Mahdi Asma
Mahdi Asma
DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES
MASTER en Mathématiques
Thème :
Option : ANALYSE
Juin 2019
Dédicace
A mon cher père Abdelleh qui m’a toujours aidé à surmonter les di¢ cultés.
A ma source de réussite ma chère mère pour ses encouragements,et pour leurs prières.
i
REMERCIEMENTS
Au terme de notre mémoire, nous voudrais à remercier de tout cœur toutes les personnes
qui nous ont aidé à accomplir notre tâche.
Un grand merci à ma famille, mes amies et mes collègues qui ont aidé de leurs conseils,
leurs présence à la réalisation de ce modeste travail.
ii
Table des matières
Dédicace i
Remerciements ii
Introduction 1
1 Semi-groupe de class C0 4
2 Théorèmes Hille-Yosida/Lumer-Phillips 22
iii
Table des matières
Bibliographie 57
iv
Introduction
8
>
< x0 = Ax
>
: x (0) = I;
X
1 n n
t A
tA
t7 !e = :
n=0
n!
1
la fonction exponentielle t 7 ! etA ; A 2 B(X). Ces extensions de la fonction exponen-
tielle admettent un modéle général dans le cadre des algébres de Banach abstraites. Plus
précisément, si B est une algébre de Banach avec l’unité I et a 2 B, alors la fonction
R • t 7 ! eta 2 B
X
1 n n
t a
ta
e = ;
n=0
n!
8
>
< x0 = ax
>
: x (0) = I
Compte tenu de l’unicité des solutions du probléme de Cauchy, il en résulte que la fonction
f (t) = eta satisfait sur R à l’équation fonctionnelle de Cauchy. Le probléme reciproque
du savoir si les solutions de l’équation fonctionnelle de Cauchy sont des solutions pour les
équations di¤érentielles linéaires de premier ordre x0 = ax, s’est avéré être plus d¢ cile,
mais il a été résolu par Nathan et Yosida . Donc la double caractérisation de la fonction ex-
ponentielle par l’équation fonctionnelle de Cauchy et par l’équation di¤érentielle linéeaire
de premier ordre a été établie pour le cas généeral des algébres de Banach abstraites.
Ces caractérisations importantes ont sugéré l’idée d’étudier les équations di¤érentielles
linéaires du premier ordre par des extensions adéquates de la fonction exponentielle. De
cette maniére est apparu la nécessité de considérer les équations di¤érentielles vectorielles
de premier ordre x0 = Ax où A n’est pas un opérateur de l’algébre de Banach des opé-
rateurs linéaires bornés B(X), mais un opérateur linéaire non-borné dans un espace de
Banach X . La dé…nition d’une fonction exponentielle comme une solution de cette équa-
tion a été realisée par l’introduction des semi-groupes de classe C0 . Mais, dans ce cas-là,
l’équation fonctionnelle de Cauchy se référe aux fonctions
2
[0; 1[ • t 7 ! T (t) 2 B (X) ;
avec T (0) = I, satisfaisant la relation T (t+s) = T (t)T (s) et qui sont fortement continues,c’est-
à-dire ayant la propriété
Aprés ce bref historique sur les C0 -semi-groupe, ce mémoire est constitué de trois cha-
pitres. Dans le premier chapitre nous présentons une foule de dé…nitions, propositions et
également quelque théorèmes sans recourir aux démonstrations. Dans le second chapitre,
nous preposons deux théorèmes le premièr est celui de Hille-Yosida quand au le deuxième
de Lumer-Philips en mettant leurs preuves en valeur. En dé¢ nitive, nous exposons dans
le dernier chapitre le problème de cauchy abstrait qui utilisé pour étudier l’unicité et
existence de la solution.
3
Chapitre 1
Semi-groupe de class C0
Soit X un espace de Banach sur le corps des nombres complexes C: on note par B (X)
l’algébre de Banach des opérateurs linéaires bornés dans X et par I l’unité de B (X) :
Pour un opérateur linéaire A : D (A) X ! X on note par :
Dé…nition 1.1.1 On appelle C0 -semi-groupe d’opérateurs linéaires bornés sur X une fa-
mille fT (t)gt 0 B (X) véri…ants les propriétés suivantes :
1. T (0) = I;
4
2. T (t + s) = T (t) T (s) ; 8s; t 0;
Si ! = 0,T (t) est appelé uniformément borné et si de plus M = 1 est appelé C0 -semi-
groupe de contraction.
T (t) x x
D (A) = x 2 " n lim existe
t!0 t
par :
T (t) x x
Ax = lim ; 8x 2 D (A) :
t!0 t
Remarque 1.1.1 Il est clair que le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe est un
opérateur linéaire.
(T (t) f ) = f (t + ) ; 8t 0 et 2 [0; 1] :
5
1. (T (0) f ) = f (0 + ) = f ( ) : donc T (0) = I;
De même, on a :
= sup jf (t + )j
2[0;1]
= sup jf ( )j
2[0;1]
sup jf ( )j = kf kC ; 8t 0:
2[0;1]
Si f 2 D (A), alors on a :
T (t) f ( ) f( ) f ( + t) f( )
Af ( ) = lim = lim = f0 ( ) ;
t!0 t t!0 t
D (A) ff 2 C n f 0 2 Cg :
T (t) f f (T (t) f ) ( ) f( )
f0 = sup f0 ( ) :
t C 2[0;1) t
6
Mais :
(T (t) f ) ( ) f( ) f ( + t) f ( )
f0 ( ) = f0 ( )
t t
Z +t
1 +t 0 1
= f( )j f ( ) = [f 0 ( ) f 0 ( )] d
t t
Z +t
1
jf 0 ( ) f 0 ( )j d ! 0;
t
d’où f 2 D (A) et :
ff 2 C n f 0 2 Cg D (A)
On note par SG (M; !) l’ensemble des C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 B (X) pour lesquels
il existe ! 0 et M 1 tel que :
fT (t)g M e!t ; 8t 0:
T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:
T (h) x x
T (t) Ax = T (t) lim
h!0 h
T (h) T (t) x T (t) x
= lim :
h!0 h
7
Donc T (t) x 2 D (A) et on a T (t) Ax = AT (t) x, 8t 0:
Alors l’application :
[0; 1) 3 t 7! T (t) x 2 X;
d
T (t) x = T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:
dt
T (t + h) x T (t) x T (h) x x
T (t) Ax kT (t)k Ax
h h
T (h) x x
M e!t Ax :
h
Par conséquent :
T (t + h) x T (t) x
lim = T (t) Ax;
h!0 h
d’où :
d+
T (t) x = T (t) Ax; 8t 0:
dt
8
Si t h 0; alors on a :
T (t h) x T (t) x T (h) x x
T (t) Ax kT (t h)k Ax + Ax T (h) Ax
h h
T (h) x x
M e!t Ax + kT (h) Ax Axk :
h
Par suite :
T (t h) x T (t) x
lim = T (t) Ax:
h!0 h
et :
d
T (t) x = T (t) Ax; 8t 0:
dt
Alors l’application considérée dans l’enoncé est dérivable sur [0; 1), quelque soit x 2
D (A) :
De plus, on a l’égalité :
d
T (t) x = T (t) Ax = AT (t) x; 8t 0:
dt
Z t+h
1
lim T (s) xds = T (t) x
h!0 h t
Z t+h Z t+h
1 1
T (s) xds T (t) x = (T (s) T (t)) xds
h t h t
9
et de la continuité de l’application [0; 1] 3 t 7! T (t) x 2 X:
et on a l’égalité :
Z t
A T (s) xds = T (t) x x; 8t 0:
0
Z t Z Z
T (h) I 1 t 1 t
T (s) xds = T (s + h) xds T (s) xds
h 0 h 0 h 0
Z Z
1 t+h t
= T (u) xdu T (s) xds
h h 0
Z Z Z
1 t+h 1 h 1 t
= T (u) xdu T (u) xdu T (s) xds
h 0 h 0 h 0
Z Z
1 t+h 1 t
= T (u) xdu T (s) xds:
h t h 0
Z t
A T (s) xds = T (t) x x; 8t 0:
0
et :
Z t
T (s) xds 2 D (A) :
0
Z t
T (t) x x= T (s) yds; 8t 0:
0
10
Preuve. ) Si x 2 D (A) et Ax = y, alors on a :
d
T (s) x = T (s) Ax = T (s) y; 8s 2 [0; t] ; 8t 0;
ds
d’où :
Z t Z t
d
T (s) yds = T (s) xds = T (t) x x; 8t 0;
0 0 ds
Z t
T (t) x x= T (s) yds; 8t 0;
0
Alors on a :
Z t
T (t) x x 1 d
= T (s) yds; 8t 0;
t t 0 ds
d’où
Z t
T (t) x x 1 d
lim = lim T (s) yds = T (0) y = y; 8t 0;
h!0 t h!0 t 0 ds
1. D (A) = X:
Preuve. On a :
Z tn
1
xn = T (s) xds 2 D (A) ; 8n 2 N;
tn 0
d’où
Z tn
1
lim xn = lim T (s) xds = T (0) x = x:
n!1 n!1 tn 0
11
Par conséquent D (A) = X
2. Soit (xn )n2N D (A) tel que lim xn = x et lim Axn = y: Alors :
n!1 n!1
quel que soit s 2 [0; t]. Par suite T (s) Axn ! T (s) y, pour n ! 1, Uniformément
par rapport à s 2 [0; t] : D’autre part, puisque xn 2 D (A), on a :
Z t
T (t) xn xn = T (s) Axn ds;
0
d’où :
Z t
lim [T (t) xn xn ] = lim T (s) Axn ds;
n!1 n!1 0
ou bien
Z t
T (t) x x= T (s) yds:
0
Z t
T (t) x x 1
lim = lim T (s) yds = y:
t!0 t t!0 t 0
T (t) = S (t) ; 8t 0:
12
Preuve. Soient t > 0 et x 2 D (A). On dé…nit l’application :
Alors :
d d d
U (s) x = T (t s) S (s) x + T (t s) S (s) x
ds ds ds
= AT (t s) S (s) x + T (t s) AS (s) x
= 0:
Quel que soit x 2 D (A). Par suite U (0) x = U (t) x, pour tout x 2 D (A), d’où :
T (t) x = S (s) x; 8t 0; et x 2 X;
ou bien :
T (t) = S (s) ; 8t 0:
C0-semi-groupe
13
Lemme 1.2.1 Soit A est un opérateur linéaire dont (A) [0; +1[ :Si :
k n
R ( : A)n k M; pour n = 1; 2; ::; > 0: (1.1)
Alors il existe norme j:j sur X qui est équivalent à la norme d’origine k:k sur X satisfait :
Et
j R ( : A) xj jxj ; pour x 2 X; > 0: (1.3)
Alors évidement :
kxk kxk M kxk : (1.5)
Et
k R ( : A)k 1: (1.6)
On prétend que :
1 1
kyk kxk + 1 kyk :
D’où kyk kxk tel que revendiqué. D’aprés 1:5 et 1:7 suit que :
k n
R ( : A)n xk k n
R ( : A)n xk kxk pour 0 < < : (1.8)
14
Prendre le sup n > 0 sur le côté à gauche de 1.8 implique que :
En…n on dé…nit :
jxj = lim kxk : (1.9)
!+1
Lemme 1.2.2 Soit fBY g ; y 2 est une famille d’opérateurs linéaires faisant d’exploita-
tions uniformément borné. Alors il existe une norme équivalente sur X pour laquelle tout
le By sont des contractions si est seulement si il y a constant M tel que :
Pour chaque sous-ensemble …ni fy1 ; y2 ; :::; ym g de . En e¤et, il est clair que s’il y a une
telle norme équivalente 1.10 est satisfait. D’autre part, si 1.10 est satisfait on dé…nit :
où le sup est prise sur tous sous ensembles …nis de , et j:j est la norme equivalente désirée,
la condition plus faible :
n’est pas su¢ sant, en général pour assurer l’éxistance d’une norme équivalente sur X
pour laquelle tous les By sont des contractions.Dans une cas spécial quand = R+ et
By = R (y : A) pour certains opérateurs linéaires …xes A. Le lemme précédents montre que
la condition la plus faible 1.12 su¢ t assurer une telle norme équivalente.
15
Théorème 1.2.1 A opérateur linéaire est le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe
T (t), satisfaisant kT (t)k M (M 1), si est seulement si :
kR ( : A)n M n
k pour > 0; n = 1; 2; :::
Preuve. Soit T (t) C0 -semi-groupe dans un espace de Banach X et soit A son gé-
nérateur in…nitésimal. Si la norme en X est changée en une norme équivalente T (t)
dit un C0 -semi-groupe sur X avec la nouvelle norme. La générateur in…nitésimal A
ne change pas , ni le fait que A soit fermé et dense changement dé…ni lorsque nous
passons à une norme équivalente sur X. tout cela sont les propriétés topologiques
qui sont indépendentes de la norme équivalente perticulière dont X est doté.
Alors :
kxk jxj M kxk : (1.14)
Et donc j:j est une norme sur X qui est équivalente à la norme d’origine k:k sur X.
En outre,
jT (t) xj = sup kT (s) T (t) xk sup kT (s) xk = jxj (1.15)
s 0 s 0
et T (t) est C0 -semi-groupe de contractions sur X doté avec la norme j:j. Il découle
du théorème de Hille-Yosida et les remarques au début de la preuve, que A est fermé
16
1
et dense et que jR ( : A)j pour > 0.Donc d’aprés 1.14 et 1.15 on’a :
Soit les conditions (1) et (2) sont satisfait. D’aprés le lemme 1.2.1 il existe une norme
j:j sur X satisfaisante 1.2 et 1.3.Considérant X avec cette norme, est un opérateur fermé
1
et dense avec (A) ]0; 1[ et jR ( : A)j pour > 0. Donc par le théorème de
Hille-Yosida,A est aussi un générateur in…nitésimal de T (t) et,
alors kT (t)k M au besoin. Les conditions (1) et (2) sont-ils également su¢ sants.
Si T (t) est un C0 -semi-groupe général sur X alors, il y a des constants M 1 et ! tel que
!t
Considérer le C0 -semi-groupe S (t) = e T (t) alors kS (t)k M et A un générateur
in…nitésimal de T (t) si et seulement si A !I est un générateur in…nitésimal de S (t). En
utilisant ces remarques avec théorème nous obtenons.
M
kR ( : A)n k pour > !; n = 1; 2; ::: (1.17)
( !)n
17
Corollaire 1.2.1 Si A générateur in…nitésimal de C0 -semi-groupe T (t) alors D (A) le
domaine de A est dense sur X tel que A est un opérateur liéaire fermé.
Remarque 1.2.1 La condition que chaque réel , > !, soit dans l’ensemble résolvant
de A avec l’estimation 1.17 implique que chaque complexe satisfaisant Re > ! est dans
l’ensemble résolvant de A et
M
kR ( : A)n k pour > !; n = 1; 2; ::: (1.18)
(Re !)n
Preuve. On dé…nit :
Z 1
t
R( )x = e T (t) xdt:
0
Puisque kT (t)k M e!t , R ( ) est bien dé…ni pour chaque satisfaisant Re > !.
L’identique à l’argument montre que R ( ) = R ( : A). Pour prouver 1.18 nous supposons
que Re > !, alors
Z 1 Z 1
d d t t
R ( : A) x = e T (t) xdt = te T (t) xdt:
d d 0 0
Z 1
dn
n
R ( : A) x = ( 1)n tn e t
T (t) xdt: (1.19)
d 0
R ( : A) R( A) = ( ) R ( : A) R ( : A) ;
d
R ( : A) = R ( : A)2 : (1.20)
d
18
Procédant à nouveau par induction, on trouve :
dn R ( : A)
n
= ( 1)n n!R ( : A)n+1 : (1.21)
d
Z 1
n 1
R ( : A) x = tn 1 e t
T (t) xdt; (1.22)
(n 1)! 0
d’où
Z 1
n M M
kR ( : A) xk tn 1 e(! Re )t
kxk dt = kxk :
(n 1)! 0 (Re !)n
2 R(
etA =e t e :A)t
P 2 tk
kR( :A)k k
e t 1
k=0 k!
(1.23)
!
M e( !
)t
M e2!t :
19
!t
Ensuite, on considère semi-groupe uniformement borné S (t) = e T (t) dont le générateur
in…nitésimal est A !I. D’aprés la première partie de la preuve on a :
(A !I) + !I = A +! + H ( ):
Où
H( ) = 2!I ! (! + 2 ) R ( + ! : A)
= ! [!R ( + ! : A) 2AR ( + ! : A)] :
1
Il est facile de véri…er que kH ( )k 2!I + (2! + ! 2 ) M et x 2 D (A) kH ( ) xk
1
M (! 2 kxk + 2! kAxk) ! 0 comme ! 1. Donc H ( ) x ! 0 comme ! 1 pour
chaque x 2 X. Depuis :
etH( ) x x tetkH( )k
kH ( ) xk :
On’a
lim etH( ) x = x pour x 2 X: (1.25)
!1
Comme ! 1 le premier terme du côté droit tend à zéro de 1.24 tandis que le second
terme tend à zéro de 1.23 et 1.25.Donc :
20
et le preuve est complet.
21
Chapitre 2
Théorèmes
Hille-Yosida/Lumer-Phillips
Théorème 2.1.1 A opérateur linéaire non borné, A est un générateur in…nitésimal d’un
C0 -semi-groupe de contraction T (t), t 0 si et seulement si :
1
kR ( : A)k : (2.1)
R1 t
R( )x = e T (t)xdt: (2.2)
0
22
Comme t ! T (t)x est continu et uniformément borné l’intégral existe en tant que l’integral
de Riemann improper et dé…ni un opérateur linéaire borné R ( ) satisfaisant :
R1 t 1
k R( )x k e k T (t)x k dt kxk : (2.3)
0
T (h) I 1
R1 t
h
R( )x = h
e (T (t + h) x T (t) x) dt
0
R1 R1 (2.4)
e h 1 e h
t t
= h
e T (t) xdt h
e T (t) xdt:
0 0
Comme h # 0 la limite droite de 2.4 converge vers R ( ) x x. Ce qui implique que pour
tout x 2 X et > 0, R ( ) x 2 D (A) et AR ( ) = R ( ) I, ou :
( I A) R ( ) = I: (2.5)
R1 t
R1 t
R ( ) Ax = e T (t) Axdt = e AT (t) xdt
0 0
R1 (2.6)
t
=A e T (t) xdt = AR ( ) x:
0
d
T (t) x = AT (t) x = T (t) Ax:
dt
23
Ainsi, R ( ) est l’inverse de I A, il existe pour tout > 0 et satisfait à l’estimation
souhaitée 2.1. Les conditions (i) et (ii) sont là pour la necessité.
A…n de prouver que les conditions (i) et (ii) sont pour que A: soit un générateur in…nité-
simal d’un C0 -semi-groupe de contraction on aura besoin de quelque lemme.
k R ( : A) x xk = kAR ( : A) xk
= kR ( : A) Axk
1
kAxk :
2
A = AR ( : ) = R( : ) I: (2.9)
A est l’approximation de A:
Lemme 2.1.2 Soit A satisfait les conditions (i) et (ii) du théorème de Hille-Yosida. Si
A est l’approximation de Yosida de A. Alors :
24
Preuve. Pour x 2 D (A), avec lemme 2:1:1 et la dé…nition de A :
Lemme 2.1.3 Soit A satisfait les conditions (i) et (ii) de théorème 2.1.1. Si A est
l’approximation de Yosida de A. Alors est générateur in…nitésimal d’un semi-groupe de
contraction uniformément continue etA pour chaque x 2 X, , > 0 on’a :
Preuve. D’aprés 2.9 il est clair que A est un opérateur linéaire borné et ainsi que le géné-
rateur in…nitésimal d’un semi-groupe uniformément continue etA d’un opérateur linéaire
borné,aussi :
2 R(
etA =e t
et :A)
2 kR(
e t
et :A)k (2.12)
1:
Donc etA est un semi-groupe de contractions. Il est clair de dé…nition que etA , etA , A
et A commutatif entre eux. Par conséquent :
RI d
etA x etA x = ds
etsA et(I s)A
x ds
0
RI
t etsA et(I s)A
(A x A x) ds
0
tkA x A xk:
25
Preuve. (Preuve de théorème su¢ sance) Soit x 2 D (A) :Alors
etA x etA x t kA x A xk
(2.13)
t kA x Ax k +t k Ax A xk :
lim etA x
= T (t) x pour tout x 2 X: (2.14)
!1
La limite dans 2.14 est à nouveau uniforme à l’intervalle borné. De 2.14 il s’ensuit que la
limite T (t) satisfait les propriétés des semi-groupe que T (0) = I et que kT (t)k 1.Aussi
t ! T (t) x est continue pour t 0 comme une limite uniforme de fonction continue
t 7 ! etA x. Donc T (t) est C0 -semi-groupe de contractions sur X.
On’a
Rt
T (t)x x = lim (etA x x) = lim etA xds
!1 !1 0
Rt (2.15)
= T (s) Axds:
0
26
Si A est l’approximation Yosida de A, alors :
Preuve. D’aprés la preuve de théorème 2.1.1 il s’ensuit que la côté droite de 2.16 dé…ni un
C0 -semi-groupe de conntraction, S(t), dont A est générateur in…nitésimal. De théorème
(Soit T (t) et S (t) sont des opérateurs bornés de C0 -semi-groupe avec les générateurs
in…nitésimals A et B respectivement. Si A = B alors T (t) = S(t) pour t 0.)alors
T (t) = S(t).
1
kR ( : A)k : (2.17)
Re
R1 t
Preuve. L’opérateur R ( ) x = e T (t) xdt est bien dé…ni pour satisfait Re > 0.
0
1
Dans la preuve de théorème nécessaire 2.1.1 on montre que R ( ) = ( I A) et donc
(A) w f : Re > 0g.Cette estimation 2.17 pour R ( ) est évidente.
Exemple 2.1.1 Soit X = BU [0; 1[, c’est l’espace de toute les fonctions non formelle-
ment bornés dans [0; 1[. Dé…ni
27
Et
(Af ) (s) = f 0 (s) pour f 2 D (A) : (2.20)
D’aprés le corollaire 2.1.2 on sait que (A) f : Re > 0g. Pour tout complexe l’equa-
tion ( A) ' = 0 a la solution non triviale ' (s) = e s . Si Re 0; ' 2 X et donc le
demi-plan gauche fermé est le spetre (A) sur A.
Soit T (t) est C0 -semi-groupe satisfait kT (t)k e!t (pour certains ! 0).Considérer
!t
S(t) = e T (t). S(t) est évidement un C0 -semi-groupe de contractions. Si A est un gé-
nérateur in…nitésimal de T (t) alors A !I est générateur in…nitésimal de S(t). D’autre
part, si A est générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe de contractions S(t). Alors
A + !I est générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe T (t) satisfait kT (t)k e!t . En
e¤et, T (t) = e!t S(t). Ces remarques nous amènent à la caractérisation de générateur
in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe satisfait kT (t)k e!t .
On conclut avec un résultat souvent utile pour prouver qu’un opérateur donné satisfait
à la condition su¢ sante du théorème de Hille-Yosida est donc le générateur in…nitésimal
d’un C0 -semi-groupe de contractions.
28
Théorème 2.1.2 Soit A un opérateur linéaire fermé avec un domaine dense D (A) sur
P
X. Soit S (A) est un plage numérique de A et soit est le complément de S (A) dans C.
P P
Si 2 alors I A est un à un et plan fermé. En outre, si 0 est un composant de
P P
satisfait (A) \ 0 6= ? alors le spectrede de A est contient dans le complément S0 de
P
0 et
1
kR ( : A)k ; (2.23)
d ( : S (A))
P
Preuve. Soit 2 . Si x 2 D (A) ; kxk = 1; x 2 X ; kx k = 1 sont hx ; xi = 1 alors
et donc I A est un à un et son plan fermé. Si en outre 2 (A) alors 2.24 implique
que 2.23 et
1
d : S (A) kR ( : A)k : (2.25)
P P
Il reste à montrer que si 0 est le composant de
qui a intersection non vide avec
P
l’ensemble résolvant (A) de A alors (A) v S0 . A cela considérer l’ensemble (A) \ 0 .
P P
Cet ensemble est évidemment ouvert dans 0 . Mais tout est fermé en 0 depuis n 2
P P
(A) \ 0 et n ! 2 0 implique que pour n assez grand que d( n : S (A)) 12 d( :
S (A)) > 0 et par conséquence de l’assez grand j nj <d n : S (A) . De 2.25 alors
s’ensuit que le grand n, est dans une boule de rayon inférieur à kR ( n : A)k 1 centré à
P P
n tout en impliquant que 2 (A) et donc (A) \ 0 est fermé en 0 . La connexité de
P P P P
0 alors implique que (A) \ 0 = 0 où (A) 0 alors est équivalent à (A) v S0 :
29
2.2 Théorème de Lumer-Phillips
Dé…nition 2.2.1 Soit X espace be Banach muni de la norme k:k, et soit X l’espace dual
du X posons :
F (x) = x 2 X ; hx; x i = kxk 2 = kx k 2 :
On dit que l’opérateur A : D (A) v X ! X est dissipatif si pour tout x 2 X,il existe
x 2 F (x) tel que :
Re hAx; x i 0:
k( I A) xk kxk 8x 2 D (A) :
Preuve. Supposons que l’opérateur A : D(A) v X ! X est dissipatif donc pour tout
x 2 X, il existe x 2 F (x) tel que :
Re hAx; x i 0:
Donc :
k( I A) xk kxk :
30
D’autre part soit A : D(A) v X ! X tel que pour tout > 0 et x 2 D (A) on a :
k( I A) xk kxk :
Soit Y 2 F (( I A) x) donc :
h( I A) x; Y i = k( I A) xk 2
= kY k :
D’où
kY k = k( I A) xk kxk
Posons :
Y
z = :
kY kx
B X = fx 2 X ; kx kX 1g ;
kxk k( I A) xk
1
= kY k
h( I A) x; Y i
D E
( I A)x; kYY k
h( I A) x; z i (2.26)
Re h x; z i Re hAx; z i
jh x; z ij Re hAx; z i
kxk kz k Re hAx; z i :
31
Donc
Re hAx; z i 0:
D’où
Re hAx; z i hAx; z i kAxk ;
et d’aprés 2.26 on a :
kxk Re hx; z i + kAxk
Par suite
1
Re hx; z i kxk kAxk ;
et
1
Re Ax; z kxk kAxk :
Mais comme
Re hx; z i jhx; z ij kxk :
32
Alors :
hx; z i = kxk
On pose :
x = kxk z
Il vient
hx; x i = hx; kxk z i
Ainsi on a :
x 2 F (x) et Re hAx; x i 0:
Proposition 2.2.2 Soit A : D(A) v X ! X un opérateur dissipatif s’il existe 0 > 0 tel
que
Im ( 0I A) = X:
Im ( 0I A) = X:
k( 0I A) xk 0 kxk 8x 2 D (A) ;
33
Soit (xn )n 0 D(A) tel que xn ! x et Axn ! y si n ! +1 on’a :
( 0I A) xn ! 0x y si n ! +1:
Par suite
xn = R ( 0 ; A) ( 0 I A) xn ! R ( 0 ; A) ( 0 x y) :
On obtient
R( 0 ; A) ( 0 x y) = x:
Comme
Im R ( 0 ; A) 2 D (A) :
Donc x 2 D(A):
De plus
( 0I A) x = 0x y:
D’où
Ax = y:
k( 0I A) xk kxk 8x 2 D (A) :
D’où il résulte que 2 (A), et puisque (A) est une ensemble ouvert il existe un voisinage
# de contenu dans (A), et comme
# \ ]0; +1[ :
34
Donc : est un ensemble ouvert.
Im ( nI A) = X 8n 2 N:
( nI A) xn = y 8n 2 N:
1
kxn k kyk C 8n 2 N:
n
Par conséquent
n kxn xm k k( mI A) (xn xm )k
= k( mI A)xn ( mI A)xm k
= k( m xn Axn yk
=k m xn n xn + n xn Axn yk
=k ( m n ) xn +y yk
=j m n j kxn k
Cj m nj ! 0:
D’où il résulte que (xn )n 0 est une suite de Cauchy car X est un espace de Banach.
Axn ! x y si n ! +1:
35
Par suite
Im ( I A) = X et 2 :
Donc est fermé dans ]0; +1[ et puisque 2 on déduit que =]0; +1[:
1- A est dissipatif.
d’aprés le théorème de Hille-Yosida on’a : ]0; +1[v (A). Par suite I A est surjectif
pour tout > 0, si x 2 D(A) et x = F (x) on’a :
Ainsi
Re hT (t) x x; x i = Re hT (t) x; x i kxk 2
Donc :
T (t) x x
lim ;x 0:
t!0 t
36
Par suite
Re hAx x; x i 0:
D’apeés la proposition 2.2.2 l’opérateur A est fermé et I A est dissipatif pour tout
> 0, il résulte d’prés la proposition 2.2.1 que pour tout x 2 D(A) on a :
k( I A) xk kxk 8 > 0:
Donc :
1 1
( I A) x 8 > 0:
De plus :
]0; +1[ (A) :
37
Chapitre 3
dU (t)
dt
= AU (t)
(ACP )
U (0) = x:
RT
0
ens U (s) ds M: n = 1; 2; ::: (3.1)
Preuve. Soit x 2 X , on pose ' (t) = hx ; U (t)i, donc il est évident que ' est continue
sur [0; T ] et
RT D RT E
0
ens ' (s) ds = x; 0
ens U (s) ds
(3.2)
k x k M = M1 : pour n = 1; 2; ::
38
Ce qui implique que ' (0) 0 sur [0; T ] et car x 2 X est arbitraire, il s’ensuit que :
Considérons la serie :
P
1
( 1)k 1
k!
ekn =1 exp ( en ) :
k=1
RT P
1
( 1)k 1 P
1
1 kn(t T )
RT
0 k!
ekn(t T +s)
' (s) ds k!
e ekns ' (s) ds
k=1 k=1 0 (3.3)
n(t T )
M1 exp e 1
Pour t < T le côté droit de 3.3 tend vers 0 si n ! 1. D’autre part on’a :
1 ( 1)k
RT P 1
RT
ekn(t T +s)
' (s) ds = 1 exp en(t T +s)
' (s) ds (3.4)
0 k=1 k! 0
RT
et avec 3.3 on trouve que, pour tout 0 t T, ' (s) ds = 0. Ce qui implique ' (s) 0
t T
sur [0; T ].
Preuve. Notons d’abord que u (t) est une solution de (ACP ) si et seulement si ezt u (t)
39
est une solution de problème de valeur initiale.
dv
= (A + zt) v; v (0) = x:
dt
Ainsi, nous pouvons e¤ectuer une translation sur A par une constante multipliée par l’iden-
tité I.
On suppose que R( ; A) existe pour tout Re ; > 0, et que 3.5 est véri…ée.
Soit u (t) une solution de (ACP ) satisfaisante u(0) = 0, on montre que u(t) 0: Consi-
dérons la fonction t ! R( ; A)u(t) pour > 0, comme u(t) est une solution de (ACP )
on’a :
d
R ( ; A) u (t) = R ( ; A) Au (t) = R ( ; A) u (t) u (t) :
dt
Ce qui implique :
Rt (t )
R ( ; A) u (t) = e u( )d (3.6)
0
lim e k R ( ; A) k= 0;
!1
Rt (t )
lim e u ( ) d = 0:
!+1 0
40
3.1.2 L’existence de la solution de (ACP)
Théorème 3.1.2 Soit A un opérateur linéaire de domaine dense et de résolvant (A) non
vide. Le problème (ACP) admet une solution unique u(t) qui est continûment di¤érentiable
sur [0; +1[ pour tout valeur initiale x 2 D(A), si est seulement si A est le générateur
in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 :
D’autre part, si le problème (ACP) admet une solution unique continûment di¤érentiable
sur [0; +1[, pour toutes les données initiales x 2 D(A), alors A est le générateur in…nité-
simal d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 . On suppose maintenant que pour tout x 2 D(A) le
problème (ACP) admet une unique solution u(t) continûment di¤érentiable sur [0; +1[.
Puisque (A) 6= ; ; donc D(A) muni de la norme du graphe est un espace de Banach notons
par [D(A)].Soit Xt0 l’espace de Banach des fonction continues de [0; t0 ] dans [D(A)] muni
de la norme usual. Nous considérons l’application
S : [D (A)] ! Xt0
Dé…nie par :
Sx = u (t; x) pour 0 t t0 :
D’aprés la linéairité de (ACP) et l’unicité de la solution, il est clair que S est un opérateur
linéaire dé…nie sur [D(A)]. L’opérateur S est fermé, en e¤et si xn ! x dans [D(A)] et
41
Sxn ! v dans Xt0 , donc à partir de la fermeture de A et :
Rt
u (t; xn ) = xn + 0
Au ( ; xn ) d :
Rt
v (t) = x + 0
Av ( ) d :
Ce qui implique v(t) = u(t; x) et S est fermé. Donc d’aprés le théorème du graphe fermé
S est borné, et
sup ku (t; x)kG C kxkG : (3.7)
0 t t0
Par
T (t)x = u (t; x)
D’aprés 3.7 et pour 0 t t0 T (t) est uniformément borné et d’aprés la proposition 1.1.3
on peut prolonger
42
Ensuite, nous montrons que :
posant
Rt
v(t) = y + 0
u (s; Ay) ds
D’où :
v 0 (t) = u(t; Ay)
Rt d
= Ay + 0 ds u (s; Ay) ds
Rt (3.9)
= A y + 0 u (s; Ay) ds
= Av (t)
v(t) = u(t; y)
Donc
Au(t; y) = v0 (t) = u(t; Ay)
Maintenant, puisque D(A) est dense dans X, et d’aprés l’hypothèse (A) 6= ;, D(A2 ) est
aussi dense dans X. Soient 0 2 (A) ; 0 6= 0 et y 2 D(A2 ) si x = ( 0 I A)y, et d’aprés
3.8 on’a :
T (t) x = ( 0 I A) T (t) y
D’où
kT (t)xk k( 0 I A)T (t)yk
C kT (t) ykG (3.10)
C1 ewt kxk :
Mais
kykG = kyk + kAyk C2 kxk :
43
Ce qui implique
kT (t) xk C2 kxk (3.11)
Donc T (t) peut être prolongé par la continuité à tout X, reste à montrer que A est le
générateur in…nitésimal de T (t). Notons par A1 le générateur in…nitésimal de T (t), si
x 2 D(A) on a d’aprés la dé…nition de T (t)
T (t)x = u(t; x)
d
T (t)x = AT (t)x pour t > 0:
dt
d
T (t)x jt=0 = Ax:
dt
Alors A A1 :
t t t
e AT (t) y = e T (t) Ay = e T (t) A1 y (3.12)
AR ( ; A1 ) y = R ( ; A1 ) A1 y: (3.13)
Mais
A1 R( ; A1 )y = R( ; A1 )A1 y:
44
Donc
AR( ; A1 )y = A1 R( ; A1 )y pour tout y 2 D A2
Puisque A1 R( ; A1 ) est uniformément borné, A est fermé et D(A2 ) est dense dans X, il
s’ensuit que :
AR ( ; A1 ) y = A1 R ( ; A1 ) y pourtouty 2 X:
Dé…nition 3.1.1 Si A est le générateur d’un semi-groupe di¤érentiable, alors pour tout
x 2 X le problème (ACP) admet une solution unique.
et AT (t)x est lipschitz continue pour t > 0, donc T (t)x est une solution de (ACP).
et
Rt
u (t) = A 0 u (s) ds + x:
Proposition 3.1.1 Soit (A; D(A)) le générateur d’un semi-groupe fortement continu fT (t)gt 0
u : t ! u(t) = T (t)x;
45
est l’unique solution mild du problème (ACP).
d Rs Rs
T (t s) 0
u( )d = T (t s) T (t s) A 0
u( )d = 0
dt
Rt
0
u ( ) d = 0; d’où : u(0) = 0:
Selon :
Exemple 3.1.1 Soit (B; D(B)) est un opérateur fermé et non borné sur X. Sur l’espace
0=
{ 1 , on considère l’opérateur (A; D(A)) s’écrit à la forme d’une matrice A =
B 0 B C
@ A avec le domaine D(A) = D(B)
0 0
x+tBy
Alors t ! u(t) = y
est l’unique solution du problème (ACP) associée à A.
Toute fois l’opérateur A ne génère pas un semi-groupe fortement continu, puisque pour
tout 2 C on a :
x By
( A) D (A) = ; x 2 ; y 2 D (B) X D (B) 6= :
y
Donc (A) = C:
Remarque 3.1.1 Si A le générateur in…nitésimal d’un C0 -semi-groupe qui n’est pas dif-
férentiable alors en général, si x 2
= D(A) le problème (ACP) n’admet pas une solution
46
unique.
Remarque 3.1.2 La fonction t ! T (t)x est appellé solution mild du problème (ACP).
Dé…nition 3.1.3 Le problème de Cauchy (ACP) est dit uniformément bien posé sur E
X (où E = X) si
2. La solution est unique pour tout T > 0 est uniformément stable pour t 2 [0; T ] par
rapport aux données initiales.
@u(x;t) @u(x(;t))
@t
+ @x
= 0; t 0; x 2 R:
(3.14)
u (x; 0) = f
u0 (t) = Au(t); t 0
u(0) = f
d
avec A = dx
avec le domaine
D (A) = u 2 L2 (R)
Rx (x s)
g (s) = (R ( ; A) f ) (x) = 0
e f (s) ds; x 2 R:
47
Utilison la transformation de Fourier, il n’est pas di¢ cile de véri…er que l’état Hille-Yosida
1
kR ( ; A)k :
est véri…ée pour > 0. Ainsi 3.14 est uniformément bien posé sur D(A). D’autre part, A
est le générateur d’un C0 -emi-groupe dé…ni par :
est l’unique solution de 3.14, Ce qui est stable par rapport à f:Maintenant, on considère
le problème de Cauchy 3.14 sur l’espace X = L 2 [0; +1[. Dans ce cas,
et
Rx (x s)
(R( ; A)f )(x) = 0
e f (s) ds; > 0; x 2 [0; +1[ :
f (x t)
(T (t)f )(x) = ;x t:
0; 0 x t
Alors pour tout > 0 n’appartiennent pas à l’ensemble résolvante de A. Dans ce cas,3.14
48
est résoluble que pour f 0.
du(t)
dt
= Au(t) + f (t); t > 0:
(iACP )
u(0) = x
Où f : [0; T [! X
Dé…nition 3.2.1 Une fonction u : [0; T [! X est une solution classique de problème
(iACP) sur [0; T [ si :
3. u(t) 2 D(A) pour 0 < t < T et le problème (iACP) est véri…é sur [0; T [:
Proposition 3.2.1 Soit fT (t)gt 0 un C0 -semi-groupe engendré par A et soit u une so-
lution de problème (iACP), alors la fonction g(s) = T (t s)u(s) est di¤érentiable pour
0 < s < t ,et
dg
ds
= AT (t s) u (s) + T (t s) u0 (s)
= AT (t s) u (s) + T (t s) Au (s) + T (t s) f (s) (3.16)
= T (t s) f (s) :
Remarque 3.2.1 Si f 2 L1 (0; T ; X) alors T (t s)f (s) est intégrable et l’intégration 3.16
de 0 à t donne
Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds: (3.17)
49
Par conséquent on a le corollaire suivant :
Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds:
Remarque 3.2.2 Pour tout f 2 L1 (0; T ; X) la côté droite de (2 :2) est une fonction
continue sur [0; T ].
Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds; 0 t T;
Il est clair que pas toute solution mild de (iACP) est une solution classique, même dans
le cas f 0.
Pour f 2 L1 (0; T ; X), le problème (iACP) admet par la dé…nition 3.2.2 une solution
mild unique.On a maintenant être intéressé à imposer autre condition sur f de sorte que
pour x 2 D(A), la solution mild devient une solution classique, et prouver que dans ces
condition,l’existence d’une solution du problème (iACP) pour x 2 D(A):
50
Remarque 3.2.4 On commence par montrer que, la continuite de f en générale n’est pas
su¢ sante pour assurer l’existence d’une solution du problème (iACP).
du(t)
dt
= Au (t) + T (t) x
(3.18)
u(0) = 0:
Le problème 3.18 n’est pas de solution, même si u(t) = 0 2 D(A).En e¤et la solution mild
du problème 3.18 est :
Rt
u(t) = 0
T (t s) T (s) xds = tT (t) x:
Mais tT (t)x n’est pas di¤érentiable pour t > 0 donc ne peut pas être une solution du
problème 3.18.
Rt
v(t) = 0
T (t s) T (s) xds = tT (t) x: (3.19)
Le problème (iACP) admet une solution u sur [0; T [ pour tout x 2 D(A), si l’une des
condition suivantes est satisfait :
51
(ii). v(t) 2 D(A) pour 0 < t < T et Av(t) est continue sur ]0; T [ si le problème (iACP)
admet une solution u sur [0; T [ pour certains x 2 D(A) alors v satisfait à la fois (i)
et (ii).
Preuve. Si le problème (iACP) admet une solution u pour certain x 2 D(A), alors cette
solution est donne par 3.17, par conséquent :
Donc (i) est véri…ée de plus si x 2 D(A), T (t)x 2 D(A) pour t 0 alors
et
Av(t) = Au(t) + AT (t)x = u0 (t) f (t) T (t)Ax:
est continue sur ]0; T [ donc (ii) est véri…ée.D’autre part, pour h > 0 on a :
De la continuité de f , il est claire que le second terme de la côté droite de 3.20 admet la
limite f (t) quand h ! 0.
Si v(t) est continuement di¤érentiable sur ]0; T [, il résulte de 3.20 que v(t) 2 D(A) pour
0 < t < T et Av(t) = v 0 (t) f (t).
52
Puisque v(0) = 0 ; il en résulte que u(t) = T (t)x + v(t) est une solution du problème
(iACP), pour x 2 D(A).
Si v(t) 2 D(A), il résulte de 3.20 que v(t) est di¤érentiable à de t et la dérivée droite
D+ v(t) de v véri…ant :
D+ v(t) = Av(t) + f (t):
Puisque D+ v(t) est continue, v(t) est continûment di¤éretiable et v 0 (t) = Av(t) + f (t). Et
car v (0) 0, u(t) = T (t)x + v(t) est la solution de problème (iACP) pour x 2 D(A)
Preuve. On a :
Rt
v(t) = 0
T (t s) f (s) ds
Rt (3.21)
= 0 T (t)f (t s)ds:
Rt
v 0 (t) = T (t)f (0) + 0
T (s)f 0 (t s) ds
Rt
= T (t)f (0) + 0
T (t s) f 0 (s) ds:
i- Si f (s) 2 D(A) pour 0 < t < T et Af (s) 2 L1 (0; T ; X), alors pour tout x 2 D(A) le
problème (iACP) admet une solution sur [0; T [:
53
Preuve. D’aprés la condition i) il en résulte que pour s > 0; T (t s)f (s) 2 D(A) et que
est intégrable. par conséquent v(t) dé…nie par 3.19 véri…ant v(t) 2 D(A) pour t > 0 et
Rt
Av (t) = A 0 T (t s) f (s) ds
Rt
= 0 T (t s) Af (s) ds
Soit f 2 L1 (0; T ; X). Si u est la solution mild de problème (iACP) sur [0; T ], alors pour
tout T 0 < T , u est la limite uniforme sur [0; T 0 ] de la solution du problème (iACP)
dun (t)
dt
= Aun (t) + fn (t)
(3.22)
un (0) = xn
Rt
un (t) = T (t)xn + 0
T (t s) fn (s) ds
Rt
k un (t) u(t) k M ewt k xn x k + 0 M ew(t s) kfn (s) f (s)k ds
Rt (3.23)
!T
Me kxn xk + 0 kfn (s) f (s)k ds :
Dé…nition 3.2.3 Une fonction u qui est dérivable presque partout sur [0; T ] tel que u0 2
54
L1 (0; T ; X) est appelée une solution forte du problème (iACP) si u(0) = x et u0 (t) =
Au(t) + f (t) presque partout sur [0; T ] :
Le problème (iACP) admet une solution forte u sur [0; T ] pour tout x 2 D(A), si l’une
des conditions suivantes est véri…ée.
Si le problème (iACP) admet une solution forte u sur [0; T ] pour certaine x 2 D(A) alors
v véri…ant les deux condition (i) et (ii).
Un conséquent de théorème ?? on a :
En général la continuité de lipschitz de f sur [0; T ] n’est pas su¢ sante pour assurer l’exis-
tence d’une solution forte de (iACP) pour x 2 D(A), toute fois, si X est ré‡exif et f est
Lipschitz continue sur [0; T ] c’est
55
Corollaire 3.2.5 Soit X un espace de Banach ré‡exif et A le générateur in…nitésimal
d’un C0 -semi-groupe fT (t)gt 0 sur X, si f est Lipschitz continue sur [0; T ] alors pour tout
x 2 D(A), le problème (iACP) admet une unique solution forte u sur [0; T ] donnée par :
Rt
u(t) = T (t)x + 0
T (t s) f (s) ds:
56
Bibliographie
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[2] E. Hille and R.S. Phillips, Functional analysis and semigroups, American Mathematical
[3] .I. I- Vrabie- C0-semigroups and applications, University of Rochester New York, 2003.
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Mathématique Pures intitulé "La formule de lie-trotter pour les semi-groupes fortement
continue", L’univercité CLAUDE BERNARD LYON 1, Le 4 Juillet 2001.
57