Police administrative et service public
Police administrative et service public
L'activité administrative qui vise à prévenir les troubles qu’implique l'ordre public.
Intervient en imposant en amont aux membres de la société des restrictions à leurs libertés publiques pour
assurer la discipline qu'exige la vie sociale
Se traduit par des actes matériels et par des actes juridiques.
Se singularise par son caractère unilatéral
L’ordre public est l'état social idéal caractérisé par le bon ordre, la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique. Il
est du ressort du des pouvoirs publics.
Les autorités de police doivent prévenir par des mesures appropriées les atteintes qui pourraient compromettre
l'ordre public.
En période exceptionnelle, les pouvoirs donnés à l'autorité de police peuvent ne pas être suffisants, le juge
a ainsi imaginé une théorie des pouvoirs exceptionnels qui ne s'applique d'ailleurs pas qu'au pouvoir de
police mais qui concerne l'ensemble des compétences administratives.
L’état d’exception : le Roi peut exercer des compétences relevant normalement du règlement ou de la loi
après la proclamation de l'état d'exception art 59 de la constitution.
Etat de siège : Ce régime renforce le pouvoir de police, l'effet principal de la déclaration de l'état de siège
est le transfert aux autorités militaires des pouvoirs que détiennent les autorités civiles en matière de
maintien de l'ordre et de la paix publics. art 59
Toute interruption apparaît comme la négation du but même du service même si elle n'a pas nécessairement un effet
immédiat sur la vie de la collectivité.
L'autorité administrative a donc le devoir d'assurer le fonctionnement régulier du service et à ce devoir correspond le
droit des bénéficiaires du service d'en obtenir des prestations continues.
_ Pour la théorie du service public qui ne considérait l'État que comme un faisceau de services publics, la valeur de ce
principe est fondamentale.
_ Aujourd'hui, le principe de continuité des services publics est un principe à valeur constitutionnelle (jurisprudence
et constitution)
== » Le régime de la grève
Dans la constitution, le droit de grève est reconnu aux agents des services publics. « Le droit de grève demeure
garanti ; une loi organique précisera les conditions et les formes dans lesquelles ce droit peut s’exercer »
2. Le principe d’égalité
Le principe d'égalité qui régit le fonctionnement des services publics est une conséquence du principe d'égalité
devant la loi, inscrit dans la Déclaration des droits de l'Homme de 1789
Ce principe d'égalité est au minimum une garantie d'égalité juridique, c'est-à-dire une égalité de statut entre usagers,
et éventuellement entre contractants.
Le principe d'égalité devant le service public est en même temps un principe général du droit consacré par la
jurisprudence administrative indépendamment de toute référence à un texte.
L'usager d'un service public à caractère administratif est dans une situation légale et ou réglementaire de droit public.
Donc l'usager peut se voir imposer unilatéralement des modifications de sa situation juridique mais qu'en retour, il a
le droit de demander l'annulation de décisions illégales qui lui feraient grief.
La première conséquence du principe d'égalité dans le fonctionnement des services publics est l'égal accès
aux emplois publics sans discrimination pour d'autres motifs que les compétences du candidat.
La seconde conséquence est l'égalité de traitement entre les fonctionnaires assurant le service public.
Les agents publics contractuels peuvent user du recours pour excès de pouvoir contre les décisions
concernant la situation réglementaire dans laquelle le contrat les place.
Toutes les personnes se trouvant placées dans une situation identique à l'égard du service public doivent se trouver
régies par les mêmes règles, y compris les cocontractants actuels ou potentiels du service public
== » Les régimes légaux récents applicables aux contrats de délégation de service public sont tout entiers animés
par cet esprit
D'après la jurisprudence française, ce principe interdit que le service public soit assuré de façon différenciée en
fonction des convictions politiques ou religieuses du personnel ou des usagers du service public.
== » En contrepartie de la neutralité,
Il peut être imposé aux usagers et au personnel de limiter les manifestations de leurs opinions dans les
établissements publics
On en arrive à considérer que les locaux même du service public doivent être des espaces neutres
La laïcité est certes interprétée comme une acceptation des différences, mais elle implique que les
manifestations d'appartenance religieuse ne soient pas excessives (CE, 2 novembre 1992)
3. Le principe d’adaptabilité
Signification
Le statut et le régime des services publics doivent pouvoir être adaptés, chaque fois que l'imposent l'évolution des
besoins collectifs et les exigences de l'intérêt général.
On songe à l'amélioration quantitative, qualitative des prestations, en fonction des améliorations de la technologie,
du progrès économique ou de l'aménagement de l'ordre juridique.
Mais !
Il est pratiquement impossible de déduire du principe de mutabilité une obligation stricte pour le gestionnaire ou un
droit précis pour l’usager.
Pourquoi ?
A la différence des autres principes la mutabilité n'a fait l'objet d'aucune reconnaissance jurisprudentielle expresse.
C'est un simple principe, non juridique, qui inspire les solutions de la jurisprudence, et certains régimes juridiques
posés par le législateur.
Il résulte de la nature fonctionnelle de la notion de service public : lorsque l'intérêt général, la finalité, change, le
service public se modifie ipso facto ; lorsque l'activité change, les principes généraux du droit administratif, à
vocation instrumentale, favorisent la modification du service.
Conditions d'application
Ce principe trouve à s'appliquer en cas de changement des circonstances de fait. La personne publique responsable
du service public peut aménager le service en conséquence, et pour ce faire, modifier la réglementation ou les
conditions d'exécution des contrats.
Il s'applique également en cas de changement de l'état du droit. La personne publique responsable peut alors
procéder de même, à condition de supporter en matière contractuelle les conséquences de ces changements. C'est
ainsi que peuvent être supprimés des services inutiles dont le fondement juridique aurait disparu.
L’objet du service
L’origine des ressources
Les modalités de fonctionnement
Les SPIC peuvent être considérés comme les services susceptibles d’être gérés par des entreprises privées. Ces
services sont rémunérés par une redevance payée par les usagers du service.
Les SPA ne sont, en principe, pas confiés à des entreprises privées dans la mesure où ils sont gérés par
l’administration suivant des formes autoritaires, conformément aux traditions de la hiérarchie administrative.
Les modes de gestion des services publics diffèrent selon l’organe gestionnaire. Soit le service public est directement
ou indirectement géré par une personne publique, soit il est géré par une personne privée.
La régie directe
La régie autonome
La concession de service public
La gestion déléguée des services publics : le partenariat public privé
La régie directe
_ Ce procédé de gestion permet donc à la collectivité de conserver la maîtrise des décisions. Sont concernés par la
régie directe la plupart des SPA, justice, défense nationale, fiscalité, urbanisme, enseignement etc. Les services de
l’Etat confiés à la commune comme l’état civil.
_ Concernant les services SPIC, leur essence même est contraire à ce mode de gestion dans la mesure où il convient
d’y mettre en œuvre certaines règles particulières.
== » Trois critères :
Les services en régie n’ont aucune personnalité juridique propre : c’est la collectivité dont ils relèvent qui est
titulaire des droits et obligations nés de leurs activités
Les services en régie dépendent directement de la collectivité : la collectivité est responsable du
fonctionnement des services
Les services en régie n’ont aucune autonomie au plan financier : le budget de la collectivité regroupe les
recettes et dépenses de tous les services en régie.
La régie autonome
_ Présente également l'avantage de faire apparaître clairement les résultats financiers de l'exploitation. Pour cette
raison le procédé de l'établissement public convient particulièrement à la gestion des services publics industriels et
commerciaux.
Il est question aussi des offices, régies autonomes, établissements publics etc.
Définition :
La concession est une convention par laquelle une collectivité publique confie à une entreprise privée ou à un
organisme public ou semi-public, le soin d'exploiter un service public dans des conditions prévues par un cahier des
charges et moyennant une rémunération provenant le plus souvent de la perception d'une redevance sur les
usagers.
Le recours aux entreprises privées permet aux collectivités publiques de bénéficier d'un concours financier et
technique.
Approbation :
La concession doit être approuvée par décret pour l'Etat et par les assemblées pour les collectivités locales. Le choix
du concessionnaire est laissé à l'appréciation de la collectivité publique
Cette liberté s'explique par le fait que la concession donne naissance à des rapports particulièrement étroits entre la
collectivité publique et le concessionnaire.
Nature :
La concession est un acte mixte à la fois contractuel et réglementaire ; l'aspect réglementaire recouvre tout ce qui
touche à l'organisation et au fonctionnement du service public. L’aspect contractuel est lié aux garanties financières
telles que la aurification/rémunération, le patrimoine, les apports financiers etc.
_ La gestion déléguée est régie par la loi promulguée le 14 février 2006 dont l’article premier précise qu’elle
s’applique aux contrats conclus par les collectivités locales ou leurs groupements et par les établissements publics, ce
qui exclut les contrats de l’Etat,
Croisement des financements == » Gestion optimale des projets lourds et complexes == » Accélération des rythmes
== » Amélioration de la qualité du service public
Domaines de partenariats :
Etat et EEP :
Collectivités locales :
Dahir n° 1-06-15 du 15 moharrem 1427 portant promulgation de la loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée des
services publics (B.O. n° 5404 du 16 mars 2006). PPP contractuel
-Définition : « …contrat par lequel une personne morale de droit public…délègue, …la gestion d’un service public … à
une personne morale de droit public ou privé, … en lui reconnaissant le droit de percevoir une rémunération sur les
usagers … »
-Appel à la concurrence : « Pour le choix du délégataire, le délégant est tenu, … de faire appel à la concurrence en
vue d'assurer l'égalité des candidats, l'objectivité des critères de sélection, la transparence des opérations et
l'impartialité des décisions. »
-Gestion des risques : « Le délégataire gère le service délégué à ses risques et périls…»
-Contrôle : « Le délégant dispose, d'une manière permanente, de tous pouvoirs de contrôle pour s'assurer sur pièce
et sur place de la bonne marche du service délégué et de la bonne exécution du contrat. »
La charte communale prévoit également la possibilité de recours aux SEM ( ou SDL). PPP institutionnel
Le PPP est une forme de coopération par laquelle l’Etat, les CT ou leurs groupements, les établissements publics, les
entreprises publiques confient à des partenaires privé, à travers un contrat administratif, de durée déterminée
dénommé contrat de partenariat public-privé, la responsabilité de réaliser une mission globale de conception, de
financement de tout ou partie, de construction, de maintenance et/ou d’exploitation d’un ouvrage ou infrastructure
nécessaire à la fourniture d’un service public.
Le C.C décide de la création et de la gestion des services publics communaux, notamment dans les secteurs suivants :
Selon l’art 39 de la carte communale, le CC décide des modes de gestion des services publics communaux, par voie
de régie directe, de régie autonome, de concession ou de toute autre forme de gestion déléguée des services
publics, conformément à la législation et la réglementation en vigueur.
Les régies
La gestion déléguée
Les SDL
Définition :
la gestion déléguée est défini comme « un contrat par lequel une personne morale de droit public délègue, pour une
durée déterminée, la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à une personne morale de droit public
ou privé, en lui reconnaissant les droits de percevoir une rémunération sur les usagers et/ou de réaliser des
bénéfices ».
Nature du contrat :
_ Le délégataire assume la responsabilité du service public en respectant les principes d'égalité des usagers, de
continuité du service et de son adaptation aux évolutions technologiques, économiques et sociales.
_ Il est dans l’obligation d’assurer ses prestations au moindre coût et dans les meilleures conditions de sécurité, de
qualité et de protection de l'environnement
Passation du contrat :
L’appel à la concurrence :
Le délégant est tenu de faire appel à la concurrence en vue d'assurer l'égalité des candidats, l'objectivité des critères
de sélection, la transparence des opérations et l'impartialité des décisions.
Elle doit faire l'objet d'une publicité préalable. Les formes et modalités d'établissement des documents d'appel à la
concurrence et notamment de ses différentes phases sont fixées par le gouvernement pour les collectivités locales et
par le conseil d'administration ou l'organe délibérant pour les établissements publics.
- Le délégataire peut être sélectionné par voie de négociation directe lorsqu'il y a urgence à assurer la continuité du
service public,
- si aucune offre n'a été présentée, le délégant peut recourir à la négociation directe.
Dans ce cas, il doit établir un rapport, soumis à l'approbation de l'autorité de tutelle, précisant les raisons qui ont
conduit au recours à cette voie et au choix du délégataire proposé
_ Toute personne maîtrisant une technique ou une technologie qui s'avérerait utile à la gestion d'un service public
peut soumettre, de manière spontanée, sa candidature accompagnée d'une offre comportant une étude de
faisabilité technique, économique et financière à l'autorité compétente pour décider de la délégation de la gestion
du service public en cause. Elle doit examiner cette offre et communiquer au candidat sa réponse.
_ Si elle décide d'entamer une procédure de délégation de la gestion du service objet de la proposition spontanée,
elle se réserve le droit d'utiliser ladite offre pour faire appel à la concurrence,
2. Composition du contrat GD
Le contrat de gestion déléguée est composé, par ordre de primauté, de la convention, du cahier des charges et des
annexes.
- Le cahier des charges est constitué des clauses administratives et techniques définissant les conditions
d'exploitation et les devoirs et obligations en matière d'exploitation du service délégué
- Les annexes sont constituées de toutes les pièces jointes à la convention et au cahier des charges et mentionnées
dans ces documents. Les documents annexes comportent en particulier un inventaire des biens meubles et
immeubles mis à la disposition du délégataire ainsi que la liste des noms du personnel et de sa situation
administrative au sein du service public dont la gestion est déléguée.
La durée ne peut être prorogée que lorsque le délégataire est contraint, pour la bonne exécution du service public ou
l'extension de son champ géographique et à la demande du délégant, de réaliser des travaux non prévus au contrat
initial, de nature à modifier l'économie générale de la gestion déléguée et qui ne pourraient pas être amortis
pendant la durée du contrat.
3. Exécution du contrat GD
Le contrat entraîne automatiquement des droits et obligations à la charge du déléguant et du délégataire, puis des
clauses spécifiques à l’extinction.
Outre le contrôle exercé par l'Etat, le délégant dispose à l'égard du délégataire d'un pouvoir général de contrôle
économique, financier, technique social et de gestion inhérent aux engagements découlant du contrat.
_ Le délégant dispose, d'une manière permanente, de tous pouvoirs de contrôle pour s'assurer sur pièce et sur place
de la bonne marche du service délégué et de la bonne exécution du contrat.
_ Il peut demander communication de tout document détenu par le délégataire ayant trait à l'exécution des
opérations relatives à la gestion déléguée.
_ Le contrat doit préciser la périodicité et les modes de contrôle que le délégant exerce sur l'exécution et le suivi de
la délégation ainsi que les documents techniques, comptables et financiers à exiger.
_ Le délégant peut faire à tout moment à des audits ou contrôles externes, se faire assister par des experts de son
choix.
_ Il peut, assister à titre consultatif, aux séances du conseil d'administration ou de l'organe délibérant ainsi qu'aux
assemblées générales de la société délégataire.
_ Le contrat doit prévoir la tenue de réunions, à intervalles réguliers entre le délégant et le délégataire pour
examiner l'état d'exécution du contrat.
_ Si la durée est supérieure à dix ans, le contrat doit prévoir une évaluation commune, au moins une fois tous les cinq
ans et une éventuelle révision de certaines de ses dispositions.
4. Achèvement du contrat de GD
Le contrat comporte des dispositions relatives à sa fin normale. Il comporte également des dispositions relatives à la
fin anticipée :
_ L’autorité délégante peut racheter la gestion après un délai minimum fixé par accord des parties
_ La fin du contrat peut intervenir par la déchéance prononcée par l’autorité délégante. En conséquence, les biens de
retour doivent revenir au délégant.
Ils comportent les terrains, bâtiments, ouvrages, installations, matériels et objets mobiliers mis à la disposition du
délégataire par le délégant ou acquis par le délégataire dans les conditions fixées dans le contrat.
Le contrat détermine les sanctions qui pourront être prises par le délégant à l'encontre du délégataire en cas de
manquement à ses engagements ou d'infractions aux clauses contractuelles notamment :
_ Le contrat prévoit le principe et les modalités de l'indemnisation du délégataire en cas de non- exécution par le
délégant de ses obligations ou de résiliation du contrat pour une raison non imputable au délégataire
Le contenu de l'acte
Les actes-règles : le contenu donne naissance à une situation générale : ce sont les actes-règles qui concernent un
nombre indéterminé de destinataires. C’est les règlements administratifs
Les actes-condition qui donnent naissance à des situations individuelles. Ils conditionnent l'application individuelle
d'une règle générale
Les actes subjectifs qui déterminent cas par cas les éléments d'une situation juridique individuelles. Les contrats
administratifs
Les actes juridiques de l'administration ne sont pas tous soumis à un régime de droit uniforme :
Les actes qui sont au sens fort du terme des actes administratifs, parce que soumis à un régime particulier,
Les autres relevant du droit privé.
_ L’acte unilatéral agit sur des tiers qui n’ont pas pris part à son élaboration
_ Les actes contractuels sont le produit de deux volontés qui régissent des relations réciproques.
C’est l’instrument par excellence de l’action administrative. Il bénéficie du « privilège du préalable » qui oblige les
administrés à se conformer à l’acte même s’ils l’estiment contestable. Une véritable présomption de légalité
s’attache aux AAU.
Ainsi, même s’ils font l’objet d’un recours devant le juge, ils continuent en principe de produire leurs effets. (Le
caractère non suspensif de l’acte)
Décrets, arrêtés, délibérations des assemblées des collectivités locales etc. ; ces actes ont une portée générale et
impersonnelle. Ils ne s’adressent pas à des personnes nommément désignées.
Les directives : elles posent un problème de qualification. Elles sont destinées à encadrer et orienter le pouvoir
discrétionnaire de l’administration notamment pour la prise de décision individuelle.
Elles ne revêtent aucun caractère impératif dans la mesure où l’administration peut y déroger.
Les circulaires : des actes utilises très fréquemment par l’autorité administrative. Il s’agit d’instructions adressées par
les ministres destinées à leurs agents en vertu du pouvoir hiérarchique. Ces instructions portent sur la manière de se
comporter, d’organiser le service, ou d’interpréter de tel ou tel texte.
Le principe
Les règles de compétence les plus importantes sont fixées par la Constitution s'agissant de la compétence des
autorités gouvernementales et du principe de base de la compétence des collectivités décentralisées par exemple.
Les autres règles de compétence sont inscrites dans les lois et les règlements
Les exceptions
La délégation, en tant qu'exception au principe de l’exercice personnel de la compétence, doit être prévue par la loi.
La délégation peut se présenter sous deux formes :
Délégation de pouvoir
C’est un procédé qui consiste de la part de l’autorité délégante à confier à une autorité délégataire une
partie de ses attributions. Ainsi, en vertu de l'art 90 de la Constitution, le chef de gouvernement peut
déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres ; de même l’art 53 donne au Roi le droit de déléguer son
pouvoir de nomination emplois civils et militaires.
Délégation de signature
Elle ne modifie pas la répartition des compétences, elle permet seulement à l’autorité délégataire de signer, pour
le compte du délégant, les actes objet de délégation.
La nature de la compétence
La nature de la compétence
La compétence territoriale La compétence temporelle
Les autorités administratives exercent leurs L'autorité administrative ne peut prendre de décision
compétences dans un cadre territorial déterminé que pendant le temps où elle est en fonction, ce qui
Il existe des autorités dont la compétence est nationale interdit par exemple la prise de décisions anticipées, ou
comme les autorités rétroactives. A cet égard, il faut noter que le principe de
gouvernementales, tandis que d’autres n’ont qu’une non rétroactivité, érigé en principe général du droit par
compétence limitées territorialement comme, les es la jurisprudence, est depuis 1962, un principe
chefs des services, les gouverneurs autorités locales. constitutionnel applicable même au législateur, et donc
à plus forte raison à l'administration
Le droit administratif organise les formalités d’information des administrés des décisions prises par l’administration.
On distingue deux procédés de publicité des actes administratifs :
Le caractère exécutoire de l'acte unilatéral est une manifestation du privilège dont dispose l'autorité administrative,
à tel point que le terme le plus couramment utilisé pour désigner cet acte est celui de décision exécutoire qui évoque
l'ordre de l'administration et son exécution au besoin par la contrainte
L'autorité administrative prend des actes qui produisent des obligations mais elle reconnaît aussi des droits et
accorde des autorisations
Cas des obligations l’exécution de l'acte est obligatoire pour son destinataire
== » Cas ou l'exécution de certains actes administratifs implique une opération matérielle, cela n'est pas toujours
nécessaires. Il est en effet des actes pour lesquels l'exécution se confond pratiquement avec leur force juridique
== » Cas des actes qui reconnaissent des droits ou accorde des autorisations, ils sont laissés à la discrétion de leurs
destinataires
En cas de mauvais vouloir de sa part, il n'existe aucun moyen de l'y contraindre puisque c'est elle qui détient le
monopole de la force publique.
L’administré peut recourir aux tribunaux de façon à faire reconnaitre l'illégalité du refus de l'administration
d'exécuter ses propres décisions
Le problème de l'exécution de l'acte administratif pose la question fondamentale du respect du principe de légalité.
_ A la différence des particuliers, l'administration n'a pas l'obligation de s'adresser au juge pour faire constater
l'existence de ses droits, ni pour les faire respecter.
_ Si l'existence de ce privilège est d'une nécessité pratique pour le respect des décisions, on conçoit qu'en raison du
conflit qu'il engendre entre le pouvoir administratif et les individus, il soit cantonné dans un domaine aussi limité que
possible.
_ Les rapports de l'administration et des administrés doivent se dérouler dans un climat de confiance à tel point que
l’exécution forcée reste une exception et non pas une règle.
Entraîne nécessairement sa sauf le cas des décisions qui ont déjà produit tous leurs effets
En revanche les décisions dont les effets sont permanents cesseront d'être valables dès la disparition des motifs sur
lesquels elles reposaient
Ceci entrainera modifier ses actes selon les nécessités du moment, cette indispensable mutabilité de l'ordre juridique
ne doit pas porter atteinte aux droits que les administrés ont pu régulièrement acquérir sur la base des décisions
antérieures ; la jurisprudence est donc amenée à tenter la conciliation de ces divers principes.
_ Dans le cadre du recours pour excès de pouvoir, le juge peut, à la demande de tout intéressé, annuler un acte
administratif unilatéral garantissant un principe général de droit.
_ Il est ouvert sans nécessité d’un texte et en vertu des principes généraux de droit, contre toute décision
administrative. En effet, il est important pour l’intérêt général que toute décision illégale puisse déférée au juge est
censurée par lui.
_ Le recours pour excès de pouvoir n’empêche pas l’administration de procéder à son exécution. Cette règle découle
de l’article 15 du dahir de 1957, repris par l’article 361 du CPC. La loi créant les tribunaux administratifs consacre
cette règle.
_ Le dépôt d’un recours devant le juge n’affecte en rien le fonctionnement de l’administration. Cette règle est
justifiée par le fait que l’action administrative étant en principe inspirée de l’intérêt général, il est normal que cette
action ne soit pas paralysée par dépôt d’une requête.
1. Le premier consiste d’entrainer la disparition rétroactive de l’acte. La décision est censée n’avoir jamais
existé et ses effets même passés sont anéantis. La décision d’’annulation a pour caractère de s’imposer à
tous, elle à l’effet absolu de la chose jugée.
2. Le deuxième consiste à réparer les effets de l’acte jugé illégale
1. L’annulation d’une décision qui porte atteinte à une situation dont il était bénéficiaire, entraine l’effet
rétroactif de l’acte.
2. Lorsque l’administré a sollicité de l’administration une mesure et qu’il sera heurté à un refus illégal,
l’annulation du refus ne vaudra pas octroi de l’avantage demandé. On doit simplement admettre que le refus
n’a pas été opposé et par conséquent s’il désire reprendre la procédure, le requérant se trouve à nouveau
dans la situation de postulant. Il arrivera donc que l’administration reprenne la même décision.
1. Elle ne peut plus évoquer l’acte annulé, celui-ci est censé n’avoir jamais existé. Par ailleurs, l’administration a
l’obligation de remettre les choses en l’état, avant l’intervention de la décision annulée
2. En revanche si l’acte annulé refusait de faire droit à une demande, son annulation ne vaut pas octroi de la
chose demandée, mais seulement possibilité de formuler à nouveau la demande.
Le juge est amené à s’interroger sur la régularité des éléments qui constituent l’acte administratif.
Ces moyens d’annulation ont été dégagés par la jurisprudence, comme cela a été le cas en France au cours d’une
longue évolution. Une décision administrative est entachée d’excès de pouvoir soit :
Séance 8 : L’expropriation pour cause d’utilité publique, une procédure administrative spécifique