Téorie des ensembles
Exercice1
1) Soient A,B et C des propositions, montrer les équivalences suivantes :
(i) A ou B et C A ou B et A ou C
(ii) A et B ou C A et B ou A et C
2) Soient X,Y et Z trois ensembles, montrer les égalités suivantes :
(i) X ∩ Y Z X ∩ Y X ∩ Z
(ii) X Y ∩ Z X Y ∩ X Z
Exercice2
Soient E un ensemble et A, B, C des parties de E.
Montrer que : A\B A ∩ B c A\A ∩ B ;A ∩ B c A c B c ; A B c A c ∩ B c ;
A ∩ B\C A\C ∩ B\C ; A B\C A\C B\C ; A\B ∩ C A\B A\C ;
A\B C A\B ∩ A\C.
Exercice3
Soient E et F deux parties d’un ensemble A tels que : E ∩ F ≠ ∅ ; E ∩ F ≠ E ; E ∩ F ≠ F ; E F ≠ A.
Montrer que E ∩ F, E\E ∩ F, F\E ∩ F, C A E F est une partition de A.
Exercice4
Soient A et B deux propositions, on appelle disjonction exclusive des propositions A et B, une
proposition notée (A ou bien B) qui n’est vraie que si l’une et l’une seulement entre les propositions A et B
est vraie. on a en particulier : (A ou bien B) (B ou bien A)
Montrer que si A,B, et C sont des propositions, alors :
(i) [A et (B ou bien C)] [(A et B) ou bien (A et C)]
(ii) [A ou bien (B ou bien C)] [(A ou bien B) ou bien C]
1) Soient X,Y et Z trois ensembles.
a) Montrer que XY x ∈ X Y tq x ∈ X ou bien x ∈ Y
b) Montrer que XY X Y \ X ∩ Y.
2) Montrer que : X ∩ YZ X ∩ YX ∩ Z et XY ∩ Z X ∩ ZY ∩ Z et
XΔYΔZ XΔYΔZ.
3) Á t’on X YZ X YX Z ? XY Z X ZY Z ?
Exercice5
Soient A et B deux parties d’un ensemble E, resoudre dans PE les équations :
A ∩ X B et A X B et AΔX B.
Exercice6
Soient E un ensemble, et f, g : E R deux applications; on note f g l’application f g : E R
définie par : ∀x ∈ E f gx fx gx; de même on note f. g l’application f. g : E R définie
par : ∀x ∈ E f. gx fx. gx.
Si X est une partie de E, on note i X l’application i X : E R définie par :
∀x ∈ X i X x 1 et ∀x ∈ E\X i X x 0.
L’application i X s’appelle fonction indicatrice de la partie X de E.
Soient X et Y deux parties de E.
1) Montrer que : (i) i X∩Y i X . i Y
(ii) i XY i X i Y − i X . i Y
(iii) i E\X 1 − i X
(iv) i X\Y i X − i X . i Y
(v) i XY i X − 2i X . i Y i Y
2) Montrer que X Y i X i Y .
3) Retrouver les resultats de l’exercice 1-2) et de l’exercice 3-2).
Exercice7
Soient E un ensemble et I un ensemble non vide, soient A une partie de E et A i i∈I une famille de
parties de E, on note A i la partie de E donnée par :
i∈I
A i x ∈ E tq ∃i ∈ I x ∈ A i ; et on note A i la partie de E donnée par : A i x ∈ E tq
i∈I i∈I i∈I
∀i ∈ I x ∈ A i ; montrer que :
a) A ∩ Ai A ∩ A i et A Ai A A i
i∈I i∈I i∈I i∈I
b) A\ A i A\A i et A\ A i A\A i
i∈I c i∈I i∈I c i∈I
c) Ai A ci et Ai A ci
i∈I i∈I i∈I i∈I
d) A i \A A i \A et A i \A A i \A
i∈I i∈I i∈I i∈I
Exercice8
Soient E un ensemble et A, B deux parties de E.
1) Montrer les équivalences suivantes :
A ⊂ B A ∩ B A A B B A ∩ B c ∅.
2) Soit f : PE → PE l’application définie par : fX A ∩ X B ∩ X c .
a) Montrer que l’équation fX ∅ admet des solutions sur PE si et seulement si A ∩ B ∅.
b) On suppose que A ∩ B ∅, et soit X ∈ PE. Montrer que fX ∅ si et seulement si
X A c ∩ Y B ∩ Y c pour un certain Y ∈ PE.
Exercice9
Soit f : N → N une application telle que : ∀n ∈ N ffn fn 1.
1) Soient p ∈ N et D p n ∈ N tq n ≥ p
Montrer par récurrence sur p ∈ N que fD p ⊂ D p .
2) Montrer que f est strictement croissante.
3) En déduire que f est l’identité de N.
Exercice10
Soient f : E F ; g : F G ; et h : G H des applications.
1) Montrer que h ∘ g ∘ f h ∘ g ∘ f.
2) Montrer que si g ∘ f et h ∘ g sont bijectives alors f,g et h sont bijectives.
Exercice11
Soient f : E F et g : F G deux applications.
1) Montrer que si g ∘ f est injective et f est surjective alors g est injective.
2) Montrer que si g ∘ f est surjective et g est injective alors f est surjective.
Exercice12
Soient A et B deux parties non vides d’un ensemble E et f : PE → PA PB l’application définie
par : fX A ∩ X, B ∩ X.
Donner une C. N. S pour que f soit injective ; (resp surjective ; bijective) ?
Expliciter f −1 dans le cas où f est bijective.
Exercice13
Soit E un ensemble non vide et f : E PE une application; montrer que f ne peut pas être surjective.
(Considérer X a ∈ E tq a ∉ fa et faire un raisonnement par l’absurde).
Exercice14
Soient E un ensemble et f : PE → R une application vérifiant :
∀A, B ∈ PE A ∩ B ∅ fA B fA fB
a) Montrer que f∅ 0.
b) Soient X, Y ∈ PE, montrer que fX Y fX fY − fX ∩ Y.
c) Soient X, Y, Z ∈ PE, calculer fX Y Z.
Exercice15
Soient E un ensemble et A une partie de E, soient les applications :
A : PE PE définie par : ∀X ∈ PE A X A ∩ X
A : PE PE définie par : ∀X ∈ PE A X A X
a) Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) A est injective
(ii) A est surjective
(iii) A bijective
(iv) A E
b) Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) A est injective
(ii) A est surjective
(iii) A bijective
(iv) A ∅
(Pour b) faire deux methodes, l’une directe et l’une utilisant a)).
Exercice16
Soient E un ensemble, R et S deux relations d’ordre total dans E, telles que :
∀x, y ∈ E 2 xRy xSy
Montrer que ∀x, y ∈ E xRy xSy
Exercice17
On munit C de la relation binaire R définie par : ∀z, z ′ ∈ C z R z ′ z − z ′ ∈ R.
1) Montrer que R est une relation d’équivalence.
2) Pour z ∈ C, quelle est la classe d’équivalence de z ?
3) Quel est l’ensemble quotient de R ?
Exercice18
Soient A, ≤ un ensemble ordonné et E PA\∅; on définit sur E la relation binaire R par :
∀X, Y ∈ E X R Y ∀x ∈ X ∀y ∈ Y x ≤ y ou X Y
Montrer que R est une relation d’ordre sur E.
Exercice19
On munit R 2 des relations binaires R et S définies par :
(i) ∀x, y; x ′ , y ′ ∈ R 2 x, y R x ′ , y ′ x ≤ x ′ et y ≤ y ′
(ii) ∀x, y; x ′ , y ′ ∈ R 2 x, y S x ′ , y ′ x x ′ ou x x′ et y ≤ y ′
1) Montrer que R et S sont des relations d’ordre.
2) Laquelle entre R et S est totale ?
Exercice20
Soient E un ensemble non vide fini et R une relation d’équivalence sur E, soit G le graphe de R. Montrer
que cardE 2 ≤ cardE/R. cardG.
Étudier la cas d’égalité.
Exercice21
Soit E un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement, associative, et telle
que pour tout a ∈ E, l’application a : E E définie par : ∀x ∈ E a x a. x, soit injective.
a) Montrer que si u ∈ E est idempotent (c.à.d u 2 u), alors ( ∀x ∈ E u. x x )
b) Montrer que si u et v sont deux idempotents de E distincts, alors il n’existe aucun couple x, y ∈ E 2
tel que x. u y. v.
c) Montrer que si E admet un neutre e, alors E n’admet que e comme idempotent.
Exercice22
Montrer par récurrence sur n ∈ N ∗ que :
nn1
S n 1 2 . . . n 2
nn12n1
T n 1 2 2 2 . . . n 2 6
n 2 n1 2
U n 1 3 2 3 . . . n 3 4
nn12n13n 2 3n−1
V n 1 2 . . . n
4 4 4
30
Exercice23
Soient n ∈ N ∗ et E un ensemble à n éléments; quel est le nombre des couples X, Y ∈ PE PE tels
que X ⊂ Y ?
Exercice24
Soit f : N N une application strictement croissante c.à.d ∀m, n ∈ N n m fn fm ;
montrer que ∀n ∈ N fn ≥ n.
Exercice25
Soient n et p deux entiers naturels tels que p ≤ n.
n
Montrer que ∑ C k C n1 . (Faire un raisonnement par récurrence)
p p1
kp
Exercice26
Soient E,F et G des ensembles finis, montrer que
cardE F G cardE cardF cardG cardE ∩ F ∩ G
− cardE ∩ F − cardF ∩ G − cardG ∩ E