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Rayonnement et Températures Solaire

Le document traite des principes de rayonnement d'une étoile, de la température effective du Soleil, et des méthodes de concentration de l'énergie solaire, notamment à travers le Four Solaire d'Odeillo. Il aborde également les transferts thermiques dans un collecteur solaire et les caractéristiques d'un crayon fissile pour réacteur nucléaire. Enfin, il présente des calculs et des équations relatives à ces phénomènes thermiques et radiatifs.

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Rayonnement et Températures Solaire

Le document traite des principes de rayonnement d'une étoile, de la température effective du Soleil, et des méthodes de concentration de l'énergie solaire, notamment à travers le Four Solaire d'Odeillo. Il aborde également les transferts thermiques dans un collecteur solaire et les caractéristiques d'un crayon fissile pour réacteur nucléaire. Enfin, il présente des calculs et des équations relatives à ces phénomènes thermiques et radiatifs.

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0058-3ACh1.

Rayonnement d’une étoile*


La température effective d’une étoile est directement reliée à la puissance totale qu’elle
rayonne. C’est par définition la température d’un corps noir dont la surface émettrait la même
puissance par unité de surface que l’étoile. La constante solaire est la quantité d’énergie solaire
que recevrait une surface de 1 m2 située à une distance de 1 ua (distance moyenne Terre-
Soleil), exposée perpendiculairement aux rayons du Soleil, en l’absence d’atmosphère. Pour la
Terre, c’est donc la densité de flux au sommet de l’atmosphère, soit 1367 W.m-2. Dans la suite
de cet énoncé, le modèle négligera le rayonnement de la terre et des divers végétaux, ainsi seul
le rayonnement solaire fera parti du bilan.
1-) Déterminer la température effective du
Soleil sachant que la distance Terre-
Soleil vaut DTS = 1ua = 1,5.108 km et que le
rayon solaire vaut RS = 7.105 km.
2-) On appelle Albédo A, le rapport de flux
réfléchi sur le flux incident. En considérant
que les planètes émettent tout le flux
absorbé, déterminer la température de
surface de la Terre et de Jupiter.
Données,

• Terre : A = 0,4 et DTS = 1 ua


• Jupiter : A = 0,5 et DJS = 5,2 ua (distance Jupiter-Soleil)
0175-3ACh1. Température au foyer du grand Four Solaire
d’Odeillo*
Fig.: Four Solaire d’Odeillo
Le principe utilisé est celui de la concentration des rayons par des miroirs réfléchissants. Il
fonctionne avec deux jeux de miroirs différents, afin d’assurer les deux fonctions optiques
nécessaires : la collecte (ou captation), puis la concentration de l’énergie solaire. Les rayons
solaires sont d’abord réfléchis par une première série de miroirs orientables situés sur la pente
(les héliostats), puis renvoyés vers une deuxième série de miroirs (les concentrateurs),
disposés sur des paraboles qui les convergent vers une cible quasi circulaire au sommet d’une
tour centrale. La tache solaire concentrée sur cette cible peut atteindre une densité de puissance
correspondant à ‘plusieurs soleils’.

Fig.: Principe de fonctionnement du Four solaire d’Odeillo


Remarque : Les 2 parties de cet énoncé peuvent être traitées de façon indépendante
Partie I : Température au foyer du Grand Four Solaire d’Odeillo
La lumière du Soleil est captée par Nh = 63 héliostats de Sh = 45 m2 chacun. Ils sont mobiles
suivant deux axes pour suivre le mouvement apparent du Soleil tout en réfléchissant les rayons
vers un grand miroir parabolique fixe, aussi appelé concentrateur. Les rayons réfléchis par les
héliostats, parallèles à un axe Nord-Sud, éclairent toujours la même surface du concentrateur.
Réfléchis une seconde fois par la parabole du concentrateur, ils viennent enfin se concentrer
dans un foyer placé 18 m en avant où la tache lumineuse obtenue fait seulement d = 40 cm de
diamètre. La réflectivité des miroirs constituant les héliostats et de la parabole est ρ = 70%. La
densité de flux solaire reçue par un héliostat est de HS = 710 W.m-2. On donne σ = 5,67.10-
8 W.m-2.K-4, la constante de Stefan-Boltzmann.

1-) Exprimer le flux thermique réfléchi par le champ d’héliostat en fonction de HS, ρ, Nh et Sh.
Faire l’application numérique.
2-) Exprimer le flux thermique reçu au niveau du foyer. Faire l’application numérique.
3-) En considérant que le matériau placé au niveau du foyer rayonne comme un corps noir,
déterminer l’expression de la température à la surface du corps TC. On donne SC = 0,15 m2, l’aire
de la surface du matériau soumis au rayonnement. Précisez le nom de la loi utilisée.
Partie II – Équation différentielle vérifiée par la température d’un échantillon
Le bâtiment du CNRS abrite également d’autre système de concentration solaire plus petit, pour
la caractérisation d’échantillons de faible dimension. Dans la suite de cet énoncé, nous
considérons un échantillon de matériau soumis au rayonnement solaire concentré du petit four
solaire. L’objectif est d’établir l’équation différentielle régissant la température de surface de
l’échantillon considéré. On ne cherchera en aucun cas à la résoudre.
L’échantillon considéré est du carbure de silicium (SiC), matériau utilisé dans la fabrication des
disques de frein en céramique des voitures de sport et certaines voitures hautes gammes.

Fig.: Schématisation d’un petit four solaire implanté à Odeillo


L’échantillon reçoit une densité de flux solaire concentré φSC. L’aire de l’échantillon soumis à
ce rayonnement est notée S. L’émissivité du SiC sur la plage de température [300K, 1500K] est
décrite par :
ξ(TS) = 0,87 – 2,222.10-5(TS – 600)
L’échantillon est balayé par l’air possédant un coefficient de transfert convectif donné par :
h(TS,Tair) = 4,485(TS – Tair)0,25
On note Tair = 300 K, la température de l’atmosphère (air ambiant) et TS, la température de la
surface de l’échantillon. On note ensuite, ξ l’émissivité de l’échantillon et C = Sh/S, le facteur
de concentration, avec Sh l’aire de la surface de l’héliostat considéré dans cette partie. On note
enfin, αS l’absorptivité solaire, c’est-à-dire l’absorptivité du matériau lorsqu’il est soumis au
flux solaire incident. La densité de flux solaire reçue par l’héliostat est notée HS.
4-) En explicitant la loi utilisée, exprimer le flux perdu par convection, Փconv
5-) Rappeler la loi de Kirchhoff (relation entre émissivité et absorptivité pour un corps gris)
6-) Justifier que l’on puisse écrire la densité de flux solaire comme : φSC = HSC
7-) Exprimer le flux incident Փatm en provenance de l’atmosphère et arrivant sur l’échantillon
8.-) Exprimer Փabs, le flux total absorbé par l’échantillon en fonction de ξ, αS , C, S, Tair et HS
9-) Exprimer le flux émis Փemis par la surface de l’échantillon
10-) Réaliser le bilan radiatif de cet échantillon, c’est-à-dire : exprimer le flux radiatif
net Փrad,net, en fonction des données de l’énoncé
11-) En appliquant le premier principe de la thermodynamique à l’échantillon, déterminer
l’équation différentielle régit par la température. Montrer alors qu’elle peut se mettre sous la
forme suivante :

• Expliciter les expressions de β1, β2 et β3

12-) Calculer β1, β2 et β3 pour TS = 800 K


Données :
0185-3ACh1. Transferts thermiques dans un collecteur solaire
cylindro-parabolique à concentration*
5 mars 2023par schoolou, publié dans 3achap01, thermique 3a

Dans les régions du globe fortement ensoleillées, idéalement supérieures à 1900 kWh.m-2.an-1,
la production de chaleur peut être réalisée à partir d’une centrale solaire thermodynamique. On
s’intéresse ici à une centrale solaire constituée de miroir cylindro-parabolique (voir Figure ci-
dessous). Plus précisément, l’objet de l’étude concerne le tube de l’absorbeur muni d’une
enveloppe en verre. Dans le tube absorbeur circule le fluide caloporteur ou fluide de transfert,
noté HTF (Heat Transfer Fluid), qui est chauffé à très haute température (de l’ordre
de 300°C). L’objectif de cet énoncé est d’étudier les transferts thermiques présents, et par suite
de déterminer les équations permettant d’obtenir les températures sur les surfaces internes et
externes de l’absorbeur et de l’enveloppe en verre.

L’absorbeur muni de son enveloppe en verre est représenté dans la Figure ci-dessous, avec un
bilan des transferts d’énergie aux différentes interfaces. Le rayonnement solaire réfléchi par le
miroir cylindro-parabolique de densité de flux (φsol, ref, m), arrive sur la surface externe de
l’enveloppe en verre.
Une partie de cette énergie (φsol, abs, 4e) est absorbée par la surface externe d’indice 4e, l’autre
partie (φsol, tr) est transmise, avant d’être absorbée par la surface externe de l’absorbeur (φsol, abs,
2e). Par suite, une grande partie de ce rayonnement (φsol, abs, 2e) est transférée par conduction dans

l’absorbeur (φcd, 2) avant d’être transmise au fluide caloporteur par convection (φcv, 2i-HTF).
L’énergie restante est transférée par rayonnement (φrad, 2e-4i) et par convection (φcv, 2e-4i), en
direction de l’enveloppe en verre, avant d’être transmise par conduction au travers de
l’enveloppe en verre (φcd, 4). Au niveau de la surface externe de l’enveloppe en verre, une partie
de l’énergie est dissipée par convection avec l’environnement proche du collecteur (φcv, 4e-a) et
l’autre partie par rayonnement avec le ciel (φrad, 4e-ciel).
Le fluide de transfert (ou fluide caloporteur) noté HTF, circule dans l’absorbeur afin d’atteindre
une température élevée. L’espace entre l’absorbeur et l’enveloppe en verre se trouve à une
pression très faible (< 0,013 Pa) et la température va fortement augmenter. Dans cet espace, le
flux de chaleur convectif est donné par la corrélation de Ratazel :

De plus, au sein de cet espace, on admettra que les transferts thermiques par rayonnement entre
l’absorbeur et l’enveloppe en verre peuvent se mettre sous la forme suivante en utilisant la
corrélation de Cengel :
Où σ est la constante de Stefan-Boltzmann et Γ une constante dépendant des paramètres
géométriques et des émissivités εabs et εenv. On ne cherchera pas à exprimer cette constante.
Dans la suite du problème, on utilisera les notations suivantes :

1-) Donner la résistance de conduction dans l’absorbeur, ainsi que la résistance de conduction
dans l’enveloppe en verre. En déduire les expressions des flux conductifs dans l’enveloppe en
verre et dans l’absorbeur.
2-) Le flux absorbé par l’enveloppe en verre se met sous la forme :

Avec K(θ) qui représente un terme correctif, permettant de tenir compte du fait que le
rayonnement solaire n’arrive pas nécessairement sous incidence normale sur le
collecteur cylindro-parabolique. Proposer, en expliquant un minimum votre démarche, une
expression de A en fonction de ρccp et αenv.
3-) Exprimer le flux absorbé par l’absorbeur et montrer qu’il peut se mettre sous la forme
Où η0 est à exprimer en fonction de ρccp, K(θ), τenv et αabs.
4-) En précisant la loi utilisée, exprimer le flux convectif au niveau de la surface externe de
l’enveloppe en verre. On note h4e-a le coefficient de transfert convectif.
5-) Exprimer le flux radiatif net représentant les échanges radiatifs entre la surface externe de
l’enveloppe en verre et le ciel uniquement. On exprimera ce flux en fonction des
températures T4e, T et Ta.
6-) En réalisant un bilan thermique sur la surface externe de l’enveloppe en verre (4e), exprimer
une relation entre les différents flux :

7-) Exprimer le flux perdu vers l’extérieur.


8.-) Déterminer une expression de la température T4i en fonction du flux perdu exprimé à la
question précédente, du flux absorbé dans l’enveloppe en verre et de la température T4e.
9-) En réalisant un bilan thermique sur la surface interne de l’enveloppe en verre (4i),
déterminer une équation permettant d’obtenir la température T2e. On ne cherchera pas à
résoudre cette équation
10-) En réalisant un bilan thermique sur la surface externe de l’absorbeur (2e), déterminer une
équation permettant d’obtenir la température T2i.
0180-3ACh2. Crayon fissile pour réacteur nucléaire*
13 octobre 2022par schoolou, publié dans 3achap02, thermique 3a
Note Culturelle :
L’énergie fournie par une centrale nucléaire a pour origine la fission d’un atome lourd en atomes
plus légers. Cette fission est initiée par une particule appelée neutron. Chaque réaction de fission
produit aussi des neutrons qui à leur tour provoqueront de nouvelles fissions. Une réaction en
chaîne est ainsi établie. Le combustible des centrales (les atomes lourds), est constitué d’oxyde
d’uranium enrichi. Parmi les produits de cette réaction (les atomes légers), se trouvent des gaz
rares comme le xénon. Le combustible est encapsulé dans une gaine métallique sous la forme
d’un « Crayon cylindrique » de 4 mètres de long et de 1 centimètre de diamètre, constitué d’un
alliage spécifique à base de zirconium. La longueur du crayon étant très grande devant son
diamètre, on pourra faire l’hypothèse de cylindre infini. Ces crayons de combustible sont
plongés au cœur du réacteur (voir figure ci-dessous) et sont soumis à des conditions physiques
très sévères. La température, la pression et le bombardement neutronique y sont très forts.

Fig.: Pastille
d’uranium encapsulée
On considère un crayon de matière fissile, assimilé à un cylindre plein infini et homogène (axe
dirigé selon Oz, voir figure ci-dessous) de rayon R, de conductivité thermique λ constante,
dissipant une puissance thermique volumique homogène P(W.m-3). Ce cylindre baigne dans un
fluide, dont la température caractéristique est Tf. Le coefficient de transfert Conducto-
Convectif est h et les transferts radiatifs sont négligés.
On se place en régime stationnaire, ρ représente la masse volumique du crayon fissile, cp sa
capacité thermique massique à pression constante et TR, la température de surface en r = R.

Fig.: Modèle simplifié du crayon fissile


1-) Quelle est la distribution de température dans le crayon (supposé cylindrique et fait d’un
matériau homogène) ?
On prendra soin de bien détailler les hypothèses, bien écrire le bilan d’énergie, établir
l’équation de la chaleur et justifier sa résolution.
2-) Déterminer le flux de chaleur transmis au fluide en fonction de la puissance P(W.m-3).
3-) En déduire l’expression du coefficient de transfert Conducto-Convectif h en fonction de la
puissance produite P(W.m-3), la température du fluide Tf et la température de la surface
extérieure du crayon TR.
0067-3ACh2. Stockage d’azote liquide*
19 avril 2020par schoolou, publié dans 3achap02, thermique 3a
On stocke de l’azote liquide à 77 K dans une sphère de 1 m de rayon intérieur et d’épaisseur
négligeable. On entoure la sphère d’un isolant de conductivité 0,02 W.m-1.K-1 et d’épaisseur 15
cm. On recouvre la surface extérieure par une sphère d’aluminium supposée parfaitement
réfléchissante. On suppose que la température de la paroi intérieure est aussi à 77 K.

Fig.: Stockage Azote Liquide


1-) Calculer la puissance entrant dans l’azote liquide, sachant que la température de la surface
extérieure est égale à 290 K.
2-) Calculer le volume d’azote vaporisé par heure en admettant la relation suivante : Lv = (20
cal.g-1.K-1) x T, où Lv est la chaleur latente de vaporisation.
On donne à présent le coefficient de transfert par convection avec l’air extérieur : h = 1,8Δθ0,25,
où h s’exprime en W.m-2.K-1.
3-) Déterminer l’écart de température Δθ entre l’air et la sphère en aluminium, en supposant
que les échanges radiatifs sont nuls.
On remplace l’isolant par un nouvel isolant de conductivité 0,002 W.m-2.K-1 constitué d’une
poudre placée dans le vide.
4-) Calculer la nouvelle perte horaire de liquide. Supposer que la température de la surface
intérieure reste inchangée.
5-) Que peut-on dire de la nouvelle valeur de Δθ ?
Notez que la normale er est sortante (dirigée de l’intérieur de la sphère vers l’extérieur).
Données : densité de l’azote liquide, daz = 0,8.
0063-3ACh2. Température au centre d’un
conducteur cylindrique*
19 avril 2020par schoolou, publié dans 3achap02, thermique 3a
On considère le conducteur cylindrique ci-dessous : de résistivité ρ, de conductivité
thermique λ1 et de rayon R1, entouré d’une gaine concentrique isolante de rayon extérieur R2 et
de conductivité thermique λ2. Le fil infiniment long, est parcouru par un courant d’intensité I et
le contact conducteur/isolant est supposé parfait. On appelle Ta la température de l’air
ambiant et h le coefficient d’échange thermique entre la gaine et l’air ambiant. Soient Tc la
température au centre du fil, TR1 la température en r = R1 et TR2 la température en r = R2.

Fig.: Conducteur cylindrique entouré de sa gaine isolante


1-) Exprimer la puissance volumique ω produite dans le conducteur.
2-) Exprimer Tc – TR1, TR1 – TR2 et TR2 – Ta en fonction de ω et des données du problème.
3-) En déduire la température Tc en fonction de ω et des données du problème.
4-) Y-a-t-il un rayon R2C de l’isolant pour lequel la température au centre du fil passe par un
minimum ?
5-) Si la question précédente est vérifiée et pour ce cas particulier, donner la température au
centre du fil et l’expression de la densité de flux dissipé pour un rayon r = R2C.
0075-3ACh3. Étude thermique d’un mur isotrope*
19 avril 2020par schoolou, publié dans 3achap03, thermique 3a
Considérons un mur de bâtiment constitué d’un matériau homogène, isotrope, de masse
volumique ρ, de capacité thermique massique c et de conductivité thermique λ. Nous
supposerons ces données comme constantes.
Le mur est limité par deux plans parallèles, distants de eb (voir figure ci-dessous). Nous
notons Tint la température de l’air à l’intérieur du bâtiment et Text < Tint la température extérieure
du bâtiment supposées constantes. On supposera également que la chaleur se propage
uniquement dans la direction (ox). On notera T(x) la température en un point du mur
d’abscisse x. L’air de la surface du mur sera notée S. L’étude est réalisée en régime permanent.
PARTIE A : Étude du mur simple
1-) Écrire l’équation différentielle à laquelle obéit la température T(x).
2-) En déduire la loi d’évolution de la température. Commenter
3-) En supposant que seuls les phénomènes conductifs sont prépondérants, exprimer le vecteur
densité de courant (resp. flux) dans le mur. Préciser ce que vous utilisez et justifiez son
orientation.
4-) Déterminer le flux thermique total Φ traversant le mur.
5-) Rappeler la définition de la résistance thermique Rth ainsi que son unité. Donner son
expression en fonction des données du problème.
6-) Applications numériques:
On donne Tint = 19°C et Text = -15°C. Le mur est en béton et possède une conductivité
thermique λb = 1,75 W.m-1.K-1.

• (a)-Calculer la valeur du flux thermique surfacique φ.


• (b)-Calculer la profondeur eHG du mur demeurant hors gel.

PARTIE B : Étude du mur composite


Le mur a maintenant une structure composite constitué de quatre matériaux différents : carreaux
de plâtre ; laine de verre ; béton et crépis extérieur homogène et isotrope (voir figure ci-dessous).
Les données des épaisseurs ek, k = 1, 2, 3 et 4, et les conductivités thermiques λk sont fournies
dans le tableau ci dessous. Les températures des surfaces interne et externe étant toujours
notées Tint et Text. On reste bien entendu en régime permanent.
Fig.: Mur isotrope
7-) Déterminer l’expression de la résistance thermique équivalente Rth,eq du mur composite en
fonction de la surface S et des épaisseurs ek et conductivité thermique λk.
8-.) Calculer le rapport Rth/Rth,eq. Commenter
9-) Calculer les températures intermédiaires T2, T3 et T4 aux interfaces entre les couches.
0076-3ACh3. Épaisseur optimale d’une gaine cylindrique*
22 avril 2020par schoolou, publié dans 3achap03, thermique 3a
On considère un câble cylindrique constitué par un conducteur électrique en cuivre entouré
d’une gaine de caoutchouc (rayon extérieur R1 et rayon intérieur R2). On se fixe les conditions
de service suivantes :

• la température du cuivre, supposée uniforme, ne doit pas dépasser T2 = 100°C,


• la surface extérieure de la gaine est, en régime permanent, à la température T1 =
20°C,
• l’air ambiant est à la température T0 = 15°C.

Fig.: Câble électrique cylindrique


1-) Montrer que la puissance linéique maximale dissipée par effet Joule et transmis dans la
gaine de caoutchouc peut se mettre sous la forme :

2-) Déterminer l’intensité maximale du courant pouvant traverser le conducteur. AN : R2 = 5


mm ; R1 = 10 mm ; λcaoutchouc = 1,3.10-3 W.cm-1.°C-1 ; Résistivité électrique du cuivre ρ = 1,6.10-
6 Ω.cm.

Les échanges entre la surface de la gaine et l’air ambiant peuvent être décrits à l’aide d’un
coefficient global h, défini par unité de surface, qui tient compte tout à la fois des effets de
convection et de rayonnement. La résistance thermique globale étant définie par la relation : R
= (T2 – T0)/ΦL
3-) Donner l’expression de R en fonction des caractéristiques thermiques et géométriques du
problème
4-) Montrer que lorsque ΦL, λ, R2 et h restent constants, la fonction R(R1) passe par un
minimum local. Commenter les conséquences de cette évolution. On donne la valeur minimum
pour h = 10 W.m-2.
0078-3ACh3. Échange entre l’air d’un local et le
plancher chauffant*
22 avril 2020par schoolou, publié dans 3achap03, thermique 3a
Comme le montre la figure ci-dessous, on considère un local de superficie au sol S, à une
température ambiante Ta où la dalle (de conductivité λd et d’épaisseur ed) repose sur une couche
de béton. La couche de béton (conductivité λb et épaisseur eb) est posée sur une conduite d’eau.
Bien évidemment, ceci est une simplification d’un plancher chauffant dans lequel la conduite
d’eau est noyée dans le béton. L’eau qui circule dans la conduite avec un débit massique D entre
à la température Te et sort à la température Ts. On note Cp sa capacité calorifique.
On considère des échanges convectifs entre la dalle et le milieu ambiant Ta ; le coefficient de
convection est noté h. L’isolant d’épaisseur ei et de conductivité thermique λi, est au contact
d’une part avec la conduite d’eau et d’autre part avec la terre à la température Ti.
→ Hypothèses :

• Les contacts thermiques entre les différentes couches sont supposés parfaits.
• Dans cette partie on néglige l’existence des murs et plafond fermant le local.
• On néglige la résistance de convection qui permet le transfert de la chaleur de l’eau
vers le tube, ainsi que la résistance de conduction qui permet la propagation de la
chaleur au travers du tube.

Fig.: Local et son


plancher chauffant
1-) Exprimer et calculer la densité de flux φ perdue par l’eau entre l’entrée et la sortie de la
conduite. Puis exprimer la puissance Φ cédée par l’eau si la surface au sol est de 20 m2.
• Données : Te = 44,5 °C ; Cp = 4,18 kJ.°C-1.kg-1 ; D = 0,1 kg.s-1 ; Ts = 40,5°C.

2-) Dans la suite du problème on adoptera la moyenne arithmétique Tmoy comme valeur de la
température de l’eau dans la conduite : Tmoy = (Te + Ts)/2. Donner le schéma électrique
équivalent relatif au problème d’échange entre l’eau et les parties supérieure et inférieure en
faisant apparaître Ti, Ta, Tmoy. On notera sur le schéma Φ1 le flux qui part dans la partie
inférieure et Φ2 celui part dans la partie supérieure.
3-) Donner l’expression littérale de l’épaisseur ei de l’isolant pour que seulement 5% du flux
fourni par la conduite d’eau passe par la partie inférieure. Calculer ei et la température Ta dans
cette configuration.

• Données : Ti = 12°C ; λi = 0,02 W.m-1.°C-1; eb = 10 cm ; ed = 2 cm ; λb = 2,1 W.m-


1.°C-1 λd= 1,8 W.m-1.°C-1 h = 4 W.m-2 °C-1
; ; . ;
0155-3ACh3. Isolation Thermique de tubes cylindriques*
25 septembre 2021par schoolou, publié dans 3achap03, thermique 3a

De la vapeur d’eau à la température T1m s’écoule dans un tube (conductivité du matériau λ)


de rayon intérieur r1 et de rayon extérieur r2. Ce tube traverse une salle dont la température
moyenne est prise égale à T2m.

Fig.: Vapeur d’eau dans un cylindre calorifugé

1-) Évaluer le flux de chaleur ϕ qui passe de l’intérieur à l’extérieur du tube pour une
longueur L de celui-ci. Les coefficients d’échange superficiel sont désignés par les
lettres h1 (coefficient vapeur d’eau – tube) et h2 (coefficient tube – air ambiant).

Les pertes de chaleur calculées précédemment étant jugées trop importantes on décide de
calorifuger la conduite sur toute la longueur L. A cet effet on recouvre le tube d’un manchon
de rayon intérieur r2 et de rayon extérieur r3 (conductivité thermique du matériau
isolant λ’). On suppose que le nouveau coefficient d’échange superficiel calorifuge – air
ambiant est le même que le coefficient tube – air ambiant, soit h2.

2-) Évaluer le nouveau flux de chaleur ϕ’ traversant le tube et son manchon isolant pour la
longueur L.

3-) Déterminer l’accroissement ΔR de la résistance thermique R dû au calorifugeage de la


conduite.

4-) Représenter le modèle électrique correspondant au système tube – manchon.


5-) Écrire ΔR en fonction de x et α. Avec :

6-) Que devient l’accroissement de la résistance (ΔR) lorsque x tend vers 1 et lorsque x tend
vers 0 ?
0174-3ACh3. Tube multicouches de (PE-RT): Polyéthylène
Résistant à la Température*
6 août 2022par schoolou, publié dans 3achap03, thermique 3a
Les tuyaux en (PE-RT) sont conçus pour la distribution d’eau sanitaire dans des montants et
pour des installations intérieures de chauffage par le sol ou par des radiateurs (voir figure ci-
dessous) :

Fig.: Tube multicouches en PE-RT


L’objectif de cet énoncé est de déterminer le rayon (Rcri) de la couche extérieure de PE-
RT (dernière couche, lorsqu’on se déplace de l’intérieur du tube vers l’extérieur), qui maximise
le flux sortant.
L’intérieur et l’extérieur du tube sont en contact avec les fluides de propriétés (Tint ; hint) et
(Text ; hext), Tint > Text, la longueur du tube sera notée L. Les différentes couches sont caractérisées
par leurs rayons intérieur/extérieur et conductivités thermiques :

• Couche 1 PE-RT : (R1/R2, λ1)


• Couche 2 Adhésif : (R2/R3, λ2)
• Couche 3 Aluminium : (R3/R4, λ3)
• Couche 4 Adhésif : (R4/R5, λ4)
• Couche 5 PE-RT : (R5/r, λ5)
On supposera constantes les propriétés physiques des différentes couches. De plus il n’y a pas
de production volumique de chaleur et le régime permanent est atteint.
1-) A quel modèle électrique correspond ce cylindre multicouches ? Donnez sa représentation
symbolique.
2-) Que peut-on dire sur le flux thermique à travers les différentes couches en régime
permanent, sans terme source ?
3-) Donner l’expression du flux thermique global, en fonction des rayons intérieur/extérieur des
couches et des températures des deux fluides.
4-) Déterminer alors le rayon critique r = Rcri, qui maximise le flux sortant.

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