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Efficacité du recouvrement fiscal à Tshopo

Le document présente une étude sur l'efficacité du service de recouvrement des recettes de la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo, en mettant en lumière les travaux antérieurs sur le recouvrement fiscal et non fiscal. Il définit la problématique de recherche, les hypothèses, les objectifs, ainsi que la méthodologie employée pour analyser les mécanismes de recouvrement et leur impact sur les recettes. L'étude vise à évaluer si ces mécanismes permettent d'atteindre les assignations budgétaires fixées par l'État.

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Efficacité du recouvrement fiscal à Tshopo

Le document présente une étude sur l'efficacité du service de recouvrement des recettes de la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo, en mettant en lumière les travaux antérieurs sur le recouvrement fiscal et non fiscal. Il définit la problématique de recherche, les hypothèses, les objectifs, ainsi que la méthodologie employée pour analyser les mécanismes de recouvrement et leur impact sur les recettes. L'étude vise à évaluer si ces mécanismes permettent d'atteindre les assignations budgétaires fixées par l'État.

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1

0. INTRODUCTION
0.1. Etat de la question

Dans l’état de la question, la préoccupation majeure consiste à faire mention de


différents travaux qui ont des similarités avec notre étude. A travers ceux-ci on découvre les
différentes manières dont les sujets ont été traités, les démarches utilisées, les conclusions
auxquelles leurs auteurs ont abouti et cela pour bien saisir de quelle manière les problèmes
ont été posés.
Par ailleurs, tout ce qui intéresse l'homme peut faire l'objet d'une recherche et les
connaissances réalisées antérieurement peuvent être remises en question par les chercheurs.

Pour ce faire, nous avons parcouru quelques travaux antérieurs en rapport avec
notre thème de recherche que nous présentons ci-dessous :

AKALA NDJOKU Thomas1, dans son étude intitulé « Problématique de


recouvrement d'impôts par la Direction Générale des Impôts/Province Orientale. Dans ce
travail, il était question de mesurer la capacité de la DGI à mobiliser les recettes au profit du
trésor public. Apres analyse l’auteur a conclu que la DGI mobilisait des recettes fiscales
mais il n'arrivait pas à atteindre le seuil assigné par l’Etat car plusieurs contribuables
cherchent à se soustraire au payement des impôts et à cela plusieurs pratiques de la fraude
fiscale et évasion fiscale.

LOKANA DHELO Kelvin2 dans son analyse qui a porté sur la problématique de
recouvrement des impôts provinciaux, étude mené à la régie financière provinciale DGRPO
en sigle, l’auteur a voulu savoir l’évolution de la réalisation des recettes d’impôt provincial
durant la période sous examen. Apres analyse et traitement des données, il a conclu que les
recouvrements des impôts provinciaux DGRPO diminuent au fur et a mesure que les années
passent. C’est en 2010 que ces recettes ont évoluées à la hausse, soit une réalisation de
454 264 150 FC. 69 133 189 FC pour l’année 2009 et enfin une réalisation de 308 149 833
FC pour l’année 2011.

1
AKALA NDJOKU, T, Problématique de recouvrement des impôts à la DGI/PO, TFC, Inédit, UNIKIS, 2011-2012
2
LOKANA DHELO, problématique de recouvrement des impôts provinciaux par la DGRPO de 2009 à
2011, TFC, FSEG, UNIKIS, 2012.
2

Lipha BAFINI BOTOYA3, dans son étude intitulée «la problématique de


recouvrement de recettes non fiscales ordonnancées par la D.G.R.A.D. de 2010 à 2014 ». Il
a étudié l’évolution des recettes non fiscales ordonnancées et a dégagé les problèmes qui
entravaient le recouvrement des recettes non fiscales ordonnancées. Après analyse et
traitement des données, il a abouti aux résultats selon lesquels les recettes non fiscales
ordonnancées et recouvrées ont connu une évolution à la hausse durant la période étudiée.
Contrairement aux travaux antérieurs sus indiqués, notre étude a porté sur l’analyse
de de l’efficacité du service de recouvrement pour la maximisation des recettes, aspect que
nos prédécesseurs n'ont pas abordé.

0.2. Problématique

Les phénomènes économiques aux constats des faits suscitent des réactions
desquelles sont issues multiples questions auxquelles il faut répondre. De ces faits, nous
définissons la problématique avec YAO Joseph 4 comme une formulation précise, mais large
de la préoccupation principale qui est au cours de la recherche.

BOLINDA WA BOLINDA5 définit la problématique comme la question


fondamentale qu’on se pose sur le problème ou le phénomène qu’on veut étudier
scientifiquement.

La problématique selon nous, est comprise comme étant « une question autour de
laquelle gravite la réflexion ». Dans ce même ordre d’idée, disons que tout travail avant
d’être élaboré, se base sur un problème réel qui se pose dans la société, dans une
organisation, chercheur que nous sommes censés y apporter une solution afin de prendre des
décisions favorables. Quant à nous, la problématique peut être considérée comme
l’ensemble de problèmes qui suscitent dans une discipline un sujet d’étude.

Eu égard à ce qui précède, nous proposons à titre de problématique les questions


suivantes:

3
BAFINI BOTOYA L., La problématique de recouvrement de recettes non fiscales ordonnancées par la
D.G.R.A.D, TFC inédit, ISC-KIS, 2015-2016

4
YAO Joseph,

5
Bolinda Wa bolinda, initiation à la recherche scientifique, cours, G2, science commerciale et financière, ISC-
KIS de 2020 à 2021
3

1. Est-ce que les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la
Province Tshopo pour les recouvrements des recettes sont-elles efficaces ?

2. La Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo, atteint-elles ses


assignations budgétaires?

0.3. Hypothèses

L’hypothèse est définie comme une idée provisoire d’explication des faits formulés
au début de la recherche et destinés à guider la recherche et à être abandonnée ou maintenue
d’après le résultat de l’observation.

D’après J. Carrière6, l’hypothèse de travail est une proposition des réponses aux
questions que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche formulé au terme des
connaissances telles que l’observation et l’analyse à même de fournir une réponse.

Etant donné que le service de recouvrement des recettes fait partie des mécanismes
qui peut permettre à une régie financière de maximiser ses recettes, il est important
d’analyser son efficacité afin de garantir le fonctionnement d’une régie financière
provinciale. Ainsi nous pensons que :

1. les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la Province


Tshopo seraient inefficaces par les recouvrements des recettes.
2. La Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo n’atteindrait pas ses
assignations budgétaires.

0.4. Objectif du travail


En réalisant cette étude nous poursuivons les objectifs suivants :
- Apprécier les mécanismes mis en place par la Direction Générale des
Recettes de la Province Tshopo pour les recouvrements des recettes;
- Relever les écarts existants entre les assignations et réalisations des recettes
à la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo.

6
J. CARRIERE, Economie général : Le rôle de l'Etat d'après R. Barre, Paris, éd. Nathan, 1986, p207
4

0.5. Méthodologie de recherche


0.5.1. Méthodes

Dans le cadre de notre étude nous avons fait recours à :

[Link]. La méthode analytique : elle nous a permis d’analyser les différentes


recettes générées par la Direction Générale de Recette de la Tshopo
(DGRPT), afin de déterminer les recettes à recouvrer au cours de notre
période d’étude dans cette régie financière.
[Link]. La méthode comparative : nous a conduits à l’explication des faits sociaux
dans la mesure où elle permet de déceler les liens de causalité ou les
facteurs générateurs des différences ou des ressemblances constatées entre
les faits comparés. C’est à travers cette méthode que nous avons émis un
jugement, en référant aux résultats de différentes recettes réalisées celles
prévues pour notre période d’étude puis comparer ces recettes par après les
conséquences dans le même ordre d’idées pour voir si ces recettes
augmentent d’année en année.
0.5.2. Techniques
La technique est l’outil mis à la disposition de la recherche et organisé par la
méthode dans ce but. Les techniques sont au service de la méthode en tant qu’outil des
travaux nécessaire à l’exploitation et à la récolte des données sur le terrain.
Notre étude a nécessité essentiellement :
[Link]. La technique documentaire : qui nous a permis de consulter les ouvrages de
la comptabilité, les cours et les cahiers de la Direction Générale des
Recettes de la Province Tshopo par le résultat des données.
[Link]. La technique l’interview libre : qui nous a permis d’être en contact avec les
différents agents des services concernés par nos investigations

0.6. Choix et intérêt du sujet

0.6.1. Intérêt du sujet

Notre choix pour ce sujet se justifie par deux raisons majeures, à savoir :
5

- La manière dont les recettes de la Direction Générale des Recettes de la Province


Tshopo sont recouvrées pendant la période de notre étude.
- La recherche des solutions aux problèmes posés par ce recouvrement de façon à
permettre à ce service d’être efficace afin de maximiser les recettes pour répondre
aux besoins du pouvoir public de la Province.
0.6.2. Intérêt du sujet

Ce travail a un double intérêt :

- Intérêt scientifique : cette étude va servir de base d’information aux éventuels


chercheurs qui se pencheront sur le recouvrement des recettes et qui voudront savoir
quelque chose sur la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo et
surtout sur le recouvrement des recettes et le fonctionnement du service ayant en
charge le recouvrement dans ladite régie.
- Intérêt pratique : nous sommes intéressés particulièrement du fait que le
recouvrement des recettes joue un rôle primordial dans les régies financières pour
son évolution sur la maximisation des recettes afin de se rendre compte si la régie
dispose d’un bon processus de recouvrement des recettes.

0.7. Délimitation du sujet

- Sur le plan spatial : cette étude s’intéresse à la Direction Générale des Recettes de
la Province de la Tshopo
- Sur le plan temporel : cette étude couvre une période allant de 2017 à 2022, soit 6
ans.

0.8. Subdivision du travail


Outre l’introduction et la conclusion, ce travail est subdivisé en trois chapitres :
 Le premier chapitre est consacré aux considérations Générale;
 Le deuxième chapitre aborde la présentation de la Direction Générale des
Recettes de la Province de la Tshopo;
 Et le troisième chapitre porte sur la présentation, analyse des données et
l’interprétation des résultats.
6

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION GENERALES


I.1. Clarification des Concepts

I.1.1. analyse

Une analyse est la distinction et la séparation des parties d’un ensemble afin de
connaître leurs principes ou éléments. Il s’agit également d’un test/examen qui est fait d’une
7

œuvre, d’une écriture ou de toute réalité susceptible d’étude intellectuelle, et d’une cure
psychanalytique7.

En outre, une analyse peut être une étude des limites, des caractéristiques et des
possibles solutions d’un problème auquel est appliqué un traitement par ordinateur8.

I.1.2. Efficacité

Selon Philippe CAMUS9, une action est efficace si les objectifs sont atteints ; par
exemple produire la quantité demandée.

À son tour Allain MIKOL10 nous dit que, l'efficacité d'une entreprise a longtemps
été perçue comme un concept unidimensionnel et mesuré par un seul indicateur, en
particulier financier : chiffre d'affaires, profit, rentabilité.

I.1.3. Recouvrement

Larousse11 définit le recouvrement comme étant la perception de la somme due.


Pour Pierre LASSEGUE12, le recouvrement des créances est défini comme le fait pour une
créance d'obtenir le paiement de la somme d'argent ou de la prestation en nature qui lui est
due, à l'arrivée du terme convenu.

Le recouvrement est l'opération qui permet au receveur de l'administration fiscale


d'encaisser une somme qui est due au trésor public, contre remise d'un acquis libératoire13.

I.1.4. Maximisation

La maximisation se définit de plusieurs manières selon les auteurs. En effet, d'après


le Petit Larousse illustré de 2002, elle se définit comme étant l'action de donner la plus haute
valeur à une grandeur, un fait, une idée, etc. ; de porter une grande quantité au plus haut
degré.
7
BLANC ET Jean-Luc, Economie général : Le rôle de l'Etat d'après R. Barre, Paris, éd. Nathan, 1986, p207
8
Gilbert Orsoni (1995), L'interventionnisme fiscal, Paris, PUF.P54
9
EGLEME, J., PHILIPPS, A., RAULET, C. (2000). Analyse comptable et financière. Paris : Dunod.
10
MIKOL, A. et als. (1989). comptabilité analytique et contrôle de gestion. Paris, Dunod.
11
D. PECHON et Olie, Petit Larousse illustré, édition Larousse, Paris 1990.P73
12
[Link], Lexique de comptabilité, 5e Edition, Dalloz, Paris, 2002, P.20
13
Ordonnance loi N° 010/2012 du 21 sept .2012 portant réforme des procédures relatives à l'assiette, au
contrôle et aux modalités de recouvrement des recettes.
8

Au vue du souci et de l'importance qu'accorde un Etat, maximiser les recettes


fiscales se manifeste par des actions positives dont les résultats seraient d'accroître le
compte du trésor public et de permettre à l'Etat de couvrir toutes ses dépenses.

I.1.5. Recettes

Les recettes désignent les sommes perçues par les administrations publiques
provenant des impôts et taxes. Elles n'incluent pas les cotisations sociales14.

I.1.5.1. Généralité sur les recettes

I.[Link]. Les recettes fiscales

Les recettes fiscales désignent les recettes provenant des impôts sur les revenus et
les bénéfices, des cotisations de sécurités sociales, des taxes prélevées sur les biens et
services, des prélèvements sur les salaires, des impôts sur le patrimoine, des droits de
mutation, ainsi que d’autres impôts et taxes. Les recettes fiscales totales en pourcentage du
Produit Intérieur Brut (PIB) indiquent la part de la production d’un pays qui est prélevée par
l’Etat sous forme d’impôts. Elles peuvent donc être sur ressources produites par l’économie.
La pression fiscale correspond au montant total des recettes fiscales recouvrées, exprimées
en pourcentage de Produit Intérieur Brut (PIB).
Les recettes fiscales sont composées des plusieurs dizaines d’impôts dont :
1. Impôts sur le revenu des personnes physiques
Il désigne les impôts prévus sur le revenu net (revenus brut diminués des
déductions fiscales autorisées) et plus-values des personnes physiques. Cet indicateur se
rapporte à l’administration dans son ensemble (tous niveau d’administration) et est mesuré
en pourcentage de PIB et du total des recettes fiscales.

2. Impôt sur les bénéfices des sociétés


Il désigne les impôts prélevés sur les bénéfices nets (bénéfices bruts diminués des
déductions fiscales autorisées) des entreprises. Il comprend également les impôts prélevés
sur les plus-values des entreprises. Cet indicateur se rapporte à l’administration dans son
ensemble et est mesuré en pourcentage du Produit Intérieur Brut (PIB) et du total des
recettes.
3. Cotisations de sécurité sociale
14
Dictionnaire des sciences économiques, 2ème éd. Armand colin, Paris 2007, p.404
9

Les cotisations de sécurité sociale désignent l’ensemble des paiements obligatoires


versés aux administrations publiques qui donnent le droit de bénéficier d’une prestation
sociale future (éventuelle). Ces prestations sociales incluent entre autres : les allocations
d’assurance, chômage et les compléments, les allocations pour accident, blessures et
maladies, les pensions de retraite, d’invalidité et des survivants, les allocations familiales et
les remboursements des dépenses médicales ou hospitalières. Les cotisations peuvent être
collectées à la fois auprès des salariés et des employeurs. Ces versements sont généralement
affectés au financement de prestations sociales et souvent effectués au profit d’institutions
ou d’administrations publiques qui fournissent des telles prestations. Cet indicateur se
rapporte à l’administration dans son ensemble et est mesuré en pourcentage du Produit
Intérieur Brut (PIB) et du total des recettes.
4. Impôt professionnel sur la rémunération
L’impôt sur le revenu professionnel atteint tous les revenus provenant des activités
professionnelles exercées en République Démocratique du Congo, même si le bénéficiaire
n’a pas de siège social au pays.
5. Impôt foncier
L’impôt foncier est calculé sur deux bases dont :
La superficie de propriétés foncières bâties et la superficie des concessions
foncières (propriétés foncières non bâties)
Matière imposable : la superficie de bâtiment et des terrains ; l’élément économique qui est
de matière imposable à l’impôt foncier de propriétés bâties est présenté par des immeubles.
6. Impôt sur les biens et services.
L’impôt sur les biens et services désigne l’ensemble des impôts prélevés sur la
production, l’extraction, la vente, le transfert, la location ou la livraison de biens et la
prestation de services, ou sur l’utilisation des biens ou l’autorisation d’utiliser des biens ou
d’exercer des activités. Il s’agit essentiellement des taxes sur la valeur ajoutée et sur le
chiffre d’affaires. Cela comprend : les taxes cumulatives en cascade, les taxes générales sur
les ventes-perçues au stade de la production ou de la fabrication, en gros ou de détail ; les
accises ; les taxes perçues sur l’utilisation de biens et sur l’autorisation des biens
d’utilisation des biens ou d’exercer certaines activités ; les impôts sur l’extraction, la
transformation ou la production de minéraux et d’autres produits.
7. Coin fiscal
10

Le coin fiscal désigne le rapport entre le montant des impôts payés par un
travailleur salarié moyen (célibataire dont la rémunération équivaut à 100% du salaire
moyen) sans enfant et le coût totaux de main-d’œuvre qu’il représente pour son employeur.
Le coin fiscal moyen permet d’évaluer l’ampleur de l’effet dissuasif exercé par l’impôt sur
le revenu du travail sur l’emploi.

I.[Link]. Recettes non fiscales

Avant d’aborder la notion des recette ou ressources non fiscales, il est important
que nous parlions d’une manière lapidaire de la notion des ressources publiques qui en fait
sien un ensemble des moyens dont dispose le fonctionnement et le développement socio-
économique de la notion lesquels sont essentiellement des charges courantes de
l’administration aussi bien des investissements dans des divers domaines.

Ainsi le type des recettes non fiscales est récent et n’est pas universel dans les
finances publiques. D’où la nécessité de circonscrire le cadre des recettes non fiscales.
Autres fois ces recettes étaient qualifiées « d’autres recettes ».

A cet effet, il convient d’expliciter les vocables tels qu’impôt, taxe, la redevance et
la parafiscalité déjà courant dans le jargon des finances publiques.

Il conviendrait de noter que les recettes non fiscales se composent essentiellement


des ressource domaniales, judiciaires d’une part et des taxes administratives et parafiscalités
de l’autre.

Les recettes non fiscales se présentent de la manière suivante :

1. Les recettes domaniales

Les recettes domaniales sont des ressources que l’Etat fixe dans les domaines
publics et privés suivants :

a. Le domaine public : Il s’agit de tous les biens par nature ou par leur destination qui
ne sont pas susceptibles d’appropriation privée, c’est-à-dire l’Etat les détient en qualité du
pouvoir souverain et comprend les biens affectés au service public. Pour usage public nous
avons des routes, des plaines d’avions, des immobiliers, les pâturages, les droits de
navigation, etc.
11

b. Le domaine privé : Il s’agit de tous les biens qui ne sont pas directement affectés à
un service public et peuvent être vendus ou loués. Des comme telles et constituant une
source de revenu pour l’Etat nous avons les ventes des immeubles privés, le droit de coupe
des bois des domaines privés…
2. Les recettes judiciaires

Ce sont des recettes constituées essentiellement des amendes pénales, des frais de
production de jugement ; des droits proportionnels et tant d’autres qui soient des recettes
ayant trait aux dossiers judiciaires des différents cours et tribunaux ainsi que d’autres
instances judiciaires.

3. Les recettes administratives


Il s’agit d’un prix acquitté par l’usage d’un service public non industriel, en contre
partie des prestations ou avant âges qu’il retire de ce service. Par exemple : une autorisation
de pêche, le permis de conduire.
4. Les recettes de participation

Ce sont des recettes qui résultent de participation de l’Etat comme actionnaire


associé dans certaines entreprises qui puissent être commerciales, industrielles ou des
services, d’économie mixte ou publique. Comme exemple : les dividendes des entreprises
d’économie mixte.

5. La taxe administrative et parafiscale


a. La taxe administrative : C’est le prix acquitté par un usagé d’un service public, en
contrepartie des prestations ou avantages qu’il retire de ce service par exemple :
l’affranchissement du courrier.
b. La taxe parafiscale : Il s’agit des prélèvements opérés par certains organismes
publics ou semi-publics, économiques ou sociaux pour assurer le financement de certains
projets. Cas de fonds de promotion pour l’industrie (FPI), des cotisations à l’Caisse
Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et à l’Institut National de Préparation Professionnelle
(INPP).

I.1.6. Recette publique

I.1.6.1. Définition
12

Les recettes publiques ou ressources budgétaires permettent à l'Etat de retrouver les


moyens de sa politique afin d'intervenir dans la vie économique et sociale politique du pays
pour remplir ses missions. Les ressources du budget de l'Etat sont constituées normalement
et en grande partie des ressources provenant de la fiscalité ou des recettes courantes ainsi
que des recettes exceptionnelles.

Cependant, dans les lignes qui suivront nous développerons les différentes
catégories des recettes publiques tout en faisant aussi un clin d'ail sur le cas en RD Congo.

Les ressources financières de l'Etat comprennent d'une part les recettes courantes et
d'autre part les recettes exceptionnelles en vue d'assurer la couverture des dépenses
budgétaires voir même extrabudgétaires.

B. catégorie des recettes publiques

Comme nous l'avons mentionné précédemment, il existe deux catégories principales des
recettes publiques à savoir :

- Les recettes courantes,

- Les recettes exceptionnelles.

I.1.6.2. Emprunt

Un emprunt est un contrat par lequel un agent économique obtient un titre


temporaire l'usage d'un bien ou la disposition d'une somme d'argent et s'engage en
contrepartie à verser un intérêt au préteur. L'emprunt peut se rembourse en une ou plusieurs
dates convenues dans le contrat et ces dates sont appelée échéances. L'engagement de
rembourser ou de restituer le bien est une dette et le délai dépassé, le débiteur peut
rembourser des intérêts supplémentaires appelés intérêts de pénalités ou intérêts de retard ou
encore intérêts moratoires. A ce titre, la tranche due ou exigible est appelée tranche en
retard, tranche en souffrance et tout l'emprunt porte le nom de crédit en souffrance, créance
douteuse ou encore créance litigieuse.

Dans le contrat d'emprunt, le débiteur est un emprunteur et du point de vue du


créancier, l'opération est un prêt ou contrat de prêt.

Lorsque l'opération porte sur une somme d'argent, le cas sur lequel nous allons
nous consacrer davantage, on dit couramment qu'il s'agit d'une opération de crédit.
13

On distingue différents types d'emprunts en fonction de plusieurs critères comme la


durée, la nature juridique de l'emprunteur, la nationalité des préteurs, etc.

Du point de vue de la durée, on utilise souvent les expressions de crédit à court


terme, crédit à moyen terme et crédit à long terme.

Si ces emprunts sont appliqués comme obligations émises par les collectivités
publiques, on parle de l'emprunt obligataire et ici un emprunt est définit, selon Littré dans le
dictionnaire [Link] comme des sommes qu'un gouvernement, une commune, une
grande entreprise obtient par les souscriptions volontaires des particuliers, à la condition
d'en servir les intérêts.

Du point de vue nature juridique, on distingue des emprunts publics aux emprunts
privés.

Les premiers sont appliqués comme élément de la politique économique de l'Etat


dans la réduction de la masse monétaire en circulation ou comme moyen de se procurer des
moyens de financement du déficit budgétaire, etc.

Les emprunts privés, à leur tour, sont émis par des entités privées en vue d'accroitre
leurs capitaux par recours aux ressources extérieures.

Quant à la nationalité, les emprunts auprès des résidents constituent la dette


publique intérieure et constituent la dette publique extérieure dans le cas de cette transaction
avec l'étranger.

I.1.6. Donation

Généralité

Semblable quant aux effets au contrat de vente, la donation présente un double


caractère : c'est à la fois un acte translatif des droits et un acte générateur d'obligation.

La donation régulièrement faite transfère le droit sur la chose qui en est l'objet,
même si en Droit congolais une disposition étrange estime que la propriété des biens donnés
n'est transférée au donataire que pour autant que la tradition soit réalisée15.

15
Article 877 du code de la famille.
14

Cette précision inutile du Droit congolais vide à notre avis le principe ; « donner et
retenir ne vaut», car il sera totalement dépendant de la volonté du donateur de refuser la
tradition et garder pour lui la propriété de la chose donnée, pour rendre inefficace la
donation déjà conclue entre parties.

Il nous est d'avis que cette disposition doit disparaître dans le code de la famille,
car elle affaiblie l'image du législateur qui semble ne pas s'être adapté à l'évolution qu'a
connu le principe « donner et retenir ne vaut » pour continuer à soutenir que la tradition
seule transfère la propriété, oubliant que comme en matière de vente, la donation est parfaite
lorsqu'il y a eu rencontre des consentements, sans que soit nécessaire une tradition du bien
qui en fait l'objet.

Deux conséquences s'imposent lorsqu'on admet que le contrat suffit à transférer la


propriété : d'abord, la revendication est possible contre le donateur qui retient la chose
donnée ; ensuite, si le donateur est resté en possession du bien donné jusqu'à son décès, la
revendication est possible contre ses héritiers, la réserve successorale respectée 16.

Comme deuxième effet de la donation, elle produit des obligations entre donateur
et donataire. Le donateur a l'obligation de délivrer la chose donnée, en plus de l'obligation
de garantie qu'il contracte en donnant. Toutefois, cette garantie n'est acquise que pour les
faits personnels du donateur et non pour éviction ou contre les vices cachés 17. Ceci
s'explique parce que le donateur en donnant gratuitement, il est censé donner la chose telle
qu'il là, avec les risques d'évictions et les vices rédhibitoires auxquels, elle est exposée ; il
n'entend point contracter au-delà.

Quant au donataire, il se doit d'honorer les frais et coûts loyaux qu'entraine la


donation faite en sa faveur ; il doit remplir les charges si la donation à lui faite les
comporte ; enfin, il assume tout naturellement une obligation de reconnaissance, faute de
quoi, la donation peut être révoquée.

Toutefois, même si le donataire se montre bon citoyen, reconnaissant à tous égard,


il peut néanmoins perdre la chose à lui donnée lorsque son donateur a, de son vivant donné
beaucoup d'autres biens aux autres donataires avant lui, de telle sorte qu'il a grièvement
16
. BRIERE, G., Donations, substitutions et fiducie, Wilson & Lafleur Itée, Montréal, 1998.
17
Idem, p.127.
15

porté atteinte à l'ordre public successoral, dans ce qu'il a de précieux à savoir la réserve
successorale.

Définition

La donation est un acte juridique bilatéral par lequel le donateur se dépouille


actuellement et irrévocablement d'une chose en faveur du donataire qui l'accepte 18. Cette
définition contestée du Droit français a été critiquée par Marcel PLANIOL en disant qu'il est
malaisé de définir une donation comme un acte, il est mieux de dire que la donation est un
contrat.

D'ailleurs disait-il, le projet soumis au conseil d'Etat disait que la donation est un «
contrat ». Ce fut le Premier consul qui demanda le changement sous prétexte qu'un contrat
impose des obligations mutuelles aux contractants et qu'ainsi, ce nom ne saurait convenir à
la donation dans laquelle le donateur est seul à s'obliger ou à aliéner, sans rien recevoir en
retour. Il oubliait qu'il existe des contrats unilatéraux. Et les conseillers d'Etat eurent la
faiblesse de céder à cette observation maladroite du Premier consul qui ne prouvait par-là
que son ignorance du Droit19.

Cette lacune est évitée de justesse en Droit congolais qui définit la donation comme
un contrat de bienfaisance par lequel une personne, le donateur, transfère actuellement et
irrévocablement un droit patrimonial à une autre, le donataire qui l'accepte 20.

a. Eléments constitutifs de la donation

Une donation doit revêtir deux éléments : un élément matériel et un autre


intentionnel.

1°. Elément matériel

Pour qu'il y ait donation, il faut que le donateur se dépouille d'un droit patrimonial
sans compensation pour le faire acquérir au donataire. Il n'y a donc pas donation tant qu'une
personne n'a pas diminué son patrimoine ; même si elle a agi de façon désintéressée. C'est le
cas d'un avocat qui plaide pro deo la cause d'un confrère. Ceci a commandé en Droit civil la

18
LUCET, [Link] VAREILLE, B., Droit civil. Régimes matrimoniaux, libéralités et successions, Dalloz, Paris, 1998,
3e éd, p.86.
19
PLANIOL, M., Traité élémentaire du Droit civil, t. III, L.G.D.J., Paris, s.d, p.589.
20
Article 873 du code de la famille.
16

version selon laquelle, il n'y a pas de donation des services, mais plutôt des contrats de
services gratuits21.

2°.Elément intentionnel

L'intention libérale, généralement dénommée « animus donandi » est au demeurant


le fait de savoir qu'on ne reçoit pas de contrepartie, et la volonté fermement arrêtée de n'en
point recevoir. Le donateur n'a pas voulu seulement un acte qui a pour résultat de
l'appauvrir, il a voulu directement en soi cet appauvrissement. Ainsi, dit-on qu'il n'y a pas
donation lorsque le soi-disant donateur croit s'acquitter d'une obligation morale ou lorsqu'il
donne pour être vu22. C'est à celui qui invoque une donation d'en justifier l'élément moral.

CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE


DES RECETTES DE LA PROVINCE DE LA TSHOPO

II.1 Situation Géographique


Le bureau administratif provincial de la DRGPT se situe sur l’avenue Lac
Moero numéro 10, quartier Commercial en diagonal du centre de santé ROSARIA dans la
commune de MAKISO, entre le marché central de la ville de Kisangani et le Bâtiment de
l’Assemblée Provinciale.
21
BRIERE, G., [Link]., 1998.p157
22
BRIERE, G., [Link]., p.17.
17

II.2 Aperçu Historique


Avant le 08 Septembre 2008, date de la création de la défunte Direction des
Recettes de la Province Orientale en sigle ‘ ‘ DRPO’’, les actes générateurs des recettes en
charge de la Province étaient recouvrées par le service public dénommé « la Taxe
Provinciale » ou « Brigade de recouvrement du Gouvernorat de Province ».

La constitution de la République démocratique du Congo du 8 février 2006, telle


que modifiée par la loi N°01/002 du 20 Janvier 2011 portant révision de certains articles de
la constitution de la République Démocratique Congo du 18 février 2006, en ces articles 203
et 204, dote les provinces de la personnalité juridique et consacre la libre administration des
Provinces ainsi que l’autonomie de gestion de leurs ressources économiques, humaines,
financières et technique.

Aussi s’appuyant sur des articles 173, 203 et 204 de la constitution et la loi
N°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration
des Provinces en ces articles 35 et 36 ayant clarifié les matières relevant du domaine du
pouvoir législatif, l’organisation et le fonctionnement des services, établissements et
entreprises publics provinciaux relèvent du domaine réglementaire conformément aux
dispositions de l’article 37 de la loi.

A cet effet, la Province était devenue une entité Administrative dotée de la


personnalité juridique, jouit de l’autonomie de gestion des ressources humaines,
économiques, financières et techniques.

Ailleurs, étant donné que la constitution consacre une nette distinction entre les
finances du pouvoir central et celles des Provinces (article 171) et accorde à celles-ci le
pouvoir d’organiser la fonction publique et les services publics provinciaux (article 204),
chaque province attend se doter d’un service public provincial chargé de maximiser ses
recettes propres.

C’est dans cette optique que la Province Orientale était créée une régie
financière dénommée Direction des recettes de la Province Orientale en sigle « DRPO » et
ce par l’édit N°002 du 08 Septembre portant création de la Direction des Recettes de la
Provinces Orientale.
18

En date du 05 Décembre 2013, l’Edit N°002 du Septembre 2008 portant


création de la DRPO a été abrogé par l’Edit N° 13/001 en vue de se conformer à certaines
recommandations légales.

Considérant la nécessité de la réorganisation et modernisation de


l’Administration financière en vue de répondre aux recommandations de la Table Ronde du
23 au 26 Octobre 2012 de MBUJI-MAYI et du Forum international du 15 au 17 Août 2013
sur l’uniformisation de la dénomination « Direction Générale de Recettes … » pour les
régies chargées de la collecte des recettes provinciales et le souci de régir le personnel de
la DGRPT par le statut de personnel de carrière de la Fonction Publique Provinciale et
Locale en province Orientale ainsi que ses mesures d’application sous réserve de la loi sur
la Fonction Publique.

La DGRPT a été créée par l’Arrêté Provincial N°01/JBS/0112/CAB/


PROGOU/PO/2013 du 21 Décembre 2013 portant création, organisation et fonctionnement
de DGRPT actuellement démembrée.

Subsidiairement au processus de démembrement de certaines Provinces de la


République Démocratique de Congo, le Gouverneur de Province a pris l’Arrêté Provincial
N°01/JBS/0106/PROGOU/PO du 05 Septembre 2015 portant restructuration de la Direction
Générale des Recettes de la Province Orientale, lequel accorde une autonomie de gestion à
chaque Direction des Recettes issue de l’ancienne Province Orientale démembrée. Chaque
nouvelle Direction des Recettes, en dépit de son autonomie de gestion, est placée sous
tutelle du Ministre Provincial des Finances et le Gouverneur de Province, le Chef de
l’Exécutif Provincial, est le seul ordonnateur des toutes recettes générées par celle-ci.

Avec l’avènement de Commissariat Spéciaux, le Commissariat Spécial de la


Tshopo par l’Arrêté N°01/03CAB/CS/TSH/2016 du 13 Novembre 2015 a créé la RPRT, un
service public provincial chargé de recouvrer les taxes, impôts et autres droits rétrocédés par
le Gouvernement Central aux Provinces.

Arrivé à la tête de la Province de la TSHOPO, à la date du 04 avril 2018, le


Gouverneur Constant LOMATA KONGOLI créa la Direction Générale des Recettes de la
Province TSHOPO, DGRPT en sigle.

La liste des différents Directeurs Généraux ayant dirigé la Régie financière provinciale
depuis l’époque de la Province Orientale jusqu’à nos jours
19

N° NOM ET POST-NOM DATE DE NOMINATION


ENTREE SORTIE
I. A l’époque de la Province Orientale
01 Jean-Marie MBENDE BOGALA 11/05/2009 21/03/2010
02 Jean-Jacques KALOME BOLENGELENGE 21/03/2010 Juillet 2011
03 Moustapha EKILI AKOLI Juillet 2011 Avril 2013
04 Bernard LIFINDIKI KASA Avril 2013 Mai 2014
05 François MABITI ALEMBENGWE Mai 2014 Avril 2015
06 Patrick MATATA MAKALAMBA Avril 2015 Septembre 2015
II. La Province de la TSHOPO
07 Elias EWENGENE BOMELESA Novembre 2015 Mars 2017
08 Patrick MATATA MAKALAMBA Mars 2017 Juillet 2017
09 Charlotte BARMANI LIPONGE Août 2017 Octobre 2017
10 Aimé PENGE LIKAKA Octobre 2017 Juin 2019
11 Jean- Jacques KALOME BOLENGELENGE Juin 2019 26 Octobre 2020
12 Jean-Marie MBENDE BOGALA 26 Octobre
12 BOMESI WA BOMESI A nos Jours

II.3. Statut Juridique


Objectif et mission de la DGRPT

En tant qu’un Service Générateur des Recettes, la Direction Générale des


Recettes de la Province de la TSHOPO a pour mission principale de maximiser les recettes
propres de la Province de la TSHOPO en vue de doter le Gouvernement Provincial des
moyens nécessaires de sa politique.

Outre la mission principale, la DGRPT dispose aussi des missions spécifiques à


savoir :

 Maitriser les actes générateurs par service ;


 S’approprier la stratégie commune de maximiser les recettes ;
 Doter les intervenants des atouts et instruments juridiques nécessaires à la
mobilisation accrue des recettes propres de la Province ;
 Améliorer les performances des services taxateurs et mobilisateurs.

II.4. ORGANISATION STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE


La DGRPT est composée d’une administration Provinciale et les ressorts.
20

L’Administration Provinciale est composée de la Direction Générale et de cinq


directions des services plus l’inspection des services et la division unique qui sont rattaché à
la Direction Générale.

Les Directions des services comprennent :

 La Direction Administrative et financière ;


 La Direction d’Etudes et Contentieux ;
 La Direction d’Assiette et d’Ordonnancement ;
 La Direction de Recouvrement et suivi des recettes ;
 La Direction de l’Informatique.

La DGRPT est dirigée par un Directeur Général et supervisée par le Ministre


Provincial en charge des Finances.

a. La Direction Administrative et Financière

Elle est chargée de :

 Gérer le personnel et les archives


 Organiser le recrutement des agents et cadres
 Former les agent et cadres en cours de carrière
 Gérer les documents et les imprimés de valeur
 Gérer les biens meubles et immeubles, les équipements, les matériels et les
fournitures
 Assurer la communication
 Gérer les charrois automobiles de la régie
 Produire le rapport d’activités de cette Direction
b. La Direction d’Etudes et Contentieux

Cette Direction est chargée de :

 Instruire les dossiers contentieux soumis au Directeur ou constatés par ce dernier ;


 Mener les études approfondies en matière fiscale et non fiscale ;
 Assurer les traitements des dossiers fiscaux au contentieux d’assiette ;
 Elaborer avec le concours du collège juridique les projets des textes en matière
fiscale et non fiscale relevant de la compétence de la Province ;
21

 Coordonner et assurer la mise à jour des dossiers fiscaux des redevables


bénéficiaires des régimes fiscaux d’exception ;
 Proposer au Directeur Générale dans le strict respect de la loi et la procédure à la
matière, le retrait éventuel des agréments aux bénéficiaires des régimes fiscaux
d’exception ;
 Assurer la vulgarisation de la législation fiscale et non fiscale auprès des différents
partenaires ;
 Proposer le calendrier des échéances fiscales pour les actes générateurs des recettes
ayants un certain cycle de mobilisation.
c. La Direction d’Assiette et d’Ordonnancement

Elle a pour mission et prérogatives la gestion d’assiette, de contrôle et de


l’ordonnancement des recettes fiscale et non fiscale.

A ce titre, elle a pour attributions de :

 Tenir, actualiser et suivre les répertoires des assujettis aux impôts provinciaux, taxes,
droits, redevances et autres recettes ainsi que les recettes de participation et en
capital ;
 Définir les orientations en matière d’indentification des assujettis ;
 Elaborer et exécution les procédures et missions d’assujetties ;
 Elaborer et mettre en œuvre le programme de recensement, de recherche et de
recoupement ;
 Etablir les statistiques des recettes constatées, liquidées ;
 Tenir la comptabilité des droits constatés, liquidées et ordonnancés ;
 Programmer et réaliser les missions de contrôle des recettes des impôts provinciaux,
taxes, droits, redevances et autres recettes ainsi que les recettes de participation et en
capital ;
 Evaluer les performances et consolider les résultats de contrôle ainsi que la taxation
établie d’office de ces impôts ;
 Etablir le rapport d’activités.

d. La Direction de Recouvrement et suivi des recettes

Elle est chargée entre outre de :


22

 Définir les stratégies et fixer les objectifs qualificatifs et quantitatifs en matière de


recouvrement des recettes fiscale et non fiscales ;
 Assurer la perception des sommes dues au trésor public provincial au titre des
impôts taxes, redevances et autres droits relevant de la compétence de la Province ;
 Etablir et analyser les recettes à recouvrer ;
 Définir la stratégie en matière de droit commun et de recouvrement des créances en
souffrance ;
 Assurer les suivies et l’apurement des comptes courants des redevables d’impôts,
taxes, redevances et outres droits relevant de la compétence de la province ;
 Etablir les stratégies des recettes recouvrées et non recouvrées par acte et entité de
perception, relever le solde débiteur des assujettis, suivre les activités des ressorts et
en faire journalière ment le rapport au Directeur Général de la régie ;
 Etablir les rapports des activités.

e. La Direction de l’Informatique

Elle a pour attribution de :

 Concevoir, développer et administrer le réseau de la DGRPT,


 Assister la chaine de perception des recettes de la DGRPT ;
 Coordonner l’information de l’administration centrale, des ressorts et guichets de
perception informatisés de la DGRPT ;
 Gérer la base des données des applications et autres logiciels du circuit des recettes
ainsi que la gestion administratives, économique, comptable et statistique de la
DGRPT ;
 Former les utilisateurs ;
 Maintenir les matériels informatiques, l’extension du réseau informatique et les
applications ;
 Conserver les archives électroniques et la documentation sur l’informatique ;
 Etablir le rapport d’activités.

f. Administration des ressorts


23

Les ressorts sont les représentations de la Direction Générale des Recettes de la


Province de la TSHOPO dans chaque territoire et ont pour mission d’assurer, par délégation,
la gestion des activités de la Direction Générale, notamment le ressort de :

 Bafwasende
 Banalia
 Basoko
 Isangi
 Kisangani
 Opala
 Ubundu
 Yahuma

Les centres de perception de la Direction Générale des Recettes de la Province


de la TSHOPO sont composés également des guichets de perception installés dans les points
stratégiques de chaque collectivité de la Province de la TSHOP
24

II.5 ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION GENERALE DES RECETTES DE LA PROVINCE DE LA TSHOPO

Directeur Général

Directeur Général Adj

Secrétariat

Direction Direction Direction des Direction des Direction de Direction de


Administrative et d’Etudes et Impôts Recettes non Recouvrement et l’inspection des
Financière Contentieux Provinciaux Fiscales Suivi des ressorts services

DAF DEC DIP DRNF/A DRNF/B DRSR DAES DECV

BRH DGC BGI BE BC BGI BCO BTDR BTIP BTIC BRRNF BRRF

BGC BP DI
RESSORTS

KISANGANI KISANGANI BAFWASEN BANALIA BASOKO ISANGI OPALA UBUNDU YAHUMA


NORD SUD DE
25

LEGENDE

DG : Directeur Général

BRH : Bureau des Ressources Humaines

DFRAVL : Bureau de formation, Relations Publique, Affaires Sociales, Voyage et Loisirs

BGBC : Bureau de Gestion du Budget et Comptabilité

BP : Bureau de Patrimoine

BER : Bureau d’Etudes et Réglementation

BS : Bureau DE Statistique

BCA : Bureau de Contentieux d’Assiette

BCR : Bureau de Contentieux de Recouvrement

BGA : Bureau de Gestion d’Assiette

BCO : Bureau de Contrôle et d’Ordonnancement

BPASP : Bureau de Paiement, Apurement et Statistique et Poursuites

BSOAORIR : Bureau de Suivis des Operations d’Assiettes, d’Ordonnancement et de


Recouvrement des Impôts Provinciaux par les Ressorts

BPASRNF : Bureau de Paiement, Apurement et Statistique des Recettes Non Fiscales

BSOAORRNFR : Bureau de Suivis des Opérations d’Assiettes, d’Ordonnancement et de


Recouvrement des Recettes Non Fiscales des Ressorts

BEDR : Bureau d’Etudes et Développement de Réseau

BAR : Bureau d’Administration de Réseau

DRH : Division des Ressources Humaines

DBCSG : Division du Budget, Comptabilité et Service Généraux

DER : Division d’Etudes et Réglementation

DC : Division de Contentieux

DIP : Division des Impôts Provinciaux


26

DRNF : Division des Recettes Non Fiscales

DRRF : Division de Recouvrement des Recettes Fiscales

DRRNF : Division de Recouvrement des Recettes Non Fiscales

DEAR : Division d’Etudes et Administration

DMAE : Division de la Maintenance et Archives Electroniques


27

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION, ANALYSE DES DONNEES ET


INTERPRETATION DES RESULTATS
Le présent chapitre qui clôture ce travail présentera un aspect plus pratique que
théorique. Il se basera notamment sur la présentation et l’analyse des données d’une part et
l’interprétation des résultats d’autre part.

III.1. Présentation des donnes


Les données chiffrées que nous présentons dans cette section ont été recueillies à la
Direction Générale des Recettes Provinciale de la Tshopo, pour une période allant 2017 à 2021.
Elles vont nous permettre de déterminer les tendances générales des recettes recouvrées; afin
de permettre de bien voir le problème de la maximisation des recettes pour la période sous
étude.

III.1. Tableau synoptique des recettes de recouvrement de la DGRPT

Le tableau ci-dessous renferme les montants des recettes recouvrées et les recettes
globales réalisées par la Direction Générale des Recettes Provinciale de la Tshopo pour une
période allant de 2017 à 2021 en franc congolais (CDF).

Tableau n° 1 : Volume des recettes recouvré 2017 à 2022


Année Recouvrement
2017 27 198 828 361,12
2018 22 099 516 876,12
2019 30 097 963 163,92
2020 28 283 896 880,25
2021 29 281 000 914,51
TOTAL 136 961 206 195,92
Source : rapport annuel de la DGRPT/OP de 2017 à 2022

La lecture à ces tableau nous montre les volumes des recouvrements des recettes à la DGRPT
de 2017 à 2021, dont en 2017 elle à recouvrement un montant de 27 198 828 361,12 , en 218
une somme de 22 099 516 876,12 en 2019 un montant à l’ordre de 30 097 963 163,92, en 2020
elle a recouvré un montant de 28 283 896 880,25, en 2021 une somme 29 281 000 914,51.

Tableau n°2 : Volume des recettes globales de la DGRPT de 2017 à 2022

Année Recettes globale


2017 36 486 828 361,12
2018 29 169 516 876,12
2019 41 929 963 163,92
2020 30 323 896 880,25
2021 34 151 000 914,51
28

TOTAL 172 061 206 195,92


Le tableau ci-haut nous nous permet de lire clairement les volumes des recettes globales de la
DGRPT de 2017 à 2021, dont en 2017 elle à réaliser un montant globale de 36 486 828
361,12FC, en 218 une somme de 29 169 516 876,12FC en 2019 un montant à l’ordre de 41 929
963 163,92FC, en 2020 un montant de 30 323 896 880,25FC, en 2021 une somme 34 151 000
914,51FC.

II.2. ANALYSE DES DONNEES

III.2.1. Analyse Indiciaire

Pour voir comment un phénomène économique a évolué au cour d’une période donnée, il
s’avère indispensable de recourir à l’analyse indiciaire. Il s’agit d’un rapport entre les données
de l’année observée et celles de l’année de base.

Cet indice est donc déterminé par la formule ci-après :

Vn
I= ×100
VO
Où :
I = représente l’indice calculé
Vn = représente la valeur de l’année N et
Vo = désigne la valeur de l’année de base
III.2.1.1. Les indice recettes recouvré

Tableau n°2 : Indices de l’évolution des prévisions

Année Recouvrement Indices Taux de variation

2017 27 198 828 361,12 100,00 -


2018 22 099 516 876,12 81,25 - 18,75
2019 30 097 963 163,92 110,66 37,23
2020 28 283 896 880,25 103,99 - 2,42
2021 29 281 000 914,51 107,66 11,06

Source : réalisé par l’auteur sur base des données du tableau n°1

Vi
a) Indice = x100
Vo
Vi = valeur de l’année comparée à l’année de base,
29

Vo = valeur de l’année de base

27198828361 ,12
 En 2018, Indice= x100= 100%
27198828361 ,12
22099516876 ,12
 En 2019, Indice = x100= 81,25%
27198828361 ,12
30097963163 , 92
 En 2020, Indice = x100= 110,66%
27198828361 ,12
28283896880 , 25
 En 2021, Indice = x100= 103,99%
27198828361,120
29281000914 , 51
 En 2022, Indice= x100= 107,66%
27198828361 ,12

Vi−Vo
b) Variation = x100
Vo
Vi=valeur de l’année d’arrivée
Vo=valeur de l’année de référence

 En 2017, variation= 0 comme année de base


100−81 , 25
 En 2018, variation = x100= -18,75%
100
110 , 66−81 ,25
 En 2020, variation = x100= 37,23%
−81 , 25
103 , 99−110 ,66
 En 2021, variation = x100= -2,42%
110 ,66
107 , 66−103 , 99
 En 2022, variation = x100= 11,06%
103 , 99

En considérant l’année 2017 comme l’année de base de nos calculs, nous remarquons
que le total des indices ont été de 100%, en 2018 les indices étaient de 81,25% en 2019 nous
avions eu 110,66 %, en 2020 on avait 103,99%, en 2021, nous avions eu 107,66%

En ce qui concerne les taux de variation, ils ont été de -18,75% entre 2017 et 2018;
37,23% entre 2018 et 2019; -2,42 % entre 2019 et 2020 et enfin 79,75 entre 2020 et 2021.

Cette évolution des recettes globale peut se présenter dans un graphique de la manière
suivante :
30

Indice de recouvrement
120
110.66 107.66
100 100 103.99

80 81.25

60

40 37.23
20
11.06
0 0 -2.42
2017 2018 2019 2020 2021
-20 -18.75

-40

Indices Taux de variation

Nous remarquons dans ce graphique l’évolution des recouvrements des recettes perçues par la
DGRPT ont été croissant d’une année à l’autre.

Tableau n°2 : Indices de l’évolution des prévisions


Année Recettes globale Indices Taux de variabilité
1 -
2017 36 486 828 361,12
00
-20,05
2018 29 169 516 876,12
79,95
1 14,92
2019 41 929 963 163,92
14,92
-31,81
2020 30 323 896 880,25
83,11
-16,89
2021 34 151 000 914,51
93,60
Source : réalisé par l’auteur sur base des données du tableau n°1

Vi
c) Indice = x100
Vo
Vi = valeur de l’année comparée à l’année de base,
Vo = valeur de l’année de base

36486828361, 12
 En 2017, Indice= x100= 100%
36486828361, 12
29169516876 ,12
 En 2018, Indice = x100= 79,95%
36486828361 ,12
41929963163 , 92
 En 2019, Indice = x100= 114,92%
36486828361 , 12
30323896880 ,25
 En 2020, Indice = x100= 83,11%
36486828361 ,12
31

34151000914 , 51
 En 2021, Indice= x100= 93,60%
36486828361 ,12

Vi−Vo
d) Variation = x100
Vo
Vi=valeur de l’année d’arrivée
Vo=valeur de l’année de référence

 En 2017, variation= 0 comme année de base


100−79 , 95
 En 2018, variation = x100= -20,05%
100
114 , 92−79 , 95
 En 2020, variation = x100= 14,92%
79 , 95
83 ,11−114 , 92
 En 2021, variation = x100= -31,81%
114 , 92
114 , 92−93 , 60
 En 2022, variation = x100= -16,89%
93 , 60

En considérant l’année 2017 comme l’année de base de nos calculs, nous remarquons
que le total des indices ont été de 100%, en 2018 les indices étaient de 79,95% en 2019 nous
avions eu 114,92 %, en 2020 on avait 83,11%, en 2021, nous avions eu 93,60 %

En ce qui concerne les taux de variation, ils ont été de -20,05% entre 2017 et 2018 ;
14,92% entre 2018 et 2019; -31,81 % entre 2019 et 2020et enfin -16,89 entre 2020 et 2021.

Cette évolution des recettes globale peut se présenter dans un graphique de la manière
suivante :
32

indices des recettes globale


140
14.92
120
114.92

100 100
0
93.6
80 79.95 83.11
-16.89

60 -20.05
-31.81
40

20

0
2017 2018 2019 2020 2021

Indices Taux de varibilité

Graphique n°2 : évolution des prévisions des recettes

Ce graphique nous montre que les indices des recettes globales présentent sa
croissance d’une manière brisée.

III.2.2. ANALYSE ECONOMIQUE

L’analyse économique consiste à mesurer tous les paramètres économiques des


différents secteurs de l’économie ou des différentes branches dans le but de comparer les
phénomènes économiques qui se sont produits dans le passé de les confronter aux réalités
économiques du moment et d’extrapoler dans le futur.

III.2.2.1. Analyse de la tendance évolutive

Cette étude permet de connaitre l’évolution de différents phénomènes en


utilisant la méthode de moindres carrés, nous allons calculer la droite de régression qui indique
la tendance de la forme.

Y^ = a^ +bt

Y=
∑y
N

t=
∑t
N
a^ = ^y + b^ . t
33

∑t∑ y
^
b=N ∑ ty− N ∑ t −¿ ¿ ¿ ¿ ¿
2

Y = variable endogène
T= temps
Y =¿ Moyenne en Y
t = moyenne de t
a^ et b^ Sont de paramètres à estimer
N= nombre d’observations
Tendance N°4 : évolutive des recettes de recouvrement
T Recettes du Y T2 T.Y Y^ = a^ +bt
recouvrement
1 27 198 828 361,12 100,00 1 100,00 93,104
2 22 099 516 876,12 81,25 4 162,50 96,908
3 30 097 963 163,92 110,66 9 331,98 100,712
4 28 283 896 880,25 103,99 16 415,96 104,516
5 29 281 000 914,51 107,66 25 538,28 108,32
∑ y=15 136 961 206 195,92 ∑ y=503 ,56 ∑ t=55 ∑ ty =1548,7 503,56
2
15
t= =3
5
503 , 56
Y= =100,712
5

^ (5 × 1548 ,72 ) −( 15× 503 ,56 ) = 7743 , 60−7553 , 40 = 190 ,20 =3,804
b=
5 ×55−(15)
2
275−225 50

a^ =100,712−( 3,804 × 3 )=100,712−11,412=89 ,30


Le droite d’ajustement est : ^y =89 ,30+3,804 t
Notre droite d’ajustement est : ^y =89 ,30+3,804 t Cette équation montre que les
recouvrements des recettes par la DGRPT ont connu une augmentation de 89,30% l’on avec
une constance de 3,804%.

Graphiquement la tendance évolutive se présente comme suit :


Graphique n°2 : tendance évolutive des recouvrements des recettes à la DGRPT
34

Tendance évolutive recouvrement des recettes


110
108.32
105 104.516

100 100.712

96.908
95
93.104
90

85
2018 2019 2020 2021 2022

Y ̂=a ̂+bt

Cette graphique nous indique l’évolution des recouvrements des recettes par la
DGRPT.

Tendance N°4 : évolutive des recettes de recouvrement


T Recouvrement Indices T2 T.Y Y^ = a^ +bt
1 36 486 828 361,12 100,00 1,00 100 96,43
2 29 169 516 876,12 79,95 4,00 159,90 95,37
3 41 929 963 163,92 114,92 9,00 344,76 94,31
4 30 323 896 880,25 83,11 16,00 332,11 93,25
5 34 151 000 914,51 93,60 25,00 468,00 92,19
∑ y=15 172 061 206 195,92 ∑ y=471 , 57 ∑ t=55 ∑ ty =1404,0 471,57
7
15
t= =3
5
471, 57
Y= =94 , 31
5

^ (5 × 1404 , 07 ) −( 15× 471 , 58 ) = 7020 , 35−7073 ,55 = −53 , 20 =−1 , 06


b=
5 ×55−(15)
2
275−225 50

a^ =94 ,31−(−1 ,06 × 3 )=94 , 31−3 , 18=97 , 49

Notre droite d’ajustement est : ^y =97 , 49−1, 06 t Cette équation montre que les
recettes globale par la DGRPT ont connu une augmentation de 97,49% l’on avec une constance
de -1,06%.

III 2 2 2 Analyse comparative


35

Tableau N°6 : part taxe d’étalage dans les recettes globales de la commune de la Tshopo
de 2018 à 2022

Année Recettes globales Taxe étalage Taux d’exécution Ecart


2018 36 486 828 361,12 27 198 828 361,12 74,54 9 288 000 000,00
2019 29 169 516 876,12 22 099 516 876,12 75,76 7 070 000 000,00
2020 41 929 963 163,92 30 097 963 163,92 71,78 11 832 000 000,00
2021 30 323 896 880,25 28 283 896 880,25 93,27 2 040 000 000,00
2022 34 151 000 914,51 29 281 000 914,51 85,74 4 870 000 000,00
Total 172 061 206 195,92 136 961 206 195,92 125,63 35 100 000 000,00
Source : réalisé par l’auteur partie du tableau n° 1,2

La lecture a ce tableau montre qu’en 2018 la Direction Générale de Recettes Provinciale de la


Tshopo avait réalisé une somme d’argents dans ces recettes de 36 486 828 361,12, ceci a été
possible grâce au recouvrement qui a été à la hauteur de 27 198 828 361,12 soit un taux
d’exécution de 74,54%, dans les recettes globale, en 2019 les recettes globale étaient à la
hauteur de 29 169 516 876,12 et les recettes de recouvrement était de 22 099 516 876,12 soit
un taux d’exécution de 75,76 %, en 2020 la DGRPT avait réussies à mobiliser des recettes
globale à l’ordre de 41 929 963 163,92, les recettes de recouvrement à l’ordre de 30 097 963
163,92 soit un taux d’exécution de 71,78%, en 2021 les recettes globale était de 30 323 896
880,25 et les recettes de recouvrement était de 28 283 896 880,25 soit un taux de l’exécution
de 93,27%, en 2022 la réalisation des recettes globale était de 34 151 000 914,51, grâce à un
recouvrement d’une somme à la hauteur de 29 281 000 914,51soit un taux d’exécution de
85,74%

Graphique n°5 Analyse comparative de la taxe de l’étalage et les recettes globale


36

41,929,963,163.92
36,486,828,361.12

34,151,000,914.51
A n a ly se c o mp a r a tiv e

30,323,896,880.25
30,097,963,163.92

29,281,000,914.51
29,169,516,876.12

28,283,896,880.25
27,198,828,361.12

22,099,516,876.12
74.54

75.76

71.78

93.27

85.74
2018 2019 2020 2021 2022

Recettes globales Recouvrement Taux d’exécution

III.3. INTERPRETATION DE RESULTATS

Partant de ces analyses, nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle :


En 2018 la Direction Générale de Recettes Provinciale de la Tshopo avait réalisé une somme
d’argents dans ces recettes de 36 486 828 361,12, ceci a été possible grâce au recouvrement
qui a été à la hauteur de 27 198 828 361,12 soit un taux d’exécution de 74,54%, dans les
recettes globale,
En 2019 les recettes globales étaient à la hauteur de 29 169 516 876,12 et les recettes de
recouvrement étaient de 22 099 516 876,12 soit un taux d’exécution de 75,76 %,
En 2020 la DGRPT avait réussies à mobiliser des recettes globale à l’ordre de 41 929 963
163,92, les recettes de recouvrement à l’ordre de 30 097 963 163,92 soit un taux d’exécution
de 71,78%,
En 2021 la recette globale était de 30 323 896 880,25 et les recettes de recouvrement étaient
de 28 283 896 880,25 soit un taux de l’exécution de 93,27%,
En 2022 la réalisation des recettes globale était de 34 151 000 914,51, grâce à un
recouvrement d’une somme à la hauteur de 29 281 000 914,51soit un taux d’exécution de
85,74%
Partant de ce résultat, il s’est dégagé un droite d’ajustement de l’évolution économique des
recettes recouvrement de ^y =89 ,30+3,804 t
37

En ce qui concerne l’équation de la droite d’ajustement des recettes globales il était de


^y =97 , 49−1, 06 t

Ceci nous pousse de dire que les recouvrements de occupe une place très significative
dans les recettes globales de la DGRPT.
En effet nous pouvons clairement comprendre que les recettes les services de recouvrement de
la Direction Générale des Recettes Provinciale de la Tshopo est effaçant du fait que les recettes
de recouvrement contribues significatives aux recettes globale de ladite régie,
Partant de ces résultats nos la première hypothèse de notre recherche est confirmer et
le deuxième est infirmer

CONCLUSION
38

Nous voici au terme de notre étude qui a porté sur «Analyse de l’efficacité du service
de recouvrement pour la maximisation des recettes à la direction générale des recettes
provinciale Tshopo de 2017 à 2022 ».
La problématique de la présente étude a tourné autour des questions suivantes :
- Est-ce que les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la
Province Tshopo pour les recouvrements des recettes sont-elles efficaces ?

- La Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo, atteint-elles ses assignations


budgétaires?

Il est ressorti de ces questions des hypothèses suivantes :

- Les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo
seraient inefficaces par les recouvrements des recettes.
- La Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo n’atteindrait pas ses
assignations budgétaires.

Ce travail poursuit un double objectif :


- Apprécier les mécanismes mis en place par la Direction Générale des Recettes
de la Province Tshopo pour les recouvrements des recettes;
- Relever les écarts existants entre les assignations et réalisations des recettes à la
Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo.

Par ailleurs, nous avons fait appel aux méthodes et techniques suivantes : la méthode
analytique et comparative ainsi que les techniques documentaire et interview libre.
Apres l’analyse des données, nous avons abouti aux résultats ci-après :

En 2018 la Direction Générale de Recettes Provinciale de la Tshopo avait réalisé une somme
d’argents dans ces recettes de 36 486 828 361,12, ceci a été possible grâce au recouvrement
qui a été à la hauteur de 27 198 828 361,12 soit un taux d’exécution de 74,54%, dans les
recettes globale,
En 2019 les recettes globales étaient à la hauteur de 29 169 516 876,12 et les recettes de
recouvrement étaient de 22 099 516 876,12 soit un taux d’exécution de 75,76 %,
En 2020 la DGRPT avait réussies à mobiliser des recettes globale à l’ordre de 41 929 963
163,92, les recettes de recouvrement à l’ordre de 30 097 963 163,92 soit un taux d’exécution
de 71,78%,
En 2021 la recette globale était de 30 323 896 880,25 et les recettes de recouvrement étaient
de 28 283 896 880,25 soit un taux de l’exécution de 93,27%,
39

En 2022 la réalisation des recettes globale était de 34 151 000 914,51, grâce à un
recouvrement d’une somme à la hauteur de 29 281 000 914,51soit un taux d’exécution de
85,74%
Partant de ce résultat, il s’est dégagé un droite d’ajustement de l’évolution économique des
recettes recouvrement de ^y =89 ,30+3,804 t

En ce qui concerne l’équation de la droite d’ajustement des recettes globales il était de


^y =97 , 49−1, 06 t

Sur base de ces résultats nous pouvons dire que les recettes des recouvrements
contribuent une partie significative à la recette globale de la Direction Générale de Recettes
Provinciale de la Tshopo.
Partant de ces résultats nos deux hypothèses sont confirmer du faite que le DGRPT a
mis à sa disposition un service efficace pour le recouvrement et si la réalisation du
recouvrement seule parvient à attendre 70 à 80% des assignations de la Régie, il est sans doute
accroire que la DGRPT arrive à entendre ces assignation.
En toute conscience, nous ne prétendons pas avoir épuisé toute la problématique liée à
l’analyse de l’efficacité du service de recouvrement pour la maximisation des recettes à la
DGRPT, étant donné que nous n’avons pas pu exploiter d’autres angles de la problématique,
qui, nous estimons, pourront faire l’objet de recherche par d’autres chercheurs qui nous liront.

BIBLIOGRAPHIE
40

1. Ouvrage
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Inédit, UNIKIS, 2011-2012
- Article 873 du code de la famille
- Article 877 du code de la famille.
- BLANC ET Jean-Luc, Economie général : Le rôle de l'Etat d'après R. Barre, Paris, éd.
Nathan, 1986, p207
- BRIERE, G., Donations, substitutions et fiducie, Wilson & Lafleur Itée, Montréal,
1998.
- D. PECHON et Olie, Petit Larousse illustré, édition Larousse, Paris 1990.P73
- Dictionnaire des sciences économiques, 2ème éd. Armand colin, Paris 2007, p.404
- EGLEME, J., PHILIPPS, A., RAULET, C. (2000). Analyse comptable et financière.
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- MIKOL, A. et als. (1989). comptabilité analytique et contrôle de gestion. Paris, Dunod.
- Ordonnance loi N° 010/2012 du 21 sept .2012 portant réforme des procédures relatives
à l'assiette, au contrôle et aux modalités de recouvrement des recettes.
- [Link], Lexique de comptabilité, 5e Edition, Dalloz, Paris, 2002, P.20
- PLANIOL, M., Traité élémentaire du Droit civil, t. III, L.G.D.J., Paris, s.d, p.589.
2. COURS
- Bolinda Wa bolinda, initiation à la recherche scientifique, cours, G2, science
commerciale et financière, ISC-KIS de 2020 à 2021
3. TFC&TFE
- BAFINI BOTOYA L., La problématique de recouvrement de recettes non fiscales
ordonnancées par la D.G.R.A.D, TFC inédit, ISC-KIS, 2015-2016
- LOKANA DHELO, problématique de recouvrement des impôts provinciaux par la
DGRPO de 2009 à 2011, TFC, FSEG, UNIKIS, 2012.
41

TABLE DES MATIERES

0. INTRODUCTION............................................................................................................................1
0.1. Etat de la question....................................................................................................................1
0.2. Problématique...........................................................................................................................2
0.3. Hypothèses...............................................................................................................................3
0.4. Objectif du travail.....................................................................................................................3
0.5. Méthodologie de recherche.......................................................................................................4
0.5.1. Méthodes..............................................................................................................................4
0.6. Choix et intérêt du sujet............................................................................................................4
0.7. Délimitation du sujet................................................................................................................5
0.8. Subdivision du travail....................................................................................................................5
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION GENERALES.................................................................6
I.1. Clarification des Concepts..............................................................................................................6
I.1.1. analyse.....................................................................................................................................6
I.1.2. Efficacité..................................................................................................................................6
I.1.3. Recouvrement.........................................................................................................................6
I.1.4. Maximisation...........................................................................................................................7
I.1.5. Recettes...................................................................................................................................7
I.1.5.1. Généralité sur les recettes....................................................................................................7
I.[Link]. Les recettes fiscales...........................................................................................................7
I.[Link]. Recette non fiscale.............................................................................................................9
I.1.6.1. Définition............................................................................................................................11
I.1.7. Emprunt.................................................................................................................................11
I.1.8. Donation................................................................................................................................12
CHAPITRE DEXIEME : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES RECETTES DE
LA PROVINCE DE LA TSHOPO.........................................................................................................16
II.1 Situation Géographique...............................................................................................................16
II.2 Aperçu Historique........................................................................................................................16
II.3. Statut Juridique...........................................................................................................................18
II.4. ORGANISATION STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE................................................19
LEGENDE.............................................................................................................................................24
DG : Directeur Général..........................................................................................................................24
CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION, ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION
DES RESULTATS.................................................................................................................................26
III.1. PRÉSENTATION DES DONNES............................................................................................26
42

II.2. ANALYSE DES DONNEES......................................................................................................27


III.2.1. Analyse Indiciaire.................................................................................................................27
III 2 2 2 Analyse comparative..........................................................................................................32
III.3. INTERPRETATION DE RESULTATS....................................................................................33
CONCLUSION......................................................................................................................................35
BIBLIOGRAPHIE……………………………………………………………………………………………………………………36
TABLE DES MATIERES……………………………………………………………………37

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