19/03/2018
LA MACHINE
SYNCHRONE
Introduction.
Principe de fonctionnement.
Mise en équation.
Bilan énergétique de la machine synchrone.
Stabilité de la machine synchrone.
Conclusion.
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Gamme des Puissances:
Plus de 100 MW pour les alternateurs des centrales nucléaires.
Quelques µW pour les moteurs de montres a quartz.
Structures:
Machines à pôles lisses
Machines à pôles saillants.
à reluctance variable.
à aimants permanant.
Modes de fonctionnement:
Alternateurs.
Moteurs synchrones.
Compensateurs synchrones.
Actionneurs de robotique...
Toutes ces machines ont un point commun : lorsqu’elles sont
alimentées par des courants périodiques il existe un rapport constant
entre la fréquence du fondamental de ces courants d’alimentation et
leur vitesse de rotation.
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I-Principe De L’alternateur Monophasé:
La structure suivante comprend un
stator qui porte une bobine
diamétrale comportant n spires et
un rotor qui crée une induction B .
Cette induction peut être crée par
aimant permanent ou un bobinage
alimenté en courant continu.
α est l’angle entre le plan
interpolaire du rotor et le plan de la
bobine.
I-Principe De L’alternateur Monophasé:
Le flux crée par le champ rotorique dans la bobine statorique
de période 2π s’ecrit:
Ψ = B n L 2R (π/2 - α) pour α € [0;π]
Ψ = B n L 2R (π/2 +α) pour α € [-π;0]
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I-Principe de L’Alternateur Monophasé:
Si l’on se limite au fondamental on peut écrire:
Ψ= KB cosα avec K =8 n RL/π
e =KB sin α dα/dt
Une f.é.m alternative dont l’amplitude est proportionnelle à l’intensité
du champ inducteur et à la vitesse ω= dα/dt de rotation de la
machine.
II-Principe De L’alternateur triphasé:
On dispose le long de l’entrefer trois bobines décalés 2π/3
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II-Principe de l’Alternateur Triphasé:
Les courants iA ,iB et iC, constituent un système triphasé
équilibré de pulsation ω .Ces courants créent dans l’entrefer un
champ tournant à la vitesse ω.
Ω est la vitesse de rotation du rotor.
La valeur moyenne du couple ne sera différente de zéro que si
et seulement si : ω=pΩ.
On voit donc apparaitre ici une des propriétés fondamentale
du moteur synchrone :
Le couple moyen est nul pour toute vitesse de
rotation différente de la vitesse de synchronisme.
Principales notations utilisées:
On ne traitera
P:nombre quede
de paires lespôles.
machines synchrone a entrefer constant.
f:frequence des courants statorique.
ω: Les Hypothèses
pulsation de travail:
électrique.
Ω:vitesse de rotation du rotor.
Les harmoniques
Θ:angle mécanique. d’espace sont négligeables.
On ne angle
θ=p.Θ: tient pas compte des phénomènes de saturation.
électrique.
machine est
La:déphasage
φ duen régimedestationnaire
courant électrique
phase /tension et mécanique.
de phase.
ij: valeur instantanée du courant dans la phase j.
Ij: valeur efficace du courant dans la phase j.
Ls: inductance propre d’une phase statorique.
Convention de signe:
Ms: inductance mutuelle entre deux phases statoriques.
Lr: inductance propre d’une phase rotorique.
Les conventions de signe correspondant à un fonctionnement en
M:inductance mutuelle maximale entre l’inducteur et une phase
moteur de la machine synchrone.
statorique.
L: inductance cyclique statorique.
ψj: flux total traversant l’enroulement de la phase j de la machine.
Ie: courant rotorique d’excitation.
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:
Le
Lesflux la dans
fluxtotal relation
totaux par entrestatoriques
les flux
l’enroulement
phase totaux
rotorique par phaseen
et rotoriques
s’écrit: et fonction
les courants
des de
phase peut s’écrire
différentes courants: sous la forme matricielle:
[ψs]=[Ls][is] + [Lsr][ie]
[ψ] =[L] .[i]
Avec: [ψr]=[Link] + [Lrs][is]
Si en développe l’expression du flux de la phase A statorique par :
A = [Link] + Ms(iB +iC) + M cosθ .Ie
ψA =(Ls- Ms) iA + Mcos θ Ie
ψA =(Ls- Ms) cos(ωt –φ)+ Mcos (ωt +θ0) Ie
En raison de la structure de la machine:
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Equation électrique & schéma équivalent:
À l’équation
En posant Lsélectrique
–Ms =L ,lede la machine
flux total par synchrone correspond
phase statorique s’écritun
:
schéma équivalent particulièrement simple de dipôle actif:
V est la tension appliquée à une phase de la machine,R est la
resistance d’une phase statorique:
En posant (N.B:E est proportionnelle à Ie))
Bilan énergétique de la machine synchrone:
Nous négligerons dans cette partie toutes les pertes sauf
les pertes joules et nous raisonnerons sur un fonctionnement en
moteur de la machine synchrone.
P=3VI cosφ =réelle(S)
Q=3VI sinφ =Im(S)
Avec:
La puissance active absorbée par la machine se transforme
en puissance mécanique et en pertes joule dans les enroulement
statoriques. cette puissance mécanique est le produit du couple Ґ par
la vitesse de rotation Ω
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Calcul du couple :
Le couple peut être se déduire de la coenergie magnétique:
par
Soit:
En posant :
3p
Γ= Re( E.I * )
ω
Les deux puissances active et reactive:
La puissance apparente interne:
La puissance apparente de la machine est:
Qui conduit à :
P=P’+p (la puissance meca + les pertes joules)
Q=Q’ + q(puissance réactive produite par l ’excitation+ la puissance
réactive consommée par les inductances synchrone)
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Graduation en P et Q du diagramme des tensions:
Pour un fonctionnement à tension constante de la machine
synchrone, nous cherchons comment déterminer, pour toute position
du point M dans le plan, la valeur des puissances active et réactive
échangées avec le réseau.
On a et
I-On cherche le lieu des points M tels que S* soit un réel positif
Arg(AM)=π +ξ. Ce qui détermine l’axe des P.
II-De même S* sera un imaginaire pur négatif
Arg(AM)=π/2 +ξ. Ce qui détermine l’axe des Q.
M
I
φ
jLω
δ
O A
V
RI
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Alternateur
Alternateur
« capacitif »
« Inductif »
n M
I
φ
Q jL
δ ξ ω
O A
V
RI m
Récepteur Récepteur
« inductif » « capacitif »
On cherche les lieux des points M dans le plan des tensions
corresponds a P’ et Q’ constant. Pour cela on peut utiliser le système d’axes
(Ax , Ay) dans lequel on appelle x et y les coordonnées du point M
(AM =x+jy).
On appellera –a l’abscisse de du point O.
On a
Avec
D’où:
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Soit:
Si l’on cherche les points à P’=cst, il faut déterminer les points tel que:
Ce sont des cercles centrés en Ω1 (-a/2 ,-a/2 tgξ) et de rayon :
Pour Q’ on trouve des cercles centrés en Ω2 (-a/2 ,a/2 ctgξ)
Un cercle particulièrement intéressant est celui
correspond à P’ =0 de rayon a/2cosξ et qui passe par O et A.
A l’intérieur de ce cercle on a un fonctionnement P’> 0 et c’est
donc un fonctionnement en régime moteur. On peut noter que la
puissance mécanique maximale correspond à un rayon nul du
cercle soit:
La zone comprise entre le cercle P’=0 et l’axe P=0 correspond à un
fonctionnement de la machine synchrone pour lequel les
puissances éclectiques et mécanique sont absorbées par la
machine. Ce mode de fonctionnement à priori intéressant, est
cependant parfois utilisé pour produire de la puissance réactive le
point M se trouvant alors sur le cercle P’=0 dans le ½ plan Q<0 .
Ce fonctionnement est dit « compensateur synchrone »
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Y
Q
M
y
Ω2
ξ
O A x
V X
Ω1
P’=0
P’=cst>0
P
Y
Q
M
y
Ω2
ξ
O A x
V X
Compensateur
synchrone
Ω1
P’=0
P’=cst>0
P
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La machine synchrone ne pouvait avoir un couple moyen non
nul qu’à la vitesse de synchronisme.
Il est donc important de voir si en présence d’une perturbation de
couple, la machine tendra à revenir à sa vitesse de synchronisme ou
non, donc il faut étudier la stabilité de la machine.
Considérons pour cela l’équation mécanique de la machine:
dΩ
J = Γ − Γc
Hypothèses: dt
Ґc est le couple résistant tel que
Petites excursions par rapport à un point de fonctionnement.
J est le moment d’inertie de l’ensemble mobile des parties
tournantes.
Si en s’intéresse à des petites variations de δ par rapport à une valeur
initial δ0 telle que l’équation mécanique devient :
J d 2 (∆ δ ) ∂Γ
= [ ]δ . ∆ δ
p dt 2 ∂δ 0
C’est une équation différentielle de second ordre de la variable ∆δ
Cette équation différentielle du second ordre admet deux types de
Si > 0, a une croissance exponentielle. Caractérisant un
fonctionnement instable.
Il en résulte que la solution de stabilité exige que la quantité
soit négative. <0
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L’expression de Ґ faisant apparaitre δ comme variable est donnée
comme suit :
2
p 3EV 3E
Γ = [ c o s (δ + ξ ) − c o s ( ξ )]
ω Z Z
Ce qui correspond à sin(δ0 +ξ) > 0
donc à :
-ξ < δ < π-ξ
Cette condition détermine une zone de fonctionnement
instable dans le plan des tensions.
Y
Q
M
y
Ω2
ξ
O A x
V X
Compensateur
synchrone
Ω1
P’=cst>0 P’=0
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Lorsque la condition de stabilité nécéssaire de la machine
synchrone est remplie, elle n’implique pas que la machine
retrouve sa position initiale , çad :
∆δ → 0
• ∆δ)’’ = -ω02 ∆δ
∆δ =∆δmax sinω0t
δmax est donnée par les conditions initiales.
Pour que le système retrouve sa position initiale
on ajoute un terme en 1er ordre.
Solution pratique:
La mise en place d’amortisseurs analogues à la cage d’écureuil
d’une machine asynchrone.
Cette cage d’amotisseurs ne joue aucun rôle lorsque la machine tourne
au synchronisme mais,lorsque dθ n’est plus egale à ω.
dt
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Soit :
Γ a = K .g
Avec ici:
dθ d [∆ θ ]
ω − ω − [ω +
dt = dt 1 d (∆ δ )
g = = −
ω ω ω dt
L’équation en ∆δ devient alors:
j d 2 (∆θ ) d ( ∆ δ ) (δ Γ )
2
+K − δ 0 .∆ δ = 0
p dt dt δ
Dont la solution, lorsque la condition nécessaire de
stabilité est remplie, est un mouvement sinusoïdal
amortie. La condition
-ξ<δ<π-ξ
devient donc une condition nécessaire est suffisante de stabilité,
compte tenue des hypothèses dans lesquelles cette étude a été faite .
Consequence:
Flux variable dans la cage avec ω=g.ωr
Apparition des forces électromotrices
Courants dans les barres d’amortissement
Couple de nature asynchrone = f ( g )
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Q < 0 alors M appartient à l’arc AD et on a :
π
V ² = E ² + Z ² I ² − 2 Z . I . E . cos ( − ξ )
2
V² = E ² + Z ² I ² − 2 Z . I . E . sin ( ξ )
Ceci correspond à un arc
d’ellipse passant par les
points :
( E = V , I = 0)
et
V V
(E = , I = tan ξ )
cos ξ Z
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Q > 0 alors M appartient à l’arc AO et on a :
π
V ² = E ² + Z ² I ² − 2 Z . I . E . cos ( + ξ )
2
= E ² + Z ² I ² + 2 Z . I . E . sin ( ξ )
Ceci correspond à un
autre arc d’ellipse passant
par les points :
( I = 0, E = V )
et V
(I = , E = 0)
Z
La transformée dans le plan (E, l) de la droite limite de stabilité est
l'hyperbole :
Z ² I ² = E ² + V ² − 2 EV cos ξ
Lorsque le point M parcourt dans le plan des tensions, un cercle
P'=cst, Zl et donc l passent par un minimum à l'intersection entre le
cercle et l'axe des P (le courant absorbé par la machine est donc
minimal lorsque la puissance réactive échangée avec le réseau est
nulle). Le lieu des minima de courant dans le plan (l, E) est donc la
transformée de l'axe P, soit :
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π
E ² = V ² + Z ² I ² − 2 Z . I .V . cos( −ξ)
2
C'est une hyperbole qui passe par les points :
−V V
(I = 0, E =V) (I = ,E = )
2Z cos ξ 2Z cos ξ
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Si on néglige R alors ξ est égal à π/2.
D’où :
Le couple s’écrit alors comme suit :
3p EV
Ce= sinδ
ω Z
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Dans la présente étude nous avons élaboré, principalement :
Le principe de fonctionnement de la machine
synchrone,
Sa mise en équation
Son bilan énergétique
Et sa stabilité.
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Rotor d’une machine synchrone à pôles lisses
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Rotor d’une machine synchrone à pôles saillants
Rotor d’un moteur de locomotive BB 15055 de puissance
5,6MW
On distingue les bagues permettant l’injection du courant continu
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stator d’un moteur de locomotive BB 15055 de puissance
5,6MW
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