Efficacité du recouvrement fiscal à Tshopo
Efficacité du recouvrement fiscal à Tshopo
0. INTRODUCTION
0.1. Etat de la question
Pour ce faire, nous avons parcouru quelques travaux antérieurs en rapport avec
notre thème de recherche que nous présentons ci-dessous :
LOKANA DHELO Kelvin2 dans son analyse qui a porté sur la problématique de
recouvrement des impôts provinciaux, étude mené à la régie financière provinciale DGRPO
en sigle, l’auteur a voulu savoir l’évolution de la réalisation des recettes d’impôt provincial
durant la période sous examen. Apres analyse et traitement des données, il a conclu que les
recouvrements des impôts provinciaux DGRPO diminuent au fur et a mesure que les années
passent. C’est en 2010 que ces recettes ont évoluées à la hausse, soit une réalisation de
454 264 150 FC. 69 133 189 FC pour l’année 2009 et enfin une réalisation de 308 149 833
FC pour l’année 2011.
1
AKALA NDJOKU, T, Problématique de recouvrement des impôts à la DGI/PO, TFC, Inédit, UNIKIS, 2011-2012
2
LOKANA DHELO, problématique de recouvrement des impôts provinciaux par la DGRPO de 2009 à
2011, TFC, FSEG, UNIKIS, 2012.
2
0.2. Problématique
Les phénomènes économiques aux constats des faits suscitent des réactions
desquelles sont issues multiples questions auxquelles il faut répondre. De ces faits, nous
définissons la problématique avec YAO Joseph 4 comme une formulation précise, mais large
de la préoccupation principale qui est au cours de la recherche.
La problématique selon nous, est comprise comme étant « une question autour de
laquelle gravite la réflexion ». Dans ce même ordre d’idée, disons que tout travail avant
d’être élaboré, se base sur un problème réel qui se pose dans la société, dans une
organisation, chercheur que nous sommes censés y apporter une solution afin de prendre des
décisions favorables. Quant à nous, la problématique peut être considérée comme
l’ensemble de problèmes qui suscitent dans une discipline un sujet d’étude.
3
BAFINI BOTOYA L., La problématique de recouvrement de recettes non fiscales ordonnancées par la
D.G.R.A.D, TFC inédit, ISC-KIS, 2015-2016
4
YAO Joseph,
5
Bolinda Wa bolinda, initiation à la recherche scientifique, cours, G2, science commerciale et financière, ISC-
KIS de 2020 à 2021
3
1. Est-ce que les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la
Province Tshopo pour les recouvrements des recettes sont-elles efficaces ?
0.3. Hypothèses
L’hypothèse est définie comme une idée provisoire d’explication des faits formulés
au début de la recherche et destinés à guider la recherche et à être abandonnée ou maintenue
d’après le résultat de l’observation.
D’après J. Carrière6, l’hypothèse de travail est une proposition des réponses aux
questions que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche formulé au terme des
connaissances telles que l’observation et l’analyse à même de fournir une réponse.
Etant donné que le service de recouvrement des recettes fait partie des mécanismes
qui peut permettre à une régie financière de maximiser ses recettes, il est important
d’analyser son efficacité afin de garantir le fonctionnement d’une régie financière
provinciale. Ainsi nous pensons que :
6
J. CARRIERE, Economie général : Le rôle de l'Etat d'après R. Barre, Paris, éd. Nathan, 1986, p207
4
Notre choix pour ce sujet se justifie par deux raisons majeures, à savoir :
5
- Sur le plan spatial : cette étude s’intéresse à la Direction Générale des Recettes de
la Province de la Tshopo
- Sur le plan temporel : cette étude couvre une période allant de 2017 à 2022, soit 6
ans.
I.1.1. analyse
Une analyse est la distinction et la séparation des parties d’un ensemble afin de
connaître leurs principes ou éléments. Il s’agit également d’un test/examen qui est fait d’une
7
œuvre, d’une écriture ou de toute réalité susceptible d’étude intellectuelle, et d’une cure
psychanalytique7.
En outre, une analyse peut être une étude des limites, des caractéristiques et des
possibles solutions d’un problème auquel est appliqué un traitement par ordinateur8.
I.1.2. Efficacité
Selon Philippe CAMUS9, une action est efficace si les objectifs sont atteints ; par
exemple produire la quantité demandée.
À son tour Allain MIKOL10 nous dit que, l'efficacité d'une entreprise a longtemps
été perçue comme un concept unidimensionnel et mesuré par un seul indicateur, en
particulier financier : chiffre d'affaires, profit, rentabilité.
I.1.3. Recouvrement
I.1.4. Maximisation
I.1.5. Recettes
Les recettes désignent les sommes perçues par les administrations publiques
provenant des impôts et taxes. Elles n'incluent pas les cotisations sociales14.
Les recettes fiscales désignent les recettes provenant des impôts sur les revenus et
les bénéfices, des cotisations de sécurités sociales, des taxes prélevées sur les biens et
services, des prélèvements sur les salaires, des impôts sur le patrimoine, des droits de
mutation, ainsi que d’autres impôts et taxes. Les recettes fiscales totales en pourcentage du
Produit Intérieur Brut (PIB) indiquent la part de la production d’un pays qui est prélevée par
l’Etat sous forme d’impôts. Elles peuvent donc être sur ressources produites par l’économie.
La pression fiscale correspond au montant total des recettes fiscales recouvrées, exprimées
en pourcentage de Produit Intérieur Brut (PIB).
Les recettes fiscales sont composées des plusieurs dizaines d’impôts dont :
1. Impôts sur le revenu des personnes physiques
Il désigne les impôts prévus sur le revenu net (revenus brut diminués des
déductions fiscales autorisées) et plus-values des personnes physiques. Cet indicateur se
rapporte à l’administration dans son ensemble (tous niveau d’administration) et est mesuré
en pourcentage de PIB et du total des recettes fiscales.
Le coin fiscal désigne le rapport entre le montant des impôts payés par un
travailleur salarié moyen (célibataire dont la rémunération équivaut à 100% du salaire
moyen) sans enfant et le coût totaux de main-d’œuvre qu’il représente pour son employeur.
Le coin fiscal moyen permet d’évaluer l’ampleur de l’effet dissuasif exercé par l’impôt sur
le revenu du travail sur l’emploi.
Avant d’aborder la notion des recette ou ressources non fiscales, il est important
que nous parlions d’une manière lapidaire de la notion des ressources publiques qui en fait
sien un ensemble des moyens dont dispose le fonctionnement et le développement socio-
économique de la notion lesquels sont essentiellement des charges courantes de
l’administration aussi bien des investissements dans des divers domaines.
Ainsi le type des recettes non fiscales est récent et n’est pas universel dans les
finances publiques. D’où la nécessité de circonscrire le cadre des recettes non fiscales.
Autres fois ces recettes étaient qualifiées « d’autres recettes ».
A cet effet, il convient d’expliciter les vocables tels qu’impôt, taxe, la redevance et
la parafiscalité déjà courant dans le jargon des finances publiques.
Les recettes domaniales sont des ressources que l’Etat fixe dans les domaines
publics et privés suivants :
a. Le domaine public : Il s’agit de tous les biens par nature ou par leur destination qui
ne sont pas susceptibles d’appropriation privée, c’est-à-dire l’Etat les détient en qualité du
pouvoir souverain et comprend les biens affectés au service public. Pour usage public nous
avons des routes, des plaines d’avions, des immobiliers, les pâturages, les droits de
navigation, etc.
11
b. Le domaine privé : Il s’agit de tous les biens qui ne sont pas directement affectés à
un service public et peuvent être vendus ou loués. Des comme telles et constituant une
source de revenu pour l’Etat nous avons les ventes des immeubles privés, le droit de coupe
des bois des domaines privés…
2. Les recettes judiciaires
Ce sont des recettes constituées essentiellement des amendes pénales, des frais de
production de jugement ; des droits proportionnels et tant d’autres qui soient des recettes
ayant trait aux dossiers judiciaires des différents cours et tribunaux ainsi que d’autres
instances judiciaires.
I.1.6.1. Définition
12
Cependant, dans les lignes qui suivront nous développerons les différentes
catégories des recettes publiques tout en faisant aussi un clin d'ail sur le cas en RD Congo.
Les ressources financières de l'Etat comprennent d'une part les recettes courantes et
d'autre part les recettes exceptionnelles en vue d'assurer la couverture des dépenses
budgétaires voir même extrabudgétaires.
Comme nous l'avons mentionné précédemment, il existe deux catégories principales des
recettes publiques à savoir :
I.1.6.2. Emprunt
Lorsque l'opération porte sur une somme d'argent, le cas sur lequel nous allons
nous consacrer davantage, on dit couramment qu'il s'agit d'une opération de crédit.
13
Si ces emprunts sont appliqués comme obligations émises par les collectivités
publiques, on parle de l'emprunt obligataire et ici un emprunt est définit, selon Littré dans le
dictionnaire [Link] comme des sommes qu'un gouvernement, une commune, une
grande entreprise obtient par les souscriptions volontaires des particuliers, à la condition
d'en servir les intérêts.
Du point de vue nature juridique, on distingue des emprunts publics aux emprunts
privés.
Les emprunts privés, à leur tour, sont émis par des entités privées en vue d'accroitre
leurs capitaux par recours aux ressources extérieures.
I.1.6. Donation
Généralité
La donation régulièrement faite transfère le droit sur la chose qui en est l'objet,
même si en Droit congolais une disposition étrange estime que la propriété des biens donnés
n'est transférée au donataire que pour autant que la tradition soit réalisée15.
15
Article 877 du code de la famille.
14
Cette précision inutile du Droit congolais vide à notre avis le principe ; « donner et
retenir ne vaut», car il sera totalement dépendant de la volonté du donateur de refuser la
tradition et garder pour lui la propriété de la chose donnée, pour rendre inefficace la
donation déjà conclue entre parties.
Il nous est d'avis que cette disposition doit disparaître dans le code de la famille,
car elle affaiblie l'image du législateur qui semble ne pas s'être adapté à l'évolution qu'a
connu le principe « donner et retenir ne vaut » pour continuer à soutenir que la tradition
seule transfère la propriété, oubliant que comme en matière de vente, la donation est parfaite
lorsqu'il y a eu rencontre des consentements, sans que soit nécessaire une tradition du bien
qui en fait l'objet.
Comme deuxième effet de la donation, elle produit des obligations entre donateur
et donataire. Le donateur a l'obligation de délivrer la chose donnée, en plus de l'obligation
de garantie qu'il contracte en donnant. Toutefois, cette garantie n'est acquise que pour les
faits personnels du donateur et non pour éviction ou contre les vices cachés 17. Ceci
s'explique parce que le donateur en donnant gratuitement, il est censé donner la chose telle
qu'il là, avec les risques d'évictions et les vices rédhibitoires auxquels, elle est exposée ; il
n'entend point contracter au-delà.
porté atteinte à l'ordre public successoral, dans ce qu'il a de précieux à savoir la réserve
successorale.
Définition
D'ailleurs disait-il, le projet soumis au conseil d'Etat disait que la donation est un «
contrat ». Ce fut le Premier consul qui demanda le changement sous prétexte qu'un contrat
impose des obligations mutuelles aux contractants et qu'ainsi, ce nom ne saurait convenir à
la donation dans laquelle le donateur est seul à s'obliger ou à aliéner, sans rien recevoir en
retour. Il oubliait qu'il existe des contrats unilatéraux. Et les conseillers d'Etat eurent la
faiblesse de céder à cette observation maladroite du Premier consul qui ne prouvait par-là
que son ignorance du Droit19.
Cette lacune est évitée de justesse en Droit congolais qui définit la donation comme
un contrat de bienfaisance par lequel une personne, le donateur, transfère actuellement et
irrévocablement un droit patrimonial à une autre, le donataire qui l'accepte 20.
Pour qu'il y ait donation, il faut que le donateur se dépouille d'un droit patrimonial
sans compensation pour le faire acquérir au donataire. Il n'y a donc pas donation tant qu'une
personne n'a pas diminué son patrimoine ; même si elle a agi de façon désintéressée. C'est le
cas d'un avocat qui plaide pro deo la cause d'un confrère. Ceci a commandé en Droit civil la
18
LUCET, [Link] VAREILLE, B., Droit civil. Régimes matrimoniaux, libéralités et successions, Dalloz, Paris, 1998,
3e éd, p.86.
19
PLANIOL, M., Traité élémentaire du Droit civil, t. III, L.G.D.J., Paris, s.d, p.589.
20
Article 873 du code de la famille.
16
version selon laquelle, il n'y a pas de donation des services, mais plutôt des contrats de
services gratuits21.
2°.Elément intentionnel
Aussi s’appuyant sur des articles 173, 203 et 204 de la constitution et la loi
N°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration
des Provinces en ces articles 35 et 36 ayant clarifié les matières relevant du domaine du
pouvoir législatif, l’organisation et le fonctionnement des services, établissements et
entreprises publics provinciaux relèvent du domaine réglementaire conformément aux
dispositions de l’article 37 de la loi.
Ailleurs, étant donné que la constitution consacre une nette distinction entre les
finances du pouvoir central et celles des Provinces (article 171) et accorde à celles-ci le
pouvoir d’organiser la fonction publique et les services publics provinciaux (article 204),
chaque province attend se doter d’un service public provincial chargé de maximiser ses
recettes propres.
C’est dans cette optique que la Province Orientale était créée une régie
financière dénommée Direction des recettes de la Province Orientale en sigle « DRPO » et
ce par l’édit N°002 du 08 Septembre portant création de la Direction des Recettes de la
Provinces Orientale.
18
La liste des différents Directeurs Généraux ayant dirigé la Régie financière provinciale
depuis l’époque de la Province Orientale jusqu’à nos jours
19
Tenir, actualiser et suivre les répertoires des assujettis aux impôts provinciaux, taxes,
droits, redevances et autres recettes ainsi que les recettes de participation et en
capital ;
Définir les orientations en matière d’indentification des assujettis ;
Elaborer et exécution les procédures et missions d’assujetties ;
Elaborer et mettre en œuvre le programme de recensement, de recherche et de
recoupement ;
Etablir les statistiques des recettes constatées, liquidées ;
Tenir la comptabilité des droits constatés, liquidées et ordonnancés ;
Programmer et réaliser les missions de contrôle des recettes des impôts provinciaux,
taxes, droits, redevances et autres recettes ainsi que les recettes de participation et en
capital ;
Evaluer les performances et consolider les résultats de contrôle ainsi que la taxation
établie d’office de ces impôts ;
Etablir le rapport d’activités.
e. La Direction de l’Informatique
Bafwasende
Banalia
Basoko
Isangi
Kisangani
Opala
Ubundu
Yahuma
Directeur Général
Secrétariat
BRH DGC BGI BE BC BGI BCO BTDR BTIP BTIC BRRNF BRRF
BGC BP DI
RESSORTS
LEGENDE
DG : Directeur Général
BP : Bureau de Patrimoine
BS : Bureau DE Statistique
DC : Division de Contentieux
Le tableau ci-dessous renferme les montants des recettes recouvrées et les recettes
globales réalisées par la Direction Générale des Recettes Provinciale de la Tshopo pour une
période allant de 2017 à 2021 en franc congolais (CDF).
La lecture à ces tableau nous montre les volumes des recouvrements des recettes à la DGRPT
de 2017 à 2021, dont en 2017 elle à recouvrement un montant de 27 198 828 361,12 , en 218
une somme de 22 099 516 876,12 en 2019 un montant à l’ordre de 30 097 963 163,92, en 2020
elle a recouvré un montant de 28 283 896 880,25, en 2021 une somme 29 281 000 914,51.
Pour voir comment un phénomène économique a évolué au cour d’une période donnée, il
s’avère indispensable de recourir à l’analyse indiciaire. Il s’agit d’un rapport entre les données
de l’année observée et celles de l’année de base.
Vn
I= ×100
VO
Où :
I = représente l’indice calculé
Vn = représente la valeur de l’année N et
Vo = désigne la valeur de l’année de base
III.2.1.1. Les indice recettes recouvré
Source : réalisé par l’auteur sur base des données du tableau n°1
Vi
a) Indice = x100
Vo
Vi = valeur de l’année comparée à l’année de base,
29
27198828361 ,12
En 2018, Indice= x100= 100%
27198828361 ,12
22099516876 ,12
En 2019, Indice = x100= 81,25%
27198828361 ,12
30097963163 , 92
En 2020, Indice = x100= 110,66%
27198828361 ,12
28283896880 , 25
En 2021, Indice = x100= 103,99%
27198828361,120
29281000914 , 51
En 2022, Indice= x100= 107,66%
27198828361 ,12
Vi−Vo
b) Variation = x100
Vo
Vi=valeur de l’année d’arrivée
Vo=valeur de l’année de référence
En considérant l’année 2017 comme l’année de base de nos calculs, nous remarquons
que le total des indices ont été de 100%, en 2018 les indices étaient de 81,25% en 2019 nous
avions eu 110,66 %, en 2020 on avait 103,99%, en 2021, nous avions eu 107,66%
En ce qui concerne les taux de variation, ils ont été de -18,75% entre 2017 et 2018;
37,23% entre 2018 et 2019; -2,42 % entre 2019 et 2020 et enfin 79,75 entre 2020 et 2021.
Cette évolution des recettes globale peut se présenter dans un graphique de la manière
suivante :
30
Indice de recouvrement
120
110.66 107.66
100 100 103.99
80 81.25
60
40 37.23
20
11.06
0 0 -2.42
2017 2018 2019 2020 2021
-20 -18.75
-40
Nous remarquons dans ce graphique l’évolution des recouvrements des recettes perçues par la
DGRPT ont été croissant d’une année à l’autre.
Vi
c) Indice = x100
Vo
Vi = valeur de l’année comparée à l’année de base,
Vo = valeur de l’année de base
36486828361, 12
En 2017, Indice= x100= 100%
36486828361, 12
29169516876 ,12
En 2018, Indice = x100= 79,95%
36486828361 ,12
41929963163 , 92
En 2019, Indice = x100= 114,92%
36486828361 , 12
30323896880 ,25
En 2020, Indice = x100= 83,11%
36486828361 ,12
31
34151000914 , 51
En 2021, Indice= x100= 93,60%
36486828361 ,12
Vi−Vo
d) Variation = x100
Vo
Vi=valeur de l’année d’arrivée
Vo=valeur de l’année de référence
En considérant l’année 2017 comme l’année de base de nos calculs, nous remarquons
que le total des indices ont été de 100%, en 2018 les indices étaient de 79,95% en 2019 nous
avions eu 114,92 %, en 2020 on avait 83,11%, en 2021, nous avions eu 93,60 %
En ce qui concerne les taux de variation, ils ont été de -20,05% entre 2017 et 2018 ;
14,92% entre 2018 et 2019; -31,81 % entre 2019 et 2020et enfin -16,89 entre 2020 et 2021.
Cette évolution des recettes globale peut se présenter dans un graphique de la manière
suivante :
32
100 100
0
93.6
80 79.95 83.11
-16.89
60 -20.05
-31.81
40
20
0
2017 2018 2019 2020 2021
Ce graphique nous montre que les indices des recettes globales présentent sa
croissance d’une manière brisée.
Y^ = a^ +bt
Y=
∑y
N
t=
∑t
N
a^ = ^y + b^ . t
33
∑t∑ y
^
b=N ∑ ty− N ∑ t −¿ ¿ ¿ ¿ ¿
2
Y = variable endogène
T= temps
Y =¿ Moyenne en Y
t = moyenne de t
a^ et b^ Sont de paramètres à estimer
N= nombre d’observations
Tendance N°4 : évolutive des recettes de recouvrement
T Recettes du Y T2 T.Y Y^ = a^ +bt
recouvrement
1 27 198 828 361,12 100,00 1 100,00 93,104
2 22 099 516 876,12 81,25 4 162,50 96,908
3 30 097 963 163,92 110,66 9 331,98 100,712
4 28 283 896 880,25 103,99 16 415,96 104,516
5 29 281 000 914,51 107,66 25 538,28 108,32
∑ y=15 136 961 206 195,92 ∑ y=503 ,56 ∑ t=55 ∑ ty =1548,7 503,56
2
15
t= =3
5
503 , 56
Y= =100,712
5
^ (5 × 1548 ,72 ) −( 15× 503 ,56 ) = 7743 , 60−7553 , 40 = 190 ,20 =3,804
b=
5 ×55−(15)
2
275−225 50
100 100.712
96.908
95
93.104
90
85
2018 2019 2020 2021 2022
Y ̂=a ̂+bt
Cette graphique nous indique l’évolution des recouvrements des recettes par la
DGRPT.
Notre droite d’ajustement est : ^y =97 , 49−1, 06 t Cette équation montre que les
recettes globale par la DGRPT ont connu une augmentation de 97,49% l’on avec une constance
de -1,06%.
Tableau N°6 : part taxe d’étalage dans les recettes globales de la commune de la Tshopo
de 2018 à 2022
41,929,963,163.92
36,486,828,361.12
34,151,000,914.51
A n a ly se c o mp a r a tiv e
30,323,896,880.25
30,097,963,163.92
29,281,000,914.51
29,169,516,876.12
28,283,896,880.25
27,198,828,361.12
22,099,516,876.12
74.54
75.76
71.78
93.27
85.74
2018 2019 2020 2021 2022
Ceci nous pousse de dire que les recouvrements de occupe une place très significative
dans les recettes globales de la DGRPT.
En effet nous pouvons clairement comprendre que les recettes les services de recouvrement de
la Direction Générale des Recettes Provinciale de la Tshopo est effaçant du fait que les recettes
de recouvrement contribues significatives aux recettes globale de ladite régie,
Partant de ces résultats nos la première hypothèse de notre recherche est confirmer et
le deuxième est infirmer
CONCLUSION
38
Nous voici au terme de notre étude qui a porté sur «Analyse de l’efficacité du service
de recouvrement pour la maximisation des recettes à la direction générale des recettes
provinciale Tshopo de 2017 à 2022 ».
La problématique de la présente étude a tourné autour des questions suivantes :
- Est-ce que les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la
Province Tshopo pour les recouvrements des recettes sont-elles efficaces ?
- Les mécanismes utilisés par la Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo
seraient inefficaces par les recouvrements des recettes.
- La Direction Générale des Recettes de la Province Tshopo n’atteindrait pas ses
assignations budgétaires.
Par ailleurs, nous avons fait appel aux méthodes et techniques suivantes : la méthode
analytique et comparative ainsi que les techniques documentaire et interview libre.
Apres l’analyse des données, nous avons abouti aux résultats ci-après :
En 2018 la Direction Générale de Recettes Provinciale de la Tshopo avait réalisé une somme
d’argents dans ces recettes de 36 486 828 361,12, ceci a été possible grâce au recouvrement
qui a été à la hauteur de 27 198 828 361,12 soit un taux d’exécution de 74,54%, dans les
recettes globale,
En 2019 les recettes globales étaient à la hauteur de 29 169 516 876,12 et les recettes de
recouvrement étaient de 22 099 516 876,12 soit un taux d’exécution de 75,76 %,
En 2020 la DGRPT avait réussies à mobiliser des recettes globale à l’ordre de 41 929 963
163,92, les recettes de recouvrement à l’ordre de 30 097 963 163,92 soit un taux d’exécution
de 71,78%,
En 2021 la recette globale était de 30 323 896 880,25 et les recettes de recouvrement étaient
de 28 283 896 880,25 soit un taux de l’exécution de 93,27%,
39
En 2022 la réalisation des recettes globale était de 34 151 000 914,51, grâce à un
recouvrement d’une somme à la hauteur de 29 281 000 914,51soit un taux d’exécution de
85,74%
Partant de ce résultat, il s’est dégagé un droite d’ajustement de l’évolution économique des
recettes recouvrement de ^y =89 ,30+3,804 t
Sur base de ces résultats nous pouvons dire que les recettes des recouvrements
contribuent une partie significative à la recette globale de la Direction Générale de Recettes
Provinciale de la Tshopo.
Partant de ces résultats nos deux hypothèses sont confirmer du faite que le DGRPT a
mis à sa disposition un service efficace pour le recouvrement et si la réalisation du
recouvrement seule parvient à attendre 70 à 80% des assignations de la Régie, il est sans doute
accroire que la DGRPT arrive à entendre ces assignation.
En toute conscience, nous ne prétendons pas avoir épuisé toute la problématique liée à
l’analyse de l’efficacité du service de recouvrement pour la maximisation des recettes à la
DGRPT, étant donné que nous n’avons pas pu exploiter d’autres angles de la problématique,
qui, nous estimons, pourront faire l’objet de recherche par d’autres chercheurs qui nous liront.
BIBLIOGRAPHIE
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DGRPO de 2009 à 2011, TFC, FSEG, UNIKIS, 2012.
41
0. INTRODUCTION............................................................................................................................1
0.1. Etat de la question....................................................................................................................1
0.2. Problématique...........................................................................................................................2
0.3. Hypothèses...............................................................................................................................3
0.4. Objectif du travail.....................................................................................................................3
0.5. Méthodologie de recherche.......................................................................................................4
0.5.1. Méthodes..............................................................................................................................4
0.6. Choix et intérêt du sujet............................................................................................................4
0.7. Délimitation du sujet................................................................................................................5
0.8. Subdivision du travail....................................................................................................................5
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATION GENERALES.................................................................6
I.1. Clarification des Concepts..............................................................................................................6
I.1.1. analyse.....................................................................................................................................6
I.1.2. Efficacité..................................................................................................................................6
I.1.3. Recouvrement.........................................................................................................................6
I.1.4. Maximisation...........................................................................................................................7
I.1.5. Recettes...................................................................................................................................7
I.1.5.1. Généralité sur les recettes....................................................................................................7
I.[Link]. Les recettes fiscales...........................................................................................................7
I.[Link]. Recette non fiscale.............................................................................................................9
I.1.6.1. Définition............................................................................................................................11
I.1.7. Emprunt.................................................................................................................................11
I.1.8. Donation................................................................................................................................12
CHAPITRE DEXIEME : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES RECETTES DE
LA PROVINCE DE LA TSHOPO.........................................................................................................16
II.1 Situation Géographique...............................................................................................................16
II.2 Aperçu Historique........................................................................................................................16
II.3. Statut Juridique...........................................................................................................................18
II.4. ORGANISATION STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE................................................19
LEGENDE.............................................................................................................................................24
DG : Directeur Général..........................................................................................................................24
CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION, ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION
DES RESULTATS.................................................................................................................................26
III.1. PRÉSENTATION DES DONNES............................................................................................26
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