79%

E.P.S non répétés E.P.S répétés 2 fois


E.P.S répétés 3 fois E.P.S répétés 4 fois

Figure 16 : fréquence de la répétition des E.P.S

- 36 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

2. Influence de la technique d’enrichissement sur l’index parasitaire

Durant notre étude, 11497 EPS ont fait l’objet d’un examen direct systématique mais

dont 320 étaient faussement négatifs alors qu’ils se sont révélés positifs à la concentration. Par

contre, 8097 E.P.S parmi les 11497 E.P.S, ont fait l’objet des concentrations (CC) et ont permis

de montrer des résultats identiques à ceux de l’examen direct.

- 37 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

- 38 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

I. Discussion des résultats :

1. Discussion des résultats de la population totale parasitée

1.1. Le parasitisme intestinal :

Les résultats obtenus montrent que 22,76% de notre population de l’étude ont été parasités.

Ce taux d’infestation était très élevé en 2010, 2015 (I.P.S à 30%) avec un maximum (I.P.S à 36%) en

2014 par rapport aux autres années où le taux de parasitisme variait de 12 % à 22 %.

Une croissance progressive de 18% du parasitisme intestinal a été enregistrée de 2007 à

2010, en passant de 12% d’I.P.S en 2007 à 30% en 2010. Ce constat a poussé à la sensibilisation

et au renforcement des compagnes de déparasitages auprès des collectivités militaires ainsi

qu’au traitement des sujets infestés. Cela a permet alors, une réduction marqué du taux

d’infestation de la moitié (de 30% en 2010 à 15% en 2013), avant de constater en 2014 et 2015

une réascension significative brutale de 15% chaque année. Ce qui implique que les mesures de

prévention collective et individuelle ainsi que les règles d’hygiène applicables aux risques liés

à l’eau et aux aliments, doivent toujours être entretenues pour lutter contre ces parasitoses.

La prévalence totale des parasitoses intestinales chez notre population étudiée (22,76%)

était plus proche de celle constatée en Tunisie et au fleuve du Sénégal avec une prévalence

respective de 26,6% et 26,5% [14,15]. Cette prévalence est plus supérieure à celle rapportés en

Algérie (19,96%) et à Kenitra (14,15 %) [16,6]. Notre situation est intermédiaire entre

l’Europe, où la prévalence du parasitisme digestif est faible (9,2% en Italie) et la zone

tropicale où elle est beaucoup plus élevée et atteint ou dépasse fréquemment 50% [17]. Ceci

est particulièrement le cas en Afrique subsaharienne : 36% à 40% et en Asie : 64,5 % [18,19,20].

L’analyse de la distribution selon des saisons a révélé que le parasitisme amibien global

était manifestant durant toutes les saisons de l’année rejoignant ainsi l’étude faite à Kenitra [6].

Par ailleurs on note, une légère recrudescence estivo- printanière contre une prédominance

hiverno-printanière selon l’étude faite en Tunisie [14]. Ces variations dépendent de la

- 39 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

température (saisons chaudes) et de l’humidité (pluvieuse), qui favorisent la maturation des

parasites ainsi que leur dissémination tellurique et par conséquent le maintien de l’infectiosité

des formes infestantes [21]. Certaines habitudes alimentaires notamment la consommation

d’eau et d’aliments crus mal nettoyés (fruits, légumes frais, salades...) en période estivale

pourrait justifier cette recrudescence.

L’I.P.S des patients du sexe masculin (15,18%) est supérieur à celui du sexe féminin

(7,57%) .Ceci peut être expliqué par la prédominance des sujets du sexe masculin dans notre

population d’étude (84,42%). Nous rapportons l’enquête du centre hospitalier provincial EL Idrisi

de Kenitra et dans la côte Ouest de Madagascar où l’effectif des sujets féminins parasités était

significativement supérieur à celui des sujets masculins parasités [6,18].

Nous notons que le sexe, dans notre travail, n’influence pas significativement la

prévalence des parasitoses intestinales. Ce résultat concorde avec celui de l’étude effectuée au

Sud de Togo et à Pikine au Sénégal [22,11]. De même pour la répartition des espèces parasites

en fonction du sexe des patients, aucune association significative n’a été déterminée. En

revanche, l’étude menée à Kenitra affirme la présence d’association significative : les espèces

Entamoeba histolytica, Entamoeba coli sont plus fréquentes chez le sexe féminin, par contre

Giardia intestinalis et Ascaris Lumbricoides sont plus retrouvées chez le sexe masculin [6]. Dans

notre étude, l’absence d’association significative entre parasitisme et le sexe des patients

s’expliquerait par l’égalité d’exposition. En effet, nos patients, sont soumis aux mêmes

conditions d’hygiène de l’environnement et subissent les mêmes risques d’infestation quelque

soit leur sexe.

Le parasitisme intestinal touche toutes les tranches d’âge sans exception, avec deux pics

: le premier a été observé chez les patients âgés de 21 à 30 ans avec une prévalence de (29,25%)

et le deuxième de 31 à 40 ans (26,51%). Ceci traduit le niveau d’exposition élevé de la

population aux risques d’infection par des parasites intestinaux sans distinction d’âge. Le pic

enregistré chez les sujets âgés de 21 ans à 40 ans pourrait s’expliquer par le fait que ceux,

appartenant à cette tranche d’âge, ont une vie communautaire plus active.

- 40 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Il ressort de notre série d’étude, que le parasitisme intestinal est dominé essentiellement

par les protozoaires et rarement les helminthes. En effet Les protozoaires constituent 93,6% des

parasites recensés par rapport à 6,4% pour les helminthes.

Nos pourcentages sont semblables à ceux observés dans la région de Sfax en Tunisie

(protozoaires 96,5% versus 3,5% helminthes) et Oran en Algérie (protozoaires 95,7% contre

helminthes 4,3%) [14,16]. Par ailleurs , nos résultats sont supérieur à ceux trouvés au Centre

hospitalier provinciale Idrisi de Kenitra (protozoaires 76,38% et helminthes 23,61%) [6].Cette

prévalence élevée des protozooses reflète un niveau d’hygiène défectueux et un contact continu

avec le péril fécal.

1.2. La prévalence des amibes :

Dans notre étude, les Amibes constituent plus de la moitié des protozoaires recensés 70%

(n=1241) avec une prévalence de 17,85% (n=11497) et 64,84% des parasites recensés (n=3116).

E. histolytica est la parasite le plus fréquent avec une fréquence de 28,27% (n=3116), réparti en

2,15% pour E. histolytica histolytica et 26,12% pour complexe E. histolytica /dispar.

Les autres amibes liées au péril fécal étaient assez fréquents. Ce profil pourrait justifier

du caractère non pathogène de ces parasites qui ne requièrent donc pas de traitement. En effet,

E. coli vient en 2 ème rang avec 23,53% suivi par E. nanus 8 ,94% et en dernier lieu, E. hartmani

et P. butschlii avec une fréquence respective de 2,65% et 0,69% (n=3116).

Ces résultats sont conformes avec ceux des études réalisées dans différentes localités du

pays et en différentes périodes. En effet, les amibes à Kenitra représentent à elles seules 47,04

% des parasites rencontrés avec une prédominance d’Entamoeba histolytica avec un [Link] de

24,51% suivi par E. coli avec 22,27 % [6].

- 41 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXII: Tableau comparatif avec des études marocaines et régionales.

Kenitra Algérie Tunisie Madagascar Notre étude


(Elgamri) (Benouis) (Ayadi) (Buchy) Marrakech
2005 2013 2006 2003 2016

Indice parasitaire 14,15% 19,96% 26,60% 36,60% 22,76%

E.h.h - - - - 2,15%
E. histolytica/
24,51% 4 ,83% 2.2% 12,50% 26,12%
dispar
Endolimax
0,60% 5,24% 21,40% 8 ,94%
nanus
Entamoeba coli 22,27% 18,95% 16,70% 23,53%
Amibes
Entamoeba
- - 0,10% 29,40% 2,65%
hartmani
Protozoaires
Dientamoeba
- - - -
fragilis
Pseudolimax
- 4,43% 1,40% 0,69%
butschlii
Total 47,04 % 33,21% 28,27% 41,9% 64,84%
Flagellés 29% 15,32% 54,30% 23,20% 7,45%
Blastocystis hominis et
- 47,17% 0,10% - 22,29%
coccidies
Total 76,38% 95,70% 96.5% 65,10% 93,6%
Helminthes 23,61% 4,30% 3,50% 30,40% 6,4%

Sur le plan régional, la prédominance des protozoaires a été décrite par plusieurs études.

Nous rapportons l’étude faite par Benouis (Oran, Algérie) et Ayadi (Sfax, Tunisie) avec une

fréquence respective des protozoaires de 95,70% et 96.5% des parasites diagnostiqués, contre

4,30% et 3,50% pour les helminthes [16,14].

Ce taux élevé des protozooses intestinales, maladies liées au péril fécal, indique le

niveau élevé de contamination de l’eau et des aliments par les matières fécales et le manque

des mesures d’hygiène et d’assainissement dans ces régions. L’analyse des données

bibliographiques montre que dans la plupart des pays en développement, les protozoaires

- 42 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

intestinaux prédominent [7]. Ces parasites sont transmis sous formes kystiques par

l’intermédiaire essentiellement d’aliments crus mal lavés (fruits, légumes, salades…) et de l’eau

tirée le plus souvent des cours d’eau pollués par les excrétas humains ou l’eau du robinet

sans traitement préalable [23].

Les amibes pathogènes représentent une prévalence de 7,78 % des patients porteurs du

complexe E. histolytica/ E. dispar contre une prévalence totale des Amibes de 17,85%

(n=11497). L’émergence d’Entamoeba histolytica hématophage responsable des formes

symptomatiques peut survenir même plusieurs années après la contamination. Elle apparaît à

l’occasion d’un affaiblissement de l’état général ou diminution des défenses immunitaires

comme c’est le cas pour les personnes positives à la sérologie de VIH ou les sujets âgés [12].

Malgré cette fréquence de l’Amibiase, il n’a été constaté que de rares formes dysentériques, ceci

serait en faveur de la faible agressivité des souches d’Amibes, malgré un réservoir important et

un mode de transmission intense [24].

2. Discussion des résultats de l’adulte

Nous notons que l’I.P.S chez les patients hommes (15,72%) est supérieur à celui chez

femmes (7,16%), Cependant cette différence n’est pas statistiquement significative (p= 0,14). La

prévalence du parasitisme intestinal chez l’adulte était d’ordre de 27,62%. Ce taux est beaucoup

plus supérieur par rapport à la prévalence enregistrée chez les adultes à Kenitra par Elgamri

(9,14 %) et sensiblement proche à 26,5 % rapporté au Sénégal par [Link]. [6,15].

Les amibes viennent en tête et représentent les parasites les plus communs dans la

population adulte de l’étude, avec une prévalence de 18,56 % (n=10811) et 81,09% des patients

infestés (n = 2475). Blastocystis hominis occupe la 2 ème position avec une prévalence de

6,08%, suivi par l e s Flagellés et les Coccidies ayant respectivement 1 , 6 5 % et 0,06% (n = 10811).

Les patients parasités sont âgés de 18 à 75 ans et 22 à 38 ans en moyenne. La moyenne

d’âge des patients masculin infestés par les amibes est moins élevée que celle du sexe féminin.

- 43 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Cette différence est statistiquement significative (p=0,02) et peut être expliqué par la grande

majorité des adultes masculin inclus dans notre étude (87,67%).

La prévalence des amibes non pathogènes chez les adultes était d’ordre de 10,27% contre

8,08% pour E. histolytica (n=10811). En effet, les amibes non pathogènes représentent les

parasites les plus communs dans la population adulte avec une fréquence de 66% des sujets

infestés par les Amibes versus 52% pour E. histolytica (n =1682).

Les amibes non pathogènes étaient dominées par E. coli vient avec un taux d’infestation

de 43,6% suivi par E. nanus avec un taux de 16,4% des amibes non pathogènes recensées

(n=1682). Or, le parasitisme intestinal amibien chez l’adulte était significativement dominé par

E. coli et E. nanus avec un taux d’infestation globale de 60% (n =1682). E. hartmani vient en 3

ème position avec un [Link] de 4,9% (n=1682), tandis que P. Butschlii vient en dernier avec un

[Link] de 1,13% (n=1682).

La prévalence des amibes pathogène était de 8,08%, répartie en 7,45% pour complexe E.

histolytica /E. dispar et 0,63% pour E. histolytica histolytica.

Le polyparasitisme intestinal a été constaté chez 4,73% des adultes. Le polyparasitisme

amibien a été diagnostiqué chez 19,32% de la population adulte soit un adulte sur cinq était

infesté par deux amibes ou plus.

3. Discussion des résultats de l’enfant :

Les résultats obtenus montrent qu’un enfant sur cinq héberge un ou plusieurs parasites

intestinaux soit 20,7%, sachant que cette population étudiée est urbaine et de niveau socio-

économique moyen. Notre prévalence est sensiblement proche à celle rapportée par

[Link] à Marrakech (23,78%), Par ailleurs, ce résultat n’est pas conforme avec les autres

résultats des autres études réalisées en milieu urbain dans notre pays, notamment par Mostafi à

Salé (39,17%), Tligui à Tifelt (57,10%) et Rahmouni à Rabat (61,7%) [8, 25, 26,27] .En comparant

avec l’étude faite en milieu rural et urbain, l’indice parasitaire de (20,7%) est semblable moins

- 44 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

par rapport à celui rapporté par EL Fatni à Tétouan (26%) [28]. El Qaj a rapporté un I.P.S dans le

milieu rural de Kenitra beaucoup plus supérieur de 68,10% (versus 20,7% dans notre travail) [29].

Ce taux élevé d’infestation parasitaire dans la population infantile est expliqué par les conditions

d’environnement et d’hygiène qui sont précaires [29]. Quant à El Fatni, d’après son enquête

réalisée sur des écoliers relevant des milieux urbain et rural de la Province de Tétouan, a

rapporté un I.P.S de 26%. Il a démontré que l’I.P.S en milieu rural est statistiquement plus élevé

qu’en urbain. En effet, les régions rurales se caractérisent par le manque de la propreté, de l’eau

potable ainsi de l’hygiène alimentaire et l’insalubrité des habitats [28].

Tableau XXIII : Prévalence du parasitisme intestinal chez l’enfant au Maroc.

Notre
Elqaj Rahmouni Tligui Mostafi Bouskraoui série
Kenitra Rabat Tifelt Salé Marrakech Marrakech
2007 2010 2004 2010 2010 2016
dépistage
163 123 170 120 enfants systématique à 408
Nombre d’enfants
écoliers écoliers écoliers hospitalisés HDJ : 412 enfants
enfants
Milieu de l’étude Rural Urbain Urbain Urbain Urbain Urbain
Prévalence (I.P.S) 68,10% 61,70% 57,10% 39,17% 23,78% 20,70%

Le parasitisme intestinal chez les enfants inclus dans notre série d’étude est peu fréquent

en le comparant avec les études locorégionales, notamment celles rapportées par Ayadi en

Tunisie (25,09%), Benouis en Algérie (28,84%), O. FAYE au fleuve du Sénégal (30%), ISSAKA en

Burkina Faso (30,7%) Ould Ahmed en Mauritanie (33,4%), Adou-Bryn en Côte d’ivoire (38,9%) et

Makhtar au Sénégal (57,10%) [30,16,15,33,34,35,36] . Cette différence, assez importante, est

expliquée par l’issu de milieu urbain de notre population infantile d’étude, or de moyen niveau

socio-économique.

- 45 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXIV : Prévalence de parasitose chez l’enfant dans les pays de la sous-région.

Makhtar Adou-Bryn Ould Ahmed Issaka O. Faye Benouis Notre série


Sénégal Cote d'ivoire Mauritanie Burkina Sénégal Algérie Marrakech
2001 2001 2011 Faso 2001 1998 2013 2016
Nombre 170 1308 700 4581 Non
357 enfants 408 enfants
d’enfant écoliers écoliers écoliers enfants indiqué
Milieu
Non
de Urbain Urbain Rural Urbain Rural Urbain
indiqué
l’étude
Prévalen
57,10% 38,90% 33,40% 30,70% 30% 28,84% 20,70%
ce (I.P.S)

Le parasitisme intestinal de l’enfant dans notre travail est essentiellement dû aux

protozoaires, fortement liés au péril fécal, avec un index parasitaire corrigé (I.P.C) de 16,76%

versus 9,33% pour les helminthes (n = 686). Cette observation rejoint celles faites par d’autres

auteurs à l’échelle nationale mais avec des I.P.C plus élevés. En effet, Rahmouni, Tligui, El Fatni

et Bouskraoui ont rapporté des I.P.C des protozoaires et helminthes respectifs de ( 86,2% des

protozoaires versus 26%) pour les helminthe), (72% versus 7,2%), ( 31,91% versus 26,56%) et ( 15

% contre 11,40%) pour Bouskraoui [27,13,28,8].

Nos résultats exprimés en [Link] montrent que les 64,25% des parasites recensés étaient

des protozoaires versus 35,75% pour les helminthes. Ceci concorde aussi avec les autres études

nationales, notamment Elqaj à Kenitra et Mostafi à salé qui ont rapporté respectivement des

[Link] des protozoaires de 88% et 82,09% contre des [Link] de 12% et 17,91% pour les

helminthes [29,25].

- 46 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXV: I.P.C dans différentes études nationales


sur les parasitoses intestinales chez l’enfant.

Rahmou Tligui El Fatni Bouskraoui Notre série


ni Rabat Tifelt Tetouan Marrakech Marrakech
2010 2004 2008 2010 2016
I.P.S 61,70% 57,10% 26% 23,78% 20,70%
Complexe E.
6,50% 14,10% 0,82% 1,70% 3,21%
histoltica / E. dispar
Endolimax nanus 7,30% 5,80% 9% - 1,02%
Entamoeba coli 12,20% 10,50% 10% 1,70% 1,75%
Entamoeba
Protozoaires

- 5,20% 0,22% 1,20% 0,29%


hartmani
Dientamoeba fragilis 16,20% - - - -
Amibes

Pseudolimax butschlii 1,60% 1,70% 0,50% 0,73% 0,44%


Total
43,90% 37,30% 20,54% 5,33% 6,71%

Flagellés 8,90% 12,80% 10,20% 6,55% 8,45%


Blastocystis hominis
Et 33,40% 22,30% 1,17% 3,15% 1,60%
coccidies
Total 86,20% 72,40% 31,91% 15% 16,76%
Helminthes 26% 7,20% 26,56% 11,40% 9,33%

- 47 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXVI : [Link] dans différentes études nationales portant


sur les parasitoses intestinales chez enfants.

Notre
Elqaj Mostafi
Série
Kenitra sale
Marrakech
2007 2011
2016
I.P.S 68,10% 39,17% 20,70%
Complexe E. histolytica/E. dispar 1,84% 16,42% 12,29%
Endolimax nanus - 1,49% 3,91%
Entamoeba coli 9,20% 17,91% 6,70%
Amibes

Entamoeba hartmani
Protozoaires

- - 1,12%
Dientamoeba fragilis - - -
Pseudolimax butschlii 1,84% - 1,68%
Total 12,88% 35,82% 25,70%
Flagellés 19% 23,88% 32,40%
Blastocystis hominis et coccidies 56,44 22,39% 6,15%
Total 88% 82,09% 64,25%
Helminthes 12% 17,91% 35,75%

En se comparant aux pays de voisinage, la prédominance des protozoaires a été aussi

rapportée par la majorité des auteurs entre autres Ayadi en Tunisie (20,09% pour les

protozoaires et 3,8% pour les helminthes), Ould Ahmed en Mauritanie (35,94% versus 8%),

Makhtar en Sénégal (72,4% versus 7,2%), Adou-Bryn en côte d’ivoire (28,6% versus 10,4%) et

Issaka en Burkina Faso (30,7% versus 12,4%) [30, 34, 36, 35,33].

Les helminthes dominent le parasitisme intestinal chez l’enfant avec une prévalence de

9,33% (n = 686) et ils sont retrouvés dans 45% des E.P.S parasités contre 40,85 % pour les

flagellés (n = 142) qui occupent le 2 ème rang avec une prévalence de 8,45% (n = 686). Quant

aux amibes, elles ne représentent que 32,4 % des E.P.S (+) positifs avec 6,71% de prévalence et

occupent ainsi le 3 ème rang. En dernier lieu, les Blastocystis hominis avec une faible prévalence

de 1,6% et 7,75 % des E.P.S parasités. Ce constat a été aussi rapporté par Mr Bouskraoui, avec

des pourcentages proches, dans une étude qui a intéressé 412 enfants consultant à l’hôpital du

jour de pédiatrie A au CHU Mohammed VI à Marrakech [8]. En effet les helminthes occupaient le

- 48 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

1 er rang avec une prévalence de 11,4% suivies par les flagellés (6,55%), les amibes avec (5,33%)

et en dernière position viennent les [Link] avec une prévalence de 3,15%.

Dans notre série, l’amibe le plus recensée était E. histolytica avec une prévalence de

3,21% conformément aux résultats rapportés par Tligui à Tifelt avec une prévalence dominante

d’E. histolytica de 14,1% [26]. Ces deux constats ne concordent pas avec les autres résultats

rapportés par d’autres auteurs au Maroc notamment par Elqaj, Mostafi et Rahmouni où les

amibes le plus observées étaient respectivement E. coli (prévalence 10%), P. butschlii (prévalence

20%) et Dientamoeba fragilis (prévalence 16,2%) [29,25,27]. Concernant l’étude faite par Mr

Bouskraoui, elle a rapporté une prévalence identique entre E. histolytica et coli soit 1,7% [8]. Par

ailleurs l’E. histolytica a été fréquemment recensée chez l’enfant dans l’étude de Makhtar avec

une prévalence de 14,1% [36], contrairement aux autres études régionales qui rapportent une

prédominance d’E. coli [33,34,35] et E. nanus [30]. Dans notre étude, E. Coli et E. nanus

représentaient respectivement 26 % et 15 % des amibes diagnostiquées (n=46) avec une

prévalence respective de 1,75% et 1,02% (n=686). En revanche, les deux parasites non

pathogènes, P. butschlii et E. hartmani, étaient moins fréquentes. En effet ils représentaient

respectivement 6,52% et 4,35% des amibes objectivés soit une prévalence respective de 0,44% et

0,29%. Nous remarquons que la prévalence des amibes non pathogènes et pathogènes étaient

presque identique et atteignent respectivement 3,5% et 3,21%, contrairement à la majorité des

études nationales et régionales où les amibes non pathogènes étaient largement fréquent que

les pathogènes [8,25,26,27,28,30,34,36,35,33].

- 49 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Tableau XXVII: les différentes études régionales portant sur les parasitoses chez enfants.

Ayadi Notre
Makhtar Ould Ahmed Adou-Bryn Issaka
Sfax série
Senegal Mauritanie cote d’ivoire Burkina Faso
Tunisie Marrakech
2001 2011 2001 2002
1991 2016
I.P.S 57,10% 33,40% 38,90% 30,70% 25,09% 20,70%
E.H.H

Entamoeba 14,1% 3,75% - - 1,32% 3,21%


Histolytica/Dispar

Endolimax Nana 5,8% 2,38% 4,8% 2,74% 1,02%


AMIBES

Entamoeba Coli 10,5% 14,7% 22,4% 29,70% 1,22% 1,75%


Protozoaires

Entamoeba Hartmani 5,2% 2,67% - - 0,07% 0,29%

Dientamoeba Fragilis - - - 0,03% -

Pseudolimax
1,7% 1,66% - - 0,10% 0,44%
Butschlii
Total 37,3% 25,16% 27,2% 30% 5,48% 6,71%
Flagellés 12,8% 10,78% 1,4% 1% 14,51% 8,45%
Blastocystis Hominis Et
22,3% - - - 0,10% 1,60%
Coccidies
Total 72,4% 35,94% 28,60% 30,70% 20,09% 16,76%
Helminthes 7,2% 8% 10,4% 12,4% 3,80% 9,33%

La prévalence de l’amibiase chez l’enfant était de 3,21%. Elle a été essentiellement

diagnostiquée par la mise en évidence du complexe E. histolytica / E. dispar sous la forme

kystique soit une prévalence de 2,77% d’amibiase chronique (n=686). Cette prévalence reste

intermédiaire par rapport aux autres études marocaines. Elle est faible (3,21%) en la comparant

avec une prévalence du complexe E. histolytica / E. dispar de 6,5%, 9,16% et 14,1% rapportées

respectivement par Rahmouni, Mostafi et Tligui [27,25,26]. Par ailleurs, cette prévalence de

l’amibiase est supérieure à celle rapportée par El Fatni, Mr Bouskraoui et Elqaj qui sont

respectivement d’ordre de 0,82%, 1,7% et 1,84% [28,8,29].

L’analyse des données bibliographiques régionales sur les parasitoses intestinales chez

l’enfant montre que l’amibiase était plus fréquente que celle de notre population infantile

(3,21%). En effet, la prévalence de l’amibiase rapporté en Mauritanie et au Sénégal est

- 50 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

respectivement de 3,75% et 14,1% (notre série 3,21%) [34,36]. Par contre Ayadi en Tunisie a

rapporté une fréquence de l’amibiase de 1,32 % qui plus faible de la nôtre [30].

Nous remarquons que 78,6 % des enfants infestés par les amibes avaient un âge situé

entre 11-15 ans soit 78,6 % contre 21,4% pour ceux ayant l’âge inférieur à 10 ans. Ce résultats

est statistiquement significatif (p : 0,047). Cette constatation est déjà faite par d’autres auteurs,

notamment Rahmouni ayant démontré que l’infestation parasitaire augmente significativement

avec l’âge pour atteindre une prévalence élevée de 80,7% entre 12-14 ans [27]. Cela peut être

expliqué du fait que les enfants de cette tranche d’âge essaient d’acquérir une hygiène

personnelle indépendante de l’hygiène maternelle adoptée lors de la jeune enfance [27].

Contrairement à nos résultats, Mr Bouskraoui et El Fatni ont rapporté un pic du portage

parasitaire respectif entre 6-14 ans et 6-10 ans [8,28]. Par ailleurs, Elqaj a signalé que le

portage parasitaire chez l’enfant diminue significativement avec l’âge en passant de 76% entre

5-8 ans à 40 au-delà de 13 ans [29].

Le polyparasitisme touche 5,4 % de l’ensemble des enfants examinés. Cette fréquence est

inférieure à celles relevées par Rahmouni (36,4%), Lamrani (58,3 %) et Tchiche (56,5 %)

mais supérieure à celle rapportée par Amal (14,2 %) [27,37,38,39]. Dans notre série, 9,52 % des

enfants ont été poly parasités par plusieurs amibes. Ceci est expliqué par une probabilité de

contamination concomitante directe à partir d’une personne infestée.

Certains auteurs pensent que les associations parasitaires ne sont régies que par la loi du

hasard, alors que d’autres trouvent des explications à ces associations en se basant sur les modes de

contamination des parasites. Ces derniers expliquent les associations entre protozoaires et

helminthes à œufs directement infestant et les associations à protozooses pures par une

probabilité de contamination concomitante directe à partir d’une personne infestée. Par contre,

les infestations oro-fécales différées dans le temps sont les plus probables dans le cas d’association

entre des parasites éliminés sous forme immatures nécessitant un séjour dans le milieu extérieur

avant de devenir infestant et des parasites à formes directement infestantes [39].

- 51 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

4. Discussion des moyens diagnostiques des parasitoses intestinales

Durant la période de l’étude ,11497 E.P.S ont été effectués chez 6600 patients ce qui fait

que généralement 1,74 prélèvements de selles ont été recueillis par patient. Or, tous les patients

n’ont pas donc bénéficié de 3 E.P.S systématiques. Ceci peut être expliqué en partie par une

coopération insuffisante, manque de sensibilisation et les différentes contraintes socio-

professionnelles et économiques.

Par ailleurs, 8116 E.P.S ont fait l’objet d’un examen direct systématique (ED) mais dont

320 étaient faussement négatifs alors qu’ils se sont révélés positifs à la concentration.

II. Revue de littérature sur les amibes et l’amibiase

Les amibes intestinales sont des protozoaires constituant le sous-embranchement des

rhizopodes. Elles sont caractérisées par une production asexuée et une motilité cellulaire grâce à

l’émission des pseudopodes [1]. Elles sont monoxènes, c'est à dire que leur évolution se déroule

sur le même hôte ou partiellement dans le milieu externe. Selon la morphologie du leurs noyaux,

les amibes sont classées en deux groupes :

- Type « Entamibe » présent chez les amibes du genre Entamoeba dont le noyau est

constitué par une membrane périphérique nette tapissée d’une couche de chromatine

et pourvu d’un caryosome petit. Ce genre regroupe 6 espèces : E. histolytica, E. dispar,

E. moshkovskii, E. hartmani, E. coli et E. polecki.

- Type « Limax » présent chez les amibes du genre Pseudolimax et Endolimax. Le genre

Pseudolimax se caractérise par un noyau avec une membrane nucléaire très mince et

un volumineux caryosome central entouré des granules achromatiques. Ce genre

regroupe une seule espèce : Iodamoeba Butschlii. Le genre Endolimax se caractérise

par une membrane nucléaire mince avec un caryosome volumineux parfois excentré.

Ce dernier regroupe aussi une seule espèce : Endolimax nanus [1].

- 52 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

1. Entamoeba histolytica

1.1. Historique :

Ce micro-organisme a été décrit pour la première fois en 1875 par Losch et l’appelait

Amoeba coli à cause de sa localisation colique. L’appellation Entamoeba histolytica apparait, lorsque

Schaudinn publie la description microscopique des trophozoïtes et des kystes d'Entamoeba

histolytica [12]. Dobell, en 1919, montre qu'E. histolytica a été associée aux abcès hépatiques

présents chez les malades atteints de l'amibiase et il décrit son cycle parasitaire en 1928 [38].

C’est pour la première fois, en 1925, qu’Emile Brumpt émet l'hypothèse d'une espèce non

pathogène morphologiquement identique à E. histolytica et qu’il nommait E. Dispar. Cette

hypothèse a été rejetée par l’ensemble des parasitologues pendant plus de 50 ans [39].

A partir de 1973, l’existence des 2 espèces fut à nouveau évoquée grâce à une

différence d'agglutination des protozoaires issus des patients symptomatiques et asymptomatiques

[12,39,40]. C'est surtout en 1978 que Sargeaunt, par l'étude des profils électrophorétiques iso-

enzymatiques des 4 enzymes différentes, définit 23 zymodèmes dont 9 sont pathogènes et 14 non

pathogène. Des études immunologiques ont montré que l’adhésine d’E. histolytica, le galactose

lectine, est très différent de celui d'E. dispar [40].

Les progrès de la biologie moléculaire ont permis de mettre en évidence des différences

au niveau de l’ARN ribosomal et d'autres gènes hautement conservés, entre les souches

pathogènes et non pathogènes. En 1993, Diamond et Clark, ont décrit E. histolityca, forme

pathogène et ils la séparaient d'E. Dispar non pathogènes en utilisant des arguments

biochimiques, immunologiques et génomiques [38,40]. En 1997, l’OMS valide l’existence des 2

espèces et redéfinit l’amibiase comme une infestation, symptomatique ou latente, par

Entamoeba histolytica histolytica [1,41].

En 1941, une autre espèce morphologiquement identique à E. histolytica a été découverte

dans les eaux d'égouts de Moscou : E. moshkovskii. Cette espèce est actuellement décrite chez

l'homme dans de nombreux pays [40].

- 53 -
Épidémiologie des Amibes :
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1.2. Morphologie

Entamoeba histolytica est caractérisée par un noyau arrondi, bien délimité par une

membrane nucléaire nette et par un diamètre de 4 à 7 µm dans les trophozoïtes et plus petit

dans les kystes mûrs à 4 noyaux. Elle possède un caryosome (amas chromatinien) arrondi,

central ou subcentral. Une partie de la chromatine est périphérique et tapisse la surface interne

de la membrane nucléaire en amas fins régulièrement disposés (aspect en collier de perles). Il

n'existe pas des filaments chromatiniens entre le caryosome et la membrane nucléaire [43].

a. Formes végétatives ou trophozoïtes

a.1. Forme végétative “ minuta”

Ce trophozoïte mesure 10 à 15 µm. Il possède un ectoplasme hyalin et transparent bien

visible au niveau du pseudopode et un endoplasme contenant des nombreuses petites vacuoles

digestives [43].

Figure 17 : Entamoeba histolytica « minuta » Coloration trichrome. Objectif. X 100 [42].

a.2. Forme végétative "histolytica"

Elle est morphologiquement identique à la forme « minuta », mais de plus grande taille

(15-40 µm de diamètre), ce qui lui a attribué le nom de magna. Son cytoplasme est

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caractéristique en contenant des hématies phagocytées : c'est une forme hématophage et

pathogène.

Les deux formes végétatives se multiplient par une division binaire, à un rythme lent pour

la forme « minuta » et à un rythme accéléré pour la forme « histolytica » [43].

Figure 18 : Entamoeba histolytica forme hématophage. Coloration trichrome.


Objectif X 100 [42].

b. Forme kystique

Les kystes mûrs infestants retrouvés dans les selles et l’environnement sont la forme de

résistance et de dissémination d’E. histolytica. Ils sont sphériques, d’un diamètre de 10 à 15 µm et

sont entourés d'une double paroi. Ils contiennent 4 noyaux qui ne sont pas disposés sur le même

plan ainsi qu’une ou deux inclusions sidérophiles, en bâtons épais, appelées chromidium ou corps

cristalloïdes et composées des particules ribosomiques. Les vacuoles digestives sont absentes.

Toutes les formes de l’évolution de la forme végétative à la forme kystique peuvent être

visualisées dans l’examen microscopique des selles (EPS). Les kystes immatures à 1 ou 2 noyaux

peuvent être présents. Ces kystes contiennent des chromidium mais aussi des vacuoles

iodophiles. Dans le kyste à un noyau, cette vacuole repousse le noyau à la périphérie tandis que

dans le kyste à 2 noyaux, ils se retrouvent côte à côte [43].

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Figure 19 : Entamoeba histolytica minuta. Kyste avec trois noyaux visibles.


Coloration M.I.F. Objectif. X 100[10] [42].

1.3. Résistance et sensibilité

Les formes végétatives d’E. histolytica sont rapidement détruites par la dessiccation, les

écarts de la température, le PH et les enzymes gastriques. Elles ne peuvent survivre que

quelques minutes dans l'environnement. Elles colonisent habituellement la muqueuse du caecum

et du côlon où sont réunies les conditions favorables à leur survie et leur multiplication :

anaérobiose relative, température de 35 à 40°C, pH légèrement acide, présence des substances

phagocytables (bactéries et débris alimentaires) [43,44].

La résistance des kystes et la conservation de leur pouvoir infestant dans le milieu

extérieur sont de durée variable en fonction des conditions physico-chimiques du milieu

notamment la température et l’humidité. En effet, Ils peuvent survivre environ 48 h entre 20°C et

25°C dans la nourriture et jusqu'à 1 à 3 mois dans l’eau à 4°C ou dans les boues des stations

d'épuration [43,44].

En revanche, ces kystes seront détruits rapidement par la dessiccation, la chaleur ≥ 50°C

ou par la congélation (20°C) mais ils résistent aux concentrations utilisables des hypochlorites, le

permanganate de potassium et les acides tels que l’acide acétique du vinaigre [1].

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1.4. Transmission

a. Réservoir du parasite:

L'homme est pratiquement le seul réservoir d’E. histolytica et donc le principal facteur de

dissémination des kystes [43,43].

b. Contamination:

La contamination se fait uniquement par ingestion orale des kystes matures présents

dans l'environnement. Les sources d’infection sont variées et sont liées à la pollution fécale. Or,

La prévalence de l'Amoebose dépend étroitement des conditions socio-économiques et

sanitaires de la population. La contamination peut se faire par :

- l'eau,

- les fruits et légumes crus, cultivés avec de l'engrais humain ou lavés avec de l'eau

polluée,

- les mains sales souillées de terre ou de matières fécales et portées à la bouche,

- les ustensiles de cuisine et couverts mal nettoyés

- les mouches domestiques pouvant transporter sur leurs pattes des kystes récoltés

sur les fèces [43,44].

Dans les pays industrialisés, la contamination oro-fécale survient principalement en

milieux défavorisés lors de transmission intrafamiliale. Notamment, en cas d'exposition aux

selles dans les centres de soins ou les laboratoires d'analyses médicale et lors de certaines

pratiques sexuelles dans la communauté homosexuelle masculine [24].

1.5. Cycle parasitaire

Le cycle évolutif d’E. histolytica est monoxène et débute par L'ingestion d'un kyste.

Suivant les relations hôte-parasite, le kyste entraine soit :

 Cycle non pathogène : (kyste - trophozoïtes minuta- kyste) : Chez les porteurs

sains qui favorisent la dissémination.

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 Cycle pathogène : (kyste - trophozoïtes hématophage), en cas d’Amibiase maladie

Dans le cadre d’un cycle non pathogène : L’ingestion des kystes matures à 4 noyaux est

suivie d’un dékystement dans la lumière intestinale, sous l’action de la température, le pH et les

trypsines pancréatiques. Ce dékystement est favorisé par un pseudopode qui est émis à travers

un pore dans la paroi du kyste. Ce pseudopode tire l'ensemble du parasite hors de la coque et

devient alors mobile et le pousse [43,44].

L’Amibe quadri-nucléé subit une division nucléaire et plasmatique aboutissant à 8

trophozoïtes végétatives mononuclées minuta. Ils ont la capacité de se déplacer grâce à leurs

pseudopodes et migrent jusqu'au colon où ils s'y multiplient par division binaire et adhérent à la

muqueuse par l'intermédiaire de lectine et adhésine. Ces trophozoïtes se nourrissent en

phagocytant des particules alimentaires et des bactéries. Certains s’enkystent dans la paroi

colique et se divisent deux fois pour donner des kystes immobiles à 4 noyaux. Ils seront

emportés passivement par le transit intestinal et éliminés dans les selles permettant la

dissémination d’E. histolytica [43,44].

Dans le cadre d'un cycle pathogène et Sous l’influence des facteurs dépendant à la fois de

l’hôte et du parasite, la forme minuta se transforme en forme agressive E histolytica histolytica,

plus grande mais surtout hématophage et très mobile. Elle libère des enzymes protéolytiques et

cytotoxiques à l'origine des multiples ulcérations de la paroi intestinale. Entamoeba histolytica

histolytica parvient dans la sous-muqueuse où elle se multiplie activement en formant des abcès

plus étendus en profondeur et latéralement qu’en surface (abcès en bouton de chemise). Dans

certains cas, elle atteigne la lumière des vaisseaux sanguins qui permettent la dissémination

extra –intestinales [43,44].

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Figure 20 : Schéma du cycle de vie d'Entamoeba histolytica [45]

2. Amibes intestinales non pathogènes:

[Link] morphologique

a. Entamoeba dispar

 Forme végétative

Entamoeba dispar n'est pas pathogène, mais ses caractères morphologiques sont

pratiquement identiques à ceux d'Entamoeba histolytica histolytica. A l'état frais entre lame et

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lamelle et à une température de 15 à 20°C, cette Amibe est arrondie sans ectoplasme net ni

noyau visible. Le trophozoïte d’E. dispar est beaucoup moins réfringent que ses kystes et se

déplace assez rapidement. Il ne possède jamais d’hématies dans les vacuoles alimentaires [46].

Figure 21: Forme végétative d’Entamoeba dispar (ou E. histolytica ). Objectif. X 100 [42].

 Forme kystique

Le kyste d’Entamoeba dispar est identique à celui d’Entamoeba histolytica minuta. Il est de

10 à 15 µm de diamètre en moyenne, arrondi ou ovalaire et entouré d’une double coque comme

celui d’Entamoeba Coli [46].

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Figure 22 : Kyste d’Entamoeba dispar (ou E. histolytica). Sans coloration. Objectif X 100. [42]

b. Entamoeba moshkovskii

C’est une Amibe non pathogène mais sa forme végétative est semblable à celle d'Entamoeba

histolytica minuta non hématophage. Le kyste a la même morphologie que celui d’Entamoeba

histolytica avec présence des corps sidérophiles [47].

Figure 23: Forme végétative d’Entamoeba moshkovskii [40]

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c. Entamoeba Coli

 Forme végétative

Elle mesure 20 à 30 µm de diamètre. A la température du laboratoire (25°C), cette Amibe

émet un seul pseudopode à la fois, court et à base large, qu’il fait rentrer pour émettre un autre et il

en résulte « un mouvement sur place ». L’ectoplasme et l’endoplasme sont peu différenciés et dans

ce dernier existe des granulations grossières et de grosses vacuoles contenant des inclusions

(amidon, bactéries, levures, ou parasites). Le noyau d'Entamoeba coli (5 à 7 µm) est visible sous

l'aspect d'un « collier de perles irrégulières » correspondant aux amas grossiers de chromatine qui

tapissent la membrane nucléaire. Le caryosome est gros et excentré.

En général, la forme végétative d’E. coli est immobile, arrondie, très réfringente et sensible

à une chaleur au-dessus de 37°C. Si l'on surchauffe un peu, elle s'arrondit puis s’éclate

brusquement [46].

Figure 24: Entamoeba coli. Forme végétative non colorée Objectif. X 100 [42].

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 Forme kystique

A l’état frais, Ce kyste mesure en moyenne 12 à 20 µm de diamètre. Il est arrondi ou

ovalaire. Il possède une double paroi externe très réfringente. Son contenu comprend des noyaux

(dont le nombre varie selon le degré de maturation du kyste) et des vacuoles. Dans les kystes à

deux noyaux, ces derniers sont ovalaires ou elliptiques, diamétralement opposés et repoussés à la

périphérie par une grande vacuole. Dans les kystes immatures, il peut exister des corps sidérophiles

ou chromidies en nombre variable et en formes d’aiguilles [46].

Figure 25 : Kyste d’Entamoeba coli. Coloration Lugol. Objectif. X 100 [42].

d. Entamoeba hartmani

 Forme végétative

La forme végétative est de petite taille (3à 8 µm de diamètre). La motilité est comparable à

celle d'Entamoeba histolytica. Le cytoplasme renferme des nombreuses petites vacuoles

alimentaires. Le noyau est petit avec une structure comparable à celle d'Entamoeba coli [46].

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Figure 26 : Forme végétative d’Entamoeba hartmani. Coloration M.I.F. Objectif X 100[42]

 Forme kystique

Le kyste mesure 4 à 8 µm de diamètre plus petit que celui d’Entamoeba histolytica minuta. Il

est arrondi parfois ovalaire de contour net et réfringent. Il contient de petites vacuoles [46].

Figure 27: Entamoeba hartmanni. Kyste à deux noyaux. Coloration M.I.F. Objectif. X 100[42].

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e. Entamoeba polecki

 Forme végétative

Les formes végétatives mesurent 10 à 25µm de diamètre et se déplacent en émettant des

pseudopodes arrondis et lents [46]. L'endoplasme contient de nombreuses vacuoles remplies

d'inclusions alimentaires grossières. Le noyau a une structure comparable à celle d’Entamoeba

histolytica. C’est une Amibe peu résistante, rapidement s’immobilise et se lyse.

Figure 28 : Entamoeba polecki. Forme végétative. Coloration trichrome. Objectif. X 100 [42].

 Forme kystique

Ces kystes mesurent en moyenne 10 à 15 µm de diamètre. Leur contour est épais et

réfringent. L'endoplasme renferme des nombreuses petites vacuoles qui se colorent mal au Lugol. Ils

ne possèdent qu’un seul noyau et exceptionnellement deux. Ils contiennent de nombreux petits

bâtonnets chromidiens caractéristiques [46].

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Figure 29 : Entamoeba polecki. Kyste à un noyau..Coloration trichrome. Objectif. X 100 [42].

f. Endolimax nanus

 Forme végétative

Les formes végétatives sont petites (5 à 8 µm de diamètre). Elles émettent de nombreux

pseudopodes clairs et arrondis tels « une grappe de boules transparentes ». Ils n’entraînent pas de

déplacement.

Le cytoplasme contient de nombreuses petites vacuoles. Le noyau possède une membrane

nucléaire épaisse et un gros caryosome de taille, de forme et de localisation variables. Une fois

Réchauffée, la forme végétative d'Endolimax nanus s'étire et s'allonge. Chaque pseudopode devient

digitiforme donnant à l'Amibe l’aspect d’un filament mycélien ramifié. C'est une Amibe résistante et

très mobile. [46]

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Figure 30: Formes végétatives d’Endolimax [Link] trichrome. Objectif X 100 [42]

 Forme Kystique

Les Kystes d'Endolimax nanus ont une forme ovalaire ou arrondie, une taille variable de 7 à 12

µm de diamètre et une coque externe mince, peu réfringente. A l'état frais, les noyaux apparaissent sous

forme de grains réfringents à l'intérieur d'un cytoplasme hyalin dépourvu des vacuoles et des

cristalloïdes. Les kystes mûrs ont quatre noyaux regroupés par deux aux extrémités [47].

Figure I: Kyste d’Endolimax nanus. Coloration Lugol. Objectif X 100 [42]

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g. Iodamoeba butschlii

 Forme végétative

Elle est peu résistante et mesure 8 à 15 µm de diamètre. Elle émet un long pseudopode

en doigt de gant puis des pseudopodes larges et courts. Le cytoplasme contient plusieurs

vacuoles. Le noyau est constitué d’un gros caryosome réfringent plus ou moins excentré. La

membrane nucléaire est très mince et non colorée [47].

Figure 32 : Forme végétative d’Iodamoeba butschlii. Coloration [Link] X 100 [42]

 Forme kystique

Elle mesure 8 à 15 µm de diamètre avec un contour épais, net et réfringent. Elle possède un seul

noyau avec une vacuole plus ou moins grande qui se colore systématiquement en brun au Lugol [47].

Figure 33 : Kyste d'Entamoeba hartmanni avec un noyau bien visible. Coloration Lugol [42].

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2.2. Caractéristiques épidémiologiques et parasitologiques [47].


Tableau XXVIII : Caractéristiques épidémiologiques et parasitologiques des amibes

AMIBES INTESTINALES
Caratéréstiques Entamoeba histolytica Autres Amibes intestinales
histolytica Entamoeba moshkovskii Entamoeba coli Entamoeba Entamoeba Endolimax Iodamoeba
hartmani polecki nanus butschlii
homme homme Porc Gros intestin de Homme
homme primates non humains primates non humains Homme macaque crabier porc, primates porc
Réservoir homme non humains ,singe
Transmission orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale orofécale

Réceptivité total total total total total total total

-Climat, pays -Climat, -Climat, -Climat, -Climat, -Climat -Climat


-Peuplement -pays, -pays - Pays - Pays -pays - Pays
-Niveau d’hygiène -peuplement, -peuplement, -peuplement, -peuplement, -peuplement -peuplement
-Altération de l’état -niveau -niveau d’hygiène, -niveau -niveau -niveau - niveau d’hygiène
Facteurs général d’hygiène -état général d’hygiène d’hygiène, d’hygiène -état général
favorisants -Stress, -Altération de l’état - état immunitaire -état général -état général -état général -état immunitaire
-État immunitaire général -changement climatique -état -état immunitaire - état -changement
-modification de -état ou alimentaire immunitaire -changement immunitaire climatique ou
la flore bactérienne Immunitaire -changement climatique ou -changement alimentaire
intestinale, -changement climatique climatique ou alimentaire climatique ou
-changement climatique ou alimentaire alimentaire alimentaire
ou alimentaire –
-virulence du parasite

Aspect Endémique en zone épidémique épidémique épidémique épidémique sporadique sporadique


épidémiologique tropicale

Répartition Cosmopolite cosmopolite cosmopolite cosmopolite cosmopolite


geographies

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3. Amibiase intestinale :

L’amibiase est une parasitose intestinales définie, selon OMS, par l’état dans lequel

l’organisme humain héberge avec ou sans manifestations cliniques, un protozoaire type

Entamoeba histolytica. On distingue donc :

- Des formes asymptomatiques : Amibiase infestation,

- Des formes symptomatiques : Amibiase maladie de localisation intestinale et

extra intestinale.

3.1.Épidémiologie

L’amibiase est une parasitose à transmission féco-orale, cosmopolite et survient à l’état

endémique dans les régions tropicales et intertropicales [48]. Elle touche Particulièrement les pays

en voie de développement dont le niveau socio-économique ne permet pas, aujourd’hui encore,

l’accès à un niveau d’hygiène suffisant notamment en Asie du Sud-Est, dans le sud-est et l’ouest

de l’Afrique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud [49].

Il est probable que de nombreuses anciennes études épidémiologiques, surestimaient la

prévalence d’E. Histolytica en employant une détection microscopique. En effet, Entamoeba

histolytica étant difficilement différenciable morphologiquement des autres espèces du genre

Entamoeba (E. dispar et E. moshkovskii).Or l’épidémiologie précise de cette espèce requiert un

diagnostic spécifique [4]. D’autre part, si l’absence de pathogénicité d’E. Dispar semble

aujourd’hui admise, il n’en est pas de même pour E. moshkovskii dont le potentiel rôle

pathogène reste à établir.

L’amoebose touche environ 50 millions de personne dans le monde avec un taux de

mortalité, lié aux complications intestinales ou extra-intestinales des formes invasives,

avoisinant les 100.000 décès par an [2]. Elle occupe le troisième rang des maladies parasitaires les

plus meurtrières au monde derrière le paludisme et bilharziose. Considérant que 90% des

infestations sont asymptomatiques, environ500 millions de personnes pourraient être touchées

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par le complexe Entamoeba histolytica /dispar [2].

L’âge conditionne la susceptibilité à l’amoebose intestinale, les pics d’incidence se situant

avant 14 ans et après 40 ans. Les enfants sont particulièrement touchés par cette parasitose

surtout les malnutris [50]. En effet selon une étude à Bangladesh, 80% des 289 des enfants âgés

de 2 à 5 ans ont eu une amoebose intestinale sur une période d’observation de 4 ans [42].

L’infection par le VIH expose à un risque accru d’amoebose qui atteint 25% chez les patients

VIH (+) au Mexique, contre 18% dans le groupe contrôle [42]. Dans les pays développés, les cas

d'Amibiase concernent les immigrants, les touristes revenant des pays à forte endémicité [12].

Environ 3% des diarrhées aigues au retour de voyage sont ainsi directement imputable à E.

histolytica. Certaines pratiques sexuelles augmentent aussi le risque de transmission du parasite; les

homosexuels masculins représentent ainsi une population à risque accru d’amoebose [24].

Figure 34 : Zones d'endémie et foyers de l'amoebose [49].

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Épidémiologie des Amibes :
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Tableau XXIX : Épidémiologie de l’Amibiase dans certains pays [16].

Sujets Effectif Prévalence Prévalence


asymptomatiques de l'étude d’E. dispar d'[Link]

Egypte 182 24 % 21 %
Bengladesh 1872 12 % 5%
Brésil 564 9% 11 %
Afrique du Sud 1381 9% 1%
Grèce 322 8% <1%
Philippines 1872 7% 1%
.
[Link]énie

Le cycle pathogène kyste - E.h - E.h.h correspond à l’amoebose maladie. L’adhésion des

trophozoïtes pathogènes au mucus de la paroi colique est l'élément initial. Cette adhésion se fait

par l'interaction entre un résidu D-galactose/N-acetyl-D-galactosamine (Gal/GalNAc) avec les

glycoconjugués de l’hôte [51]. Les cellules ne possédants pas ces résidus sont protégées de la

lyse. Le potentiel cytolytique d’E. histolytica s’effectue d’une manière contact-dépendant. En

effet, une fois le contact intime établit, des diverses structures parasitaires interviennent,

notamment :

- les amoebapores ayant des propriétés membranolytiques. Ceux-ci pénètrent dans la

membrane des cellules cibles, se polymérisent en formant un canal

transmembranaire. Celui-ci crée un flux ionique bidirectionnel entraînant une

modification du contenu intracellulaire conduisant à la nécrose cellulaire [52,53].

- les cystéines-protéinases : Ce sont des enzymes protéolytiques qui agissent au

niveau de la matrice extracellulaire [51,52,53]. Cette action lytique est responsable

des micro-abcès dans la muqueuse colique qui se surinfectent, des érosions des

capillaires sanguins et des irritations des plexus nerveux intrinsèques provoquant

l’Amibiase colique aigue (ACA).

Une réaction inflammatoire locale est déclenchée avec recrutement des leucocytes, mais les

trophozoïtes sont protégés de la lyse par le complément en raison de la présence des lectine. De

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plus, E. histolytica supprime l'activation des macrophages et la présentation des antigènes du

complexe majeur d'histocompatibilité de classe II. Entamoeba histolytica hématophage entraine des

ulcérations de la muqueuse colique et gagne la sous- muqueuse et constitue l'abcès dit en «bouton de

chemise». Par la suite, un étroit défilé sinueux et irrégulier s’ouvre dans la large cavité nécrotique de la

sous muqueuse. La nécrose peut s'étendre dans les muscles et la séreuse pour s'ouvrir dans la cavité

péritonéale. Cette évolution est rare et caractérise l'Amibiase suraigue maligne[51,52].

Figure 35 : Adhésion de trophozoïtes d’E. Histolytica à l’épithélium intestinal [55].

Dans certains cas, il y a passage dans la circulation mésentérique des Amibes

hématophages, qui migrent dans la veine mésentérique supérieure puis la veine porte et arrivent

au niveau du foie [53]. Emboisées dans les veinules des espaces portes, Les E.h.h nécrosent

l'endothélium vasculaire, le tissu conjonctif puis les cellules périportales en formant des micro-

abcès disséminés dans la glande hépatique, principalement dans le lobe droit [54]. En gagnant les

veines sus hépatiques, E.h.h va s'emboiser dans les artérioles pulmonaires et les capillaires des

parois alvéolaires entrainant la nécrose et le développement des micros abcès multiples. Les autres

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localisations peuvent être atteintes par voie sanguine, déterminant alors des petits foyers de

nécrose disséminés et dont la coalescence aboutit à la formation d’un ou plusieurs abcès plus ou

moins volumineux. Il s’agit de l’amoebose hépatique. [51,52,53]. Dans toutes ces localisations

extra-intestinales, les aspects macroscopiques sont variables suivant l'ancienneté des lésions. Le

pus est classiquement de teinte chocolat formé par un mélange de tissu nécrosé, E.h.h, cellules

nécrosées et du sang. Ce mélange est amicrobien, inodore, épais et visqueux : C'est le « crachat

dysentérique afécal ». En fait, il peut être plus liquide, séro-purulent, jaunâtre voire biliaire dans les

localisations hépatiques, d’aspect plus hémorragique dans les abcès du cerveau [38].

[Link]

La période de l'incubation d’E.h.h peut varier de quelques jours à quelques mois voire des

années. Dans la majorité des cas, les symptômes apparaissent dans un délai de 1 à 4 semaines.

Les manifestations cliniques sont multiples mais l'infestation colique est toujours la première

manifestation de l'Amibiase. Elle peut rester longtemps asymptomatique, mais elle peut évoluer

pour atteindre d’autres organes essentiellement le foie et le poumon [38].

a. Colonisation asymptomatique

Elle est définie par la présence d'E. histolytica histolytica dans les selles sans

manifestations cliniques. La muqueuse est normale à la rectosigmoïdoscopie. Elle correspond à

90 % des cas d'infection par E.h.h.

Le diagnostic se fait souvent de manière fortuite lors d’un examen parasitologique des

selles. Contrairement à l’infection par E. dispar, le portage asymptomatique d’E. histolytica

histolytica s’accompagne d’une réponse immunitaire systémique par la présence des anticorps

lgG dans le sérum [24].

b. Amibiase intestinale aiguë

 Dysenterie amibienne aiguë

Cette forme est très caractéristique. Le début est progressif pendant plusieurs semaines et

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fait des crampes, sensibilité abdominale avec perte de poids dans 20 % des cas [24]. Une diarrhée

banale apparait et se complique brutalement par un tableau de syndrome dysentérique franc fait de :

• Diarrhées abondantes, 5 à 20 selles par jour, classiquement afécales, mais parfois

glairosanglantes : crachat rectal.

• Ténesme ou faux besoin, provoquant une contracture douloureuse du sphincter anal.

• L'état général est conservé et apyrétique sauf en cas de surinfection bactérienne à

bacilles Gram- ou complications [48,55].

A l’examen clinique, les 2 fosses iliaques sont douloureuses, le colon est spasmé et érectile

Les formes dysentériques modérées sont plus fréquemment constatées. Elles se manifestent par une

diarrhée fécale glairosanglante avec abdomen douloureux à la palpation surtout au niveau du cæcum

et du sigmoïde. En milieu tropical, la diarrhée glairosanglante apyrétique, doit être considérée

comme une Amibiase aigüe et un examen parasitologique des selles fraiches doit être pratiqué

L'évolution de la crise dysentérique est généralement spontanément favorable. Le taux de

mortalité ne dépasse pas 1 % sauf en cas de complication notamment les perforations

intestinales (forme fulminante) où mortalité peut atteindre 40 % [46,55].

 Dysentérie amoebobacillaire

En Asie du Sud-Est, l'association amoebose-shigellose est fréquente, provoquant des

diarrhées abondantes persistantes avec une fièvre élevée, une déshydratation et une altération de

l'état général [55].

 Amoebose colique maligne

C’est une forme suraigue maligne est rares. Elle est constatée essentiellement en zones

tropicales, préférentiellement chez la femme enceinte ou en post-partum, l’enfant,

l’immunodéprimé ou le patient sous corticothérapie. L’alcool et le diabète apparaissent

comme étant des facteurs prédisposant [46,49,55,56].

- 75 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

La colite amibienne fulminante se caractérise par un syndrome toxi-infectieux

sévère, un syndrome inflammatoire avec une fièvre élevée, extrémités cyanosées, hypotension,

oligurie, dyspnée, subictère et sueurs [49,55]. La dysenterie e s t sévère, muco-sanglante voire

hémorragique avec des lambeaux des muqueuses expulsés. L’abdomen est météorisé, les douleurs

sont diffuses avec des signes d'irritation péritonéale : ballonnement voir défense abdominale.

L’évolution vers la péritonite est fréquente et le pronostic est sombre. La mortalité en

zone tropicale est proche de 100% et dépasse 40% malgré une prise en charge adaptée [57].

c. Amibiase intestinale infestation

 Amoebome

C’est une forme rare rencontrée surtout dans les zones d’endémie. Elle est

relativement plus fréquente en Amérique latine. Cette « pseudotumeur » résulte de

l'intensité de la réaction scléreuse au voisinage de l'ulcération amibienne entraînant

progressivement un rétrécissement de la lumière colique, pouvant aboutir à son obstruction.

Elle siège par ordre de fréquence au niveau du caecum, de l’appendice, du sigmoïde. Elle

peut être inaugurale ou survenir à distance d’une Amibiase aigue [56].

Le tableau clinique est marqué initialement par une douleur, masse abdominale et des

diarrhées, avec évolution lente vers un syndrome subocclusif associé à l’altération de l’état général.

C e s pseudotumeurs parasitaires régressent rapidement sous traitement antiamibien [46,49].

 Colopathie postamibienne :

Ce tableau, semblable à celui d’une colopathie fonctionnelle, survient à la suite d'une

amoebose avec des phases de poussées et de rémission. Le patient présente des douleurs

abdominales diffuses ou bipolaires, une alternance de diarrhées pâteuses matinales et de

constipation, une dyspepsie et des perturbations neurovégétatives (céphalées, palpitations,

irritabilité et asthénie).

- 76 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Certains aliments (pain, pâtes et féculents) sont mal supportés. Ces troubles sont souvent

inclus dans un contexte psychosomatique particulier [46,49].

Toutes ces formes, aigues ou chroniques, peuvent se compliquer en dehors du traitement

par :

- Appendicite amibienne, évoluant parfois vers la péritonite. Une perforation colique

peut être le symptôme révélateur de l’affection.

- hémorragies cataclysmiques, nécrose, abcès péri-coliques et des ulcérations

provoquant des sténoses [58].

d. .Amibiase extra-intestinale

 Amibiase hépatique

Elle est toujours secondaire à une Amibiase colique. Elle est due à l’embolisation d’E.

histolytica histolytica dans le foie par la veine porte entraînant des nécroses focales, puis

des micros abcès confluents formant un gros abcès en particulier chez les sujets positifs pour le

virus de l'immunodéficience humaine (VIH) [59].

Les manifestations hépatiques peuvent apparaître plusieurs mois ou années après la

contamination. Le début est progressif, concomitant ou non à un épisode dysentérique, et se

caractérise dans sa forme classique par triade de Fontan :

- Douleur de l’hypocondre droit irradiant vers l’épaule.

- Fièvre précoce, quasi constante, en plateau à 39-40°C, avec altération de l'état

général dans 80% des cas.

- Hépatomégalie constante, douloureuse, lisse et à bord inférieur mousse [60].

Certains cas d’Amibiase hépatique peuvent manifester uniquement une palpation

hépatique douloureuse, des formes fébriles ou ictériques pures, formes pseudo

tumorales ou kystiques voir des formes suraigues ou fulminantes associées à une

Amibiase colique maligne [60].

- 77 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

 Amibiase pleuro-pulmonaire.

Elle est souvent la complication de 7 à 20 % d’Amibiase hépatique, dont la rupture a

provoqué la diffusion transphrénique d’E. histolytica histolytica occasionnant une atteinte

pulmonaire basithoracique droite. Ce n’est que rarement que l’atteinte pleuropulmonaire est

primitive par propagation sanguine d’E.h.h. La clinique est dominée par L’apparition de la

douleur thoracique, d’une dyspnée ainsi que la toux compliquée par vomique de crachats

brunâtres contenant des résidus nécrotiques et parfois des trophozoïtes si abcès est

fistulisé dans une bronche pulmonaire [49].

 Autres localisations

Les autres localisations sont possibles, mais beaucoup plus rares. Elles intéressent la rate, le

cœur, le cerveau et la peau, y compris chez l'enfant et chez le sujet VIH positif avec une localisation

périnatale. Ces phénomènes peuvent survenir plusieurs mois après une amoebose intestinale non

traitée, passée inaperçue ou négligée.

La multitude des manifestations cliniques non spécifiques de l’Amibiase ainsi que l’apport

généralement insuffisant de l’examen clinique, imposent un diagnostic différentiel avec certains

diagnostics que nous citerons dans le chapitre suivant [49,60].

3.4. Diagnostics différentiels

a. Dysenterie amibienne aigue

Le diagnostic différentiel se pose en zone d’endémie avec la balantidiose colique et

surtout avec les diarrhées infectieuses dues à des germes entéro-invasifs, en particulier les

shigelles et les salmonelles. Dans tous les cas, une coproculture est nécessaire qui pourra soit

confirmer la surinfection en cas d’Amibiase certaine, soit expliquer les symptômes si le

diagnostic d’Amibiase est éliminé [61].

- 78 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

b. Amoebose colique maligne

Elle peut simuler une rectocolite hémorragique (RCH) ou maladie de Crohn. Or, la

pratique des examens parasitologiques des selles est impérative avant toute instauration

d’une corticothérapie chez tout malade suspect d’être atteint des maladies inflammatoires

cryptogénétiques de l'intestin [62].

Le diagnostic d'Amibiase maligne est difficile à établir cliniquement chez l'enfant en

Afrique, en raison de la fréquence des péritonites typhiques par perforation caecale [59].

c. Amoebome

L'amoebose maligne pose aussi un problème diagnostic différentiel avec le cancer

colique et d'autres maladies inflammatoires coliques : tuberculose iléo- caecale,

actinomycose, schistosomiase. [59]

Le diagnostic repose sur l'examen histologique (biopsies au cours d'une coloscopie,

pièce opératoire). L’anatomie pathologique montre en cas d'amoebome un infiltrat

inflammatoire lympho-plasmocytaire avec de nombreuses Amibes hématophages.

d. Amibiase hépatique

Les diagnostics différentiels de l’abcès hépatique amibien sont le kyste hydatique, la

tumeur hépatique nécrosée et l'abcès pyogénique. Les examens biologiques surtout la

sérologie amibienne ainsi que les calcifications échographique et l’évolution favorable sous

traitement amoebicide peuvent confirmer le diagnostic [46].

[Link] co mplémentaires.

La différenciation entre E. histolytica et E. dispar est recommandée par l’OMS.

L’identification d’espèce a des conséquences considérables sur les plans épidémiologique,

diagnostique et thérapeutique [59].

- 79 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

 Sur le plan épidémiologique :

Les données épidémiologiques actuelles sont attribuées aux deux espèces confondues

puisque la majorité des études sont basées sur l’examen parasitologique des selles.

La distinction entre les deux espèces est indispensable afin d’attribuer à chaque espèce sa

prévalence exacte. La morbidité et la mortalité en nombre absolu ne sont pas affectées par cette

reclassification car tous les cas d’Amibiase maladie sont causés par E.h.h. En revanche, le

portage asymptomatique d’E. histolytica qui représente 90 % des cas doit être révisé puisqu’il

peut s’agir soit d’E. dispar ou histolytica [46].

 Sur le plans diagnostic et thérapeutique :

L’identification d’espèce à des implications considérables quelques soit chez les sujets

symptomatiques ou asymptomatiques. En effet, seul l’isolement E. histolytica confirme le

diagnostic d’Amibiase intestinale, justifiant ainsi le traitement adéquat. Le cas échéant, implique la

recherche d’autres maladies sera indispensable.

a. Microscopie optique

L’examen parasitologique des selles (E.P.S) est l’examen de première intention [38]. Il se

pratique classiquement à l’état frais dès l’exonération pour éviter la lyse des trophozoïtes qui

débute 20 à 30 minutes après l’émission des selles. dans le cas échéant, l’échantillon devra être

conservé, fixé à l'alcool polyvinylique, au formaldéhyde ou au Merthiolate Iode Formol (MIF).Un

examen répétitif de 3 échantillons de selles successifs prélevés entre 4 et 5 jours est nécessaire

afin d’augmenter (20 % environ) la découverte d'Entamoeba histolytica du fait de l’existence des

périodes négatives dite muette où les kystes ne sont pas éliminés dans les selles. Au laboratoire,

le prélèvement est traité en 3 temps [63,64] :

- un examen à l’état frais : entre lame et lamelle pour rechercher des formes mobiles

d’E.h.h dont le déplacement est caractéristique : rapide, unidirectionnel et en limace

par émission d’un pseudopode hyalin [63,64].

- 80 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

, Figure 36 : Forme végétative d’E.h.h. Examen à l’état frais. Objectif X 40 [43].

- un examen après coloration : (lugol, Mérthiolate Iode Formol [MIF]) qui permet une

meilleure étude morphologique du noyau et du cytoplasme des trophozoïtes et des kystes [63].

Figure II :Coloration à l'hématoxyline ferrique (Heidenhain). Trois formes végétatives [43].

- 81 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

-les techniques de concentration (CC): Deux techniques de concentration doivent être

appliquées à l’échantillon [63]. Ceci permet de concentrer et bien visualiser les kystes.

Figure 38 : kyste à 4 noyaux coloré au lugol, après concentration par Ritchie [43].

Tableau XXX : quelques exemples des techniques de concentration.

Méthodes Principe Diluant


Solution aqueuse de sulfate de Zinc
Faust Flottation
à33%
Bailenger Physico-chimique Tampon acéto-acétique
Ritchie simplifiée Physico-chimique Formol 10 %
Balagg Physico-chimique Solution de Mercothilate-formol
Telemann-Rivas Physico-chimique Acide acétique à 5%
Carles et Barthélémy Physico-chimique Eau isotonique formolée

Malheureusement, malgré ces différentes techniques, qui peuvent parfois détruire les

formes végétatives fragiles, La microscopie optique manque de sensibilité (d’environ 60 %) et de

spécificité. Les formes végétatives minutèrent et kystiques d’E. Histolytica, E. Dispar et E.

Moshkovskii, étant morphologiquement identiques, en l’absence de formes hématophâges. Or,

le parasite doit être désigné par complexe E. Histolytica/E. dispar. Par ailleurs, ce complexe est

- 82 -
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facilement différencié à la microscopie optique des Amibes du genre :

- Endolimax : Endolimax nanus et Iodamoeba butschlii, par Le noyau caractéristique du

genre Entamoeba dont le noyau est constitué par une membrane périphérique nette

tapissée d’une couche de chromatine, et pourvu d’un caryosome petit. Alors le noyau

du genre Endolimax et entouré par membrane nucléaire très mince et pourvu d’un

volumineux caryosome central

- Entamoeba tels qu’Entamoeba Coli, Entamoeba Hartmanni et Entamoeba Polecki, par

certaines caractéristiques morphologiques figurant dans le Tableau ci-dessous.

Tableau XXXI : Récapitulatif sur les caractéristiques morphologiques des amibes [46].

Entamoeba Entamoeba Entamoeba Entamoeba


Caractéristiques histolytica coli hartmanni polecki
/dispar/moshkovskii

Forme végétative

Dimension 12 – 14 µm et 20 – 30 µm <10 µm 10 – 25 µm
moyenne 15-40 µm E.
histolytica

Mobilité Unidirectionnelle mouvement sur place Unidirectionnelle rare movement


sur place
Cytoplasme petites vacuoles Nombreuses grosses petites vacuoles Nombreuses
Vacuoles grosses vacuoles

Noyau granulations fines, granulations Granulations granulations


Chromatines régulières grossières, irrégulières grossières gros fines, régulières
Caryosome punctiforme, central gros, excentré subcentral ou petit central ou
ou subcentral excentré subcentral

Forme kystique
Dimension 10 – 15 µm 12 – 25 µm <10 µm µm 10 – 15 µm
moyenne

Paroi peu réfringente très réfringente réfringente réfringente

Nombre de 1à4 1 à 8 – 16 1à4 1 petit


Noyaux

Cristalloïdes en saucisse en aiguille en saucisse aspects


multiples

- 83 -
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b. La culture :

La mise en culture des Amibes est difficile et demande beaucoup de temps (2-3 jours) et

d'expérience (milieux spéciaux) comparée à celle des Bactéries. D’autre part, en cas d’infection

mixte, les Amibes risquent de ne pas être détectées si leur développement est inhibé par un

autre organisme qui prend toute la place en culture. Enfin, la culture peut être négative à cause

d’un délai entre le recueil de selles et la mise en Culture. De ce fait, pour certains auteurs, la

microscopie apparaît comme une technique aussi sensible que la culture pour la détection des

parasites [38,46,65].

Majoritairement, la culture est réservée à quelques laboratoires spécialisés, notamment

pour la recherche. Elle garde comme principal avantage la possibilité d’effectuer une analyse du

typage isoenzymatique [66,67].

c. Typage isoenzymatique

Le typage enzymatique est considéré comme la méthode de référence de distinction entre

Entamoeba histolytica et dispar [68]. Elle permet de comparer les isoenzymes des deux espèces par

migration électrophorétique ce qui constitue le zymodèmes [24].

Les isoenzymes correspondent à des enzymes de même activité catalytique mais de structure

différente et par conséquent de migration électrophorétique différente, ce qui permet de les

différencier. La technique est pratiquée selon la méthode de Sargeaunt. La combinaison du profil

de 4 isoenzymes (hexokinase, phosphoglucomutase, L-malate, glucose phosphate isomérase) a

permis de déterminer 21 zymodèmes différents dont 9 correspondent à E.H.H. Il s’agit en particulier

des zymodèmes II, VI, VII, XI, XII et XIX. En ayant 100 % de sensibilité et de spécificité. Le typage

isoenzymatique est considéré comme « the gold standard » pour la distinction entre les deux

espèces [69]. Cependant, il reste une technique délicate, lourde, coûteuse et longue. Aujourd’hui,

il est réservé aux laboratoires spécialisés où il sert de technique de référence pour évaluer la

spécificité des nouveaux tests diagnostics [38,46,70].

- 84 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

d. Recherche des coproantigènes :

 ELISA

Plusieurs kits à ELISA ont été développés pour la détection d'antigènes amibiens dans les

selles [70]. Seul le kit techLab Entamoeba histolytica® est réellement valable pour différencier les

deux espèces en utilisant des anticorps monoclonaux dirigés contre une lectine spécifique qui

n’existe que sur les formes végétatives. Cette lectine est La Gal/GalNAc, très immunogène et de

grande différence antigénique entre les 2 lectines des 2 espèces E. histolytica et dispar [71]. Ce kit

est beaucoup plus sensible et spécifique que l’examen parasitologique des selles et en comparaison

avec la méthode référence, le typage isoenzymatique, il a une sensibilité comprise entre 87 % et 95 %

et une spécificité de 93 %. C’est une technique rapide, ne nécessitant que 2 à 3 heures pour sa

réalisation. Elle est simple car ne demande pas d’équipement spécial et beaucoup moins coûteuse

que PCR [71,72].

Les autres kits, malgré leur excellente sensibilité, ont une faible spécificité puisqu’ils

présentent des réactions croisées avec Entamoeba dispar. Or, ils ne sont pas valables pour le

diagnostic d’Entamoeba histolytica, puisque l’infection à Entamoeba dispar est 3 à 10 fois plus

fréquente que l’infection à E.H.H [71,72].

 PCR

Des nombreuses méthodes de PCR ont été décrites dans la littérature pour distinguer

les deux espèces. Notamment, PCR “multiplex” permettant la détection des infections mixtes et

PCR en temps réel (PCR-TR) qui permet de diminuer le risque des faux positifs due aux

contaminations [70,73,74].

La majorité de ces méthodes ont pour cible des séquences dans le gène de la petite

sous-unité de l’ARN ribosomal (ARNr) contenu dans l’ADN plasmidique. Les autres cibles de

choix sont des séquences dans les éléments hautement répétés portés par ce même plasmide

[75]. Chaque parasite possède plusieurs copies de cet ADN extrachromosomique circulaire. Cela

facilite la détection des séquences cibles et augmente la sensibilité. En effet la corrélation est

- 85 -
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proche de 100 % entre les résultats de PCR et zymodèmes (la méthode de référence) et elle est

d’ordre de 93% avec test ELISA coproantiginique [70,75,76].

e. Sérologie

La sérologie de l’Amibiase repose sur la mise en évidence d’IgG sériques spécifiques d'E.

histolytica histloytica alors qu’ils sont négatifs en cas du portage de E. dispar. En effet, ces

anticorps sont détectables dans 25 à 45 % des formes asymptomatiques contre 70 à 90 % des cas

d’Amibiase intestinale [64,69].

Néanmoins, cette technique reste limitée en pratique, vue les cicatrices sérologiques

persistantes des mois (6 à 12 mois en ELISA et IFI) voir des années (HAI) ce qui rend impossible. De

faire la distinction entre une infection récente ou ancienne. Cette limite est d’autant plus importante

dans les régions de haute endémicité où la séroprévalence peut atteindre 25 à 50 % [70,77,78].

La détection des IgM sériques pourrait contribuer au diagnostic d'Amibiase intestinale, même

en région endémique car leur apparition, en réponse à l'infection est précoce et ne persistent pas

longtemps dans le sérum [79]. Actuellement, l’utilisation d’Elisa pour la détection des IgM anti-

lectine Gal/Gal NAc dans le sérum est en cours d’évaluation.

La sérologie reste en effet le test plus fiable. Il existe des différences de performances

entre les techniques utilisées. On peut observer un classement en fonction de leur spécificité et

sensibilité dans le tableau ci-dessous.

Tableau XXXII: Spécificité et sensibilité des techniques

du diagnostic sérologique de l'amibiase [50].

Techniques Sensibilité (%) Spécificité (%)


IFI 100 90
ELISA 100 90
HAI 95 97
Latex 91 97

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f. Examen anatomopathologique

En cas de dysenterie amibienne aigue, seul la découverte d’E.h.h dans la biopsie colique

affirme le diagnostic. La coloration montre un abcès en "bouton de chemise» [80]. En cas d’atteinte

dite "chronique", les lésions sont celles de colite inflammatoire mais ne renferme pas des Amibes.

En cas d’amoebome, visible en coloscopie, la biopsie montre un granulome inflammatoire, avec

quelques cellules géantes et de rares d’E.H.H [46].

g. Examens radiologiques

La rectoscopie douloureuse lors d’un épisode aigu objective une muqueuse œdématiée,

érythémateuse fragile au contact, parsemée d’ulcérations punctiformes ou en « coup d’ongles », à bords

épais et recouvertes de glaire, qui sont recueillies par écouvillonnage au moyen d’un coton cardé [80].La

coloscopie n’est justifié qu’en cas de doute diagnostic de l’Amibiase. Les examens radiologiques tel que

le lavement baryté ne montrent que des images non spécifiques : soit des ulcérations en cas d’Amibiase

aigue soit des images des zones spasmées, en “pile d’assiette“ et des zones atones dans le cas d’une

colite postamibienne ou un aspect de tumeur tel que l’amoebome [76,46].

Figure 39: Biopsie colique : abcès en "bouton de chemise"[80].

- 87 -
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3.6. Stratégie diagnostique

 Porteur asymptomatique du complexe E. histolytica / E. dispar à E.P.S.

La recherche des coproantigènes par ELISA est l’examen de choix pour la différenciation

des 2 espèces d’Amibes. En effet, la sérologie n'est positive que dans 20 à 45% des cas et des

faux positifs peuvent découler d’une infection ancienne résolue, notamment en région

d’endémie. Quant au PCR, il est réservé aux laboratoires spécialisés [48,46,80].

 Amibiase intestinale aiguë :

Lorsque la microscopie ne retrouve pas des formes hématophages, la recherche d’E.

Histolytica peut se faire par PCR, culture + typage isoenzymatique, sérologie ou la recherche des

coproantigènes par ELISA. Cette dernière est la plus accessible du fait du cout du PCR et le

typage isoenzymatique et les nombreuses limites de la sérologie particulièrement en région

endémique [38].

Figure 40: Algorithme diagnostic devant découverte Kyste Entamoeba Histolytica /dispar [38].

- 88 -
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Figure 41: Algorithme diagnostic devant une suspicion clinique d’amibiase colique. [38].

3.7. Approche thérapeutique

Le traitement actuel de l'amoebose est fondé sur l'emploi des produits amoebicides dont on

distingue trois catégories [45,46] :

a. les amoebicides tissulaires :

Cette classe, qui regroupe des amoebicides diffusibles, est uniquement représentée par

les nitro-5-midazolés dont Le chef de file est le métronidazole. Ce dernier est réservé au

traitement des formes histolytica dans les Amibiases invasives, du fait de son absorption rapide

- 89 -
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niveau de l’intestin grêle (80 % à 1 h) et de leur faible concentration colique. La biodisponibilité

est de 100 % que ce soit par voie orale ou parentérale et La diffusion se fait dans tous les tissus

et liquides de l'organisme. Sa demi-vie est de 8 à 1Oh et sa liaison aux protéines plasmatiques

est faible. L’excrétion est essentiellement urinaire après un métabolisme hépatique.

b. les amoebicides de contact :

Actuellement, le tiliquinol ( Intétrix®) est le plus convoité. Malgré son administration

orale, il est non résorbé, Ainsi de fortes concentrations en principe actif sont atteintes au niveau

de l’intestin permettant une action sur les formes végétatives et kystiques d’E. histolytica.

Tableau XXXIII : Amoebicide de contact [45]

Amoebicides de contact

Nom Posologie
Spécialité(DCI) présentation Durée Effets indésirables
commercial Quotidienne
Intétrix® Intétrix® Gélule 2x2 10 Hypertransaminasémie,
tiliquinol 300mg gélules/j jours Neuropathie
tilbroquinol périphérique, atteinte
du nerf optique,

c. les amoebicides mixtes :

Ont des dérivés imidazolés : Tinidazole, Secnidazole, Secnidazole qui ont une demi-vie

plus longue mais gardent les mêmes caractéristiques de biodisponibilité ce qui permet de

raccourcir la durée du traitement. De plus, ils sont en général mieux tolérés leur efficacité

d'amoebicide diffusible est supérieure à celle d’amoebicides contact.

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Tableau XXXIV: Amoebicides mixtes [45]

Amoebicides mixtes

Dénomination Posologie
Nom quotidienne
Commune Présentation Durée Effets indésirables
commercial
Internationale Adulte Enfant

douleurs
épigastriques,
-Flacon de
1.5 g en nausées,
500 mg/100
IV en 3 vomissements,
ml 30 à 3 à 5jours
prises diarrhée, glossite
Metronidazole Flagyl ® 40 7à10
prurit, éruption
-Comprimés à mg/kg jours
1.5g en céphalées,
250 mg ou à
3 prises neuropathies
500mg
sensitives
périphériques,.
nausées,
vomissements,
douleurs
50
Tinidazole Comprimés à 1.5g en abdominales,
Fasigyne ® à70 1à3 jours
500 mg 3prises anorexie, diarrhée,
mg/kg
éruption cutanée,
prurit, urticaire,
céphalées,
2g en troubles digestifs
30mg
Microgranule prise gastralgies,
/kg
Est à 2 g unique modification du goût
Secnidazole Secnol ® 1à3 jours (métallique), glossites,
Comprimés à 2g en stomatites
30mg
500 mg prise
/kg
unique
-Ampoules de Nausées, gastralgies,
500 mg ou 1g ataxie, vertiges,
1,5 g en 30mg
Ornidazole Tibéral ® injectables 3à5 j céphalées, confusion
iv 1.5g /kg
-comprimés mentale, éruptions
de 500mg cutanées. hépatites.

En pratique [45] :

 Porteurs asymptomatiques :

Le traitement des infections asymptomatiques à E. histolytica est plus Controversé

surtout Dans zones hyperendémiques, généralement en voies de développement , où le

- 91 -
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risque annuel de contamination peut être supérieur à 15 %. Le traitement systématique

paraît, alors, illusoire et très coûteux. Néanmoins, certains auteurs préconisent le traitement par

amoebicide de contact ; Tiliquinol (Intétrix 500mg ® 4 gélules/ jour en 2 prises pendant 10 jours)

des sujets à risque notamment les très jeunes enfants, les femmes enceintes, les patients

malnutris. D'autres auteurs préconisent le traitement systématique à but prophylactique afin

d'interrompre la dissémination des kystes.

 La dysenterie amibienne :

Elle se traite par une cure de 1 à 3 jours de Tinidazole (Fasigyne 500mg ®) ou de Secnidazole

(Secnol 500mg ®), suivi de Tiliquinol (Intétrix 500mg ®) pendant 10 j o u r s .

 L’amoebose colique maligne :

Elle est traitée par le métronidazole Par voie intraveineuse jusqu’à l’amélioration rapide de

l'état général, puis le relais thérapeutique se fait par voie orale. Une réanimation hydro électrolytique

est souvent utile en cas d’altération de l’état général, ainsi que l’adjonction d’une antibiothérapie à

large spectre. Une colectomie chirurgicale est nécessaire en cas de nécrose ou de perforation.

 L'amoebome :

Sous Tinidazole ou Secnidazole guérit rapidement, sur le plan clinique, radiologique et

endoscopique. Cependant ; la non régression impose l’intervention chirurgicale pour éliminer un

cancer colique.

 La colopathie postamibienne :

Elle doit être traitée comme une colopathie fonctionnelle en commençant d’abord sur

l’éviction des épices et des graisses, des antispasmodiques intestinaux comme la Trimébutine

(Débridat ®), des neurosédatifs, voire des cures thermales à eau chlorurée magnésienne pour les

côlons atones et à eau faiblement minéralisée pour les côlons spasmodiques. A noter que les

porteurs de kystes, disséminateurs potentiels, restent longtemps asymptomatiques et doivent

bénéficier d’une cure d’Intétrix ® pendant 10 jours.

- 92 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

III. Recommandations

Étant donné qu’il n’y a pas d’hôte intermédiaire dans le cycle des amibes et que l’homme et

le seul réservoir, il est difficile de penser à une éradication de ces parasitoses. Cependant il est

possible de limiter leur propagation par une bonne prévention et lutte contre le péril fécal quel

que soit sur le plan individuel ou collectif.

À titre collectif, Il faut dépister et traiter les porteurs sains qui disséminent des kystes

et mettre à disposition de la population des latrines pour une meilleure gestion des déchets

humains. il est aussi primordial de faciliter l'accès à l'eau potable et faire des campagnes

d'éducation de la population concernant l'hygiène des mains, de la nourriture et de l'eau. Le

contrôle de l'épandage de matières fécales humaines pour l'agriculture est d’une importance

capitale autant que l’amélioration de l’accès aux médicaments freiné par la pauvreté en

particulier dans certaine zone endémique

À titre individuel, le respect des règles d’hygiène s'impose dès l'enfance, l'amoebose peut

survenir très tôt dans la vie: lavage des mains après chaque selle et avant chaque repas, ingestion

d'eau filtrée ou bouillie, nettoyage soigneux des crudités et des fruits avec de l’eau propre.

La mortalité de l’amibiase tissulaire secondaire à l'amibiase intestinale, encore à nos

jours, est surprenante malgré la simplicité des mesures prophylactiques. La multiplication des

études d’immunisation ciblant certaines molécules d’E. histolytica, permettent de garder l’espoir

d’avoir un vaccin contre l’amibiase.

- 93 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

A l’issue de notre étude, nous jugeons bon d’insister sur quelques points d’une

importance particulière :

- Préparation alimentaire et thérapeutique du patient avant tout E.P.S

- Faire parvenir au laboratoire les selles fraichement émises et dans les plus brefs

délais.

- La répétition des EPS 3 fois espacés de quelques jours à cause des périodes

parasitologiquement muettes.

- Demander les renseignements cliniques, importants dans le choix des méthodes

d’analyse.

- Choisir 2 techniques de concentration parasitaire, une standard et une 2ème

orientée par le parasite à rechercher.

- les antiparasitaires ne doivent être prescrits qu’après la confirmation biologique.

- Mise en place d’un programme de dépistage parasitaire en milieu scolaire et dans

les collectivités.

- S’assurer de la qualité sanitaire des aliments prêts à la consommation.

- Respecter des règles générales d'hygiène individuelle et collective.

- Traiter les cas de parasitisme pour rompre la chaine de transmission parasitaire.

- 94 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

- 95 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

L’amibiase intestinale, cette parasitose cosmopolite due à E. histolytica histolytica, touche

d’après l’OMS 10% de la population mondiale dont 10 % d’entre eux pourraient être

symptomatiques. Notre travail a permis d’éclaircir ces derniers chiffres dans notre contexte

marocain. La prévalence moyenne de l’amibiase intestinale sur les dix ans de l’étude était de

7,78%, répartie en 92,4% pour l’amibiase infestation contre 7,6% pour l’amibiase maladie

diagnostiquée par la mise en évidence de la souche certainement pathogène E.h.h. Une telle

prévalence assez faible d’Entamoeba histolytica histolytica, doit être interprétée en tenant

compte de deux réalités. La première, c’est que les neufs sur dix des porteurs sains des amibes

pourront garder jusqu’à des années un pouvoir infestant chronique. Ceci demeure,encore de nos

jours, un véritable problème de santé publique. Alors que la deuxième apparait dans notre

population de l’étude qui était majoritairement d134es militaires et des citadins avec un niveau

socio-économique moyen. Par conséquent, nos résultats ne traduisent pas l’état des patients

résidants en milieu rural ou souffrant de la précarité. C'est ainsi qu' un élargissement du spectre

de ces études, par des enquêtes similaires portant essentiellement sur le milieu rural serait

souhaitable.

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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

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Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Résumé

L’amibiase est la troisième cause de mortalité et morbidité parasitaire dans le monde

entier et demeure encore à nos jours un sérieux problème de santé publique. Dans le but de

déterminer le profil épidémiologique des amibes et de l’amibiase intestinale chez la population

de Marrakech, une étude rétrospective a été menée sur une période de dix ans, du janvier 2006

au décembre 2015 au service de Parasitologie-Mycologie à l’Hôpital Militaire Avicenne de

Marrakech. 11497 examens parasitologiques des selles (EPS) ont été pratiqués chez 6600 patients

dont 2617 examens ont été positifs soit un indice parasitaire simple de 22,76%. Notre étude

avait inclu aussi 686 EPS effectués chez des enfants dont 142 ont été positifs soit un indice

parasitaire de 20,7%. L’âge moyen de nos patients était de 30 ans (2 mois-75 ans). Chaque

patient a bénéficié d’au moins un EPS en incluant une lecture à l’état frais, après la coloration

au Lugol et enfin après la concentration par la technique de Willis et Ritchie. Parmi les parasites

rencontrés, les amibes viennent en tête avec 64,84 % suivi par Blastocystis hominis (21,10%), les

flagellés (7,45%), les helminthes (6,41%) et en dernier lieu les coccidies (0,19%). L’indice

parasitaire spécifique (IPSp) a permis aux rhizopodes d'occuper la première place avec une

prévalence de 17,85%. Parmi toutes les amibes identifiées, celles non pathogènes ont été les

plus communes et ont été observées dans 44% des EPS contre 35% pour Entamoeba histolytica

pathogène. Entamoeba coli et Endolimax nanus ont été prédominantes en représentant

respectivement 30% et 11% des amibes recensées contre 3% pour Entamoeba hartmani et 0,77%

pour Pseudolimax butschlii. La prévalence de l’amibiase intestinale était de 7,78% répartie en

92,4% pour l’amibiase infestation contre 7,6% pour l’amibiase maladie. Le parasitisme amibien

global était manifeste durant toutes les saisons de l’année mais avec une légère recrudescence

estivo-printanière. Les différents résultats enregistrés sont sensiblement comparables aux

données rapportées par les études similaires. Même si le présent travail montre une prévalence

relativement faible des parasitoses intestinales qui est due aux contrôles réguliers de l’hygiène

dont bénéficie cette catégorie de citoyens marocains, il faut toujours insister sur le respect

rigoureux des règles de la prophylaxie contre la contamination oro-fécale.

- 98 -
Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

Abstract

Amoebiasis is the third cause of mortality and morbidity parasite in the world and still

remain a serious public health problem. In order to determine the epidemiological profile of

amoebas and intestinal amebiasis of the Marrakesh population, a retrospective study was

conducted over a period of ten years, from January 2006 to December 2015 in the parasitology

mycology department at the Avicenna military hospital of Marrakesh. 11497 parasitological

examinations of stools were performed on 6600 patients with 2617 examinations were positive.

The parasite rate is 22.76%. Our study also included 686 parasitological examinations of stools

performed on children which 142 of them are positive. The parasite rate is 20.7%. The average

age of our patients was 30 years old (2 months-75 years old). Each patient received at least an

EPS including a reading fresh after Lugol staining and finally after the concentration by the

technique of Ritchie and Willis. Among the identified parasites, amoebas come out on top with

64.84% of parasites encountered followed by Blastocystis hominis (21.10%), flagellates (7.45%),

helminths (6.41%) and lastly coccidia (0.19%). The specific parasite rate allowed rhizopods to

take first place with a prevalence of 17.85% . Of all the identified amoebae, no pathologic were

the most common and observed in 44% of parasitological examinations of stools against 35% for

Entamoeba histolytica pathogenic. Entamoeba coli and endolimax nanus were predominant

representing 30% and 11% of the amoebae identified against 3% for Entamoeba hartmani and

0.77% for Pseudolimax butschlii. The prevalence of intestinal amebiasis was 7.78% distributed

into 92.4% for amebiasis outbreak against 7.6% for amebiasis disease. The amoebic overall

parasitism was manifested during all seasons of the year with a slight increase summer-spring.

The different results obtained are comparable to the data reported by similar studies. Although

this study shows a relatively low prevalence of intestinal parasites is due to regular checks on

hygiene enjoyed this class of Moroccan citizens, we must always insist on strict compliance with

the rules of prophylaxis against the fecal-oral contamination.

- 99 -
‫‪Épidémiologie des Amibes :‬‬
‫‪Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans‬‬

‫ﻣﻠﺧﺹ‬

‫ﻳﻌﺪﱡ ﺩﺍء ﺍﻷﻣﻴﺒﻴﺎ ﺛﺎﻟﺚ ﺳﺒﺐ ﻟﻠﻮﻓﻴﺎﺕ ﻭﺍﻻﻋﺘﻼﻝ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻲ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺎﻟﻢ ﺣﻴﺖ ﻣﺎﺯﺍﻝ ﻳﺼﻨﻒ ﻛﻤﺸﻜﻠﺔ ﺻﺤﻴﺔ‬

‫ﻋﺎﻣﺔ ﺧﻄﻴﺮﺓ‪ .‬ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﺍﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺍﻟﻮﺑﺎﺋﻴﺔ ﻟﻸﻣﻴﺒﺎ ﻭﻹﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﻘﻮﻟﻮﻧﻲ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ﻟﺪﺍ ﺳﺎﻛﻨﺔ ﻣﺮﺍﻛﺶ‪ ،‬ﺃﺟﺮﻳﺖ‬

‫ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺑﺄﺛﺮ ﺭﺟﻌﻲ ﻋﻠﻰ ﻣﺪﻯ ﻋﺸﺮ ﺳﻨﻮﺍﺕ‪ ،‬ﺧﻼﻝ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺬﺓ ﻣﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ ‪ 2006‬ﺇﻟﻰ ﺩﺟﻨﺒﺮ‪ 2015‬ﻓﻲ ﻗﺴﻢ‬

‫ﻋﻠﻢ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﻭﺍﻟﻔﻄﺮﻳﺎﺕ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ ‪ .‬ﺗﻢ ﺇﻧﺠﺎﺯ ‪11497‬ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﺮﺍﺯ‬

‫ﻟﻔﺎﺋﺪﺓ ‪ 6600‬ﻣﺮﻳﺾ‪ ،‬ﺣﻴﺖ ﻛﺎﻧﺖ ‪ 2617‬ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺇﻳﺠﺎﺑﻴﺔ ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻳﻜﻮﻥ ﺍﻟﻤﻌﺪﻝ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻲ ‪ .٪22.76‬ﺷﻤﻠﺖ‬

‫ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺃﻳﻀﺎ ‪ 686‬ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺑﺮﺍﺯ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‪ ،‬ﺣﻴﺖ ﻛﺎﻧﺖ ‪ 142‬ﻣﻨﻬﺎ ﺇﻳﺠﺎﺑﻴﺔ ﺃﻱ ﻣﺎﻳﻌﺎﺩﻝ ‪ ٪20.7‬ﻛﻤﻌﺪﻝ‬

‫ﻁﻔﻴﻠﻲ‪ .‬ﻛﺎﻥ ﻣﻌﺪﻝ ﺃﻋﻤﺎﺭ ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ ﺛﻼﺛﻮﻥ ﻋﺎﻣﺎ ً‪ .‬ﻛﻞ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﺮﺍﺯ ﺗﻀﻤﻨﺖ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺃﻭﻟﻴﺔ ﺑﺎﻟﻌﻴﻦ ﺍﻟﻤﺠﺮﺩﺓ‬

‫ﺑﻌﺪﻫﺎ ﺑﺎﻟﻤﺠﻬﺮ ﺍﻟﻀﻮﺋﻲ ﺛﻢ ﺍﻟﺘﺮﻛﻴﺰ ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺗﻘﻨﻴﺔ ﺭﻳﺘﺸﻲ ﻭﻭﻳﻠﻴﺲ‪ .‬ﻟﻘﺪ ﻫﻴﻤﻨﺖ ﺍﻷﻣﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ‪ ٪64.84‬ﻣﻦ‬

‫ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﺸ ّﺨﺼﺔ ﺗﻠﻴﻬﺎ ﺍﻟﻤﺘﺒﺮﻋﻤﺔ ﺍﻟﻜﻴﺴﻴﺔ ﺍﻟﺒﺸﺮﻳﺔ )‪ ،(٪21.10‬ﺍﻟﺪﻳﺪﺍﻥ ﺍﻟﺪﺑﻮﺳﻴﺔ )‪ (٪7.45‬ﺛﻢ ﺍﻟﺪﻳﺪﺍﻥ‬

‫ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺔ )‪ (٪6.41‬ﻭﺃﺧﻴﺮﺍ ﺍﻟﻜﻮﻛﺴﻴﺪﻳﺎ )‪..(٪0.19‬ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﺮﺻﻮﺩﺓ‪ ،‬ﺇﺣﺘﻠﺖ ﺍﻷﻣﻴﺒﺎ ﺭﺃﺱ ﺍﻟﻘﺎﺋﻤﺔ‬

‫ﻣﻊ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ ﻧﺎﻫﺰ‪ .17.85 ٪‬ﻛﺎﻧﺖ ﺍﻻﻣﻴﺒﺎ ﻏﻴﺮ ﺍﻟﻤﻤﺮﺿﺔ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺷﻴﻮﻋﺎ ﺏ ‪ ٪44‬ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻻﻣﻴﺒﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ‬

‫ﺗﺤﺪﻳﺪﻫﺎ ‪ ،‬ﻣﻘﺎﺑﻞ ‪ ٪35‬ﻟﻠﻤﺘﺤﻮﻟﺔ ﺍﻟﺤﺎﻟﺔ ﻟﻠﻨﺴﺞ ﺍﻟﻤﻤﺮﺿﺔ‪ .‬ﺗﺼﺪﺭﺕ ﺍﻟﻘﻮﻟﻮﻧﻴﺔ ﺍﻟﻤﺘﺤﻮﻟﺔ َ‬


‫ﻭﺍﻟﻮﺋﻴﺪَﺓ ُ ﺍﻟﻘَ ِﺰ َﻣﺔ ﺍﻻﻣﻴﺒﺎﺕ‬

‫ﺍﻟﻤﺸﺨﺼﺔ ﻭﺫﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺘﻮﺍﻟﻲ ﺏ ‪ ٪30‬ﻭ ‪ ٪11‬ﻣﻘﺎﺑﻞ ‪ ٪3‬ﻟﻠ ُﻤﺘ َ َﺤ ّ ِﻮﻟَﺔُ ﺍﻟﻬﺎﺭﺗْﻤﺎﻧِﻴﱠﺔ ﻭ ‪ ٪0.77‬ﻟﺒﺴﻮﺩﻟﻴﻤﺎﻛﺲ ﺑﻮﺗﺸﻠﻲ‪ .‬ﻛﺎﻥ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ‬

‫ﺍﻹﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﻘﻮﻟﻮﻧﻲ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ‪ ،٪7.78‬ﻣﻮﺯﻉ ﺇﻟﻰ ‪ ٪92.4‬ﻟﻠﺤﺎﻟﺔ ﺍﻟﻤﺰﻣﻨﺔ ﻧﻈﻴﺮ ‪ ٪7.6‬ﻟﻠﺤﺎﺩﺓ‪ .‬ﻟﻮﺣﺾ ﺍﻟﺘﻄﻔﻞ ﺍﻟﻌﺎﻡ ﺍﻷﻣﻴﺒﻲ ﻁﻴﻠﺔ‬

‫ﺟﻤﻴﻊ ﻓﺼﻮﻝ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﻣﻊ ﺯﻳﺎﺩﺓ ﻁﻔﻴﻔﺔ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﺼﻴﻒ ﻭ ﺍﻟﺮﺑﻴﻊ‪.‬ﺗﻌﺪﱡ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎﺧﻼﻝ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ ﻟﻠﺒﻴﺎﻧﺎﺕ‬

‫ﺍﻟﺘﻲ ﺧﻠﺼﺖ ﺇﻟﻴﻬﺎ ﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ‪ .‬ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ ﺃﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺗﻈﻬﺮ ﺍﻻﻧﺘﺸﺎﺭ ﺍﻟﻤﻨﺨﻔﺾ ﻧﺴﺒﻴﺎ ﻟﻠﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﻌﻮﻳﺔ‪،‬ﺍﻟﺮﺍﺟﻊ ﺇﻟﻰ‬
‫ﺍﻟﻤﺮﺍﻗﺒﺔ ﺍﻟﻤﻨﺘﻈﻤﺔ ﻟﻠﻨﻈﺎﻓﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﺘﻊ ﺑﻬﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺸﺮﻳﺤﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﻮﺍﻁﻨﻴﻦ ﺍﻟﻤﻐﺎﺭﺑﺔ‪،‬ﻓﻘﺪ ﻭﺟﺐ ﺍﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﻋﻠﻰ ﺍﻻﻣﺘﺜﺎﻝ ﺍﻟﺼﺎﺭﻡ ﻟﻘﻮﺍﻋﺪ ﺍﻟﻮﻗﺎﻳﺔ‬

‫ﺿﺪ ﺗﻠﻮﻳﺚ ﺍﻟﺒﺮﺍﺯ ﻟﻠﻔﻢ‪.‬‬

‫‪- 100 -‬‬


Épidémiologie des Amibes :
Expérience du service de parasitologie de l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech sur une période de dix ans

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‫ﺃ ْﻗﺴِﻢ ِﺑﺎ� ﺍﻟﻌَ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬
‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬
‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ ﻭﺍﻷ َﺣﻮﺍﻝ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻭﺍﻟﻤﺮ ِ‬
‫َ‬ ‫ﻼﻙ‬ ‫َﺑﺎ ِﺫﻻً ﻭ ْ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﻨﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬

‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬

‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ ﻋ َْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َﻆ ِﻟﻠﻨَ ِ‬
‫ﺎﺱ َ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎ ِﺋﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻻ ِﺭﻋَﺎ َﻳﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ‬ ‫َ‬
‫ﺃﻛﻮﻥ ﻋَﻠﻰ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬
‫ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪ ،‬ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻟﻄﺎﻟﺢ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬

‫ﺴﺎﻥ ‪..‬ﻻ ﻷﺫَﺍﻩ‪.‬‬ ‫ﺳ ِ ّﺨ َﺮﻩ ِﻟ َﻨ ْﻔﻊِ ِ‬


‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﺃ َ‬
‫ﺍﻟﻤﻬﻨَ ِﺔ‬
‫ْﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺧﺎ ً ِﻟ ُﻜ ِ ّﻞ َﺯﻣﻴ ٍﻞ ﻓﻲ ِ‬ ‫ﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃ ُ َ‬
‫ﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ َﻳﺼ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َ‬
‫ﺍﻟ ِ ّ‬
‫ﻄ ِﺒّﻴَﺔ‬

‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬ ‫ُﻣﺘﻌَﺎﻭ ِﻧ َ‬


‫ﻴﻦ ﻋَﻠﻰ ِ ّ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭﻋَﻼﻧﻴَﺘﻲ‪ ،‬ﻧَ ِﻘﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ‬
‫ﺼﺪَﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬
‫ﺍﻟﻤﺆﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬
‫ِ‬ ‫ﺳﻮ ِﻟ ِﻪ َﻭ‬
‫ﺗ َﺠﺎ َﻩ ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬

‫ﻭ ﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪ‬


‫ﺳﻧﺔ ‪2016‬‬ ‫ﺃﻁﺭﻭﺣﺔ ﺭﻗﻡ ‪119‬‬

‫ﺍﻟﺧﺻﺎﺋﺹ ﺍﻟﻭﺑﺎﺋﻳﺔ ﻟﻸﻣﻳﺑﺎﺕ ‪:‬‬


‫ﺗﺟﺭﺑﺔ ﻣﺻﻠﺣﺔ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﻁﻔﻳﻠﻳﻳﺎﺕ‬
‫ﺑﺎﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻰ ﺍﻟﻌﺳﻛﺭﻱ ﺍﺑﻥ ﺳﻳﻧﺎ ﺑﻣﺭﺍﻛﺵ‬
‫ﻋﻠﻰ ﻣﺩﺍﺭﻋﺷﺭ ﺳﻧﻭﺍﺕ‬
‫ﺍﻷﻁﺭﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺩﻣﺕ ﻭﻧﻭﻗﺷﺕ ﻋﻼﻧﻳﺔ ﻳﻭﻡ ‪2016 / 06 / 13‬‬
‫ﻣﻥ ﻁﺭﻑ‬
‫ﺍﻟﺳﻳﺩ ﻣﻁﻁﻔﻰ ﺭﺑﻭﻉ‬
‫ﺍﻟﻣﺯﺩﺍﺩ ﻓﻲ ‪ 13‬ﻧﻭﻧﺑﺭ ‪1988‬‬
‫ﻟﻧﻳﻝ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺩﻛﺗﻭﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺏ‬
‫ﺍﻟﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻳﺔ ‪:‬‬
‫ﺍﻷﻣﻳﺑﺎ ‪ -‬ﺍﻟﻣﺗﺣﻭﻟﺔ ﺍﻟﺣﺎﻟﺔ ﻟﻠﻧﺳﺞ ‪ -‬ﺍﻟﻣﺗﺣﻭﻟﺔ ﺍﻟﻣﺗﻐﻳﺭﺓ ‪ -‬ﺩﺍء ﺍﻷﻣﻴﺒﻴﺎ ‪ -‬ﺍﻹﻧﺗﺷﺎﺭ‪ -‬ﺍﻟﻣﻐﺭﺏ‬

‫ﺍﻟﻠﺟﻧﺔ‬
‫ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ‬ ‫ﺱ‪ .‬ﺍﻟﺯﻭﻫﻳﺭ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﺣﻳﺎء ﺍﻟﺩﻗﻳﻘﺔ ﻭ ﺍﻟﻔﻳﺭﻭﺳﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ ﺭ‪ .‬ﻣﻭﺗﺎﺝ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﻁﻔﻳﻠﻳﺎﺕ ﻭﺍﻟﻔﻁﺭﻳﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ ﻝ‪ .‬ﺃﺭﺳﻼﻥ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻣﺑﺭﺯﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﺣﻳﺎء ﺍﻟﺩﻗﻳﻘﺔ ﻭ ﺍﻟﻔﻳﺭﻭﺳﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ ﻉ‪ .‬ﺑﻭﺧﻳﺭﺓ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﻛﻳﻣﻳﺎء ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ‬

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