BASES PHYSIQUES
DE L’IRM
Pr Abdoulaye KONE
achok83@[Link]
0022375249868
Plan
I. Généralités
II. La Résonance Magnétique Nucléaire (RMN)
III. Formation de l’image
• Conclusion
I. Généralités sur l’IRM
1) Historique
1946: RMN (Bloch-Purcell)
1973 : 1ères images (Lauterbur)
1980 : 1eres images de la tête et de l'abdomen
2003 : prix Nobel de Médecine (Lauterbur)
2) Définition
• IRM : imagerie par résonance magnétique
• Basée sur les propriétés magnétiques des protons (
RMN)
• RMN : résonance magnétique nucléaire
3) Intérêt de l’IRM
• Qualité de l’image
• Possibilité des coupes tomographiques
• Atraumatique
• Image plus riche car il y 3 paramètres
• Imagerie anatomique et fonctionnelle
4) Paramètres principaux de l’IRM :
• ρ: densité de protons
• T1: temps de relaxation longitudinale (temps mis par ML
pour atteindre 63% de sa valeur à l’équilibre)
• T2: temps de relaxation transversale (temps mis par MT
pour atteindre 37% de sa valeur initiale
5) Principe
• L’IRM se base sur la mesure des propriétés magnétiques.
• Le patient est soumis simultanément à un champ
magnétique principal B0 constant, une onde de
radiofréquence de durée brève appelée impulsion de
radiofréquences B1 et des gradients de champ
magnétique.
6) Précautions à prendre
• Absence d’objets métalliques (le pace maker est une
contre-indication)
• Isolation de la pièce des ondes électromagnétiques
extérieures.
II. La Résonance Magnétique
Nucléaire (RMN)
1) Magnétisation
• On applique un champ magnétique intense uniforme et
constant B0 pour que les protons tournent autour de B0
à la fréquence de Larmor : fo= γ B0/ 2π
1) Magnétisation
1) Magnétisation
2) Résonance
• C’est une impulsion d’excitation brève, perturbant l’état
d’équilibre magnétique. Il faut envoyer une onde radio
de même fréquence que la fréquence caractéristique du
proton pour un transfert maximal d’énergie
2) Résonance
3) La relaxation
• Retour à l’équilibre non instantané caractérisé par T1 et
T2
• les T2 sont de l’ordre des dizaines de ms et les T1 de
centaines de ms.
3) La relaxation
• -MT est maximale au départ puis
va diminuer jusqu’à être nulle
• -ML est nulle au début puis va
repousser jusqu’à sa valeur
d’équilibre
• -L’antenne permet de mesurer
l’aimantation transversale, on
appelle ce courant le signal FID
qui a la forme d’une sinusoïde
décroissante
3) La relaxation
Relaxation de l’aimantation longitudinale
Hormis les liquides qui ont
des temps bien plus élevés
que ceux des tisus,
3) La relaxation
Relaxation de l’aimantation transversale
III. Formation de l’image :
1) Les séquences élémentaires
• Séquence élémentaire ou écho de spin = impulsion
d’excitation +impulsion de détection, séparées de TE/2 (TE le
temps d’écho)
2)Le contraste
• Croissance de l’aimantation longitudinale et décroissance de
l’aimantation transversale se font en même temps TE et TR sont
longs, on laisse la relaxation se faire. Après la 1ere impulsion 90°,
• on interrompt la relaxation de ML avec un 2nde impulsion 90° : ce
qui est vertical devient horizontal. On envoie vite une impulsion
180° pour mesurer T1 TE et TR sont courts
2)Le contraste
2)Le contraste
• Selon la programmation, on peut voir les tissus différemment, en
T1 le liquide apparait noir tandis qu’il est blanc en T2.
• De plus si l’image en T2 semble de moins bonne qualité, elle
permet de mettre en évidence des pathologies.
• Ces informations sont complémentaires, c’est pour cela qu’on
utilise différents contrastes en IRM
3)Les paramètres
• Ordre de grandeur : pour TR 300-4000ms, pour TE 10-
120ms, ils sont fixés par l’opérateur
• -Sur les images, les liquides sont en hyposignal en T1
mais en hypersignal en T2
3)Les paramètres
• Echelle pour les images pondérées en T1 puis en T2 :
• T1 court BLANC
• T1 long NOIR
• T2 long BLANC
• T2 court NOIR
Conclusion