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Protagoras : Vertu politique et relativisme

Le document analyse les idées de Protagoras et Socrate sur la vertu politique et le relativisme. Protagoras enseigne que la vertu politique est essentielle pour exercer le pouvoir, tandis que Socrate remet en question la possibilité d'enseigner cette vertu, soulignant le règne de l'opinion sur la connaissance. La bonne interprétation de Protagoras, selon Romeyer-Dherbey, est que la vérité est consensuelle, se formant par l'accord des opinions individuelles.

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Protagoras : Vertu politique et relativisme

Le document analyse les idées de Protagoras et Socrate sur la vertu politique et le relativisme. Protagoras enseigne que la vertu politique est essentielle pour exercer le pouvoir, tandis que Socrate remet en question la possibilité d'enseigner cette vertu, soulignant le règne de l'opinion sur la connaissance. La bonne interprétation de Protagoras, selon Romeyer-Dherbey, est que la vérité est consensuelle, se formant par l'accord des opinions individuelles.

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Corrigé Travail sur Protagoras

Question 1

Le sophiste est un expert en savoir (“sophistès”) à l'époque de l'Antiquité grecque. Platon les considère
comme des usurpateurs car ils les accusent de ne pas connaître vraiment ce qu'ils enseignent. Cf. page
Wikipedia (les 3 premiers §).

Question 2

Le mot « vertu » au sens large signifie toute forme de mérite personnel ou d’excellence dans une activité.
Ici la vertu enseignée par Protagoras est sociale et civique, c’est donc la vertu politique. Il le dit clairement :
« c’est le bon conseil touchant les affaires qui le concernent proprement : [319a] savoir comment administrer
au mieux les affaires de sa maison à lui, et, pour ce qui est des affaires de l’État, savoir comment y avoir le
plus de puissance, et par l’action, et par la parole. »
Plus je maîtrise cette vertu politique, plus j’aurai de pouvoir, de puissance sur les autres citoyens. Elle sert
à gouverner et donc aussi à dominer politiquement, prendre et garder le pouvoir (surtout en démocratie).

Question 3

Socrate doute de la possibilité d’enseigner cette vertu politique pour la raison suivante. Il part d’un
constat : dans beaucoup de domaines, on fait confiance aux experts, aux professionnels (en architecture par
exemple). C’est la preuve qu’il y a un réel savoir connu et reconnu. Si un non expert tente d’intervenir, on le
fait taire rapidement.
En politique, ce n’est pas du tout comme ça que cela se passe. Tout le monde donne son avis ! Et
personne ne dit à personne de se taire. C’est le règne de la « doxa », de l’opinion. Cela prouve que personne
ne sait de quoi il parle. Or, s’il n’y a pas de connaissance, il ne peut y avoir non plus d’enseignement de ce
qu’on ignore. La vertu politique ne s’enseigne donc pas selon Socrate.
Cela semble correspondre au relativisme de Protagoras (« l’homme mesure de toute chose »). Il n’y a pas
de vérité, tout est relatif.
Mais alors rien n’est vrai et rien ne peut s’enseigner. Le relativisme mène au scepticisme selon Platon et
c’est ce qu’il montre ici avec l’objection de Socrate. (1 ère interprétation platonicienne selon Romeyer-Dherbey,
Voir question 4)

Question 4

La bonne interprétation est le troisième selon l’auteur du texte 2.

1. La première interprétation de la citation mène au relativisme puis au scepticisme : « A


chacun sa vérité ». Tout le monde a une opinion (« doxa ») : voilà la seule vérité. Mais, si
tout est relatif, le relativisme est lui aussi une opinion parmi d’autres (celle de
Protagoras). Alors, il n’y a aucune vérité objective, pas même le relativisme. Le
relativisme mène au scepticisme.
2. La seconde interprétation est ce qu’on appelle du phénoménisme. « L’homme est la
mesure de toute chose », ça signifie d’abord qu’on ne peut pas connaître les choses, l’être
véritable en tant que tel, l’être objectif, l’être en soi. Le monde est toujours perçu, une
perspective humaine.
Cependant, il y existe une vérité des apparences, des phénomènes, des choses telles qu’elles
nous apparaissent. Nous, les hommes, percevons généralement le monde de la même façon,
car nous sommes semblables. Nous voyons presque tous les mêmes perspectives et couleurs
par exemples. Une convergence des jugements est donc possible mais seulement dans
l’apparence.
3. La troisième interprétation est la bonne. Il y a deux sens du mot « homme » présents dans la
citation : l’homme singulier et l’homme universel. Ce que veut dire Protagoras quand il dit
que l’homme est « mesure de toute chose » c’est cela :
l’homme singulier donne son opinion personnelle et si elle est acceptée par plusieurs autres
alors elle devient une vérité. « l’opinion personnelle se vérifie par son accord avec les
opinions des autres. L’opinion singulière se fortifie de l’apport des autres opinions qui lui
sont adéquates », qui lui correspondent. Cette conception de la vérité est appelée « vérité
consensuelle ». C’est le véritable sens de la citation selon Romeyer-Dherbey.

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