0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
74 vues148 pages

Eec SM

Transféré par

patricktecher47
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
74 vues148 pages

Eec SM

Transféré par

patricktecher47
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Recueil d’ Exercices et Examens

avec Corrigés Détaillés

Première Année Tronc Commun


Sciences et Technologie

Marir Saliha

USTO, 2023
Avant-propos

Les mathématiques occupent une place prépondérante en sciences


et l’enseignement doit en tenir compte. Dans les lycées, on reçoit une
initiation dans la matière, cependant c’est à l’université, plus pré-
cisément, dans le premier cycle de l’enseignement supérieur qu’est
faite une véritable étude des mathématiques. Cette étude est répar-
tie sur les deux années du tronc commun.
Le présent polycopié est un recueil d’exercices corrigés d’algèbre
et d’analyse à l’usage des étudiants en Mathématiques et Physique.
Il s’adresse plus particulièrement aux étudiants de première année
LMD Sciences et techniques.
Les exercices ont été regroupés en chapitres dont le sujet est
indiqué en tête et ils sont, dans la mesure du possible, classés par
ordre de difficulté croissante. On a donné explicitement la solution
de tous les exercices proposés afin, en particulier, de faciliter le
travail de l’étudiant isolé qui utilise cet ouvrage.
Ces exercices étant suivis de leur correction, il peut vérifier le
bien fondé de son raisonnement et la justesse de ses calculs et de
ses résultats.
Enfin les corrigés détaillés aideront précieusement à comprendre
et à assimiler le cours que ce recueil ne prétend pas remplacer.
On espère que la pratique de ce document aidera les étudiants
à assimiler plus rapidement les notions et méthodes nouvelles in-
troduites au début des études supérieures en Analyse et Algèbre.
Il est conseillé de s’exercer à résoudre par soi-même les exer-
cices sans avoir une solution à côté . C’est grâce à ce travail per-
sonnel indispensable que l’on peut aller loin dans la compréhension

1
2

et l’assimilation des notions mathématiques introduites. C’est la


seule méthode connue à ce jour pour progresser en mathématiques.
L’étudiant consciencieux travaillera la justification de chacune de
ses réponses.
Rappelons que trouver la bonne réponse ne suffit pas en science,
il faut aussi la justifier !
Table des matières

Avant-propos 1

1 Logique Mathématique 4

2 Ensembles-Relations-Applications 10

3 Limites-Continuité-Dérivabilité 32

4 Structure Algébriques 68

5 Espaces Vectoriels 85

6 Développements Limités 95

7 Examens Corrigés 113

Bibliographie 146

3
Chapitre 1

Logique Mathématique

Exercices
Exercice 1. Ecrire les réponses aux questions suivantes, portant
sur des entiers naturels, sous forme de propositions mathéma-
tiques écrites avec des symboles ∀, ∧, ∨, =⇒, ⇐⇒ et les prouver.

1) Le produit de deux nombres pairs est-il pair ?

2) Le produit de deux nombres impairs est-il impair ?

3) Le produit d’un nombre pair et d’un nombre impair est-il


pair ou impair ?

Exercice 2. Indiquer lesquelles des propositions suivantes sont


vraies et celles qui sont fausses (justifier votre réponse) :

1) ∀x ∈ R; ∃y ∈ R; x + y = 0

2) ∃y ∈ R ; ∀x ∈ R ; x + y = 0

3) ∀x ∈ R; ∃y ∈ R; y = x2

4) ∀x ∈ R; ∃y ∈ R; x = y 2

4
CHAPITRE 1. LOGIQUE MATHÉMATIQUE 5

Exercice 3.
1) Montrer que : ∀a 2
√ ∈ N, (a pair) ⇐⇒ (a pair).
2) Montrer que : 2 n’est pas rationnel.

Exercice 4. Démontrer par réccurence que :

∀n ∈ N − {0, 1, 2, 3} , n2 ≤ 2n .

Solutions
Exercice 1.

1) ∀n ∈ N, ∀m ∈ N, (n pair) ∧ (m pair) =⇒ (n.m pair), pro-


position vraie.

En effet, on a

(n pair) ⇐⇒ (∃k1 ∈ N, n = 2.k1 ),

(m pair) ⇐⇒ (∃k2 ∈ N, m = 2.k2 ).


On obtient alors,

n.m = (2.k1 )(2.k2 ),


= 2(2.k1 .k2 ),
| {z }
K
= 2.K, K ∈ N,

d’où n.m est pair.

2) ∀n ∈ N, ∀m ∈ N, (n impair) ∧ (m impair) =⇒ (n.m impair),


proposition vraie.
CHAPITRE 1. LOGIQUE MATHÉMATIQUE 6

En effet, on a

(n impair) ⇐⇒ (∃k1 ∈ N, n = 2.k1 + 1),

(m impair) ⇐⇒ (∃k2 ∈ N, m = 2.k2 + 1).


On obtient alors,

n.m = (2.k1 + 1)(2.k2 + 1),


= 4k1 .k2 + 2(k1 + k2 ) + 1
= 2(2.k1 .k2 + k1 + k2 ) + 1,
| {z }
K
= 2.K + 1, K ∈ N,

d’où n.m est impair.

3) ∀n ∈ N, ∀m ∈ N, (n pair) ∧ (m impair) =⇒ (n.m pair),


proposition vraie.

En effet, on a

(n pair) ⇐⇒ (∃k1 ∈ N, n = 2.k1 ),

(m impair) ⇐⇒ (∃k2 ∈ N, m = 2.k2 + 1).


On obtient alors,

n.m = (2.k1 )(2.k2 + 1),


= 4k1 .k2 + 2(k1 ,
= 2(2.k1 .k2 + k1 ),
| {z }
K
= 2.K + 1, K ∈ N,

Sinon directement,

n.m = 2.k1 .m,


= 2(k1 .m),
| {z }
K
= 2.K, K ∈ N,
CHAPITRE 1. LOGIQUE MATHÉMATIQUE 7

d’où n.m est impair.

Exercice 2.

1) ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, x + y = 0, proposition vraie.

En effet,
pour x ∈ R quelconque, il suffit de prendre y = −x ∈ R.
On a alors x + y = x − x = 0.

2) ∃y ∈ R, ∀x ∈ R, x + y = 0 : P.

Considérons la négation de P :

P̄ : ∀y ∈ R, ∃x ∈ R, x + y ̸= 0.
Pour y ∈ R quelconque, on peut prendre x = −y + 2 ∈ R.
On a alors, x + y = −y + 2 + y = 2 ̸= 0,
donc P̄ est une proposition vraie, ce qui implique que P est
fausse.

3) ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, y = x2 , proposition vraie.
En effet, Pour x ∈ R quelconque, x2 ∈ R car la multiplication
est une opération interne dans R. Il suffit alors de considérer
y = x2 .

4) ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, x = y 2 , proposition fausse.
En effet, il suffit de prendre le contre-exemple x = −3, dans ce
cas on ne peut trouver y ∈ R, tel que −3 = y 2 .

Exercice 3.

1) Montrons : ∀a ∈ R, (a2 pair) ⇐⇒ (a pair).


Soit a ∈ R quelconque.
(Necessité) On montre que : (a2 pair) =⇒ (a pair).
Rappelons que,
(P =⇒ Q) ⇐⇒ (Q̄ =⇒ P̄ ).
| {z }
contraposée
CHAPITRE 1. LOGIQUE MATHÉMATIQUE 8

Il suffit alors de démontrer la contraposée :

(a impair) =⇒ (a2 impair).


Cette implication est vraie, voir question2 dans l’exercice1 et
prendre a = n = m impair.
D’où l’implication (a2 pair) =⇒ (a pair) est vraie.

(Suffisance) On montre que : (a pair) =⇒ (a2 pair).


Cette implication est vraie, voir question1 dans l’exercice1 et
prendre a = n = m pair.
Étant donné que les deux implications sont vraies, on déduit
alors que l’équivalence l’est aussi.
√ √
2) Montrons que 2 n’est pas rationnel, i.e., 2 √∈
/ Q.
On va raisonner par l’absurde ; on suppose que : 2 ∈ Q.
√ p
∃p ∈ N, ∃q ∈ N∗ , tels que 2 = , et p et q premiers entre
q
eux.
√ p p2
2= ⇐⇒ 2 = 2,
q q
⇐⇒ p = 2.q 2 ,
2

=⇒ p2 pair,
⇐⇒ p pair, (voir question1),
⇐⇒ ∃k ∈ N, p = 2.k.

On a aussi

p2 = 2.q 2 ⇐⇒ 4.k 2 = 2.q 2 ,


⇐⇒ q 2 = 2.k 2 ,
=⇒ q 2 pair,
⇐⇒ q pair, (voir question1).

On obtient alors que p et q sont pairs, ce qui est en contradiction


avec le√fait que p et q sont premiers entre eux.√
Ainsi, 2 ∈ Q est fausse, il s’ensuit alors que 2 ∈ / Q.
CHAPITRE 1. LOGIQUE MATHÉMATIQUE 9

Exercice 4. Montrons par récurrence que :

∀n ∈ N − {0, 1, 2, 3} , n2 ≤ 2n .

• Pour n = 4, on a n2 = 16 et 2n = 16, alors n2 ≤ 2n est


vérifiée.

• On suppose pour tout entier naturel n ≥ 4, n2 ≤ 2n .

• On montre que : (n + 1)2 ≤ 2n+1 ?


On a n2 ≤ 2n (hypothèse de récurrence),
d’un autre côté, on a

n ≥ 4 =⇒ n > 2,
=⇒ n2 > 2.n,
=⇒ n2 ≥ 2n + 1,
=⇒ 2n + 1 ≤ n2 ≤ 2n , (hypothèse de récurrence),
=⇒ 2n + 1 ≤ 2n .

n2 ≤ 2n
=⇒ n2 +2n+1 = (n+1)2 ≤ 2.2n = 2n+1 .
2n + 1 ≤ 2n

D’où, ∀n ∈ N − {0, 1, 2, 3} , n2 ≤ 2n .
Chapitre 2

Ensembles-Relations-
Applications

Exercices
Exercice 1. Soient A, B, C trois sous-ensembles quelconques
d’un ensemble E. Simplifier les ensembles suivants :
     
A∪B ∩ C ∪A , A∩B ∪ C ∩A

où A désigne le complémentaire de A dans E.

Exercice 2. Soient A, B deux sous-ensembles quelconques d’un


ensemble E. Montrer que :

1) (A ⊂ B) ⇐⇒ A ∪ B = E


2) (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∩ B = A) ⇐⇒ (A ∪ B = B)

Exercice 3. Soit R la relation binaire définie dans R


par :

∀x ∈ R, ∀y ∈ R, (xRy) ⇐⇒ x2 − y 2 = x − y .


10
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 11

1) Montrer que R est une relation d’équivalence dans R.

2) Déterminer la classe d’équivalence de 0 et en déduire celle


de 1.

3) Déterminer la classe d’équivalence d’un élément quelconque


a ∈ R.

Exercice 4. On définit dans R∗ la relation R par :

∀ (x, y) ∈ (R∗ )2 , (xRy) ⇐⇒ x.y > 0

1) Montrer que R est une relation d’équivalence.

2) Quelles sont les classes d’équivalence de cette relation.

Exercice 5. On munit R2 de la relation R définie par :

∀ (x, y) ∈ R2 , ∀ (x′ , y ′ ) ∈ R2 , (x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ (x − x′ ≥ 0 et y = y ′ )

Montrer que R est une relation d’ordre. L’ordre est-il total ?

Exercice 6. Soit l’application f : R −→ R définie par

f (x) = x2

a) Déterminer :
f ([−1, 1]), f ([−1, 2]), f −1 ({1}), f −1 ({−1}),

f −1 ([0, 4]), f −1 ([−2, 4]), f −1 ([−2, 1]).

b) Est ce que f est injective ? surjective ? bijective ?

Exercice 7. Les applications suivantes sont-elles injectives ?


surjectives ? bijectives ?

f1 : Z −→ Z f2 : R −→ R f3 : R −→ R+
n 7−→ 2n x 7−→ x2 x 7−→ x2
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 12

f4 : N −→ N f5 : Z −→ Z
n 7−→ n + 1 n 7−→ n + 1

Exercice 8. Les applications suivantes sont-elles bijectives ?


(Donner l’application réciproque si elle existe) :

1) f : R − / f (x) =
3 1 x+1
2
−→ R − 2 2x−3

2) g : [1, +∞[ −→ R / g(x) = x + 1


x

Solutions
Exercice 1. En utilisant les lois de Morgan pour les ensembles :


  
A ∪ B ∩ C ∪ A = (A ∩ B) ∩ (C ∩ A),
= (A ∩ B) ∩ (C ∩ A),
=A ∩ A} ∩ B ∩ C, (∩est commutative et associative),
| {z
=∅

= ∅ ∩ B ∩ C,
= ∅.


  
A ∩ B ∪ C ∩ A = (A ∪ B) ∪ (C ∪ A),
= (A ∪ B) ∪ (C ∪ A),
=A ∪ A} ∪ B ∪ C, (∪est commutative et associative),
| {z
=E
= E ∪ B ∪ C,
= E.
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 13

ou bien,
  
A ∩ B ∪ C ∩ A = (A ∩ B) ∩ (C ∩ A),

= (A ∩ A) ∩ (C ∩ B),
=A ∩ A} ∩ (C ∩ B),
| {z
=∅

= ∅ ∩ (C ∩ B),
= ∅,
= E.

Exercice 2. A et B deux sous-ensembles d’un ensemble E.


On montre
(A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∪ B = E)
(Nécessité) On montre : (A ⊂ B) =⇒ (A ∪ B = E).
On suppose que A ⊂ B et on montre que A ∪ B = E ?

• On a : 
A⊂E
=⇒ A ∪ B ⊂ E (1)
B⊂E

x ∈ E ⇐⇒ x ∈ (A ∪ A),
⇐⇒ (x ∈ A) ∨ (x ∈ A),
=⇒ (x ∈ A) ∨ (x ∈ B), (A ⊂ B),
=⇒ x ∈ A ∪ B,

d’où
E ⊂ A ∪ B. (2)
De (1) et (2), on obtient E = A ∪ B.
(Suffisance) On montre : (A ∪ B = E) =⇒ (A ⊂ B).
On suppose que A ∪ B = E et on montre que A ⊂ B ?
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 14

x ∈ A =⇒ x ∈ E, (A ⊂ E),
⇐⇒ x ∈ A ∪ B, (A ∪ B = E),
⇐⇒ (x ∈ A) ∨ (x ∈ B),
⇐⇒ x ∈ B, (x ∈ A est fausse).

D’où A ⊂ B. Ainsi, (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∪ B = E).

2) Montrons (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∩ B = A) ⇐⇒ (A ∪ B = B).

a. Commençons par montrer : (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∩ B = A).


(Nécessité) On montre : (A ⊂ B) =⇒ (A ∩ B = A).
On suppose que A ⊂ B, et on montre A ∩ B = A ?
Il est évident que

A ∩ B ⊂ A. (3)

x ∈ A =⇒ x ∈ B, (A ⊂ B),
=⇒ (x ∈ A) ∧ (x ∈ B),
=⇒ x ∈ A ∩ B,

d’où
A ⊂ A ∩ B. (4)
De (3) et (4), on obtient A ∩ B = A.
(Suffisance) On montre : (A ∩ B = A) =⇒ (A ⊂ B).
On suppose que A ∩ B = A, et on montre A ⊂ B ?

x ∈ A ⇐⇒ x ∈ A ∩ B, (A ∩ B = A),
⇐⇒ (x ∈ A) ∧ (x ∈ B),
=⇒ x ∈ B,

d’où A ⊂ B.
On déduit alors que ((A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∩ B = A).
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 15

b. On montre : (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∪ B = B).
(Nécessité) On montre : (A ⊂ B) =⇒ (A ∪ B = B).
On suppose que A ⊂ B, et on montre A ∪ B = B ?
Il est évident que

B ⊂ A ∪ B. (5)

x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A) ∨ (x ∈ B),
=⇒ (x ∈ B) ∨ (x ∈ B), (A ⊂ B),
=⇒ x ∈ B,
d’où

A ∪ B ⊂ B. (6)

De (5) et (6), on obtient A ∪ B = B.


(Suffisance) On montre : (A ∪ B = B) =⇒ (A ⊂ B).
On suppose que A ∪ B = B, et on montre A ⊂ B ?
x ∈ A =⇒ x ∈ A ∪ B, (A ⊂ A ∪ B),
=⇒ x ∈ B, (A ∪ B = B), ,
d’où A ⊂ B.
On déduit alors que (A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∪ B = B). Ainsi, de
(a) et (b), on conclut
(A ⊂ B) ⇐⇒ (A ∩ B = B) ⇐⇒ (A ∪ B = B).

Exercice 3. Soit R la relation binaire définie dans R


par :
∀x ∈ R, ∀y ∈ R, (xRy) ⇐⇒ x2 − y 2 = x − y .


 R réflexive

1. R est une relation d’équivalence dans R si R symétrique


R transitive

CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 16

a. R est réflexive : ∀x ∈ R, xRx.


soit x ∈ R quelconque.
On a x2 − x2 = 0 et x − x = 0, alors x2 − x2 = x − x,
d’où xRx. On déduit alors que R est réflexive dans R.
b. R est symétrique :

∀x ∈ R, ∀y ∈ R, (xRy) =⇒ (yRx)

Soient x ∈ R, y ∈ R tels que xRy. On montre yRx ?

xRy ⇐⇒ x2 − y 2 = x − y,
⇐⇒ y 2 − x2 = y − x, (par multiplication par (−1)),
⇐⇒ yRx,

d’où R est symétrique dans R.

c. R est transitive :

∀x ∈ R, ∀y ∈ R, ∀z ∈ R, [(xRy) ∧ (yRx)] =⇒ (xRz).

Soient x ∈ R, y ∈ R, z ∈ R tels que (xRy) ∧ (yRz). On


montre xRz ?


 xRy 
x2 − y 2 = x − y
∧ ⇐⇒
y2 − z2 = y − z
yRz

=⇒ x2 − z 2 = x − z, (en faisant la somme),


=⇒ xRz,

d’où R est transitive.


De (a), (b) et (c), on déduit que R est une relation
d’équivalence dans R.

2. 0̇ = {x ∈ R, xR0}.
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 17

xR0 ⇐⇒ x2 − 02 = x − 0,
⇐⇒ x.(x − 1) = 0,
⇐⇒ (x = 0) ∧ (x = 1).

Ainsi, 0̇ = {0, 1}.


On a
1 ∈ 0̇ ⇐⇒ 1R0 ⇐⇒ 1̇ = 0̇ = {0, 1} .

3. Soit a ∈ R, ȧ = {x ∈ R, xRa} .

xRa ⇐⇒ x2 − a2 = x − a,
⇐⇒ (x − a)(x + a) − (x − a) = 0,
⇐⇒ (x − a)(x + a − 1) = 0,

 x=a
⇐⇒ ∨
x=1−a

d’où ȧ = {a, 1 − a}.

Exercice 4. La relation R est définie dans R∗ par :

∀x ∈ R∗ , ∀y ∈ R∗ , xRy ⇐⇒ x.y > 0.

 R réflexive

1. R est une relation d’équivalence dans R∗ si R symétrique


R transitive

a. R est réflexive :

∀x ∈ R∗ , xRx.

Pour tout x ∈ R∗ , on a x.x > 0, d’où xRx.


On déduit alors que R est réflexive dans R∗ .
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 18

b. R est symétrique :
∀x ∈ R∗ , ∀y ∈ R∗ , (xRy) =⇒ (yRx).

Soient x ∈ R∗ , y ∈ R∗ tels que xRy. On montre yRx ?


xRy ⇐⇒ x.y > 0,
⇐⇒ y.x > 0, (la multiplication est commutative),
⇐⇒ yRx,
d’où R est symétrique dans R∗ .

c. R est transitive :
∀x ∈ R∗ , ∀y ∈ R∗ , ∀z ∈ R∗ , [(xRy)∧(yRx)] =⇒ (xRz).
Soient x ∈ R∗ , y ∈ R∗ , z ∈ R∗ tels que (xRy) ∧ (yRz).
On montre xRz ?

 
 xRy  x.y > 0
∧ ⇐⇒ ∧
yRz y.z > 0
 

=⇒ x.y.y.z > 0,
=⇒ x.z > 0, (y 2 > 0)
=⇒ xRz,

d’où R est transitive.


De (a), (b) et (c), on déduit que R est une relation
d’équivalence dans R∗ .

2. Soit a ∈ R∗ , ȧ = {x ∈ R∗ , xRa}.

xRa ⇐⇒ x.a > 0,


⇐⇒ x et a sont de même signe,
d’où (
R∗+ si a ∈ R∗+
ȧ =
R∗− si a ∈ R∗−
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 19

Exercice 5. La relation R est définie dans R2 par :

∀(x, y) ∈ R2 , ∀(x′ , y ′ ) ∈ R2 , (x, y)R(x′ , y ′ ) ⇐⇒ (x−x′ ≥ 0)∧(y = y ′ ).

 R réflexive

1. R est une relation d’ordre dans R si 2


R antisymétrique
R transitive

a. R est réflexive :

∀(x, y) ∈ R2 , (x, y)R(x, y).

Pour tout (x, y) ∈ R2 , on a x − x ≥ 00 et y = y


d’où (x, y)R(x, y). On déduit alors que R est réflexive
dans R2 .
b. R est antisymétrique :

 (x, y)R(x′ , y ′ )
′ ′
2 2
∀(x, y) ∈ R , ∀(x , y ) ∈ R , ∧ =⇒ ((x, y) = (x′ , y ′ )).
 ′ ′
(x , y )R(x, y)

Soient (x, y) ∈ R2 , (x′ , y ′ ) ∈ R2 tels que (x, y)R(x′ , y ′ ) et


((x′ , y ′ )R(x, y)). On montre (x, y) = (x′ , y ′ ).

 
 (x, y)R(x′ , y ′ )  (x − x′ ≥ 0) ∧ (y = y ′ ),
∧ ⇐⇒ ∧
 ′ ′  ′
(x , y )R(x, y) (x − x ≥ 0) ∧ (y ′ = y),

 (x − x′ ≥ 0) ∧ (x − x′ ≤ 0),
=⇒ ∧
(y = y ′ ),

=⇒ (x − x′ = 0) ∧ (y = y ′ ),
=⇒ (x, y) = (x′ , y ′ ),

d’où R est antisymétrique dans R2 .


CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 20

c. R est transitive :
∀(x, y) ∈ R2 , ∀(x′ , y ′ ) ∈ R2 , ∀(x, y ′′ ) ∈ R2 ,

 (x, y)R(x′ , y ′ )
∧ =⇒ ((x, y)R(x′′ , y ′′ )).
 ′ ′
(x , y )R(x′′ , y ′′ )
Soient (x, y) ∈ R2 , (x′ , y ′ ) ∈ R2 , (x′′ , y ′′ ) ∈ R2 tels que
((x, y)R(x′ , y ′ ))∧((x′ , y ′ )R(x′′ , y ′′ )). On montre (x, y)R(x′′ , y ′′ ) ?
 
 (x, y)R(x′ , y ′ )  (x − x′ ≥ 0) ∧ (y = y ′ )
∧ ⇐⇒ ∧
 ′ ′
(x , y )R(x′′ , y ′′ )
 ′
(x − x′′ ≥ 0) ∧ (y ′ = y ′′ )
=⇒ (x − x′′ ≥ 0) ∧ (y = y ′′ ),
=⇒ (x, y)R(x′′ , y ′′ ),
d’où R est transitive.
De (a), (b) et (c), on déduit que R est une relation
d’ordre dans R2 .

2. L’ordre est-il total ?


Pour que l’ordre soit total il faut et il suffit que :
∀(x, y) ∈ R2 , ∀(x′ , y ′ ) ∈ R2 , ((x, y)R(x′ , y ′ ))∨((x′ , y ′ )R(x, y)).
On raisonne par exhiber un contre-exemple :

Pour (x, y) = (3, 5) et (x′ , y ′ ) = (2, 7), on a


 3 − 2 ≥ 0 (est vraie)

∧ =⇒ ((3 − 2 ≥ 0) ∧ (5 = 7))(est fausse),


5 = 7 (est fausse)

=⇒ (3, 5)R(2, 7).

On a aussi
 2 − 3 ≥ 0 (est fausse)

∧ =⇒ ((2 − 3 ≥ 0) ∧ (7 = 5))(est fausse),


7 = 5 (est fausse)

=⇒ (2, 7)R(3, 5).


CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 21

D’où
((3, 5)R(2, 7)) ∧ ((2, 7)R(3, 5)).

Par conséquent l’ordre n’est pas total mais partiel.

Exercice 6. f : R → R/f (x) = x2 .

a)

1. f ([−1, 1]) = ?
On a
[−1, 1] = [−1, 0] ∪ [0, 1] =⇒ f ([−1, 1]) = f ([−1, 0]) ∪
f ([0, 1])
• On a pour x ∈ [−1, 0] :

x ∈ [−1, 0] ⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 0,
⇐⇒ 0 ≤ x ≤ 1,
⇐⇒ f ([−1, 0]) = [0, 1] .

• On a pour x ∈ [0, 1] :

x ∈ [0, 1] ⇐⇒ 0 ≤ x ≤ 1,
⇐⇒ 0 ≤ x ≤ 1,
⇐⇒ f ([0, 1]) = [0, 1] .

On obtient alors

f ([−1, 1]) = [0, 1] ∪ [0, 1] = [0, 1] .

Autre méthode directe : On a :

x ∈ [−1, 1] ⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 1,
⇐⇒ 0 ≤ |x| ≤ 1,
⇐⇒ 0 ≤ |x|2 ≤ 1,
⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1,

d’où
f ([−1, 1]) = [0, 1] .
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 22

2. f ([−1, 2]) = ?
On a
[−1, 2] = [−1, 1] ∪ [1, 2] =⇒ f ([−1, 2]) = f ([−1, 1]) ∪
f ([1, 2])
• On a :
f ([−1, 1]) = [0, 1] .
• On a pour x ∈ [1, 2] :

x ∈ [1, 2] ⇐⇒ 1 ≤ x ≤ 2,
⇐⇒ 1 ≤ x2 ≤ 4,
⇐⇒ f ([1, 2]) = [1, 4] .

On obtient alors

f ([−1, 2]) = [0, 1] ∪ [1, 4] = [0, 4] .

3. f −1 ({1}) = ?
On sait que :

f −1 ({1}) = {x ∈ R, f (x) = 1} .

f (x) = 1 ⇐⇒ x2 = 1,
⇐⇒ (x = 1) ∨ (x = −1),

d’où
f −1 ({1}) = {−1, 1} .
4. f −1 ({−1}) = ?
On sait que :

f −1 ({−1}) = {x ∈ R, f (x) = −1} .

On a :
f (x) = −1 ⇐⇒ x2 = −1,
or, cette dernière équation n’admet pas de solutions dans
R, par conséquent,

f −1 ({−1}) = ∅.
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 23

5. f −1 ([0, 4]) = ?

On sait que :

f −1 ([0, 4]) = {x ∈ R, f (x) ∈ [0, 4]} .


On a :
f (x) ∈ [0, 4] ⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 4,
⇐⇒ 0 ≤ |x| ≤ 2,
⇐⇒ −2 ≤ x ≤ 2.

On obtient alors
f −1 ([0, 4]) = [−2, 2] .

6. f −1 ([−2, 4]) = ?
On sait que :

f −1 ([−2, 4]) = f −1 ([−2, 0[) ∪ f −1 ([0, 4]).


• On sait que :
f −1 ([−2, 0[) = {x ∈ R, f (x) ∈ [−2, 0[} .
On a :
f (x) ∈ [−2, 0[ ⇐⇒ −2 ≤ x2 < 0.
Or, cette dernière inégalité n’admet pas de solutions
dans R, par suite,
f −1 ([−2, 0[) = ∅.
• f −1 ([0, 1]) = {x ∈ R, f (x) ∈ [0, 4]}.
On a :
f (x) ∈ [0, 4] ⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 4,
⇐⇒ 0 ≤ |x| ≤ 2,
⇐⇒ −2 ≤ x ≤ 2,
d’où
f −1 ([0, 4]) = [−2, 2] .
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 24

Ainsi, on obtient :

f −1 ([−2, 4]) = ∅ ∪ [−2, 2] = [−2, 2] .

7. f −1 ([−2, 1]) = ?
On sait que :

f −1 ([−2, 1]) = f −1 ([−2, 0[) ∪ f −1 ([0, 1]).


• On a d’après la question précédente :

f −1 ([−2, 0[) = ∅.

• f −1 ([0, 1]) = {x ∈ R, f (x) ∈ [0, 1]}.


On a :

f (x) ∈ [0, 1] ⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1,
⇐⇒ 0 ≤ |x| ≤ 1,
⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 1,

d’où
f −1 ([0, 1]) = [−1, 1] .
Ainsi, on obtient :

f −1 ([−2, 1]) = ∅ ∪ [−1, 1] = [−1, 1] .

b)

• f est injective ?
f est injective si et seulement si

∀x1 ∈ R, ∀x2 ∈ R, (f (x1 ) = f (x1 )) =⇒ (x1 = x2 ).

On raisonne par donner un contre-exemple :

D’après f −1 ({1}) = {−1, 1} (voir (3)), on a

(f (−1) = f (1)) ∧ (−1 ̸= 1),

donc f n’est pas injective.


CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 25

• f est surjective ?

f est surjective si et seulement si


∀y ∈ R, ∃x ∈ R, y = f (x).
On raisonne par donner un contre-exemple :

D’après
f −1 ({−1}) = ∅, (voir(4)),
on déduit que l’équation
−1 = f (x)
n’admet pas de solutions dans R, donc f n’est pas sur-
jective.
• f est bijective ?

f est bijective si f est injective et surjective à la fois.

f n’est pas injective, alors f n’est pas bijective.

De même, f n’est pas surjective, alors f n’est pas bijec-


tive.
Exercice 7.
1. L’application : f1 : Z −→ Z définie par f1 (n) = 2n.
• Soient n1 ∈ Z, n2 ∈ Z tels que f (n1 ) = f (n2 ).
f (n1 ) = f (n2 ) ⇐⇒ 2n1 = 2n2 ,
⇐⇒ n1 = n2 ,
donc f1 est injective.
• on raisonne par donner un contre-exemple :
3
Pour y = 3, on trouve 3 = 2n ⇐⇒ n = ̸∈ Z, d’où, 3
2
n’a pas d’antécédent dans Z par f1 .
Alors, f1 n’est pas surjective, et par conséquent f1 n’est
pas bijective.
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 26

2. L’application : f2 : R −→ R définie par f2 (x) = x2 .

• On raisonne par donner un contre-exemple :


Pour x1 = 2 et x2 = −2, on a

(f2 (x1 ) = f2 (x2 ) = 4) ∧ (x1 ̸= x2 ),

donc f2 n’est pas injective.


• on raisonne par donner un contre-exemple :
Pour y = −3, l’équation

−3 = x2 ,

n’admet pas de solutions dans R, d’où, −3 n’a pas d’an-


técédent dans R par f2 .
Alors, f2 n’est pas surjective, et par conséquent f2 n’est
pas bijective.

3. L’application : f3 : R −→ R+ définie par f3 (x) = x2 .

• On raisonne par donner un contre-exemple :


Pour x1 = 3 et x2 = −3, on a

(f3 (x1 ) = f3 (x2 ) = 9) ∧ (x1 ̸= x2 ),

donc f3 n’est pas injective.


• l’application f3 est surjective si et seulement si :

∀y ∈ R+ , ∃x ∈ R, y = x2 .
Soit y ∈ R+ .

y = x2 ⇐⇒ |x| = y,

⇐⇒ x = ± y ∈ R,

alors, f3 est surjective.


Comme f3 n’est pas injective, on déduit que f3 n’est pas
bijective.

4. L’application : f4 : N −→ N définie par f1 (n) = n + 1.


CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 27

• Soient n1 ∈ N, n2 ∈ N tels que f (n1 ) = f (n2 ).

f (n1 ) = f (n2 ) ⇐⇒ n1 + 1 = n2 + 1,
⇐⇒ n1 = n2 ,

donc f4 est injective.


• on raisonne par donner un contre-exemple :
Pour y = 0, on trouve 0 = n + 1 ⇐⇒ n = −1 ∈ ̸ N,
d’où, 0 n’a pas d’antécédent dans N par f4 .
Alors, f4 n’est pas surjective, et par conséquent f4 n’est
pas bijective.

5. L’application : f5 : Z −→ Z définie par f5 (n) = n + 1.

• Soient n1 ∈ Z, n2 ∈ Z tels que f (n1 ) = f (n2 ).

f (n1 ) = f (n2 ) ⇐⇒ n1 + 1 = n2 + 1,
⇐⇒ n1 = n2 ,

donc f5 est injective.


• Soit y ∈ Z. On a

y = n + 1 ⇐⇒ n = y − 1 ∈ Z,

car l’addition est une opération interne dans Z.


Alors, f5 est surjective. Comme f5 est injective et sur-
jective, par conséquent f5 est bijective.

Exercice 8.
   
3 1
1. On considère l’application f : R − −→ R − définie
2 2
x+1
par f (x) = .
2x − 3
• f est injective ?
 
3
Soient x1 , x2 ∈ R − , tels que f (x1 ) = f (x2 ). Est ce
2
que x1 = x2 ?
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 28

x1 + 1 x2 + 1
f (x1 ) = f (x2 ) ⇐⇒ = ,
2x1 − 3 2x2 − 3
⇐⇒ (x1 + 1)(2x2 − 3) = (x2 + 1)(2x1 − 3),
⇐⇒ 1 x2 − 3x1 + 2x2 −3
2x
  / = 2 x1 − 3x2 + 2x1 −3,
2x  /
⇐⇒ −5x1 = −5x2 ,
⇐⇒ x1 = x2 ,

d’où f est injective.


• f est surjective
 ?  
1 3
Soit y ∈ R − . Essayons de trouver x ∈ R −
2 2
tel que y = f (x) ?

x+1
y = f (x) ⇐⇒ y = ,
2x − 3
=⇒ y(2x − 3) = (x + 1),
Impliesx(2y − 1) = 3y + 1,
3y + 1 1
=⇒ x = (y ̸= ),
2y − 1 2
d’où x ∈ R, alors x est bien défini.
3
Est ce que x ̸= ?
2
3
On raisonne par l’absurde : On suppose que x = .
2
3 3y + 1 3
x= ⇐⇒ = ,
2 2y − 1 2
⇐⇒ 6y + 2 = 6y − 3,
⇐⇒ 2 = −3(absurde)
3 3
d’où x = est fausse, par conséquent x ̸= est vraie.
2 2
On déduit que f est surjective.
Conclusion : Comme f est injective et surjective, alors
f est bijective.
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 29

• Application réciproque ?

L’application
   
3 1
f : R− → R−
2 2
x+1
x 7→ y = f (x) =
2x − 3
est bijective, elle admet alors une application réciproque
f −1 définie par
   
−1 1 3
f : R− → R−
2 2
3y + 1
y 7→ x = f −1 (y) =
2y − 1
ou encore :
   
−1 1 3
f : R− → R−
2 2
3x + 1
x 7→ f −1 (x) =
2x − 1
2. On considère l’application g : [1, +∞[ −→ R définie par
1
g(x) = x + .
x
• g est injective ?
Soient x1 , x2 ∈ [1, +∞[, tels que g(x1 ) = g(x2 ). Est ce
que x1 = x2 ?
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 30

1 1
g(x1 ) = g(x2 ) ⇐⇒ x1 + = x2 + ,
x1 x2
1 1
⇐⇒ x1 − x 2 + − = 0,
x1 x2
x2 − x1
⇐⇒ x1 − x 2 + = 0,
x1 x2
1
⇐⇒ (x1 − x2 )(1 − ) = 0,
 x 1 x2
 x1 = x2
⇐⇒ ∨
x1 x2 = 1


 x1 = x2
=⇒ ∨
x1 = x2 = 1(car x1 , x2 ∈ [1, +∞[)

=⇒ x1 = x2

d’où g est injective.


• g est surjective ?
Soit y ∈ R. Essayons de trouver x ∈ [1, +∞[ tel que
y = g(x) ?

1
y = g(x) ⇐⇒ y = x + ,
x
=⇒ yx = x2 + 1,
=⇒ x2 − yx + 1 = 0. (E)

On résout l’équation x2 − yx + 1 = 0 dans [1, +∞[. On a

∆ = (−y)2 − 4 = y 2 − 4

Le signe de ∆ est donné par le tableau suivant :

x −∞ −2 2 +∞
signe de ∆ + 0 − 0 +
CHAPITRE 2. ENSEMBLES-RELATIONS-APPLICATIONS 31

Pour tout y ∈ ]−2, 2[ , ∆ < 0, alors l’équation (E) n’ad-


met pas de solutions, par suite y n’admet pas un anté-
cédent par g.
On déduit que g n’est pas surjective, par conséquent g
n’est pas bijective, et donc g n’admet pas une application
réciproque.
Chapitre 3

Limites-Continuité-
Dérivabilité

Exercices
Exercice 1. Déterminer pour chaque fonction f ci-dessous le
domaine de définition :
√ 1
1) f (x) = ln( 1 − x2 ), 2) f (x) = √ √ ,
x+ 2−x
x x2
3) f (x) = ( ) , 4) f (x) = cos(2x),
p
x+1
( 1
, x≥0
5) f (x) = ln(ln(1 + x)), 6) f (x) = 1−x ,
1 , x<0
( 1  
, x≥0 x−1
7) f (x) = 2−x 8) f (x) = arctan
x3 + x , x < −1 x+1

Exercice 2. Calculer les limites suivantes, en utilisant si né-


cessaire les fonctions équivalentes (pas de règle de l’Hopital) :

−3x2 + 5x − 10 √
1) lim 2
2) lim x − 1 + x2
x−→+∞ 2x + 10 x−→+∞

x 1
3) lim x ln √ 4) lim x2 cos( )
x−→+∞ 2
x +1 x−→0 x

32
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 33

1 − cos2 (x)
5) lim sin(x) ln(x) 6) lim
x−→0 x−→0 tg(2x)
ln(1 + x2 ) ln(1 + 2x + x2 )
7) lim 8) lim
x−→0 x x−→0 x
1−x 1 − tg(x)
9) lim √ 10) lim
x−→1 5 − x2 − 2 π sin(x) − cos(x)
x−→
4

x4 − 16 x2 − 2x + 1
11) lim 12) lim
x−→2 x − 2 x−→1 x−1
Exercice 3. Etudier la continuité des fonctions suivantes sur
leurs domaines de définition et indiquer si elles peuvent être
prolongées par continuité en certains points :

1 − cos(x) 1
1) f1 (x) = 2) f 2 (x) = x 2
sin( )
x2 x2
sin(πx) sin(πx)
3) f3 (x) = 4) f4 (x) =
x−1 |x − 1|
si x ≤ 0
 3

 x − 4x
 ∨


5) f5 (x) = sin(3x) si 0 < x ≤ π




si x > π

−1 + cos(2x)


esin(2x) − 1
si x ̸= 0



6) f6 (x) = x
 ∨
si x = 0

 2

Exercice 4. Déterminer le réel a pour que la fonction f soit


continue sur son domaine de définition :

 x2
 e −1
si − π < x < 0
f (x) = 2
 sin(2x )
x−a+1 si x ≥ 0
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 34

Exercice 5.

1) Montrer que l’équation xex = 1 admet au moins une solution


dans ]0, 1[.
1
2) Montrer que l’équation 4x3 − 3x + = 0 admet exactement
2
trois solutions dans ] − 1, 1[.

3) Montrer que l’équation x3 + 3x + 1 = 0 admet au moins une


solution entre −1 et 0. La solution est-elle unique ?

Exercice 6. Etudier la dérivabilité des fonctions suivantes sur


le domaine de définition et déterminer leurs dérivées :
  
1  −1
2
 x cos si x ̸= 0  e x2 si x ̸= 0


x
1) f (x) = 2) f (x) = ∨

si x = 0
 


0 si x = 0 0

si x ≤ −1

 x+1

3) f (x) = ∨  
 cos2 πx

si x > −1
2
Exercice 7 :
a) En utilisant la règle de l’Hopital, calculer les limites
suivantes :
π
x − x cos(x) sin(2x − )
1) lim 2) lim √2
x→0 x − sin(x) π 2
4 cos(x) − 2
x→

1
 

x − sin(x)
 
3) lim 4) lim (5 − x) x − 4
x→+∞ 2x + sin(x) x→4
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 35

b) En utilisant le théorème des accroissements finis (TAF),

Montrer que :
b−a b b−a
1) Pour 0 < a < b, < ln( ) < .
b a a
2) ∀x ∈ R, ex ≥ x + 1

Exercice 8. Déterminer le domaine de définition des fonctions


suivantes, les limites aux bornes des intervalles et leurs fonctions
dérivées :
 
x+1
1) f (x) = arcsin 2) f (x) = arccos(ln(x))
 x− 1
1
3) f (x) = argsh 4) f (x) = argch(2x + 1)
x
5) f (x) = argth(ex ) 6) f (x) = argcoth(2x + 2)

Solutions
Exercice 1. On détermine le domaine de définition, Df des
fonctions :

1. f (x) = ln( 1 − x2 ).

On a :
 √
1 − x2 > 0
x ∈ Df ⇐⇒
1 − x2 ≥ 0
⇐⇒ 1 − x2 > 0

x −∞ −1 1 +∞
2
signe de 1 − x − 0 + 0 −

Par suite Df = ]−1, 1[.


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 36

1
2. f (x) = √ √ .
x+ 2−x
On a : 
 x≥0
x ∈ Df ⇐⇒ ∧
2−x≥0

x −∞ 0 2 +∞
signe de x − 0 + +
signe de (2 − x) + + 0 −

Par suite Df = [0, 2].


x !
x x2 x2 ln
3. f (x) = ( ) =e x+1 .
x+1
On a :
 x
 >0
x+1

x ∈ Df ⇐⇒ ∧

x + 1 ̸= 0

⇐⇒ x(x + 1) > 0

x −∞ −1 0 +∞
signe de x(x + 1) + 0 − 0 +

Par suite Df = ]−∞, −1[ ∪ ]0, +∞[.

4. f (x) = cos(2x).
p

On a :

x ∈ Df ⇐⇒ cos(2x) ≥ 0,
 
−π π
⇐⇒ 2x ∈ , ,
2 2
 
−π π
⇐⇒ x ∈ , .
4 4
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 37

Comme la fonction x −→ cos est périodique, de période 2.π,


alors
[  −π π

Df = + 2kπ, + 2kπ .
k∈Z
4 4

5. f (x) = ln(ln(1 + x)).


On a :

 1+x>0
x ∈ Df ⇐⇒ ∧
ln(x + 1) > 0


 x+1>0
⇐⇒ ∧
x+1>1


 1+x>0
⇐⇒ ∧
x>0

x −∞ −1 0 +∞
signe de x + 1 − 0 + +
signe de x − − 0 +

Par suite Df = ]0, +∞[.


( 1
, x ≥ 0 −→ D1
6. f (x) = 1−x .
1, x < 0 −→ D2
On a,
Df = D1 ∪ D2 .
1
Pour x ≥ 0, est défini si x ̸= 1, donc,
1−x
D1 = [0, 1[ ∪ ]1, +∞[ .

Pour x < 0, f (x) = 1 est défini, donc,

D2 = ]−∞, 0[ .

Par suite,
Df = ]−∞, 1[ ∪ ]1, +∞[ .
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 38

1

, x ≥ 0 −→ D1
7. f (x) = 2−x
3
x + x, x < −1 −→ D2
On a,
Df = D1 ∪ D2 .
1
Pour x ≥ 0, est défini si x ̸= 2, donc,
2−x
D1 = [0, 2[ ∪ ]2, +∞[ .
Pour x < −1, x3 + x est défini, donc,
D2 = ]−∞, −1[ .
Par suite,
Df = ]−∞, −1[ ∪ [0, 2[ ∪ ]2, +∞[ .
 
x−1
8. f (x) = arctan
x+1

On a
x−1
x ∈ Df ⇐⇒ est définie
x+1
⇐⇒ x ̸= −1
alors
Df = R − {−1} .
Exercice 2. Calcul de limites
−3x2 + 5x − 10 −3x2 −3
1. lim 2
= lim 2
= .
x−→+∞ 2x + 10 x−→+∞ 2x 2
2. On a,
√ √
√ (x − 1 + x2 )(x + 1 + x2 )
lim x − 1+ x2 = lim √ ,
x−→+∞ x−→+∞ x + 1 + x2
x2 − 1 − x2
= lim √ ,
x−→+∞ x + 1 + x2
−1
= lim √ ,
x−→+∞ x + 1 + x2
= 0.
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 39

3. On a,
s
x x2
lim x ln √ = lim x ln ,
x−→+∞ 2
x + 1 x−→+∞ x2 + 1
 
1 1 
= lim x ln  ,

2
x−→+∞ 2 x +1
2
 x 
1 1
= lim x ln  ,
 
x−→+∞ 2 1 
1+ 2
 x 
1 1
= lim − x ln 1 + 2 ,
x−→+∞ 2 x
1 1
≃+∞ lim − x. 2 ,
x−→+∞ 2 x
1 1
= lim − . ,
x−→+∞ 2 x
= 0.
(
lim x2 = 0
4. lim x2 cos( x1 ) = 0 car x−→0
x−→0 cos( x1 ) est bornée

sin(x)  lim sin(x) = 1
5. lim sin(x) ln(x) = lim .x ln(x) = 0 car x−→0 x
x−→0 x−→0 x  lim x ln(x) = 0
x−→0

6. On a,

1 − cos2 (x) (1 − cos(x))(1 + cos(x))


lim = lim ,
x−→0 tg(2x) x−→0 tg(2x)
x2
( )(1 + cos(x))
≃0 lim 2 ,
x−→0 2x
(x(1 + cos(x))
= lim ,
x−→0 4
=0
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 40

ln(1 + x2 ) 0 x2
7. lim ≃ = lim = lim x = 0
x−→0 x x−→0 x x−→0

ln(1 + 2x + x2 ) 0 2x + x2 )
8. lim ≃ lim =≃0 lim 2 + x = 2
x−→0 x x−→0 x x−→0

9. On a,

1−x (1 − x)( 5 − x2 + 2)
lim √ = lim √ √ ,
x−→1 5 − x2 − 2 x−→1 ( 5 − x2 − 2)( 5 − x2 + 2)

(1 − x)( 5 − x2 + 2)
= lim ,
x−→1
√ 1 − x2
5 − x2 + 2
= lim ,
x−→1 1+x
& = 2.

10. On a,

sin(x)
1−
1 − tan(x) cos(x)
lim = lim ,
π sin(x) − cos(x) π sin(x) − cos(x)
x−→ x−→
4 4
cos(x) − sin(x)
cos(x)
= lim ,
π sin(x) − cos(x)
x−→
4
−(sin(x) − cos(x))
= lim ,
π cos(x)(sin(x) − cos(x))
x−→
4
−1
= lim , (car sin(x) − cos(x) ̸= 0)
π cos(x)
x−→
4

= − 2.
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 41

11. On a,

x4 − 16 (x2 − 4)(x2 + 4)
lim = lim ,
x−→2 x − 2 x−→2 x−2
(x − 2)(x + 2)(x2 + 4)
= lim ,
x−→2 x−2
= lim (x + 2)(x2 + 4),
x−→2
= 32.

12. On a,
√ p
x2 − 2x + 1 (x − 1)2
lim = lim ,
x−→1 x−1 x−→1 x−1
|x − 1|
= lim
x−→1 x − 1

x −∞ 1 +∞
signe de x − 1 − 0 +

alors on obtient,

|x − 1| x−1
lim = lim = 1,
>
x−→1
x−1 >
x−→1
x−1
|x − 1| −(x − 1)
lim = lim = −1.
<
x−→1
x−1 <
x−→1
x−1

Exercice 3.
1 − cos(x)
1. f1 (x) = .
x2
• Domaine de définition :

Df1 = ]−∞, 0[ ∪ ]0, +∞[ .

• Continuité sur Df1 :


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 42

La fonction f1 est le rapport des fonctions


x −→ 1 − cos(x), x −→ x2
qui sont continues sur R, en particulier sur chacun des
intervalles de R∗ , par conséquent f1 est continue sur Df1 .

• Prolongement par continuité :

La fonctionf1 n’est pas définie en 0, on peut alors étudier


son prolongement par continuité en 0.

x2
1 − cos(x) 0 1
lim 2
≃ lim 22 = < ∞.
x−→0 x x−→0 x 2
On déduit alors que f1 admet un prolongement par conti-
nuité en 0, noté par f˜1 et défini par :

 1 − cos(x) , x ∈ R∗

f˜1 (x) = 1
x2
 ,
 x=0
2
 
1
2. f2 (x) = x sin
2
.
x2
• Domaine de définition :
Il est clair que :

Df2 = ]−∞, 0[ ∪ ]0, +∞[ .


• Continuité sur Df2 :

La fonction f2 est le produit et la composée des fonctions


1
x −→ x2 , x −→ sin(x), x −→
x
qui sont continues sur chacun des intervalles de R∗ , par
conséquent f2 est continue en tout point de Df2 .
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 43

• Prolongement par continuité :

La fonctionf2 n’est pas définie en 0, on peut alors étudier


son prolongement par continuité en 0.

lim x2 = 0,

 
1  x−→0
lim x2 sin = 0 < ∞ car
 
1
x−→0 x2  sin est borné
x2

On déduit alors que f2 admet un prolongement par conti-


nuité en 0, noté par f˜2 et défini par :
  
1
, x ∈ R∗
 2
˜ x sin
f2 (x) = x2
0, x=0

sin(πx)
3. f3 (x) =
x−1
• Domaine de définition : Il est clair que :

Df3 = ]−∞, 1[ ∪ ]1, +∞[ .


• Continuité sur Df3 :

La fonction f3 est le rapport et la composée des fonctions

x −→ πx, x −→ sin(x), x −→ x − 1

qui sont continues sur chacun des intervalles de R − {1},


par conséquent f3 est continue en tout point de Df3 .

• Prolongement par continuité :

La fonctionf3 n’est pas définie en 1, on peut alors étudier


son prolongement par continuité en 1.
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 44

sin(πx)
lim =?
x−→1 x − 1

Si on pose g(x) = sin(πx), g(1) = sin(π) = 0, alors


sin(πx) g(x) − g(1)
lim = lim = g ′ (1),
x−→1 x − 1 x−→1 x−1
or g ′ (x) = π cos(πx), donc g ′ (1) = π cos(πx) = −π.
Ainsi
sin(πx)
lim = −π < ∞.
x−→1 x − 1

On déduit alors que f3 admet un prolongement par conti-


nuité en 1, noté par f˜3 et défini par :

 sin(πx)
˜ , x ∈ R − {1}
f3 (x) = x − 1
 −π, x=1

sin(πx)
4. f4 (x) =
|x − 1|
• Domaine de définition :
Il est clair que :
Df4 = ]−∞, 1[ ∪ ]1, +∞[ .

• Continuité sur Df4 :

La fonction f4 est le rapport et la composée des fonctions


x −→ πx, x −→ sin(x), x −→ x − 1, x −→ |x|
qui sont continues sur chacun des intervalles de R − {1},
par conséquent f4 est continue en tout point de Df4 .

• Prolongement par continuité :

La fonctionf4 n’est pas définie en 1, on peut alors étudier


son prolongement par continuité en 1.
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 45

sin(πx)
lim =?
x−→1 x − 1
sin(πx) sin(πx)
On a, lim = −π, lim =π
>
x−→1
x − 1 <
x−→1
x − 1
Ainsi

sin(πx)
lim = ∄.
x−→1 x − 1

On déduit alors que f4 n’admet pas un prolongement par


continuité au point 1.
 3

 x − 4x, x≤0




5. f5 (x) = sin(3x), 0<x≤π





−1 + cos(2x), x > π

• Domaine de définition :
Il est clair que

∀x ∈ ]−∞, 0] , f5 (x) = x3 − 4x est définie,


∀x ∈ ]0, π] , f5 (x) = sin(3x) est définie,
∀x ∈ ]π, +∞[ , f5 (x) = −1 + cos(2x) est définie,

par suite,

Df5 = ]−∞, 0] ∪ ]0, π] ∪ ]π, +∞[ = R

• Continuité sur Df5 :


Il est clair que

∀x ∈ ]−∞, 0[ , f5 (x) = x3 − 4x est continue,


∀x ∈ ]0, π[ , f5 (x) = sin(3x) est continue,
∀x ∈ ]π, +∞[ , f5 (x) = −1 + cos(2x) est continue,

alors, f5 est continue en tout point de R − {0, π} .


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 46

- On étudie la continuité en 0 :

On a f5 (0) = 02 + 0 = 0.
lim f5 (x) = lim sin(3x) = 0 = f5 (0) =⇒ f5 est continue à droite de 0.
> >
x−→0 x−→0
lim f5 (x) = lim x3 −4x = 0 = f5 (0) =⇒ f5 est continue à gauche de 0.
< <
x−→0 x−→0

On déduit que f5 est contionue en 0.

- On étudie la continuité en π :

On a f5 (π) = sin(3π) = 0.
lim f5 (x) = lim − 1 + cos(2x) = 0 = f5 (π) =⇒
> >
x−→π x−→0
f5 est continue à droite de π.
lim f5 (x) = lim sin(3x) = 0 = f5 (π) =⇒ f5 est continue à gauche de π.
< <
x−→0 x−→0

On déduit que f5 est continue en π.

Ainsi, la fonction f5 est continue en tout point de Df5 .


 esin(2x) − 1

 , x ̸= 0
6. f6 (x) = x

 ∨
 2, x=0

• Domaine de définition :
Il est clair que
D f6 = R
• Continuité sur Df6 :
esin(2x) − 1
- Sur R∗ , f6 (x) = est le rapport, la composée
x
et la somme des fonctions

x −→ 2x, x −→ sin(x), x −→ ex , x −→ x, x −→ −1
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 47

qui sont continues sur R, en particulier sur R∗ , alors, f6


est continue en tout point de R∗ .

- On étudie la continuité en 0 :

esin(2x) − 1
lim f6 (x) = lim =?
x−→0 x−→0 x
Pour calculer cette limite, on distingue deux méthodes :
Méthode 1 :
Si on pose g(x) = esin(2x) , g(0) = esin(2.0) = 1, alors

esin(2x) − 1 g(x) − g(0)


lim = lim = g ′ (0),
x−→0 x x−→1 x−0

or g ′ (x) = 2 cos(2x)esin(2x) , donc g ′ (0) = 2.

Ainsi
esin(2x) − 1
lim = 2 = f6 (0).
x−→0 x
Méthode 2 :
On a lim sin(2x) = 0, alors esin(2x) −1 ∼0 sin(2x) ∼0 2x,
x−→0
d’où

2x
lim f6 (x) = lim = 2 = f6 (0)
x−→0 x−→0 x

On déduit que f6 est continue en 0.

Ainsi, la fonction f6 est continue en tout point de Df6 .

Exercice 4. On considère la fonction f définie par :


 x2
 e −1
, −π < x < 0
f (x) = 2
 sin(2x )
x − a + 1 ,x ≥ 0
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 48

• Domaine de définition :
Il est clair que
2
ex − 1
∀x ∈ ]−π, 0[ , f (x) = est définie car sin(2x2 ) ̸= 0,
sin(2x2 )
∀x ∈ [0, ∞[ , f (x) = x − a + 1 est définie car c’est un polynôme,

par suite,
Df = ]−π, +∞[ .

• Continuité sur Df
2
ex − 1
- Sur ]−π, 0[ , f (x) = est le rapport, la composée
sin(2x2 )
est la somme des fonctions

x −→ x2 , x −→ sin(x), x −→ ex , x −→ 2x, x −→ −1

qui sont continues sur R, en particulier sur ]−π, 0[, alors f est
continue en tout point de ]−π, 0[.

- Sur ]0, +∞[ , f (x) = x − a + 1 est continue sur R, en parti-


culier sur ]0, +∞[ car c’est un polynôme, alors f est continue
en tout point de ]0, +∞[.

- On étudie la continuité en 0 :

lim f (x) =?
x−→0

On a : f (0) = −a + 1,
2
ex − 1 0 x2 1
lim f (x) = lim 2
≃ lim 2 = ,
<
x−→0
<
x−→0
sin(2x ) <
x−→0
2x 2

et,
lim f (x) = lim x − a + 1 = −a + 1.
> >
x−→0 x−→0
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 49

Pour que f soit continue au point 0, il faut et il suffit que


1
lim f (x) = lim f (x) = f (0), donc −a + 1 = , ce qui donne
<
x−→0
>
x−→0
2
1
a= .
2
1
Ainsi, f est continue sur Df si et seulement si a = .
2
Exercice 5.
1. l’équation xex = 1 ⇐⇒ xex − 1 = 0.
On considère la fonction f (x) = xex − 1 définie sur l’intervalle
[0, 1].

La fonction f est continue sur [0, 1] car c’est la somme et le


produit des fonctions x −→ x, x −→ ex et x −→ −1 qui sont
continues sur [0, 1].
De plus, on a f (0) = −1 < 0 et f (1) = e − 1 > 0, donc
par le théorème des valeurs intermédiaires il existe au moins
c ∈ ]0, 1[ tel que f (c) = 0.
On déduit alors que l’équation xex = 1 admet au moins une
solution c ∈ ]0, 1[.

2. On considère la fonction f définie par f (x) = 4x3 − 3x + 1


2
sur [−1, 1] .

La fonction f est continue sur [−1, 1] car c’est un polynôme.


−1 3
f (−1) = < 0 et f (1) = > 0, alors par le théorème des
2 2
des valeurs intermédiaires il existe au moins c ∈ ]−1, 1[ tel
que f (c) = 0.

Pour montrer l’existence de trois solutions exactement, on


étudie la monotonie de f sur [−1, 1].

∀x ∈ [−1, 1] , f ′ (x) = 12x2 − 3 = 3(2x − 1)(2x + 1).


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 50

1 1
x −1 − +1
2 2
signe de f ′ + 0 − 0 +
3 3
2 2
variations de f ↗ ↘ ↗
1 1
− −
2 2
 
1
• Sur −1, − , la fonction f est continue, strictement
2
1
croissante et f (−1).f (− ) < 0 alors il existe une valeur
  2
1
unique c1 ∈ −1, − telle que f (c1 ) = 0.
2
 
1 1
• Sur − , − , la fonction f est continue, strictement
2 2
1 1
décroissante et f (− ).f ( ) < 0 alors il existe une valeur
 2 2
1 1
unique c2 ∈ − , telle que f (c2 ) = 0.
2 2
 
1
• Sur , 1 , on suit le même raisonnement, il existe une
2  
1
valeur unique c3 ∈ , 1 telle que f (c3 ) = 0.
2

On déduit alors que l’équation f (x) = 0 admet exactement


trois solutions comprises entre −1 et 1.

3. On considère la fonction f définie par f (x) = x3 + 3x + 1 sur


[−1, 0] .

• La fonction f est continue sur [−1, 0] car c’est un poly-


nôme.
f (0) = 1 > 0 et f (−1) = −3 < 0, alors par le théo-
rème des des valeurs intermédiaires il existe au moins
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 51

c ∈ ]−1, 0[ tel que f (c) = 0.

• La solution c, est-elle unique ?


on étudie la monotonie de f sur [−1, 0].

∀x ∈ [−1, 0] , f ′ (x) = 3x2 + 3 > 0.

x −1 0
signe de f ′ +
1
variations de f ↗
−3
La fonction f est strictement croissante sur [−1, 0] alors
il existe une valeur unique c ∈ ]−1, 0[ telle que f (c) = 0.

On déduit alors que léquation x3 + 3x + 1 = 0 admet une


solution unique comprise entre −1 et 0.

Exercice 6.
  
2 1
x cos , x ̸= 0


x



1. f (x) = ∨




0, x=0

• Domaine de définition : Il est clair que

Df = R.

• Dérivabilité sur R∗ :  
1
Pour tout x ̸= 0, f (x) = x cos 2
; la fonction f
x
est le produit et la composée des fonctions élémentaires
suivantes :
1
x −→ x2 , x −→ , x −→ cos(x),
x
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 52

qui sont dérivables sur R∗ , alors f est dérivable sur R∗ .


En utilisant les règles de dérivation d’un produit et d’une
composition de fonctions, on obtient que
   
′ 1 1
f (x) = 2x cos + sin .
x x

• Dérivabilité au point 0 :
 
2 1
x cos  
f (x) − f (0) x 1
lim = lim = lim x cos = 0 < ∞,
x←→0 x−0 x←→0 x x−→0 x

 x −→  0,
car

1
 cos est bornée,
x
donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0.

Par conséquent, f est dérivable sur R et sa dérivée est donnée


par     
1 1
 2x cos + sin , x ̸= 0

x x


f (x) =

 ∨
0, x=0

 −1
 e x2 , x ̸= 0
2. f (x) = ∨

0, x=0
• Domaine de définition : Il est clair que

Df = R.

• Dérivabilité sur R∗ :
−1
Pour tout x ̸= 0, f (x) = e x2 ; la fonction f est la com-
posée des fonctions élémentaires suivantes :
1
x −→ x2 , x −→ − , x −→ ex ,
x
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 53

qui sont dérivables sur R∗ , alors f est dérivable sur R∗ .


En utilisant les règles de dérivation d’une composition
de fonctions, on obtient que
2 −12
f ′ (x) = ex .
x3
• Dérivabilité au point 0 :
−1  
f (x) − f (0) e x2 −1 −1
lim = lim = lim (−x) 2
e x2 = 0 < ∞,
x−→0 x−0 x←→0 x x−→0 x
(
−x −→ 0,
car lim −1 e
−1
x2 = lim ueu = 0, avec u = −1 ,
x 2 x2
x−→0 u−→−∞

donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0.

Par conséquent, f est dérivable sur R et sa dérivée est donnée


par
2 −1

 3 e x2 , x ̸= 0

f ′ (x) = x
 ∨
0, x=0


 x + 1,
 x ≤ −1
3. f (x) = ∨
 cos2 πx , x > −1
 

2
• Domaine de définition :
Pour x ≤ −1, f (x) = x + 1 est bien définie.
2 πx
 
Pour x > −1, f (x) = cos est bien définie.
2
Alors,
Df = ]−∞, −1] ∪ ]−1, +∞[ = R.
• Dérivabilité sur ]−∞, −1[ :
Pour x < −1, f est dérivable car f (x) = x + 1 est un
polynôme et on a
f ′ (x) = 1.
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 54

• Dérivabilité sur ]−1, +∞[ :


2 πx
 
Pour x > −1, f (x) = cos ; la fonction f est le
2
produit et la composée des fonctions élémentaires sui-
vantes ;
πx
x −→ , x −→ cos(x),
2
qui sont dérivables sur R, en particulier sur ]−1, +∞[,
alors f est dérivable. En utilisant les règles de dériva-
tion d’un produit et d’une composition de fonctions, on
obtient que
 πx   π   πx   π 
f ′ (x) = 2 cos − sin = − sin(πx).
2 2 2 2
• Dérivabilité au point -1 :
Ona :
f (−1) = −1 + 1 = 0.

f (x) − f (−1) x+1


lim = lim = 1 < ∞,
x−→−1 x+1 x−→−1 x + 1
< <

donc f est dérivable à gauche de −1 et fg′ (−1) = 1.


 πx 
f (x) − f (−1) cos2
lim = lim 2 =?
x−→−1 x+1 x−→−1 x+1
> <
 πx   π
On pose u(x) = cos2 , u(−1) = cos2 − = 0,
2 2
alors,
 πx 
cos2
lim 2 = lim u(x) − u(−1) = u′ (−1).
x−→−1 x+1 x−→−1 x+1
< <
 π
On a u′ (x) = − sin(πx), alors u′ (−1) = 0,
2
d’où
f (x) − f (−1)
lim = 0,
x−→−1 x+1
>
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 55

donc f est dérivable à droite de −1 et fd′ (−1) = 0.


Comme
fg′ (−1) ̸= fd′ (−1),
On déduit que f n’est pas dérivable au point −1

Par conséquent, f est dérivable sur R − {−1} et sa dérivée


est donnée par
 π

f (x) = − sin(πx).
2

Exercice 7.

a) Calcul de limites par la règle de l’Hopital :


 
x − x cos(x) 0
1. lim F.I
x→0 x − sin(x) 0
Les fonctions x −→ x − x cos(x) et x −→ x − sin(x) sont
dérivables. On a
(x − x cos(x))′
 
1 − cos(x) + x sin(x) 0
lim ′ = lim F.I
x→0 (x − sin(x)) x→0 1 − cos(x) 0

Les fonctions x −→ 1 − cos(x) + x sin(x) et x −→ 1 −


cos(x) sont dérivables. On a

(1 − cos(x) + x sin(x))′ 2 sin(x) + x cos(x)


lim ′ = lim ,
x→0 (1 − cos(x)) x→0 sin(x)
x
= lim 2 + cos(x), (car sin(x) ̸= 0)
x→0 sin(x)
= 2 + 1 = 3,

sin(x)
puisque lim = 1 et lim cos(x) = 1. Par consé-
x→0 x x→0
quent, en appliquant la règle de l’Hopital deux fois, on
en déduit que

x − x cos(x) (x − x cos(x))′ (x − x cos(x))′′


lim = lim ′ = lim ′′ = 3.
x→0 x − sin(x) x→0 (x − sin(x)) x→0 (x − sin(x))
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 56

π
sin(2x − )  
0
2. lim 2
√ F.I
π 2 0
x→
4 cos(x) −
2 √
π 2
Les fonctions x −→ sin(2x − ) et x −→ cos(x) −
2 2
sont dérivables. On a
 π ′ π
sin(2x − ) 2 cos(2x − )
lim 2 ! = lim 2 = − √4 .
√ ′
− sin(x)
x→0
2 x→0 2
cos(x) −
2

Par conséquent, en appliquant la règle de l’Hopital une


fois, on en déduit que
π  π ′
sin(2x − ) sin(2x − ) 4
√2 = lim 2
lim
π √ !′ = − √ .
2 x→0
2 2
4 cos(x) − 2
x→
cos(x) −
2

x − sin(x) ∞
3. lim F.I
x→+∞ 2x + sin(x) ∞
Les fonctions x −→ x − sin(x) et x −→ 2x + sin(x) sont
dérivables. On a

(x − sin(x))′ 1 − cos(x)
lim ′ = lim ̸ ∃.
x→+∞ (2x + sin(x)) x→+∞ 2 + cos(x)

Les fonctions x −→ 1 − cos(x) et x −→ 2 + cos(x) sont


dérivables. On a

(1 − cos(x)(x))′ sin(x)
lim ′ = lim ̸ ∃ car sin(x)peut être nul,
x→+∞ (2 + cos(x)) x→+∞ − sin(x)

donc la règle de l’Hopital ne peut être appliquée.


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 57

On détermine cette limite autrement :


sin(x) sin(x)
x − sin(x) x(1 − ) 1−
lim = lim x = lim x =1
x→+∞ 2x + sin(x) x→+∞ sin(x) x→+∞ sin(x) 2
x(2 + ) 2+
x x
sin(x)
puisque lim = 0.
x→+∞ x
1
 
  ln(5 − x)
4. lim (5 − x) x − 4 = lim e x − 4 .
x→4
x→4
ln(5 − x) 0
On a lim F.I .
x→4 x−4 0
Les fonctions x −→ ln(5 − x) et x −→ x − 4 sont déri-
vables et
(ln(5 − x))′ −1
lim ′ = lim = −1.
x→4 (x − 4) x→4 5 − x

En appliquant la règle de l’Hopital une fois, on en déduit


que

ln(5 − x) (ln(5 − x))′


lim = lim = −1,
x→4 x−4 x→4 (x − 4)′
Par conséquent,
1
 
  ln(5 − x)
lim (5 − x) x − 4 = lim e x − 4 = e−1
x→4 x→4

b) Applications du théorème des accroissements finis :

1. On montre que :
b−a b−a
 
b
Pour 0 < a < b, < ln < .
b a a

Soit f la fonction définie dans ]0, +∞[ par f (x) = ln(x).


Pour tous réels a et b tels que 0 < a < b, la fonction f est
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 58

continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ ; par le théorème


des accroissements finis, on a
∃c ]a, b[ , f (b) − f (a) = f ′ (c)(b − a),
ce qui s’écrit  
b b−a
ln = .
a c
Or
1 1 1
0 < a < c < b ⇐⇒ 0 < < <
b c a
b−a b−a b−a
=⇒ < < (car b − a > 0)
b c  a
b−a b b−a
=⇒ < ln <
b a a
2. On montre que : ∀x ∈ R, ex ≥ x + 1 .
Soit f la fonction définie dans R par f (x) = ex . On
distingue trois cas :
• Pour x > 0, la fonction f est continue sur [0, x] et
dérivable sur ]0, x[ ; par le théorème des accroisse-
ments finis, on a
∃c ]0, x[ , f (x) − f (0) = f ′ (c)(x − 0),
ce qui s’écrit
ex − 1 = xec .
Or
0 < c < x ⇐⇒ e0 < ec < ex
⇐⇒ x < xec < xex (car x > 0)
=⇒ x < ex − 1
=⇒ ex > x + 1
• Pour x < 0, la fonction f est continue sur [x, 0] et
dérivable sur ]x, 0[ ; par le théorème des accroisse-
ments finis, on a
∃c ]x, 0[ , f (0) − f (x) = f ′ (c)(0 − x),
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 59

ce qui s’écrit
1 − ex = −xec .
Or

x < c < 0 ⇐⇒ ex < ec < e0


⇐⇒ −xex < −xec < −x (car − x > 0)
=⇒ 1 − ex < −x
=⇒ ex > x + 1

• Pour x = 0, on a e0 = 1 ≥ 0 + 1 donc l’iégalité est


vérifiée pour x = 0.
Par conséquent, on obtient

∀x ∈ R, ex ≥ x + 1.

Exercice 8.
 
x+1
1. f (x) = arcsin
x−1

• Domaine de définition :
On a
( x+1
−1 ≤ ≤1
x ∈ Df ⇐⇒ x−1
x − 1 ̸= 0
x+1


 −1 ≤
x−1


⇐⇒ x+1
≤1 (3.1)
x−1



x ̸= 1

On a
x+1 x+1 2x
−1 ≤ ⇐⇒ + 1 ≥ 0 ⇐⇒ ≥0
x−1 x−1 x−1
L’ensemble des solutions est S1 = ]−∞, 0] ∪ ]1, +∞[
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 60

De même
x+1 2
≤ 1 ⇐⇒ ≤0
x−1 x−1
L’ensemble des solutions est S2 = ]−∞, 1[

Ainsi
Df = S1 ∩ S2 = ]−∞, 0] .
• Calcul de Limites

On sait que
h π πi
∀y ∈ − , , ∀x ∈ [−1, 1] , y = arcsin(x) ⇐⇒ x = sin(y)
2 2

 lim x + 1 = 1

 
x+1 π
- lim arcsin = car x−→−∞ x − 1
x−→−∞ x−1 2  arcsin(1) = π
2
π π
- f (0) = arcsin(−1) = − car sin(− ) = −1.
2 2

• Dérivée

On sait que : Pour tout x ∈ Df tel que u(x) ̸= ±1

u′ (x)
(arcsin(u(x)))′ = p
1 − (u(x))2
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 61

alors, ∀x ∈ ]−∞, 0[ ,
 ′
x+1
x−1
f ′ (x) = s  2
x+1
1−
x−1
−2
(x − 1)2
= r
−4x
(x − 1)2
−2 |x − 1|
= 2
× √
(x − 1) 2 −x
−2 −(x − 1)
= × √
(x − 1)2 2 −x
1
= √
(x − 1) −x

2. f (x) = arccos(ln(x))

• Domaine de définition :
On a

−1 ≤ ln(x) ≤ 1
x ∈ Df ⇐⇒
x>0
 −1
e ≤x≤e
⇐⇒ (3.2)
x>0

Ainsi 
1
Df = , e .
e
• Calcul de Limites

On sait que

∀y ∈ [0, π] , ∀x ∈ [−1, 1] , y = arccos(x) ⇐⇒ x = cos(y)


CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 62

1 1
f ( ) = arccos(ln( )) = arccos(−1) = π car cos(π) = −1
e e

f (e) = arccos(ln(e)) = arccos(1) = 0 car cos(0) = 1

• Dérivée

On sait que : Pour tout x ∈ Df tel que u(x) ̸= ±1

u′ (x)
(arccos(u(x)))′ = − p
1 − (u(x))2
 
1
alors, ∀x ∈ , e ,
e

(ln(x))′
f ′ (x) = − q
1 − (ln(x))2
1
=− q
x 1 − (ln(x))2
 
1
3. f (x) = argsh
x

• Domaine de définition :
On a
x ∈ Df ⇐⇒ x ̸= 0
Ainsi
Df = R∗ = ]−∞, 0[ ∪ ]0, +∞[ .
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 63

• Calcul de Limites
On sait que
∀y ∈ R, ∀x ∈ R, y = argsh(x) ⇐⇒ x = sh(y)
  ( 1
1 lim =0
- lim argsh = 0 car x−→−∞ x
x−→−∞ x argsh(0) = 0
 lim 1 = −∞

 
1
- lim− argsh = −∞ car x−→0− x
x−→0 x  lim argsh(x) = −∞
x−→−∞

 lim 1 = +∞

 
1
- lim+ argsh = +∞ car x−→0+ x
x−→0 x  lim argsh(x) = +∞
x−→+∞
  ( 1
1 lim =0
- lim argsh = 0 car x−→+∞ x
x−→+∞ x argsh(0) = 0

• Dérivée
On sait que :
u′ (x)
∀x ∈ Df , (argsh(u(x)))′ = p
1 + (u(x))2
alors, ∀x ∈ R ,

 ′
1
x
f ′ (x) = s  2
1
1+
x
−1
2
=r x
2
x +1
x2
− |x|
= √
x x2 + 1
2

4. f (x) = argch(2x + 1)
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 64

• Domaine de définition :
On a
x ∈ Df ⇐⇒ 2x + 1 ≥ 1 ̸= 0
⇐⇒ x ≥ 0
Ainsi
Df = [0, +∞[ .
• Calcul de Limites
On sait que
∀x ≥ 1, ∀y ≥ 0, y = argch(x) ⇐⇒ x = ch(y)
(
lim 2x + 1 = +∞
- lim argch(2x+1) = +∞ car x−→+∞
x−→+∞ lim argch(x) = +∞
x−→+∞

- f (0) = argch(1) = 0 car ch(0) = 1

• Dérivée
On sait que :
u′ (x)
∀x ∈ Df , tel que u(x) ̸= 1, (argch(u(x)))′ = p
(u(x))2 − 1
alors, ∀x ∈ ]0, +∞[ ,
(2x + 1)′
f ′ (x) = q
(2x + 1)2 − 1
1
=√
2
x +x
5. f (x) = argth (ex )

• Domaine de définition :
On a
x ∈ Df ⇐⇒ −1 < ex < 1

−1 < ex
⇐⇒
ex < 1
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 65

On a
∀x ∈ R, −1 < ex
L’ensemble des solutions est S1 = R

et,
ex < 1 ⇐⇒ x < 0
L’ensemble des solutions est S2 = ]−∞, 0[

Ainsi
Df = S1 ∩ S2 = ]−∞, 0[ .
• Calcul de Limites

On sait que
∀y ∈ R, ∀x ∈ ]−1, 1[ , y = argth(x) ⇐⇒ x = th(y)
(
lim ex = 0
- lim argth (ex ) = 0 car x−→−∞
x−→−∞ argth(0) = 0
lim ex = 1−
(
- lim− argth (e ) = +∞ car
x x−→0−
x−→0 lim− argth(x) = +∞
x−→1

• Dérivée

On sait que : Pour tout x ∈ Df


u′ (x)
(argth(u(x)))′ =
1 − (u(x))2

alors, ∀x ∈ ]−∞, 0[ ,
(ex )′
f ′ (x) =
1 − (ex )2
ex
=
1 − e2x
6. f (x) = argcoth (2x + 2)
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 66

• Domaine de définition :
On a

x ∈ Df ⇐⇒ (2x + 2 < −1) ∨ (2x + 2 > 1)

On a
3
2x + 2 < −1 ⇐⇒ x < −
2
 
3
L’ensemble des solutions est S1 = −∞, −
2
et,
1
2x + 2 > 1 ⇐⇒ x > −
2
 
1
L’ensemble des solutions est S2 = − , +∞
2
Ainsi
   
3 1
Df = S1 ∪ S2 = −∞, − ∪ − , +∞ .
2 2

• Calcul de Limites

On sait que

∀y ∈ R∗ , ∀x ∈ ]−∞, −1[∪]1, +∞[ , y = argcoth(x) ⇐⇒ x = coth(y)

lim 2x + 2 = −∞
(
- lim argcoth (2x + 2) = 0− car x−→−∞
x−→−∞ lim argcoth(x) = 0−
x−→−∞

lim 2x + 2 = −1


3
- lim argcoth (2x + 2) = −∞ car x−→−
2
3  lim argcoth(x) = −∞


x−→−
2 
x−→−1

 lim 2x + 2 = 1
1


- lim argcoth (2x + 2) = +∞ car x−→−
2
1 
 lim argcoth(x) = +∞

x−→−
2 x−→1
CHAPITRE 3. LIMITES-CONTINUITÉ-DÉRIVABILITÉ 67
(
lim 2x + 2 = +∞
- lim argcoth (2x + 2) = 0+ car x−→+∞
x−→+∞ lim argcoth(x) = 0+
x−→+∞

• Dérivée

On sait que : Pour tout x ∈ Df

u′ (x)
(argth(u(x)))′ =
1 − (u(x))2
   
3 1
alors, ∀x ∈ −∞, − ∪ − , +∞ ,
2 2

(2x + 2)′
f ′ (x) =
1 − (2x + 2)2
2
= 2
−4x − 8x − 3
Chapitre 4

Lois de Composition Internes


Structure Algébriques

Exercices
Exercice 1. Les lois suivantes définies sur E sont-elles internes
sur E :
1) E = R; ∀ (x, y) ∈ R2 , x ∗ y = x2 − y 2
p

x+1
2) E = R; ∀x ∈ R, ∀y ∈ R, x ∗ y = 3
y +1
   
1 1
3) E = R− − ; ∀(x, y) ∈ (R− − )2 , x∗y = 4xy +x+y
4   4
1
Exercice 2. On définit sur R − − une loi de composition
4
∗ par
  2
1
∀ (x, y) ∈ R − − , x ∗ y = 4xy + x + y
4
   
1
Montrer que R − − , ∗ est un groupe abélien, i.e., com-
4
mutatif.
Exercice 3. On définit sur R une loi de composition ∗ par
p
∀ (x, y) ∈ R2 , x ∗ y = 3
x3 + y 3

68
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 69

Montrer que (R, ∗) est un groupe abélien, i.e., commutatif.


Exercice 4. On définit sur ]−1, 1[ une loi de composition ∗ par
x+y
∀x ∈ ]−1, 1[ , ∀y ∈ ]−1, 1[ , x ∗ y =
1 + xy
1) Montrer que ∗ est une loi interne sur ]−1, 1[.
2) Montrer que (]−1, 1[ , ∗) est un groupe abélien.
Exercice 5. On définit deux lois ∗ et ⊥ sur R comme suit :

x∗y = x+y−1
x⊥y = x + y − xy
pour tous réels x et y.
(R, ∗, ⊥) est-il un anneau commutatif ?
Exercice 6. Soit l’ensemble A défini par
n √ o
A = a + b 3 : a, b ∈ Z

Montrer que (A, +, ×) est un anneau commutatif.

Solutions
Exercice 1.
On sait que : ∗ est une loi interne dans E si et seulement si

∀x ∈ E, ∀y ∈ E, x ∗ y ∈ E
1. On raisonne par exhiber un contre-exemple :
√ √
Pour x = 2, y = 4, x ∗ y = 2 ∗ 4 = 22 − 42 = −12 ∈
/ R,
donc ∗ n’est pas une loi interne dans R.

2. On raisonne par production d’un contre-exemple :


Si on prend x = 0, y = −1, on aura x + 1 = 0 + 1 = 1
et y 3 + 1 = (−1)3 + 1 = 0, alors x ∗ y = 0 ∗ (−1) ∈
/ R,
donc ∗ n’est pas une loi interne dans R.
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 70
     
1 1 1
3. Soient x ∈ R − − , y ∈ R− − , x∗y ∈ R− − ?
4 4 4

• On sait que x ∗ y ∈ R puisque + et × sont des lois


internes dans R.
1
• x ∗ y ̸= − ?
4
1
On raisonne par l’absurde : On suppose que x ∗ y = − .
4
1 1
x∗y =− ⇐⇒ 4xy + x + y = x ∗ y = −
4 4
⇐⇒ 16xy + 4x + 4y = −1
⇐⇒ 16xy + 4x + 4y + 1 = 0
⇐⇒ 4x(4y + 1) + 4y + 1 = 0
⇐⇒ (4x + 1)(4y + 1) = 0

 4x + 1 = 0
⇐⇒ ∨
4y + 1 = 0


1
 x = −4



(impossible car x, y ∈ R − − 41 )

⇐⇒ ∨

 1
 y=−

4

1
On déduit que x ∗ y = − ne peut pas être vraie, par
4
1
conséquent x ∗ y ̸= − .
4  
1
Ainsi ∗ est une loi interne dans R − − .
4
  2
1
Exercice 2. ∀(x, y) ∈ R − − , x ∗ y = 4xy + x + y.
    4
1
On sait que R − − , ∗ est un groupe commutatif si
4
 
1
∗ est interne dans R − − , commutative, associative, admet
4
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 71
   
1 1
un élément neutre dans R − − , et tout élément de R − −
4 4
admet un symétrique.
 
1
• ∗ est interne dans R − − (voir Exo1,Q3).
4

• ∗ est commutative si
  2
1
∀(x, y) ∈ R − − , x∗y =y∗x
4
 
1
Soient x, y quelconques de R − − , on a
4
x ∗ y = 4xy + x + y
= 4yx + y + x (+ et − sont commutatives dans R)
=y∗x
 
1
alors ∗ est commutative dans R − − .
4
• ∗ est associative si
  3
1
∀(x, y, z) ∈ R − − , (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z)
4
 
1
Soient x, y, z quelconques de R − − , on a
4
(x ∗ y) ∗ z = (4xy + x + y) ∗ z
| {z }
a
=a∗z
= 4az + a + z
= 16xyz + 4xz + 4yz + 4xy + x + y + z

x ∗ (y ∗ z) = x ∗ (4yz + y + z)
| {z }
b
=x∗b
= 4xb + x + b
= 16xyz + 4xy + 4xz + x + 4yz + y + z
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 72

Il est clair que (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z) puisque + et × sont


commutatives et  associatives dans R. alors ∗ est associative
1
dans R − − .
4
 
1
• ∗ admet un élément neutre dans R − − si
4
   
1 1
∃e ∈ R − − , ∀x ∈ R − − , (x ∗ e = x) ∧ (e ∗ x = x)
4 4
 
1
Soient x quelconque de R − − . Comme ∗ est commuta-
4
tive, on va résoudre une seule équation.

x ∗ e = x ⇐⇒ 4xe + x + e = x
⇐⇒ e(4x + 1) = 0
 
1
⇐⇒ e = 0 ∈ R − − puisque 4x + 1 ̸= 0
4
 
1
On déduit que 0 est l’élément neutre pour ∗ dans R − − .
4
   
1 1
• Soit x ∈ R − − , x admet un symètrique dans R − −
4 4
par rapport à ∗ si
 
′ 1
∃x ∈ R − − , (x ∗ x′ = e) ∧ (x′ ∗ x = e).
4

Comme ∗ est commutative, on va résoudre une seule équation.

x ∗ x′ = e ⇐⇒ 4xx′ + x + x′ = 0
⇐⇒ x′ (4x + 1) = −x
−x
⇐⇒ x′ = ∈ R puisque 4x + 1 ̸= 0
4x + 1
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 73

−x 1
Est ce que ̸= − ?
4x + 1 4
−x 1
On raisonne par l’absurde : On suppose que =− .
4x + 1 4
−x 1
= − ⇐⇒ −4x = −4x − 1
4x + 1 4
⇐⇒ 0 = −1 absurde

−x 1 −x
On déduit que = − ne peut être vraie, donc ̸=
4x + 1 4  4x + 1
1 1
− est vraie ainsi x′ ∈ R − − .
4 4
 
1
Par conséquent, tout réel x de R − − admet un symè-
  4
−x 1
trique x′ = ∈R− − .
4x + 1 4
   
1
De ce qui précède, on conclut que R − − , ∗ est un
4
groupe commutatif (ou bien abélien).

p
Exercice 3. ∀ (x, y) ∈ R2 , x ∗ y = 3
x3 + y 3

• ∗ est une loi interne dans R ?

Soient x et y deux réels quelconques. On sait que



∀a ∈ R, 3 a ∈ R,

alors x3 + y 3 ∈ R, ce qui est équivalent à x ∗ y ∈ R, par


p
3

conséquent ∗ est une loi interne dans R.


CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 74

• ∗ est commutative dans R ?

Soient x et y deux réels quelconques. On a


p p
x ∗ y = 3 x3 + y 3 = 3 y 3 + x3 = y ∗ x,

alors ∗ est commutative dans R.

• ∗ est associative dans R ?

Soient x, y et z trois réels quelconques. On a

p3
x ∗ (y ∗ z) = x ∗ y3 + z3
| {z }
a
=x∗a

3
= x 3 + a3
r p 3
3
= x3 + 3 y 3 + z 3
p
= 3 x3 + y 3 + z 3

p3
(x ∗ y) ∗ z = x3 + y 3 ∗ z
| {z }
b
=b∗z

3
= b3 + z 3
r 3
3
p3
= x3 + y 3 + x3
p
= 3 x3 + y 3 + z 3

Il est clair que (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z), alors ∗ est associative


dans R.

• ∗ admet un élément neutre e dans R ?


CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 75

Soient x quelconque de R. Comme ∗ est commutative, on va


résoudre une seule équation.

√3
x ∗ e = x ⇐⇒ x3 + e3 = x
⇐⇒ x3 + e3 = x3
⇐⇒ e3 = 0
⇐⇒ e = 0 ∈ R

On déduit que 0 est l’élément neutre pour ∗ dans R.

• Tout élément de R admet un symètrique pour ∗ ?


Soit x un réel quelconque. Comme ∗ est commutative, on
se limite à résoudre x ∗ x′ = 0, où x′ est l’inconnu réel à
déterminer.


x ∗ x′ = 0 ⇐⇒
3
x3 + x′3 = 0
⇐⇒ x3 + x′3 = 0
⇐⇒ x′3 = −x3
⇐⇒ x′3 = (−x)3
⇐⇒ x′ = −x

On déduit que −x est le symètrique de x ∗.

Conclusion : (R, ∗) est un groupe commutatif.

x+y
Exercice 4.∀x ∈ ]−1, 1[ , ∀y ∈ ]−1, 1[ , x ∗ y =
1 + xy

1. On montre que ∗ est interne dans ]−1, 1[.

Soient x et y deux réels de ]−1, 1[. x ∗ y ∈ ]−1, 1[ ?


CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 76

On sait que
x+y
x ∗ y ∈ ]−1, 1[ ⇐⇒ −1 < <1 (E)
1 + xy

Méthode 1 :
On a
 
x ∈ ]−1, 1[ |x| < 1
⇐⇒
y ∈ ]−1, 1[ |y| < 1

=⇒ |xy| < 1
=⇒ −1 < xy < 1
=⇒ 0 < 1 + xy < 2

On obtient alors

∀x ∈ ]−1, 1[ , ∀y ∈ ]−1, 1[ , 1 + xy > 0.


d’où montrer (E) revient à montrer

−1 − xy < x + y < 1 + xy,

qui est elle même équivalente à

−1 − xy < x + y (E1)


x + y < 1 + xy (E2)

• Pour vérifier (E1), on calcule la différence,

x + y + 1 + xy = x(1 + y) + y + 1 = (1 + y)(1 + x)

or −1 < x < 1 donc 0 < 1 + x < 2

de même, 0<1+y <2

donc (1 + y)(1 + x) > 0, ce qui implique que (E1) est


vérifiée.
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 77

• Pour vérifier (E2), on calcule la différence,


x + y − 1 − xy = x(1 − y) + y − 1 = (1 − y)(x − 1)
or −1 < x < 1 donc −2 < x − 1 < 0

et −1 < y < 1 donc 0 < 1 − y < 2

d’où (1 − y)(x − 1) < 0, ce qui implique que (E2) est


vérifiée.

On déduit que
∀x ∈ ]−1, 1[ , ∀y ∈ ]−1, 1[ , x ∗ y ∈ ]−1, 1[ ,
par suite ∗ est une loi de composition interne dans ]−1, 1[.

Méthode 2 :

On considère la fonction f définie sur ]−1, 1[ par


x+y
f (x) =
1 + xy
où y ∈ ]−1, 1[ est considéré comme un paramètre.
On fait l’étude des variations de la fonction f sur ]−1, 1[.
x+y −1 + y
lim f (x) = lim = lim = −1 car y ̸= 1.
x−→−1 x−→−1 1 + xy x−→−1 1 − y

x+y 1+y
lim f (x) = lim = lim = 1 car y ̸= −1.
x−→1 x−→1 1 + xy x−→1 1 + y

1 − y2
∀x ∈ ]−1, 1[ , f ′ (x) = > 0.
(1 + xy)2

Tableau de variation de f :
x −1 1
signe de f ′ +
1
variations de f ↗
−1
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 78

On obtient ∀x ∈ ]−1, 1[ , f (x) ∈ ]−1, 1[, par conséquent


x+y
∀x ∈ ]−1, 1[ , ∀y ∈ ]−1, 1[ , ∈ ]−1, 1[ .
1 + xy

Ainsi ∗ est une loi interne dans ]−1, 1[.

2. On montre que (]−1, 1[ , ∗) est un groupe abélien ?

• ∗ est commutative ?
Soient x et y deux réels quelconques de ]−1, 1[.
On a
x+y
x∗y =
1 + xy
y+x
=
1 + yx
=y∗x
On déduit que ∗ est commutative.
• ∗ est associative ?

Soient x, y et z trois réels quelconques de ]−1, 1[.


On a
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 79

x+y
(x ∗ y) ∗ z = ∗z
1 + xy
| {z }
a
=a∗z
a+z
=
1 + az
x+y
+z
1 + xy
= x+y
1+ z
1 + xy
x + y + z + xyz
1 + xy
=
1 + xy + xz + yz
1 + xy
x + y + z + xyz
=
1 + xy + xz + yz

y+z
x ∗ (y ∗ z) = x ∗
1 + yz
| {z }
b
=x∗b
x+b
=
1 + xb
y+z
x+
1 + yz
= y+z
1+x
1 + yz
x + xyz + y + z
1 + yz
=
1 + yz + xy + xz
1 + yz
x + xyz + y + z
=
1 + yz + xy + xz
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 80

On remarque que

(x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z)

d’où ∗ est associative.


• ∗ admet un élément neutre e ∈ ]−1, 1[ ?
Soit x un réel quelconque de ]−1, 1[. Comme ∗ est com-
mutative, on se contente de résoudre qu’une seule équa-
tion.
x+e
x ∗ e = x ⇐⇒ =x
1 + xe
⇐⇒ x + e = x + x2 e
⇐⇒ e(1 − x2 ) = 0
⇐⇒ e = 0 ∈ ]−1, 1[ (car x ̸= ±1)

On déduit que 0 est l’élément neutre pour ∗.

• Tout élément de ]−1, 1[ admet un symétrique par rap-


port à∗ ?
Soit x ∈ ]−1, 1[, on cherche x′ ∈ ]−1, 1[ tel que

x ∗ x′ = e.

On se limite à résoudre cette équation puisque ∗ est com-


mutative.

′ x + x′
x ∗ x = e ⇐⇒ =0
1 + xx′

 x + x′ = 0
⇐⇒ ∧
1 + xx′ ̸= 0 (vérifiée, voir Q1)

d’où x′ = −x ∈ ]−1, 1[ On déduit que −x est le symé-


trique de x pour ∗.

On conclut que (]−1, 1[ , ∗) est un groupe abélien.


CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 81

Exercice 5. Soient ∗ et ⊥ deux lois définies sur R pour tous


réels x et y par

x∗y =x+y+1
x ⊥ y = x + y − xy.

(R, ∗, ⊥) est un anneau commutatif si et seulement si :

 ∗ et ⊥ sont des lois internes dans R,







(R, ∗) est un groupe abélien,








⊥ est commutative,



⊥ est associative,








⊥ est distributive par rapport à ∗ .

Il est clair que ∗ et ⊥ sont des lois internes dans R (+ et × sont


internes dans R ).

On a aussi :

• ∗ est commutative et associative (facile à faire).

• 1 est l’élément neutre pour ∗.

• Tout réel x admet un symétrique x′ pour ∗ : x′ = 2 − x.

d’où (R, ∗) un groupe abélien.

• ⊥ est commutative et associative (facile à faire).

• ⊥ est distributive par rapport à ∗ si



3 x ⊥ (y ∗ z) = (x ⊥ y) ∗ (x ⊥ z)
∀(x, y, z) ∈ R ,
(y ∗ z) ⊥ x = (y ⊥ x) ∗ (z ⊥ x)
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 82

Soient x, y et z trois réels quelconques. Comme ⊥ est commu-


tative, on se contente de démontrer juste la première égalité.

x ⊥ (y ∗ z) = x ⊥ (y + z − 1)
| {z }
a
=x⊥a
= x + a − xa
= x + y + z − 1 − xy − xz + x
= 2x + y + z − xy − xz − 1

(x ⊥ y) ∗ (x ⊥ z) = (x + y − xy) ∗ (x + z − xz)
= x + y − xy + x + z − xz − 1
= 2x + y + z − xy − xz − 1

On remarque que x ⊥ (y ∗ z) = (x ⊥ y) ∗ (x ⊥ z), alors ⊥ est


distributive par rapport à ∗ .

Conclusion : (R, ∗, ⊥) est un anneau commutatif.


Exercice 6. On considère l’ensemble A défini par
n √ o
A a + b 5, a ∈ Z, b ∈ Z .

1. On montre que (A, +) groupe abélien ?

• + est une loi interne dans A :

Soient x et y deux éléments de A. x + y ∈ A ?


√ √
On a x = a1 + b1 5, y = a2 + b2 5.

x + y = a1 + a2 + (b1 + b2 ) 5 ∈ Z
| {z } | {z }
∈Z ∈Z

alors, + est une loi interne dans A.


• + est commutative dans A :
CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 83

Soient x et y deux éléments de A. On a

x+y =y+x

puisque + est commutative dans R, en particulier dans


un sous-ensemble de R. On déduit que + est commuta-
tive dans A.
• + est associative dans A :

Comme + est associative dans R, et A est un sous en-


semble de R, alors + est associative dans A.

• + admet un élément neutre dans A :

comme 0 est l’élément neutre pour + dans R, alors 0 est


aussi l’élément neutre pour + dans A.

• Tout élement x ∈ A admet un symétrique :


On sait que le symétrique de tout x ∈ R par rapport
√ à
+ est −x, en particulier pour tout
√ x = a + b 5√∈ A,
son symétrique est x′ = −(a + b 5) = −a − b 5. Il
est évident que x′ ∈ A puisque a ∈ Z, b ∈ Z donc
−a ∈ Z, b ∈ Z.

On déduit que (A, +) est un groupe commutatif.

2. × est une loi interne dans A ?

Soient x et y deux éléments de A. x × y ∈ A ?

√ √
On a x = a1 + b1 5, y = a2 + b2 5.
√ √ √
x×y = (a1 +b1 5)(a2 +b2 5) = a1 a2 + 5b1 b2 +(b1 a2 + a1 b2 ) 5 ∈ A
| {z } | {z }
∈Z ∈Z

alors, + est une loi interne dans A.


CHAPITRE 4. STRUCTURE ALGÉBRIQUES 84

3. × est commutative et associative dans A car elle est est com-


mutative et associative
dans R, en particulier dans A qui est un sous-ensemble de R.

4. × est distributive par rapport à l’addition dans A car elle l’est


dans R, en particulier dans A qui est un sous-ensemble de R.

Conclusion : (A, +, ×) est un anneau commutatif.


Chapitre 5

Espaces Vectoriels

Exercices
Dans toute la suite, les espaces vectoriels sont considérés sur le
corps K = R.
Exercice 1. Vérifier si les ensembles suivants sont des sous-
espaces vectoriels de R3
E = {(x, y, z) ∈ R3 / x + y + z = 1}
F = {(x, y, z) ∈ R3 / y ≥ 0}
G = {(1, y, z) ∈ R3 / y ∈ R, z ∈ R}
H = {(x, y, z) ∈ R3 / x2 + y 2 + z 2 ≤ 1}

Exercice 2. On considère dans R3 le sous-ensemble H défini


par

H = (x, y, z) ∈ R3 / x + y + z = 0 et x + 2y = 0


1) Montrer que H est un sous-espace vectoriel de R3 .


2) Donner une base de H. Quelle est la dimension de H ?
3) H est-il égal à R3 ? Justifier.

Exercice 3. 1) Dans l’espace vectoriel E, on considère les


familles de vecteurs suivantes. Déterminer celles qui sont libres.
Justifier.

85
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 86

F1 = {(1, 1, 0) ; (1, 0, 0) ; (0, 1, 1)} , E = R3

F2 = {(0, 1, 1, 0) ; (1, 1, 1, 0) ; (2, 1, 1, 0)} , E = R4

F3 = {(2, 0, 2) ; (1, 1, 4) ; (−1, 3, 2)} , E = R3

2) Montrer que la famille {(1, 2) ; (2, 1)} est une base de R2 .

3) Montrer que la famille {(2, 0, 2) ; (1, 1, 4) ; (−1, 3, 2)} est une


base de R3 .

Exercice 4. Soit l’ensemble

E = (x, y, z) ∈ R3 /2y − z = 0


1) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de R3 .


2) Déterminer une base de E. Quelle est sa dimension ?
3) E est-il égal à R3 ? justifier.

Solutions
Exercice 1.

Rappel de cours : (E, +, .) un espace vectoriel sur un corps


K. F ⊆ E est un sous-espace vectoriel de E si :

• F ̸= ∅.

• ∀X ∈ F, ∀Y ∈ F, X + Y ∈ F .

• ∀X ∈ F, ∀α ∈ K, αX ∈ F .
ou bien de manière équivalente :

• F ̸= ∅.

• ∀X ∈ F, ∀Y ∈ F, ∀α ∈ K, ∀β ∈ K, αX + βY ∈ F .
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 87

1. E = {(x, y, z) ∈ R3 , x + y + z = 1}.
On remarque que (0, 0, 0) ̸∈ E puisque 0 + 0 + 0 = 0 ̸= 1,
alors E n’est pas un sous-espace vectoriel de R3 .

2. F = {(x, y, z) ∈ R3 / y ≥ 0}

• (0, 0, 0) ∈ F car y = 0 ≥ 0, alors F ̸= ∅.


• Soient X ∈ F, Y ∈ F quelconques. X + Y ∈ F ?
On a
X = (x1 , y1 , z1 ) avec y1 ≥ 0,
Y = (x2 , y2 , z2 ) avec y2 ≥ 0,
alors
X +Y = (x1 +x2 , y1 +y2 , z1 +z2 ) ∈ F puisque y1 +y2 ≥ 0.
• Soient X ∈ F, α ∈ R quelconques. αX ∈ F ?
On a
X = (x1 , y1 , z1 ) avec y1 ≥ 0, alors αX = (αx1 , αx2 , αx3 )
mais αy1 n’est pas forcément positif.
Contre exemple : on prend X = (−1, 2, 3) et α = −4,
on obtient
αX = (4, −8, −12), or −8 ̸≥ 0.
On déduit que F n’est pas un sous-espace vectoriel de
R3 .
Remarque : On peut directement donner un contre-
exemple.

3. G = {(1, y, z) ∈ R3 / y ∈ R, z ∈ R}

On a (0, 0, 0) ∈
/ G puisque x = 0 ̸= 1 alors G n’est pas un
sous-espace vectoriel de R3 .

4. H = {(x, y, z) ∈ R3 / x2 + y 2 + z 2 ≤ 1}

On raisonne par production d’un contre-exemple :


1 1
Pour X = ( , , 0) ∈ H et α = 16, on a αX = (8, 4, 0).
2 4
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 88

Or, 82 + 42 + 02 ̸≤ 1.
On déduit que H n’est pas un sous-espace vectoriel de R3 .

Exercice 2. On considère le sous-ensemble H de R3 défini par

H = (x, y, z) ∈ R3 / x + y + z = 0 et x + 2y = 0


1. On montre que H est un sous-espace vectoriel de R3 .

• On a (0, 0, 0) ∈ H puisque x + y + z = 0 + 0 + 0 = 0 et
x + 2y = 0 + 2.0 = 0, alors H ̸= ∅.

• Soient X ∈ H et Y ∈ H quelconques. X + Y ∈ H ?
On sait que :

X = (x1 , y1 , z1 ) tel que x1 + y1 + z1 = 0 et x1 + 2y1 = 0,


Y = (x2 , y2 , z2 ) tel que x2 + y2 + z2 = 0 et x2 + 2y2 = 0.

alors,

X + Y = (x1 + x2 , y1 + y2 , z1 + z2 ) = (a, b, c).


| {z } | {z } | {z }
a b c

Comme

a + b + c = x1 + x2 + y1 + y2 + z1 + z2 ,
= x1 + y1 + z1 + x2 + x2 + y2 + z2 ,
| {z } | {z }
=0 =0
= 0,
a + 2b = x1 + x2 + y1 + 2y1 + 2y2 ,
= x1 + 2y1 + x2 + 2y2 ,
| {z } | {z }
=0 =0
= 0,

alors, X + Y ∈ H.
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 89

• Soient X ∈ H et α ∈ R quelconques. αX ∈ H ?
On sait que
X = (x, y, z) tel que x + y + z = 0 et x + 2y = 0.
On a
αX = (αx, αy, αz),
or,
αx + αy + αz = α(x + y + z) = 0,
αx + 2αy = α(x + 2y) = 0,
alors αX ∈ H.

On déduit que H est un sous-espace vectoriel de R3 .

2. Donner une base de H. Quelle est la dimension de H ?


Rappel de cours : Une famille de vecteurs de H est une
base pour H si elle est libre et génératrice.

• On détermine une famille génératrice.


Soient X ∈ H quelconque. alors
 
x+y+z =0 z=y
⇐⇒
x + 2y = 0 x = −2y
alors, le vecteur X s’écrit

X = (−2y, y, y)
= y(−2, 1, 1)
| {z }
u
= y.u

On déduit que {u} est une famille génératrice de H.


• {u} est une famille libre ?
Comme u ̸= 0R3 , alors {u} est libre.

Par suite, {u} est une base de H.


Ainsi,
dim H = 1
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 90

3. H est-il égal à R3 ? Justifier.


On a
dim H = 1 ̸= 3 = dim R3 ,
alors,
H ̸= R3 .

Exercice 3.
1. On détermine les familles libres :
Rappel de cours : Une famille de vecteurs {v1 , v2 , v3 }, d’un
espace vectoriel E sur un corps K, est libre si
∀(α, β, γ) ∈ K3 , αv1 + βv2 + γv3 = 0E =⇒ v1 = β = γ = 0
• F1 = {(1, 1, 0) ; (1, 0, 0) ; (0, 1, 1)} , E = R3 .
Soient α, β, γ des réels tels que
α(1, 1, 0) + β(1, 0, 0) + γ(0, 1, 1) = 0R3
Est ce que α = β = γ = 0 ?

 α+β =0
α(1, 1, 0) + β(1, 0, 0) + γ(0, 1, 1) = 0R3 ⇐⇒ α+γ =0
γ =0


 β =0
⇐⇒ α =0
γ =0

d’où F1 est une famille libre.


 
 
• F2 = (0, 1, 1, 0); (1, 1, 1, 0); (2, 1, 1, 0) , E = R4 .
| {z } | {z } | {z }
u v w
Soient α, β, γ des réels tels que αu + βv + γw = 0R4 .
Est ce que α = β = γ = 0 ?

β + 2γ =0
αu + βv + γw = 0R4 ⇐⇒
α+β+γ =0

β = −2γ
⇐⇒
α =γ
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 91

Contre-exemple : Si on prend γ = 1 alors α = 1


et β = −2, qui ne sont pas tous nuls, et on vérifie facile-
ment que 1u − 2v + 1w = 0R4 .
On déduit que la famille F2 n’est pas libre mais liée.
 
 
• F3 = (2, 0, 2); (1, 1, 4); (−1, 3, 2) ; E = R3 .
| {z } | {z } | {z }
u1 u2 u3

Soient α1 , α2 , α3 des réels tels que α1 u1 + α2 u2 + α3 u3 =


0R3 . Est ce que α1 = α2 = α3 = 0 ?

 2α1 + α2 − α3 = 0
α1 u1 + α2 u2 + α3 u3 = 0R ⇐⇒
3 α2 + 3α3 =0
2α1 + 4α2 + 2α3 = 0


 α1 = 2α3
⇐⇒ α2 = −3α3
−6α3 =0


 α1 = 0
=⇒ α2 = 0
α3 = 0

On déduit que la famille F3 est libre.

2. On montre que la famille {(1, 2) ; (2, 1)} est une base de R2 .

• la famille {(1, 2) ; (2, 1)} est libre ?

Soient α1 , α2 deux réels quelconques tels que

α1 (1, 2) + α2 (2, 1) = (0, 0).


CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 92

On doit montrer que α1 = α2 = 0 ?



α1 + 2α2 = 0
α1 (1, 2) + α2 (2, 1) = (0, 0) ⇐⇒
2α1 + α2 = 0

α1 = −2α2
⇐⇒
−3α2 =0

α1 = 0
=⇒
α2 = 0

donc, la famille {(1, 2) ; (2, 1)} est libre.

• Rappel de cours : Soient E un K espace vectoriel et B


une famille à n vecteurs de E. On a

dim(E) = n
=⇒ B est une base pourE.
B est libre (ou génératrice)

Comme dim(R2 ) = 2 et la famille {(1, 2) ; (2, 1)} est libre


et contient exactement deux vecteurs, on déduit que c’est
une base pour R2 .

3. On montre que la famille {(2, 0, 2) ; (1, 1, 4) ; (−1, 3, 2)} est une


base de R3 .
Remarquons que la famille {(2, 0, 2) ; (1, 1, 4) ; (−1, 3, 2)} est
exactement la famille F3 de la question 1, qui est libre.
comme, elle contient 3 vecteurs et dim(R3 ) = 3, alors c’est
une base pour R3 .
Exercice 4. Soit l’ensemble

E = (x, y, z) ∈ R3 / 2y − z = 0


1. On montre que E est un sous-espace vectoriel de R3 .

• On a (0, 0, 0) ∈ E car 2y − z = 2.0 − 0 = 0 alors E ̸= ∅

• Soient X, Y deux vecteurs quelconques de E et soient


α, β deux réels quelconques. αX + βY ∈ E ?
CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 93

On sait que :

X = (x1 , y1 , z1 ) tel que 2y1 − z1 = 0,


Y = (x2 , y2 , z2 ) tel que 2y2 − z2 = 0.
On a
 

αX + βY = αx1 + βx2 , αy1 + βy2 , αz1 + βz2 


| {z } | {z } | {z }
a b c

et
2b − c = α(2y1 − z1 ) + β(2y2 − z2 ) = 0
| {z } | {z }
=0 =0

ainsi (a, b, c) ∈ E, par suite αX + βY ∈ E.

On déduit que E est un sous-espace vectoriel de R3 .

2. Déterminer une base de E. Quelle est sa dimension ?

• On détermine une famille génératrice de E ?


Soit X ∈ E alors X = (x, y, z) tel que 2y − z = 0
donc

X = (x, y, 2y)
= (x, 0, 0) + (0, y, 2y)
= x(1, 0, 0) + y(0, 1, 2)
| {z } | {z }
u v
= xu + yv

Ainsi, {u, v} est une famille génératrice de E.

• Est ce que la famille {u, v} est libre ?

Soient α, β deux réels tels que αu+βv = 0R3 . α = β = 0?


CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS 94


 α=0
αu + βv = 0R3 ⇐⇒ β=0
2β = 0

=⇒ α = β = 0

alors la famille {u, v} est libre, par conséquent c’est une


base de E.

On déduit que dim(E) = 2.

3. E est-il égal à R3 ? justifier.

comme dim(E) = 2 ̸= 3 = dim(R3 ), alors E ̸= R3 .


Chapitre 6

Développements Limités

Exercices
Exercice 1. Déterminer le développement limité à l’ordre
donné au voisinage de 0 des fonctions suivantes :

1)f (x) = ln(1 + x) + ex à l’ordre 5 6)f (x) = 2 + cos x à l’ordre 2

2)f (x) = ln(1 + x)ex à l’ordre 3 7)f (x) = e 2+cos x
à l’ordre 2

1 + arctan x
3)f (x) = cos(ex ) à l’ordre 2 8)f (x) = à l’ordre 4
cos x
x+1 √
4)f (x) = à l’ordre 2 9)f (x) = argsh 1 + x à l’ordre 3
x2
+x+2
√ 1 1
5)f (x) = (1 + 1 + x) 2 à l’ordre 3 10)f (x) = (1 + x) x à l’ordre 4

Exercice 2. Déterminer le développement limité à l’ordre n au


voisinage de x0 des fonctions suivantes :

95
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 96

π
1)f (x) = cos(x) n=3 x0 =
4

2)f (x) = ln(x) n=2 x0 = 3


r
1 1
3)f (x) = e x 1+ n = 2 x0 = +∞
x
Exercice 3. 1) Donner le développement limité au voisinage de
0, à l’ordre 5, de la fonction f définie par
arcsin x
f (x) = √ .
1 − x2
2) En déduire le développement limité au voisinage de 0, à
l’ordre 6, de la fonction g définie par

g(x) = (arcsin x)2 .

Exercice 4. A l’aide des développements limités, trouver les


limites suivantes :
sin x − arccos x 1 1
1) lim 2) lim −
x−→0 sin3 x x−→0 x 2 sin2 x
5x − 3x 1 2
3) lim 4) lim (cos )x
x−→0 4x − 2x x−→+∞ x
 
21
5) lim x − x ln 1 +
x−→+∞ x

Solutions
Exercice 1. On détermine les développements limités au voisi-
nage de 0 :

1. f (x) = ln(1 + x) + ex à l’ordre 3.

On a
x2 x3
ln(1 + x) = x − + + o(x3 )
2 3
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 97

et
x2 x 3
ex = 1 + x +
+ + o(x3 )
2 6
d’où en effectuant la somme de ces deux développements li-
mités
x2 x3 x2 x3
f (x) = x − + + o(x3 ) + 1 + x + + + o(x3 )
2 3 2 6
x3
= 1 + 2x + + o(x3 )
2

2. f (x) = ln(1 + x)ex à l’ordre 3

En effectuant le produit des développements limités des fonc-


tions ln(1 + x) et ex

x2 x3 x2 x3
f (x) = (x − + + o(x3 )) × (1 + x + + + o(x3 ))
2 3 2 6
x2 x3 x 3
x 3
=x− + + x2 − + + o(x3 )
2 3 2 2
x2 x3
=x+ + + o(x3 )
2 3

3. f (x) = cos(ex )à l’ordre 2. Comme la fonction f est la compo-


sée des fonctions :

x −→ ex , x −→ cos x

et
lim ex = 1 ̸= 0.
x−→0

On réécrit f (x) sous la forme suivante :

f (x) = cos(ex − 1 + 1) = cos(ex − 1) cos(1) − sin(ex − 1) sin(1).

On a les développements limités des fonctions cos x, sin x et


ex au voisinage de 0 à l’ordre 2 :

x2
ex = 1 + x + + o(x2 ),
2
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 98

x2
cos(x) = 1 − + o(x2 )
2
et
sin(x) = x + o(x2 )
Par composition,
x2 2
(x + )
cos(ex − 1) = 1 − 2 + o(x2 )
2
x2
=1− + o(x2 )
2

x2
sin(ex − 1) = x + + o(x2 )
2
d’où
x2 x2
cos(ex ) = cos 1(1 − ) − sin 1(x + ) + o(x2 )
2 2
cos 1 + sin 1 2
= cos 1 − x sin 1 − x + o(x2 )
2
x+1
4. f (x) = à l’ordre 2
x2 +x+2

On procède par division euclidienne suivant les puissances


croissantes :

1 +x 2 +x +x2

1 1 1 1 3
−1 − x − x2 + x − x2
2 2 2 4 8
1 1
x − x2
2 2
1 1 1
− x − x2 − x3
2 4 4
3 1
− x2 − x3
4 4
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 99

Ainsi, on obtient
1 1 3
f (x) = + x − x2 + o(x2 )
2 4 8
√ 1
5. f (x) = (1 + 1 + x) 2 à l’ordre 3
Le développement limité de la fonction (1 + x)α au voisinage
de 0 à l’ordre 3 est donné par :
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 2) 3
(1 + x)α = 1 + αx + x + x + o(x3 )
2! 3!

1
Pour α = , on obtient
2
√ x x2 x 3
1+x=1+ − + + o(x3 )
2 8 16
par suite, au voisinage de 0,
 21
x x 2 x3

f (x) = 1 + 1 + − + + o(x3 )
2 8 16
 12
x x2 x3

3
= 2+ − + + o(x )
2 8 16
 21
√ x x2 x3

3
= 2 1+ − + + o(x )
4 16 32

Comme
x x2 x 3

lim + + o(x3 ) = 0
x→0 4 16 32
alors par composition avec le développement limité au voisi-
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 100

nage de 0 de 1 + x, on obtient
√   √  2
√ 2 x x2 x3 2 x x2 x3
f (x) = 2 + − + − − +
2 4 16 32 8 4 16 32
√  3
2 x x2 x3
+ − + + o(x3 )
16 4 16 32
√   √  2
√ 2 x x2 x3 x3

2 x
= 2+ − + − −
2 4 16 32 8 16 32
√  3
2 x
+ + o(x3 )
16 64

 
1 5 2 21 3
= 2 1+ x− x + x + o(x3 )
8 128 1024

6. f (x) = 2 + cos x à l’ordre 2
Le développement limité de la fonction cos x au voisinage de
0 à l’ordre 2 est
x2
cos x = 1 − + o(x2 ),
2

alors
x2
2 + cos x = 3 −+ o(x2 ).
2
Par suite, au voisinage de 0, la fonction f s’écrit
r  21
x2 √ 2

x
f (x) = 3− + o(x2 ) = 3 1 − + o(x2 )
2 6
or,
√ x x2
1+x=1+ − + o(x2 ),
2 8
et comme
x2
lim − + o(x2 ) = 0
x→0 6
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 101

alors par composition des développements limités, on obtient


2 !
√ 1 −x2 1 −x2
  
f (x) = 3 1 + − + o(x2 )
2 6 8 6
√ x2
 
2
= 3 1− + o(x )
12

7. f (x) = e 2+cos x
à l’ordre 2
En utilisant le résultat de la question précédente, la fonction
f s’écrit au voisinage de 0 :
√  2

3 1− x12 +o(x2 )
f (x) = e ,

√ 
− 3x2

+o(x2 )
= e 3e 12
.

On a aussi
x2
ex = 1 + x + + o(x2 ),
2
et comme √
3 2
lim − x + o(x2 ) = 0
x→0 12
alors par la composition des développements limités, en rete-
nant que les puissances inférieures ou égales à 2 , on obtient
√ !
√ 3 2
3
f (x) = e 1− x + o(x2 ).
12

1 + arctan x
8. f (x) = , à l’ordre 4
cos x
On a
x3
arctan x = x − + o(x4 ),
3
et
x2 x4
cos x = 1 − + + o(x4 ),
2 24
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 102

ainsi, au voisinage de 0, la fonction f s’écrit


x3
1+x− + o(x4 )
f (x) = 3 .
x2 x4 4
1− + + o(x )
2 24

On procède par division euclidienne suivant les puissances


croissantes, on obtient
x2 x3 5x4
f (x) = 1 + x + + + + o(x4 ).
2 6 24

9. f (x) = argsh 1 + x, à l’ordre 3
La fonction
√ f est la composée des fonctions x → argshx et
x → x + 1 qui sont dérivables au voisinage de zéro, donc
elle est dérivable,
1 1
f ′ (x) = √ √
2 x + 1 1 + x + 12
1 1
= √ √
2 x+1 2+x
1 1
= √
2 x+1 √
r
x
2 1+
2
1 1 1
= √ √ r
2 2 x+1 x
1+
2
1 −1 x −1
= √ (1 + x) 2 (1 + ) 2
2 2 2
En utilisant le développement limité de la fonction

x → (1 + u)α

au voisinage de 0 à l’ordre 2 :
α(α − 1)
(1 + u)α = 1 + αx + 2 x2 + o(x),
2!
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 103

−1
pour α = , on a
2

1 1 3
(1 + x)− 2 = 1 − x + x2 + o(x2 ),
2 8
x 1 1 x 3 x2
(1 + )− 2 = 1 − + + o(x2 ),
2 22 8 4
1 3
= 1 − x + x2 + o(x2 )
4 32
En effectuant le produit de ces deux derniers développements
limités, on obtient

  
− 21 x 1 1 3 2 1 3 2
(1 + x) (1 + )− 2 = 2
1 − x + x + o(x ) 2
1 − x + x + o(x ) ,
2 2 8 4 32
3 19 2
= 1 − x + x + o(x2 ),
4 32
ainsi,
1 3 19
f ′ (x) = √ − √ x + √ x2 + o(x2 ).
2 2 8 2 64 2
Par intégration, on obtient le développement limité de f à
l’ordre 3 :

1 3 x2 19 x3
f (x) = f (0) + √ x − √ + √ + o(x3 ).
2 2 8 2 2 64 2 3
En utilisant la formule logarithmique

argshx = ln(x + 1 + x2 )
on obtient

f (0) = argsh(1) = ln(1 + 2).
d’où

√ √ √
√ 2 3 2 2 19 2 3
f (x) = ln(1 + 2) + x− x + x + o(x3 ).
4 32 384
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 104

1
10. f (x) = (1 + x) x à l’ordre 4
On a ln(1+x)
1
f (x) = (1 + x) x = e x .

Mais
x2 x3 x4 x5
ln(x + 1) = x − + − + + o(x5 )
2 3 4 5
donc
ln(1 + x) x x 2 x3 x4
=1− + − + + o(x4 )
x 2 3 4 5
Par suite, au voisinage de 0, la fonction f s’écrit

2 3 4
 
1− x2 + x3 − x4 + x5 +o(x4 )
f (x) = e
2 3 4
 
− x2 + x3 − x4 + x5 +o(x4 )
=ee

x2 x3 x4
Si on pose u = − x2 + 3
− 4
+ 5
+ o(x4 ) alors f (x) = e eu .
En utilisant le développement limité
x2 x3 x4
ex = 1 + x + + + + o(x4 )
2 6 24
sachant que
x x2 x3 x4
lim − + − + + o(x4 ) = 0
x→0 2 3 4 5
la composition nous donne

u2 u3 u4
 
4
f (x) = e 1 + u + + + + o(u ) .
2 6 24

D’autre part
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 105

x2 x3 x4 x4
u2 = − + + + o(x4 )
4 3 9 4
x2 x3 13x4
= − + + o(x4 )
4 3 36
x3 x4
u3 = − + + o(x4 )
8 4
4
x
u4 = + + o(x4 )
16
Par substitution et après quelques calculs, on obtient
x 11x2 7x3 2447x4
 
4
f (x) = e 1 − + − + + o(x ) .
2 24 16 5760

Exercice 2.
π
1. f (x) = cos(x) n = 3 x0 =
4
1re méthode : On peut appliquer directement la formule de
π
Taylor au voisinage de ; on obtient ainsi
4
π π 2 π 3
π (x − ) (x − ) (x − )
′ π ′′ π ′′′ π π 3i
h
f (x) = f ( )+ 4 f ( )+ 4 f ( )+ 4 f ( )+o (x − )
4 1! 4 2! 4 3! 4 4
On a
π  √
2
f = ;
4 2 √
π  2
f (x) = − sin x d’où f
′ ′
=− ;
4 √2
′′ π 2
 
f (x) = − cos x d’où f
′′
=− ;
4 √ 2
π  2
f ′′′ (x) = sin x d’où f ′′′ = .
4 2
Par suite on trouve
√ √  √  √   
2 2 π 2 π 2 2 π 3 π 3
f (x) = − x− − x− + x− +o x −
2 2 4 4 4 12 4 4
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 106

π
2e méthode : On pose u = x − . Quand x se trouve au
4
π
voisinage de , u est au voisinage de 0 et on peut appliquer
4
les formules habituelles
π π π
f (x) = cos x = cos(u + ) = cos u cos − sin u sin
4 4 4
d’où √ √
2 2
f (x) = cos u − sin u
2 2
mais
u2 u3
cos u = 1 − + o(u3 ); sin u = u − + o(u3 )
2 6
donc
√   √ 
u2 u3

2 3 2 3
f (x) = 1− + o(u ) − u− + o(u )
2 2 2 6
d’où
√ √  √  √   
2 2 π 2 π 2 2 π 3 π 3
f (x) = − x− − x− + x− +o x −
2 2 4 4 4 12 4 4

2. f (x) = ln(x) n = 2 x0 = 3
1re méthode : On peut appliquer directement la formule de
Taylor au voisinage de 3 ; on obtient ainsi
(x − 3) ′ (x − 3)2 ′′ (x − 3)3 ′′′
f (3)+o (x − 3)3
 
f (x) = f (3)+ f (3)+ f (3)+
1! 2! 3!
On a
f (3) = ln 3;
1 1
f ′ (x) = d’où f ′ (3) = ;
x 3
1 1
f (x) = − 2 d’où f (3) = − ;
′′ ′′
x 9
Par suite on trouve
1 1
(x − 3)2 + o (x − 3)2
 
f (x) = ln 3 − (x − 3) −
3 18
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 107

2e méthode : On pose u = x − 3. Quand x se trouve au


voisinage de 3, u est au voisinage de 0 et on peut appliquer
les formules habituelles
h  u i  u
f (x) = ln x = ln(u + 3) = ln 3 1 + = ln 3 + ln 1 +
3 3
mais
 u 2
u u2
  
 u u 3 u 2
+ o u2

ln 1 + = − +o = −
3 3 2 3 3 18
donc
u u2
+ o u2

f (x) = ln 3 + −
3 18
d’où
(x − 3) (x − 3)2
+ o (x − 3)2
 
f (x) = ln 3 + −
3 18
r
1 1
3. f (x) = e x 1+ n = 2 x0 = +∞
x
1
On pose u = . Quand x se trouve au voisinage de +∞, u est
x
au voisinage de 0 et on peut appliquer les formules habituelles
r
1 1 √
f (x) = e x 1 + = eu 1 + u
x
mais
u2
eu = 1 + u +
+ o u2 ;

2   
1 1

√ 1 2 2 2
u + o u2

1+u=1+ u+
2 2!
1 1 2
= 1 + u − u + o u2

2 8
En effectuant le produit de ces deux développements limités
√ 3 7
eu 1 + u = 1 + u + u2 + o u2 .

2 8
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 108

Par suite  
31 7 1 1
f (x) = 1 + + +o .
2 x 8 x2 x2
Exercice 3.
arcsin x
1. Développement limité de f (x) = √ au voisinage de 0
1 − x2
à l’ordre 5 :
On commence par déterminer le Développement limité au voi-
1
sinage de zéro à l’ordre 5 de √ , On a
1 − x2
1 1
√ = (1 − x2 )− 2
1 − x2
obtenue par la composition des fonctions

x −→ −x2 , x −→ (1 + x)α

or
α(α − 1) 2
(1 + x)α = 1 + αx + x + o(x2 ).
2
Pour α = − 12 , on obtient

1 1 3
(1 + x)− 2 = 1 − x + x2 + o(x2 ).
2 8
Par composition, on trouve
1 1 3
√ = 1 + x2 + x4 + o(x4 ).
1−x 2 2 8
1
On sait que arcsin x est la primitive de √ ,
1 − x2
d’où

1 3
arcsin x = arcsin 0 + x + x3 + x5 + o(x5 ),
6 40
comme arcsin 0 = 0, alors
1 3
arcsin x = x + x3 + x5 + o(x5 ).
6 40
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 109

Par suite,
  
arcsin x 1 2 3 4 5 1 3 3 5 5
f (x) = √ = 1 + x + x + o(x ) x + x + x + o(x )
1 − x2 2 8 6 40

d’où
2 8
f (x) = x + x3 + x5 + o(x5 ).
3 15
2. Développement limité de g(x) = (arcsin x)2 au voisinage de 0
à l’ordre 6 :
Il suffit de constater que
arcsin x
g ′ (x) = 2 √ = 2f (x),
1 − x2

on a donc
4 16
g ′ (x) = 2x + x3 + x5 + o(x5 ),
3 15
d’où, par intégration
1 8
g(x) = g(0) + x2 + x4 + x6 + o(x6 )
3 45
or g(0) = 0, par suite
1 8
g(x) = (arcsin x)2 = x2 + x4 + x6 + o(x6 )
3 45

Exercice 4. Calcul de limites à l’aide des développements limités :


sin x − arccos x
1. lim =?
x−→0 sin3 x
On sait qu’au voisinage de 0, on peut écrire

x3
sin x = x − + o(x3 ),
6
1
arcsin x = x + x3 + o(x3 ),
6
sin3 x = x3 + o(x3 ).
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 110

On trouve alors
x3
 
+ o(x ) − x + 16 x3 + o(x3 )
3

x−
sin x − arccos x 6
3 = ,
sin x x3 + o(x3 )
x3
− + o(x3 )
= 33 ,
x + o(x3 )
1
= − + o(x3 ).
3
On a donc
sin x − arccos x 1
lim 3 =−
x−→0 sin x 3
1 1
2. lim − =?
x−→0 x 2 sin2 x
On a
1 1 sin2 x − x2
− =
x2 sin2 x x2 sin2 x
On sait qu’au voisinage de 0, on peut écrire

x3 x4
sin x = x − + o(x4 ), d’où sin2 x = x2 − + o(x4 ),
6 3
et
x2 sin2 x = x4 + o(x4 ).
On trouve alors
x4
 
2
x − + o(x ) − (x2 )
4
sin2 x − x2 3
= ,
x2 sin2 x x4 + o(x4 )
x4
− + o(x4 )
= 43 ,
x + o(x4 )
1
= − + o(x4 ).
3
On a donc
1 1 1
lim 2 − 2 =−
x−→0 x sin x 3
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 111

5x − 3x
3. lim =?
x−→0 4x − 2x
On a
5x − 3x ex ln 5 − ex ln 3
=
4x − 2x ex ln 4 − ex ln 2
Comme
ex = 1 + x + o(x),
donc
5x − 3x (1 + x ln 5 + o(x)) − (1 + x ln 3 + o(x))
x x
=
4 −2 (1 + x ln 4 + o(x)) − (1 + x ln 2 + o(x))
(ln 5 − ln 3) x + o(x)
=
(ln 4 − ln 2) x + o(x)
ln 5 − ln 3
= + o(1).
ln 2
On obtient donc
5x − 3x ln 5 − ln 3
lim =
x−→0 4x − 2x ln 2

1 2
4. lim (cos )x =?
x−→+∞ x
On a
1
  

x2 lncos 
1 2 x
(cos )x =e
x
1
Quand x −→ +∞, −→ 0 ; en utilisant les développements
x
limités de x → cos x et x → ln(1 + x) au voisinage de 0
1 1
cos x = 1 − x2 + o(x2 ), ln(1 + x) = x − x2 + o(x2 )
2 2

on peut écrire
 
1 1 1
cos = 1 − 2 + o( 2 ),
x 2x x
CHAPITRE 6. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 112

et   
1 1 1
ln cos = − 2 + o( 2 ),
x 2x x
par suite   
2 1 1
x ln cos = − + o(1)
x 2
donc   
2 1 1
lim x ln cos =− .
x−→+∞ x 2
On en déduit que
1 2 1
lim (cos )x = e− 2 .
x−→+∞ x
 
1
5. lim x − x ln 1 +
2
=?
x−→+∞ x
1
Quand x −→ +∞, −→ 0 et on peut écrire
x
   
1 1 1 1 1
ln 1 + = − 2 + 3 +o
x x 2x 3x x3
par suite
  
2 1 1 1 1
f (x) = x − x − 2 + 3 +o
x 2x 3x x3

d’où  
1 1 1
f (x) = x − x + − +o
2 3x x
On a alors  
2 1 1
lim x − x ln 1 + =
x−→+∞ x 2
Chapitre 7

Examens Corrigés

113
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 114

Sujet 1
Exercice 1 :
a) A et B deux sous-ensembles d’un même ensemble
E.
Montrer que (A ∩ B = A ∪ B) =⇒ (A = B)

b) R une relation binaire définie dans N∗ par

∀a ∈ N∗ , ∀ b ∈ N∗ : aRb ⇐⇒ ∃p ∈ N∗ , a = bp

1)- Montrer que R est une relation d’ordre dans N∗ .


2)- L’ordre est-il total ou partiel.
3)- Determiner a ∈ N∗ tel que : (2Ra) ∧ (3Ra) .

Exercice 2 :
Soient E = [0, 1] , F = [−1, 1], G = [0, 2] trois intervalles
de R. Considérons l’application f de E dans G définie
par
f (x) = 2 − x

et l’application g de F dans G définie par

g(x) = x2 +1 .

1) Déterminer f ( 21 ), f −1 ({0}) , g ([−1, 1]) , g −1 ([0, 2]) .




2) L’application f est-elle bijective ? justifier.


L’application g est-elle bijective ?justifier.

Exercice 3 :
1) Donner l’énoncé du théorème des valeurs intermé-
diaires.

2) Pour quelles valeurs réelles de α, l’équation



x2 + x − α = 0
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 115

admet-elle une solution unique dans l’intervalle ]0, 1[


.

3) Soit la fonction f définie par


1
f (x) = arcsin(2 ln x) +
x2 −e
- Déterminer le domaine de définition de f .

- Calculer la dérivée de f .

Exercice 4 :
On considère la fonction f définie de R dans R par

x2 1
f (x) = ex
x+2
1)- Déterminer Df le domaine de définition de f.
2)- Etudier la continuité et la dérivabilité de f sur Df ,
donner sa dérivée.
3)- f est-elle prolongeable par continuité là où elle n’est
pas définie.
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 116

Solution
Exercice 1. a) Montrons que A ∪ B = A ∩ B =⇒ A = B ?
On suppose que A ∪ B = A ∩ B vraie et on montre que A = B ?
On sait que

(A = B) ⇐⇒ ((A ⊂ B) ∧ (B ⊂ A))

• A ⊂ B?

x ∈ A =⇒ x ∈ A ∪ B puisque A ⊂ A ∪ B
=⇒ x ∈ A ∩ B puisque A ∪ B = A ∩ B
=⇒ x ∈ B puisque A ∩ B ⊂ B

d’où
A⊂B
.

• B ⊂ A?

x ∈ B =⇒ x ∈ A ∪ B puisque B ⊂ A ∪ B
=⇒ x ∈ A ∩ B puisque A ∪ B = A ∩ B
=⇒ x ∈ A puisque A ∩ B ⊂ A

d’où
B⊂A
.

On déduit donc que A = B.

b) Soit la relation R définie sur N∗ par :

∀a ∈ N∗ , ∀ b ∈ N∗ : aRb ⇐⇒ ∃p ∈ N∗ , a = bp

1. R est une relation d’ordre si R est réflexive, antisymétrique


et transitive.
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 117

• R est réflexive si : ∀a ∈ N∗ , aRa.

Soit a ∈ N∗ , a = a1 , (p = 1) alors aRa,


d’où R est réflexive.

• R est antisymétrique si :

∀a ∈ N∗ , ∀b ∈ N∗ , [(aRb) ∧ (bRa)] =⇒ (a = b) .

Soient a et b deux entiers naturels non nuls tels que (aRb) ∧


(bRa). On montre que : a = b ?
 
 aRb  ∃p ∈ N∗ , a = bp
∧ ⇐⇒ ∧
bRa ∃q ∈ N∗ , b = aq
 

Par substitution, on obtient :

a = (aq )p = apq ⇐⇒ pq = 1
⇐⇒ p = q = 1 (car p et q sont des entiers naturels)

d’où a = b. On déduit que R est antisymétrique.

• R est transitive si :

∀a ∈ N∗ , ∀b ∈ N∗ , ∀c ∈ N∗ [(aRb) ∧ (bRc)] =⇒ (aRc) .

Soient a, b et c trois entiers naturels non nuls tels que (aRb)∧


(bRc). On montre que : aRc ?
 
 aRb  ∃p ∈ N∗ , a = bp
∧ ⇐⇒ ∧
bRc ∃q ∈ N∗ , b = cq
 

Par substitution, on obtient :

a = (cq )p = cpq = cm avec m = pq ∈ N∗

d’où aRc. On déduit que R est transitive, et par suite R est


une relation d’ordre dans N∗ .
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 118

2. R est une relation d’ordre total si :


∀a ∈ N∗ , ∀b ∈ N∗ , (aRb) ∨ (bRa)
sinon
R est une relation d’ordre partiel si :
∀a ∈ N∗ , ∀b ∈ N∗ , (a
Rb)
 ∧ (b
Ra)


Contre-exemple :
Pour a = 2, b = 3, on a
ln 2
2 = 3p ⇐⇒ ln 2 = p ln 3 ⇐⇒ p = ∈ N∗ ,
ln 3
donc
2R3.
De même, on a
ln 3
3 = 2q ⇐⇒ ln 3 = q ln 2 ⇐⇒ q = ∈ N∗ ,
ln 2
alors
3R2.
Ou bien, on peut raisonner autrement :

Les équations 2 = 3p et 3 = 2q n’ont pas de solutions


 dans N

puisque 2 et 3 sont premiers entre eux, alors 2R3 ∧ 3R2 .




En conclusion, comme 2R3 ∧ 3R2 , on déduit que R est une


 

relation d’ordre partiel dans N∗ .

3. Déterminer a ∈ N∗ , tel que (2Ra) ∧ (3Ra) ?


 
 2Ra  ∃p ∈ N∗ , 2 = ap
∧ ⇐⇒ ∧
3Ra ∃q ∈ N∗ , 3 = aq
 

 a divise 2

=⇒ ∧
a divise 3

=⇒ a = 1 (puisque 2 et 3 sont premiers entre eux)


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 119

On obtient alors
2 = 1p = 1p = 1 = 3 (ce qui est absurde) .
D’où

 a ∈ N∗ , tel que (2Ra) ∧ (3Ra) .
Un autre raisonnement :

On suppose qu’il existe a ∈ N∗ , tel que


(2Ra) ∧ (3Ra) ,
ceci implique que
2R3,
du fait que R est transitive.
Or d’après la question précédente, on avait trouvé que 2R3,
alors
∃ a ∈ N∗ , tel que (2Ra) ∧ (3Ra) .

Exercice 3. Soient les fonctions :

f : [0, 1] → [0, 2] g : [−1, 1] → [0, 2]


x 7→ f (x) = 2 − x x 7→ g(x) = x2 + 1
    
1 1
1. • f = y ∈ [0, 2] , y = f .
2   2
1 1 3
On a : f = 2 − = ∈ [0, 2] ,
2 2 2
d’où    
1 3
f =
2 2
• f −1 ({0}) = {x ∈ [0, 1] , f (x) = 0}.

On a
f (x) = 0 ⇐⇒ 2 − x = 0
⇐⇒ x = 2 ∈
/ [0, 1]
d’où
f −1 ({0}) = ∅.
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 120

• g ([−1, 1]) = {g(x) ∈ [0, 2] , x ∈ [−1, 1]}.


1re Méthode :
Comme
[−1, 1] = [−1, 0] ∪ [0, 1] ,
alors
g ([−1, 1]) = g ([−1, 0]) ∪ g ([0, 1])
On a

x ∈ [−1, 0] ⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 0
⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1
⇐⇒ 1 ≤ x2 + 1 ≤ 2
d’où
g ([−1, 0]) = [1, 2] .
De la même façon, on trouve
g ([0, 1]) = [1, 2] .
Par suite
g ([−1, 1]) = [1, 2] ∪ [1, 2] = [1, 2] .

Un autre raisonnement : Vu que la fonction g est


paire et les intervalles [−1, 0] et [0, 1] sont symétriques
par rapport à 0, alors
g ([−1, 1]) = g ([0, 1]) = g ([−1, 0]) = [1, 2] .

2e Méthode :
On a
x ∈ [−1, 1] ⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 1
⇐⇒ |x| ≤ 1
⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1
⇐⇒ 1 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇐⇒ 1 ≤ g(x) ≤ 2
d’où
g ([−1, 1]) = [1, 2] .
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 121

• g −1 ([0, 2]) = {x ∈ [−1, 1] , g(x) ∈ [0, 2]}.

g(x) ∈ [0, 2] ⇐⇒ 0 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇐⇒ −1 ≤ x2 ≤ 1
⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1 (le carré d’un réel est toujours positif)
⇐⇒ 0 ≤ |x| ≤ 1
⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 1

d’où
g −1 ([0, 2]) = [−1, 1] .

2. • f est bijective ?
On a 0 ∈ [0, 2] et f −1 ({0}) = ∅, donc 0 n’a pas d’anté-
cédent par la fonction f dans [0, 1], on déduit alors que
f n’est pas surjective et par suite f n’est pas bijective.

• g est bijective ?
On a g ([−1, 1]) = [1, 2] ̸= [0, 2], alors g n’est pas surjec-
tive et par suite g n’est pas bijective.

Ou bien :
On a g(−1) = g(1) = 2 et −1 ̸= 1, alors g n’est pas
injective et par suite g n’est pas bijective.

Exercice 3.

1. THéorème des valeurs intermédiaires :


Soit f : [a, b] → R une fonction continue. Alors pour tout réel
c strictement compris entre f (a) et f (b), il existe au moins
x0 ∈ ]a, b[ tel que f (x0 ) = c.
Sous forme de proposition mathématique :

∀c ∈ ]f (a), f (b)[ , ∃x0 ∈ ]a, b[ , f (x0 ) = c


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 122

2. Pour que l’équation x2 + x − α = 0 admette une solution
unique dans ]0, 1[, il √
suffit que la fonction f : [0, 1] → R défi-
nie par f (x) = x + x − α soit :
2

- continue sur [0, 1]


- f (0)f (1) < 0
- f strictement monotone sur [0, 1].


• f (x) = x2 + x − α est la somme des fonctions

x 7→ x2 − α(polynôme), x 7→ x
qui sont continues sur [0, 1], alors f est continue sur [0, 1].

• On a

f (0) = −α
=⇒ f (0)f (1) = −α(2−α) = α(α−2)
f (1) = 2 − α
d’où

x −∞ 0 2 +∞
f (0)f (1) + 0 − 0 +
Ainsi
f (0)f (1) < 0 ⇐⇒ α ∈ ]0, 2[ .
• On a
1
∀x ∈ ]0, 1] , f ′ (x) = 2x + √ > 0,
2 x
alors f est strictement croissante sur [0, 1], donc elle est
bijective de [0, 1] dans f ([0, 1]).

D’après le théorème des valeurs intermédiaires et puisque


f est bijective,
√ on déduit que pour tout α ∈ ]0, 2[, l’équa-
tion x2 + x − α = 0 admet une solution unique dans
]0, 1[.
1
3. f (x) = arcsin(2 ln x) +
x2 −e
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 123

• Domaine de définition Df :
 2

 x − e ̸= 0 ← D1 (1)
 ∧


f (x) définie ⇐⇒ x>0 ← D2 (2)





2 ln x ∈ [−1, 1] ← D3 (3)

On a

(1) ⇐⇒ x2 − e ̸= 0 ⇐⇒ x ̸= ± e,
d’où  √ √
D1 = R − + e, − e .

(2) ⇐⇒ x > 0, D2 = ]0, +∞[ .

(3) ⇐⇒ 2 ln x ∈ [−1, 1]
⇐⇒ −1 ≤ 2 ln x ≤ 1
1 1
⇐⇒ − ≤ ln x ≤
2 2
− 12 1
⇐⇒ e ≤ x ≤ e 2
d’où h 1 √ i
D3 = e− 2 , e .
Or
Df = D1 ∩ D2 ∩ D3 ,
on obtient h √ h
− 12
Df = e , e
• Dérivée :
On a
i 1 √ h  ′
−2 ′ ′ 1
∀x ∈ e , e , f (x) = (arcsin(2 ln x)) +
x2 − e
(2 ln x)′ 2x
=p − 2
1 − (2 ln x)2 (x − e)2
2 2x
= p − 2
x 1 − (2 ln x)2 (x − e)2
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 124

x2 1
Exercice 4. f (x) = ex
x+2

1. Domaine de définition :
 
 x + 2 ̸= 0  x ̸= −2
f (x) définie ⇐⇒ ∧ ⇐⇒ ∧
x ̸= 0 x ̸= 0
 

d’où
Df = ]−∞, −2[ ∪ ]−2, 0[ ∪ ]0, +∞[

2. La fonction f est le produit et la composée des fonctions

x2 1
x 7→ , x 7→ , x 7→ ex
x+2 x
qui sont continues et dérivables sur chacun des intervalles de
Df , alors f est continue et dérivable en tout point de Df .
Sa dérivée est
 2 ′  2  
x 1 x 1 ′

∀x ∈ Df , f (x) = ex + ex
x+2 x+2

x2 + 4x 1 x2 1 1
= e x − ex
(x + 2)2 x+2x

3. Prolongement par continuité :

• x0 = 0 
x2
→0

On a lim f (x)(F.I) puisque x1+ 2
>
x−→0 e → +∞
 x

On lève l’indétermination :
1
1 ex
lim f (x) = lim  2 = +∞
x−→0 x + 2 1
> >
x−→0
x
puisque
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 125
 1

 x2 =  2



 1
x







 1

1


 x+2 2



 1  
 ex 1
 2 → +∞ il suffit de prendre X = → +∞



x



 1

x
On déduit que f n’est pas prolongeable par continuité
au point 0.

• x0 = −2 
x2
→ −∞

On a lim f (x) = −∞ puisque x +1 2
< 1
x−→−2 e x → e− 2

alors f n’est pas prolongeable par continuité au point -2.


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 126

Sujet 2
Exercice 1 :
n et α deux entiers naturels non nuls.
R une relation binaire définie dans Z par :

∀x ∈ Z, ∀y ∈ Z, xℜ y ⇐⇒ xn −yn = α(x − y)

1)- Montrer que R est une relation d′ équivalence dans


Z.
2)- On pose n = α = 3,
determiner la classe d’équivalence de 2.

Exercice 2.
Soit la fonction f définie sur R par :

1
si x ≤ 0


 2
f (x) = x +1
 cos x si 0 < x ≤ π
si x > π

 sin x − 1

1) Déterminer le domaine de définition de la fonction


f.
2) Etudier la continuité et la dérivabilité de f sur son
domaine de définition.
3) Donner la dérivée de f .
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 127

Exercice 3.
a) Soit la fonction f définie par f (x) = arcsin(x)

1) Déterminer le domaine de définition de f .

2) Calculer la dérivée de f.

b) Donner le développement limité à l’ordre 3 au voisi-


nage de 0 des fonctions suivantes :

u(x) = ln(x + 2), v(x) = ex+1

En déduire le développement à l’ordre 3 au voisinage


de 0 de la fonction

f (x) = ln(x + 2)ex+1


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 128

Solution
Exercice 1. n et α deux entiers naturels non nuls. R une rela-
tion définie dans Z par :

∀x ∈ Z, ∀y ∈ Z, xRy ⇐⇒ xn − y n = α(x − y).

1. R est une relation d’équivalence dans Z si R est réflexive,


symétrique et transitive.

• R réflexive si : ∀x ∈ Z, xRx
Soit x ∈ Z quelconque. On a
 n
x − xn = 0
=⇒ xn − xn = α(x − x)
α(x − x) = 0
⇐⇒ xRx

d’où R est réflexive.


• R symétrique si : ∀x ∈ Z, ∀y ∈ Z, xRy =⇒ yRx

Soient x ∈ Z, y ∈ Z tels que xRy. On montre que yRx ?

xRy ⇐⇒ xn − y n = α(x − y)
⇐⇒ y n − xn = α(y − x) (il suffit de multiplier l’égalité par (−1))
⇐⇒ yRx

d’où R est symétrique.

• R transitive si :

∀(x ∈ Z, ∀y ∈ Z, ∀z ∈ Z, [(xRy) ∧ (yRz)] =⇒ (xRz)


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 129

Soient x ∈ Z, y ∈ Z, z ∈ Z tels que (xRy) ∧ (yRz). On


montre que xRz ?
  n
 xRy  x − y n = α(x − y)
∧ ⇐⇒ ∧
 n
yRz y − z n = α(y − z)

=⇒ xn − z n = α(x − z) (il suffit de sommer les équations )


⇐⇒ xRz

d’où R est transitive.

Ce qui permet de conclure que R est une relation d’équiva-


lence dans Z.

2. n = α = 3. On détermine la classe d’équivalence de 2.


On sait que
2̇ = {x ∈ Z, xR2} .
On a

xR2 ⇐⇒ x3 − 23 = 3(x − 2)
⇐⇒ (x − 2)(x2 + 2x + 4) = 3(x − 2)
⇐⇒ (x − 2)(x2 + 2x + 1) = 0
⇐⇒ (x − 2)(x + 1)2 = 0
⇐⇒ (x = 2) ∨ (x = −1)

Ainsi,
2̇ = {−1, 2}

Exercice 2. Soit la fonction f définie sur R par


 1

 2 si x ≤ 0
f (x) = x + 1
 cos x si 0 < x ≤ π
sin x − 1 si x > π

1. Domaine de définition Df :
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 130

1
La fonction x 7→ est définie sur R donc définie sur
x2 +1
D1 = ]−∞, 0] .

La fonction x 7→ cos x est définie sur R donc définie sur

D2 = ]0, π] .

La fonction x 7→ sin x − 1 est définie sur R donc définie sur

D3 = ]π, +∞[ .

Or
Df = D1 ∪ D2 ∪ D3
d’où
Df = R

2. Continuité et Dérivabilité
1
• Sur ]−∞, 0], la fonction f est définie par f (x) =
x2
+1
donc elle est continue et dérivable en tant que fonction
rationnelle.
• Sur ]0, π[, la fonction f est définie par f (x) = cos x donc
elle est continue et dérivable.
• Sur ]π, +∞[, la fonction f est définie par f (x) = sin x−1
donc elle est continue et dérivable en tant que somme
des fonctions x 7→ sin x et x 7→ −1 qui sont continues et
dérivables.
• Continuité en 0
On a
1
f (0) = 2 =1
0 +1
1
lim f (x) = lim 2 = 1 = f (0)
< < x + 1
x→0 x→0
lim f (x) = lim cos x = cos 0 = 1 = f (0)
> >
x→0 x→0
alors f est continue en 0.
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 131

• Dérivabilité en 0
On a
1
f (x) − f (0) 2 −1
lim = lim x +1
<
x→0
x−0 <
x→0
x
x2
= lim −
<
x→0
(x2 + 1)x
x
= lim − 2
<
x→0
(x + 1)
= 0 = fg′ (0)

et

f (x) − f (0) cos x − 1


lim = lim
>
x→0
x−0 >
x→0
x
2
0 − x2
≃ lim
>
x→0
x
x
≃0 lim −
>
x→0
2
= 0 = fd′ (0)

Comme fg′ (0) = fd′ (0) = 0, alors f est dérivable en 0 et


le nombre dérivé est f ′ 0) = 0.
• Continuité en π
On a
f (π) = cos π = −1
lim f (x) = lim cos x = cos π = −1 = f (π) et
< <
x→π x→0
lim f (x) = lim sin x − 1 = sin π − 1 = −1 = f (0)
> >
x→π x→π
alors f est continue en π.
• Dérivabilité en π
On a
f (x) − f (π) cos x + 1
lim = lim
<
x→π x−π x→π x − π
<
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 132

Les fonctions x 7→ cos x + 1 et x 7→ x − π sont dérivables


au voisinage de π et

(cos x + 1)′ − sin x


lim ′
= lim =0
x→π (x − π) 1
< <
x→π

En appliquant la règle de l’Hopital, on obtient

cos x + 1 (cos x + 1)′


lim = lim ′
= 0 = fg′ (π)
<
x→π x − π <
x→π (x − π)

d’un autre côté, on a

f (x) − f (π) sin x − 1 − (−1)


lim = lim
>
x→π x−π >
x→π x−π
sin x
= lim
x→π x − π
>

sin x − sin π
= lim (car sin π = 0)
>
x→π x−π
g(x) − g(π)
= lim (avec g(x) = sin x)
>
x→π x−π
= g ′ (π)
= cos(π)
= −1 = fd′ (π)

Comme fg′ (π) ̸= fd′ (π) = 0, alors f n’ est pas dérivable


en π.

3. La dérivée de f
On a
−2x


 si x < 0
 (x2 + 1)2



f (x) = − sin x si 0 < x < π


 cos x si x > π
si x = 0

 1
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 133

Exercice 3. Soit la fonction f définie par f (x) = arcsin x.


a.
1) Domaine de définition Df :
On sait que
Df = [−1, 1] .
2) Dérivée de f :
On sait que
1
∀x ∈ ]−1, 1[ , f ′ (x) = √ .
1 − x2
b. On a  x  x
u(x) = ln(x + 2) = ln 2 1 + = ln 2 + ln 1 + On sait que
2 2
x2 x3
ln(1 + x) = x − + + o(x3 )
2 3
x
comme lim = 0, alors par composition, on obtient
x→0 2

 x 2  x 3
 x x
ln 1 + = − 2 + 2 + o(x3 )
2 2 2 3
x x2 x3
= − + + o(x3 )
2 8 24
d’où
x x 2 x3
u(x) = ln 2 + − + + o(x3 ).
2 8 24
On a

x2 x3
 
x+1 x 3
v(x) = e =ee =e 1+x+ + + o(x )
2 6

En effectuant le produit des développement limités de u(x)


et v(x),
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 134

f (x) = ln(x + 2)ex+1


x x2 x3 x2 x3
   
3 3
= ln 2 + − + + o(x ) e 1 + x + + + o(x )
2 8 24 2 6
e    
 3e e ln 2 2 e e ln 2
= e ln 2 + + e ln 2 x + + x + + x3 + o(x3 )
2 8 2 6 6
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 135

Sujet 3
Exercice 1 :

Soit R une relation binaire définie dans R+ par :

√ √
∀x ∈ R+ , ∀ y ∈ R+ , (xRy) ⇐⇒ (∃α ∈ R+ : x − y = α)

1) Montrer que R est une relation d’ordre dans R+ .


2) L’ordre est-il total ou partiel. Justifier.
Exercice 2 :
Soit f l’application définie par

f : [0, 2[ ∪ ]2, +∞[ → ]−∞, 0] ∪ ]1, +∞[


x2
x 7→ f (x) = 2
x −4

1. L’application f est-elle injective ? surjective ? Conclure.

2. Déterminer les ensembles suivants :


 
−1 −1 1
f ({2}) , f , 1 , f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) .
2

Exercice 3 :(I) Soit la fonction définie par


 x
e −1

 si x =
̸ 0
f (x) = x

1 si x = 0

1. Donner le domaine de définition Df .

2. Etudier la continuité et la dérivabilité de f sur Df .

3. Déterminer la dérivée de la fonction f .


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 136

(II) En utilisant le théorème des accroissements finis, démontrer


que :
∀x > 0, ex > 1 + x.
Exercice 4 :
Les fonctions suivantes admettent-elles un développement limité
au voisinage de 0 ? Si oui, calculer ce développement limité à
l’ordre 3. √
1. f (x) = x.
cosh x. ln(x + 1)
2. f (x) =
(1 + x)3
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 137

Solution
Exercice 1 :

Soit la relation R définie sur R+ par :


√ √
∀x ∈ R+ , ∀y ∈ R+ , xRy ⇐⇒ ∃α ∈ R+ , x− y=α

1. R est une relation d’ordre si R est réflexive, antisymétrique


et transitive.

• R est réflexive si : ∀x ∈ R+ , xRa.

√ √
Soit x ∈ R+ , x − x = 0 ∈ R+ , (α = 0) alors xRx,
d’où R est réflexive.

• R est antisymétrique si :

∀x ∈ R+ , ∀y ∈ R+ , [(xRy) ∧ (yRx)] =⇒ (x = y) .

Soient x et y deux réels positifs tels que (xRy) ∧ (yRx). On


montre que : x = y ?
  √ √
 xRy  ∃α1 ∈ R+ , x − y = α1
∧ ⇐⇒ ∧ √

yRx ∃α2 ∈ R+ , y − x = α2
 

alors α1 = −α2 , or α1 et α2 sont positifs,


donc α1 = α2 = 0.
Ainsi
√ √ √ √
x − y = 0 =⇒ x = y =⇒ x = y
On déduit que R est antisymétrique.

• R est transitive si :

∀x ∈ R+ , ∀y ∈ R+ , ∀z ∈ R+ [(xRy) ∧ (yRz)] =⇒ (xRz) .


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 138

Soient x, y et z trois réels positifs tels que (xRy) ∧ (yRz). On


montre que : xRz ?
  √ √
 xRy  ∃α1 ∈ R+ , x − y = α1
∧ ⇐⇒ ∧ √

yRz ∃α2 ∈ R+ , y − z = α2
 

En sommant les deux égalités, on obtient :


√ √ √ √
x− z = α1 +α2 =⇒ ∃α3 ∈ R+ , α3 = α1 +α2 , x− z = α3 .

d’où xRz. On déduit que R est transitive, et par suite R est


une relation d’ordre dans R+ .

2. R est une relation d’ordre total si :

∀x ∈ R+ , ∀y ∈ R+ , (xRy) ∨ (yRx)

Soient x et y deux réels positifs quelconques, alors


 √ √
√ √  x − y ∈ R+
x − y ∈ R =⇒ ∨
 √ √
x − y ∈ R−
 √ √
 ∃α ∈ R+ , x − y = α
=⇒ ∨ √

∃β ∈ R+ , y − x = β


 xRy
=⇒ ∨
yRx

Ainsi, tous les éléments de R+ sont deux à deux comparables.


on déduit que R est une relation d’ordre total dans R+ .

Exercice 2. Soit l’application

f : [0, 2[ ∪ ]2, +∞[ → ]−∞, 0] ∪ ]1, +∞[


| {z } | {z }
E F
x2
x 7→ f (x) =
x2 − 4
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 139

1. • f est injective si
∀(x1 , x2 ) ∈ E2 , (f (x1 ) = f (x2 )) =⇒ (x1 = x2 ).
Soient x1 , x2 deux éléments de E tels que f (x1 ) = f (x2 ).
On a
x21 x22
f (x1 ) = f (x2 ) =⇒ =
x21 − 4 x22 − 4
=⇒ x21
 x22 − 4x21 =  x21
x22 − 4x22
=⇒ x21 = x22
=⇒ |x1 | = |x2 |
=⇒ x1 = x2 (puisque x1 et x2 sont positifs)
Par conséquent f est injective.

• f est surjective si ∀y ∈ F, ∃x ∈ E, y = f (x)


Soit y ∈ F. On cherche x ∈ E tel que y = f (x) ?
On a
x2
y = f (x) ⇐⇒ y 2
x −4
⇐⇒ x2 = x2 y − 4y
⇐⇒ x2 (y − 1) = 4y
4y
⇐⇒ x2 = (on peut diviser par y car y ̸= 1)
y−1
Cette dernière équation a un sens si et seulement si
4y
( ≥ 0) ∧ (y ̸= 1)
y−1
y −∞ 0 1 +∞
4y
+ 0 − +
y−1
Par conséquent

4y
≥0


y−1

∧ ⇐⇒ y ∈ ]−∞, 0] ∪ ]1, +∞[


 y ̸= 1
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 140

ceci montre que l’équation est bien définie pour tout y


de F. Sa résolution donne
r
4y
x=+ car x ≥ 0.
y−1
Question : Est ce que x ̸= 2 ?
On raisonne par l’absurde : Supposons que x = 2.
On a
r
4y
x = 2 ⇐⇒ =2
y−1
4y
⇐⇒ =4
y−1
⇐⇒ 4y / = 4y/ −4
⇐⇒ 0 = −4 ce qui est absurde.

Par suite x ̸= 2. D’où f est surjective.


D’après ce qui précède, l’application f est donc bijective.

2. On détermine les ensembles :

• f −1 ({2}) = {x ∈ E, f (x) = 2}

On a
x2
f (x) = 2 ⇐⇒ =2
x2 − 4
⇐⇒ x2 = 2x2 − 8
√ √
⇐⇒ x = +2 2 (car x = −2 2 est rejetée)

d’où n √ o
−1
f ({2}) = 2 2
    
1 1
• f −1
,1 = x ∈ E, f (x) ∈ , 1
2 2
D’après la question (1), on a montré que f est surjective,
donc
∀x ∈ E, f (x) ∈ F
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 141

or  
1
,1 ⊂/ F
2
donc  
−1 1
f ,1 =∅
2
• f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) = {f (x) ∈ F, x ∈ [0, 2[ ∪ ]2, +∞[}
On a
f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) = f (E)
et comme l’application f est surjective, alors

f (E) = F

d’où

f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) = ]−∞, 0] ∪ ]1, +∞[

Autre méthode : Une autre manière pour établir ce


résultat consiste à étudier la monotonie de f en tant que
fonction. On sait que

f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) = f ([0, 2[) ∪ f (]2, +∞[) .

L’application f est continue et dérivable sur chacun des


intervalles [0, 2[ et ]2, +∞[. Sa dérivée est
−8x
f ′ (x) = <0
(x2 − 4)2
d’où f est strictement monotone. Par suite
# #
f ([0, 2[) = lim f (x), f (0) = ]−∞, 0]
<
x→2

# "
f (]2, +∞[) = lim f (x), lim f (x) = ]1, +∞[
< >
x→+∞ x→2

Finalement, on obtient

f ([0, 2[ ∪ ]2, +∞[) = ]−∞, 0] ∪ [1, +∞[


CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 142

Exercice 3. On considère la fonction


 x
e −1

 si x ̸= 0
f (x) = x

1 si x = 0

Partie (I)
1. Domaine de définition Df Il est clair que f est définie pour
tout réel, donc
Df = R

2. Continuité et dérivabilité sur Df


• Sur R∗ , f est continue et dérivable en tout point de R∗
car c’est le rapport des fonctions x 7→ x et x 7→ ex − 1
qui sont continues et dérivables.
• Continuité en 0 :
On a

ex − 1
lim f (x) = lim
x→0 x→0 x
g(x) − g(0)
= lim (avec g(x) = ex )
x→0 x−0
= g ′ (0) = 1
= f (0)

Autre méthode Pour le calcul de cette limite, on peut


utiliser les fonctions équivalentes ou la règle de l’Hopital.
alors f est continue en 0.
• Dérivabilité en 0 : On calcule
f (x) − f (0) ex − 1 − x
lim = lim
x→0 x−0 x→0 x2
Les fonctions x 7→ ex − 1 − x et x 7→ x2 sont dérivables
au voisinage de 0 et on a
(ex − 1 − x)′ ex − 1 1
lim 2 ′
= lim = .
x→0 (x ) x→0 2x 2
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 143

En appliquant la règle de l’Hopital, on obtient

ex − 1 − x (ex − 1 − x)′ 1
lim 2
= lim 2 ′
=
x→0 x x→0 (x ) 2

On déduit que f est dérivable en 0 et le nombre dérivé


1
est f ′ (0) = .
2
En conclusion, f est dérivable sur Df .

3. Dérivée de f : On a
  x ′
e −1
si x ̸= 0




f (x) = x

si x = 0

 ′
f (0)

Ce qui donne

xex − x + 1

si x ̸= 0


x2



f (x) =
 1
si x = 0



2

Partie (II)
On montre que

∀x > 0, ex > 1 + x

Théorème des accroissements finis :


Si f est une fonction définie et continue sur [a, b] et f est déri-
vable sur ]a, b[ alors

∃c ∈ ]a, b[ , f (b) − f (a) = f ′ (c)(b − a)


On considère la fonction f définie par f (t) = et sur [a, b] = [0, x]
avec x > 0.
On a
- f est continue sur R, en particulier sur [0, x],
- f est dérivable sur R, en particulier sur ]0, x[,
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 144

donc, en appliquant le théorème des accroissements finis on a

∃c ∈ ]0, x[ , f (x) − f (0) = f ′ (c)(x − 0).

Ainsi
∃c ∈ ]0, x[ , ex − 1 = xec . (A1)
Par ailleurs on a

0 < c < x =⇒ 1 < ec < ex (puisque ex est croissante)


=⇒ x < xec < xex (puisque x > 0

Tenant compte de (A1), on obtient

∀x > 0, x < ex − 1 < xex

Finalement,
∀x > 0, ex > x + 1
Exercice 4.

1. La fonction f définie par f (x) = x n’admet pas un dévelop-
pement limité au voisinage de 0 puisque f n’est pas dérivable
en 0.
cosh x. ln(1 + x)
2. La fonction g définie par g(x) = admet un
(1 + x)3
développement limité au voisinage de 0 puisque c’est le pro-
duit et le rapport des fonctions :

x 7→ cosh x, x 7→ ln(1 + x), x 7→ (1 + x)3

admettant des dérivées successives à l’ordre n, n ∈ N.


Calcul du développement limité de g au voisinage de 0 à
l’ordre 3 :
Tout d’abord, on a

x2
cosh x = 1 + + o(x3 ), (car cosh est pair)
2
x 2 x3
ln(1 + x) = x − + + o(x3 )
2 3
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 145

(1 + x)3 = 1 + 3x + 3x2 + x3

En effectuant le produit, on obtient

x2 x2 x3
  
3 3
cosh x. ln(1 + x) = 1 + + o(x ) x− + + o(x )
2 2 3
x2 5 3
=x− + x + o(x3 )
2 6
d’où
x2 5 3
x− + x + o(x3 )
g(x) = 2 6
1 + 3x + 3x2 + x3
On effectue une division euclidienne suivant les puissances
croissantes :

x2 5
x − + x3 1 +3x +3x2 +x3
2 6
7 25
−x −3x2 −3x3 −x4 x − x2 + x3
2 3
7 13
− x2 − x3 −x4
2 6
7 21
+ x2 + x3 ...
2 2
25 3
+ x
3
d’où
7 25
g(x) = x − x2 + x3 + o(x3 )
2 3
Bibliographie

1. E. Azoulay, J. Avignant, G. Auliac, Problèmes corrigés de


Mathématiques, DEUG MIAS/SM, Ediscience (Dunod pour
la nouvelle édition) Paris 2002.

2. C. Baba-Hamed, K. Benhabib, AlgèbreI Rappels de Cours


et Exercices avec Solutions, Office des publications universi-
taires, Alger, 1988.

3. S. Balac, F. Sturm, Exercices d’Algèbre et d’Analyse, 154


exercices corrigés de première année.
2 ième édition entièrement revue et augmentée, Edition Algé-
rie+ Afrique, programme LMD.
Presses plytechniques et universitaires romandes, Suisse.

4. B. Calvo, J. Doyen, A. Calvo, F. Boschet, Exercices d’Ana-


lyse, 1er cycle scientifique, 1ère annaée préparation aux grandes
écoles, Armand Colin, collection U.

5. A. Denmat, F. Héaulme, Algèbre générale, série : TD, Dunod


2000.

6. J-P. Escofier, Toute l’Algèbre du 1er cycle, Dunod 2002.

7. A. Kostrikin, Introduction à l’Algèbre, Editons mir, Moscou,


1986.

146
CHAPITRE 7. EXAMENS CORRIGÉS 147

8. K. Zizi, Fonctions d’une variable réelle, Livre 07.

9. M. Zitouni, Algèbre cours de 1ière Année des Universités, Of-


fice des publications universitaires, Alger, 1986.

Vous aimerez peut-être aussi