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Mahdi Asma

Ce mémoire présente une étude approfondie des C0-semi-groupes d'opérateurs linéaires, en mettant l'accent sur leurs définitions, propriétés et théorèmes fondamentaux tels que ceux de Hille-Yosida et Lumer-Phillips. Il aborde également le problème de Cauchy abstrait, essentiel pour l'unicité et l'existence des solutions. Le travail est structuré en trois chapitres, chacun explorant des aspects clés de la théorie des semi-groupes et de leurs applications.

Transféré par

Nihoulé Merkel
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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scienti…que

UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER, BISKRA

FACULTÉ des SCIENCES EXACTES et des SCIENCES de la NATURE et de la VIE

DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES

Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de :

MASTER en Mathématiques

Thème :

C0 -semi-groupe et leurs applications.

Option : ANALYSE

Présenté et soutenu publiquement par : MAHDI Asma.

Devant les membres du jury composé de :


Dr. RAHMANI Nacer UMKB Président

Dr. HAMDI Soumia UMKB Encadreur

Dr. GUIDAD Deradji UMKB Examinateur

Juin 2019
Dédicace

A mon cher père Abdelleh qui m’a toujours aidé à surmonter les di¢ cultés.

A ma source de réussite ma chère mère pour ses encouragements,et pour leurs prières.

A mes trés chères soeurs Houda, Sarah, et Rawnek.

A mes trés chères frères Sami et Wassim.

A mes petits aimés Nedjel-Firas,Roudina,Miral-Jouri et sidra-Elmountaha.

A tous mes enseignants pours leurs utiles conseils, leur persévérance.

A mes chères amies sans exception.

A toutes la famille MAHDI et BELGROUN.

je dédie ce modeste travail.

i
REMERCIEMENTS

Au terme de notre mémoire, nous voudrais à remercier de tout cœur toutes les personnes
qui nous ont aidé à accomplir notre tâche.

Nous tenons de remercier notre encadreur "HAMDI Soumia" et notre enseignants


surtout "Mr YAHIA Djabrane" pour leurs patience, leurs juste ouverture d’esprit, leurs
inébranlable grandeur de cœur et pour leurs juste mesure.

Un grand merci à ma famille, mes amies et mes collègues qui ont aidé de leurs conseils,
leurs présence à la réalisation de ce modeste travail.

Notre sincères remerciement pour l’université de Mohamed KHIDHER.

ii
Table des matières

Dédicace i

Remerciements ii

Table des matières iii

Introduction 1

1 Semi-groupe de class C0 4

1.1 Dé…nitions.Propriétés élémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.2 La caractérisation de générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe . . . . . . 13

2 Théorèmes Hille-Yosida/Lumer-Phillips 22

2.1 Théorème de Hille-Yosida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

2.2 Théorème de Lumer-Phillips . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

3 Problème de Cauchy abstrait 38

3.1 Problème homogène de valeur initiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

3.1.1 L’unicité de la solution de (ACP ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

3.1.2 L’existence de la solution de (ACP) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

3.2 Le problème non homogène de valeur initiale . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

iii
Table des matières

3.2.1 L’unicité de la solution de problème (iACP) . . . . . . . . . . . . . 49

3.2.2 L’existence de la solution de problème (iACP) . . . . . . . . . . . . 51

Bibliographie 57

iv
Introduction

Compte tenu de la remarque simple que la fonction exponentielle réalise, en autre,


l’isomorphisme fondamental algébrique et topologique entre le groupe topologique additif
des nombres réels et le groupe topologique multiplicatif des nombres réels strictement
positifs,on peut constater que la fonction t 7 ! eta ; a 2 R, est une solution réele continue
de l’équation fonctionnelle de Cauchy f (t+s) = f (t)f (s) avec la condition f (0) = 1. Cette
équation a été traité par plusieurs mathématiciens comme avec Cauchy même. D’autre
part, il est évidemment que la fonction exponentielle t 7 ! eta est la solution unique sur
R de l’équation di¤érentielle x0 = ax avec la condition initiale x(0) = 1. L’importance
des fonctions exponentielles a connu une grande croissance aprés l’année 1888, quand le
grand mathématicien Giuseppe Peano a eu l’inspiration un développement la solution du
probléme de Cauchy vectoriel

8
>
< x0 = Ax
>
: x (0) = I;

où A est une matrice quadratique, sous la forme

X
1 n n
t A
tA
t7 !e = :
n=0
n!

Ce résultat a été étendu aux équations di¤érentielles opératorielles X 0 = AX, où A est un


opérateur linéaire borné dans un espace de Banach X, qui a pour solution fondamentale

1
la fonction exponentielle t 7 ! etA ; A 2 B(X). Ces extensions de la fonction exponen-
tielle admettent un modéle général dans le cadre des algébres de Banach abstraites. Plus
précisément, si B est une algébre de Banach avec l’unité I et a 2 B, alors la fonction

R • t 7 ! eta 2 B
X
1 n n
t a
ta
e = ;
n=0
n!

est dérivable et elle est l’unique solution du probléme de Cauchy

8
>
< x0 = ax
>
: x (0) = I

Compte tenu de l’unicité des solutions du probléme de Cauchy, il en résulte que la fonction
f (t) = eta satisfait sur R à l’équation fonctionnelle de Cauchy. Le probléme reciproque
du savoir si les solutions de l’équation fonctionnelle de Cauchy sont des solutions pour les
équations di¤érentielles linéaires de premier ordre x0 = ax, s’est avéré être plus d¢ cile,
mais il a été résolu par Nathan et Yosida . Donc la double caractérisation de la fonction ex-
ponentielle par l’équation fonctionnelle de Cauchy et par l’équation di¤érentielle linéeaire
de premier ordre a été établie pour le cas généeral des algébres de Banach abstraites.
Ces caractérisations importantes ont sugéré l’idée d’étudier les équations di¤érentielles
linéaires du premier ordre par des extensions adéquates de la fonction exponentielle. De
cette maniére est apparu la nécessité de considérer les équations di¤érentielles vectorielles
de premier ordre x0 = Ax où A n’est pas un opérateur de l’algébre de Banach des opé-
rateurs linéaires bornés B(X), mais un opérateur linéaire non-borné dans un espace de
Banach X . La dé…nition d’une fonction exponentielle comme une solution de cette équa-
tion a été realisée par l’introduction des semi-groupes de classe C0 . Mais, dans ce cas-là,
l’équation fonctionnelle de Cauchy se référe aux fonctions

2
[0; 1[ • t 7 ! T (t) 2 B (X) ;

avec T (0) = I, satisfaisant la relation T (t+s) = T (t)T (s) et qui sont fortement continues,c’est-
à-dire ayant la propriété

limT (t) x = x pour tout x 2 X:


t!0

Aprés ce bref historique sur les C0 -semi-groupe, ce mémoire est constitué de trois cha-
pitres. Dans le premier chapitre nous présentons une foule de dé…nitions, propositions et
également quelque théorèmes sans recourir aux démonstrations. Dans le second chapitre,
nous preposons deux théorèmes le premièr est celui de Hille-Yosida quand au le deuxième
de Lumer-Philips en mettant leurs preuves en valeur. En dé¢ nitive, nous exposons dans
le dernier chapitre le problème de cauchy abstrait qui utilisé pour étudier l’unicité et
existence de la solution.

3
Chapitre 1

Semi-groupe de class C0

1.1 Dé…nitions.Propriétés élémentaires

Soit X un espace de Banach sur le corps des nombres complexes C: on note par B (X)
l’algébre de Banach des opérateurs linéaires bornés dans X et par I l’unité de B (X) :
Pour un opérateur linéaire A : D (A) X ! X on note par :

p (A) = f 2 C n I A est inversible dans B (X)g

l’ensemble résolvant de A 2 B (X) et par :

R (:; A) : p (A) ! B (X)


1
R ( ; A) = ( I A)

la résolvante de l’opérateur linéaire A:

Dé…nition 1.1.1 On appelle C0 -semi-groupe d’opérateurs linéaires bornés sur X une fa-
mille fT (t)gt 0 B (X) véri…ants les propriétés suivantes :

1. T (0) = I;

4
2. T (t + s) = T (t) T (s) ; 8s; t 0;

3. lim T (t) x = x; (8) x 2 X:


n!1

Dé…nition 1.1.2 Soit T (t) être un C0 -semi-groupe.il existe des constants ! 0 et M 1


tel que
kT (t)k M e!t pour 0 t 1:

Si ! = 0,T (t) est appelé uniformément borné et si de plus M = 1 est appelé C0 -semi-
groupe de contraction.

Dé…nition 1.1.3 On appelle générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 ; un


opérateur A dé…ni sur l’ensemble :

T (t) x x
D (A) = x 2 " n lim existe
t!0 t

par :
T (t) x x
Ax = lim ; 8x 2 D (A) :
t!0 t

Remarque 1.1.1 Il est clair que le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe est un
opérateur linéaire.

Exemple 1.1.1 Soit :

C = ff : [0; 1) ! R n f est uniformément continueet bornéeg :

Avec la norme kf kC = sup 2[0;1) jf ( )j ; l’espace C devient un espace de Banach.

(T (t) f ) = f (t + ) ; 8t 0 et 2 [0; 1] :

Evidemment T (t) est un opérateur linéaire, et, en plus, on a :

5
1. (T (0) f ) = f (0 + ) = f ( ) : donc T (0) = I;

2. (T (t + s) f ) = f (t + s + ) = (T (t) f ) (s + ) = (T (t) T (s) f ) ( ) ; 8f 2 C:


Donc T (t + s) = T (t) T (s) ; 8t; s 0;

3. limt!0 kT (t) f f kC = sup jf (t + ) f ( )j = 0; 8f 2 C:


2C

De même, on a :

jT (t) f jC = sup j(T (t) f ) ( )j


2[0;1]

= sup jf (t + )j
2[0;1]

= sup jf ( )j
2[0;1]

sup jf ( )j = kf kC ; 8t 0:
2[0;1]

Donc kT (t)k = 1; 8t 0: Par conséquent fT (t)gt 0 est un C0 -semi-groupe d’opérateurs


linéaires bornés sur C, nommé le C0 -semi-groupe de translations à droite.

Soit A : D (A) C ! C le générateur in…nitésimal du C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 :

Si f 2 D (A), alors on a :

T (t) f ( ) f( ) f ( + t) f( )
Af ( ) = lim = lim = f0 ( ) ;
t!0 t t!0 t

uniformément par rapport à . Par conséquent :

D (A) ff 2 C n f 0 2 Cg :

Si f 2 C et tel que f 0 2 C; alors :

T (t) f f (T (t) f ) ( ) f( )
f0 = sup f0 ( ) :
t C 2[0;1) t

6
Mais :

(T (t) f ) ( ) f( ) f ( + t) f ( )
f0 ( ) = f0 ( )
t t
Z +t
1 +t 0 1
= f( )j f ( ) = [f 0 ( ) f 0 ( )] d
t t
Z +t
1
jf 0 ( ) f 0 ( )j d ! 0;
t

d’où f 2 D (A) et :
ff 2 C n f 0 2 Cg D (A)

Par conséquent D (A) = ff 2 C n f 0 2 Cg et Af = f 0 : Comme cet opérateur est non


borné, il ne peut pas engendrer un semi-groupe uniformément continu.

On note par SG (M; !) l’ensemble des C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 B (X) pour lesquels
il existe ! 0 et M 1 tel que :

fT (t)g M e!t ; 8t 0:

Dans ce cas, on dit que fT (t)gt 0 est un C0 -semi-groupe exponentiellement borné.

Proposition 1.1.1 Soient fT (t)gt 0 2 SG (M; !) et A son générateur in…nitésimal.

Si x 2 D (A) ; alors T (t) x 2 D (A) et on a l’égalité :

T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:

Preuve. Soit x 2 D (A). Alors pour tout t 0, on a :

T (h) x x
T (t) Ax = T (t) lim
h!0 h
T (h) T (t) x T (t) x
= lim :
h!0 h

7
Donc T (t) x 2 D (A) et on a T (t) Ax = AT (t) x, 8t 0:

Remarque 1.1.2 On voit que :

T (t) D (A) D (A) ; 8t 0:

Proposition 1.1.2 Soient fT (t)gt 0 2 SG (M; !) et A son générateur in…nitésimal.

Alors l’application :
[0; 1) 3 t 7! T (t) x 2 X;

est dérivable sur [0; 1[, pour tout x 2 D (A) et on a :

d
T (t) x = T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:
dt

Preuve. Soient x 2 D (A) et t 0 et h 0: Alors :

T (t + h) x T (t) x T (h) x x
T (t) Ax kT (t)k Ax
h h
T (h) x x
M e!t Ax :
h

Par conséquent :
T (t + h) x T (t) x
lim = T (t) Ax;
h!0 h

d’où :
d+
T (t) x = T (t) Ax; 8t 0:
dt

8
Si t h 0; alors on a :

T (t h) x T (t) x T (h) x x
T (t) Ax kT (t h)k Ax + Ax T (h) Ax
h h
T (h) x x
M e!t Ax + kT (h) Ax Axk :
h

Par suite :
T (t h) x T (t) x
lim = T (t) Ax:
h!0 h

et :
d
T (t) x = T (t) Ax; 8t 0:
dt

Alors l’application considérée dans l’enoncé est dérivable sur [0; 1), quelque soit x 2
D (A) :

De plus, on a l’égalité :

d
T (t) x = T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:
dt

Lemme 1.1.1 Soit fT (t)gt 0 un C0 -semi-groupe. Alors :

Z t+h
1
lim T (s) xds = T (t) x
h!0 h t

quels que soient x 2 X et t 0:

Preuve. L’égalité de l’énoncé résulte de l’évaluation :

Z t+h Z t+h
1 1
T (s) xds T (t) x = (T (s) T (t)) xds
h t h t

sup kT (s) x T (t) xk ;


s2[t;t+h]

9
et de la continuité de l’application [0; 1] 3 t 7! T (t) x 2 X:

Proposition 1.1.3 Soient fT (t)gt 0 2 SG (M; !) et A son générateur in…nitésimal.Si


x 2 X; alors :
Z t
T (s) xds 2 D (A) ;
0

et on a l’égalité :
Z t
A T (s) xds = T (t) x x; 8t 0:
0

Preuve. Soient x 2 X et h > 0: Alors :

Z t Z Z
T (h) I 1 t 1 t
T (s) xds = T (s + h) xds T (s) xds
h 0 h 0 h 0
Z Z
1 t+h t
= T (u) xdu T (s) xds
h h 0
Z Z Z
1 t+h 1 h 1 t
= T (u) xdu T (u) xdu T (s) xds
h 0 h 0 h 0
Z Z
1 t+h 1 t
= T (u) xdu T (s) xds:
h t h 0

Par passage à limite pour h ! 0 et compte tenu du lemme 1.1.1, on obtient :

Z t
A T (s) xds = T (t) x x; 8t 0:
0

et :
Z t
T (s) xds 2 D (A) :
0

Théorème 1.1.1 Soient fT (t)gt 0 2 SG (M; !) et A son générateur in…nitésimal.Alors


x 2 D (A) et Ax = y; si et seulement si :

Z t
T (t) x x= T (s) yds; 8t 0:
0

10
Preuve. ) Si x 2 D (A) et Ax = y, alors on a :

d
T (s) x = T (s) Ax = T (s) y; 8s 2 [0; t] ; 8t 0;
ds

d’où :
Z t Z t
d
T (s) yds = T (s) xds = T (t) x x; 8t 0;
0 0 ds

(= Soient x; y 2 X tel que :

Z t
T (t) x x= T (s) yds; 8t 0;
0

Alors on a :
Z t
T (t) x x 1 d
= T (s) yds; 8t 0;
t t 0 ds

d’où
Z t
T (t) x x 1 d
lim = lim T (s) yds = T (0) y = y; 8t 0;
h!0 t h!0 t 0 ds

compte tenu du lemme 1.1.1 Finalement on voit que x 2 D (A) et Ax = y:

Théorème 1.1.2 Soient fT (t)gt 0 2 SG (M; !) et A son générateur in…nitésimal.Alors :

1. D (A) = X:

2. A est un opérateur fermé.

Preuve. On a :

1. Soient x 2 X et tn > 0, n 2 N; tel que lim tn = 0: Alors :


n!1

Z tn
1
xn = T (s) xds 2 D (A) ; 8n 2 N;
tn 0

d’où
Z tn
1
lim xn = lim T (s) xds = T (0) x = x:
n!1 n!1 tn 0

11
Par conséquent D (A) = X

2. Soit (xn )n2N D (A) tel que lim xn = x et lim Axn = y: Alors :
n!1 n!1

kT (s) Axn T (s) yk kT (s)k kAxn yk M e!t kAxn yk ;

quel que soit s 2 [0; t]. Par suite T (s) Axn ! T (s) y, pour n ! 1, Uniformément
par rapport à s 2 [0; t] : D’autre part, puisque xn 2 D (A), on a :

Z t
T (t) xn xn = T (s) Axn ds;
0

d’où :
Z t
lim [T (t) xn xn ] = lim T (s) Axn ds;
n!1 n!1 0

ou bien
Z t
T (t) x x= T (s) yds:
0

Finalement, on voit que :

Z t
T (t) x x 1
lim = lim T (s) yds = y:
t!0 t t!0 t 0

Par suite x 2 D (A) et Ax = y, d’où il résulte que A est un opérateur fermé.

On montre maintenant un résultat qui concerne l’unicité de l’engendrement pour les


C0 semi-groupe.

Théorème 1.1.3 (L’unicité de l’engendrement) Soient deux C0 -semi-groupes fT (t)gt 0

et fS (t)gt 0 ayant pour générateur in…nitésimal le même opérateur A. Alors :

T (t) = S (t) ; 8t 0:

12
Preuve. Soient t > 0 et x 2 D (A). On dé…nit l’application :

[0; t] 3 s 7! U (s) x = T (t s) S (s) x 2 D (A) :

Alors :

d d d
U (s) x = T (t s) S (s) x + T (t s) S (s) x
ds ds ds
= AT (t s) S (s) x + T (t s) AS (s) x

= 0:

Quel que soit x 2 D (A). Par suite U (0) x = U (t) x, pour tout x 2 D (A), d’où :

T (t) x = S (s) x; 8x 2 D (A) et t > 0:

Puisque D (A) = X et T (t), S (s) 2 B (X), pour tout t 0, il résulte que :

T (t) x = S (s) x; 8t 0; et x 2 X;

ou bien :
T (t) = S (s) ; 8t 0:

1.2 La caractérisation de générateur in…nitésimal de

C0-semi-groupe

Il existe de dé¤érents types de caractérisations de générateur in…nitésimal des C0 -semi-


groupe de contraction, mais nous citons les deux plus important :

13
Lemme 1.2.1 Soit A est un opérateur linéaire dont (A) [0; +1[ :Si :

k n
R ( : A)n k M; pour n = 1; 2; ::; > 0: (1.1)

Alors il existe norme j:j sur X qui est équivalent à la norme d’origine k:k sur X satisfait :

kXk jxj M jxj ; pour x 2 X: (1.2)

Et
j R ( : A) xj jxj ; pour x 2 X; > 0: (1.3)

Preuve. Soit > 0 et


kxk = sup k n
R ( : A)n xk : (1.4)
n 0

Alors évidement :
kxk kxk M kxk : (1.5)

Et
k R ( : A)k 1: (1.6)

On prétend que :

k R ( : A)k 1 pour 0 < < : (1.7)

En e¤et, si y = R ( : A) x puis y = R ( : A) (x + ( ) y) et par 1:6

1 1
kyk kxk + 1 kyk :

D’où kyk kxk tel que revendiqué. D’aprés 1:5 et 1:7 suit que :

k n
R ( : A)n xk k n
R ( : A)n xk kxk pour 0 < < : (1.8)

14
Prendre le sup n > 0 sur le côté à gauche de 1.8 implique que :

kxk kxk pour 0 < :

En…n on dé…nit :
jxj = lim kxk : (1.9)
!+1

Alors, 1.2 découle de 1.5.Prendre n = 1 dans 1.8. On’a : k R ( : A) xk kxk et 1.3


suit aprés avoir laissé ! 1:

Lemme 1.2.2 Soit fBY g ; y 2 est une famille d’opérateurs linéaires faisant d’exploita-
tions uniformément borné. Alors il existe une norme équivalente sur X pour laquelle tout
le By sont des contractions si est seulement si il y a constant M tel que :

kBy1 By2 :::Bym xk M kxk : (1.10)

Pour chaque sous-ensemble …ni fy1 ; y2 ; :::; ym g de . En e¤et, il est clair que s’il y a une
telle norme équivalente 1.10 est satisfait. D’autre part, si 1.10 est satisfait on dé…nit :

jxj = sup kBy1 By2 :::Bym xk ; (1.11)

où le sup est prise sur tous sous ensembles …nis de , et j:j est la norme equivalente désirée,
la condition plus faible :

Byn x M kxk pour chaque :y 2 et n 0: (1.12)

n’est pas su¢ sant, en général pour assurer l’éxistance d’une norme équivalente sur X
pour laquelle tous les By sont des contractions.Dans une cas spécial quand = R+ et
By = R (y : A) pour certains opérateurs linéaires …xes A. Le lemme précédents montre que
la condition la plus faible 1.12 su¢ t assurer une telle norme équivalente.

15
Théorème 1.2.1 A opérateur linéaire est le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe
T (t), satisfaisant kT (t)k M (M 1), si est seulement si :

1. A est fermé et D (A) est dense dans X.

2. L’ensemble résolvant (A) de A contient R+ et

kR ( : A)n M n
k pour > 0; n = 1; 2; :::

Preuve. Soit T (t) C0 -semi-groupe dans un espace de Banach X et soit A son gé-
nérateur in…nitésimal. Si la norme en X est changée en une norme équivalente T (t)
dit un C0 -semi-groupe sur X avec la nouvelle norme. La générateur in…nitésimal A
ne change pas , ni le fait que A soit fermé et dense changement dé…ni lorsque nous
passons à une norme équivalente sur X. tout cela sont les propriétés topologiques
qui sont indépendentes de la norme équivalente perticulière dont X est doté.

Soit A est un générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe satisfaisant kT (t)k M.


Dé…nie :
jxj = sup kT (t) xk : (1.13)
t 0

Alors :
kxk jxj M kxk : (1.14)

Et donc j:j est une norme sur X qui est équivalente à la norme d’origine k:k sur X.
En outre,
jT (t) xj = sup kT (s) T (t) xk sup kT (s) xk = jxj (1.15)
s 0 s 0

et T (t) est C0 -semi-groupe de contractions sur X doté avec la norme j:j. Il découle
du théorème de Hille-Yosida et les remarques au début de la preuve, que A est fermé

16
1
et dense et que jR ( : A)j pour > 0.Donc d’aprés 1.14 et 1.15 on’a :

kR ( : A)n xk jR ( : A)n j x jxj M kxk ;

et les conditions (1) et (2) sont nécessaires.

Soit les conditions (1) et (2) sont satisfait. D’aprés le lemme 1.2.1 il existe une norme
j:j sur X satisfaisante 1.2 et 1.3.Considérant X avec cette norme, est un opérateur fermé
1
et dense avec (A) ]0; 1[ et jR ( : A)j pour > 0. Donc par le théorème de
Hille-Yosida,A est aussi un générateur in…nitésimal de T (t) et,

kT (t) xk jT (t) xj jxj M kxk ;

alors kT (t)k M au besoin. Les conditions (1) et (2) sont-ils également su¢ sants.

Si T (t) est un C0 -semi-groupe général sur X alors, il y a des constants M 1 et ! tel que

kT (t)k M e!t : (1.16)

!t
Considérer le C0 -semi-groupe S (t) = e T (t) alors kS (t)k M et A un générateur
in…nitésimal de T (t) si et seulement si A !I est un générateur in…nitésimal de S (t). En
utilisant ces remarques avec théorème nous obtenons.

Théorème 1.2.2 A un opérateur linéaire A est un générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-


groupe T (t) satis…sant kT (t)k M e!t , si et seulement si

1. A est fermé et D (A) est dense dans X.

2. L’ensemble résolvant (A) de A contient le rayon ]!; 1[ et

M
kR ( : A)n k pour > !; n = 1; 2; ::: (1.17)
( !)n

17
Corollaire 1.2.1 Si A générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe T (t) alors D (A) le
domaine de A est dense sur X tel que A est un opérateur liéaire fermé.

Remarque 1.2.1 La condition que chaque réel , > !, soit dans l’ensemble résolvant
de A avec l’estimation 1.17 implique que chaque complexe satisfaisant Re > ! est dans
l’ensemble résolvant de A et

M
kR ( : A)n k pour > !; n = 1; 2; ::: (1.18)
(Re !)n

Preuve. On dé…nit :
Z 1
t
R( )x = e T (t) xdt:
0

Puisque kT (t)k M e!t , R ( ) est bien dé…ni pour chaque satisfaisant Re > !.
L’identique à l’argument montre que R ( ) = R ( : A). Pour prouver 1.18 nous supposons
que Re > !, alors

Z 1 Z 1
d d t t
R ( : A) x = e T (t) xdt = te T (t) xdt:
d d 0 0

Procédant par induction, on obtient :

Z 1
dn
n
R ( : A) x = ( 1)n tn e t
T (t) xdt: (1.19)
d 0

D’autre part,à partir de l’identité résolue

R ( : A) R( A) = ( ) R ( : A) R ( : A) ;

il s’ensuit que pour chaque 2 (A), ! R ( : A) est un homorphisme et

d
R ( : A) = R ( : A)2 : (1.20)
d

18
Procédant à nouveau par induction, on trouve :

dn R ( : A)
n
= ( 1)n n!R ( : A)n+1 : (1.21)
d

Comparer les rendements 1.19 et 1.20

Z 1
n 1
R ( : A) x = tn 1 e t
T (t) xdt; (1.22)
(n 1)! 0

d’où
Z 1
n M M
kR ( : A) xk tn 1 e(! Re )t
kxk dt = kxk :
(n 1)! 0 (Re !)n

Théorème 1.2.3 Soit A un générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe T (t) sur X. Si


A est l’approximation de Yosida de A, c-à-d A = AR ( A) alors

T (t) = lim etA x:


!1

Preuve. On commence par le cas où kT (t)k M . Dans la preuve de théorème 1.2.2 on


a exposé une norme k:k sur X qui est équivalent à la norme d’origine k:k sur X et pour
lequel T (t) est C0 -semi-groupe de contractions. D’aprés le corollaire (1:5) il s’ensuit que
etA x T (t) x ! 0 comme ! 1 pour tout x 2 X.Depuis k:k est equivalente à k:k
?? tenir dans X. Dans le cas général où kT (t)k M e!t on a pour ! 0; kT (t)k M et
donc par ce qu’on vient de prouver, le résultat est valable.Il reste de prouver le résultat
pour ! > 0. Soit ! > 0 et noté ! etA est borné pour > 2!. En e¤et :

2 R(
etA =e t e :A)t

P 2 tk
kR( :A)k k
e t 1
k=0 k!
(1.23)
!
M e( !
)t
M e2!t :

19
!t
Ensuite, on considère semi-groupe uniformement borné S (t) = e T (t) dont le générateur
in…nitésimal est A !I. D’aprés la première partie de la preuve on a :

T (t) x = lim ethA !Ii +!I


x pour x 2 X (1.24)
!1

A calcul simple montre que :

(A !I) + !I = A +! + H ( ):


H( ) = 2!I ! (! + 2 ) R ( + ! : A)
= ! [!R ( + ! : A) 2AR ( + ! : A)] :

1
Il est facile de véri…er que kH ( )k 2!I + (2! + ! 2 ) M et x 2 D (A) kH ( ) xk
1
M (! 2 kxk + 2! kAxk) ! 0 comme ! 1. Donc H ( ) x ! 0 comme ! 1 pour
chaque x 2 X. Depuis :

etH( ) x x tetkH( )k
kH ( ) xk :

On’a
lim etH( ) x = x pour x 2 X: (1.25)
!1

En…n, puisque H ( ) et A +! sont commutatif on’a :

etA x T (t) x etA +tH( !)


x T (t) x + etA etH( !)
x x : (1.26)

Comme ! 1 le premier terme du côté droit tend à zéro de 1.24 tandis que le second
terme tend à zéro de 1.23 et 1.25.Donc :

lim etA x = T (t) x pour x 2 X;


!1

20
et le preuve est complet.

Corollaire 1.2.2 Soit A un générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe de contraction.


Si A l’approximation de Yosida. Alors :

T (t) x = lim etA x:


!1

21
Chapitre 2

Théorèmes
Hille-Yosida/Lumer-Phillips

2.1 Théorème de Hille-Yosida

Théorème 2.1.1 A opérateur linéaire non borné, A est un générateur in…nitésimal d’un
C0 -semi-groupe de contraction T (t), t 0 si et seulement si :

i A est fermé et D (A) = X.

ii L’ensemble résolvant (A) de A contient R+ et pour tout >0

1
kR ( : A)k : (2.1)

Preuve. (Preuve de la nécessité du théorème)

Si A est générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe alors est borné et d’aprés le colloraire


1.2.1 D (A) = X. Pour > 0 et soit x 2 X

R1 t
R( )x = e T (t)xdt: (2.2)
0

22
Comme t ! T (t)x est continu et uniformément borné l’intégral existe en tant que l’integral
de Riemann improper et dé…ni un opérateur linéaire borné R ( ) satisfaisant :

R1 t 1
k R( )x k e k T (t)x k dt kxk : (2.3)
0

Donc, pour h > 0

T (h) I 1
R1 t
h
R( )x = h
e (T (t + h) x T (t) x) dt
0
R1 R1 (2.4)
e h 1 e h
t t
= h
e T (t) xdt h
e T (t) xdt:
0 0

Comme h # 0 la limite droite de 2.4 converge vers R ( ) x x. Ce qui implique que pour
tout x 2 X et > 0, R ( ) x 2 D (A) et AR ( ) = R ( ) I, ou :

( I A) R ( ) = I: (2.5)

Pour x 2 D (A) on’a :

R1 t
R1 t
R ( ) Ax = e T (t) Axdt = e AT (t) xdt
0 0
R1 (2.6)
t
=A e T (t) xdt = AR ( ) x:
0

On’a pour x 2 D (A), T (t) x 2 D (A) et

d
T (t) x = AT (t) x = T (t) Ax:
dt

Et on’a A est fermé. D’aprés 2.5 et 2.6 il s’ensuit que :

R( )( I A) x = x pour x 2 D (A) : (2.7)

23
Ainsi, R ( ) est l’inverse de I A, il existe pour tout > 0 et satisfait à l’estimation
souhaitée 2.1. Les conditions (i) et (ii) sont là pour la necessité.

A…n de prouver que les conditions (i) et (ii) sont pour que A: soit un générateur in…nité-
simal d’un C0 -semi-groupe de contraction on aura besoin de quelque lemme.

Lemme 2.1.1 Soit A satisfait la condition (i) et (ii) de théorème 2.1 et R ( : A) =


1
( I A) puis :
lim R ( : A) x = x pour x 2 X (2.8)
!1

Preuve. Supposant que x 2 D (A) puis :

k R ( : A) x xk = kAR ( : A) xk
= kR ( : A) Axk
1
kAxk :

Mais D (A) est dense dans X et tends vers 0 comme !1

k R ( : A)k 1: Donc R ( : A) x x comme ! 1 pour tout x 2 X. Maintenant


pour tout > 0, l’approximation de A donnée par

2
A = AR ( : ) = R( : ) I: (2.9)

A est l’approximation de A:

Lemme 2.1.2 Soit A satisfait les conditions (i) et (ii) du théorème de Hille-Yosida. Si
A est l’approximation de Yosida de A. Alors :

lim A x = Ax pour x 2 D (A) : (2.10)


!1

24
Preuve. Pour x 2 D (A), avec lemme 2:1:1 et la dé…nition de A :

lim A x = lim R ( : A) Ax = Ax:


!1 !1

Lemme 2.1.3 Soit A satisfait les conditions (i) et (ii) de théorème 2.1.1. Si A est
l’approximation de Yosida de A. Alors est générateur in…nitésimal d’un semi-groupe de
contraction uniformément continue etA pour chaque x 2 X, , > 0 on’a :

etA x etA x t kA x A xk : (2.11)

Preuve. D’aprés 2.9 il est clair que A est un opérateur linéaire borné et ainsi que le géné-
rateur in…nitésimal d’un semi-groupe uniformément continue etA d’un opérateur linéaire
borné,aussi :
2 R(
etA =e t
et :A)

2 kR(
e t
et :A)k (2.12)

1:

Donc etA est un semi-groupe de contractions. Il est clair de dé…nition que etA , etA , A
et A commutatif entre eux. Par conséquent :

RI d
etA x etA x = ds
etsA et(I s)A
x ds
0
RI
t etsA et(I s)A
(A x A x) ds
0

tkA x A xk:

25
Preuve. (Preuve de théorème su¢ sance) Soit x 2 D (A) :Alors

etA x etA x t kA x A xk
(2.13)
t kA x Ax k +t k Ax A xk :

De 2.13 et le lemme 2.1.2 il s’ensuit que pour x 2 D (A),etA x converges comme !1


et la convergence est uniforme aux intervalles bornées. Puisque D (A) dense en X et
etA 1, il s’ensuit que :

lim etA x
= T (t) x pour tout x 2 X: (2.14)
!1

La limite dans 2.14 est à nouveau uniforme à l’intervalle borné. De 2.14 il s’ensuit que la
limite T (t) satisfait les propriétés des semi-groupe que T (0) = I et que kT (t)k 1.Aussi
t ! T (t) x est continue pour t 0 comme une limite uniforme de fonction continue
t 7 ! etA x. Donc T (t) est C0 -semi-groupe de contractions sur X.

Pour conclure la preuve on’a montrer A est un générateur in…nitésimal de T (t).

Soit x 2 D (A) puis en utilisant 2.14


Rt Rt
et on’a x 2 X; T (s) xds 2 D (A) et A T (s)xds = T (t)x x:
0 0

On’a
Rt
T (t)x x = lim (etA x x) = lim etA xds
!1 !1 0
Rt (2.15)
= T (s) Axds:
0

La dernière égalité découle de la convergence uniforme de etA A x à T (t)Ax dans l’in-


tervalles bornés. Soit B est un générateur in…nitésimal de T (t), il résulte de la condition
nécessaire que I 2 (B). D’autr part, on suppose que I 2 (A) (l’hypothèse (ii)). Depuis
1
B w A; (I B) D (A) = (I A) D (A) = X implique que : D (B) = (I B) X = D (A)
donc A = B.

Corollaire 2.1.1 Soit A générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe de contractions T (t).

26
Si A est l’approximation Yosida de A, alors :

T (t)x = lim etA x pour x 2 X: (2.16)


!1

Preuve. D’aprés la preuve de théorème 2.1.1 il s’ensuit que la côté droite de 2.16 dé…ni un
C0 -semi-groupe de conntraction, S(t), dont A est générateur in…nitésimal. De théorème
(Soit T (t) et S (t) sont des opérateurs bornés de C0 -semi-groupe avec les générateurs
in…nitésimals A et B respectivement. Si A = B alors T (t) = S(t) pour t 0.)alors
T (t) = S(t).

Corollaire 2.1.2 Soit A est générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe de contraction


T (t). L’ensemble résolvant de A contient le demi plan d’ouvert droite c-à-d : (A) w
f : Re > 0g et pour un tel

1
kR ( : A)k : (2.17)
Re

R1 t
Preuve. L’opérateur R ( ) x = e T (t) xdt est bien dé…ni pour satisfait Re > 0.
0
1
Dans la preuve de théorème nécessaire 2.1.1 on montre que R ( ) = ( I A) et donc
(A) w f : Re > 0g.Cette estimation 2.17 pour R ( ) est évidente.

Exemple 2.1.1 Soit X = BU [0; 1[, c’est l’espace de toute les fonctions non formelle-
ment bornés dans [0; 1[. Dé…ni

(T (t) f ) (x) = f (t + s) : (2.18)

T (t) est C0 -semi-groupe de contractions dans X. A Son générateur in…nitésimal donné


par
D (A) = ff : f et f 0 2 Xg (2.19)

27
Et
(Af ) (s) = f 0 (s) pour f 2 D (A) : (2.20)

D’aprés le corollaire 2.1.2 on sait que (A) f : Re > 0g. Pour tout complexe l’equa-
tion ( A) ' = 0 a la solution non triviale ' (s) = e s . Si Re 0; ' 2 X et donc le
demi-plan gauche fermé est le spetre (A) sur A.

Soit T (t) est C0 -semi-groupe satisfait kT (t)k e!t (pour certains ! 0).Considérer
!t
S(t) = e T (t). S(t) est évidement un C0 -semi-groupe de contractions. Si A est un gé-
nérateur in…nitésimal de T (t) alors A !I est générateur in…nitésimal de S(t). D’autre
part, si A est générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe de contractions S(t). Alors
A + !I est générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe T (t) satisfait kT (t)k e!t . En
e¤et, T (t) = e!t S(t). Ces remarques nous amènent à la caractérisation de générateur
in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe satisfait kT (t)k e!t .

Corollaire 2.1.3 A opérateur lineaire, A générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe


satisfait kT (t)k e!t si et seulement si :

1. A est fermé et D (A) = X:

2. L’ensemble résolvant (A) de A contient le rayon f : Im = 0; > !g et pour un


tel
1
kR ( : A)k : (2.21)
!

On conclut avec un résultat souvent utile pour prouver qu’un opérateur donné satisfait
à la condition su¢ sante du théorème de Hille-Yosida est donc le générateur in…nitésimal
d’un C0 -semi-groupe de contractions.

Soit X un espace de Banach et soit X son dual. On note la valeur de x 2 X à x 2 X


par hx ; xi ou hx ; xi. Si A un opérateur linéaire sur X; S(t) son plage numérique est
l’ensemble :

S(A) = fhx ; Axi : x 2 D (A) ; kxk = 1; x 2 X ; kx k = 1; hx ; xi = 1g (2.22)

28
Théorème 2.1.2 Soit A un opérateur linéaire fermé avec un domaine dense D (A) sur
P
X. Soit S (A) est un plage numérique de A et soit est le complément de S (A) dans C.
P P
Si 2 alors I A est un à un et plan fermé. En outre, si 0 est un composant de
P P
satisfait (A) \ 0 6= ? alors le spectrede de A est contient dans le complément S0 de
P
0 et

1
kR ( : A)k ; (2.23)
d ( : S (A))

où d : S (A) est la distence de de S (A):

P
Preuve. Soit 2 . Si x 2 D (A) ; kxk = 1; x 2 X ; kx k = 1 sont hx ; xi = 1 alors

0<d : S (A) j hx ; Axij k x Axk ; (2.24)

et donc I A est un à un et son plan fermé. Si en outre 2 (A) alors 2.24 implique
que 2.23 et
1
d : S (A) kR ( : A)k : (2.25)

P P
Il reste à montrer que si 0 est le composant de
qui a intersection non vide avec
P
l’ensemble résolvant (A) de A alors (A) v S0 . A cela considérer l’ensemble (A) \ 0 .
P P
Cet ensemble est évidemment ouvert dans 0 . Mais tout est fermé en 0 depuis n 2
P P
(A) \ 0 et n ! 2 0 implique que pour n assez grand que d( n : S (A)) 12 d( :
S (A)) > 0 et par conséquence de l’assez grand j nj <d n : S (A) . De 2.25 alors
s’ensuit que le grand n, est dans une boule de rayon inférieur à kR ( n : A)k 1 centré à
P P
n tout en impliquant que 2 (A) et donc (A) \ 0 est fermé en 0 . La connexité de
P P P P
0 alors implique que (A) \ 0 = 0 où (A) 0 alors est équivalent à (A) v S0 :

29
2.2 Théorème de Lumer-Phillips

Dé…nition 2.2.1 Soit X espace be Banach muni de la norme k:k, et soit X l’espace dual
du X posons :
F (x) = x 2 X ; hx; x i = kxk 2 = kx k 2 :

On dit que l’opérateur A : D (A) v X ! X est dissipatif si pour tout x 2 X,il existe
x 2 F (x) tel que :

Re hAx; x i 0:

Proposition 2.2.1 Un opérateur linéaire A : D (A) v X ! X est dissipatif si et seule-


ment si pour tout > 0 on a :

k( I A) xk kxk 8x 2 D (A) :

Preuve. Supposons que l’opérateur A : D(A) v X ! X est dissipatif donc pour tout
x 2 X, il existe x 2 F (x) tel que :

Re hAx; x i 0:

Si > 0 alors on’a :

k( I A)xk kxk = k( I A) xk kx kx jh( I A) x; x ij


Re h( I A) x; x i = Re ( x; x ) Re (Ax; x )
kxk 2 :

Donc :
k( I A) xk kxk :

30
D’autre part soit A : D(A) v X ! X tel que pour tout > 0 et x 2 D (A) on a :

k( I A) xk kxk :

Soit Y 2 F (( I A) x) donc :

h( I A) x; Y i = k( I A) xk 2
= kY k :

D’où
kY k = k( I A) xk kxk

Posons :
Y
z = :
kY kx

Soit B X la boule unité de X tel que

B X = fx 2 X ; kx kX 1g ;

et @B X sa frontière, donc z 2 @B X . De plus

kxk k( I A) xk
1
= kY k
h( I A) x; Y i
D E
( I A)x; kYY k

h( I A) x; z i (2.26)

Re h x; z i Re hAx; z i
jh x; z ij Re hAx; z i
kxk kz k Re hAx; z i :

31
Donc
Re hAx; z i 0:

D’où
Re hAx; z i hAx; z i kAxk ;

et d’aprés 2.26 on a :
kxk Re hx; z i + kAxk

Par suite
1
Re hx; z i kxk kAxk ;

et d’aprés le théorème (Banach-Aloglu-Bourbaki) la boule B X est compact pour la to-


pologie faible, (X ; X) et puisque X est un espace de Banach donc de tout suite
de B X on peut éxtraire une sous suite convergente. Par suite il existe une sous suite
z >0
(z ) >0 et il existe z 2 B X tel que : z ! z si ! +1 pour la topologie
faible, car
Re Ax; z 0;

et
1
Re Ax; z kxk kAxk :

On obtient par passage à limite pour ! +1

Re hAx; z i 0 et Re hx; z i kxk :

Mais comme
Re hx; z i jhx; z ij kxk :

32
Alors :
hx; z i = kxk

On pose :
x = kxk z

Il vient
hx; x i = hx; kxk z i

Ainsi on a :
x 2 F (x) et Re hAx; x i 0:

Proposition 2.2.2 Soit A : D(A) v X ! X un opérateur dissipatif s’il existe 0 > 0 tel
que
Im ( 0I A) = X:

Alors, pour tout > 0 on’a :


Im ( I A) = X:

Preuve. Soient A : D(A) v X ! X un opérateur dissipatif et 0 > 0 tel que

Im ( 0I A) = X:

D’aprés la proposition précédente on’a :

k( 0I A) xk 0 kxk 8x 2 D (A) ;

et comme Im( 0I A) = X il résulte que ( 0I A) 2 InvBX . Donc 0 2 (A) :

33
Soit (xn )n 0 D(A) tel que xn ! x et Axn ! y si n ! +1 on’a :

( 0I A) xn ! 0x y si n ! +1:

Par suite
xn = R ( 0 ; A) ( 0 I A) xn ! R ( 0 ; A) ( 0 x y) :

On obtient
R( 0 ; A) ( 0 x y) = x:

Comme
Im R ( 0 ; A) 2 D (A) :

Donc x 2 D(A):

De plus
( 0I A) x = 0x y:

D’où
Ax = y:

Par conséquent A est un opérateur fermé.

D’autre part on pose = f 2 [0; +1[ ; Im ( I A) = Xg

Soit 2 , comme A est un opérateur dissipatif on’a :

k( 0I A) xk kxk 8x 2 D (A) :

D’où il résulte que 2 (A), et puisque (A) est une ensemble ouvert il existe un voisinage
# de contenu dans (A), et comme

# \ ]0; +1[ :

34
Donc : est un ensemble ouvert.

Soit ( n )n 0 tel que n ! . Comme :

Im ( nI A) = X 8n 2 N:

Donc 8y 2 X; 9xn 2 D(A) tel que

( nI A) xn = y 8n 2 N:

Par suite, il existe C > 0 tel que :

1
kxn k kyk C 8n 2 N:
n

Par conséquent

n kxn xm k k( mI A) (xn xm )k
= k( mI A)xn ( mI A)xm k
= k( m xn Axn yk
=k m xn n xn + n xn Axn yk
=k ( m n ) xn +y yk
=j m n j kxn k

Cj m nj ! 0:

D’où il résulte que (xn )n 0 est une suite de Cauchy car X est un espace de Banach.

Donc (xn )n 0 converge vers un point x 2 X. alors on en déduit que :

Axn ! x y si n ! +1:

et comme A est un opérateur fermé, on obtient x 2 D(A) et x Ax = y:

35
Par suite
Im ( I A) = X et 2 :

Donc est fermé dans ]0; +1[ et puisque 2 on déduit que =]0; +1[:

Dé…nition 2.2.2 Un semi-groupe fT (t)gt 0 de classe C0 est appelle semi-groupe de contrac-


tion de classe C0 si l’on a :

kT (t)k 1 pour tout t 0:

Théorème 2.2.1 (Lumer-Phillips)

Soit A : D(A) v X ! X un opérateur tel que D(A) = X alors A est le générateur


in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe de contraction si et seulement si :

1- A est dissipatif.

2- Il existe > 0 tel que I A est surjectif.

Preuve. Si A est le générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe de contraction fT (t)gt 0

d’aprés le théorème de Hille-Yosida on’a : ]0; +1[v (A). Par suite I A est surjectif
pour tout > 0, si x 2 D(A) et x = F (x) on’a :

jhT (t) x; x ij kxk kT (t) xk kxk 2 :

Ainsi
Re hT (t) x x; x i = Re hT (t) x; x i kxk 2

Donc :
T (t) x x
lim ;x 0:
t!0 t

36
Par suite
Re hAx x; x i 0:

Réciproquement si A est dissipatif et pour un certaine 0 > 0 l’opérateur I A est


surjectif

D’apeés la proposition 2.2.2 l’opérateur A est fermé et I A est dissipatif pour tout
> 0, il résulte d’prés la proposition 2.2.1 que pour tout x 2 D(A) on a :

k( I A) xk kxk 8 > 0:

Donc :
1 1
( I A) x 8 > 0:

De plus :
]0; +1[ (A) :

Ainsi d’aprés le théorème de Hille-Yosida l’opérateur A est le générateur in…nitésimal d’un


C0 -semi-groupe de contraction.

37
Chapitre 3

Problème de Cauchy abstrait

3.1 Problème homogène de valeur initiale

Soit X un espace de banach est A : D (A) X ! X un opéraeur linéaire. Etant donné


que x 2 X, le problème de cauchy abstrait pour A est de la forme :

dU (t)
dt
= AU (t)
(ACP )
U (0) = x:

3.1.1 L’unicité de la solution de (ACP )

Lemme 3.1.1 Soit U (t) une fonction continue sur [0; T ] si

RT
0
ens U (s) ds M: n = 1; 2; ::: (3.1)

Alors : U (t) = 0 sur [0; T ] :

Preuve. Soit x 2 X , on pose ' (t) = hx ; U (t)i, donc il est évident que ' est continue
sur [0; T ] et
RT D RT E
0
ens ' (s) ds = x; 0
ens U (s) ds
(3.2)
k x k M = M1 : pour n = 1; 2; ::

38
Ce qui implique que ' (0) 0 sur [0; T ] et car x 2 X est arbitraire, il s’ensuit que :

U (t) 0 sur [0; T ] :

Considérons la serie :
P
1
( 1)k 1

k!
ekn =1 exp ( en ) :
k=1

Cette serie converge uniformement en sur un interval borné donc :

RT P
1
( 1)k 1 P
1
1 kn(t T )
RT
0 k!
ekn(t T +s)
' (s) ds k!
e ekns ' (s) ds
k=1 k=1 0 (3.3)
n(t T )
M1 exp e 1

Pour t < T le côté droit de 3.3 tend vers 0 si n ! 1. D’autre part on’a :

1 ( 1)k
RT P 1
RT
ekn(t T +s)
' (s) ds = 1 exp en(t T +s)
' (s) ds (3.4)
0 k=1 k! 0

D’aprés le théorème de convergence dominée de Lebesgue la côté droite de 3.4 converge


vers.
RT
' (s) ds si n ! 1;
T t

RT
et avec 3.3 on trouve que, pour tout 0 t T, ' (s) ds = 0. Ce qui implique ' (s) 0
t T
sur [0; T ].

Théorème 3.1.1 Soit A un opérateur linéaire de domaine dense, si R ( ; A) existe pour


Re > 0 et :
1
lim sup log kR ( ; A)k = 0: (3.5)
!1

Alors le problème (ACP ) admet au plus une solution pour tout x 2 X:

Preuve. Notons d’abord que u (t) est une solution de (ACP ) si et seulement si ezt u (t)

39
est une solution de problème de valeur initiale.

dv
= (A + zt) v; v (0) = x:
dt

Ainsi, nous pouvons e¤ectuer une translation sur A par une constante multipliée par l’iden-
tité I.

On suppose que R( ; A) existe pour tout Re ; > 0, et que 3.5 est véri…ée.

Soit u (t) une solution de (ACP ) satisfaisante u(0) = 0, on montre que u(t) 0: Consi-
dérons la fonction t ! R( ; A)u(t) pour > 0, comme u(t) est une solution de (ACP )
on’a :

d
R ( ; A) u (t) = R ( ; A) Au (t) = R ( ; A) u (t) u (t) :
dt

Ce qui implique :
Rt (t )
R ( ; A) u (t) = e u( )d (3.6)
0

De l’hypothèse 3.5 on déduit que pour tout >0:

lim e k R ( ; A) k= 0;
!1

et par conséquent 3.6 il résulte que :

Rt (t )
lim e u ( ) d = 0:
!+1 0

D’aprés le lemme 3.1.1 on déduit que u( ) = 0 pour 0 t , puisque t et étaient


arbitraire u( ) 0 pour t 0

40
3.1.2 L’existence de la solution de (ACP)

Théorème 3.1.2 Soit A un opérateur linéaire de domaine dense et de résolvant (A) non
vide. Le problème (ACP) admet une solution unique u(t) qui est continûment di¤érentiable
sur [0; +1[ pour tout valeur initiale x 2 D(A), si est seulement si A est le générateur
in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 :

Preuve. Si A est le générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 , alors d’aprés le


théorème , on résulte que pour tout x 2 X, T (t)x est l’unique solutions de (ACP) avec la
valeur initiale x 2 D(A), de plus T (t)x est continûment dé¤érentiable pour 0 t 1:

D’autre part, si le problème (ACP) admet une solution unique continûment di¤érentiable
sur [0; +1[, pour toutes les données initiales x 2 D(A), alors A est le générateur in…nité-
simal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 . On suppose maintenant que pour tout x 2 D(A) le
problème (ACP) admet une unique solution u(t) continûment di¤érentiable sur [0; +1[.

Pour x 2 D(A) on dé…nit la norme du graphe

kxkG = kxk + kAxk :

Puisque (A) 6= ; ; donc D(A) muni de la norme du graphe est un espace de Banach notons
par [D(A)].Soit Xt0 l’espace de Banach des fonction continues de [0; t0 ] dans [D(A)] muni
de la norme usual. Nous considérons l’application

S : [D (A)] ! Xt0

Dé…nie par :
Sx = u (t; x) pour 0 t t0 :

D’aprés la linéairité de (ACP) et l’unicité de la solution, il est clair que S est un opérateur
linéaire dé…nie sur [D(A)]. L’opérateur S est fermé, en e¤et si xn ! x dans [D(A)] et

41
Sxn ! v dans Xt0 , donc à partir de la fermeture de A et :

Rt
u (t; xn ) = xn + 0
Au ( ; xn ) d :

Il s’ensuit que l’orsque n ! 1

Rt
v (t) = x + 0
Av ( ) d :

Ce qui implique v(t) = u(t; x) et S est fermé. Donc d’aprés le théorème du graphe fermé
S est borné, et
sup ku (t; x)kG C kxkG : (3.7)
0 t t0

On dé…nit maintenant l’application :

T (t) : [D (A)] ! [D (A)]

Par
T (t)x = u (t; x)

D’aprés 3.7 et pour 0 t t0 T (t) est uniformément borné et d’aprés la proposition 1.1.3
on peut prolonger

T (t)x = T (t xt0 ) T (t0 )n x pour nt0 t (n0 + 1) t:

à un semi-groupe sur [D(A)] satisfaisant :

kT (t)xkG M ewt kxkG :

42
Ensuite, nous montrons que :

T (t) Ay = AT (t)y pour y 2 D A2 ; (3.8)

posant
Rt
v(t) = y + 0
u (s; Ay) ds

D’où :
v 0 (t) = u(t; Ay)
Rt d
= Ay + 0 ds u (s; Ay) ds
Rt (3.9)
= A y + 0 u (s; Ay) ds

= Av (t)

Car v(0) = y, on a d’aprés l’unicité de la solution de (ACP)

v(t) = u(t; y)

Donc
Au(t; y) = v0 (t) = u(t; Ay)

Maintenant, puisque D(A) est dense dans X, et d’aprés l’hypothèse (A) 6= ;, D(A2 ) est
aussi dense dans X. Soient 0 2 (A) ; 0 6= 0 et y 2 D(A2 ) si x = ( 0 I A)y, et d’aprés
3.8 on’a :
T (t) x = ( 0 I A) T (t) y

D’où
kT (t)xk k( 0 I A)T (t)yk
C kT (t) ykG (3.10)

C1 ewt kxk :

Mais
kykG = kyk + kAyk C2 kxk :

43
Ce qui implique
kT (t) xk C2 kxk (3.11)

Donc T (t) peut être prolongé par la continuité à tout X, reste à montrer que A est le
générateur in…nitésimal de T (t). Notons par A1 le générateur in…nitésimal de T (t), si
x 2 D(A) on a d’aprés la dé…nition de T (t)

T (t)x = u(t; x)

Et par l’hypothèse il résulte que :

d
T (t)x = AT (t)x pour t > 0:
dt

Ce qui implique en particulier que

d
T (t)x jt=0 = Ax:
dt

Alors A A1 :

Soient Re > w et y 2 D(A2 ), à partire de 3.8 et A A1 , on déduit que :

t t t
e AT (t) y = e T (t) Ay = e T (t) A1 y (3.12)

Et par d’intégration 3.12 de 0 à 1 on trouve :

AR ( ; A1 ) y = R ( ; A1 ) A1 y: (3.13)

Mais
A1 R( ; A1 )y = R( ; A1 )A1 y:

44
Donc
AR( ; A1 )y = A1 R( ; A1 )y pour tout y 2 D A2

Puisque A1 R( ; A1 ) est uniformément borné, A est fermé et D(A2 ) est dense dans X, il
s’ensuit que :
AR ( ; A1 ) y = A1 R ( ; A1 ) y pourtouty 2 X:

Théorème 3.1.3 Preuve. Ce qui implique D(A) RangeR( ; A1 ) = D(A1 ) et A1 @ A.


Alors A = A1 :

Dé…nition 3.1.1 Si A est le générateur d’un semi-groupe di¤érentiable, alors pour tout
x 2 X le problème (ACP) admet une solution unique.

Preuve. L’unicité résulte de théorème 3.1.1. Si x 2 D(A) l’existence résulte de théorème


??. Si x 2 X, d’aprés la dérivabilité de T (t)x et les résultas de deusième chapitre, il s’ensuit
que pour tout x 2 X :
d
T (t)x = AT (t)x pour t > 0:
dt

et AT (t)x est lipschitz continue pour t > 0, donc T (t)x est une solution de (ACP).

Dé…nition 3.1.2 On dit que la fonction continue u : R+ ! X est solution mild du


(ACP),si
Rt
0
u(s)ds 2 D (A) pour tout t 0;

et
Rt
u (t) = A 0 u (s) ds + x:

Proposition 3.1.1 Soit (A; D(A)) le générateur d’un semi-groupe fortement continu fT (t)gt 0

alors pour tout x 2 X, la fonction :

u : t ! u(t) = T (t)x;

45
est l’unique solution mild du problème (ACP).

Preuve. Il su¢ t de montrer l’unicité de la solution zéro pour la valeur initiale x = 0, à


cette …n.On suppose que u soit solution mild du problème (ACP) pour x = 0 et prennent
t > 0, alors pour chaque s 2 [0; T ], on obtient :

d Rs Rs
T (t s) 0
u( )d = T (t s) T (t s) A 0
u( )d = 0
dt

L’intégration de cette égalité de 0 à t donne

Rt
0
u ( ) d = 0; d’où : u(0) = 0:

Selon :

Exemple 3.1.1 Soit (B; D(B)) est un opérateur fermé et non borné sur X. Sur l’espace

0=
{ 1 , on considère l’opérateur (A; D(A)) s’écrit à la forme d’une matrice A =
B 0 B C
@ A avec le domaine D(A) = D(B)
0 0
x+tBy
Alors t ! u(t) = y
est l’unique solution du problème (ACP) associée à A.

Toute fois l’opérateur A ne génère pas un semi-groupe fortement continu, puisque pour
tout 2 C on a :

x By
( A) D (A) = ; x 2 ; y 2 D (B) X D (B) 6= :
y

Donc (A) = C:

Corollaire 3.1.1 Si A est le générateur in…nitésimal d’un semi-groupe analytique alors


pour tout x 2 X le probléme (ACP) admet une solution unique.

Remarque 3.1.1 Si A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe qui n’est pas dif-
férentiable alors en général, si x 2
= D(A) le problème (ACP) n’admet pas une solution

46
unique.

Remarque 3.1.2 La fonction t ! T (t)x est appellé solution mild du problème (ACP).

Dé…nition 3.1.3 Le problème de Cauchy (ACP) est dit uniformément bien posé sur E
X (où E = X) si

1. Il existe une solution pour tout x 2 E.

2. La solution est unique pour tout T > 0 est uniformément stable pour t 2 [0; T ] par
rapport aux données initiales.

Exemple 3.1.2 On considère le problème de Cauchy

@u(x;t) @u(x(;t))
@t
+ @x
= 0; t 0; x 2 R:
(3.14)
u (x; 0) = f

Sur l’espace X = L2 (R). On peut l’écrire sous la forme suivante :

u0 (t) = Au(t); t 0
u(0) = f

d
avec A = dx
avec le domaine

D (A) = u 2 L2 (R)

Pour trouver la résolvante de A, on résolve l’équation :

( I A)g = g + g 0 = f; g 2 D(A): (3.15)

En supposant que f donné dans l’espace X . Si > 0, alors la solution est

Rx (x s)
g (s) = (R ( ; A) f ) (x) = 0
e f (s) ds; x 2 R:

47
Utilison la transformation de Fourier, il n’est pas di¢ cile de véri…er que l’état Hille-Yosida

1
kR ( ; A)k :

est véri…ée pour > 0. Ainsi 3.14 est uniformément bien posé sur D(A). D’autre part, A
est le générateur d’un C0 -emi-groupe dé…ni par :

(T (t)f )(x) = f (x t); x 2 R; t 0:

Et pour tout f 2 D(A), la fonction :

u(x; t) = (T (t)f )(x); t 0; x 2 R;

est l’unique solution de 3.14, Ce qui est stable par rapport à f:Maintenant, on considère
le problème de Cauchy 3.14 sur l’espace X = L 2 [0; +1[. Dans ce cas,

D(A) = u 2 L2 [0; +1[ u0 2 L2 [0; +1[ ; u (0) = 0 :

et
Rx (x s)
(R( ; A)f )(x) = 0
e f (s) ds; > 0; x 2 [0; +1[ :

Le C0 -semi-groupe engendré par A est dé…ni par :

f (x t)
(T (t)f )(x) = ;x t:
0; 0 x t

En…n, si X = L2 [0; +1[ et

D(A) = u 2 L2 [0; +1[ u0 2 L2 [0; +1[ ; u(0) = 0 :

Alors pour tout > 0 n’appartiennent pas à l’ensemble résolvante de A. Dans ce cas,3.14

48
est résoluble que pour f 0.

3.2 Le problème non homogène de valeur initiale

Nous considérons le problème de Cauchy non homogène de valeur initiale suivant :

du(t)
dt
= Au(t) + f (t); t > 0:
(iACP )
u(0) = x

Où f : [0; T [! X

3.2.1 L’unicité de la solution de problème (iACP)

Dé…nition 3.2.1 Une fonction u : [0; T [! X est une solution classique de problème
(iACP) sur [0; T [ si :

1. u est continue sur [0; T [.

2. u est continûment di¤érentiable sur ]0; T [:

3. u(t) 2 D(A) pour 0 < t < T et le problème (iACP) est véri…é sur [0; T [:

Proposition 3.2.1 Soit fT (t)gt 0 un C0 -semi-groupe engendré par A et soit u une so-
lution de problème (iACP), alors la fonction g(s) = T (t s)u(s) est di¤érentiable pour
0 < s < t ,et

dg
ds
= AT (t s) u (s) + T (t s) u0 (s)
= AT (t s) u (s) + T (t s) Au (s) + T (t s) f (s) (3.16)

= T (t s) f (s) :

Remarque 3.2.1 Si f 2 L1 (0; T ; X) alors T (t s)f (s) est intégrable et l’intégration 3.16
de 0 à t donne
Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds: (3.17)

49
Par conséquent on a le corollaire suivant :

Corollaire 3.2.1 Si f 2 L1 (0; T ; X) alors pour tout x 2 X le problème (iACP) admet au


plus une solution, cette solution si elle existe s’ecrit sous la forme

Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds:

Remarque 3.2.2 Pour tout f 2 L1 (0; T ; X) la côté droite de (2 :2) est une fonction
continue sur [0; T ].

On peut le considérer comme solution généralisée du problème (iACP), même si ce n’est


pas di¤érentiable et ne satisfait pas strictement l’équation dans le sens de la dé…nition
précédent.

Dé…nition 3.2.2 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 , soit


x 2 X et f 2 (0; T ; X) la fonction u 2 C([0; T ] : X) donne par :

Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds; 0 t T;

est la solution mild du problème (iACP) sur [0; T ].

Remarque 3.2.3 La dé…nition de la solution mild du problème de valeur initiale coincide


quand f 0 à la dé…nition de T (t)x comme la solution mild de l’equation homogène
correspondant.

Il est clair que pas toute solution mild de (iACP) est une solution classique, même dans
le cas f 0.

Pour f 2 L1 (0; T ; X), le problème (iACP) admet par la dé…nition 3.2.2 une solution
mild unique.On a maintenant être intéressé à imposer autre condition sur f de sorte que
pour x 2 D(A), la solution mild devient une solution classique, et prouver que dans ces
condition,l’existence d’une solution du problème (iACP) pour x 2 D(A):

50
Remarque 3.2.4 On commence par montrer que, la continuite de f en générale n’est pas
su¢ sante pour assurer l’existence d’une solution du problème (iACP).

Exemple 3.2.1 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 et soit


x 2 X tel que T (t)x 2
= D(A) pour tout t 0. Soit f (s) = T (s)x alors f (s) est continue
pour s 0

Considérons le problème de valeur initiale

du(t)
dt
= Au (t) + T (t) x
(3.18)
u(0) = 0:

Le problème 3.18 n’est pas de solution, même si u(t) = 0 2 D(A).En e¤et la solution mild
du problème 3.18 est :

Rt
u(t) = 0
T (t s) T (s) xds = tT (t) x:

Mais tT (t)x n’est pas di¤érentiable pour t > 0 donc ne peut pas être une solution du
problème 3.18.

3.2.2 L’existence de la solution de problème (iACP)

Théorème 3.2.1 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 , soit


f 2 (0; T ; X) continue sur ]0; T ] et soit

Rt
v(t) = 0
T (t s) T (s) xds = tT (t) x: (3.19)

Le problème (iACP) admet une solution u sur [0; T [ pour tout x 2 D(A), si l’une des
condition suivantes est satisfait :

(i). v(t) est continûment di¤érentiable sur [0; T [ :

51
(ii). v(t) 2 D(A) pour 0 < t < T et Av(t) est continue sur ]0; T [ si le problème (iACP)
admet une solution u sur [0; T [ pour certains x 2 D(A) alors v satisfait à la fois (i)
et (ii).

Preuve. Si le problème (iACP) admet une solution u pour certain x 2 D(A), alors cette
solution est donne par 3.17, par conséquent :

v(t) = u(t) T (t)x:

est di¤érentiable pour t > 0, (di¤érence de deux fonctions di¤érentiable) et

v 0 (t) = u0 (t) T (t)Ax;

est continue sur ]0; T [.

Donc (i) est véri…ée de plus si x 2 D(A), T (t)x 2 D(A) pour t 0 alors

v(t) = u(t) T (t)x pour t > 0:

et
Av(t) = Au(t) + AT (t)x = u0 (t) f (t) T (t)Ax:

est continue sur ]0; T [ donc (ii) est véri…ée.D’autre part, pour h > 0 on a :

T (h) I v (t + h) v (t) 1 R t+h


v (t) = T (t + h s) f (s) ds: (3.20)
h h h t

De la continuité de f , il est claire que le second terme de la côté droite de 3.20 admet la
limite f (t) quand h ! 0.

Si v(t) est continuement di¤érentiable sur ]0; T [, il résulte de 3.20 que v(t) 2 D(A) pour
0 < t < T et Av(t) = v 0 (t) f (t).

52
Puisque v(0) = 0 ; il en résulte que u(t) = T (t)x + v(t) est une solution du problème
(iACP), pour x 2 D(A).

Si v(t) 2 D(A), il résulte de 3.20 que v(t) est di¤érentiable à de t et la dérivée droite
D+ v(t) de v véri…ant :
D+ v(t) = Av(t) + f (t):

Puisque D+ v(t) est continue, v(t) est continûment di¤éretiable et v 0 (t) = Av(t) + f (t). Et
car v (0) 0, u(t) = T (t)x + v(t) est la solution de problème (iACP) pour x 2 D(A)

Les deux corollaires suivants sont des conséquence du théorème précident.

Corollaire 3.2.2 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 . Si


f (s) est continuement diérentiable sur [0; T ], alors le problème (iACP) admet une solution
u sur [0; T [, pour tout x 2 D(A).

Preuve. On a :
Rt
v(t) = 0
T (t s) f (s) ds
Rt (3.21)
= 0 T (t)f (t s)ds:

Donc v(t) est di¤érentiable pour t > 0 et que sa dérivée

Rt
v 0 (t) = T (t)f (0) + 0
T (s)f 0 (t s) ds
Rt
= T (t)f (0) + 0
T (t s) f 0 (s) ds:

est continue sur ]0; T [. Le résultat découle donc du théorème ??.

Corollaire 3.2.3 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 . Soit


f 2 L1 (0; T ; X) une fonction continue sur ]0; T [.

i- Si f (s) 2 D(A) pour 0 < t < T et Af (s) 2 L1 (0; T ; X), alors pour tout x 2 D(A) le
problème (iACP) admet une solution sur [0; T [:

53
Preuve. D’aprés la condition i) il en résulte que pour s > 0; T (t s)f (s) 2 D(A) et que

AT (t s)f (s) = T (t s)Af (s):

est intégrable. par conséquent v(t) dé…nie par 3.19 véri…ant v(t) 2 D(A) pour t > 0 et

Rt
Av (t) = A 0 T (t s) f (s) ds
Rt
= 0 T (t s) Af (s) ds

est continue d’aprés le théorème 3.2.2

Soit f 2 L1 (0; T ; X). Si u est la solution mild de problème (iACP) sur [0; T ], alors pour
tout T 0 < T , u est la limite uniforme sur [0; T 0 ] de la solution du problème (iACP)

Preuve. Supposons que k T (t) k M ewt , soient xn 2 D(A) satisfaite xn ! x et fn 2


C 1 ([0; T ]; X) satisfaite fn ! f dans L1 (0; T ; X). D’aprés le corollaire 1.2.1 on a :

pour chaque n 1 le problème de la valeur initiale :

dun (t)
dt
= Aun (t) + fn (t)
(3.22)
un (0) = xn

admet une solution un (t) sur [0; T ] satisfaisant

Rt
un (t) = T (t)xn + 0
T (t s) fn (s) ds

Si u est la solution mild de problème (iACP) sur [0; T ] alors

Rt
k un (t) u(t) k M ewt k xn x k + 0 M ew(t s) kfn (s) f (s)k ds
Rt (3.23)
!T
Me kxn xk + 0 kfn (s) f (s)k ds :

Par suite u est une limite uniforme.

Dé…nition 3.2.3 Une fonction u qui est dérivable presque partout sur [0; T ] tel que u0 2

54
L1 (0; T ; X) est appelée une solution forte du problème (iACP) si u(0) = x et u0 (t) =
Au(t) + f (t) presque partout sur [0; T ] :

Théorème 3.2.2 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 , soient


f 2 L1 (0; T ; X) et
Rt
v(t) = 0
T (t s) f (s) ds; 0 t T:

Le problème (iACP) admet une solution forte u sur [0; T ] pour tout x 2 D(A), si l’une
des conditions suivantes est véri…ée.

i)- v(t) est di¤érentiable sur [0; T ] et v 0 (t) 2 L1 (0; T; X):

ii)- v(t) 2 D(A) sur [0; T ] et Av(t) 2 L1 (0; T; X):

Si le problème (iACP) admet une solution forte u sur [0; T ] pour certaine x 2 D(A) alors
v véri…ant les deux condition (i) et (ii).

Un conséquent de théorème ?? on a :

Corollaire 3.2.4 Soit A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 , si f


est di¤érentiable presque partout sur [0; T ] et f 0 2 L1 (0; T; X) alors pour tout x 2 D(A) ,
le problème (iACP) admet une unique solution forte sur [0; T ].

En général la continuité de lipschitz de f sur [0; T ] n’est pas su¢ sante pour assurer l’exis-
tence d’une solution forte de (iACP) pour x 2 D(A), toute fois, si X est ré‡exif et f est
Lipschitz continue sur [0; T ] c’est

k f (t1 ) f (t2 ) k C k t1 t2 k pour t1 ; t2 2 [0; T ]:

Par suite f est di¤érentiable presque partout et f 0 2 L1 (0; T; X):

Donc le corolaire3.2.4 implique :

55
Corollaire 3.2.5 Soit X un espace de Banach ré‡exif et A le générateur in…nitésimal
d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 sur X, si f est Lipschitz continue sur [0; T ] alors pour tout
x 2 D(A), le problème (iACP) admet une unique solution forte u sur [0; T ] donnée par :

Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds:

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Bibliographie

[1] A. Pazy- semigroups of linear operators and applications to partial equations, Springer-

Verlage, New York, 1983.

[2] E. Hille and R.S. Phillips, Functional analysis and semigroups, American Mathematical

Society, Providence, R.I,1974, third printing of the revised edition of 1957,American

Mathematical Society Colloquim Publication, Vol XXXI..

[3] .I. I- Vrabie- C0-semigroups and applications, University of Rochester New York, 2003.

[4] K. Ezzinbi, Lecture notes in functional analysis and evolution equations, African Uni-
versity of Science and Technology, Garki,Abuja F.C.T Nigeria, Août 2010.

[5] Ludovic Dan LEMLE sous la direction de Gilles CASSIER, Mémoire de recherche en
Mathématique Pures intitulé "La formule de lie-trotter pour les semi-groupes fortement
continue", L’univercité CLAUDE BERNARD LYON 1, Le 4 Juillet 2001.

[6] Sheree L.LeVarge, Semigroups of Linear Operators, December 4, 2003.

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